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#etre — Public Fediverse posts

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  1. L’éveil ordinaire

    La non-dualité, ce n’est pas le contraire de la dualité. Elle est la vue qui dépasse toute notion antagoniste.

    À travers elle, nous ne tentons pas d’unir ce qui s’oppose, ou de faire disparaître un « second ». Nous réalisons que par-delà la différence, un aspect relatif, tout a une seule et même nature indivisible.

    *

    Parfois, je dis aux gens de se tenir derrière leurs yeux. Être juste là, derrière, comme s’il s’agissait de fenêtres. Cela permet de couper court au mental et de “Voir”, d’être très directement en relation avec tout “ce qui Est”. On pourrait dire “habiter” son regard. J’appelle cela vivre en “live”, ou encore, s’immerger dans le Vivant.

    Je vous invite à le faire, à y revenir et à vous en souvenir, sans créer de tension. Le plus souvent, nous recherchons cette Vie, cette “intensité” par des artifices et des voies détournées. Cependant, nous finissons toujours par “dessoûler” et cela nous rend frustrés et insatisfaits. D’où l’importance de ne pas compenser, de ne pas user d’expédients. Nous ne puisons pas seulement notre nourriture dans le terrestre, mais aussi dans le céleste. Dans un “contact” et une adhésion à l’Ouverture, où s’actualise le battement du renouveau.

    *

    Dans notre rôle de chercheur spirituel, nous conservons encore le sentiment de devoir parfaire notre compréhension afin de parvenir à la pleine expérience de la vérité. Éveil et vérité ne sont cependant pas comme un objet à saisir face à nous. Éveil et vérité font partie de nous, d’une même Nature. Entraîné dans son mouvement l’esprit se détourne, se distrait et virtuellement s’isole de sa Nature, puis, se met en quête d’un « ailleurs » improbable. Au sein d’une même base d’abord nous divisons, puis nous tentons d’unir à nouveau. En fait, il n’y a que la Nature et rien de différent ne peut être rejoint. Tout reflet et projection n’ont de tout temps été que son expression.

    *

    La Vision pure est pareille à une pointe aigüe. Elle est la “Pointe de vie”. La force qui lui est associée vient de son aptitude à transpercer, à pourfendre et garder dans l’unité tout ce qui s’élève.

    Elle est l’essence, l’ouverture du ciel que rien ni personne ne peut obstruer ou toucher.

    Elle est le sceau, le diamant d’éternité.

    Denis Marie dans L’éveil ordinaire, le don du cœur

    Une pièce musicale de Pat Metheny · Charlie Haden – Spiritual

    https://www.youtube.com/watch?v=Gh0G2uu_xSQ

    #actualiser #antagoniste #artifices #Éternité #éveil #éveilOrdinaire #être #battement #ceQuiEst #chercheurSpirituel #ciel #coeur #contact #DenisMarie #dessoûler #diamant #différence #donDuCoeur #dualité #essence #expédients #expression #fenêtre #habiter #intensité #live #mental #nature #natureIndivisible #nonDualité #ouverture #PointeDeVie #Reflet #sélever #sOpposer #second #souvenir #tension #toucher #transpercer #un #unité #vérité #visionPure #vivant #Vivre #voir
  2. L’éveil ordinaire

    La non-dualité, ce n’est pas le contraire de la dualité. Elle est la vue qui dépasse toute notion antagoniste.

    À travers elle, nous ne tentons pas d’unir ce qui s’oppose, ou de faire disparaître un « second ». Nous réalisons que par-delà la différence, un aspect relatif, tout a une seule et même nature indivisible.

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    Parfois, je dis aux gens de se tenir derrière leurs yeux. Être juste là, derrière, comme s’il s’agissait de fenêtres. Cela permet de couper court au mental et de “Voir”, d’être très directement en relation avec tout “ce qui Est”. On pourrait dire “habiter” son regard. J’appelle cela vivre en “live”, ou encore, s’immerger dans le Vivant.

    Je vous invite à le faire, à y revenir et à vous en souvenir, sans créer de tension. Le plus souvent, nous recherchons cette Vie, cette “intensité” par des artifices et des voies détournées. Cependant, nous finissons toujours par “dessoûler” et cela nous rend frustrés et insatisfaits. D’où l’importance de ne pas compenser, de ne pas user d’expédients. Nous ne puisons pas seulement notre nourriture dans le terrestre, mais aussi dans le céleste. Dans un “contact” et une adhésion à l’Ouverture, où s’actualise le battement du renouveau.

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    Dans notre rôle de chercheur spirituel, nous conservons encore le sentiment de devoir parfaire notre compréhension afin de parvenir à la pleine expérience de la vérité. Éveil et vérité ne sont cependant pas comme un objet à saisir face à nous. Éveil et vérité font partie de nous, d’une même Nature. Entraîné dans son mouvement l’esprit se détourne, se distrait et virtuellement s’isole de sa Nature, puis, se met en quête d’un « ailleurs » improbable. Au sein d’une même base d’abord nous divisons, puis nous tentons d’unir à nouveau. En fait, il n’y a que la Nature et rien de différent ne peut être rejoint. Tout reflet et projection n’ont de tout temps été que son expression.

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    La Vision pure est pareille à une pointe aigüe. Elle est la “Pointe de vie”. La force qui lui est associée vient de son aptitude à transpercer, à pourfendre et garder dans l’unité tout ce qui s’élève.

    Elle est l’essence, l’ouverture du ciel que rien ni personne ne peut obstruer ou toucher.

    Elle est le sceau, le diamant d’éternité.

    Denis Marie dans L’éveil ordinaire, le don du cœur

    Une pièce musicale de Pat Metheny · Charlie Haden – Spiritual

    https://www.youtube.com/watch?v=Gh0G2uu_xSQ

    #actualiser #antagoniste #artifices #Éternité #éveil #éveilOrdinaire #être #battement #ceQuiEst #chercheurSpirituel #ciel #coeur #contact #DenisMarie #dessoûler #diamant #différence #donDuCoeur #dualité #essence #expédients #expression #fenêtre #habiter #intensité #live #mental #nature #natureIndivisible #nonDualité #ouverture #PointeDeVie #Reflet #sélever #sOpposer #second #souvenir #tension #toucher #transpercer #un #unité #vérité #visionPure #vivant #Vivre #voir
  3. L’éveil ordinaire

    La non-dualité, ce n’est pas le contraire de la dualité. Elle est la vue qui dépasse toute notion antagoniste.

    À travers elle, nous ne tentons pas d’unir ce qui s’oppose, ou de faire disparaître un « second ». Nous réalisons que par-delà la différence, un aspect relatif, tout a une seule et même nature indivisible.

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    Parfois, je dis aux gens de se tenir derrière leurs yeux. Être juste là, derrière, comme s’il s’agissait de fenêtres. Cela permet de couper court au mental et de “Voir”, d’être très directement en relation avec tout “ce qui Est”. On pourrait dire “habiter” son regard. J’appelle cela vivre en “live”, ou encore, s’immerger dans le Vivant.

    Je vous invite à le faire, à y revenir et à vous en souvenir, sans créer de tension. Le plus souvent, nous recherchons cette Vie, cette “intensité” par des artifices et des voies détournées. Cependant, nous finissons toujours par “dessoûler” et cela nous rend frustrés et insatisfaits. D’où l’importance de ne pas compenser, de ne pas user d’expédients. Nous ne puisons pas seulement notre nourriture dans le terrestre, mais aussi dans le céleste. Dans un “contact” et une adhésion à l’Ouverture, où s’actualise le battement du renouveau.

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    Dans notre rôle de chercheur spirituel, nous conservons encore le sentiment de devoir parfaire notre compréhension afin de parvenir à la pleine expérience de la vérité. Éveil et vérité ne sont cependant pas comme un objet à saisir face à nous. Éveil et vérité font partie de nous, d’une même Nature. Entraîné dans son mouvement l’esprit se détourne, se distrait et virtuellement s’isole de sa Nature, puis, se met en quête d’un « ailleurs » improbable. Au sein d’une même base d’abord nous divisons, puis nous tentons d’unir à nouveau. En fait, il n’y a que la Nature et rien de différent ne peut être rejoint. Tout reflet et projection n’ont de tout temps été que son expression.

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    La Vision pure est pareille à une pointe aigüe. Elle est la “Pointe de vie”. La force qui lui est associée vient de son aptitude à transpercer, à pourfendre et garder dans l’unité tout ce qui s’élève.

    Elle est l’essence, l’ouverture du ciel que rien ni personne ne peut obstruer ou toucher.

    Elle est le sceau, le diamant d’éternité.

    Denis Marie dans L’éveil ordinaire, le don du cœur

    Une pièce musicale de Pat Metheny · Charlie Haden – Spiritual

    https://www.youtube.com/watch?v=Gh0G2uu_xSQ

    #actualiser #antagoniste #artifices #Éternité #éveil #éveilOrdinaire #être #battement #ceQuiEst #chercheurSpirituel #ciel #coeur #contact #DenisMarie #dessoûler #diamant #différence #donDuCoeur #dualité #essence #expédients #expression #fenêtre #habiter #intensité #live #mental #nature #natureIndivisible #nonDualité #ouverture #PointeDeVie #Reflet #sélever #sOpposer #second #souvenir #tension #toucher #transpercer #un #unité #vérité #visionPure #vivant #Vivre #voir
  4. L’éveil ordinaire

    La non-dualité, ce n’est pas le contraire de la dualité. Elle est la vue qui dépasse toute notion antagoniste.

    À travers elle, nous ne tentons pas d’unir ce qui s’oppose, ou de faire disparaître un « second ». Nous réalisons que par-delà la différence, un aspect relatif, tout a une seule et même nature indivisible.

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    Parfois, je dis aux gens de se tenir derrière leurs yeux. Être juste là, derrière, comme s’il s’agissait de fenêtres. Cela permet de couper court au mental et de “Voir”, d’être très directement en relation avec tout “ce qui Est”. On pourrait dire “habiter” son regard. J’appelle cela vivre en “live”, ou encore, s’immerger dans le Vivant.

    Je vous invite à le faire, à y revenir et à vous en souvenir, sans créer de tension. Le plus souvent, nous recherchons cette Vie, cette “intensité” par des artifices et des voies détournées. Cependant, nous finissons toujours par “dessoûler” et cela nous rend frustrés et insatisfaits. D’où l’importance de ne pas compenser, de ne pas user d’expédients. Nous ne puisons pas seulement notre nourriture dans le terrestre, mais aussi dans le céleste. Dans un “contact” et une adhésion à l’Ouverture, où s’actualise le battement du renouveau.

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    Dans notre rôle de chercheur spirituel, nous conservons encore le sentiment de devoir parfaire notre compréhension afin de parvenir à la pleine expérience de la vérité. Éveil et vérité ne sont cependant pas comme un objet à saisir face à nous. Éveil et vérité font partie de nous, d’une même Nature. Entraîné dans son mouvement l’esprit se détourne, se distrait et virtuellement s’isole de sa Nature, puis, se met en quête d’un « ailleurs » improbable. Au sein d’une même base d’abord nous divisons, puis nous tentons d’unir à nouveau. En fait, il n’y a que la Nature et rien de différent ne peut être rejoint. Tout reflet et projection n’ont de tout temps été que son expression.

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    La Vision pure est pareille à une pointe aigüe. Elle est la “Pointe de vie”. La force qui lui est associée vient de son aptitude à transpercer, à pourfendre et garder dans l’unité tout ce qui s’élève.

    Elle est l’essence, l’ouverture du ciel que rien ni personne ne peut obstruer ou toucher.

    Elle est le sceau, le diamant d’éternité.

    Denis Marie dans L’éveil ordinaire, le don du cœur

    Une pièce musicale de Pat Metheny · Charlie Haden – Spiritual

    https://www.youtube.com/watch?v=Gh0G2uu_xSQ

    #actualiser #antagoniste #artifices #Éternité #éveil #éveilOrdinaire #être #battement #ceQuiEst #chercheurSpirituel #ciel #coeur #contact #DenisMarie #dessoûler #diamant #différence #donDuCoeur #dualité #essence #expédients #expression #fenêtre #habiter #intensité #live #mental #nature #natureIndivisible #nonDualité #ouverture #PointeDeVie #Reflet #sélever #sOpposer #second #souvenir #tension #toucher #transpercer #un #unité #vérité #visionPure #vivant #Vivre #voir
  5. L’éveil ordinaire

    La non-dualité, ce n’est pas le contraire de la dualité. Elle est la vue qui dépasse toute notion antagoniste.

    À travers elle, nous ne tentons pas d’unir ce qui s’oppose, ou de faire disparaître un « second ». Nous réalisons que par-delà la différence, un aspect relatif, tout a une seule et même nature indivisible.

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    Parfois, je dis aux gens de se tenir derrière leurs yeux. Être juste là, derrière, comme s’il s’agissait de fenêtres. Cela permet de couper court au mental et de “Voir”, d’être très directement en relation avec tout “ce qui Est”. On pourrait dire “habiter” son regard. J’appelle cela vivre en “live”, ou encore, s’immerger dans le Vivant.

    Je vous invite à le faire, à y revenir et à vous en souvenir, sans créer de tension. Le plus souvent, nous recherchons cette Vie, cette “intensité” par des artifices et des voies détournées. Cependant, nous finissons toujours par “dessoûler” et cela nous rend frustrés et insatisfaits. D’où l’importance de ne pas compenser, de ne pas user d’expédients. Nous ne puisons pas seulement notre nourriture dans le terrestre, mais aussi dans le céleste. Dans un “contact” et une adhésion à l’Ouverture, où s’actualise le battement du renouveau.

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    Dans notre rôle de chercheur spirituel, nous conservons encore le sentiment de devoir parfaire notre compréhension afin de parvenir à la pleine expérience de la vérité. Éveil et vérité ne sont cependant pas comme un objet à saisir face à nous. Éveil et vérité font partie de nous, d’une même Nature. Entraîné dans son mouvement l’esprit se détourne, se distrait et virtuellement s’isole de sa Nature, puis, se met en quête d’un « ailleurs » improbable. Au sein d’une même base d’abord nous divisons, puis nous tentons d’unir à nouveau. En fait, il n’y a que la Nature et rien de différent ne peut être rejoint. Tout reflet et projection n’ont de tout temps été que son expression.

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    La Vision pure est pareille à une pointe aigüe. Elle est la “Pointe de vie”. La force qui lui est associée vient de son aptitude à transpercer, à pourfendre et garder dans l’unité tout ce qui s’élève.

    Elle est l’essence, l’ouverture du ciel que rien ni personne ne peut obstruer ou toucher.

    Elle est le sceau, le diamant d’éternité.

    Denis Marie dans L’éveil ordinaire, le don du cœur

    Une pièce musicale de Pat Metheny · Charlie Haden – Spiritual

    https://www.youtube.com/watch?v=Gh0G2uu_xSQ

    #actualiser #antagoniste #artifices #Éternité #éveil #éveilOrdinaire #être #battement #ceQuiEst #chercheurSpirituel #ciel #coeur #contact #DenisMarie #dessoûler #diamant #différence #donDuCoeur #dualité #essence #expédients #expression #fenêtre #habiter #intensité #live #mental #nature #natureIndivisible #nonDualité #ouverture #PointeDeVie #Reflet #sélever #sOpposer #second #souvenir #tension #toucher #transpercer #un #unité #vérité #visionPure #vivant #Vivre #voir
  6. Ego, mental, conscience et esprit

    Voici quatre mots, quatre concepts que l’on voit souvent utilisés dans les textes et qui, pour certains, dans le langage courant, semblent se recouper. Pourtant, il existe quelques distinctions.

    L’ego est généralement représenté comme la structure identitaire, le sentiment d’être « quelqu’un » avec une histoire, un nom, des possessions, des rôles. C’est la fonction psychique qui dit « je » et s’y attache. Pour Carl Gustav Jung, l’ego est le centre de la conscience ordinaire, mais pas du psychisme tout entier.

    Le mental est généralement représenté comme l’activité pensante, avec le flux de pensées, les images, la mémoire, le raisonnement, les jugements. Le mental produit le discours intérieur, le catégorise, l’anticipe, le ressasse. En excès, il devient du babillage ou une forme de rumination. L’ego s’appuie largement sur le mental pour se raconter son histoire.

    La conscience est généralement reconnue comme la dimension la plus difficile à cerner, et la plus discutée. On peut la distinguer à deux niveaux. Premièrement, la conscience psychologique fait référence à l’état de reconnaissance (awareness), la capacité d’observer ses propres pensées, émotions, sensations, la position du témoin. Deuxièmement, la conscience comme fond, non pas un contenu parmi d’autres, mais l’espace même dans lequel tout apparaît, les pensées, les émotions, les sensations, y compris l’ego et le mental. Elle ne pense pas, elle éclaire ce qui pense.

    L’esprit est défini de différente façon selon les traditions, on parle d’un principe plus subtil, parfois associé au souffle, quelque chose qui traverse, qui relie l’individuel à un ensemble plus vaste, prenant le rythme de l’âme.

    On pourrait représenter ces concepts de façon sommaire en utilisant une image empruntée à plusieurs traditions spirituelles, philosophiques et religieuses. L’esprit est le souffle qui anime cet espace et le relie au-delà de l’individu. La conscience est l’espace ouvert incarné, la position du témoin silencieux. Le mental est l’instrument qui pense, calcule, imagine à l’intérieur de cet espace. Enfin, l’ego est le personnage que le mental construit et que la conscience prend souvent, par erreur, pour elle-même.

    Les approches de l’entraînement de l’esprit tant dans les traditions orientales et occidentales évoquent l’importance de désidentifier la conscience de l’ego et du mental, pour qu’elle se reconnaisse comme ce qui reste quand les pensées et l’identité se taisent.

    Une chanson de Grand corps malade – Mental

    Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/295316.html

    https://www.youtube.com/watch?v=xEdm_WbmKK0

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #acceptation #attention #autre #awareness #égo #être #babillageDeLEsprit #CarlGustavJung #concepts #conscience #conscienceCommeFond #consciencePsychologique #ctivitéPensantefluxDePensées #désidentifier #discoursintérieur #distinction #esprit #fonctionPsychique #identité #individu #langageCourant #mental #psychisme #rumination #structureIdentitaire #textes #traditionsOccidentales #traditionsOrientales #unEnsemble #Vivre #voieDePassage
  7. Mémoire musique J’étions seul

    La chanson « J’étions seul » a été lancée en 1979 par le duo québécois Jim et Bertrand (Jim Corcoran et Bertrand Gosselin). Elle est parue sur leur célèbre album À l’abri de la tempête. Une chanson qui m’a tout de suite touchée, elle illustre la futilité de prendre les armes et de se battre, en fin de compte, contre son humanité.

    Jim et Bertrand J’étions seul

    Les paroles sur https://genius.com/Jim-corcoran-and-bertrand-gosselin-jetions-seul-lyrics

    https://www.youtube.com/watch?v=ukw3knizlrw

    #1979 #acceptation #amour #arme #attention #ÀLAbriDeLaTempête #étionsSeul #être #BertrandGosselin #calme #chanson #coexister #combat #conscience #futilité #humanité #JimCorcoran #JimEtBertran #JimEtBertrand #paix #Québec #repos #sAccepter #sAimer #seBattre #seulBataille #solitude #Vivre
  8. Le biais de généralisation

    La généralisation est une disposition naturelle de l’esprit, sans elle, aucune connaissance n’est possible. Mais elle devient biaisée lorsqu’elle saute à une conclusion trop vite, trop loin, à partir de trop peu.

    Le biais de généralisation consiste à tirer une conclusion universelle à partir d’un nombre insuffisant de cas particuliers, ou à appliquer une règle valable dans certains contextes à des domaines où elle ne s’applique pas.

    Nous avons tendance à classer tout le monde dans le même panier. Les Américains sont comme cela, et les Européens comme ceci. La généralisation, à elle seule, nous propulse dans le monde des préjugés.  

    Et c’est aussi vrai pour la dimension temporelle qui nous pousse à penser qu’une expérience passée va toujours se répliquer dans notre vie. J’ai échoué, je vais encore échouer.

    Le biais de généralisation n’est pas une aberration, il est la conséquence d’une capacité adaptative fondamentale. Le cerveau est capable de détecter des modèles, de construire des modèles du monde à partir d’expériences limitées. Cette économie cognitive est indispensable à la survie, si un champignon de telle forme m’a rendu malade, mieux vaut les éviter tout en continuant à manger les autres.

    Le problème surgit lorsque ce jugement rapide est appliqué à des domaines qui exigent plus de nuance, dont les personnes, les cultures, les systèmes complexes.

    Le biais de généralisation est l’un des mécanismes centraux de la production des préjugés. Généraliser à partir de quelques individus pour caractériser un groupe entier, c’est précisément la structure du racisme, du sexisme, de la xénophobie. Ce n’est pas seulement une erreur logique, le biais peut entraîner une violence épistémique qui efface la singularité des personnes en les réduisant à une appartenance spécifique.

    Paradoxalement, les luttes contre la discrimination exigent elles aussi une vigilance sur la généralisation inverse. En effet, généraliser l’oppression d’un groupe peut conduire à désindividualiser les membres de ce groupe tout autant. Tous ses membres sont nuls !

    Alors, comment s’en prémunir ? Non pas en cessant de généraliser, ce serait impossible et paralyserait toute pensée. Toutefois, il est possible de composer avec et de cultiver quelques techniques. Par exemple, prendre le temps de distinguer la règle et l’exception, en laissant de la place à l’ouverture des nouvelles façons de voir, maintenir un esprit critique face aux affirmations trop générales en gardant en perspective que l’on appelle l’inconnu, l’improbable et la confusion sont des éléments de perspective qui échappent à nos capacités actuelles de compréhension, développer une conscience de la pertinence et de l’impact de ce que l’on généralise, reconnaître que les généralisations sont des étapes transitoires vers de nouvelles perspectives, et s’exposer volontairement à des cas qui contredisent la généralisation, et ce n’est pas facile, car cela exige de chercher ce qui nous dérange.

    La généralisation est souvent une étape de développement de la pensée avant que nous développions la capacité de saisir les nuances de la réalité dans toute sa complexité.

    Une chanson de Francis Cabrel – Des hommes pareils

    Les paroles sur https://www.franciscabrel.com/des-hommes-pareils/

    https://www.youtube.com/watch?v=kiRlJ4HuWGc

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

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    #aberration #acceptation #amour #attention #être #biaisDeGénéralisation #capacitéAdaptative #Cerveau #compassion #conclusionUniverselle #conscience #discrimination #entrainementDeLEsprit #erreurLogique #esprit #expériences #généralisation #généraliser #interdépendance #liberté #nuance #oppression #préjugé #problème #racisme #sexisme #vigilance #violenceépistémique #Vivre #voieDePassage #xénophobie
  9. Le biais de généralisation

    La généralisation est une disposition naturelle de l’esprit, sans elle, aucune connaissance n’est possible. Mais elle devient biaisée lorsqu’elle saute à une conclusion trop vite, trop loin, à partir de trop peu.

    Le biais de généralisation consiste à tirer une conclusion universelle à partir d’un nombre insuffisant de cas particuliers, ou à appliquer une règle valable dans certains contextes à des domaines où elle ne s’applique pas.

    Nous avons tendance à classer tout le monde dans le même panier. Les Américains sont comme cela, et les Européens comme ceci. La généralisation, à elle seule, nous propulse dans le monde des préjugés.  

    Et c’est aussi vrai pour la dimension temporelle qui nous pousse à penser qu’une expérience passée va toujours se répliquer dans notre vie. J’ai échoué, je vais encore échouer.

    Le biais de généralisation n’est pas une aberration, il est la conséquence d’une capacité adaptative fondamentale. Le cerveau est capable de détecter des modèles, de construire des modèles du monde à partir d’expériences limitées. Cette économie cognitive est indispensable à la survie, si un champignon de telle forme m’a rendu malade, mieux vaut les éviter tout en continuant à manger les autres.

    Le problème surgit lorsque ce jugement rapide est appliqué à des domaines qui exigent plus de nuance, dont les personnes, les cultures, les systèmes complexes.

    Le biais de généralisation est l’un des mécanismes centraux de la production des préjugés. Généraliser à partir de quelques individus pour caractériser un groupe entier, c’est précisément la structure du racisme, du sexisme, de la xénophobie. Ce n’est pas seulement une erreur logique, le biais peut entraîner une violence épistémique qui efface la singularité des personnes en les réduisant à une appartenance spécifique.

    Paradoxalement, les luttes contre la discrimination exigent elles aussi une vigilance sur la généralisation inverse. En effet, généraliser l’oppression d’un groupe peut conduire à désindividualiser les membres de ce groupe tout autant. Tous ses membres sont nuls !

    Alors, comment s’en prémunir ? Non pas en cessant de généraliser, ce serait impossible et paralyserait toute pensée. Toutefois, il est possible de composer avec et de cultiver quelques techniques. Par exemple, prendre le temps de distinguer la règle et l’exception, en laissant de la place à l’ouverture des nouvelles façons de voir, maintenir un esprit critique face aux affirmations trop générales en gardant en perspective que l’on appelle l’inconnu, l’improbable et la confusion sont des éléments de perspective qui échappent à nos capacités actuelles de compréhension, développer une conscience de la pertinence et de l’impact de ce que l’on généralise, reconnaître que les généralisations sont des étapes transitoires vers de nouvelles perspectives, et s’exposer volontairement à des cas qui contredisent la généralisation, et ce n’est pas facile, car cela exige de chercher ce qui nous dérange.

    La généralisation est souvent une étape de développement de la pensée avant que nous développions la capacité de saisir les nuances de la réalité dans toute sa complexité.

    Une chanson de Francis Cabrel – Des hommes pareils

    Les paroles sur https://www.franciscabrel.com/des-hommes-pareils/

    https://www.youtube.com/watch?v=kiRlJ4HuWGc

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #aberration #acceptation #amour #attention #être #biaisDeGénéralisation #capacitéAdaptative #Cerveau #compassion #conclusionUniverselle #conscience #discrimination #entrainementDeLEsprit #erreurLogique #esprit #expériences #généralisation #généraliser #interdépendance #liberté #nuance #oppression #préjugé #problème #racisme #sexisme #vigilance #violenceépistémique #Vivre #voieDePassage #xénophobie
  10. Le biais de généralisation

    La généralisation est une disposition naturelle de l’esprit, sans elle, aucune connaissance n’est possible. Mais elle devient biaisée lorsqu’elle saute à une conclusion trop vite, trop loin, à partir de trop peu.

    Le biais de généralisation consiste à tirer une conclusion universelle à partir d’un nombre insuffisant de cas particuliers, ou à appliquer une règle valable dans certains contextes à des domaines où elle ne s’applique pas.

    Nous avons tendance à classer tout le monde dans le même panier. Les Américains sont comme cela, et les Européens comme ceci. La généralisation, à elle seule, nous propulse dans le monde des préjugés.  

    Et c’est aussi vrai pour la dimension temporelle qui nous pousse à penser qu’une expérience passée va toujours se répliquer dans notre vie. J’ai échoué, je vais encore échouer.

    Le biais de généralisation n’est pas une aberration, il est la conséquence d’une capacité adaptative fondamentale. Le cerveau est capable de détecter des modèles, de construire des modèles du monde à partir d’expériences limitées. Cette économie cognitive est indispensable à la survie, si un champignon de telle forme m’a rendu malade, mieux vaut les éviter tout en continuant à manger les autres.

    Le problème surgit lorsque ce jugement rapide est appliqué à des domaines qui exigent plus de nuance, dont les personnes, les cultures, les systèmes complexes.

    Le biais de généralisation est l’un des mécanismes centraux de la production des préjugés. Généraliser à partir de quelques individus pour caractériser un groupe entier, c’est précisément la structure du racisme, du sexisme, de la xénophobie. Ce n’est pas seulement une erreur logique, le biais peut entraîner une violence épistémique qui efface la singularité des personnes en les réduisant à une appartenance spécifique.

    Paradoxalement, les luttes contre la discrimination exigent elles aussi une vigilance sur la généralisation inverse. En effet, généraliser l’oppression d’un groupe peut conduire à désindividualiser les membres de ce groupe tout autant. Tous ses membres sont nuls !

    Alors, comment s’en prémunir ? Non pas en cessant de généraliser, ce serait impossible et paralyserait toute pensée. Toutefois, il est possible de composer avec et de cultiver quelques techniques. Par exemple, prendre le temps de distinguer la règle et l’exception, en laissant de la place à l’ouverture des nouvelles façons de voir, maintenir un esprit critique face aux affirmations trop générales en gardant en perspective que l’on appelle l’inconnu, l’improbable et la confusion sont des éléments de perspective qui échappent à nos capacités actuelles de compréhension, développer une conscience de la pertinence et de l’impact de ce que l’on généralise, reconnaître que les généralisations sont des étapes transitoires vers de nouvelles perspectives, et s’exposer volontairement à des cas qui contredisent la généralisation, et ce n’est pas facile, car cela exige de chercher ce qui nous dérange.

    La généralisation est souvent une étape de développement de la pensée avant que nous développions la capacité de saisir les nuances de la réalité dans toute sa complexité.

    Une chanson de Francis Cabrel – Des hommes pareils

    Les paroles sur https://www.franciscabrel.com/des-hommes-pareils/

    https://www.youtube.com/watch?v=kiRlJ4HuWGc

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #aberration #acceptation #amour #attention #être #biaisDeGénéralisation #capacitéAdaptative #Cerveau #compassion #conclusionUniverselle #conscience #discrimination #entrainementDeLEsprit #erreurLogique #esprit #expériences #généralisation #généraliser #interdépendance #liberté #nuance #oppression #préjugé #problème #racisme #sexisme #vigilance #violenceépistémique #Vivre #voieDePassage #xénophobie
  11. Le biais de généralisation

    La généralisation est une disposition naturelle de l’esprit, sans elle, aucune connaissance n’est possible. Mais elle devient biaisée lorsqu’elle saute à une conclusion trop vite, trop loin, à partir de trop peu.

    Le biais de généralisation consiste à tirer une conclusion universelle à partir d’un nombre insuffisant de cas particuliers, ou à appliquer une règle valable dans certains contextes à des domaines où elle ne s’applique pas.

    Nous avons tendance à classer tout le monde dans le même panier. Les Américains sont comme cela, et les Européens comme ceci. La généralisation, à elle seule, nous propulse dans le monde des préjugés.  

    Et c’est aussi vrai pour la dimension temporelle qui nous pousse à penser qu’une expérience passée va toujours se répliquer dans notre vie. J’ai échoué, je vais encore échouer.

    Le biais de généralisation n’est pas une aberration, il est la conséquence d’une capacité adaptative fondamentale. Le cerveau est capable de détecter des modèles, de construire des modèles du monde à partir d’expériences limitées. Cette économie cognitive est indispensable à la survie, si un champignon de telle forme m’a rendu malade, mieux vaut les éviter tout en continuant à manger les autres.

    Le problème surgit lorsque ce jugement rapide est appliqué à des domaines qui exigent plus de nuance, dont les personnes, les cultures, les systèmes complexes.

    Le biais de généralisation est l’un des mécanismes centraux de la production des préjugés. Généraliser à partir de quelques individus pour caractériser un groupe entier, c’est précisément la structure du racisme, du sexisme, de la xénophobie. Ce n’est pas seulement une erreur logique, le biais peut entraîner une violence épistémique qui efface la singularité des personnes en les réduisant à une appartenance spécifique.

    Paradoxalement, les luttes contre la discrimination exigent elles aussi une vigilance sur la généralisation inverse. En effet, généraliser l’oppression d’un groupe peut conduire à désindividualiser les membres de ce groupe tout autant. Tous ses membres sont nuls !

    Alors, comment s’en prémunir ? Non pas en cessant de généraliser, ce serait impossible et paralyserait toute pensée. Toutefois, il est possible de composer avec et de cultiver quelques techniques. Par exemple, prendre le temps de distinguer la règle et l’exception, en laissant de la place à l’ouverture des nouvelles façons de voir, maintenir un esprit critique face aux affirmations trop générales en gardant en perspective que l’on appelle l’inconnu, l’improbable et la confusion sont des éléments de perspective qui échappent à nos capacités actuelles de compréhension, développer une conscience de la pertinence et de l’impact de ce que l’on généralise, reconnaître que les généralisations sont des étapes transitoires vers de nouvelles perspectives, et s’exposer volontairement à des cas qui contredisent la généralisation, et ce n’est pas facile, car cela exige de chercher ce qui nous dérange.

    La généralisation est souvent une étape de développement de la pensée avant que nous développions la capacité de saisir les nuances de la réalité dans toute sa complexité.

    Une chanson de Francis Cabrel – Des hommes pareils

    Les paroles sur https://www.franciscabrel.com/des-hommes-pareils/

    https://www.youtube.com/watch?v=kiRlJ4HuWGc

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #aberration #acceptation #amour #attention #être #biaisDeGénéralisation #capacitéAdaptative #Cerveau #compassion #conclusionUniverselle #conscience #discrimination #entrainementDeLEsprit #erreurLogique #esprit #expériences #généralisation #généraliser #interdépendance #liberté #nuance #oppression #préjugé #problème #racisme #sexisme #vigilance #violenceépistémique #Vivre #voieDePassage #xénophobie
  12. Avec l’autre

    Il arrive un moment où l’autre n’est plus interchangeable. Il ne fait plus partie d’un ensemble vague. Il prend une place précise, une place qui ne se remplit pas autrement.

    Quand l’autre commence à compter, la relation à déjà fait son travail. Le lien s’est tissé sans bruit par la répétition, par l’attente, par le temps partagé.

    Rien n’a changé extérieurement, mais tout a changé intérieurement. Ce n’est pas l’autre qui est devenu différent, c’est la relation qui a crée une singularité.

    Compter pour quelqu’un ne signifie pas être possédé, cela signifie être reconnu, exister pour l’autre au-delà de l’utilité ou de la fonction. Ce moment est beau, mais il reste fragile, car reconnaître l’importance de l’autre, c’est accepter de devenir vulnérable. Quand l’autre commence à compter, la relation change de nature, elle n’est plus un passage, elle devient un lieu où quelque chose engage, et c’est souvent là que l’attente porte enfin son fruit.

    Geoffrey Wion Florens dans S’asseoir un peu plus près

    Une pièce musicale de Pat Metheny – Alfie

    https://www.youtube.com/watch?v=fWaXHq33OiA

    #attente #autre #être #beau #changerLaNature #commencer #compter #engager #ensembleUni #ensembleVague #fonction #fruit #GeoffreyWionFlorens #importance #importanceDeLAutre #interchangeable #lien #lieu #moment #nature #partagé #passage #place #placePrécise #posséder #près #précieux #présence #répétition #reconnaître #relation #sAsseoir #sansBruit #tempsPartagé #tisser #travail #utilité #Vivre
  13. Avec l’autre

    Il arrive un moment où l’autre n’est plus interchangeable. Il ne fait plus partie d’un ensemble vague. Il prend une place précise, une place qui ne se remplit pas autrement.

    Quand l’autre commence à compter, la relation à déjà fait son travail. Le lien s’est tissé sans bruit par la répétition, par l’attente, par le temps partagé.

    Rien n’a changé extérieurement, mais tout a changé intérieurement. Ce n’est pas l’autre qui est devenu différent, c’est la relation qui a crée une singularité.

    Compter pour quelqu’un ne signifie pas être possédé, cela signifie être reconnu, exister pour l’autre au-delà de l’utilité ou de la fonction. Ce moment est beau, mais il reste fragile, car reconnaître l’importance de l’autre, c’est accepter de devenir vulnérable. Quand l’autre commence à compter, la relation change de nature, elle n’est plus un passage, elle devient un lieu où quelque chose engage, et c’est souvent là que l’attente porte enfin son fruit.

    Geoffrey Wion Florens dans S’asseoir un peu plus près

    Une pièce musicale de Pat Metheny – Alfie

    https://www.youtube.com/watch?v=fWaXHq33OiA

    #attente #autre #être #beau #changerLaNature #commencer #compter #engager #ensembleUni #ensembleVague #fonction #fruit #GeoffreyWionFlorens #importance #importanceDeLAutre #interchangeable #lien #lieu #moment #nature #partagé #passage #place #placePrécise #posséder #près #précieux #présence #répétition #reconnaître #relation #sAsseoir #sansBruit #tempsPartagé #tisser #travail #utilité #Vivre
  14. Avec l’autre

    Il arrive un moment où l’autre n’est plus interchangeable. Il ne fait plus partie d’un ensemble vague. Il prend une place précise, une place qui ne se remplit pas autrement.

    Quand l’autre commence à compter, la relation à déjà fait son travail. Le lien s’est tissé sans bruit par la répétition, par l’attente, par le temps partagé.

    Rien n’a changé extérieurement, mais tout a changé intérieurement. Ce n’est pas l’autre qui est devenu différent, c’est la relation qui a crée une singularité.

    Compter pour quelqu’un ne signifie pas être possédé, cela signifie être reconnu, exister pour l’autre au-delà de l’utilité ou de la fonction. Ce moment est beau, mais il reste fragile, car reconnaître l’importance de l’autre, c’est accepter de devenir vulnérable. Quand l’autre commence à compter, la relation change de nature, elle n’est plus un passage, elle devient un lieu où quelque chose engage, et c’est souvent là que l’attente porte enfin son fruit.

    Geoffrey Wion Florens dans S’asseoir un peu plus près

    Une pièce musicale de Pat Metheny – Alfie

    https://www.youtube.com/watch?v=fWaXHq33OiA

    #attente #autre #être #beau #changerLaNature #commencer #compter #engager #ensembleUni #ensembleVague #fonction #fruit #GeoffreyWionFlorens #importance #importanceDeLAutre #interchangeable #lien #lieu #moment #nature #partagé #passage #place #placePrécise #posséder #près #précieux #présence #répétition #reconnaître #relation #sAsseoir #sansBruit #tempsPartagé #tisser #travail #utilité #Vivre
  15. Avec l’autre

    Il arrive un moment où l’autre n’est plus interchangeable. Il ne fait plus partie d’un ensemble vague. Il prend une place précise, une place qui ne se remplit pas autrement.

    Quand l’autre commence à compter, la relation à déjà fait son travail. Le lien s’est tissé sans bruit par la répétition, par l’attente, par le temps partagé.

    Rien n’a changé extérieurement, mais tout a changé intérieurement. Ce n’est pas l’autre qui est devenu différent, c’est la relation qui a crée une singularité.

    Compter pour quelqu’un ne signifie pas être possédé, cela signifie être reconnu, exister pour l’autre au-delà de l’utilité ou de la fonction. Ce moment est beau, mais il reste fragile, car reconnaître l’importance de l’autre, c’est accepter de devenir vulnérable. Quand l’autre commence à compter, la relation change de nature, elle n’est plus un passage, elle devient un lieu où quelque chose engage, et c’est souvent là que l’attente porte enfin son fruit.

    Geoffrey Wion Florens dans S’asseoir un peu plus près

    Une pièce musicale de Pat Metheny – Alfie

    https://www.youtube.com/watch?v=fWaXHq33OiA

    #attente #autre #être #beau #changerLaNature #commencer #compter #engager #ensembleUni #ensembleVague #fonction #fruit #GeoffreyWionFlorens #importance #importanceDeLAutre #interchangeable #lien #lieu #moment #nature #partagé #passage #place #placePrécise #posséder #près #précieux #présence #répétition #reconnaître #relation #sAsseoir #sansBruit #tempsPartagé #tisser #travail #utilité #Vivre
  16. Avec l’autre

    Il arrive un moment où l’autre n’est plus interchangeable. Il ne fait plus partie d’un ensemble vague. Il prend une place précise, une place qui ne se remplit pas autrement.

    Quand l’autre commence à compter, la relation à déjà fait son travail. Le lien s’est tissé sans bruit par la répétition, par l’attente, par le temps partagé.

    Rien n’a changé extérieurement, mais tout a changé intérieurement. Ce n’est pas l’autre qui est devenu différent, c’est la relation qui a crée une singularité.

    Compter pour quelqu’un ne signifie pas être possédé, cela signifie être reconnu, exister pour l’autre au-delà de l’utilité ou de la fonction. Ce moment est beau, mais il reste fragile, car reconnaître l’importance de l’autre, c’est accepter de devenir vulnérable. Quand l’autre commence à compter, la relation change de nature, elle n’est plus un passage, elle devient un lieu où quelque chose engage, et c’est souvent là que l’attente porte enfin son fruit.

    Geoffrey Wion Florens dans S’asseoir un peu plus près

    Une pièce musicale de Pat Metheny – Alfie

    https://www.youtube.com/watch?v=fWaXHq33OiA

    #attente #autre #être #beau #changerLaNature #commencer #compter #engager #ensembleUni #ensembleVague #fonction #fruit #GeoffreyWionFlorens #importance #importanceDeLAutre #interchangeable #lien #lieu #moment #nature #partagé #passage #place #placePrécise #posséder #près #précieux #présence #répétition #reconnaître #relation #sAsseoir #sansBruit #tempsPartagé #tisser #travail #utilité #Vivre
  17. Du Surhomme et du Supramental

    Le thème du surhomme chez Sri Aurobindo n’a que peu à voir avec celui de Nietzsche, bien que le terme prête à confusion. Pour Sri Aurobindo, l’évolution ne s’arrête pas à l’apparition de l’homme et du mental. Il reprend le schéma darwinien, matière, vie, mental, mais y ajoute une étape supérieure, le supramental, un plan de conscience-vérité situé au-delà du mental, où l’être ne connaît plus par déduction, doute ou fragmentation, mais par identité directe avec le réel. Dans son œuvre majeure, La Vie Divine, et dans son poème Savitri, Aurobindo décrit ce supramental comme le principe de liaison entre l’Absolu (Sachchidananda, Existence-Conscience-Béatitude) et le monde manifesté. Le surhomme, il préfère parler d’être gnostique, n’est donc pas un individu qui s’élève par la volonté de puissance, mais une mutation de l’espèce rendue possible par la descente de cette conscience supramentale dans la matière elle-même. Ce n’est pas une conquête, c’est une transformation.

    Satprem, disciple français d’Aurobindo et de Mirra Alfassa, a présenté cette pensée dans Sri Aurobindo ou l’Aventure de la conscience, puis a consacré le reste de sa vie à transcrire et prolonger l’expérience de la Mirra Alfassa telle que consignée dans L’Agenda. Il y insiste sur un point radical, la transformation ne concerne pas seulement l’esprit ou le mental, mais la cellule, le corps physique lui-même. Mirra Alfassa cherchait à faire descendre la conscience supramentale jusque dans la matière corporelle, pour en changer le fonctionnement même, dépasser la maladie, la fatigue, la mort, non par une croyance en un au-delà, mais par une mutation vécue ici, dans la chair. Satprem parle d’une aventure, d’un risque existentiel assumé individuellement, plutôt que d’une doctrine à suivre.

    Avec maintenant de la perspective, il est intéressant de faire le lien avec le développement technologique actuel. En effet, l’intelligence artificielle (IA), l’ingénierie génétique, les interfaces cerveau-machine, les recherches sur le prolongement de la vie poursuivent elles aussi un dépassement des limites humaines. On y retrouve un même désir d’aller au-delà de l’homme tel qu’il est. Mais le mouvement est inversé. Le transhumanisme technologique procède du dehors vers le dedans, il modifie le corps et le cerveau par des outils extérieurs, le code génétique, le silicium, les prothèses, sans que la conscience elle-même change de nature. Sri Aurobindo, Mirra Alfassa et Satprem font référence à un mouvement du dedans vers le dehors. C’est la conscience, qui, en s’élevant puis en redescendant dans la matière, qui transforme cette dernière de l’intérieur. L’IA la plus avancée reste, dans ce cadre, une prouesse mentale, par les calculs, les corrélations, les prédictions, et non par un saut hors du mental. Elle prolonge et démultiplie les capacités du mental humain sans accéder à ce que Sri Aurobindo appelait la connaissance par identité, la perception directe et unifiée du vrai.

    Il y a d’ailleurs, chez ces trois auteurs, une mise en garde qui résonne avec l’époque actuelle. Une puissance qui croît sans transformation intérieure correspondante produit, non un être supérieur, mais ce que Sri Aurobindo nommait un être asurique, surpuissant et désaxé. L’accélération technologique sans changement de conscience peut ainsi être lue, dans cette perspective, comme un risque plus que comme un accomplissement, l’augmentation des moyens sans l’approfondissement de l’être qui les manie.

    On peut enfin rapprocher cette vision de celle de Teilhard de Chardin et de sa noosphère, l’idée d’une couche pensante planétaire en formation, et voir dans les réseaux numériques mondiaux et l’IA collective une préfiguration matérielle et fonctionnelle de cette intelligence partagée. Mais pour Aurobindo comme pour Satprem, cette interconnexion croissante des mentaux ne suffit pas à produire le saut supramental, elle prépare peut-être le terrain, sans pouvoir s’y substituer, car ce saut reste, dans leur pensée, une affaire de conscience vécue et incarnée, non de puissance de calcul.

    Une chanson de Harmonium – Le corridor/Les premières lumières

    Les paroles sur https://genius.com/Harmonium-le-corridor-lyrics

    https://www.youtube.com/watch?v=8SLOsj8111g&list=PL-lygRrMXFqXEptFYra2O1TviVuLHuxLI&index=7

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #ACollective #Agenda #amour #attention #être #êtreAsurique #conscience #conscienceSupramentale #conscienceVérité #développementTechnologique #entrainementDeLEsprit #ExistenceConscienceBéatitude #FriedrichNietzsche #IA #ingénierieGénétique #intelligenceArtificielle #interdépendance #interfacesCerveauMachine #mental #MirraAlfassa #noosphère #perspective #prolongementDeLaVie #réseauxNumériquesMondiaux #Sachchidananda #Satprem #science #SriAurobindo #supramental #surhomme #technologiqu #TeilhardDeChardin #transformationIntérieure #Vivre #voieDePassage
  18. Du Surhomme et du Supramental

    Le thème du surhomme chez Sri Aurobindo n’a que peu à voir avec celui de Nietzsche, bien que le terme prête à confusion. Pour Sri Aurobindo, l’évolution ne s’arrête pas à l’apparition de l’homme et du mental. Il reprend le schéma darwinien, matière, vie, mental, mais y ajoute une étape supérieure, le supramental, un plan de conscience-vérité situé au-delà du mental, où l’être ne connaît plus par déduction, doute ou fragmentation, mais par identité directe avec le réel. Dans son œuvre majeure, La Vie Divine, et dans son poème Savitri, Aurobindo décrit ce supramental comme le principe de liaison entre l’Absolu (Sachchidananda, Existence-Conscience-Béatitude) et le monde manifesté. Le surhomme, il préfère parler d’être gnostique, n’est donc pas un individu qui s’élève par la volonté de puissance, mais une mutation de l’espèce rendue possible par la descente de cette conscience supramentale dans la matière elle-même. Ce n’est pas une conquête, c’est une transformation.

    Satprem, disciple français d’Aurobindo et de Mirra Alfassa, a présenté cette pensée dans Sri Aurobindo ou l’Aventure de la conscience, puis a consacré le reste de sa vie à transcrire et prolonger l’expérience de la Mirra Alfassa telle que consignée dans L’Agenda. Il y insiste sur un point radical, la transformation ne concerne pas seulement l’esprit ou le mental, mais la cellule, le corps physique lui-même. Mirra Alfassa cherchait à faire descendre la conscience supramentale jusque dans la matière corporelle, pour en changer le fonctionnement même, dépasser la maladie, la fatigue, la mort, non par une croyance en un au-delà, mais par une mutation vécue ici, dans la chair. Satprem parle d’une aventure, d’un risque existentiel assumé individuellement, plutôt que d’une doctrine à suivre.

    Avec maintenant de la perspective, il est intéressant de faire le lien avec le développement technologique actuel. En effet, l’intelligence artificielle (IA), l’ingénierie génétique, les interfaces cerveau-machine, les recherches sur le prolongement de la vie poursuivent elles aussi un dépassement des limites humaines. On y retrouve un même désir d’aller au-delà de l’homme tel qu’il est. Mais le mouvement est inversé. Le transhumanisme technologique procède du dehors vers le dedans, il modifie le corps et le cerveau par des outils extérieurs, le code génétique, le silicium, les prothèses, sans que la conscience elle-même change de nature. Sri Aurobindo, Mirra Alfassa et Satprem font référence à un mouvement du dedans vers le dehors. C’est la conscience, qui, en s’élevant puis en redescendant dans la matière, qui transforme cette dernière de l’intérieur. L’IA la plus avancée reste, dans ce cadre, une prouesse mentale, par les calculs, les corrélations, les prédictions, et non par un saut hors du mental. Elle prolonge et démultiplie les capacités du mental humain sans accéder à ce que Sri Aurobindo appelait la connaissance par identité, la perception directe et unifiée du vrai.

    Il y a d’ailleurs, chez ces trois auteurs, une mise en garde qui résonne avec l’époque actuelle. Une puissance qui croît sans transformation intérieure correspondante produit, non un être supérieur, mais ce que Sri Aurobindo nommait un être asurique, surpuissant et désaxé. L’accélération technologique sans changement de conscience peut ainsi être lue, dans cette perspective, comme un risque plus que comme un accomplissement, l’augmentation des moyens sans l’approfondissement de l’être qui les manie.

    On peut enfin rapprocher cette vision de celle de Teilhard de Chardin et de sa noosphère, l’idée d’une couche pensante planétaire en formation, et voir dans les réseaux numériques mondiaux et l’IA collective une préfiguration matérielle et fonctionnelle de cette intelligence partagée. Mais pour Aurobindo comme pour Satprem, cette interconnexion croissante des mentaux ne suffit pas à produire le saut supramental, elle prépare peut-être le terrain, sans pouvoir s’y substituer, car ce saut reste, dans leur pensée, une affaire de conscience vécue et incarnée, non de puissance de calcul.

    Une chanson de Harmonium – Le corridor/Les premières lumières

    Les paroles sur https://genius.com/Harmonium-le-corridor-lyrics

    https://www.youtube.com/watch?v=8SLOsj8111g&list=PL-lygRrMXFqXEptFYra2O1TviVuLHuxLI&index=7

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #ACollective #Agenda #amour #attention #être #êtreAsurique #conscience #conscienceSupramentale #conscienceVérité #développementTechnologique #entrainementDeLEsprit #ExistenceConscienceBéatitude #FriedrichNietzsche #IA #ingénierieGénétique #intelligenceArtificielle #interdépendance #interfacesCerveauMachine #mental #MirraAlfassa #noosphère #perspective #prolongementDeLaVie #réseauxNumériquesMondiaux #Sachchidananda #Satprem #science #SriAurobindo #supramental #surhomme #technologiqu #TeilhardDeChardin #transformationIntérieure #Vivre #voieDePassage
  19. Du Surhomme et du Supramental

    Le thème du surhomme chez Sri Aurobindo n’a que peu à voir avec celui de Nietzsche, bien que le terme prête à confusion. Pour Sri Aurobindo, l’évolution ne s’arrête pas à l’apparition de l’homme et du mental. Il reprend le schéma darwinien, matière, vie, mental, mais y ajoute une étape supérieure, le supramental, un plan de conscience-vérité situé au-delà du mental, où l’être ne connaît plus par déduction, doute ou fragmentation, mais par identité directe avec le réel. Dans son œuvre majeure, La Vie Divine, et dans son poème Savitri, Aurobindo décrit ce supramental comme le principe de liaison entre l’Absolu (Sachchidananda, Existence-Conscience-Béatitude) et le monde manifesté. Le surhomme, il préfère parler d’être gnostique, n’est donc pas un individu qui s’élève par la volonté de puissance, mais une mutation de l’espèce rendue possible par la descente de cette conscience supramentale dans la matière elle-même. Ce n’est pas une conquête, c’est une transformation.

    Satprem, disciple français d’Aurobindo et de Mirra Alfassa, a présenté cette pensée dans Sri Aurobindo ou l’Aventure de la conscience, puis a consacré le reste de sa vie à transcrire et prolonger l’expérience de la Mirra Alfassa telle que consignée dans L’Agenda. Il y insiste sur un point radical, la transformation ne concerne pas seulement l’esprit ou le mental, mais la cellule, le corps physique lui-même. Mirra Alfassa cherchait à faire descendre la conscience supramentale jusque dans la matière corporelle, pour en changer le fonctionnement même, dépasser la maladie, la fatigue, la mort, non par une croyance en un au-delà, mais par une mutation vécue ici, dans la chair. Satprem parle d’une aventure, d’un risque existentiel assumé individuellement, plutôt que d’une doctrine à suivre.

    Avec maintenant de la perspective, il est intéressant de faire le lien avec le développement technologique actuel. En effet, l’intelligence artificielle (IA), l’ingénierie génétique, les interfaces cerveau-machine, les recherches sur le prolongement de la vie poursuivent elles aussi un dépassement des limites humaines. On y retrouve un même désir d’aller au-delà de l’homme tel qu’il est. Mais le mouvement est inversé. Le transhumanisme technologique procède du dehors vers le dedans, il modifie le corps et le cerveau par des outils extérieurs, le code génétique, le silicium, les prothèses, sans que la conscience elle-même change de nature. Sri Aurobindo, Mirra Alfassa et Satprem font référence à un mouvement du dedans vers le dehors. C’est la conscience, qui, en s’élevant puis en redescendant dans la matière, qui transforme cette dernière de l’intérieur. L’IA la plus avancée reste, dans ce cadre, une prouesse mentale, par les calculs, les corrélations, les prédictions, et non par un saut hors du mental. Elle prolonge et démultiplie les capacités du mental humain sans accéder à ce que Sri Aurobindo appelait la connaissance par identité, la perception directe et unifiée du vrai.

    Il y a d’ailleurs, chez ces trois auteurs, une mise en garde qui résonne avec l’époque actuelle. Une puissance qui croît sans transformation intérieure correspondante produit, non un être supérieur, mais ce que Sri Aurobindo nommait un être asurique, surpuissant et désaxé. L’accélération technologique sans changement de conscience peut ainsi être lue, dans cette perspective, comme un risque plus que comme un accomplissement, l’augmentation des moyens sans l’approfondissement de l’être qui les manie.

    On peut enfin rapprocher cette vision de celle de Teilhard de Chardin et de sa noosphère, l’idée d’une couche pensante planétaire en formation, et voir dans les réseaux numériques mondiaux et l’IA collective une préfiguration matérielle et fonctionnelle de cette intelligence partagée. Mais pour Aurobindo comme pour Satprem, cette interconnexion croissante des mentaux ne suffit pas à produire le saut supramental, elle prépare peut-être le terrain, sans pouvoir s’y substituer, car ce saut reste, dans leur pensée, une affaire de conscience vécue et incarnée, non de puissance de calcul.

    Une chanson de Harmonium – Le corridor/Les premières lumières

    Les paroles sur https://genius.com/Harmonium-le-corridor-lyrics

    https://www.youtube.com/watch?v=8SLOsj8111g&list=PL-lygRrMXFqXEptFYra2O1TviVuLHuxLI&index=7

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #ACollective #Agenda #amour #attention #être #êtreAsurique #conscience #conscienceSupramentale #conscienceVérité #développementTechnologique #entrainementDeLEsprit #ExistenceConscienceBéatitude #FriedrichNietzsche #IA #ingénierieGénétique #intelligenceArtificielle #interdépendance #interfacesCerveauMachine #mental #MirraAlfassa #noosphère #perspective #prolongementDeLaVie #réseauxNumériquesMondiaux #Sachchidananda #Satprem #science #SriAurobindo #supramental #surhomme #technologiqu #TeilhardDeChardin #transformationIntérieure #Vivre #voieDePassage
  20. Du Surhomme et du Supramental

    Le thème du surhomme chez Sri Aurobindo n’a que peu à voir avec celui de Nietzsche, bien que le terme prête à confusion. Pour Sri Aurobindo, l’évolution ne s’arrête pas à l’apparition de l’homme et du mental. Il reprend le schéma darwinien, matière, vie, mental, mais y ajoute une étape supérieure, le supramental, un plan de conscience-vérité situé au-delà du mental, où l’être ne connaît plus par déduction, doute ou fragmentation, mais par identité directe avec le réel. Dans son œuvre majeure, La Vie Divine, et dans son poème Savitri, Aurobindo décrit ce supramental comme le principe de liaison entre l’Absolu (Sachchidananda, Existence-Conscience-Béatitude) et le monde manifesté. Le surhomme, il préfère parler d’être gnostique, n’est donc pas un individu qui s’élève par la volonté de puissance, mais une mutation de l’espèce rendue possible par la descente de cette conscience supramentale dans la matière elle-même. Ce n’est pas une conquête, c’est une transformation.

    Satprem, disciple français d’Aurobindo et de Mirra Alfassa, a présenté cette pensée dans Sri Aurobindo ou l’Aventure de la conscience, puis a consacré le reste de sa vie à transcrire et prolonger l’expérience de la Mirra Alfassa telle que consignée dans L’Agenda. Il y insiste sur un point radical, la transformation ne concerne pas seulement l’esprit ou le mental, mais la cellule, le corps physique lui-même. Mirra Alfassa cherchait à faire descendre la conscience supramentale jusque dans la matière corporelle, pour en changer le fonctionnement même, dépasser la maladie, la fatigue, la mort, non par une croyance en un au-delà, mais par une mutation vécue ici, dans la chair. Satprem parle d’une aventure, d’un risque existentiel assumé individuellement, plutôt que d’une doctrine à suivre.

    Avec maintenant de la perspective, il est intéressant de faire le lien avec le développement technologique actuel. En effet, l’intelligence artificielle (IA), l’ingénierie génétique, les interfaces cerveau-machine, les recherches sur le prolongement de la vie poursuivent elles aussi un dépassement des limites humaines. On y retrouve un même désir d’aller au-delà de l’homme tel qu’il est. Mais le mouvement est inversé. Le transhumanisme technologique procède du dehors vers le dedans, il modifie le corps et le cerveau par des outils extérieurs, le code génétique, le silicium, les prothèses, sans que la conscience elle-même change de nature. Sri Aurobindo, Mirra Alfassa et Satprem font référence à un mouvement du dedans vers le dehors. C’est la conscience, qui, en s’élevant puis en redescendant dans la matière, qui transforme cette dernière de l’intérieur. L’IA la plus avancée reste, dans ce cadre, une prouesse mentale, par les calculs, les corrélations, les prédictions, et non par un saut hors du mental. Elle prolonge et démultiplie les capacités du mental humain sans accéder à ce que Sri Aurobindo appelait la connaissance par identité, la perception directe et unifiée du vrai.

    Il y a d’ailleurs, chez ces trois auteurs, une mise en garde qui résonne avec l’époque actuelle. Une puissance qui croît sans transformation intérieure correspondante produit, non un être supérieur, mais ce que Sri Aurobindo nommait un être asurique, surpuissant et désaxé. L’accélération technologique sans changement de conscience peut ainsi être lue, dans cette perspective, comme un risque plus que comme un accomplissement, l’augmentation des moyens sans l’approfondissement de l’être qui les manie.

    On peut enfin rapprocher cette vision de celle de Teilhard de Chardin et de sa noosphère, l’idée d’une couche pensante planétaire en formation, et voir dans les réseaux numériques mondiaux et l’IA collective une préfiguration matérielle et fonctionnelle de cette intelligence partagée. Mais pour Aurobindo comme pour Satprem, cette interconnexion croissante des mentaux ne suffit pas à produire le saut supramental, elle prépare peut-être le terrain, sans pouvoir s’y substituer, car ce saut reste, dans leur pensée, une affaire de conscience vécue et incarnée, non de puissance de calcul.

    Une chanson de Harmonium – Le corridor/Les premières lumières

    Les paroles sur https://genius.com/Harmonium-le-corridor-lyrics

    https://www.youtube.com/watch?v=8SLOsj8111g&list=PL-lygRrMXFqXEptFYra2O1TviVuLHuxLI&index=7

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

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  21. Du Surhomme et du Supramental

    Le thème du surhomme chez Sri Aurobindo n’a que peu à voir avec celui de Nietzsche, bien que le terme prête à confusion. Pour Sri Aurobindo, l’évolution ne s’arrête pas à l’apparition de l’homme et du mental. Il reprend le schéma darwinien, matière, vie, mental, mais y ajoute une étape supérieure, le supramental, un plan de conscience-vérité situé au-delà du mental, où l’être ne connaît plus par déduction, doute ou fragmentation, mais par identité directe avec le réel. Dans son œuvre majeure, La Vie Divine, et dans son poème Savitri, Aurobindo décrit ce supramental comme le principe de liaison entre l’Absolu (Sachchidananda, Existence-Conscience-Béatitude) et le monde manifesté. Le surhomme, il préfère parler d’être gnostique, n’est donc pas un individu qui s’élève par la volonté de puissance, mais une mutation de l’espèce rendue possible par la descente de cette conscience supramentale dans la matière elle-même. Ce n’est pas une conquête, c’est une transformation.

    Satprem, disciple français d’Aurobindo et de Mirra Alfassa, a présenté cette pensée dans Sri Aurobindo ou l’Aventure de la conscience, puis a consacré le reste de sa vie à transcrire et prolonger l’expérience de la Mirra Alfassa telle que consignée dans L’Agenda. Il y insiste sur un point radical, la transformation ne concerne pas seulement l’esprit ou le mental, mais la cellule, le corps physique lui-même. Mirra Alfassa cherchait à faire descendre la conscience supramentale jusque dans la matière corporelle, pour en changer le fonctionnement même, dépasser la maladie, la fatigue, la mort, non par une croyance en un au-delà, mais par une mutation vécue ici, dans la chair. Satprem parle d’une aventure, d’un risque existentiel assumé individuellement, plutôt que d’une doctrine à suivre.

    Avec maintenant de la perspective, il est intéressant de faire le lien avec le développement technologique actuel. En effet, l’intelligence artificielle (IA), l’ingénierie génétique, les interfaces cerveau-machine, les recherches sur le prolongement de la vie poursuivent elles aussi un dépassement des limites humaines. On y retrouve un même désir d’aller au-delà de l’homme tel qu’il est. Mais le mouvement est inversé. Le transhumanisme technologique procède du dehors vers le dedans, il modifie le corps et le cerveau par des outils extérieurs, le code génétique, le silicium, les prothèses, sans que la conscience elle-même change de nature. Sri Aurobindo, Mirra Alfassa et Satprem font référence à un mouvement du dedans vers le dehors. C’est la conscience, qui, en s’élevant puis en redescendant dans la matière, qui transforme cette dernière de l’intérieur. L’IA la plus avancée reste, dans ce cadre, une prouesse mentale, par les calculs, les corrélations, les prédictions, et non par un saut hors du mental. Elle prolonge et démultiplie les capacités du mental humain sans accéder à ce que Sri Aurobindo appelait la connaissance par identité, la perception directe et unifiée du vrai.

    Il y a d’ailleurs, chez ces trois auteurs, une mise en garde qui résonne avec l’époque actuelle. Une puissance qui croît sans transformation intérieure correspondante produit, non un être supérieur, mais ce que Sri Aurobindo nommait un être asurique, surpuissant et désaxé. L’accélération technologique sans changement de conscience peut ainsi être lue, dans cette perspective, comme un risque plus que comme un accomplissement, l’augmentation des moyens sans l’approfondissement de l’être qui les manie.

    On peut enfin rapprocher cette vision de celle de Teilhard de Chardin et de sa noosphère, l’idée d’une couche pensante planétaire en formation, et voir dans les réseaux numériques mondiaux et l’IA collective une préfiguration matérielle et fonctionnelle de cette intelligence partagée. Mais pour Aurobindo comme pour Satprem, cette interconnexion croissante des mentaux ne suffit pas à produire le saut supramental, elle prépare peut-être le terrain, sans pouvoir s’y substituer, car ce saut reste, dans leur pensée, une affaire de conscience vécue et incarnée, non de puissance de calcul.

    Une chanson de Harmonium – Le corridor/Les premières lumières

    Les paroles sur https://genius.com/Harmonium-le-corridor-lyrics

    https://www.youtube.com/watch?v=8SLOsj8111g&list=PL-lygRrMXFqXEptFYra2O1TviVuLHuxLI&index=7

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

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    #ACollective #Agenda #amour #attention #être #êtreAsurique #conscience #conscienceSupramentale #conscienceVérité #développementTechnologique #entrainementDeLEsprit #ExistenceConscienceBéatitude #FriedrichNietzsche #IA #ingénierieGénétique #intelligenceArtificielle #interdépendance #interfacesCerveauMachine #mental #MirraAlfassa #noosphère #perspective #prolongementDeLaVie #réseauxNumériquesMondiaux #Sachchidananda #Satprem #science #SriAurobindo #supramental #surhomme #technologiqu #TeilhardDeChardin #transformationIntérieure #Vivre #voieDePassage
  22. Aventurier philosophe à 95 ans

    Aventurier, philosophe, artisan, musicien, horloger… Paul Du Marchie n’a pas vécu une seule vie mais plusieurs. Grand voyageur, il découvre dans les années 40 le désert et les nomades dont il partagera le quotidien de nombreuses années. Aujourd’hui à 95 ans, il continue de transmettre avec fougue une vision de la vie basée sur l’émerveillement. Dans sa maison retirée du Liboson sur les hauteurs de Montreux, le visiteur pénètre un lieu magique où la beauté et le mystère invitent à une véritable introspection.

    Passe-moi les jumelles du 26 octobre 2018, une émission de la Radio Télévision Suisse.

    La folle vie d’un aventurier philosophe de 95 ans

    https://www.youtube.com/watch?v=Fmxz8GPBv6I

    #95Ans #acceptation #admirer #amour #artisan #attention #aventurier #émerveillement #être #beauté #conscience #contemplation #découvrir #désert #fougue #France #hauteursDeMontreux #horloger #intropection #lieuMagique #maîtriserLeTemps #maisonLiboson #musicien #mystère #nomade #ouverture #PasseMoiLesJumelles #PaulDuMarchie #philosophe #philosophie #plusieursVies #présence #quotidien #RadioTélévisionSuisse #suisse #Temps #transmettre #vision #visiteur #Vivre
  23. Les micros-voyages

    Le micro-voyage comme projet de découverte non plus comme une échappée vers l’étranger, mais comme une manière de redécouvrir la ville dans laquelle nous vivons, la communauté à laquelle nous appartenons. J’aime bien tenter de porter le regard du touriste en restant chez-moi, prendre un guide et le lire comme un étranger qui débarque sur une nouvelle Terre.

    D’une part, cela nous permet de retraverser, à pied et avec attention, les lieux que nous parcourons chaque jour sans les voir. La rue empruntée pour aller travailler, le parc contourné plutôt que traversé, l’immeuble croisé cent fois sans qe l’on ne remarque jamais la façade, ce sont là aussi des territoires d’émerveillement, simplement rendus invisibles par l’habitude et l’urgence du trajet fonctionnel.

    Georges Perec avait théorisé cette idée en s’attachant à ce qu’il appelait l’infra-ordinaire, ce qui se passe quand il ne se passe rien, les détails que le regard efface parce qu’ils sont trop familiers pour mériter l’attention. Le déplacement quotidien obéit à une logique d’efficacité. Nous allons d’un point à un autre, on ne regarde pas, on suit le chemin. Le micro-voyage, entendu comme redécouverte du proche, consiste précisément à interrompre cette logique, à s’arrêter sur un banc que l’on ne remarque jamais, à visiter un quartier que l’on traverse régulièrement comme s’il s’agissait d’un lieu inconnu, à emprunter une ruelle jamais empruntée alors qu’elle borde notre immeuble depuis toujours, à aller voir un musée local ou un nouveau café qui vient d’ouvrir.

    Ce geste modifie profondément notre représentation du monde, car il déplace le critère de ce qui mérite d’être vu. Dans l’imaginaire courant, l’intérêt d’un lieu se mesure à sa distance, à son exotisme, à sa capacité à nous dépayser par sa nouveauté radicale. Le micro-voyage de proximité renverse cette perspective. Il affirme que le dépaysement n’est pas affaire de kilomètres, mais de qualité du regard. Un mur ordinaire observé longuement révèle des textures, une histoire, des détails qu’un regard pressé ne captera jamais, même à l’autre bout du monde. L’étrangeté n’est donc pas une propriété du lieu, mais un effet de l’attention qu’on lui porte.

    Cette pratique a aussi pour effet de redéfinir la carte mentale que nous avons de notre propre environnement, là où le tourisme lointain a tendance à la synthétiser en une suite d’images consommées rapidement. Redécouvrir son quartier, c’est ajouter des couches à un espace qu’on croyait connu, c’est réintroduire de la profondeur temporelle, l’histoire d’un bâtiment, la mémoire d’un usage disparu, dans un lieu réduit d’ordinaire à sa seule fonction de passage. Le monde proche, loin d’être un espace neutre déjà entièrement connu, se révèle alors aussi riche, aussi digne d’étonnement que n’importe quelle destination exotique, à condition de renoncer à la vitesse et à l’automatisme du regard habitué.

    Ce type de micro-voyage rejoint enfin une tradition plus ancienne, celle d’habiter un lieu, de nous laisser enseigner les mouvements de la vie, où marcher sans but précis devient une manière de connaître autrement que par ses usages prescrits. Il suggère une leçon plus générale sur notre rapport au monde, la disposition à être émerveillé, à voir vraiment, compte davantage que la distance parcourue. Ce qui change notre représentation du monde n’est peut-être pas tant l’accumulation de lieux visités que la capacité, retrouvée, à regarder ce qui s’offre à nous.

    Une chanson de Michel Rivard – Le tour du bloc

    Les paroles sur https://www.paroles-musique.com/paroles-Michel-Rivard-Le-tour-du-bloc-lyrics,p7405069

    https://www.youtube.com/watch?v=cYc8Nvh6S74

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #VoieDePassage #acceptation #amour #appartenir #attention #automatisme #échappée #étranger #être #bâtiment #café #communauté #conscience #découverte #destinationExotique #distance #espace #GeorgesPerec #imagesConsommées #infraOrdinaire #lieu #Marche #mémoire #mesurer #microsVoyages #nouvelleTerre #Parc #parcours #passage #porte #présence #promenade #proximité #quartier #redécouvrirLaVielle #regard #regardHabitué #remarche #retraverser #rue #trajetFonctionnel #urgence #vitesse #Vivre #vivreEnsemble
  24. Maintenant ou jamais

    Je vais marteler et répéter de différentes façons une seule et unique chose.

    Le but est dans le point de départ, ici, dans le présent, expression exacte et impersonnelle de la Réalité, de Dieu.

    La dissolution de l’entité séparée n’est pas un but à atteindre dans le futur, car la vision de l’illusion d’être une entité autonome n’est possible que maintenant, là où sont nos pieds.

    Puisqu’aucune chose n’existe indépendamment des autres, étant en interrelation simultanée, il n’existe pas d’extérieur à la Totalité. Il n’existe donc pas de séparation ou d’autonomie d’un élément ayant un libre arbitre indépendant de son environnement.

    J’observe que, bien que convaincus intellectuellement par la non-séparation, beaucoup d’enseignants spirituels ne placent pas cette évidence en priorité, et restent accrochés à leur croyance en une entité qui devra évoluer, se transformer, changer afin d’atteindre un état spécial personnel et permanent.

    « Comment celui qui se croit séparé pourrait-il un jour vivre une non-séparation ? Comment les efforts d’un personnage pourraient-ils aboutir à sa propre disparition ? C’est aussi vain que vouloir faire l’expérience d’une absence, car il faut une présence pour pouvoir concevoir une absence ».

    *

    Chaque tradition recèle des exemples vivants de femmes et d’hommes qui sont beaux, qui font envie et qui témoignent d’une ouverture aux autres traditions, au-delà même des contradictions apparentes. Toutefois, beaucoup d’histoires traditionnelles sont considérées comme des réalités indiscutables, et bloquent une certaine liberté de penser.

    *

    Rien, puisque cette pratique n’a rien à voir avec le temps ! Quand tu parles de maintenant, tu le penses. Dès que tu le penses, tu n’y es plus. Il y a toujours un léger décalage, car on ne peut pas définir maintenant. La mauvaise façon de s’y prendre serait de se demander : Comment je vais faire pour arriver à vivre le moment présent d’une façon perma­nente ? Ce qui reviendrait à projeter la présence dans le futur !

    La seule possibilité de faire cet exercice, c’est maintenant. Si tu le fais une fois, tes actes auront une qualité d’être durant plusieurs heures. Tu seras en relation avec l’être et non avec l’avoir. La pratique ce n’est pas obtenir quelque chose, c’est mourir, là, tout de suite.

    Où est le problème, là, maintenant ? Où ?

    Daniel Morin et Sylvie Rouvière dans Maintenant ou jamais : Le mirage du futur

    Une pièce musicale de Lloyd Vaan – Present

    https://www.youtube.com/watch?v=rvjFKme0tt4

    #IllusionDêtre #absence #attention #autonome #étatSpécial #évoluer #être #But #conscience #croyance #DanielMorin #départ #Dieu #disparition #dissolution #dissolutionDeLEntité #enseignantsSpirituels #environnment #exacte #Expérience #futur #illusion #interdépendance #interrelationSimultanée #jamais #maintenant #mirage #mirageDuFutur #nonSéparation #permanent #présence #présent #réalité #SylvieRouvière #Vivre
  25. Agir par respect

    La Terre se porterait mieux si nous appliquions une idée bien simple. Les personnes que nous voulons dans notre vie ne souhaitent pas nécessairement la même chose que nous. C’est dans l’ordre des choses que des personnes que l’on aime ne nous aiment pas. C’est dans l’ordre des choses que certaines personnes qui nous ont aimés ne nous aiment plus. C’est dans l’ordre des choses que certains membres de notre famille ne soient pas en phase avec nous. Et c’est bien ainsi.

    Accepter cette simple réalité est parfois un effort important pour notre ego. Ce qui complique la vie, c’est de refuser le choix des autres ou de nous refuser de faire des choix.

    Tolérer ce qui fait mal ne peut mener qu’à la violence, ou la souffrance.

    La guerre est l’un des phénomènes humains les plus constants et les plus complexes. L’histoire nous démontre qu’elle est l’expression paroxystique de tensions qui existent à l’état latent dans toute organisation humaine : la peur de manquer, la méfiance de l’autre, la compétition pour la reconnaissance. La paix durable exige non seulement l’absence de conflit armé, mais la transformation de ces conditions de fond. Prendre une distance afin de ne pas alimenter les tensions est une saine approche.

    Une chanson de Roxanne Filion – Le monde est fou/ L’hymne à la beauté du monde

    Les paroles sur https://fox-infographie.com/wblog_le_monde_est_fou_et_hymne_beaute_du_monde.php et https://genius.com/Isabelle-boulay-lhymne-a-la-beaute-du-monde-lyrics

    https://www.youtube.com/watch?v=2BkAwJK3PZc

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

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    #VoieDePassage #acceptation #agir #Aimer #amour #attention #être #compassion #compliquerLaVie #condition #conflitArmé #conscience #ego #enPhase #exister #Famille #guerre #interdépendance #lucidité #organisationHumaine #paix #paixDurable #phénomèneHumain #réalité #reconnaissance #refuser #Respect #saineApproche #tension #Terre #transformation #tuer #Vivre
  26. Budho

    Donc, en réalité personne ne s’éveille – jamais personne – puisque « personne » est une illusion. C’est simplement cette illusion de l’identité séparée qui disparaît, qui s’évapore, qui s’évanouit…

    Accueillez ceci : l’instant que vous vivez est unique. Il ne s’est jamais produit auparavant. Il est, puis il s’évanouit pour ne jamais réapparaître. Un autre instant, tout aussi unique, va lui succéder. Chaque instant apparaît et disparaît. Il va surgir, être et retourner ensuite dans l’infini, sans possibilité d’être à nouveau vécu.

    Hier et demain sont des projections de notre mental. En réalité, tout survient dans « l’instant » et uniquement dans l’instant.

    *

    Le Buddho a été introduit en Occident par un moine zen, né en 1907, Seiji Takamori. Le terme buddho désigne une technique secrète de méditation associée au Reiki, technique venue de Mikao Usui, père du Reiki. Cette pratique est donc orientée particulièrement vers les soins.

    René Bliard dans Budho L’amour au cœur de la vie

    Une pièce musicale de Shastro · Nadama – Communion

    https://www.youtube.com/watch?v=vBZU2yWNBDE&list=RDWkg91LFDRuw&index=19

    #accueillir #amour #attention #évanouir #évaporer #éveilPersonne #être #buddho #Budho #coeur #coeurDeLaVie #conscience #entrainementDeLEsprit #identité #illusion #infini #instant #mental #MikaoUsui #moineZen #possibilité #possibilitéDêtre #pratique #réalité #réapparaître #Reiki #RenéBliard #séveiller #séparer #SeijiTakamori #soins #succéder #surgir #technique #techniqueSecrète #unique #Vivre #Zen
  27. Seconde chance

    Il y a ceux qui ne croit pas en une seconde chance, qui croit que lorsque nous avons fait une erreur, nous avons révélé notre vraie nature.

    D’autres pensent que toute personne peut se renouveler et faire quelque chose de différent, à la suite d’expérience acquise.

    Et si la seconde chance était cette capacité d’accepter de vivre encore maintenant.

    Une chanson de Daniel Bélanger – Revivre

    Les paroles sur https://genius.com/Daniel-belanger-revivre-lyrics

    https://www.youtube.com/watch?v=_6ICer0o-ZE

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

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    #2eChance #acceptation #accepter #amour #attention #être #Changement #changer #compassion #conscience #deuxièmeChance #différent #entrainementDeLEsprit #erreur #espoir #Expérience #iciEtMaintenant #interdépendance #matintenant #mouvement #passer #renouveler #revivre #secondeChance #Vivre #voieDePassage #vraieNature
  28. Le KRM à Marseille veut être bien plus que le café du Harriss’ice latte

    Il y a quelques jours, les réseaux sociaux s’en sont emparés. Un café glacé relevé d’une pointe de…
    #Marseille #FR #France #Actu #News #Europe #EU #2026 #actu #Actualités #bien #être #europe #gastronomie #KRM #plus #Provence-Alpes-Côted'Azur #que #Républiquefrançaise #veut
    europesays.com/fr/1071947/

  29. Salade exotique aux crevettes

    Une salade très savoureuse et pleine de couleurs, c’est rapide à faire et ça présente très bien. Cette recette allie la douceur des fruits tropicaux à la légèreté des crevettes, le tout relevé par une vinaigrette maison. Un vrai voyage culinaire qui vous fera voyager sous les tropiques sans quitter votre cuisine !

    Salade exotique aux crevettes / La joie des couleurs et des parfums

    https://www.youtube.com/watch?v=bqzmchNodlo

    #épices #être #convive #cuisine #cuisiner #culinaire #douceur #exotique #fruitsTropicaux #goût #grût #huile #huileVinaigre #ingrédients #Joie #joieDesCouleurs #légèreté #nutrition #parfum #partager #plaisir #pleinDeCouleurs #préparation #présentation #rapide #recette #salade #saladeExotique #saveur #savoureuse #tropique #vinaigre #vinaigrette #vinaigretteMaison #Vivre #voyageCulinaire #voyager
  30. La paix du jaïnisme

    Chez les adeptes du jaïnisme, l’idéal de paix atteint sans doute son expression avancée et la plus systématique de toutes les traditions que nous avons parcourues, car la non-violence n’y est pas un principe éthique parmi d’autres, mais littéralement l’axe autour duquel s’organise toute la métaphysique et toute la pratique.

    Ainsi, la non-violence ne concerne pas seulement les actes, elle inclut les pensées et les paroles et elle s’étend à toute forme de vie sensible, y compris les organismes les plus infimes. La paix, ici, commence par une cosmologie de la vulnérabilité universelle qui implique que chaque parcelle de réalité porte une âme capable de souffrir, donc chaque geste engage une responsabilité cosmique. La paix n’est pas une disposition intérieure seulement, elle est une vigilance concrète et perpétuelle envers le vivant.

    Pour les jaïns, la violence naît fondamentalement de l’avidité, de la peur de manquer, du désir de posséder ou de contrôler, une position qui rejoint le bouddhisme. La paix sociale, pour les jaïns, ne peut se construire tant que subsiste l’accumulation excessive, une idée qui a directement influencé Mahatma Gandhi dans sa pensée de la non-violence politique.

    Un apport singulier du jaïnisme est de situer la source du conflit non seulement dans le désir, mais dans la certitude dogmatique. Nous devons reconnaître la multiplicité des points de vue et qu’aucune affirmation n’épuise la vérité d’une chose complexe, chaque perspective n’en saisit qu’un aspect partiel. Cette posture d’humilité vise à désamorcer les conflits nés de l’absolutisation d’un seul point de vue.

    L’horizon ultime est la libération, où l’âme, débarrassée de tout karma, retrouve sa nature propre : omniscience, énergie infinie et surtout béatitude infinie, un état de repos parfait. Contrairement au nirvāṇa bouddhiste, souvent décrit en termes d’extinction ou de non-substantialité, l’âme jaïne libérée subsiste pleinement, c’est une paix de plénitude accomplie, non de dissolution.

    En somme, le jaïnisme place la non-violence au cœur de son approche. Là où le bouddhisme voit la paix dans la dissolution de l’attachement, le jaïnisme y ajoute une cosmologie de la responsabilité envers toute vie sensible, faisant de la non-violence non un idéal parmi d’autres, mais la loi physique même de la libération de l’âme. Et là où le judaïsme et le christianisme ancrent la paix dans la justice historique et la réconciliation communautaire, le jaïnisme la fait reposer sur une discipline personnelle plus contraignante. Le jaïnisme est l’une des sources directes de la non-violence gandhienne comme stratégie politique de paix basée sur l’exemplarité.

    Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci ? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent ?

    Une chanson de Non-violence – Ahimsa – La prière des jainistes – La fine fleur du Yoga

    Les paroles sur la vidéo

    https://www.youtube.com/watch?v=6uDroAxBCdI

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #acceptation #actes #Aimer #amour #attachement #âme #être #béatitudeInfinie #compassion #conscience #désir #dispositionIntérieure #dissolution #entrainementDeLEsprit #exemplarité #idéal #interdépendance #jaïnisme #jaïniste #jaïns #libération #MahatmaGandhi #naturePropre #nirvāṇa #nonSubstantialité #nonViolence #omniscience #paix #paixSociale #paroles #pensées #plénitudeAccomplie #posséder #reposParfait #Vivre #voieDePassage #vulnérabilitéUniverselle
  31. Mémoire musique Laissons entrer le soleil 

    « Laissons entrer le soleil » est l’adaptation française du titre Let the Sunshine In, issu de la célèbre comédie musicale Hair. Elle illustre une facette de l’époque hippie. Interprétée en France par Julien Clerc en 1969, cette chanson pacifiste est devenue un hymne de la contre-culture luttant contre la guerre du Vietnam.

    Une chanson de Julien Clerc interprétée avec Soprano – Laissons entrer le soleil 

    Les paroles sur https://www.musixmatch.com/fr/paroles/Julien-Clerc/Laissons-entrer-le-soleil

    https://www.youtube.com/watch?v=D-9fbZk-4_g

    #acceptation #amour #attention #époque #être #beatnik #chansonPacifiste #comédieMusicale #compassion #conscience #contreCulture #ensembleRéagir #France #guerre #guerreVietnam #Hair #hippie #humanité #hymne #JulienClerc #laisserEntrer #LetTheSunshine #LetTheSunshineIn #lutte #paix #soleil #Soprano #Vivre
  32. Paix intérieure et paix sociale

    Pour illustrer notre possible résistance commune au culte de l’argent, je voudrais citer un célèbre dominicain, Bartholomé de Las Casas, auteur de la Controverse de Valladolid. Quand il défend le point de vue que les Indiens ont une âme et qu’il faut cesser de les tenir en esclavage, il écrit: « Depuis les tout premiers contacts, les Espagnols n’ont paru animés et poussés que par la soif de l’or. C’est tout ce qu’ils réclament: « De l’or, de l’or, de l’or. Au point qu’en certains endroits, les habitants des terres nouvelles disaient : « Mais qu’est-ce qu’ils en font de tout cet or? Ils doivent le manger. » Tout est soumis à l’or, tout. » Je crains que l’on vive dans un monde où, de plus en plus, tout soit soumis au profit.

    *

    Je ne pense pas être un homme de paix, mais un homme de combat. Mon discours est relativement belliciste. Quand on parle de paix, j’ai souvent l’impression que c’est d’une fausse paix qu’il s’agit : belliciste le silence qu’on voudrait nous imposer.

    *

    Le choix d’Arnaud Beltrame, dont on sait par ailleurs qu’il avait la foi, de se substituer à un otage dans le supermarché de Trèbes, ne relève pas non plus de motivations personnelles mais de quelque chose d’autre qui le dépassait : est-ce le devoir ? La patrie ? L’honneur ? Je ne sais pas. Mais il nous a démontré qu’il existe des valeurs qui dépassent le cadre personnel. Je pense que l’on a tous en nous quelque chose de cet ordre-là, même si ce n’est peut-être pas poussé à ce point d’héroïsme. Or la société nous invite en permanence non pas à stimuler cette part de nous-même, mais à l’éteindre. Comme si c’était quelque chose de honteux.

    *

    Je n’ai jamais eu de fonction séparée de mes désirs, de mes convictions. Quand je croise les autres élus à la buvette de l’Assemblée nationale, on discute les uns avec les autres, malgré nos désaccords, nos différentes appartenances, et dès que l’on rentre dans l’hémicycle, je les vois tous changer de discours, revêtir la rigidité de la fonction. Ça me déprime, cette idée de fonction qui peut vous déshumaniser.

    François Ruffin et Monseigneur Olivier Leborgne dans Paix intérieure et paix sociale

    Une pièce musicale de  Ennio Morricone & André Rieu – Gabriel’s oboe

    https://www.youtube.com/watch?v=Hy-zRZQo79Q

    #âme #être #BartholoméDeLasCasas #belliciste #cadrePersonnel #combat #conscience #ControverseDeValladolid #craindre #culteDeLArgent #déshumaniser #esclavage #exister #foi #FrançoisRuffin #habitantsDeLaTerre #hémicycle #héroisme #hommeDeCombat #hommeDePaix #honneur #MonseigneurOlivierLeborgne #motivationPersonnelle #or #otage #paix #paixIntérieure #paixSociale #profit #soifDeLOr #Trèbes
  33. La paix du christianisme

    Chez les chrétiens, la paix, eirēnē en grec, héritière du shalom hébraïque, porte cette même idée de plénitude, mais elle est redéfinie autour d’un événement central, soit l’incarnation, la croix et la personne du Christ comme Prince de la Paix.

    Le trait le plus distinctif de la paix chrétienne est qu’elle n’est pas d’abord une réalisation ou une conquête spirituelle, mais un don gratuit reçu du Christ : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne ». Cette précision « pas comme le monde la donne » est capitale : elle distingue une paix qui ne dépend pas des circonstances extérieures issues de l’absence de conflit, la sécurité et le confort, mais d’une paix qui subsiste même au cœur de la tribulation.

    Pour Paul, la paix chrétienne a une structure double, elle est verticale par la réconciliation de l’humanité avec Dieu, rendue possible par la croix, qui répare la rupture introduite par le péché. Elle est horizontale par la réconciliation entre les humains eux-mêmes.

    La paix n’est donc jamais purement intérieure, elle est intrinsèquement relationnelle et communautaire, comme dans le judaïsme, mais elle passe ici par la médiation d’une personne plutôt que par l’étude et la justice seules.

    Ainsi, la paix figure parmi les fruits de l’Esprit, aux côtés de l’amour, de la joie, de la patience. Cette catégorisation est significative. Un fruit ne se fabrique pas par la seule volonté, il mûrit d’une vie déjà greffée à une source plus grande. La paix chrétienne suppose donc une transformation intérieure progressive plutôt qu’une technique ou une discipline maîtrisable. On devient faiseur de paix, dont une paix agissante, comparable au radaf shalom juif ou la générosité et noblesse de cœur soufie.

    Chez les Pères du désert et les mystiques chrétiens, la paix se rapproche de la libération des passions désordonnées qui permet au cœur de se rendre disponible à la prière incessante. On y trouve une parenté frappante avec le nirvāṇa bouddhiste ou l’ataraxia stoïcienne, bien que la finalité reste ici l’union avec un Dieu personnel plutôt que l’extinction du désir en soi.

    Dans le sillage plus contemporain, par exemple Simone Weil, la paix chrétienne se comprend aussi comme attention, un consentement au réel, une disponibilité totale qui suspend le vouloir-saisir de l’ego. Cette paix rejoint, par un autre chemin, l’approche soufi, par un abandon actif plutôt qu’une résignation.

    Enfin, comme dans le judaïsme, le christianisme porte un horizon de paix cosmique et définitive avec le Royaume de Dieu. Mais la théologie chrétienne insiste sur une tension propre : cette paix est déjà et pas encore, inaugurée par le Christ, mais non encore pleinement accomplie, ce qui donne à l’existence chrétienne une qualité d’attente active, ni pur retrait contemplatif ni simple militantisme historique.

    En somme, la paix chrétienne se situe à un carrefour singulier parmi les traditions que nous avons parcourues. Comme le judaïsme, elle refuse de séparer paix et justice, et l’inscrit dans l’histoire. Comme le soufisme, elle passe par l’abandon amoureux et la médiation d’un Dieu personnel. Comme le bouddhisme, elle implique une libération des passions et de l’agitation intérieure. Toutefois, c’est une personne, non un principe ou un vide, qui est la paix, et qui la donne plutôt qu’elle ne se conquiert.

    Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent?

    Une chanson de Glorious – Evenou Shalom Alerhem

    Les paroles sur https://www.paroles.net/glorious/paroles-evenou-shalom-alerhem

    https://www.youtube.com/watch?v=3YoTvPYCJbE

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #agitationIntérieure #amour #ataraxiaStoïcienne #atenteActive #être #chrétien #Christ #compassion #conscience #contemplatif #croix #eirēnē #faiseurDePaix #fruitsDeLEsprit #générosité #Jésus #Joie #libérationDesPassions #médiation #militantisme #paix #paixChrétienne #paixCosmique #patience #pèresDuDésert #PrinceDeLaPaix #réconciliationDeLHumanité #réconciliationEntreLesHumains #shalom #singularité #théologieChrétienne #union #Vivre #voieDePassage
  34. La paix du christianisme

    Chez les chrétiens, la paix, eirēnē en grec, héritière du shalom hébraïque, porte cette même idée de plénitude, mais elle est redéfinie autour d’un événement central, soit l’incarnation, la croix et la personne du Christ comme Prince de la Paix.

    Le trait le plus distinctif de la paix chrétienne est qu’elle n’est pas d’abord une réalisation ou une conquête spirituelle, mais un don gratuit reçu du Christ : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne ». Cette précision « pas comme le monde la donne » est capitale : elle distingue une paix qui ne dépend pas des circonstances extérieures issues de l’absence de conflit, la sécurité et le confort, mais d’une paix qui subsiste même au cœur de la tribulation.

    Pour Paul, la paix chrétienne a une structure double, elle est verticale par la réconciliation de l’humanité avec Dieu, rendue possible par la croix, qui répare la rupture introduite par le péché. Elle est horizontale par la réconciliation entre les humains eux-mêmes.

    La paix n’est donc jamais purement intérieure, elle est intrinsèquement relationnelle et communautaire, comme dans le judaïsme, mais elle passe ici par la médiation d’une personne plutôt que par l’étude et la justice seules.

    Ainsi, la paix figure parmi les fruits de l’Esprit, aux côtés de l’amour, de la joie, de la patience. Cette catégorisation est significative. Un fruit ne se fabrique pas par la seule volonté, il mûrit d’une vie déjà greffée à une source plus grande. La paix chrétienne suppose donc une transformation intérieure progressive plutôt qu’une technique ou une discipline maîtrisable. On devient faiseur de paix, dont une paix agissante, comparable au radaf shalom juif ou la générosité et noblesse de cœur soufie.

    Chez les Pères du désert et les mystiques chrétiens, la paix se rapproche de la libération des passions désordonnées qui permet au cœur de se rendre disponible à la prière incessante. On y trouve une parenté frappante avec le nirvāṇa bouddhiste ou l’ataraxia stoïcienne, bien que la finalité reste ici l’union avec un Dieu personnel plutôt que l’extinction du désir en soi.

    Dans le sillage plus contemporain, par exemple Simone Weil, la paix chrétienne se comprend aussi comme attention, un consentement au réel, une disponibilité totale qui suspend le vouloir-saisir de l’ego. Cette paix rejoint, par un autre chemin, l’approche soufi, par un abandon actif plutôt qu’une résignation.

    Enfin, comme dans le judaïsme, le christianisme porte un horizon de paix cosmique et définitive avec le Royaume de Dieu. Mais la théologie chrétienne insiste sur une tension propre : cette paix est déjà et pas encore, inaugurée par le Christ, mais non encore pleinement accomplie, ce qui donne à l’existence chrétienne une qualité d’attente active, ni pur retrait contemplatif ni simple militantisme historique.

    En somme, la paix chrétienne se situe à un carrefour singulier parmi les traditions que nous avons parcourues. Comme le judaïsme, elle refuse de séparer paix et justice, et l’inscrit dans l’histoire. Comme le soufisme, elle passe par l’abandon amoureux et la médiation d’un Dieu personnel. Comme le bouddhisme, elle implique une libération des passions et de l’agitation intérieure. Toutefois, c’est une personne, non un principe ou un vide, qui est la paix, et qui la donne plutôt qu’elle ne se conquiert.

    Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent?

    Une chanson de Glorious – Evenou Shalom Alerhem

    Les paroles sur https://www.paroles.net/glorious/paroles-evenou-shalom-alerhem

    https://www.youtube.com/watch?v=3YoTvPYCJbE

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

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    #agitationIntérieure #amour #ataraxiaStoïcienne #atenteActive #être #chrétien #Christ #compassion #conscience #contemplatif #croix #eirēnē #faiseurDePaix #fruitsDeLEsprit #générosité #Jésus #Joie #libérationDesPassions #médiation #militantisme #paix #paixChrétienne #paixCosmique #patience #pèresDuDésert #PrinceDeLaPaix #réconciliationDeLHumanité #réconciliationEntreLesHumains #shalom #singularité #théologieChrétienne #union #Vivre #voieDePassage
  35. La paix du christianisme

    Chez les chrétiens, la paix, eirēnē en grec, héritière du shalom hébraïque, porte cette même idée de plénitude, mais elle est redéfinie autour d’un événement central, soit l’incarnation, la croix et la personne du Christ comme Prince de la Paix.

    Le trait le plus distinctif de la paix chrétienne est qu’elle n’est pas d’abord une réalisation ou une conquête spirituelle, mais un don gratuit reçu du Christ : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne ». Cette précision « pas comme le monde la donne » est capitale : elle distingue une paix qui ne dépend pas des circonstances extérieures issues de l’absence de conflit, la sécurité et le confort, mais d’une paix qui subsiste même au cœur de la tribulation.

    Pour Paul, la paix chrétienne a une structure double, elle est verticale par la réconciliation de l’humanité avec Dieu, rendue possible par la croix, qui répare la rupture introduite par le péché. Elle est horizontale par la réconciliation entre les humains eux-mêmes.

    La paix n’est donc jamais purement intérieure, elle est intrinsèquement relationnelle et communautaire, comme dans le judaïsme, mais elle passe ici par la médiation d’une personne plutôt que par l’étude et la justice seules.

    Ainsi, la paix figure parmi les fruits de l’Esprit, aux côtés de l’amour, de la joie, de la patience. Cette catégorisation est significative. Un fruit ne se fabrique pas par la seule volonté, il mûrit d’une vie déjà greffée à une source plus grande. La paix chrétienne suppose donc une transformation intérieure progressive plutôt qu’une technique ou une discipline maîtrisable. On devient faiseur de paix, dont une paix agissante, comparable au radaf shalom juif ou la générosité et noblesse de cœur soufie.

    Chez les Pères du désert et les mystiques chrétiens, la paix se rapproche de la libération des passions désordonnées qui permet au cœur de se rendre disponible à la prière incessante. On y trouve une parenté frappante avec le nirvāṇa bouddhiste ou l’ataraxia stoïcienne, bien que la finalité reste ici l’union avec un Dieu personnel plutôt que l’extinction du désir en soi.

    Dans le sillage plus contemporain, par exemple Simone Weil, la paix chrétienne se comprend aussi comme attention, un consentement au réel, une disponibilité totale qui suspend le vouloir-saisir de l’ego. Cette paix rejoint, par un autre chemin, l’approche soufi, par un abandon actif plutôt qu’une résignation.

    Enfin, comme dans le judaïsme, le christianisme porte un horizon de paix cosmique et définitive avec le Royaume de Dieu. Mais la théologie chrétienne insiste sur une tension propre : cette paix est déjà et pas encore, inaugurée par le Christ, mais non encore pleinement accomplie, ce qui donne à l’existence chrétienne une qualité d’attente active, ni pur retrait contemplatif ni simple militantisme historique.

    En somme, la paix chrétienne se situe à un carrefour singulier parmi les traditions que nous avons parcourues. Comme le judaïsme, elle refuse de séparer paix et justice, et l’inscrit dans l’histoire. Comme le soufisme, elle passe par l’abandon amoureux et la médiation d’un Dieu personnel. Comme le bouddhisme, elle implique une libération des passions et de l’agitation intérieure. Toutefois, c’est une personne, non un principe ou un vide, qui est la paix, et qui la donne plutôt qu’elle ne se conquiert.

    Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent?

    Une chanson de Glorious – Evenou Shalom Alerhem

    Les paroles sur https://www.paroles.net/glorious/paroles-evenou-shalom-alerhem

    https://www.youtube.com/watch?v=3YoTvPYCJbE

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #agitationIntérieure #amour #ataraxiaStoïcienne #atenteActive #être #chrétien #Christ #compassion #conscience #contemplatif #croix #eirēnē #faiseurDePaix #fruitsDeLEsprit #générosité #Jésus #Joie #libérationDesPassions #médiation #militantisme #paix #paixChrétienne #paixCosmique #patience #pèresDuDésert #PrinceDeLaPaix #réconciliationDeLHumanité #réconciliationEntreLesHumains #shalom #singularité #théologieChrétienne #union #Vivre #voieDePassage
  36. La paix du christianisme

    Chez les chrétiens, la paix, eirēnē en grec, héritière du shalom hébraïque, porte cette même idée de plénitude, mais elle est redéfinie autour d’un événement central, soit l’incarnation, la croix et la personne du Christ comme Prince de la Paix.

    Le trait le plus distinctif de la paix chrétienne est qu’elle n’est pas d’abord une réalisation ou une conquête spirituelle, mais un don gratuit reçu du Christ : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne ». Cette précision « pas comme le monde la donne » est capitale : elle distingue une paix qui ne dépend pas des circonstances extérieures issues de l’absence de conflit, la sécurité et le confort, mais d’une paix qui subsiste même au cœur de la tribulation.

    Pour Paul, la paix chrétienne a une structure double, elle est verticale par la réconciliation de l’humanité avec Dieu, rendue possible par la croix, qui répare la rupture introduite par le péché. Elle est horizontale par la réconciliation entre les humains eux-mêmes.

    La paix n’est donc jamais purement intérieure, elle est intrinsèquement relationnelle et communautaire, comme dans le judaïsme, mais elle passe ici par la médiation d’une personne plutôt que par l’étude et la justice seules.

    Ainsi, la paix figure parmi les fruits de l’Esprit, aux côtés de l’amour, de la joie, de la patience. Cette catégorisation est significative. Un fruit ne se fabrique pas par la seule volonté, il mûrit d’une vie déjà greffée à une source plus grande. La paix chrétienne suppose donc une transformation intérieure progressive plutôt qu’une technique ou une discipline maîtrisable. On devient faiseur de paix, dont une paix agissante, comparable au radaf shalom juif ou la générosité et noblesse de cœur soufie.

    Chez les Pères du désert et les mystiques chrétiens, la paix se rapproche de la libération des passions désordonnées qui permet au cœur de se rendre disponible à la prière incessante. On y trouve une parenté frappante avec le nirvāṇa bouddhiste ou l’ataraxia stoïcienne, bien que la finalité reste ici l’union avec un Dieu personnel plutôt que l’extinction du désir en soi.

    Dans le sillage plus contemporain, par exemple Simone Weil, la paix chrétienne se comprend aussi comme attention, un consentement au réel, une disponibilité totale qui suspend le vouloir-saisir de l’ego. Cette paix rejoint, par un autre chemin, l’approche soufi, par un abandon actif plutôt qu’une résignation.

    Enfin, comme dans le judaïsme, le christianisme porte un horizon de paix cosmique et définitive avec le Royaume de Dieu. Mais la théologie chrétienne insiste sur une tension propre : cette paix est déjà et pas encore, inaugurée par le Christ, mais non encore pleinement accomplie, ce qui donne à l’existence chrétienne une qualité d’attente active, ni pur retrait contemplatif ni simple militantisme historique.

    En somme, la paix chrétienne se situe à un carrefour singulier parmi les traditions que nous avons parcourues. Comme le judaïsme, elle refuse de séparer paix et justice, et l’inscrit dans l’histoire. Comme le soufisme, elle passe par l’abandon amoureux et la médiation d’un Dieu personnel. Comme le bouddhisme, elle implique une libération des passions et de l’agitation intérieure. Toutefois, c’est une personne, non un principe ou un vide, qui est la paix, et qui la donne plutôt qu’elle ne se conquiert.

    Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent?

    Une chanson de Glorious – Evenou Shalom Alerhem

    Les paroles sur https://www.paroles.net/glorious/paroles-evenou-shalom-alerhem

    https://www.youtube.com/watch?v=3YoTvPYCJbE

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #agitationIntérieure #amour #ataraxiaStoïcienne #atenteActive #être #chrétien #Christ #compassion #conscience #contemplatif #croix #eirēnē #faiseurDePaix #fruitsDeLEsprit #générosité #Jésus #Joie #libérationDesPassions #médiation #militantisme #paix #paixChrétienne #paixCosmique #patience #pèresDuDésert #PrinceDeLaPaix #réconciliationDeLHumanité #réconciliationEntreLesHumains #shalom #singularité #théologieChrétienne #union #Vivre #voieDePassage
  37. La paix du christianisme

    Chez les chrétiens, la paix, eirēnē en grec, héritière du shalom hébraïque, porte cette même idée de plénitude, mais elle est redéfinie autour d’un événement central, soit l’incarnation, la croix et la personne du Christ comme Prince de la Paix.

    Le trait le plus distinctif de la paix chrétienne est qu’elle n’est pas d’abord une réalisation ou une conquête spirituelle, mais un don gratuit reçu du Christ : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne ». Cette précision « pas comme le monde la donne » est capitale : elle distingue une paix qui ne dépend pas des circonstances extérieures issues de l’absence de conflit, la sécurité et le confort, mais d’une paix qui subsiste même au cœur de la tribulation.

    Pour Paul, la paix chrétienne a une structure double, elle est verticale par la réconciliation de l’humanité avec Dieu, rendue possible par la croix, qui répare la rupture introduite par le péché. Elle est horizontale par la réconciliation entre les humains eux-mêmes.

    La paix n’est donc jamais purement intérieure, elle est intrinsèquement relationnelle et communautaire, comme dans le judaïsme, mais elle passe ici par la médiation d’une personne plutôt que par l’étude et la justice seules.

    Ainsi, la paix figure parmi les fruits de l’Esprit, aux côtés de l’amour, de la joie, de la patience. Cette catégorisation est significative. Un fruit ne se fabrique pas par la seule volonté, il mûrit d’une vie déjà greffée à une source plus grande. La paix chrétienne suppose donc une transformation intérieure progressive plutôt qu’une technique ou une discipline maîtrisable. On devient faiseur de paix, dont une paix agissante, comparable au radaf shalom juif ou la générosité et noblesse de cœur soufie.

    Chez les Pères du désert et les mystiques chrétiens, la paix se rapproche de la libération des passions désordonnées qui permet au cœur de se rendre disponible à la prière incessante. On y trouve une parenté frappante avec le nirvāṇa bouddhiste ou l’ataraxia stoïcienne, bien que la finalité reste ici l’union avec un Dieu personnel plutôt que l’extinction du désir en soi.

    Dans le sillage plus contemporain, par exemple Simone Weil, la paix chrétienne se comprend aussi comme attention, un consentement au réel, une disponibilité totale qui suspend le vouloir-saisir de l’ego. Cette paix rejoint, par un autre chemin, l’approche soufi, par un abandon actif plutôt qu’une résignation.

    Enfin, comme dans le judaïsme, le christianisme porte un horizon de paix cosmique et définitive avec le Royaume de Dieu. Mais la théologie chrétienne insiste sur une tension propre : cette paix est déjà et pas encore, inaugurée par le Christ, mais non encore pleinement accomplie, ce qui donne à l’existence chrétienne une qualité d’attente active, ni pur retrait contemplatif ni simple militantisme historique.

    En somme, la paix chrétienne se situe à un carrefour singulier parmi les traditions que nous avons parcourues. Comme le judaïsme, elle refuse de séparer paix et justice, et l’inscrit dans l’histoire. Comme le soufisme, elle passe par l’abandon amoureux et la médiation d’un Dieu personnel. Comme le bouddhisme, elle implique une libération des passions et de l’agitation intérieure. Toutefois, c’est une personne, non un principe ou un vide, qui est la paix, et qui la donne plutôt qu’elle ne se conquiert.

    Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent?

    Une chanson de Glorious – Evenou Shalom Alerhem

    Les paroles sur https://www.paroles.net/glorious/paroles-evenou-shalom-alerhem

    https://www.youtube.com/watch?v=3YoTvPYCJbE

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #agitationIntérieure #amour #ataraxiaStoïcienne #atenteActive #être #chrétien #Christ #compassion #conscience #contemplatif #croix #eirēnē #faiseurDePaix #fruitsDeLEsprit #générosité #Jésus #Joie #libérationDesPassions #médiation #militantisme #paix #paixChrétienne #paixCosmique #patience #pèresDuDésert #PrinceDeLaPaix #réconciliationDeLHumanité #réconciliationEntreLesHumains #shalom #singularité #théologieChrétienne #union #Vivre #voieDePassage