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#voir — Public Fediverse posts

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  1. L’ULTIME LUMIÈRE (Katerina Anghelàki-Rooke)

         L'ULTIME LUMIÈRE Où je me suis plongee pour te trouver je ne vois plus l'être et le prophète de mon cœur est muet. Tu es sous une forme absolue inaccessible à la vie elle-même tu es une tache blanche un peu d'eau trouble. Je veux user mon ultime lumière là où rien n'arrête l'œil : je ne veux pas même une hirondelle à l'horizon pas la moindre illusion. Mon cœur sera mort sans doute et moi je vivrai je compterai sur la nature je t'appellerai été sans […]

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  2. L’éveil ordinaire

    La non-dualité, ce n’est pas le contraire de la dualité. Elle est la vue qui dépasse toute notion antagoniste.

    À travers elle, nous ne tentons pas d’unir ce qui s’oppose, ou de faire disparaître un « second ». Nous réalisons que par-delà la différence, un aspect relatif, tout a une seule et même nature indivisible.

    *

    Parfois, je dis aux gens de se tenir derrière leurs yeux. Être juste là, derrière, comme s’il s’agissait de fenêtres. Cela permet de couper court au mental et de “Voir”, d’être très directement en relation avec tout “ce qui Est”. On pourrait dire “habiter” son regard. J’appelle cela vivre en “live”, ou encore, s’immerger dans le Vivant.

    Je vous invite à le faire, à y revenir et à vous en souvenir, sans créer de tension. Le plus souvent, nous recherchons cette Vie, cette “intensité” par des artifices et des voies détournées. Cependant, nous finissons toujours par “dessoûler” et cela nous rend frustrés et insatisfaits. D’où l’importance de ne pas compenser, de ne pas user d’expédients. Nous ne puisons pas seulement notre nourriture dans le terrestre, mais aussi dans le céleste. Dans un “contact” et une adhésion à l’Ouverture, où s’actualise le battement du renouveau.

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    Dans notre rôle de chercheur spirituel, nous conservons encore le sentiment de devoir parfaire notre compréhension afin de parvenir à la pleine expérience de la vérité. Éveil et vérité ne sont cependant pas comme un objet à saisir face à nous. Éveil et vérité font partie de nous, d’une même Nature. Entraîné dans son mouvement l’esprit se détourne, se distrait et virtuellement s’isole de sa Nature, puis, se met en quête d’un « ailleurs » improbable. Au sein d’une même base d’abord nous divisons, puis nous tentons d’unir à nouveau. En fait, il n’y a que la Nature et rien de différent ne peut être rejoint. Tout reflet et projection n’ont de tout temps été que son expression.

    *

    La Vision pure est pareille à une pointe aigüe. Elle est la “Pointe de vie”. La force qui lui est associée vient de son aptitude à transpercer, à pourfendre et garder dans l’unité tout ce qui s’élève.

    Elle est l’essence, l’ouverture du ciel que rien ni personne ne peut obstruer ou toucher.

    Elle est le sceau, le diamant d’éternité.

    Denis Marie dans L’éveil ordinaire, le don du cœur

    Une pièce musicale de Pat Metheny · Charlie Haden – Spiritual

    https://www.youtube.com/watch?v=Gh0G2uu_xSQ

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  3. De mon divan (Hâfez)

         De mon divan, de mon tapis, mon roseau turc qui s'en alla, quel fut mon crime pour qu'il partît jusqu'en Chine, et s'en allât ? Je reste seul, abandonné. Où sont dans ses yeux les Pléiades ? Sans eux, les miens ont tout perdu, tout mon bien s'en fut, s'en alla. Le flambeau de nos nuits passées nous illuminait, flamme pure. Sur son paraphe de fumée, le fil de mon cœur s'en alla. Le flambeau de nos nuits passées nous illuminait, flamme pure. Sur son paraphe de fumée, […]

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  4. MÉNAPHON [CHANSON DE SEPHESTIA] (Robert Green)

         MÉNAPHON [CHANSON DE SEPHESTIA] Ne pleure pas, mon mignon, souris sur mes genoux ; Avec l'âge viendra bien assez de chagrin. Joli garçon, lutin de ta mère, Joie et douleur de ton père, Quand ton père te vit naître, Si bel enfant né de nous deux, Il eut joie, moi j'avais peine ; Mais il eut peine quand malechance Lui fit quitter son joli garçon, Lors son chagrin, sa joie naguère. Ne pleure pas, mon mignon, souris sur mes genoux ; Avec l'âge viendra bien assez […]

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