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#vivre — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #vivre, aggregated by home.social.

  1. La religion du poète

    La beauté n’est pas une fantaisie, elle possède le sens éternel de la réalité. Les faits qui causent l’abattement et la tristesse ne sont qu’une brume, et lorsqu’à travers cette brume la Beauté perce çà et là, nous comprenons que la Paix est Vraie et non la haine, et que la Vérité est l’Unité et non la multitude disjointe. * Il n’est pas indispensable que les enfants comprennent toutes choses dans les moindres détails. Ce dont ils ont besoin, c’est de l’éveil […]

    dandanjean.com/2026/09/14/la-r

  2. LE CHANSONNIER (Lorenzo de Medici)

    Illustration: Jean Charles Nicaise Perrin      LE CHANSONNIER Combien est vain chacun de nos espoirs, Combien trompeur chacun de nos desseins, Combien le monde est rempli d'ignorance, Mort, maîtresse de tout, le fait bien voir. Qui vit parmi les chants, danses et joutes, Qui applique l'esprit à noble chose, Qui n'a que mépris envers monde et choses, Qui ne fait pas voir ce qui est en lui. Soucis et pensers vains, destins divers Par la diversité née de Nature Se voient en […]

    arbrealettres.wordpress.com/20

  3. LE CHANSONNIER (Lorenzo de Medici)

    Illustration: Jean Charles Nicaise Perrin      LE CHANSONNIER Combien est vain chacun de nos espoirs, Combien trompeur chacun de nos desseins, Combien le monde est rempli d'ignorance, Mort, maîtresse de tout, le fait bien voir. Qui vit parmi les chants, danses et joutes, Qui applique l'esprit à noble chose, Qui n'a que mépris envers monde et choses, Qui ne fait pas voir ce qui est en lui. Soucis et pensers vains, destins divers Par la diversité née de Nature Se voient en […]

    arbrealettres.wordpress.com/20

  4. LE CHANSONNIER (Lorenzo de Medici)

    Illustration: Jean Charles Nicaise Perrin      LE CHANSONNIER Combien est vain chacun de nos espoirs, Combien trompeur chacun de nos desseins, Combien le monde est rempli d'ignorance, Mort, maîtresse de tout, le fait bien voir. Qui vit parmi les chants, danses et joutes, Qui applique l'esprit à noble chose, Qui n'a que mépris envers monde et choses, Qui ne fait pas voir ce qui est en lui. Soucis et pensers vains, destins divers Par la diversité née de Nature Se voient en […]

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  5. LE CHANSONNIER (Lorenzo de Medici)

    Illustration: Jean Charles Nicaise Perrin      LE CHANSONNIER Combien est vain chacun de nos espoirs, Combien trompeur chacun de nos desseins, Combien le monde est rempli d'ignorance, Mort, maîtresse de tout, le fait bien voir. Qui vit parmi les chants, danses et joutes, Qui applique l'esprit à noble chose, Qui n'a que mépris envers monde et choses, Qui ne fait pas voir ce qui est en lui. Soucis et pensers vains, destins divers Par la diversité née de Nature Se voient en […]

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  6. LE CHANSONNIER (Lorenzo de Medici)

    Illustration: Jean Charles Nicaise Perrin      LE CHANSONNIER Combien est vain chacun de nos espoirs, Combien trompeur chacun de nos desseins, Combien le monde est rempli d'ignorance, Mort, maîtresse de tout, le fait bien voir. Qui vit parmi les chants, danses et joutes, Qui applique l'esprit à noble chose, Qui n'a que mépris envers monde et choses, Qui ne fait pas voir ce qui est en lui. Soucis et pensers vains, destins divers Par la diversité née de Nature Se voient en […]

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  7. Par les accords

    Je dois beaucoup à la musique. Elle m’a permis de découvrir des univers musicaux qui sèment l’émerveillement et une immense paix. Elle m’a permis de comprendre un peu mieux les terroirs qui ont su engendrer les styles musicaux. Les phrases musicales ont une sorte d’accent. Pour qui aiment écouter la musique, il y a une attention à porter aux silences, aux accords, aux harmonies, au rythme. Il est fascinant de prendre conscience que la musique que nous écoutons est […]

    dandanjean.com/2026/09/13/par-

  8. Une simplicité aveuglante

    Parce que la Vérité est simple, c'est la plus simple chose au monde, c'est pourquoi nous ne la voyons pas. Il n'y a qu'une Chose au monde, et pas deux, comme les physiciens, les mathématiciens ont commencé de le percevoir, et comme l'enfant qui sourit à la vague le sait bien, sur une grande plage où la même écume semble rouler du fond des temps, et rejoindre un grand rythme qui monte d'une vieille mémoire, qui fond les jours et les peines dans une unique histoire, si vieille qu'elle […]

    dandanjean.com/2026/09/08/une-

  9. Une simplicité aveuglante

    Parce que la Vérité est simple, c'est la plus simple chose au monde, c'est pourquoi nous ne la voyons pas. Il n'y a qu'une Chose au monde, et pas deux, comme les physiciens, les mathématiciens ont commencé de le percevoir, et comme l'enfant qui sourit à la vague le sait bien, sur une grande plage où la même écume semble rouler du fond des temps, et rejoindre un grand rythme qui monte d'une vieille mémoire, qui fond les jours et les peines dans une unique histoire, si vieille qu'elle […]

    dandanjean.com/2026/09/08/une-

  10. Une simplicité aveuglante

    Parce que la Vérité est simple, c'est la plus simple chose au monde, c'est pourquoi nous ne la voyons pas. Il n'y a qu'une Chose au monde, et pas deux, comme les physiciens, les mathématiciens ont commencé de le percevoir, et comme l'enfant qui sourit à la vague le sait bien, sur une grande plage où la même écume semble rouler du fond des temps, et rejoindre un grand rythme qui monte d'une vieille mémoire, qui fond les jours et les peines dans une unique histoire, si vieille qu'elle […]

    dandanjean.com/2026/09/08/une-

  11. Une simplicité aveuglante

    Parce que la Vérité est simple, c'est la plus simple chose au monde, c'est pourquoi nous ne la voyons pas. Il n'y a qu'une Chose au monde, et pas deux, comme les physiciens, les mathématiciens ont commencé de le percevoir, et comme l'enfant qui sourit à la vague le sait bien, sur une grande plage où la même écume semble rouler du fond des temps, et rejoindre un grand rythme qui monte d'une vieille mémoire, qui fond les jours et les peines dans une unique histoire, si vieille qu'elle […]

    dandanjean.com/2026/09/08/une-

  12. Une simplicité aveuglante

    Parce que la Vérité est simple, c'est la plus simple chose au monde, c'est pourquoi nous ne la voyons pas. Il n'y a qu'une Chose au monde, et pas deux, comme les physiciens, les mathématiciens ont commencé de le percevoir, et comme l'enfant qui sourit à la vague le sait bien, sur une grande plage où la même écume semble rouler du fond des temps, et rejoindre un grand rythme qui monte d'une vieille mémoire, qui fond les jours et les peines dans une unique histoire, si vieille qu'elle […]

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  13. Géographie du temps (Michel Baglin)

    Illustration: Patricia Blondel      Géographie du temps Qui vit en nous venu d'on ne sait quand? Qui nous traverse et nous leste et nous ancre à l'illusion de l'éternité et de l'instant? Je ne suis que ce tourbillon d'années et de secondes, une somme d'accidents qui ce soir griffonne ou grafouille et questionne plus que jamais cette géographie du temps dont les étranges voyages ouvrent plus d'espaces et de profondeurs et plus de mystère que la Terre ronde au […]

    arbrealettres.wordpress.com/20

  14. Géographie du temps (Michel Baglin)

    Illustration: Patricia Blondel      Géographie du temps Qui vit en nous venu d'on ne sait quand? Qui nous traverse et nous leste et nous ancre à l'illusion de l'éternité et de l'instant? Je ne suis que ce tourbillon d'années et de secondes, une somme d'accidents qui ce soir griffonne ou grafouille et questionne plus que jamais cette géographie du temps dont les étranges voyages ouvrent plus d'espaces et de profondeurs et plus de mystère que la Terre ronde au […]

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  15. Revivre en corps

    Il y a une phrase qui revient, discrète, chaque soir qu’on s’endort, on ne sait jamais tout à fait si l’on se réveillera. On la chasse vite, cette pensée, comme on chasse tout ce qui dérange le sommeil. On veut revivre encore. Et pourtant, si on la laisse rester un instant, elle ouvre une porte étrange, et si dormir était déjà une forme de mourir ? Et si le matin, chaque matin, était une naissance qu’on tient pour acquise ? Les traditions spirituelles n’ont pas […]

    dandanjean.com/2026/08/24/revi

  16. Approchez-vous (Supervielle)

    Illustration: Cesar Santos      Approchez-vous, baissez les yeux sur mon amour, Que je cherche en vos mains une chère figure Pour vivre et m'en aller encor le long des jours Périssables avec une douceur qui dure. Ces veines, bleus ruisseaux ne faisant pas de bruit, Je les veux suivre au bout de leur grande aventure Qui va du poignet mince au fond des doigts subtils, Toujours sous le regard perdu de la nature. Après avoir erré dans d'étranges pays, Je fermerai la porte aux […]

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  17. Danser sur l’eau

    L'eau n'a pas de forme, sa nature est de couler. Si vous la mettez dans un vase, elle prendra la forme du vase. Dans une coupe, elle prendra la forme de la coupe. Si je la verse dans mes mains, elle prendra la forme des mains. Mais l'eau n'a pas de forme. Et c’est pareil avec la conscience qui est plus subtile que l'eau. Comme elle, elle n'a pas de forme par elle-même ; mais elle prend la forme de n'importe quel concept dans lequel elle est versée ou auquel elle s'identifie. Comme elle, […]

    dandanjean.com/2026/08/18/dans

  18. ODE VIVANTE (Paul Valéry)

    Illustration      ODE VIVANTE Viens, mon espoir, toujours trop loin Formons un seul corps dans ce coin ... Oh ! Que ta bouche est douce à prendre, À boire, à mordre ... Qu'elle est tendre Avec la mienne ; et quelle extrême Caresse intime elles se font ... Quoi de plus simple quand on s'aime Que de fondre ce qui se fond En un fruit de l'Autre et du Même ? Que j'adore ce premier don !... Mais il veut d'autres découvertes, Je sens te venir l'abandon De ta chair délicate […]

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  19. La méditation sans religion

    Avec les progrès de l’imagerie médicale, il est devenu possible de voir, avec grande précision, ce qui se passe dans le cerveau d’une personne en méditation ou d’une autre qui prétend avoir des visions. Lorsque des neurologues s’intéressent à la religion, la proximité entre les sciences dures et les disciplines interprétatives posent de multiples questions.

    Depuis une trentaine d’années, de nombreux scientifiques ont étendu le champ des recherches sur le cerveau. Dans l’immense champ de recherches, sont nés les concepts de « neuro-anthropologie », « neuro-théologie » et bien d’autre « neuro-quelque chose ».

    La méditation sans religion

    Les neurones de la spiritualité (1/5) La méditation sans religion

    https://www.youtube.com/watch?v=WwIdGgdgBcE&t=15s

    #attention #être #Cerveau #conscience #disciplinesInterprétatives #entraînement #entrainementDeLEsprit #Expérience #imagerieMédicale #méditation #neuroAnthropologie #neuroQuelqueChose #neuroThéologie #neurologue #neurone #neuronesDeLaSpiritualité #pratique #précision #présence #présent #question #recherche #religion #science #sciencesDures #scientifique #spiritualité #virtuel #visions #visualisation #Vivre #voir
  20. Le corps, un territoire immense

    On croit habiter un corps de taille modeste, un mètre soixante-dix, quelques kilos, une silhouette qu’on reconnaît par un simple miroir. Mais dès que l’on se penche sur sa composition et sa complexité, les chiffres font que cette évidence vacille. Le corps n’est pas une forme close. C’est un territoire démesuré, plié dans un espace restreint.

    Nous avons 206 os qui soutiennent le corps adulte, contre près de 300 à la naissance, avant que certains ne fusionnent avec la croissance. Le plus petit d’entre eux, l’étrier de l’oreille interne, est plus petit qu’un grain de riz. Le plus grand, le fémur, est capable de porter plusieurs fois le poids du corps.

    Autour de cette architecture, entre 600 et 840 muscles, selon la façon dont on les compte, orchestrent chaque geste, du battement de cils au port d’une charge.

    Et plus nous entrons dans la composition du corps, une sorte de vertige s’installe.

    Mis bout à bout, les vaisseaux sanguins d’un corps humain, les artères, les veines, les capillaires confondus, s’étireraient sur environ 100 000 kilomètres (August Krogh publiés dans son livre The Anatomy and Physiology of Capillaries1922), soit une distance de près de deux fois et demie le tour de la Terre, contenu dans un espace qu’on peut serrer dans ses bras.

    Les fibres nerveuses, elles, iraient plus loin encore. On les estime, mise à plat, entre 150 000 et 180 000 kilomètres (Bente Pakkenberg et ses collègues notamment parues dans la revue Ugeskrift for Læger en 1997), de quoi relier la Terre à la Lune, et revenir.

    Tout cela replié, enroulé, invisible, sous une peau qui ne mesure qu’environ deux mètres carrés.

    Le cerveau, à lui seul, abrite environ 86 milliards de neurones. Chacun peut établir des milliers de connexions avec ses voisins, jusqu’à plusieurs dizaines de milliers pour les plus actifs, pour un total qui se compte en centaines de billions de synapses. Plus de connexions, pourrait-on penser, que d’étoiles dans notre galaxie.

    Et ce cerveau, qui ne représente qu’environ 2 % du poids du corps, en consomme à lui seul près de 20 % de l’énergie.

    Le corps entier, enfin, serait composé d’environ 37 000 milliards de cellules, un chiffre si grand qu’il cesse d’être intuitif, qu’il devient presque abstrait, comme les distances en années-lumière.

    Il y a quelque chose de troublant, et peut-être de juste, dans cette disproportion. Ce que nous appelons « moi », ce point que l’on croit tenir tout entier entre deux mains, est en réalité un déploiement immense, une cartographie que nul œil ne peut embrasser d’un coup.

    Peut-être est-ce là une autre forme de seuil : celui qui sépare ce que nous croyons être de ce que nous sommes réellement, un territoire sans commune mesure avec l’idée que nous nous en faisons.

    Ces chiffres sont approximatifs, la science elle-même hésitant parfois entre plusieurs estimations, comme si le corps dans l’infini petit devient si grand. Une chose est certaine, nous vivons dans un territoire immense, et, malgré les distances, tout est ressenti de façon instantanée. Une perspective quantique.

    Une chanson de Fred Pellerin – C’est un monde

    Les paroles sur https://www.boiteachansons.net/partitions/fred-pellerin/c-est-un-monde

    https://www.youtube.com/watch?v=9sU8lenjdhM

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #VoieDePassage #206Os #annéeLumière #architecture #attention #AugustKrogh #énergie #étoiles #être #BentePakkenberg #capillaires #Cerveau #composition #connexions #conscience #corps #disproportion #distance #espaceRestreint #estimations #fibresNerveuses #galaxie #grand #grandeur #habiter #heAnatomyAndPhysiologyOfCapillaries #infini #interdépendance #invisible #kilomètre #kilos #miroir #muscles #naissance #neurones #peau #science #synapses #tailleModeste #Terre #territoire #territoireImmense #UgeskriftForLæger #vaisseauxSanguins #veines #vertige #Vivre
  21. Le corps, un territoire immense

    On croit habiter un corps de taille modeste, un mètre soixante-dix, quelques kilos, une silhouette qu’on reconnaît par un simple miroir. Mais dès que l’on se penche sur sa composition et sa complexité, les chiffres font que cette évidence vacille. Le corps n’est pas une forme close. C’est un territoire démesuré, plié dans un espace restreint.

    Nous avons 206 os qui soutiennent le corps adulte, contre près de 300 à la naissance, avant que certains ne fusionnent avec la croissance. Le plus petit d’entre eux, l’étrier de l’oreille interne, est plus petit qu’un grain de riz. Le plus grand, le fémur, est capable de porter plusieurs fois le poids du corps.

    Autour de cette architecture, entre 600 et 840 muscles, selon la façon dont on les compte, orchestrent chaque geste, du battement de cils au port d’une charge.

    Et plus nous entrons dans la composition du corps, une sorte de vertige s’installe.

    Mis bout à bout, les vaisseaux sanguins d’un corps humain, les artères, les veines, les capillaires confondus, s’étireraient sur environ 100 000 kilomètres (August Krogh publiés dans son livre The Anatomy and Physiology of Capillaries1922), soit une distance de près de deux fois et demie le tour de la Terre, contenu dans un espace qu’on peut serrer dans ses bras.

    Les fibres nerveuses, elles, iraient plus loin encore. On les estime, mise à plat, entre 150 000 et 180 000 kilomètres (Bente Pakkenberg et ses collègues notamment parues dans la revue Ugeskrift for Læger en 1997), de quoi relier la Terre à la Lune, et revenir.

    Tout cela replié, enroulé, invisible, sous une peau qui ne mesure qu’environ deux mètres carrés.

    Le cerveau, à lui seul, abrite environ 86 milliards de neurones. Chacun peut établir des milliers de connexions avec ses voisins, jusqu’à plusieurs dizaines de milliers pour les plus actifs, pour un total qui se compte en centaines de billions de synapses. Plus de connexions, pourrait-on penser, que d’étoiles dans notre galaxie.

    Et ce cerveau, qui ne représente qu’environ 2 % du poids du corps, en consomme à lui seul près de 20 % de l’énergie.

    Le corps entier, enfin, serait composé d’environ 37 000 milliards de cellules, un chiffre si grand qu’il cesse d’être intuitif, qu’il devient presque abstrait, comme les distances en années-lumière.

    Il y a quelque chose de troublant, et peut-être de juste, dans cette disproportion. Ce que nous appelons « moi », ce point que l’on croit tenir tout entier entre deux mains, est en réalité un déploiement immense, une cartographie que nul œil ne peut embrasser d’un coup.

    Peut-être est-ce là une autre forme de seuil : celui qui sépare ce que nous croyons être de ce que nous sommes réellement, un territoire sans commune mesure avec l’idée que nous nous en faisons.

    Ces chiffres sont approximatifs, la science elle-même hésitant parfois entre plusieurs estimations, comme si le corps dans l’infini petit devient si grand. Une chose est certaine, nous vivons dans un territoire immense, et, malgré les distances, tout est ressenti de façon instantanée. Une perspective quantique.

    Une chanson de Fred Pellerin – C’est un monde

    Les paroles sur https://www.boiteachansons.net/partitions/fred-pellerin/c-est-un-monde

    https://www.youtube.com/watch?v=9sU8lenjdhM

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #VoieDePassage #206Os #annéeLumière #architecture #attention #AugustKrogh #énergie #étoiles #être #BentePakkenberg #capillaires #Cerveau #composition #connexions #conscience #corps #disproportion #distance #espaceRestreint #estimations #fibresNerveuses #galaxie #grand #grandeur #habiter #heAnatomyAndPhysiologyOfCapillaries #infini #interdépendance #invisible #kilomètre #kilos #miroir #muscles #naissance #neurones #peau #science #synapses #tailleModeste #Terre #territoire #territoireImmense #UgeskriftForLæger #vaisseauxSanguins #veines #vertige #Vivre
  22. Le corps, un territoire immense

    On croit habiter un corps de taille modeste, un mètre soixante-dix, quelques kilos, une silhouette qu’on reconnaît par un simple miroir. Mais dès que l’on se penche sur sa composition et sa complexité, les chiffres font que cette évidence vacille. Le corps n’est pas une forme close. C’est un territoire démesuré, plié dans un espace restreint.

    Nous avons 206 os qui soutiennent le corps adulte, contre près de 300 à la naissance, avant que certains ne fusionnent avec la croissance. Le plus petit d’entre eux, l’étrier de l’oreille interne, est plus petit qu’un grain de riz. Le plus grand, le fémur, est capable de porter plusieurs fois le poids du corps.

    Autour de cette architecture, entre 600 et 840 muscles, selon la façon dont on les compte, orchestrent chaque geste, du battement de cils au port d’une charge.

    Et plus nous entrons dans la composition du corps, une sorte de vertige s’installe.

    Mis bout à bout, les vaisseaux sanguins d’un corps humain, les artères, les veines, les capillaires confondus, s’étireraient sur environ 100 000 kilomètres (August Krogh publiés dans son livre The Anatomy and Physiology of Capillaries1922), soit une distance de près de deux fois et demie le tour de la Terre, contenu dans un espace qu’on peut serrer dans ses bras.

    Les fibres nerveuses, elles, iraient plus loin encore. On les estime, mise à plat, entre 150 000 et 180 000 kilomètres (Bente Pakkenberg et ses collègues notamment parues dans la revue Ugeskrift for Læger en 1997), de quoi relier la Terre à la Lune, et revenir.

    Tout cela replié, enroulé, invisible, sous une peau qui ne mesure qu’environ deux mètres carrés.

    Le cerveau, à lui seul, abrite environ 86 milliards de neurones. Chacun peut établir des milliers de connexions avec ses voisins, jusqu’à plusieurs dizaines de milliers pour les plus actifs, pour un total qui se compte en centaines de billions de synapses. Plus de connexions, pourrait-on penser, que d’étoiles dans notre galaxie.

    Et ce cerveau, qui ne représente qu’environ 2 % du poids du corps, en consomme à lui seul près de 20 % de l’énergie.

    Le corps entier, enfin, serait composé d’environ 37 000 milliards de cellules, un chiffre si grand qu’il cesse d’être intuitif, qu’il devient presque abstrait, comme les distances en années-lumière.

    Il y a quelque chose de troublant, et peut-être de juste, dans cette disproportion. Ce que nous appelons « moi », ce point que l’on croit tenir tout entier entre deux mains, est en réalité un déploiement immense, une cartographie que nul œil ne peut embrasser d’un coup.

    Peut-être est-ce là une autre forme de seuil : celui qui sépare ce que nous croyons être de ce que nous sommes réellement, un territoire sans commune mesure avec l’idée que nous nous en faisons.

    Ces chiffres sont approximatifs, la science elle-même hésitant parfois entre plusieurs estimations, comme si le corps dans l’infini petit devient si grand. Une chose est certaine, nous vivons dans un territoire immense, et, malgré les distances, tout est ressenti de façon instantanée. Une perspective quantique.

    Une chanson de Fred Pellerin – C’est un monde

    Les paroles sur https://www.boiteachansons.net/partitions/fred-pellerin/c-est-un-monde

    https://www.youtube.com/watch?v=9sU8lenjdhM

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #VoieDePassage #206Os #annéeLumière #architecture #attention #AugustKrogh #énergie #étoiles #être #BentePakkenberg #capillaires #Cerveau #composition #connexions #conscience #corps #disproportion #distance #espaceRestreint #estimations #fibresNerveuses #galaxie #grand #grandeur #habiter #heAnatomyAndPhysiologyOfCapillaries #infini #interdépendance #invisible #kilomètre #kilos #miroir #muscles #naissance #neurones #peau #science #synapses #tailleModeste #Terre #territoire #territoireImmense #UgeskriftForLæger #vaisseauxSanguins #veines #vertige #Vivre
  23. Le corps, un territoire immense

    On croit habiter un corps de taille modeste, un mètre soixante-dix, quelques kilos, une silhouette qu’on reconnaît par un simple miroir. Mais dès que l’on se penche sur sa composition et sa complexité, les chiffres font que cette évidence vacille. Le corps n’est pas une forme close. C’est un territoire démesuré, plié dans un espace restreint.

    Nous avons 206 os qui soutiennent le corps adulte, contre près de 300 à la naissance, avant que certains ne fusionnent avec la croissance. Le plus petit d’entre eux, l’étrier de l’oreille interne, est plus petit qu’un grain de riz. Le plus grand, le fémur, est capable de porter plusieurs fois le poids du corps.

    Autour de cette architecture, entre 600 et 840 muscles, selon la façon dont on les compte, orchestrent chaque geste, du battement de cils au port d’une charge.

    Et plus nous entrons dans la composition du corps, une sorte de vertige s’installe.

    Mis bout à bout, les vaisseaux sanguins d’un corps humain, les artères, les veines, les capillaires confondus, s’étireraient sur environ 100 000 kilomètres (August Krogh publiés dans son livre The Anatomy and Physiology of Capillaries1922), soit une distance de près de deux fois et demie le tour de la Terre, contenu dans un espace qu’on peut serrer dans ses bras.

    Les fibres nerveuses, elles, iraient plus loin encore. On les estime, mise à plat, entre 150 000 et 180 000 kilomètres (Bente Pakkenberg et ses collègues notamment parues dans la revue Ugeskrift for Læger en 1997), de quoi relier la Terre à la Lune, et revenir.

    Tout cela replié, enroulé, invisible, sous une peau qui ne mesure qu’environ deux mètres carrés.

    Le cerveau, à lui seul, abrite environ 86 milliards de neurones. Chacun peut établir des milliers de connexions avec ses voisins, jusqu’à plusieurs dizaines de milliers pour les plus actifs, pour un total qui se compte en centaines de billions de synapses. Plus de connexions, pourrait-on penser, que d’étoiles dans notre galaxie.

    Et ce cerveau, qui ne représente qu’environ 2 % du poids du corps, en consomme à lui seul près de 20 % de l’énergie.

    Le corps entier, enfin, serait composé d’environ 37 000 milliards de cellules, un chiffre si grand qu’il cesse d’être intuitif, qu’il devient presque abstrait, comme les distances en années-lumière.

    Il y a quelque chose de troublant, et peut-être de juste, dans cette disproportion. Ce que nous appelons « moi », ce point que l’on croit tenir tout entier entre deux mains, est en réalité un déploiement immense, une cartographie que nul œil ne peut embrasser d’un coup.

    Peut-être est-ce là une autre forme de seuil : celui qui sépare ce que nous croyons être de ce que nous sommes réellement, un territoire sans commune mesure avec l’idée que nous nous en faisons.

    Ces chiffres sont approximatifs, la science elle-même hésitant parfois entre plusieurs estimations, comme si le corps dans l’infini petit devient si grand. Une chose est certaine, nous vivons dans un territoire immense, et, malgré les distances, tout est ressenti de façon instantanée. Une perspective quantique.

    Une chanson de Fred Pellerin – C’est un monde

    Les paroles sur https://www.boiteachansons.net/partitions/fred-pellerin/c-est-un-monde

    https://www.youtube.com/watch?v=9sU8lenjdhM

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #VoieDePassage #206Os #annéeLumière #architecture #attention #AugustKrogh #énergie #étoiles #être #BentePakkenberg #capillaires #Cerveau #composition #connexions #conscience #corps #disproportion #distance #espaceRestreint #estimations #fibresNerveuses #galaxie #grand #grandeur #habiter #heAnatomyAndPhysiologyOfCapillaries #infini #interdépendance #invisible #kilomètre #kilos #miroir #muscles #naissance #neurones #peau #science #synapses #tailleModeste #Terre #territoire #territoireImmense #UgeskriftForLæger #vaisseauxSanguins #veines #vertige #Vivre
  24. Le corps, un territoire immense

    On croit habiter un corps de taille modeste, un mètre soixante-dix, quelques kilos, une silhouette qu’on reconnaît par un simple miroir. Mais dès que l’on se penche sur sa composition et sa complexité, les chiffres font que cette évidence vacille. Le corps n’est pas une forme close. C’est un territoire démesuré, plié dans un espace restreint.

    Nous avons 206 os qui soutiennent le corps adulte, contre près de 300 à la naissance, avant que certains ne fusionnent avec la croissance. Le plus petit d’entre eux, l’étrier de l’oreille interne, est plus petit qu’un grain de riz. Le plus grand, le fémur, est capable de porter plusieurs fois le poids du corps.

    Autour de cette architecture, entre 600 et 840 muscles, selon la façon dont on les compte, orchestrent chaque geste, du battement de cils au port d’une charge.

    Et plus nous entrons dans la composition du corps, une sorte de vertige s’installe.

    Mis bout à bout, les vaisseaux sanguins d’un corps humain, les artères, les veines, les capillaires confondus, s’étireraient sur environ 100 000 kilomètres (August Krogh publiés dans son livre The Anatomy and Physiology of Capillaries1922), soit une distance de près de deux fois et demie le tour de la Terre, contenu dans un espace qu’on peut serrer dans ses bras.

    Les fibres nerveuses, elles, iraient plus loin encore. On les estime, mise à plat, entre 150 000 et 180 000 kilomètres (Bente Pakkenberg et ses collègues notamment parues dans la revue Ugeskrift for Læger en 1997), de quoi relier la Terre à la Lune, et revenir.

    Tout cela replié, enroulé, invisible, sous une peau qui ne mesure qu’environ deux mètres carrés.

    Le cerveau, à lui seul, abrite environ 86 milliards de neurones. Chacun peut établir des milliers de connexions avec ses voisins, jusqu’à plusieurs dizaines de milliers pour les plus actifs, pour un total qui se compte en centaines de billions de synapses. Plus de connexions, pourrait-on penser, que d’étoiles dans notre galaxie.

    Et ce cerveau, qui ne représente qu’environ 2 % du poids du corps, en consomme à lui seul près de 20 % de l’énergie.

    Le corps entier, enfin, serait composé d’environ 37 000 milliards de cellules, un chiffre si grand qu’il cesse d’être intuitif, qu’il devient presque abstrait, comme les distances en années-lumière.

    Il y a quelque chose de troublant, et peut-être de juste, dans cette disproportion. Ce que nous appelons « moi », ce point que l’on croit tenir tout entier entre deux mains, est en réalité un déploiement immense, une cartographie que nul œil ne peut embrasser d’un coup.

    Peut-être est-ce là une autre forme de seuil : celui qui sépare ce que nous croyons être de ce que nous sommes réellement, un territoire sans commune mesure avec l’idée que nous nous en faisons.

    Ces chiffres sont approximatifs, la science elle-même hésitant parfois entre plusieurs estimations, comme si le corps dans l’infini petit devient si grand. Une chose est certaine, nous vivons dans un territoire immense, et, malgré les distances, tout est ressenti de façon instantanée. Une perspective quantique.

    Une chanson de Fred Pellerin – C’est un monde

    Les paroles sur https://www.boiteachansons.net/partitions/fred-pellerin/c-est-un-monde

    https://www.youtube.com/watch?v=9sU8lenjdhM

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

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  25. Mémoire musique Ain’t No Sunshine

    Un chanteur de Québec, qui est décédé en 2016. On pouvait l’entendre dans les bars de la ville. Que de beaux moments et une voix exceptionnelle.

    Bob Walsh – Ain’t No Sunshine

    Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/246871-bill-withers-ain-t-no-sunshine.html

    https://www.youtube.com/watch?v=kjaTjhMWdOU

    #artiste #attention #être #bar #blues #bluesman #BobWalsh #chanteur #disque #guitariste #intensité #jazz #mélomane #musicien #présence #Québec #RobertArmandWalsh #son #spectacle #transmettre #transmission #Vivre #voix
  26. Indications de méditation

    On pourrait dire que la méditation n’a besoin ni de raison ni de but.

    Ainsi envisagée, elle se situe à l’opposé de toutes nos activités, exceptées peut-être la danse et la musique.

    Quand nous faisons de la musique, ce n’est pas pour atteindre un certain point, qui serait, par exemple, la fin du morceau. Si tel était le but de la musique, le meilleur exécutant serait évidemment le plus rapide.

    Et quand nous dansons, nous ne nous déplaçons pas pour atteindre un certain endroit, un lieu donné, comme en voyage. Quand nous dansons, c’est le voyage même qui est le but; quand nous faisons de la musique, c’est la musique qui est à elle-même sa propre fin.

    Il en est exactement de même pour ce qui est de la méditation.

    La méditation est découverte que le but est déjà là, dans le moment présent.

    *

    Le mot « personne » en français comme en anglais, vient du latin persona, ce qui signifie ; ce au travers de quoi (per) le son (sona) passe. Il s’agit aussi des masques portés autrefois par les acteurs du théâtre classique. Ces masques étaient dotés de larges bouches faisant offices de mégaphone, ce qui permettait de porter le son plus loin. Ainsi le persona, la personne, c’est le masque, c’est à dire le rôle que vous jouez.

    L’image que vous avez de vous-même est une institution sociale au même titre que, par exemple la division des jours en vingt-quatre heures ou du mètre en cent centimètres ou que le tracé purement imaginaire des latitudes et des longitudes à la surface de la terre.

    Exactement de la même manière l’image que vous avez de vous-même est un concept imaginaire, pas autre chose en réalité qu’une caricature

    Alan Wilson Watts (1915 – 1973) est l’un des pères de la contre-culture en Amérique. Philosophe, écrivain, conférencier et expert en religion comparée.

    La conscience humaine est une forme de sensibilité et de compréhension, c’est aussi une forme d’ignorance. Notre conscience ordinaire de tous les jours élimine plus que ce qu’elle garde, des choses qui sont terriblement importantes.

    Alan Watts dans L’envers du néant : Le testament d’un sage

    Une pièce musicale de Peter Gabriel – Open

    https://www.youtube.com/watch?v=-c6Iac4AANc&list=OLAK5uy_mSwaG0kKJilN3R9tQkBQFgIsuKfHHZgC0

    #24Heures #acteur #AlanWatts #AlanWilsonWatts #attention #écrivain #être #But #caricature #compréhension #conceptImaginaire #conférencier #conscience #conscienceHumaine #contreCulture #danse #découverte #division #endroit #entrainementDeLEsprit #envers #institutionSociale #latitude #masque #méditation #mégaphone #momentPrésent #musique #néant #persona #personne #philosophe #philosophie #Raison #rôle #Sage #testament #théâtre #théâtreClassique #tracé #Vivre #voyage
  27. Pratiquer la pleine conscience

    Nous savons comment sacrifier dix ans pour un diplôme et nous sommes prêts à travailler très dur pour obtenir un poste, une voiture, une maison, etc.

    Mais nous avons du mal à nous rappeler que nous sommes vivants au moment présent, le seul où nous puissions l’être.

    Chaque inspiration que l’on prend, chaque pas que l’on fait peut être rempli de paix, de joie et de sérénité.

    Il nous faut simplement nous éveiller, vivant au moment présent.

    *

    Le thérapeute ne traite pas le patient en lui offrant un ensemble de nouvelles croyances. Il essaie de l’aider à voir quelles idées et croyances l’ont amené à souffrir ainsi. Beaucoup de patients veulent se débarrasser de leurs émotions douloureuses, mais ils ne veulent pas abandonner leurs croyances et points de vue qui sont les racines mêmes de leurs souffrances. Thérapeute et patient doivent alors travailler ensemble pour que le patient voie les choses telles qu’elles sont.

    *

    Ne pensez pas que la connaissance que vous possédez aujourd’hui soit immuable, absolue vérité. Évitez d’avoir l’esprit étroit et de vous attacher à vos points de vue actuels. Apprenez et pratiquez le non-attachement aux points de vue afin d’être ouvert et réceptif au point de vue des autres. La vérité est dans la vie et pas seulement dans les concepts. Soyez prêt à apprendre tout au long de votre vie et à observer la réalité par vous-mêmes partout dans le monde et à tout moment.

    *

    Il y a des gens qui pratiquent la méditation assise plusieurs heures par jour et qui ne font jamais vraiment face à leurs sentiments. Certains d’entre eux disent que les sentiments ne sont pas importants – et préfèrent porter leur attention sur des sujets métaphysiques. Je ne dis pas que ces autres sujets n’ont pas d’importance. Mais s’ils sont considérés sans relation avec nos problèmes réels, notre méditation n’aura pas vraiment de valeur ni d’utilité.

    *

    Chaque fois que l’on s’exerce à vivre en pleine conscience, l’on plante des graines saines et renforce celles qui sont déjà en soi.

    Thích Nhất Hạnh, né Nguyễn Xuân Bảo (1926-2022) est un moine bouddhiste vietnamien qui a œuvré pour la paix. Il est un des initiateurs du bouddhisme zen en Occident. Dans ce livre, il traite que nous devons comprendre qu’il n’y a ni naissance ni mort, mais juste une continuation, nous serons libérés de la peur et nous pourrons enfin vivre pleinement notre vie.

    Thich Nhat Hanh dans La sérénité de l’instant

    Une pièce musicale de Shastro · Nadama – Gratefulness

    https://www.youtube.com/watch?v=Li6AgrEcEoQ&list=RDGMEMRpqX2eKUq0kW97LmkR0R1wVMvBZU2yWNBDE&index=2

    #absolue #aider #émotionDouloureuse #éveiller #bouddhisteVietnamien #chaquePas #connaissance #conscience #croyances #diplôme #esprit #espritétroit #espritOuvert #grainesSaines #inspiration #instant #Joie #maison #méditation #mementPrésent #moine #NguyễnXuânBảo #ouverture #paix #partient #patient #penser #pleineConscience #poste #réceptif #renforcer #sacrifier #sérénité #semer #souffrance #thérapeute #ThichNhatHanh #travailler #travaillerEnsemble #vérité #vietnam #vivant #Vivre #voiture #Zen
  28. Québec

    Québec, c’est une capitale à taille humaine, francophone et entourée de nature. J’ai comparé chiffres, études et témoignages pour savoir si on peut la considérer comme la ville la plus cool du Canada.

    Québec : la ville que TOUT LE MONDE sous-estime

    https://www.youtube.com/watch?v=eGJ27qZkG6U

    #accent #accentDAmérique #Amérique #études #être #Canada #canadien #capitale #capitaleNationale #chiffres #cool #culture #cultureQuébécoise #franco #francophone #humain #immersion #nation #nature #patrimoine #peuple #plaisir #PQ #Québec #résistance #reconnaître #richesse #savoir #science #sousEstimer #tailleHumaine #villeDeQuébec #Vivre
  29. Rester calme

    La philosophie stoïcienne est un chemin vers la tranquillité et la paix intérieure. Il se concentre sur la compréhension et le contrôle de nos émotions et de nos désirs plutôt que d’être contrôlés par eux. Grâce à la pratique de la tempérance, nous apprenons à vivre selon nos valeurs et à répondre plutôt que de réagir aux défis de la vie. « Le bonheur de votre vie dépend de la qualité de vos pensées », comme disait Marc Aurèle.

    10 leçons du stoïcisme pour rester calme | La philosophie stoïcienne

    https://www.youtube.com/watch?v=I6I1803OW2Y

    #acceptation #apprendre #attention #émotions #êtreContrôlé #bonheur #calme #compréhension #concentrer #conscience #contrôle #contrôleémotions #contrôleDésirs #défi #défisDeLaVie #dépendre #désirs #entrainementDeLEsprit #Grèce #GrèceAntique #MarcAurèle #paix #paixIntérieure #pensée #philosophe #philosophie #philosophieStoïcienne #pratique #pratiqueDeLaTempérance #qualitéQulitéDesPensées #resterCalme #stoïcien #Stoïcisme #tempérance #tranquilité #valeurs #Vivre
  30. Les secrets sont simples

    Parce que la Vérité est simple, c’est la plus simple chose au monde, c’est pourquoi nous ne la voyons pas. Il n’y a qu’une Chose au monde, et pas deux, comme les physiciens, les mathématiciens ont commencé de le percevoir, et comme l’enfant qui sourit à la vague le sait bien, sur une grande plage où la même écume semble rouler du fond des temps, et rejoindre un grand rythme qui monte d’une vieille mémoire, qui fond les jours et les peines dans une unique histoire, si vieille qu’elle est comme une présence inaltérable, si vaste qu’elle accroche même son immensité à l’aile d’une mouette. Et tout est contenu dans une seconde, la totalité des âges et des âmes, dans un simple point qui brille un instant sur la folle écume. Mais ce point-là, nous l’avons perdu, et ce sourire, et cette seconde qui chante. Alors, nous avons voulu reconstruire cette Unité par une somme : 1+1+1… Comme nos ordinateurs, comme si la collection de tous les savoirs possibles sur tous les points possibles finirait par nous rendre la note juste, l’unique note qui fait chanter, mouvoir les mondes, et le cœur d’un enfant oublié. Cette simplicité, nous avons voulu la manufacturer pour toutes les bourses, et plus nos boutons savants se multipliaient, simplifiaient la vie, plus l’oiseau s’envolait, et le sourire, même la belle écume est polluée par nos calculs. Nous ne savons même pas très bien si nos corps nous appartiennent – elle a tout mangé, la belle Machine.

    Or, cette unique Chose est aussi l’unique Pouvoir, parce que ce qui brille en un point, brille aussi dans tous les autres points : ceci étant saisi, tout le reste est saisi, il n’y a qu’un Pouvoir au monde et pas deux. Même un enfant saisit cela très bien : il est roi, il est invulnérable. Mais l’enfant grandit, il oublie. Et les hommes ont grandi, les nations, les civilisations, chacune cherchant à sa façon le Grand Secret, le simple secret – par les armes, les conquêtes, par la méditation, la magie, par la beauté, la religion ou la science. Et à vrai dire, nous ne savons pas très bien qui est le plus avancé, de l’ouvrier de l’Acropole, du mage de Thèbes ou de l’astronaute de Cap Kennedy, ni même du moine de Cîteaux, parce que les uns ont rejeté la vie pour la comprendre, les autres l’ont prise sans la comprendre, d’autres ont laissé une trace de beauté, et d’autres une traînée blanche dans un ciel pareil – nous sommes les derniers sur la liste, c’est tout. Et notre magie, nous ne la tenons pas encore. Le point, le tout petit point puissant, est toujours là sur la plage du grand monde, il brille pour qui veut, tel qu’il était quand nous n’étions pas encore hommes sous les étoiles.

    *

    Pourtant, le Secret, d’autres l’ont touché : les Grecs l’avaient peut-être, les Égyptiens aussi et certainement les Rishi des temps védiques. Mais il en est des secrets comme des fleurs sur le bel arbre, ils ont leur saison, leur obscure poussée, leur éclosion soudaine. Pour toute chose, il est un « moment », même pour la conjonction des astres sur nos têtes et le passage du cormoran sur le rocher blanchi d’écume, peut-être même pour cette écume un instant jaillie au rythme de la vague, et tout se meut selon un rite unique. Et de même pour l’homme. Un secret, c’est-à-dire une connaissance, c’est-à-dire un pouvoir, a son temps organique, et une petite cellule isolée, plus évoluée que d’autres, ne peut pas incarner le pouvoir de sa connaissance, c’est-à-dire changer le monde, accélérer la floraison du grand arbre, à moins que tout le reste du terrain évolutif ne soit prêt.

    Et le temps est venu.

    Satprem, né Bernard Enginger (1923-2007), Français, Breton, fut pendant vingt ans le confident de Mère, qui lui donna son nom véritable le 3 mars 1957 : Satprem « celui qui aime vraiment ». À l’âge de trente ans, il revient définitivement en Inde auprès de Celle qui cherchait le secret du passage à la « prochaine espèce », et forait en son corps ce passage. Mère, dont il deviendra le confident et le témoin pendant près de vingt ans.

    Satprem dans La Genèse du Surhomme

    Une pièce musicale de Anoushka Shankar – Secret Heart 

    https://www.youtube.com/watch?v=dc4k-RYN9Z8

    #Acropole #astronauteDeCapKennedy #attention #Auroville #Égyptiens #évolution #être #BernardEnginger #Chanter #ChoseAuMonde #civilisations #connaissance #conscience #genèse #grecs #Inde #machine #mageDeThèbes #magie #mathématiciens #mère #ordinateur #ouvrier #physiciens #points #pouvoir #présenceInaltérable #Satprem #science #secret #simplicité #sourire #surhomme #Temps #unité #védique #vérité #Vivre
  31. Vivre en paix

    Il est essentiel pour l’homme de vivre dans la paix.

    Ceci veut dire qu’il lui faut mener une vie paisible.

    Ce mot « mener » implique la totalité et non pas la partie.

    Ceci est-il possible pour un esprit, pour un cerveau qui a été entraîné, éduqué, conditionné pendant des siècles et des siècles à vivre, à accepter une formule de vie empreinte de conflits.

    Les cellules cérébrales elles-mêmes y sont habituées.

    Notre point de vue sur la vie est ennemi de la paix.

    Toute notre structure sociale, morale, éthique et religieuse est ennemie de la paix.

    Cette structure psychologique créée par l’homme au moyen de la soi-disant évolution pendant des siècles et des siècles fait partie de nous-mêmes.

    Nous sommes cela.

    Ce n’est pas une réponse que de fuir cette structure en se réfugiant dans un monastère ou dans un hôpital pour aliénés, ou de rechercher des drogues, ou de dire :

    « Voyez-vous je suis contre cette guerre, mais dans une autre guerre je me battrais peut-être.

    Je suis contre la guerre au Vietnam, mais si mon pays est attaqué, je suis pour ».

    Nous avons donc accepté la guerre, qui n’est pas autre chose que notre vie quotidienne poussée à l’extrême ; nous l’avons acceptée comme étant naturelle à la vie.

    Les parlotes religieuses où il est question de paix, et de tout ce qui s’ensuit, ne sont pas autre chose que du bla-bla-bla.

    C’est un problème véritablement extraordinairement subtil.

    Il ne s’agit pas de dire : « Je mène une vie où règne la paix ».

    C’est là ce qui a été fait dans tous les monastères et par des gens qui ont renoncé au monde ; mais ils ne mènent par des vies paisibles, intérieurement ils bouillonnent.

    Jiddu Krishnamurti (1895-1986) : Il fut un libre penseur, qui s’est promené dans le monde. Il est considéré comme l’un des grands penseurs et maîtres spirituels. Il ne proposait aucune philosophie ou religion. Il expliquait avec minutie les subtils mécanismes de l’esprit humain, et il insistait sur la nécessité d’introduire une qualité profondément méditative et spirituelle dans notre vie de tous les jours. Il n’appartenait à aucune organisation, aucune secte, à aucun pays, ne s’inscrivait dans aucun courant de pensée, politique ou idéologique. Il affirmait tout au contraire que ce sont là les véritables facteurs qui divisent des hommes et entraînent les conflits et les guerres. Citation : Ce que je vous demande, c’est d’ouvrir votre esprit, non de croire.

    Jiddu Krishnamurti dans L’acte d’observer est discipline

    Une pièce musicale de VANGELIS 12 o’clock 1975 

    https://www.youtube.com/watch?v=z4R4PVEwX5U

    #accepter #acte #acteDObserver #amour #éduquer #éthique #évolution #être #blaBlaBla #cellulesCérébrales #conditionner #conscience #discipline #ennemieDeLaPaix #entrainer #esprit #guerre #guerreDuVietnam #humain #JidduKrishnamurti #nature #observer #paix #partie #PointDeVue #religion #siècles #spiritualité #structurePsychologique #structureSociale #totalité #viePaisible #vieQuotidienne #Vivre #vivreEnPaix
  32. Avec l’autre

    Il arrive un moment où l’autre n’est plus interchangeable. Il ne fait plus partie d’un ensemble vague. Il prend une place précise, une place qui ne se remplit pas autrement.

    Quand l’autre commence à compter, la relation à déjà fait son travail. Le lien s’est tissé sans bruit par la répétition, par l’attente, par le temps partagé.

    Rien n’a changé extérieurement, mais tout a changé intérieurement. Ce n’est pas l’autre qui est devenu différent, c’est la relation qui a crée une singularité.

    Compter pour quelqu’un ne signifie pas être possédé, cela signifie être reconnu, exister pour l’autre au-delà de l’utilité ou de la fonction. Ce moment est beau, mais il reste fragile, car reconnaître l’importance de l’autre, c’est accepter de devenir vulnérable. Quand l’autre commence à compter, la relation change de nature, elle n’est plus un passage, elle devient un lieu où quelque chose engage, et c’est souvent là que l’attente porte enfin son fruit.

    Geoffrey Wion Florens dans S’asseoir un peu plus près

    Une pièce musicale de Pat Metheny – Alfie

    https://www.youtube.com/watch?v=fWaXHq33OiA

    #attente #autre #être #beau #changerLaNature #commencer #compter #engager #ensembleUni #ensembleVague #fonction #fruit #GeoffreyWionFlorens #importance #importanceDeLAutre #interchangeable #lien #lieu #moment #nature #partagé #passage #place #placePrécise #posséder #près #précieux #présence #répétition #reconnaître #relation #sAsseoir #sansBruit #tempsPartagé #tisser #travail #utilité #Vivre
  33. Avec l’autre

    Il arrive un moment où l’autre n’est plus interchangeable. Il ne fait plus partie d’un ensemble vague. Il prend une place précise, une place qui ne se remplit pas autrement.

    Quand l’autre commence à compter, la relation à déjà fait son travail. Le lien s’est tissé sans bruit par la répétition, par l’attente, par le temps partagé.

    Rien n’a changé extérieurement, mais tout a changé intérieurement. Ce n’est pas l’autre qui est devenu différent, c’est la relation qui a crée une singularité.

    Compter pour quelqu’un ne signifie pas être possédé, cela signifie être reconnu, exister pour l’autre au-delà de l’utilité ou de la fonction. Ce moment est beau, mais il reste fragile, car reconnaître l’importance de l’autre, c’est accepter de devenir vulnérable. Quand l’autre commence à compter, la relation change de nature, elle n’est plus un passage, elle devient un lieu où quelque chose engage, et c’est souvent là que l’attente porte enfin son fruit.

    Geoffrey Wion Florens dans S’asseoir un peu plus près

    Une pièce musicale de Pat Metheny – Alfie

    https://www.youtube.com/watch?v=fWaXHq33OiA

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  34. Avec l’autre

    Il arrive un moment où l’autre n’est plus interchangeable. Il ne fait plus partie d’un ensemble vague. Il prend une place précise, une place qui ne se remplit pas autrement.

    Quand l’autre commence à compter, la relation à déjà fait son travail. Le lien s’est tissé sans bruit par la répétition, par l’attente, par le temps partagé.

    Rien n’a changé extérieurement, mais tout a changé intérieurement. Ce n’est pas l’autre qui est devenu différent, c’est la relation qui a crée une singularité.

    Compter pour quelqu’un ne signifie pas être possédé, cela signifie être reconnu, exister pour l’autre au-delà de l’utilité ou de la fonction. Ce moment est beau, mais il reste fragile, car reconnaître l’importance de l’autre, c’est accepter de devenir vulnérable. Quand l’autre commence à compter, la relation change de nature, elle n’est plus un passage, elle devient un lieu où quelque chose engage, et c’est souvent là que l’attente porte enfin son fruit.

    Geoffrey Wion Florens dans S’asseoir un peu plus près

    Une pièce musicale de Pat Metheny – Alfie

    https://www.youtube.com/watch?v=fWaXHq33OiA

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  35. Avec l’autre

    Il arrive un moment où l’autre n’est plus interchangeable. Il ne fait plus partie d’un ensemble vague. Il prend une place précise, une place qui ne se remplit pas autrement.

    Quand l’autre commence à compter, la relation à déjà fait son travail. Le lien s’est tissé sans bruit par la répétition, par l’attente, par le temps partagé.

    Rien n’a changé extérieurement, mais tout a changé intérieurement. Ce n’est pas l’autre qui est devenu différent, c’est la relation qui a crée une singularité.

    Compter pour quelqu’un ne signifie pas être possédé, cela signifie être reconnu, exister pour l’autre au-delà de l’utilité ou de la fonction. Ce moment est beau, mais il reste fragile, car reconnaître l’importance de l’autre, c’est accepter de devenir vulnérable. Quand l’autre commence à compter, la relation change de nature, elle n’est plus un passage, elle devient un lieu où quelque chose engage, et c’est souvent là que l’attente porte enfin son fruit.

    Geoffrey Wion Florens dans S’asseoir un peu plus près

    Une pièce musicale de Pat Metheny – Alfie

    https://www.youtube.com/watch?v=fWaXHq33OiA

    #attente #autre #être #beau #changerLaNature #commencer #compter #engager #ensembleUni #ensembleVague #fonction #fruit #GeoffreyWionFlorens #importance #importanceDeLAutre #interchangeable #lien #lieu #moment #nature #partagé #passage #place #placePrécise #posséder #près #précieux #présence #répétition #reconnaître #relation #sAsseoir #sansBruit #tempsPartagé #tisser #travail #utilité #Vivre
  36. Avec l’autre

    Il arrive un moment où l’autre n’est plus interchangeable. Il ne fait plus partie d’un ensemble vague. Il prend une place précise, une place qui ne se remplit pas autrement.

    Quand l’autre commence à compter, la relation à déjà fait son travail. Le lien s’est tissé sans bruit par la répétition, par l’attente, par le temps partagé.

    Rien n’a changé extérieurement, mais tout a changé intérieurement. Ce n’est pas l’autre qui est devenu différent, c’est la relation qui a crée une singularité.

    Compter pour quelqu’un ne signifie pas être possédé, cela signifie être reconnu, exister pour l’autre au-delà de l’utilité ou de la fonction. Ce moment est beau, mais il reste fragile, car reconnaître l’importance de l’autre, c’est accepter de devenir vulnérable. Quand l’autre commence à compter, la relation change de nature, elle n’est plus un passage, elle devient un lieu où quelque chose engage, et c’est souvent là que l’attente porte enfin son fruit.

    Geoffrey Wion Florens dans S’asseoir un peu plus près

    Une pièce musicale de Pat Metheny – Alfie

    https://www.youtube.com/watch?v=fWaXHq33OiA

    #attente #autre #être #beau #changerLaNature #commencer #compter #engager #ensembleUni #ensembleVague #fonction #fruit #GeoffreyWionFlorens #importance #importanceDeLAutre #interchangeable #lien #lieu #moment #nature #partagé #passage #place #placePrécise #posséder #près #précieux #présence #répétition #reconnaître #relation #sAsseoir #sansBruit #tempsPartagé #tisser #travail #utilité #Vivre
  37. Du Surhomme et du Supramental

    Le thème du surhomme chez Sri Aurobindo n’a que peu à voir avec celui de Nietzsche, bien que le terme prête à confusion. Pour Sri Aurobindo, l’évolution ne s’arrête pas à l’apparition de l’homme et du mental. Il reprend le schéma darwinien, matière, vie, mental, mais y ajoute une étape supérieure, le supramental, un plan de conscience-vérité situé au-delà du mental, où l’être ne connaît plus par déduction, doute ou fragmentation, mais par identité directe avec le réel. Dans son œuvre majeure, La Vie Divine, et dans son poème Savitri, Aurobindo décrit ce supramental comme le principe de liaison entre l’Absolu (Sachchidananda, Existence-Conscience-Béatitude) et le monde manifesté. Le surhomme, il préfère parler d’être gnostique, n’est donc pas un individu qui s’élève par la volonté de puissance, mais une mutation de l’espèce rendue possible par la descente de cette conscience supramentale dans la matière elle-même. Ce n’est pas une conquête, c’est une transformation.

    Satprem, disciple français d’Aurobindo et de Mirra Alfassa, a présenté cette pensée dans Sri Aurobindo ou l’Aventure de la conscience, puis a consacré le reste de sa vie à transcrire et prolonger l’expérience de la Mirra Alfassa telle que consignée dans L’Agenda. Il y insiste sur un point radical, la transformation ne concerne pas seulement l’esprit ou le mental, mais la cellule, le corps physique lui-même. Mirra Alfassa cherchait à faire descendre la conscience supramentale jusque dans la matière corporelle, pour en changer le fonctionnement même, dépasser la maladie, la fatigue, la mort, non par une croyance en un au-delà, mais par une mutation vécue ici, dans la chair. Satprem parle d’une aventure, d’un risque existentiel assumé individuellement, plutôt que d’une doctrine à suivre.

    Avec maintenant de la perspective, il est intéressant de faire le lien avec le développement technologique actuel. En effet, l’intelligence artificielle (IA), l’ingénierie génétique, les interfaces cerveau-machine, les recherches sur le prolongement de la vie poursuivent elles aussi un dépassement des limites humaines. On y retrouve un même désir d’aller au-delà de l’homme tel qu’il est. Mais le mouvement est inversé. Le transhumanisme technologique procède du dehors vers le dedans, il modifie le corps et le cerveau par des outils extérieurs, le code génétique, le silicium, les prothèses, sans que la conscience elle-même change de nature. Sri Aurobindo, Mirra Alfassa et Satprem font référence à un mouvement du dedans vers le dehors. C’est la conscience, qui, en s’élevant puis en redescendant dans la matière, qui transforme cette dernière de l’intérieur. L’IA la plus avancée reste, dans ce cadre, une prouesse mentale, par les calculs, les corrélations, les prédictions, et non par un saut hors du mental. Elle prolonge et démultiplie les capacités du mental humain sans accéder à ce que Sri Aurobindo appelait la connaissance par identité, la perception directe et unifiée du vrai.

    Il y a d’ailleurs, chez ces trois auteurs, une mise en garde qui résonne avec l’époque actuelle. Une puissance qui croît sans transformation intérieure correspondante produit, non un être supérieur, mais ce que Sri Aurobindo nommait un être asurique, surpuissant et désaxé. L’accélération technologique sans changement de conscience peut ainsi être lue, dans cette perspective, comme un risque plus que comme un accomplissement, l’augmentation des moyens sans l’approfondissement de l’être qui les manie.

    On peut enfin rapprocher cette vision de celle de Teilhard de Chardin et de sa noosphère, l’idée d’une couche pensante planétaire en formation, et voir dans les réseaux numériques mondiaux et l’IA collective une préfiguration matérielle et fonctionnelle de cette intelligence partagée. Mais pour Aurobindo comme pour Satprem, cette interconnexion croissante des mentaux ne suffit pas à produire le saut supramental, elle prépare peut-être le terrain, sans pouvoir s’y substituer, car ce saut reste, dans leur pensée, une affaire de conscience vécue et incarnée, non de puissance de calcul.

    Une chanson de Harmonium – Le corridor/Les premières lumières

    Les paroles sur https://genius.com/Harmonium-le-corridor-lyrics

    https://www.youtube.com/watch?v=8SLOsj8111g&list=PL-lygRrMXFqXEptFYra2O1TviVuLHuxLI&index=7

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #ACollective #Agenda #amour #attention #être #êtreAsurique #conscience #conscienceSupramentale #conscienceVérité #développementTechnologique #entrainementDeLEsprit #ExistenceConscienceBéatitude #FriedrichNietzsche #IA #ingénierieGénétique #intelligenceArtificielle #interdépendance #interfacesCerveauMachine #mental #MirraAlfassa #noosphère #perspective #prolongementDeLaVie #réseauxNumériquesMondiaux #Sachchidananda #Satprem #science #SriAurobindo #supramental #surhomme #technologiqu #TeilhardDeChardin #transformationIntérieure #Vivre #voieDePassage
  38. La paix du christianisme

    Chez les chrétiens, la paix, eirēnē en grec, héritière du shalom hébraïque, porte cette même idée de plénitude, mais elle est redéfinie autour d’un événement central, soit l’incarnation, la croix et la personne du Christ comme Prince de la Paix.

    Le trait le plus distinctif de la paix chrétienne est qu’elle n’est pas d’abord une réalisation ou une conquête spirituelle, mais un don gratuit reçu du Christ : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne ». Cette précision « pas comme le monde la donne » est capitale : elle distingue une paix qui ne dépend pas des circonstances extérieures issues de l’absence de conflit, la sécurité et le confort, mais d’une paix qui subsiste même au cœur de la tribulation.

    Pour Paul, la paix chrétienne a une structure double, elle est verticale par la réconciliation de l’humanité avec Dieu, rendue possible par la croix, qui répare la rupture introduite par le péché. Elle est horizontale par la réconciliation entre les humains eux-mêmes.

    La paix n’est donc jamais purement intérieure, elle est intrinsèquement relationnelle et communautaire, comme dans le judaïsme, mais elle passe ici par la médiation d’une personne plutôt que par l’étude et la justice seules.

    Ainsi, la paix figure parmi les fruits de l’Esprit, aux côtés de l’amour, de la joie, de la patience. Cette catégorisation est significative. Un fruit ne se fabrique pas par la seule volonté, il mûrit d’une vie déjà greffée à une source plus grande. La paix chrétienne suppose donc une transformation intérieure progressive plutôt qu’une technique ou une discipline maîtrisable. On devient faiseur de paix, dont une paix agissante, comparable au radaf shalom juif ou la générosité et noblesse de cœur soufie.

    Chez les Pères du désert et les mystiques chrétiens, la paix se rapproche de la libération des passions désordonnées qui permet au cœur de se rendre disponible à la prière incessante. On y trouve une parenté frappante avec le nirvāṇa bouddhiste ou l’ataraxia stoïcienne, bien que la finalité reste ici l’union avec un Dieu personnel plutôt que l’extinction du désir en soi.

    Dans le sillage plus contemporain, par exemple Simone Weil, la paix chrétienne se comprend aussi comme attention, un consentement au réel, une disponibilité totale qui suspend le vouloir-saisir de l’ego. Cette paix rejoint, par un autre chemin, l’approche soufi, par un abandon actif plutôt qu’une résignation.

    Enfin, comme dans le judaïsme, le christianisme porte un horizon de paix cosmique et définitive avec le Royaume de Dieu. Mais la théologie chrétienne insiste sur une tension propre : cette paix est déjà et pas encore, inaugurée par le Christ, mais non encore pleinement accomplie, ce qui donne à l’existence chrétienne une qualité d’attente active, ni pur retrait contemplatif ni simple militantisme historique.

    En somme, la paix chrétienne se situe à un carrefour singulier parmi les traditions que nous avons parcourues. Comme le judaïsme, elle refuse de séparer paix et justice, et l’inscrit dans l’histoire. Comme le soufisme, elle passe par l’abandon amoureux et la médiation d’un Dieu personnel. Comme le bouddhisme, elle implique une libération des passions et de l’agitation intérieure. Toutefois, c’est une personne, non un principe ou un vide, qui est la paix, et qui la donne plutôt qu’elle ne se conquiert.

    Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent?

    Une chanson de Glorious – Evenou Shalom Alerhem

    Les paroles sur https://www.paroles.net/glorious/paroles-evenou-shalom-alerhem

    https://www.youtube.com/watch?v=3YoTvPYCJbE

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #agitationIntérieure #amour #ataraxiaStoïcienne #atenteActive #être #chrétien #Christ #compassion #conscience #contemplatif #croix #eirēnē #faiseurDePaix #fruitsDeLEsprit #générosité #Jésus #Joie #libérationDesPassions #médiation #militantisme #paix #paixChrétienne #paixCosmique #patience #pèresDuDésert #PrinceDeLaPaix #réconciliationDeLHumanité #réconciliationEntreLesHumains #shalom #singularité #théologieChrétienne #union #Vivre #voieDePassage
  39. La paix du christianisme

    Chez les chrétiens, la paix, eirēnē en grec, héritière du shalom hébraïque, porte cette même idée de plénitude, mais elle est redéfinie autour d’un événement central, soit l’incarnation, la croix et la personne du Christ comme Prince de la Paix.

    Le trait le plus distinctif de la paix chrétienne est qu’elle n’est pas d’abord une réalisation ou une conquête spirituelle, mais un don gratuit reçu du Christ : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne ». Cette précision « pas comme le monde la donne » est capitale : elle distingue une paix qui ne dépend pas des circonstances extérieures issues de l’absence de conflit, la sécurité et le confort, mais d’une paix qui subsiste même au cœur de la tribulation.

    Pour Paul, la paix chrétienne a une structure double, elle est verticale par la réconciliation de l’humanité avec Dieu, rendue possible par la croix, qui répare la rupture introduite par le péché. Elle est horizontale par la réconciliation entre les humains eux-mêmes.

    La paix n’est donc jamais purement intérieure, elle est intrinsèquement relationnelle et communautaire, comme dans le judaïsme, mais elle passe ici par la médiation d’une personne plutôt que par l’étude et la justice seules.

    Ainsi, la paix figure parmi les fruits de l’Esprit, aux côtés de l’amour, de la joie, de la patience. Cette catégorisation est significative. Un fruit ne se fabrique pas par la seule volonté, il mûrit d’une vie déjà greffée à une source plus grande. La paix chrétienne suppose donc une transformation intérieure progressive plutôt qu’une technique ou une discipline maîtrisable. On devient faiseur de paix, dont une paix agissante, comparable au radaf shalom juif ou la générosité et noblesse de cœur soufie.

    Chez les Pères du désert et les mystiques chrétiens, la paix se rapproche de la libération des passions désordonnées qui permet au cœur de se rendre disponible à la prière incessante. On y trouve une parenté frappante avec le nirvāṇa bouddhiste ou l’ataraxia stoïcienne, bien que la finalité reste ici l’union avec un Dieu personnel plutôt que l’extinction du désir en soi.

    Dans le sillage plus contemporain, par exemple Simone Weil, la paix chrétienne se comprend aussi comme attention, un consentement au réel, une disponibilité totale qui suspend le vouloir-saisir de l’ego. Cette paix rejoint, par un autre chemin, l’approche soufi, par un abandon actif plutôt qu’une résignation.

    Enfin, comme dans le judaïsme, le christianisme porte un horizon de paix cosmique et définitive avec le Royaume de Dieu. Mais la théologie chrétienne insiste sur une tension propre : cette paix est déjà et pas encore, inaugurée par le Christ, mais non encore pleinement accomplie, ce qui donne à l’existence chrétienne une qualité d’attente active, ni pur retrait contemplatif ni simple militantisme historique.

    En somme, la paix chrétienne se situe à un carrefour singulier parmi les traditions que nous avons parcourues. Comme le judaïsme, elle refuse de séparer paix et justice, et l’inscrit dans l’histoire. Comme le soufisme, elle passe par l’abandon amoureux et la médiation d’un Dieu personnel. Comme le bouddhisme, elle implique une libération des passions et de l’agitation intérieure. Toutefois, c’est une personne, non un principe ou un vide, qui est la paix, et qui la donne plutôt qu’elle ne se conquiert.

    Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent?

    Une chanson de Glorious – Evenou Shalom Alerhem

    Les paroles sur https://www.paroles.net/glorious/paroles-evenou-shalom-alerhem

    https://www.youtube.com/watch?v=3YoTvPYCJbE

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

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    #agitationIntérieure #amour #ataraxiaStoïcienne #atenteActive #être #chrétien #Christ #compassion #conscience #contemplatif #croix #eirēnē #faiseurDePaix #fruitsDeLEsprit #générosité #Jésus #Joie #libérationDesPassions #médiation #militantisme #paix #paixChrétienne #paixCosmique #patience #pèresDuDésert #PrinceDeLaPaix #réconciliationDeLHumanité #réconciliationEntreLesHumains #shalom #singularité #théologieChrétienne #union #Vivre #voieDePassage
  40. La paix du christianisme

    Chez les chrétiens, la paix, eirēnē en grec, héritière du shalom hébraïque, porte cette même idée de plénitude, mais elle est redéfinie autour d’un événement central, soit l’incarnation, la croix et la personne du Christ comme Prince de la Paix.

    Le trait le plus distinctif de la paix chrétienne est qu’elle n’est pas d’abord une réalisation ou une conquête spirituelle, mais un don gratuit reçu du Christ : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne ». Cette précision « pas comme le monde la donne » est capitale : elle distingue une paix qui ne dépend pas des circonstances extérieures issues de l’absence de conflit, la sécurité et le confort, mais d’une paix qui subsiste même au cœur de la tribulation.

    Pour Paul, la paix chrétienne a une structure double, elle est verticale par la réconciliation de l’humanité avec Dieu, rendue possible par la croix, qui répare la rupture introduite par le péché. Elle est horizontale par la réconciliation entre les humains eux-mêmes.

    La paix n’est donc jamais purement intérieure, elle est intrinsèquement relationnelle et communautaire, comme dans le judaïsme, mais elle passe ici par la médiation d’une personne plutôt que par l’étude et la justice seules.

    Ainsi, la paix figure parmi les fruits de l’Esprit, aux côtés de l’amour, de la joie, de la patience. Cette catégorisation est significative. Un fruit ne se fabrique pas par la seule volonté, il mûrit d’une vie déjà greffée à une source plus grande. La paix chrétienne suppose donc une transformation intérieure progressive plutôt qu’une technique ou une discipline maîtrisable. On devient faiseur de paix, dont une paix agissante, comparable au radaf shalom juif ou la générosité et noblesse de cœur soufie.

    Chez les Pères du désert et les mystiques chrétiens, la paix se rapproche de la libération des passions désordonnées qui permet au cœur de se rendre disponible à la prière incessante. On y trouve une parenté frappante avec le nirvāṇa bouddhiste ou l’ataraxia stoïcienne, bien que la finalité reste ici l’union avec un Dieu personnel plutôt que l’extinction du désir en soi.

    Dans le sillage plus contemporain, par exemple Simone Weil, la paix chrétienne se comprend aussi comme attention, un consentement au réel, une disponibilité totale qui suspend le vouloir-saisir de l’ego. Cette paix rejoint, par un autre chemin, l’approche soufi, par un abandon actif plutôt qu’une résignation.

    Enfin, comme dans le judaïsme, le christianisme porte un horizon de paix cosmique et définitive avec le Royaume de Dieu. Mais la théologie chrétienne insiste sur une tension propre : cette paix est déjà et pas encore, inaugurée par le Christ, mais non encore pleinement accomplie, ce qui donne à l’existence chrétienne une qualité d’attente active, ni pur retrait contemplatif ni simple militantisme historique.

    En somme, la paix chrétienne se situe à un carrefour singulier parmi les traditions que nous avons parcourues. Comme le judaïsme, elle refuse de séparer paix et justice, et l’inscrit dans l’histoire. Comme le soufisme, elle passe par l’abandon amoureux et la médiation d’un Dieu personnel. Comme le bouddhisme, elle implique une libération des passions et de l’agitation intérieure. Toutefois, c’est une personne, non un principe ou un vide, qui est la paix, et qui la donne plutôt qu’elle ne se conquiert.

    Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent?

    Une chanson de Glorious – Evenou Shalom Alerhem

    Les paroles sur https://www.paroles.net/glorious/paroles-evenou-shalom-alerhem

    https://www.youtube.com/watch?v=3YoTvPYCJbE

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #agitationIntérieure #amour #ataraxiaStoïcienne #atenteActive #être #chrétien #Christ #compassion #conscience #contemplatif #croix #eirēnē #faiseurDePaix #fruitsDeLEsprit #générosité #Jésus #Joie #libérationDesPassions #médiation #militantisme #paix #paixChrétienne #paixCosmique #patience #pèresDuDésert #PrinceDeLaPaix #réconciliationDeLHumanité #réconciliationEntreLesHumains #shalom #singularité #théologieChrétienne #union #Vivre #voieDePassage
  41. La paix du christianisme

    Chez les chrétiens, la paix, eirēnē en grec, héritière du shalom hébraïque, porte cette même idée de plénitude, mais elle est redéfinie autour d’un événement central, soit l’incarnation, la croix et la personne du Christ comme Prince de la Paix.

    Le trait le plus distinctif de la paix chrétienne est qu’elle n’est pas d’abord une réalisation ou une conquête spirituelle, mais un don gratuit reçu du Christ : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne ». Cette précision « pas comme le monde la donne » est capitale : elle distingue une paix qui ne dépend pas des circonstances extérieures issues de l’absence de conflit, la sécurité et le confort, mais d’une paix qui subsiste même au cœur de la tribulation.

    Pour Paul, la paix chrétienne a une structure double, elle est verticale par la réconciliation de l’humanité avec Dieu, rendue possible par la croix, qui répare la rupture introduite par le péché. Elle est horizontale par la réconciliation entre les humains eux-mêmes.

    La paix n’est donc jamais purement intérieure, elle est intrinsèquement relationnelle et communautaire, comme dans le judaïsme, mais elle passe ici par la médiation d’une personne plutôt que par l’étude et la justice seules.

    Ainsi, la paix figure parmi les fruits de l’Esprit, aux côtés de l’amour, de la joie, de la patience. Cette catégorisation est significative. Un fruit ne se fabrique pas par la seule volonté, il mûrit d’une vie déjà greffée à une source plus grande. La paix chrétienne suppose donc une transformation intérieure progressive plutôt qu’une technique ou une discipline maîtrisable. On devient faiseur de paix, dont une paix agissante, comparable au radaf shalom juif ou la générosité et noblesse de cœur soufie.

    Chez les Pères du désert et les mystiques chrétiens, la paix se rapproche de la libération des passions désordonnées qui permet au cœur de se rendre disponible à la prière incessante. On y trouve une parenté frappante avec le nirvāṇa bouddhiste ou l’ataraxia stoïcienne, bien que la finalité reste ici l’union avec un Dieu personnel plutôt que l’extinction du désir en soi.

    Dans le sillage plus contemporain, par exemple Simone Weil, la paix chrétienne se comprend aussi comme attention, un consentement au réel, une disponibilité totale qui suspend le vouloir-saisir de l’ego. Cette paix rejoint, par un autre chemin, l’approche soufi, par un abandon actif plutôt qu’une résignation.

    Enfin, comme dans le judaïsme, le christianisme porte un horizon de paix cosmique et définitive avec le Royaume de Dieu. Mais la théologie chrétienne insiste sur une tension propre : cette paix est déjà et pas encore, inaugurée par le Christ, mais non encore pleinement accomplie, ce qui donne à l’existence chrétienne une qualité d’attente active, ni pur retrait contemplatif ni simple militantisme historique.

    En somme, la paix chrétienne se situe à un carrefour singulier parmi les traditions que nous avons parcourues. Comme le judaïsme, elle refuse de séparer paix et justice, et l’inscrit dans l’histoire. Comme le soufisme, elle passe par l’abandon amoureux et la médiation d’un Dieu personnel. Comme le bouddhisme, elle implique une libération des passions et de l’agitation intérieure. Toutefois, c’est une personne, non un principe ou un vide, qui est la paix, et qui la donne plutôt qu’elle ne se conquiert.

    Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent?

    Une chanson de Glorious – Evenou Shalom Alerhem

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    https://www.youtube.com/watch?v=3YoTvPYCJbE

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

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    #agitationIntérieure #amour #ataraxiaStoïcienne #atenteActive #être #chrétien #Christ #compassion #conscience #contemplatif #croix #eirēnē #faiseurDePaix #fruitsDeLEsprit #générosité #Jésus #Joie #libérationDesPassions #médiation #militantisme #paix #paixChrétienne #paixCosmique #patience #pèresDuDésert #PrinceDeLaPaix #réconciliationDeLHumanité #réconciliationEntreLesHumains #shalom #singularité #théologieChrétienne #union #Vivre #voieDePassage
  42. La paix du christianisme

    Chez les chrétiens, la paix, eirēnē en grec, héritière du shalom hébraïque, porte cette même idée de plénitude, mais elle est redéfinie autour d’un événement central, soit l’incarnation, la croix et la personne du Christ comme Prince de la Paix.

    Le trait le plus distinctif de la paix chrétienne est qu’elle n’est pas d’abord une réalisation ou une conquête spirituelle, mais un don gratuit reçu du Christ : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne ». Cette précision « pas comme le monde la donne » est capitale : elle distingue une paix qui ne dépend pas des circonstances extérieures issues de l’absence de conflit, la sécurité et le confort, mais d’une paix qui subsiste même au cœur de la tribulation.

    Pour Paul, la paix chrétienne a une structure double, elle est verticale par la réconciliation de l’humanité avec Dieu, rendue possible par la croix, qui répare la rupture introduite par le péché. Elle est horizontale par la réconciliation entre les humains eux-mêmes.

    La paix n’est donc jamais purement intérieure, elle est intrinsèquement relationnelle et communautaire, comme dans le judaïsme, mais elle passe ici par la médiation d’une personne plutôt que par l’étude et la justice seules.

    Ainsi, la paix figure parmi les fruits de l’Esprit, aux côtés de l’amour, de la joie, de la patience. Cette catégorisation est significative. Un fruit ne se fabrique pas par la seule volonté, il mûrit d’une vie déjà greffée à une source plus grande. La paix chrétienne suppose donc une transformation intérieure progressive plutôt qu’une technique ou une discipline maîtrisable. On devient faiseur de paix, dont une paix agissante, comparable au radaf shalom juif ou la générosité et noblesse de cœur soufie.

    Chez les Pères du désert et les mystiques chrétiens, la paix se rapproche de la libération des passions désordonnées qui permet au cœur de se rendre disponible à la prière incessante. On y trouve une parenté frappante avec le nirvāṇa bouddhiste ou l’ataraxia stoïcienne, bien que la finalité reste ici l’union avec un Dieu personnel plutôt que l’extinction du désir en soi.

    Dans le sillage plus contemporain, par exemple Simone Weil, la paix chrétienne se comprend aussi comme attention, un consentement au réel, une disponibilité totale qui suspend le vouloir-saisir de l’ego. Cette paix rejoint, par un autre chemin, l’approche soufi, par un abandon actif plutôt qu’une résignation.

    Enfin, comme dans le judaïsme, le christianisme porte un horizon de paix cosmique et définitive avec le Royaume de Dieu. Mais la théologie chrétienne insiste sur une tension propre : cette paix est déjà et pas encore, inaugurée par le Christ, mais non encore pleinement accomplie, ce qui donne à l’existence chrétienne une qualité d’attente active, ni pur retrait contemplatif ni simple militantisme historique.

    En somme, la paix chrétienne se situe à un carrefour singulier parmi les traditions que nous avons parcourues. Comme le judaïsme, elle refuse de séparer paix et justice, et l’inscrit dans l’histoire. Comme le soufisme, elle passe par l’abandon amoureux et la médiation d’un Dieu personnel. Comme le bouddhisme, elle implique une libération des passions et de l’agitation intérieure. Toutefois, c’est une personne, non un principe ou un vide, qui est la paix, et qui la donne plutôt qu’elle ne se conquiert.

    Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent?

    Une chanson de Glorious – Evenou Shalom Alerhem

    Les paroles sur https://www.paroles.net/glorious/paroles-evenou-shalom-alerhem

    https://www.youtube.com/watch?v=3YoTvPYCJbE

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #agitationIntérieure #amour #ataraxiaStoïcienne #atenteActive #être #chrétien #Christ #compassion #conscience #contemplatif #croix #eirēnē #faiseurDePaix #fruitsDeLEsprit #générosité #Jésus #Joie #libérationDesPassions #médiation #militantisme #paix #paixChrétienne #paixCosmique #patience #pèresDuDésert #PrinceDeLaPaix #réconciliationDeLHumanité #réconciliationEntreLesHumains #shalom #singularité #théologieChrétienne #union #Vivre #voieDePassage
  43. La paix du bouddhisme

    Pour les bouddhistes, la paix n’est pas un simple état émotionnel agréable, c’est la conséquence directe d’une compréhension juste de la réalité.

    Ainsi, le nirvāṇa est un état découlant de l’extinction des trois feux que sont l’avidité, l’aversion et l’illusion. La paix bouddhiste n’est donc pas l’absence temporaire de trouble, mais l’épuisement définitif des causes mêmes de l’agitation intérieure. Tant que ces trois racines brûlent, dit-on, aucune paix n’est stable, seulement des accalmies. La paix n’est donc pas un événement, elle est la conséquence d’un diagnostic lucide, presque clinique, de la souffrance.

    Une grande part du conflit humain naît, pour le bouddhisme, de la défense d’un moi que l’on croit substantiel et séparé. Le bouddhisme dissout l’ego dans la vacuité, il n’y a rien de substantiel à défendre, donc rien qui justifie ultimement la peur, la possessivité ou l’hostilité. La paix naît ici d’un dévoilement métaphysique plus que d’une fusion.

    Sur le plan éthique et relationnel, l’idéal de paix se manifeste dans les quatre qualités cultivées activement que sont la bienveillance aimante, ce vœu du bien-être de tous les êtres, sans exception ni préférence, la compassion qui est la capacité à ressentir et alléger la souffrance d’autrui, la joie sympathique qui est la capacité de se réjouir du bonheur d’autrui sans envie et l’équanimité, cette stabilité qui n’est ni indifférence ni détachement froid, mais paix devant ce qui échappe à notre contrôle.

    Ces quatre qualités, souvent pratiquées par méditation formelle. Elles forment un pont entre paix intérieure et paix relationnelle, car on ne peut pas cultiver l’une sans l’autre.

    Comme dans le jaïnisme et l’hindouisme, la non-violence est le socle éthique concret de cette paix. Le premier précepte bouddhiste, s’abstenir de tuer ou de nuire à tout être sensible n’est pas une simple règle morale, mais l’expression extérieure d’un esprit déjà pacifié. On ne nuit plus quand on ne se sent plus séparé ni menacé.

    Ainsi, la paix bouddhiste suit un mouvement inverse, à certains égards, de celui du soufisme que nous venons de voir cette semaine. Là où le soufi descend vers la paix par la soumission amoureuse à un Dieu personnel, le bouddhiste y accède par le dévoilement de la vacuité et l’extinction des attachements, soit une paix qui n’a pas besoin d’un Autre transcendant pour se réaliser, mais qui rejoint néanmoins, dans ses fruits éthiques (compassion, non-nuisance, service), une parenté frappante avec l’approche soufie.

    Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent?

    Une chanson de Renée Claude interprétée par Isabelle Boulay, Céline Dion, Luce Dufault, Diane Dufresne, Louise Forestier, Laurence Jalbert, Catherine Major, Ariane Moffatt, Marie Denise Pelletier, Ginette Reno et Marie-Élaine Thibert – Tu trouveras la paix

    Les paroles sur https://www.musixmatch.com/fr/paroles/Ren%C3%A9e-Claude/Tu-Trouveras-La-Paix-Dans-Ton-coeur

    https://www.youtube.com/watch?v=ctwvvoX8BaM

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

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  44. Les Hurons-Wendats

    Les sociétés du Cercle reconnaissants intrinsèquement l’unité fondamentale et sacrée de toutes les choses créées, ne peuvent logiquement concevoir une société humaine divisible et ségrégationnée. D’ailleurs, une telle “vision“ sociale ne peut être que celle de promoteurs d’un “ordre“ social économique dont ceux-ci ont fait leur pouvoir matériel personnel, ainsi que celui des élites qui maintiennent par la force ce pouvoir.

    *

    Le mépris pour le Cercle paraît toujours démesuré dans la pensée civilisée. Cela constitue un véritable paradoxe, car les sociétés circulaires ont été tellement plus productrice d’égalité, de bonheur, de plénitude sociale et d’abondance que les sociétés linéaires.

    *

    L’égalité de statut pour tous n’a de tout le temps été possible que dans les sociétés du Cercle. À cet égard, la question d’une vision sociale et économique circulaire est essentielle à la survie de la société industrielle actuelle celle-ci a-t-elle le pouvoir éducationnel de tendre à une “fonctionnalités“ des valeurs circulaires ? Nous devons répondre par l’affirmative car il n’y a autrement pas d’espoir pour la survie de la société telle que nous la connaissons.

    *

    Les Wendats ne croyaient pas avoir été placés sur la Grande Île pour dominer le reste de la création. La mythologie révèle plutôt qu’ils croyaient avoir été créés pour témoigner de l’infinie grandeur et de l’infinie sagesse du Maître de l’Univers ainsi que de ce que c’est que créateur et, donc, pour vivre en harmonie avec la quantité infinie d’autres êtres qui acclamèrent avec un bonheur incontenable l’implantation parmi eux de ce prédateur contemplatif.

    *

    Pour les sociétés du Cercle, la vie est une réalité universelle, indivisible en classe, règles ou ordres, dont chaque expression est un produit de l’ensemble.

    Georges E Sioui dans Les Hurons-Wendats : Une civilisation méconnue

    Une pièce musicale de The Huron (Wendat) Carol

    https://www.youtube.com/watch?v=uDPPudEkB_U

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  45. Si je dois mourir Rifaat al-Aareer)

         Si je dois mourir Si je dois mourir il faut que toi tu vives pour raconter mon histoire vendre mes affaires afin d'acheter du fil et une pièce de tissu (choisis-la blanche avec de longues franges) pour qu'un enfant, quelque part à Gaza puisse apercevoir un cerf-volant alors qu'il scrute le ciel en attendant son père qui s'en est allé brusquement sans que personne fasse ses adieux ni à son corps ni à son âme Pour que cet enfant aperçoive dans les hauteurs le […]

    arbrealettres.wordpress.com/20

  46. Sorcier, druide et brahmane

    On entend parler dans les différents textes de sorcier et de sorcière, de druide et de brahmane. Est-ce qu’il y a une différence et quels sont les liens ?

    Cette question touche en fait toutes les civilisations et traverse plusieurs millénaires.

    Le druide que l’on retrouve surtout en Celtes, en Gaule, et aux îles Britanniques et le brahmane en Inde sont des figures institutionnelles. Ils occupent une place reconnue dans l’ordre social de leur société, ils sont formés pendant des décennies, ils sont garants de la loi et du cosmos. Le druide est profondément lié à la forêt et aux cycles naturels, tandis que le brahmane a un corpus textuel et rituel codifié parmi les plus anciens du monde, les Védas.

    Ce n’est pas un hasard si le druide et le brahmane se ressemblent tant. Ils partagent vraisemblablement une racine commune indo-européenne. D’ailleurs, Mathieu Halford en fait la démonstration dans son livre : Druides celtiques et brahmanes indiens. Le mot sanskrit brahman (parole sacrée, puissance du rite) et la fonction druidique de maître de la parole sont deux branches d’un même arbre, séparées par des millénaires de migration.

    Dans la société celtique, le pouvoir était divisé entre les guerriers nobles (équites) et les druides. Le roi guérissait, protégeait tandis que le druide légitimait. Aucune guerre ne pouvait commencer sans leur accord, aucun traité n’était légitime sans leur présence. César lui-même note qu’ils étaient exemptés de l’impôt et du service militaire, signe de leur statut exceptionnel.

    Le sorcier ou la sorcière apparait comme une figure qui n’est pas instituée par une autorité, avant tout reconnaissable par ses pouvoirs. Selon les cultures, le sorcier ou la sorcière est parfois craint, consulté en secret, opérant dans l’espace ambigu du monde visible et invisible. Là où le druide et le brahmane renforcent l’ordre, le sorcier ou la sorcière le traverse ou le contourne.

    Le savoir se transmet oralement, et c’est voulu ainsi. Des textes appris par cœur, touchant les mythes, les lois, les généalogies, et la cosmologie. L’absence d’écriture n’était pas un manque, c’était une discipline. L’écrit fige, alors que la parole vivante s’adapte, se transmet de maître à disciple, reste vivante dans la mémoire.

    Le sorcier ou la sorcière est antérieur à toutes ces traditions, représentant peut-être la plus vieille figure spirituelle de l’humanité. On ne les retrouve pas seulement en Afrique ou en Amérique, mais sur tous les continents.

    Une chanson de Donovan – I Am The Shaman

    Les paroles sur https://fr.muztext.com/lyrics/donovan-david-lynch-i-am-the-shaman

    https://www.youtube.com/watch?v=V5i98tfyGac&list=RDV5i98tfyGac&start_radio=1

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

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  47. Les fonctions cognitives du cerveau

    Dans cette vidéo, Caroline, formatrice en neurologie, va expliquer et identifier les fonctions #cognitives du #cerveau dans le cadre de la formation #Neurologie proposée par #Dgboost.

    Très intéressant.

    Identifier les fonctions cognitives du cerveau – Formation Neurologie

    https://www.youtube.com/watch?v=S1OY4U2mMtQ

    #Dgboost #Neurologie #acceptation #acquisition #apprendre #apprentissage #attention #être #conscience #corps #développement #entrainementDeLEsprit #fonctionsCognitives #formation #neurobiologie #neurologie #neurones #neuropsychologie #neuroscience #pensée #perspective #psychologie #science #Vivre