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#vivre — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #vivre, aggregated by home.social.

  1. S’adapter à ce qui brille

    Le soleil ne brûle pas. On ne peut pas l’éteindre avec de l’eau. D’ailleurs, envoyer de l’eau sur le soleil ne ferait qu’augmenter son intensité et sa grosseur, car ses molécules viendraient augmenter les réactions nucléaires. L’eau ne peut éteindre qu’une réaction chimique (comme un feu de bois ou de l’essence qui brûlent), car elle a besoin d’oxygène.   Donc, le soleil ne brûle pas, il brille de son activité nucléaire, et cette lumière porte en elle une […]

    dandanjean.com/2026/09/05/sada

  2. Se passer de l’infini ?

    Avons-nous réellement besoin de l’infini ? Nos vies sont soumises à des frontières de toutes parts, un corps qui vieillit, un temps compté, des relations qui finissent, une mémoire qui s’efface. On pourrait croire qu’une attitude sage consisterait justement à se réconcilier avec cette finitude, à cesser de chercher ailleurs ce que le fini ne peut offrir. Et pourtant, quelque chose résiste à ces frontières. En quoi consiste l’hypothèse d’une vie entièrement repliée […]

    dandanjean.com/2026/09/04/se-p

  3. L’ULTIME LUMIÈRE (Katerina Anghelàki-Rooke)

         L'ULTIME LUMIÈRE Où je me suis plongee pour te trouver je ne vois plus l'être et le prophète de mon cœur est muet. Tu es sous une forme absolue inaccessible à la vie elle-même tu es une tache blanche un peu d'eau trouble. Je veux user mon ultime lumière là où rien n'arrête l'œil : je ne veux pas même une hirondelle à l'horizon pas la moindre illusion. Mon cœur sera mort sans doute et moi je vivrai je compterai sur la nature je t'appellerai été sans […]

    arbrealettres.wordpress.com/20

  4. L’ULTIME LUMIÈRE (Katerina Anghelàki-Rooke)

         L'ULTIME LUMIÈRE Où je me suis plongee pour te trouver je ne vois plus l'être et le prophète de mon cœur est muet. Tu es sous une forme absolue inaccessible à la vie elle-même tu es une tache blanche un peu d'eau trouble. Je veux user mon ultime lumière là où rien n'arrête l'œil : je ne veux pas même une hirondelle à l'horizon pas la moindre illusion. Mon cœur sera mort sans doute et moi je vivrai je compterai sur la nature je t'appellerai été sans […]

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  5. L’ULTIME LUMIÈRE (Katerina Anghelàki-Rooke)

         L'ULTIME LUMIÈRE Où je me suis plongee pour te trouver je ne vois plus l'être et le prophète de mon cœur est muet. Tu es sous une forme absolue inaccessible à la vie elle-même tu es une tache blanche un peu d'eau trouble. Je veux user mon ultime lumière là où rien n'arrête l'œil : je ne veux pas même une hirondelle à l'horizon pas la moindre illusion. Mon cœur sera mort sans doute et moi je vivrai je compterai sur la nature je t'appellerai été sans […]

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  6. L’ULTIME LUMIÈRE (Katerina Anghelàki-Rooke)

         L'ULTIME LUMIÈRE Où je me suis plongee pour te trouver je ne vois plus l'être et le prophète de mon cœur est muet. Tu es sous une forme absolue inaccessible à la vie elle-même tu es une tache blanche un peu d'eau trouble. Je veux user mon ultime lumière là où rien n'arrête l'œil : je ne veux pas même une hirondelle à l'horizon pas la moindre illusion. Mon cœur sera mort sans doute et moi je vivrai je compterai sur la nature je t'appellerai été sans […]

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  7. L’ULTIME LUMIÈRE (Katerina Anghelàki-Rooke)

         L'ULTIME LUMIÈRE Où je me suis plongee pour te trouver je ne vois plus l'être et le prophète de mon cœur est muet. Tu es sous une forme absolue inaccessible à la vie elle-même tu es une tache blanche un peu d'eau trouble. Je veux user mon ultime lumière là où rien n'arrête l'œil : je ne veux pas même une hirondelle à l'horizon pas la moindre illusion. Mon cœur sera mort sans doute et moi je vivrai je compterai sur la nature je t'appellerai été sans […]

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  8. Méditer

    Un jour, il y a près d’un siècle, un vieux maître zen japonais reçut la visite d’un professeur d’université qui voulait s’adonner à la méditation zen. Le sage commença par lui offrir une tasse de thé. Il remplit la tasse jusqu’à ras bord, mais, contre toute attente, il n’arrêta pas. Interloqué, le professeur regarda sa tasse déborder, puis ne put s’empêcher de dire à son hôte : « Monsieur, la tasse est en train de déborder. Il faut arrêter. » Le vieil homme […]

    dandanjean.com/2026/09/03/medi

  9. Résilience ou soumission

    Il y a un instant, dans toute crise importante vécue, où l’on comprend que la situation ne nous obéira plus. Le corps le sait avant l’esprit, quelque chose en nous cherche encore le point d’appui, le levier, le geste qui ferait revenir les choses sous notre gouverne, et ne le trouve pas. C’est là, exactement à cet endroit de bascule, que résilience et soumission se ressemblent le plus dangereusement. Elles peuvent nous faire vivre le même silence, la même absence de […]

    dandanjean.com/2026/09/03/resi

  10. L’élévation de l’esprit humain

    Il existe peu d’images aussi universellement partagées que celle de l’élévation. D’une tradition à l’autre, les vocabulaires changent, les cosmologies divergent, les pratiques s’opposent parfois, et pourtant, presque partout, l’esprit humain se pense comme permettant une ascension. Comme si l’esprit humain, quelle que soit la langue dans laquelle il se pense, ne pouvait décrire sa propre transformation qu’en empruntant à la verticalité : monter, s’élever, gravir, […]

    dandanjean.com/2026/09/01/lele

  11. Par être

    Devient ce que tu es, et Connais-toi toi-même, deux formules inspirantes. Ces deux formules, séparées par un peu plus d’un siècle et par deux régimes de pensée différents, la poésie de Pindare qui prône Devient ce que tu es, et la démarche socratique, dont Connais-toi toi-même, sont souvent citées comme des variantes l’une de l’autre. Elles ne le sont pas tout à fait. Leur proximité tient moins à leur contenu qu’à ce qu’elles désignent en commun, un rapport à soi […]

    dandanjean.com/2026/08/18/par-

  12. ODE VIVANTE (Paul Valéry)

    Illustration      ODE VIVANTE Viens, mon espoir, toujours trop loin Formons un seul corps dans ce coin ... Oh ! Que ta bouche est douce à prendre, À boire, à mordre ... Qu'elle est tendre Avec la mienne ; et quelle extrême Caresse intime elles se font ... Quoi de plus simple quand on s'aime Que de fondre ce qui se fond En un fruit de l'Autre et du Même ? Que j'adore ce premier don !... Mais il veut d'autres découvertes, Je sens te venir l'abandon De ta chair délicate […]

    arbrealettres.wordpress.com/20

  13. Le corps, un territoire immense

    On croit habiter un corps de taille modeste, un mètre soixante-dix, quelques kilos, une silhouette qu’on reconnaît par un simple miroir. Mais dès que l’on se penche sur sa composition et sa complexité, les chiffres font que cette évidence vacille. Le corps n’est pas une forme close. C’est un territoire démesuré, plié dans un espace restreint.

    Nous avons 206 os qui soutiennent le corps adulte, contre près de 300 à la naissance, avant que certains ne fusionnent avec la croissance. Le plus petit d’entre eux, l’étrier de l’oreille interne, est plus petit qu’un grain de riz. Le plus grand, le fémur, est capable de porter plusieurs fois le poids du corps.

    Autour de cette architecture, entre 600 et 840 muscles, selon la façon dont on les compte, orchestrent chaque geste, du battement de cils au port d’une charge.

    Et plus nous entrons dans la composition du corps, une sorte de vertige s’installe.

    Mis bout à bout, les vaisseaux sanguins d’un corps humain, les artères, les veines, les capillaires confondus, s’étireraient sur environ 100 000 kilomètres (August Krogh publiés dans son livre The Anatomy and Physiology of Capillaries1922), soit une distance de près de deux fois et demie le tour de la Terre, contenu dans un espace qu’on peut serrer dans ses bras.

    Les fibres nerveuses, elles, iraient plus loin encore. On les estime, mise à plat, entre 150 000 et 180 000 kilomètres (Bente Pakkenberg et ses collègues notamment parues dans la revue Ugeskrift for Læger en 1997), de quoi relier la Terre à la Lune, et revenir.

    Tout cela replié, enroulé, invisible, sous une peau qui ne mesure qu’environ deux mètres carrés.

    Le cerveau, à lui seul, abrite environ 86 milliards de neurones. Chacun peut établir des milliers de connexions avec ses voisins, jusqu’à plusieurs dizaines de milliers pour les plus actifs, pour un total qui se compte en centaines de billions de synapses. Plus de connexions, pourrait-on penser, que d’étoiles dans notre galaxie.

    Et ce cerveau, qui ne représente qu’environ 2 % du poids du corps, en consomme à lui seul près de 20 % de l’énergie.

    Le corps entier, enfin, serait composé d’environ 37 000 milliards de cellules, un chiffre si grand qu’il cesse d’être intuitif, qu’il devient presque abstrait, comme les distances en années-lumière.

    Il y a quelque chose de troublant, et peut-être de juste, dans cette disproportion. Ce que nous appelons « moi », ce point que l’on croit tenir tout entier entre deux mains, est en réalité un déploiement immense, une cartographie que nul œil ne peut embrasser d’un coup.

    Peut-être est-ce là une autre forme de seuil : celui qui sépare ce que nous croyons être de ce que nous sommes réellement, un territoire sans commune mesure avec l’idée que nous nous en faisons.

    Ces chiffres sont approximatifs, la science elle-même hésitant parfois entre plusieurs estimations, comme si le corps dans l’infini petit devient si grand. Une chose est certaine, nous vivons dans un territoire immense, et, malgré les distances, tout est ressenti de façon instantanée. Une perspective quantique.

    Une chanson de Fred Pellerin – C’est un monde

    Les paroles sur https://www.boiteachansons.net/partitions/fred-pellerin/c-est-un-monde

    https://www.youtube.com/watch?v=9sU8lenjdhM

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #VoieDePassage #206Os #annéeLumière #architecture #attention #AugustKrogh #énergie #étoiles #être #BentePakkenberg #capillaires #Cerveau #composition #connexions #conscience #corps #disproportion #distance #espaceRestreint #estimations #fibresNerveuses #galaxie #grand #grandeur #habiter #heAnatomyAndPhysiologyOfCapillaries #infini #interdépendance #invisible #kilomètre #kilos #miroir #muscles #naissance #neurones #peau #science #synapses #tailleModeste #Terre #territoire #territoireImmense #UgeskriftForLæger #vaisseauxSanguins #veines #vertige #Vivre
  14. Traverser les frontières

    Deux mots qui semblent synonymes, coexister et interdépendance, presque interchangeables dans l’usage courant et qui pourtant, dessinent deux visions du monde très différentes.

    Coexister, c’est exister à côté de l’autre. L’étymologie le dit clairement : cum— (avec) et existere (se tenir hors de, exister). Deux entités coexistent lorsqu’elles occupent le même espace, la même durée, sans s’annuler mutuellement. C’est une notion fondamentalement spatiale et temporelle. Elle décrit une juxtaposition tolérée, parfois pacifique, parfois simplement neutre.

    La coexistence n’exige aucun lien substantiel. Deux arbres peuvent coexister dans un jardin sans que l’un ait besoin de l’autre pour vivre. Deux cultures peuvent coexister dans une même ville sans se transformer réciproquement. Le mot porte en lui une forme de retenue, presque de distance polie, on pense à la « coexistence pacifique » de la guerre froide, où deux blocs s’évitaient plus qu’ils ne se rencontraient.

    L’interdépendance suppose autre chose, notamment, que l’existence même de chaque partie soit conditionnée par l’autre. Ce n’est plus une question de proximité, mais de constitution. On ne coexiste pas en dépit du lien, on existe par le lien.

    Cette idée trouve une résonance profonde dans la pensée bouddhiste du pratītyasamutpāda, la « coproduction conditionnée ». Rien n’existe en soi, indépendamment, tout surgit en relation à des causes et conditions qui le traversent. L’interdépendance n’est donc pas une option éthique ou politique qu’on choisirait d’adopter, c’est, dans cette perspective, une structure intrinsèque déjà là, que l’on peut simplement reconnaître ou méconnaître.

    Le passage de la coexistence à l’interdépendance est un déplacement du regard, de la tolérance à la reconnaissance. Coexister, c’est admettre que l’autre a le droit d’être là. Être interdépendant, c’est comprendre que je ne serais pas ce que je suis sans cet autre, et que la frontière nette entre « moi » et « non-moi » est elle-même une construction, utile, mais provisoire.

    C’est peut-être là que se loge un seuil intéressant à explorer. Beaucoup de discours contemporains sur l’écologie, le vivre ensemble ou la paix sociale s’arrêtent au seuil de la coexistence, un idéal minimal, souvent présenté comme suffisant, sans franchir le pas vers l’interdépendance, qui demande un changement de posture plus radical. En effet, il implique de prendre conscience que ma survie, mon identité, mon sens même, soient tissées dans la trame d’autres existences.

    Coexister protège les frontières.

    Reconnaître l’interdépendance les traverse.

    Une chanson de Lara Fabian et Maurane – Tu es mon autre 

    les paroles sur https://www.musixmatch.com/lyrics/Lara-Fabian-feat-Maurane/Tu-es-mon-autre-2

    https://www.youtube.com/watch?v=i5WDIQDRKfM

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

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    #VoieDePassage #acceptation #adopter #attention #étymologie #être #bouddhisme #cause #changementDePosture #coexiste #coexistence #coexister #conscience #coproductionConditionnée #culture #entité #entrainementDeLEsprit #espace #exister #frontière #idéal #identité #interchangeable #interdépendance #lienSubstantiel #paix #paixSociale #passage #pratītyasamutpāda #protéger #reconnaître #regard #relation #spatial #survie #synonyme #temporelle #tolérance #traverser #Vivre #vivreEnsemble
  15. Les secrets sont simples

    Parce que la Vérité est simple, c’est la plus simple chose au monde, c’est pourquoi nous ne la voyons pas. Il n’y a qu’une Chose au monde, et pas deux, comme les physiciens, les mathématiciens ont commencé de le percevoir, et comme l’enfant qui sourit à la vague le sait bien, sur une grande plage où la même écume semble rouler du fond des temps, et rejoindre un grand rythme qui monte d’une vieille mémoire, qui fond les jours et les peines dans une unique histoire, si vieille qu’elle est comme une présence inaltérable, si vaste qu’elle accroche même son immensité à l’aile d’une mouette. Et tout est contenu dans une seconde, la totalité des âges et des âmes, dans un simple point qui brille un instant sur la folle écume. Mais ce point-là, nous l’avons perdu, et ce sourire, et cette seconde qui chante. Alors, nous avons voulu reconstruire cette Unité par une somme : 1+1+1… Comme nos ordinateurs, comme si la collection de tous les savoirs possibles sur tous les points possibles finirait par nous rendre la note juste, l’unique note qui fait chanter, mouvoir les mondes, et le cœur d’un enfant oublié. Cette simplicité, nous avons voulu la manufacturer pour toutes les bourses, et plus nos boutons savants se multipliaient, simplifiaient la vie, plus l’oiseau s’envolait, et le sourire, même la belle écume est polluée par nos calculs. Nous ne savons même pas très bien si nos corps nous appartiennent – elle a tout mangé, la belle Machine.

    Or, cette unique Chose est aussi l’unique Pouvoir, parce que ce qui brille en un point, brille aussi dans tous les autres points : ceci étant saisi, tout le reste est saisi, il n’y a qu’un Pouvoir au monde et pas deux. Même un enfant saisit cela très bien : il est roi, il est invulnérable. Mais l’enfant grandit, il oublie. Et les hommes ont grandi, les nations, les civilisations, chacune cherchant à sa façon le Grand Secret, le simple secret – par les armes, les conquêtes, par la méditation, la magie, par la beauté, la religion ou la science. Et à vrai dire, nous ne savons pas très bien qui est le plus avancé, de l’ouvrier de l’Acropole, du mage de Thèbes ou de l’astronaute de Cap Kennedy, ni même du moine de Cîteaux, parce que les uns ont rejeté la vie pour la comprendre, les autres l’ont prise sans la comprendre, d’autres ont laissé une trace de beauté, et d’autres une traînée blanche dans un ciel pareil – nous sommes les derniers sur la liste, c’est tout. Et notre magie, nous ne la tenons pas encore. Le point, le tout petit point puissant, est toujours là sur la plage du grand monde, il brille pour qui veut, tel qu’il était quand nous n’étions pas encore hommes sous les étoiles.

    *

    Pourtant, le Secret, d’autres l’ont touché : les Grecs l’avaient peut-être, les Égyptiens aussi et certainement les Rishi des temps védiques. Mais il en est des secrets comme des fleurs sur le bel arbre, ils ont leur saison, leur obscure poussée, leur éclosion soudaine. Pour toute chose, il est un « moment », même pour la conjonction des astres sur nos têtes et le passage du cormoran sur le rocher blanchi d’écume, peut-être même pour cette écume un instant jaillie au rythme de la vague, et tout se meut selon un rite unique. Et de même pour l’homme. Un secret, c’est-à-dire une connaissance, c’est-à-dire un pouvoir, a son temps organique, et une petite cellule isolée, plus évoluée que d’autres, ne peut pas incarner le pouvoir de sa connaissance, c’est-à-dire changer le monde, accélérer la floraison du grand arbre, à moins que tout le reste du terrain évolutif ne soit prêt.

    Et le temps est venu.

    Satprem, né Bernard Enginger (1923-2007), Français, Breton, fut pendant vingt ans le confident de Mère, qui lui donna son nom véritable le 3 mars 1957 : Satprem « celui qui aime vraiment ». À l’âge de trente ans, il revient définitivement en Inde auprès de Celle qui cherchait le secret du passage à la « prochaine espèce », et forait en son corps ce passage. Mère, dont il deviendra le confident et le témoin pendant près de vingt ans.

    Satprem dans La Genèse du Surhomme

    Une pièce musicale de Anoushka Shankar – Secret Heart 

    https://www.youtube.com/watch?v=dc4k-RYN9Z8

    #Acropole #astronauteDeCapKennedy #attention #Auroville #Égyptiens #évolution #être #BernardEnginger #Chanter #ChoseAuMonde #civilisations #connaissance #conscience #genèse #grecs #Inde #machine #mageDeThèbes #magie #mathématiciens #mère #ordinateur #ouvrier #physiciens #points #pouvoir #présenceInaltérable #Satprem #science #secret #simplicité #sourire #surhomme #Temps #unité #védique #vérité #Vivre
  16. Avec l’autre

    Il arrive un moment où l’autre n’est plus interchangeable. Il ne fait plus partie d’un ensemble vague. Il prend une place précise, une place qui ne se remplit pas autrement.

    Quand l’autre commence à compter, la relation à déjà fait son travail. Le lien s’est tissé sans bruit par la répétition, par l’attente, par le temps partagé.

    Rien n’a changé extérieurement, mais tout a changé intérieurement. Ce n’est pas l’autre qui est devenu différent, c’est la relation qui a crée une singularité.

    Compter pour quelqu’un ne signifie pas être possédé, cela signifie être reconnu, exister pour l’autre au-delà de l’utilité ou de la fonction. Ce moment est beau, mais il reste fragile, car reconnaître l’importance de l’autre, c’est accepter de devenir vulnérable. Quand l’autre commence à compter, la relation change de nature, elle n’est plus un passage, elle devient un lieu où quelque chose engage, et c’est souvent là que l’attente porte enfin son fruit.

    Geoffrey Wion Florens dans S’asseoir un peu plus près

    Une pièce musicale de Pat Metheny – Alfie

    https://www.youtube.com/watch?v=fWaXHq33OiA

    #attente #autre #être #beau #changerLaNature #commencer #compter #engager #ensembleUni #ensembleVague #fonction #fruit #GeoffreyWionFlorens #importance #importanceDeLAutre #interchangeable #lien #lieu #moment #nature #partagé #passage #place #placePrécise #posséder #près #précieux #présence #répétition #reconnaître #relation #sAsseoir #sansBruit #tempsPartagé #tisser #travail #utilité #Vivre
  17. Les micros-voyages

    Le micro-voyage comme projet de découverte non plus comme une échappée vers l’étranger, mais comme une manière de redécouvrir la ville dans laquelle nous vivons, la communauté à laquelle nous appartenons. J’aime bien tenter de porter le regard du touriste en restant chez-moi, prendre un guide et le lire comme un étranger qui débarque sur une nouvelle Terre.

    D’une part, cela nous permet de retraverser, à pied et avec attention, les lieux que nous parcourons chaque jour sans les voir. La rue empruntée pour aller travailler, le parc contourné plutôt que traversé, l’immeuble croisé cent fois sans qe l’on ne remarque jamais la façade, ce sont là aussi des territoires d’émerveillement, simplement rendus invisibles par l’habitude et l’urgence du trajet fonctionnel.

    Georges Perec avait théorisé cette idée en s’attachant à ce qu’il appelait l’infra-ordinaire, ce qui se passe quand il ne se passe rien, les détails que le regard efface parce qu’ils sont trop familiers pour mériter l’attention. Le déplacement quotidien obéit à une logique d’efficacité. Nous allons d’un point à un autre, on ne regarde pas, on suit le chemin. Le micro-voyage, entendu comme redécouverte du proche, consiste précisément à interrompre cette logique, à s’arrêter sur un banc que l’on ne remarque jamais, à visiter un quartier que l’on traverse régulièrement comme s’il s’agissait d’un lieu inconnu, à emprunter une ruelle jamais empruntée alors qu’elle borde notre immeuble depuis toujours, à aller voir un musée local ou un nouveau café qui vient d’ouvrir.

    Ce geste modifie profondément notre représentation du monde, car il déplace le critère de ce qui mérite d’être vu. Dans l’imaginaire courant, l’intérêt d’un lieu se mesure à sa distance, à son exotisme, à sa capacité à nous dépayser par sa nouveauté radicale. Le micro-voyage de proximité renverse cette perspective. Il affirme que le dépaysement n’est pas affaire de kilomètres, mais de qualité du regard. Un mur ordinaire observé longuement révèle des textures, une histoire, des détails qu’un regard pressé ne captera jamais, même à l’autre bout du monde. L’étrangeté n’est donc pas une propriété du lieu, mais un effet de l’attention qu’on lui porte.

    Cette pratique a aussi pour effet de redéfinir la carte mentale que nous avons de notre propre environnement, là où le tourisme lointain a tendance à la synthétiser en une suite d’images consommées rapidement. Redécouvrir son quartier, c’est ajouter des couches à un espace qu’on croyait connu, c’est réintroduire de la profondeur temporelle, l’histoire d’un bâtiment, la mémoire d’un usage disparu, dans un lieu réduit d’ordinaire à sa seule fonction de passage. Le monde proche, loin d’être un espace neutre déjà entièrement connu, se révèle alors aussi riche, aussi digne d’étonnement que n’importe quelle destination exotique, à condition de renoncer à la vitesse et à l’automatisme du regard habitué.

    Ce type de micro-voyage rejoint enfin une tradition plus ancienne, celle d’habiter un lieu, de nous laisser enseigner les mouvements de la vie, où marcher sans but précis devient une manière de connaître autrement que par ses usages prescrits. Il suggère une leçon plus générale sur notre rapport au monde, la disposition à être émerveillé, à voir vraiment, compte davantage que la distance parcourue. Ce qui change notre représentation du monde n’est peut-être pas tant l’accumulation de lieux visités que la capacité, retrouvée, à regarder ce qui s’offre à nous.

    Une chanson de Michel Rivard – Le tour du bloc

    Les paroles sur https://www.paroles-musique.com/paroles-Michel-Rivard-Le-tour-du-bloc-lyrics,p7405069

    https://www.youtube.com/watch?v=cYc8Nvh6S74

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

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    #VoieDePassage #acceptation #amour #appartenir #attention #automatisme #échappée #étranger #être #bâtiment #café #communauté #conscience #découverte #destinationExotique #distance #espace #GeorgesPerec #imagesConsommées #infraOrdinaire #lieu #Marche #mémoire #mesurer #microsVoyages #nouvelleTerre #Parc #parcours #passage #porte #présence #promenade #proximité #quartier #redécouvrirLaVielle #regard #regardHabitué #remarche #retraverser #rue #trajetFonctionnel #urgence #vitesse #Vivre #vivreEnsemble
  18. La paix du bouddhisme

    Pour les bouddhistes, la paix n’est pas un simple état émotionnel agréable, c’est la conséquence directe d’une compréhension juste de la réalité.

    Ainsi, le nirvāṇa est un état découlant de l’extinction des trois feux que sont l’avidité, l’aversion et l’illusion. La paix bouddhiste n’est donc pas l’absence temporaire de trouble, mais l’épuisement définitif des causes mêmes de l’agitation intérieure. Tant que ces trois racines brûlent, dit-on, aucune paix n’est stable, seulement des accalmies. La paix n’est donc pas un événement, elle est la conséquence d’un diagnostic lucide, presque clinique, de la souffrance.

    Une grande part du conflit humain naît, pour le bouddhisme, de la défense d’un moi que l’on croit substantiel et séparé. Le bouddhisme dissout l’ego dans la vacuité, il n’y a rien de substantiel à défendre, donc rien qui justifie ultimement la peur, la possessivité ou l’hostilité. La paix naît ici d’un dévoilement métaphysique plus que d’une fusion.

    Sur le plan éthique et relationnel, l’idéal de paix se manifeste dans les quatre qualités cultivées activement que sont la bienveillance aimante, ce vœu du bien-être de tous les êtres, sans exception ni préférence, la compassion qui est la capacité à ressentir et alléger la souffrance d’autrui, la joie sympathique qui est la capacité de se réjouir du bonheur d’autrui sans envie et l’équanimité, cette stabilité qui n’est ni indifférence ni détachement froid, mais paix devant ce qui échappe à notre contrôle.

    Ces quatre qualités, souvent pratiquées par méditation formelle. Elles forment un pont entre paix intérieure et paix relationnelle, car on ne peut pas cultiver l’une sans l’autre.

    Comme dans le jaïnisme et l’hindouisme, la non-violence est le socle éthique concret de cette paix. Le premier précepte bouddhiste, s’abstenir de tuer ou de nuire à tout être sensible n’est pas une simple règle morale, mais l’expression extérieure d’un esprit déjà pacifié. On ne nuit plus quand on ne se sent plus séparé ni menacé.

    Ainsi, la paix bouddhiste suit un mouvement inverse, à certains égards, de celui du soufisme que nous venons de voir cette semaine. Là où le soufi descend vers la paix par la soumission amoureuse à un Dieu personnel, le bouddhiste y accède par le dévoilement de la vacuité et l’extinction des attachements, soit une paix qui n’a pas besoin d’un Autre transcendant pour se réaliser, mais qui rejoint néanmoins, dans ses fruits éthiques (compassion, non-nuisance, service), une parenté frappante avec l’approche soufie.

    Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent?

    Une chanson de Renée Claude interprétée par Isabelle Boulay, Céline Dion, Luce Dufault, Diane Dufresne, Louise Forestier, Laurence Jalbert, Catherine Major, Ariane Moffatt, Marie Denise Pelletier, Ginette Reno et Marie-Élaine Thibert – Tu trouveras la paix

    Les paroles sur https://www.musixmatch.com/fr/paroles/Ren%C3%A9e-Claude/Tu-Trouveras-La-Paix-Dans-Ton-coeur

    https://www.youtube.com/watch?v=ctwvvoX8BaM

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

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  19. Quel est le lien entre religion et morale?

    Pratiquer une religion correspond à tenter de respecter un ensemble de règles éthiques et morales. Mais est-ce qu’il existe une moralité humaine qui ne serait pas liée à la religion? Comment différencier le bien du mal hors des religions? Et à qui revient alors le rôle d’énoncer les règles éthiques et morales?

    En collaboration avec le Centre interdisciplinaire de recherche sur les religions et les spiritualités (CIRRES) de l’Université de Montréal

    Quel est le lien entre religion et morale? – Le sacré et la cité

    https://www.youtube.com/watch?v=gDuMId_nNzc

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