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#verite — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #verite, aggregated by home.social.

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  1. Danser sur l’eau

    L'eau n'a pas de forme, sa nature est de couler. Si vous la mettez dans un vase, elle prendra la forme du vase. Dans une coupe, elle prendra la forme de la coupe. Si je la verse dans mes mains, elle prendra la forme des mains. Mais l'eau n'a pas de forme. Et c’est pareil avec la conscience qui est plus subtile que l'eau. Comme elle, elle n'a pas de forme par elle-même ; mais elle prend la forme de n'importe quel concept dans lequel elle est versée ou auquel elle s'identifie. Comme elle, […]

    dandanjean.com/2026/08/18/dans

  2. Trump et les USA : un pas de plus vers le totalitarisme
    Orwell avait montré avec "1984" comment le contrôle du vocabulaire était l'une des armes d'un état totalitaire
    En modifiant, en éliminant des mots on ne perçoit plus la réalité, on crée un artéfact social

    Trump vient de placer les américains dans cette réalité alternative, il a publié une longue liste de mots interdits
    La liste : pen.org/banned-words-list/

    #orwell #vocabulaire #realite #totalitarisme #verite

  3. La Vérité est un pays sans chemin (Krishnamurti)

    Krishnamurti       La Vérité est un pays sans chemin Aucune organisation, aucune foi, nul dogme, prêtre ou rituel, nulle connaissance philosophique ou technique de psychologie ne peuvent y conduire l’homme. Il lui faut la trouver dans le miroir de la relation, par la compréhension du contenu de son propre esprit, par l’observation et non par l’analyse intellectuelle ou la dissection introspective. L’homme s’est construit des images religieuses, politiques ou […]

    arbrealettres.wordpress.com/20

  4. Pratiquer la pleine conscience

    Nous savons comment sacrifier dix ans pour un diplôme et nous sommes prêts à travailler très dur pour obtenir un poste, une voiture, une maison, etc.

    Mais nous avons du mal à nous rappeler que nous sommes vivants au moment présent, le seul où nous puissions l’être.

    Chaque inspiration que l’on prend, chaque pas que l’on fait peut être rempli de paix, de joie et de sérénité.

    Il nous faut simplement nous éveiller, vivant au moment présent.

    *

    Le thérapeute ne traite pas le patient en lui offrant un ensemble de nouvelles croyances. Il essaie de l’aider à voir quelles idées et croyances l’ont amené à souffrir ainsi. Beaucoup de patients veulent se débarrasser de leurs émotions douloureuses, mais ils ne veulent pas abandonner leurs croyances et points de vue qui sont les racines mêmes de leurs souffrances. Thérapeute et patient doivent alors travailler ensemble pour que le patient voie les choses telles qu’elles sont.

    *

    Ne pensez pas que la connaissance que vous possédez aujourd’hui soit immuable, absolue vérité. Évitez d’avoir l’esprit étroit et de vous attacher à vos points de vue actuels. Apprenez et pratiquez le non-attachement aux points de vue afin d’être ouvert et réceptif au point de vue des autres. La vérité est dans la vie et pas seulement dans les concepts. Soyez prêt à apprendre tout au long de votre vie et à observer la réalité par vous-mêmes partout dans le monde et à tout moment.

    *

    Il y a des gens qui pratiquent la méditation assise plusieurs heures par jour et qui ne font jamais vraiment face à leurs sentiments. Certains d’entre eux disent que les sentiments ne sont pas importants – et préfèrent porter leur attention sur des sujets métaphysiques. Je ne dis pas que ces autres sujets n’ont pas d’importance. Mais s’ils sont considérés sans relation avec nos problèmes réels, notre méditation n’aura pas vraiment de valeur ni d’utilité.

    *

    Chaque fois que l’on s’exerce à vivre en pleine conscience, l’on plante des graines saines et renforce celles qui sont déjà en soi.

    Thích Nhất Hạnh, né Nguyễn Xuân Bảo (1926-2022) est un moine bouddhiste vietnamien qui a œuvré pour la paix. Il est un des initiateurs du bouddhisme zen en Occident. Dans ce livre, il traite que nous devons comprendre qu’il n’y a ni naissance ni mort, mais juste une continuation, nous serons libérés de la peur et nous pourrons enfin vivre pleinement notre vie.

    Thich Nhat Hanh dans La sérénité de l’instant

    Une pièce musicale de Shastro · Nadama – Gratefulness

    https://www.youtube.com/watch?v=Li6AgrEcEoQ&list=RDGMEMRpqX2eKUq0kW97LmkR0R1wVMvBZU2yWNBDE&index=2

    #absolue #aider #émotionDouloureuse #éveiller #bouddhisteVietnamien #chaquePas #connaissance #conscience #croyances #diplôme #esprit #espritétroit #espritOuvert #grainesSaines #inspiration #instant #Joie #maison #méditation #mementPrésent #moine #NguyễnXuânBảo #ouverture #paix #partient #patient #penser #pleineConscience #poste #réceptif #renforcer #sacrifier #sérénité #semer #souffrance #thérapeute #ThichNhatHanh #travailler #travaillerEnsemble #vérité #vietnam #vivant #Vivre #voiture #Zen
  5. Les secrets sont simples

    Parce que la Vérité est simple, c’est la plus simple chose au monde, c’est pourquoi nous ne la voyons pas. Il n’y a qu’une Chose au monde, et pas deux, comme les physiciens, les mathématiciens ont commencé de le percevoir, et comme l’enfant qui sourit à la vague le sait bien, sur une grande plage où la même écume semble rouler du fond des temps, et rejoindre un grand rythme qui monte d’une vieille mémoire, qui fond les jours et les peines dans une unique histoire, si vieille qu’elle est comme une présence inaltérable, si vaste qu’elle accroche même son immensité à l’aile d’une mouette. Et tout est contenu dans une seconde, la totalité des âges et des âmes, dans un simple point qui brille un instant sur la folle écume. Mais ce point-là, nous l’avons perdu, et ce sourire, et cette seconde qui chante. Alors, nous avons voulu reconstruire cette Unité par une somme : 1+1+1… Comme nos ordinateurs, comme si la collection de tous les savoirs possibles sur tous les points possibles finirait par nous rendre la note juste, l’unique note qui fait chanter, mouvoir les mondes, et le cœur d’un enfant oublié. Cette simplicité, nous avons voulu la manufacturer pour toutes les bourses, et plus nos boutons savants se multipliaient, simplifiaient la vie, plus l’oiseau s’envolait, et le sourire, même la belle écume est polluée par nos calculs. Nous ne savons même pas très bien si nos corps nous appartiennent – elle a tout mangé, la belle Machine.

    Or, cette unique Chose est aussi l’unique Pouvoir, parce que ce qui brille en un point, brille aussi dans tous les autres points : ceci étant saisi, tout le reste est saisi, il n’y a qu’un Pouvoir au monde et pas deux. Même un enfant saisit cela très bien : il est roi, il est invulnérable. Mais l’enfant grandit, il oublie. Et les hommes ont grandi, les nations, les civilisations, chacune cherchant à sa façon le Grand Secret, le simple secret – par les armes, les conquêtes, par la méditation, la magie, par la beauté, la religion ou la science. Et à vrai dire, nous ne savons pas très bien qui est le plus avancé, de l’ouvrier de l’Acropole, du mage de Thèbes ou de l’astronaute de Cap Kennedy, ni même du moine de Cîteaux, parce que les uns ont rejeté la vie pour la comprendre, les autres l’ont prise sans la comprendre, d’autres ont laissé une trace de beauté, et d’autres une traînée blanche dans un ciel pareil – nous sommes les derniers sur la liste, c’est tout. Et notre magie, nous ne la tenons pas encore. Le point, le tout petit point puissant, est toujours là sur la plage du grand monde, il brille pour qui veut, tel qu’il était quand nous n’étions pas encore hommes sous les étoiles.

    *

    Pourtant, le Secret, d’autres l’ont touché : les Grecs l’avaient peut-être, les Égyptiens aussi et certainement les Rishi des temps védiques. Mais il en est des secrets comme des fleurs sur le bel arbre, ils ont leur saison, leur obscure poussée, leur éclosion soudaine. Pour toute chose, il est un « moment », même pour la conjonction des astres sur nos têtes et le passage du cormoran sur le rocher blanchi d’écume, peut-être même pour cette écume un instant jaillie au rythme de la vague, et tout se meut selon un rite unique. Et de même pour l’homme. Un secret, c’est-à-dire une connaissance, c’est-à-dire un pouvoir, a son temps organique, et une petite cellule isolée, plus évoluée que d’autres, ne peut pas incarner le pouvoir de sa connaissance, c’est-à-dire changer le monde, accélérer la floraison du grand arbre, à moins que tout le reste du terrain évolutif ne soit prêt.

    Et le temps est venu.

    Satprem, né Bernard Enginger (1923-2007), Français, Breton, fut pendant vingt ans le confident de Mère, qui lui donna son nom véritable le 3 mars 1957 : Satprem « celui qui aime vraiment ». À l’âge de trente ans, il revient définitivement en Inde auprès de Celle qui cherchait le secret du passage à la « prochaine espèce », et forait en son corps ce passage. Mère, dont il deviendra le confident et le témoin pendant près de vingt ans.

    Satprem dans La Genèse du Surhomme

    Une pièce musicale de Anoushka Shankar – Secret Heart 

    https://www.youtube.com/watch?v=dc4k-RYN9Z8

    #Acropole #astronauteDeCapKennedy #attention #Auroville #Égyptiens #évolution #être #BernardEnginger #Chanter #ChoseAuMonde #civilisations #connaissance #conscience #genèse #grecs #Inde #machine #mageDeThèbes #magie #mathématiciens #mère #ordinateur #ouvrier #physiciens #points #pouvoir #présenceInaltérable #Satprem #science #secret #simplicité #sourire #surhomme #Temps #unité #védique #vérité #Vivre
  6. L’éveil ordinaire

    La non-dualité, ce n’est pas le contraire de la dualité. Elle est la vue qui dépasse toute notion antagoniste.

    À travers elle, nous ne tentons pas d’unir ce qui s’oppose, ou de faire disparaître un « second ». Nous réalisons que par-delà la différence, un aspect relatif, tout a une seule et même nature indivisible.

    *

    Parfois, je dis aux gens de se tenir derrière leurs yeux. Être juste là, derrière, comme s’il s’agissait de fenêtres. Cela permet de couper court au mental et de “Voir”, d’être très directement en relation avec tout “ce qui Est”. On pourrait dire “habiter” son regard. J’appelle cela vivre en “live”, ou encore, s’immerger dans le Vivant.

    Je vous invite à le faire, à y revenir et à vous en souvenir, sans créer de tension. Le plus souvent, nous recherchons cette Vie, cette “intensité” par des artifices et des voies détournées. Cependant, nous finissons toujours par “dessoûler” et cela nous rend frustrés et insatisfaits. D’où l’importance de ne pas compenser, de ne pas user d’expédients. Nous ne puisons pas seulement notre nourriture dans le terrestre, mais aussi dans le céleste. Dans un “contact” et une adhésion à l’Ouverture, où s’actualise le battement du renouveau.

    *

    Dans notre rôle de chercheur spirituel, nous conservons encore le sentiment de devoir parfaire notre compréhension afin de parvenir à la pleine expérience de la vérité. Éveil et vérité ne sont cependant pas comme un objet à saisir face à nous. Éveil et vérité font partie de nous, d’une même Nature. Entraîné dans son mouvement l’esprit se détourne, se distrait et virtuellement s’isole de sa Nature, puis, se met en quête d’un « ailleurs » improbable. Au sein d’une même base d’abord nous divisons, puis nous tentons d’unir à nouveau. En fait, il n’y a que la Nature et rien de différent ne peut être rejoint. Tout reflet et projection n’ont de tout temps été que son expression.

    *

    La Vision pure est pareille à une pointe aigüe. Elle est la “Pointe de vie”. La force qui lui est associée vient de son aptitude à transpercer, à pourfendre et garder dans l’unité tout ce qui s’élève.

    Elle est l’essence, l’ouverture du ciel que rien ni personne ne peut obstruer ou toucher.

    Elle est le sceau, le diamant d’éternité.

    Denis Marie dans L’éveil ordinaire, le don du cœur

    Une pièce musicale de Pat Metheny · Charlie Haden – Spiritual

    https://www.youtube.com/watch?v=Gh0G2uu_xSQ

    #actualiser #antagoniste #artifices #Éternité #éveil #éveilOrdinaire #être #battement #ceQuiEst #chercheurSpirituel #ciel #coeur #contact #DenisMarie #dessoûler #diamant #différence #donDuCoeur #dualité #essence #expédients #expression #fenêtre #habiter #intensité #live #mental #nature #natureIndivisible #nonDualité #ouverture #PointeDeVie #Reflet #sélever #sOpposer #second #souvenir #tension #toucher #transpercer #un #unité #vérité #visionPure #vivant #Vivre #voir
  7. RE: flipboard.com/@conversationfr/

    « Mon bon Monsieur,
    Apprenez que tout flatteur
    Vit aux dépens de celui qui l’écoute »

    À savoir : Avec l'IA il y a plus de chance de recevoir une mauvaise réponse assaisonnée de deux pincées de flagornerie qu'une bonne réponse argumentée

    #ia #biais #complaisance #hypocrisie #verite #llm

  8. J’ai découvert le mot (Edgar Morin)

         J'ai découvert le mot qui pour moi porte une des grandes vérités de la vie : poésie. [...] Ce que j'appelle l'état poétique, c'est cet état d'émotion devant ce qui nous semble beau ou/et aimable, non seulement dans l'art, mais également dans le monde et dans les expériences de nos vies, dans nos rencontres. L'émotion poétique nous ouvre, nous dilate, nous enchante. (Edgar Morin) Recueil: Leçons d'un siècle de vie Editions: Denoël Recueil: Leçons d'un […]

    arbrealettres.wordpress.com/20

  9. "Quand tout le monde ment sur tout ce qui est important, le diseur de vérité, qu'il le sache ou non, a commencé à agir ; lui aussi s'est engagé dans les affaires politiques ; car, dans le cas peu probable où il survivrait, il a fait un pas pour changer le monde."

    Hannah Arendt, in "Truth and Politics"

    #vérité #réalité #postFactuel #Arendt #citation #citations #exegèse #totalitarisme #éthique #intégrité #valeurs

  10. No #AI, no #fake, just the #truth:
    A picture is often worth more than 1,000 words.

    Pas d'#IA, pas de #faux, juste la #vérité :
    Une image vaut souvent mieux que mille mots.

    Kein #AI / #KI, kein #Fake, einfach nur die #Wahrheit:
    1 Bild sagt oft mehr als 1000 Worte.

    #G7 #Europe #France

    RE: https://bsky.app/profile/did:plc:4v2cyf44jqhtqcwxgubd5nm5/post/3mop3e7b2rk2r

  11. Daniel Horowitz, La fidélité au réel

    2026 06 16 Daniel Horowitz, La fidélité au réel

    Juif non croyant de 80 ans élevé à Anvers, l’auteur y a fait toute sa carrière de diamantaire depuis l’âge de 15 ans, avant d’effectuer son Alyah à la retraite. Il vit désormais en Israël, soumise à la guerre depuis des mois. Homme de vertu, nanti d’une solide culture autodidacte, il s’efforce de penser par lui-même dans un monde où l’on est sommé de faire allégeance. C’est sa liberté constitutive, celle donnée par « Dieu », cette éternelle Question qui demeurera sans réponse. Car Dieu est absent, dit-il, il laisse l’humain face à lui-même, à son courage et à ses responsabilités. « Je veux que votre conjecture soit limitée à ce qui est concevable », disait Nietzsche avec raison.

    En cinq chapitres composés d’un assemblage de textes de blog et d’articles déjà publiés, l’auteur expose sa quête, à l’âge de la sagesse, avec pour phares la mémoire, la vérité et la responsabilité morale. « La mémoire comme exigence de vérité, Israël comme révélateur de la civilisation, la morale confrontée au réel, la foi comme fond irréductible du sens, la culture comme condition de tout le reste. Ces cinq mouvements convergent. Ils désignent ensemble une seule et même question : de quoi une vie – individuelle, collective, civilisationnelle – a-t-elle besoin pour ne pas se perdre ? » p.252.

    Sa première phrase pose les conditions : « Je n’ai pas choisi d’être juif ». Il prend le contre-pied de Simone de Beauvoir, qui déclarait en 1949 dans Le Deuxième sexe : « On ne naît pas femme : on le devient ». L’être n’est pas de part en part une « nature », mais se construit en grande partie dans la culture. L’image qu’on lui renvoie (les parents, les amis, les collègues, la « communauté ») le rend tel qu’il se croit ; il ne se « révèle » pas, il se construit. Cette formule reprend Tertullien, Carthaginois romanisé converti chrétien au IIe siècle, qui disait la même chose : « On ne naît pas chrétien, on le devient. » Le pédagogue Érasme en 1537 reprendra l’appliquera à l’éducation : « on ne naît pas homme [au sens d’adulte], on le devient ». Pourquoi n’en serait-il pas de même pour les Juifs ? Or, (réminiscence du mythe biblique du « Peuple élu »?), Daniel Horowitz fait du Juif une essence identitaire, irréductible à tout processus d’assimilation. C’est pour lui plus qu’une religion, mais une façon d’être au monde, une culture racinaire, une « nappe phréatique » p.15. D’où la persistance de l’antisémitisme, selon lui, « fait de dépendance et de rejet, de filiation et de meurtre symbolique » p.17. Comme si la civilisation occidentale était exclusivement sortie du creuset juif, de la Bible, en excluant toute la tradition grecque, voire égyptienne, et les mondes celtiques.

    Tout se discute, et l’exigence de vérité de l’auteur incite au débat. On ne peut entrer en relation avec autrui que s’il y a conflit. La paix n’est pas le ‘tous d’accord’, mais la reconnaissance des opinions et intérêts des autres, leur droit à exister et de s’exprimer, le droit de se défendre quand on est attaqué à mort, comme c’est le cas d’Israël. Même si la disproportion des morts entre le pogrom du 7 octobre et les mois de guerre à Gaza pose la question de la juste mesure : 1200 morts contre 70 000. Même si le suprémacisme affiché de deux ministres du gouvernement Netanyahou, Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich pose la question du racisme juif. Car pour ces deux membres actifs du gouvernement (encore démocratique ?) israélien, un Juif est supérieur à tous les goys, et un Juif croyant (exempté de servir dans l’armée) est supérieur à tous les autres Juifs.

    « Une identité n‘est pas un cumul d’éléments culturels ou juridiques, elle est ce qui structure en dernier ressort le rapport à soi, à l’histoire et au monde. (…) Le judaïsme n’est pas une confession parmi d’autres, mais l’expression historique culturelle et symbolique d’un peuple. (…) On peut être juif sans foi sans pratique, sans référence explicite à la tradition religieuse, et demeurer néanmoins porteur d’une identité juive » p.31. On peut dire la même chose du catholicisme : où est l’originalité juive ? Une identité construite ou une essence ? Toute l’ambiguïté de la réflexion de l’auteur est là, toujours. Et une autre histoire de Juif est possible. Comment récuser « l’anti » sémitisme, alors même qu’on affirme haut et fort son sémitisme irréductible, indissoluble dans une quelconque société hôte. Comment ne pas concevoir la réaction naturelle de rejet de ceux qui se refusent à ressembler ? Comment ne pas accepter alors « leur » identité à eux, même si le dialogue est toujours possible, et la paix de reconnaître les différences aussi ? « Il n’existe pas, du côté juif, d’hostilité structurelle envers les non-Juifs qui serait symétrique de celle dont les Juifs ont historiquement été l’objet » écrit l’auteur, sûr de lui-même, p.33. Ah bon ? Et les militants occidentaux agenouillés mains liées devant le ministre israélien Ben Gvir ? Et la façon dont les soldats et les colons, imbibés de pulsions nationales et vengeresses, traitent les Palestiniens dans les territoires, y compris en Cisjordanie (occupée) ? Il s’agit bien d’un rejet de l’autre, de la négation de son existence, de son « identité » même.

    Certes, le statut de dhimmi des minorités non-musulmanes, depuis les Omeyyades, a instauré des discriminations séculaires qui « ont laissé une empreinte durable dans les imaginaires collectifs. Elles ont modelé une représentation implicite des rapports entre Juifs et musulmans : une coexistence n’était pensable qu’à condition d’infériorité reconnue. Dans ce contexte, l’émergence de l’État d’Israël agit comme un véritable séisme symbolique » p.46. D’où la guerre perpétuelle entre ennemis ‘héréditaires’ au Proche-Orient, ce carrefour des trois continents. Ce qui finit par lasser, d’où la lente dérive notée par l’auteur, des démocraties occidentales envers « les Juifs » à cause des actions de leur État : Israël. « A force de faire d’Israël un repoussoir, de criminaliser le sionisme, de suspecter l’identité juive, la République a déplacé la frontière entre critique politique et stigmatisation. Elle a laissé s’installer une suspicion, une culpabilité, un devoir de justification » p.84. Que Mélenchon enfourche avec enthousiasme pour se gagner le vote des jeunes et des banlieues arabes.

    La faute à Edward Saïd et à son opposition entre dominés et dominants, analyse l’auteur. La faute aussi à « la gauche israélienne, traditionnellement porteuse d’un discours pacifiste, [qui] n’a jamais vraiment surmonté l’échec d’Oslo, les attentats de l’Intifada, le refus du plan Clinton, la montée de l’islamisme et l’inaction d’une autorité palestinienne fragilisée. (…) Pendant qu’Israël espérait la paix, le Hezbollah, le Hamas et d’autres acteurs armés renforçaient leur capacité de nuisance, soutenus par des États adversaires » p.105. Soutenu aussi par le cynisme de Netanyahou lui-même, qui a financé le Hamas pour mieux diviser les Palestiniens, le surarmant de ce fait – tout comme la CIA l’avait fait avec les Talibans, donc Ben Laden… Mais de cela aussi, l’auteur ne parle pas.

    « La vérité en politique – comme l’avaient compris Maïmonide, puis Camus [s’agit-il d’Albert ou de Renaud, penseur favori de l’auteur ?] – n’a rien d’une abstraction ; elle réclame le courage de ne pas plaire, la lucidité de dire ce qui dérange, et la capacité d’articuler justice et responsabilité sans céder au confort moral des postures » 124. Voilà qui est bien dit, et rassurant. Un petit effort de documentation supplémentaire, et le débat pourra être utile. A ce titre, les notes des pages 39 et 89 ne sont pas correctes, les chiffres mal alignés ; ce serait à corriger pour une édition ultérieure. D’ailleurs, note l’auteur, « la tradition juive ne sépare jamais la justice de la responsabilité. Ce Tsedek [aucune définition n’est donnée de ce mot yiddish] n’est ni un idéal abstrait, ni une posture morale destinée à produire une bonne conscience. Il désigne une exigence inscrite dans la Loi, orientée vers l’action et toujours liée à des situations concrètes. La justice de la Torah ne prétend pas réparer le monde au sens d’une réconciliation globale ; elle impose d’agir ici et maintenant, dans des cadres définis, avec des devoirs précis. Elle ne promet pas la fin des conflits, mais une manière juste de s’y tenir sans se dérober » 130.

    Et d’analyser les « bons sentiments », l’émotion substituée à la raison, l’intention sur les conséquences, l’idéal sur la réalité. D’où « une attitude : préférer la vérité inconfortable à la consolation mensongère, la responsabilité à l’innocence proclamée, la justice imparfaite aux promesses absolues » 143. L’analyse de l’auteur sur les dérives des sociétés contemporaines et l’inculture de masse sont réjouissantes, mais classiques. Les indignations morales des intellos de bureau, la bonne conscience woke qui croit avoir trouvé la solution en délégitimant, renversant, ignorant les fauteurs d’erreurs, les manipulations des politiciens et idéologues pour attirer vers leur cause, sont autant de poisons où vérité et responsabilité s’évanouissent. « Le combat moral se transforme en croisade puritaine où la nuance est suspecte et la contradiction coupable. Ce n’est plus la société qui cherche la vérité par le débat, mais une morale qui dicte ce qu’il est permis de penser » p.155. Pire : « Ce qui s’érode (… est) une perte plus intérieure : un sens de la mesure, une capacité de discernement, une confiance dans les critères à partir desquels une civilisation se reconnaît, se juge et se transmet. L’Europe donne le sentiment de ne plus savoir sur quoi elle repose, ni ce qu’elle est en droit d’affirmer sans s’excuser » p.197.

    D’où la critique – classique elle aussi – des Lumières. Sans la remplacer par autre chose, sauf « l’identité » immémoriale de la religion. On croirait du Poutine. « L’erreur n’a pas été de critiquer les traditions, mais de croire que la critique pouvait se suffire à elle même. Une fois les évidences détruites, il faut encore apprendre à vivre sans elles. Or, les Lumières ont souvent supposé que l’homme rationnel saurait spontanément se donner ses propres fins. Elles ont sous-estimé le besoin de formes durables, de récits, de fidélités, de limites acceptées » p.225. D’où le retour au culte, même avec Dieu absent, même sans foi, juste comme une « nappe phréatique » de la culture. Tel est le tragique, incompris ou refusé par la majorité des gens qui ne le comprennent pas, au regard des croyances. « C’est accepter un monde où la raison ne sauve pas, où la liberté ne garantit rien, où le sens n’est jamais donné d’avance » p.226. Le rire tragique est « une manière de ne pas être capturé. (…) Il maintient une zone de liberté » p.229. A noter, comme Jean d’Ormesson, que le Dieu du Livre ne rit jamais

    L’auteur assiste au mouvement d’une civilisation qui se dépouille des structures qui lui permettaient de penser, de transmettre et de se corriger. Le bilan de ses 80 années d’existence est un appel pour tenir les yeux ouverts, sans filet, avec la conviction que regarder le réel en face est la seule forme de respect humain qui tienne. C’est ce que prônait Nietzsche, qu’Horowitz n’évoque pas – il n’est pas juif.

    Au total un bon livre, des réflexions qui font réfléchir, des affirmations trop tranquilles qui incitent au débat.

    Daniel Horowitz, La fidélité au réel, 2026, FYP éditions, 255 pages, €24,50

    (mon commentaire est libre, seuls les liens sont sponsorisés par amazon.fr)

    Le blog de l’auteur

    Ses articles réguliers dans Tribune juive

    #bonsSentiments #culture #cynisme #danielHorowitz #dhimmi #Dieu #essence #europe #gauche #hamas #identité #irréductible #israel #liberté #lumières #manipulations #morale #nappePhréatique #nonCroyant #onLeDevient #quête #réel #religion #responsabilité #rire #suprémacisme #tragique #vérité #woke
  12. Une pensée pour Marjane Satrapi qui vient de mourir à #Paris. #Persepolis m'a vraiment marquée. Une des #bd les plus importantes pour moi.
    Une pensée pour toutes les iraniennes et les iraniens. #courage

    Si vous voyez ou vivez une #injustice où que cela soit: considérez nous en parler! Écrivez, chantez, dessinez, parlez… Nous voulons savoir!

    #iran #iranien #iranienne #bandedessinee #bédé #autrice #morte #mort #décès #activisme #liberté #vérité #littérature #perseverance

    fr.wikipedia.org/wiki/Marjane_

  13. Ministère de la post-vérité, sursaut démocratique, empire technologique ou communautés de résistance : un rapport du Sénat imagine 4 scénarios sur la relation des citoyens à l'#autorité et à la #vérité dans les #démocraties occidentales à l'horizon 2050 ⤵️ www.vie-publique.fr/en-bref/3033...

    vie-publique.fr/en-bref/303394...

  14. « Aucune #démocratie ne survit à long terme si ses #citoyens confondent la fluidité d’un énoncé avec sa #vérité. Or la #fluidité, désormais, est gratuite. […] Les #institutions qui forment des esprits capables de résister à cette saturation – qui apprennent à peser, à douter, à réviser – jouent donc un rôle civique que l’on ne peut pas sous-traiter. L’#université est la première de ces institutions, non par privilège, mais par #fonction. »

  15. RH ne comprennent pas : dev = 1-2 langages, culture ≠ baby-foot, CV court, tests techniques utiles. Tech ne disent pas : processus long, offres illisibles, culture toxique. #Recrutement #RH #Tech #CultureDEntreprise #Vérité ... linkedin.com/posts/gabriel-cha

  16. Les LLM n'ont aucune notion de vérité. Tant que les gens ne comprendront pas ça, ils mettront en place de mauvais cas d'usage (comme Google qui se dit que ce serait bien de remplacer la recherche de contenu existant par l'invention de texte) exple.tive.org/blarg/2026/05/0 #LLM #vérité #mensonge #recherche #google #critique

  17. "S'il est vrai que les masses sont obsédées par le désir d'échapper à la réalité parce que, dans leur déracinement essentiel, elles ne peuvent plus en supporter les aspects accidentels et incompréhensibles, il est également vrai que leur soif de fiction a un certain rapport avec ces qualités de l'esprit humain dont la cohérence structurelle domine le simple hasard. La fuite des masses devant la réalité est une condamnation du monde dans lequel elles sont contraintes de vivre et ne peuvent subsister, puisque la coïncidence en est devenue la loi suprême et que les êtres humains ont besoin de transformer constamment les conditions chaotiques et accidentelles en un schéma humain d'une relative cohérence."
    ~ Hannah Arendt, in « Le Totalitarisme », p.108

    #Arendt #citation #exegèse #vérité #agnotologie #postFactuel #complotisme #réalité #Russie #Poutine #suprémacisme #Netanyahou #nazisme #Allemagne #totalitarisme #médias #infox

  18. Pour le grand retour des séries SHOCKING, j’ai choisi de donner la parole à Margaux Duquesne, ancienne #journaliste devenue détective privée. Passionnée par l’ #enquête, elle s’est fixé pour objectif de faire éclater la #vérité. Rien que ça.

    #detectiveprive 👇