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  1. Daniel Horowitz, La fidélité au réel

    2026 06 16 Daniel Horowitz, La fidélité au réel

    Juif non croyant de 80 ans élevé à Anvers, l’auteur y a fait toute sa carrière de diamantaire depuis l’âge de 15 ans, avant d’effectuer son Alyah à la retraite. Il vit désormais en Israël, soumise à la guerre depuis des mois. Homme de vertu, nanti d’une solide culture autodidacte, il s’efforce de penser par lui-même dans un monde où l’on est sommé de faire allégeance. C’est sa liberté constitutive, celle donnée par « Dieu », cette éternelle Question qui demeurera sans réponse. Car Dieu est absent, dit-il, il laisse l’humain face à lui-même, à son courage et à ses responsabilités. « Je veux que votre conjecture soit limitée à ce qui est concevable », disait Nietzsche avec raison.

    En cinq chapitres composés d’un assemblage de textes de blog et d’articles déjà publiés, l’auteur expose sa quête, à l’âge de la sagesse, avec pour phares la mémoire, la vérité et la responsabilité morale. « La mémoire comme exigence de vérité, Israël comme révélateur de la civilisation, la morale confrontée au réel, la foi comme fond irréductible du sens, la culture comme condition de tout le reste. Ces cinq mouvements convergent. Ils désignent ensemble une seule et même question : de quoi une vie – individuelle, collective, civilisationnelle – a-t-elle besoin pour ne pas se perdre ? » p.252.

    Sa première phrase pose les conditions : « Je n’ai pas choisi d’être juif ». Il prend le contre-pied de Simone de Beauvoir, qui déclarait en 1949 dans Le Deuxième sexe : « On ne naît pas femme : on le devient ». L’être n’est pas de part en part une « nature », mais se construit en grande partie dans la culture. L’image qu’on lui renvoie (les parents, les amis, les collègues, la « communauté ») le rend tel qu’il se croit ; il ne se « révèle » pas, il se construit. Cette formule reprend Tertullien, Carthaginois romanisé converti chrétien au IIe siècle, qui disait la même chose : « On ne naît pas chrétien, on le devient. » Le pédagogue Érasme en 1537 reprendra l’appliquera à l’éducation : « on ne naît pas homme [au sens d’adulte], on le devient ». Pourquoi n’en serait-il pas de même pour les Juifs ? Or, (réminiscence du mythe biblique du « Peuple élu »?), Daniel Horowitz fait du Juif une essence identitaire, irréductible à tout processus d’assimilation. C’est pour lui plus qu’une religion, mais une façon d’être au monde, une culture racinaire, une « nappe phréatique » p.15. D’où la persistance de l’antisémitisme, selon lui, « fait de dépendance et de rejet, de filiation et de meurtre symbolique » p.17. Comme si la civilisation occidentale était exclusivement sortie du creuset juif, de la Bible, en excluant toute la tradition grecque, voire égyptienne, et les mondes celtiques.

    Tout se discute, et l’exigence de vérité de l’auteur incite au débat. On ne peut entrer en relation avec autrui que s’il y a conflit. La paix n’est pas le ‘tous d’accord’, mais la reconnaissance des opinions et intérêts des autres, leur droit à exister et de s’exprimer, le droit de se défendre quand on est attaqué à mort, comme c’est le cas d’Israël. Même si la disproportion des morts entre le pogrom du 7 octobre et les mois de guerre à Gaza pose la question de la juste mesure : 1200 morts contre 70 000. Même si le suprémacisme affiché de deux ministres du gouvernement Netanyahou, Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich pose la question du racisme juif. Car pour ces deux membres actifs du gouvernement (encore démocratique ?) israélien, un Juif est supérieur à tous les goys, et un Juif croyant (exempté de servir dans l’armée) est supérieur à tous les autres Juifs.

    « Une identité n‘est pas un cumul d’éléments culturels ou juridiques, elle est ce qui structure en dernier ressort le rapport à soi, à l’histoire et au monde. (…) Le judaïsme n’est pas une confession parmi d’autres, mais l’expression historique culturelle et symbolique d’un peuple. (…) On peut être juif sans foi sans pratique, sans référence explicite à la tradition religieuse, et demeurer néanmoins porteur d’une identité juive » p.31. On peut dire la même chose du catholicisme : où est l’originalité juive ? Une identité construite ou une essence ? Toute l’ambiguïté de la réflexion de l’auteur est là, toujours. Et une autre histoire de Juif est possible. Comment récuser « l’anti » sémitisme, alors même qu’on affirme haut et fort son sémitisme irréductible, indissoluble dans une quelconque société hôte. Comment ne pas concevoir la réaction naturelle de rejet de ceux qui se refusent à ressembler ? Comment ne pas accepter alors « leur » identité à eux, même si le dialogue est toujours possible, et la paix de reconnaître les différences aussi ? « Il n’existe pas, du côté juif, d’hostilité structurelle envers les non-Juifs qui serait symétrique de celle dont les Juifs ont historiquement été l’objet » écrit l’auteur, sûr de lui-même, p.33. Ah bon ? Et les militants occidentaux agenouillés mains liées devant le ministre israélien Ben Gvir ? Et la façon dont les soldats et les colons, imbibés de pulsions nationales et vengeresses, traitent les Palestiniens dans les territoires, y compris en Cisjordanie (occupée) ? Il s’agit bien d’un rejet de l’autre, de la négation de son existence, de son « identité » même.

    Certes, le statut de dhimmi des minorités non-musulmanes, depuis les Omeyyades, a instauré des discriminations séculaires qui « ont laissé une empreinte durable dans les imaginaires collectifs. Elles ont modelé une représentation implicite des rapports entre Juifs et musulmans : une coexistence n’était pensable qu’à condition d’infériorité reconnue. Dans ce contexte, l’émergence de l’État d’Israël agit comme un véritable séisme symbolique » p.46. D’où la guerre perpétuelle entre ennemis ‘héréditaires’ au Proche-Orient, ce carrefour des trois continents. Ce qui finit par lasser, d’où la lente dérive notée par l’auteur, des démocraties occidentales envers « les Juifs » à cause des actions de leur État : Israël. « A force de faire d’Israël un repoussoir, de criminaliser le sionisme, de suspecter l’identité juive, la République a déplacé la frontière entre critique politique et stigmatisation. Elle a laissé s’installer une suspicion, une culpabilité, un devoir de justification » p.84. Que Mélenchon enfourche avec enthousiasme pour se gagner le vote des jeunes et des banlieues arabes.

    La faute à Edward Saïd et à son opposition entre dominés et dominants, analyse l’auteur. La faute aussi à « la gauche israélienne, traditionnellement porteuse d’un discours pacifiste, [qui] n’a jamais vraiment surmonté l’échec d’Oslo, les attentats de l’Intifada, le refus du plan Clinton, la montée de l’islamisme et l’inaction d’une autorité palestinienne fragilisée. (…) Pendant qu’Israël espérait la paix, le Hezbollah, le Hamas et d’autres acteurs armés renforçaient leur capacité de nuisance, soutenus par des États adversaires » p.105. Soutenu aussi par le cynisme de Netanyahou lui-même, qui a financé le Hamas pour mieux diviser les Palestiniens, le surarmant de ce fait – tout comme la CIA l’avait fait avec les Talibans, donc Ben Laden… Mais de cela aussi, l’auteur ne parle pas.

    « La vérité en politique – comme l’avaient compris Maïmonide, puis Camus [s’agit-il d’Albert ou de Renaud, penseur favori de l’auteur ?] – n’a rien d’une abstraction ; elle réclame le courage de ne pas plaire, la lucidité de dire ce qui dérange, et la capacité d’articuler justice et responsabilité sans céder au confort moral des postures » 124. Voilà qui est bien dit, et rassurant. Un petit effort de documentation supplémentaire, et le débat pourra être utile. A ce titre, les notes des pages 39 et 89 ne sont pas correctes, les chiffres mal alignés ; ce serait à corriger pour une édition ultérieure. D’ailleurs, note l’auteur, « la tradition juive ne sépare jamais la justice de la responsabilité. Ce Tsedek [aucune définition n’est donnée de ce mot yiddish] n’est ni un idéal abstrait, ni une posture morale destinée à produire une bonne conscience. Il désigne une exigence inscrite dans la Loi, orientée vers l’action et toujours liée à des situations concrètes. La justice de la Torah ne prétend pas réparer le monde au sens d’une réconciliation globale ; elle impose d’agir ici et maintenant, dans des cadres définis, avec des devoirs précis. Elle ne promet pas la fin des conflits, mais une manière juste de s’y tenir sans se dérober » 130.

    Et d’analyser les « bons sentiments », l’émotion substituée à la raison, l’intention sur les conséquences, l’idéal sur la réalité. D’où « une attitude : préférer la vérité inconfortable à la consolation mensongère, la responsabilité à l’innocence proclamée, la justice imparfaite aux promesses absolues » 143. L’analyse de l’auteur sur les dérives des sociétés contemporaines et l’inculture de masse sont réjouissantes, mais classiques. Les indignations morales des intellos de bureau, la bonne conscience woke qui croit avoir trouvé la solution en délégitimant, renversant, ignorant les fauteurs d’erreurs, les manipulations des politiciens et idéologues pour attirer vers leur cause, sont autant de poisons où vérité et responsabilité s’évanouissent. « Le combat moral se transforme en croisade puritaine où la nuance est suspecte et la contradiction coupable. Ce n’est plus la société qui cherche la vérité par le débat, mais une morale qui dicte ce qu’il est permis de penser » p.155. Pire : « Ce qui s’érode (… est) une perte plus intérieure : un sens de la mesure, une capacité de discernement, une confiance dans les critères à partir desquels une civilisation se reconnaît, se juge et se transmet. L’Europe donne le sentiment de ne plus savoir sur quoi elle repose, ni ce qu’elle est en droit d’affirmer sans s’excuser » p.197.

    D’où la critique – classique elle aussi – des Lumières. Sans la remplacer par autre chose, sauf « l’identité » immémoriale de la religion. On croirait du Poutine. « L’erreur n’a pas été de critiquer les traditions, mais de croire que la critique pouvait se suffire à elle même. Une fois les évidences détruites, il faut encore apprendre à vivre sans elles. Or, les Lumières ont souvent supposé que l’homme rationnel saurait spontanément se donner ses propres fins. Elles ont sous-estimé le besoin de formes durables, de récits, de fidélités, de limites acceptées » p.225. D’où le retour au culte, même avec Dieu absent, même sans foi, juste comme une « nappe phréatique » de la culture. Tel est le tragique, incompris ou refusé par la majorité des gens qui ne le comprennent pas, au regard des croyances. « C’est accepter un monde où la raison ne sauve pas, où la liberté ne garantit rien, où le sens n’est jamais donné d’avance » p.226. Le rire tragique est « une manière de ne pas être capturé. (…) Il maintient une zone de liberté » p.229. A noter, comme Jean d’Ormesson, que le Dieu du Livre ne rit jamais

    L’auteur assiste au mouvement d’une civilisation qui se dépouille des structures qui lui permettaient de penser, de transmettre et de se corriger. Le bilan de ses 80 années d’existence est un appel pour tenir les yeux ouverts, sans filet, avec la conviction que regarder le réel en face est la seule forme de respect humain qui tienne. C’est ce que prônait Nietzsche, qu’Horowitz n’évoque pas – il n’est pas juif.

    Au total un bon livre, des réflexions qui font réfléchir, des affirmations trop tranquilles qui incitent au débat.

    Daniel Horowitz, La fidélité au réel, 2026, FYP éditions, 255 pages, €24,50

    (mon commentaire est libre, seuls les liens sont sponsorisés par amazon.fr)

    Le blog de l’auteur

    Ses articles réguliers dans Tribune juive

    #bonsSentiments #culture #cynisme #danielHorowitz #dhimmi #Dieu #essence #europe #gauche #hamas #identité #irréductible #israel #liberté #lumières #manipulations #morale #nappePhréatique #nonCroyant #onLeDevient #quête #réel #religion #responsabilité #rire #suprémacisme #tragique #vérité #woke
  2. BFM : Bompard EN DIRECT Sur L'Affaire Deranque — 6 #MANIPULATIONS DÉCRYPTÉES ... et... il écrase la propagandiste !!!
    youtube.com/watch?v=XpOpynOAQCk
    Les médias des milliardaires sont des officines de propagande de l’extrême-droite !
    NE LES REGARDEZ PLUS !
    #Insoumis #LFI #GiletsJaunes

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  6. - memorial98.org/2025/12/pourquo (Pourquoi brandir une étoile jaune dans une manifestation dénonçant le génocide à Gaza exprime une confusion mémorielle à caractère antisémite)

    --<--

    Récit de la confrontation avec une provocation antisémite dans une manifestation de soutien aux Palestiniens

    En cette fin novembre 2025, dans une manifestation internationale de solidarité avec le peuple palestinien, une personne a fait porter à un enfant une étoile jaune « juive » à six branches, marquée du mot “Pelištīm”.

    En tant que militant antifasciste, lorsque j’ai aperçu cette grande étoile dans le cortège j’ai tout de suite averti mon camarade Albert afin que l’on puisse venir interpeler l’adulte qui accompagnait cet enfant.

    Déjà sur la défensive, celui-ci, qui avait repris son étoile, nous affirma qu’il s’agissait du « symbole des génocides ».

    Nous avons donc immédiatement sollicité le service d’ordre du cortège dans lequel nous nous trouvions (cortège unitaire au mot d'ordre d'une paix juste et durable en Israël/Palestine) qui après quelques hésitations s’est chargé de le faire sortir du cortège.

    Cette étoile jaune n’est pas un détail.

    Ce n’est pas une maladresse anodine.

    C’est une instrumentalisation mémorielle grave, contraire à toute lutte antifasciste, antiraciste et anticoloniale.

    L’étoile jaune n’est pas un symbole universel : c’est le symbole d’un génocide précis

    L’étoile jaune n’a jamais représenté “les génocides”.

    Elle représente un seul génocide, celui des Juifves d’Europe, décidé et mis en œuvre par le régime nazi qui a contraint les Juifs à porter cette étoile comme signe de marquage annonçant le massacre.

    La brandir comme un symbole générique, c’est effacer l’histoire réelle, déposséder le peuple juif de son propre traumatisme et transformer un instrument de persécution antisémite en outil rhétorique interchangeable.

    Cette confusion voulue n’est pas neutre : elle vise à banaliser la Shoah et affaiblit la lutte contre l’antisémitisme.

    Faire porter ce symbole à un enfant est moralement indécent

    Un enfant ne connaît pas la Shoah.

    Il ne comprend pas les génocides.

    Il ne peut pas saisir le sens d’un symbole traumatique utilisé comme arme politique.

    C’est l’instrumentaliser, le mettre en scène comme justification de sa propre indignation.

    Cette mise en scène est dangereuse : le devoir des adultes est de protéger les enfants, pas de s’en servir.

    Lier la Shoah et les crimes commis à Gaza est un raccourci antisémite

    Porter l’étoile jaune pour évoquer Gaza, c’est dire implicitement :
    « Vous (Juifs) qui avez subi un génocide, vous en commettez un autre. »

    Ce glissement est un procédé antisémite connu :
    il consiste à essentialiser les juifves en les imaginant porteur.euse.s d’une responsabilité transhistorique, héréditaire ou morale, comme si un peuple pouvait “reproduire” un génocide qu’il a subi.

    C’est un raisonnement raciste :
    il attribue collectivement à des millions de juifves vivant.e.s partout dans le monde, une responsabilité dans les crimes commis à Gaza.

    Or les responsables ne sont pas “les Juifs” :
    ce sont des politiques coloniales, des gouvernements d’extrême droite, des suprémacistes, des colons armés, des fanatiques religieux, des dirigeants qui utilisent la violence d’État comme instrument.

    Mêler la Shoah à Gaza, est donc complètement faux : c’est un détournement qui éloigne du vrai terrain politique, celui des structures coloniales, racistes et militaristes qui oppriment les Palestiniens.

    Le génocide n’enseigne rien : il détruit

    Dire qu’un peuple victime d’un génocide devrait être “meilleur”, “plus moral” ou “avoir appris” de celui-ci afin qu’il ne reproduise jamais ce qu’on lui a fait, c’est ignorer que le génocide n’a jamais eu aucune vertu pédagogique et qu’il ne construit pas de sagesse : il détruit des vies, des familles, des cultures, des mondes entiers.

    Aucun être humain, aucun peuple n’est jamais sorti grandi après avoir subi un massacre ou un asservissement.

    Les Juifves d’aujourd’hui ne sont redevables d’aucune leçon tirée de la Shoah.

    Iels ne portent ni une pureté politique, ni une responsabilité éternelle.

    Essentialiser un peuple est déjà sortir du terrain de l’antifascisme.

    “Pelištīm” n'a rien à voir avec les Palestiniens d’aujourd’hui

    L’inscription “Pelištīm” n’est pas une marque d’érudition. C’est un artifice pseudo-historique.

    “Pelištīm” est l’orthographe hellénisée des Philistins, peuple venu de l’Égée et de Chypre.

    Rien à voir avec les Palestiniens contemporains, la Gaza moderne ou la lutte anticoloniale actuelle.

    Confondre Philistins et Palestiniens, c’est nier l’histoire propre de la Palestine moderne, dépolitiser la lutte réelle contre l’occupation coloniale et embrouiller volontairement les consciences.

    Le confusionnisme invisibilise les peuples et écrase leurs histoires

    Ce confusionnisme efface tout le monde :
    – il efface l’histoire juive en transformant l’étoile jaune en symbole générique ;
    – il efface l’histoire palestinienne en lui imposant des références bibliques étrangères ;
    – il efface les autres génocides en prétendant qu’un seul symbole pourrait les représenter tous.

    C’est la logique même du confusionnisme :

    Tout mélanger jusqu’à ce que plus rien ne soit compréhensible,
    et jusqu’à ce que les oppressions réelles disparaissent derrière les amalgames.
    Sans formation antiraciste, nos luttes deviennent vulnérables

    Que la plupart des manifestants et même le service d’ordre n’aient pas réagi tout de suite face à cette étoile jaune brandie dans le cortège montre le manque de formation antiraciste, particulièrement sur l’antisémitisme.

    On ne construit pas une lutte anticoloniale solide sans comprendre les amalgames, les glissements, les préjugés.

    On ne peut pas combattre un génocide en reprenant les symboles et les logiques d’une idéologie génocidaire.

    Ignorer ces dérives, c’est laisser la porte ouverte aux instrumentalisations, aux manipulations, aux récupérations et au confusionnisme.

    Ce symbole n’a pas sa place dans nos luttes

    Nous n’avons pas besoin de détourner les symboles d’un génocide pour en dénoncer un autre.

    Les symboles palestiniens existent et ils suffisent.

    La lutte pour la Palestine mérite mieux que la confusion.
    Elle mérite la clarté, la justice et la solidarité, pas la banalisation de l’antisémitisme et l’effacement des histoires.

    Nous continuerons à soutenir les Palestiniens,
    à dénoncer le génocide, à combattre le colonialisme, sans écraser aucune histoire et sans détourner aucun symbole.

    -->--

    #antisemitisme #confusionisme #palestine #manifestations #manipulations #enfant

  7. - memorial98.org/2025/12/pourquo (Pourquoi brandir une étoile jaune dans une manifestation dénonçant le génocide à Gaza exprime une confusion mémorielle à caractère antisémite)

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    Récit de la confrontation avec une provocation antisémite dans une manifestation de soutien aux Palestiniens

    En cette fin novembre 2025, dans une manifestation internationale de solidarité avec le peuple palestinien, une personne a fait porter à un enfant une étoile jaune « juive » à six branches, marquée du mot “Pelištīm”.

    En tant que militant antifasciste, lorsque j’ai aperçu cette grande étoile dans le cortège j’ai tout de suite averti mon camarade Albert afin que l’on puisse venir interpeler l’adulte qui accompagnait cet enfant.

    Déjà sur la défensive, celui-ci, qui avait repris son étoile, nous affirma qu’il s’agissait du « symbole des génocides ».

    Nous avons donc immédiatement sollicité le service d’ordre du cortège dans lequel nous nous trouvions (cortège unitaire au mot d'ordre d'une paix juste et durable en Israël/Palestine) qui après quelques hésitations s’est chargé de le faire sortir du cortège.

    Cette étoile jaune n’est pas un détail.

    Ce n’est pas une maladresse anodine.

    C’est une instrumentalisation mémorielle grave, contraire à toute lutte antifasciste, antiraciste et anticoloniale.

    L’étoile jaune n’est pas un symbole universel : c’est le symbole d’un génocide précis

    L’étoile jaune n’a jamais représenté “les génocides”.

    Elle représente un seul génocide, celui des Juifves d’Europe, décidé et mis en œuvre par le régime nazi qui a contraint les Juifs à porter cette étoile comme signe de marquage annonçant le massacre.

    La brandir comme un symbole générique, c’est effacer l’histoire réelle, déposséder le peuple juif de son propre traumatisme et transformer un instrument de persécution antisémite en outil rhétorique interchangeable.

    Cette confusion voulue n’est pas neutre : elle vise à banaliser la Shoah et affaiblit la lutte contre l’antisémitisme.

    Faire porter ce symbole à un enfant est moralement indécent

    Un enfant ne connaît pas la Shoah.

    Il ne comprend pas les génocides.

    Il ne peut pas saisir le sens d’un symbole traumatique utilisé comme arme politique.

    C’est l’instrumentaliser, le mettre en scène comme justification de sa propre indignation.

    Cette mise en scène est dangereuse : le devoir des adultes est de protéger les enfants, pas de s’en servir.

    Lier la Shoah et les crimes commis à Gaza est un raccourci antisémite

    Porter l’étoile jaune pour évoquer Gaza, c’est dire implicitement :
    « Vous (Juifs) qui avez subi un génocide, vous en commettez un autre. »

    Ce glissement est un procédé antisémite connu :
    il consiste à essentialiser les juifves en les imaginant porteur.euse.s d’une responsabilité transhistorique, héréditaire ou morale, comme si un peuple pouvait “reproduire” un génocide qu’il a subi.

    C’est un raisonnement raciste :
    il attribue collectivement à des millions de juifves vivant.e.s partout dans le monde, une responsabilité dans les crimes commis à Gaza.

    Or les responsables ne sont pas “les Juifs” :
    ce sont des politiques coloniales, des gouvernements d’extrême droite, des suprémacistes, des colons armés, des fanatiques religieux, des dirigeants qui utilisent la violence d’État comme instrument.

    Mêler la Shoah à Gaza, est donc complètement faux : c’est un détournement qui éloigne du vrai terrain politique, celui des structures coloniales, racistes et militaristes qui oppriment les Palestiniens.

    Le génocide n’enseigne rien : il détruit

    Dire qu’un peuple victime d’un génocide devrait être “meilleur”, “plus moral” ou “avoir appris” de celui-ci afin qu’il ne reproduise jamais ce qu’on lui a fait, c’est ignorer que le génocide n’a jamais eu aucune vertu pédagogique et qu’il ne construit pas de sagesse : il détruit des vies, des familles, des cultures, des mondes entiers.

    Aucun être humain, aucun peuple n’est jamais sorti grandi après avoir subi un massacre ou un asservissement.

    Les Juifves d’aujourd’hui ne sont redevables d’aucune leçon tirée de la Shoah.

    Iels ne portent ni une pureté politique, ni une responsabilité éternelle.

    Essentialiser un peuple est déjà sortir du terrain de l’antifascisme.

    “Pelištīm” n'a rien à voir avec les Palestiniens d’aujourd’hui

    L’inscription “Pelištīm” n’est pas une marque d’érudition. C’est un artifice pseudo-historique.

    “Pelištīm” est l’orthographe hellénisée des Philistins, peuple venu de l’Égée et de Chypre.

    Rien à voir avec les Palestiniens contemporains, la Gaza moderne ou la lutte anticoloniale actuelle.

    Confondre Philistins et Palestiniens, c’est nier l’histoire propre de la Palestine moderne, dépolitiser la lutte réelle contre l’occupation coloniale et embrouiller volontairement les consciences.

    Le confusionnisme invisibilise les peuples et écrase leurs histoires

    Ce confusionnisme efface tout le monde :
    – il efface l’histoire juive en transformant l’étoile jaune en symbole générique ;
    – il efface l’histoire palestinienne en lui imposant des références bibliques étrangères ;
    – il efface les autres génocides en prétendant qu’un seul symbole pourrait les représenter tous.

    C’est la logique même du confusionnisme :

    Tout mélanger jusqu’à ce que plus rien ne soit compréhensible,
    et jusqu’à ce que les oppressions réelles disparaissent derrière les amalgames.
    Sans formation antiraciste, nos luttes deviennent vulnérables

    Que la plupart des manifestants et même le service d’ordre n’aient pas réagi tout de suite face à cette étoile jaune brandie dans le cortège montre le manque de formation antiraciste, particulièrement sur l’antisémitisme.

    On ne construit pas une lutte anticoloniale solide sans comprendre les amalgames, les glissements, les préjugés.

    On ne peut pas combattre un génocide en reprenant les symboles et les logiques d’une idéologie génocidaire.

    Ignorer ces dérives, c’est laisser la porte ouverte aux instrumentalisations, aux manipulations, aux récupérations et au confusionnisme.

    Ce symbole n’a pas sa place dans nos luttes

    Nous n’avons pas besoin de détourner les symboles d’un génocide pour en dénoncer un autre.

    Les symboles palestiniens existent et ils suffisent.

    La lutte pour la Palestine mérite mieux que la confusion.
    Elle mérite la clarté, la justice et la solidarité, pas la banalisation de l’antisémitisme et l’effacement des histoires.

    Nous continuerons à soutenir les Palestiniens,
    à dénoncer le génocide, à combattre le colonialisme, sans écraser aucune histoire et sans détourner aucun symbole.

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    #antisemitisme #confusionisme #palestine #manifestations #manipulations #enfant

  8. - memorial98.org/2025/12/pourquo (Pourquoi brandir une étoile jaune dans une manifestation dénonçant le génocide à Gaza exprime une confusion mémorielle à caractère antisémite)

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    Récit de la confrontation avec une provocation antisémite dans une manifestation de soutien aux Palestiniens

    En cette fin novembre 2025, dans une manifestation internationale de solidarité avec le peuple palestinien, une personne a fait porter à un enfant une étoile jaune « juive » à six branches, marquée du mot “Pelištīm”.

    En tant que militant antifasciste, lorsque j’ai aperçu cette grande étoile dans le cortège j’ai tout de suite averti mon camarade Albert afin que l’on puisse venir interpeler l’adulte qui accompagnait cet enfant.

    Déjà sur la défensive, celui-ci, qui avait repris son étoile, nous affirma qu’il s’agissait du « symbole des génocides ».

    Nous avons donc immédiatement sollicité le service d’ordre du cortège dans lequel nous nous trouvions (cortège unitaire au mot d'ordre d'une paix juste et durable en Israël/Palestine) qui après quelques hésitations s’est chargé de le faire sortir du cortège.

    Cette étoile jaune n’est pas un détail.

    Ce n’est pas une maladresse anodine.

    C’est une instrumentalisation mémorielle grave, contraire à toute lutte antifasciste, antiraciste et anticoloniale.

    L’étoile jaune n’est pas un symbole universel : c’est le symbole d’un génocide précis

    L’étoile jaune n’a jamais représenté “les génocides”.

    Elle représente un seul génocide, celui des Juifves d’Europe, décidé et mis en œuvre par le régime nazi qui a contraint les Juifs à porter cette étoile comme signe de marquage annonçant le massacre.

    La brandir comme un symbole générique, c’est effacer l’histoire réelle, déposséder le peuple juif de son propre traumatisme et transformer un instrument de persécution antisémite en outil rhétorique interchangeable.

    Cette confusion voulue n’est pas neutre : elle vise à banaliser la Shoah et affaiblit la lutte contre l’antisémitisme.

    Faire porter ce symbole à un enfant est moralement indécent

    Un enfant ne connaît pas la Shoah.

    Il ne comprend pas les génocides.

    Il ne peut pas saisir le sens d’un symbole traumatique utilisé comme arme politique.

    C’est l’instrumentaliser, le mettre en scène comme justification de sa propre indignation.

    Cette mise en scène est dangereuse : le devoir des adultes est de protéger les enfants, pas de s’en servir.

    Lier la Shoah et les crimes commis à Gaza est un raccourci antisémite

    Porter l’étoile jaune pour évoquer Gaza, c’est dire implicitement :
    « Vous (Juifs) qui avez subi un génocide, vous en commettez un autre. »

    Ce glissement est un procédé antisémite connu :
    il consiste à essentialiser les juifves en les imaginant porteur.euse.s d’une responsabilité transhistorique, héréditaire ou morale, comme si un peuple pouvait “reproduire” un génocide qu’il a subi.

    C’est un raisonnement raciste :
    il attribue collectivement à des millions de juifves vivant.e.s partout dans le monde, une responsabilité dans les crimes commis à Gaza.

    Or les responsables ne sont pas “les Juifs” :
    ce sont des politiques coloniales, des gouvernements d’extrême droite, des suprémacistes, des colons armés, des fanatiques religieux, des dirigeants qui utilisent la violence d’État comme instrument.

    Mêler la Shoah à Gaza, est donc complètement faux : c’est un détournement qui éloigne du vrai terrain politique, celui des structures coloniales, racistes et militaristes qui oppriment les Palestiniens.

    Le génocide n’enseigne rien : il détruit

    Dire qu’un peuple victime d’un génocide devrait être “meilleur”, “plus moral” ou “avoir appris” de celui-ci afin qu’il ne reproduise jamais ce qu’on lui a fait, c’est ignorer que le génocide n’a jamais eu aucune vertu pédagogique et qu’il ne construit pas de sagesse : il détruit des vies, des familles, des cultures, des mondes entiers.

    Aucun être humain, aucun peuple n’est jamais sorti grandi après avoir subi un massacre ou un asservissement.

    Les Juifves d’aujourd’hui ne sont redevables d’aucune leçon tirée de la Shoah.

    Iels ne portent ni une pureté politique, ni une responsabilité éternelle.

    Essentialiser un peuple est déjà sortir du terrain de l’antifascisme.

    “Pelištīm” n'a rien à voir avec les Palestiniens d’aujourd’hui

    L’inscription “Pelištīm” n’est pas une marque d’érudition. C’est un artifice pseudo-historique.

    “Pelištīm” est l’orthographe hellénisée des Philistins, peuple venu de l’Égée et de Chypre.

    Rien à voir avec les Palestiniens contemporains, la Gaza moderne ou la lutte anticoloniale actuelle.

    Confondre Philistins et Palestiniens, c’est nier l’histoire propre de la Palestine moderne, dépolitiser la lutte réelle contre l’occupation coloniale et embrouiller volontairement les consciences.

    Le confusionnisme invisibilise les peuples et écrase leurs histoires

    Ce confusionnisme efface tout le monde :
    – il efface l’histoire juive en transformant l’étoile jaune en symbole générique ;
    – il efface l’histoire palestinienne en lui imposant des références bibliques étrangères ;
    – il efface les autres génocides en prétendant qu’un seul symbole pourrait les représenter tous.

    C’est la logique même du confusionnisme :

    Tout mélanger jusqu’à ce que plus rien ne soit compréhensible,
    et jusqu’à ce que les oppressions réelles disparaissent derrière les amalgames.
    Sans formation antiraciste, nos luttes deviennent vulnérables

    Que la plupart des manifestants et même le service d’ordre n’aient pas réagi tout de suite face à cette étoile jaune brandie dans le cortège montre le manque de formation antiraciste, particulièrement sur l’antisémitisme.

    On ne construit pas une lutte anticoloniale solide sans comprendre les amalgames, les glissements, les préjugés.

    On ne peut pas combattre un génocide en reprenant les symboles et les logiques d’une idéologie génocidaire.

    Ignorer ces dérives, c’est laisser la porte ouverte aux instrumentalisations, aux manipulations, aux récupérations et au confusionnisme.

    Ce symbole n’a pas sa place dans nos luttes

    Nous n’avons pas besoin de détourner les symboles d’un génocide pour en dénoncer un autre.

    Les symboles palestiniens existent et ils suffisent.

    La lutte pour la Palestine mérite mieux que la confusion.
    Elle mérite la clarté, la justice et la solidarité, pas la banalisation de l’antisémitisme et l’effacement des histoires.

    Nous continuerons à soutenir les Palestiniens,
    à dénoncer le génocide, à combattre le colonialisme, sans écraser aucune histoire et sans détourner aucun symbole.

    -->--

    #antisemitisme #confusionisme #palestine #manifestations #manipulations #enfant

  9. - memorial98.org/2025/12/pourquo (Pourquoi brandir une étoile jaune dans une manifestation dénonçant le génocide à Gaza exprime une confusion mémorielle à caractère antisémite)

    --<--

    Récit de la confrontation avec une provocation antisémite dans une manifestation de soutien aux Palestiniens

    En cette fin novembre 2025, dans une manifestation internationale de solidarité avec le peuple palestinien, une personne a fait porter à un enfant une étoile jaune « juive » à six branches, marquée du mot “Pelištīm”.

    En tant que militant antifasciste, lorsque j’ai aperçu cette grande étoile dans le cortège j’ai tout de suite averti mon camarade Albert afin que l’on puisse venir interpeler l’adulte qui accompagnait cet enfant.

    Déjà sur la défensive, celui-ci, qui avait repris son étoile, nous affirma qu’il s’agissait du « symbole des génocides ».

    Nous avons donc immédiatement sollicité le service d’ordre du cortège dans lequel nous nous trouvions (cortège unitaire au mot d'ordre d'une paix juste et durable en Israël/Palestine) qui après quelques hésitations s’est chargé de le faire sortir du cortège.

    Cette étoile jaune n’est pas un détail.

    Ce n’est pas une maladresse anodine.

    C’est une instrumentalisation mémorielle grave, contraire à toute lutte antifasciste, antiraciste et anticoloniale.

    L’étoile jaune n’est pas un symbole universel : c’est le symbole d’un génocide précis

    L’étoile jaune n’a jamais représenté “les génocides”.

    Elle représente un seul génocide, celui des Juifves d’Europe, décidé et mis en œuvre par le régime nazi qui a contraint les Juifs à porter cette étoile comme signe de marquage annonçant le massacre.

    La brandir comme un symbole générique, c’est effacer l’histoire réelle, déposséder le peuple juif de son propre traumatisme et transformer un instrument de persécution antisémite en outil rhétorique interchangeable.

    Cette confusion voulue n’est pas neutre : elle vise à banaliser la Shoah et affaiblit la lutte contre l’antisémitisme.

    Faire porter ce symbole à un enfant est moralement indécent

    Un enfant ne connaît pas la Shoah.

    Il ne comprend pas les génocides.

    Il ne peut pas saisir le sens d’un symbole traumatique utilisé comme arme politique.

    C’est l’instrumentaliser, le mettre en scène comme justification de sa propre indignation.

    Cette mise en scène est dangereuse : le devoir des adultes est de protéger les enfants, pas de s’en servir.

    Lier la Shoah et les crimes commis à Gaza est un raccourci antisémite

    Porter l’étoile jaune pour évoquer Gaza, c’est dire implicitement :
    « Vous (Juifs) qui avez subi un génocide, vous en commettez un autre. »

    Ce glissement est un procédé antisémite connu :
    il consiste à essentialiser les juifves en les imaginant porteur.euse.s d’une responsabilité transhistorique, héréditaire ou morale, comme si un peuple pouvait “reproduire” un génocide qu’il a subi.

    C’est un raisonnement raciste :
    il attribue collectivement à des millions de juifves vivant.e.s partout dans le monde, une responsabilité dans les crimes commis à Gaza.

    Or les responsables ne sont pas “les Juifs” :
    ce sont des politiques coloniales, des gouvernements d’extrême droite, des suprémacistes, des colons armés, des fanatiques religieux, des dirigeants qui utilisent la violence d’État comme instrument.

    Mêler la Shoah à Gaza, est donc complètement faux : c’est un détournement qui éloigne du vrai terrain politique, celui des structures coloniales, racistes et militaristes qui oppriment les Palestiniens.

    Le génocide n’enseigne rien : il détruit

    Dire qu’un peuple victime d’un génocide devrait être “meilleur”, “plus moral” ou “avoir appris” de celui-ci afin qu’il ne reproduise jamais ce qu’on lui a fait, c’est ignorer que le génocide n’a jamais eu aucune vertu pédagogique et qu’il ne construit pas de sagesse : il détruit des vies, des familles, des cultures, des mondes entiers.

    Aucun être humain, aucun peuple n’est jamais sorti grandi après avoir subi un massacre ou un asservissement.

    Les Juifves d’aujourd’hui ne sont redevables d’aucune leçon tirée de la Shoah.

    Iels ne portent ni une pureté politique, ni une responsabilité éternelle.

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  10. C'est exactement ça ! Il y a encore pas longtemps j'ai encore eu le droit d'entendre de la part d'une restauratrice qu'ils avaient raison de nous faire travailler plus contre les feignants qui profitent des aides ! 💩💩💩

    #pouvoir #soumission #politique #lois #mensonges #manipulations #syndromedestockholm
    https://youtu.be/84y2hD2fNMY?si=1dMhdzTXpX8r7Rg3

  11. Pour en savoir plus sur les #manipulations d' #opinion via les #RéseauxSociaux leur incompatibilité avec la #démocratie et comprendre en quoi la situation aux #USA nous concerne tous, bien au-delà du #climat ⬇️
    9/10

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  15. From ⁨⁨⁨⁨⁨#AnnafromUkraine⁩⁩⁩⁩⁩ @[email protected]

    PUTIN DEEPFAKE: #KREMLIN #MANIPULATIONS TO STAY IN POWER Vlog 1020: War in #Ukraine

    Russians came up with a way for #Putin to always stay in power — even after his death. For the first time, #Russia used #Deepfake technology to depict Putin at a meeting.

    #russoUkrainianWar

    youtu.be/JkZcNEFECyc

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  19. #Russlands #Fake- #Manipulations #Bots 😡😡

    Wenn ihr euch fragt wo die ganzen Schwurbelkommentare von Accounts ohne Profilbild herkommen. Das sind Aufnahmen der ukrainischen Polizei, wie sie eine #russische SIM-Karten #Botfarm dingfest machen. 100.000+ Simkarten die #Propaganda auf #SocialMedia verbreiten. #DeadInternetTheory

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