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#confusionisme — Public Fediverse posts

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  1. TRIBUNE – Philippe Corcuff réagit à un récent appel contre la guerre en Iran, dont les signataires, émanant des deux extrémités du champ politique, en viennent à absoudre la République islamique.

    lemonde.fr/idees/article/2026/

    L’appel sur Conterpunch :
    counterpunch.org/2026/04/10/si

    Et en français :
    open.substack.com/pub/zanzibar

    Il y a bien cette phrase dans l’appel : « Dans la poursuite de cette abjection, les États-Unis ont brutalement assassiné le guide spirituel et intellectuel de l’Iran, l’ayatollah Seyyed Ali Khamenei – reconnu internationalement comme une voix contre l’arrogance et le terrorisme – ainsi que sa famille.

    #Confusionisme #Campisme #PhilippeCorcuff #Iran

  2. - memorial98.org/2025/12/pourquo (Pourquoi brandir une étoile jaune dans une manifestation dénonçant le génocide à Gaza exprime une confusion mémorielle à caractère antisémite)

    --<--

    Récit de la confrontation avec une provocation antisémite dans une manifestation de soutien aux Palestiniens

    En cette fin novembre 2025, dans une manifestation internationale de solidarité avec le peuple palestinien, une personne a fait porter à un enfant une étoile jaune « juive » à six branches, marquée du mot “Pelištīm”.

    En tant que militant antifasciste, lorsque j’ai aperçu cette grande étoile dans le cortège j’ai tout de suite averti mon camarade Albert afin que l’on puisse venir interpeler l’adulte qui accompagnait cet enfant.

    Déjà sur la défensive, celui-ci, qui avait repris son étoile, nous affirma qu’il s’agissait du « symbole des génocides ».

    Nous avons donc immédiatement sollicité le service d’ordre du cortège dans lequel nous nous trouvions (cortège unitaire au mot d'ordre d'une paix juste et durable en Israël/Palestine) qui après quelques hésitations s’est chargé de le faire sortir du cortège.

    Cette étoile jaune n’est pas un détail.

    Ce n’est pas une maladresse anodine.

    C’est une instrumentalisation mémorielle grave, contraire à toute lutte antifasciste, antiraciste et anticoloniale.

    L’étoile jaune n’est pas un symbole universel : c’est le symbole d’un génocide précis

    L’étoile jaune n’a jamais représenté “les génocides”.

    Elle représente un seul génocide, celui des Juifves d’Europe, décidé et mis en œuvre par le régime nazi qui a contraint les Juifs à porter cette étoile comme signe de marquage annonçant le massacre.

    La brandir comme un symbole générique, c’est effacer l’histoire réelle, déposséder le peuple juif de son propre traumatisme et transformer un instrument de persécution antisémite en outil rhétorique interchangeable.

    Cette confusion voulue n’est pas neutre : elle vise à banaliser la Shoah et affaiblit la lutte contre l’antisémitisme.

    Faire porter ce symbole à un enfant est moralement indécent

    Un enfant ne connaît pas la Shoah.

    Il ne comprend pas les génocides.

    Il ne peut pas saisir le sens d’un symbole traumatique utilisé comme arme politique.

    C’est l’instrumentaliser, le mettre en scène comme justification de sa propre indignation.

    Cette mise en scène est dangereuse : le devoir des adultes est de protéger les enfants, pas de s’en servir.

    Lier la Shoah et les crimes commis à Gaza est un raccourci antisémite

    Porter l’étoile jaune pour évoquer Gaza, c’est dire implicitement :
    « Vous (Juifs) qui avez subi un génocide, vous en commettez un autre. »

    Ce glissement est un procédé antisémite connu :
    il consiste à essentialiser les juifves en les imaginant porteur.euse.s d’une responsabilité transhistorique, héréditaire ou morale, comme si un peuple pouvait “reproduire” un génocide qu’il a subi.

    C’est un raisonnement raciste :
    il attribue collectivement à des millions de juifves vivant.e.s partout dans le monde, une responsabilité dans les crimes commis à Gaza.

    Or les responsables ne sont pas “les Juifs” :
    ce sont des politiques coloniales, des gouvernements d’extrême droite, des suprémacistes, des colons armés, des fanatiques religieux, des dirigeants qui utilisent la violence d’État comme instrument.

    Mêler la Shoah à Gaza, est donc complètement faux : c’est un détournement qui éloigne du vrai terrain politique, celui des structures coloniales, racistes et militaristes qui oppriment les Palestiniens.

    Le génocide n’enseigne rien : il détruit

    Dire qu’un peuple victime d’un génocide devrait être “meilleur”, “plus moral” ou “avoir appris” de celui-ci afin qu’il ne reproduise jamais ce qu’on lui a fait, c’est ignorer que le génocide n’a jamais eu aucune vertu pédagogique et qu’il ne construit pas de sagesse : il détruit des vies, des familles, des cultures, des mondes entiers.

    Aucun être humain, aucun peuple n’est jamais sorti grandi après avoir subi un massacre ou un asservissement.

    Les Juifves d’aujourd’hui ne sont redevables d’aucune leçon tirée de la Shoah.

    Iels ne portent ni une pureté politique, ni une responsabilité éternelle.

    Essentialiser un peuple est déjà sortir du terrain de l’antifascisme.

    “Pelištīm” n'a rien à voir avec les Palestiniens d’aujourd’hui

    L’inscription “Pelištīm” n’est pas une marque d’érudition. C’est un artifice pseudo-historique.

    “Pelištīm” est l’orthographe hellénisée des Philistins, peuple venu de l’Égée et de Chypre.

    Rien à voir avec les Palestiniens contemporains, la Gaza moderne ou la lutte anticoloniale actuelle.

    Confondre Philistins et Palestiniens, c’est nier l’histoire propre de la Palestine moderne, dépolitiser la lutte réelle contre l’occupation coloniale et embrouiller volontairement les consciences.

    Le confusionnisme invisibilise les peuples et écrase leurs histoires

    Ce confusionnisme efface tout le monde :
    – il efface l’histoire juive en transformant l’étoile jaune en symbole générique ;
    – il efface l’histoire palestinienne en lui imposant des références bibliques étrangères ;
    – il efface les autres génocides en prétendant qu’un seul symbole pourrait les représenter tous.

    C’est la logique même du confusionnisme :

    Tout mélanger jusqu’à ce que plus rien ne soit compréhensible,
    et jusqu’à ce que les oppressions réelles disparaissent derrière les amalgames.
    Sans formation antiraciste, nos luttes deviennent vulnérables

    Que la plupart des manifestants et même le service d’ordre n’aient pas réagi tout de suite face à cette étoile jaune brandie dans le cortège montre le manque de formation antiraciste, particulièrement sur l’antisémitisme.

    On ne construit pas une lutte anticoloniale solide sans comprendre les amalgames, les glissements, les préjugés.

    On ne peut pas combattre un génocide en reprenant les symboles et les logiques d’une idéologie génocidaire.

    Ignorer ces dérives, c’est laisser la porte ouverte aux instrumentalisations, aux manipulations, aux récupérations et au confusionnisme.

    Ce symbole n’a pas sa place dans nos luttes

    Nous n’avons pas besoin de détourner les symboles d’un génocide pour en dénoncer un autre.

    Les symboles palestiniens existent et ils suffisent.

    La lutte pour la Palestine mérite mieux que la confusion.
    Elle mérite la clarté, la justice et la solidarité, pas la banalisation de l’antisémitisme et l’effacement des histoires.

    Nous continuerons à soutenir les Palestiniens,
    à dénoncer le génocide, à combattre le colonialisme, sans écraser aucune histoire et sans détourner aucun symbole.

    -->--

    #antisemitisme #confusionisme #palestine #manifestations #manipulations #enfant

  3. - memorial98.org/2025/12/pourquo (Pourquoi brandir une étoile jaune dans une manifestation dénonçant le génocide à Gaza exprime une confusion mémorielle à caractère antisémite)

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    Récit de la confrontation avec une provocation antisémite dans une manifestation de soutien aux Palestiniens

    En cette fin novembre 2025, dans une manifestation internationale de solidarité avec le peuple palestinien, une personne a fait porter à un enfant une étoile jaune « juive » à six branches, marquée du mot “Pelištīm”.

    En tant que militant antifasciste, lorsque j’ai aperçu cette grande étoile dans le cortège j’ai tout de suite averti mon camarade Albert afin que l’on puisse venir interpeler l’adulte qui accompagnait cet enfant.

    Déjà sur la défensive, celui-ci, qui avait repris son étoile, nous affirma qu’il s’agissait du « symbole des génocides ».

    Nous avons donc immédiatement sollicité le service d’ordre du cortège dans lequel nous nous trouvions (cortège unitaire au mot d'ordre d'une paix juste et durable en Israël/Palestine) qui après quelques hésitations s’est chargé de le faire sortir du cortège.

    Cette étoile jaune n’est pas un détail.

    Ce n’est pas une maladresse anodine.

    C’est une instrumentalisation mémorielle grave, contraire à toute lutte antifasciste, antiraciste et anticoloniale.

    L’étoile jaune n’est pas un symbole universel : c’est le symbole d’un génocide précis

    L’étoile jaune n’a jamais représenté “les génocides”.

    Elle représente un seul génocide, celui des Juifves d’Europe, décidé et mis en œuvre par le régime nazi qui a contraint les Juifs à porter cette étoile comme signe de marquage annonçant le massacre.

    La brandir comme un symbole générique, c’est effacer l’histoire réelle, déposséder le peuple juif de son propre traumatisme et transformer un instrument de persécution antisémite en outil rhétorique interchangeable.

    Cette confusion voulue n’est pas neutre : elle vise à banaliser la Shoah et affaiblit la lutte contre l’antisémitisme.

    Faire porter ce symbole à un enfant est moralement indécent

    Un enfant ne connaît pas la Shoah.

    Il ne comprend pas les génocides.

    Il ne peut pas saisir le sens d’un symbole traumatique utilisé comme arme politique.

    C’est l’instrumentaliser, le mettre en scène comme justification de sa propre indignation.

    Cette mise en scène est dangereuse : le devoir des adultes est de protéger les enfants, pas de s’en servir.

    Lier la Shoah et les crimes commis à Gaza est un raccourci antisémite

    Porter l’étoile jaune pour évoquer Gaza, c’est dire implicitement :
    « Vous (Juifs) qui avez subi un génocide, vous en commettez un autre. »

    Ce glissement est un procédé antisémite connu :
    il consiste à essentialiser les juifves en les imaginant porteur.euse.s d’une responsabilité transhistorique, héréditaire ou morale, comme si un peuple pouvait “reproduire” un génocide qu’il a subi.

    C’est un raisonnement raciste :
    il attribue collectivement à des millions de juifves vivant.e.s partout dans le monde, une responsabilité dans les crimes commis à Gaza.

    Or les responsables ne sont pas “les Juifs” :
    ce sont des politiques coloniales, des gouvernements d’extrême droite, des suprémacistes, des colons armés, des fanatiques religieux, des dirigeants qui utilisent la violence d’État comme instrument.

    Mêler la Shoah à Gaza, est donc complètement faux : c’est un détournement qui éloigne du vrai terrain politique, celui des structures coloniales, racistes et militaristes qui oppriment les Palestiniens.

    Le génocide n’enseigne rien : il détruit

    Dire qu’un peuple victime d’un génocide devrait être “meilleur”, “plus moral” ou “avoir appris” de celui-ci afin qu’il ne reproduise jamais ce qu’on lui a fait, c’est ignorer que le génocide n’a jamais eu aucune vertu pédagogique et qu’il ne construit pas de sagesse : il détruit des vies, des familles, des cultures, des mondes entiers.

    Aucun être humain, aucun peuple n’est jamais sorti grandi après avoir subi un massacre ou un asservissement.

    Les Juifves d’aujourd’hui ne sont redevables d’aucune leçon tirée de la Shoah.

    Iels ne portent ni une pureté politique, ni une responsabilité éternelle.

    Essentialiser un peuple est déjà sortir du terrain de l’antifascisme.

    “Pelištīm” n'a rien à voir avec les Palestiniens d’aujourd’hui

    L’inscription “Pelištīm” n’est pas une marque d’érudition. C’est un artifice pseudo-historique.

    “Pelištīm” est l’orthographe hellénisée des Philistins, peuple venu de l’Égée et de Chypre.

    Rien à voir avec les Palestiniens contemporains, la Gaza moderne ou la lutte anticoloniale actuelle.

    Confondre Philistins et Palestiniens, c’est nier l’histoire propre de la Palestine moderne, dépolitiser la lutte réelle contre l’occupation coloniale et embrouiller volontairement les consciences.

    Le confusionnisme invisibilise les peuples et écrase leurs histoires

    Ce confusionnisme efface tout le monde :
    – il efface l’histoire juive en transformant l’étoile jaune en symbole générique ;
    – il efface l’histoire palestinienne en lui imposant des références bibliques étrangères ;
    – il efface les autres génocides en prétendant qu’un seul symbole pourrait les représenter tous.

    C’est la logique même du confusionnisme :

    Tout mélanger jusqu’à ce que plus rien ne soit compréhensible,
    et jusqu’à ce que les oppressions réelles disparaissent derrière les amalgames.
    Sans formation antiraciste, nos luttes deviennent vulnérables

    Que la plupart des manifestants et même le service d’ordre n’aient pas réagi tout de suite face à cette étoile jaune brandie dans le cortège montre le manque de formation antiraciste, particulièrement sur l’antisémitisme.

    On ne construit pas une lutte anticoloniale solide sans comprendre les amalgames, les glissements, les préjugés.

    On ne peut pas combattre un génocide en reprenant les symboles et les logiques d’une idéologie génocidaire.

    Ignorer ces dérives, c’est laisser la porte ouverte aux instrumentalisations, aux manipulations, aux récupérations et au confusionnisme.

    Ce symbole n’a pas sa place dans nos luttes

    Nous n’avons pas besoin de détourner les symboles d’un génocide pour en dénoncer un autre.

    Les symboles palestiniens existent et ils suffisent.

    La lutte pour la Palestine mérite mieux que la confusion.
    Elle mérite la clarté, la justice et la solidarité, pas la banalisation de l’antisémitisme et l’effacement des histoires.

    Nous continuerons à soutenir les Palestiniens,
    à dénoncer le génocide, à combattre le colonialisme, sans écraser aucune histoire et sans détourner aucun symbole.

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    #antisemitisme #confusionisme #palestine #manifestations #manipulations #enfant

  4. - memorial98.org/2025/12/pourquo (Pourquoi brandir une étoile jaune dans une manifestation dénonçant le génocide à Gaza exprime une confusion mémorielle à caractère antisémite)

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    Récit de la confrontation avec une provocation antisémite dans une manifestation de soutien aux Palestiniens

    En cette fin novembre 2025, dans une manifestation internationale de solidarité avec le peuple palestinien, une personne a fait porter à un enfant une étoile jaune « juive » à six branches, marquée du mot “Pelištīm”.

    En tant que militant antifasciste, lorsque j’ai aperçu cette grande étoile dans le cortège j’ai tout de suite averti mon camarade Albert afin que l’on puisse venir interpeler l’adulte qui accompagnait cet enfant.

    Déjà sur la défensive, celui-ci, qui avait repris son étoile, nous affirma qu’il s’agissait du « symbole des génocides ».

    Nous avons donc immédiatement sollicité le service d’ordre du cortège dans lequel nous nous trouvions (cortège unitaire au mot d'ordre d'une paix juste et durable en Israël/Palestine) qui après quelques hésitations s’est chargé de le faire sortir du cortège.

    Cette étoile jaune n’est pas un détail.

    Ce n’est pas une maladresse anodine.

    C’est une instrumentalisation mémorielle grave, contraire à toute lutte antifasciste, antiraciste et anticoloniale.

    L’étoile jaune n’est pas un symbole universel : c’est le symbole d’un génocide précis

    L’étoile jaune n’a jamais représenté “les génocides”.

    Elle représente un seul génocide, celui des Juifves d’Europe, décidé et mis en œuvre par le régime nazi qui a contraint les Juifs à porter cette étoile comme signe de marquage annonçant le massacre.

    La brandir comme un symbole générique, c’est effacer l’histoire réelle, déposséder le peuple juif de son propre traumatisme et transformer un instrument de persécution antisémite en outil rhétorique interchangeable.

    Cette confusion voulue n’est pas neutre : elle vise à banaliser la Shoah et affaiblit la lutte contre l’antisémitisme.

    Faire porter ce symbole à un enfant est moralement indécent

    Un enfant ne connaît pas la Shoah.

    Il ne comprend pas les génocides.

    Il ne peut pas saisir le sens d’un symbole traumatique utilisé comme arme politique.

    C’est l’instrumentaliser, le mettre en scène comme justification de sa propre indignation.

    Cette mise en scène est dangereuse : le devoir des adultes est de protéger les enfants, pas de s’en servir.

    Lier la Shoah et les crimes commis à Gaza est un raccourci antisémite

    Porter l’étoile jaune pour évoquer Gaza, c’est dire implicitement :
    « Vous (Juifs) qui avez subi un génocide, vous en commettez un autre. »

    Ce glissement est un procédé antisémite connu :
    il consiste à essentialiser les juifves en les imaginant porteur.euse.s d’une responsabilité transhistorique, héréditaire ou morale, comme si un peuple pouvait “reproduire” un génocide qu’il a subi.

    C’est un raisonnement raciste :
    il attribue collectivement à des millions de juifves vivant.e.s partout dans le monde, une responsabilité dans les crimes commis à Gaza.

    Or les responsables ne sont pas “les Juifs” :
    ce sont des politiques coloniales, des gouvernements d’extrême droite, des suprémacistes, des colons armés, des fanatiques religieux, des dirigeants qui utilisent la violence d’État comme instrument.

    Mêler la Shoah à Gaza, est donc complètement faux : c’est un détournement qui éloigne du vrai terrain politique, celui des structures coloniales, racistes et militaristes qui oppriment les Palestiniens.

    Le génocide n’enseigne rien : il détruit

    Dire qu’un peuple victime d’un génocide devrait être “meilleur”, “plus moral” ou “avoir appris” de celui-ci afin qu’il ne reproduise jamais ce qu’on lui a fait, c’est ignorer que le génocide n’a jamais eu aucune vertu pédagogique et qu’il ne construit pas de sagesse : il détruit des vies, des familles, des cultures, des mondes entiers.

    Aucun être humain, aucun peuple n’est jamais sorti grandi après avoir subi un massacre ou un asservissement.

    Les Juifves d’aujourd’hui ne sont redevables d’aucune leçon tirée de la Shoah.

    Iels ne portent ni une pureté politique, ni une responsabilité éternelle.

    Essentialiser un peuple est déjà sortir du terrain de l’antifascisme.

    “Pelištīm” n'a rien à voir avec les Palestiniens d’aujourd’hui

    L’inscription “Pelištīm” n’est pas une marque d’érudition. C’est un artifice pseudo-historique.

    “Pelištīm” est l’orthographe hellénisée des Philistins, peuple venu de l’Égée et de Chypre.

    Rien à voir avec les Palestiniens contemporains, la Gaza moderne ou la lutte anticoloniale actuelle.

    Confondre Philistins et Palestiniens, c’est nier l’histoire propre de la Palestine moderne, dépolitiser la lutte réelle contre l’occupation coloniale et embrouiller volontairement les consciences.

    Le confusionnisme invisibilise les peuples et écrase leurs histoires

    Ce confusionnisme efface tout le monde :
    – il efface l’histoire juive en transformant l’étoile jaune en symbole générique ;
    – il efface l’histoire palestinienne en lui imposant des références bibliques étrangères ;
    – il efface les autres génocides en prétendant qu’un seul symbole pourrait les représenter tous.

    C’est la logique même du confusionnisme :

    Tout mélanger jusqu’à ce que plus rien ne soit compréhensible,
    et jusqu’à ce que les oppressions réelles disparaissent derrière les amalgames.
    Sans formation antiraciste, nos luttes deviennent vulnérables

    Que la plupart des manifestants et même le service d’ordre n’aient pas réagi tout de suite face à cette étoile jaune brandie dans le cortège montre le manque de formation antiraciste, particulièrement sur l’antisémitisme.

    On ne construit pas une lutte anticoloniale solide sans comprendre les amalgames, les glissements, les préjugés.

    On ne peut pas combattre un génocide en reprenant les symboles et les logiques d’une idéologie génocidaire.

    Ignorer ces dérives, c’est laisser la porte ouverte aux instrumentalisations, aux manipulations, aux récupérations et au confusionnisme.

    Ce symbole n’a pas sa place dans nos luttes

    Nous n’avons pas besoin de détourner les symboles d’un génocide pour en dénoncer un autre.

    Les symboles palestiniens existent et ils suffisent.

    La lutte pour la Palestine mérite mieux que la confusion.
    Elle mérite la clarté, la justice et la solidarité, pas la banalisation de l’antisémitisme et l’effacement des histoires.

    Nous continuerons à soutenir les Palestiniens,
    à dénoncer le génocide, à combattre le colonialisme, sans écraser aucune histoire et sans détourner aucun symbole.

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    #antisemitisme #confusionisme #palestine #manifestations #manipulations #enfant

  5. - memorial98.org/2025/12/pourquo (Pourquoi brandir une étoile jaune dans une manifestation dénonçant le génocide à Gaza exprime une confusion mémorielle à caractère antisémite)

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    Récit de la confrontation avec une provocation antisémite dans une manifestation de soutien aux Palestiniens

    En cette fin novembre 2025, dans une manifestation internationale de solidarité avec le peuple palestinien, une personne a fait porter à un enfant une étoile jaune « juive » à six branches, marquée du mot “Pelištīm”.

    En tant que militant antifasciste, lorsque j’ai aperçu cette grande étoile dans le cortège j’ai tout de suite averti mon camarade Albert afin que l’on puisse venir interpeler l’adulte qui accompagnait cet enfant.

    Déjà sur la défensive, celui-ci, qui avait repris son étoile, nous affirma qu’il s’agissait du « symbole des génocides ».

    Nous avons donc immédiatement sollicité le service d’ordre du cortège dans lequel nous nous trouvions (cortège unitaire au mot d'ordre d'une paix juste et durable en Israël/Palestine) qui après quelques hésitations s’est chargé de le faire sortir du cortège.

    Cette étoile jaune n’est pas un détail.

    Ce n’est pas une maladresse anodine.

    C’est une instrumentalisation mémorielle grave, contraire à toute lutte antifasciste, antiraciste et anticoloniale.

    L’étoile jaune n’est pas un symbole universel : c’est le symbole d’un génocide précis

    L’étoile jaune n’a jamais représenté “les génocides”.

    Elle représente un seul génocide, celui des Juifves d’Europe, décidé et mis en œuvre par le régime nazi qui a contraint les Juifs à porter cette étoile comme signe de marquage annonçant le massacre.

    La brandir comme un symbole générique, c’est effacer l’histoire réelle, déposséder le peuple juif de son propre traumatisme et transformer un instrument de persécution antisémite en outil rhétorique interchangeable.

    Cette confusion voulue n’est pas neutre : elle vise à banaliser la Shoah et affaiblit la lutte contre l’antisémitisme.

    Faire porter ce symbole à un enfant est moralement indécent

    Un enfant ne connaît pas la Shoah.

    Il ne comprend pas les génocides.

    Il ne peut pas saisir le sens d’un symbole traumatique utilisé comme arme politique.

    C’est l’instrumentaliser, le mettre en scène comme justification de sa propre indignation.

    Cette mise en scène est dangereuse : le devoir des adultes est de protéger les enfants, pas de s’en servir.

    Lier la Shoah et les crimes commis à Gaza est un raccourci antisémite

    Porter l’étoile jaune pour évoquer Gaza, c’est dire implicitement :
    « Vous (Juifs) qui avez subi un génocide, vous en commettez un autre. »

    Ce glissement est un procédé antisémite connu :
    il consiste à essentialiser les juifves en les imaginant porteur.euse.s d’une responsabilité transhistorique, héréditaire ou morale, comme si un peuple pouvait “reproduire” un génocide qu’il a subi.

    C’est un raisonnement raciste :
    il attribue collectivement à des millions de juifves vivant.e.s partout dans le monde, une responsabilité dans les crimes commis à Gaza.

    Or les responsables ne sont pas “les Juifs” :
    ce sont des politiques coloniales, des gouvernements d’extrême droite, des suprémacistes, des colons armés, des fanatiques religieux, des dirigeants qui utilisent la violence d’État comme instrument.

    Mêler la Shoah à Gaza, est donc complètement faux : c’est un détournement qui éloigne du vrai terrain politique, celui des structures coloniales, racistes et militaristes qui oppriment les Palestiniens.

    Le génocide n’enseigne rien : il détruit

    Dire qu’un peuple victime d’un génocide devrait être “meilleur”, “plus moral” ou “avoir appris” de celui-ci afin qu’il ne reproduise jamais ce qu’on lui a fait, c’est ignorer que le génocide n’a jamais eu aucune vertu pédagogique et qu’il ne construit pas de sagesse : il détruit des vies, des familles, des cultures, des mondes entiers.

    Aucun être humain, aucun peuple n’est jamais sorti grandi après avoir subi un massacre ou un asservissement.

    Les Juifves d’aujourd’hui ne sont redevables d’aucune leçon tirée de la Shoah.

    Iels ne portent ni une pureté politique, ni une responsabilité éternelle.

    Essentialiser un peuple est déjà sortir du terrain de l’antifascisme.

    “Pelištīm” n'a rien à voir avec les Palestiniens d’aujourd’hui

    L’inscription “Pelištīm” n’est pas une marque d’érudition. C’est un artifice pseudo-historique.

    “Pelištīm” est l’orthographe hellénisée des Philistins, peuple venu de l’Égée et de Chypre.

    Rien à voir avec les Palestiniens contemporains, la Gaza moderne ou la lutte anticoloniale actuelle.

    Confondre Philistins et Palestiniens, c’est nier l’histoire propre de la Palestine moderne, dépolitiser la lutte réelle contre l’occupation coloniale et embrouiller volontairement les consciences.

    Le confusionnisme invisibilise les peuples et écrase leurs histoires

    Ce confusionnisme efface tout le monde :
    – il efface l’histoire juive en transformant l’étoile jaune en symbole générique ;
    – il efface l’histoire palestinienne en lui imposant des références bibliques étrangères ;
    – il efface les autres génocides en prétendant qu’un seul symbole pourrait les représenter tous.

    C’est la logique même du confusionnisme :

    Tout mélanger jusqu’à ce que plus rien ne soit compréhensible,
    et jusqu’à ce que les oppressions réelles disparaissent derrière les amalgames.
    Sans formation antiraciste, nos luttes deviennent vulnérables

    Que la plupart des manifestants et même le service d’ordre n’aient pas réagi tout de suite face à cette étoile jaune brandie dans le cortège montre le manque de formation antiraciste, particulièrement sur l’antisémitisme.

    On ne construit pas une lutte anticoloniale solide sans comprendre les amalgames, les glissements, les préjugés.

    On ne peut pas combattre un génocide en reprenant les symboles et les logiques d’une idéologie génocidaire.

    Ignorer ces dérives, c’est laisser la porte ouverte aux instrumentalisations, aux manipulations, aux récupérations et au confusionnisme.

    Ce symbole n’a pas sa place dans nos luttes

    Nous n’avons pas besoin de détourner les symboles d’un génocide pour en dénoncer un autre.

    Les symboles palestiniens existent et ils suffisent.

    La lutte pour la Palestine mérite mieux que la confusion.
    Elle mérite la clarté, la justice et la solidarité, pas la banalisation de l’antisémitisme et l’effacement des histoires.

    Nous continuerons à soutenir les Palestiniens,
    à dénoncer le génocide, à combattre le colonialisme, sans écraser aucune histoire et sans détourner aucun symbole.

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    #antisemitisme #confusionisme #palestine #manifestations #manipulations #enfant

  6. - memorial98.org/2025/12/pourquo (Pourquoi brandir une étoile jaune dans une manifestation dénonçant le génocide à Gaza exprime une confusion mémorielle à caractère antisémite)

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    Récit de la confrontation avec une provocation antisémite dans une manifestation de soutien aux Palestiniens

    En cette fin novembre 2025, dans une manifestation internationale de solidarité avec le peuple palestinien, une personne a fait porter à un enfant une étoile jaune « juive » à six branches, marquée du mot “Pelištīm”.

    En tant que militant antifasciste, lorsque j’ai aperçu cette grande étoile dans le cortège j’ai tout de suite averti mon camarade Albert afin que l’on puisse venir interpeler l’adulte qui accompagnait cet enfant.

    Déjà sur la défensive, celui-ci, qui avait repris son étoile, nous affirma qu’il s’agissait du « symbole des génocides ».

    Nous avons donc immédiatement sollicité le service d’ordre du cortège dans lequel nous nous trouvions (cortège unitaire au mot d'ordre d'une paix juste et durable en Israël/Palestine) qui après quelques hésitations s’est chargé de le faire sortir du cortège.

    Cette étoile jaune n’est pas un détail.

    Ce n’est pas une maladresse anodine.

    C’est une instrumentalisation mémorielle grave, contraire à toute lutte antifasciste, antiraciste et anticoloniale.

    L’étoile jaune n’est pas un symbole universel : c’est le symbole d’un génocide précis

    L’étoile jaune n’a jamais représenté “les génocides”.

    Elle représente un seul génocide, celui des Juifves d’Europe, décidé et mis en œuvre par le régime nazi qui a contraint les Juifs à porter cette étoile comme signe de marquage annonçant le massacre.

    La brandir comme un symbole générique, c’est effacer l’histoire réelle, déposséder le peuple juif de son propre traumatisme et transformer un instrument de persécution antisémite en outil rhétorique interchangeable.

    Cette confusion voulue n’est pas neutre : elle vise à banaliser la Shoah et affaiblit la lutte contre l’antisémitisme.

    Faire porter ce symbole à un enfant est moralement indécent

    Un enfant ne connaît pas la Shoah.

    Il ne comprend pas les génocides.

    Il ne peut pas saisir le sens d’un symbole traumatique utilisé comme arme politique.

    C’est l’instrumentaliser, le mettre en scène comme justification de sa propre indignation.

    Cette mise en scène est dangereuse : le devoir des adultes est de protéger les enfants, pas de s’en servir.

    Lier la Shoah et les crimes commis à Gaza est un raccourci antisémite

    Porter l’étoile jaune pour évoquer Gaza, c’est dire implicitement :
    « Vous (Juifs) qui avez subi un génocide, vous en commettez un autre. »

    Ce glissement est un procédé antisémite connu :
    il consiste à essentialiser les juifves en les imaginant porteur.euse.s d’une responsabilité transhistorique, héréditaire ou morale, comme si un peuple pouvait “reproduire” un génocide qu’il a subi.

    C’est un raisonnement raciste :
    il attribue collectivement à des millions de juifves vivant.e.s partout dans le monde, une responsabilité dans les crimes commis à Gaza.

    Or les responsables ne sont pas “les Juifs” :
    ce sont des politiques coloniales, des gouvernements d’extrême droite, des suprémacistes, des colons armés, des fanatiques religieux, des dirigeants qui utilisent la violence d’État comme instrument.

    Mêler la Shoah à Gaza, est donc complètement faux : c’est un détournement qui éloigne du vrai terrain politique, celui des structures coloniales, racistes et militaristes qui oppriment les Palestiniens.

    Le génocide n’enseigne rien : il détruit

    Dire qu’un peuple victime d’un génocide devrait être “meilleur”, “plus moral” ou “avoir appris” de celui-ci afin qu’il ne reproduise jamais ce qu’on lui a fait, c’est ignorer que le génocide n’a jamais eu aucune vertu pédagogique et qu’il ne construit pas de sagesse : il détruit des vies, des familles, des cultures, des mondes entiers.

    Aucun être humain, aucun peuple n’est jamais sorti grandi après avoir subi un massacre ou un asservissement.

    Les Juifves d’aujourd’hui ne sont redevables d’aucune leçon tirée de la Shoah.

    Iels ne portent ni une pureté politique, ni une responsabilité éternelle.

    Essentialiser un peuple est déjà sortir du terrain de l’antifascisme.

    “Pelištīm” n'a rien à voir avec les Palestiniens d’aujourd’hui

    L’inscription “Pelištīm” n’est pas une marque d’érudition. C’est un artifice pseudo-historique.

    “Pelištīm” est l’orthographe hellénisée des Philistins, peuple venu de l’Égée et de Chypre.

    Rien à voir avec les Palestiniens contemporains, la Gaza moderne ou la lutte anticoloniale actuelle.

    Confondre Philistins et Palestiniens, c’est nier l’histoire propre de la Palestine moderne, dépolitiser la lutte réelle contre l’occupation coloniale et embrouiller volontairement les consciences.

    Le confusionnisme invisibilise les peuples et écrase leurs histoires

    Ce confusionnisme efface tout le monde :
    – il efface l’histoire juive en transformant l’étoile jaune en symbole générique ;
    – il efface l’histoire palestinienne en lui imposant des références bibliques étrangères ;
    – il efface les autres génocides en prétendant qu’un seul symbole pourrait les représenter tous.

    C’est la logique même du confusionnisme :

    Tout mélanger jusqu’à ce que plus rien ne soit compréhensible,
    et jusqu’à ce que les oppressions réelles disparaissent derrière les amalgames.
    Sans formation antiraciste, nos luttes deviennent vulnérables

    Que la plupart des manifestants et même le service d’ordre n’aient pas réagi tout de suite face à cette étoile jaune brandie dans le cortège montre le manque de formation antiraciste, particulièrement sur l’antisémitisme.

    On ne construit pas une lutte anticoloniale solide sans comprendre les amalgames, les glissements, les préjugés.

    On ne peut pas combattre un génocide en reprenant les symboles et les logiques d’une idéologie génocidaire.

    Ignorer ces dérives, c’est laisser la porte ouverte aux instrumentalisations, aux manipulations, aux récupérations et au confusionnisme.

    Ce symbole n’a pas sa place dans nos luttes

    Nous n’avons pas besoin de détourner les symboles d’un génocide pour en dénoncer un autre.

    Les symboles palestiniens existent et ils suffisent.

    La lutte pour la Palestine mérite mieux que la confusion.
    Elle mérite la clarté, la justice et la solidarité, pas la banalisation de l’antisémitisme et l’effacement des histoires.

    Nous continuerons à soutenir les Palestiniens,
    à dénoncer le génocide, à combattre le colonialisme, sans écraser aucune histoire et sans détourner aucun symbole.

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    #antisemitisme #confusionisme #palestine #manifestations #manipulations #enfant

  7. - podcast.ausha.co/martin-eden-p (Martin Eden Podcast 🎧 La grande confusion (avec Philippe Corcuff)

    - feed.ausha.co/mVj4XUMQYpJY (Martin Eden Podcast)

    Merci à @MartinEden et #PhilippeCorcuff !

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    À travers une cartographie précise, exhaustive et référencée des débats idéologiques actuels, Philippe Corcuff montre comment l’extrême droite parvient à imposer ses haines et ses obsessions au coeur du débat public.

    Il dresse pour cela un vaste panorama des idées politiques en vogue dans la France contemporaine.

    D’Éric Zemmour à Frédéric Lordon en passant par Michel Onfray, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon

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    - luttes.frama.io/contre/l-antis

    #Confusionisme #identitarisme #MartinEdenPodcast #GiletsJaunes #LFI #Islamophobie #Antisemitisme #Conspirationisme #Gauchepodcastfrancais #PhilippeCorcuff #PenséeCritique #Antifascisme

  8. - antiracisme.frama.io/infos-202

    Division à gauche, société fracturée, extrême droite aux portes du pouvoir… Dix ans après, qui est encore Charlie ? par Philippe Corcuff interrogé par Valérie Lehoux

    Quatre millions de Français ont manifesté après les attentats contre “Charlie”.

    Mais très vite, la gauche s’est idéologiquement fracturée, analyse le sociologue Philippe Corcuff.

    Ouvrant grand, selon lui, la voie au RN que combattaient justement Charb et sa bande.

    Qu’est devenu “l’esprit Charlie” ?
    Peut-on encore dire “Je suis Charlie » comme on le faisait il y a dix ans ?

    #CharlieHebdo #Memoire #Fracture #Confusionisme #Gauche #Corcuff #PhilippeCorcuff