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#campisme — Public Fediverse posts

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  1. blogs.mediapart.fr/elisha-bask (“Tsedek !” quand la justice se fait slogan : interrogation par Elisha Baskin, refuznik)

    - antiracisme.frama.io/luttes-20

    - leftrenewal.org/fr/articles-fr

    # Extraits

    --<--
    Pour un groupe occupant autant d’espace en ligne sur la question israélo-palestinienne, j’ai été stupéfaite de constater que le livre ne traite jamais vraiment d’Israël/Palestine, ni des personnes qui y vivent.

    Il ne contient aucune définition du sionisme, ni de l’antisionisme .

    À part qu’Israël est un projet colonial et donc mauvais, et une brève mention des horreurs du génocide, on n’y trouve ni discussion ni analyse de l’histoire ou de la réalité de la vie dans la région.

    Tout au long du récit, le Proche Orient paraît très lointain.

    Comment un mouvement qui se prétend décolonial peut-il s’arroger le droit de dicter à tout un peuple la bonne manière de s’émanciper ?

    Le fond importe-t-il si peu, pourvu que le test soit réussi ? ¶

    Dans tout le livre, la décontextualisation permanente repose sur une incapacité à tenir ensemble deux vérités :

    1 qu’Israël est un État créé pour et par des réfugiés ,

    2 qu’il est aussi un projet colonial .

    Cette contradiction, la grande majorité des Palestiniens avec lesquels j’ai collaboré au fil des années en Israël et en Cisjordanie la comprennent parfaitement

    Que sommes-nous censés faire des Israéliens qui vivent en Israël et des Palestiniens qui aspirent à un État indépendant ? ¶

    Mais, si le sionisme se résume exclusivement et depuis toujours à un mouvement colonial, que sommes-nous censés faire des Israéliens qui vivent en Israël et des Palestiniens qui aspirent à un État indépendant ?

    Ce genre de positions simplistes et idéologiques évincent le réel et rendent donc impossible de penser des solutions opérantes pour les personnes qui peuplent la région.

    Penser Israël comme un projet colonial “à l’européenne”, et donc aspirer à la disparition d’Israël comme si ses habitant.es juif.ves étaient des colons disposant d’une métropole où “retourner”, c’est nier la matérialité des faits

    Est-ce là le combat du collectif ?

    Rester collé aux communautés marginalisées pour tenter de se maintenir dans une oppression perpétuelle ?

    Mais alors, pourquoi Tsedek! s’allie-t-il avec des groupes comme LFI, qui luttent précisément pour conquérir le pouvoir ?

    Émanant de personnes situées du côté le plus privilégié de l’humanité, la question “Que faire de notre pouvoir ?” est légitime et cruciale.

    Mais, dès lors qu’elle est posée à travers le prisme étroit de l’anti-impérialisme campiste leftrenewal.org/tag/campism/ (ajout NDLR) , elle ne sert plus qu’une gauche autoritaire, incapable de condamner Assad, Poutine, ou le régime iranien – quand elle ne les défend pas explicitement .

    Tsedek! est présent dans la rue et réalise un vrai travail d’organisation.

    Mais le collectif surfe surtout sur une vague de culpabilité juive, et la culpabilité est toujours égocentrique, narcissique.

    Ce qui manque profondément dans les débats que Tsedek! porte, c’est la question de la responsabilité.

    - L’Occident contre l’Orient,
    - le Bien contre le Mal,
    - colonisateurs contre colonisés,
    - oppresseurs contre opprimés…

    Ce manichéisme enfantin séduit par sa facilité .

    Tsedek! convainc ainsi de nombreux jeunes gens, dont l’engagement repose moins sur un projet politique d’avenir que sur une jouissance coupable et une esthétique de la radicalité – une radicalité nourrie de mauvaise conscience plutôt que d’intelligence du réel.

    Pour qui, comme moi, cherche un militantisme ancré dans le réel et une famille politique avec laquelle produire des effets concrets, j’ai besoin – et, il me semble, le mouvement antiraciste français a besoin – de pistes d’actions qui prennent en compte la complexité du conflit, de son histoire, et des populations qui y sont impliquées .

    Cela suppose une solidarité matérielle à la fois avec les Palestinien.ne.s et avec les militant·es de gauche israélien·nes, trop souvent délégitimé.es comme “sionistes”, alors qu’iels travaillent quotidiennement à la construction d’un avenir différent .

    Cette délégitimation des militant·es de terrain, Tsedek! semble aujourd’hui la partager

    En 2023, son manifeste fondateur affirmait : “Nous nous tenons aux côtés des Palestinien·ne·s et des Israélien·ne·s qui se battent pour une alternative réellement démocratique…”, ou encore se disait “solidaire de collectifs juifs antiracistes, anti-occupation et antisionistes dans le monde entier, comme de groupes palestiniens et israéliens…”.

    De ce soutien, il n’est plus question dans ce nouveau livre.

    Quel a été le chemin qui a conduit le collectif à effacer une forme de résistance ?

    Leur internationalisme est-il devenu sélectif ?

    La course au dé-blanchiment des Juifs diasporiques rend-il les anarchistes et antifascistes israélien·nes infréquentables ?

    A-t-on jamais vu un collectif se réclamant de l’émancipation et de l’égalité des droits lutter pour défendre le retour à l’oppression antérieure de la population dont il émane ?

    C’est pourtant ce qui ressort de la lecture de Lutter en rupture, lutter en solidarité.

    Ce qui en transparaît beaucoup plus clairement, c’est une angoisse permanente autour de l’identité des auteurices, réduite à sa seule judéité, et au mépris de toute approche intersectionnelle de classe ou de genre.

    Au final, le plus étonnant dans “Lutter en rupture”, lutter en solidarité, ce ne sont pas tant les positions qui y sont défendues que leur rigidité .
    Le ton péremptoire des illibéraux a désormais infusé les espaces progressistes et radicaux, où certaines catégories critiques tendent à se figer en dogmes ¶

    Le ton péremptoire des illibéraux a désormais infusé les espaces progressistes et radicaux, où certaines catégories critiques tendent à se figer en dogmes .

    La justice (tsedek צדק) ne peut être réduite à un slogan sans complexité .

    Elle demande un effort continu de lucidité, d’humilité et d’intérêt pour le réel

    Alors seulement elle peut devenir autre chose qu’un cri de ralliement et proposer un horizon politique réellement partagé.

    La gauche, ce n’est pas le-genre-humain-mais-là-non

    La gauche, ce n’est pas le-droit-des-peuples-à-disposer-d’eux-mêmes-mais-là-non

    # Liens

    - leftrenewal.net/fr/french-vers
    - leftrenewal.org/wi/
    - reseau-bastille.org/2025/10/08
    - leftrenewal.org/tag/antisemiti
    - leftrenewal.org/fr/articles-fr

    -->--

    #Tsedek #antisemitisme #questions #campisme #standingTogether #grenoble #LeftRenewal

  2. - antiracisme.frama.io/luttes-20

    --<--
    En tant que **juive israélienne de gauche désormais établie en France, non sioniste, refuznik** (refus de servir dans l’armée israélienne), ancienne membre du conseil d’administration de Jewish Voice for Peace et de Boycott from Within, militante de longue date en Israël et en Palestine, j’ai accueilli avec enthousiasme la sortie du livre Lutter en rupture, Lutter en solidarité du collectif "Tsedek!".

    Il y a plusieurs idées dans le livre avec lesquelles je suis d’accord.

    Oui, la lutte contre l’antisémitisme doit s’inscrire dans une perspective plus large de lutte antiraciste.

    Le sionisme a transformé et uniformisé le judaïsme à travers le monde.

    C’est une bonne chose que de faire la distinction entre Israël en tant qu’État et les pratiques juives.

    Tout antisionisme n’est pas antisémite.

    Enfin, construire des alliances plus larges au sein de la gauche est bien entendu nécessaire, à condition de le faire intelligemment.

    **À la lecture, j’ai pourtant dû m’étonner**.

    Tout d’abord, le livre est écrit par un collectif.

    **Qui me parle ?**

    Quelles sont les expériences vécues des auteurices ?

    Il n’y a pas de témoignage à la première personne, pas de récit.

    Plus généralement, faute de point de vue situé, un ton dogmatique persiste tout au long de l’ouvrage

    Celui-ci s’ouvre pourtant par la déclaration : "Nous avons fait le choix d’incarner une parole de vérité qui, si elle n’est évidemment pas infaillible…"

    Tout se passe pourtant comme si elle l’était.

    Trois grands aspects, qui se chevauchent en partie, m’ont paru témoigner de grandes faiblesses, voire de manquements profonds en termes de pensée critique et de défense d'un horizon politique clair :

    - les questions liées au judaïsme et à la vie diasporique ;
    - la question de la Palestine ;
    - et enfin l’analyse anti-impérialiste.

    **Il me semble important de clarifier ces points, car ils ne sont pas spécifiques à Tsedek! : ils reflètent en réalité des tendances largement partagées au sein des mouvements dits "décoloniaux" en France**.

    Face aux catastrophes actuelles qui se déroulent dans la région, ma critique peut sembler secondaire.

    Mais, si l’on se place dans la perspective d’un véritable changement, ces débats restent nécessaires.

    Identité juive et vie diasporique

    "Être juif ou juive.
    C’est peut-être d’abord se demander comment le rester." (p. 15)

    Qu’est-ce qu’être juif ?

    J’aime beaucoup cette question, profondément juive, en tant que réflexion philosophique.

    Cependant, lorsqu’elle est prise au pied de la lettre, comme le fait le collectif, elle suppose que l’on peut être juif le lundi et s’en défaire le jeudi en fonction des événements.

    Ce n’est pas ainsi que fonctionne une religion, ni une appartenance historique, culturelle, symbolique, un héritage qu'on porte et qui pèse son poids : on ne s'en débarrasse pas "comme ça".

    L’instrumentalisation de l’identité juive au service d’autres causes est pourtant un thème récurrent du livre.

    © Tsedek !

    Pour Tsedek!, la création d’un État-nation juif constitue un péché originel, dans la mesure où il situe les Juifs du côté du pouvoir (occidental, colonial, impérial).

    Dès lors, la vie diasporique semble, à leurs yeux, une obligation morale pour la population juive et non une liberté à protéger, une option possible.

    Or, entre dire que : "La diaspora devrait rester un horizon d'émancipation possible pour les peuples juifs" et : "La diaspora est la seule perspective pour le peuple juif ", il y a un pas qui n’a rien d’évident.

    **Comment un mouvement qui se prétend décolonial peut-il s’arroger le droit de dicter à tout un peuple la bonne manière de s’émanciper ?**

    Palestine

    Pour un groupe occupant autant d’espace en ligne sur la question israélo-palestinienne, j’ai été stupéfaite de constater que le livre ne traite jamais vraiment d’Israël/Palestine, ni des personnes qui y vivent.

    **Il ne contient aucune définition du sionisme, ni de l’antisionisme**.

    À part qu’Israël est un projet colonial et donc mauvais, et une brève mention des horreurs du génocide, on n’y trouve ni discussion ni analyse de l’histoire ou de la réalité de la vie dans la région.

    Tout au long du récit, le Proche Orient paraît très lointain.

    Peut-être peut-on en trouver une explication dans cet aveu, glissé au détour d’une critique de la droite :

    "De la même manière que la situation en Palestine est un test pour les forces de gauche à travers le monde, permettant d’apprécier la profondeur de leur anticolonialisme, on peut donc affirmer qu’il existe aujourd’hui pour les extrêmes-droites mondiales une "preuve par Israël" qui leur permet de montrer patte blanche." (p. 69)

    Comme si la cause palestinienne était le simple décor d’une performance radicale de la gauche occidentale.

    **Le fond importe-t-il si peu, pourvu que le test soit réussi ?**

    Dans tout le livre, la décontextualisation permanente repose sur une incapacité à tenir ensemble deux vérités :

    - 1 **qu’Israël est un État créé pour et par des réfugiés**, - 2 **qu’il est aussi un projet colonial**.

    **Cette contradiction, la grande majorité des Palestiniens avec lesquels j’ai collaboré au fil des années en Israël et en Cisjordanie la comprennent parfaitement**.

    Pourquoi Tsedek! tient-t-il tant à "démontrer la nature par essence coloniale du projet sioniste, à l’encontre des interprétations prétendant distinguer un sionisme originellement positif ou émancipateur de ce qui ne serait qu’une trahison de ses principes par une extrême droite suprémaciste" (p.64) ?

    Que sommes-nous censés faire des Israéliens qui vivent en Israël et des Palestiniens qui aspirent à un État indépendant ?

    Mais, si le sionisme se résume exclusivement et depuis toujours à un mouvement colonial, **que sommes-nous censés faire des Israéliens qui vivent en Israël et des Palestiniens qui aspirent à un État indépendant ?**

    Ce genre de **positions simplistes et idéologiques** évincent le réel et rendent donc impossible de penser des solutions opérantes pour les personnes qui peuplent la région.

    Penser Israël comme un projet colonial "à l’européenne", et donc aspirer à la disparition d’Israël comme si ses habitant.es juif.ves étaient des colons disposant d’une métropole où "retourner", **c’est nier la matérialité des faits**.

    **C’est aussi nier les conditions réelles nécessaires à l’existence d’un Etat palestinien**.

    Il est également surprenant que la diversité ethnoculturelle de la population israélienne ne soit que brièvement mentionnée, de même que les raisons de l’exil des Juifs du monde arabe.

    Israël est présenté de manière uniforme, d’un seul coup de pinceau : “blanc”.

    En réalité, 20 % des citoyens israéliens sont palestiniens et environ 50 % des Juifs israéliens sont d’origine moyen-orientale et nord-africaine, sans compter les nombreuses familles aux origines mixtes.

    Effacer la réalité vécue d’un peuple, nier son histoire singulière et discréditer sa demande légitime d’être reconnu dans son existence concrète, ce n’est pas seulement une erreur intellectuelle : c’est un des mécanismes les plus classiques du racisme.

    Dans ce cas précis, ce déni nourrit directement l’antisémitisme.

    Bien que je défende personnellement une solution à un seul État, où tous ceux qui vivent from the river to the sea bénéficieraient de droits égaux et d’une citoyenneté commune, y compris la prise en compte du droit au retour des Palestiniens, nous ne pouvons ignorer le fait que la majorité des Juifs et des Palestiniens en Israël/Palestine souhaitent vivre dans des États-nations indépendants et hermétiquement séparés.

    **Impérialisme et pouvoir juif**

    Tsedek! exprime et réitère tout au long du livre son hostilité envers l’impérialisme, la domination occidentale, le colonialisme, le racisme et la suprématie blanche.

    Jusque-là, nous sommes d’accord.

    Mais la manière réductrice dont cette grille de lecture est appliquée conduit à un effacement systématique des identités et à une cécité historique flagrante.

    Pour résumer, le collectif présente la création de l’État d’Israël comme la plus grande trahison juive.

    D’une part, elle a conduit à la dépossession des Palestiniens et à l’instauration d’un État colonial.

    D’autre part, les Juifs sont supposés, par essence, rester du côté des opprimés; or, se doter d’un État-nation les place du côté du pouvoir.

    Le dernier paragraphe du livre le dit de manière frappante : "Depuis plusieurs siècles, la condition juive a été faite d’arrachements : arrachement au judaïsme, par l’assimilation à la modernité occidentale, arrachement à notre arabité, brisée par la colonisation, arrachement à notre yiddishité, engloutie par la Shoah.

    D’une certaine manière, le sionisme aussi aura été affaire d’arrachement : parce qu’il accélère notre blanchiment, parce qu’il produit le ralliement massif de bon nombre d’entre nous à la suprématie blanche, il aura été l’arrachement des Juif·ves au camp des damné·es de la Terre." (p.121)

    Tsedek! ne critique pas la manière dont les Juifs utilisent leur pouvoir : le collectif critique le fait que des Juifs aient du pouvoir.

    Le pouvoir est sale.

    Le pouvoir est impérial.

    L’assimilation juive en Europe, la citoyenneté accordée par décret aux Juifs algériens (fragile "privilège", suspendu par le régime de Vichy avant d’être rétabli par le gouvernement de la France libre en 1943), le fait d’avoir un État-nation – tout cela prive les Juifs de leur condition de dépossession éternelle.

    ...

    #Antisémitisme #Autoritarisme #Campisme #CautionDesAntisemites #Colonialisme #DécolonialismeRéactionnaire #Interregimatic #Tsedek

  3. - antiracisme.frama.io/luttes-20

    --<--
    En tant que **juive israélienne de gauche désormais établie en France, non sioniste, refuznik** (refus de servir dans l’armée israélienne), ancienne membre du conseil d’administration de Jewish Voice for Peace et de Boycott from Within, militante de longue date en Israël et en Palestine, j’ai accueilli avec enthousiasme la sortie du livre Lutter en rupture, Lutter en solidarité du collectif "Tsedek!".

    Il y a plusieurs idées dans le livre avec lesquelles je suis d’accord.

    Oui, la lutte contre l’antisémitisme doit s’inscrire dans une perspective plus large de lutte antiraciste.

    Le sionisme a transformé et uniformisé le judaïsme à travers le monde.

    C’est une bonne chose que de faire la distinction entre Israël en tant qu’État et les pratiques juives.

    Tout antisionisme n’est pas antisémite.

    Enfin, construire des alliances plus larges au sein de la gauche est bien entendu nécessaire, à condition de le faire intelligemment.

    **À la lecture, j’ai pourtant dû m’étonner**.

    Tout d’abord, le livre est écrit par un collectif.

    **Qui me parle ?**

    Quelles sont les expériences vécues des auteurices ?

    Il n’y a pas de témoignage à la première personne, pas de récit.

    Plus généralement, faute de point de vue situé, un ton dogmatique persiste tout au long de l’ouvrage

    Celui-ci s’ouvre pourtant par la déclaration : "Nous avons fait le choix d’incarner une parole de vérité qui, si elle n’est évidemment pas infaillible…"

    Tout se passe pourtant comme si elle l’était.

    Trois grands aspects, qui se chevauchent en partie, m’ont paru témoigner de grandes faiblesses, voire de manquements profonds en termes de pensée critique et de défense d'un horizon politique clair :

    - les questions liées au judaïsme et à la vie diasporique ;
    - la question de la Palestine ;
    - et enfin l’analyse anti-impérialiste.

    **Il me semble important de clarifier ces points, car ils ne sont pas spécifiques à Tsedek! : ils reflètent en réalité des tendances largement partagées au sein des mouvements dits "décoloniaux" en France**.

    Face aux catastrophes actuelles qui se déroulent dans la région, ma critique peut sembler secondaire.

    Mais, si l’on se place dans la perspective d’un véritable changement, ces débats restent nécessaires.

    Identité juive et vie diasporique

    "Être juif ou juive.
    C’est peut-être d’abord se demander comment le rester." (p. 15)

    Qu’est-ce qu’être juif ?

    J’aime beaucoup cette question, profondément juive, en tant que réflexion philosophique.

    Cependant, lorsqu’elle est prise au pied de la lettre, comme le fait le collectif, elle suppose que l’on peut être juif le lundi et s’en défaire le jeudi en fonction des événements.

    Ce n’est pas ainsi que fonctionne une religion, ni une appartenance historique, culturelle, symbolique, un héritage qu'on porte et qui pèse son poids : on ne s'en débarrasse pas "comme ça".

    L’instrumentalisation de l’identité juive au service d’autres causes est pourtant un thème récurrent du livre.

    © Tsedek !

    Pour Tsedek!, la création d’un État-nation juif constitue un péché originel, dans la mesure où il situe les Juifs du côté du pouvoir (occidental, colonial, impérial).

    Dès lors, la vie diasporique semble, à leurs yeux, une obligation morale pour la population juive et non une liberté à protéger, une option possible.

    Or, entre dire que : "La diaspora devrait rester un horizon d'émancipation possible pour les peuples juifs" et : "La diaspora est la seule perspective pour le peuple juif ", il y a un pas qui n’a rien d’évident.

    **Comment un mouvement qui se prétend décolonial peut-il s’arroger le droit de dicter à tout un peuple la bonne manière de s’émanciper ?**

    Palestine

    Pour un groupe occupant autant d’espace en ligne sur la question israélo-palestinienne, j’ai été stupéfaite de constater que le livre ne traite jamais vraiment d’Israël/Palestine, ni des personnes qui y vivent.

    **Il ne contient aucune définition du sionisme, ni de l’antisionisme**.

    À part qu’Israël est un projet colonial et donc mauvais, et une brève mention des horreurs du génocide, on n’y trouve ni discussion ni analyse de l’histoire ou de la réalité de la vie dans la région.

    Tout au long du récit, le Proche Orient paraît très lointain.

    Peut-être peut-on en trouver une explication dans cet aveu, glissé au détour d’une critique de la droite :

    "De la même manière que la situation en Palestine est un test pour les forces de gauche à travers le monde, permettant d’apprécier la profondeur de leur anticolonialisme, on peut donc affirmer qu’il existe aujourd’hui pour les extrêmes-droites mondiales une "preuve par Israël" qui leur permet de montrer patte blanche." (p. 69)

    Comme si la cause palestinienne était le simple décor d’une performance radicale de la gauche occidentale.

    **Le fond importe-t-il si peu, pourvu que le test soit réussi ?**

    Dans tout le livre, la décontextualisation permanente repose sur une incapacité à tenir ensemble deux vérités :

    - 1 **qu’Israël est un État créé pour et par des réfugiés**, - 2 **qu’il est aussi un projet colonial**.

    **Cette contradiction, la grande majorité des Palestiniens avec lesquels j’ai collaboré au fil des années en Israël et en Cisjordanie la comprennent parfaitement**.

    Pourquoi Tsedek! tient-t-il tant à "démontrer la nature par essence coloniale du projet sioniste, à l’encontre des interprétations prétendant distinguer un sionisme originellement positif ou émancipateur de ce qui ne serait qu’une trahison de ses principes par une extrême droite suprémaciste" (p.64) ?

    Que sommes-nous censés faire des Israéliens qui vivent en Israël et des Palestiniens qui aspirent à un État indépendant ?

    Mais, si le sionisme se résume exclusivement et depuis toujours à un mouvement colonial, **que sommes-nous censés faire des Israéliens qui vivent en Israël et des Palestiniens qui aspirent à un État indépendant ?**

    Ce genre de **positions simplistes et idéologiques** évincent le réel et rendent donc impossible de penser des solutions opérantes pour les personnes qui peuplent la région.

    Penser Israël comme un projet colonial "à l’européenne", et donc aspirer à la disparition d’Israël comme si ses habitant.es juif.ves étaient des colons disposant d’une métropole où "retourner", **c’est nier la matérialité des faits**.

    **C’est aussi nier les conditions réelles nécessaires à l’existence d’un Etat palestinien**.

    Il est également surprenant que la diversité ethnoculturelle de la population israélienne ne soit que brièvement mentionnée, de même que les raisons de l’exil des Juifs du monde arabe.

    Israël est présenté de manière uniforme, d’un seul coup de pinceau : “blanc”.

    En réalité, 20 % des citoyens israéliens sont palestiniens et environ 50 % des Juifs israéliens sont d’origine moyen-orientale et nord-africaine, sans compter les nombreuses familles aux origines mixtes.

    Effacer la réalité vécue d’un peuple, nier son histoire singulière et discréditer sa demande légitime d’être reconnu dans son existence concrète, ce n’est pas seulement une erreur intellectuelle : c’est un des mécanismes les plus classiques du racisme.

    Dans ce cas précis, ce déni nourrit directement l’antisémitisme.

    Bien que je défende personnellement une solution à un seul État, où tous ceux qui vivent from the river to the sea bénéficieraient de droits égaux et d’une citoyenneté commune, y compris la prise en compte du droit au retour des Palestiniens, nous ne pouvons ignorer le fait que la majorité des Juifs et des Palestiniens en Israël/Palestine souhaitent vivre dans des États-nations indépendants et hermétiquement séparés.

    **Impérialisme et pouvoir juif**

    Tsedek! exprime et réitère tout au long du livre son hostilité envers l’impérialisme, la domination occidentale, le colonialisme, le racisme et la suprématie blanche.

    Jusque-là, nous sommes d’accord.

    Mais la manière réductrice dont cette grille de lecture est appliquée conduit à un effacement systématique des identités et à une cécité historique flagrante.

    Pour résumer, le collectif présente la création de l’État d’Israël comme la plus grande trahison juive.

    D’une part, elle a conduit à la dépossession des Palestiniens et à l’instauration d’un État colonial.

    D’autre part, les Juifs sont supposés, par essence, rester du côté des opprimés; or, se doter d’un État-nation les place du côté du pouvoir.

    Le dernier paragraphe du livre le dit de manière frappante : "Depuis plusieurs siècles, la condition juive a été faite d’arrachements : arrachement au judaïsme, par l’assimilation à la modernité occidentale, arrachement à notre arabité, brisée par la colonisation, arrachement à notre yiddishité, engloutie par la Shoah.

    D’une certaine manière, le sionisme aussi aura été affaire d’arrachement : parce qu’il accélère notre blanchiment, parce qu’il produit le ralliement massif de bon nombre d’entre nous à la suprématie blanche, il aura été l’arrachement des Juif·ves au camp des damné·es de la Terre." (p.121)

    Tsedek! ne critique pas la manière dont les Juifs utilisent leur pouvoir : le collectif critique le fait que des Juifs aient du pouvoir.

    Le pouvoir est sale.

    Le pouvoir est impérial.

    L’assimilation juive en Europe, la citoyenneté accordée par décret aux Juifs algériens (fragile "privilège", suspendu par le régime de Vichy avant d’être rétabli par le gouvernement de la France libre en 1943), le fait d’avoir un État-nation – tout cela prive les Juifs de leur condition de dépossession éternelle.

    ...

    #Antisémitisme #Autoritarisme #Campisme #CautionDesAntisemites #Colonialisme #DécolonialismeRéactionnaire #Interregimatic #Tsedek

  4. - antiracisme.frama.io/luttes-20

    --<--
    En tant que **juive israélienne de gauche désormais établie en France, non sioniste, refuznik** (refus de servir dans l’armée israélienne), ancienne membre du conseil d’administration de Jewish Voice for Peace et de Boycott from Within, militante de longue date en Israël et en Palestine, j’ai accueilli avec enthousiasme la sortie du livre Lutter en rupture, Lutter en solidarité du collectif "Tsedek!".

    Il y a plusieurs idées dans le livre avec lesquelles je suis d’accord.

    Oui, la lutte contre l’antisémitisme doit s’inscrire dans une perspective plus large de lutte antiraciste.

    Le sionisme a transformé et uniformisé le judaïsme à travers le monde.

    C’est une bonne chose que de faire la distinction entre Israël en tant qu’État et les pratiques juives.

    Tout antisionisme n’est pas antisémite.

    Enfin, construire des alliances plus larges au sein de la gauche est bien entendu nécessaire, à condition de le faire intelligemment.

    **À la lecture, j’ai pourtant dû m’étonner**.

    Tout d’abord, le livre est écrit par un collectif.

    **Qui me parle ?**

    Quelles sont les expériences vécues des auteurices ?

    Il n’y a pas de témoignage à la première personne, pas de récit.

    Plus généralement, faute de point de vue situé, un ton dogmatique persiste tout au long de l’ouvrage

    Celui-ci s’ouvre pourtant par la déclaration : "Nous avons fait le choix d’incarner une parole de vérité qui, si elle n’est évidemment pas infaillible…"

    Tout se passe pourtant comme si elle l’était.

    Trois grands aspects, qui se chevauchent en partie, m’ont paru témoigner de grandes faiblesses, voire de manquements profonds en termes de pensée critique et de défense d'un horizon politique clair :

    - les questions liées au judaïsme et à la vie diasporique ;
    - la question de la Palestine ;
    - et enfin l’analyse anti-impérialiste.

    **Il me semble important de clarifier ces points, car ils ne sont pas spécifiques à Tsedek! : ils reflètent en réalité des tendances largement partagées au sein des mouvements dits "décoloniaux" en France**.

    Face aux catastrophes actuelles qui se déroulent dans la région, ma critique peut sembler secondaire.

    Mais, si l’on se place dans la perspective d’un véritable changement, ces débats restent nécessaires.

    Identité juive et vie diasporique

    "Être juif ou juive.
    C’est peut-être d’abord se demander comment le rester." (p. 15)

    Qu’est-ce qu’être juif ?

    J’aime beaucoup cette question, profondément juive, en tant que réflexion philosophique.

    Cependant, lorsqu’elle est prise au pied de la lettre, comme le fait le collectif, elle suppose que l’on peut être juif le lundi et s’en défaire le jeudi en fonction des événements.

    Ce n’est pas ainsi que fonctionne une religion, ni une appartenance historique, culturelle, symbolique, un héritage qu'on porte et qui pèse son poids : on ne s'en débarrasse pas "comme ça".

    L’instrumentalisation de l’identité juive au service d’autres causes est pourtant un thème récurrent du livre.

    © Tsedek !

    Pour Tsedek!, la création d’un État-nation juif constitue un péché originel, dans la mesure où il situe les Juifs du côté du pouvoir (occidental, colonial, impérial).

    Dès lors, la vie diasporique semble, à leurs yeux, une obligation morale pour la population juive et non une liberté à protéger, une option possible.

    Or, entre dire que : "La diaspora devrait rester un horizon d'émancipation possible pour les peuples juifs" et : "La diaspora est la seule perspective pour le peuple juif ", il y a un pas qui n’a rien d’évident.

    **Comment un mouvement qui se prétend décolonial peut-il s’arroger le droit de dicter à tout un peuple la bonne manière de s’émanciper ?**

    Palestine

    Pour un groupe occupant autant d’espace en ligne sur la question israélo-palestinienne, j’ai été stupéfaite de constater que le livre ne traite jamais vraiment d’Israël/Palestine, ni des personnes qui y vivent.

    **Il ne contient aucune définition du sionisme, ni de l’antisionisme**.

    À part qu’Israël est un projet colonial et donc mauvais, et une brève mention des horreurs du génocide, on n’y trouve ni discussion ni analyse de l’histoire ou de la réalité de la vie dans la région.

    Tout au long du récit, le Proche Orient paraît très lointain.

    Peut-être peut-on en trouver une explication dans cet aveu, glissé au détour d’une critique de la droite :

    "De la même manière que la situation en Palestine est un test pour les forces de gauche à travers le monde, permettant d’apprécier la profondeur de leur anticolonialisme, on peut donc affirmer qu’il existe aujourd’hui pour les extrêmes-droites mondiales une "preuve par Israël" qui leur permet de montrer patte blanche." (p. 69)

    Comme si la cause palestinienne était le simple décor d’une performance radicale de la gauche occidentale.

    **Le fond importe-t-il si peu, pourvu que le test soit réussi ?**

    Dans tout le livre, la décontextualisation permanente repose sur une incapacité à tenir ensemble deux vérités :

    - 1 **qu’Israël est un État créé pour et par des réfugiés**, - 2 **qu’il est aussi un projet colonial**.

    **Cette contradiction, la grande majorité des Palestiniens avec lesquels j’ai collaboré au fil des années en Israël et en Cisjordanie la comprennent parfaitement**.

    Pourquoi Tsedek! tient-t-il tant à "démontrer la nature par essence coloniale du projet sioniste, à l’encontre des interprétations prétendant distinguer un sionisme originellement positif ou émancipateur de ce qui ne serait qu’une trahison de ses principes par une extrême droite suprémaciste" (p.64) ?

    Que sommes-nous censés faire des Israéliens qui vivent en Israël et des Palestiniens qui aspirent à un État indépendant ?

    Mais, si le sionisme se résume exclusivement et depuis toujours à un mouvement colonial, **que sommes-nous censés faire des Israéliens qui vivent en Israël et des Palestiniens qui aspirent à un État indépendant ?**

    Ce genre de **positions simplistes et idéologiques** évincent le réel et rendent donc impossible de penser des solutions opérantes pour les personnes qui peuplent la région.

    Penser Israël comme un projet colonial "à l’européenne", et donc aspirer à la disparition d’Israël comme si ses habitant.es juif.ves étaient des colons disposant d’une métropole où "retourner", **c’est nier la matérialité des faits**.

    **C’est aussi nier les conditions réelles nécessaires à l’existence d’un Etat palestinien**.

    Il est également surprenant que la diversité ethnoculturelle de la population israélienne ne soit que brièvement mentionnée, de même que les raisons de l’exil des Juifs du monde arabe.

    Israël est présenté de manière uniforme, d’un seul coup de pinceau : “blanc”.

    En réalité, 20 % des citoyens israéliens sont palestiniens et environ 50 % des Juifs israéliens sont d’origine moyen-orientale et nord-africaine, sans compter les nombreuses familles aux origines mixtes.

    Effacer la réalité vécue d’un peuple, nier son histoire singulière et discréditer sa demande légitime d’être reconnu dans son existence concrète, ce n’est pas seulement une erreur intellectuelle : c’est un des mécanismes les plus classiques du racisme.

    Dans ce cas précis, ce déni nourrit directement l’antisémitisme.

    Bien que je défende personnellement une solution à un seul État, où tous ceux qui vivent from the river to the sea bénéficieraient de droits égaux et d’une citoyenneté commune, y compris la prise en compte du droit au retour des Palestiniens, nous ne pouvons ignorer le fait que la majorité des Juifs et des Palestiniens en Israël/Palestine souhaitent vivre dans des États-nations indépendants et hermétiquement séparés.

    **Impérialisme et pouvoir juif**

    Tsedek! exprime et réitère tout au long du livre son hostilité envers l’impérialisme, la domination occidentale, le colonialisme, le racisme et la suprématie blanche.

    Jusque-là, nous sommes d’accord.

    Mais la manière réductrice dont cette grille de lecture est appliquée conduit à un effacement systématique des identités et à une cécité historique flagrante.

    Pour résumer, le collectif présente la création de l’État d’Israël comme la plus grande trahison juive.

    D’une part, elle a conduit à la dépossession des Palestiniens et à l’instauration d’un État colonial.

    D’autre part, les Juifs sont supposés, par essence, rester du côté des opprimés; or, se doter d’un État-nation les place du côté du pouvoir.

    Le dernier paragraphe du livre le dit de manière frappante : "Depuis plusieurs siècles, la condition juive a été faite d’arrachements : arrachement au judaïsme, par l’assimilation à la modernité occidentale, arrachement à notre arabité, brisée par la colonisation, arrachement à notre yiddishité, engloutie par la Shoah.

    D’une certaine manière, le sionisme aussi aura été affaire d’arrachement : parce qu’il accélère notre blanchiment, parce qu’il produit le ralliement massif de bon nombre d’entre nous à la suprématie blanche, il aura été l’arrachement des Juif·ves au camp des damné·es de la Terre." (p.121)

    Tsedek! ne critique pas la manière dont les Juifs utilisent leur pouvoir : le collectif critique le fait que des Juifs aient du pouvoir.

    Le pouvoir est sale.

    Le pouvoir est impérial.

    L’assimilation juive en Europe, la citoyenneté accordée par décret aux Juifs algériens (fragile "privilège", suspendu par le régime de Vichy avant d’être rétabli par le gouvernement de la France libre en 1943), le fait d’avoir un État-nation – tout cela prive les Juifs de leur condition de dépossession éternelle.

    ...

    #Antisémitisme #Autoritarisme #Campisme #CautionDesAntisemites #Colonialisme #DécolonialismeRéactionnaire #Interregimatic #Tsedek

  5. - antiracisme.frama.io/luttes-20

    --<--
    En tant que **juive israélienne de gauche désormais établie en France, non sioniste, refuznik** (refus de servir dans l’armée israélienne), ancienne membre du conseil d’administration de Jewish Voice for Peace et de Boycott from Within, militante de longue date en Israël et en Palestine, j’ai accueilli avec enthousiasme la sortie du livre Lutter en rupture, Lutter en solidarité du collectif "Tsedek!".

    Il y a plusieurs idées dans le livre avec lesquelles je suis d’accord.

    Oui, la lutte contre l’antisémitisme doit s’inscrire dans une perspective plus large de lutte antiraciste.

    Le sionisme a transformé et uniformisé le judaïsme à travers le monde.

    C’est une bonne chose que de faire la distinction entre Israël en tant qu’État et les pratiques juives.

    Tout antisionisme n’est pas antisémite.

    Enfin, construire des alliances plus larges au sein de la gauche est bien entendu nécessaire, à condition de le faire intelligemment.

    **À la lecture, j’ai pourtant dû m’étonner**.

    Tout d’abord, le livre est écrit par un collectif.

    **Qui me parle ?**

    Quelles sont les expériences vécues des auteurices ?

    Il n’y a pas de témoignage à la première personne, pas de récit.

    Plus généralement, faute de point de vue situé, un ton dogmatique persiste tout au long de l’ouvrage

    Celui-ci s’ouvre pourtant par la déclaration : "Nous avons fait le choix d’incarner une parole de vérité qui, si elle n’est évidemment pas infaillible…"

    Tout se passe pourtant comme si elle l’était.

    Trois grands aspects, qui se chevauchent en partie, m’ont paru témoigner de grandes faiblesses, voire de manquements profonds en termes de pensée critique et de défense d'un horizon politique clair :

    - les questions liées au judaïsme et à la vie diasporique ;
    - la question de la Palestine ;
    - et enfin l’analyse anti-impérialiste.

    **Il me semble important de clarifier ces points, car ils ne sont pas spécifiques à Tsedek! : ils reflètent en réalité des tendances largement partagées au sein des mouvements dits "décoloniaux" en France**.

    Face aux catastrophes actuelles qui se déroulent dans la région, ma critique peut sembler secondaire.

    Mais, si l’on se place dans la perspective d’un véritable changement, ces débats restent nécessaires.

    Identité juive et vie diasporique

    "Être juif ou juive.
    C’est peut-être d’abord se demander comment le rester." (p. 15)

    Qu’est-ce qu’être juif ?

    J’aime beaucoup cette question, profondément juive, en tant que réflexion philosophique.

    Cependant, lorsqu’elle est prise au pied de la lettre, comme le fait le collectif, elle suppose que l’on peut être juif le lundi et s’en défaire le jeudi en fonction des événements.

    Ce n’est pas ainsi que fonctionne une religion, ni une appartenance historique, culturelle, symbolique, un héritage qu'on porte et qui pèse son poids : on ne s'en débarrasse pas "comme ça".

    L’instrumentalisation de l’identité juive au service d’autres causes est pourtant un thème récurrent du livre.

    © Tsedek !

    Pour Tsedek!, la création d’un État-nation juif constitue un péché originel, dans la mesure où il situe les Juifs du côté du pouvoir (occidental, colonial, impérial).

    Dès lors, la vie diasporique semble, à leurs yeux, une obligation morale pour la population juive et non une liberté à protéger, une option possible.

    Or, entre dire que : "La diaspora devrait rester un horizon d'émancipation possible pour les peuples juifs" et : "La diaspora est la seule perspective pour le peuple juif ", il y a un pas qui n’a rien d’évident.

    **Comment un mouvement qui se prétend décolonial peut-il s’arroger le droit de dicter à tout un peuple la bonne manière de s’émanciper ?**

    Palestine

    Pour un groupe occupant autant d’espace en ligne sur la question israélo-palestinienne, j’ai été stupéfaite de constater que le livre ne traite jamais vraiment d’Israël/Palestine, ni des personnes qui y vivent.

    **Il ne contient aucune définition du sionisme, ni de l’antisionisme**.

    À part qu’Israël est un projet colonial et donc mauvais, et une brève mention des horreurs du génocide, on n’y trouve ni discussion ni analyse de l’histoire ou de la réalité de la vie dans la région.

    Tout au long du récit, le Proche Orient paraît très lointain.

    Peut-être peut-on en trouver une explication dans cet aveu, glissé au détour d’une critique de la droite :

    "De la même manière que la situation en Palestine est un test pour les forces de gauche à travers le monde, permettant d’apprécier la profondeur de leur anticolonialisme, on peut donc affirmer qu’il existe aujourd’hui pour les extrêmes-droites mondiales une "preuve par Israël" qui leur permet de montrer patte blanche." (p. 69)

    Comme si la cause palestinienne était le simple décor d’une performance radicale de la gauche occidentale.

    **Le fond importe-t-il si peu, pourvu que le test soit réussi ?**

    Dans tout le livre, la décontextualisation permanente repose sur une incapacité à tenir ensemble deux vérités :

    - 1 **qu’Israël est un État créé pour et par des réfugiés**, - 2 **qu’il est aussi un projet colonial**.

    **Cette contradiction, la grande majorité des Palestiniens avec lesquels j’ai collaboré au fil des années en Israël et en Cisjordanie la comprennent parfaitement**.

    Pourquoi Tsedek! tient-t-il tant à "démontrer la nature par essence coloniale du projet sioniste, à l’encontre des interprétations prétendant distinguer un sionisme originellement positif ou émancipateur de ce qui ne serait qu’une trahison de ses principes par une extrême droite suprémaciste" (p.64) ?

    Que sommes-nous censés faire des Israéliens qui vivent en Israël et des Palestiniens qui aspirent à un État indépendant ?

    Mais, si le sionisme se résume exclusivement et depuis toujours à un mouvement colonial, **que sommes-nous censés faire des Israéliens qui vivent en Israël et des Palestiniens qui aspirent à un État indépendant ?**

    Ce genre de **positions simplistes et idéologiques** évincent le réel et rendent donc impossible de penser des solutions opérantes pour les personnes qui peuplent la région.

    Penser Israël comme un projet colonial "à l’européenne", et donc aspirer à la disparition d’Israël comme si ses habitant.es juif.ves étaient des colons disposant d’une métropole où "retourner", **c’est nier la matérialité des faits**.

    **C’est aussi nier les conditions réelles nécessaires à l’existence d’un Etat palestinien**.

    Il est également surprenant que la diversité ethnoculturelle de la population israélienne ne soit que brièvement mentionnée, de même que les raisons de l’exil des Juifs du monde arabe.

    Israël est présenté de manière uniforme, d’un seul coup de pinceau : “blanc”.

    En réalité, 20 % des citoyens israéliens sont palestiniens et environ 50 % des Juifs israéliens sont d’origine moyen-orientale et nord-africaine, sans compter les nombreuses familles aux origines mixtes.

    Effacer la réalité vécue d’un peuple, nier son histoire singulière et discréditer sa demande légitime d’être reconnu dans son existence concrète, ce n’est pas seulement une erreur intellectuelle : c’est un des mécanismes les plus classiques du racisme.

    Dans ce cas précis, ce déni nourrit directement l’antisémitisme.

    Bien que je défende personnellement une solution à un seul État, où tous ceux qui vivent from the river to the sea bénéficieraient de droits égaux et d’une citoyenneté commune, y compris la prise en compte du droit au retour des Palestiniens, nous ne pouvons ignorer le fait que la majorité des Juifs et des Palestiniens en Israël/Palestine souhaitent vivre dans des États-nations indépendants et hermétiquement séparés.

    **Impérialisme et pouvoir juif**

    Tsedek! exprime et réitère tout au long du livre son hostilité envers l’impérialisme, la domination occidentale, le colonialisme, le racisme et la suprématie blanche.

    Jusque-là, nous sommes d’accord.

    Mais la manière réductrice dont cette grille de lecture est appliquée conduit à un effacement systématique des identités et à une cécité historique flagrante.

    Pour résumer, le collectif présente la création de l’État d’Israël comme la plus grande trahison juive.

    D’une part, elle a conduit à la dépossession des Palestiniens et à l’instauration d’un État colonial.

    D’autre part, les Juifs sont supposés, par essence, rester du côté des opprimés; or, se doter d’un État-nation les place du côté du pouvoir.

    Le dernier paragraphe du livre le dit de manière frappante : "Depuis plusieurs siècles, la condition juive a été faite d’arrachements : arrachement au judaïsme, par l’assimilation à la modernité occidentale, arrachement à notre arabité, brisée par la colonisation, arrachement à notre yiddishité, engloutie par la Shoah.

    D’une certaine manière, le sionisme aussi aura été affaire d’arrachement : parce qu’il accélère notre blanchiment, parce qu’il produit le ralliement massif de bon nombre d’entre nous à la suprématie blanche, il aura été l’arrachement des Juif·ves au camp des damné·es de la Terre." (p.121)

    Tsedek! ne critique pas la manière dont les Juifs utilisent leur pouvoir : le collectif critique le fait que des Juifs aient du pouvoir.

    Le pouvoir est sale.

    Le pouvoir est impérial.

    L’assimilation juive en Europe, la citoyenneté accordée par décret aux Juifs algériens (fragile "privilège", suspendu par le régime de Vichy avant d’être rétabli par le gouvernement de la France libre en 1943), le fait d’avoir un État-nation – tout cela prive les Juifs de leur condition de dépossession éternelle.

    ...

    #Antisémitisme #Autoritarisme #Campisme #CautionDesAntisemites #Colonialisme #DécolonialismeRéactionnaire #Interregimatic #Tsedek

  6. - antiracisme.frama.io/luttes-20

    --<--
    En tant que **juive israélienne de gauche désormais établie en France, non sioniste, refuznik** (refus de servir dans l’armée israélienne), ancienne membre du conseil d’administration de Jewish Voice for Peace et de Boycott from Within, militante de longue date en Israël et en Palestine, j’ai accueilli avec enthousiasme la sortie du livre Lutter en rupture, Lutter en solidarité du collectif "Tsedek!".

    Il y a plusieurs idées dans le livre avec lesquelles je suis d’accord.

    Oui, la lutte contre l’antisémitisme doit s’inscrire dans une perspective plus large de lutte antiraciste.

    Le sionisme a transformé et uniformisé le judaïsme à travers le monde.

    C’est une bonne chose que de faire la distinction entre Israël en tant qu’État et les pratiques juives.

    Tout antisionisme n’est pas antisémite.

    Enfin, construire des alliances plus larges au sein de la gauche est bien entendu nécessaire, à condition de le faire intelligemment.

    **À la lecture, j’ai pourtant dû m’étonner**.

    Tout d’abord, le livre est écrit par un collectif.

    **Qui me parle ?**

    Quelles sont les expériences vécues des auteurices ?

    Il n’y a pas de témoignage à la première personne, pas de récit.

    Plus généralement, faute de point de vue situé, un ton dogmatique persiste tout au long de l’ouvrage

    Celui-ci s’ouvre pourtant par la déclaration : "Nous avons fait le choix d’incarner une parole de vérité qui, si elle n’est évidemment pas infaillible…"

    Tout se passe pourtant comme si elle l’était.

    Trois grands aspects, qui se chevauchent en partie, m’ont paru témoigner de grandes faiblesses, voire de manquements profonds en termes de pensée critique et de défense d'un horizon politique clair :

    - les questions liées au judaïsme et à la vie diasporique ;
    - la question de la Palestine ;
    - et enfin l’analyse anti-impérialiste.

    **Il me semble important de clarifier ces points, car ils ne sont pas spécifiques à Tsedek! : ils reflètent en réalité des tendances largement partagées au sein des mouvements dits "décoloniaux" en France**.

    Face aux catastrophes actuelles qui se déroulent dans la région, ma critique peut sembler secondaire.

    Mais, si l’on se place dans la perspective d’un véritable changement, ces débats restent nécessaires.

    Identité juive et vie diasporique

    "Être juif ou juive.
    C’est peut-être d’abord se demander comment le rester." (p. 15)

    Qu’est-ce qu’être juif ?

    J’aime beaucoup cette question, profondément juive, en tant que réflexion philosophique.

    Cependant, lorsqu’elle est prise au pied de la lettre, comme le fait le collectif, elle suppose que l’on peut être juif le lundi et s’en défaire le jeudi en fonction des événements.

    Ce n’est pas ainsi que fonctionne une religion, ni une appartenance historique, culturelle, symbolique, un héritage qu'on porte et qui pèse son poids : on ne s'en débarrasse pas "comme ça".

    L’instrumentalisation de l’identité juive au service d’autres causes est pourtant un thème récurrent du livre.

    © Tsedek !

    Pour Tsedek!, la création d’un État-nation juif constitue un péché originel, dans la mesure où il situe les Juifs du côté du pouvoir (occidental, colonial, impérial).

    Dès lors, la vie diasporique semble, à leurs yeux, une obligation morale pour la population juive et non une liberté à protéger, une option possible.

    Or, entre dire que : "La diaspora devrait rester un horizon d'émancipation possible pour les peuples juifs" et : "La diaspora est la seule perspective pour le peuple juif ", il y a un pas qui n’a rien d’évident.

    **Comment un mouvement qui se prétend décolonial peut-il s’arroger le droit de dicter à tout un peuple la bonne manière de s’émanciper ?**

    Palestine

    Pour un groupe occupant autant d’espace en ligne sur la question israélo-palestinienne, j’ai été stupéfaite de constater que le livre ne traite jamais vraiment d’Israël/Palestine, ni des personnes qui y vivent.

    **Il ne contient aucune définition du sionisme, ni de l’antisionisme**.

    À part qu’Israël est un projet colonial et donc mauvais, et une brève mention des horreurs du génocide, on n’y trouve ni discussion ni analyse de l’histoire ou de la réalité de la vie dans la région.

    Tout au long du récit, le Proche Orient paraît très lointain.

    Peut-être peut-on en trouver une explication dans cet aveu, glissé au détour d’une critique de la droite :

    "De la même manière que la situation en Palestine est un test pour les forces de gauche à travers le monde, permettant d’apprécier la profondeur de leur anticolonialisme, on peut donc affirmer qu’il existe aujourd’hui pour les extrêmes-droites mondiales une "preuve par Israël" qui leur permet de montrer patte blanche." (p. 69)

    Comme si la cause palestinienne était le simple décor d’une performance radicale de la gauche occidentale.

    **Le fond importe-t-il si peu, pourvu que le test soit réussi ?**

    Dans tout le livre, la décontextualisation permanente repose sur une incapacité à tenir ensemble deux vérités :

    - 1 **qu’Israël est un État créé pour et par des réfugiés**, - 2 **qu’il est aussi un projet colonial**.

    **Cette contradiction, la grande majorité des Palestiniens avec lesquels j’ai collaboré au fil des années en Israël et en Cisjordanie la comprennent parfaitement**.

    Pourquoi Tsedek! tient-t-il tant à "démontrer la nature par essence coloniale du projet sioniste, à l’encontre des interprétations prétendant distinguer un sionisme originellement positif ou émancipateur de ce qui ne serait qu’une trahison de ses principes par une extrême droite suprémaciste" (p.64) ?

    Que sommes-nous censés faire des Israéliens qui vivent en Israël et des Palestiniens qui aspirent à un État indépendant ?

    Mais, si le sionisme se résume exclusivement et depuis toujours à un mouvement colonial, **que sommes-nous censés faire des Israéliens qui vivent en Israël et des Palestiniens qui aspirent à un État indépendant ?**

    Ce genre de **positions simplistes et idéologiques** évincent le réel et rendent donc impossible de penser des solutions opérantes pour les personnes qui peuplent la région.

    Penser Israël comme un projet colonial "à l’européenne", et donc aspirer à la disparition d’Israël comme si ses habitant.es juif.ves étaient des colons disposant d’une métropole où "retourner", **c’est nier la matérialité des faits**.

    **C’est aussi nier les conditions réelles nécessaires à l’existence d’un Etat palestinien**.

    Il est également surprenant que la diversité ethnoculturelle de la population israélienne ne soit que brièvement mentionnée, de même que les raisons de l’exil des Juifs du monde arabe.

    Israël est présenté de manière uniforme, d’un seul coup de pinceau : “blanc”.

    En réalité, 20 % des citoyens israéliens sont palestiniens et environ 50 % des Juifs israéliens sont d’origine moyen-orientale et nord-africaine, sans compter les nombreuses familles aux origines mixtes.

    Effacer la réalité vécue d’un peuple, nier son histoire singulière et discréditer sa demande légitime d’être reconnu dans son existence concrète, ce n’est pas seulement une erreur intellectuelle : c’est un des mécanismes les plus classiques du racisme.

    Dans ce cas précis, ce déni nourrit directement l’antisémitisme.

    Bien que je défende personnellement une solution à un seul État, où tous ceux qui vivent from the river to the sea bénéficieraient de droits égaux et d’une citoyenneté commune, y compris la prise en compte du droit au retour des Palestiniens, nous ne pouvons ignorer le fait que la majorité des Juifs et des Palestiniens en Israël/Palestine souhaitent vivre dans des États-nations indépendants et hermétiquement séparés.

    **Impérialisme et pouvoir juif**

    Tsedek! exprime et réitère tout au long du livre son hostilité envers l’impérialisme, la domination occidentale, le colonialisme, le racisme et la suprématie blanche.

    Jusque-là, nous sommes d’accord.

    Mais la manière réductrice dont cette grille de lecture est appliquée conduit à un effacement systématique des identités et à une cécité historique flagrante.

    Pour résumer, le collectif présente la création de l’État d’Israël comme la plus grande trahison juive.

    D’une part, elle a conduit à la dépossession des Palestiniens et à l’instauration d’un État colonial.

    D’autre part, les Juifs sont supposés, par essence, rester du côté des opprimés; or, se doter d’un État-nation les place du côté du pouvoir.

    Le dernier paragraphe du livre le dit de manière frappante : "Depuis plusieurs siècles, la condition juive a été faite d’arrachements : arrachement au judaïsme, par l’assimilation à la modernité occidentale, arrachement à notre arabité, brisée par la colonisation, arrachement à notre yiddishité, engloutie par la Shoah.

    D’une certaine manière, le sionisme aussi aura été affaire d’arrachement : parce qu’il accélère notre blanchiment, parce qu’il produit le ralliement massif de bon nombre d’entre nous à la suprématie blanche, il aura été l’arrachement des Juif·ves au camp des damné·es de la Terre." (p.121)

    Tsedek! ne critique pas la manière dont les Juifs utilisent leur pouvoir : le collectif critique le fait que des Juifs aient du pouvoir.

    Le pouvoir est sale.

    Le pouvoir est impérial.

    L’assimilation juive en Europe, la citoyenneté accordée par décret aux Juifs algériens (fragile "privilège", suspendu par le régime de Vichy avant d’être rétabli par le gouvernement de la France libre en 1943), le fait d’avoir un État-nation – tout cela prive les Juifs de leur condition de dépossession éternelle.

    ...

    #Antisémitisme #Autoritarisme #Campisme #CautionDesAntisemites #Colonialisme #DécolonialismeRéactionnaire #Interregimatic #Tsedek

  7. TRIBUNE – Philippe Corcuff réagit à un récent appel contre la guerre en Iran, dont les signataires, émanant des deux extrémités du champ politique, en viennent à absoudre la République islamique.

    lemonde.fr/idees/article/2026/

    L’appel sur Conterpunch :
    counterpunch.org/2026/04/10/si

    Et en français :
    open.substack.com/pub/zanzibar

    Il y a bien cette phrase dans l’appel : « Dans la poursuite de cette abjection, les États-Unis ont brutalement assassiné le guide spirituel et intellectuel de l’Iran, l’ayatollah Seyyed Ali Khamenei – reconnu internationalement comme une voix contre l’arrogance et le terrorisme – ainsi que sa famille.

    #Confusionisme #Campisme #PhilippeCorcuff #Iran

  8. - reseau-bastille.org/2026/04/17

    --<--
    Les pièges du campisme : Perspectives mondiales

    La lutte contre le campisme, le confusionnisme et la réaction prend des chemins divers. Une initiative venue d’Ukraine.

    En anglais

    Mardi 21 avril · 15:00 EEST (heure de Kyiv) donc 14 heures (France)

    Ce webinaire rassemble des voix de l’Iran, de la Syrie, du Venezuela et de l’Ukraine pour examiner comment les cadres campistes de la gauche mondiale ont constamment mal interprété – et parfois activement nui à – les luttes populaires en Amérique du Sud, au Moyen-Orient et à l’Est de l’Europe.

    Plutôt que d’offrir la solidarité, le campisme a trop souvent fourni une couverture idéologique aux régimes autoritaires en réduisant les réalités politiques complexes à un simple axe d’anti-impérialisme, effaçant simultanément l’agence des personnes qui luttent contre l’oppression sur plusieurs fronts.

    Nos orateurs vont cartographier le terrain partagé de ces luttes : l’expérience d’être pris entre les intérêts du pouvoir néocolonial et la mauvaise foi d’une gauche qui confond l’ennemi de son ennemi pour un ami. La conversation vise à construire une solidarité décoloniale plus honnête – responsable devant les gens réellement en lutte, pas devant les abstractions géopolitiques.

    # Intervenant·e·s

    • Ladan Rahbari — University of Amsterdam

    • Robin Yassin-Kassab — auteur, Road to Damas

    • Rafael Uzcategui — Laboratoire de paix

    • Mariia Vorotilina — conservatrice et militante

    # Modératrice

    Tereza Hendl – Membre du conseil d’administration de l’association RUTA, philosophe, Université d’Augsbourg

    🔗Inscrivez-vous ici :

    us06web.zoom.us/webinar/regist

    Ce webinaire se déroule avec le soutien de la Fondation internationale de la Renaissance ( Міжнародний фонд « Відродження » ).

    Son contenu relève de la responsabilité exclusive des auteurs et ne reflète pas nécessairement les opinions de la Fondation internationale de la Renaissance.

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    #campisme #ukraine #iran #Syrie #Venezuela

  9. - kurdistan-au-feminin.fr/2026/0

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    La focalisation quasi exclusive de l’opinion internationale et des médias sur le conflit israélo-palestinien occulte une réalité bien plus vaste et systémique : une forêt de dominations coloniales internes et de persécutions ethniques et religieuses qui affecte des dizaines de millions de personnes au Moyen-Orient. La Palestine est l’« arbre » médiatique qui capte toute la lumière, tandis que des peuples entiers – Kurdes, Yézidis, Alévis, Baloutches, Assyro-Chaldéens, Arméniens, Chrétiens d’Orient… – voient leur identité, leur langue et leur territoire niés par des États-nations artificiels nés des accords coloniaux franco-britanniques.

    # L’héritage empoisonné de Sykes-Picot

    Tout commence avec les accords Sykes-Picot de 1916, un partage secret entre la France et le Royaume-Uni qui découpait l’Empire ottoman défait selon des intérêts impérialistes, sans aucun égard pour les réalités socioculturelles, linguistiques et religieuses millénaires de la région.

    Ces tracés arbitraires ont donné naissance à des États factices – Irak, Syrie, Turquie moderne – conçus sur le modèle européen de l’État-nation : « un peuple, une langue, un drapeau ». Ce modèle rigide s’est révélé catastrophique dans une région caractérisée par une mosaïque ethnique et confessionnelle exceptionnelle.

    La tragédie kurde en est l’illustration la plus criante. Les Kurdes, promis à l’indépendance par le traité de Sèvres (1920), ont été sacrifiés au traité de Lausanne (1923) pour consolider la nouvelle République turque de Mustafa Kemal Atatürk. Ils sont ainsi devenus la plus grande nation sans État du monde, morcelée entre la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie. Chacun de ces États a tenté, par la force, de les assimiler ou de les effacer.

    La forêt des minorités persécutées

    Au-delà des Kurdes, c’est toute la mosaïque humaine du Moyen-Orient qui a été visée par ces nationalismes d’État exclusifs :

    Assyro-Chaldéens, Syriaques et Arméniens : Héritiers des plus anciennes civilisations de Mésopotamie, ils ont subi le Sayfo (génocide assyrien) en 1915, contemporain du génocide arménien. Les délégations assyriennes de l’époque estimaient les pertes entre 250 000 et 275 000 morts – environ la moitié de leur population d’avant-guerre. Des vagues d’exodes massifs ont suivi, menaçant aujourd’hui leur survie sur leurs terres ancestrales.

    Les Yézidis : Minorité religieuse kurde, ils ont été victimes de 74 tentatives de génocide au cours de leur histoire, dont le plus récent par Daech en 2014 : environ 5 000 hommes et personnes âgées massacrés, plus de 6 800 femmes et filles réduites en esclavage sexuel, et des centaines de milliers de déplacés. L’ONU et plusieurs pays ont reconnu ces crimes comme un génocide.

    Les Baloutches : Divisés par la ligne Durand (frontière coloniale entre Pakistan et Afghanistan), ils subissent une répression féroce en Iran et au Pakistan, où leurs ressources naturelles sont exploitées sans bénéfice pour les populations locales.

    D’autres minorités – Chrétiens d’Orient, Alévis, etc. – ont également fait face à des politiques d’assimilation, de discrimination ou d’éradication culturelle.

    Pourquoi ce silence ?

    Si la Palestine capte toute l’attention, c’est en partie parce que dénoncer la colonisation israélienne est devenu un marqueur politique simple et mobilisateur dans de nombreux cercles. Dénoncer le caractère colonial des États issus de Sykes-Picot obligerait l’Occident à remettre en question l’architecture même du Moyen-Orient qu’il a contribué à bâtir – et à affronter des alliés stratégiques : la Turquie (membre de l’OTAN), les États pétroliers, ou des acteurs clés des routes commerciales et de la stabilité régionale.

    Les Kurdes, Yézidis, Assyriens ou Baloutches n’ont ni lobby comparable ni image aussi polarisante.

    Leur souffrance est souvent réduite à des « problèmes internes » ou à des questions de « terrorisme » (PKK, etc.), tandis que les États responsables sont courtisés pour des raisons géopolitiques.

    Cette perspective met en lumière une réalité amère : la lutte pour l’autodétermination au Moyen-Orient ne pourra être complète tant que l’on ignorera les dizaines de millions d’individus dont l’identité est niée par des frontières tracées à Paris et à Londres il y a plus d’un siècle. Reconnaître cette « forêt coloniale » dans toute sa complexité est un préalable à toute paix durable et honorable dans une région qui n’a jamais connu de paix depuis plus d’un siècle.

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    #kurdistan #moyenOrient #SykesPicot #Yézidis #Baloutches #Palestine #Campisme

  10. - kurdistan-au-feminin.fr/2026/0

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    La focalisation quasi exclusive de l’opinion internationale et des médias sur le conflit israélo-palestinien occulte une réalité bien plus vaste et systémique : une forêt de dominations coloniales internes et de persécutions ethniques et religieuses qui affecte des dizaines de millions de personnes au Moyen-Orient. La Palestine est l’« arbre » médiatique qui capte toute la lumière, tandis que des peuples entiers – Kurdes, Yézidis, Alévis, Baloutches, Assyro-Chaldéens, Arméniens, Chrétiens d’Orient… – voient leur identité, leur langue et leur territoire niés par des États-nations artificiels nés des accords coloniaux franco-britanniques.

    # L’héritage empoisonné de Sykes-Picot

    Tout commence avec les accords Sykes-Picot de 1916, un partage secret entre la France et le Royaume-Uni qui découpait l’Empire ottoman défait selon des intérêts impérialistes, sans aucun égard pour les réalités socioculturelles, linguistiques et religieuses millénaires de la région.

    Ces tracés arbitraires ont donné naissance à des États factices – Irak, Syrie, Turquie moderne – conçus sur le modèle européen de l’État-nation : « un peuple, une langue, un drapeau ». Ce modèle rigide s’est révélé catastrophique dans une région caractérisée par une mosaïque ethnique et confessionnelle exceptionnelle.

    La tragédie kurde en est l’illustration la plus criante. Les Kurdes, promis à l’indépendance par le traité de Sèvres (1920), ont été sacrifiés au traité de Lausanne (1923) pour consolider la nouvelle République turque de Mustafa Kemal Atatürk. Ils sont ainsi devenus la plus grande nation sans État du monde, morcelée entre la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie. Chacun de ces États a tenté, par la force, de les assimiler ou de les effacer.

    La forêt des minorités persécutées

    Au-delà des Kurdes, c’est toute la mosaïque humaine du Moyen-Orient qui a été visée par ces nationalismes d’État exclusifs :

    Assyro-Chaldéens, Syriaques et Arméniens : Héritiers des plus anciennes civilisations de Mésopotamie, ils ont subi le Sayfo (génocide assyrien) en 1915, contemporain du génocide arménien. Les délégations assyriennes de l’époque estimaient les pertes entre 250 000 et 275 000 morts – environ la moitié de leur population d’avant-guerre. Des vagues d’exodes massifs ont suivi, menaçant aujourd’hui leur survie sur leurs terres ancestrales.

    Les Yézidis : Minorité religieuse kurde, ils ont été victimes de 74 tentatives de génocide au cours de leur histoire, dont le plus récent par Daech en 2014 : environ 5 000 hommes et personnes âgées massacrés, plus de 6 800 femmes et filles réduites en esclavage sexuel, et des centaines de milliers de déplacés. L’ONU et plusieurs pays ont reconnu ces crimes comme un génocide.

    Les Baloutches : Divisés par la ligne Durand (frontière coloniale entre Pakistan et Afghanistan), ils subissent une répression féroce en Iran et au Pakistan, où leurs ressources naturelles sont exploitées sans bénéfice pour les populations locales.

    D’autres minorités – Chrétiens d’Orient, Alévis, etc. – ont également fait face à des politiques d’assimilation, de discrimination ou d’éradication culturelle.

    Pourquoi ce silence ?

    Si la Palestine capte toute l’attention, c’est en partie parce que dénoncer la colonisation israélienne est devenu un marqueur politique simple et mobilisateur dans de nombreux cercles. Dénoncer le caractère colonial des États issus de Sykes-Picot obligerait l’Occident à remettre en question l’architecture même du Moyen-Orient qu’il a contribué à bâtir – et à affronter des alliés stratégiques : la Turquie (membre de l’OTAN), les États pétroliers, ou des acteurs clés des routes commerciales et de la stabilité régionale.

    Les Kurdes, Yézidis, Assyriens ou Baloutches n’ont ni lobby comparable ni image aussi polarisante.

    Leur souffrance est souvent réduite à des « problèmes internes » ou à des questions de « terrorisme » (PKK, etc.), tandis que les États responsables sont courtisés pour des raisons géopolitiques.

    Cette perspective met en lumière une réalité amère : la lutte pour l’autodétermination au Moyen-Orient ne pourra être complète tant que l’on ignorera les dizaines de millions d’individus dont l’identité est niée par des frontières tracées à Paris et à Londres il y a plus d’un siècle. Reconnaître cette « forêt coloniale » dans toute sa complexité est un préalable à toute paix durable et honorable dans une région qui n’a jamais connu de paix depuis plus d’un siècle.

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    #kurdistan #moyenOrient #SykesPicot #Yézidis #Baloutches #Palestine #Campisme

  11. - kurdistan-au-feminin.fr/2026/0

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    La focalisation quasi exclusive de l’opinion internationale et des médias sur le conflit israélo-palestinien occulte une réalité bien plus vaste et systémique : une forêt de dominations coloniales internes et de persécutions ethniques et religieuses qui affecte des dizaines de millions de personnes au Moyen-Orient. La Palestine est l’« arbre » médiatique qui capte toute la lumière, tandis que des peuples entiers – Kurdes, Yézidis, Alévis, Baloutches, Assyro-Chaldéens, Arméniens, Chrétiens d’Orient… – voient leur identité, leur langue et leur territoire niés par des États-nations artificiels nés des accords coloniaux franco-britanniques.

    # L’héritage empoisonné de Sykes-Picot

    Tout commence avec les accords Sykes-Picot de 1916, un partage secret entre la France et le Royaume-Uni qui découpait l’Empire ottoman défait selon des intérêts impérialistes, sans aucun égard pour les réalités socioculturelles, linguistiques et religieuses millénaires de la région.

    Ces tracés arbitraires ont donné naissance à des États factices – Irak, Syrie, Turquie moderne – conçus sur le modèle européen de l’État-nation : « un peuple, une langue, un drapeau ». Ce modèle rigide s’est révélé catastrophique dans une région caractérisée par une mosaïque ethnique et confessionnelle exceptionnelle.

    La tragédie kurde en est l’illustration la plus criante. Les Kurdes, promis à l’indépendance par le traité de Sèvres (1920), ont été sacrifiés au traité de Lausanne (1923) pour consolider la nouvelle République turque de Mustafa Kemal Atatürk. Ils sont ainsi devenus la plus grande nation sans État du monde, morcelée entre la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie. Chacun de ces États a tenté, par la force, de les assimiler ou de les effacer.

    La forêt des minorités persécutées

    Au-delà des Kurdes, c’est toute la mosaïque humaine du Moyen-Orient qui a été visée par ces nationalismes d’État exclusifs :

    Assyro-Chaldéens, Syriaques et Arméniens : Héritiers des plus anciennes civilisations de Mésopotamie, ils ont subi le Sayfo (génocide assyrien) en 1915, contemporain du génocide arménien. Les délégations assyriennes de l’époque estimaient les pertes entre 250 000 et 275 000 morts – environ la moitié de leur population d’avant-guerre. Des vagues d’exodes massifs ont suivi, menaçant aujourd’hui leur survie sur leurs terres ancestrales.

    Les Yézidis : Minorité religieuse kurde, ils ont été victimes de 74 tentatives de génocide au cours de leur histoire, dont le plus récent par Daech en 2014 : environ 5 000 hommes et personnes âgées massacrés, plus de 6 800 femmes et filles réduites en esclavage sexuel, et des centaines de milliers de déplacés. L’ONU et plusieurs pays ont reconnu ces crimes comme un génocide.

    Les Baloutches : Divisés par la ligne Durand (frontière coloniale entre Pakistan et Afghanistan), ils subissent une répression féroce en Iran et au Pakistan, où leurs ressources naturelles sont exploitées sans bénéfice pour les populations locales.

    D’autres minorités – Chrétiens d’Orient, Alévis, etc. – ont également fait face à des politiques d’assimilation, de discrimination ou d’éradication culturelle.

    Pourquoi ce silence ?

    Si la Palestine capte toute l’attention, c’est en partie parce que dénoncer la colonisation israélienne est devenu un marqueur politique simple et mobilisateur dans de nombreux cercles. Dénoncer le caractère colonial des États issus de Sykes-Picot obligerait l’Occident à remettre en question l’architecture même du Moyen-Orient qu’il a contribué à bâtir – et à affronter des alliés stratégiques : la Turquie (membre de l’OTAN), les États pétroliers, ou des acteurs clés des routes commerciales et de la stabilité régionale.

    Les Kurdes, Yézidis, Assyriens ou Baloutches n’ont ni lobby comparable ni image aussi polarisante.

    Leur souffrance est souvent réduite à des « problèmes internes » ou à des questions de « terrorisme » (PKK, etc.), tandis que les États responsables sont courtisés pour des raisons géopolitiques.

    Cette perspective met en lumière une réalité amère : la lutte pour l’autodétermination au Moyen-Orient ne pourra être complète tant que l’on ignorera les dizaines de millions d’individus dont l’identité est niée par des frontières tracées à Paris et à Londres il y a plus d’un siècle. Reconnaître cette « forêt coloniale » dans toute sa complexité est un préalable à toute paix durable et honorable dans une région qui n’a jamais connu de paix depuis plus d’un siècle.

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    #kurdistan #moyenOrient #SykesPicot #Yézidis #Baloutches #Palestine #Campisme

  12. - kurdistan-au-feminin.fr/2026/0

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    La focalisation quasi exclusive de l’opinion internationale et des médias sur le conflit israélo-palestinien occulte une réalité bien plus vaste et systémique : une forêt de dominations coloniales internes et de persécutions ethniques et religieuses qui affecte des dizaines de millions de personnes au Moyen-Orient. La Palestine est l’« arbre » médiatique qui capte toute la lumière, tandis que des peuples entiers – Kurdes, Yézidis, Alévis, Baloutches, Assyro-Chaldéens, Arméniens, Chrétiens d’Orient… – voient leur identité, leur langue et leur territoire niés par des États-nations artificiels nés des accords coloniaux franco-britanniques.

    # L’héritage empoisonné de Sykes-Picot

    Tout commence avec les accords Sykes-Picot de 1916, un partage secret entre la France et le Royaume-Uni qui découpait l’Empire ottoman défait selon des intérêts impérialistes, sans aucun égard pour les réalités socioculturelles, linguistiques et religieuses millénaires de la région.

    Ces tracés arbitraires ont donné naissance à des États factices – Irak, Syrie, Turquie moderne – conçus sur le modèle européen de l’État-nation : « un peuple, une langue, un drapeau ». Ce modèle rigide s’est révélé catastrophique dans une région caractérisée par une mosaïque ethnique et confessionnelle exceptionnelle.

    La tragédie kurde en est l’illustration la plus criante. Les Kurdes, promis à l’indépendance par le traité de Sèvres (1920), ont été sacrifiés au traité de Lausanne (1923) pour consolider la nouvelle République turque de Mustafa Kemal Atatürk. Ils sont ainsi devenus la plus grande nation sans État du monde, morcelée entre la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie. Chacun de ces États a tenté, par la force, de les assimiler ou de les effacer.

    La forêt des minorités persécutées

    Au-delà des Kurdes, c’est toute la mosaïque humaine du Moyen-Orient qui a été visée par ces nationalismes d’État exclusifs :

    Assyro-Chaldéens, Syriaques et Arméniens : Héritiers des plus anciennes civilisations de Mésopotamie, ils ont subi le Sayfo (génocide assyrien) en 1915, contemporain du génocide arménien. Les délégations assyriennes de l’époque estimaient les pertes entre 250 000 et 275 000 morts – environ la moitié de leur population d’avant-guerre. Des vagues d’exodes massifs ont suivi, menaçant aujourd’hui leur survie sur leurs terres ancestrales.

    Les Yézidis : Minorité religieuse kurde, ils ont été victimes de 74 tentatives de génocide au cours de leur histoire, dont le plus récent par Daech en 2014 : environ 5 000 hommes et personnes âgées massacrés, plus de 6 800 femmes et filles réduites en esclavage sexuel, et des centaines de milliers de déplacés. L’ONU et plusieurs pays ont reconnu ces crimes comme un génocide.

    Les Baloutches : Divisés par la ligne Durand (frontière coloniale entre Pakistan et Afghanistan), ils subissent une répression féroce en Iran et au Pakistan, où leurs ressources naturelles sont exploitées sans bénéfice pour les populations locales.

    D’autres minorités – Chrétiens d’Orient, Alévis, etc. – ont également fait face à des politiques d’assimilation, de discrimination ou d’éradication culturelle.

    Pourquoi ce silence ?

    Si la Palestine capte toute l’attention, c’est en partie parce que dénoncer la colonisation israélienne est devenu un marqueur politique simple et mobilisateur dans de nombreux cercles. Dénoncer le caractère colonial des États issus de Sykes-Picot obligerait l’Occident à remettre en question l’architecture même du Moyen-Orient qu’il a contribué à bâtir – et à affronter des alliés stratégiques : la Turquie (membre de l’OTAN), les États pétroliers, ou des acteurs clés des routes commerciales et de la stabilité régionale.

    Les Kurdes, Yézidis, Assyriens ou Baloutches n’ont ni lobby comparable ni image aussi polarisante.

    Leur souffrance est souvent réduite à des « problèmes internes » ou à des questions de « terrorisme » (PKK, etc.), tandis que les États responsables sont courtisés pour des raisons géopolitiques.

    Cette perspective met en lumière une réalité amère : la lutte pour l’autodétermination au Moyen-Orient ne pourra être complète tant que l’on ignorera les dizaines de millions d’individus dont l’identité est niée par des frontières tracées à Paris et à Londres il y a plus d’un siècle. Reconnaître cette « forêt coloniale » dans toute sa complexité est un préalable à toute paix durable et honorable dans une région qui n’a jamais connu de paix depuis plus d’un siècle.

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    #kurdistan #moyenOrient #SykesPicot #Yézidis #Baloutches #Palestine #Campisme

  13. - raar.info/2026/03/26/solidarit (Solidarité aux militant·es de Golem, de l’UEJF et à tou·tes les étudiant·es victimes d’antisémitisme dans les universités)

    Communiqué au format PDF: raar.info/wp-content/uploads/2

    Extraits
    --<--
    Le 24 mars 2026, à l’université de Nanterre, des militant·es de Golem et de l’UEJF ont été agressé·es alors qu’iels tenaient respectivement un stand de sensibilisation à la lutte contre l’antisémitisme à l’occasion de la semaine contre le racisme.

    Depuis plus de deux ans, dans plusieurs universités, des étudiant·es juif·ves subissent intimidations, marginalisations et tentatives de mise au silence.

    Sous couvert de dénoncer une prétendue instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme, certain·es instrumentalisent en réalité la cause palestinienne pour attaquer des organisations qui combattent l’antisémitisme.

    Le RAAR condamne fermement ces faits et apporte son soutien à @collectifgolem à l'UEJF ainsi qu’à toutes les victimes d’antisémitisme dans les universités.

    Les étudiant·es juif·ves doivent pouvoir étudier et militer sans être menacé·es.

    Il y a urgence à faire respecter ce droit élémentaire.
    -->--

    #7octobre #FSE #Golem #LePoingLevé #UEJF #UnionEtudiante #Antisemitisme #Antisionisme #Asionisme #Campisme #Complotisme #Fascisme #Nanterre #Palestine #Racisme #Sionisme #Université

  14. - raar.info/2026/03/26/solidarit (Solidarité aux militant·es de Golem, de l’UEJF et à tou·tes les étudiant·es victimes d’antisémitisme dans les universités)

    Communiqué au format PDF: raar.info/wp-content/uploads/2

    Extraits
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    Le 24 mars 2026, à l’université de Nanterre, des militant·es de Golem et de l’UEJF ont été agressé·es alors qu’iels tenaient respectivement un stand de sensibilisation à la lutte contre l’antisémitisme à l’occasion de la semaine contre le racisme.

    Depuis plus de deux ans, dans plusieurs universités, des étudiant·es juif·ves subissent intimidations, marginalisations et tentatives de mise au silence.

    Sous couvert de dénoncer une prétendue instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme, certain·es instrumentalisent en réalité la cause palestinienne pour attaquer des organisations qui combattent l’antisémitisme.

    Le RAAR condamne fermement ces faits et apporte son soutien à @collectifgolem à l'UEJF ainsi qu’à toutes les victimes d’antisémitisme dans les universités.

    Les étudiant·es juif·ves doivent pouvoir étudier et militer sans être menacé·es.

    Il y a urgence à faire respecter ce droit élémentaire.
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    #7octobre #FSE #Golem #LePoingLevé #UEJF #UnionEtudiante #Antisemitisme #Antisionisme #Asionisme #Campisme #Complotisme #Fascisme #Nanterre #Palestine #Racisme #Sionisme #Université

  15. - raar.info/2026/03/26/solidarit (Solidarité aux militant·es de Golem, de l’UEJF et à tou·tes les étudiant·es victimes d’antisémitisme dans les universités)

    Communiqué au format PDF: raar.info/wp-content/uploads/2

    Extraits
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    Le 24 mars 2026, à l’université de Nanterre, des militant·es de Golem et de l’UEJF ont été agressé·es alors qu’iels tenaient respectivement un stand de sensibilisation à la lutte contre l’antisémitisme à l’occasion de la semaine contre le racisme.

    Depuis plus de deux ans, dans plusieurs universités, des étudiant·es juif·ves subissent intimidations, marginalisations et tentatives de mise au silence.

    Sous couvert de dénoncer une prétendue instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme, certain·es instrumentalisent en réalité la cause palestinienne pour attaquer des organisations qui combattent l’antisémitisme.

    Le RAAR condamne fermement ces faits et apporte son soutien à @collectifgolem à l'UEJF ainsi qu’à toutes les victimes d’antisémitisme dans les universités.

    Les étudiant·es juif·ves doivent pouvoir étudier et militer sans être menacé·es.

    Il y a urgence à faire respecter ce droit élémentaire.
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  16. - raar.info/2026/03/26/solidarit (Solidarité aux militant·es de Golem, de l’UEJF et à tou·tes les étudiant·es victimes d’antisémitisme dans les universités)

    Communiqué au format PDF: raar.info/wp-content/uploads/2

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    Le 24 mars 2026, à l’université de Nanterre, des militant·es de Golem et de l’UEJF ont été agressé·es alors qu’iels tenaient respectivement un stand de sensibilisation à la lutte contre l’antisémitisme à l’occasion de la semaine contre le racisme.

    Depuis plus de deux ans, dans plusieurs universités, des étudiant·es juif·ves subissent intimidations, marginalisations et tentatives de mise au silence.

    Sous couvert de dénoncer une prétendue instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme, certain·es instrumentalisent en réalité la cause palestinienne pour attaquer des organisations qui combattent l’antisémitisme.

    Le RAAR condamne fermement ces faits et apporte son soutien à @collectifgolem à l'UEJF ainsi qu’à toutes les victimes d’antisémitisme dans les universités.

    Les étudiant·es juif·ves doivent pouvoir étudier et militer sans être menacé·es.

    Il y a urgence à faire respecter ce droit élémentaire.
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  17. - raar.info/2026/03/26/solidarit (Solidarité aux militant·es de Golem, de l’UEJF et à tou·tes les étudiant·es victimes d’antisémitisme dans les universités)

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    Le 24 mars 2026, à l’université de Nanterre, des militant·es de Golem et de l’UEJF ont été agressé·es alors qu’iels tenaient respectivement un stand de sensibilisation à la lutte contre l’antisémitisme à l’occasion de la semaine contre le racisme.

    Depuis plus de deux ans, dans plusieurs universités, des étudiant·es juif·ves subissent intimidations, marginalisations et tentatives de mise au silence.

    Sous couvert de dénoncer une prétendue instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme, certain·es instrumentalisent en réalité la cause palestinienne pour attaquer des organisations qui combattent l’antisémitisme.

    Le RAAR condamne fermement ces faits et apporte son soutien à @collectifgolem à l'UEJF ainsi qu’à toutes les victimes d’antisémitisme dans les universités.

    Les étudiant·es juif·ves doivent pouvoir étudier et militer sans être menacé·es.

    Il y a urgence à faire respecter ce droit élémentaire.
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  18. change.org/p/stop-au-boycott-e

    Boycott et censure des artistes, ça suffit !
    Nous, artistes et professionnels de la culture, dénonçons le boycott de l’artiste Israélienne d’origine iranienne LIRAZ par l’établissement public de la Ville de Paris, « Fleury Goutte d’Or Barbara », qui devait s'y produire le 25 octobre prochain.
    Le concert a été annulé le 8 octobre pour les raisons suivantes :
    « ... Cette décision, difficile mais réfléchie, fait suite à un certain nombre d’éléments qui ne permettent pas de maintenir l’évènement dans les conditions alignées avec les valeurs et les engagements que nous portons. »

    La structure ne communique pas ce que sont les "les valeurs et engagements" portés par l'établissement et en quoi l'artiste LIRAZ ne respecte pas ces conditions. Malgré nos demandes, aucune réponse n'est apportée par l'équipe.

    L'établissement est une Délégation de Service Public (DSP) de la Ville de Paris, attribuée à la société MadLine. Nous demandons à la Ville de Paris ainsi qu'aux autres partenaires et financeurs publics de l'établissement, comme la Région Ile-de-France, de rappeler les conditions de ces financements publics et de rappeler les engagements et valeurs du service public, et notamment la neutralité qui leur incombe.

    Nous interpellons les professionnels, nos confrères et collègues, les artistes et l'ensemble de notre filière, mais aussi le public à propos de ces absurdités :

    - Comment MadLine peut-elle boycotter une artiste pour des raisons à l'évidence politique, au nom d'un établissement de service public de la Ville de Paris ?

    - Comment boycotter lorsque l’on se nomme « BARBARA - Fleury Goute d’Or », en hommage à notre immense chanteuse qui a écrit Göttingen ?

    - Comment boycotter une artiste qui chante pour la paix, le rapprochement des peuples et des cultures, pacifiste et féministe qui relaye aussi le combat pour la liberté de ses sœurs iraniennes ?

    - Comment faire taire la musique et les artistes, au nom de "valeurs", et particulièrement cette musique qui mêle les cultures israélo-persanes en langue Farsi, une musique et une artiste telle que LIRAZ qui conjugue pop moderne et traditions pluriculturelles, qui compose des chansons pour les femmes de tous les peuples, pour la paix et le croisement des cultures ? Une artiste qui s’est battue, pour que des musiciens iraniens et israéliens participent ensemble à son dernier album, au péril de leurs vies ?

    Dans le contexte actuel, à l'annonce de l'espoir d'un cessez le feu à Gaza, de la montée d'un antisémitisme violent et quotidien en France, au lendemain de l'anniversaire du 7 Octobre où seront peut-être libérés des otages mort-vivants qui n'étaient, pour la plupart, que des participants - pour certains DJ, techniciens, ou bénévoles - à un Festival de Musiques Actuelles pacifiste, que doit-on penser de ce signal symboliquement fort de la part d'un lieu emblématique comme FGO ? FGO qui va bientôt accueillir lors du Festival MAMA l'ensemble de la filière des Musiques Actuelles pour des rencontres professionnelles ?

    Comment penser, comme le font quelques artistes et labels qui décident de ne plus diffuser leur musique en Israël, que ces actions vont aider les peuples à revenir à la paix, la tolérance, le dialogue, nécessaires et vitaux ? FGO, symbole de la Goutte d'Or, va-t-il boycotter aussi les artistes américains pour dénoncer les choix du président Trump, ou peut-être les artistes de Chine qui seraient donc complices du massacre des Musulmans Ouïghours ?

    Comment se nomme le boycott d'un artiste, en raison de sa nationalité, ou de sa religion ?

    Le concert de LIRAZ est reporté au Café de la Danse le 25 octobre, venez nombreux soutenir les artistes, porteurs de paix, de dialogues et de reconnexions entre les peuples, d'espoir collectif.

    #LirazCharhi #campisme

  19. change.org/p/stop-au-boycott-e

    Boycott et censure des artistes, ça suffit !
    Nous, artistes et professionnels de la culture, dénonçons le boycott de l’artiste Israélienne d’origine iranienne LIRAZ par l’établissement public de la Ville de Paris, « Fleury Goutte d’Or Barbara », qui devait s'y produire le 25 octobre prochain.
    Le concert a été annulé le 8 octobre pour les raisons suivantes :
    « ... Cette décision, difficile mais réfléchie, fait suite à un certain nombre d’éléments qui ne permettent pas de maintenir l’évènement dans les conditions alignées avec les valeurs et les engagements que nous portons. »

    La structure ne communique pas ce que sont les "les valeurs et engagements" portés par l'établissement et en quoi l'artiste LIRAZ ne respecte pas ces conditions. Malgré nos demandes, aucune réponse n'est apportée par l'équipe.

    L'établissement est une Délégation de Service Public (DSP) de la Ville de Paris, attribuée à la société MadLine. Nous demandons à la Ville de Paris ainsi qu'aux autres partenaires et financeurs publics de l'établissement, comme la Région Ile-de-France, de rappeler les conditions de ces financements publics et de rappeler les engagements et valeurs du service public, et notamment la neutralité qui leur incombe.

    Nous interpellons les professionnels, nos confrères et collègues, les artistes et l'ensemble de notre filière, mais aussi le public à propos de ces absurdités :

    - Comment MadLine peut-elle boycotter une artiste pour des raisons à l'évidence politique, au nom d'un établissement de service public de la Ville de Paris ?

    - Comment boycotter lorsque l’on se nomme « BARBARA - Fleury Goute d’Or », en hommage à notre immense chanteuse qui a écrit Göttingen ?

    - Comment boycotter une artiste qui chante pour la paix, le rapprochement des peuples et des cultures, pacifiste et féministe qui relaye aussi le combat pour la liberté de ses sœurs iraniennes ?

    - Comment faire taire la musique et les artistes, au nom de "valeurs", et particulièrement cette musique qui mêle les cultures israélo-persanes en langue Farsi, une musique et une artiste telle que LIRAZ qui conjugue pop moderne et traditions pluriculturelles, qui compose des chansons pour les femmes de tous les peuples, pour la paix et le croisement des cultures ? Une artiste qui s’est battue, pour que des musiciens iraniens et israéliens participent ensemble à son dernier album, au péril de leurs vies ?

    Dans le contexte actuel, à l'annonce de l'espoir d'un cessez le feu à Gaza, de la montée d'un antisémitisme violent et quotidien en France, au lendemain de l'anniversaire du 7 Octobre où seront peut-être libérés des otages mort-vivants qui n'étaient, pour la plupart, que des participants - pour certains DJ, techniciens, ou bénévoles - à un Festival de Musiques Actuelles pacifiste, que doit-on penser de ce signal symboliquement fort de la part d'un lieu emblématique comme FGO ? FGO qui va bientôt accueillir lors du Festival MAMA l'ensemble de la filière des Musiques Actuelles pour des rencontres professionnelles ?

    Comment penser, comme le font quelques artistes et labels qui décident de ne plus diffuser leur musique en Israël, que ces actions vont aider les peuples à revenir à la paix, la tolérance, le dialogue, nécessaires et vitaux ? FGO, symbole de la Goutte d'Or, va-t-il boycotter aussi les artistes américains pour dénoncer les choix du président Trump, ou peut-être les artistes de Chine qui seraient donc complices du massacre des Musulmans Ouïghours ?

    Comment se nomme le boycott d'un artiste, en raison de sa nationalité, ou de sa religion ?

    Le concert de LIRAZ est reporté au Café de la Danse le 25 octobre, venez nombreux soutenir les artistes, porteurs de paix, de dialogues et de reconnexions entre les peuples, d'espoir collectif.

    #LirazCharhi #campisme

  20. change.org/p/stop-au-boycott-e

    Boycott et censure des artistes, ça suffit !
    Nous, artistes et professionnels de la culture, dénonçons le boycott de l’artiste Israélienne d’origine iranienne LIRAZ par l’établissement public de la Ville de Paris, « Fleury Goutte d’Or Barbara », qui devait s'y produire le 25 octobre prochain.
    Le concert a été annulé le 8 octobre pour les raisons suivantes :
    « ... Cette décision, difficile mais réfléchie, fait suite à un certain nombre d’éléments qui ne permettent pas de maintenir l’évènement dans les conditions alignées avec les valeurs et les engagements que nous portons. »

    La structure ne communique pas ce que sont les "les valeurs et engagements" portés par l'établissement et en quoi l'artiste LIRAZ ne respecte pas ces conditions. Malgré nos demandes, aucune réponse n'est apportée par l'équipe.

    L'établissement est une Délégation de Service Public (DSP) de la Ville de Paris, attribuée à la société MadLine. Nous demandons à la Ville de Paris ainsi qu'aux autres partenaires et financeurs publics de l'établissement, comme la Région Ile-de-France, de rappeler les conditions de ces financements publics et de rappeler les engagements et valeurs du service public, et notamment la neutralité qui leur incombe.

    Nous interpellons les professionnels, nos confrères et collègues, les artistes et l'ensemble de notre filière, mais aussi le public à propos de ces absurdités :

    - Comment MadLine peut-elle boycotter une artiste pour des raisons à l'évidence politique, au nom d'un établissement de service public de la Ville de Paris ?

    - Comment boycotter lorsque l’on se nomme « BARBARA - Fleury Goute d’Or », en hommage à notre immense chanteuse qui a écrit Göttingen ?

    - Comment boycotter une artiste qui chante pour la paix, le rapprochement des peuples et des cultures, pacifiste et féministe qui relaye aussi le combat pour la liberté de ses sœurs iraniennes ?

    - Comment faire taire la musique et les artistes, au nom de "valeurs", et particulièrement cette musique qui mêle les cultures israélo-persanes en langue Farsi, une musique et une artiste telle que LIRAZ qui conjugue pop moderne et traditions pluriculturelles, qui compose des chansons pour les femmes de tous les peuples, pour la paix et le croisement des cultures ? Une artiste qui s’est battue, pour que des musiciens iraniens et israéliens participent ensemble à son dernier album, au péril de leurs vies ?

    Dans le contexte actuel, à l'annonce de l'espoir d'un cessez le feu à Gaza, de la montée d'un antisémitisme violent et quotidien en France, au lendemain de l'anniversaire du 7 Octobre où seront peut-être libérés des otages mort-vivants qui n'étaient, pour la plupart, que des participants - pour certains DJ, techniciens, ou bénévoles - à un Festival de Musiques Actuelles pacifiste, que doit-on penser de ce signal symboliquement fort de la part d'un lieu emblématique comme FGO ? FGO qui va bientôt accueillir lors du Festival MAMA l'ensemble de la filière des Musiques Actuelles pour des rencontres professionnelles ?

    Comment penser, comme le font quelques artistes et labels qui décident de ne plus diffuser leur musique en Israël, que ces actions vont aider les peuples à revenir à la paix, la tolérance, le dialogue, nécessaires et vitaux ? FGO, symbole de la Goutte d'Or, va-t-il boycotter aussi les artistes américains pour dénoncer les choix du président Trump, ou peut-être les artistes de Chine qui seraient donc complices du massacre des Musulmans Ouïghours ?

    Comment se nomme le boycott d'un artiste, en raison de sa nationalité, ou de sa religion ?

    Le concert de LIRAZ est reporté au Café de la Danse le 25 octobre, venez nombreux soutenir les artistes, porteurs de paix, de dialogues et de reconnexions entre les peuples, d'espoir collectif.

    #LirazCharhi #campisme

  21. change.org/p/stop-au-boycott-e

    Boycott et censure des artistes, ça suffit !
    Nous, artistes et professionnels de la culture, dénonçons le boycott de l’artiste Israélienne d’origine iranienne LIRAZ par l’établissement public de la Ville de Paris, « Fleury Goutte d’Or Barbara », qui devait s'y produire le 25 octobre prochain.
    Le concert a été annulé le 8 octobre pour les raisons suivantes :
    « ... Cette décision, difficile mais réfléchie, fait suite à un certain nombre d’éléments qui ne permettent pas de maintenir l’évènement dans les conditions alignées avec les valeurs et les engagements que nous portons. »

    La structure ne communique pas ce que sont les "les valeurs et engagements" portés par l'établissement et en quoi l'artiste LIRAZ ne respecte pas ces conditions. Malgré nos demandes, aucune réponse n'est apportée par l'équipe.

    L'établissement est une Délégation de Service Public (DSP) de la Ville de Paris, attribuée à la société MadLine. Nous demandons à la Ville de Paris ainsi qu'aux autres partenaires et financeurs publics de l'établissement, comme la Région Ile-de-France, de rappeler les conditions de ces financements publics et de rappeler les engagements et valeurs du service public, et notamment la neutralité qui leur incombe.

    Nous interpellons les professionnels, nos confrères et collègues, les artistes et l'ensemble de notre filière, mais aussi le public à propos de ces absurdités :

    - Comment MadLine peut-elle boycotter une artiste pour des raisons à l'évidence politique, au nom d'un établissement de service public de la Ville de Paris ?

    - Comment boycotter lorsque l’on se nomme « BARBARA - Fleury Goute d’Or », en hommage à notre immense chanteuse qui a écrit Göttingen ?

    - Comment boycotter une artiste qui chante pour la paix, le rapprochement des peuples et des cultures, pacifiste et féministe qui relaye aussi le combat pour la liberté de ses sœurs iraniennes ?

    - Comment faire taire la musique et les artistes, au nom de "valeurs", et particulièrement cette musique qui mêle les cultures israélo-persanes en langue Farsi, une musique et une artiste telle que LIRAZ qui conjugue pop moderne et traditions pluriculturelles, qui compose des chansons pour les femmes de tous les peuples, pour la paix et le croisement des cultures ? Une artiste qui s’est battue, pour que des musiciens iraniens et israéliens participent ensemble à son dernier album, au péril de leurs vies ?

    Dans le contexte actuel, à l'annonce de l'espoir d'un cessez le feu à Gaza, de la montée d'un antisémitisme violent et quotidien en France, au lendemain de l'anniversaire du 7 Octobre où seront peut-être libérés des otages mort-vivants qui n'étaient, pour la plupart, que des participants - pour certains DJ, techniciens, ou bénévoles - à un Festival de Musiques Actuelles pacifiste, que doit-on penser de ce signal symboliquement fort de la part d'un lieu emblématique comme FGO ? FGO qui va bientôt accueillir lors du Festival MAMA l'ensemble de la filière des Musiques Actuelles pour des rencontres professionnelles ?

    Comment penser, comme le font quelques artistes et labels qui décident de ne plus diffuser leur musique en Israël, que ces actions vont aider les peuples à revenir à la paix, la tolérance, le dialogue, nécessaires et vitaux ? FGO, symbole de la Goutte d'Or, va-t-il boycotter aussi les artistes américains pour dénoncer les choix du président Trump, ou peut-être les artistes de Chine qui seraient donc complices du massacre des Musulmans Ouïghours ?

    Comment se nomme le boycott d'un artiste, en raison de sa nationalité, ou de sa religion ?

    Le concert de LIRAZ est reporté au Café de la Danse le 25 octobre, venez nombreux soutenir les artistes, porteurs de paix, de dialogues et de reconnexions entre les peuples, d'espoir collectif.

    #LirazCharhi #campisme

  22. Le fonctionnement de la multipolarité impérialiste est à l’oeuvre mais difficile à ceux qui découpent le monde en camps frontalement opposés de la comprendre. ML

    8 OCTOBRE 2025 publication “Refrattario e Controcorrente”

    #campisme

    reseau-bastille.org/2025/10/08

  23. #Médiapart, un petit article sur ce qui se passe au #Venezuela en ce moment ? Vous êtes en général tous très excités pour parler du régime Maduro, j'imagine que vous le serez tout autant pour nous exposer la nouvelle dinguerie des États-Unis... ou pas, comme d'habitude.

    #Campisme #Atlantisme

    bsky.brid.gy/r/https://bsky.ap

    cbc.ca/news/world/trump-venezu

  24. #Médiapart, un petit article sur ce qui se passe au #Venezuela en ce moment ? Vous êtes en général tous très excités pour parler du régime Maduro, j'imagine que vous le serez tout autant pour nous exposer la nouvelle dinguerie des États-Unis... ou pas, comme d'habitude.

    #Campisme #Atlantisme

    bsky.brid.gy/r/https://bsky.ap

    cbc.ca/news/world/trump-venezu

  25. #Médiapart, un petit article sur ce qui se passe au #Venezuela en ce moment ? Vous êtes en général tous très excités pour parler du régime Maduro, j'imagine que vous le serez tout autant pour nous exposer la nouvelle dinguerie des États-Unis... ou pas, comme d'habitude.

    #Campisme #Atlantisme

    bsky.brid.gy/r/https://bsky.ap

    cbc.ca/news/world/trump-venezu

  26. #Médiapart, un petit article sur ce qui se passe au #Venezuela en ce moment ? Vous êtes en général tous très excités pour parler du régime Maduro, j'imagine que vous le serez tout autant pour nous exposer la nouvelle dinguerie des États-Unis... ou pas, comme d'habitude.

    #Campisme #Atlantisme

    bsky.brid.gy/r/https://bsky.ap

    cbc.ca/news/world/trump-venezu

  27. Pourquoi je quitte l’UJFP : Lettre publique de démission
    investigaction.net/pourquoi-je
    Olivier Rubens explique pourquoi il quitte l'Union juive française pour la paix. Ou plutôt, pourquoi l'association l'a quitté en rompant avec ses valeurs fondatrices. En cause notamment, un document recensant […]
    #Politique #MoyenOrient #Campisme #Complotisme #DossierDiabolisation #Israël #Palestine #Ujfp

  28. Pourquoi je quitte l’UJFP : Lettre publique de démission
    investigaction.net/pourquoi-je
    Olivier Rubens explique pourquoi il quitte l'Union juive française pour la paix. Ou plutôt, pourquoi l'association l'a quitté en rompant avec ses valeurs fondatrices. En cause notamment, un document recensant […]
    #Politique #MoyenOrient #Campisme #Complotisme #DossierDiabolisation #Israël #Palestine #Ujfp

  29. Pourquoi je quitte l’UJFP : Lettre publique de démission
    investigaction.net/pourquoi-je
    Olivier Rubens explique pourquoi il quitte l'Union juive française pour la paix. Ou plutôt, pourquoi l'association l'a quitté en rompant avec ses valeurs fondatrices. En cause notamment, un document recensant […]
    #Politique #MoyenOrient #Campisme #Complotisme #DossierDiabolisation #Israël #Palestine #Ujfp

  30. Pourquoi je quitte l’UJFP : Lettre publique de démission
    investigaction.net/pourquoi-je
    Olivier Rubens explique pourquoi il quitte l'Union juive française pour la paix. Ou plutôt, pourquoi l'association l'a quitté en rompant avec ses valeurs fondatrices. En cause notamment, un document recensant […]
    #Politique #MoyenOrient #Campisme #Complotisme #DossierDiabolisation #Israël #Palestine #Ujfp

  31. Pourquoi je quitte l’UJFP : Lettre publique de démission
    investigaction.net/pourquoi-je
    Olivier Rubens explique pourquoi il quitte l'Union juive française pour la paix. Ou plutôt, pourquoi l'association l'a quitté en rompant avec ses valeurs fondatrices. En cause notamment, un document recensant […]
    #Politique #MoyenOrient #Campisme #Complotisme #DossierDiabolisation #Israël #Palestine #Ujfp

  32. - aplutsoc.org/2025/08/26/ukrain (Ukraine : pourquoi LFI ment ? par Patrick Le Tréhondat.)

    --<--
    La France insoumise martèle contre toute évidence que partis et syndicats sont interdits en Ukraine.

    Tout observateur même distrait ou tout visiteur de l’Ukraine constate facilement que ce n’est pas le cas.

    Du 4 au 8 août 2025 , le syndicat étudiant Priama Diia a tenu librement et démocratiquement son troisième congrès en présence d’une soixantaine de délégués.

    Quelques jours plus tard le syndicat du personnel soignant Soyez comme nous sommes a organisé une conférence syndicale à Odessa.

    A Lviv, le groupe féministe l’Atelier féministe a tenu une réunion publique le 4 août sur le thème « Qui sont les féministes ? Contre qui et pourquoi se battent-elles ?».

    Le 20 août 2025, à Kharkiv, des syndicalistes de la confédération syndicale FPU (3 millions de membres) se sont réunis.

    Et le 20 août, l’organisation socialiste Sotsialnyi Rukh a tenu à Kyiv, rue Yaroslavska, 35a, une réunion sur la situation des travailleurs dans les infrastructures critiques, notamment en présence de Kateryna Izmaylova du Syndicat des cheminots et des conducteurs de transports d’Ukraine.

    La tenue du registre des activités quotidiennes des syndicats et partis (et surtout de gauche) en Ukraine serait un travail fastidieux qui rempliraient des centaines de pages.

    Mais alors pourquoi LFI ment-elle sur la réalité sociale et politique de l’Ukraine ?

    Pourquoi méprise-t-elle à ce point le prolétariat ukrainien et ses organisations et les mouvements sociaux ?

    1/ Pour LFI, la Fédération de Russie est un État anti-impérialiste politiquement « déformé » ou « dégénéré » avec des traits autoritaires.

    En conséquence, elle peut à la fois la soutenir contre l’impérialisme américain et ses alliés européens et regretter la répression qui frappe certains de ses opposants (choisis par ses soins) et même leur apporter son soutien.

    Elle peut également déplorer, à l’occasion, l’absence de démocratie dans la Fédération.

    Mais en dernier ressort, puisqu’elle analyse la situation mondiale en termes d’affrontements entre États et non en termes de lutte de classes, la Fédération de Russie constitue d’abord et avant tout un point d’appui à défendre contre l’impérialisme américain, ennemi unique et principal et qu’il ne faut pas trop affaiblir par des critiques inconsidérées en regard des enjeux internationaux.

    2/ Dans ce cadre, le mouvement ouvrier et les mouvements sociaux ukrainiens ne peuvent pas exister.

    Car la reconnaissance de leur existence et leurs activités, indépendantes de l’État ukrainien, parfois contre lui lorsqu’il s’agit de défendre des acquis et droits sociaux, obligerait à reconnaître une démocratie sociale ukrainienne mille fois supérieure à la dictature poutiniste.

    Ce déni de réalité a, par ailleurs, l’insigne avantage de tirer un trait d’égalité entre le régime de Kyiv et celui de Moscou en termes de normes démocratiques.

    L’un et l’autre se valent à cette aune. A la différence près, et essentielle, que celui du Kremlin s’oppose aux États-Unis alors que celui de Zelensky en est le jouet.

    Il est par conséquent essentiel d’effacer dans l’équation tronquée le facteur X que constitue l’existence des organisations ouvrières et des mouvements sociaux ukrainiens.

    Effacement qui permet de choisir raisonnablement la Fédération de Russie contre l’Ukraine et de valider comme légitime ses ambitions coloniales comme forme de résistance anti-impérialiste.

    Même si dans un sanglot furtif, LFI peut regretter l’agression russe contre l’Ukraine, mais nécessité « anti-impérialiste » fait loi.

    Même contre la vérité.

    25 août 2025
    Patrick Le Tréhondat
    -->--

    #LFI #Ukraine #campisme #syndicats

  33. Petite pensée pour #Plenel et #Médiapart qui font du buzz après l'interdiction du "journaliste" (pro Nettanayaou ?) aux amfis.

    Il insulte LFI de secte, de meute et d'antisémitisme et il croit qu'il va passer du bon temps partis 5 000 militants ?!
    fr.linkedin.com/posts/olivier-

    Ils sont où ces chevaliers pour nous informer correctement sur le sort des journalistes à Gaza mastodon.green/@pvonhellermann , sans parler du cas Assange que Médiapart n'a jamais défendu (ou du bout des lèvres) #campisme #atlantisme

  34. Petite pensée pour #Plenel et #Médiapart qui font du buzz après l'interdiction du "journaliste" (pro Nettanayaou ?) aux amfis.

    Il insulte LFI de secte, de meute et d'antisémitisme et il croit qu'il va passer du bon temps partis 5 000 militants ?!
    fr.linkedin.com/posts/olivier-

    Ils sont où ces chevaliers pour nous informer correctement sur le sort des journalistes à Gaza mastodon.green/@pvonhellermann , sans parler du cas Assange que Médiapart n'a jamais défendu (ou du bout des lèvres) #campisme #atlantisme

  35. Petite pensée pour #Plenel et #Médiapart qui font du buzz après l'interdiction du "journaliste" (pro Nettanayaou ?) aux amfis.

    Il insulte LFI de secte, de meute et d'antisémitisme et il croit qu'il va passer du bon temps partis 5 000 militants ?!
    fr.linkedin.com/posts/olivier-

    Ils sont où ces chevaliers pour nous informer correctement sur le sort des journalistes à Gaza mastodon.green/@pvonhellermann , sans parler du cas Assange que Médiapart n'a jamais défendu (ou du bout des lèvres) #campisme #atlantisme

  36. Petite pensée pour #Plenel et #Médiapart qui font du buzz après l'interdiction du "journaliste" (pro Nettanayaou ?) aux amfis.

    Il insulte LFI de secte, de meute et d'antisémitisme et il croit qu'il va passer du bon temps partis 5 000 militants ?!
    fr.linkedin.com/posts/olivier-

    Ils sont où ces chevaliers pour nous informer correctement sur le sort des journalistes à Gaza mastodon.green/@pvonhellermann , sans parler du cas Assange que Médiapart n'a jamais défendu (ou du bout des lèvres) #campisme #atlantisme

  37. Petite pensée pour #Plenel et #Médiapart qui font du buzz après l'interdiction du "journaliste" (pro Nettanayaou ?) aux amfis.

    Il insulte LFI de secte, de meute et d'antisémitisme et il croit qu'il va passer du bon temps partis 5 000 militants ?!
    fr.linkedin.com/posts/olivier-

    Ils sont où ces chevaliers pour nous informer correctement sur le sort des journalistes à Gaza mastodon.green/@pvonhellermann , sans parler du cas Assange que Médiapart n'a jamais défendu (ou du bout des lèvres) #campisme #atlantisme

  38. En vrai ça me fait de la peine que ça puisse être drôle, parce que vrai.
    J'en peux plus du campisme de merde.

    #Guerre
    #Russie
    #Campisme
    #LFI

  39. Au nom d’un anti-impérialisme tronqué, de nombreux militants échouent à soutenir celles et ceux qui luttent, au sud comme à l’est, contre des régimes parmi les plus oppressifs de la planète.

    Rédigé à partir d'une discussion croisée entre des militant-es syrien-nes et ukrainien-nes, ce texte de @ayoub donne voix à leur sentiment d'avoir été trahi-es par une partie des gauches occidentales.

    #Syrie #Ukraine #Campisme #Internationalisme

    antidotezine.com/2024/12/30/ca

  40. La tentation campiste condensée en une virgule:

    > il faut une mauvaise foi évidente pour rendre Moscou coupable de la seconde guerre mondiale, tout en occultant les responsabilités françaises ou britanniques.

    monde-diplomatique.fr/2024/10/

    #LeDiplo #BenoîtBréville #autoDéfenseIntellectuelle #campisme #tankie #histoire #manipulation

  41. #campisme #antisemitisme #israel #palestine #polarité #binaire

    - cnt-ait.info/2024/03/15/lettre

    « Nous assistons actuellement en fonction des divers conflits, à un retour de cette idéologie d’affrontement entre l’axe du bien et l’axe du mal, qui est en fait la description du campisme, qui consiste à dire quiconque n’est pas avec moi , est contre moi (comme au bon vieux temps de la guerre froide).

    C’est une vision idéologique binaire, qui appelle à soutenir n’importe quelle saloperie pour diverses raisons, notamment des luttes anticolonialistes, des luttes de libération nationale, tout ce qui paraît de près ou de loin « anti-impérialiste » mais authentiquement interclassiste, à partir du moment où l’ennemi de mon ennemi entre en conflit.

    Le campisme ce n’est pas de l’internationalisme, ce n’est pas la solidarité, mais un aveuglement. »

    Conclusion de l’article : Pour en finir avec le « Campisme » Journal Anarchosyndicalisme n° 184 Nov.Dec .23

    cntaittoulouse.lautre.net/spip

  42. #campisme #antisemitisme #israel #palestine #polarité #binaire

    - cnt-ait.info/2024/03/15/lettre

    « Nous assistons actuellement en fonction des divers conflits, à un retour de cette idéologie d’affrontement entre l’axe du bien et l’axe du mal, qui est en fait la description du campisme, qui consiste à dire quiconque n’est pas avec moi , est contre moi (comme au bon vieux temps de la guerre froide).

    C’est une vision idéologique binaire, qui appelle à soutenir n’importe quelle saloperie pour diverses raisons, notamment des luttes anticolonialistes, des luttes de libération nationale, tout ce qui paraît de près ou de loin « anti-impérialiste » mais authentiquement interclassiste, à partir du moment où l’ennemi de mon ennemi entre en conflit.

    Le campisme ce n’est pas de l’internationalisme, ce n’est pas la solidarité, mais un aveuglement. »

    Conclusion de l’article : Pour en finir avec le « Campisme » Journal Anarchosyndicalisme n° 184 Nov.Dec .23

    cntaittoulouse.lautre.net/spip

  43. #campisme #antisemitisme #israel #palestine #polarité #binaire

    - cnt-ait.info/2024/03/15/lettre

    « Nous assistons actuellement en fonction des divers conflits, à un retour de cette idéologie d’affrontement entre l’axe du bien et l’axe du mal, qui est en fait la description du campisme, qui consiste à dire quiconque n’est pas avec moi , est contre moi (comme au bon vieux temps de la guerre froide).

    C’est une vision idéologique binaire, qui appelle à soutenir n’importe quelle saloperie pour diverses raisons, notamment des luttes anticolonialistes, des luttes de libération nationale, tout ce qui paraît de près ou de loin « anti-impérialiste » mais authentiquement interclassiste, à partir du moment où l’ennemi de mon ennemi entre en conflit.

    Le campisme ce n’est pas de l’internationalisme, ce n’est pas la solidarité, mais un aveuglement. »

    Conclusion de l’article : Pour en finir avec le « Campisme » Journal Anarchosyndicalisme n° 184 Nov.Dec .23

    cntaittoulouse.lautre.net/spip

  44. #campisme #antisemitisme #israel #palestine #polarité #binaire

    - cnt-ait.info/2024/03/15/lettre

    « Nous assistons actuellement en fonction des divers conflits, à un retour de cette idéologie d’affrontement entre l’axe du bien et l’axe du mal, qui est en fait la description du campisme, qui consiste à dire quiconque n’est pas avec moi , est contre moi (comme au bon vieux temps de la guerre froide).

    C’est une vision idéologique binaire, qui appelle à soutenir n’importe quelle saloperie pour diverses raisons, notamment des luttes anticolonialistes, des luttes de libération nationale, tout ce qui paraît de près ou de loin « anti-impérialiste » mais authentiquement interclassiste, à partir du moment où l’ennemi de mon ennemi entre en conflit.

    Le campisme ce n’est pas de l’internationalisme, ce n’est pas la solidarité, mais un aveuglement. »

    Conclusion de l’article : Pour en finir avec le « Campisme » Journal Anarchosyndicalisme n° 184 Nov.Dec .23

    cntaittoulouse.lautre.net/spip

  45. #campisme #antisemitisme #israel #palestine #polarité #binaire

    - cnt-ait.info/2024/03/15/lettre

    « Nous assistons actuellement en fonction des divers conflits, à un retour de cette idéologie d’affrontement entre l’axe du bien et l’axe du mal, qui est en fait la description du campisme, qui consiste à dire quiconque n’est pas avec moi , est contre moi (comme au bon vieux temps de la guerre froide).

    C’est une vision idéologique binaire, qui appelle à soutenir n’importe quelle saloperie pour diverses raisons, notamment des luttes anticolonialistes, des luttes de libération nationale, tout ce qui paraît de près ou de loin « anti-impérialiste » mais authentiquement interclassiste, à partir du moment où l’ennemi de mon ennemi entre en conflit.

    Le campisme ce n’est pas de l’internationalisme, ce n’est pas la solidarité, mais un aveuglement. »

    Conclusion de l’article : Pour en finir avec le « Campisme » Journal Anarchosyndicalisme n° 184 Nov.Dec .23

    cntaittoulouse.lautre.net/spip

  46. #antisémitisme #gauche #france #campisme #polarisation #BenGidley #LeftRenewal #mazeldon #jewdiverse

    - raar.frama.io/raar-info-2024/0

    Introduction

    Pour faire suite à la tribune qu’il a récemment publiée avec deux autres militants de la gauche radicale britannique dans laquelle ils abordent avec franchise la question de l’antisémitisme, le sociologue Ben Gidley prolonge sa réflexion sur la nécessité et l’urgence pour la gauche de procéder à l’examen autocritique des traits réactionnaires de sa pensée.

    Trois militants de la gauche radicale ont publié le 10 décembre 2023 un texte qui s’intitule :”Pour une gauche démocratique et internationaliste. Contribution au renouveau et à la transformation de la gauche” (raar.frama.io/raar-info-2023/1)

    Daniel Randall est un cheminot basé à Londres, Daniel Mang est un agent de santé travaillant en Suède et Ben Gidley est un sociologue à Birkbeck College (université de Londres).

    Leur tribune a pour originalité de désigner le proverbial “éléphant dans le salon” de la gauche : l’antisémitisme de gauche aujourd’hui .