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#imperialisme — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #imperialisme, aggregated by home.social.

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  1. [note] Naomi Klein, ou l’apocalypse sans le capital

    À propos d'End Times Fascism de Naomi Klein et Astra Taylor (septembre 2026) : documentation juste de l'alliance apocalyptique entre milliardaires de la tech, fondamentalistes religieux et ethno-nationalistes, mais substitution d'une « majorité des gens » moralement indignée au sujet historique capable d'en finir avec leur système...

    pointsdancrage.fr/2026/08/19/n


  2. La Banque mondiale souhaite davantage d'investissements dans les infrastructures de gaz méthane. 🔥
    La Banque mondiale cite les États-Unis comme un progrès.
    Les éléments de language sont intentionnels :

    #manipulation #propagande #torchage #méthane #BanqueMondiale #émissions #extractivisme #impérialisme

  3. Généralement, en #Europe, on pointe les méchants extrémistes qui, ailleurs, commettent des crimes, alors que ces criminels ne sont que la pointe de la lance que les Européens tiennent en main, pour s'accaparer les terres et ressources, ailleurs...

    La #colonisation européenne a toujours fonctionné ainsi.
    Depuis des siècles.

    "L'Europe" regarde ailleurs, croit-on, et on s'offusque. On reproche aux instances européennes leur silence...

    Ces extrémistes ne sont pas autre chose que le prolongement de NOTRE #impérialisme.

    Rien ne se réglera sur ces terres lointaines, parce que nous ne le voulons pas : nos vols en #avion, notre #surconsommation, notre #confort...

  4. 🇪🇸 L’impérialisme espagnol dans une période de désordre mondial

    Alors qu’une partie de la gauche voit dans l’État Espagnol une puissance « progressiste », ce texte revient sur l’histoire du développement de cet #impérialisme « de second rang ».

    revolutionpermanente.fr/L-impe
    #espagne #sanchez

  5. Capituler ou mourir : le « processus de paix » à Gaza et la propagande occidentale
    chroniquepalestine.com/capitul
    Andi Olluri soutient que le « processus de paix » à Gaza sert de cadre de propagande visant à légitimer l’occupation israélienne et les objectifs politiques occidentaux, tout en présentant la capitulation et le désarmement
    #Politique #NousRecommandons #Slider #Colonialisme #Génocide #Hasbara #Imperialisme

  6. ✍️ #Ceuta : quand la gauche espagnole épouse les intérêts de son #impérialisme et de l’#Europe forteresse

    Une partie de la gauche fait bloc avec l’État espagnol en reprenant l’idée que le #Maroc devrait jouer son rôle de gendarme des frontières de l’#UE.

    revolutionpermanente.fr/Ceuta-
    #repression

  7. 🇦🇷 Argentine : le FMI adoube l’#austérité de Milei pour mieux intensifier le pillage impérialiste

    La visite de la directrice du #FMI en #Argentine consacre le rôle de Javier #Milei comme président au service des intérêts des capitaux internationaux.

    revolutionpermanente.fr/Argent
    #imperialisme

  8. [Veille 📣] Anarchist hero Murray Bookchin was a Zionist who whitewashed Israel's colonialism and war crimes - Geopolitical Economy Report
    geopoliticaleconomy.com/2019/0

    Bon bah parce qu'il ne faut pas avoir d'idoles, voici Bookchin l'impérialiste et le sioniste.
    Il espérait qu'Israël devienne un exemple de fédéralisme.

    Lien vers cette entrée dans ma veille : liens.declosure.ch/shaare/_aC2
    Toute ma veille est disponible ici : liens.declosure.ch/
    #MurrayBookchin #sionisme #impérialisme #critique
    #links #liens #veille

  9. 🔴 #MoyenOrient : l’escalade impérialiste états-unienne menace d’embraser le Golfe, l’#Iran riposte

    La crainte d’un éventuel affrontement entre les #Houthis du #Yémen et l’#ArabieSaoudite s’intensifie également.

    revolutionpermanente.fr/Moyen-
    #imperialisme #etatsunis

  10. 🔴 50 morts, bombardements massifs : #Trump poursuit son escalade meurtrière en #Iran

    Ce samedi 18 juillet, les autorités iraniennes dénombraient 50 morts et plus de 500 blessés depuis la reprise des bombardements américains le 8 juillet dernier.

    revolutionpermanente.fr/50-mor
    #etatsunis #imperialisme

  11. Un spectre sinistre hante le monde : celui du néofascisme
    chroniquepalestine.com/un-spec
    Même ce que nous considérions comme un grand événement sportif, censé mettre entre parenthèses – fût-ce de manière artificielle et provisoire – les conflits de ce monde, n’y échappe pas. Omar Artan, premier Somalien désigné
    #Politique #NousRecommandons #Slider #Colonialisme #Cuba #EtatsUnis #FascismeIsraélien #Imperialisme #Sionisme

  12. 🇻🇪 Séisme, occupation militaire et misère politique au #Venezuela : les conditions d’une crise majeure

    Après les bombardements étasuniens, le #séisme qui a eu lieu fin juin vient s'ajouter aux souffrances du peuple vénézuélien.

    revolutionpermanente.fr/Venezu
    #imperialisme #etatsunis

  13. 🪖 Opinion. La bataille d’Ormuz

    Le conflit pour le contrôle du détroit d'#Ormuz a réduit à néant le mémorandum d'accord signé le 17 juin par les #ÉtatsUnis et l'#Iran, sous l'égide du Pakistan et du Qatar. La trêve précaire, qui devait durer 60 jours, n'a tenu que trois semaines

    revolutionpermanente.fr/Opinio
    #guerre #imperialisme

  14. 🇵🇸 Gaza : trahi par ses alliés, le Hamas accepte une solution imposée par l’#impérialisme

    Sous la menace de la reprise d’une #guerre génocidaire de haute intensité, le Hamas accepte de transférer l’administration de #Gaza à un comité pro-impérialiste

    revolutionpermanente.fr/Gaza-t
    #palestine

  15. Ukraine, Palestine, Iran, Venezuela, Cuba… Une soixantaine de conflits à travers le monde, mais une seule et même guerre
    investigaction.net/ukraine-pal
    La multiplication de conflits dans le monde depuis la fin du camp socialiste est un fait qui démontre que, quand il n’est pas contré par un camp de la paix, […]
    #Politique #NordSud #Impérialisme

  16. 🇹🇳 #Tunisie. Le régime de Kaïs #Saïed durcit son offensive négrophobe pour dévier la colère sociale

    La politique raciste contre les exilés subsahariens est directement financée par les puissances impérialistes, avec leur « externalisation des frontières.

    revolutionpermanente.fr/Tunisi
    #racisme #imperialisme

  17. 🔴 Affrontements dans le détroit d’Ormuz : pourquoi #Trump ne peut pas sortir de la guerre en Iran

    La question du contrôle du détroit d’#Ormuz est au cœur de cette nouvelle escalade alors qu’il est devenu le centre de gravité de la #guerre, mais aussi d’un éventuel accord de paix. L’#Iran entend capitaliser sur sa victoire et la convertir en une source substantielle de revenus, en prélevant un droit de passage.

    revolutionpermanente.fr/Affron
    #etatsunis #imperialisme

  18. Bureau d 'information Alba Granada North Africa @albagranadanorthafrica.wordpress.com@albagranadanorthafrica.wordpress.com ·

    De la Commune de Paris aux batailles héroïques de la Résistance dans le sud du Liban


    De la bravoure

    À ceux qui doutent de la capacité des peuples à affronter des forces qui leur sont numériquement supérieures, à ceux qui propagent sans cesse un discours défaitiste de désespoir et de doute quant à la capacité de résistance de la Palestine, du Liban, de l’Iran ou du Yémen à remporter la victoire malgré le déséquilibre des forces, malgré l’ampleur des pertes et des sacrifices, voici ce que déclarait Hô Chi Minh, en 1951, en réponse à ceux qui mettaient en doute la victoire contre la France impériale de l’époque:

    « Face au déséquilibre des forces, certains comparent notre Résistance à un combat entre une sauterelle et un éléphant. D’une certaine manière, pour ceux qui ne voient que l’aspect matériel et éphémère des choses, cette comparaison peut sembler juste… Nous, face aux avions et à l’artillerie ennemis, nous n’avions entre les mains que des lances en bambou… Mais nous ne regardons pas seulement le présent ; nous regardons aussi l’avenir. Nous plaçons notre confiance dans la force et le moral du peuple. C’est pourquoi nous répondons avec fermeté aux sceptiques et aux pessimistes : aujourd’hui, oui, la sauterelle ose affronter l’éléphant. Demain, ce sera l’éléphant qui y laissera sa peau. »

    Trois ans après ce discours, le général Giáp vainquit les Français à Diên Biên Phu.

    « Oui, demain aussi, les sanguinaires Yankees et leur valet sioniste traîneront la queue dans la déception et la défaite… ! »

    Nos combattants libanais avaient déjà démontré leur valeur : victoire en 2000, puis victoire en 2006 après trente-trois jours d’un combat héroïque. Ils n’étaient qu’un millier de guérilleros, équipés d’un armement très modeste — katiouchas et lance-roquettes individuels de fabrication soviétique hérités du Fatah — face à toute une armée, l’armée israélienne, l’une des plus sophistiquées au monde, comprenant notamment la puissante 5ᵉ division équipée de chars Merkava et bénéficiant du soutien aérien des États-Unis avec leurs F-35, F-36 et hélicoptères Apache.

    Aujourd’hui, le régime sioniste a été doté par l’Occident impérialiste d’armes de destruction massive. Pour la première fois dans l’histoire, des bombes d’une et de deux tonnes (FLU-9, M-84) ont été employées contre des guérilleros, principalement dans la banlieue sud, afin de tenter d’éliminer la direction militaire de la Résistance, comme lors de l’assassinat du commandement Radwan le 20 septembre, puis de celui du dirigeant historique Nasrallah le 27 septembre 2024.

    Pour tuer le dirigeant iranien, l’état-major et plusieurs responsables de l’administration iranienne, Trump annonça à la Knesset que l’aviation américaine et israélienne avait utilisé sept bombardiers B-2 équipés de bombes de deux tonnes, avant d’en ordonner vingt-six autres.

    À Khiam, Bint Jbeil, Aïtaroun, Arnoun et dans tout le sud du Liban, on vit des combattants légendaires livrer bataille « à distance zéro », ne disposant que de leurs corps et de leurs mitrailleuses contre un ennemi dont les soldats restaient retranchés dans leurs chars.

    La bataille de Wadi el-Hojeir est entrée dans l’histoire : quarante chars Merkava israéliens furent détruits par des combattants opérant à pied, surgissant des abris ou des tunnels pour prendre d’assaut les blindés ennemis. Ils combattaient ainsi à bout portant contre un adversaire lâche et sanguinaire qui tue à distance en frappant des civils, des femmes et des enfants.

    Pas une seule bataille terrestre israélienne ne fut remportée. Pas une seule.

    Au cours de la bataille de soixante-six jours (du 1ᵉʳ octobre au 5 décembre 2024), Israël engagea 150 000 soldats dans sa tentative d’invasion du Liban. En face se trouvait une poignée de guérilleros, survivants d’une direction décimée pendant les dix jours tragiques qui avaient ébranlé la Résistance.

    Durant ces dix jours eurent lieu les événements suivants :

    • l’explosion des bipeurs les 17 et 18 septembre 2024 ;
    • l’attaque contre les forces Radwan le 20 septembre ;
    • l’assassinat de Nasrallah le 27 septembre ;
    • celui de Hashem Safieddine le 1ᵉʳ octobre 2024 ;
    • enfin, les bombardements massifs du début du mois d’octobre dans le sud du Liban, qui firent 623 morts en une seule journée.

    Malgré tout, ces militants, entraînés à agir même en cas de rupture avec leur commandement, empêchèrent l’ennemi de progresser d’un seul kilomètre avec ses chars. L’un des principaux responsables iraniens, Qaani, considéra alors que cette bataille constituait la plus importante de l’histoire arabe.

    Israël demanda un cessez-le-feu, que le Hezbollah accepta afin de permettre le retour des réfugiés dans leurs villages, mais aussi de réorganiser ses structures, renouveler son système de communication, neutraliser les infiltrations au sein de son organisation et acquérir de nouvelles armes adaptées à une nouvelle conception du combat.

    Ce cessez-le-feu fantôme, instauré sous contrôle américain, avait pour objectif de permettre à l’ennemi d’obtenir par la paix ce qu’il n’avait pu conquérir par la guerre. Durant cette période de quinze mois, Israël occupa les cinq collines dominant le sud du Liban et détruisit trente-neuf villages, provoquant ainsi près de 70 % des destructions subies depuis le début de la guerre déclenchée à Gaza le 7 octobre 2023. Son objectif était de créer une zone tampon d’environ trente kilomètres de profondeur, comparable à celle imposée à Gaza.

    À partir du 2 mars 2026, parallèlement à l’attaque israélo-américaine contre l’Iran, le Hezbollah rompit ce cessez-le-feu et lança une guerre de guérilla — toujours en cours — fondée sur des techniques simples, échappant à la surveillance des systèmes électroniques et satellitaires, grâce à de nouvelles armes artisanales peu coûteuses, telles que les drones d’attaque FPV guidés par fibre optique. Plus tard, l’organisation introduisit également le système AL-MAZ-3, d’une portée de seize kilomètres, récupéré sur les Israéliens lors des combats avant d’être perfectionné.

    Trois batailles doivent rester gravées dans la mémoire des militants anticoloniaux et anti-impérialistes :

    • celle de Khiam, surnommée « le Stalingrad du Liban » tant la ville paraissait imprenable. Malgré les bombardements aériens qui détruisirent sa partie nord, les combattants, connaissant parfaitement le terrain, surgirent des tunnels au moment opportun, engagèrent des combats rue par rue et empêchèrent l’ennemi d’occuper la ville ;
    • celle de Bint Jbeil, située à trois kilomètres seulement de la Palestine occupée. Bien que presque entièrement détruite, les guérilleros continuent d’y mener quotidiennement des opérations depuis leurs tunnels contre les forces d’occupation. Ce n’était pas la première bataille de cette ville : déjà en 1978, Israël l’avait assiégée pendant trois mois, avant que quatorze combattants du FPLP ne brisent l’encerclement par une attaque-suicide contre le quartier général ennemi. C’est également à Bint Jbeil que Nasrallah célébra en 2000 la victoire marquant le retrait israélien après vingt-deux années d’occupation (1982-2000). Dans le stade de la ville, il prononça son célèbre discours inspiré de Mao Zedong selon lequel « Israël est plus fragile qu’une toile d’araignée », reprenant l’idée que « l’impérialisme n’est qu’un tigre de papier ». C’est aussi là que retentit à nouveau l’appel : « Déshérités du monde, unissez-vous ! »

    Retour à la guérilla

    La grande leçon que la Résistance a tirée de la coûteuse guerre de soutien à Gaza est le retour à la technique de la guérilla, autrement dit à la vietnamisation de la lutte armée et à la guerre populaire prolongée.

    Cette bravoure puise sa force, comme le disait Gramsci, dans le rapport organique entre le combattant et les masses ; le combattant se fond dans le peuple et assume le danger afin de le protéger (le bâton de Yahya Sinwar est devenu un symbole légendaire). Au sud du Liban, comme à Gaza, toute la direction de la Résistance a été décimée, y compris des familles et des enfants. Ismaïl Haniyeh, Khalil al-Hayya et Nasrallah ont tous perdu un fils tombé en martyr. Ainsi, les dirigeants d’Al-Qassam comme ceux d’Al-Radwan participaient eux-mêmes au combat.

    La technique de la guérilla, ou la vietnamisation de la Résistance armée, héritage de tous les combattants du monde — Vietnamiens, Coréens, Latino-Américains, Algériens et Palestiniens — a été reprise par les combattants.

    Le concept doctrinal du martyre — « choisir entre perdre son honneur ou entrer dans l’histoire comme martyr » — n’est pas nécessairement un concept religieux. « Cette doctrine, qui invite à ne pas craindre la mort, n’a pas pour objectif de détourner de la vie ; au contraire, elle vise à lui témoigner le plus grand respect. » On retrouve également cette idée chez des libérateurs communistes anti-impérialistes comme le Che, qui déclarait : « Il faut choisir entre une vie dégradée et servile ou le sacrifice pour une cause noble et juste. » Le mot d’ordre des combattants palestiniens était « vaincre ou mourir », tout comme le célèbre « Patrie ou mort » du Che. Tous les discours d’Al-Qassam reprenaient cette formule comme un véritable leitmotiv.

    Cette doctrine est une source d’un courage extraordinaire : « Le tyran meurt et son règne s’achève, mais la mort du martyr est le commencement de sa gloire », écrivait le théologien danois Søren Kierkegaard.

    À propos de la violence

    La revue scientifique The Lancet a publié en novembre 2025 une étude, citée par John Mearsheimer, selon laquelle le nombre de victimes des sanctions économiques imposées par les États-Unis aux pays du tiers-monde s’élèverait à vingt-huit millions de morts. En Irak, l’embargo aurait à lui seul causé la mort de 500 000 personnes, principalement des enfants.

    Au Liban, depuis le 8 octobre 2023, on dénombre 33 854 victimes (7 327 martyrs et 26 537 blessés), soit une moyenne de trente-six victimes par jour.

    À Gaza, les 180 000 tonnes de bombes larguées représentent une puissance huit fois supérieure à celle des bombes d’Hiroshima et de Nagasaki, soit environ 80 kilogrammes d’explosifs par habitant.

    Officiellement, on estime qu’environ 11 % de la population de Gaza a été tuée ou blessée. Rapportée à la France, une telle proportion correspondrait à l’ensemble de la population parisienne ; aux États-Unis, elle représenterait trente-trois millions de personnes. The Lancet évoque pour sa part 680 000 morts et disparus, chiffres repris notamment par Francesca Albanese et Ralph Nader, collaborateur de Ramsay Clark, parmi lesquels figurent :

    -2 700 familles entièrement anéanties ;

    -5 943 familles dont un seul membre a survécu.

    Ce n’est malheureusement pas la première tragédie de cette ampleur dans l’histoire. L’Algérie a perdu un million de martyrs sur une population de trois millions d’habitants ; le Congo a connu entre dix et vingt millions de morts. À Gaza comme au Liban, nous assistons à des massacres comparables, perpétrés dans un laps de temps extrêmement court.

    Trois scènes demeurent gravées dans les mémoires :

    –des familles brûlées vives dans leurs tentes en plastique ;

    –des enfants bombardés alors qu’ils se rendaient vers des points de distribution alimentaire ;

    –des milliers de familles contraintes de marcher sans interruption, jour et nuit, telles du bétail, jusqu’à se piétiner mutuellement ; de nombreux enfants ont trouvé la mort écrasés par leur propre foule familiale.

    Il est indéniable que la guerre menée contre Gaza et contre le Liban est une guerre américaine, y compris au niveau des décisions politiques. Elle n’aurait pas été possible sans la flotte des États-Unis et de leurs alliés occidentaux, ni sans les 54 milliards de dollars d’aide américaine. C’est le coût de cette guerre que Donald Trump entend compenser en exploitant les gisements gaziers offshore de Gaza et de Naqoura.

    Le « gouvernement de Vichy » du Liban face à la Résistance libanaise

    Depuis décembre 2023, le Liban a accepté un cessez-le-feu demandé par Israël après soixante-six jours de combats. Ce cessez-le-feu a été placé sous la supervision d’une commission présidée par les États-Unis, avec à sa tête un commissaire américain, Tom Barrack, désigné par Donald Trump pour superviser le pays. Depuis lors, le centre de décision s’est déplacé de Baabda — résidence officielle du président de la République libanaise — vers Washington ; le Liban se trouve désormais, de fait, sous tutelle américaine. C’est Washington qui a organisé l’élection présidentielle, désigné le gouvernement, nommé le commandant de l’armée, le gouverneur de la Banque centrale, etc.

    Le Hezbollah, qui avait besoin de se réorganiser, a accepté cette situation pendant quinze mois, alors même qu’Israël a violé le cessez-le-feu à 11 000 reprises et tué près de 500 de ses membres.

    Le 2 mars, la Résistance décida de rompre le cessez-le-feu (après l’assassinat de Khamenei) et de reprendre les hostilités contre Israël. Cette décision alarma les États-Unis, qui encouragèrent Netanyahou à frapper Beyrouth-Ouest, près du siège du gouvernement, le 8 avril 2026, provoquant la mort de 365 personnes dans des immeubles civils.

    Tel fut le choix imposé par Donald Trump : cela, ou la signature d’un accord de paix avec l’ennemi sioniste.

    Le Liban officiel est ainsi entré dans une phase cruciale qui rappelle l’époque du « gouvernement de Vichy » en France pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque les autorités n’étaient plus qu’un prolongement des intérêts étrangers.

    Le président de la République et le gouvernement se sont pliés aux pressions américaines, allant jusqu’à renoncer au discours d’investiture pourtant requis pour l’entrée en fonction.

    Le gouvernement a exécuté les exigences suivantes des États-Unis :

    1. Déclarer le Hezbollah, qui assure la défense du pays, organisation terroriste ;
    2. Fermer les institutions du Hezbollah à Beyrouth ;
    3. Expulser l’ambassade d’Iran du Liban ;
    4. Exiger du Hezbollah — conformément à la conception hobbesienne selon laquelle « l’État détient le monopole des armes » — qu’il remette son arsenal afin qu’il soit détruit.

    Malgré les immenses sacrifices consentis par la Résistance et son engagement pendant plus d’un an et demi, les autorités libanaises, dépourvues de tout sentiment de dignité nationale, non seulement se sont agenouillées devant l’ennemi, mais elles ont également trahi ceux qui défendent le pays et qui ont perdu plus de 6 000 combattants, sans compter les 33 000 victimes civiles depuis octobre 2023.

    Sous la pression américaine, ces autorités fantoches cherchent à priver le Liban de toute capacité de défense face à un ennemi qui ne comprend que le langage de la force. Elles proposent de dérisoires initiatives de négociation et de reddition alors même que l’ennemi poursuit son invasion, son occupation et la destruction de toute possibilité de vie dans soixante-deux villages libanais, exactement comme à Gaza où Israël occupe déjà près de 70 % du territoire.

    Les États-Unis ne se sont pas contentés de négociations humiliantes dont le seul objectif était le désarmement de la Résistance. Ils ont exigé du gouvernement libanais qu’il envoie à Washington une délégation d’officiers afin de rencontrer une commission militaire israélienne pour élaborer un plan commun de désarmement de la Résistance. Washington a annoncé être prêt à reconstruire l’armée libanaise sur de nouvelles bases, en lui consacrant 11 milliards de dollars. En réalité, cela signifie « une guerre civile et l’éclatement de l’armée », comme ce fut le cas durant la guerre civile entre 1975 et 1993.

    Les combattants du Hezbollah d’aujourd’hui sont-ils les Communards d’hier face à Versailles ?

    À la question de savoir si les combattants du Hezbollah peuvent être comparés aux nouveaux Communards, la réponse est affirmative, du point de vue patriotique.

    Le gouvernement libanais actuel, tout comme celui d’Adolphe Thiers en France en 1870-1871, continue de négocier avec l’occupant non pour défendre la souveraineté du pays ou les intérêts de son peuple, mais pour conspirer contre la Résistance et chercher à l’éliminer par les armes. L’attaque iranienne contre Israël, en juin 2026, destinée à dissuader le régime sioniste de bombarder les banlieues sud de Beyrouth, a mis le gouvernement libanais — accusé de trahison par le Hezbollah et par le Front national de soutien à la Résistance — face à ses responsabilités. Celui-ci a accusé l’Iran de s’ingérer dans les affaires libanaises, tout en gardant un silence lâche devant l’invasion israélienne qui continue de progresser vers Tyr et Nabatieh.

    Marx considérait la guerre menée par la bourgeoisie contre la Commune, des deux côtés de la frontière, comme « la plus terrible guerre des temps modernes, où vainqueurs et vaincus fraternisent pour massacrer ensemble les Communards ». Il expliquait comment les Prussiens encerclaient Paris tout en négociant avec Versailles après la cession de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine.

    Les Communards déclenchèrent alors leur révolution ouvrière et la guerre civile commença. Les plus déterminés étaient les blanquistes et les membres de l’Internationale, mais tout se termina par le massacre de 25 000 Communards.

    Dans La Guerre civile en France, Marx souligne que les Communards ne cédèrent jamais à l’ancien chauvinisme républicain résumé par le mot d’ordre « Valmy ou la patrie en danger ! », lancé lorsque la Révolution française était attaquée par les monarchies européennes.

    Lénine revient lui aussi sur cette question dans L’État et la Révolution, où il affirme que « le défaitisme révolutionnaire est précisément la continuation de la lutte des classes ».

    Toutefois, la comparaison entre les Communards et les combattants libanais ne peut être étendue au programme social de la Commune, qui reposait notamment sur :

    • la laïcité et la séparation de l’Église et de l’État ;
    • l’abolition du travail de nuit, en particulier pour les enfants ;
    • les libertés publiques dans tous les domaines.

    La patrie des Communards se voulait universelle et aspirait à réorganiser l’ensemble du territoire français selon le modèle des communes fédérées. Cette tentative échoua et fut noyée dans le sang dans plusieurs villes.

    Marx concluait ainsi :

    « Le plus grand effort d’héroïsme dont la vieille société est encore capable est une guerre nationale ; et l’on a démontré qu’elle n’est qu’une mystification des gouvernements. La domination de classe ne peut plus se dissimuler sous un uniforme national. »

    Tout compromis patriotique avec eux est inacceptable.

    Il est vrai que le Hezbollah a construit « un État dans l’État ». Il a créé des institutions bancaires, notamment les célèbres banques coopératives Al-Qard al-Hassan (« Le Bon Prêt »), fondées sur une logique opposée à celle de la Banque mondiale ou du FMI. Il a également développé l’institution Jihad al-Bina, destinée à protéger les paysans contre les politiques agricoles de l’OMC et à encourager de petits projets d’autosuffisance alimentaire, de stockage des céréales et de production d’énergie solaire.

    Cependant, ces initiatives n’ont jamais pu acquérir une portée universelle ni s’imposer à l’échelle nationale. Les premières frappes aériennes israéliennes ont d’ailleurs visé l’ensemble des bureaux d’Al-Qard al-Hassan, qui furent entièrement détruits.

    À propos de la guerre américano-israélienne contre l’Iran

    1. La guerre criminelle impérialiste menée contre l’Iran n’est pas un simple duel, mais une guerre de l’Occident contre l’Iran et l’Axe de la Résistance.

    2. Cette guerre s’est soldée par un fiasco et n’a atteint aucun de ses objectifs, à savoir :

    • la chute du régime de la République islamique, qui non seulement ne s’est pas affaibli, mais a contraint les États-Unis à demander l’ouverture de négociations ;
    • l’incapacité de provoquer une guerre civile dans ce pays multiethnique, où les Perses ne représentent qu’environ 40 % de la population (les Kurdes comme les Azéris ont refusé de se soulever contre l’État central). Depuis lors, l’Iran a privilégié une démocratie de proximité, encourageant le dialogue et favorisant les débats. Le dernier discours du président allait dans ce sens ;
    • l’échec de la tentative de briser l’Axe de la Résistance, actif au Liban, au Yémen et en Irak ;
    • l’impossibilité d’éliminer le programme nucléaire iranien.

    L’Iran est sorti renforcé de cette épreuve et a acquis un nouvel atout stratégique : la capacité d’imposer son contrôle sur le détroit d’Ormuz.

    L’Iran a subi des pertes, mais Israël en a subi davantage. Bien qu’Israël dispose d’avions furtifs F-35, de systèmes antimissiles parmi les plus perfectionnés au monde et de deux boucliers antimissiles — Arrow et David’s Sling — cette guerre s’est révélée extrêmement coûteuse pour le régime sioniste. Chaque interception représente un coût de plusieurs millions de dollars, tandis que les missiles iraniens ne coûtent qu’une infime fraction de cette somme.

    Quels sont les éléments qui ont contribué à cette victoire ?

    1. L’Iran a mené une guerre d’usure contre ses adversaires en maîtrisant le facteur temps, en évitant tout gaspillage de ses moyens et en avançant progressivement, étape par étape.

    2. L’Iran, véritable sous-continent de 90 millions d’habitants couvrant une superficie de 1,6 million de km², s’est reconstruit depuis plus de cinq décennies sous la pression permanente des sanctions économiques, malgré une aviation vieillissante, une forte inflation et des tensions internes. Cette situation l’a conduit à mobiliser ses ressources humaines et naturelles afin de bâtir une économie fondée sur l’autosuffisance dans tous les domaines : souveraineté alimentaire, développement scientifique et technologique, ainsi que promotion de la participation des femmes, qui représentent aujourd’hui près de 60 % des étudiants universitaires, notamment dans les filières scientifiques. Pendant ce temps, l’Occident eurocentré, soutenu par une certaine gauche atlantiste, prétend lui donner des leçons sur la manière de s’habiller.

    Conclusion

    L’impact du défi lancé par l’Iran aux États-Unis est en train de modifier les règles du jeu internationales. C’est la première fois qu’une puissance moyenne défie non seulement les États-Unis, mais aussi leur allié sioniste, ainsi que leurs partenaires du Golfe, qui ont vu plusieurs bases américaines détruites en l’espace de trois nuits, sans oublier les forces de l’OTAN et plusieurs armées européennes. Cette évolution constitue un enseignement pour des pays comme le Pakistan et la Turquie, qui redoutent fortement la puissance américaine.

    L’oligarchie financière croit que ses innovations technologiques suffiront à écraser la Résistance des peuples et à ensevelir leurs aspirations à l’indépendance et à la justice. Pourtant, cette ambition est vouée à l’échec.

    L’un des grands représentants de la théologie de la libération, le père Ernesto Cardenal, écrivit dans l’Épitaphe pour la tombe d’Adolfo Báez Bone, assassiné avec plusieurs de ses compagnons :

    « Ils croyaient t’enterrer ; en réalité, ils enterraient une semence. »

    Source: cncomunistas.org, Leyla Ghanem

    @albagranadanorthafrica

    #Aïtaroun #ÀKhiam #BintJbeil #DiênBiênPhu #generalGiap #guerrilla #Imperialisme #LaBatailleDeWadiElHojeir #merkava #Sionisme
  19. Asie de l’Ouest : les Data centers deviennent des enjeux stratégiques
    chroniquepalestine.com/asie-ou
    Les infrastructures d’intelligence artificielle font de l’Asie de l’ouest un terrain d’affrontement entre les grandes puissances. Pendant des décennies, les guerres en Asie de l’ouest ont tourné autour d’objectifs stratégiques bien connus : bases aériennes,
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