#cntait — Public Fediverse posts
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https://cnt-ait.info/2026/07/15/confederacionanarcosindicalista/ (ESPAGNE : la CNT-AIT obligée de changer de nom par contrainte judiciaire suite à un procès de la CNT-CIT, la lutte continue !)
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Nous relayons le communiqué de notre section soeur en Espagne, connue jusque là sous le sigle CNT-AIT Espagne mais qui a été contrainte de changer de nom, suite à sa condamnation par un juge espagnol d’une juridiction héritée du franquisme, pour « usurpation de marque commerciale ». Un procès avait été intenté à la CNT-AIT par la CNT-CIT, laquelle avait déposé le nom CNT comme une marque commerciale et s’en arroge le droit exclusif d’usage.Mais si la CIT a pu contraindre la CNT-AIT a abandonner son nom, avec la complicité de l’Etat et de ses instruments de répression judiciaires et policiers, les compagnons anarchosyndicalistes en Espagne n’abandonnent pas la lutte pour autant. Au contraire, cela les galvanise encore plus ! Ils ont choisi collectivement comme nouveau nom « Confederacion anarchosindicalista – AIT ».
La section en France de l’AIT, la CNT-AIT, entend plus que jamais porter haut les couleurs de l’anarchosyndicalisme et le nom chargé d’histoire de la CNT-AIT, et assure sa section soeur en Epagne de sa solidarité indéfectible, comme elle l’a toujours fait depuis les 100 ans d’existence d’une section de l’AIT en France.
Vive la CNT-AIT ! Vive l’AIT ! Vive l’Anarchosyndicalisme !
Plus que jamais, la lutte continue !
PS : A noter que la section soeur de la CNT-CIT en France, connue sous le nom de CNT-F ou CNT-Vignoles, n’a à ce jour pas condamnée les pratiques dégueulasses de sa section soeur espagnole …
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https://cnt-ait.info/2026/07/15/confederacionanarcosindicalista/ (ESPAGNE : la CNT-AIT obligée de changer de nom par contrainte judiciaire suite à un procès de la CNT-CIT, la lutte continue !)
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Nous relayons le communiqué de notre section soeur en Espagne, connue jusque là sous le sigle CNT-AIT Espagne mais qui a été contrainte de changer de nom, suite à sa condamnation par un juge espagnol d’une juridiction héritée du franquisme, pour « usurpation de marque commerciale ». Un procès avait été intenté à la CNT-AIT par la CNT-CIT, laquelle avait déposé le nom CNT comme une marque commerciale et s’en arroge le droit exclusif d’usage.Mais si la CIT a pu contraindre la CNT-AIT a abandonner son nom, avec la complicité de l’Etat et de ses instruments de répression judiciaires et policiers, les compagnons anarchosyndicalistes en Espagne n’abandonnent pas la lutte pour autant. Au contraire, cela les galvanise encore plus ! Ils ont choisi collectivement comme nouveau nom « Confederacion anarchosindicalista – AIT ».
La section en France de l’AIT, la CNT-AIT, entend plus que jamais porter haut les couleurs de l’anarchosyndicalisme et le nom chargé d’histoire de la CNT-AIT, et assure sa section soeur en Epagne de sa solidarité indéfectible, comme elle l’a toujours fait depuis les 100 ans d’existence d’une section de l’AIT en France.
Vive la CNT-AIT ! Vive l’AIT ! Vive l’Anarchosyndicalisme !
Plus que jamais, la lutte continue !
PS : A noter que la section soeur de la CNT-CIT en France, connue sous le nom de CNT-F ou CNT-Vignoles, n’a à ce jour pas condamnée les pratiques dégueulasses de sa section soeur espagnole …
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https://cnt-ait.info/2026/07/19/il-y-a-90-ans-le-19-juillet-1936/ (Il y a 90 ans, le 19 JUILLET 1936 …)
Texte à télécharger au format PDF : https://cnt-ait.info/wp-content/uploads/2026/07/19-julio-36-2026.pdf
# Le 19 JUILLET 1936:
Le prolétariat espagnol en arme coupe court dans une partie du pays à la tentative de coup d’état fasciste.
Nourri depuis longtemps par les idées et pratiques anarchistes, organisé en grande partie au sein de la CNT-AIT et de la FAI, il se lance d’emblée dans une révolution sociale d’une ampleur inégalée.
Malgré la persistance d’un état et d’une fraction républicaine de la bourgeoisie, les difficultés de la guerre contre les fascistes, la répression stalinienne grandissante et souvent contre les compromissions et avis de ceux qui prétendent le représenter, il met en place de manière autonome les réalisations les plus concrètes du communisme libertaire.
# Le 19 JUILLET 2026, 90 ans plus tard…
Le vieux monde que se sont essayé à détruire les compagnons espagnols est toujours là, toujours vieux, mais d’une complexité plus accablante encore.
Inutile ici de chercher à détailler de manière exhaustive l’ensemble des maux d’une organisation sociale globalement injuste et destructrice.
Des guerres à une énième « canicule du capital », les raisons de la colère ne manquent pas.
Pourtant, les révoltes qui grondent avec régularité ailleurs et ici sont noyées :
répression féroce ou affaiblissement progressif, retour du « quotidien », isolement et abrutissement marchand, et presque toujours, difficulté chronique à imaginer autre chose qu’une amélioration de l’existant par le jeu des politiques.Rien d’étonnant, puisqu’en déficit d’une auto organisation révolutionnaire capable de représenter une forme d’intérêt général, celui ci échoue toujours dans les mains de l’État.
Mais, malgré l’urgence, et ce sale sentiment d’avoir le dos au mur, l’histoire n’est pas finie…
Si nous voulons retrouver « l’esprit du 19 juillet 36 », organisons nous partout en vue de préparer la révolution sociale !
Por un otro futuro, viva el communismo libertario, viva la Anarquia !
Pour un autre futur, vive le communisme libertaire, Vive L’Anarchie !
CNT/AIT Initiative Grand Ouest
https://cnt-ait.info/la-cnt-ait-cest-quoi/
#Espagne #1936 #Revolution #CNTAIT #FAI #AnarchoSyndicalisme #Anarchisme #antifa
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https://cnt-ait.info/2026/07/19/il-y-a-90-ans-le-19-juillet-1936/ (Il y a 90 ans, le 19 JUILLET 1936 …)
Texte à télécharger au format PDF : https://cnt-ait.info/wp-content/uploads/2026/07/19-julio-36-2026.pdf
# Le 19 JUILLET 1936:
Le prolétariat espagnol en arme coupe court dans une partie du pays à la tentative de coup d’état fasciste.
Nourri depuis longtemps par les idées et pratiques anarchistes, organisé en grande partie au sein de la CNT-AIT et de la FAI, il se lance d’emblée dans une révolution sociale d’une ampleur inégalée.
Malgré la persistance d’un état et d’une fraction républicaine de la bourgeoisie, les difficultés de la guerre contre les fascistes, la répression stalinienne grandissante et souvent contre les compromissions et avis de ceux qui prétendent le représenter, il met en place de manière autonome les réalisations les plus concrètes du communisme libertaire.
# Le 19 JUILLET 2026, 90 ans plus tard…
Le vieux monde que se sont essayé à détruire les compagnons espagnols est toujours là, toujours vieux, mais d’une complexité plus accablante encore.
Inutile ici de chercher à détailler de manière exhaustive l’ensemble des maux d’une organisation sociale globalement injuste et destructrice.
Des guerres à une énième « canicule du capital », les raisons de la colère ne manquent pas.
Pourtant, les révoltes qui grondent avec régularité ailleurs et ici sont noyées :
répression féroce ou affaiblissement progressif, retour du « quotidien », isolement et abrutissement marchand, et presque toujours, difficulté chronique à imaginer autre chose qu’une amélioration de l’existant par le jeu des politiques.Rien d’étonnant, puisqu’en déficit d’une auto organisation révolutionnaire capable de représenter une forme d’intérêt général, celui ci échoue toujours dans les mains de l’État.
Mais, malgré l’urgence, et ce sale sentiment d’avoir le dos au mur, l’histoire n’est pas finie…
Si nous voulons retrouver « l’esprit du 19 juillet 36 », organisons nous partout en vue de préparer la révolution sociale !
Por un otro futuro, viva el communismo libertario, viva la Anarquia !
Pour un autre futur, vive le communisme libertaire, Vive L’Anarchie !
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# Le 19 JUILLET 1936:
Le prolétariat espagnol en arme coupe court dans une partie du pays à la tentative de coup d’état fasciste.
Nourri depuis longtemps par les idées et pratiques anarchistes, organisé en grande partie au sein de la CNT-AIT et de la FAI, il se lance d’emblée dans une révolution sociale d’une ampleur inégalée.
Malgré la persistance d’un état et d’une fraction républicaine de la bourgeoisie, les difficultés de la guerre contre les fascistes, la répression stalinienne grandissante et souvent contre les compromissions et avis de ceux qui prétendent le représenter, il met en place de manière autonome les réalisations les plus concrètes du communisme libertaire.
# Le 19 JUILLET 2026, 90 ans plus tard…
Le vieux monde que se sont essayé à détruire les compagnons espagnols est toujours là, toujours vieux, mais d’une complexité plus accablante encore.
Inutile ici de chercher à détailler de manière exhaustive l’ensemble des maux d’une organisation sociale globalement injuste et destructrice.
Des guerres à une énième « canicule du capital », les raisons de la colère ne manquent pas.
Pourtant, les révoltes qui grondent avec régularité ailleurs et ici sont noyées :
répression féroce ou affaiblissement progressif, retour du « quotidien », isolement et abrutissement marchand, et presque toujours, difficulté chronique à imaginer autre chose qu’une amélioration de l’existant par le jeu des politiques.Rien d’étonnant, puisqu’en déficit d’une auto organisation révolutionnaire capable de représenter une forme d’intérêt général, celui ci échoue toujours dans les mains de l’État.
Mais, malgré l’urgence, et ce sale sentiment d’avoir le dos au mur, l’histoire n’est pas finie…
Si nous voulons retrouver « l’esprit du 19 juillet 36 », organisons nous partout en vue de préparer la révolution sociale !
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Le prolétariat espagnol en arme coupe court dans une partie du pays à la tentative de coup d’état fasciste.
Nourri depuis longtemps par les idées et pratiques anarchistes, organisé en grande partie au sein de la CNT-AIT et de la FAI, il se lance d’emblée dans une révolution sociale d’une ampleur inégalée.
Malgré la persistance d’un état et d’une fraction républicaine de la bourgeoisie, les difficultés de la guerre contre les fascistes, la répression stalinienne grandissante et souvent contre les compromissions et avis de ceux qui prétendent le représenter, il met en place de manière autonome les réalisations les plus concrètes du communisme libertaire.
# Le 19 JUILLET 2026, 90 ans plus tard…
Le vieux monde que se sont essayé à détruire les compagnons espagnols est toujours là, toujours vieux, mais d’une complexité plus accablante encore.
Inutile ici de chercher à détailler de manière exhaustive l’ensemble des maux d’une organisation sociale globalement injuste et destructrice.
Des guerres à une énième « canicule du capital », les raisons de la colère ne manquent pas.
Pourtant, les révoltes qui grondent avec régularité ailleurs et ici sont noyées :
répression féroce ou affaiblissement progressif, retour du « quotidien », isolement et abrutissement marchand, et presque toujours, difficulté chronique à imaginer autre chose qu’une amélioration de l’existant par le jeu des politiques.Rien d’étonnant, puisqu’en déficit d’une auto organisation révolutionnaire capable de représenter une forme d’intérêt général, celui ci échoue toujours dans les mains de l’État.
Mais, malgré l’urgence, et ce sale sentiment d’avoir le dos au mur, l’histoire n’est pas finie…
Si nous voulons retrouver « l’esprit du 19 juillet 36 », organisons nous partout en vue de préparer la révolution sociale !
Por un otro futuro, viva el communismo libertario, viva la Anarquia !
Pour un autre futur, vive le communisme libertaire, Vive L’Anarchie !
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# Le 19 JUILLET 1936:
Le prolétariat espagnol en arme coupe court dans une partie du pays à la tentative de coup d’état fasciste.
Nourri depuis longtemps par les idées et pratiques anarchistes, organisé en grande partie au sein de la CNT-AIT et de la FAI, il se lance d’emblée dans une révolution sociale d’une ampleur inégalée.
Malgré la persistance d’un état et d’une fraction républicaine de la bourgeoisie, les difficultés de la guerre contre les fascistes, la répression stalinienne grandissante et souvent contre les compromissions et avis de ceux qui prétendent le représenter, il met en place de manière autonome les réalisations les plus concrètes du communisme libertaire.
# Le 19 JUILLET 2026, 90 ans plus tard…
Le vieux monde que se sont essayé à détruire les compagnons espagnols est toujours là, toujours vieux, mais d’une complexité plus accablante encore.
Inutile ici de chercher à détailler de manière exhaustive l’ensemble des maux d’une organisation sociale globalement injuste et destructrice.
Des guerres à une énième « canicule du capital », les raisons de la colère ne manquent pas.
Pourtant, les révoltes qui grondent avec régularité ailleurs et ici sont noyées :
répression féroce ou affaiblissement progressif, retour du « quotidien », isolement et abrutissement marchand, et presque toujours, difficulté chronique à imaginer autre chose qu’une amélioration de l’existant par le jeu des politiques.Rien d’étonnant, puisqu’en déficit d’une auto organisation révolutionnaire capable de représenter une forme d’intérêt général, celui ci échoue toujours dans les mains de l’État.
Mais, malgré l’urgence, et ce sale sentiment d’avoir le dos au mur, l’histoire n’est pas finie…
Si nous voulons retrouver « l’esprit du 19 juillet 36 », organisons nous partout en vue de préparer la révolution sociale !
Por un otro futuro, viva el communismo libertario, viva la Anarquia !
Pour un autre futur, vive le communisme libertaire, Vive L’Anarchie !
CNT/AIT Initiative Grand Ouest
https://cnt-ait.info/la-cnt-ait-cest-quoi/
#Espagne #1936 #Revolution #CNTAIT #FAI #AnarchoSyndicalisme #Anarchisme #antifa
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- https://aplutsoc.org/2026/07/19/reflexions-sur-la-revolution-de-1936-par-andy-durgan/ (Réflexions sur la révolution de 1936, par Andy Durgan)
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À la veille de la guerre civile, la CNT exerçait encore une influence considérable au sein du mouvement ouvrier catalan – le plus important de la péninsule Ibérique – et une présence significative en Andalousie, en Aragon et dans la Communauté valencienne.De plus, dans les Asturies et à Madrid, où les socialistes avaient historiquement été majoritaires au sein du mouvement ouvrier, la CNT conservait une présence significative.²
Les militants et les dirigeants syndicaux étaient divisés entre anarcho-syndicalistes et divers courants plus purement anarchistes, dont le plus important était la Fédération anarchiste ibérique (FAI).
Toutes ces tendances partageaient un apolitisme commun.
Cependant, affaiblie par la répression et idéologiquement divisée, la CNT adopta, durant les premiers mois de 1936, une position moins intransigeante dans ses relations avec la gauche politique, ce qui peut être considéré comme un prélude à sa participation directe au gouvernement pendant la guerre.
Lors des élections de février 1936, afin d’obtenir la libération de ses milliers de membres emprisonnés, la CNT n’organisa pas de campagne d’abstention, contrairement à 1933, et sa « liberté de vote » contribua à la victoire du Front populaire.
En mai 1936, la CNT tint son IVe Congrès à Saragosse, un tournant dans son histoire, tant sur le plan idéologique que par son appel manifeste à l’unité ouvrière.
Impressionnés par la répression de la commune asturienne d’octobre 1934, les délégués préconisèrent une alliance révolutionnaire avec l’UGT comme premier pas vers la révolution sociale.
Mais le Congrès révéla également les limites de l’ouverture politique de la CNT.
Si un long débat abstrait porta sur la nature du communisme libertaire, la situation actuelle et la menace d’un coup d’État militaire ne furent pas abordées.
...
# La révolution
qui éclata en réaction au soulèvement militaire de juillet 1936 marqua la fin du cycle révolutionnaire entamé par la victoire bolchevique de 1917.
En quelques jours seulement, comme le dirait Andreu Nin, la classe ouvrière, les armes à la main, avait résolu « les problèmes fondamentaux » — le problème agraire, le problème de l’Église, le problème de l’armée et le problème catalan — que « la bourgeoisie libérale » n’avait pas su résoudre en cinq ans.
La classe ouvrière ne se battait pas pour une république démocratique, mais pour une révolution socialiste.
La pierre angulaire de cette révolution fut la collectivisation de l’industrie et des terres : une expérience unique d’autogestion populaire dans l’histoire du mouvement ouvrier.
Dans de nombreux cas, la prise de contrôle des entreprises ou des terres fut un processus spontané, soutenu ultérieurement par les organisations ouvrières.
La collectivisation urbaine s’étendit davantage en Catalogne où, sous l’égide de la CNT, se concentrait alors la moitié de l’industrie d’État espagnole.
Dans le Pays valencien, la collectivisation était également répandue, notamment dans l’agriculture.
Outre celles de Valence, les coopératives agricoles les plus connues étaient celles organisées par les anarchistes dans l’est de l’Aragon.
Et bien que la présence des milices de la CNT dans la région ait été importante pour leur développement, l’initiative était souvent locale, en particulier dans les villes où l’instauration du communisme libertaire avait été proclamée lors du soulèvement anarchiste de décembre 1933.
La collectivisation agricole gagna également l’Andalousie et la Castille.
La révolution s’est également traduite par une occupation massive de l’espace urbain, avec la réquisition de bâtiments et leur transformation en sièges d’organisations antifascistes, en écoles, en hôpitaux et en restaurants communautaires.
De plus, pour de nombreuses femmes, la révolution et la guerre ont marqué une rupture avec leur confinement traditionnel au foyer et leur ont offert, pour la première fois, une visibilité publique collective.
Elles se sont engagées politiquement pour la première fois, rejoignant en masse les organisations féminines antifascistes, travaillant dans les usines et, dans une minorité de cas, participant à la lutte armée.
Au cœur de toute résistance au soulèvement se trouvaient les organisations ouvrières, et pas seulement là où la révolution sociale était la plus forte.
Syndicats et partis ouvriers organisèrent des milices pour combattre les insurgés dans toute la zone républicaine. À l’été 1936, quelque 150 000 miliciens combattaient sur les différents fronts.
Au-delà des foyers révolutionnaires de Catalogne et du Pays valencien, dans d’autres régions, les syndicats intervinrent dans l’industrie, instaurant diverses formes de contrôle ouvrier.
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#Espagne #1936 #Revolution #CNTAIT #FAI #AnarchoSyndicalisme #Anarchisme #antifa -
- https://aplutsoc.org/2026/07/19/reflexions-sur-la-revolution-de-1936-par-andy-durgan/ (Réflexions sur la révolution de 1936, par Andy Durgan)
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À la veille de la guerre civile, la CNT exerçait encore une influence considérable au sein du mouvement ouvrier catalan – le plus important de la péninsule Ibérique – et une présence significative en Andalousie, en Aragon et dans la Communauté valencienne.De plus, dans les Asturies et à Madrid, où les socialistes avaient historiquement été majoritaires au sein du mouvement ouvrier, la CNT conservait une présence significative.²
Les militants et les dirigeants syndicaux étaient divisés entre anarcho-syndicalistes et divers courants plus purement anarchistes, dont le plus important était la Fédération anarchiste ibérique (FAI).
Toutes ces tendances partageaient un apolitisme commun.
Cependant, affaiblie par la répression et idéologiquement divisée, la CNT adopta, durant les premiers mois de 1936, une position moins intransigeante dans ses relations avec la gauche politique, ce qui peut être considéré comme un prélude à sa participation directe au gouvernement pendant la guerre.
Lors des élections de février 1936, afin d’obtenir la libération de ses milliers de membres emprisonnés, la CNT n’organisa pas de campagne d’abstention, contrairement à 1933, et sa « liberté de vote » contribua à la victoire du Front populaire.
En mai 1936, la CNT tint son IVe Congrès à Saragosse, un tournant dans son histoire, tant sur le plan idéologique que par son appel manifeste à l’unité ouvrière.
Impressionnés par la répression de la commune asturienne d’octobre 1934, les délégués préconisèrent une alliance révolutionnaire avec l’UGT comme premier pas vers la révolution sociale.
Mais le Congrès révéla également les limites de l’ouverture politique de la CNT.
Si un long débat abstrait porta sur la nature du communisme libertaire, la situation actuelle et la menace d’un coup d’État militaire ne furent pas abordées.
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# La révolution
qui éclata en réaction au soulèvement militaire de juillet 1936 marqua la fin du cycle révolutionnaire entamé par la victoire bolchevique de 1917.
En quelques jours seulement, comme le dirait Andreu Nin, la classe ouvrière, les armes à la main, avait résolu « les problèmes fondamentaux » — le problème agraire, le problème de l’Église, le problème de l’armée et le problème catalan — que « la bourgeoisie libérale » n’avait pas su résoudre en cinq ans.
La classe ouvrière ne se battait pas pour une république démocratique, mais pour une révolution socialiste.
La pierre angulaire de cette révolution fut la collectivisation de l’industrie et des terres : une expérience unique d’autogestion populaire dans l’histoire du mouvement ouvrier.
Dans de nombreux cas, la prise de contrôle des entreprises ou des terres fut un processus spontané, soutenu ultérieurement par les organisations ouvrières.
La collectivisation urbaine s’étendit davantage en Catalogne où, sous l’égide de la CNT, se concentrait alors la moitié de l’industrie d’État espagnole.
Dans le Pays valencien, la collectivisation était également répandue, notamment dans l’agriculture.
Outre celles de Valence, les coopératives agricoles les plus connues étaient celles organisées par les anarchistes dans l’est de l’Aragon.
Et bien que la présence des milices de la CNT dans la région ait été importante pour leur développement, l’initiative était souvent locale, en particulier dans les villes où l’instauration du communisme libertaire avait été proclamée lors du soulèvement anarchiste de décembre 1933.
La collectivisation agricole gagna également l’Andalousie et la Castille.
La révolution s’est également traduite par une occupation massive de l’espace urbain, avec la réquisition de bâtiments et leur transformation en sièges d’organisations antifascistes, en écoles, en hôpitaux et en restaurants communautaires.
De plus, pour de nombreuses femmes, la révolution et la guerre ont marqué une rupture avec leur confinement traditionnel au foyer et leur ont offert, pour la première fois, une visibilité publique collective.
Elles se sont engagées politiquement pour la première fois, rejoignant en masse les organisations féminines antifascistes, travaillant dans les usines et, dans une minorité de cas, participant à la lutte armée.
Au cœur de toute résistance au soulèvement se trouvaient les organisations ouvrières, et pas seulement là où la révolution sociale était la plus forte.
Syndicats et partis ouvriers organisèrent des milices pour combattre les insurgés dans toute la zone républicaine. À l’été 1936, quelque 150 000 miliciens combattaient sur les différents fronts.
Au-delà des foyers révolutionnaires de Catalogne et du Pays valencien, dans d’autres régions, les syndicats intervinrent dans l’industrie, instaurant diverses formes de contrôle ouvrier.
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- https://aplutsoc.org/2026/07/19/reflexions-sur-la-revolution-de-1936-par-andy-durgan/ (Réflexions sur la révolution de 1936, par Andy Durgan)
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À la veille de la guerre civile, la CNT exerçait encore une influence considérable au sein du mouvement ouvrier catalan – le plus important de la péninsule Ibérique – et une présence significative en Andalousie, en Aragon et dans la Communauté valencienne.De plus, dans les Asturies et à Madrid, où les socialistes avaient historiquement été majoritaires au sein du mouvement ouvrier, la CNT conservait une présence significative.²
Les militants et les dirigeants syndicaux étaient divisés entre anarcho-syndicalistes et divers courants plus purement anarchistes, dont le plus important était la Fédération anarchiste ibérique (FAI).
Toutes ces tendances partageaient un apolitisme commun.
Cependant, affaiblie par la répression et idéologiquement divisée, la CNT adopta, durant les premiers mois de 1936, une position moins intransigeante dans ses relations avec la gauche politique, ce qui peut être considéré comme un prélude à sa participation directe au gouvernement pendant la guerre.
Lors des élections de février 1936, afin d’obtenir la libération de ses milliers de membres emprisonnés, la CNT n’organisa pas de campagne d’abstention, contrairement à 1933, et sa « liberté de vote » contribua à la victoire du Front populaire.
En mai 1936, la CNT tint son IVe Congrès à Saragosse, un tournant dans son histoire, tant sur le plan idéologique que par son appel manifeste à l’unité ouvrière.
Impressionnés par la répression de la commune asturienne d’octobre 1934, les délégués préconisèrent une alliance révolutionnaire avec l’UGT comme premier pas vers la révolution sociale.
Mais le Congrès révéla également les limites de l’ouverture politique de la CNT.
Si un long débat abstrait porta sur la nature du communisme libertaire, la situation actuelle et la menace d’un coup d’État militaire ne furent pas abordées.
...
# La révolution
qui éclata en réaction au soulèvement militaire de juillet 1936 marqua la fin du cycle révolutionnaire entamé par la victoire bolchevique de 1917.
En quelques jours seulement, comme le dirait Andreu Nin, la classe ouvrière, les armes à la main, avait résolu « les problèmes fondamentaux » — le problème agraire, le problème de l’Église, le problème de l’armée et le problème catalan — que « la bourgeoisie libérale » n’avait pas su résoudre en cinq ans.
La classe ouvrière ne se battait pas pour une république démocratique, mais pour une révolution socialiste.
La pierre angulaire de cette révolution fut la collectivisation de l’industrie et des terres : une expérience unique d’autogestion populaire dans l’histoire du mouvement ouvrier.
Dans de nombreux cas, la prise de contrôle des entreprises ou des terres fut un processus spontané, soutenu ultérieurement par les organisations ouvrières.
La collectivisation urbaine s’étendit davantage en Catalogne où, sous l’égide de la CNT, se concentrait alors la moitié de l’industrie d’État espagnole.
Dans le Pays valencien, la collectivisation était également répandue, notamment dans l’agriculture.
Outre celles de Valence, les coopératives agricoles les plus connues étaient celles organisées par les anarchistes dans l’est de l’Aragon.
Et bien que la présence des milices de la CNT dans la région ait été importante pour leur développement, l’initiative était souvent locale, en particulier dans les villes où l’instauration du communisme libertaire avait été proclamée lors du soulèvement anarchiste de décembre 1933.
La collectivisation agricole gagna également l’Andalousie et la Castille.
La révolution s’est également traduite par une occupation massive de l’espace urbain, avec la réquisition de bâtiments et leur transformation en sièges d’organisations antifascistes, en écoles, en hôpitaux et en restaurants communautaires.
De plus, pour de nombreuses femmes, la révolution et la guerre ont marqué une rupture avec leur confinement traditionnel au foyer et leur ont offert, pour la première fois, une visibilité publique collective.
Elles se sont engagées politiquement pour la première fois, rejoignant en masse les organisations féminines antifascistes, travaillant dans les usines et, dans une minorité de cas, participant à la lutte armée.
Au cœur de toute résistance au soulèvement se trouvaient les organisations ouvrières, et pas seulement là où la révolution sociale était la plus forte.
Syndicats et partis ouvriers organisèrent des milices pour combattre les insurgés dans toute la zone républicaine. À l’été 1936, quelque 150 000 miliciens combattaient sur les différents fronts.
Au-delà des foyers révolutionnaires de Catalogne et du Pays valencien, dans d’autres régions, les syndicats intervinrent dans l’industrie, instaurant diverses formes de contrôle ouvrier.
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#Espagne #1936 #Revolution #CNTAIT #FAI #AnarchoSyndicalisme #Anarchisme #antifa -
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À la veille de la guerre civile, la CNT exerçait encore une influence considérable au sein du mouvement ouvrier catalan – le plus important de la péninsule Ibérique – et une présence significative en Andalousie, en Aragon et dans la Communauté valencienne.De plus, dans les Asturies et à Madrid, où les socialistes avaient historiquement été majoritaires au sein du mouvement ouvrier, la CNT conservait une présence significative.²
Les militants et les dirigeants syndicaux étaient divisés entre anarcho-syndicalistes et divers courants plus purement anarchistes, dont le plus important était la Fédération anarchiste ibérique (FAI).
Toutes ces tendances partageaient un apolitisme commun.
Cependant, affaiblie par la répression et idéologiquement divisée, la CNT adopta, durant les premiers mois de 1936, une position moins intransigeante dans ses relations avec la gauche politique, ce qui peut être considéré comme un prélude à sa participation directe au gouvernement pendant la guerre.
Lors des élections de février 1936, afin d’obtenir la libération de ses milliers de membres emprisonnés, la CNT n’organisa pas de campagne d’abstention, contrairement à 1933, et sa « liberté de vote » contribua à la victoire du Front populaire.
En mai 1936, la CNT tint son IVe Congrès à Saragosse, un tournant dans son histoire, tant sur le plan idéologique que par son appel manifeste à l’unité ouvrière.
Impressionnés par la répression de la commune asturienne d’octobre 1934, les délégués préconisèrent une alliance révolutionnaire avec l’UGT comme premier pas vers la révolution sociale.
Mais le Congrès révéla également les limites de l’ouverture politique de la CNT.
Si un long débat abstrait porta sur la nature du communisme libertaire, la situation actuelle et la menace d’un coup d’État militaire ne furent pas abordées.
...
# La révolution
qui éclata en réaction au soulèvement militaire de juillet 1936 marqua la fin du cycle révolutionnaire entamé par la victoire bolchevique de 1917.
En quelques jours seulement, comme le dirait Andreu Nin, la classe ouvrière, les armes à la main, avait résolu « les problèmes fondamentaux » — le problème agraire, le problème de l’Église, le problème de l’armée et le problème catalan — que « la bourgeoisie libérale » n’avait pas su résoudre en cinq ans.
La classe ouvrière ne se battait pas pour une république démocratique, mais pour une révolution socialiste.
La pierre angulaire de cette révolution fut la collectivisation de l’industrie et des terres : une expérience unique d’autogestion populaire dans l’histoire du mouvement ouvrier.
Dans de nombreux cas, la prise de contrôle des entreprises ou des terres fut un processus spontané, soutenu ultérieurement par les organisations ouvrières.
La collectivisation urbaine s’étendit davantage en Catalogne où, sous l’égide de la CNT, se concentrait alors la moitié de l’industrie d’État espagnole.
Dans le Pays valencien, la collectivisation était également répandue, notamment dans l’agriculture.
Outre celles de Valence, les coopératives agricoles les plus connues étaient celles organisées par les anarchistes dans l’est de l’Aragon.
Et bien que la présence des milices de la CNT dans la région ait été importante pour leur développement, l’initiative était souvent locale, en particulier dans les villes où l’instauration du communisme libertaire avait été proclamée lors du soulèvement anarchiste de décembre 1933.
La collectivisation agricole gagna également l’Andalousie et la Castille.
La révolution s’est également traduite par une occupation massive de l’espace urbain, avec la réquisition de bâtiments et leur transformation en sièges d’organisations antifascistes, en écoles, en hôpitaux et en restaurants communautaires.
De plus, pour de nombreuses femmes, la révolution et la guerre ont marqué une rupture avec leur confinement traditionnel au foyer et leur ont offert, pour la première fois, une visibilité publique collective.
Elles se sont engagées politiquement pour la première fois, rejoignant en masse les organisations féminines antifascistes, travaillant dans les usines et, dans une minorité de cas, participant à la lutte armée.
Au cœur de toute résistance au soulèvement se trouvaient les organisations ouvrières, et pas seulement là où la révolution sociale était la plus forte.
Syndicats et partis ouvriers organisèrent des milices pour combattre les insurgés dans toute la zone républicaine. À l’été 1936, quelque 150 000 miliciens combattaient sur les différents fronts.
Au-delà des foyers révolutionnaires de Catalogne et du Pays valencien, dans d’autres régions, les syndicats intervinrent dans l’industrie, instaurant diverses formes de contrôle ouvrier.
...
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#Espagne #1936 #Revolution #CNTAIT #FAI #AnarchoSyndicalisme #Anarchisme #antifa -
https://espagne36.cnt-ait.info/
Source: https://bsky.app/profile/cnt-ait-france.bsky.social/post/3mqutmbjbos27
Un site dédié aux images de la révolution sociale et libertaire de 1936 et à l’oeuvre constructives des ouvrières, ouvriers, paysannes et paysannes qui ont osé rêver d’un autre futur.
Ce site doit beaucoup à l’immense travail de collecte de @prolovene
-
https://espagne36.cnt-ait.info/
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https://cnt-ait.info/2026/07/17/19-juillet-2026/ (19 juillet 1936 – 19 juillet 2026 : 90ème anniversaire de la Révolution espagnole)
--<--
Les 90 ans de la révolution espagnole.Le 19 juillet 2026, nous fêtons les 90 ans du premier jour de la révolution espagnole.
Sans fétichisme et sans images d’Épinal, nous portons en permanence avec nous la mémoire de ce moment particulier des épisodes révolutionnaires historiques et avons à cœur de la transmettre.
Sans images d’Épinal, parce qu’il ne s’agit pas de célébrer quelques vieilles barbes ou quelques militants statufiés en exemple, mais tous les hommes et toutes les femmes qui, dans l’époque, avaient choisi de se lancer dans la mise en œuvre du communisme libertaire, comme perspective entendable et désirable, dans une partie de l’Espagne où ils avaient su, par l’insurrection armée, arrêter les fascistes, dépassant leur gouvernement républicain « de front populaire » aux abois.
Sans fétichisme, parce qu’avec cette mémoire, nous menons aussi la critique des contradictions internes au mouvement révolutionnaire d’alors, y compris de l’organisation dont nous portons toujours le nom, la CNT.
Puisqu’il nous paraît vital d’établir un pont entre les époques, nous vous proposerons d’en discuter avec nous, lors d’événements à venir. Pas sous la forme d’une séquence mémorielle figée, ou dans une aimable discussion universitaire de salon au sujet d’une histoire définitivement enterrée, mais au nom des idéaux qui nous animent encore.
Le vieux monde, que se sont essayé à détruire les copains espagnols, est toujours là, toujours vieux, quoique d’une complexité plus accablante encore, mais nous ne perdons pas espoir.
L’Espoir, c’est justement le titre du bulletin n°6 réalisé en collaboration entre des compagnons des régions du Soudan, de la Tunisie, et de la France et que nous reproduisons, comme à de précédentes occasions, dans le journal que vous tenez entre vos mains.
L’espoir, c’est celui que nous partageons avec des compagnes et compagnons du monde entier qui, de l’Iran à Haïti, de la Russie et de l’Ukraine au Soudan, en Asie, en Amérique du sud, quelles que soient les particularités des idéologies dominantes dans leur coin de la planète, la brutalité des situations qu’ils vivent, et en définitive, le visage du capital tel qu’il se présente à eux, se reconnaissent dans les idées et les pratiques anarchistes. La lutte de tous ces compagnons nous oblige…
N’en déplaise à une certaine extrême gauche et à une partie du milieu libertaire actuel, qui au nom du socle mou mais bien établi d’une forme de culturalisme essentialiste, tend à considérer l’universalisme de nos idées comme une superstition dominatrice, « blanche et européanno- centrée » …
Car s’il est un fait universel, quelque soient les réalités particulières, c’est bien « le mouvement unique qui a fait de la planète son champ, le capitalisme » (Guy Debord, La société du spectacle, th. 56, 1967).
La CNT fêtera également un autre anniversaire cette année, sa création il y a 80 ans dans la région France, en 1946, l’occasion probable d’un bilan de l’outil anarchosyndicaliste dont on ne peut que considérer qu’il n’a été jusqu’ici que trop sous-utilisé…
Nous parlerons dans ce numéro de « syndicalisme tout court », dans une critique d’un dossier du Monde Libertaire, qui révèle la position pour le moins ambigüe (quoique connue, d’où notamment la « sous-utilisation » de l’anarcho syndicalisme mentionnée ci-dessus) de nombreux libertaires à l’égard de ce syndicalisme « sans épithète » dont nous savons depuis longtemps qu’il ne peut tenir qu’un rôle de régulateur de l’organisation sociale présente.
Dès lors, et dans le prolongement de cet article, nous pourrions conclure cet édito sous la forme d’un appel…
À tous les compagnons et compagnes anarchistes qui militent dans les centrales syndicales : quelle place espérez-vous encore trouver dans une organisation qui, ni dans sa structure, ni dans son fonctionnement, ni dans ses objectifs, ne garantira jamais le but d’émancipation totale que nous nous proposons de poursuivre ?
Rejoignez-nous !
À tous les militants syndicalistes « de la base » qui, lassés des échecs de leurs hiérarchies en appellent régulièrement à « déborder leur bureaucratie » … Ne la débordez pas, dépassez là ! Rejoignez-nous !
À tous les gilets jaunes, à tous les résistants des derniers mouvements populaires ici et ailleurs, qui ont fait l’expérience concrète de l’auto-organisation mais se sont heurtés à la sale réalité de l’État dont ils attendaient encore quelques améliorations, et qui ne leur a distribué que, dans le meilleur des cas, du vent et des tirs de flasball, dans le pire, la mort et la torture… Rejoignez-nous !
Ce n’est qu’ensemble que nous prolongerons la construction de notre outil d’organisation, vraiment conforme à nos buts, pour la préparation d’un autre futur !
« La critique de la politique est indissociable de la recherche pratique des moyens par lesquels la société pourrait se représenter ses problèmes réels, les discuter et les résoudre. Et l’échec de cette recherche serait la véritable catastrophe historique, qui contresignerait toutes les autres. » (Encyclopédie des Nuisances, art. Aboutissement, juillet 88)
Editorial d’Anarchosyndicalisme !, journal de la CNT-AIT en France, numéro de mai-juin 2026
A lire en ligne ici : http://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?rubrique1
Vous souhaitez soutenir les activités de la CNT-AIT ?
Abonnez-vous à son journal « Anarchosyndicalisme ! » (à lire en ligne 🙂 10 euros / an, 20 euros et plus en soutien. Chèque à l’ordre de CDES à adresser à CNT-AIT, 7 rue St Rémésy 31000 TOULOUSE ou par transfert bancaire (nous contacter)-->--
Pour aller plus loin, quelques textes et brochures sur le thème de la Révolution Espagnole :
19 JUILLET 36, REVOLUTION SOCIALE ET VICTOIRE SUR LE FASCISME https://cnt-ait.info/2021/07/18/19-juillet-36-revolution-sociale-et-victoire-sur-le-fascisme/
Le 19 JUILLET 1936 … https://cnt-ait.info/2025/07/17/19-juillet-2025
Révolution et contre-révolution en Espagne https://cnt-ait.info/2022/07/10/revolution-et-contre-revolution-en-espagne
Contre le fascisme criminel, maintenant et toujours ; pas dans les urnes : dans la rue https://cnt-ait.info/2022/03/31/contre-le-fascisme-criminel-maintenant-et-toujours-pas-dans-les-urnes-dans-la-rue
ANARCHISME ET ANARCHOSYNDICALISME [Pierre Besnard,1937] https://cnt-ait.info/2026/06/22/anarchisme-et-anarchosyndicalisme
été 1936 : Pendant la Révolution espagnole, les statues des esclavagistes sont déboulonnées https://cnt-ait.info/2025/08/28/statues-eslavagistes
La santé dans la Révolution sociale et libertaire de 1936 https://cnt-ait.info/2022/06/25/sante-revolution-sociale-libertaire-1936
Conquêtes de la Révolution :Légalisation de l’avortement https://cnt-ait.info/2024/03/06/conquetes-avortement
Federica Montseny, une vie militante https://cnt-ait.info/2024/01/14/federica-montseny-une-vie
Révolution ou Front antifasciste ? le débat au sein du Groupe international de la Colonne Durruti en 1937 https://cnt-ait.info/2023/07/18/debat-juin-1937
#CNT #CNTAIT #Espagne #Libertaire #RevolutionLibertaire #1936
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https://cnt-ait.info/2026/07/17/19-juillet-2026/ (19 juillet 1936 – 19 juillet 2026 : 90ème anniversaire de la Révolution espagnole)
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Sans images d’Épinal, parce qu’il ne s’agit pas de célébrer quelques vieilles barbes ou quelques militants statufiés en exemple, mais tous les hommes et toutes les femmes qui, dans l’époque, avaient choisi de se lancer dans la mise en œuvre du communisme libertaire, comme perspective entendable et désirable, dans une partie de l’Espagne où ils avaient su, par l’insurrection armée, arrêter les fascistes, dépassant leur gouvernement républicain « de front populaire » aux abois.
Sans fétichisme, parce qu’avec cette mémoire, nous menons aussi la critique des contradictions internes au mouvement révolutionnaire d’alors, y compris de l’organisation dont nous portons toujours le nom, la CNT.
Puisqu’il nous paraît vital d’établir un pont entre les époques, nous vous proposerons d’en discuter avec nous, lors d’événements à venir. Pas sous la forme d’une séquence mémorielle figée, ou dans une aimable discussion universitaire de salon au sujet d’une histoire définitivement enterrée, mais au nom des idéaux qui nous animent encore.
Le vieux monde, que se sont essayé à détruire les copains espagnols, est toujours là, toujours vieux, quoique d’une complexité plus accablante encore, mais nous ne perdons pas espoir.
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L’espoir, c’est celui que nous partageons avec des compagnes et compagnons du monde entier qui, de l’Iran à Haïti, de la Russie et de l’Ukraine au Soudan, en Asie, en Amérique du sud, quelles que soient les particularités des idéologies dominantes dans leur coin de la planète, la brutalité des situations qu’ils vivent, et en définitive, le visage du capital tel qu’il se présente à eux, se reconnaissent dans les idées et les pratiques anarchistes. La lutte de tous ces compagnons nous oblige…
N’en déplaise à une certaine extrême gauche et à une partie du milieu libertaire actuel, qui au nom du socle mou mais bien établi d’une forme de culturalisme essentialiste, tend à considérer l’universalisme de nos idées comme une superstition dominatrice, « blanche et européanno- centrée » …
Car s’il est un fait universel, quelque soient les réalités particulières, c’est bien « le mouvement unique qui a fait de la planète son champ, le capitalisme » (Guy Debord, La société du spectacle, th. 56, 1967).
La CNT fêtera également un autre anniversaire cette année, sa création il y a 80 ans dans la région France, en 1946, l’occasion probable d’un bilan de l’outil anarchosyndicaliste dont on ne peut que considérer qu’il n’a été jusqu’ici que trop sous-utilisé…
Nous parlerons dans ce numéro de « syndicalisme tout court », dans une critique d’un dossier du Monde Libertaire, qui révèle la position pour le moins ambigüe (quoique connue, d’où notamment la « sous-utilisation » de l’anarcho syndicalisme mentionnée ci-dessus) de nombreux libertaires à l’égard de ce syndicalisme « sans épithète » dont nous savons depuis longtemps qu’il ne peut tenir qu’un rôle de régulateur de l’organisation sociale présente.
Dès lors, et dans le prolongement de cet article, nous pourrions conclure cet édito sous la forme d’un appel…
À tous les compagnons et compagnes anarchistes qui militent dans les centrales syndicales : quelle place espérez-vous encore trouver dans une organisation qui, ni dans sa structure, ni dans son fonctionnement, ni dans ses objectifs, ne garantira jamais le but d’émancipation totale que nous nous proposons de poursuivre ?
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À tous les militants syndicalistes « de la base » qui, lassés des échecs de leurs hiérarchies en appellent régulièrement à « déborder leur bureaucratie » … Ne la débordez pas, dépassez là ! Rejoignez-nous !
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« La critique de la politique est indissociable de la recherche pratique des moyens par lesquels la société pourrait se représenter ses problèmes réels, les discuter et les résoudre. Et l’échec de cette recherche serait la véritable catastrophe historique, qui contresignerait toutes les autres. » (Encyclopédie des Nuisances, art. Aboutissement, juillet 88)
Editorial d’Anarchosyndicalisme !, journal de la CNT-AIT en France, numéro de mai-juin 2026
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19 JUILLET 36, REVOLUTION SOCIALE ET VICTOIRE SUR LE FASCISME https://cnt-ait.info/2021/07/18/19-juillet-36-revolution-sociale-et-victoire-sur-le-fascisme/
Le 19 JUILLET 1936 … https://cnt-ait.info/2025/07/17/19-juillet-2025
Révolution et contre-révolution en Espagne https://cnt-ait.info/2022/07/10/revolution-et-contre-revolution-en-espagne
Contre le fascisme criminel, maintenant et toujours ; pas dans les urnes : dans la rue https://cnt-ait.info/2022/03/31/contre-le-fascisme-criminel-maintenant-et-toujours-pas-dans-les-urnes-dans-la-rue
ANARCHISME ET ANARCHOSYNDICALISME [Pierre Besnard,1937] https://cnt-ait.info/2026/06/22/anarchisme-et-anarchosyndicalisme
été 1936 : Pendant la Révolution espagnole, les statues des esclavagistes sont déboulonnées https://cnt-ait.info/2025/08/28/statues-eslavagistes
La santé dans la Révolution sociale et libertaire de 1936 https://cnt-ait.info/2022/06/25/sante-revolution-sociale-libertaire-1936
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https://sista.cnt-ait.info/index.php/2026/07/11/guide-fr/
EN FRANCE TOUS LES TRAVAILLEURS ONT LES MÊMES DROITS BASIQUES
--<--
Toutes les personnes qui travaillent en France, que leur employeur soit Français ou établi à l’étranger (travailler détaché), qu’ils aient un contrat légal ou pas, qu’ils soient en contrat à durée déterminée ou en intérim, ont les mêmes droits que les travailleurs français pour ce qui concerne la durée du travail, la rémunération, la santé et la sécurité, équipements de protection.Même si vous n’avez pas été déclaré par votre employeur et/ou vous n’avez pas le droit de séjourner ou travailler en France, vous disposez de droits du fait de votre travail.
-->--SISTA CNT-AIT, Section Internationaliste Syndicale des Travailleurs
Agricoles de la CNT-AIT (Association Internationale des Travailleurs) -
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Agricoles de la CNT-AIT (Association Internationale des Travailleurs) -
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Agricoles de la CNT-AIT (Association Internationale des Travailleurs) -
"Face à la propagation de la dengue et d’autres maladies mortelles au #Soudan, le Groupe Anarchiste du Soudan lance un appel à la #solidarité
L’accès aux médicaments est devenu extrêmement difficile en raison de l’effondrement du système de santé
Le manque de personnel médical et la destruction de 70% des hôpitaux exposent des millions de personnes vulnérables à un risque de mort supérieur à celui causé directement par cette #guerre catastrophique" -
"Face à la propagation de la dengue et d’autres maladies mortelles au #Soudan, le Groupe Anarchiste du Soudan lance un appel à la #solidarité
L’accès aux médicaments est devenu extrêmement difficile en raison de l’effondrement du système de santé
Le manque de personnel médical et la destruction de 70% des hôpitaux exposent des millions de personnes vulnérables à un risque de mort supérieur à celui causé directement par cette #guerre catastrophique" -
https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1512
PDF: https://cntaittoulouse.lautre.net/IMG/pdf/anarcho197.pdf
Édito: Les 90 ans de la révolution espagnole. ---- Le 19 juillet 2026, nous fêterons les 90 ans du premier jour de la révolution espagnole.
Sans fétichisme et sans images d'Épinal, nous portons en permanence avec nous la mémoire de ce moment particulier des épisodes révolutionnaires historiques et avons à coeur de la transmettre.
Sans images d'Épinal, parce qu'il ne s'agit pas de célébrer quelques vieilles barbes ou quelques militants statufiés en exemple, mais tous les hommes et toutes les femmes qui, dans l'époque, avaient choisi de se lancer dans la mise en oeuvre du communisme libertaire, comme perspective entendable et désirable, dans une partie de l'Espagne où ils avaient su, par l'insurrection armée, arrêter les fascistes, dépassant leur gouvernement républicain «de front populaire» aux abois.
Sans fétichisme, parce qu'avec cette mémoire, nous menons aussi la critique des contradictions internes au mouvement révolutionnaire d'alors, y compris de l'organisation dont nous portons toujours le nom, la CNT.
Puisqu'il nous paraît vital d'établir un pont entre les époques, nous vous proposerons d'en discuter avec nous, lors d'événements à venir. Pas sous la forme d'une séquence mémorielle figée, ou dans une aimable discussion universitaire de salon au sujet d'une histoire définitivement enterrée, mais au nom des idéaux qui nous animent encore.
Le vieux monde, que se sont essayé à détruire les copains espagnols, est toujours là, toujours vieux, quoique d'une complexité plus accablante encore, mais nous ne perdons pas espoir.
L'Espoir, c'est justement le titre du bulletin n°6 réalisé en collaboration entre des compagnons des régions du Soudan, de la Tunisie, et de la France et que nous reproduisons, comme à de précédentes occasions, dans le journal que vous tenez entre vos mains.
L'espoir, c'est celui que nous partageons avec des compagnes et compagnons du monde entier qui, de l'Iran à Haïti, de la Russie et de l'Ukraine au Soudan, en Asie, en Amérique du sud, quelles que soient les particularités des idéologies dominantes dans leur coin de la planète, la brutalité des situations qu'ils vivent, et en définitive, le visage du capital tel qu'il se présente à eux, se reconnaissent dans les idées et les pratiques anarchistes.
La lutte de tous ces compagnons nous oblige...
N'en déplaise à une certaine extrême gauche et à une partie du milieu libertaire actuel, qui au nom du socle mou mais bien établi d'une forme de culturalisme essentialiste, tend à considérer l'universalisme de nos idées comme une superstition dominatrice, «blanche et européanno- centrée» ...
Car s'il est un fait universel, quelque soient les réalités particulières, c'est bien «le mouvement unique qui a fait de la planète son champ, le capitalisme» (Guy Debord, La société du spectacle, th. 56, 1967).
La CNT fêtera également un autre anniversaire cette année, sa création il y a 80 ans dans la région France, en 1946, l'occasion probable d'un bilan de l'outil anarchosyndicaliste dont on ne peut que considérer qu'il n'a été jusqu'ici que trop sous-utilisé...
Nous parlerons dans ce numéro de «syndicalisme tout court», dans une critique d'un dossier du Monde Libertaire, qui révèle la position pour le moins ambigüe (quoique connue, d'où notamment la «sous-utilisation» de l'anarcho syndicalisme mentionnée ci-dessus) de nombreux libertaires à l'égard de ce syndicalisme «sans épithète» dont nous savons depuis longtemps qu'il ne peut tenir qu'un rôle de régulateur de l'organisation sociale présente.
Dès lors, et dans le prolongement de cet article, nous pourrions conclure cet édito sous la forme d'un appel...
À tous les compagnons et compagnes anarchistes qui militent dans les centrales syndicales: quelle place espérez-vous encore trouver dans une organisation qui, ni dans sa structure, ni dans son fonctionnement, ni dans ses objectifs, ne garantira jamais le but d'émancipation totale que nous nous proposons de poursuivre? Rejoignez-nous!
À tous les militants syndicalistes «de la base» qui, lassés des échecs de leurs hiérarchies en appellent régulièrement à «déborder leur bureaucratie» ... Ne la débordez pas, dépassez là!
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Rejoignez-nous!Ce n'est qu'ensemble que nous prolongerons la construction de notre outil d'organisation, vraiment conforme à nos buts, pour la préparation d'un autre futur!
«La critique de la politique est indissociable de la recherche pratique des moyens par lesquels la société pourrait se représenter ses problèmes réels, les discuter et les résoudre.
Et l'échec de cette recherche serait la véritable catastrophe historique, qui contresignerait toutes les autres.» (Encyclopédie des Nuisances, art. Aboutissement, juillet 88)
#CNTAIT #Espagne #Memoire #AntiCampisme #campisme #Anarchisme #AnarchoSyndicalisme
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https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1512
PDF: https://cntaittoulouse.lautre.net/IMG/pdf/anarcho197.pdf
Édito: Les 90 ans de la révolution espagnole. ---- Le 19 juillet 2026, nous fêterons les 90 ans du premier jour de la révolution espagnole.
Sans fétichisme et sans images d'Épinal, nous portons en permanence avec nous la mémoire de ce moment particulier des épisodes révolutionnaires historiques et avons à coeur de la transmettre.
Sans images d'Épinal, parce qu'il ne s'agit pas de célébrer quelques vieilles barbes ou quelques militants statufiés en exemple, mais tous les hommes et toutes les femmes qui, dans l'époque, avaient choisi de se lancer dans la mise en oeuvre du communisme libertaire, comme perspective entendable et désirable, dans une partie de l'Espagne où ils avaient su, par l'insurrection armée, arrêter les fascistes, dépassant leur gouvernement républicain «de front populaire» aux abois.
Sans fétichisme, parce qu'avec cette mémoire, nous menons aussi la critique des contradictions internes au mouvement révolutionnaire d'alors, y compris de l'organisation dont nous portons toujours le nom, la CNT.
Puisqu'il nous paraît vital d'établir un pont entre les époques, nous vous proposerons d'en discuter avec nous, lors d'événements à venir. Pas sous la forme d'une séquence mémorielle figée, ou dans une aimable discussion universitaire de salon au sujet d'une histoire définitivement enterrée, mais au nom des idéaux qui nous animent encore.
Le vieux monde, que se sont essayé à détruire les copains espagnols, est toujours là, toujours vieux, quoique d'une complexité plus accablante encore, mais nous ne perdons pas espoir.
L'Espoir, c'est justement le titre du bulletin n°6 réalisé en collaboration entre des compagnons des régions du Soudan, de la Tunisie, et de la France et que nous reproduisons, comme à de précédentes occasions, dans le journal que vous tenez entre vos mains.
L'espoir, c'est celui que nous partageons avec des compagnes et compagnons du monde entier qui, de l'Iran à Haïti, de la Russie et de l'Ukraine au Soudan, en Asie, en Amérique du sud, quelles que soient les particularités des idéologies dominantes dans leur coin de la planète, la brutalité des situations qu'ils vivent, et en définitive, le visage du capital tel qu'il se présente à eux, se reconnaissent dans les idées et les pratiques anarchistes.
La lutte de tous ces compagnons nous oblige...
N'en déplaise à une certaine extrême gauche et à une partie du milieu libertaire actuel, qui au nom du socle mou mais bien établi d'une forme de culturalisme essentialiste, tend à considérer l'universalisme de nos idées comme une superstition dominatrice, «blanche et européanno- centrée» ...
Car s'il est un fait universel, quelque soient les réalités particulières, c'est bien «le mouvement unique qui a fait de la planète son champ, le capitalisme» (Guy Debord, La société du spectacle, th. 56, 1967).
La CNT fêtera également un autre anniversaire cette année, sa création il y a 80 ans dans la région France, en 1946, l'occasion probable d'un bilan de l'outil anarchosyndicaliste dont on ne peut que considérer qu'il n'a été jusqu'ici que trop sous-utilisé...
Nous parlerons dans ce numéro de «syndicalisme tout court», dans une critique d'un dossier du Monde Libertaire, qui révèle la position pour le moins ambigüe (quoique connue, d'où notamment la «sous-utilisation» de l'anarcho syndicalisme mentionnée ci-dessus) de nombreux libertaires à l'égard de ce syndicalisme «sans épithète» dont nous savons depuis longtemps qu'il ne peut tenir qu'un rôle de régulateur de l'organisation sociale présente.
Dès lors, et dans le prolongement de cet article, nous pourrions conclure cet édito sous la forme d'un appel...
À tous les compagnons et compagnes anarchistes qui militent dans les centrales syndicales: quelle place espérez-vous encore trouver dans une organisation qui, ni dans sa structure, ni dans son fonctionnement, ni dans ses objectifs, ne garantira jamais le but d'émancipation totale que nous nous proposons de poursuivre? Rejoignez-nous!
À tous les militants syndicalistes «de la base» qui, lassés des échecs de leurs hiérarchies en appellent régulièrement à «déborder leur bureaucratie» ... Ne la débordez pas, dépassez là!
Rejoignez-nous!
À tous les gilets jaunes, à tous les résistants des derniers mouvements populaires ici et ailleurs, qui ont fait l'expérience concrète de l'auto-organisation mais se sont heurtés à la sale réalité de l'État dont ils attendaient encore quelques améliorations, et qui ne leur a distribué que, dans le meilleur des cas, du vent et des tirs de flasball, dans le pire, la mort et la torture...
Rejoignez-nous!Ce n'est qu'ensemble que nous prolongerons la construction de notre outil d'organisation, vraiment conforme à nos buts, pour la préparation d'un autre futur!
«La critique de la politique est indissociable de la recherche pratique des moyens par lesquels la société pourrait se représenter ses problèmes réels, les discuter et les résoudre.
Et l'échec de cette recherche serait la véritable catastrophe historique, qui contresignerait toutes les autres.» (Encyclopédie des Nuisances, art. Aboutissement, juillet 88)
#CNTAIT #Espagne #Memoire #AntiCampisme #campisme #Anarchisme #AnarchoSyndicalisme
-
https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1512
PDF: https://cntaittoulouse.lautre.net/IMG/pdf/anarcho197.pdf
Édito: Les 90 ans de la révolution espagnole. ---- Le 19 juillet 2026, nous fêterons les 90 ans du premier jour de la révolution espagnole.
Sans fétichisme et sans images d'Épinal, nous portons en permanence avec nous la mémoire de ce moment particulier des épisodes révolutionnaires historiques et avons à coeur de la transmettre.
Sans images d'Épinal, parce qu'il ne s'agit pas de célébrer quelques vieilles barbes ou quelques militants statufiés en exemple, mais tous les hommes et toutes les femmes qui, dans l'époque, avaient choisi de se lancer dans la mise en oeuvre du communisme libertaire, comme perspective entendable et désirable, dans une partie de l'Espagne où ils avaient su, par l'insurrection armée, arrêter les fascistes, dépassant leur gouvernement républicain «de front populaire» aux abois.
Sans fétichisme, parce qu'avec cette mémoire, nous menons aussi la critique des contradictions internes au mouvement révolutionnaire d'alors, y compris de l'organisation dont nous portons toujours le nom, la CNT.
Puisqu'il nous paraît vital d'établir un pont entre les époques, nous vous proposerons d'en discuter avec nous, lors d'événements à venir. Pas sous la forme d'une séquence mémorielle figée, ou dans une aimable discussion universitaire de salon au sujet d'une histoire définitivement enterrée, mais au nom des idéaux qui nous animent encore.
Le vieux monde, que se sont essayé à détruire les copains espagnols, est toujours là, toujours vieux, quoique d'une complexité plus accablante encore, mais nous ne perdons pas espoir.
L'Espoir, c'est justement le titre du bulletin n°6 réalisé en collaboration entre des compagnons des régions du Soudan, de la Tunisie, et de la France et que nous reproduisons, comme à de précédentes occasions, dans le journal que vous tenez entre vos mains.
L'espoir, c'est celui que nous partageons avec des compagnes et compagnons du monde entier qui, de l'Iran à Haïti, de la Russie et de l'Ukraine au Soudan, en Asie, en Amérique du sud, quelles que soient les particularités des idéologies dominantes dans leur coin de la planète, la brutalité des situations qu'ils vivent, et en définitive, le visage du capital tel qu'il se présente à eux, se reconnaissent dans les idées et les pratiques anarchistes.
La lutte de tous ces compagnons nous oblige...
N'en déplaise à une certaine extrême gauche et à une partie du milieu libertaire actuel, qui au nom du socle mou mais bien établi d'une forme de culturalisme essentialiste, tend à considérer l'universalisme de nos idées comme une superstition dominatrice, «blanche et européanno- centrée» ...
Car s'il est un fait universel, quelque soient les réalités particulières, c'est bien «le mouvement unique qui a fait de la planète son champ, le capitalisme» (Guy Debord, La société du spectacle, th. 56, 1967).
La CNT fêtera également un autre anniversaire cette année, sa création il y a 80 ans dans la région France, en 1946, l'occasion probable d'un bilan de l'outil anarchosyndicaliste dont on ne peut que considérer qu'il n'a été jusqu'ici que trop sous-utilisé...
Nous parlerons dans ce numéro de «syndicalisme tout court», dans une critique d'un dossier du Monde Libertaire, qui révèle la position pour le moins ambigüe (quoique connue, d'où notamment la «sous-utilisation» de l'anarcho syndicalisme mentionnée ci-dessus) de nombreux libertaires à l'égard de ce syndicalisme «sans épithète» dont nous savons depuis longtemps qu'il ne peut tenir qu'un rôle de régulateur de l'organisation sociale présente.
Dès lors, et dans le prolongement de cet article, nous pourrions conclure cet édito sous la forme d'un appel...
À tous les compagnons et compagnes anarchistes qui militent dans les centrales syndicales: quelle place espérez-vous encore trouver dans une organisation qui, ni dans sa structure, ni dans son fonctionnement, ni dans ses objectifs, ne garantira jamais le but d'émancipation totale que nous nous proposons de poursuivre? Rejoignez-nous!
À tous les militants syndicalistes «de la base» qui, lassés des échecs de leurs hiérarchies en appellent régulièrement à «déborder leur bureaucratie» ... Ne la débordez pas, dépassez là!
Rejoignez-nous!
À tous les gilets jaunes, à tous les résistants des derniers mouvements populaires ici et ailleurs, qui ont fait l'expérience concrète de l'auto-organisation mais se sont heurtés à la sale réalité de l'État dont ils attendaient encore quelques améliorations, et qui ne leur a distribué que, dans le meilleur des cas, du vent et des tirs de flasball, dans le pire, la mort et la torture...
Rejoignez-nous!Ce n'est qu'ensemble que nous prolongerons la construction de notre outil d'organisation, vraiment conforme à nos buts, pour la préparation d'un autre futur!
«La critique de la politique est indissociable de la recherche pratique des moyens par lesquels la société pourrait se représenter ses problèmes réels, les discuter et les résoudre.
Et l'échec de cette recherche serait la véritable catastrophe historique, qui contresignerait toutes les autres.» (Encyclopédie des Nuisances, art. Aboutissement, juillet 88)
#CNTAIT #Espagne #Memoire #AntiCampisme #campisme #Anarchisme #AnarchoSyndicalisme
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https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1512
PDF: https://cntaittoulouse.lautre.net/IMG/pdf/anarcho197.pdf
Édito: Les 90 ans de la révolution espagnole. ---- Le 19 juillet 2026, nous fêterons les 90 ans du premier jour de la révolution espagnole.
Sans fétichisme et sans images d'Épinal, nous portons en permanence avec nous la mémoire de ce moment particulier des épisodes révolutionnaires historiques et avons à coeur de la transmettre.
Sans images d'Épinal, parce qu'il ne s'agit pas de célébrer quelques vieilles barbes ou quelques militants statufiés en exemple, mais tous les hommes et toutes les femmes qui, dans l'époque, avaient choisi de se lancer dans la mise en oeuvre du communisme libertaire, comme perspective entendable et désirable, dans une partie de l'Espagne où ils avaient su, par l'insurrection armée, arrêter les fascistes, dépassant leur gouvernement républicain «de front populaire» aux abois.
Sans fétichisme, parce qu'avec cette mémoire, nous menons aussi la critique des contradictions internes au mouvement révolutionnaire d'alors, y compris de l'organisation dont nous portons toujours le nom, la CNT.
Puisqu'il nous paraît vital d'établir un pont entre les époques, nous vous proposerons d'en discuter avec nous, lors d'événements à venir. Pas sous la forme d'une séquence mémorielle figée, ou dans une aimable discussion universitaire de salon au sujet d'une histoire définitivement enterrée, mais au nom des idéaux qui nous animent encore.
Le vieux monde, que se sont essayé à détruire les copains espagnols, est toujours là, toujours vieux, quoique d'une complexité plus accablante encore, mais nous ne perdons pas espoir.
L'Espoir, c'est justement le titre du bulletin n°6 réalisé en collaboration entre des compagnons des régions du Soudan, de la Tunisie, et de la France et que nous reproduisons, comme à de précédentes occasions, dans le journal que vous tenez entre vos mains.
L'espoir, c'est celui que nous partageons avec des compagnes et compagnons du monde entier qui, de l'Iran à Haïti, de la Russie et de l'Ukraine au Soudan, en Asie, en Amérique du sud, quelles que soient les particularités des idéologies dominantes dans leur coin de la planète, la brutalité des situations qu'ils vivent, et en définitive, le visage du capital tel qu'il se présente à eux, se reconnaissent dans les idées et les pratiques anarchistes.
La lutte de tous ces compagnons nous oblige...
N'en déplaise à une certaine extrême gauche et à une partie du milieu libertaire actuel, qui au nom du socle mou mais bien établi d'une forme de culturalisme essentialiste, tend à considérer l'universalisme de nos idées comme une superstition dominatrice, «blanche et européanno- centrée» ...
Car s'il est un fait universel, quelque soient les réalités particulières, c'est bien «le mouvement unique qui a fait de la planète son champ, le capitalisme» (Guy Debord, La société du spectacle, th. 56, 1967).
La CNT fêtera également un autre anniversaire cette année, sa création il y a 80 ans dans la région France, en 1946, l'occasion probable d'un bilan de l'outil anarchosyndicaliste dont on ne peut que considérer qu'il n'a été jusqu'ici que trop sous-utilisé...
Nous parlerons dans ce numéro de «syndicalisme tout court», dans une critique d'un dossier du Monde Libertaire, qui révèle la position pour le moins ambigüe (quoique connue, d'où notamment la «sous-utilisation» de l'anarcho syndicalisme mentionnée ci-dessus) de nombreux libertaires à l'égard de ce syndicalisme «sans épithète» dont nous savons depuis longtemps qu'il ne peut tenir qu'un rôle de régulateur de l'organisation sociale présente.
Dès lors, et dans le prolongement de cet article, nous pourrions conclure cet édito sous la forme d'un appel...
À tous les compagnons et compagnes anarchistes qui militent dans les centrales syndicales: quelle place espérez-vous encore trouver dans une organisation qui, ni dans sa structure, ni dans son fonctionnement, ni dans ses objectifs, ne garantira jamais le but d'émancipation totale que nous nous proposons de poursuivre? Rejoignez-nous!
À tous les militants syndicalistes «de la base» qui, lassés des échecs de leurs hiérarchies en appellent régulièrement à «déborder leur bureaucratie» ... Ne la débordez pas, dépassez là!
Rejoignez-nous!
À tous les gilets jaunes, à tous les résistants des derniers mouvements populaires ici et ailleurs, qui ont fait l'expérience concrète de l'auto-organisation mais se sont heurtés à la sale réalité de l'État dont ils attendaient encore quelques améliorations, et qui ne leur a distribué que, dans le meilleur des cas, du vent et des tirs de flasball, dans le pire, la mort et la torture...
Rejoignez-nous!Ce n'est qu'ensemble que nous prolongerons la construction de notre outil d'organisation, vraiment conforme à nos buts, pour la préparation d'un autre futur!
«La critique de la politique est indissociable de la recherche pratique des moyens par lesquels la société pourrait se représenter ses problèmes réels, les discuter et les résoudre.
Et l'échec de cette recherche serait la véritable catastrophe historique, qui contresignerait toutes les autres.» (Encyclopédie des Nuisances, art. Aboutissement, juillet 88)
#CNTAIT #Espagne #Memoire #AntiCampisme #campisme #Anarchisme #AnarchoSyndicalisme
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Entre "anti-impérialisme décolonial" et "lutte pour la démocratie", la gauche occidentale a abandonné la lutte contre son propre État
Nous avons traduit ce texte du militant révolutionnaire d’origine iranienne Siyâvash Shahabi, dont nous partageons l’analyse sur l’orientalisme des soit disant "anti impérialistes" et autres décoloniaux occidentaux.
Sous couvert de prendre position contre "l’Occident", ces derniers font surtout le jeu des régimes les plus autoritaires qui martyrisent leur population.
Comme le dit Siyâvash, la posture toute spectaculaire de cette gauche se nourrit d’images qu’elle forge elle-même (ou qu’elle relaye pour d’autres qui la forge pour elle …)
Ces images, ces représentation, invisibilisent, font écran, à la réalité de ce que vit la population, à commencer par la classe ouvrière, qui n’entre jamais en ligne de compte dans les savantes analyses géopolitiques des "décoloniaux".
Elle permet surtout de se donner la bonne conscience de "faire quelque chose" en agitant des images et des slogans, sans avoir à lutter dans le réel ici, c’est-à-dire sans avoir à se confronter réellement à notre propre État, cette lutte étant déléguée au soit disant "Axe de la résistance".
À partir de là **cette gauche construit (ou relaye) une esthétique, avec ses codes visuels, vestimentaires, de langage, devenant une affirmation identitaire mais qui n’a aucun contenu émancipateur car là n’est pas son objet**.
Cette analyse rejoint celle que nous avions exprimé dans les colonnes d’Anarchosyndicalisme sur le campisme : "Nous assistons actuellement en fonction des divers conflits, à un retour de cette idéologie d’affrontement entre l’axe du bien et l’axe du mal, qui est en fait la description du campisme, qui consiste à dire quiconque n’est pas avec moi, est contre moi (comme au bon vieux temps de la guerre froide).
*C’est une vision idéologique binaire*, qui appelle à soutenir n’importe quelle saloperie pour diverses raisons, notamment des luttes anticolonialistes, des luttes de libération nationale, tout ce qui paraît de près ou de loin "anti-impérialiste" mais authentiquement interclassiste, à partir du moment où l’ennemi de mon ennemi entre en conflit.
*Le campisme ce n’est pas de l’internationalisme, ce n’est pas la solidarité, mais un aveuglement*. [1, https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1372 ]
La gauche occidentale ne combat plus son propre État.
Elle vit politiquement à travers les images qu’elle créé des autres [États].
Quand il s’agit de l’Iran, cette image prend généralement deux formes.
Soit l’Iran est réduit à un régime islamique oriental qui a besoin d’être sauvé [contre lui-même] par l’Occident, soit il devient un bastion de résistance où toute contradiction de classe, de genre, de travail, ethnique et sociale interne doit être occultée.
Ces deux images peuvent sembler antagonistes, mais elles se rejoignent en un point : toutes deux effacent la société iranienne.
En tant que communistes iraniens, nous avons été contraints d’expliquer une évidence: **nous sommes contre la guerre**.
- *Contre une attaque américano-israélienne contre l’Iran*.
- *Contre les sanctions*.
- *Contre les bombardements*
- *Contre un "changement de régime" [apporté de l’extérieur]*.
- *Contre l’instrumentalisation de la population iranienne dans des projets géopolitiques*.*Mais être contre la guerre ne signifie pas se taire face à la République islamique*
Nous sommes contre la guerre *car elle détruit la même classe que la République islamique opprime en temps de paix*.
Nous sommes contre la guerre *car les bombes et les sanctions appauvrissent la société, la fragmentent et la rendent plus vulnérable*.
Et c’est précisément pour cette raison que nous ne pouvons pas décrire un État répressif comme un bouclier de libération.
Le bouclier libérateur de la classe ouvrière, c’est sa propre organisation, et non un État sécuritaire et capitaliste.
Une partie de la gauche occidentale, au lieu de combattre la politique étrangère de son propre État, ses propres bases militaires, ses propres entreprises d’armement et ses propres sanctions, *soutient des régimes autoritaires ou des organisations militaires et qualifie cela d’anti-impérialisme*.
Ce n’est pas de l’internationalisme.
C’est une externalisation de ses politiques.
Quand on abandonne la lutte contre son propre État, **l’anti-impérialisme devient l’esthétique de l’Axe de la Résistance**.
*Mais un communiste iranien ne peut pas faire cela, car pour nous, il ne s’agit pas d’une image*.
*Il s’agit de la réalité d’une classe écrasée à la fois par les bombes et les sanctions, mais aussi par la privatisation, la prison, les exécutions, le port obligatoire du hijab, la répression des grèves et une économie sécuritaire*.
# Notes
[1] Pour en finir avec le “Campisme” Journal Anarchosyndicalisme n° 184 Nov.Dec .23 ; https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1372
Pour en finir avec le “Campisme” Journal Anarchosyndicalisme n° 184 Nov.Dec .23 ; - https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1372
Liens campisme- https://aplutsoc.org/tag/campisme/
- https://leftrenewal.org/tag/campism/
- https://www.palim-psao.fr/search/campisme/
- https://collectifnopasaran.noblogs.org/2026/03/23/ni-shah-ni-mollah-soutiens-du-regime-iranien-hors-de-nos-luttes/#Iran #gauche #campisme #anarchisme #CNTAIT #Resistance #SiyâvashShahabi
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Entre "anti-impérialisme décolonial" et "lutte pour la démocratie", la gauche occidentale a abandonné la lutte contre son propre État
Nous avons traduit ce texte du militant révolutionnaire d’origine iranienne Siyâvash Shahabi, dont nous partageons l’analyse sur l’orientalisme des soit disant "anti impérialistes" et autres décoloniaux occidentaux.
Sous couvert de prendre position contre "l’Occident", ces derniers font surtout le jeu des régimes les plus autoritaires qui martyrisent leur population.
Comme le dit Siyâvash, la posture toute spectaculaire de cette gauche se nourrit d’images qu’elle forge elle-même (ou qu’elle relaye pour d’autres qui la forge pour elle …)
Ces images, ces représentation, invisibilisent, font écran, à la réalité de ce que vit la population, à commencer par la classe ouvrière, qui n’entre jamais en ligne de compte dans les savantes analyses géopolitiques des "décoloniaux".
Elle permet surtout de se donner la bonne conscience de "faire quelque chose" en agitant des images et des slogans, sans avoir à lutter dans le réel ici, c’est-à-dire sans avoir à se confronter réellement à notre propre État, cette lutte étant déléguée au soit disant "Axe de la résistance".
À partir de là **cette gauche construit (ou relaye) une esthétique, avec ses codes visuels, vestimentaires, de langage, devenant une affirmation identitaire mais qui n’a aucun contenu émancipateur car là n’est pas son objet**.
Cette analyse rejoint celle que nous avions exprimé dans les colonnes d’Anarchosyndicalisme sur le campisme : "Nous assistons actuellement en fonction des divers conflits, à un retour de cette idéologie d’affrontement entre l’axe du bien et l’axe du mal, qui est en fait la description du campisme, qui consiste à dire quiconque n’est pas avec moi, est contre moi (comme au bon vieux temps de la guerre froide).
*C’est une vision idéologique binaire*, qui appelle à soutenir n’importe quelle saloperie pour diverses raisons, notamment des luttes anticolonialistes, des luttes de libération nationale, tout ce qui paraît de près ou de loin "anti-impérialiste" mais authentiquement interclassiste, à partir du moment où l’ennemi de mon ennemi entre en conflit.
*Le campisme ce n’est pas de l’internationalisme, ce n’est pas la solidarité, mais un aveuglement*. [1, https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1372 ]
La gauche occidentale ne combat plus son propre État.
Elle vit politiquement à travers les images qu’elle créé des autres [États].
Quand il s’agit de l’Iran, cette image prend généralement deux formes.
Soit l’Iran est réduit à un régime islamique oriental qui a besoin d’être sauvé [contre lui-même] par l’Occident, soit il devient un bastion de résistance où toute contradiction de classe, de genre, de travail, ethnique et sociale interne doit être occultée.
Ces deux images peuvent sembler antagonistes, mais elles se rejoignent en un point : toutes deux effacent la société iranienne.
En tant que communistes iraniens, nous avons été contraints d’expliquer une évidence: **nous sommes contre la guerre**.
- *Contre une attaque américano-israélienne contre l’Iran*.
- *Contre les sanctions*.
- *Contre les bombardements*
- *Contre un "changement de régime" [apporté de l’extérieur]*.
- *Contre l’instrumentalisation de la population iranienne dans des projets géopolitiques*.*Mais être contre la guerre ne signifie pas se taire face à la République islamique*
Nous sommes contre la guerre *car elle détruit la même classe que la République islamique opprime en temps de paix*.
Nous sommes contre la guerre *car les bombes et les sanctions appauvrissent la société, la fragmentent et la rendent plus vulnérable*.
Et c’est précisément pour cette raison que nous ne pouvons pas décrire un État répressif comme un bouclier de libération.
Le bouclier libérateur de la classe ouvrière, c’est sa propre organisation, et non un État sécuritaire et capitaliste.
Une partie de la gauche occidentale, au lieu de combattre la politique étrangère de son propre État, ses propres bases militaires, ses propres entreprises d’armement et ses propres sanctions, *soutient des régimes autoritaires ou des organisations militaires et qualifie cela d’anti-impérialisme*.
Ce n’est pas de l’internationalisme.
C’est une externalisation de ses politiques.
Quand on abandonne la lutte contre son propre État, **l’anti-impérialisme devient l’esthétique de l’Axe de la Résistance**.
*Mais un communiste iranien ne peut pas faire cela, car pour nous, il ne s’agit pas d’une image*.
*Il s’agit de la réalité d’une classe écrasée à la fois par les bombes et les sanctions, mais aussi par la privatisation, la prison, les exécutions, le port obligatoire du hijab, la répression des grèves et une économie sécuritaire*.
# Notes
[1] Pour en finir avec le “Campisme” Journal Anarchosyndicalisme n° 184 Nov.Dec .23 ; https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1372
Pour en finir avec le “Campisme” Journal Anarchosyndicalisme n° 184 Nov.Dec .23 ; - https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1372
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- https://leftrenewal.org/tag/campism/
- https://www.palim-psao.fr/search/campisme/
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🟥⬛ Un 20 de mayo de 1936 salía al público el primer número de la revista de la organización anarquista: #MujeresLibres “Precursoras de un mundo nuevo” dirigida por y para las mujeres #anarcofeminismo #CulturaObrera #CNTAIT #AIT #IWA #MemoriaAnarquista
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Concentració - Roda de premsa pel padró a Martorell
Plaça de la Vila, Martorell, dilluns, 18 de maig, a les 18:00 CEST
Concentració - Roda de premsa pel padró a Martorell.
Dilluns 18 de Maig de 2026 a les 18 hores a la Placa de la Vila.
Convoquen: Papers per Tothom, PAH Baix Llobregat Nord i CNT-AIT.
Salut i lluita social!
https://bcn.convoca.la/event/concentracio-roda-de-premsa-pel-padro-a-martorell
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Plaça de la Vila, Martorell, dilluns, 18 de maig, a les 18:00 CEST
Concentració - Roda de premsa pel padró a Martorell.
Dilluns 18 de Maig de 2026 a les 18 hores a la Placa de la Vila.
Convoquen: Papers per Tothom, PAH Baix Llobregat Nord i CNT-AIT.
Salut i lluita social!
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Dilluns 18 de Maig de 2026 a les 18 hores a la Placa de la Vila.
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Plaça de la Vila, Martorell, dilluns, 18 de maig, a les 18:00 CEST
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Dilluns 18 de Maig de 2026 a les 18 hores a la Placa de la Vila.
Convoquen: Papers per Tothom, PAH Baix Llobregat Nord i CNT-AIT.
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ASN-IAA beim 1. Mai in Köln
Fotos der Bündnis-Demonstration, die vom Hans-Böckler-Platz durch die Innenstadt zum Heumarkt lief, wo wieder das große Straßenfest der Gewerkschaften und linken Parteien stattfand. Das Anarcho-Syndikalistische Netzwerk war am Kampftag der Arbeiter*innen ebenfalls auf der Straße, gemeinsam mit Genoss*innen der spanischen CNT-IAA (deren Aufruf zum Ersten Mai wir übersetzt und als Flugblatt verteilt haben.
Danach haben wir uns noch mit anderen Antiautoritären an der „revolutionären Ersten Mai Demonstration“ beteiligt, die an Kalk-Post losging und bei der später mehrere Leute mit Polizeigewalt aus der Demo gezogen, aber bald darauf wieder freigelassen wurden.
https://asniaa.noblogs.org/post/2026/05/01/asn-iaa-beim-1-mai-in-koeln/
#ASNIAA #CNTAIT #proIAA #Anarchosyndikalismus #IWAAIT #ErsterMai #1Mai
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- https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1498 (Discrimination syndicale contre la CNT-AIT )
Le troisième round de procès du compagnon de la CNT AIT Allier qui avait été licencié pour avoir diffusé un tract dans lequel était écrit entre autres " Nous salariés (...) ne sommes ni vos chiens, ni vos esclaves.
Pour l’autogestion ! Pour la révolution sociale et libertaire ! » vient de se conclure par une nouvelle victoire du compagnon et de la CNT-AIT.La CNT-AIT est définitivement reconnue comme un syndicat, le licenciement est annulé pour « atteinte à la liberté d’expression ».
Le patron est de plus condamné à lui verser quelque 24 000 euros bruts d’indemnités et dommages et intérêts.
...
S’en est suivi un troisième procès, le patron faisant appel, car n’acceptant pas ses défaites.
Le verdict qui a été prononcé en décembre 2025, soit quatre ans après les faits, vient établir définitivement la victoire de la CNT-AIT contre le patron par 3 à 0 !
Et c’est un KO technique, puisque cette décision [1] a été commentée par au moins un prof de droit spécialisé en droit du travail, ce qui veut dire qu’elle fait désormais jurisprudence !
Ce jugement établit que notre compagnon était dans son bon droit d’information syndicale. Sur l’emploi de l’expression « ’Nous, salariés de chez [4], ne sommes ni vos chiens, ni vos esclaves », que l’entreprise entendait faire condamner comme « excessifs voire violents », le tribunal relève que « pris dans leur ensemble, ces termes ne constituent pas des insultes proférées à l’encontre des salariés de la société.
Il apparaît, au contraire, que l’auteur de ce tract parle au nom de ces salariés et prend leur défense face à des ’auditeurs’ qui souhaiteraient ’imposer des exigences aux entreprises qui travaillent’ pour eux.
Il convient alors de rappeler que ce tract a été établi par le syndicat CNT-AIT.
Or, le but d’un syndicat est de défendre les intérêts collectifs des salariés. »
En conséquence, « Le licenciement prononcé par la société à l’encontre de Monsieur XX porte donc atteinte à la liberté d’expression de ce dernier.
Il devra, de ce fait, être annulé. »
Ce verdict est donc favorable pour la CNT AIT, qui est bien reconnue comme un syndicat, légalement. Il valide aussi le fait que les militants de la CNT AIT déploient bien des activités syndicales quand bien même une section dans la boite n’est pas officiellement déclarée.
*Le fait de distribuer des tracts, d’avoir des discussions avec ses collègues sur les questions syndicales ET politiques est reconnu comme constitutif d’une activité syndicale réelle*.
Au final, la boite est condamnée à réintégrer notre compagnon, mais devant l’impossibilité pour elle de le faire, elle est condamnée à lui verser au total quelque 24000 euros (bruts) d’indemnités et de dommages et intérêts en réparation du préjudice résultant du caractère illicite du licenciement.
C’est une bonne nouvelle pour le compagnon, qui suite au licenciement était dans une situation précaire, et psychologiquement, c’est une belle victoire à la fois pour lui et pour nous, car cela montre qu’on peut gagner en se battant avec nos idées, même sur le terrain juridique qui n’est pourtant pas celui que nous privilégions.
Cette victoire aussi a été permise par la solidarité collective de la CNT AIT, car nous avons accompagné le compagnon à la fois dans la rédaction du tract incriminé [2], ensuite un soutien moral et matériel pendant les procès.
CNT-AIT Allier et ses alliés
-->--
#CNTAIT #Jurisprudence #Syndicalisme #Syndicat #AnarchoSyndicalisme
-
- https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1498 (Discrimination syndicale contre la CNT-AIT )
Le troisième round de procès du compagnon de la CNT AIT Allier qui avait été licencié pour avoir diffusé un tract dans lequel était écrit entre autres " Nous salariés (...) ne sommes ni vos chiens, ni vos esclaves.
Pour l’autogestion ! Pour la révolution sociale et libertaire ! » vient de se conclure par une nouvelle victoire du compagnon et de la CNT-AIT.La CNT-AIT est définitivement reconnue comme un syndicat, le licenciement est annulé pour « atteinte à la liberté d’expression ».
Le patron est de plus condamné à lui verser quelque 24 000 euros bruts d’indemnités et dommages et intérêts.
...
S’en est suivi un troisième procès, le patron faisant appel, car n’acceptant pas ses défaites.
Le verdict qui a été prononcé en décembre 2025, soit quatre ans après les faits, vient établir définitivement la victoire de la CNT-AIT contre le patron par 3 à 0 !
Et c’est un KO technique, puisque cette décision [1] a été commentée par au moins un prof de droit spécialisé en droit du travail, ce qui veut dire qu’elle fait désormais jurisprudence !
Ce jugement établit que notre compagnon était dans son bon droit d’information syndicale. Sur l’emploi de l’expression « ’Nous, salariés de chez [4], ne sommes ni vos chiens, ni vos esclaves », que l’entreprise entendait faire condamner comme « excessifs voire violents », le tribunal relève que « pris dans leur ensemble, ces termes ne constituent pas des insultes proférées à l’encontre des salariés de la société.
Il apparaît, au contraire, que l’auteur de ce tract parle au nom de ces salariés et prend leur défense face à des ’auditeurs’ qui souhaiteraient ’imposer des exigences aux entreprises qui travaillent’ pour eux.
Il convient alors de rappeler que ce tract a été établi par le syndicat CNT-AIT.
Or, le but d’un syndicat est de défendre les intérêts collectifs des salariés. »
En conséquence, « Le licenciement prononcé par la société à l’encontre de Monsieur XX porte donc atteinte à la liberté d’expression de ce dernier.
Il devra, de ce fait, être annulé. »
Ce verdict est donc favorable pour la CNT AIT, qui est bien reconnue comme un syndicat, légalement. Il valide aussi le fait que les militants de la CNT AIT déploient bien des activités syndicales quand bien même une section dans la boite n’est pas officiellement déclarée.
*Le fait de distribuer des tracts, d’avoir des discussions avec ses collègues sur les questions syndicales ET politiques est reconnu comme constitutif d’une activité syndicale réelle*.
Au final, la boite est condamnée à réintégrer notre compagnon, mais devant l’impossibilité pour elle de le faire, elle est condamnée à lui verser au total quelque 24000 euros (bruts) d’indemnités et de dommages et intérêts en réparation du préjudice résultant du caractère illicite du licenciement.
C’est une bonne nouvelle pour le compagnon, qui suite au licenciement était dans une situation précaire, et psychologiquement, c’est une belle victoire à la fois pour lui et pour nous, car cela montre qu’on peut gagner en se battant avec nos idées, même sur le terrain juridique qui n’est pourtant pas celui que nous privilégions.
Cette victoire aussi a été permise par la solidarité collective de la CNT AIT, car nous avons accompagné le compagnon à la fois dans la rédaction du tract incriminé [2], ensuite un soutien moral et matériel pendant les procès.
CNT-AIT Allier et ses alliés
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#CNTAIT #Jurisprudence #Syndicalisme #Syndicat #AnarchoSyndicalisme
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- https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1498 (Discrimination syndicale contre la CNT-AIT )
Le troisième round de procès du compagnon de la CNT AIT Allier qui avait été licencié pour avoir diffusé un tract dans lequel était écrit entre autres " Nous salariés (...) ne sommes ni vos chiens, ni vos esclaves.
Pour l’autogestion ! Pour la révolution sociale et libertaire ! » vient de se conclure par une nouvelle victoire du compagnon et de la CNT-AIT.La CNT-AIT est définitivement reconnue comme un syndicat, le licenciement est annulé pour « atteinte à la liberté d’expression ».
Le patron est de plus condamné à lui verser quelque 24 000 euros bruts d’indemnités et dommages et intérêts.
...
S’en est suivi un troisième procès, le patron faisant appel, car n’acceptant pas ses défaites.
Le verdict qui a été prononcé en décembre 2025, soit quatre ans après les faits, vient établir définitivement la victoire de la CNT-AIT contre le patron par 3 à 0 !
Et c’est un KO technique, puisque cette décision [1] a été commentée par au moins un prof de droit spécialisé en droit du travail, ce qui veut dire qu’elle fait désormais jurisprudence !
Ce jugement établit que notre compagnon était dans son bon droit d’information syndicale. Sur l’emploi de l’expression « ’Nous, salariés de chez [4], ne sommes ni vos chiens, ni vos esclaves », que l’entreprise entendait faire condamner comme « excessifs voire violents », le tribunal relève que « pris dans leur ensemble, ces termes ne constituent pas des insultes proférées à l’encontre des salariés de la société.
Il apparaît, au contraire, que l’auteur de ce tract parle au nom de ces salariés et prend leur défense face à des ’auditeurs’ qui souhaiteraient ’imposer des exigences aux entreprises qui travaillent’ pour eux.
Il convient alors de rappeler que ce tract a été établi par le syndicat CNT-AIT.
Or, le but d’un syndicat est de défendre les intérêts collectifs des salariés. »
En conséquence, « Le licenciement prononcé par la société à l’encontre de Monsieur XX porte donc atteinte à la liberté d’expression de ce dernier.
Il devra, de ce fait, être annulé. »
Ce verdict est donc favorable pour la CNT AIT, qui est bien reconnue comme un syndicat, légalement. Il valide aussi le fait que les militants de la CNT AIT déploient bien des activités syndicales quand bien même une section dans la boite n’est pas officiellement déclarée.
*Le fait de distribuer des tracts, d’avoir des discussions avec ses collègues sur les questions syndicales ET politiques est reconnu comme constitutif d’une activité syndicale réelle*.
Au final, la boite est condamnée à réintégrer notre compagnon, mais devant l’impossibilité pour elle de le faire, elle est condamnée à lui verser au total quelque 24000 euros (bruts) d’indemnités et de dommages et intérêts en réparation du préjudice résultant du caractère illicite du licenciement.
C’est une bonne nouvelle pour le compagnon, qui suite au licenciement était dans une situation précaire, et psychologiquement, c’est une belle victoire à la fois pour lui et pour nous, car cela montre qu’on peut gagner en se battant avec nos idées, même sur le terrain juridique qui n’est pourtant pas celui que nous privilégions.
Cette victoire aussi a été permise par la solidarité collective de la CNT AIT, car nous avons accompagné le compagnon à la fois dans la rédaction du tract incriminé [2], ensuite un soutien moral et matériel pendant les procès.
CNT-AIT Allier et ses alliés
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#CNTAIT #Jurisprudence #Syndicalisme #Syndicat #AnarchoSyndicalisme
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- https://cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article1498 (Discrimination syndicale contre la CNT-AIT )
Le troisième round de procès du compagnon de la CNT AIT Allier qui avait été licencié pour avoir diffusé un tract dans lequel était écrit entre autres " Nous salariés (...) ne sommes ni vos chiens, ni vos esclaves.
Pour l’autogestion ! Pour la révolution sociale et libertaire ! » vient de se conclure par une nouvelle victoire du compagnon et de la CNT-AIT.La CNT-AIT est définitivement reconnue comme un syndicat, le licenciement est annulé pour « atteinte à la liberté d’expression ».
Le patron est de plus condamné à lui verser quelque 24 000 euros bruts d’indemnités et dommages et intérêts.
...
S’en est suivi un troisième procès, le patron faisant appel, car n’acceptant pas ses défaites.
Le verdict qui a été prononcé en décembre 2025, soit quatre ans après les faits, vient établir définitivement la victoire de la CNT-AIT contre le patron par 3 à 0 !
Et c’est un KO technique, puisque cette décision [1] a été commentée par au moins un prof de droit spécialisé en droit du travail, ce qui veut dire qu’elle fait désormais jurisprudence !
Ce jugement établit que notre compagnon était dans son bon droit d’information syndicale. Sur l’emploi de l’expression « ’Nous, salariés de chez [4], ne sommes ni vos chiens, ni vos esclaves », que l’entreprise entendait faire condamner comme « excessifs voire violents », le tribunal relève que « pris dans leur ensemble, ces termes ne constituent pas des insultes proférées à l’encontre des salariés de la société.
Il apparaît, au contraire, que l’auteur de ce tract parle au nom de ces salariés et prend leur défense face à des ’auditeurs’ qui souhaiteraient ’imposer des exigences aux entreprises qui travaillent’ pour eux.
Il convient alors de rappeler que ce tract a été établi par le syndicat CNT-AIT.
Or, le but d’un syndicat est de défendre les intérêts collectifs des salariés. »
En conséquence, « Le licenciement prononcé par la société à l’encontre de Monsieur XX porte donc atteinte à la liberté d’expression de ce dernier.
Il devra, de ce fait, être annulé. »
Ce verdict est donc favorable pour la CNT AIT, qui est bien reconnue comme un syndicat, légalement. Il valide aussi le fait que les militants de la CNT AIT déploient bien des activités syndicales quand bien même une section dans la boite n’est pas officiellement déclarée.
*Le fait de distribuer des tracts, d’avoir des discussions avec ses collègues sur les questions syndicales ET politiques est reconnu comme constitutif d’une activité syndicale réelle*.
Au final, la boite est condamnée à réintégrer notre compagnon, mais devant l’impossibilité pour elle de le faire, elle est condamnée à lui verser au total quelque 24000 euros (bruts) d’indemnités et de dommages et intérêts en réparation du préjudice résultant du caractère illicite du licenciement.
C’est une bonne nouvelle pour le compagnon, qui suite au licenciement était dans une situation précaire, et psychologiquement, c’est une belle victoire à la fois pour lui et pour nous, car cela montre qu’on peut gagner en se battant avec nos idées, même sur le terrain juridique qui n’est pourtant pas celui que nous privilégions.
Cette victoire aussi a été permise par la solidarité collective de la CNT AIT, car nous avons accompagné le compagnon à la fois dans la rédaction du tract incriminé [2], ensuite un soutien moral et matériel pendant les procès.
CNT-AIT Allier et ses alliés
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#CNTAIT #Jurisprudence #Syndicalisme #Syndicat #AnarchoSyndicalisme
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1 de maig (CNT-AIT)
Plaça Terenci Moix, Raval, Barcelona, divendres, 1 de maig, a les 11:30 CEST
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1 de maig (CNT-AIT)
Plaça Terenci Moix, Raval, Barcelona, divendres, 1 de maig, a les 11:30 CEST
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1 de maig (CNT-AIT)
Plaça Terenci Moix, Raval, Barcelona, divendres, 1 de maig, a les 11:30 CEST
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1 de maig (CNT-AIT)
Plaça Terenci Moix, Raval, Barcelona, divendres, 1 de maig, a les 11:30 CEST
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翻訳をアップしました。
https://note.com/bakuto_morikawa/n/n8f4897467010
原文は以下:
https://freedomnews.org.uk/2026/04/02/suiza-6-pardoned-to-defend-our-rights-we-need-to-exercise-them/
「直接行動・相互扶助・連帯に基づくアナルコサンジカリズムは、依然として現代と直結しているだけでなく、かつてないほど有用なのだ」
#スペイン #労働組合 #freedomnews #労働者の権利 #国際連帯 #CNT #アナルコサンジカリズム #反弾圧 #スイザ6 #CNTAIT -
- https://cnt-ait.info/2026/03/10/anar-israel-pk/
--<--
Hier (lundi 9 mars 2026), des militants anarchistes et des anarchistes des kibbutz ont organisé une importante manifestation en Israël pour protester contre l’agression des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.Ils brandissaient le drapeau bicolore « rouge et noir », symbole international des anarchistes.
Plus tôt dans la journée, la communauté anarchiste des kibbutzs avait également manifesté.
De même, les communistes propagent depuis huit ans l’idée que la « Commune de Paris » a été menée par des communistes, alors qu’aucun communiste n’a participé à la première révolution communiste de l’ère moderne.
Ces mêmes communistes qui ont propagé cette idée ont longtemps prétendu que la Première Internationale avait été fondée par Marx.
Or, Internet a clairement démontré que la Première Internationale a été fondée par les (futurs) martyrs de la Commune de Paris, Eugène Varlin et Henry Tolain, tous deux anarchistes.
Karl Marx n’a même pas assisté à la première réunion qui s’est tenue à St. Marston’s Hall à Londres le 28 septembre 1864.
Et pourtant, ils ont continué à affirmer que tous les martyrs du 1er mai [1896 de Chicago] étaient des communistes.
On trouve désormais sur internet des déclarations du Dr Taimur lui-même affirmant que les cinq martyrs du 1er mai étaient anarchistes.
Aucun n’était marxiste.Hier encore, à la mort du compagnon Zubair Rehman, il prétendait qu’il était un « simple communiste ».
Mes amis, indignés, me disent : « Frère, ne publie pas de tels propos. »
Ci-dessous, je partage également des photos du « drapeau anarchiste » brandi par les participants à cette manifestation.
Il est important de noter que la plupart des victimes de l’attaque du Hamas étaient des « anarchistes kibbutzim » qui ont même pardonné aux Palestiniens [les morts].
-->--#Israel #Anarchistes #kibboutzim #Manifestations #CNTAIT #CNT
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- https://cnt-ait.info/2026/03/10/anar-israel-pk/
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Hier (lundi 9 mars 2026), des militants anarchistes et des anarchistes des kibbutz ont organisé une importante manifestation en Israël pour protester contre l’agression des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.Ils brandissaient le drapeau bicolore « rouge et noir », symbole international des anarchistes.
Plus tôt dans la journée, la communauté anarchiste des kibbutzs avait également manifesté.
De même, les communistes propagent depuis huit ans l’idée que la « Commune de Paris » a été menée par des communistes, alors qu’aucun communiste n’a participé à la première révolution communiste de l’ère moderne.
Ces mêmes communistes qui ont propagé cette idée ont longtemps prétendu que la Première Internationale avait été fondée par Marx.
Or, Internet a clairement démontré que la Première Internationale a été fondée par les (futurs) martyrs de la Commune de Paris, Eugène Varlin et Henry Tolain, tous deux anarchistes.
Karl Marx n’a même pas assisté à la première réunion qui s’est tenue à St. Marston’s Hall à Londres le 28 septembre 1864.
Et pourtant, ils ont continué à affirmer que tous les martyrs du 1er mai [1896 de Chicago] étaient des communistes.
On trouve désormais sur internet des déclarations du Dr Taimur lui-même affirmant que les cinq martyrs du 1er mai étaient anarchistes.
Aucun n’était marxiste.Hier encore, à la mort du compagnon Zubair Rehman, il prétendait qu’il était un « simple communiste ».
Mes amis, indignés, me disent : « Frère, ne publie pas de tels propos. »
Ci-dessous, je partage également des photos du « drapeau anarchiste » brandi par les participants à cette manifestation.
Il est important de noter que la plupart des victimes de l’attaque du Hamas étaient des « anarchistes kibbutzim » qui ont même pardonné aux Palestiniens [les morts].
-->--#Israel #Anarchistes #kibboutzim #Manifestations #CNTAIT #CNT
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Buenos días... "No odias los lunes, odias el capitalismo..." 🎶🎶 Recuerda no perteneces a la "clase media", perteneces a la clase obrera, a la clase trabajadora. Ni el jefe es tu amigo, ni de coña, vas a heredar la empresa. #AnarcoSindicalismo #CNTAIT #AIT #Xixón
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Buenos días... "No odias los lunes, odias el capitalismo..." 🎶🎶 Recuerda no perteneces a la "clase media", perteneces a la clase obrera, a la clase trabajadora. Ni el jefe es tu amigo, ni de coña, vas a heredar la empresa. #AnarcoSindicalismo #CNTAIT #AIT #Xixón
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Buenos días... "No odias los lunes, odias el capitalismo..." 🎶🎶 Recuerda no perteneces a la "clase media", perteneces a la clase obrera, a la clase trabajadora. Ni el jefe es tu amigo, ni de coña, vas a heredar la empresa. #AnarcoSindicalismo #CNTAIT #AIT #Xixón
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- https://cnt-ait.info/2026/01/13/iran-classe-ouvriere/ (Iran : La révolution ne peut venir que de la classe ouvrière)
--<--
Un article que nous a transmis Roxana Talaremi, enseignante et militante antifasciste. anarchiste iranienne, exilée en Suède. Traduit par la CNT-AIT France à partir du Farsi et du suédoisIran : La révolution ne peut venir que de la classe ouvrière
Les vastes manifestations en Iran, que le régime aux abois tente de réprimer, constituent un tournant historique crucial. C’est précisément à ce moment que les travailleurs, les pauvres et les opprimés doivent mener une véritable révolution, non accaparée par les forces autoritaires,
À ce tournant historique – avant la chute définitive du régime, jusqu’à l’éclosion complète de la révolution – c’est précisément durant cet entre-deux que les ombres de la contre-révolution se font le plus menaçantes et que les intrigues fascistes menacent de toutes parts les mouvements populaires en quête de liberté.
D’un côté se dressent les superpuissances mondiales et leurs vassaux faits de gouvernements fascistes, qui, au nom de leurs propres intérêts géopolitiques, cherchent à contrôler, étouffer et désamorcer le mouvement révolutionnaire en y plaçant leurs représentants choisies et approuvées par eux. Sous les grands slogans de démocratie et de droits de l’homme, ils tentent d’installer leurs protégés au cœur même de la révolution, afin d’orienter l’avenir du peuple vers le pouvoir et la domination.
Manifestations et répression deux ans après la mort d’Amini
De l’autre côté, les forces réformistes au sein de l’ordre fasciste tentent d’entraver ‘émergence de la révolution par des changements superficiels – remplaçant les visages tout en préservant le cœur du système. En déplaçant les figures du pouvoir, elles cherchent à sauver la structure même du régime oppressif.
Dans le même temps, le slogan populiste « tous ensemble » – qui appelle à une unité trompeusement inclusive entre les forces de gauche, républicaines et les blocs réactionnaires, y compris les monarchistes et l’extrême droite – alimente un nouveau cycle de pouvoir autoritaires et fascistes. Cette idée sert en réalité avant tout la monarchie et prépare le terrain à la reproduction de structures autoritaires fascistes.
⸻
Arracher les racines du fascisme et du capitalisme
Au cœur de tout mouvement d’émancipation authentique, le rôle des travailleuses et des travailleurs est non seulement essentiel, mais aussi décisif.
C’est la classe ouvrière qui fait tourner l’économie et qui subit de plein fouet la pauvreté, la discrimination et l’exploitation engendrées par le capitalisme.
Aucune révolution ne peut, sans la présence et la participation active des travailleuses et des travailleurs, déraciner le fascisme et le capital.
C’est pourquoi la tâche historique de la force révolutionnaire antifasciste est de démasquer les forces contre-révolutionnaires, qu’elles opèrent au sein même de l’appareil au pouvoir ou qu’elles soient des intermédiaires politiques au service de puissances étrangères.
Une révolution fondée sur la justice, l’égalité et la liberté ne peut se réaliser que par une confrontation ouverte et organisée avec l’ensemble du système, sans s’appuyer sur des puissances de pouvoir internationales.
Elle doit être menée par les exclus, les oubliés et les exploités : les pauvres, les opprimés et les travailleurs qui luttent contre la domination du capitalisme. La fin du fascisme ne peut être atteinte sans briser la logique du capital.
La fascisme ne peut être vaincu sans une remise en cause de la logique du capital.
En ces moments cruciaux pour l’Iran, il est essentiel de rappeler que les antifascistes défendent la liberté, la justice et l’égalité, et s’opposent à la domination et aux dominateurs, ainsi qu’au fascisme et à l’impérialisme mondial, cet impérialisme qui, sous couvert de démocratie, massacre les peuples du monde pour piller leurs ressources.
Nous sommes conscients du danger que représente la répression sanglante du régime et de la manière dont les puissances impérialistes tentent d’instrumentaliser les soulèvements populaires à leur profit. Cependant, lorsque le peuple se soulève pour la liberté, il est de notre devoir de le soutenir sans relâche.
Non à la dépendance et à l’ingérence des puissances et des gouvernements internationaux !
Non aux réformes réactionnaires au sein de l’appareil au pouvoir !
Oui aux mouvements volontaires, associatifs, auto-organisés, indépendants, anti-autoritaires et égalitaires !
Roxana Talaremi est enseignante et militante antifasciste.
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- https://cnt-ait.info/2026/01/13/iran-classe-ouvriere/ (Iran : La révolution ne peut venir que de la classe ouvrière)
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Un article que nous a transmis Roxana Talaremi, enseignante et militante antifasciste. anarchiste iranienne, exilée en Suède. Traduit par la CNT-AIT France à partir du Farsi et du suédoisIran : La révolution ne peut venir que de la classe ouvrière
Les vastes manifestations en Iran, que le régime aux abois tente de réprimer, constituent un tournant historique crucial. C’est précisément à ce moment que les travailleurs, les pauvres et les opprimés doivent mener une véritable révolution, non accaparée par les forces autoritaires,
À ce tournant historique – avant la chute définitive du régime, jusqu’à l’éclosion complète de la révolution – c’est précisément durant cet entre-deux que les ombres de la contre-révolution se font le plus menaçantes et que les intrigues fascistes menacent de toutes parts les mouvements populaires en quête de liberté.
D’un côté se dressent les superpuissances mondiales et leurs vassaux faits de gouvernements fascistes, qui, au nom de leurs propres intérêts géopolitiques, cherchent à contrôler, étouffer et désamorcer le mouvement révolutionnaire en y plaçant leurs représentants choisies et approuvées par eux. Sous les grands slogans de démocratie et de droits de l’homme, ils tentent d’installer leurs protégés au cœur même de la révolution, afin d’orienter l’avenir du peuple vers le pouvoir et la domination.
Manifestations et répression deux ans après la mort d’Amini
De l’autre côté, les forces réformistes au sein de l’ordre fasciste tentent d’entraver ‘émergence de la révolution par des changements superficiels – remplaçant les visages tout en préservant le cœur du système. En déplaçant les figures du pouvoir, elles cherchent à sauver la structure même du régime oppressif.
Dans le même temps, le slogan populiste « tous ensemble » – qui appelle à une unité trompeusement inclusive entre les forces de gauche, républicaines et les blocs réactionnaires, y compris les monarchistes et l’extrême droite – alimente un nouveau cycle de pouvoir autoritaires et fascistes. Cette idée sert en réalité avant tout la monarchie et prépare le terrain à la reproduction de structures autoritaires fascistes.
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Arracher les racines du fascisme et du capitalisme
Au cœur de tout mouvement d’émancipation authentique, le rôle des travailleuses et des travailleurs est non seulement essentiel, mais aussi décisif.
C’est la classe ouvrière qui fait tourner l’économie et qui subit de plein fouet la pauvreté, la discrimination et l’exploitation engendrées par le capitalisme.
Aucune révolution ne peut, sans la présence et la participation active des travailleuses et des travailleurs, déraciner le fascisme et le capital.
C’est pourquoi la tâche historique de la force révolutionnaire antifasciste est de démasquer les forces contre-révolutionnaires, qu’elles opèrent au sein même de l’appareil au pouvoir ou qu’elles soient des intermédiaires politiques au service de puissances étrangères.
Une révolution fondée sur la justice, l’égalité et la liberté ne peut se réaliser que par une confrontation ouverte et organisée avec l’ensemble du système, sans s’appuyer sur des puissances de pouvoir internationales.
Elle doit être menée par les exclus, les oubliés et les exploités : les pauvres, les opprimés et les travailleurs qui luttent contre la domination du capitalisme. La fin du fascisme ne peut être atteinte sans briser la logique du capital.
La fascisme ne peut être vaincu sans une remise en cause de la logique du capital.
En ces moments cruciaux pour l’Iran, il est essentiel de rappeler que les antifascistes défendent la liberté, la justice et l’égalité, et s’opposent à la domination et aux dominateurs, ainsi qu’au fascisme et à l’impérialisme mondial, cet impérialisme qui, sous couvert de démocratie, massacre les peuples du monde pour piller leurs ressources.
Nous sommes conscients du danger que représente la répression sanglante du régime et de la manière dont les puissances impérialistes tentent d’instrumentaliser les soulèvements populaires à leur profit. Cependant, lorsque le peuple se soulève pour la liberté, il est de notre devoir de le soutenir sans relâche.
Non à la dépendance et à l’ingérence des puissances et des gouvernements internationaux !
Non aux réformes réactionnaires au sein de l’appareil au pouvoir !
Oui aux mouvements volontaires, associatifs, auto-organisés, indépendants, anti-autoritaires et égalitaires !
Roxana Talaremi est enseignante et militante antifasciste.
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