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#haine — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #haine, aggregated by home.social.

  1. Le retraité de Haute-Loire qui a menacé des enfants avec une carabine a été condamné à 15 mois de prison avec sursis. "Si je l’ai dit, c’est par énervement, je ne suis pas raciste", a-t-il affirmé à l'audience alors qu'il prétendait le contraire face à ses victimes. A revoir, ce reportage au cœur de la cité traumatisée par ce triste personnage, qui a depuis déménagé. lemediatv.fr/emissions/2026/fi

    #Politique #Racisme #Social #HauteLoire #Carabine #Violence #Enfants #Haine #Justice

  2. # Ostracisée, déprogrammée ¶

    ## Lisa Spada ¶

    - instagram.com/lisaspada/

    Lisa Spada fait partie des signataires.

    Elle travaillait depuis une vingtaine d’années comme chanteuse de soul. Après le 7-Octobre, ses contrats se sont réduits comme peau de chagrin.

    “Dès le début, je me suis exprimée sur Instagram (instagram.com/lisaspada/) sur le sort des otages israéliens à Gaza, et le silence que cela suscitait chez les militants de gauche, avec lesquels j’avais manifesté contre le racisme “, raconte-t-elle.

    La jeune femme n’a pas subi d’appel au boycott, mais elle a reçu de moins en moins de propositions : “J’ai été ostracisée, j’ai perdu la moitié de mon réseau professionnel. On m’a accusée d’être génocidaire, de soutenir Netanyahou, je suis reléguée dans la bulle orpheline des juifs de gauche.”

    Depuis le 7-Octobre, elle a perdu la moitié de son réseau professionnel. Aujourd’hui, Lisa Spada n’a même plus assez de travail pour conserver le statut d’intermittente du spectacle.

    # Juliette ¶

    Juliette (le prénom a été changé), artiste de théâtre et de cabaret d’une trentaine d’années, a connu le même sort.”

    Le téléphone a quasiment arrêté de sonner, dit-elle.

    Lors d’une représentation dans une ville de province en 2024, les affiches de mon spectacle étaient barrées d’un “Free Palestine”, et quand j’abordais l’antisémitisme dans mon show, des spectateurs quittaient la salle .

    Une productrice m’a demandé de modifier ma manière de traiter cette question. Pour gagner ma vie, je me suis rabattue sur les cours de théâtre.
    Erica Lippert ¶

    Erica Lippert, la quarantaine, a fait minutieusement le décompte des annulations.

    DJ professionnelle depuis une vingtaine d’années, elle est passée de 45-50 prestations par an à 20-25 aujourd’hui.

    Son producteur de disques a rompu leur contrat, un festival et une radio l’ont déprogrammée.

    Raisons invoquées : un de ses podcasts sur les voix juives et arabo-musulmanes cité par la version francophone du “Times of Israël”, sa musique toujours diffusée sur les plateformes dans l’Etat hébreu, et le fait qu’elle ait accepté un concert à Tel-Aviv, où vit une partie de sa famille.

    “J’avais beaucoup hésité à y aller et détaillé, sur Instagram, mes doutes, mes questionnements, et le fait, bien sûr, que j’étais en faveur de la paix, se souvient-elle. J’ai été aussitôt cyberharcelée, insultée, sommée de m’expliquer, de montrer patte blanche.

    Si je ne prononçais pas le mot “génocide” ou “antisioniste”, je devenais une mauvaise juive à bannir .

    “Divergences de vues sur le conflit israélo-palestinien, explosion des budgets de sécurité, crainte de voir des salles insuffisamment remplies…”

    Liens ¶

    - leddv.fr/analyse/lostracisme-d

    # Laurence Haziza, directrice du Sacré Sound Festival et du Festival Jazz’N’Klezmer ¶

    - akadem.org/author/laurence-haz (Laurence Haziza est directrice du festival Jazz’N’Klezmer. Elle est également animatrice radio, journaliste, attachée de presse et comédienne)

    - instagram.com/laurencehaziza/

    “Les artistes juifs se retrouvent dans une sorte de communautarisme subi : ils sont contraints de plus en plus souvent de jouer dans des productions et des lieux juifs”, constate Laurence Haziza, directrice du Sacré Sound Festival et du Festival Jazz’N’Klezmer.

    # Sympathisants LFI et RN ¶

    Ce blacklistage survient dans un contexte de réveil de l’antisémitisme.

    Les actes antisémites recensés ont triplé par rapport à 2022, atteignant 1 320 en 2025.

    Ils représentent à eux seuls 53 % des actes antireligieux enregistrés en France.

    La France insoumise, en première ligne dans l’affaire Barbara Butch, ne se contente pas de réclamer des mises à l’écart.

    Le candidat à l’élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon a parlé d’antisémitisme “résiduel” en 2024 et fait rire en meeting, en mars, en jouant sur la prononciation des noms du délinquant sexuel Jeffrey Epstein et de l’eurodéputé Raphaël Glucksmann.

    Dans la dernière enquête de la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme (CNCDH, cncdh.frama.io/cncdh-2025/inde) sur le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, LFI est devenue avec le Rassemblement national (RN), le parti qui compte la plus forte proportion de sympathisants approuvant au moins deux “vieux” préjugés antisémites (trop de pouvoir, lien particulier avec l’argent, double allégeance…) : respectivement 47 % et 48 %.

    Presque un sur deux.

    # 2026-07-31 Robert Hirsch: une partie de la gauche se complaît dans des dérives antisémites sans susciter de réactions à la hauteur du problème ¶

    - Robert Hirsch (luttes.frama.io/contre/l-antis)

    “La gauche, historiquement, a été aux côtés des juifs, pendant la Révolution française, l’affaire Dreyfus ou la Résistance, avec, cependant, en son sein des réticences à agir contre l’antisémitisme, conclut l’historien Robert Hirsch.

    Mais jamais comme aujourd’hui, où une partie de la gauche se complaît dans des dérives antisémites sans susciter de réactions à la hauteur du problème ”

    # 2026-07-31 Les signataires de la tribune de Jonas Pardo se font attaquer à leur tour ¶

    2026-07-21 Concert interrompu de Barbara Butch : agresser une DJ juive ne libérera pas la Palestine par Jonas Pardo dans Libération, pétition de soutien (antiracisme.frama.io/luttes-20)

    Une tribune intitulée Agresser une DJ juive ne libérera pas la Palestine” , lancée par Jonas Pardo et publiée dans le quotidien “Libération”, après le concert de Grenoble, a recueilli plus de mille signatures dans le monde culturel et intellectuel.

    Mais les signataires se font attaquer à leur tour.

    Parmi eux, l’acteur Alain Chabat, né dans une famille juive d’Algérie.

    “Terrible, Alain Chabat”, écrit un compte X anonyme qui prône la disparition d’Israël “Notre jeunesse à aimer ces personnages pour se rendre compte que ce ne sont tous que des sionistes.”

    Par Nathalie Funès
    Liens ¶

    - ✊🏽 ⚖️ 📣 🎥 2024-05-23 Réunion publique Qui a peur de la lutte contre l’antisémitisme, pour une gauche réellement antiraciste (antiracisme.frama.io/infos-202)

    Page 296 CNCDH L’antisémitisme à gauche (cncdh.frama.io/cncdh-2025/quat)

    - Page 297 Fin 2025, proches du RN et proches de LFI sont au même niveau d’antisémitisme (cncdh.frama.io/cncdh-2025/quat)

    - leddv.fr/analyse/lostracisme-d

    #BarbaraButch #Antisemitisme #Grenoble #polarisation #campisme #RougesBruns #Homophobie #Grossophobie #LFI #Nationalisme #Meute #Troupe #Populisme #Sexisme #Violence #Antifas #Haine #lacheté

  3. antiracisme.frama.io/luttes-20 (Barbara Butch, Joann Sfar… L’inquiétant boycott des artistes juifs en France)

    # Préambule ¶

    “Génocidaire”, “sale sioniste” : la DJ Barbara Butch, le dessinateur Joann Sfar, mais aussi des artistes moins connus, font face à des menaces et insultes qui s’intensifient…

    Au sein du monde culturel français, la mise au ban des juifs se banalise dans un contexte de réveil de l’antisémitisme depuis le 7-Octobre.

    Au sein du monde culturel français, la mise au ban des juifs se banalise dans un contexte de réveil de l’antisémitisme depuis le 7-Octobre.

    Par Nathalie Funès P

    # Barbara Butch, Joann Sfar… L’inquiétant boycott des artistes juifs en France ¶

    Huées, sifflets, insultes, doigts d’honneur… Une centaine de militants, certains masqués, lancent des graviers sur la scène, de la terre, des gobelets en plastique, des bouteilles de verre qui s’écrasent au pied de l’artiste.

    A 22h20, ce samedi 18 juillet, au Jardin de Ville à Grenoble, où se déroule le festival Cabaret frappé, la DJ Barbara Butch doit interrompre son set (nouvelobs.com/societe/20260731) .

    Au bout de vingt minutes et après avoir lancé “Imagine “de John Lennon…

    Cela faisait des mois que la section locale de La France insoumise (LFI) réclamait le boycott de l’artiste, figure de la scène queer et féministe.

    Les militants ont passé des heures à distribuer des tracts appelant à “déprogrammer les soutiens d’Israël” qui “censurent les voix palestiniennes”, avec un photomontage de la DJ, en train de mixer, éclaboussée de sang, devant un drapeau arc-en-ciel frappé de l’étoile de David.

    Allan Brunon (nouvelobs.com/politique/202607) , le chef de file insoumis de la mairie de Grenoble , reproche à l’artiste d’avoir cosigné en mars une tribune collective en faveur de la proposition de loi Yadan sur la lutte contre “les formes renouvelées de l’antisémitisme “ – contestée et abandonnée depuis – et de s’être produite à la résidence de l’ambassadeur de France à Tel-Aviv en juin 2025.

    La veille du concert de la DJ, il nous avait déclaré : “On fera en sorte de manifester notre mécontentement.

    “Barbara Butch avait très vite précisé, sur ses réseaux sociaux, qu’elle avait signé la tribune pour dénoncer un antisémitisme subi” au quotidien “depuis son enfance et qu’elle était “bien évidemment” contre le gouvernement de Benyamin Netanyahou.

    Elle avait ensuite déclaré sur la chaîne France 24 qu’elle “n’aurait pas dû le faire”.

    Mais les insultes ont continué : “grosse truie sioniste “, “sale sioniste” … “Barbara Butch est présentée comme une agente d’Israël”, commente Jonas Pardo (luttes.frama.io/contre/l-antis) , directeur de l’association Boussole antiraciste.

    Avec cette agression, on assiste à la résurgence du vieux préjugé antisémite de double allégeance qui date d’avant la création de l’Etat hébreu : le juif est un corps étranger. “ “Au XVIIIe siècle, et même des centaines d’années auparavant (“la vie selon des lois différentes” est déjà dénoncée par Haman dans le livre biblique d’Esther), les juifs étaient perçus comme une “nation dans la nation”, avec ses règles et ses solidarités censées prévaloir sur les autres”, précise l’historien Pierre Savy , coauteur de “Brève Histoire des croyances et préjugés antisémites” (Seuil, 2026).

    Après l’interruption du concert de Barbara Butch, le parquet de Grenoble a ouvert une enquête pour “délit d’entrave concertée aux libertés” .

    La DJ a porté plainte pour “provocation publique à la haine et à la violence” contre LFI, mais aussi contre le média réactionnaire “Omerta” et l’essayiste Alain Soral – depuis sa prestation à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, à l’été 2024, au milieu de drag-queens et du chanteur Philippe Katerine, quasi nu et peint en bleu, elle est aussi attaquée par l’extrême droite.

    # Eliminer symboliquement l’autre ¶

    Le cas de Barbara Butch n’est pas isolé .

    Le 7-Octobre et la guerre à Gaza ont enflammé le débat public français où la polarisation sur le conflit israélo-palestinien a atteint un niveau inédit.

    Les partisans les plus radicaux des deux “camps” rivalisent en essentialisations, en amalgames et en tentatives d’éliminer symboliquement l’autre.

    Les Palestiniens sont assimilés à des “terroristes” d’un côté, les Israéliens à des “sionistes génocidaires” de l’autre.

    Mais, fait nouveau, la mise au ban ne touche plus seulement les personnalités israéliennes, comme le cinéaste Nadav Lapid, farouche opposant à Netanyahou, qui a renoncé à participer au Festival international de Cinéma de Marseille en juin après des menaces de boycott.

    Désormais ce sont des juifs français, vivant à plus de 4 000 kilomètres du conflit, qui sont visés.

    Dans les milieux culturels et intellectuels, plutôt marqués à gauche, la liste des exclusions s’allonge.

    # 2026-07-31 En novembre 2025 Julien Théry a publié une “liste” sur ses réseaux sociaux de vingt” génocidaires à boycotter en toutes circonstances” ¶

    En novembre 2025, un professeur d’histoire médiévale à l’université Lyon-II, Julien Théry (luttes.frama.io/contre/l-antis) , a publié une “liste” sur ses réseaux sociaux de vingt” génocidaires à boycotter en toutes circonstances”, parmi lesquels les acteurs Charlotte Gainsbourg, Yvan Attal et Michel Boujenah, l’animateur Arthur, le dessinateur Joann Sfar…

    Tous coupables, à ses yeux, d’avoir signé dans “le Figaro” une lettre ouverte demandant à Emmanuel Macron de ne pas reconnaître l’Etat palestinien tant que les otages israéliens n’étaient pas libérés et le Hamas démantelé .

    Depuis, l’universitaire a été sanctionné par son établissement et interdit d’enseignement et de recherches durant dix-huit mois – il avait également publié plusieurs posts “stigmatisants”, selon Lyon-II, dont une photographie truquée d’un homme, identifié comme juif par une kippa et une étoile jaune, volant une femme munie d’un drapeau palestinien, avec ce commentaire : “God promised me this wallet” (“Dieu m’a promis ce portefeuille”, antiracisme.frama.io/infos-202).

    Les appels au boycott utilisent tous les codes de l’opprobre. “Sionistes hors de notre ville !” Cette phrase, écrite en lettres capitales, surplombait la photo en gros plan, de face et en noir et blanc du dessinateur Joann Sfar, tamponnée du mot “boycott” en rouge, comme sur un avis de recherche d’un western hollywoodien.

    Fin mai, invité au festival littéraire Oh les beaux jours ! de Marseille, l’auteur de BD s’est retrouvé de cette façon sur les réseaux sociaux et les murs de la cité phocéenne.

    Le collectif Cultures en lutte 13, à l’origine de l’appel au boycott, voulait dénoncer ce “relais médiatique francophone actif d’un discours visant à relativiser les crimes commis par l’Etat israélien contre le peuple palestinien”.

    “Cela fait trente ans que je milite pour la paix, s’insurge Joann Sfar. Les boycotteurs ne se rendent pas compte qu’ils servent le gouvernement de Netanyahou, lequel ne demande que ça : que les voix de la paix ne soient pas audibles.”
    Faux nez pour des attaques antisémites ¶
    Qu’est-ce que le mot “sioniste” signifie aujourd’hui ? ¶

    Des acceptions très différentes, selon les locuteurs.

    - Il peut désigner un soutien du pays-refuge prôné par Théodore Herzl pour protéger les juifs de l’antisémitisme et des pogroms à la fin du XIXe siècle.

    - Mais aussi un partisan de la colonisation qui a démarré dans les territoires occupés après la guerre de Six-Jours en 1967.

    - ou encore un défenseur de Netanyahou et d’un Grand Israël aux frontières encore plus élargies.

    - il peut, enfin, chez certains, être synonyme de “juif” et servir de faux nez pour des attaques antisémites.

    Jonathan Hayoun, auteur d’”Histoire de l’antisémitisme” (luttes.frama.io/contre/l-antis)

    “Le mot commence à être utilisé de façon discriminatoire, après la Seconde Guerre mondiale, en Union soviétique, rappelle le réalisateur Jonathan Hayoun, auteur d’”Histoire de l’antisémitisme” (2022) , une série documentaire pour Arte.
    Wladyslaw Gomułka ¶

    En juin 1967, le dirigeant communiste polonais Wladyslaw Gomułka qualifie les citoyens juifs de “cinquième colonne sioniste”, pactisant avec Israël.

    Le prélude à une campagne “antisioniste”, durant laquelle des milliers de juifs se sentent menacés et quittent le pays.
    Paris I au motif qu’elles étaient “sionistes”, une étudiante de l’université de Paris-I a exclu trois étudiantes du groupe de messagerie de sa promotion en septembre 2025 ¶

    “C’est au motif, justement, qu’elles étaient “sionistes”, qu’une étudiante de l’université de Paris-I a exclu trois étudiantes du groupe de messagerie de sa promotion en septembre 2025.

    La jeune fille a été condamnée en juin à quatre mois de prison avec sursis pour “harcèlement scolaire aggravé par un motif discriminatoire tenant à l’appartenance à la religion juive” par le tribunal correctionnel de Paris.
    Mais au-delà des figures médiatiques de Barbara Butch ou de Joann Sfar, le rejet se fait aussi de manière plus insidieuse ¶

    Des appels téléphoniques qui se raréfient, des désabonnements sur les réseaux sociaux, des messages restés sans réponse…

    # La pétition de David Konopnicki pour Liraz Charhi (iran.frama.io/luttes-2025/10/0)

    8. Exiger des gens, parce qu’ils sont juifs, qu’ils condamnent publiquement Israël (luttes.frama.io/contre/l-antis)

    “Pourquoi les juifs sont-ils obligés de se justifier sur le conflit israélo-palestinien, même quand on n’a passé, comme moi, qu’une semaine dans sa vie en Israël ?” interroge le guitariste David Konopnicki, qui se revendique de gauche et a lancé, en octobre, la pétition 'Stop au boycott et à la censure des artistes” (iran.frama.io/luttes-2025/10/0) après l’annulation du concert de la chanteuse israélienne Liraz Charhi au FGO-Barbara, un lieu culturel de la ville de Paris.

    #BarbaraButch #Antisemitisme #Grenoble #polarisation #campisme #RougesBruns #Homophobie #Grossophobie #LFI #Nationalisme #Meute #Troupe #Populisme #Sexisme #Violence #Antifas #Haine #lacheté

  4. - liberation.fr/idees-et-debats/ (2026-07-28 Eric Piolle sur l’action de LFI contre Barbara Butch : "Cher Jean-Luc Mélenchon, c’est une opportunité pour toi de reconnaître une erreur" )

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    # Eric Piolle sur l’action de LFI contre Barbara Butch : "Cher Jean-Luc Mélenchon, c’est une opportunité pour toi de reconnaître une erreur"

    L’ancien maire de Grenoble invite l’insoumis à condamner la violence de ses troupes à l’encontre de la DJ afin de ne pas donner le sentiment "que ce qui s’est passé à Grenoble pourrait être l’illustration de ce qui se passerait en France si LFI accédait au pouvoir".

    Cher Jean-Luc,

    Nous nous connaissons depuis plus de douze années maintenant.

    Je t’écris aujourd’hui avec gravité et espoir.

    Je te sollicite directement pour que tu t’exprimes clairement sur la portée de l’interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble samedi 18 juillet 2026.

    En 2014, j’ai été élu maire de Grenoble à la tête d’une alliance inédite entre EELV, le Parti de gauche et d’autres composantes du Front de gauche que tu avais créé, et de mouvements citoyens engagés.

    C’est cette union enthousiasmante, éprise de justice sociale, de biens communs et d’environnement, de démocratie et d’émancipation, qui a gouverné de 2014 à 2026.

    En 2020, cet arc humaniste rassemblait de La France Insoumise à Place Publique et à des dissidents socialistes. Pour une transformation radicale de la société à l’échelle locale.

    Une écologie qui assume la rupture avec les logiques néolibérales, de croissance, de compétition et le système capitaliste.
    Fin de la pub, baisse des indemnités des élus, végétalisation massive, accès au logement, alimentation bio locale végétarienne et accessible, révolution du vélo, politique de santé et politique d’énergie, hospitalité, et tant d’autres choses : nous avons montré qu’une bifurcation radicale est possible et souhaitable.

    Il reste tant à faire.

    # Ta main tendue aux Ecologistes

    En 2017, lors de ta seconde campagne présidentielle, j’ai soutenu ta candidature, contre l’avis de mon propre parti, pour que la gauche reste tête haute et voix forte dans la défaite annoncée.

    En 2022, tu as assuré l’essentiel à nouveau pour l’avenir de la gauche et des écologistes et pour appeler à un changement profond de système.

    C’est également ce que j’ai porté lors des primaires des Ecologistes dans cet objectif, qui a toujours été le mien, de rassembler l’arc humaniste pour renverser le système et refonder une société juste et pérenne, sans prédation ni discrimination.

    Le défi de 2027 est plus grand encore : non seulement nos aspirations de justice et de changement nous sont encore plus désirables, mais l’extrême droite profite de la violence du système actuel pour arriver aux portes du pouvoir.

    Aujourd’hui, notre responsabilité est immense.

    J’ai lu encore récemment ta main tendue aux Ecologistes dans Reporterre.

    De mon point de vue, ton message n’a des chances d’être entendu que si des signes concrets, forts et clairs sont envoyés.

    L’épisode de samedi 18 juillet 2026 à Grenoble, au concert de Barbara Butch, est un exemple cinglant des procédés qui pétrifient nos électeurs et confortent une très large part de l’électorat dans son rejet, déjà nourri des préjugés entretenus par de nombreux médias à ton égard.

    # Pas un boycott, de la police politique violente

    Les désaccords politiques sont normaux, y compris avec des artistes. Mais ce n’est pas un appel au boycott qui a été fait à Grenoble.

    C’est de la police politique, violente.

    - D’abord **en transformant la réalité** pour créer l’adversaire (communication ambiguë sur une pseudo-participation de Barbara Butch à la Pride de Tel Aviv).

    - Ensuite **en niant tout droit à l’expression de l’erreur** (Barbara Butch est revenue sur sa signature en soutien de la honteuse loi Yadan, d’abord par un pas de côté, puis carrément en disant que c’était une erreur).

    - En **assimilant le désaccord ainsi artificiellement accentué à une complicité du pire des crimes, via des tracts outrageux**.

    - En **appelant la mairie à la déprogrammation d’un festival qu’elle finance mais ne programme pas, demandant ainsi l’ingérence politique** pour décider qui a le droit de se produire ou pas, selon les vues de La France Insoumise grenobloise.

    - **En créant les conditions rendant intenables le concert**, via une mobilisation trop bruyante et proche pour que l’action ne soit qu’un appel au boycott, mobilisation qui s’est prolongée par le **sabotage électrique et l’envoi de projectiles divers sur scène**.

    - En **mentant sur les faits**,
    - en **accusant les autres de mensonges**,
    - en **se déclarant fier de cette action**
    - et **en réécrivant les narratifs au fur et à mesure**.

    - Enfin, **en ciblant spécifiquement pour une action phare une artiste victime de harcèlements haineux depuis deux ans de la part de l’extrême droite**, pour tout ce qu’elle est (alors que les signataires en soutien de la loi Yadan sont nombreux, leur signature est sur les réseaux sociaux, ils n’ont pas disparu de la vie publique, et n’ont pas été visés par LFI).

    On peut voir cela comme un désastre politique.

    Je préfère, après l’avoir clairement condamné, voir ce tragique événement comme l’opportunité pour toi de reconnaître une erreur à tout point de vue, et d’exprimer que la solidarité dont tu fais preuve à l’égard de tes proches pris dans des tourmentes médiatiques n’est pas au prix de donner le sentiment que ce qui s’est passé à Grenoble pourrait être l’illustration de ce qui se passerait si La France Insoumise était au pouvoir.

    A bon entendeur, jamais désespéré.

    Pour préparer l’avenir comme nous avons su le faire dans le passé.

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    #BarbaraButch #Antisemitisme #Grenoble #LFI # Melenchon #Nationalisme #Violence #ViolencePolitique #Antifas #Haine #mensonges #desinformation #populisme

  5. snam-cgt.org/blog/2026/07/24/a ("Appeler à boycotter pour des motifs politiques n’a rien à voir avec le fait d’empêcher des artistes de jouer, les insulter ou leur jeter des projectileq", par SNAM le syndicat CGT des musiciennes, musiciens et interprètes)

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    Les récents évènements survenus à l’occasion du DJ set de l’artiste Barbara Butch à Grenoble le 18 juillet 2026 n’ont rien à voir avec une action de boycott et les violences qui s’y sont produites sont inacceptables.

    Rien ne peut justifier des violences contre une artiste sur scène, quand bien même dénoncer le génocide et les crimes commis à Gaza, militer pour l’arrêt des violences et le régime d’apartheid qui perdurent toujours aujourd’hui, condamner les actes du gouvernement israélien sont des objectifs légitimes derrière lesquels doivent se retrouver toutes les personnes éprises de justice et de paix et pour lesquels la CGT se mobilise au nom de la solidarité internationale des travailleurs et travailleuses.

    Le boycott culturel est un mode d’action non violent qui consiste à refuser d’assister à des évènements ou des spectacles considérés comme contribuant à la promotion, à la légitimation ou à la normalisation des politiques d’un État.
    Il ne porte pas atteinte à la liberté de création.
    Il n’est pas un appel à la violence, ne serait-ce que verbale.
    Certes, la liberté de programmation n’exclut pas le discernement lorsque des choix peuvent avoir pour conséquence de normaliser un soutien à des causes ou des régimes criminels.

    Aujourd’hui il est insupportable de voir à l’affiche des artistes liés à la Russie de Poutine ou à l’État d’Israël de Netanyahou en prétendant qu’il s’agirait de choix artistiques sans dimension politique.

    Il n’empêche que perturber un spectacle, en demander la déprogrammation pour des motifs purement politiques sont au contraire des actes que nous condamnons absolument.

    Nous savons tous que Barbara Butch est une femme qui subit depuis des années des violences et du harcèlement motivés par l’antisémitisme, la haine des personnes LGBTQIA+ et la grossophobie.

    Nous appelons à la lutte contre toutes les formes de discriminations dans le secteur musical comme dans la société.

    Il ne saurait être question d’instrumentaliser un type de discrimination pour en justifier d’autres comme l’extrême droite tente par exemple de le faire.

    Les artistes de la musique vivant et travaillant en France mais assimilés à tort ou à raison à telle ou telle culture, communauté ou nation du Proche Orient subissent depuis quelques années un ostracisme que nous dénonçons.

    Il devient très difficile aujourd’hui de travailler quand on présente publiquement des répertoires de musique d’origine juive ou palestinienne.

    Ramener ainsi des musiciens et des musiciennes à une identité pour leur refuser de gagner leur vie et d’exprimer leur art en public constitue un racisme et un antisémitisme insupportables.

    D’autres artistes sont victimes de délits d’opinion et font les frais des thèmes dont ils traitent dans leurs chansons, dans leurs spectacles ou dans leurs déclarations publiques.

    C’est une atteinte insupportable à leur liberté d’expression.

    Paris, le 24 juillet 2026

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    #BarbaraButch #Antisemitisme #Grenoble #syndicat #Homophobie #Grossophobie #LFI #Nationalisme #Meute #Troupe #Populisme #Sexisme #Violence #Antifas #Haine #lacheté
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  6. - travailleur-alpin.fr/2026/07/2 (Barbara Butch. Nouvelle plainte de la ville de Grenoble : « boycotter n’est pas entraver »)

    # Nouvelle plainte de la ville de Grenoble : “boycotter n’est pas entraver”

    Laurence Ruffin, maire de Grenoble, a donné une conférence de presse, vendredi 24 juillet 2026, à l’hôtel de ville, accompagnée de l’avocat parisien Arié Alimi qui intervenait en visioconférence.

    Six jours après l’interruption du concert de Barbara Butch au Cabaret frappé, Laurence Ruffin et son avocat Arié Alimi ont annoncé ce vendredi 24 juillet le dépôt par la ville de Grenoble d’une nouvelle plainte, cette fois auprès du procureur de la République.

    Une plainte contre X, notamment:

    -* pour violences volontaires* sur un élu et envers la DJ dans les deux cas en réunion
    - et avec *usage d’armes par destination*
    - ou encore *pour mise en danger de la vie d’autrui* .

    Rappelant son opposition à la loi Yadan et son soutien à la cause palestinienne, la maire de Grenoble condamne toutefois les méthodes employées, estimant **“qu’une ligne rouge a été franchie”** .

    La première plainte avait été déposée par la ville de Grenoble au commissariat, dans les jours suivant l’interruption du concert de Barbara Butch au Cabaret frappé, samedi 18 juillet 2026, à la suite de l’action menée par 150 à 200 manifestants pro-palestiniens, à l’appel de la section grenobloise de LFI et de différentes organisations.

    Une démarche judiciaire volontairement lacunaire, de l’aveu de la mairie, et qui visait essentiellement les dégradations matérielles.

    Depuis, la polémique n’a pas désenflé, loin s’en faut, et de nouveaux éléments ont conduit la municipalité à déposer une nouvelle plainte, cette fois auprès du procureur de la République, ont annoncé ce vendredi 24 juillet 2026 Laurence Ruffin et l’avocat parisien Arié Alimi, lors d’une conférence de presse.

    “Depuis samedi, il y a eu des témoignages, des vidéos qui montrent que les faits sont graves”, explique la maire de Grenoble .

    Elle rappelle qu’une artiste a été prise pour cible. “J’insiste sur le fait que c’était une femme seule face à une foule injurieuse .

    On a eu des élus de la République, des agents de la ville qui ont été intimidés, agressés, menacés, et le public, venant là pour un événement festif, un moment convivial, populaire, gratuit, qui a été mis en danger”, affirme-t-elle.

    **Les doigts d’honneur, geste sexiste et circonstance aggravante**

    La seconde plainte regroupe donc plusieurs motifs.

    D’abord les infractions visées initialement, à savoir

    - la **dégradation de biens d’autrui — en l’occurrence les câbles sectionnés**
    - **l’entrave avec menace contre la liberté d’expression**
    - et **la mise en danger de la vie d’autrui**.

    Sur ce dernier point, les câbles sectionnés auraient pu causer des “risques d’atteinte à l’intégrité corporelle importants”, précise Arié Alimi, citant les possibilités d’électrocution ou d’incendie.

    Ensuite, en étudiant les vidéos, les témoignages d’agents de la ville, les révélations de certains médias, l’avocat s’est rendu compte que “de manière avérée — même si c’est contesté par les organisateurs de la protestation — des projectiles ont été lancés” sur Barbara Butch, sur l’adjoint à la culture Alexis Monge et sur la scène.

    # **Ce qu’on nomme, en termes juridiques, “usage d’armes par destination” **.

    D’où une plainte visant également des violences volontaires en réunion, avec usage d’armes par destination, d’une part “sur personne titulaire d’un mandat électif”, d’autre part sur la DJ.

    Pour cette dernière, “les violences peuvent être caractérisées notamment par les vociférations, les hurlements, les cris” , indique Me Alimi.
    Et les violences volontaires comportent en outre dans son cas “une circonstance aggravante, l’utilisation de gestes injurieux à caractère sexiste” ¶

    *L’avocat fait ici référence aux nombreux doigts d’honneur visibles sur la vidéo*.

    Barbara Butch étant “connue pour avoir déjà été victime d’un grand nombre de harcèlements par la sphère de l’extrême droite, en raison du fait qu’elle est femme, lesbienne, et grosse, **les doigts d’honneur peuvent caractériser à l’évidence le caractère sexiste** à son égard”, estime-t-il.

    Un point qu’ont d’ailleurs également abordé les communistes: “Un doigt d’honneur ne peut être tenu pour un argument politique”

    “Un doigt d’honneur ne peut être tenu pour un argument politique : c’est une insulte à caractère sexuel qui se veut infamante, adressée publiquement à une artiste luttant pour la visibilité des lesbiennes”, a ainsi dénoncé la fédération PCF de l’Isère dans un communiqué daté du 21 juillet. “Disproportion manifeste”

    Arié Alimi comme Laurence Ruffin tiennent à mettre d’emblée les points sur les i : il est “légitime de protester”, d’exprimer un désaccord et même de boycotter un événement culturel… **en ne s’y rendant pas** .

    # Mais “boycotter, ce n’est pas entraver”, martèlent-ils tous les deux

    “Ce sont des méthodes que je n’accepte pas en tant que maire” , assène l’édile, considérant qu’on a **“franchi une ligne rouge” samedi soir 18 juillet 2026**.

    **Dans une ville comme Grenoble, engagée contre le racisme, contre l’antisémitisme, contre l’homophobie, pour le féminisme, il est en effet impensable de “prendre pour cible une artiste se trouvant au croisement de ces discriminations”, s’insurge Laurence Ruffin**.

    Les manifestants accusent Barbara Butch d’avoir signé une tribune en faveur de la proposition de loi Yadan (finalement retirée), avant de se rétracter par la suite — des regrets jugés insuffisants par les insoumis — ainsi que d’avoir mixé à l’ambassade de France à Tel-Aviv, en juin 2025, en plein génocide à Gaza.

    Des positions contestables, reconnaissent la maire et l’avocat, évoquant leur opposition à la loi Yadan ainsi que leur soutien à la cause palestinienne .

    Mais le problème n’est pas là, assure Arié Alimi, qui insiste sur “l’éthique du boycott culturel”.

    Car à l’origine, la campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel en Israël a posé très clairement les termes.

    Celui-ci “ne vise pas une nationalité, une origine ou une identité, mais des liens institutionnels de complicité”.

    Or, il y a ici non seulement une trop grande “personnalisation”, mais également, déplore l’avocat, “une disproportion manifeste entre ce qui est reproché à Barbara Butch et les modalités de l’empêchement de sa création”. “La fin ne justifie jamais les moyens”

    Ces modalités, ce sont “les jets de projectiles, les violences, les injures, le fait qu’il y ait une foule contre une femme seule, et pas contre un État ou contre des forces de l’ordre armées”, poursuit-il.

    C’est même un principe cardinal, insiste Arié Alimi : “La fin ne justifie jamais les moyens.
    Et c’est la raison pour laquelle on doit répondre à ce type de faits par le droit.”

    Pour l’avocat et militant de la LDH, le débat dépasse le seul cas de la DJ : “Ce n’est pas que Barbara Butch qui est visée aujourd’hui en France.

    C’est Médine, c’est le Collège de France, c’est un ensemble d’artistes qui ont des visions différentes de la situation et qui doivent conserver la liberté d’expression artistique, académique et culturelle.”

    “Médine a été ciblé car il est Arabe et musulman.

    Et pour Barbara Butch, c’est la même chose.

    # Je pense qu’il y a une personnalisation et une focalisation autour d’elle parce qu’elle est juive, lesbienne et grosse.”

    Les exemples ne sont pas cités au hasard.

    Médine a été ciblé “car il est Arabe et musulman”, souligne-t-il.

    “Et pour Barbara Butch, c’est la même chose.

    Je pense qu’il y a une personnalisation et une focalisation autour d’elle parce qu’elle est juive, lesbienne et grosse.”

    Laurence Ruffin explique de son côté que les mêmes principes l’ont guidée dans une autre affaire

    Laurence Ruffin explique de son côté que les mêmes principes l’ont guidée dans une autre affaire. “De la même manière, j’ai défendu la liberté de programmation du 102 quand la droite avait demandé au conseil municipal de déprogrammer un événement antifasciste” [NDLR : festival organisé par l’Action antifasciste Grenoble pour ses cinq ans d’existence, en mai 2026], confie la maire.
    Allan Brunon mentionné dans la plainte contre X ¶

    Quid de la France insoumise et d’Allan Brunon ?

    Co-organisateur de l’action au Cabaret frappé, le président du groupe LFI à Grenoble se retrouve aujourd’hui dans l’œil du cyclone, ciblé de toutes parts par ses adversaires politiques — et parfois par ses ex-alliés.

    Chose qui ne l’a pas empêché d’assumer les faits ni de contre-attaquer dans les médias, accusant par exemple Laurence Ruffin de “manquer de courage politique”.

    Pour autant, contrairement à Barbara Butch qui a décidé de déposer une plainte contre LFI, la ville de Grenoble porte bien plainte contre X .

    Néanmoins, si aucun auteur potentiel n’est visé nominativement, “en revanche, certaines personnes sont mentionnées dans la plainte, notamment Allan Brunon puisqu’il a fait des déclarations depuis et a reconnu avoir organisé ce mouvement de protestation”, confie Me Alimi — qui, pour la petite histoire, fut l’avocat de Jean-Luc Mélenchon.
    Cela aura-t-il un impact sur la suite du mandat ? ¶

    Difficile à dire… Laurence Ruffin rappelle toutefois que “LFI est dans l’opposition” et que les futures décisions émaneront toujours de la majorité municipale, dont ne font pas partie les insoumis.

    Pour le reste, la maire de Grenoble l’assure, elle n’est “pas en bataille contre un parti dans cet engagement”, elle qui a “toujours porté l’union de la gauche”.

    Et l’édile de conclure : “En tant que maire, je veux permettre aux Grenoblois de vivre de façon apaisée, de se dire que lorsqu’ils vont à un concert, ils vont vivre un beau moment.”

    #BarbaraButch #PCF #Antisemitisme #Grenoble #LFI #Nationalisme #Populisme #Sexisme #Violence #Antifas #Haine #plainte

  7. kolektiva.social/@clara_asso/1 (Le 18 juillet, des militant•e•s pro-palestinien•ne•s ont interrompu le concert de Barbara Butch à Grenoble avec le soutien de la section locale de LFI. Nous condamnons cette action qui cible personnellement une artiste juive déjà harcelée par l'extrême-droite. La cause palestinienne mérite mieux)

    Nous condamnons fermement l'interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble par CLARA

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    # Défendre la liberté artistique et refuser l'antisémitisme

    Le 18 juillet 2026, lors du festival Cabaret Frappé à Grenoble, le concert de Barbara Butch a été interrompu au bout d'une vingtaine de minutes par une centaine de militant·es pro-palestinien·nes, avec le soutien affiché de responsables de la section locale de La France insoumise, dont l'élu Allan Brunon.

    Ce dernier avait menacé le 24 mars 2026 un commerçant, lui intimant de sortir et l'insultant à plusieurs reprises avec les termes violemment homophobes de "sale tapette" et " petite tapette".

    Présentée comme une action de "boycott culturel", cette interruption constitue une atteinte grave à la liberté artistique.

    Ces désaccords politiques ne sauraient justifier la censure d'une artiste ou sa liberté d'expression.

    Nous condamnons sans ambiguïté cette action, qui participe d'une dérive préoccupante : faire d'artistes juifs et juives de la diaspora des symboles d'un conflit dont ils et elles ne sont ni les responsables ni les représentantes.

    # Une campagne fondée sur des amalgames

    Les organisateurs de cette action invoquent principalement trois raisons :

    - La signature par Barbara Butch d'une tribune soutenant la Loi Yadan publiée dans Le Point en mars 2026 et dénonçant l'antisémitisme en France.
    Loi à laquelle, par ailleurs, notre association, CLARA s'est opposée.

    Barbara Butch a pourtant clairement expliqué sa démarche : "J'ai signé une tribune pour dénoncer l'antisémitisme en France, que je subis au quotidien et depuis mon enfance.
    Il y a des choses à redire sur cette loi, mais moi je ne suis ni juriste ni politologue.
    Mon métier, c'est de faire danser les gens." - Sa participation, en juin 2025, à un événement organisé par l'ambassade de France à Tel-Aviv dans le cadre du mois des fiertés LGBTQIA+.
    En réalité, elle a simplement mixé lors d'un événement diplomatique organisé par l'ambassade de France. - Un projet d'animation de la Pride de Tel-Aviv en 2025 : or, elle n'a jamais participé à la Pride de Tel-Aviv en 2025.

    **Aucun de ces faits ne saurait justifier qu'une artiste soit empêchée de se produire**.

    # Une artiste déjà ciblée par l'extrême droite

    Barbara Butch n'est pas devenue une cible avec les événements de Grenoble, elle est déjà la cible privilégiée de l'extrême droite

    Depuis plusieurs années, elle fait l'objet de campagnes de haine menées par l'extrême droite en raison de son engagement féministe, LGBTQIA+, de sa lutte contre la grossophobie et de sa judéité.

    Après sa prestation lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, elle a subi une vague massive de cyberharcèlement mêlant insultes antisémites, lesbophobes, sexistes, grossophobes et menaces de mort.

    Plusieurs auteurs ont été condamnés par la justice.

    En 2026, sa nomination à la direction artistique de la Nuit Blanche a également déclenché de nouvelles attaques :

    - Des éditorialistes, comme Mathieu Bock-Côté sur CNews, ont dénoncé son choix ;

    - Le Journal du dimanche a entretenu la polémique autour de sa présence aux Jeux olympiques ;

    - Civitas, mouvement d'extrême droite intégriste, a appelé à perturber l'événement, en ciblant explicitement son engagement LGBTQIA+ et sa qualité de femme juive ;

    - Plusieurs médias de la mouvance catholique intégriste ont relayé ces campagnes.

    Ainsi, l'extrême droite attaque Barbara Butch depuis des mois pour :

    - Son militantisme LGBTQI+ (Civitas la qualifie de "militante LGBT et" à abattre). - Sa judéité (les insultes antisémites pullulent sur les réseaux : "juiverie ", "grosse truie sioniste", "dégoûtant rond-point juif".

    - Son rôle dans la cérémonie des JO (accusée de "blasphème" par les milieux catholiques intégristes).

    Une convergence préoccupante des méthodes

    # C'est précisément pour cette raison que les événements de Grenoble sont particulièrement **ignobles et inquiétants**.

    On y retrouve plusieurs mécanismes déjà utilisés contre elle par l'extrême droite :

    - Personnalisation des attaques contre une artiste ;

    - Diffusion ou reprise d'informations inexactes concernant sa présence en Israël ;

    - Confusion entre identité juive, soutien supposé au gouvernement israélien et responsabilité politique ;

    - Volonté d'empêcher une représentation artistique.

    Ces convergences de méthode doivent être interrogées avec sérieux, sans en déduire une équivalence entre les projets politiques qu'elles servent.

    # Refuser les amalgames

    Critiquer le gouvernement israélien est parfaitement légitime.

    Défendre les droits du peuple palestinien est parfaitement légitime.

    **En revanche, rendre des artistes juif·ves responsables de la politique d'un État ou exiger d'eux une forme de justification permanente de leur rapport à Israël pour pouvoir exercer leur métier ne l'est pas**.

    Confondre systématiquement judaïsme, identité juive, sionisme et politique du gouvernement israélien alimente des mécanismes qui peuvent contribuer à la stigmatisation des Juifs·ves de diaspora.

    Une lutte antiraciste cohérente repose sur ce principe de base : aucune personne ne doit être tenue pour responsable des actes d'un État en raison de son origine, de sa religion ou de son identité.

    Nous réaffirmons que :

    - La liberté artistique doit être protégée, quelles que soient les opinions politiques ;

    - Aucun·e artiste ne doit être empêché·e de se produire en raison de son identité ou de ses supposées appartenances ;

    - Les attaques visant Barbara Butch, qu'elles proviennent de l'extrême droite ou d'une partie de militant·es se réclamant de la solidarité avec la Palestine, doivent être condamnées avec la même fermeté.

    Nous appelons :

    - À combattre toute confusion entre identité juive et politique israélienne ;

    - À protéger les artistes contre les campagnes de haine, les intimidations et les tentatives de censure ;

    - À faire vivre une solidarité avec le peuple palestinien qui ne se construise jamais au détriment des principes fondamentaux de l'antiracisme, de la liberté d'expression et de la lutte contre l'antisémitisme.

    La défense des droits du peuple palestinien et la lutte contre l'antisémitisme ne sont pas incompatibles.

    Elles exigent au contraire la même exigence de justice, le même refus des discriminations et la même vigilance face à toutes les formes de racisme et de haine.

    Sur RTL, deux ans après le 7 Octobre, alors que les actes antisémites ont bondi de 1 000 % et que certaines personnes de confession juive en sont réduites à cacher leur nom sur les boîtes à lettres ou à le modifier lors de commandes, Manuel Bompard a jugé cette situation "inacceptable".

    Il déclarait :

    "Je les soutiens totalement.
    L'antisémitisme, comme toutes les formes de racisme, n'a rien à faire dans la politique française.
    Les Juifs de France ne sont pas comptables de la politique du gouvernement de M.
    Netanyahu, qui, elle, est insupportable et inacceptable, et qu'il faut condamner.
    Mais je n'en rends évidemment pas responsable ou comptable les Juifs de France, et si des personnes dans notre pays le font, ils se trompent."

    Dans le prolongement concret de cette prise de position, **nous exigeons solennellement que la direction de La France insoumise condamne sans ambiguïté l'acte antisémite perpétré à Grenoble contre Barbara Butch, avec le soutien et la complicité d'Allan Brunon, conseiller municipal LFI de Grenoble, et qu'elle prenne les mesures appropriées à l'encontre d'un élu déjà mis en cause pour des propos homophobes**.

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    #Excuses #LFI #Sanctions #AllanBrunon #FranceIsoumise #Homophobie #Antisemitisme #Palestine #LibertéArtistique #Censure #Ignoble #Confusionisme #Desinformation #stimatisation
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis #sectes #antifas #ExtremesDroites

  8. archive.ph/Ayq1h

    Barbara Butch et son avocate, Audrey Msellati : « L’antisionisme invoqué n’a été, à Grenoble, que le vêtement de l’antisémitisme »

    Contrainte de quitter la scène samedi 18 juillet 2026 à Grenoble, après avoir fait l’objet d’insultes et de jets de bouteilles de la part de militants propalestiniens, la DJ Barbara Butch dénonce une irruption de la violence, dans une tribune au " Monde", cosignée avec son avocate, Audrey Msellati.

    18 juillet 2026. Barbara Butch monte sur scène [à Grenoble] pour mixer. Pour faire danser.

    Plus d’une centaine de manifestants l’accueillent par des sifflements, des huées, des cris, des insultes.
    Des projectiles fusent : graviers, cartons, plastiques, liquides ; des bouteilles en verre éclatent sur sa console et à ses pieds.

    La musique s’arrête.

    Barbara Butch doit être exfiltrée.

    [Le concert de Barbara Butch à Grenoble le 18 juillet a été interrompu (lemonde.fr/politique/article/2), après avoir été perturbé par des militants propalestiniens.

    Ils répondaient à un appel au boycott (lemonde.fr/culture/article/202), soutenu par La France insoumise, dénonçant notamment le soutien affiché de la DJ à la loi Yadan (lemonde.fr/m-le-mag/article/20)]

    Ce soir-là, une frontière a été franchie : celle qui sépare la protestation de la coercition, le désaccord de l’intimidation, la parole de la violence.

    On ne répondait plus à une artiste : on la chassait de la scène. Mais Grenoble n’est pas un accident.

    Depuis des mois, Barbara Butch fait l’objet d’une campagne coordonnée qui ne cherche plus seulement à critiquer ses engagements, réels ou supposés, mais à obtenir son exclusion de la vie artistique et publique.

    La méthode est constante : la désigner ; la disqualifier moralement ; répandre contre elle des accusations diffamatoires jusqu’à la nausée ; réclamer sa déprogrammation ; faire pression sur les salles, les festivals, les collectivités, le public ; intimider ceux qui l’invitent ou la soutiennent ; transformer chacun de ses déplacements en menace, chacun de ses concerts en épreuve, chacun de ses employeurs en cible.

    Puis, lorsque rien de tout cela ne suffit, on vient imposer la contrainte sur le lieu même où elle doit se produire.

    # Stigmate

    La violence physique n’est pas un débordement : elle est l’étape suivante d’une entreprise qui a échoué par tous les autres moyens.

    On connaît ce mécanisme : Barbara Butch l’a déjà subi au lendemain de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, il y a deux ans. [Elle avait alors fait l’objet de cyberharcèlement, quatre hommes ont ensuite été condamnés en 2025, lemonde.fr/m-le-mag/article/20]

    On nous répète qu’elle serait visée pour ses seules "positions politiques", et non pour ce qu’elle est – juive, lesbienne, grosse.

    Mais depuis quand une dénégation répétée tient-elle lieu de vérité, malgré les mots, les images, les faits ?

    Quelle "position politique" justifie qu’on lui jette des bouteilles en verre à la figure ?

    Quelle idée combat-on en l’empêchant de passer de la musique ?

    La critique, ici, n’est plus un but : elle est un alibi.

    Lorsque "sioniste" ne désigne plus une doctrine qu’on discute mais une personne, qu’il devient même une injure, "sale sioniste", le mot n’est plus un argument : il est un stigmate.

    Lorsque le visage d’une femme juive est barré d’une croix ou maculé de sang, devant un drapeau arc-en-ciel frappé de l’étoile de David, on ne conteste plus : on essentialise.

    On ne débat plus ce qu’elle pense – ou ce qu’on lui prête ; on décrète ce qu’elle est: comptable et coupable d’une guerre, comme si être juive obligeait à en répondre.

    Ce glissement porte un nom : l’antisionisme invoqué n’a été, à Grenoble, que le vêtement de l’antisémitisme.
    Cet antisémitisme-là ne se blanchit pas en se disant antisioniste, pas plus que la violence ne s’absout en se disant politique.

    Cette assignation n’appartient d’ailleurs à aucun camp : certains violentent Barbara Butch pour ce qu’elle est, d’autres la condamnent pour ce que l’on prétend qu’elle serait.

    Les idéologies s’opposent ; le droit violé est le même. Et entre ces deux haines, une femme réelle disparaît : ses paroles exactes, ses actes, sa liberté de créer.

    Le mécanisme est d’autant plus redoutable qu’il emprunte le langage des libertés pour en obtenir la négation.

    Il invoque le droit de protester pour revendiquer celui d’empêcher.

    Il se réclame de la liberté d’expression pour organiser l’effacement de la parole adverse.

    Il prétend combattre un pouvoir, mais s’arroge celui de décider qui a encore droit de cité.

    Car la violence politique commence rarement par un coup.

    Elle commence lorsqu’on s’accorde la permission de considérer qu’une personne n’a plus tout à fait le droit d’être là.

    Sa présence devient une provocation.

    L’inviter, une faute.

    L’afficher, une complicité.

    La défendre, une prise de parti.

    Alors l’accusation tient lieu de preuve, l’indignation, de procès ; la foule, de verdict.

    # Question démocratique

    Est-il acceptable qu’en France, en 2026, une salle soit sommée de choisir entre sa liberté de programmation et la sécurité de son public ?

    Que la peur devienne le véritable directeur artistique de nos fêtes et de nos festivals ?

    Que la violence obtienne, sans juge, sans loi, sans décision démocratique, l’interdiction faite à une artiste d’exercer son métier ?

    La réponse est non. C’est toujours non.

    Dans notre Etat de droit, la personne menacée ne doit jamais être la variable d’ajustement de la menace – sinon, la violence gagne deux fois : d’abord en intimidant, ensuite en dictant la décision.

    Nul n’a besoin d’aimer Barbara Butch, ni d’écouter sa musique, ni d’approuver la moindre de ses prises de position, pour refuser ce qui lui est fait.

    On peut refuser d’entendre une artiste ; on ne peut pas décider que personne ne l’entendra plus.

    On peut contester une programmation ;

    on ne peut pas la dicter par la peur.

    On peut répondre à une parole ; on ne peut pas poursuivre celle qui la porte de ville en ville jusqu’à ce qu’elle renonce à parler, à jouer, à travailler.

    La justice donnera à ces faits toutes leurs qualifications ; les plaintes sont prêtes.

    Mais cette affaire déborde le prétoire.

    Ce qui est arrivé le 18 juillet 2026 n’est pas seulement l’histoire d’une artiste : c’est une question adressée à notre démocratie.

    Notre République est confrontée à une autre manière d’exclure : non plus censurer une idée, mais rendre impossible l’exercice d’une liberté.

    La loi du 7 juillet 2016 l’énonce pourtant en cinq mots : "La création artistique est libre." Une démocratie se juge à la protection de ceux que la rue voudrait faire taire.

    Une démocratie ne commence pas à mourir lorsque la parole est interdite : elle commence à reculer lorsque certains cessent d’être réellement libres de la porter.

    Notre République n’a jamais promis à chacun d’être applaudi ; elle a promis que nul n’aurait besoin de l’être pour vivre libre.

    Barbara Butch remontera sur scène.

    Non parce qu’elle devrait être soustraite à la critique, mais parce qu’aucune critique ne saurait devenir un droit de proscription.

    Nous ne demandons ni silence, ni unanimité, ni indulgence.

    Nous demandons que demeure vraie cette idée française, simple et immense : on peut se combattre par les mots sans jamais se retrancher mutuellement de la République.

    On peut contester une artiste.

    On ne peut pas organiser sa disparition.

    Aujourd’hui, cette frontière porte un nom et un visage.

    Demain, elle protégera peut-être les vôtres.

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    #Procès #Plainte #AudreyMsellati #Avocate
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  9. inrer.org/2026/07/post-sionism (Post-sionisme, post-Shoah, Trois essais sur une négation, une délégitimation et une diabolisation d'Israël)

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    Pour aborder l’œuvre magistrale du philosophe israélien Elhanan Yakira, Trois essais sur une négation, une délégitimation, une diabolisation d’Israël, publiée aux Presses universitaires de France en 2010, il faut poser d’emblée le cœur implacable de son diagnostic : l’antisionisme contemporain ne relève plus de la simple critique géopolitique ni d’une réflexion philosophique légitime sur les structures d’un État.

    Il s’est mué en une entreprise de négation existentielle radicale, un phénomène unique dans le champ sémantique international où l’État d’Israël s’impose comme la seule entité politique au monde dont la légitimité même à exister est contestée de manière permanente dans le débat public.

    Si cette contestation trouve aujourd’hui un écho retentissant dans les cercles académiques et militants occidentaux, Yakira rappelle avec force qu’elle n’a jamais été exclusive à l’Occident.

    Elle s’inscrit dans la continuité historique des campagnes de délégitimation de l’appareil de propagande soviétique – qui, dès les années 1960, théorisa l’assimilation du sionisme au racisme et à l’impérialisme – et des rhétoriques d’effacement portées par les nationalismes arabes et le fondamentalisme islamiste.

    Sous le paravent de cet antisionisme globalisé se révèle une hostilité profonde qui prend pour cible, au travers de l’État, les personnes juives elles-mêmes.

    Pour Yakira, refuser au seul peuple juif le droit à l’autodétermination accordé à toutes les autres nations du monde constitue un contresens historique et un scandale moral qu’il déconstruit en s’attaquant à trois foyers de subversion idéologique interconnectés.

    Le premier de ces foyers s’incarne dans le post-sionisme académique et intellectuel, un courant né paradoxalement au cœur même des universités israéliennes à la fin des années 1980 avant d’être massivement exporté et récupéré à l’international.

    Yakira analyse ce mouvement non pas comme une saine et classique relecture historique, mais comme une entreprise idéologique de déconstruction radicale visant à saper les fondements éthiques et juridiques du projet national juif.

    Ce courant a été principalement structuré par les figures des « nouveaux historiens » comme notamment Ilan Pappé, qui a théorisé la naissance d’Israël sous le prisme exclusif du nettoyage ethnique, ou Benny Morris dans sa première période.

    En prétendant s’affranchir du récit sioniste originel, cette intelligentsia a produit un arsenal sémantique qui assimile la création de l’État à un péché originel indépassable.

    Cette subversion interne, validée par des titres universitaires prestigieux à Tel-Aviv, Haïfa ou Jérusalem, a fourni une caution scientifique et morale inespérée aux mouvements les plus extrêmes à l’étranger, transformant une dispute intellectuelle locale en une arme de disqualification planétaire.

    La ligne de force de cette disqualification réside dans un glissement sémantique et moral pervers que Yakira passe au crible de sa rigueur philosophique : le passage de la critique légitime des politiques gouvernementales israéliennes (un exercice démocratique consubstantiel à la vie politique de l’État hébreu) à la diabolisation de l’existence même de l’État.

    L’auteur pointe l’aveuglement, voire la complaisance, d’une partie de l’opinion publique qui s’accommode de cette distinction fallacieuse.

    En traitant Israël comme une entité intrinsèquement maléfique, l’antisionisme mondialisé opère une essentialisation absolue.

    Contre ce travestissement, Yakira rappelle fermement les faits : la base juridique et historique du partage de 1947 par l’ONU repose sur le principe de la coexistence de deux États, un juif et un arabe.

    Nier le droit du premier à exister, ce n’est plus défendre les droits nationaux des Palestiniens, c’est formuler une exception haineuse qui, dans la sphère des symboles, revient à désigner le Juif comme la figure éternellement illégitime de l’histoire humaine.

    Ce dispositif critique culmine dans l’indécence de l’instrumentalisation de la Shoah, thématique centrale et douloureuse de l’ouvrage où l’auteur décortique le retournement pervers de la victime en bourreau.

    Ce pervertissement mémoriel se déploie selon trois modalités distinctes que Yakira analyse cliniquement.

    D’abord, à travers le négationnisme d’une certaine gauche radicale française qui, depuis les années 1970 autour de la nébuleuse de La Vieille Taupe dirigée par Pierre Guillaume, a opéré une jonction immonde mais quelque peu oubliée avec l’extrême droite.

    Ce courant, qui trouvera son apogée médiatique dans la dérive de l’essayiste Roger Garaudy¹ avec son livre Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, a cherché, par anticapitalisme dogmatique et par un anticléricalisme dévoyé, à effacer le génocide nazi ou à en réduire la portée pour priver Israël d’une prétendue justification morale.

    Face à cette infamie, Yakira rétablit une vérité historique fondamentale : l’État d’Israël ne doit pas sa légitimité ni son existence à la Shoah.

    Le projet sioniste, l’infrastructure étatique du Yichouv, l’immigration volontaire et la reconnaissance internationale du droit à un foyer national (de la déclaration Balfour aux mandats de la Société des Nations) sont largement antérieurs à la tentative d’extermination hitlérienne.

    La Shoah a détruit le réservoir humain du sionisme européen bien plus qu’elle n’a facilité la création de l’État.

    Ensuite, ce pervertissement transparaît par l’usage qu’en font les post-sionistes eux-mêmes, pour qui la mémoire du génocide aurait été cyniquement capturée et instrumentalisée par l’appareil d’État israélien pour fabriquer un éthos militariste, une psychose collective et une culture de la victimisation destinées à justifier sa politique sécuritaire.

    Enfin, Yakira consacre des développements cruciaux à la postérité des thèses de Hannah Arendt² lors du procès Eichmann à Jérusalem, en 1961.

    Il démontre comment sa critique du nationalisme sioniste et sa relecture polémique du rôle des Conseils juifs (Judenräte) ont été décontextualisées, déformées et instrumentalisées par les détracteurs contemporains d’Israël.

    Ce détournement textuel vise à banaliser la destruction des Juifs d’Europe tout en chargeant le mouvement national juif d’une complicité imaginaire, voire d’une parenté idéologique objective, avec l’hitlérisme.

    Ce retournement de la Shoah contre l’État juif constitue, pour Yakira, le point de bascule sémantique où l’antisionisme révèle sa véritable nature.

    En accusant les survivants et leurs descendants de reproduire les crimes de leurs propres bourreaux, le discours antisioniste radical ne cherche pas à corriger une injustice envers les Palestiniens, mais à infliger une mort symbolique aux Juifs en les privant de leur dignité historique.

    Cette diabolisation systématique légitime toutes les violences à leur encontre.

    Dans les rues, cette violence aveugle frappe des personnes juives au mépris total de leurs positions politiques réelles ;

    sur les campus, elle s’auto-légitime au nom d’un dogme moral dévoyé, allant jusqu’à tolérer à leur encontre des logiques d’exclusion et de harcèlement que la conscience contemporaine s’interdit d’appliquer aux pires idéologues de la haine (suprémacistes, néonazis, néofascistes…).

    L’analyse d’Elhanan Yakira résonne prophétiquement aujourd’hui avec une actualité dramatique.

    L’augmentation phénoménale des actes antisémites à travers le monde, observée dans la foulée des massacres du 7 octobre commis par le Hamas, valide cruellement sa thèse : l’attaque contre l’existence d’Israël s’est transmuée immédiatement en une traque physique et symbolique des populations juives de la diaspora.

    Pour autant, cette grille de lecture n’impose nullement d’ignorer ou de passer sous silence les crimes et la violence systémique commis par le gouvernement israélien actuel à Gaza et en Cisjordanie.

    Au contraire, la lucidité de Yakira permet de tracer une ligne de démarcation nette : il est indispensable, au nom des principes démocratiques, de condamner la colonisation, les violations du droit international et les souffrances infligées aux civils palestiniens par les choix politiques d’un gouvernement ;

    mais il est criminel d’utiliser ces exactions pour réclamer la destruction de l’État et l’effacement de ses habitants.

    Le combat pour les droits humains ne saurait être dévoyé en une entreprise d’annihilation.
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    #INRER #Antisionisme #Antisemitisme
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  10. editions-hermann.fr/livre/des-

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    “L’antisémite est un sadique au cœur pur”, écrivait Sartre.

    Ce livre explore les ambivalences de cette proposition.

    Il se présente comme une réflexion sur la politique contemporaine, engagée depuis la méditation des significations du 7 octobre 2023 et des secousses politiques, affectives et idéologiques qui ont suivi.

    Il entremêle plusieurs plans :

    - aperçus historiques et théoriques, rendus nécessaires par les innombrables falsifications notionnelles du sionisme et de l’antisionisme ;

    - descriptions de l’injuste solitude infligée après le massacre, et du délaissement auquel sont aujourd’hui confrontés les Juifs ;

    - convocation de concepts et de notions comme la substitution, le paradigme, la comparaison, la biopolitique, la tragédie, la culpabilité, l’innocence, pour étayer l’ensemble de ces analyses.

    La langue philosophique mobilisée ici s’attache à dire la spécificité d’un événement, les meurtres de masse et les enlèvements du 7 Octobre, et à entendre les résonances d’une répétition éternellement nouvelle, inattendue et recommencée, la récurrence de l’antisémitisme dans l’antisionisme contemporain, qui ne peut se représenter les Juifs que selon l’alternative : ou bien gazés, ou bien nazis .

    #livre #DesSadiquesAuCoeurPur #antisemitisme #antisionisme
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  11. youtube.com/watch?v=Iz2T2L2WRh4

    🔴 🗣️ Un concert de Barbara Butch interrompu après l'intervention de militants pro-palestiniens, à la suite d'un appel au boycott soutenu par LFI.

    La maire de Grenoble (DVG) Laurence Ruffin annonce que la ville va porter plainte contre X.

    Article: franceinfo.fr/societe/concert- (Concert de Barbara Butch interrompu : la Ville de Grenoble porte plainte contre X, annonce la maire Laurence Ruffin)

    #Grenoble #antisemitisme #LFI
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  12. juivesetjuifsrevolutionnaires. (Le boycott d’Israël ne doit pas devenir le boycott des Juif·ves !)

    Extrait:
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    # Ce qui est à l’œuvre, c’est une situation de double standard flagrante : le fait pour un Juif·ve:

    - de ne pas se déclarer explicitement pour la destruction d’Israël,

    - d’avoir un lien quelconque avec Israël

    - ou de s’engager contre l’antisémitisme

    peut valoir ostracisation.

    On a même vu sur les réseaux sociaux des comptes pro-palestiniens accuser de "sionisme" le collectif Tsedek (lui même coutumier de tels procès, mais plus habitué au rôle de procureur) car certain·es de ses membres ont la nationalité israélienne.

    Au contraire, un·e non-juif·ve peut se déclarer favorable à l’existence de deux États sans provoquer aucun remous (**c’est d’ailleurs la position largement majoritaire à gauche, partagée par le PCF, la CGT, les Écologistes, le PS, et même officiellement par LFI**).

    D’ailleurs, alors que les boycotteurs prétendent cibler les sionistes, jusqu’à présent seul·es des artistes juif·ves ont été visé·es.

    On peut même dire que la judéité est le seul point commun entre Enrico Macias, Barbara Butch, Joann Sfar ou Nadav Lapid, quatre artistes récemment visé·es par des appels au boycott.

    Enfin, les mêmes qui entendent chasser les sionistes "hors de nos facs / vies / villes / etc." **s’accommodent très bien de militer et de défiler aux côtés de partisan·es de Poutine, d’Assad, de Xi Jinping ou de Khamenei**.

    **la palme de tartufferie revient ici au réalisateur Sylvain George, qui rédige une longue tribune sur le site Lundi matin justifiant le boycott de Nadav Lapid tout en étant lui même membre du jury lors du festival documentaire de Saint Petersbourg, c’est-à-dire en soutien de fait à Poutine**.

    Le positionnement de ces artistes peut-être critiqué, mais ni Joann Sfar ni Barbara Butch ne peuvent être considérés sérieusement comme des soutiens de la colonisation israélienne ou des crimes de guerre et contre l’humanité commis à Gaza.

    Leur boycott ne fait d’aucune manière pression sur le gouvernement israélien, ce qui était à la base censé être son objectif.

    **Nous dénonçons donc ces campagnes, qui ne font qu’aggraver la confusion antisémite entre les Juif·ves du monde entier et la politique criminelle du gouvernement israélien**.

    **Le boycott des institutions israéliennes peut être légitime, celui des artistes juifs·ves ne l’est pas**.

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    #campisme #DoubleStandard #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  13. puf.com/israel-apres-le-7-octo ( Israël après le 7-Octobre par Sylvaine Bulle)

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    Les massacres du 7 octobre 2023 en Israël, suivis de la guerre extrême menée par Israël à Gaza et contre les Palestiniens, ont des conséquences majeures sur l’opinion publique et sur le militantisme antisioniste.

    Mais les émotions face à l’horreur bien réelle de Gaza semblent avoir pour effet de simplifier considérablement la connaissance empirique de la société israélienne dans son rapport aux Palestiniens.

    Cet ouvrage vise à montrer la diversité et la complexité de la société et de la politique israéliennes, alors qu’une grande partie de l’opinion publique internationale les réduit à un miroir inversé de la situation palestinienne.

    Qu’est-ce que le sionisme réel en Israël ?

    Quel est le rôle exact des inégalités, de la race et de la religion dans la construction actuelle de la nation ?

    Qu’est-ce qu’être Israélien après le 7-Octobre, alors que le pays est en proie à des tensions entre nationalisme extrême et sentiment d’effondrement ?

    La réalité palestinienne connaît elle-même des transformations passées sous silence.

    En mobilisant les enquêtes de terrain et les sciences sociales, cet ouvrage entend nuancer les visions binaires simplistes, et donner à voir un hors-champ des représentations, au plus près des sociétés réelles.

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    Liens: raar.info/2026/05/30/le-7-octo

    #Livre #antisemitisme #Simplisme #campisme #complexité #palestine #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis

  14. - placedeslibraires.fr/livre/978 (Penser l’antisémitisme contemporain : Anthologie critique par Bruno Quelennec, Salima Nait Ahmed )

    Cette anthologie fait découvrir au public francophone les analyses germanophones de l’antisémitisme contemporain, de l’après-Shoah à nos jours .

    Croisant sociologie, philosophie et science politique, elle introduit aux théories et sociologies critiques issues d’Allemagne et d’Autriche , éclaire les débats actuels et réunit des travaux récents, inédits en français.

    L’ouvrage explore les formes actuelles de l’antisémitisme, ses liens avec les racismes et les mémoires collectives

    # Preface par

    - luttes.frama.io/contre/l-antis

    Au sortir de la guerre, **Theodor Adorno publiait une étude qu’il avait dirigée, devenue célèbre, sur la personnalité autoritaire**.

    Cette recherche donnait à envisager un lien entre l’anti­sémitisme et la formation de la personnalité non démocratique, dans la famille et l’éducation.
    Et Adorno fut très présent dans le débat allemand sur la question.

    En ­Allemagne, son héritage intellectuel, ainsi que de Max Horkheimer, et donc de l’École dite de Francfort, est demeuré vivace.

    Une psychanalyse ancrée dans la ­théo­rie sociale a également joué un rôle non négligeable dans les analyses qui sont proposées, avec le souci de ne pas dissocier l’examen de la psychologie individuelle des contextes sociaux et culturels, et de la psychose collective de masse où se déploie la haine des Juifs.
    Notons que si paranoïa il y a, elle serait collective, plus qu’individuelle, avec à l’œuvre des processus de projection, des identifications projectives.

    Au début des années 1970, un journaliste vivant en Europe centrale, Paul Lendvai, popularisait dans un essai sous ce titre la notion de "L’anti­sémitisme sans juifs" (Paris, Fayard, 1971).

    Et voici que dans l’espace post­-­nazi, une nouvelle catégorie trouve sa place, on le découvre avec cette anthologie, celle d’"anti­sémitisme sans anti­sémites".
    Ce qui débouche sur une conceptualisation qui mérite qu’on s’y arrête.

    Plusieurs auteurs, en effet, évoquent une "cimentation culturelle" qui fait que l’anti­sémitisme existe sans pouvoir, en tout cas jusque dans les années 2000, s’élever au niveau politique, sans pouvoir devenir instrumental dans une action idéologico-politique.

    Inutilisable dans l’espace politique, il survit néanmoins, et apparaît alors comme un préjugé d’ordre privé, sans force pour peser dans la vie publique, ce qui est théo­risé avec l’expression de "latence" - la question devenant celle de la nature de cette latence : est-elle dans les consciences, ou dans la communication ?
    En France, une certaine "latence" aussi a commencé à être mise en cause avec le négationnisme des années 1970, puis avec la montée du Front national sous la houlette de Jean-Marie Le Pen, à partir du début des années 1980.

    Peut-être, maintenant que la direction du Rassemblement National prétend s’être affranchie de la haine des Juifs, pourrait-il s’avérer intéressant d’envisager la façon dont ce concept de "latence", à partir de l’­Allemagne, peut servir à examiner comment l’extrême droite cherche à se démarquer de la haine des Juifs et à soutenir la politique d’Israël tandis que la gauche de la gauche dérape ici et là dans un anti­sémitisme masqué sous couvert d’anti­sionisme.

    Peut-être même est-il possible d’élargir la perspective.
    Car au-delà de la question juive, les concepts proposés par les penseurs et chercheurs allemands pourraient servir, en France, à réfléchir aux racismes anti-Noirs et anti­-Maghrébins, fortement teintés de haine des musulmans, et à l’histoire du pays, coloniale puis post­coloniale.

    Notons, au passage, que l’idée d’un racisme anti­-Arabes est elle-même à préciser, car ce phéno­mène, en fait, vise pour l’essentiel des populations issues de pays du Maghreb où l’on peut aussi être berbère.

    De plus, dans le débat français contem­porain, il arrive, si l’on peut dire, que les Palestiniens deviennent présentés comme des Juifs par leurs caractéristiques supposées, tandis que l’image des Israéliens devient celle, comme il est dit dans cette anthologie, de "Juifs non juifs".

    Ce processus d’inversion fait des victimes d’hier, les Juifs (les pogromes, la Shoah) les coupables d’aujourd’hui (la guerre à Gaza), et des Palestiniens la figure mondiale de la victime, par excellence.

    On ne comprend pas l’anti­sémitisme allemand sans référence au passé nazi.
    Mais le présent doit aussi beaucoup à deux autres aspects.

    D’une part, après la guerre, la naissance d’Israël et le conflit israélo-palestinien, et à partir de là, le débat que cette anthologie aborde de plusieurs façons, à propos du recouvrement (mais jusqu’à quel point ?) de l’anti­sionisme et de l’anti­sémitisme, avec des prolongements récents, sur la "blanchité" des Juifs.

    Et d’autre part, le fait qu’il a fallu attendre la chute du mur de Berlin, en 1989, pour que le pays se réunifie, alors que durant près d’un demi-siècle, le traitement politique du nazisme et la haine des Juifs ont connu en ­Allemagne de l’Est un cours différent de celui suivi à l’Ouest.

    Les deux aspects se télescopent d’ailleurs : dès le début des années 1950, en effet, l’anti­sémitisme orchestré par le régime stalinien s’est présenté sous le masque transparent de l’anti­sionisme, on l’a vu notamment au procès de Prague, en 1952.

    Réfléchir à la question des liens entre anti­sémitisme et anti­sionisme installe par ailleurs cette anthologie dans des débats récents, et dans l’espace du post­colonialisme - certains, sans réellement prendre connaissance des études post­coloniales et décoloniales diraient : du wokisme, ce qui brouille la discussion, disqualifie a priori et sans nuance l’ensemble de ces travaux, mais aussi bien des contestations notamment anti­racistes, et alimente des polémiques bien peu scientifiques.

    En ­Allemagne, une conceptualisation originale fait du concept d’intersectionnalité un outil qui peut être utilisé autrement que du point de vue américain, dominé par l’articulation du genre et du racisme anti­-Noirs, ou français, dominé par celle du genre avec le racisme anti­-immigrés, anti­-Maghrébins, anti­musulmans - ce qui n’exclut pas le racisme anti­-Noirs.

    Ici, le concept sert à envisager l’inter­pénétration de l’anti­sémitisme et du sexisme, et est donc utilisé par d’autres auteurs que ceux qui y recourent en France, et qui ne se mobilisent généralement pas pour envisager la haine des Juifs.

    Nous avons beaucoup à apprendre, et d’importantes leçons à tirer de cette anthologie, en matière historique comme socio­logique, empirique comme théorique.

    Bien sûr, et certains de ses auteurs ne s’en privent pas, il est possible de critiquer la recherche en ­Allemagne, d’insister sur ses carences, d’émettre des regrets.

    Mais tout est relatif : ce qui est rassemblé dans cette anthologie fait aussi et surtout apparaître une grande richesse et une belle diversité de propositions.

    En ces temps où l’anti­sémitisme connaît en France des développements singulièrement préoccupants, cet ouvrage ouvre des perspectives intellectuelles novatrices et stimulantes, des éclairages pouvant nous aider à élever le niveau de nos analyses.

    Notre ordinaire, s’il s’agit de connaître le phénomène pour mieux l’affronter, est fait pour l’essentiel, de travaux historiques sans surprises, de sondages, de statistiques relatives aux actes anti­sémites, et d’analyses de discours.

    La seule grande enquête socio­logique dont nous disposons est celle que j’ai conduite avec une équipe d’une dizaine de chercheurs et publiée sous le titre La tentation anti­sémite (Paris, Robert Laffont, 2005) : elle date du début des années 2000 et rien de comparable n’a été lancé depuis.

    Bruno Quélennec et Salima Naït Ahmed ont fait œuvre scientifique en suivant et en étudiant pendant des années les débats en langue allemande, en collectant, en sélectionnant intelligemment pour un public francophone les textes qui vont suivre, en veillant à le guider dans sa compréhension par un dispositif élaboré de notes et de compléments qu’ils ont rédigé à son intention.

    Autant dire que ceux qui ne veulent pas se contenter des limites et des carences de la recherche actuelle en France peuvent leur être reconnaissants.

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    Liens: arrac.fr/2026/03/19/critical-theories-of-antisemitism-concepts-challenges-and-emerging-research-agendas/

    #Livre #CriticalTheories #antisemitisme #Palestine #InversionDesVictimes #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis

  15. - editions-crise-et-critique.fr/ (Collectif – Le Péril antisémite)

    Première anthologie en langue française sur la théorie critique de l’antisémitisme ¶

    Paru le 14 novembre 2025

    Moishe Postone, Robert Kurz, Clément Homs, Detlev Claussen, Lars Rensmann, Samuel Salzborn, Sender Vizel, Marcos Barreira, Daniel Feldmann, Ernst Lohoff, Jordi Maiso, Karin Stögner et José A.
    Zamora

    Comment expliquer qu’à peine trois quarts de siècle après la Shoah, l’antisémitisme ressurgisse avec une vigueur renouvelée ?
    Loin d’être un phénomène révolu, il demeure profondément enraciné dans les sociétés modernes.
    Et ce retour ne se limite pas à l’Europe et à l’Amérique : il s’étend également au monde arabe et à de nombreux pays d’Asie, où l’antisémitisme atteint parfois des niveaux particulièrement élevés.

    Cette résurgence s’accompagne d’une polarisation des discours publics : à gauche, une frange tend à le minimiser, n’en dénonçant que l’instrumentalisation ; à droite, on promeut la thèse du “nouvel antisémitisme”, attribué exclusivement aux populations musulmanes et à la gauche.
    Ces deux positions, aussi caricaturales l’une que l’autre, révèlent une même cécité : l’incapacité à comprendre l’antisémitisme comme un phénomène structurel des sociétés capitalistes modernes.

    Dans cette première anthologie en langue française consacrée à la théorie critique de l’antisémitisme, les auteurs et autrices mettent en lumière le lien fondamental — longtemps occulté — entre l’antisémitisme moderne et le capitalisme.

    Ils montrent que, dans cette relation, l’antisémitisme se cristallise en une conscience fétichisée : ce qui apparaît comme “abstrait” et insaisissable dans le capitalisme se trouve personnifié dans la figure du “Juif “.

    L’antisémitisme propose ainsi une vision pseudo-émancipatrice, prétendant dévoiler le fonctionnement des sociétés capitalistes, et se propage en temps de crise avec une fulgurance qui finit par dégénérer en conflagration meurtrière.

    Le recueil s’articule en trois parties :

    - “L’antisémitisme moderne, une vision fétichisée du système-monde capitaliste”,

    - “La Shoah, usine à détruire l’abstraction”

    - et “Constellations contemporaines de l’idéologie de crise antisémite”.

    Cette structure permet d’aborder le phénomène sous plusieurs angles — historique, théorique et contemporain.

    À travers une approche pluridisciplinaire, inscrite dans la critique marxienne renouvelée du capitalisme, l’ouvrage réunit des essais fondateurs qui éclairent la formation de la conscience antisémite dans le capitalisme et en explorent les multiples résonances, offrant une réflexion approfondie sur les enjeux sociaux et idéologiques à l’origine de ce péril croissant.

    #Livre #antisemitisme #LePerilAntisemite #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis #capitalisme

  16. antiracisme.frama.io/luttes-20 (Rencontres à Toulouse: L’antisémitisme dans nos luttes sociales comprendre ses origines et ses fonctions pour mieux le détecter et le combattre le 11 avril 2026)

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    Alertée par la montée de l’antisémitisme dans les milieux féministes, queer, et plus généralement dans le mouvement de lutte pour les droits humains, l’ASQF (Association pour le Soin Queer et Feministe, asqf.care/ ) a décidé de s’associer avec les éditions Crise et Critique pour proposer un cycle de conférences d’une demi-journée, autour de la sortie du livre “Le Péril Antisémite” ( editions-crise-et-critique.fr/ , sorti le 2025-11-14), pour aider les actrices et acteurs agissant pour la défense des droits sociaux à comprendre la structure trans-historique de l’antisémitisme afin de pouvoir le combattre efficacement.

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    Les vidéos: youtube.com/@asso-soin-queer-e

    Autres liens:

    - oblique-revue.org/2026/05/31/c (Colloque : L’antisémitisme dans nos luttes sociales)

    #Conférence #antisemitisme #Queer #feminisme #Touluse #LePerilAntisemite #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis

  17. - editions-crise-et-critique.fr/ (Julien Chanet, L’incendie universel. Le sujet de l’antisionisme à gauche)

    À la suite du 7 octobre et de la guerre à Gaza, alors que la gauche se fracture autour du conflit israélo-palestinien, de l’antisémitisme et de l’antiracisme, cet ouvrage propose une plongée sans concessions dans l’une de ses zones les plus sensibles: son rapport à l’antisionisme .

    Pourtant, les prises de position sur l’antisémitisme contournent souvent le sionisme et l’antisionisme, relégués, au mieux, à des chapitres isolés, au pire, au rang d’impensés idéologiques.

    Il fallait donc reprendre ces questions de front, sans éluder les controverses ni céder aux simplifications.

    Depuis un ancrage antiraciste et anti-autoritaire , l’auteur analyse les impasses d’un militantisme parfois captif de ses slogans, lorsque les réalités juives sont réduites à un seul signifiant: Israël .

    Croisant théorie politique, sociologie des mobilisations et géopolitique critique, il replace le sionisme dans son histoire réelle, loin des caricatures.

    Il met au jour la dimension nationaliste et identitaire, par procuration, des discours antisionistes, la réduction du peuple palestinien à un peuple-objet ou à un peuple-martyr, ainsi que les glissements par lesquels l’antisionisme peut se muer en antisémitisme masqué ou assumé, dont il retrace la généalogie, de la matrice stalinienne à ses reformulations contemporaines.

    Dès lors, deux questions se posent:

    - existe-t-il un antisionisme réellement progressiste ?

    - À quelles conditions le sionisme peut-il redevenir un objet ordinaire de discussion politique plutôt qu’un tabou ou un épouvantail?

    Écrit depuis la gauche, mais à distance des logiques de chapelle, ce livre s’adresse à celles et ceux qui se soucient de ne rien céder aux politiques de domination ni aux logiques réactionnaires .

    Il tire aussi la sonnette d’alarme devant les angles morts et les régressions de la critique sociale, et examine les effets d’un antisionisme lorsqu’il s’approprie la solidarité avec les Palestinien-nes au lieu de la renforcer.

    Julien Chanet est travailleur associatif à Bruxelles.

    Diplômé de Science politique, il réfléchit aux théories politiques et aux tensions qui animent les gauches, notamment l’antisionisme et l’antisémitisme.

    Il a publié à ce sujet dans plusieurs revues (Daï dai-la-revue.fr/ , Revue K (k-larevue.com/))

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    Liens:

    - instagram.com/incendieuniverse

    - luttes.frama.io/contre/l-antis

    #Livre #antisionisme #antisemitisme #palestine #LincendieUniversel
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis

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    **Agresser une DJ juive ne libérera pas la Palestine** par Jonas Pardo

    Depuis le spectacle donné lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, la DJ et artiste Barbara Butch est la cible d’une campagne de harcèlement qui mêle lesbophobie, grossophobie et antisémitisme.

    À la suite des Jeux, plusieurs groupes d’extrême droite l’ont accusée de blasphème, d’atteinte aux "bonnes mœurs" et de participer à une prétendue décadence culturelle.

    Après sa nomination à la direction artistique de la Nuit Blanche, les attaques ont pris la forme d’insinuations sur sa rémunération, de soupçons de favoritisme, de procès d’intention autour d’un supposé agenda idéologique.

    Plus récemment encore, un journal identitaire a choisi de faire figurer Barbara Butch en Une aux côtés du pédocriminel Jeffrey Epstein, les présentant tous deux comme les symboles d’un Occident prétendument "dégénéré".

    Références à l’argent, soupçons de corruption morale, accusation de complot contre les cultures européennes : Barbara Butch n’est pas attaquée pour ses œuvres, ses prises de parole ou ses actes.

    Elle est visée à travers des imaginaires antisémites et LGBTphobes dont l’histoire est ancienne.

    Depuis quelques mois, c’est l’accusation de "double allégeance" qui est mise en circulation sur les réseaux sociaux.

    Vieux stéréotype antisémite, les Juifs seraient inféodés à un État étranger dont ils défendraient les intérêts de manière dissimulée.

    Le soir de la Nuit Blanche, tandis qu’un groupe de militants catholiques intégristes tentaient d’empêcher la tenue d’un événement organisé dans l’église Saint-Laurent, des militants proches de la section grenobloise de la France insoumise cherchaient à perturber le concert de Barbara Butch, place de l’Hôtel de Ville.

    Dans un tract distribué au public venu assister à la soirée, ils appelaient la Ville de Paris à "ne pas servir de marchepied à la propagande d’Israël" et demandaient la déprogrammation de l’artiste, décrite comme une "personnalité sioniste" et "figure de la stratégie de pinkwashing d’Israël".

    Des camps politiques sensés être opposés désignent une même personne comme cible.

    Non pour ses créations, ses prises de parole ou ses actes, mais parce qu’ils projettent sur elle des fantasmes liés à ce qu’elle est : une femme juive et lesbienne.

    Au printemps, le représentant grenoblois de la France Insoumise élu au conseil municipal de la ville, lance un appel au boycott contre la DJ.

    Le harcèlement sort de l’espace numérique.

    Des centaines de militants tractent et se mobilisent pour tenter de la faire déprogrammer, l’invectivent dès son arrivée sur ses lieux de travail et l’insultent en continu en espérant qu’elle sorte de la scène.

    Rassemblés autour de l’idée que l’artiste participerait à une entreprise de propagande israélienne, c’est aux cris de "sale sioniste" qu’une centaine de militants insoumis ont tenté d’empêcher Barbara Butch de se produire au Cabaret Frappé à Grenoble, samedi 18 juillet.

    Les faits qui lui sont reprochés : avoir joué à la Pride de Tel Aviv en 2025, et sa signature d’une tribune en défense de la loi visant à lutter "contre les formes renouvelées d’antisémitisme", dite Loi Yadan.

    Les insoumis grenoblois considèrent ce geste comme une forme de soutien aux politiques meurtrières du gouvernement Netanyahou, et un soutien à la répression des voix pro-palestiniennes.

    La DJ n’a en réalité pas joué à la Pride, qui n’a d’ailleurs pas eu lieu, mais dans une soirée privée à l’ambassade de France en Israël.

    Si elle a signé cette tribune, comme elle l’explique elle-même, c’est parce qu’elle voyait dans cette loi la possibilité d’un recul de l’antisémitisme, qu’elle vit d’autant plus après les JO de Paris.

    Loin d’être un cas isolé, les tentatives d’écarter les artistes juifs et juives de l’espace public se multiplient de manière inquiétante depuis le 7 octobre 2023.

    Réalisateurs, auteurs d’essais, de littératures ou de BDs, musiciens, peintres, podcasteurs, ou comédiens, ils et elles peuvent être sionistes, asionistes, antisionistes, leur mise au ban est aveugle à leur point de vue réel sur la situation au Moyen-Orient.

    La défense des droits du peuple palestinien est un combat urgent, légitime et nécessaire.

    Mais elle ne saurait justifier la diffusion d’accusations infondées visant une personne en raison de son identité ou de supposées appartenances.

    Le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions, auquel se réfèrent les militants, rappelle d’ailleurs que ces campagnes ne sauraient viser les individus.

    Chacun et chacune est en droit d’avoir un désaccord avec des membres d’une minorité quelconque.

    Nous- mêmes, artistes, auteurs, acteurs de la culture et militants antiracistes signataires de cette tribune, avons des positions diverses vis-à-vis de la loi Yadan, plusieurs d’entre nous s’y sont opposés publiquement.

    En revanche, nous partageons une même conviction : désigner à la vindicte des individus issus d’une minorité sous prétexte de s’opposer à leur opinion, réel ou supposé, n’a rien à voir avec l’exercice du débat démocratique et aboutit à l’augmentation de la violence raciste.

    La lutte antiraciste doit pouvoir faire exister des débats en son sein, sans exposer les victimes de racisme à plus de racisme.

    Auteur : Jonas Pardo, chercheur et directeur de l’association Boussole Antiraciste (helloasso.com/associations/ass)

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    Voir aussi : luttes.frama.io/contre/l-antis (Petit manuel de lutte contre l’antisemitisme par Jonas Pardo et Samuel Delorr (paru le 25 octobre 2024))

    #antifas #antiracisme #democratie #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis #LaurenceRuffin #AllanBrunon #RN #LFI

  19. tbsky.app/profile/www.debunker

    11 Lutter pour une Palestine libre, oui, mille fois oui.

    Se trouver ce genre de lutte pour ce combat là, mille fois non.

    La LFI Grenobloise ne vaut pas mieux que des le Pen, des Zemmour, des Benedetti et tutti quanti.

    La gerbe. 🤢🤮

    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  20. grenoble.fr/article/1878/561-l (La Ville de Grenoble condamne fermement les menaces et apporte son soutien aux organisateurs du Cabaret Frappé)

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    La Ville de Grenoble regrette profondément les événements survenus ce soir dans le cadre du Cabaret Frappé.

    Face aux menaces visant l'artiste Barbara Butch et afin de garantir la sécurité du public, des équipes et de l'ensemble des personnes présentes, la ville de Grenoble a pris la décision de suspendre le concert.

    La Ville de Grenoble apporte tout son soutien à l'association Retour de Scène ainsi qu'à l'ensemble des équipes mobilisées pour l'organisation de cet événement.

    La Ville condamne avec la plus grande fermeté les menaces, les intimidations et les violences exercées à l'encontre de l'artiste et des élus présents sur scène.
    Dans un État de droit, les désaccords s'expriment par le débat et le dialogue, jamais par la menace ou la violence.

    Grenoble réaffirme son attachement indéfectible à la liberté de création et de programmation artistique, ainsi qu'au respect des personnes.

    Aucun artiste ne doit être empêché de se produire sous la pression de l'intimidation.

    La Ville remercie les équipes du festival et l'ensemble des personnes mobilisées pour leur professionnalisme dans la gestion de cette situation.

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    On aurait aimé que la ville de Grenoble protège et présente des excuses à Barbara Butch

    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  21. Source: facebook.com/photo/?fbid=10166

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    "J'ai l'impression de m'être fait rouler dessus"

    "J'ai l'impression de m'être fait rouler dessus.

    Je suis dans mon lit, paralysée.

    Je n'arrive plus à bouger. C'était ignoble, Hanna. Tu aurais vu la haine dans leurs yeux...

    Tu te rends compte ?

    Ils m'ont jeté des bouteilles en verre...

    Qui subit une telle violence dans un festival de musique ? "

    Ces mots sont ceux de mon amie, la courageuse et talentueuse DJ Barbara Butch.

    Hier soir, alors qu'elle devait se produire au festival Cabaret Frappé, dans le Jardin de Ville de Grenoble, Barbara Butch a été victime d'une campagne de diffamation d'une violence inouïe, la dernière d'une longue série qu'elle subit depuis des mois, amorcée notamment par les attaques de l'extrême droite après la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, puis poursuivie par des militants se réclamant de la gauche radicale et qui a fini par se transformer en violence physique.

    Des nervis, qui trahissent et salissent chaque jour un peu plus la noble cause qu'ils prétendent défendre, sont venus s'attaquer à une femme seule derrière ses platines.

    Ils l'ont insultée, invectivée, diffamée.

    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  22. - facebook.com/people/Guy-Konopn

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    Une horde violente a attaqué le spectacle que présentait Barbara Butch à Grenoble, dans le cadre du festival Cabaret sauvage (Frappé, NDLR).

    Plutôt que d'appeler la police pour faire cesser ce trouble à l'ordre public, protéger les spectateurs et l'artiste, la Ville de Grenoble a préféré arrêter la représentation au bout de vingt minutes.

    Belle manière d'accueillir les artistes dans sa ville !

    Barbara Butch est victime de harcèlement et reçoit des menaces depuis plusieurs semaines, son crime est d'être juive et d'avoir signé un texte de soutien à la loi contre l'antisémitisme, présentée, dans une première version, par Caroline Yadan.

    À Grenoble, le chef de file des conseillers municipaux LFI a appelé au boycott du spectacle, soutenant ouvertement les voyous.

    La chasse aux artistes juifs, devient de plus en plus violente.

    On se souvient de l'attaque au fumigène du concert de l'orchestre d'Israël à la Philharmonie de Paris...

    Des engins incendiaires avait été lancés, dans cette belle salle financée par des fonds publics.

    LFI avait soutenu les émeutiers.

    À Grenoble, LFI est directement impliquée dans l'agression contre Barbara Butch et menace d'autres représentations qu'elle doit donner, notamment en Avignon.

    Les hordes qui attaquent violemment les artistes juifs, suspects de sionisme, à tort ou à raison, ne sont rien d'autres que des bandes fascistes.

    Un parti qui couvre de tels agissement n'est pas un parti de gauche, ni même un parti républicain.

    Surtout quand ce même parti mène également une chasse aux journalistes et réclame l'épuration des médias.

    Mélenchon a définitivement basculé, jetant par dessus bord tous les principes républicains.

    Antisémitisme, agression violente contre les artistes, chasse aux sorcières et défense des pratiques obscurantistes sanctionnées par les lois laïques, le tout ajouté à la justification du terrorisme, et à l'apologie des dictateurs, la ligne de LFI a toute les caractéristiques du fascisme.

    Au moins les choses sont claires !

    Guy Konopnicki
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    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute

  23. raar.info/2026/05/15/soutien-a (Soutien à Barbara Butch face au harcèlement et à la stigmatisation)

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    Le RAAR apporte son soutien à Barbara Butch cible depuis sa prestation aux JO de 2024 d’un harcèlement mêlant antisémitisme, lesbophobie, et grossophobie.

    La publication de la France Insoumise Grenoble sur les réseaux sociaux, relayée massivement, appelant à la déprogrammer franchit un seuil particulièrement préoccupant en ce qu’elle vise une artiste ayant simplement signé une pétition relative à la proposition de loi Yadan.

    Le RAAR s’est opposé à cette proposition de loi, tout en dénonçant les nombreuses contrevérités ayant circulé à son sujet (voir raar.info/2026/04/06/projet-ya).

    Nous avons notamment rappelé qu’elle n’interdit pas la critique de la politique israélienne et qu’il est possible de s’opposer à ce texte sans nourrir des amalgames ou des imaginaires antisémites.

    Or c’est bien cet imaginaire qui se déploie et devient une arme de haine et de harcèlement contre les Juifves, confirmant ainsi les inquiétudes que nous avions exprimées.

    Présenter Barbara Butch comme un soutien du gouvernement israélien est totalement mensonger.

    La caricaturer comme une personne souhaitant empêcher toute critique d’Israël l’est tout autant.

    Elle a publiquement expliqué avoir voulu dénoncer l’antisémitisme, et s’opposer au gouvernement israélien.

    Par ailleurs, qu’un parti se revendiquant de gauche, aspirant à gouverner une démocratie, alimente le harcèlement subi par une personne minorisée à plusieurs titres, en déformant ses positions pour justifier sa stigmatisation, est particulièrement inquiétant quant à sa capacité à respecter le pluralisme et la liberté d’opinion.

    Enfin, l’utilisation d’une étoile de David sur fond de drapeau arc-en-ciel, symbole LGBT, représenté maculé de sang, pour désigner de prétendus "soutiens d’Israël" contribue à entretenir des amalgames dangereux entre personnes juives et politique israélienne.

    Dans un contexte d’explosion des actes antisémites (raar.info/2026/07/15/commentai), chacun·e devrait mesurer sa responsabilité dans les campagnes de désignation publique visant des personnes déjà exposées à la haine et au harcèlement.

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    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute

  24. Aujourd'hui nous commémorons le génocide des Tutsi au Rwanda.

    Nous étions présent·es à la commémoration organisée par IbukaFrance et la ville de Paris pour rendre hommage au million de victimes de ce génocide et aux survivant·es.

    Nous appelons à lutter contre le négationnisme et la haine anti-Tutsi.

    #lutte #negationnisme #haine
    #rwanda #ibukafrance #genocide #tutsi

  25. Tout est sujet à l'insulte: les sujets sur Israël et la Palestine (oui, on a le droit de trouver le tweet de Rima Hassan sur un terroriste japonais pourri, même Bompard a répété qu'il ne l'aurait pas écrit), l'éducation, l'environnement (pourtant, il y a un consensus scientifique), l'homosexualité, le féminisme (l'horreur, en général, les commentaires)... Comment on continue à avancer dans le métier dans ces conditions?

    #Politique #Haine #CyberHarcelement #Journalisme #Medias #Presse

  26. "Le pays n’a pas cédé aux terroristes. Mais il est fracturé. La cohésion nationale est un #joyau à préserver, "

    " [...] se souvenir n’est pas suffisant. La vigilance reste un impératif." [...] Toute complaisance envers les prêcheurs de #haine [...] seraient comme une deuxième mort pour les victimes de ces attaques."
    - Joëlle Meskens pour Le Soir

    13 novembre 2015 - 13 novembre 2025

    #fascisme #politique #corruption #bollore #sterins #press #education #socialmedia #year2015 #year2025 #france

  27. «Cet article vise à démontrer que les initiateurs de la manifestation anti-LGBTQ du 8 juillet sont en fait un petit groupe de jeunes néonazis du clavier (dont un personnage que nous suivions déjà depuis quelques années) et que la base d’appui de cette mobilisation est fermement ancrée dans les réseaux d’extrême droite et néonazis québécois, dont l’entourage du Parti nationaliste chrétien de Sylvain Marcoux, qui exerce manifestement un ascendant considérable sur ces jeunes esprits.»

    #2SLGBTQIA #LGBT #Québec #Haine #fascisme #homophobie #transphobie #queerphobie

    montreal-antifasciste.info/fr/

  28. [Vidéo] Zemmour : l'origine de la haine

    Éric Zemmour est incontestablement la coqueluche politico-médiatique du moment. Un feu de paille ? Ou bien un tournant dans la campagne électorale pour 2022 ? Pour l’heure, le polémiste de la droite extrême n’est toujours pas candidat. Décryptage.
    blast-info.fr/articles/2021/ze #Haine #Origine #Zemmour