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#haine — Public Fediverse posts

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  1. Michel Douard, Avant impact

    Et si… Un roman d’anticipation commence comme un conte de fée maléfique où le Démon, le Destin le Hasard, bouleverse l’ordre du monde et la routine établie pour faire surgir la Catastrophe. En 2013, le météore de Tcheliabinsk, en Russie a ravagé 80 km de forêt en Sibérie. Mais si c’était pire ? L’auteur s’est appuyé sur la mission Hera menée par l’ESA et la mission DART de la NASA pour formuler une hypothèse : un croiseur stellaire plus gros, près de deux kilomètres, presque sphérique et d’un seul bloc, de la roche et beaucoup de fer. Selon les estimations, il y aurait 5000 astéroïdes dangereux pour notre planète qui tournent autour depuis des millions d’années et nous n’en avons repéré que 20 %. Alors, pourquoi pas ?

    L’astéroïde du roman n’a pas été repéré par les astronomes, peut-être parce qu’il a été dévié par un autre, et il approche désormais à plus de 25 km par seconde. Il devrait toucher les trois-quarts de l’Europe dans dix jours. C’est la panique. « Au sol, ce sera un cratère de cinquante kilomètres environ, peut-être plus. Et l’onde de choc va brûler et balayer les trois-quarts du vieux continent. Je vous confirme que plus de cinq cents millions d’êtres humains sont concernés à court terme. » Il faut évacuer tout ce monde, trouver des pays d’accueil, vite submergés par la vague migratoire et réticents, trouver des transports, réguler le flux.

    Le président de la première puissance du monde, les USA, qui risque de perdre des millions de consommateurs riches en Europe, s’en fout. L’auteur lui croque un portrait de bouffon égoïste et bonimenteur : « ce gros homme politique fait son cinéma de président en temps de crise, mais qu’il est soulagé, plus pressé de fanfaronner une fois de plus en conférence de presse que de chercher des solutions pour limiter les dégâts dans le reste du monde. » Une aubaine pour faire du fric : il faut désormais justifier d’un patrimoine d’au moins un million de dollars par famille pour obtenir une Carte Gold de résident et espérer connaître le rêve américain. Mieux, le Trompe (car c’est de lui qu’il s’agit) songe à un nouveau partage du monde entre puissances restantes : « On parle d’un triplement de la capacité des camps de réfugiés en Russie et en Chine dans le cadre d’un accord secret pour le partage d’influence sur la « nouvelle Europe ». Un nouveau Yalta sans guerre, songe David. Le partage d’un continent en ruine sans la moindre intervention humaine. »

    Pour émigrer, légalement ou non, il faut voyager léger. Et si possible anticiper : être capable de tout quitter en 24 h sans remord. Son passeport à jour est primordial, sur soi et pas au fond du sac fourre-tout ; un téléphone mobile chargé – et son chargeur ; ses documents (livret de famille, certificat de mariage, carnet de santé…), photos, souvenirs, sur le cloud ; ses médicaments chroniques ; un habillement pratique, lavable, et des chaussures de marche légères (pas des hauts talons, ni des bottes à la mode dans les séries télé) ; la conversion en cryptomonnaie de son patrimoine bancaire évite les confiscations gouvernementales et les défaillances d’établissements ou de systèmes informatiques, mais ne résout pas tout ; de l’argent liquide, mais pas trop pour ne pas se faire voler – et une partie en dollars américains, monnaie internationale ; un seul bagage, si possible sac à dos chacun (y compris les enfants) plutôt que valise, avec une bouteille d’eau et de la nourriture pour deux jours chacun ; des affaires de toilette minimum avec un pain de savon plus qu’un flacon de shampoing liquide, qui peut se répandre et dure moins ; un vêtement de pluie style K-way et une fourrure polaire même s’il fait 30° dehors, on ne peut tout prévoir. En bref, envisager le voyage comme le font les migrants, et pas comme des touristes. Même les vols « réservés peuvent ne pas partir du tout.

    Les citoyens, jusqu’alors bons pères de famille et bons époux, sans histoire avec leurs voisins et collègues, transgressent toutes les règles de la vie en société. Chacun pour soi et on sort les fusils. La racaille s’en donne à cœur joie : permis de menacer, de piller et de jouir sans entraves policières. « La peur paralyse et crée le danger, exacerbe les haines aveugles, empêche de travailler ceux qui gardent leur calme. La peur crée des sur-accidents, monte les uns contre les autres. » Il y a des pilleurs qui en profitent, des jaloux qui veulent empêcher les autres de prendre l’avion ou le bateau et n’hésitent pas pour cela à les détruire, des complotistes qui n’y croient pas et se vengent de ceux qui suivent les consignes officielles, des nationalistes régionaux qui défendent « leur » territoire contre les étrangers venus des régions voisines…

    L’auteur distille savamment les histoires entrecoupées de divers personnages qui tentent de fuir la catastrophe tout en conservant leur morale. Il décrit une Nouvelle France à la Mélenchon, très mêlée et métissée. Nous pouvons suivre Luis, le footeux prometteur juif de Tours et son copain homo Élie ; Lucie la Guadeloupéenne et son fils autiste Tom, son mari conservateur à Orsay ayant été descendu par des braqueurs ; Ayan le pirate somalien qui veut retrouver sa sœur Imani, forcée d’émigrer en France quand elle était petite, et qui sauve la Sénégalaise Sita et son bébé sur les instances d’un vieil homme pieux ; David le taulard, qui s’est découvert le demi-frère de l’Américain Warren, grand ponte de la NASA, qui est venu en France pour emmener la grand-mère Gittelman échappée d’Auschwitz – laquelle, à 94 ans, est résolue à rester dans son Ehpad de luxe à la frontière suisse ; Bilal le Tunisien pizzaiolo divorcé après 5 ans de taule pour fraude, qui veut fuir au-delà de la Méditerranée avec sa fille Inès.

    Tous vont vivre l’Exode de leur résidence vers un aéroport ou un port d’embarquement pour le continent américain ou africain. Nos personnages vont se retrouver pour 100 000 $ chacun en cryptomonnaies (bien pratique quand les banques sont soufflées) sur un voilier de 40 m venant de Jersey, les recueillant sur une plage proche de Saint-Malo pour leur faire traverser l’Atlantique. Évidemment, ceux qui peuvent payer ne sont pas les plus vertueux, un antiquaire belge aux divers passeports, un chef de gang et sa pétasse idiote avec son garde du corps demeuré, un taulard évadé dans la panique qui s’enfile de la coca in the baba, un chirurgien esthétique menacé de procès et sa femme botoxée, un couple de bobos avec deux petits garçons mal, sinon pas élevés.

    Les bandits vont évidemment s’emparer du voilier, passant par-dessus bord le gros bourré de diamants et abandonnant trois marins les chercher en plein Atlantique, au large du Sénégal. Les méchants seront-ils tous punis et les bons seront-ils tous sauvés ? A l’aide de ces derniers, des dauphins, un chien, le pirate repenti Ayan et leur astuce. Notamment celle de Tom.

    C’est un roman spectaculaire, haletant, aux caractères bien sentis. Il brosse le scénario d’une catastrophe où toute civilisation disparaît pour laisser place à la barbarie, laissant quelques îlots de bonté et de morale dans le chaos. Mais si peu…

    Michel Douard, Avant impact, 2026, City Éditions septembre 2026, 397 pages, €20,90

    (mon commentaire est libre, seuls les liens sont sponsorisés par amazon.fr)

    Attachée de presse Emmanuelle Scordel-Anthonioz [email protected] 06 80 85 92 29

    #émigrer #évacuation #bandits #catastrophe #chacunPourSoi #civilisation #complotistes #cryptomonnaie #emmanuelleScordel #europe #exode #france #franceMétissée #fric #haine #météore #morale #nationalistes #panique #partageDuMonde #passeport #paysDAccueil #peur #pilleurs #racaille #romanDAnticipation #téléphoneMobile #trump #voilier #voyagerLéger
  2. # Ostracisée, déprogrammée ¶

    ## Lisa Spada ¶

    - instagram.com/lisaspada/

    Lisa Spada fait partie des signataires.

    Elle travaillait depuis une vingtaine d’années comme chanteuse de soul. Après le 7-Octobre, ses contrats se sont réduits comme peau de chagrin.

    “Dès le début, je me suis exprimée sur Instagram (instagram.com/lisaspada/) sur le sort des otages israéliens à Gaza, et le silence que cela suscitait chez les militants de gauche, avec lesquels j’avais manifesté contre le racisme “, raconte-t-elle.

    La jeune femme n’a pas subi d’appel au boycott, mais elle a reçu de moins en moins de propositions : “J’ai été ostracisée, j’ai perdu la moitié de mon réseau professionnel. On m’a accusée d’être génocidaire, de soutenir Netanyahou, je suis reléguée dans la bulle orpheline des juifs de gauche.”

    Depuis le 7-Octobre, elle a perdu la moitié de son réseau professionnel. Aujourd’hui, Lisa Spada n’a même plus assez de travail pour conserver le statut d’intermittente du spectacle.

    # Juliette ¶

    Juliette (le prénom a été changé), artiste de théâtre et de cabaret d’une trentaine d’années, a connu le même sort.”

    Le téléphone a quasiment arrêté de sonner, dit-elle.

    Lors d’une représentation dans une ville de province en 2024, les affiches de mon spectacle étaient barrées d’un “Free Palestine”, et quand j’abordais l’antisémitisme dans mon show, des spectateurs quittaient la salle .

    Une productrice m’a demandé de modifier ma manière de traiter cette question. Pour gagner ma vie, je me suis rabattue sur les cours de théâtre.
    Erica Lippert ¶

    Erica Lippert, la quarantaine, a fait minutieusement le décompte des annulations.

    DJ professionnelle depuis une vingtaine d’années, elle est passée de 45-50 prestations par an à 20-25 aujourd’hui.

    Son producteur de disques a rompu leur contrat, un festival et une radio l’ont déprogrammée.

    Raisons invoquées : un de ses podcasts sur les voix juives et arabo-musulmanes cité par la version francophone du “Times of Israël”, sa musique toujours diffusée sur les plateformes dans l’Etat hébreu, et le fait qu’elle ait accepté un concert à Tel-Aviv, où vit une partie de sa famille.

    “J’avais beaucoup hésité à y aller et détaillé, sur Instagram, mes doutes, mes questionnements, et le fait, bien sûr, que j’étais en faveur de la paix, se souvient-elle. J’ai été aussitôt cyberharcelée, insultée, sommée de m’expliquer, de montrer patte blanche.

    Si je ne prononçais pas le mot “génocide” ou “antisioniste”, je devenais une mauvaise juive à bannir .

    “Divergences de vues sur le conflit israélo-palestinien, explosion des budgets de sécurité, crainte de voir des salles insuffisamment remplies…”

    Liens ¶

    - leddv.fr/analyse/lostracisme-d

    # Laurence Haziza, directrice du Sacré Sound Festival et du Festival Jazz’N’Klezmer ¶

    - akadem.org/author/laurence-haz (Laurence Haziza est directrice du festival Jazz’N’Klezmer. Elle est également animatrice radio, journaliste, attachée de presse et comédienne)

    - instagram.com/laurencehaziza/

    “Les artistes juifs se retrouvent dans une sorte de communautarisme subi : ils sont contraints de plus en plus souvent de jouer dans des productions et des lieux juifs”, constate Laurence Haziza, directrice du Sacré Sound Festival et du Festival Jazz’N’Klezmer.

    # Sympathisants LFI et RN ¶

    Ce blacklistage survient dans un contexte de réveil de l’antisémitisme.

    Les actes antisémites recensés ont triplé par rapport à 2022, atteignant 1 320 en 2025.

    Ils représentent à eux seuls 53 % des actes antireligieux enregistrés en France.

    La France insoumise, en première ligne dans l’affaire Barbara Butch, ne se contente pas de réclamer des mises à l’écart.

    Le candidat à l’élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon a parlé d’antisémitisme “résiduel” en 2024 et fait rire en meeting, en mars, en jouant sur la prononciation des noms du délinquant sexuel Jeffrey Epstein et de l’eurodéputé Raphaël Glucksmann.

    Dans la dernière enquête de la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme (CNCDH, cncdh.frama.io/cncdh-2025/inde) sur le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, LFI est devenue avec le Rassemblement national (RN), le parti qui compte la plus forte proportion de sympathisants approuvant au moins deux “vieux” préjugés antisémites (trop de pouvoir, lien particulier avec l’argent, double allégeance…) : respectivement 47 % et 48 %.

    Presque un sur deux.

    # 2026-07-31 Robert Hirsch: une partie de la gauche se complaît dans des dérives antisémites sans susciter de réactions à la hauteur du problème ¶

    - Robert Hirsch (luttes.frama.io/contre/l-antis)

    “La gauche, historiquement, a été aux côtés des juifs, pendant la Révolution française, l’affaire Dreyfus ou la Résistance, avec, cependant, en son sein des réticences à agir contre l’antisémitisme, conclut l’historien Robert Hirsch.

    Mais jamais comme aujourd’hui, où une partie de la gauche se complaît dans des dérives antisémites sans susciter de réactions à la hauteur du problème ”

    # 2026-07-31 Les signataires de la tribune de Jonas Pardo se font attaquer à leur tour ¶

    2026-07-21 Concert interrompu de Barbara Butch : agresser une DJ juive ne libérera pas la Palestine par Jonas Pardo dans Libération, pétition de soutien (antiracisme.frama.io/luttes-20)

    Une tribune intitulée Agresser une DJ juive ne libérera pas la Palestine” , lancée par Jonas Pardo et publiée dans le quotidien “Libération”, après le concert de Grenoble, a recueilli plus de mille signatures dans le monde culturel et intellectuel.

    Mais les signataires se font attaquer à leur tour.

    Parmi eux, l’acteur Alain Chabat, né dans une famille juive d’Algérie.

    “Terrible, Alain Chabat”, écrit un compte X anonyme qui prône la disparition d’Israël “Notre jeunesse à aimer ces personnages pour se rendre compte que ce ne sont tous que des sionistes.”

    Par Nathalie Funès
    Liens ¶

    - ✊🏽 ⚖️ 📣 🎥 2024-05-23 Réunion publique Qui a peur de la lutte contre l’antisémitisme, pour une gauche réellement antiraciste (antiracisme.frama.io/infos-202)

    Page 296 CNCDH L’antisémitisme à gauche (cncdh.frama.io/cncdh-2025/quat)

    - Page 297 Fin 2025, proches du RN et proches de LFI sont au même niveau d’antisémitisme (cncdh.frama.io/cncdh-2025/quat)

    - leddv.fr/analyse/lostracisme-d

    #BarbaraButch #Antisemitisme #Grenoble #polarisation #campisme #RougesBruns #Homophobie #Grossophobie #LFI #Nationalisme #Meute #Troupe #Populisme #Sexisme #Violence #Antifas #Haine #lacheté

  3. antiracisme.frama.io/luttes-20 (Barbara Butch, Joann Sfar… L’inquiétant boycott des artistes juifs en France)

    # Préambule ¶

    “Génocidaire”, “sale sioniste” : la DJ Barbara Butch, le dessinateur Joann Sfar, mais aussi des artistes moins connus, font face à des menaces et insultes qui s’intensifient…

    Au sein du monde culturel français, la mise au ban des juifs se banalise dans un contexte de réveil de l’antisémitisme depuis le 7-Octobre.

    Au sein du monde culturel français, la mise au ban des juifs se banalise dans un contexte de réveil de l’antisémitisme depuis le 7-Octobre.

    Par Nathalie Funès P

    # Barbara Butch, Joann Sfar… L’inquiétant boycott des artistes juifs en France ¶

    Huées, sifflets, insultes, doigts d’honneur… Une centaine de militants, certains masqués, lancent des graviers sur la scène, de la terre, des gobelets en plastique, des bouteilles de verre qui s’écrasent au pied de l’artiste.

    A 22h20, ce samedi 18 juillet, au Jardin de Ville à Grenoble, où se déroule le festival Cabaret frappé, la DJ Barbara Butch doit interrompre son set (nouvelobs.com/societe/20260731) .

    Au bout de vingt minutes et après avoir lancé “Imagine “de John Lennon…

    Cela faisait des mois que la section locale de La France insoumise (LFI) réclamait le boycott de l’artiste, figure de la scène queer et féministe.

    Les militants ont passé des heures à distribuer des tracts appelant à “déprogrammer les soutiens d’Israël” qui “censurent les voix palestiniennes”, avec un photomontage de la DJ, en train de mixer, éclaboussée de sang, devant un drapeau arc-en-ciel frappé de l’étoile de David.

    Allan Brunon (nouvelobs.com/politique/202607) , le chef de file insoumis de la mairie de Grenoble , reproche à l’artiste d’avoir cosigné en mars une tribune collective en faveur de la proposition de loi Yadan sur la lutte contre “les formes renouvelées de l’antisémitisme “ – contestée et abandonnée depuis – et de s’être produite à la résidence de l’ambassadeur de France à Tel-Aviv en juin 2025.

    La veille du concert de la DJ, il nous avait déclaré : “On fera en sorte de manifester notre mécontentement.

    “Barbara Butch avait très vite précisé, sur ses réseaux sociaux, qu’elle avait signé la tribune pour dénoncer un antisémitisme subi” au quotidien “depuis son enfance et qu’elle était “bien évidemment” contre le gouvernement de Benyamin Netanyahou.

    Elle avait ensuite déclaré sur la chaîne France 24 qu’elle “n’aurait pas dû le faire”.

    Mais les insultes ont continué : “grosse truie sioniste “, “sale sioniste” … “Barbara Butch est présentée comme une agente d’Israël”, commente Jonas Pardo (luttes.frama.io/contre/l-antis) , directeur de l’association Boussole antiraciste.

    Avec cette agression, on assiste à la résurgence du vieux préjugé antisémite de double allégeance qui date d’avant la création de l’Etat hébreu : le juif est un corps étranger. “ “Au XVIIIe siècle, et même des centaines d’années auparavant (“la vie selon des lois différentes” est déjà dénoncée par Haman dans le livre biblique d’Esther), les juifs étaient perçus comme une “nation dans la nation”, avec ses règles et ses solidarités censées prévaloir sur les autres”, précise l’historien Pierre Savy , coauteur de “Brève Histoire des croyances et préjugés antisémites” (Seuil, 2026).

    Après l’interruption du concert de Barbara Butch, le parquet de Grenoble a ouvert une enquête pour “délit d’entrave concertée aux libertés” .

    La DJ a porté plainte pour “provocation publique à la haine et à la violence” contre LFI, mais aussi contre le média réactionnaire “Omerta” et l’essayiste Alain Soral – depuis sa prestation à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, à l’été 2024, au milieu de drag-queens et du chanteur Philippe Katerine, quasi nu et peint en bleu, elle est aussi attaquée par l’extrême droite.

    # Eliminer symboliquement l’autre ¶

    Le cas de Barbara Butch n’est pas isolé .

    Le 7-Octobre et la guerre à Gaza ont enflammé le débat public français où la polarisation sur le conflit israélo-palestinien a atteint un niveau inédit.

    Les partisans les plus radicaux des deux “camps” rivalisent en essentialisations, en amalgames et en tentatives d’éliminer symboliquement l’autre.

    Les Palestiniens sont assimilés à des “terroristes” d’un côté, les Israéliens à des “sionistes génocidaires” de l’autre.

    Mais, fait nouveau, la mise au ban ne touche plus seulement les personnalités israéliennes, comme le cinéaste Nadav Lapid, farouche opposant à Netanyahou, qui a renoncé à participer au Festival international de Cinéma de Marseille en juin après des menaces de boycott.

    Désormais ce sont des juifs français, vivant à plus de 4 000 kilomètres du conflit, qui sont visés.

    Dans les milieux culturels et intellectuels, plutôt marqués à gauche, la liste des exclusions s’allonge.

    # 2026-07-31 En novembre 2025 Julien Théry a publié une “liste” sur ses réseaux sociaux de vingt” génocidaires à boycotter en toutes circonstances” ¶

    En novembre 2025, un professeur d’histoire médiévale à l’université Lyon-II, Julien Théry (luttes.frama.io/contre/l-antis) , a publié une “liste” sur ses réseaux sociaux de vingt” génocidaires à boycotter en toutes circonstances”, parmi lesquels les acteurs Charlotte Gainsbourg, Yvan Attal et Michel Boujenah, l’animateur Arthur, le dessinateur Joann Sfar…

    Tous coupables, à ses yeux, d’avoir signé dans “le Figaro” une lettre ouverte demandant à Emmanuel Macron de ne pas reconnaître l’Etat palestinien tant que les otages israéliens n’étaient pas libérés et le Hamas démantelé .

    Depuis, l’universitaire a été sanctionné par son établissement et interdit d’enseignement et de recherches durant dix-huit mois – il avait également publié plusieurs posts “stigmatisants”, selon Lyon-II, dont une photographie truquée d’un homme, identifié comme juif par une kippa et une étoile jaune, volant une femme munie d’un drapeau palestinien, avec ce commentaire : “God promised me this wallet” (“Dieu m’a promis ce portefeuille”, antiracisme.frama.io/infos-202).

    Les appels au boycott utilisent tous les codes de l’opprobre. “Sionistes hors de notre ville !” Cette phrase, écrite en lettres capitales, surplombait la photo en gros plan, de face et en noir et blanc du dessinateur Joann Sfar, tamponnée du mot “boycott” en rouge, comme sur un avis de recherche d’un western hollywoodien.

    Fin mai, invité au festival littéraire Oh les beaux jours ! de Marseille, l’auteur de BD s’est retrouvé de cette façon sur les réseaux sociaux et les murs de la cité phocéenne.

    Le collectif Cultures en lutte 13, à l’origine de l’appel au boycott, voulait dénoncer ce “relais médiatique francophone actif d’un discours visant à relativiser les crimes commis par l’Etat israélien contre le peuple palestinien”.

    “Cela fait trente ans que je milite pour la paix, s’insurge Joann Sfar. Les boycotteurs ne se rendent pas compte qu’ils servent le gouvernement de Netanyahou, lequel ne demande que ça : que les voix de la paix ne soient pas audibles.”
    Faux nez pour des attaques antisémites ¶
    Qu’est-ce que le mot “sioniste” signifie aujourd’hui ? ¶

    Des acceptions très différentes, selon les locuteurs.

    - Il peut désigner un soutien du pays-refuge prôné par Théodore Herzl pour protéger les juifs de l’antisémitisme et des pogroms à la fin du XIXe siècle.

    - Mais aussi un partisan de la colonisation qui a démarré dans les territoires occupés après la guerre de Six-Jours en 1967.

    - ou encore un défenseur de Netanyahou et d’un Grand Israël aux frontières encore plus élargies.

    - il peut, enfin, chez certains, être synonyme de “juif” et servir de faux nez pour des attaques antisémites.

    Jonathan Hayoun, auteur d’”Histoire de l’antisémitisme” (luttes.frama.io/contre/l-antis)

    “Le mot commence à être utilisé de façon discriminatoire, après la Seconde Guerre mondiale, en Union soviétique, rappelle le réalisateur Jonathan Hayoun, auteur d’”Histoire de l’antisémitisme” (2022) , une série documentaire pour Arte.
    Wladyslaw Gomułka ¶

    En juin 1967, le dirigeant communiste polonais Wladyslaw Gomułka qualifie les citoyens juifs de “cinquième colonne sioniste”, pactisant avec Israël.

    Le prélude à une campagne “antisioniste”, durant laquelle des milliers de juifs se sentent menacés et quittent le pays.
    Paris I au motif qu’elles étaient “sionistes”, une étudiante de l’université de Paris-I a exclu trois étudiantes du groupe de messagerie de sa promotion en septembre 2025 ¶

    “C’est au motif, justement, qu’elles étaient “sionistes”, qu’une étudiante de l’université de Paris-I a exclu trois étudiantes du groupe de messagerie de sa promotion en septembre 2025.

    La jeune fille a été condamnée en juin à quatre mois de prison avec sursis pour “harcèlement scolaire aggravé par un motif discriminatoire tenant à l’appartenance à la religion juive” par le tribunal correctionnel de Paris.
    Mais au-delà des figures médiatiques de Barbara Butch ou de Joann Sfar, le rejet se fait aussi de manière plus insidieuse ¶

    Des appels téléphoniques qui se raréfient, des désabonnements sur les réseaux sociaux, des messages restés sans réponse…

    # La pétition de David Konopnicki pour Liraz Charhi (iran.frama.io/luttes-2025/10/0)

    8. Exiger des gens, parce qu’ils sont juifs, qu’ils condamnent publiquement Israël (luttes.frama.io/contre/l-antis)

    “Pourquoi les juifs sont-ils obligés de se justifier sur le conflit israélo-palestinien, même quand on n’a passé, comme moi, qu’une semaine dans sa vie en Israël ?” interroge le guitariste David Konopnicki, qui se revendique de gauche et a lancé, en octobre, la pétition 'Stop au boycott et à la censure des artistes” (iran.frama.io/luttes-2025/10/0) après l’annulation du concert de la chanteuse israélienne Liraz Charhi au FGO-Barbara, un lieu culturel de la ville de Paris.

    #BarbaraButch #Antisemitisme #Grenoble #polarisation #campisme #RougesBruns #Homophobie #Grossophobie #LFI #Nationalisme #Meute #Troupe #Populisme #Sexisme #Violence #Antifas #Haine #lacheté

  4. snam-cgt.org/blog/2026/07/24/a ("Appeler à boycotter pour des motifs politiques n’a rien à voir avec le fait d’empêcher des artistes de jouer, les insulter ou leur jeter des projectileq", par SNAM le syndicat CGT des musiciennes, musiciens et interprètes)

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    Les récents évènements survenus à l’occasion du DJ set de l’artiste Barbara Butch à Grenoble le 18 juillet 2026 n’ont rien à voir avec une action de boycott et les violences qui s’y sont produites sont inacceptables.

    Rien ne peut justifier des violences contre une artiste sur scène, quand bien même dénoncer le génocide et les crimes commis à Gaza, militer pour l’arrêt des violences et le régime d’apartheid qui perdurent toujours aujourd’hui, condamner les actes du gouvernement israélien sont des objectifs légitimes derrière lesquels doivent se retrouver toutes les personnes éprises de justice et de paix et pour lesquels la CGT se mobilise au nom de la solidarité internationale des travailleurs et travailleuses.

    Le boycott culturel est un mode d’action non violent qui consiste à refuser d’assister à des évènements ou des spectacles considérés comme contribuant à la promotion, à la légitimation ou à la normalisation des politiques d’un État.
    Il ne porte pas atteinte à la liberté de création.
    Il n’est pas un appel à la violence, ne serait-ce que verbale.
    Certes, la liberté de programmation n’exclut pas le discernement lorsque des choix peuvent avoir pour conséquence de normaliser un soutien à des causes ou des régimes criminels.

    Aujourd’hui il est insupportable de voir à l’affiche des artistes liés à la Russie de Poutine ou à l’État d’Israël de Netanyahou en prétendant qu’il s’agirait de choix artistiques sans dimension politique.

    Il n’empêche que perturber un spectacle, en demander la déprogrammation pour des motifs purement politiques sont au contraire des actes que nous condamnons absolument.

    Nous savons tous que Barbara Butch est une femme qui subit depuis des années des violences et du harcèlement motivés par l’antisémitisme, la haine des personnes LGBTQIA+ et la grossophobie.

    Nous appelons à la lutte contre toutes les formes de discriminations dans le secteur musical comme dans la société.

    Il ne saurait être question d’instrumentaliser un type de discrimination pour en justifier d’autres comme l’extrême droite tente par exemple de le faire.

    Les artistes de la musique vivant et travaillant en France mais assimilés à tort ou à raison à telle ou telle culture, communauté ou nation du Proche Orient subissent depuis quelques années un ostracisme que nous dénonçons.

    Il devient très difficile aujourd’hui de travailler quand on présente publiquement des répertoires de musique d’origine juive ou palestinienne.

    Ramener ainsi des musiciens et des musiciennes à une identité pour leur refuser de gagner leur vie et d’exprimer leur art en public constitue un racisme et un antisémitisme insupportables.

    D’autres artistes sont victimes de délits d’opinion et font les frais des thèmes dont ils traitent dans leurs chansons, dans leurs spectacles ou dans leurs déclarations publiques.

    C’est une atteinte insupportable à leur liberté d’expression.

    Paris, le 24 juillet 2026

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    #BarbaraButch #Antisemitisme #Grenoble #syndicat #Homophobie #Grossophobie #LFI #Nationalisme #Meute #Troupe #Populisme #Sexisme #Violence #Antifas #Haine #lacheté
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  5. inrer.org/2026/07/post-sionism (Post-sionisme, post-Shoah, Trois essais sur une négation, une délégitimation et une diabolisation d'Israël)

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    Pour aborder l’œuvre magistrale du philosophe israélien Elhanan Yakira, Trois essais sur une négation, une délégitimation, une diabolisation d’Israël, publiée aux Presses universitaires de France en 2010, il faut poser d’emblée le cœur implacable de son diagnostic : l’antisionisme contemporain ne relève plus de la simple critique géopolitique ni d’une réflexion philosophique légitime sur les structures d’un État.

    Il s’est mué en une entreprise de négation existentielle radicale, un phénomène unique dans le champ sémantique international où l’État d’Israël s’impose comme la seule entité politique au monde dont la légitimité même à exister est contestée de manière permanente dans le débat public.

    Si cette contestation trouve aujourd’hui un écho retentissant dans les cercles académiques et militants occidentaux, Yakira rappelle avec force qu’elle n’a jamais été exclusive à l’Occident.

    Elle s’inscrit dans la continuité historique des campagnes de délégitimation de l’appareil de propagande soviétique – qui, dès les années 1960, théorisa l’assimilation du sionisme au racisme et à l’impérialisme – et des rhétoriques d’effacement portées par les nationalismes arabes et le fondamentalisme islamiste.

    Sous le paravent de cet antisionisme globalisé se révèle une hostilité profonde qui prend pour cible, au travers de l’État, les personnes juives elles-mêmes.

    Pour Yakira, refuser au seul peuple juif le droit à l’autodétermination accordé à toutes les autres nations du monde constitue un contresens historique et un scandale moral qu’il déconstruit en s’attaquant à trois foyers de subversion idéologique interconnectés.

    Le premier de ces foyers s’incarne dans le post-sionisme académique et intellectuel, un courant né paradoxalement au cœur même des universités israéliennes à la fin des années 1980 avant d’être massivement exporté et récupéré à l’international.

    Yakira analyse ce mouvement non pas comme une saine et classique relecture historique, mais comme une entreprise idéologique de déconstruction radicale visant à saper les fondements éthiques et juridiques du projet national juif.

    Ce courant a été principalement structuré par les figures des « nouveaux historiens » comme notamment Ilan Pappé, qui a théorisé la naissance d’Israël sous le prisme exclusif du nettoyage ethnique, ou Benny Morris dans sa première période.

    En prétendant s’affranchir du récit sioniste originel, cette intelligentsia a produit un arsenal sémantique qui assimile la création de l’État à un péché originel indépassable.

    Cette subversion interne, validée par des titres universitaires prestigieux à Tel-Aviv, Haïfa ou Jérusalem, a fourni une caution scientifique et morale inespérée aux mouvements les plus extrêmes à l’étranger, transformant une dispute intellectuelle locale en une arme de disqualification planétaire.

    La ligne de force de cette disqualification réside dans un glissement sémantique et moral pervers que Yakira passe au crible de sa rigueur philosophique : le passage de la critique légitime des politiques gouvernementales israéliennes (un exercice démocratique consubstantiel à la vie politique de l’État hébreu) à la diabolisation de l’existence même de l’État.

    L’auteur pointe l’aveuglement, voire la complaisance, d’une partie de l’opinion publique qui s’accommode de cette distinction fallacieuse.

    En traitant Israël comme une entité intrinsèquement maléfique, l’antisionisme mondialisé opère une essentialisation absolue.

    Contre ce travestissement, Yakira rappelle fermement les faits : la base juridique et historique du partage de 1947 par l’ONU repose sur le principe de la coexistence de deux États, un juif et un arabe.

    Nier le droit du premier à exister, ce n’est plus défendre les droits nationaux des Palestiniens, c’est formuler une exception haineuse qui, dans la sphère des symboles, revient à désigner le Juif comme la figure éternellement illégitime de l’histoire humaine.

    Ce dispositif critique culmine dans l’indécence de l’instrumentalisation de la Shoah, thématique centrale et douloureuse de l’ouvrage où l’auteur décortique le retournement pervers de la victime en bourreau.

    Ce pervertissement mémoriel se déploie selon trois modalités distinctes que Yakira analyse cliniquement.

    D’abord, à travers le négationnisme d’une certaine gauche radicale française qui, depuis les années 1970 autour de la nébuleuse de La Vieille Taupe dirigée par Pierre Guillaume, a opéré une jonction immonde mais quelque peu oubliée avec l’extrême droite.

    Ce courant, qui trouvera son apogée médiatique dans la dérive de l’essayiste Roger Garaudy¹ avec son livre Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, a cherché, par anticapitalisme dogmatique et par un anticléricalisme dévoyé, à effacer le génocide nazi ou à en réduire la portée pour priver Israël d’une prétendue justification morale.

    Face à cette infamie, Yakira rétablit une vérité historique fondamentale : l’État d’Israël ne doit pas sa légitimité ni son existence à la Shoah.

    Le projet sioniste, l’infrastructure étatique du Yichouv, l’immigration volontaire et la reconnaissance internationale du droit à un foyer national (de la déclaration Balfour aux mandats de la Société des Nations) sont largement antérieurs à la tentative d’extermination hitlérienne.

    La Shoah a détruit le réservoir humain du sionisme européen bien plus qu’elle n’a facilité la création de l’État.

    Ensuite, ce pervertissement transparaît par l’usage qu’en font les post-sionistes eux-mêmes, pour qui la mémoire du génocide aurait été cyniquement capturée et instrumentalisée par l’appareil d’État israélien pour fabriquer un éthos militariste, une psychose collective et une culture de la victimisation destinées à justifier sa politique sécuritaire.

    Enfin, Yakira consacre des développements cruciaux à la postérité des thèses de Hannah Arendt² lors du procès Eichmann à Jérusalem, en 1961.

    Il démontre comment sa critique du nationalisme sioniste et sa relecture polémique du rôle des Conseils juifs (Judenräte) ont été décontextualisées, déformées et instrumentalisées par les détracteurs contemporains d’Israël.

    Ce détournement textuel vise à banaliser la destruction des Juifs d’Europe tout en chargeant le mouvement national juif d’une complicité imaginaire, voire d’une parenté idéologique objective, avec l’hitlérisme.

    Ce retournement de la Shoah contre l’État juif constitue, pour Yakira, le point de bascule sémantique où l’antisionisme révèle sa véritable nature.

    En accusant les survivants et leurs descendants de reproduire les crimes de leurs propres bourreaux, le discours antisioniste radical ne cherche pas à corriger une injustice envers les Palestiniens, mais à infliger une mort symbolique aux Juifs en les privant de leur dignité historique.

    Cette diabolisation systématique légitime toutes les violences à leur encontre.

    Dans les rues, cette violence aveugle frappe des personnes juives au mépris total de leurs positions politiques réelles ;

    sur les campus, elle s’auto-légitime au nom d’un dogme moral dévoyé, allant jusqu’à tolérer à leur encontre des logiques d’exclusion et de harcèlement que la conscience contemporaine s’interdit d’appliquer aux pires idéologues de la haine (suprémacistes, néonazis, néofascistes…).

    L’analyse d’Elhanan Yakira résonne prophétiquement aujourd’hui avec une actualité dramatique.

    L’augmentation phénoménale des actes antisémites à travers le monde, observée dans la foulée des massacres du 7 octobre commis par le Hamas, valide cruellement sa thèse : l’attaque contre l’existence d’Israël s’est transmuée immédiatement en une traque physique et symbolique des populations juives de la diaspora.

    Pour autant, cette grille de lecture n’impose nullement d’ignorer ou de passer sous silence les crimes et la violence systémique commis par le gouvernement israélien actuel à Gaza et en Cisjordanie.

    Au contraire, la lucidité de Yakira permet de tracer une ligne de démarcation nette : il est indispensable, au nom des principes démocratiques, de condamner la colonisation, les violations du droit international et les souffrances infligées aux civils palestiniens par les choix politiques d’un gouvernement ;

    mais il est criminel d’utiliser ces exactions pour réclamer la destruction de l’État et l’effacement de ses habitants.

    Le combat pour les droits humains ne saurait être dévoyé en une entreprise d’annihilation.
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    #INRER #Antisionisme #Antisemitisme
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  6. editions-hermann.fr/livre/des-

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    “L’antisémite est un sadique au cœur pur”, écrivait Sartre.

    Ce livre explore les ambivalences de cette proposition.

    Il se présente comme une réflexion sur la politique contemporaine, engagée depuis la méditation des significations du 7 octobre 2023 et des secousses politiques, affectives et idéologiques qui ont suivi.

    Il entremêle plusieurs plans :

    - aperçus historiques et théoriques, rendus nécessaires par les innombrables falsifications notionnelles du sionisme et de l’antisionisme ;

    - descriptions de l’injuste solitude infligée après le massacre, et du délaissement auquel sont aujourd’hui confrontés les Juifs ;

    - convocation de concepts et de notions comme la substitution, le paradigme, la comparaison, la biopolitique, la tragédie, la culpabilité, l’innocence, pour étayer l’ensemble de ces analyses.

    La langue philosophique mobilisée ici s’attache à dire la spécificité d’un événement, les meurtres de masse et les enlèvements du 7 Octobre, et à entendre les résonances d’une répétition éternellement nouvelle, inattendue et recommencée, la récurrence de l’antisémitisme dans l’antisionisme contemporain, qui ne peut se représenter les Juifs que selon l’alternative : ou bien gazés, ou bien nazis .

    #livre #DesSadiquesAuCoeurPur #antisemitisme #antisionisme
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  7. puf.com/israel-apres-le-7-octo ( Israël après le 7-Octobre par Sylvaine Bulle)

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    Les massacres du 7 octobre 2023 en Israël, suivis de la guerre extrême menée par Israël à Gaza et contre les Palestiniens, ont des conséquences majeures sur l’opinion publique et sur le militantisme antisioniste.

    Mais les émotions face à l’horreur bien réelle de Gaza semblent avoir pour effet de simplifier considérablement la connaissance empirique de la société israélienne dans son rapport aux Palestiniens.

    Cet ouvrage vise à montrer la diversité et la complexité de la société et de la politique israéliennes, alors qu’une grande partie de l’opinion publique internationale les réduit à un miroir inversé de la situation palestinienne.

    Qu’est-ce que le sionisme réel en Israël ?

    Quel est le rôle exact des inégalités, de la race et de la religion dans la construction actuelle de la nation ?

    Qu’est-ce qu’être Israélien après le 7-Octobre, alors que le pays est en proie à des tensions entre nationalisme extrême et sentiment d’effondrement ?

    La réalité palestinienne connaît elle-même des transformations passées sous silence.

    En mobilisant les enquêtes de terrain et les sciences sociales, cet ouvrage entend nuancer les visions binaires simplistes, et donner à voir un hors-champ des représentations, au plus près des sociétés réelles.

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    Liens: raar.info/2026/05/30/le-7-octo

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  8. - editions-crise-et-critique.fr/ (Julien Chanet, L’incendie universel. Le sujet de l’antisionisme à gauche)

    À la suite du 7 octobre et de la guerre à Gaza, alors que la gauche se fracture autour du conflit israélo-palestinien, de l’antisémitisme et de l’antiracisme, cet ouvrage propose une plongée sans concessions dans l’une de ses zones les plus sensibles: son rapport à l’antisionisme .

    Pourtant, les prises de position sur l’antisémitisme contournent souvent le sionisme et l’antisionisme, relégués, au mieux, à des chapitres isolés, au pire, au rang d’impensés idéologiques.

    Il fallait donc reprendre ces questions de front, sans éluder les controverses ni céder aux simplifications.

    Depuis un ancrage antiraciste et anti-autoritaire , l’auteur analyse les impasses d’un militantisme parfois captif de ses slogans, lorsque les réalités juives sont réduites à un seul signifiant: Israël .

    Croisant théorie politique, sociologie des mobilisations et géopolitique critique, il replace le sionisme dans son histoire réelle, loin des caricatures.

    Il met au jour la dimension nationaliste et identitaire, par procuration, des discours antisionistes, la réduction du peuple palestinien à un peuple-objet ou à un peuple-martyr, ainsi que les glissements par lesquels l’antisionisme peut se muer en antisémitisme masqué ou assumé, dont il retrace la généalogie, de la matrice stalinienne à ses reformulations contemporaines.

    Dès lors, deux questions se posent:

    - existe-t-il un antisionisme réellement progressiste ?

    - À quelles conditions le sionisme peut-il redevenir un objet ordinaire de discussion politique plutôt qu’un tabou ou un épouvantail?

    Écrit depuis la gauche, mais à distance des logiques de chapelle, ce livre s’adresse à celles et ceux qui se soucient de ne rien céder aux politiques de domination ni aux logiques réactionnaires .

    Il tire aussi la sonnette d’alarme devant les angles morts et les régressions de la critique sociale, et examine les effets d’un antisionisme lorsqu’il s’approprie la solidarité avec les Palestinien-nes au lieu de la renforcer.

    Julien Chanet est travailleur associatif à Bruxelles.

    Diplômé de Science politique, il réfléchit aux théories politiques et aux tensions qui animent les gauches, notamment l’antisionisme et l’antisémitisme.

    Il a publié à ce sujet dans plusieurs revues (Daï dai-la-revue.fr/ , Revue K (k-larevue.com/))

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    Liens:

    - instagram.com/incendieuniverse

    - luttes.frama.io/contre/l-antis

    #Livre #antisionisme #antisemitisme #palestine #LincendieUniversel
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis

  9. - memorial98.org/2026/07/dreyfus (Dreyfus reconnu innocent: hommage aux pionniers du combat en sa faveur)

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    Dreyfus innocent: le 120e anniversaire de la décision de la Cour de Cassation le 12 juillet 1906.

    Il a subi de terribles persécutions antisémites organisées par l’extrême-droite d'alors et la hiérarchie militaire, notamment par son séjour dans le bagne de l'Ile du Diable.

    Le 12 juillet 1906, la Cour de cassation proclame, de manière très puissante, l’innocence du capitaine Dreyfus, rappelant qu’aucune charge ne pèse sur lui, qu’il n’a cessé d’être innocent et qu’il a été condamné à tort. C’est un arrêt historique, qui repose sur un travail colossal des magistrats, avec plus de deux ans et demi d’instruction et de débats.

    Malgré cela, la hiérarchie militaire actuelle continue de s'opposer à la présence de la statue de Dreyfus, oeuvre du sculpteur Tim (Louis Mitelberg , shs.cairn.info/revue-archives-) , là où elle devrait se trouver, dans le lieu de sa dégradation au sein de l'Ecole militaire. Mitterrand et son ministre de la défense Charles Hernu ont validé et accompagné ce déni.

    Hommage à sa mémoire et à son courage, ainsi qu’à celui de ses défenseurs (ci-dessous).
    Son entrée au Panthéon s’impose

    Histoire des militants de gauche qui se jetèrent très tôt dans la bataille pour la défense de Dreyfus, contre l'antisémitisme et le nationalisme.

    Le 17 janvier 1898, quatre jours après la publication par Émile Zola de son J'accuse, protestant contre la condamnation de Dreyfus, au paroxysme de ce qu'il était alors convenu d'appeler l'Affaire, les antisémites ripostaient violemment.

    Dans toute la France des cortèges pogromistes déferlaient sur les quartiers juifs aux cris de « Conspuez Zola! » et de « Mort aux juifs! ».

    A Paris une réunion publique était programmée par l'aile la plus dure de l'antidreyfusisme, dans la salle dite du Tivoli‑Vauxhall à proximité immédiate de l'actuelle place de la République; plusieurs milliers de personnes s'y pressaient.

    Une centaine de militants ouvriers parisiens, allemanistes (socialistes de gauche) et anarchistes principalement, vinrent apporter une contradiction musclée à ce meeting.

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    Voir Première commémoration nationale "pour Alfred Dreyfus, pour la victoire de la justice et de la vérité, contre la haine et l’antisémitisme" par Vincent Duclert

    placedeslibraires.fr/livre/978

    - theatrejulietterecamier.fr/spe

    # Memoria98

    L'association MEMORIAL 98, qui combat contre le racisme, l'antisémitisme et le négationnisme a été créée en janvier 1998, lors du centenaire de l'affaire Dreyfus.

    Son nom fait référence aux premières manifestations organisées en janvier 1898, pendant l'affaire Dreyfus, par des ouvriers socialistes et révolutionnaires parisiens s'opposant à la propagande nationaliste et antisémite.

    Ce site en est l'expression dans le combat contre tous les négationnismes (Arménie, Rwanda, Shoah...)

    #Dreyfus #dreyfusards #BernardLazare #LeLibertaire #antisemitisme #antifa #RN #FN #Haine #Ouvriers #Socialisme #Anarchistes #SebastienFaure #Memorial98 #Négationisme #Shoah #AbbePierre

  10. #HungerGames est malheureusement du plagiat de l'inhumanité...

    Ce qui a formé les Nazis pour la Shoah ... puis #Holodomor ... puis ...

    rfi.fr/fr/afrique/20150323-blu

    Journée du Drapeau rouge.
    Journée des Herero.
    Journée des Witbooi.
    Heroes Acre.

    + inspiration #Boers Afrikaners UK (cf Musk Donald) + réserves colonies UK/USA.

    #herero #nama #genocide #racisme #nazi #afrique #haine #bluebook #namibie #Damara

  11. [Vidéo] Zemmour : l'origine de la haine

    Éric Zemmour est incontestablement la coqueluche politico-médiatique du moment. Un feu de paille ? Ou bien un tournant dans la campagne électorale pour 2022 ? Pour l’heure, le polémiste de la droite extrême n’est toujours pas candidat. Décryptage.
    blast-info.fr/articles/2021/ze #Haine #Origine #Zemmour