#sionisme — Public Fediverse posts
Live and recent posts from across the Fediverse tagged #sionisme, aggregated by home.social.
-
🕸glané sur le net🕸 Détester les Juifs/Juives, aimer Israël ? Entretien avec Michel Feher: La guerre à Gaza et la montée des droites illibérales servent de point de départ à une réflexion sur la crise du lien entre judaïsme, sionisme et Israël. Dans cet entretien,… #Israël #Gaza #Judaïsme #Sionisme
Détester les Juifs/Juives, aim... -
@EndIsraeliApartheid
Un état de plus volé, puis acheté et contaminé par les deux malfaisants ... -
@EndIsraeliApartheid
Un état de plus volé, puis acheté et contaminé par les deux malfaisants ... -
Dès la création d' #Israël de nombreux #juifs avaient compris les dangers du #sionisme qui prêchait un mélange "d'ultranationalisme, de mysticisme religieux et de suprémacisme racial" et les comparaient aux nazis et aux fascistes...
https://www.renenaba.com/lettre-adressee-par-albert-einstein-et-hannah-arendt-au-new-york-times-02-12-1948/
#Insoumis #LFI #GJ -
Dès la création d' #Israël de nombreux #juifs avaient compris les dangers du #sionisme qui prêchait un mélange "d'ultranationalisme, de mysticisme religieux et de suprémacisme racial" et les comparaient aux nazis et aux fascistes...
https://www.renenaba.com/lettre-adressee-par-albert-einstein-et-hannah-arendt-au-new-york-times-02-12-1948/
#Insoumis #LFI #GJ -
@cobrate @AlbertBorneo je viens de lire sa fiche wiki (je savais son adoration pour #sion) et celle de son père (je découvre le "vrai" nom d'origine!)... effectivement, la pomme n'est pas tombé loin de l'arbre! https://fr.wikipedia.org/wiki/Benyamin_Netanyahou #sionisme
-
Dès la création d' #Israel de nombreux #juifs avaient compris les dangers du #sionisme qui prêchait un mélange "d'ultranationalisme, de mysticisme religieux et de suprémacisme racial" et les comparaient aux nazis et aux fascistes...
https://www.cadtm.org/Quand-Einstein-appelait-fascistes-ceux-qui-gouvernent-Israel-depuis-44-ans
#Insoumis #LFI #GJ -
Dès la création d' #Israel de nombreux #juifs avaient compris les dangers du #sionisme qui prêchait un mélange "d'ultranationalisme, de mysticisme religieux et de suprémacisme racial" et les comparaient aux nazis et aux fascistes...
https://www.cadtm.org/Quand-Einstein-appelait-fascistes-ceux-qui-gouvernent-Israel-depuis-44-ans
#Insoumis #LFI #GJ -
Rediffusion d'un épisode de l'automne 2023 du podcast "T'as qui en Histoire ?" consacré au - hélas toujours très actuel - conflit israélo-palestinien
Lien de la page web de l'épisode: https://podcast.ausha.co/t-as-qui-en-histoire/87-le-conflit-israelo-palestinien
-
Rediffusion d'un épisode de l'automne 2023 du podcast "T'as qui en Histoire ?" consacré au - hélas toujours très actuel - conflit israélo-palestinien
Lien de la page web de l'épisode: https://podcast.ausha.co/t-as-qui-en-histoire/87-le-conflit-israelo-palestinien
-
Rediffusion de l'épisode de 2023 du podcast T'as qui en Histoire consacré aux origines de la naissance de l'État d'Israël et aux guerres israélo-arabes
Lien de la page web de l'épisode: https://podcast.ausha.co/t-as-qui-en-histoire/86-la-naissance-d-israel-et-les-guerres-israelo-arabe
-
Rediffusion de l'épisode de 2023 du podcast T'as qui en Histoire consacré aux origines de la naissance de l'État d'Israël et aux guerres israélo-arabes
Lien de la page web de l'épisode: https://podcast.ausha.co/t-as-qui-en-histoire/86-la-naissance-d-israel-et-les-guerres-israelo-arabe
-
Un peu d'humour :)
--<--
Certificat de conformité nécessaire pour être admis dans la communauté de gaucheJe soussigné……
Certifie sur l’honneur que, bien que Juif/Juive, je ne suis pas :
1. Sioniste ;
2. Sioniste de gauche ;
3. Titulaire d’un passeport israélien ;
4. De nationalité israélienne.
Je déclare par la présente :
1. Être antisioniste ;
2. Être radicalement antisioniste ;
3. Être antisioniste de mère et de père ;
4. Considérer que tous les Israélien·nes – y compris les non-Juifs/juives – sont coupables ;
5. Ne pas aimer la carpe farcie mais en manger quand même vu le prix que ça coûte ;
6. Avoir fait allégeance à l’antisionisme depuis que Moïse est sorti d’Égypte ;
7. Dénoncer toute parole israélienne qui ne déclarerait pas par avance qu’elle est radicalement antisioniste ;
8. Être libéré de la double allégeance ;
9. Considérer les sionistes de gauche comme plus dangereuses/dangereux que les sionistes fascistes.
Je m’engage :
1. À vérifier avant de le soutenir que le capitaine Dreyfus était antisioniste ;
2. À ne pas rire aux pitreries de Jerry Lewis s’il ne se déclare pas préalablement antisioniste ;
3. À vérifier que le violon sur le toit n’a pas été fabriqué par un facteur n’ayant pas le brevet d’antisionisme délivré par les autorités compétentes ;
4. À ne soutenir aucune solution politique en Palestine qui n’est pas l’aval des autorités antisionistes compétentes de
5. À ne me revendiquer comme juif/juive qu’à la condition d’ajouter :
Option 1 : « Oui, mais pas sioniste !» ;
Option 2 : « Oui mais antisioniste ! » (en cas de choix de l’option 1, l’impétrant e devra s’astreindre à un réexamen de sa situation) ;6. A interpeller chaque Juif/Juive de mon entourage pour l’exhorter à prendre position en tant que juif/juive si elle ou il ne veut pas être complice du génocide ;
7. A fréquenter assidument les écoles talmudiques ultra-ortodoxes parce qu’elles sont hostiles au sionisme ;
8. A ne plus envoyer de carte postale à ma cousine de Tel Aviv qui a quitté l’URSS alors que son pays luttait contre le sionisme.9. A fournir dans les plus brefs délais toutes les pièces justifiant de ma situation à l’égard du sionisme.
J’affirme par la présente être librement disposé·e à me soumettre aux investigations de la commission spéciale de dé-sionisation et d’en accepter les conclusions.
Tout manquement à ces dispositions sera considéré comme la marque d’une complicité avec les génocidaires et le colonialisme israélien.
Fait à Grenoble le ……
-->--
#humour #grenoble #antisemitisme #sionisme #antisionisme -
Un peu d'humour :)
--<--
Certificat de conformité nécessaire pour être admis dans la communauté de gaucheJe soussigné……
Certifie sur l’honneur que, bien que Juif/Juive, je ne suis pas :
1. Sioniste ;
2. Sioniste de gauche ;
3. Titulaire d’un passeport israélien ;
4. De nationalité israélienne.
Je déclare par la présente :
1. Être antisioniste ;
2. Être radicalement antisioniste ;
3. Être antisioniste de mère et de père ;
4. Considérer que tous les Israélien·nes – y compris les non-Juifs/juives – sont coupables ;
5. Ne pas aimer la carpe farcie mais en manger quand même vu le prix que ça coûte ;
6. Avoir fait allégeance à l’antisionisme depuis que Moïse est sorti d’Égypte ;
7. Dénoncer toute parole israélienne qui ne déclarerait pas par avance qu’elle est radicalement antisioniste ;
8. Être libéré de la double allégeance ;
9. Considérer les sionistes de gauche comme plus dangereuses/dangereux que les sionistes fascistes.
Je m’engage :
1. À vérifier avant de le soutenir que le capitaine Dreyfus était antisioniste ;
2. À ne pas rire aux pitreries de Jerry Lewis s’il ne se déclare pas préalablement antisioniste ;
3. À vérifier que le violon sur le toit n’a pas été fabriqué par un facteur n’ayant pas le brevet d’antisionisme délivré par les autorités compétentes ;
4. À ne soutenir aucune solution politique en Palestine qui n’est pas l’aval des autorités antisionistes compétentes de
5. À ne me revendiquer comme juif/juive qu’à la condition d’ajouter :
Option 1 : « Oui, mais pas sioniste !» ;
Option 2 : « Oui mais antisioniste ! » (en cas de choix de l’option 1, l’impétrant e devra s’astreindre à un réexamen de sa situation) ;6. A interpeller chaque Juif/Juive de mon entourage pour l’exhorter à prendre position en tant que juif/juive si elle ou il ne veut pas être complice du génocide ;
7. A fréquenter assidument les écoles talmudiques ultra-ortodoxes parce qu’elles sont hostiles au sionisme ;
8. A ne plus envoyer de carte postale à ma cousine de Tel Aviv qui a quitté l’URSS alors que son pays luttait contre le sionisme.9. A fournir dans les plus brefs délais toutes les pièces justifiant de ma situation à l’égard du sionisme.
J’affirme par la présente être librement disposé·e à me soumettre aux investigations de la commission spéciale de dé-sionisation et d’en accepter les conclusions.
Tout manquement à ces dispositions sera considéré comme la marque d’une complicité avec les génocidaires et le colonialisme israélien.
Fait à Grenoble le ……
-->--
#humour #grenoble #antisemitisme #sionisme #antisionisme -
Il y a quelques jours je me suis fait bloquer/suspendu par deux instances pour avoir dénoncer une personne que je suspecte très fortement de faire des fausses captures d'écrans.(certes, de manière très maladroite, avec un exemple fait par moi-même)
Je pensait quelle faisait ça que pour nuire a un mouvement politique.
Mais j'avais tord, en fait ça vas plus loin que ça.
Là plus besoin de fausse capture, mais uniquement d'amalgame foireux pour faire passer toute critique de la politique d'Israël pour de l'antisémitisme.
(exemple : piaille.fr/@scudery/117004528553340201)
Ou comment sans le dire, défendre la politique israélienne et son génocide.Du coup est-ce que les admins de ces instances sont ok avec ça, vous bloquez ce vous voulez hein, mais que au moins que les utilisateurs de ces instances sachent a qui ils font confiance.
#Politique #Sionisme #MastoAdmin -
Michel Feher : Philosophe
Le Sionisme est antisémite dès le départ.
Ce n’est pas de l'antisémitisme de le dire.
Ha ben mon cher Philosophe, Si, avec eux, tout est antisémite. -
Graham Moore
Activiste politique britannique.
👉 Connu pour ses vidéos virales anti‑UE / anti‑establishment"israhell est un état terroriste
Ils ont attaché des bombes à nos soldats
Ils ont tenter d'assassiner le secrétaire Affaires étrangères qui était anti-sioniste" (???) -
3 grandes figures juives qui n'ont pas peur de parler.
- Shlomo Sand
- Pierre Stambul
- Norman G. Finkelstein -
https://aplutsoc.org/2026/07/25/de-quoi-le-campisme-est-il-le-nom-vincent-presumey/#:~:text=la%20place%20du%20syndicalisme%2C%20du%20feminisme%2C%20la%20realite%20de%20volontaires%20internationaux%20de%20gauche (De quoi le campisme est-il le nom ? Le faux moment palestinien)
--<--
La place du syndicalisme, du féminisme, la réalité de volontaires internationaux de gauche, la place de l’anarchisme, la centralité de la question de la démocratie dans l’armée, tous ces facteurs auraient dû permettre de bousculer décisivement le néo-campisme mortifère et de plus en plus réactionnaire, du Brésil à l’Inde en passant par les Etats-Unis et l’Europe.Ce processus, porté par des réseaux tels que le RESU, était engagé mais progressait avec une lenteur en contraste total d’avec les urgences de la réalité, lorsque survint la provocation pogromiste du Hamas du 7 octobre 2023.
# Le faux moment palestinien
#####################La provocation du Hamas, jusque là complice officieux de Netanyahou qui l’avait favorisé au détriment des courants non islamistes parmi les Palestiniens, a permis au gouvernement israélien d’engager une opération dont le génocide des Palestiniens est l’aboutissement incontournable.
La défense des Palestiniens est donc un sujet des plus urgents et des plus importants.
Mais la provocation du 7 Octobre ne fut pas un soulèvement national, mais bel et bien une provocation antisémite, pleinement saisie par Netanyahou et dont il est facile de comprendre que le régime contre-révolutionnaire iranien l’a inspirée au Hamas, en trompant d’ailleurs ses miliciens et ses militants qui ont cru à l’offensive finale.
Le premier effet global de la provocation et de sa suite de plus en plus génocidaire donnée par Netanyahou, fut de mettre la résistance ukrainienne en difficulté, tant par les livraisons d’armes en baisse alors qu’elles étaient déjà calibrées pour que l’Ukraine ne puisse pas gagner, que par l’effacement de la troublante question ukrainienne dans les consciences conservatrices de bien des gens “de gauche”, et son remplacement par la question palestinienne qu’ils croient connaître et reconnaître.
A toute analyse concrète de la terrible situation concrète créée par le 7 Octobre et ses suites, fut substitué un récit éternel fossilisé, où un mal ontologique dénommé “le sionisme” (un mouvement national plein de contradictions et d’antagonismes, combinant colonialisme et migration de réfugiés) se livre à un tout aussi éternel et ontologique “génocide”, qui, pour la plupart des “ propalestiniens”, n’a pas commencé au lendemain du 7 octobre, mais en 1947 voire avant, et qui, ceci est un aspect clef de l’idéologie néo-campiste réactionnaire, est pour eux le seul génocide du monde, un génocide éternel, perpétré par “les sionistes” qui dominent l’Occident et les médias.
# La projection des représentations antisémites sur “les sionistes” est transparente
La projection des représentations antisémites sur “les sionistes” est transparente mais, comme l’ennemi ontologique soupçonné d’être le pouvoir occulte cause de tous les maux ne s’appelle pas “juifs” mais “sionistes”, les antisémites de plus en plus nombreux dans le cadre du néo-campisme réactionnaire prétendent, sincèrement, ne pas être antisémites .
Ayant soutenu les génocides ou menaces de génocides envers:
- le peuple syrien,
- les Ukrainiens des zones occupées et les Tatars de Crimée,
- les Ouïghours,
- ou les ayant ignorés comme ceux qui menacent les Massalit du Soudan et les Peuls et Songhaï au Mali,**les militants "propalestiniens" ne connaissent qu’un seul "génocide", celui d’un fétiche nommé Palestine**.
Or, il y a réellement génocide en Palestine – destruction de la population de Gaza, épuration ethnique en Cisjordanie – mais la représentation fantasmatique du “génocide” chez la plupart des “propalestiniens” actuels ne permet aucune défense efficace des Palestiniens et sabote celle-ci, car cette défense efficace passerait par des appels aux interventions européennes et des actions internationalistes mettant en avant les organisations groupant palestiniens et juifs-israéliens, comme Standing Together .
Ces mouvements, réellement existants, sont cibles du maxima de haine de la part des “propalestiniens antisionistes”, pour qui l’efficacité dans la défense réelle des Palestiniens est le cadet de leur souci .
La composante “antisioniste” prépondérante dans le néo-campisme contemporain permet à la droite, y compris la droite antisémite, de dénoncer les mouvements propalestiniens comme antisémites, et de soutenir la politique génocidaire de Netanyahou, et ces attaques, selon une logique binaire classique, confortent les militants “antisionistes” dans leur certitude d’être des modèles de vertu persécutés, des victimes du “système” dont ils ne comprennent pas les ressorts.
C’est pour toutes ces raisons que j’appelle ici le moment ouvert par le 7 Octobre le “faux moment palestinien”. ¶
Il y a une lutte réelle, nationale et démocratique, des Palestiniens, dont la forme principale est celle des gens qui restent sur place ou reviennent quand ils peuvent et s’efforcent de survivre et de résister, mais pour le plus grand malheur du peuple palestinien, le mouvement “propalestinien”, acritique sur le Hamas (à la différence du mouvement pro-ukrainien tout à fait capable de critiquer Zelensky, qui n’a pourtant rien à voir avec le Hamas), **ne défend pas les Palestiniens réellement existants** .
Un vrai mouvement de solidarité internationaliste avec les Palestiniens ne pourra advenir que par la rupture avec la totalité du renouveau campiste qu’a porté la vague “propalestinienne” , utilisant bien entendu des sentiments humanitaires légitimes, dans des secteurs de la jeunesse étudiante européenne et américaine.
Le respect des mobiles humanitaires et de solidarité internationale des jeunes qui sont mobilisés sur cette thématique appelle cette critique impitoyable, car non seulement l’inefficacité de leur mobilisation du point de vue de la cause palestinienne a été pathétique, contrastant avec les mobilisations passées contre la guerre du Vietnam et aussi avec le mouvement internationaliste pro-ukrainien, qui, même faible, a joué un rôle important, mais elle a eu des résultats plus que contre-productifs.
Elle a en effet joué un rôle clef dans la victoire électorale de Trump n° II aux Etats-Unis, un évènement d’une portée gigantesque.
S’il est difficile de mesurer le strict impact, en termes de votes aux présidentielles US, des mobilisations « propalestiniennes » désignant Biden et les Démocrates comme ennemi principal, le fait politique pivot dans cette affaire est que cette orientation, appuyée par tous les courants du néo-campisme , a neutralisé la possibilité, dans la jeunesse américaine, d’un réflexe anti-Trump (et nullement pro-Biden) analogue à celui qui, avec Black Lives Matter, avait battu Trump en 2020.
Cette fois-ci ceci ne s’est pas produit, et il serait exagéré d’en faire porter toute la responsabilité sur la politique de Biden, car les illusions sur ce qu’il allait faire étaient déjà faibles en 2020.
-->--
#antisemitisme #Hamas #AcritiqueSurLeHamas #Nationalismes #Netanyahou #Extremisme #Islamisme #Iran #Palestine #ukraine #Grenoble #ContreRevolutionnaires #sionisme #génocide #NeoCampisme #campisme #reactionnaires #complotisme #fetichisme #StandingTogether #antisionismeAlibi #Trump -
https://aplutsoc.org/2026/07/25/de-quoi-le-campisme-est-il-le-nom-vincent-presumey/#:~:text=la%20place%20du%20syndicalisme%2C%20du%20feminisme%2C%20la%20realite%20de%20volontaires%20internationaux%20de%20gauche (De quoi le campisme est-il le nom ? Le faux moment palestinien)
--<--
La place du syndicalisme, du féminisme, la réalité de volontaires internationaux de gauche, la place de l’anarchisme, la centralité de la question de la démocratie dans l’armée, tous ces facteurs auraient dû permettre de bousculer décisivement le néo-campisme mortifère et de plus en plus réactionnaire, du Brésil à l’Inde en passant par les Etats-Unis et l’Europe.Ce processus, porté par des réseaux tels que le RESU, était engagé mais progressait avec une lenteur en contraste total d’avec les urgences de la réalité, lorsque survint la provocation pogromiste du Hamas du 7 octobre 2023.
# Le faux moment palestinien
#####################La provocation du Hamas, jusque là complice officieux de Netanyahou qui l’avait favorisé au détriment des courants non islamistes parmi les Palestiniens, a permis au gouvernement israélien d’engager une opération dont le génocide des Palestiniens est l’aboutissement incontournable.
La défense des Palestiniens est donc un sujet des plus urgents et des plus importants.
Mais la provocation du 7 Octobre ne fut pas un soulèvement national, mais bel et bien une provocation antisémite, pleinement saisie par Netanyahou et dont il est facile de comprendre que le régime contre-révolutionnaire iranien l’a inspirée au Hamas, en trompant d’ailleurs ses miliciens et ses militants qui ont cru à l’offensive finale.
Le premier effet global de la provocation et de sa suite de plus en plus génocidaire donnée par Netanyahou, fut de mettre la résistance ukrainienne en difficulté, tant par les livraisons d’armes en baisse alors qu’elles étaient déjà calibrées pour que l’Ukraine ne puisse pas gagner, que par l’effacement de la troublante question ukrainienne dans les consciences conservatrices de bien des gens “de gauche”, et son remplacement par la question palestinienne qu’ils croient connaître et reconnaître.
A toute analyse concrète de la terrible situation concrète créée par le 7 Octobre et ses suites, fut substitué un récit éternel fossilisé, où un mal ontologique dénommé “le sionisme” (un mouvement national plein de contradictions et d’antagonismes, combinant colonialisme et migration de réfugiés) se livre à un tout aussi éternel et ontologique “génocide”, qui, pour la plupart des “ propalestiniens”, n’a pas commencé au lendemain du 7 octobre, mais en 1947 voire avant, et qui, ceci est un aspect clef de l’idéologie néo-campiste réactionnaire, est pour eux le seul génocide du monde, un génocide éternel, perpétré par “les sionistes” qui dominent l’Occident et les médias.
# La projection des représentations antisémites sur “les sionistes” est transparente
La projection des représentations antisémites sur “les sionistes” est transparente mais, comme l’ennemi ontologique soupçonné d’être le pouvoir occulte cause de tous les maux ne s’appelle pas “juifs” mais “sionistes”, les antisémites de plus en plus nombreux dans le cadre du néo-campisme réactionnaire prétendent, sincèrement, ne pas être antisémites .
Ayant soutenu les génocides ou menaces de génocides envers:
- le peuple syrien,
- les Ukrainiens des zones occupées et les Tatars de Crimée,
- les Ouïghours,
- ou les ayant ignorés comme ceux qui menacent les Massalit du Soudan et les Peuls et Songhaï au Mali,**les militants "propalestiniens" ne connaissent qu’un seul "génocide", celui d’un fétiche nommé Palestine**.
Or, il y a réellement génocide en Palestine – destruction de la population de Gaza, épuration ethnique en Cisjordanie – mais la représentation fantasmatique du “génocide” chez la plupart des “propalestiniens” actuels ne permet aucune défense efficace des Palestiniens et sabote celle-ci, car cette défense efficace passerait par des appels aux interventions européennes et des actions internationalistes mettant en avant les organisations groupant palestiniens et juifs-israéliens, comme Standing Together .
Ces mouvements, réellement existants, sont cibles du maxima de haine de la part des “propalestiniens antisionistes”, pour qui l’efficacité dans la défense réelle des Palestiniens est le cadet de leur souci .
La composante “antisioniste” prépondérante dans le néo-campisme contemporain permet à la droite, y compris la droite antisémite, de dénoncer les mouvements propalestiniens comme antisémites, et de soutenir la politique génocidaire de Netanyahou, et ces attaques, selon une logique binaire classique, confortent les militants “antisionistes” dans leur certitude d’être des modèles de vertu persécutés, des victimes du “système” dont ils ne comprennent pas les ressorts.
C’est pour toutes ces raisons que j’appelle ici le moment ouvert par le 7 Octobre le “faux moment palestinien”. ¶
Il y a une lutte réelle, nationale et démocratique, des Palestiniens, dont la forme principale est celle des gens qui restent sur place ou reviennent quand ils peuvent et s’efforcent de survivre et de résister, mais pour le plus grand malheur du peuple palestinien, le mouvement “propalestinien”, acritique sur le Hamas (à la différence du mouvement pro-ukrainien tout à fait capable de critiquer Zelensky, qui n’a pourtant rien à voir avec le Hamas), **ne défend pas les Palestiniens réellement existants** .
Un vrai mouvement de solidarité internationaliste avec les Palestiniens ne pourra advenir que par la rupture avec la totalité du renouveau campiste qu’a porté la vague “propalestinienne” , utilisant bien entendu des sentiments humanitaires légitimes, dans des secteurs de la jeunesse étudiante européenne et américaine.
Le respect des mobiles humanitaires et de solidarité internationale des jeunes qui sont mobilisés sur cette thématique appelle cette critique impitoyable, car non seulement l’inefficacité de leur mobilisation du point de vue de la cause palestinienne a été pathétique, contrastant avec les mobilisations passées contre la guerre du Vietnam et aussi avec le mouvement internationaliste pro-ukrainien, qui, même faible, a joué un rôle important, mais elle a eu des résultats plus que contre-productifs.
Elle a en effet joué un rôle clef dans la victoire électorale de Trump n° II aux Etats-Unis, un évènement d’une portée gigantesque.
S’il est difficile de mesurer le strict impact, en termes de votes aux présidentielles US, des mobilisations « propalestiniennes » désignant Biden et les Démocrates comme ennemi principal, le fait politique pivot dans cette affaire est que cette orientation, appuyée par tous les courants du néo-campisme , a neutralisé la possibilité, dans la jeunesse américaine, d’un réflexe anti-Trump (et nullement pro-Biden) analogue à celui qui, avec Black Lives Matter, avait battu Trump en 2020.
Cette fois-ci ceci ne s’est pas produit, et il serait exagéré d’en faire porter toute la responsabilité sur la politique de Biden, car les illusions sur ce qu’il allait faire étaient déjà faibles en 2020.
-->--
#antisemitisme #Hamas #AcritiqueSurLeHamas #Nationalismes #Netanyahou #Extremisme #Islamisme #Iran #Palestine #ukraine #Grenoble #ContreRevolutionnaires #sionisme #génocide #NeoCampisme #campisme #reactionnaires #complotisme #fetichisme #StandingTogether #antisionismeAlibi #Trump -
[Veille 📣] Anarchist hero Murray Bookchin was a Zionist who whitewashed Israel's colonialism and war crimes - Geopolitical Economy Report
https://geopoliticaleconomy.com/2019/06/14/anarchist-murray-bookchin-zionist-israel/Bon bah parce qu'il ne faut pas avoir d'idoles, voici Bookchin l'impérialiste et le sioniste.
Il espérait qu'Israël devienne un exemple de fédéralisme.Lien vers cette entrée dans ma veille : https://liens.declosure.ch/shaare/_aC20Q
Toute ma veille est disponible ici : https://liens.declosure.ch/
#MurrayBookchin #sionisme #impérialisme #critique
#links #liens #veille -
[Veille 📣] Anarchist hero Murray Bookchin was a Zionist who whitewashed Israel's colonialism and war crimes - Geopolitical Economy Report
https://geopoliticaleconomy.com/2019/06/14/anarchist-murray-bookchin-zionist-israel/Bon bah parce qu'il ne faut pas avoir d'idoles, voici Bookchin l'impérialiste et le sioniste.
Il espérait qu'Israël devienne un exemple de fédéralisme.Lien vers cette entrée dans ma veille : https://liens.declosure.ch/shaare/_aC20Q
Toute ma veille est disponible ici : https://liens.declosure.ch/
#MurrayBookchin #sionisme #impérialisme #critique
#links #liens #veille -
@LoboTom Même sentiment à l'époque mais je me juge moins aujourd'hui. Lui, comme beaucoup d'autres, a été poussé dans ses retranchements. Son anti #sionisme l'a mis au banc des accusés, alors que sur le fond il n'avait pas 100% tort (de ce que j'en comprends, le sionisme est une branche du #judaïsme plus à droite qui a annihilé quasi totalement les autres plus "progressistes"). Cette bascule #NaomiKlein, juive de "gauche", l'explique dans son livre " Le double: voyage dans le monde miroir"
-
@LoboTom Même sentiment à l'époque mais je me juge moins aujourd'hui. Lui, comme beaucoup d'autres, a été poussé dans ses retranchements. Son anti #sionisme l'a mis au banc des accusés, alors que sur le fond il n'avait pas 100% tort (de ce que j'en comprends, le sionisme est une branche du #judaïsme plus à droite qui a annihilé quasi totalement les autres plus "progressistes"). Cette bascule #NaomiKlein, juive de "gauche", l'explique dans son livre " Le double: voyage dans le monde miroir"
-
La vidéo à base d'IA que #BarbaraButch n'a pas pu ne pas voir avant d'aller jouer à Tel Aviv.
Still the only #LGBTQ friendly city in the Middle East🏳️🌈
https://www.youtube.com/watch?v=29eBIXgQ-18 -
La vidéo à base d'IA que #BarbaraButch n'a pas pu ne pas voir avant d'aller jouer à Tel Aviv.
Still the only #LGBTQ friendly city in the Middle East🏳️🌈
https://www.youtube.com/watch?v=29eBIXgQ-18 -
Il y a 80 ans, le 22 juillet 1946, le groupe sioniste Irgun, classé comme terroriste par l'Angleterre et l'ONU, a stocké 350kg d'explosifs sous l'aile sud de l’Hôtel King David à Jérusalem.
Leur but était de détruire le quartier général des forces militaires britanniques qui, selon eux, tardaient à accéder à leurs demandes de créer un état sioniste en Palestine.
Bilan humain : 91 morts et 46 bléssés parmi lesquels 58 citoyens (juifs ET arabes) du jeune état palestinien encore sous mandat britannique ainsi que 28 soldats anglais.
Le leader de l'Irgun était alors #MenahemBegin qui deviendra premier ministre d'Israël.Les terroristes d'hier dirigent Israël aujourd'hui, appelant les résistants palestiniens...terroristes.
-
Il y a 80 ans, le 22 juillet 1946, le groupe sioniste Irgun, classé comme terroriste par l'Angleterre et l'ONU, a stocké 350kg d'explosifs sous l'aile sud de l’Hôtel King David à Jérusalem.
Leur but était de détruire le quartier général des forces militaires britanniques qui, selon eux, tardaient à accéder à leurs demandes de créer un état sioniste en Palestine.
Bilan humain : 91 morts et 46 bléssés parmi lesquels 58 citoyens (juifs ET arabes) du jeune état palestinien encore sous mandat britannique ainsi que 28 soldats anglais.
Le leader de l'Irgun était alors #MenahemBegin qui deviendra premier ministre d'Israël.Les terroristes d'hier dirigent Israël aujourd'hui, appelant les résistants palestiniens...terroristes.
-
Sionisme :
Dénonciation du Sionisme :Vidéo 5 = Thomas Sankara sur l'Impérialisme occidental et le sionisme.
-
Pour toustes celleux qui ne se reconnaissent pas dans les actes du régime israélien, la question aujourd’hui c’est comment être juifve.
Par Michèle Sibony -
RE: https://kolektiva.social/@jjr/116798786173496091
Barbara Butch a signé une pétition de soutien à la loi Yadan (texte visant à criminaliser la critique de la politique d’Israël, en plein génocide à Gaza).
Ce boycott est donc parfaitement fondé.
[ EDIT : Visiblement, JJR n'aime pas la contradiction. Ce post me vaut d'être bloqué. ]
-
Un spectre sinistre hante le monde : celui du néofascisme
https://www.chroniquepalestine.com/un-spectre-sinistre-hante-le-monde-celui-du-neofascisme/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=un-spectre-sinistre-hante-le-monde-celui-du-neofascisme
Même ce que nous considérions comme un grand événement sportif, censé mettre entre parenthèses – fût-ce de manière artificielle et provisoire – les conflits de ce monde, n’y échappe pas. Omar Artan, premier Somalien désigné
#Politique #NousRecommandons #Slider #Colonialisme #Cuba #EtatsUnis #FascismeIsraélien #Imperialisme #Sionisme -
Un spectre sinistre hante le monde : celui du néofascisme
https://www.chroniquepalestine.com/un-spectre-sinistre-hante-le-monde-celui-du-neofascisme/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=un-spectre-sinistre-hante-le-monde-celui-du-neofascisme
Même ce que nous considérions comme un grand événement sportif, censé mettre entre parenthèses – fût-ce de manière artificielle et provisoire – les conflits de ce monde, n’y échappe pas. Omar Artan, premier Somalien désigné
#Politique #NousRecommandons #Slider #Colonialisme #Cuba #EtatsUnis #FascismeIsraélien #Imperialisme #Sionisme -
✊🏽 actu militante ✊ Sionisme : folie antisémite de l'Occident (extrait): -- Kh02JVr6C54?version=3 #Sionisme #Antisémitisme #Occident #SoniaDayanHerzbrun
Sionisme : folie antisémite de... -
L'état sioniste utilise la Bande de #Gaza aussi pour tester son nouvel armement, souvent interdit selon le droit international.
-
L'état sioniste utilise la Bande de #Gaza aussi pour tester son nouvel armement, souvent interdit selon le droit international.
-
Rassemblement Place Saint Michel à Paris, en soutient à Gaza
-
Rassemblement Place Saint Michel à Paris, en soutient à Gaza
-
"En Israël, une frange des élites sécuritaires et politiques perçoit ainsi les milices armées de colons comme problématiques, car la liberté d’action dont elles jouissent contredit l’identité d’un État souverain, capable de monopoliser l’usage de la force. Ne sont en jeu ni la colonisation elle-même, ni l’occupation, ni le droit à l’autodétermination des Palestinien•nes, mais plutôt un certain rapport au respect des institutions coloniales. Pour les tenants de cette première conception du projet colonial, qu’on peut qualifier paradoxalement de « légaliste », la colonisation doit être dirigée par l’État, et en aucun cas être piloté par des acteurs indépendants qui lui contestent ses prérogatives. S’y opposent la droite nationaliste, le mouvement des colons et les idéologues du Grand Israël – actuellement au pouvoir – pour qui le respect des institutions officielles est un frein à l’accélération du projet colonial. Selon ces derniers, la dissolution du monopole de la violence ne pose pas problème, car la priorité n’est pas la survie d’un quelconque appareil étatique, mais d’abord l’expansion territoriale."
Par Ryan Tfaily: https://www.yaani.fr/2026/07/06/un-ordre-milicien-en-cisjordanie/
#Cisjordanie #colons #milices #insécurité #ÉtatJuif #racisme #théocratie #suprémacismeJuif #suprémacisme #ÉtatCommun #sionisme #nettoyageEthnique #génocideEnContinu #extremeDroite #Bennett #BenGvir #Smotrich #islamophobie #Netanyahou #fascisation #fascisme #colonialisme #nationalisme
-
"En Israël, une frange des élites sécuritaires et politiques perçoit ainsi les milices armées de colons comme problématiques, car la liberté d’action dont elles jouissent contredit l’identité d’un État souverain, capable de monopoliser l’usage de la force. Ne sont en jeu ni la colonisation elle-même, ni l’occupation, ni le droit à l’autodétermination des Palestinien•nes, mais plutôt un certain rapport au respect des institutions coloniales. Pour les tenants de cette première conception du projet colonial, qu’on peut qualifier paradoxalement de « légaliste », la colonisation doit être dirigée par l’État, et en aucun cas être piloté par des acteurs indépendants qui lui contestent ses prérogatives. S’y opposent la droite nationaliste, le mouvement des colons et les idéologues du Grand Israël – actuellement au pouvoir – pour qui le respect des institutions officielles est un frein à l’accélération du projet colonial. Selon ces derniers, la dissolution du monopole de la violence ne pose pas problème, car la priorité n’est pas la survie d’un quelconque appareil étatique, mais d’abord l’expansion territoriale."
Par Ryan Tfaily: https://www.yaani.fr/2026/07/06/un-ordre-milicien-en-cisjordanie/
#Cisjordanie #colons #milices #insécurité #ÉtatJuif #racisme #théocratie #suprémacismeJuif #suprémacisme #ÉtatCommun #sionisme #nettoyageEthnique #génocideEnContinu #extremeDroite #Bennett #BenGvir #Smotrich #islamophobie #Netanyahou #fascisation #fascisme #colonialisme #nationalisme
-
Bureau d 'information Alba Granada North Africa @albagranadanorthafrica.wordpress.com@albagranadanorthafrica.wordpress.com ·De la Commune de Paris aux batailles héroïques de la Résistance dans le sud du Liban
De la bravoure
À ceux qui doutent de la capacité des peuples à affronter des forces qui leur sont numériquement supérieures, à ceux qui propagent sans cesse un discours défaitiste de désespoir et de doute quant à la capacité de résistance de la Palestine, du Liban, de l’Iran ou du Yémen à remporter la victoire malgré le déséquilibre des forces, malgré l’ampleur des pertes et des sacrifices, voici ce que déclarait Hô Chi Minh, en 1951, en réponse à ceux qui mettaient en doute la victoire contre la France impériale de l’époque:
« Face au déséquilibre des forces, certains comparent notre Résistance à un combat entre une sauterelle et un éléphant. D’une certaine manière, pour ceux qui ne voient que l’aspect matériel et éphémère des choses, cette comparaison peut sembler juste… Nous, face aux avions et à l’artillerie ennemis, nous n’avions entre les mains que des lances en bambou… Mais nous ne regardons pas seulement le présent ; nous regardons aussi l’avenir. Nous plaçons notre confiance dans la force et le moral du peuple. C’est pourquoi nous répondons avec fermeté aux sceptiques et aux pessimistes : aujourd’hui, oui, la sauterelle ose affronter l’éléphant. Demain, ce sera l’éléphant qui y laissera sa peau. »
Trois ans après ce discours, le général Giáp vainquit les Français à Diên Biên Phu.
« Oui, demain aussi, les sanguinaires Yankees et leur valet sioniste traîneront la queue dans la déception et la défaite… ! »
Nos combattants libanais avaient déjà démontré leur valeur : victoire en 2000, puis victoire en 2006 après trente-trois jours d’un combat héroïque. Ils n’étaient qu’un millier de guérilleros, équipés d’un armement très modeste — katiouchas et lance-roquettes individuels de fabrication soviétique hérités du Fatah — face à toute une armée, l’armée israélienne, l’une des plus sophistiquées au monde, comprenant notamment la puissante 5ᵉ division équipée de chars Merkava et bénéficiant du soutien aérien des États-Unis avec leurs F-35, F-36 et hélicoptères Apache.
Aujourd’hui, le régime sioniste a été doté par l’Occident impérialiste d’armes de destruction massive. Pour la première fois dans l’histoire, des bombes d’une et de deux tonnes (FLU-9, M-84) ont été employées contre des guérilleros, principalement dans la banlieue sud, afin de tenter d’éliminer la direction militaire de la Résistance, comme lors de l’assassinat du commandement Radwan le 20 septembre, puis de celui du dirigeant historique Nasrallah le 27 septembre 2024.
Pour tuer le dirigeant iranien, l’état-major et plusieurs responsables de l’administration iranienne, Trump annonça à la Knesset que l’aviation américaine et israélienne avait utilisé sept bombardiers B-2 équipés de bombes de deux tonnes, avant d’en ordonner vingt-six autres.
À Khiam, Bint Jbeil, Aïtaroun, Arnoun et dans tout le sud du Liban, on vit des combattants légendaires livrer bataille « à distance zéro », ne disposant que de leurs corps et de leurs mitrailleuses contre un ennemi dont les soldats restaient retranchés dans leurs chars.
La bataille de Wadi el-Hojeir est entrée dans l’histoire : quarante chars Merkava israéliens furent détruits par des combattants opérant à pied, surgissant des abris ou des tunnels pour prendre d’assaut les blindés ennemis. Ils combattaient ainsi à bout portant contre un adversaire lâche et sanguinaire qui tue à distance en frappant des civils, des femmes et des enfants.
Pas une seule bataille terrestre israélienne ne fut remportée. Pas une seule.
Au cours de la bataille de soixante-six jours (du 1ᵉʳ octobre au 5 décembre 2024), Israël engagea 150 000 soldats dans sa tentative d’invasion du Liban. En face se trouvait une poignée de guérilleros, survivants d’une direction décimée pendant les dix jours tragiques qui avaient ébranlé la Résistance.
Durant ces dix jours eurent lieu les événements suivants :
- l’explosion des bipeurs les 17 et 18 septembre 2024 ;
- l’attaque contre les forces Radwan le 20 septembre ;
- l’assassinat de Nasrallah le 27 septembre ;
- celui de Hashem Safieddine le 1ᵉʳ octobre 2024 ;
- enfin, les bombardements massifs du début du mois d’octobre dans le sud du Liban, qui firent 623 morts en une seule journée.
Malgré tout, ces militants, entraînés à agir même en cas de rupture avec leur commandement, empêchèrent l’ennemi de progresser d’un seul kilomètre avec ses chars. L’un des principaux responsables iraniens, Qaani, considéra alors que cette bataille constituait la plus importante de l’histoire arabe.
Israël demanda un cessez-le-feu, que le Hezbollah accepta afin de permettre le retour des réfugiés dans leurs villages, mais aussi de réorganiser ses structures, renouveler son système de communication, neutraliser les infiltrations au sein de son organisation et acquérir de nouvelles armes adaptées à une nouvelle conception du combat.
Ce cessez-le-feu fantôme, instauré sous contrôle américain, avait pour objectif de permettre à l’ennemi d’obtenir par la paix ce qu’il n’avait pu conquérir par la guerre. Durant cette période de quinze mois, Israël occupa les cinq collines dominant le sud du Liban et détruisit trente-neuf villages, provoquant ainsi près de 70 % des destructions subies depuis le début de la guerre déclenchée à Gaza le 7 octobre 2023. Son objectif était de créer une zone tampon d’environ trente kilomètres de profondeur, comparable à celle imposée à Gaza.
À partir du 2 mars 2026, parallèlement à l’attaque israélo-américaine contre l’Iran, le Hezbollah rompit ce cessez-le-feu et lança une guerre de guérilla — toujours en cours — fondée sur des techniques simples, échappant à la surveillance des systèmes électroniques et satellitaires, grâce à de nouvelles armes artisanales peu coûteuses, telles que les drones d’attaque FPV guidés par fibre optique. Plus tard, l’organisation introduisit également le système AL-MAZ-3, d’une portée de seize kilomètres, récupéré sur les Israéliens lors des combats avant d’être perfectionné.
Trois batailles doivent rester gravées dans la mémoire des militants anticoloniaux et anti-impérialistes :
- celle de Khiam, surnommée « le Stalingrad du Liban » tant la ville paraissait imprenable. Malgré les bombardements aériens qui détruisirent sa partie nord, les combattants, connaissant parfaitement le terrain, surgirent des tunnels au moment opportun, engagèrent des combats rue par rue et empêchèrent l’ennemi d’occuper la ville ;
- celle de Bint Jbeil, située à trois kilomètres seulement de la Palestine occupée. Bien que presque entièrement détruite, les guérilleros continuent d’y mener quotidiennement des opérations depuis leurs tunnels contre les forces d’occupation. Ce n’était pas la première bataille de cette ville : déjà en 1978, Israël l’avait assiégée pendant trois mois, avant que quatorze combattants du FPLP ne brisent l’encerclement par une attaque-suicide contre le quartier général ennemi. C’est également à Bint Jbeil que Nasrallah célébra en 2000 la victoire marquant le retrait israélien après vingt-deux années d’occupation (1982-2000). Dans le stade de la ville, il prononça son célèbre discours inspiré de Mao Zedong selon lequel « Israël est plus fragile qu’une toile d’araignée », reprenant l’idée que « l’impérialisme n’est qu’un tigre de papier ». C’est aussi là que retentit à nouveau l’appel : « Déshérités du monde, unissez-vous ! »
Retour à la guérilla
La grande leçon que la Résistance a tirée de la coûteuse guerre de soutien à Gaza est le retour à la technique de la guérilla, autrement dit à la vietnamisation de la lutte armée et à la guerre populaire prolongée.
Cette bravoure puise sa force, comme le disait Gramsci, dans le rapport organique entre le combattant et les masses ; le combattant se fond dans le peuple et assume le danger afin de le protéger (le bâton de Yahya Sinwar est devenu un symbole légendaire). Au sud du Liban, comme à Gaza, toute la direction de la Résistance a été décimée, y compris des familles et des enfants. Ismaïl Haniyeh, Khalil al-Hayya et Nasrallah ont tous perdu un fils tombé en martyr. Ainsi, les dirigeants d’Al-Qassam comme ceux d’Al-Radwan participaient eux-mêmes au combat.
La technique de la guérilla, ou la vietnamisation de la Résistance armée, héritage de tous les combattants du monde — Vietnamiens, Coréens, Latino-Américains, Algériens et Palestiniens — a été reprise par les combattants.
Le concept doctrinal du martyre — « choisir entre perdre son honneur ou entrer dans l’histoire comme martyr » — n’est pas nécessairement un concept religieux. « Cette doctrine, qui invite à ne pas craindre la mort, n’a pas pour objectif de détourner de la vie ; au contraire, elle vise à lui témoigner le plus grand respect. » On retrouve également cette idée chez des libérateurs communistes anti-impérialistes comme le Che, qui déclarait : « Il faut choisir entre une vie dégradée et servile ou le sacrifice pour une cause noble et juste. » Le mot d’ordre des combattants palestiniens était « vaincre ou mourir », tout comme le célèbre « Patrie ou mort » du Che. Tous les discours d’Al-Qassam reprenaient cette formule comme un véritable leitmotiv.
Cette doctrine est une source d’un courage extraordinaire : « Le tyran meurt et son règne s’achève, mais la mort du martyr est le commencement de sa gloire », écrivait le théologien danois Søren Kierkegaard.
À propos de la violence
La revue scientifique The Lancet a publié en novembre 2025 une étude, citée par John Mearsheimer, selon laquelle le nombre de victimes des sanctions économiques imposées par les États-Unis aux pays du tiers-monde s’élèverait à vingt-huit millions de morts. En Irak, l’embargo aurait à lui seul causé la mort de 500 000 personnes, principalement des enfants.
Au Liban, depuis le 8 octobre 2023, on dénombre 33 854 victimes (7 327 martyrs et 26 537 blessés), soit une moyenne de trente-six victimes par jour.
À Gaza, les 180 000 tonnes de bombes larguées représentent une puissance huit fois supérieure à celle des bombes d’Hiroshima et de Nagasaki, soit environ 80 kilogrammes d’explosifs par habitant.
Officiellement, on estime qu’environ 11 % de la population de Gaza a été tuée ou blessée. Rapportée à la France, une telle proportion correspondrait à l’ensemble de la population parisienne ; aux États-Unis, elle représenterait trente-trois millions de personnes. The Lancet évoque pour sa part 680 000 morts et disparus, chiffres repris notamment par Francesca Albanese et Ralph Nader, collaborateur de Ramsay Clark, parmi lesquels figurent :
-2 700 familles entièrement anéanties ;
-5 943 familles dont un seul membre a survécu.
Ce n’est malheureusement pas la première tragédie de cette ampleur dans l’histoire. L’Algérie a perdu un million de martyrs sur une population de trois millions d’habitants ; le Congo a connu entre dix et vingt millions de morts. À Gaza comme au Liban, nous assistons à des massacres comparables, perpétrés dans un laps de temps extrêmement court.
Trois scènes demeurent gravées dans les mémoires :
–des familles brûlées vives dans leurs tentes en plastique ;
–des enfants bombardés alors qu’ils se rendaient vers des points de distribution alimentaire ;
–des milliers de familles contraintes de marcher sans interruption, jour et nuit, telles du bétail, jusqu’à se piétiner mutuellement ; de nombreux enfants ont trouvé la mort écrasés par leur propre foule familiale.
Il est indéniable que la guerre menée contre Gaza et contre le Liban est une guerre américaine, y compris au niveau des décisions politiques. Elle n’aurait pas été possible sans la flotte des États-Unis et de leurs alliés occidentaux, ni sans les 54 milliards de dollars d’aide américaine. C’est le coût de cette guerre que Donald Trump entend compenser en exploitant les gisements gaziers offshore de Gaza et de Naqoura.
Le « gouvernement de Vichy » du Liban face à la Résistance libanaise
Depuis décembre 2023, le Liban a accepté un cessez-le-feu demandé par Israël après soixante-six jours de combats. Ce cessez-le-feu a été placé sous la supervision d’une commission présidée par les États-Unis, avec à sa tête un commissaire américain, Tom Barrack, désigné par Donald Trump pour superviser le pays. Depuis lors, le centre de décision s’est déplacé de Baabda — résidence officielle du président de la République libanaise — vers Washington ; le Liban se trouve désormais, de fait, sous tutelle américaine. C’est Washington qui a organisé l’élection présidentielle, désigné le gouvernement, nommé le commandant de l’armée, le gouverneur de la Banque centrale, etc.
Le Hezbollah, qui avait besoin de se réorganiser, a accepté cette situation pendant quinze mois, alors même qu’Israël a violé le cessez-le-feu à 11 000 reprises et tué près de 500 de ses membres.
Le 2 mars, la Résistance décida de rompre le cessez-le-feu (après l’assassinat de Khamenei) et de reprendre les hostilités contre Israël. Cette décision alarma les États-Unis, qui encouragèrent Netanyahou à frapper Beyrouth-Ouest, près du siège du gouvernement, le 8 avril 2026, provoquant la mort de 365 personnes dans des immeubles civils.
Tel fut le choix imposé par Donald Trump : cela, ou la signature d’un accord de paix avec l’ennemi sioniste.
Le Liban officiel est ainsi entré dans une phase cruciale qui rappelle l’époque du « gouvernement de Vichy » en France pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque les autorités n’étaient plus qu’un prolongement des intérêts étrangers.
Le président de la République et le gouvernement se sont pliés aux pressions américaines, allant jusqu’à renoncer au discours d’investiture pourtant requis pour l’entrée en fonction.
Le gouvernement a exécuté les exigences suivantes des États-Unis :
- Déclarer le Hezbollah, qui assure la défense du pays, organisation terroriste ;
- Fermer les institutions du Hezbollah à Beyrouth ;
- Expulser l’ambassade d’Iran du Liban ;
- Exiger du Hezbollah — conformément à la conception hobbesienne selon laquelle « l’État détient le monopole des armes » — qu’il remette son arsenal afin qu’il soit détruit.
Malgré les immenses sacrifices consentis par la Résistance et son engagement pendant plus d’un an et demi, les autorités libanaises, dépourvues de tout sentiment de dignité nationale, non seulement se sont agenouillées devant l’ennemi, mais elles ont également trahi ceux qui défendent le pays et qui ont perdu plus de 6 000 combattants, sans compter les 33 000 victimes civiles depuis octobre 2023.
Sous la pression américaine, ces autorités fantoches cherchent à priver le Liban de toute capacité de défense face à un ennemi qui ne comprend que le langage de la force. Elles proposent de dérisoires initiatives de négociation et de reddition alors même que l’ennemi poursuit son invasion, son occupation et la destruction de toute possibilité de vie dans soixante-deux villages libanais, exactement comme à Gaza où Israël occupe déjà près de 70 % du territoire.
Les États-Unis ne se sont pas contentés de négociations humiliantes dont le seul objectif était le désarmement de la Résistance. Ils ont exigé du gouvernement libanais qu’il envoie à Washington une délégation d’officiers afin de rencontrer une commission militaire israélienne pour élaborer un plan commun de désarmement de la Résistance. Washington a annoncé être prêt à reconstruire l’armée libanaise sur de nouvelles bases, en lui consacrant 11 milliards de dollars. En réalité, cela signifie « une guerre civile et l’éclatement de l’armée », comme ce fut le cas durant la guerre civile entre 1975 et 1993.
Les combattants du Hezbollah d’aujourd’hui sont-ils les Communards d’hier face à Versailles ?
À la question de savoir si les combattants du Hezbollah peuvent être comparés aux nouveaux Communards, la réponse est affirmative, du point de vue patriotique.
Le gouvernement libanais actuel, tout comme celui d’Adolphe Thiers en France en 1870-1871, continue de négocier avec l’occupant non pour défendre la souveraineté du pays ou les intérêts de son peuple, mais pour conspirer contre la Résistance et chercher à l’éliminer par les armes. L’attaque iranienne contre Israël, en juin 2026, destinée à dissuader le régime sioniste de bombarder les banlieues sud de Beyrouth, a mis le gouvernement libanais — accusé de trahison par le Hezbollah et par le Front national de soutien à la Résistance — face à ses responsabilités. Celui-ci a accusé l’Iran de s’ingérer dans les affaires libanaises, tout en gardant un silence lâche devant l’invasion israélienne qui continue de progresser vers Tyr et Nabatieh.
Marx considérait la guerre menée par la bourgeoisie contre la Commune, des deux côtés de la frontière, comme « la plus terrible guerre des temps modernes, où vainqueurs et vaincus fraternisent pour massacrer ensemble les Communards ». Il expliquait comment les Prussiens encerclaient Paris tout en négociant avec Versailles après la cession de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine.
Les Communards déclenchèrent alors leur révolution ouvrière et la guerre civile commença. Les plus déterminés étaient les blanquistes et les membres de l’Internationale, mais tout se termina par le massacre de 25 000 Communards.
Dans La Guerre civile en France, Marx souligne que les Communards ne cédèrent jamais à l’ancien chauvinisme républicain résumé par le mot d’ordre « Valmy ou la patrie en danger ! », lancé lorsque la Révolution française était attaquée par les monarchies européennes.
Lénine revient lui aussi sur cette question dans L’État et la Révolution, où il affirme que « le défaitisme révolutionnaire est précisément la continuation de la lutte des classes ».
Toutefois, la comparaison entre les Communards et les combattants libanais ne peut être étendue au programme social de la Commune, qui reposait notamment sur :
- la laïcité et la séparation de l’Église et de l’État ;
- l’abolition du travail de nuit, en particulier pour les enfants ;
- les libertés publiques dans tous les domaines.
La patrie des Communards se voulait universelle et aspirait à réorganiser l’ensemble du territoire français selon le modèle des communes fédérées. Cette tentative échoua et fut noyée dans le sang dans plusieurs villes.
Marx concluait ainsi :
« Le plus grand effort d’héroïsme dont la vieille société est encore capable est une guerre nationale ; et l’on a démontré qu’elle n’est qu’une mystification des gouvernements. La domination de classe ne peut plus se dissimuler sous un uniforme national. »
Tout compromis patriotique avec eux est inacceptable.
Il est vrai que le Hezbollah a construit « un État dans l’État ». Il a créé des institutions bancaires, notamment les célèbres banques coopératives Al-Qard al-Hassan (« Le Bon Prêt »), fondées sur une logique opposée à celle de la Banque mondiale ou du FMI. Il a également développé l’institution Jihad al-Bina, destinée à protéger les paysans contre les politiques agricoles de l’OMC et à encourager de petits projets d’autosuffisance alimentaire, de stockage des céréales et de production d’énergie solaire.
Cependant, ces initiatives n’ont jamais pu acquérir une portée universelle ni s’imposer à l’échelle nationale. Les premières frappes aériennes israéliennes ont d’ailleurs visé l’ensemble des bureaux d’Al-Qard al-Hassan, qui furent entièrement détruits.
À propos de la guerre américano-israélienne contre l’Iran
1. La guerre criminelle impérialiste menée contre l’Iran n’est pas un simple duel, mais une guerre de l’Occident contre l’Iran et l’Axe de la Résistance.
2. Cette guerre s’est soldée par un fiasco et n’a atteint aucun de ses objectifs, à savoir :
- la chute du régime de la République islamique, qui non seulement ne s’est pas affaibli, mais a contraint les États-Unis à demander l’ouverture de négociations ;
- l’incapacité de provoquer une guerre civile dans ce pays multiethnique, où les Perses ne représentent qu’environ 40 % de la population (les Kurdes comme les Azéris ont refusé de se soulever contre l’État central). Depuis lors, l’Iran a privilégié une démocratie de proximité, encourageant le dialogue et favorisant les débats. Le dernier discours du président allait dans ce sens ;
- l’échec de la tentative de briser l’Axe de la Résistance, actif au Liban, au Yémen et en Irak ;
- l’impossibilité d’éliminer le programme nucléaire iranien.
L’Iran est sorti renforcé de cette épreuve et a acquis un nouvel atout stratégique : la capacité d’imposer son contrôle sur le détroit d’Ormuz.
L’Iran a subi des pertes, mais Israël en a subi davantage. Bien qu’Israël dispose d’avions furtifs F-35, de systèmes antimissiles parmi les plus perfectionnés au monde et de deux boucliers antimissiles — Arrow et David’s Sling — cette guerre s’est révélée extrêmement coûteuse pour le régime sioniste. Chaque interception représente un coût de plusieurs millions de dollars, tandis que les missiles iraniens ne coûtent qu’une infime fraction de cette somme.
Quels sont les éléments qui ont contribué à cette victoire ?
1. L’Iran a mené une guerre d’usure contre ses adversaires en maîtrisant le facteur temps, en évitant tout gaspillage de ses moyens et en avançant progressivement, étape par étape.
2. L’Iran, véritable sous-continent de 90 millions d’habitants couvrant une superficie de 1,6 million de km², s’est reconstruit depuis plus de cinq décennies sous la pression permanente des sanctions économiques, malgré une aviation vieillissante, une forte inflation et des tensions internes. Cette situation l’a conduit à mobiliser ses ressources humaines et naturelles afin de bâtir une économie fondée sur l’autosuffisance dans tous les domaines : souveraineté alimentaire, développement scientifique et technologique, ainsi que promotion de la participation des femmes, qui représentent aujourd’hui près de 60 % des étudiants universitaires, notamment dans les filières scientifiques. Pendant ce temps, l’Occident eurocentré, soutenu par une certaine gauche atlantiste, prétend lui donner des leçons sur la manière de s’habiller.
Conclusion
L’impact du défi lancé par l’Iran aux États-Unis est en train de modifier les règles du jeu internationales. C’est la première fois qu’une puissance moyenne défie non seulement les États-Unis, mais aussi leur allié sioniste, ainsi que leurs partenaires du Golfe, qui ont vu plusieurs bases américaines détruites en l’espace de trois nuits, sans oublier les forces de l’OTAN et plusieurs armées européennes. Cette évolution constitue un enseignement pour des pays comme le Pakistan et la Turquie, qui redoutent fortement la puissance américaine.
L’oligarchie financière croit que ses innovations technologiques suffiront à écraser la Résistance des peuples et à ensevelir leurs aspirations à l’indépendance et à la justice. Pourtant, cette ambition est vouée à l’échec.
L’un des grands représentants de la théologie de la libération, le père Ernesto Cardenal, écrivit dans l’Épitaphe pour la tombe d’Adolfo Báez Bone, assassiné avec plusieurs de ses compagnons :
« Ils croyaient t’enterrer ; en réalité, ils enterraient une semence. »
Source: cncomunistas.org, Leyla Ghanem
#Aïtaroun #ÀKhiam #BintJbeil #DiênBiênPhu #generalGiap #guerrilla #Imperialisme #LaBatailleDeWadiElHojeir #merkava #Sionisme -
Bureau d 'information Alba Granada North Africa @albagranadanorthafrica.wordpress.com@albagranadanorthafrica.wordpress.com ·De la Commune de Paris aux batailles héroïques de la Résistance dans le sud du Liban
De la bravoure
À ceux qui doutent de la capacité des peuples à affronter des forces qui leur sont numériquement supérieures, à ceux qui propagent sans cesse un discours défaitiste de désespoir et de doute quant à la capacité de résistance de la Palestine, du Liban, de l’Iran ou du Yémen à remporter la victoire malgré le déséquilibre des forces, malgré l’ampleur des pertes et des sacrifices, voici ce que déclarait Hô Chi Minh, en 1951, en réponse à ceux qui mettaient en doute la victoire contre la France impériale de l’époque:
« Face au déséquilibre des forces, certains comparent notre Résistance à un combat entre une sauterelle et un éléphant. D’une certaine manière, pour ceux qui ne voient que l’aspect matériel et éphémère des choses, cette comparaison peut sembler juste… Nous, face aux avions et à l’artillerie ennemis, nous n’avions entre les mains que des lances en bambou… Mais nous ne regardons pas seulement le présent ; nous regardons aussi l’avenir. Nous plaçons notre confiance dans la force et le moral du peuple. C’est pourquoi nous répondons avec fermeté aux sceptiques et aux pessimistes : aujourd’hui, oui, la sauterelle ose affronter l’éléphant. Demain, ce sera l’éléphant qui y laissera sa peau. »
Trois ans après ce discours, le général Giáp vainquit les Français à Diên Biên Phu.
« Oui, demain aussi, les sanguinaires Yankees et leur valet sioniste traîneront la queue dans la déception et la défaite… ! »
Nos combattants libanais avaient déjà démontré leur valeur : victoire en 2000, puis victoire en 2006 après trente-trois jours d’un combat héroïque. Ils n’étaient qu’un millier de guérilleros, équipés d’un armement très modeste — katiouchas et lance-roquettes individuels de fabrication soviétique hérités du Fatah — face à toute une armée, l’armée israélienne, l’une des plus sophistiquées au monde, comprenant notamment la puissante 5ᵉ division équipée de chars Merkava et bénéficiant du soutien aérien des États-Unis avec leurs F-35, F-36 et hélicoptères Apache.
Aujourd’hui, le régime sioniste a été doté par l’Occident impérialiste d’armes de destruction massive. Pour la première fois dans l’histoire, des bombes d’une et de deux tonnes (FLU-9, M-84) ont été employées contre des guérilleros, principalement dans la banlieue sud, afin de tenter d’éliminer la direction militaire de la Résistance, comme lors de l’assassinat du commandement Radwan le 20 septembre, puis de celui du dirigeant historique Nasrallah le 27 septembre 2024.
Pour tuer le dirigeant iranien, l’état-major et plusieurs responsables de l’administration iranienne, Trump annonça à la Knesset que l’aviation américaine et israélienne avait utilisé sept bombardiers B-2 équipés de bombes de deux tonnes, avant d’en ordonner vingt-six autres.
À Khiam, Bint Jbeil, Aïtaroun, Arnoun et dans tout le sud du Liban, on vit des combattants légendaires livrer bataille « à distance zéro », ne disposant que de leurs corps et de leurs mitrailleuses contre un ennemi dont les soldats restaient retranchés dans leurs chars.
La bataille de Wadi el-Hojeir est entrée dans l’histoire : quarante chars Merkava israéliens furent détruits par des combattants opérant à pied, surgissant des abris ou des tunnels pour prendre d’assaut les blindés ennemis. Ils combattaient ainsi à bout portant contre un adversaire lâche et sanguinaire qui tue à distance en frappant des civils, des femmes et des enfants.
Pas une seule bataille terrestre israélienne ne fut remportée. Pas une seule.
Au cours de la bataille de soixante-six jours (du 1ᵉʳ octobre au 5 décembre 2024), Israël engagea 150 000 soldats dans sa tentative d’invasion du Liban. En face se trouvait une poignée de guérilleros, survivants d’une direction décimée pendant les dix jours tragiques qui avaient ébranlé la Résistance.
Durant ces dix jours eurent lieu les événements suivants :
- l’explosion des bipeurs les 17 et 18 septembre 2024 ;
- l’attaque contre les forces Radwan le 20 septembre ;
- l’assassinat de Nasrallah le 27 septembre ;
- celui de Hashem Safieddine le 1ᵉʳ octobre 2024 ;
- enfin, les bombardements massifs du début du mois d’octobre dans le sud du Liban, qui firent 623 morts en une seule journée.
Malgré tout, ces militants, entraînés à agir même en cas de rupture avec leur commandement, empêchèrent l’ennemi de progresser d’un seul kilomètre avec ses chars. L’un des principaux responsables iraniens, Qaani, considéra alors que cette bataille constituait la plus importante de l’histoire arabe.
Israël demanda un cessez-le-feu, que le Hezbollah accepta afin de permettre le retour des réfugiés dans leurs villages, mais aussi de réorganiser ses structures, renouveler son système de communication, neutraliser les infiltrations au sein de son organisation et acquérir de nouvelles armes adaptées à une nouvelle conception du combat.
Ce cessez-le-feu fantôme, instauré sous contrôle américain, avait pour objectif de permettre à l’ennemi d’obtenir par la paix ce qu’il n’avait pu conquérir par la guerre. Durant cette période de quinze mois, Israël occupa les cinq collines dominant le sud du Liban et détruisit trente-neuf villages, provoquant ainsi près de 70 % des destructions subies depuis le début de la guerre déclenchée à Gaza le 7 octobre 2023. Son objectif était de créer une zone tampon d’environ trente kilomètres de profondeur, comparable à celle imposée à Gaza.
À partir du 2 mars 2026, parallèlement à l’attaque israélo-américaine contre l’Iran, le Hezbollah rompit ce cessez-le-feu et lança une guerre de guérilla — toujours en cours — fondée sur des techniques simples, échappant à la surveillance des systèmes électroniques et satellitaires, grâce à de nouvelles armes artisanales peu coûteuses, telles que les drones d’attaque FPV guidés par fibre optique. Plus tard, l’organisation introduisit également le système AL-MAZ-3, d’une portée de seize kilomètres, récupéré sur les Israéliens lors des combats avant d’être perfectionné.
Trois batailles doivent rester gravées dans la mémoire des militants anticoloniaux et anti-impérialistes :
- celle de Khiam, surnommée « le Stalingrad du Liban » tant la ville paraissait imprenable. Malgré les bombardements aériens qui détruisirent sa partie nord, les combattants, connaissant parfaitement le terrain, surgirent des tunnels au moment opportun, engagèrent des combats rue par rue et empêchèrent l’ennemi d’occuper la ville ;
- celle de Bint Jbeil, située à trois kilomètres seulement de la Palestine occupée. Bien que presque entièrement détruite, les guérilleros continuent d’y mener quotidiennement des opérations depuis leurs tunnels contre les forces d’occupation. Ce n’était pas la première bataille de cette ville : déjà en 1978, Israël l’avait assiégée pendant trois mois, avant que quatorze combattants du FPLP ne brisent l’encerclement par une attaque-suicide contre le quartier général ennemi. C’est également à Bint Jbeil que Nasrallah célébra en 2000 la victoire marquant le retrait israélien après vingt-deux années d’occupation (1982-2000). Dans le stade de la ville, il prononça son célèbre discours inspiré de Mao Zedong selon lequel « Israël est plus fragile qu’une toile d’araignée », reprenant l’idée que « l’impérialisme n’est qu’un tigre de papier ». C’est aussi là que retentit à nouveau l’appel : « Déshérités du monde, unissez-vous ! »
Retour à la guérilla
La grande leçon que la Résistance a tirée de la coûteuse guerre de soutien à Gaza est le retour à la technique de la guérilla, autrement dit à la vietnamisation de la lutte armée et à la guerre populaire prolongée.
Cette bravoure puise sa force, comme le disait Gramsci, dans le rapport organique entre le combattant et les masses ; le combattant se fond dans le peuple et assume le danger afin de le protéger (le bâton de Yahya Sinwar est devenu un symbole légendaire). Au sud du Liban, comme à Gaza, toute la direction de la Résistance a été décimée, y compris des familles et des enfants. Ismaïl Haniyeh, Khalil al-Hayya et Nasrallah ont tous perdu un fils tombé en martyr. Ainsi, les dirigeants d’Al-Qassam comme ceux d’Al-Radwan participaient eux-mêmes au combat.
La technique de la guérilla, ou la vietnamisation de la Résistance armée, héritage de tous les combattants du monde — Vietnamiens, Coréens, Latino-Américains, Algériens et Palestiniens — a été reprise par les combattants.
Le concept doctrinal du martyre — « choisir entre perdre son honneur ou entrer dans l’histoire comme martyr » — n’est pas nécessairement un concept religieux. « Cette doctrine, qui invite à ne pas craindre la mort, n’a pas pour objectif de détourner de la vie ; au contraire, elle vise à lui témoigner le plus grand respect. » On retrouve également cette idée chez des libérateurs communistes anti-impérialistes comme le Che, qui déclarait : « Il faut choisir entre une vie dégradée et servile ou le sacrifice pour une cause noble et juste. » Le mot d’ordre des combattants palestiniens était « vaincre ou mourir », tout comme le célèbre « Patrie ou mort » du Che. Tous les discours d’Al-Qassam reprenaient cette formule comme un véritable leitmotiv.
Cette doctrine est une source d’un courage extraordinaire : « Le tyran meurt et son règne s’achève, mais la mort du martyr est le commencement de sa gloire », écrivait le théologien danois Søren Kierkegaard.
À propos de la violence
La revue scientifique The Lancet a publié en novembre 2025 une étude, citée par John Mearsheimer, selon laquelle le nombre de victimes des sanctions économiques imposées par les États-Unis aux pays du tiers-monde s’élèverait à vingt-huit millions de morts. En Irak, l’embargo aurait à lui seul causé la mort de 500 000 personnes, principalement des enfants.
Au Liban, depuis le 8 octobre 2023, on dénombre 33 854 victimes (7 327 martyrs et 26 537 blessés), soit une moyenne de trente-six victimes par jour.
À Gaza, les 180 000 tonnes de bombes larguées représentent une puissance huit fois supérieure à celle des bombes d’Hiroshima et de Nagasaki, soit environ 80 kilogrammes d’explosifs par habitant.
Officiellement, on estime qu’environ 11 % de la population de Gaza a été tuée ou blessée. Rapportée à la France, une telle proportion correspondrait à l’ensemble de la population parisienne ; aux États-Unis, elle représenterait trente-trois millions de personnes. The Lancet évoque pour sa part 680 000 morts et disparus, chiffres repris notamment par Francesca Albanese et Ralph Nader, collaborateur de Ramsay Clark, parmi lesquels figurent :
-2 700 familles entièrement anéanties ;
-5 943 familles dont un seul membre a survécu.
Ce n’est malheureusement pas la première tragédie de cette ampleur dans l’histoire. L’Algérie a perdu un million de martyrs sur une population de trois millions d’habitants ; le Congo a connu entre dix et vingt millions de morts. À Gaza comme au Liban, nous assistons à des massacres comparables, perpétrés dans un laps de temps extrêmement court.
Trois scènes demeurent gravées dans les mémoires :
–des familles brûlées vives dans leurs tentes en plastique ;
–des enfants bombardés alors qu’ils se rendaient vers des points de distribution alimentaire ;
–des milliers de familles contraintes de marcher sans interruption, jour et nuit, telles du bétail, jusqu’à se piétiner mutuellement ; de nombreux enfants ont trouvé la mort écrasés par leur propre foule familiale.
Il est indéniable que la guerre menée contre Gaza et contre le Liban est une guerre américaine, y compris au niveau des décisions politiques. Elle n’aurait pas été possible sans la flotte des États-Unis et de leurs alliés occidentaux, ni sans les 54 milliards de dollars d’aide américaine. C’est le coût de cette guerre que Donald Trump entend compenser en exploitant les gisements gaziers offshore de Gaza et de Naqoura.
Le « gouvernement de Vichy » du Liban face à la Résistance libanaise
Depuis décembre 2023, le Liban a accepté un cessez-le-feu demandé par Israël après soixante-six jours de combats. Ce cessez-le-feu a été placé sous la supervision d’une commission présidée par les États-Unis, avec à sa tête un commissaire américain, Tom Barrack, désigné par Donald Trump pour superviser le pays. Depuis lors, le centre de décision s’est déplacé de Baabda — résidence officielle du président de la République libanaise — vers Washington ; le Liban se trouve désormais, de fait, sous tutelle américaine. C’est Washington qui a organisé l’élection présidentielle, désigné le gouvernement, nommé le commandant de l’armée, le gouverneur de la Banque centrale, etc.
Le Hezbollah, qui avait besoin de se réorganiser, a accepté cette situation pendant quinze mois, alors même qu’Israël a violé le cessez-le-feu à 11 000 reprises et tué près de 500 de ses membres.
Le 2 mars, la Résistance décida de rompre le cessez-le-feu (après l’assassinat de Khamenei) et de reprendre les hostilités contre Israël. Cette décision alarma les États-Unis, qui encouragèrent Netanyahou à frapper Beyrouth-Ouest, près du siège du gouvernement, le 8 avril 2026, provoquant la mort de 365 personnes dans des immeubles civils.
Tel fut le choix imposé par Donald Trump : cela, ou la signature d’un accord de paix avec l’ennemi sioniste.
Le Liban officiel est ainsi entré dans une phase cruciale qui rappelle l’époque du « gouvernement de Vichy » en France pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque les autorités n’étaient plus qu’un prolongement des intérêts étrangers.
Le président de la République et le gouvernement se sont pliés aux pressions américaines, allant jusqu’à renoncer au discours d’investiture pourtant requis pour l’entrée en fonction.
Le gouvernement a exécuté les exigences suivantes des États-Unis :
- Déclarer le Hezbollah, qui assure la défense du pays, organisation terroriste ;
- Fermer les institutions du Hezbollah à Beyrouth ;
- Expulser l’ambassade d’Iran du Liban ;
- Exiger du Hezbollah — conformément à la conception hobbesienne selon laquelle « l’État détient le monopole des armes » — qu’il remette son arsenal afin qu’il soit détruit.
Malgré les immenses sacrifices consentis par la Résistance et son engagement pendant plus d’un an et demi, les autorités libanaises, dépourvues de tout sentiment de dignité nationale, non seulement se sont agenouillées devant l’ennemi, mais elles ont également trahi ceux qui défendent le pays et qui ont perdu plus de 6 000 combattants, sans compter les 33 000 victimes civiles depuis octobre 2023.
Sous la pression américaine, ces autorités fantoches cherchent à priver le Liban de toute capacité de défense face à un ennemi qui ne comprend que le langage de la force. Elles proposent de dérisoires initiatives de négociation et de reddition alors même que l’ennemi poursuit son invasion, son occupation et la destruction de toute possibilité de vie dans soixante-deux villages libanais, exactement comme à Gaza où Israël occupe déjà près de 70 % du territoire.
Les États-Unis ne se sont pas contentés de négociations humiliantes dont le seul objectif était le désarmement de la Résistance. Ils ont exigé du gouvernement libanais qu’il envoie à Washington une délégation d’officiers afin de rencontrer une commission militaire israélienne pour élaborer un plan commun de désarmement de la Résistance. Washington a annoncé être prêt à reconstruire l’armée libanaise sur de nouvelles bases, en lui consacrant 11 milliards de dollars. En réalité, cela signifie « une guerre civile et l’éclatement de l’armée », comme ce fut le cas durant la guerre civile entre 1975 et 1993.
Les combattants du Hezbollah d’aujourd’hui sont-ils les Communards d’hier face à Versailles ?
À la question de savoir si les combattants du Hezbollah peuvent être comparés aux nouveaux Communards, la réponse est affirmative, du point de vue patriotique.
Le gouvernement libanais actuel, tout comme celui d’Adolphe Thiers en France en 1870-1871, continue de négocier avec l’occupant non pour défendre la souveraineté du pays ou les intérêts de son peuple, mais pour conspirer contre la Résistance et chercher à l’éliminer par les armes. L’attaque iranienne contre Israël, en juin 2026, destinée à dissuader le régime sioniste de bombarder les banlieues sud de Beyrouth, a mis le gouvernement libanais — accusé de trahison par le Hezbollah et par le Front national de soutien à la Résistance — face à ses responsabilités. Celui-ci a accusé l’Iran de s’ingérer dans les affaires libanaises, tout en gardant un silence lâche devant l’invasion israélienne qui continue de progresser vers Tyr et Nabatieh.
Marx considérait la guerre menée par la bourgeoisie contre la Commune, des deux côtés de la frontière, comme « la plus terrible guerre des temps modernes, où vainqueurs et vaincus fraternisent pour massacrer ensemble les Communards ». Il expliquait comment les Prussiens encerclaient Paris tout en négociant avec Versailles après la cession de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine.
Les Communards déclenchèrent alors leur révolution ouvrière et la guerre civile commença. Les plus déterminés étaient les blanquistes et les membres de l’Internationale, mais tout se termina par le massacre de 25 000 Communards.
Dans La Guerre civile en France, Marx souligne que les Communards ne cédèrent jamais à l’ancien chauvinisme républicain résumé par le mot d’ordre « Valmy ou la patrie en danger ! », lancé lorsque la Révolution française était attaquée par les monarchies européennes.
Lénine revient lui aussi sur cette question dans L’État et la Révolution, où il affirme que « le défaitisme révolutionnaire est précisément la continuation de la lutte des classes ».
Toutefois, la comparaison entre les Communards et les combattants libanais ne peut être étendue au programme social de la Commune, qui reposait notamment sur :
- la laïcité et la séparation de l’Église et de l’État ;
- l’abolition du travail de nuit, en particulier pour les enfants ;
- les libertés publiques dans tous les domaines.
La patrie des Communards se voulait universelle et aspirait à réorganiser l’ensemble du territoire français selon le modèle des communes fédérées. Cette tentative échoua et fut noyée dans le sang dans plusieurs villes.
Marx concluait ainsi :
« Le plus grand effort d’héroïsme dont la vieille société est encore capable est une guerre nationale ; et l’on a démontré qu’elle n’est qu’une mystification des gouvernements. La domination de classe ne peut plus se dissimuler sous un uniforme national. »
Tout compromis patriotique avec eux est inacceptable.
Il est vrai que le Hezbollah a construit « un État dans l’État ». Il a créé des institutions bancaires, notamment les célèbres banques coopératives Al-Qard al-Hassan (« Le Bon Prêt »), fondées sur une logique opposée à celle de la Banque mondiale ou du FMI. Il a également développé l’institution Jihad al-Bina, destinée à protéger les paysans contre les politiques agricoles de l’OMC et à encourager de petits projets d’autosuffisance alimentaire, de stockage des céréales et de production d’énergie solaire.
Cependant, ces initiatives n’ont jamais pu acquérir une portée universelle ni s’imposer à l’échelle nationale. Les premières frappes aériennes israéliennes ont d’ailleurs visé l’ensemble des bureaux d’Al-Qard al-Hassan, qui furent entièrement détruits.
À propos de la guerre américano-israélienne contre l’Iran
1. La guerre criminelle impérialiste menée contre l’Iran n’est pas un simple duel, mais une guerre de l’Occident contre l’Iran et l’Axe de la Résistance.
2. Cette guerre s’est soldée par un fiasco et n’a atteint aucun de ses objectifs, à savoir :
- la chute du régime de la République islamique, qui non seulement ne s’est pas affaibli, mais a contraint les États-Unis à demander l’ouverture de négociations ;
- l’incapacité de provoquer une guerre civile dans ce pays multiethnique, où les Perses ne représentent qu’environ 40 % de la population (les Kurdes comme les Azéris ont refusé de se soulever contre l’État central). Depuis lors, l’Iran a privilégié une démocratie de proximité, encourageant le dialogue et favorisant les débats. Le dernier discours du président allait dans ce sens ;
- l’échec de la tentative de briser l’Axe de la Résistance, actif au Liban, au Yémen et en Irak ;
- l’impossibilité d’éliminer le programme nucléaire iranien.
L’Iran est sorti renforcé de cette épreuve et a acquis un nouvel atout stratégique : la capacité d’imposer son contrôle sur le détroit d’Ormuz.
L’Iran a subi des pertes, mais Israël en a subi davantage. Bien qu’Israël dispose d’avions furtifs F-35, de systèmes antimissiles parmi les plus perfectionnés au monde et de deux boucliers antimissiles — Arrow et David’s Sling — cette guerre s’est révélée extrêmement coûteuse pour le régime sioniste. Chaque interception représente un coût de plusieurs millions de dollars, tandis que les missiles iraniens ne coûtent qu’une infime fraction de cette somme.
Quels sont les éléments qui ont contribué à cette victoire ?
1. L’Iran a mené une guerre d’usure contre ses adversaires en maîtrisant le facteur temps, en évitant tout gaspillage de ses moyens et en avançant progressivement, étape par étape.
2. L’Iran, véritable sous-continent de 90 millions d’habitants couvrant une superficie de 1,6 million de km², s’est reconstruit depuis plus de cinq décennies sous la pression permanente des sanctions économiques, malgré une aviation vieillissante, une forte inflation et des tensions internes. Cette situation l’a conduit à mobiliser ses ressources humaines et naturelles afin de bâtir une économie fondée sur l’autosuffisance dans tous les domaines : souveraineté alimentaire, développement scientifique et technologique, ainsi que promotion de la participation des femmes, qui représentent aujourd’hui près de 60 % des étudiants universitaires, notamment dans les filières scientifiques. Pendant ce temps, l’Occident eurocentré, soutenu par une certaine gauche atlantiste, prétend lui donner des leçons sur la manière de s’habiller.
Conclusion
L’impact du défi lancé par l’Iran aux États-Unis est en train de modifier les règles du jeu internationales. C’est la première fois qu’une puissance moyenne défie non seulement les États-Unis, mais aussi leur allié sioniste, ainsi que leurs partenaires du Golfe, qui ont vu plusieurs bases américaines détruites en l’espace de trois nuits, sans oublier les forces de l’OTAN et plusieurs armées européennes. Cette évolution constitue un enseignement pour des pays comme le Pakistan et la Turquie, qui redoutent fortement la puissance américaine.
L’oligarchie financière croit que ses innovations technologiques suffiront à écraser la Résistance des peuples et à ensevelir leurs aspirations à l’indépendance et à la justice. Pourtant, cette ambition est vouée à l’échec.
L’un des grands représentants de la théologie de la libération, le père Ernesto Cardenal, écrivit dans l’Épitaphe pour la tombe d’Adolfo Báez Bone, assassiné avec plusieurs de ses compagnons :
« Ils croyaient t’enterrer ; en réalité, ils enterraient une semence. »
Source: cncomunistas.org, Leyla Ghanem
#Aïtaroun #ÀKhiam #BintJbeil #DiênBiênPhu #generalGiap #guerrilla #Imperialisme #LaBatailleDeWadiElHojeir #merkava #Sionisme -
#Sionisme et #antisionisme : les regards croisés de la sociologue #SylvaineBulle et du philosophe #MichelFeher
Propos recueillis par #AnneDujin #LeMonde #israel -
#Sionisme et #antisionisme : les regards croisés de la sociologue #SylvaineBulle et du philosophe #MichelFeher
Propos recueillis par #AnneDujin #LeMonde #israel -
"29 personer ble arrestert den dagen for å holde opp plakater med påskriften «Jeg motsetter meg folkemord. Jeg støtter Palestine Action»."
Eg seier som Gandhi da han vart spurt om kva han syntest om vestleg sivilisasjon:
"That would have been a good idea."
Hugs dette neste gong Storbritannia skal ut og lære folk i andre land om menneskerettar.
#norsktut #palestina #ytringsfridom #Storbritannia #sionisme #folkemord
https://klassekampen.no/utgave/2026-07-09/storbritannias-nye-terrorister