#complotisme — Public Fediverse posts
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https://aplutsoc.org/2026/07/25/de-quoi-le-campisme-est-il-le-nom-vincent-presumey/#:~:text=la%20place%20du%20syndicalisme%2C%20du%20feminisme%2C%20la%20realite%20de%20volontaires%20internationaux%20de%20gauche (De quoi le campisme est-il le nom ? Le faux moment palestinien)
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La place du syndicalisme, du féminisme, la réalité de volontaires internationaux de gauche, la place de l’anarchisme, la centralité de la question de la démocratie dans l’armée, tous ces facteurs auraient dû permettre de bousculer décisivement le néo-campisme mortifère et de plus en plus réactionnaire, du Brésil à l’Inde en passant par les Etats-Unis et l’Europe.Ce processus, porté par des réseaux tels que le RESU, était engagé mais progressait avec une lenteur en contraste total d’avec les urgences de la réalité, lorsque survint la provocation pogromiste du Hamas du 7 octobre 2023.
# Le faux moment palestinien
#####################La provocation du Hamas, jusque là complice officieux de Netanyahou qui l’avait favorisé au détriment des courants non islamistes parmi les Palestiniens, a permis au gouvernement israélien d’engager une opération dont le génocide des Palestiniens est l’aboutissement incontournable.
La défense des Palestiniens est donc un sujet des plus urgents et des plus importants.
Mais la provocation du 7 Octobre ne fut pas un soulèvement national, mais bel et bien une provocation antisémite, pleinement saisie par Netanyahou et dont il est facile de comprendre que le régime contre-révolutionnaire iranien l’a inspirée au Hamas, en trompant d’ailleurs ses miliciens et ses militants qui ont cru à l’offensive finale.
Le premier effet global de la provocation et de sa suite de plus en plus génocidaire donnée par Netanyahou, fut de mettre la résistance ukrainienne en difficulté, tant par les livraisons d’armes en baisse alors qu’elles étaient déjà calibrées pour que l’Ukraine ne puisse pas gagner, que par l’effacement de la troublante question ukrainienne dans les consciences conservatrices de bien des gens “de gauche”, et son remplacement par la question palestinienne qu’ils croient connaître et reconnaître.
A toute analyse concrète de la terrible situation concrète créée par le 7 Octobre et ses suites, fut substitué un récit éternel fossilisé, où un mal ontologique dénommé “le sionisme” (un mouvement national plein de contradictions et d’antagonismes, combinant colonialisme et migration de réfugiés) se livre à un tout aussi éternel et ontologique “génocide”, qui, pour la plupart des “ propalestiniens”, n’a pas commencé au lendemain du 7 octobre, mais en 1947 voire avant, et qui, ceci est un aspect clef de l’idéologie néo-campiste réactionnaire, est pour eux le seul génocide du monde, un génocide éternel, perpétré par “les sionistes” qui dominent l’Occident et les médias.
# La projection des représentations antisémites sur “les sionistes” est transparente
La projection des représentations antisémites sur “les sionistes” est transparente mais, comme l’ennemi ontologique soupçonné d’être le pouvoir occulte cause de tous les maux ne s’appelle pas “juifs” mais “sionistes”, les antisémites de plus en plus nombreux dans le cadre du néo-campisme réactionnaire prétendent, sincèrement, ne pas être antisémites .
Ayant soutenu les génocides ou menaces de génocides envers:
- le peuple syrien,
- les Ukrainiens des zones occupées et les Tatars de Crimée,
- les Ouïghours,
- ou les ayant ignorés comme ceux qui menacent les Massalit du Soudan et les Peuls et Songhaï au Mali,**les militants "propalestiniens" ne connaissent qu’un seul "génocide", celui d’un fétiche nommé Palestine**.
Or, il y a réellement génocide en Palestine – destruction de la population de Gaza, épuration ethnique en Cisjordanie – mais la représentation fantasmatique du “génocide” chez la plupart des “propalestiniens” actuels ne permet aucune défense efficace des Palestiniens et sabote celle-ci, car cette défense efficace passerait par des appels aux interventions européennes et des actions internationalistes mettant en avant les organisations groupant palestiniens et juifs-israéliens, comme Standing Together .
Ces mouvements, réellement existants, sont cibles du maxima de haine de la part des “propalestiniens antisionistes”, pour qui l’efficacité dans la défense réelle des Palestiniens est le cadet de leur souci .
La composante “antisioniste” prépondérante dans le néo-campisme contemporain permet à la droite, y compris la droite antisémite, de dénoncer les mouvements propalestiniens comme antisémites, et de soutenir la politique génocidaire de Netanyahou, et ces attaques, selon une logique binaire classique, confortent les militants “antisionistes” dans leur certitude d’être des modèles de vertu persécutés, des victimes du “système” dont ils ne comprennent pas les ressorts.
C’est pour toutes ces raisons que j’appelle ici le moment ouvert par le 7 Octobre le “faux moment palestinien”. ¶
Il y a une lutte réelle, nationale et démocratique, des Palestiniens, dont la forme principale est celle des gens qui restent sur place ou reviennent quand ils peuvent et s’efforcent de survivre et de résister, mais pour le plus grand malheur du peuple palestinien, le mouvement “propalestinien”, acritique sur le Hamas (à la différence du mouvement pro-ukrainien tout à fait capable de critiquer Zelensky, qui n’a pourtant rien à voir avec le Hamas), **ne défend pas les Palestiniens réellement existants** .
Un vrai mouvement de solidarité internationaliste avec les Palestiniens ne pourra advenir que par la rupture avec la totalité du renouveau campiste qu’a porté la vague “propalestinienne” , utilisant bien entendu des sentiments humanitaires légitimes, dans des secteurs de la jeunesse étudiante européenne et américaine.
Le respect des mobiles humanitaires et de solidarité internationale des jeunes qui sont mobilisés sur cette thématique appelle cette critique impitoyable, car non seulement l’inefficacité de leur mobilisation du point de vue de la cause palestinienne a été pathétique, contrastant avec les mobilisations passées contre la guerre du Vietnam et aussi avec le mouvement internationaliste pro-ukrainien, qui, même faible, a joué un rôle important, mais elle a eu des résultats plus que contre-productifs.
Elle a en effet joué un rôle clef dans la victoire électorale de Trump n° II aux Etats-Unis, un évènement d’une portée gigantesque.
S’il est difficile de mesurer le strict impact, en termes de votes aux présidentielles US, des mobilisations « propalestiniennes » désignant Biden et les Démocrates comme ennemi principal, le fait politique pivot dans cette affaire est que cette orientation, appuyée par tous les courants du néo-campisme , a neutralisé la possibilité, dans la jeunesse américaine, d’un réflexe anti-Trump (et nullement pro-Biden) analogue à celui qui, avec Black Lives Matter, avait battu Trump en 2020.
Cette fois-ci ceci ne s’est pas produit, et il serait exagéré d’en faire porter toute la responsabilité sur la politique de Biden, car les illusions sur ce qu’il allait faire étaient déjà faibles en 2020.
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#antisemitisme #Hamas #AcritiqueSurLeHamas #Nationalismes #Netanyahou #Extremisme #Islamisme #Iran #Palestine #ukraine #Grenoble #ContreRevolutionnaires #sionisme #génocide #NeoCampisme #campisme #reactionnaires #complotisme #fetichisme #StandingTogether #antisionismeAlibi #Trump -
https://aplutsoc.org/2026/07/25/de-quoi-le-campisme-est-il-le-nom-vincent-presumey/#:~:text=la%20place%20du%20syndicalisme%2C%20du%20feminisme%2C%20la%20realite%20de%20volontaires%20internationaux%20de%20gauche (De quoi le campisme est-il le nom ? Le faux moment palestinien)
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La place du syndicalisme, du féminisme, la réalité de volontaires internationaux de gauche, la place de l’anarchisme, la centralité de la question de la démocratie dans l’armée, tous ces facteurs auraient dû permettre de bousculer décisivement le néo-campisme mortifère et de plus en plus réactionnaire, du Brésil à l’Inde en passant par les Etats-Unis et l’Europe.Ce processus, porté par des réseaux tels que le RESU, était engagé mais progressait avec une lenteur en contraste total d’avec les urgences de la réalité, lorsque survint la provocation pogromiste du Hamas du 7 octobre 2023.
# Le faux moment palestinien
#####################La provocation du Hamas, jusque là complice officieux de Netanyahou qui l’avait favorisé au détriment des courants non islamistes parmi les Palestiniens, a permis au gouvernement israélien d’engager une opération dont le génocide des Palestiniens est l’aboutissement incontournable.
La défense des Palestiniens est donc un sujet des plus urgents et des plus importants.
Mais la provocation du 7 Octobre ne fut pas un soulèvement national, mais bel et bien une provocation antisémite, pleinement saisie par Netanyahou et dont il est facile de comprendre que le régime contre-révolutionnaire iranien l’a inspirée au Hamas, en trompant d’ailleurs ses miliciens et ses militants qui ont cru à l’offensive finale.
Le premier effet global de la provocation et de sa suite de plus en plus génocidaire donnée par Netanyahou, fut de mettre la résistance ukrainienne en difficulté, tant par les livraisons d’armes en baisse alors qu’elles étaient déjà calibrées pour que l’Ukraine ne puisse pas gagner, que par l’effacement de la troublante question ukrainienne dans les consciences conservatrices de bien des gens “de gauche”, et son remplacement par la question palestinienne qu’ils croient connaître et reconnaître.
A toute analyse concrète de la terrible situation concrète créée par le 7 Octobre et ses suites, fut substitué un récit éternel fossilisé, où un mal ontologique dénommé “le sionisme” (un mouvement national plein de contradictions et d’antagonismes, combinant colonialisme et migration de réfugiés) se livre à un tout aussi éternel et ontologique “génocide”, qui, pour la plupart des “ propalestiniens”, n’a pas commencé au lendemain du 7 octobre, mais en 1947 voire avant, et qui, ceci est un aspect clef de l’idéologie néo-campiste réactionnaire, est pour eux le seul génocide du monde, un génocide éternel, perpétré par “les sionistes” qui dominent l’Occident et les médias.
# La projection des représentations antisémites sur “les sionistes” est transparente
La projection des représentations antisémites sur “les sionistes” est transparente mais, comme l’ennemi ontologique soupçonné d’être le pouvoir occulte cause de tous les maux ne s’appelle pas “juifs” mais “sionistes”, les antisémites de plus en plus nombreux dans le cadre du néo-campisme réactionnaire prétendent, sincèrement, ne pas être antisémites .
Ayant soutenu les génocides ou menaces de génocides envers:
- le peuple syrien,
- les Ukrainiens des zones occupées et les Tatars de Crimée,
- les Ouïghours,
- ou les ayant ignorés comme ceux qui menacent les Massalit du Soudan et les Peuls et Songhaï au Mali,**les militants "propalestiniens" ne connaissent qu’un seul "génocide", celui d’un fétiche nommé Palestine**.
Or, il y a réellement génocide en Palestine – destruction de la population de Gaza, épuration ethnique en Cisjordanie – mais la représentation fantasmatique du “génocide” chez la plupart des “propalestiniens” actuels ne permet aucune défense efficace des Palestiniens et sabote celle-ci, car cette défense efficace passerait par des appels aux interventions européennes et des actions internationalistes mettant en avant les organisations groupant palestiniens et juifs-israéliens, comme Standing Together .
Ces mouvements, réellement existants, sont cibles du maxima de haine de la part des “propalestiniens antisionistes”, pour qui l’efficacité dans la défense réelle des Palestiniens est le cadet de leur souci .
La composante “antisioniste” prépondérante dans le néo-campisme contemporain permet à la droite, y compris la droite antisémite, de dénoncer les mouvements propalestiniens comme antisémites, et de soutenir la politique génocidaire de Netanyahou, et ces attaques, selon une logique binaire classique, confortent les militants “antisionistes” dans leur certitude d’être des modèles de vertu persécutés, des victimes du “système” dont ils ne comprennent pas les ressorts.
C’est pour toutes ces raisons que j’appelle ici le moment ouvert par le 7 Octobre le “faux moment palestinien”. ¶
Il y a une lutte réelle, nationale et démocratique, des Palestiniens, dont la forme principale est celle des gens qui restent sur place ou reviennent quand ils peuvent et s’efforcent de survivre et de résister, mais pour le plus grand malheur du peuple palestinien, le mouvement “propalestinien”, acritique sur le Hamas (à la différence du mouvement pro-ukrainien tout à fait capable de critiquer Zelensky, qui n’a pourtant rien à voir avec le Hamas), **ne défend pas les Palestiniens réellement existants** .
Un vrai mouvement de solidarité internationaliste avec les Palestiniens ne pourra advenir que par la rupture avec la totalité du renouveau campiste qu’a porté la vague “propalestinienne” , utilisant bien entendu des sentiments humanitaires légitimes, dans des secteurs de la jeunesse étudiante européenne et américaine.
Le respect des mobiles humanitaires et de solidarité internationale des jeunes qui sont mobilisés sur cette thématique appelle cette critique impitoyable, car non seulement l’inefficacité de leur mobilisation du point de vue de la cause palestinienne a été pathétique, contrastant avec les mobilisations passées contre la guerre du Vietnam et aussi avec le mouvement internationaliste pro-ukrainien, qui, même faible, a joué un rôle important, mais elle a eu des résultats plus que contre-productifs.
Elle a en effet joué un rôle clef dans la victoire électorale de Trump n° II aux Etats-Unis, un évènement d’une portée gigantesque.
S’il est difficile de mesurer le strict impact, en termes de votes aux présidentielles US, des mobilisations « propalestiniennes » désignant Biden et les Démocrates comme ennemi principal, le fait politique pivot dans cette affaire est que cette orientation, appuyée par tous les courants du néo-campisme , a neutralisé la possibilité, dans la jeunesse américaine, d’un réflexe anti-Trump (et nullement pro-Biden) analogue à celui qui, avec Black Lives Matter, avait battu Trump en 2020.
Cette fois-ci ceci ne s’est pas produit, et il serait exagéré d’en faire porter toute la responsabilité sur la politique de Biden, car les illusions sur ce qu’il allait faire étaient déjà faibles en 2020.
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#antisemitisme #Hamas #AcritiqueSurLeHamas #Nationalismes #Netanyahou #Extremisme #Islamisme #Iran #Palestine #ukraine #Grenoble #ContreRevolutionnaires #sionisme #génocide #NeoCampisme #campisme #reactionnaires #complotisme #fetichisme #StandingTogether #antisionismeAlibi #Trump -
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# Aucun militant de Tsedek ne l’a lu puisque nous n’y critiquons ni le “mouvement pro-palestinien” ni “la gauche” dans son ensemble ¶Maxime Benatouil dit dans une conférence au Havre “il faut qu’on assume de temps en temps d’être les feujs de service” .
La réalité des faits tranche avec l’imposture de l’attitude victimaire dans le MédiaTV .
Nous aimerions que Tsedek et l’UJFP assument leurs paroles et leurs actes que nous rappelons de manière sourcée dans notre Petit manuel de lutte contre l’antisémitisme :
- servir de bouclier pour les #antisémites
- raconter des #alter-verités ,
- partager des thèses et des propos antisémites ,
- harceler des militants antiracistes ,
- participer à des conférences avec des #complotistes notoiresTout le paragraphe à ce propos est disponible ici :
- https://k-larevue.com/tsedek-ujfp-exception/
Nous comprenons qu’il est douloureux de voir ces faits rappelés .
Il est néanmoins malhonnête de les faire passer pour des critiques racistes ou anti-palestiniennes.
-->--#grenoble #tsedek #antisemitisme #palestine #antisemitismeWashing #complotisme
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# Aucun militant de Tsedek ne l’a lu puisque nous n’y critiquons ni le “mouvement pro-palestinien” ni “la gauche” dans son ensemble ¶Maxime Benatouil dit dans une conférence au Havre “il faut qu’on assume de temps en temps d’être les feujs de service” .
La réalité des faits tranche avec l’imposture de l’attitude victimaire dans le MédiaTV .
Nous aimerions que Tsedek et l’UJFP assument leurs paroles et leurs actes que nous rappelons de manière sourcée dans notre Petit manuel de lutte contre l’antisémitisme :
- servir de bouclier pour les #antisémites
- raconter des #alter-verités ,
- partager des thèses et des propos antisémites ,
- harceler des militants antiracistes ,
- participer à des conférences avec des #complotistes notoiresTout le paragraphe à ce propos est disponible ici :
- https://k-larevue.com/tsedek-ujfp-exception/
Nous comprenons qu’il est douloureux de voir ces faits rappelés .
Il est néanmoins malhonnête de les faire passer pour des critiques racistes ou anti-palestiniennes.
-->--#grenoble #tsedek #antisemitisme #palestine #antisemitismeWashing #complotisme
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- https://blogs.mediapart.fr/jonas-pardo/blog/190225/les-juifves-sont-ils-tous-racistes-et-antisemites ( Les Juifves sont ils TOUS racistes et antisémites ? (réponse à l’UJFP et Tsedek) par Jonas Pardo et Samuel Delor)
- https://k-larevue.com/tsedek-ujfp-exception/
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- https://blogs.mediapart.fr/jonas-pardo/blog/190225/les-juifves-sont-ils-tous-racistes-et-antisemites# **Avertissement**
Mediapart donne une plateforme démesurée à Tsedek en affichant systématiquement leur prose en première page du journal.
Des journalistes de Mediapart tweetent les articles de Tsedek.
**Cet article sera donc invisibilisé par Mediapart**
# Préambule
C'est ce que prétend une tribune "Les juifs antisionistes sont-ils encore des juifs ?
Mise au point sur la campagne antisémite qui nous vise" parue dans le Media TV et l'Humanité.# Les Juifves sont ils TOUS racistes et antisémites ?
Les militants de Tsedek se disent victimes d’une campagne antisémite de la part… de l’ensemble des juifs.
Ils sont quelques dizaines et dénoncent l’ensemble des organisations juives françaises "de Golem à l’extrême droite" qui se seraient ligués contre eux.
C’est précisément cette attitude qu’Hannah Arendt nomme "les Juifs d’exception".
Persuadés de détenir la vérité contre le reste des juifs, elle les définit comme ceux qui sont "devenus incapables de distinguer leurs amis de leurs ennemis, ou de faire la différence entre un compliment et une insulte, et de se sentir flattés lorsqu’un antisémite leur affirme qu’il ne les englobe pas dans son antisémitisme, qu’ils sont des Juifs exceptionnels" (La tradition cachée, 1946).
Nous ne nions pas leur judéité, nous pensons avec Arendt que "le Juif d’exception est davantage un Juif qu’une exception".
**Ce que nous constatons simplement, et que cette tribune vient confirmer encore, c’est la posture d’exceptionnalité adoptée par Tsedek et l’UJFP**.
Il nous semble que la méthode honnête pour critiquer un propos démarre par le fait de prendre connaissance du propos.
Si un seul militant de Tsedek avait réellement ouvert notre Petit manuel de lutte contre l’antisémitisme, il ou elle aurait constaté que deux chapitres critiquent la thèse du nouvel antisémitisme, que nous qualifions de "lecture partisane et raciste" (p. 388).
La partie sur l’antisémitisme contemporain s’ouvre sur le chapitre "Débusquer l’antisémitisme à droite et à l’extrême droite" où nous analysons les faits et les discours politiques qui concourent à la mise en concurrence des communautés juives et musulmanes en France, ainsi qu’à l’instrumentalisation de l’antisémitisme par l’extrême droite.
Dans le chapitre "Armer les gauches et le mouvement social contre l’antisémitisme", nous observons les mécanismes mis en œuvre par une partie des gauches pour nier l’antisémitisme.
# Aucun militant de Tsedek ne l’a lu puisque nous n’y critiquons ni le "mouvement pro-palestinien" ni "la gauche" dans son ensemble
Maxime Benatouil dit dans une conférence au Havre "il faut qu’on assume de temps en temps d’être les feujs de service
**La réalité des faits tranche avec l’imposture de l’attitude victimaire dans le MédiaTV**.
**Nous aimerions que Tsedek et l’UJFP assument leurs paroles et leurs actes** que nous rappelons de manière sourcée dans notre Petit manuel de lutte contre l'antisémitisme :
- **servir de bouclier pour les antisémites**, - **raconter des alter-verités**, - **partager des thèses et des propos antisémites**, - **harceler des militants antiracistes**, - **participer à des conférences avec des complotistes notoires**
Tout le paragraphe à ce propos est disponible ici : https://k-larevue.com/tsedek-ujfp-exception/
**Nous comprenons qu’il est douloureux de voir ces faits rappelés**.
Il est néanmoins malhonnête de les faire passer pour des critiques racistes ou anti-palestiniennes.
# Nous rappelons par exemple que l’analyse de Tsedek consiste à attribuer les actes antijuifs aux "masses arabo-musulmanes" (sic)
**Au chapitre "Analyser l’antisémitisme" de notre livre nous récusons cette lecture raciste et culturaliste et invitons à considérer plutôt l’idéologie et les faits**.
Cette idée frauduleuse, que les "masses arabo-musulmanes" (sic) seraient responsables des violences antijuives est autant partagée par les partisans de la thèse du "nouvel antisémitisme", que les adeptes du "philosémitisme d’État".
Les premiers font des musulmans les responsables de l’antisémitisme contemporain, les seconds prétendent que les "indigènes" attaqueraient les Juifs à cause des Juifs eux-mêmes.
C’est ce que prétend un communiqué rédigé par l’UJFP six jours après la tuerie de l’Hypercasher.
On y lit que "le porteur de kippa" soutiendrait nécessairement "l’armée israélienne et ses massacres à Gaza"
Cela revient à dire que les Juifs mériteraient la violence s’ils portent une kippa ou fréquentent des lieux juifs.Contrairement à ce que Tsedek affirme, ce ne sont pas les juifs antisionistes que nous critiquons mais Tsedek et l’UJFP "qui se positionnent comme l’exception, une minorité éclairée dans la minorité corrompue".
En effet "Nous considérons qu’il y a une disjonction effective entre antisémitisme et soutien ou rejet d’Israël et qu’il n’y a ni correspondance exacte ni frontière étanche entre ressentiment antijuif et refus d’existence d’un État à majorité juive" (p. 336).
Dans le chapitre que Tsedek prétend critiquer, nous expliquons : "ni le sionisme ni l’antisionisme ne sont les positions "naturelles" de l’être juif" (p. 279).
"Les stratégies juives face à l’antisémitisme et les vues sur Israël sont des options politiques qui ont évolué au sein des mondes juifs selon les évènements de l’histoire et ont toujours connu une pluralité de réponse […] la prétention à incarner une norme ou une contre-norme participe d’une assignation identitaire qui ne fait qu’augmenter la suspicion à l’égard des juifs sans rien apporter aux Palestiniens" (p. 280).
Nous appelons nos camarades antisionistes à ne laisser aucune prise aux formes d’antisionisme conspirationniste et rappelons qu’"une critique conséquente et progressiste du sionisme et du fait national israélien ne peut faire l’économie de penser une alternative crédible qui garantisse aux Juifs et aux Juives non seulement la sécurité face aux persécutions antisémites, mais également la possibilité de vivre pleinement leur religion et leur culture sans craindre la persécution ou la marginalisation".
# Pour nous, "un antisionisme progressiste et conséquent doit donc nécessairement se traduire par une lutte vigoureuse contre l’antisémitisme, **d’où qu’il vienne**
Les persécutions des Juifs et des Juives en diaspora, perpétrées parfois au nom de la "solidarité avec les Palestiniens", loin de faire avancer la lutte palestinienne, renforcent l’adhésion au sionisme en affaiblissant la perspective d’une sécurité juive en situation de minorité.
Celles et ceux qui, se réclamant de la gauche, prétendent s’opposer au sionisme tout en rendant la vie invivable pour les Juifs et Juives en diaspora, adoptent donc une attitude en totale contradiction avec leurs objectifs affichés" (p. 352).
Contrairement à ce que prétendent les auteurs de la tribune, le mouvement Golem est né de la confrontation physique avec le Rassemblement National.
Tandis que la police tapait sur les manifestants qui tentaient de virer des antisémites de la marche contre l’antisémitisme en criant "Le Pen, casse-toi, les Juifs ne veulent pas de toi" face à des nervis de Le Pen qui répondaient "Sales juifs !", **Tsedek et UJFP diffusaient des rumeurs et des contre-vérités sur une prétendue collusion entre Golem et la droite et l’extrême droite**.
# Nous luttons au quotidien de manière concrète Contre l’antisémitisme et ses instrumentalisations
Le livre du même nom, initié par Tsedek, ne traite ni de l’antisémitisme, ni de l’instrumentalisation de l’antisémitisme, mais est une élucubration autour de la passion triste de Tsedek et UJFP : les "sionistes de gauche"
Le mot "sioniste" appliqué sans définition et de manière extensive à tous leurs contradicteurs comme dans cette tribune qui inclut dans "l’arc sioniste" des organisations ou personnes qui ne s’en sont jamais revendiquées, leur sert à instiller une suspicion : les juifs inquiets par l’antisémitisme auraient une intention cachée, un projet secret et dissimulé.
Celui de disloquer la gauche, ou de soutenir les massacres à Gaza.**Nous rappelons que cette suspicion est le moteur de l’antisémitisme contemporain**.
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#Tsedek #antisemitismeWashing #complotisme #alterverites #BouclierDesAntisemites #antisemitisme #Grenoble #Solidarite #BarbaraButch
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- https://blogs.mediapart.fr/jonas-pardo/blog/190225/les-juifves-sont-ils-tous-racistes-et-antisemites ( Les Juifves sont ils TOUS racistes et antisémites ? (réponse à l’UJFP et Tsedek) par Jonas Pardo et Samuel Delor)
- https://k-larevue.com/tsedek-ujfp-exception/
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- https://blogs.mediapart.fr/jonas-pardo/blog/190225/les-juifves-sont-ils-tous-racistes-et-antisemites# **Avertissement**
Mediapart donne une plateforme démesurée à Tsedek en affichant systématiquement leur prose en première page du journal.
Des journalistes de Mediapart tweetent les articles de Tsedek.
**Cet article sera donc invisibilisé par Mediapart**
# Préambule
C'est ce que prétend une tribune "Les juifs antisionistes sont-ils encore des juifs ?
Mise au point sur la campagne antisémite qui nous vise" parue dans le Media TV et l'Humanité.# Les Juifves sont ils TOUS racistes et antisémites ?
Les militants de Tsedek se disent victimes d’une campagne antisémite de la part… de l’ensemble des juifs.
Ils sont quelques dizaines et dénoncent l’ensemble des organisations juives françaises "de Golem à l’extrême droite" qui se seraient ligués contre eux.
C’est précisément cette attitude qu’Hannah Arendt nomme "les Juifs d’exception".
Persuadés de détenir la vérité contre le reste des juifs, elle les définit comme ceux qui sont "devenus incapables de distinguer leurs amis de leurs ennemis, ou de faire la différence entre un compliment et une insulte, et de se sentir flattés lorsqu’un antisémite leur affirme qu’il ne les englobe pas dans son antisémitisme, qu’ils sont des Juifs exceptionnels" (La tradition cachée, 1946).
Nous ne nions pas leur judéité, nous pensons avec Arendt que "le Juif d’exception est davantage un Juif qu’une exception".
**Ce que nous constatons simplement, et que cette tribune vient confirmer encore, c’est la posture d’exceptionnalité adoptée par Tsedek et l’UJFP**.
Il nous semble que la méthode honnête pour critiquer un propos démarre par le fait de prendre connaissance du propos.
Si un seul militant de Tsedek avait réellement ouvert notre Petit manuel de lutte contre l’antisémitisme, il ou elle aurait constaté que deux chapitres critiquent la thèse du nouvel antisémitisme, que nous qualifions de "lecture partisane et raciste" (p. 388).
La partie sur l’antisémitisme contemporain s’ouvre sur le chapitre "Débusquer l’antisémitisme à droite et à l’extrême droite" où nous analysons les faits et les discours politiques qui concourent à la mise en concurrence des communautés juives et musulmanes en France, ainsi qu’à l’instrumentalisation de l’antisémitisme par l’extrême droite.
Dans le chapitre "Armer les gauches et le mouvement social contre l’antisémitisme", nous observons les mécanismes mis en œuvre par une partie des gauches pour nier l’antisémitisme.
# Aucun militant de Tsedek ne l’a lu puisque nous n’y critiquons ni le "mouvement pro-palestinien" ni "la gauche" dans son ensemble
Maxime Benatouil dit dans une conférence au Havre "il faut qu’on assume de temps en temps d’être les feujs de service
**La réalité des faits tranche avec l’imposture de l’attitude victimaire dans le MédiaTV**.
**Nous aimerions que Tsedek et l’UJFP assument leurs paroles et leurs actes** que nous rappelons de manière sourcée dans notre Petit manuel de lutte contre l'antisémitisme :
- **servir de bouclier pour les antisémites**, - **raconter des alter-verités**, - **partager des thèses et des propos antisémites**, - **harceler des militants antiracistes**, - **participer à des conférences avec des complotistes notoires**
Tout le paragraphe à ce propos est disponible ici : https://k-larevue.com/tsedek-ujfp-exception/
**Nous comprenons qu’il est douloureux de voir ces faits rappelés**.
Il est néanmoins malhonnête de les faire passer pour des critiques racistes ou anti-palestiniennes.
# Nous rappelons par exemple que l’analyse de Tsedek consiste à attribuer les actes antijuifs aux "masses arabo-musulmanes" (sic)
**Au chapitre "Analyser l’antisémitisme" de notre livre nous récusons cette lecture raciste et culturaliste et invitons à considérer plutôt l’idéologie et les faits**.
Cette idée frauduleuse, que les "masses arabo-musulmanes" (sic) seraient responsables des violences antijuives est autant partagée par les partisans de la thèse du "nouvel antisémitisme", que les adeptes du "philosémitisme d’État".
Les premiers font des musulmans les responsables de l’antisémitisme contemporain, les seconds prétendent que les "indigènes" attaqueraient les Juifs à cause des Juifs eux-mêmes.
C’est ce que prétend un communiqué rédigé par l’UJFP six jours après la tuerie de l’Hypercasher.
On y lit que "le porteur de kippa" soutiendrait nécessairement "l’armée israélienne et ses massacres à Gaza"
Cela revient à dire que les Juifs mériteraient la violence s’ils portent une kippa ou fréquentent des lieux juifs.Contrairement à ce que Tsedek affirme, ce ne sont pas les juifs antisionistes que nous critiquons mais Tsedek et l’UJFP "qui se positionnent comme l’exception, une minorité éclairée dans la minorité corrompue".
En effet "Nous considérons qu’il y a une disjonction effective entre antisémitisme et soutien ou rejet d’Israël et qu’il n’y a ni correspondance exacte ni frontière étanche entre ressentiment antijuif et refus d’existence d’un État à majorité juive" (p. 336).
Dans le chapitre que Tsedek prétend critiquer, nous expliquons : "ni le sionisme ni l’antisionisme ne sont les positions "naturelles" de l’être juif" (p. 279).
"Les stratégies juives face à l’antisémitisme et les vues sur Israël sont des options politiques qui ont évolué au sein des mondes juifs selon les évènements de l’histoire et ont toujours connu une pluralité de réponse […] la prétention à incarner une norme ou une contre-norme participe d’une assignation identitaire qui ne fait qu’augmenter la suspicion à l’égard des juifs sans rien apporter aux Palestiniens" (p. 280).
Nous appelons nos camarades antisionistes à ne laisser aucune prise aux formes d’antisionisme conspirationniste et rappelons qu’"une critique conséquente et progressiste du sionisme et du fait national israélien ne peut faire l’économie de penser une alternative crédible qui garantisse aux Juifs et aux Juives non seulement la sécurité face aux persécutions antisémites, mais également la possibilité de vivre pleinement leur religion et leur culture sans craindre la persécution ou la marginalisation".
# Pour nous, "un antisionisme progressiste et conséquent doit donc nécessairement se traduire par une lutte vigoureuse contre l’antisémitisme, **d’où qu’il vienne**
Les persécutions des Juifs et des Juives en diaspora, perpétrées parfois au nom de la "solidarité avec les Palestiniens", loin de faire avancer la lutte palestinienne, renforcent l’adhésion au sionisme en affaiblissant la perspective d’une sécurité juive en situation de minorité.
Celles et ceux qui, se réclamant de la gauche, prétendent s’opposer au sionisme tout en rendant la vie invivable pour les Juifs et Juives en diaspora, adoptent donc une attitude en totale contradiction avec leurs objectifs affichés" (p. 352).
Contrairement à ce que prétendent les auteurs de la tribune, le mouvement Golem est né de la confrontation physique avec le Rassemblement National.
Tandis que la police tapait sur les manifestants qui tentaient de virer des antisémites de la marche contre l’antisémitisme en criant "Le Pen, casse-toi, les Juifs ne veulent pas de toi" face à des nervis de Le Pen qui répondaient "Sales juifs !", **Tsedek et UJFP diffusaient des rumeurs et des contre-vérités sur une prétendue collusion entre Golem et la droite et l’extrême droite**.
# Nous luttons au quotidien de manière concrète Contre l’antisémitisme et ses instrumentalisations
Le livre du même nom, initié par Tsedek, ne traite ni de l’antisémitisme, ni de l’instrumentalisation de l’antisémitisme, mais est une élucubration autour de la passion triste de Tsedek et UJFP : les "sionistes de gauche"
Le mot "sioniste" appliqué sans définition et de manière extensive à tous leurs contradicteurs comme dans cette tribune qui inclut dans "l’arc sioniste" des organisations ou personnes qui ne s’en sont jamais revendiquées, leur sert à instiller une suspicion : les juifs inquiets par l’antisémitisme auraient une intention cachée, un projet secret et dissimulé.
Celui de disloquer la gauche, ou de soutenir les massacres à Gaza.**Nous rappelons que cette suspicion est le moteur de l’antisémitisme contemporain**.
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#Tsedek #antisemitismeWashing #complotisme #alterverites #BouclierDesAntisemites #antisemitisme #Grenoble #Solidarite #BarbaraButch
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https://kolektiva.social/@clara_asso/116953939063093598 (Le 18 juillet, des militant•e•s pro-palestinien•ne•s ont interrompu le concert de Barbara Butch à Grenoble avec le soutien de la section locale de LFI. Nous condamnons cette action qui cible personnellement une artiste juive déjà harcelée par l'extrême-droite. La cause palestinienne mérite mieux)
Nous condamnons fermement l'interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble par CLARA
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# Défendre la liberté artistique et refuser l'antisémitismeLe 18 juillet 2026, lors du festival Cabaret Frappé à Grenoble, le concert de Barbara Butch a été interrompu au bout d'une vingtaine de minutes par une centaine de militant·es pro-palestinien·nes, avec le soutien affiché de responsables de la section locale de La France insoumise, dont l'élu Allan Brunon.
Ce dernier avait menacé le 24 mars 2026 un commerçant, lui intimant de sortir et l'insultant à plusieurs reprises avec les termes violemment homophobes de "sale tapette" et " petite tapette".
Présentée comme une action de "boycott culturel", cette interruption constitue une atteinte grave à la liberté artistique.
Ces désaccords politiques ne sauraient justifier la censure d'une artiste ou sa liberté d'expression.
Nous condamnons sans ambiguïté cette action, qui participe d'une dérive préoccupante : faire d'artistes juifs et juives de la diaspora des symboles d'un conflit dont ils et elles ne sont ni les responsables ni les représentantes.
# Une campagne fondée sur des amalgames
Les organisateurs de cette action invoquent principalement trois raisons :
- La signature par Barbara Butch d'une tribune soutenant la Loi Yadan publiée dans Le Point en mars 2026 et dénonçant l'antisémitisme en France.
Loi à laquelle, par ailleurs, notre association, CLARA s'est opposée.Barbara Butch a pourtant clairement expliqué sa démarche : "J'ai signé une tribune pour dénoncer l'antisémitisme en France, que je subis au quotidien et depuis mon enfance.
Il y a des choses à redire sur cette loi, mais moi je ne suis ni juriste ni politologue.
Mon métier, c'est de faire danser les gens." - Sa participation, en juin 2025, à un événement organisé par l'ambassade de France à Tel-Aviv dans le cadre du mois des fiertés LGBTQIA+.
En réalité, elle a simplement mixé lors d'un événement diplomatique organisé par l'ambassade de France. - Un projet d'animation de la Pride de Tel-Aviv en 2025 : or, elle n'a jamais participé à la Pride de Tel-Aviv en 2025.**Aucun de ces faits ne saurait justifier qu'une artiste soit empêchée de se produire**.
# Une artiste déjà ciblée par l'extrême droite
Barbara Butch n'est pas devenue une cible avec les événements de Grenoble, elle est déjà la cible privilégiée de l'extrême droite
Depuis plusieurs années, elle fait l'objet de campagnes de haine menées par l'extrême droite en raison de son engagement féministe, LGBTQIA+, de sa lutte contre la grossophobie et de sa judéité.
Après sa prestation lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, elle a subi une vague massive de cyberharcèlement mêlant insultes antisémites, lesbophobes, sexistes, grossophobes et menaces de mort.
Plusieurs auteurs ont été condamnés par la justice.
En 2026, sa nomination à la direction artistique de la Nuit Blanche a également déclenché de nouvelles attaques :
- Des éditorialistes, comme Mathieu Bock-Côté sur CNews, ont dénoncé son choix ;
- Le Journal du dimanche a entretenu la polémique autour de sa présence aux Jeux olympiques ;
- Civitas, mouvement d'extrême droite intégriste, a appelé à perturber l'événement, en ciblant explicitement son engagement LGBTQIA+ et sa qualité de femme juive ;
- Plusieurs médias de la mouvance catholique intégriste ont relayé ces campagnes.
Ainsi, l'extrême droite attaque Barbara Butch depuis des mois pour :
- Son militantisme LGBTQI+ (Civitas la qualifie de "militante LGBT et" à abattre). - Sa judéité (les insultes antisémites pullulent sur les réseaux : "juiverie ", "grosse truie sioniste", "dégoûtant rond-point juif".
- Son rôle dans la cérémonie des JO (accusée de "blasphème" par les milieux catholiques intégristes).
Une convergence préoccupante des méthodes
# C'est précisément pour cette raison que les événements de Grenoble sont particulièrement **ignobles et inquiétants**.
On y retrouve plusieurs mécanismes déjà utilisés contre elle par l'extrême droite :
- Personnalisation des attaques contre une artiste ;
- Diffusion ou reprise d'informations inexactes concernant sa présence en Israël ;
- Confusion entre identité juive, soutien supposé au gouvernement israélien et responsabilité politique ;
- Volonté d'empêcher une représentation artistique.
Ces convergences de méthode doivent être interrogées avec sérieux, sans en déduire une équivalence entre les projets politiques qu'elles servent.
# Refuser les amalgames
Critiquer le gouvernement israélien est parfaitement légitime.
Défendre les droits du peuple palestinien est parfaitement légitime.
**En revanche, rendre des artistes juif·ves responsables de la politique d'un État ou exiger d'eux une forme de justification permanente de leur rapport à Israël pour pouvoir exercer leur métier ne l'est pas**.
Confondre systématiquement judaïsme, identité juive, sionisme et politique du gouvernement israélien alimente des mécanismes qui peuvent contribuer à la stigmatisation des Juifs·ves de diaspora.
Une lutte antiraciste cohérente repose sur ce principe de base : aucune personne ne doit être tenue pour responsable des actes d'un État en raison de son origine, de sa religion ou de son identité.
Nous réaffirmons que :
- La liberté artistique doit être protégée, quelles que soient les opinions politiques ;
- Aucun·e artiste ne doit être empêché·e de se produire en raison de son identité ou de ses supposées appartenances ;
- Les attaques visant Barbara Butch, qu'elles proviennent de l'extrême droite ou d'une partie de militant·es se réclamant de la solidarité avec la Palestine, doivent être condamnées avec la même fermeté.
Nous appelons :
- À combattre toute confusion entre identité juive et politique israélienne ;
- À protéger les artistes contre les campagnes de haine, les intimidations et les tentatives de censure ;
- À faire vivre une solidarité avec le peuple palestinien qui ne se construise jamais au détriment des principes fondamentaux de l'antiracisme, de la liberté d'expression et de la lutte contre l'antisémitisme.
La défense des droits du peuple palestinien et la lutte contre l'antisémitisme ne sont pas incompatibles.
Elles exigent au contraire la même exigence de justice, le même refus des discriminations et la même vigilance face à toutes les formes de racisme et de haine.
Sur RTL, deux ans après le 7 Octobre, alors que les actes antisémites ont bondi de 1 000 % et que certaines personnes de confession juive en sont réduites à cacher leur nom sur les boîtes à lettres ou à le modifier lors de commandes, Manuel Bompard a jugé cette situation "inacceptable".
Il déclarait :
"Je les soutiens totalement.
L'antisémitisme, comme toutes les formes de racisme, n'a rien à faire dans la politique française.
Les Juifs de France ne sont pas comptables de la politique du gouvernement de M.
Netanyahu, qui, elle, est insupportable et inacceptable, et qu'il faut condamner.
Mais je n'en rends évidemment pas responsable ou comptable les Juifs de France, et si des personnes dans notre pays le font, ils se trompent."Dans le prolongement concret de cette prise de position, **nous exigeons solennellement que la direction de La France insoumise condamne sans ambiguïté l'acte antisémite perpétré à Grenoble contre Barbara Butch, avec le soutien et la complicité d'Allan Brunon, conseiller municipal LFI de Grenoble, et qu'elle prenne les mesures appropriées à l'encontre d'un élu déjà mis en cause pour des propos homophobes**.
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#Excuses #LFI #Sanctions #AllanBrunon #FranceIsoumise #Homophobie #Antisemitisme #Palestine #LibertéArtistique #Censure #Ignoble #Confusionisme #Desinformation #stimatisation
#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis #sectes #antifas #ExtremesDroites -
https://kolektiva.social/@clara_asso/116953939063093598 (Le 18 juillet, des militant•e•s pro-palestinien•ne•s ont interrompu le concert de Barbara Butch à Grenoble avec le soutien de la section locale de LFI. Nous condamnons cette action qui cible personnellement une artiste juive déjà harcelée par l'extrême-droite. La cause palestinienne mérite mieux)
Nous condamnons fermement l'interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble par CLARA
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# Défendre la liberté artistique et refuser l'antisémitismeLe 18 juillet 2026, lors du festival Cabaret Frappé à Grenoble, le concert de Barbara Butch a été interrompu au bout d'une vingtaine de minutes par une centaine de militant·es pro-palestinien·nes, avec le soutien affiché de responsables de la section locale de La France insoumise, dont l'élu Allan Brunon.
Ce dernier avait menacé le 24 mars 2026 un commerçant, lui intimant de sortir et l'insultant à plusieurs reprises avec les termes violemment homophobes de "sale tapette" et " petite tapette".
Présentée comme une action de "boycott culturel", cette interruption constitue une atteinte grave à la liberté artistique.
Ces désaccords politiques ne sauraient justifier la censure d'une artiste ou sa liberté d'expression.
Nous condamnons sans ambiguïté cette action, qui participe d'une dérive préoccupante : faire d'artistes juifs et juives de la diaspora des symboles d'un conflit dont ils et elles ne sont ni les responsables ni les représentantes.
# Une campagne fondée sur des amalgames
Les organisateurs de cette action invoquent principalement trois raisons :
- La signature par Barbara Butch d'une tribune soutenant la Loi Yadan publiée dans Le Point en mars 2026 et dénonçant l'antisémitisme en France.
Loi à laquelle, par ailleurs, notre association, CLARA s'est opposée.Barbara Butch a pourtant clairement expliqué sa démarche : "J'ai signé une tribune pour dénoncer l'antisémitisme en France, que je subis au quotidien et depuis mon enfance.
Il y a des choses à redire sur cette loi, mais moi je ne suis ni juriste ni politologue.
Mon métier, c'est de faire danser les gens." - Sa participation, en juin 2025, à un événement organisé par l'ambassade de France à Tel-Aviv dans le cadre du mois des fiertés LGBTQIA+.
En réalité, elle a simplement mixé lors d'un événement diplomatique organisé par l'ambassade de France. - Un projet d'animation de la Pride de Tel-Aviv en 2025 : or, elle n'a jamais participé à la Pride de Tel-Aviv en 2025.**Aucun de ces faits ne saurait justifier qu'une artiste soit empêchée de se produire**.
# Une artiste déjà ciblée par l'extrême droite
Barbara Butch n'est pas devenue une cible avec les événements de Grenoble, elle est déjà la cible privilégiée de l'extrême droite
Depuis plusieurs années, elle fait l'objet de campagnes de haine menées par l'extrême droite en raison de son engagement féministe, LGBTQIA+, de sa lutte contre la grossophobie et de sa judéité.
Après sa prestation lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, elle a subi une vague massive de cyberharcèlement mêlant insultes antisémites, lesbophobes, sexistes, grossophobes et menaces de mort.
Plusieurs auteurs ont été condamnés par la justice.
En 2026, sa nomination à la direction artistique de la Nuit Blanche a également déclenché de nouvelles attaques :
- Des éditorialistes, comme Mathieu Bock-Côté sur CNews, ont dénoncé son choix ;
- Le Journal du dimanche a entretenu la polémique autour de sa présence aux Jeux olympiques ;
- Civitas, mouvement d'extrême droite intégriste, a appelé à perturber l'événement, en ciblant explicitement son engagement LGBTQIA+ et sa qualité de femme juive ;
- Plusieurs médias de la mouvance catholique intégriste ont relayé ces campagnes.
Ainsi, l'extrême droite attaque Barbara Butch depuis des mois pour :
- Son militantisme LGBTQI+ (Civitas la qualifie de "militante LGBT et" à abattre). - Sa judéité (les insultes antisémites pullulent sur les réseaux : "juiverie ", "grosse truie sioniste", "dégoûtant rond-point juif".
- Son rôle dans la cérémonie des JO (accusée de "blasphème" par les milieux catholiques intégristes).
Une convergence préoccupante des méthodes
# C'est précisément pour cette raison que les événements de Grenoble sont particulièrement **ignobles et inquiétants**.
On y retrouve plusieurs mécanismes déjà utilisés contre elle par l'extrême droite :
- Personnalisation des attaques contre une artiste ;
- Diffusion ou reprise d'informations inexactes concernant sa présence en Israël ;
- Confusion entre identité juive, soutien supposé au gouvernement israélien et responsabilité politique ;
- Volonté d'empêcher une représentation artistique.
Ces convergences de méthode doivent être interrogées avec sérieux, sans en déduire une équivalence entre les projets politiques qu'elles servent.
# Refuser les amalgames
Critiquer le gouvernement israélien est parfaitement légitime.
Défendre les droits du peuple palestinien est parfaitement légitime.
**En revanche, rendre des artistes juif·ves responsables de la politique d'un État ou exiger d'eux une forme de justification permanente de leur rapport à Israël pour pouvoir exercer leur métier ne l'est pas**.
Confondre systématiquement judaïsme, identité juive, sionisme et politique du gouvernement israélien alimente des mécanismes qui peuvent contribuer à la stigmatisation des Juifs·ves de diaspora.
Une lutte antiraciste cohérente repose sur ce principe de base : aucune personne ne doit être tenue pour responsable des actes d'un État en raison de son origine, de sa religion ou de son identité.
Nous réaffirmons que :
- La liberté artistique doit être protégée, quelles que soient les opinions politiques ;
- Aucun·e artiste ne doit être empêché·e de se produire en raison de son identité ou de ses supposées appartenances ;
- Les attaques visant Barbara Butch, qu'elles proviennent de l'extrême droite ou d'une partie de militant·es se réclamant de la solidarité avec la Palestine, doivent être condamnées avec la même fermeté.
Nous appelons :
- À combattre toute confusion entre identité juive et politique israélienne ;
- À protéger les artistes contre les campagnes de haine, les intimidations et les tentatives de censure ;
- À faire vivre une solidarité avec le peuple palestinien qui ne se construise jamais au détriment des principes fondamentaux de l'antiracisme, de la liberté d'expression et de la lutte contre l'antisémitisme.
La défense des droits du peuple palestinien et la lutte contre l'antisémitisme ne sont pas incompatibles.
Elles exigent au contraire la même exigence de justice, le même refus des discriminations et la même vigilance face à toutes les formes de racisme et de haine.
Sur RTL, deux ans après le 7 Octobre, alors que les actes antisémites ont bondi de 1 000 % et que certaines personnes de confession juive en sont réduites à cacher leur nom sur les boîtes à lettres ou à le modifier lors de commandes, Manuel Bompard a jugé cette situation "inacceptable".
Il déclarait :
"Je les soutiens totalement.
L'antisémitisme, comme toutes les formes de racisme, n'a rien à faire dans la politique française.
Les Juifs de France ne sont pas comptables de la politique du gouvernement de M.
Netanyahu, qui, elle, est insupportable et inacceptable, et qu'il faut condamner.
Mais je n'en rends évidemment pas responsable ou comptable les Juifs de France, et si des personnes dans notre pays le font, ils se trompent."Dans le prolongement concret de cette prise de position, **nous exigeons solennellement que la direction de La France insoumise condamne sans ambiguïté l'acte antisémite perpétré à Grenoble contre Barbara Butch, avec le soutien et la complicité d'Allan Brunon, conseiller municipal LFI de Grenoble, et qu'elle prenne les mesures appropriées à l'encontre d'un élu déjà mis en cause pour des propos homophobes**.
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#Excuses #LFI #Sanctions #AllanBrunon #FranceIsoumise #Homophobie #Antisemitisme #Palestine #LibertéArtistique #Censure #Ignoble #Confusionisme #Desinformation #stimatisation
#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis #sectes #antifas #ExtremesDroites -
Barbara Butch et son avocate, Audrey Msellati : « L’antisionisme invoqué n’a été, à Grenoble, que le vêtement de l’antisémitisme »
Contrainte de quitter la scène samedi 18 juillet 2026 à Grenoble, après avoir fait l’objet d’insultes et de jets de bouteilles de la part de militants propalestiniens, la DJ Barbara Butch dénonce une irruption de la violence, dans une tribune au " Monde", cosignée avec son avocate, Audrey Msellati.
18 juillet 2026. Barbara Butch monte sur scène [à Grenoble] pour mixer. Pour faire danser.
Plus d’une centaine de manifestants l’accueillent par des sifflements, des huées, des cris, des insultes.
Des projectiles fusent : graviers, cartons, plastiques, liquides ; des bouteilles en verre éclatent sur sa console et à ses pieds.La musique s’arrête.
Barbara Butch doit être exfiltrée.
[Le concert de Barbara Butch à Grenoble le 18 juillet a été interrompu (https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/07/19/un-concert-de-la-dj-barbara-butch-interrompu-par-des-militants-propalestiniens-a-grenoble_6726132_823448.html), après avoir été perturbé par des militants propalestiniens.
Ils répondaient à un appel au boycott (https://www.lemonde.fr/culture/article/2026/05/21/la-dj-barbara-butch-visee-par-un-appel-au-boycott_6691880_3246.html), soutenu par La France insoumise, dénonçant notamment le soutien affiché de la DJ à la loi Yadan (https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2026/04/15/loi-yadan-une-proposition-tres-discutee_6680301_4500055.html)]
Ce soir-là, une frontière a été franchie : celle qui sépare la protestation de la coercition, le désaccord de l’intimidation, la parole de la violence.
On ne répondait plus à une artiste : on la chassait de la scène. Mais Grenoble n’est pas un accident.
Depuis des mois, Barbara Butch fait l’objet d’une campagne coordonnée qui ne cherche plus seulement à critiquer ses engagements, réels ou supposés, mais à obtenir son exclusion de la vie artistique et publique.
La méthode est constante : la désigner ; la disqualifier moralement ; répandre contre elle des accusations diffamatoires jusqu’à la nausée ; réclamer sa déprogrammation ; faire pression sur les salles, les festivals, les collectivités, le public ; intimider ceux qui l’invitent ou la soutiennent ; transformer chacun de ses déplacements en menace, chacun de ses concerts en épreuve, chacun de ses employeurs en cible.
Puis, lorsque rien de tout cela ne suffit, on vient imposer la contrainte sur le lieu même où elle doit se produire.
# Stigmate
La violence physique n’est pas un débordement : elle est l’étape suivante d’une entreprise qui a échoué par tous les autres moyens.
On connaît ce mécanisme : Barbara Butch l’a déjà subi au lendemain de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, il y a deux ans. [Elle avait alors fait l’objet de cyberharcèlement, quatre hommes ont ensuite été condamnés en 2025, https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2024/08/06/qui-est-barbara-butch-icone-des-nuits-lgbt-et-victime-de-cyberharcelement_6270505_4500055.html]
On nous répète qu’elle serait visée pour ses seules "positions politiques", et non pour ce qu’elle est – juive, lesbienne, grosse.
Mais depuis quand une dénégation répétée tient-elle lieu de vérité, malgré les mots, les images, les faits ?
Quelle "position politique" justifie qu’on lui jette des bouteilles en verre à la figure ?
Quelle idée combat-on en l’empêchant de passer de la musique ?
La critique, ici, n’est plus un but : elle est un alibi.
Lorsque "sioniste" ne désigne plus une doctrine qu’on discute mais une personne, qu’il devient même une injure, "sale sioniste", le mot n’est plus un argument : il est un stigmate.
Lorsque le visage d’une femme juive est barré d’une croix ou maculé de sang, devant un drapeau arc-en-ciel frappé de l’étoile de David, on ne conteste plus : on essentialise.
On ne débat plus ce qu’elle pense – ou ce qu’on lui prête ; on décrète ce qu’elle est: comptable et coupable d’une guerre, comme si être juive obligeait à en répondre.
Ce glissement porte un nom : l’antisionisme invoqué n’a été, à Grenoble, que le vêtement de l’antisémitisme.
Cet antisémitisme-là ne se blanchit pas en se disant antisioniste, pas plus que la violence ne s’absout en se disant politique.Cette assignation n’appartient d’ailleurs à aucun camp : certains violentent Barbara Butch pour ce qu’elle est, d’autres la condamnent pour ce que l’on prétend qu’elle serait.
Les idéologies s’opposent ; le droit violé est le même. Et entre ces deux haines, une femme réelle disparaît : ses paroles exactes, ses actes, sa liberté de créer.
Le mécanisme est d’autant plus redoutable qu’il emprunte le langage des libertés pour en obtenir la négation.
Il invoque le droit de protester pour revendiquer celui d’empêcher.
Il se réclame de la liberté d’expression pour organiser l’effacement de la parole adverse.
Il prétend combattre un pouvoir, mais s’arroge celui de décider qui a encore droit de cité.
Car la violence politique commence rarement par un coup.
Elle commence lorsqu’on s’accorde la permission de considérer qu’une personne n’a plus tout à fait le droit d’être là.
Sa présence devient une provocation.
L’inviter, une faute.
L’afficher, une complicité.
La défendre, une prise de parti.
Alors l’accusation tient lieu de preuve, l’indignation, de procès ; la foule, de verdict.
# Question démocratique
Est-il acceptable qu’en France, en 2026, une salle soit sommée de choisir entre sa liberté de programmation et la sécurité de son public ?
Que la peur devienne le véritable directeur artistique de nos fêtes et de nos festivals ?
Que la violence obtienne, sans juge, sans loi, sans décision démocratique, l’interdiction faite à une artiste d’exercer son métier ?
La réponse est non. C’est toujours non.
Dans notre Etat de droit, la personne menacée ne doit jamais être la variable d’ajustement de la menace – sinon, la violence gagne deux fois : d’abord en intimidant, ensuite en dictant la décision.
Nul n’a besoin d’aimer Barbara Butch, ni d’écouter sa musique, ni d’approuver la moindre de ses prises de position, pour refuser ce qui lui est fait.
On peut refuser d’entendre une artiste ; on ne peut pas décider que personne ne l’entendra plus.
On peut contester une programmation ;
on ne peut pas la dicter par la peur.
On peut répondre à une parole ; on ne peut pas poursuivre celle qui la porte de ville en ville jusqu’à ce qu’elle renonce à parler, à jouer, à travailler.
La justice donnera à ces faits toutes leurs qualifications ; les plaintes sont prêtes.
Mais cette affaire déborde le prétoire.
Ce qui est arrivé le 18 juillet 2026 n’est pas seulement l’histoire d’une artiste : c’est une question adressée à notre démocratie.
Notre République est confrontée à une autre manière d’exclure : non plus censurer une idée, mais rendre impossible l’exercice d’une liberté.
La loi du 7 juillet 2016 l’énonce pourtant en cinq mots : "La création artistique est libre." Une démocratie se juge à la protection de ceux que la rue voudrait faire taire.
Une démocratie ne commence pas à mourir lorsque la parole est interdite : elle commence à reculer lorsque certains cessent d’être réellement libres de la porter.
Notre République n’a jamais promis à chacun d’être applaudi ; elle a promis que nul n’aurait besoin de l’être pour vivre libre.
Barbara Butch remontera sur scène.
Non parce qu’elle devrait être soustraite à la critique, mais parce qu’aucune critique ne saurait devenir un droit de proscription.
Nous ne demandons ni silence, ni unanimité, ni indulgence.
Nous demandons que demeure vraie cette idée française, simple et immense : on peut se combattre par les mots sans jamais se retrancher mutuellement de la République.
On peut contester une artiste.
On ne peut pas organiser sa disparition.
Aujourd’hui, cette frontière porte un nom et un visage.
Demain, elle protégera peut-être les vôtres.
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#Procès #Plainte #AudreyMsellati #Avocate
#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis -
Barbara Butch et son avocate, Audrey Msellati : « L’antisionisme invoqué n’a été, à Grenoble, que le vêtement de l’antisémitisme »
Contrainte de quitter la scène samedi 18 juillet 2026 à Grenoble, après avoir fait l’objet d’insultes et de jets de bouteilles de la part de militants propalestiniens, la DJ Barbara Butch dénonce une irruption de la violence, dans une tribune au " Monde", cosignée avec son avocate, Audrey Msellati.
18 juillet 2026. Barbara Butch monte sur scène [à Grenoble] pour mixer. Pour faire danser.
Plus d’une centaine de manifestants l’accueillent par des sifflements, des huées, des cris, des insultes.
Des projectiles fusent : graviers, cartons, plastiques, liquides ; des bouteilles en verre éclatent sur sa console et à ses pieds.La musique s’arrête.
Barbara Butch doit être exfiltrée.
[Le concert de Barbara Butch à Grenoble le 18 juillet a été interrompu (https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/07/19/un-concert-de-la-dj-barbara-butch-interrompu-par-des-militants-propalestiniens-a-grenoble_6726132_823448.html), après avoir été perturbé par des militants propalestiniens.
Ils répondaient à un appel au boycott (https://www.lemonde.fr/culture/article/2026/05/21/la-dj-barbara-butch-visee-par-un-appel-au-boycott_6691880_3246.html), soutenu par La France insoumise, dénonçant notamment le soutien affiché de la DJ à la loi Yadan (https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2026/04/15/loi-yadan-une-proposition-tres-discutee_6680301_4500055.html)]
Ce soir-là, une frontière a été franchie : celle qui sépare la protestation de la coercition, le désaccord de l’intimidation, la parole de la violence.
On ne répondait plus à une artiste : on la chassait de la scène. Mais Grenoble n’est pas un accident.
Depuis des mois, Barbara Butch fait l’objet d’une campagne coordonnée qui ne cherche plus seulement à critiquer ses engagements, réels ou supposés, mais à obtenir son exclusion de la vie artistique et publique.
La méthode est constante : la désigner ; la disqualifier moralement ; répandre contre elle des accusations diffamatoires jusqu’à la nausée ; réclamer sa déprogrammation ; faire pression sur les salles, les festivals, les collectivités, le public ; intimider ceux qui l’invitent ou la soutiennent ; transformer chacun de ses déplacements en menace, chacun de ses concerts en épreuve, chacun de ses employeurs en cible.
Puis, lorsque rien de tout cela ne suffit, on vient imposer la contrainte sur le lieu même où elle doit se produire.
# Stigmate
La violence physique n’est pas un débordement : elle est l’étape suivante d’une entreprise qui a échoué par tous les autres moyens.
On connaît ce mécanisme : Barbara Butch l’a déjà subi au lendemain de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, il y a deux ans. [Elle avait alors fait l’objet de cyberharcèlement, quatre hommes ont ensuite été condamnés en 2025, https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2024/08/06/qui-est-barbara-butch-icone-des-nuits-lgbt-et-victime-de-cyberharcelement_6270505_4500055.html]
On nous répète qu’elle serait visée pour ses seules "positions politiques", et non pour ce qu’elle est – juive, lesbienne, grosse.
Mais depuis quand une dénégation répétée tient-elle lieu de vérité, malgré les mots, les images, les faits ?
Quelle "position politique" justifie qu’on lui jette des bouteilles en verre à la figure ?
Quelle idée combat-on en l’empêchant de passer de la musique ?
La critique, ici, n’est plus un but : elle est un alibi.
Lorsque "sioniste" ne désigne plus une doctrine qu’on discute mais une personne, qu’il devient même une injure, "sale sioniste", le mot n’est plus un argument : il est un stigmate.
Lorsque le visage d’une femme juive est barré d’une croix ou maculé de sang, devant un drapeau arc-en-ciel frappé de l’étoile de David, on ne conteste plus : on essentialise.
On ne débat plus ce qu’elle pense – ou ce qu’on lui prête ; on décrète ce qu’elle est: comptable et coupable d’une guerre, comme si être juive obligeait à en répondre.
Ce glissement porte un nom : l’antisionisme invoqué n’a été, à Grenoble, que le vêtement de l’antisémitisme.
Cet antisémitisme-là ne se blanchit pas en se disant antisioniste, pas plus que la violence ne s’absout en se disant politique.Cette assignation n’appartient d’ailleurs à aucun camp : certains violentent Barbara Butch pour ce qu’elle est, d’autres la condamnent pour ce que l’on prétend qu’elle serait.
Les idéologies s’opposent ; le droit violé est le même. Et entre ces deux haines, une femme réelle disparaît : ses paroles exactes, ses actes, sa liberté de créer.
Le mécanisme est d’autant plus redoutable qu’il emprunte le langage des libertés pour en obtenir la négation.
Il invoque le droit de protester pour revendiquer celui d’empêcher.
Il se réclame de la liberté d’expression pour organiser l’effacement de la parole adverse.
Il prétend combattre un pouvoir, mais s’arroge celui de décider qui a encore droit de cité.
Car la violence politique commence rarement par un coup.
Elle commence lorsqu’on s’accorde la permission de considérer qu’une personne n’a plus tout à fait le droit d’être là.
Sa présence devient une provocation.
L’inviter, une faute.
L’afficher, une complicité.
La défendre, une prise de parti.
Alors l’accusation tient lieu de preuve, l’indignation, de procès ; la foule, de verdict.
# Question démocratique
Est-il acceptable qu’en France, en 2026, une salle soit sommée de choisir entre sa liberté de programmation et la sécurité de son public ?
Que la peur devienne le véritable directeur artistique de nos fêtes et de nos festivals ?
Que la violence obtienne, sans juge, sans loi, sans décision démocratique, l’interdiction faite à une artiste d’exercer son métier ?
La réponse est non. C’est toujours non.
Dans notre Etat de droit, la personne menacée ne doit jamais être la variable d’ajustement de la menace – sinon, la violence gagne deux fois : d’abord en intimidant, ensuite en dictant la décision.
Nul n’a besoin d’aimer Barbara Butch, ni d’écouter sa musique, ni d’approuver la moindre de ses prises de position, pour refuser ce qui lui est fait.
On peut refuser d’entendre une artiste ; on ne peut pas décider que personne ne l’entendra plus.
On peut contester une programmation ;
on ne peut pas la dicter par la peur.
On peut répondre à une parole ; on ne peut pas poursuivre celle qui la porte de ville en ville jusqu’à ce qu’elle renonce à parler, à jouer, à travailler.
La justice donnera à ces faits toutes leurs qualifications ; les plaintes sont prêtes.
Mais cette affaire déborde le prétoire.
Ce qui est arrivé le 18 juillet 2026 n’est pas seulement l’histoire d’une artiste : c’est une question adressée à notre démocratie.
Notre République est confrontée à une autre manière d’exclure : non plus censurer une idée, mais rendre impossible l’exercice d’une liberté.
La loi du 7 juillet 2016 l’énonce pourtant en cinq mots : "La création artistique est libre." Une démocratie se juge à la protection de ceux que la rue voudrait faire taire.
Une démocratie ne commence pas à mourir lorsque la parole est interdite : elle commence à reculer lorsque certains cessent d’être réellement libres de la porter.
Notre République n’a jamais promis à chacun d’être applaudi ; elle a promis que nul n’aurait besoin de l’être pour vivre libre.
Barbara Butch remontera sur scène.
Non parce qu’elle devrait être soustraite à la critique, mais parce qu’aucune critique ne saurait devenir un droit de proscription.
Nous ne demandons ni silence, ni unanimité, ni indulgence.
Nous demandons que demeure vraie cette idée française, simple et immense : on peut se combattre par les mots sans jamais se retrancher mutuellement de la République.
On peut contester une artiste.
On ne peut pas organiser sa disparition.
Aujourd’hui, cette frontière porte un nom et un visage.
Demain, elle protégera peut-être les vôtres.
-->--
#Procès #Plainte #AudreyMsellati #Avocate
#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis -
https://inrer.org/2026/07/post-sionisme-post-shoah/ (Post-sionisme, post-Shoah, Trois essais sur une négation, une délégitimation et une diabolisation d'Israël)
--<--
Pour aborder l’œuvre magistrale du philosophe israélien Elhanan Yakira, Trois essais sur une négation, une délégitimation, une diabolisation d’Israël, publiée aux Presses universitaires de France en 2010, il faut poser d’emblée le cœur implacable de son diagnostic : l’antisionisme contemporain ne relève plus de la simple critique géopolitique ni d’une réflexion philosophique légitime sur les structures d’un État.Il s’est mué en une entreprise de négation existentielle radicale, un phénomène unique dans le champ sémantique international où l’État d’Israël s’impose comme la seule entité politique au monde dont la légitimité même à exister est contestée de manière permanente dans le débat public.
Si cette contestation trouve aujourd’hui un écho retentissant dans les cercles académiques et militants occidentaux, Yakira rappelle avec force qu’elle n’a jamais été exclusive à l’Occident.
Elle s’inscrit dans la continuité historique des campagnes de délégitimation de l’appareil de propagande soviétique – qui, dès les années 1960, théorisa l’assimilation du sionisme au racisme et à l’impérialisme – et des rhétoriques d’effacement portées par les nationalismes arabes et le fondamentalisme islamiste.
Sous le paravent de cet antisionisme globalisé se révèle une hostilité profonde qui prend pour cible, au travers de l’État, les personnes juives elles-mêmes.
Pour Yakira, refuser au seul peuple juif le droit à l’autodétermination accordé à toutes les autres nations du monde constitue un contresens historique et un scandale moral qu’il déconstruit en s’attaquant à trois foyers de subversion idéologique interconnectés.
Le premier de ces foyers s’incarne dans le post-sionisme académique et intellectuel, un courant né paradoxalement au cœur même des universités israéliennes à la fin des années 1980 avant d’être massivement exporté et récupéré à l’international.
Yakira analyse ce mouvement non pas comme une saine et classique relecture historique, mais comme une entreprise idéologique de déconstruction radicale visant à saper les fondements éthiques et juridiques du projet national juif.
Ce courant a été principalement structuré par les figures des « nouveaux historiens » comme notamment Ilan Pappé, qui a théorisé la naissance d’Israël sous le prisme exclusif du nettoyage ethnique, ou Benny Morris dans sa première période.
En prétendant s’affranchir du récit sioniste originel, cette intelligentsia a produit un arsenal sémantique qui assimile la création de l’État à un péché originel indépassable.
Cette subversion interne, validée par des titres universitaires prestigieux à Tel-Aviv, Haïfa ou Jérusalem, a fourni une caution scientifique et morale inespérée aux mouvements les plus extrêmes à l’étranger, transformant une dispute intellectuelle locale en une arme de disqualification planétaire.
La ligne de force de cette disqualification réside dans un glissement sémantique et moral pervers que Yakira passe au crible de sa rigueur philosophique : le passage de la critique légitime des politiques gouvernementales israéliennes (un exercice démocratique consubstantiel à la vie politique de l’État hébreu) à la diabolisation de l’existence même de l’État.
L’auteur pointe l’aveuglement, voire la complaisance, d’une partie de l’opinion publique qui s’accommode de cette distinction fallacieuse.
En traitant Israël comme une entité intrinsèquement maléfique, l’antisionisme mondialisé opère une essentialisation absolue.
Contre ce travestissement, Yakira rappelle fermement les faits : la base juridique et historique du partage de 1947 par l’ONU repose sur le principe de la coexistence de deux États, un juif et un arabe.
Nier le droit du premier à exister, ce n’est plus défendre les droits nationaux des Palestiniens, c’est formuler une exception haineuse qui, dans la sphère des symboles, revient à désigner le Juif comme la figure éternellement illégitime de l’histoire humaine.
Ce dispositif critique culmine dans l’indécence de l’instrumentalisation de la Shoah, thématique centrale et douloureuse de l’ouvrage où l’auteur décortique le retournement pervers de la victime en bourreau.
Ce pervertissement mémoriel se déploie selon trois modalités distinctes que Yakira analyse cliniquement.
D’abord, à travers le négationnisme d’une certaine gauche radicale française qui, depuis les années 1970 autour de la nébuleuse de La Vieille Taupe dirigée par Pierre Guillaume, a opéré une jonction immonde mais quelque peu oubliée avec l’extrême droite.
Ce courant, qui trouvera son apogée médiatique dans la dérive de l’essayiste Roger Garaudy¹ avec son livre Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, a cherché, par anticapitalisme dogmatique et par un anticléricalisme dévoyé, à effacer le génocide nazi ou à en réduire la portée pour priver Israël d’une prétendue justification morale.
Face à cette infamie, Yakira rétablit une vérité historique fondamentale : l’État d’Israël ne doit pas sa légitimité ni son existence à la Shoah.
Le projet sioniste, l’infrastructure étatique du Yichouv, l’immigration volontaire et la reconnaissance internationale du droit à un foyer national (de la déclaration Balfour aux mandats de la Société des Nations) sont largement antérieurs à la tentative d’extermination hitlérienne.
La Shoah a détruit le réservoir humain du sionisme européen bien plus qu’elle n’a facilité la création de l’État.
Ensuite, ce pervertissement transparaît par l’usage qu’en font les post-sionistes eux-mêmes, pour qui la mémoire du génocide aurait été cyniquement capturée et instrumentalisée par l’appareil d’État israélien pour fabriquer un éthos militariste, une psychose collective et une culture de la victimisation destinées à justifier sa politique sécuritaire.
Enfin, Yakira consacre des développements cruciaux à la postérité des thèses de Hannah Arendt² lors du procès Eichmann à Jérusalem, en 1961.
Il démontre comment sa critique du nationalisme sioniste et sa relecture polémique du rôle des Conseils juifs (Judenräte) ont été décontextualisées, déformées et instrumentalisées par les détracteurs contemporains d’Israël.
Ce détournement textuel vise à banaliser la destruction des Juifs d’Europe tout en chargeant le mouvement national juif d’une complicité imaginaire, voire d’une parenté idéologique objective, avec l’hitlérisme.
Ce retournement de la Shoah contre l’État juif constitue, pour Yakira, le point de bascule sémantique où l’antisionisme révèle sa véritable nature.
En accusant les survivants et leurs descendants de reproduire les crimes de leurs propres bourreaux, le discours antisioniste radical ne cherche pas à corriger une injustice envers les Palestiniens, mais à infliger une mort symbolique aux Juifs en les privant de leur dignité historique.
Cette diabolisation systématique légitime toutes les violences à leur encontre.
Dans les rues, cette violence aveugle frappe des personnes juives au mépris total de leurs positions politiques réelles ;
sur les campus, elle s’auto-légitime au nom d’un dogme moral dévoyé, allant jusqu’à tolérer à leur encontre des logiques d’exclusion et de harcèlement que la conscience contemporaine s’interdit d’appliquer aux pires idéologues de la haine (suprémacistes, néonazis, néofascistes…).
L’analyse d’Elhanan Yakira résonne prophétiquement aujourd’hui avec une actualité dramatique.
L’augmentation phénoménale des actes antisémites à travers le monde, observée dans la foulée des massacres du 7 octobre commis par le Hamas, valide cruellement sa thèse : l’attaque contre l’existence d’Israël s’est transmuée immédiatement en une traque physique et symbolique des populations juives de la diaspora.
Pour autant, cette grille de lecture n’impose nullement d’ignorer ou de passer sous silence les crimes et la violence systémique commis par le gouvernement israélien actuel à Gaza et en Cisjordanie.
Au contraire, la lucidité de Yakira permet de tracer une ligne de démarcation nette : il est indispensable, au nom des principes démocratiques, de condamner la colonisation, les violations du droit international et les souffrances infligées aux civils palestiniens par les choix politiques d’un gouvernement ;
mais il est criminel d’utiliser ces exactions pour réclamer la destruction de l’État et l’effacement de ses habitants.
Le combat pour les droits humains ne saurait être dévoyé en une entreprise d’annihilation.
-->--#INRER #Antisionisme #Antisemitisme
#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis -
https://inrer.org/2026/07/post-sionisme-post-shoah/ (Post-sionisme, post-Shoah, Trois essais sur une négation, une délégitimation et une diabolisation d'Israël)
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Pour aborder l’œuvre magistrale du philosophe israélien Elhanan Yakira, Trois essais sur une négation, une délégitimation, une diabolisation d’Israël, publiée aux Presses universitaires de France en 2010, il faut poser d’emblée le cœur implacable de son diagnostic : l’antisionisme contemporain ne relève plus de la simple critique géopolitique ni d’une réflexion philosophique légitime sur les structures d’un État.Il s’est mué en une entreprise de négation existentielle radicale, un phénomène unique dans le champ sémantique international où l’État d’Israël s’impose comme la seule entité politique au monde dont la légitimité même à exister est contestée de manière permanente dans le débat public.
Si cette contestation trouve aujourd’hui un écho retentissant dans les cercles académiques et militants occidentaux, Yakira rappelle avec force qu’elle n’a jamais été exclusive à l’Occident.
Elle s’inscrit dans la continuité historique des campagnes de délégitimation de l’appareil de propagande soviétique – qui, dès les années 1960, théorisa l’assimilation du sionisme au racisme et à l’impérialisme – et des rhétoriques d’effacement portées par les nationalismes arabes et le fondamentalisme islamiste.
Sous le paravent de cet antisionisme globalisé se révèle une hostilité profonde qui prend pour cible, au travers de l’État, les personnes juives elles-mêmes.
Pour Yakira, refuser au seul peuple juif le droit à l’autodétermination accordé à toutes les autres nations du monde constitue un contresens historique et un scandale moral qu’il déconstruit en s’attaquant à trois foyers de subversion idéologique interconnectés.
Le premier de ces foyers s’incarne dans le post-sionisme académique et intellectuel, un courant né paradoxalement au cœur même des universités israéliennes à la fin des années 1980 avant d’être massivement exporté et récupéré à l’international.
Yakira analyse ce mouvement non pas comme une saine et classique relecture historique, mais comme une entreprise idéologique de déconstruction radicale visant à saper les fondements éthiques et juridiques du projet national juif.
Ce courant a été principalement structuré par les figures des « nouveaux historiens » comme notamment Ilan Pappé, qui a théorisé la naissance d’Israël sous le prisme exclusif du nettoyage ethnique, ou Benny Morris dans sa première période.
En prétendant s’affranchir du récit sioniste originel, cette intelligentsia a produit un arsenal sémantique qui assimile la création de l’État à un péché originel indépassable.
Cette subversion interne, validée par des titres universitaires prestigieux à Tel-Aviv, Haïfa ou Jérusalem, a fourni une caution scientifique et morale inespérée aux mouvements les plus extrêmes à l’étranger, transformant une dispute intellectuelle locale en une arme de disqualification planétaire.
La ligne de force de cette disqualification réside dans un glissement sémantique et moral pervers que Yakira passe au crible de sa rigueur philosophique : le passage de la critique légitime des politiques gouvernementales israéliennes (un exercice démocratique consubstantiel à la vie politique de l’État hébreu) à la diabolisation de l’existence même de l’État.
L’auteur pointe l’aveuglement, voire la complaisance, d’une partie de l’opinion publique qui s’accommode de cette distinction fallacieuse.
En traitant Israël comme une entité intrinsèquement maléfique, l’antisionisme mondialisé opère une essentialisation absolue.
Contre ce travestissement, Yakira rappelle fermement les faits : la base juridique et historique du partage de 1947 par l’ONU repose sur le principe de la coexistence de deux États, un juif et un arabe.
Nier le droit du premier à exister, ce n’est plus défendre les droits nationaux des Palestiniens, c’est formuler une exception haineuse qui, dans la sphère des symboles, revient à désigner le Juif comme la figure éternellement illégitime de l’histoire humaine.
Ce dispositif critique culmine dans l’indécence de l’instrumentalisation de la Shoah, thématique centrale et douloureuse de l’ouvrage où l’auteur décortique le retournement pervers de la victime en bourreau.
Ce pervertissement mémoriel se déploie selon trois modalités distinctes que Yakira analyse cliniquement.
D’abord, à travers le négationnisme d’une certaine gauche radicale française qui, depuis les années 1970 autour de la nébuleuse de La Vieille Taupe dirigée par Pierre Guillaume, a opéré une jonction immonde mais quelque peu oubliée avec l’extrême droite.
Ce courant, qui trouvera son apogée médiatique dans la dérive de l’essayiste Roger Garaudy¹ avec son livre Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, a cherché, par anticapitalisme dogmatique et par un anticléricalisme dévoyé, à effacer le génocide nazi ou à en réduire la portée pour priver Israël d’une prétendue justification morale.
Face à cette infamie, Yakira rétablit une vérité historique fondamentale : l’État d’Israël ne doit pas sa légitimité ni son existence à la Shoah.
Le projet sioniste, l’infrastructure étatique du Yichouv, l’immigration volontaire et la reconnaissance internationale du droit à un foyer national (de la déclaration Balfour aux mandats de la Société des Nations) sont largement antérieurs à la tentative d’extermination hitlérienne.
La Shoah a détruit le réservoir humain du sionisme européen bien plus qu’elle n’a facilité la création de l’État.
Ensuite, ce pervertissement transparaît par l’usage qu’en font les post-sionistes eux-mêmes, pour qui la mémoire du génocide aurait été cyniquement capturée et instrumentalisée par l’appareil d’État israélien pour fabriquer un éthos militariste, une psychose collective et une culture de la victimisation destinées à justifier sa politique sécuritaire.
Enfin, Yakira consacre des développements cruciaux à la postérité des thèses de Hannah Arendt² lors du procès Eichmann à Jérusalem, en 1961.
Il démontre comment sa critique du nationalisme sioniste et sa relecture polémique du rôle des Conseils juifs (Judenräte) ont été décontextualisées, déformées et instrumentalisées par les détracteurs contemporains d’Israël.
Ce détournement textuel vise à banaliser la destruction des Juifs d’Europe tout en chargeant le mouvement national juif d’une complicité imaginaire, voire d’une parenté idéologique objective, avec l’hitlérisme.
Ce retournement de la Shoah contre l’État juif constitue, pour Yakira, le point de bascule sémantique où l’antisionisme révèle sa véritable nature.
En accusant les survivants et leurs descendants de reproduire les crimes de leurs propres bourreaux, le discours antisioniste radical ne cherche pas à corriger une injustice envers les Palestiniens, mais à infliger une mort symbolique aux Juifs en les privant de leur dignité historique.
Cette diabolisation systématique légitime toutes les violences à leur encontre.
Dans les rues, cette violence aveugle frappe des personnes juives au mépris total de leurs positions politiques réelles ;
sur les campus, elle s’auto-légitime au nom d’un dogme moral dévoyé, allant jusqu’à tolérer à leur encontre des logiques d’exclusion et de harcèlement que la conscience contemporaine s’interdit d’appliquer aux pires idéologues de la haine (suprémacistes, néonazis, néofascistes…).
L’analyse d’Elhanan Yakira résonne prophétiquement aujourd’hui avec une actualité dramatique.
L’augmentation phénoménale des actes antisémites à travers le monde, observée dans la foulée des massacres du 7 octobre commis par le Hamas, valide cruellement sa thèse : l’attaque contre l’existence d’Israël s’est transmuée immédiatement en une traque physique et symbolique des populations juives de la diaspora.
Pour autant, cette grille de lecture n’impose nullement d’ignorer ou de passer sous silence les crimes et la violence systémique commis par le gouvernement israélien actuel à Gaza et en Cisjordanie.
Au contraire, la lucidité de Yakira permet de tracer une ligne de démarcation nette : il est indispensable, au nom des principes démocratiques, de condamner la colonisation, les violations du droit international et les souffrances infligées aux civils palestiniens par les choix politiques d’un gouvernement ;
mais il est criminel d’utiliser ces exactions pour réclamer la destruction de l’État et l’effacement de ses habitants.
Le combat pour les droits humains ne saurait être dévoyé en une entreprise d’annihilation.
-->--#INRER #Antisionisme #Antisemitisme
#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis -
https://www.editions-hermann.fr/livre/des-sadiques-au-coeur-pur-gerard-bensussan
--<--
“L’antisémite est un sadique au cœur pur”, écrivait Sartre.
Ce livre explore les ambivalences de cette proposition.
Il se présente comme une réflexion sur la politique contemporaine, engagée depuis la méditation des significations du 7 octobre 2023 et des secousses politiques, affectives et idéologiques qui ont suivi.
Il entremêle plusieurs plans :
- aperçus historiques et théoriques, rendus nécessaires par les innombrables falsifications notionnelles du sionisme et de l’antisionisme ;
- descriptions de l’injuste solitude infligée après le massacre, et du délaissement auquel sont aujourd’hui confrontés les Juifs ;
- convocation de concepts et de notions comme la substitution, le paradigme, la comparaison, la biopolitique, la tragédie, la culpabilité, l’innocence, pour étayer l’ensemble de ces analyses.
La langue philosophique mobilisée ici s’attache à dire la spécificité d’un événement, les meurtres de masse et les enlèvements du 7 Octobre, et à entendre les résonances d’une répétition éternellement nouvelle, inattendue et recommencée, la récurrence de l’antisémitisme dans l’antisionisme contemporain, qui ne peut se représenter les Juifs que selon l’alternative : ou bien gazés, ou bien nazis .
#livre #DesSadiquesAuCoeurPur #antisemitisme #antisionisme
#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis -
https://www.editions-hermann.fr/livre/des-sadiques-au-coeur-pur-gerard-bensussan
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“L’antisémite est un sadique au cœur pur”, écrivait Sartre.
Ce livre explore les ambivalences de cette proposition.
Il se présente comme une réflexion sur la politique contemporaine, engagée depuis la méditation des significations du 7 octobre 2023 et des secousses politiques, affectives et idéologiques qui ont suivi.
Il entremêle plusieurs plans :
- aperçus historiques et théoriques, rendus nécessaires par les innombrables falsifications notionnelles du sionisme et de l’antisionisme ;
- descriptions de l’injuste solitude infligée après le massacre, et du délaissement auquel sont aujourd’hui confrontés les Juifs ;
- convocation de concepts et de notions comme la substitution, le paradigme, la comparaison, la biopolitique, la tragédie, la culpabilité, l’innocence, pour étayer l’ensemble de ces analyses.
La langue philosophique mobilisée ici s’attache à dire la spécificité d’un événement, les meurtres de masse et les enlèvements du 7 Octobre, et à entendre les résonances d’une répétition éternellement nouvelle, inattendue et recommencée, la récurrence de l’antisémitisme dans l’antisionisme contemporain, qui ne peut se représenter les Juifs que selon l’alternative : ou bien gazés, ou bien nazis .
#livre #DesSadiquesAuCoeurPur #antisemitisme #antisionisme
#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis -
https://www.youtube.com/watch?v=Iz2T2L2WRh4
🔴 🗣️ Un concert de Barbara Butch interrompu après l'intervention de militants pro-palestiniens, à la suite d'un appel au boycott soutenu par LFI.
La maire de Grenoble (DVG) Laurence Ruffin annonce que la ville va porter plainte contre X.
Article: https://www.franceinfo.fr/societe/concert-de-barbara-butch-interrompu-la-ville-de-grenoble-porte-plainte-contre-x-annonce-la-maire-laurence-ruffin_8115032.html (Concert de Barbara Butch interrompu : la Ville de Grenoble porte plainte contre X, annonce la maire Laurence Ruffin)
#Grenoble #antisemitisme #LFI
#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis -
https://www.youtube.com/watch?v=Iz2T2L2WRh4
🔴 🗣️ Un concert de Barbara Butch interrompu après l'intervention de militants pro-palestiniens, à la suite d'un appel au boycott soutenu par LFI.
La maire de Grenoble (DVG) Laurence Ruffin annonce que la ville va porter plainte contre X.
Article: https://www.franceinfo.fr/societe/concert-de-barbara-butch-interrompu-la-ville-de-grenoble-porte-plainte-contre-x-annonce-la-maire-laurence-ruffin_8115032.html (Concert de Barbara Butch interrompu : la Ville de Grenoble porte plainte contre X, annonce la maire Laurence Ruffin)
#Grenoble #antisemitisme #LFI
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https://juivesetjuifsrevolutionnaires.fr/2026/06/23/le-boycott-disrael-ne-doit-pas-devenir-le-boycott-des-juif%C2%B7ves/ (Le boycott d’Israël ne doit pas devenir le boycott des Juif·ves !)
Extrait:
--<--# Ce qui est à l’œuvre, c’est une situation de double standard flagrante : le fait pour un Juif·ve:
- de ne pas se déclarer explicitement pour la destruction d’Israël,
- d’avoir un lien quelconque avec Israël
- ou de s’engager contre l’antisémitisme
peut valoir ostracisation.
On a même vu sur les réseaux sociaux des comptes pro-palestiniens accuser de "sionisme" le collectif Tsedek (lui même coutumier de tels procès, mais plus habitué au rôle de procureur) car certain·es de ses membres ont la nationalité israélienne.
Au contraire, un·e non-juif·ve peut se déclarer favorable à l’existence de deux États sans provoquer aucun remous (**c’est d’ailleurs la position largement majoritaire à gauche, partagée par le PCF, la CGT, les Écologistes, le PS, et même officiellement par LFI**).
D’ailleurs, alors que les boycotteurs prétendent cibler les sionistes, jusqu’à présent seul·es des artistes juif·ves ont été visé·es.
On peut même dire que la judéité est le seul point commun entre Enrico Macias, Barbara Butch, Joann Sfar ou Nadav Lapid, quatre artistes récemment visé·es par des appels au boycott.
Enfin, les mêmes qui entendent chasser les sionistes "hors de nos facs / vies / villes / etc." **s’accommodent très bien de militer et de défiler aux côtés de partisan·es de Poutine, d’Assad, de Xi Jinping ou de Khamenei**.
**la palme de tartufferie revient ici au réalisateur Sylvain George, qui rédige une longue tribune sur le site Lundi matin justifiant le boycott de Nadav Lapid tout en étant lui même membre du jury lors du festival documentaire de Saint Petersbourg, c’est-à-dire en soutien de fait à Poutine**.
Le positionnement de ces artistes peut-être critiqué, mais ni Joann Sfar ni Barbara Butch ne peuvent être considérés sérieusement comme des soutiens de la colonisation israélienne ou des crimes de guerre et contre l’humanité commis à Gaza.
Leur boycott ne fait d’aucune manière pression sur le gouvernement israélien, ce qui était à la base censé être son objectif.
**Nous dénonçons donc ces campagnes, qui ne font qu’aggraver la confusion antisémite entre les Juif·ves du monde entier et la politique criminelle du gouvernement israélien**.
**Le boycott des institutions israéliennes peut être légitime, celui des artistes juifs·ves ne l’est pas**.
-->--
#campisme #DoubleStandard #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis -
https://juivesetjuifsrevolutionnaires.fr/2026/06/23/le-boycott-disrael-ne-doit-pas-devenir-le-boycott-des-juif%C2%B7ves/ (Le boycott d’Israël ne doit pas devenir le boycott des Juif·ves !)
Extrait:
--<--# Ce qui est à l’œuvre, c’est une situation de double standard flagrante : le fait pour un Juif·ve:
- de ne pas se déclarer explicitement pour la destruction d’Israël,
- d’avoir un lien quelconque avec Israël
- ou de s’engager contre l’antisémitisme
peut valoir ostracisation.
On a même vu sur les réseaux sociaux des comptes pro-palestiniens accuser de "sionisme" le collectif Tsedek (lui même coutumier de tels procès, mais plus habitué au rôle de procureur) car certain·es de ses membres ont la nationalité israélienne.
Au contraire, un·e non-juif·ve peut se déclarer favorable à l’existence de deux États sans provoquer aucun remous (**c’est d’ailleurs la position largement majoritaire à gauche, partagée par le PCF, la CGT, les Écologistes, le PS, et même officiellement par LFI**).
D’ailleurs, alors que les boycotteurs prétendent cibler les sionistes, jusqu’à présent seul·es des artistes juif·ves ont été visé·es.
On peut même dire que la judéité est le seul point commun entre Enrico Macias, Barbara Butch, Joann Sfar ou Nadav Lapid, quatre artistes récemment visé·es par des appels au boycott.
Enfin, les mêmes qui entendent chasser les sionistes "hors de nos facs / vies / villes / etc." **s’accommodent très bien de militer et de défiler aux côtés de partisan·es de Poutine, d’Assad, de Xi Jinping ou de Khamenei**.
**la palme de tartufferie revient ici au réalisateur Sylvain George, qui rédige une longue tribune sur le site Lundi matin justifiant le boycott de Nadav Lapid tout en étant lui même membre du jury lors du festival documentaire de Saint Petersbourg, c’est-à-dire en soutien de fait à Poutine**.
Le positionnement de ces artistes peut-être critiqué, mais ni Joann Sfar ni Barbara Butch ne peuvent être considérés sérieusement comme des soutiens de la colonisation israélienne ou des crimes de guerre et contre l’humanité commis à Gaza.
Leur boycott ne fait d’aucune manière pression sur le gouvernement israélien, ce qui était à la base censé être son objectif.
**Nous dénonçons donc ces campagnes, qui ne font qu’aggraver la confusion antisémite entre les Juif·ves du monde entier et la politique criminelle du gouvernement israélien**.
**Le boycott des institutions israéliennes peut être légitime, celui des artistes juifs·ves ne l’est pas**.
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#campisme #DoubleStandard #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis -
https://www.puf.com/israel-apres-le-7-octobre ( Israël après le 7-Octobre par Sylvaine Bulle)
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Les massacres du 7 octobre 2023 en Israël, suivis de la guerre extrême menée par Israël à Gaza et contre les Palestiniens, ont des conséquences majeures sur l’opinion publique et sur le militantisme antisioniste.Mais les émotions face à l’horreur bien réelle de Gaza semblent avoir pour effet de simplifier considérablement la connaissance empirique de la société israélienne dans son rapport aux Palestiniens.
Cet ouvrage vise à montrer la diversité et la complexité de la société et de la politique israéliennes, alors qu’une grande partie de l’opinion publique internationale les réduit à un miroir inversé de la situation palestinienne.
Qu’est-ce que le sionisme réel en Israël ?
Quel est le rôle exact des inégalités, de la race et de la religion dans la construction actuelle de la nation ?
Qu’est-ce qu’être Israélien après le 7-Octobre, alors que le pays est en proie à des tensions entre nationalisme extrême et sentiment d’effondrement ?
La réalité palestinienne connaît elle-même des transformations passées sous silence.
En mobilisant les enquêtes de terrain et les sciences sociales, cet ouvrage entend nuancer les visions binaires simplistes, et donner à voir un hors-champ des représentations, au plus près des sociétés réelles.
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#Livre #antisemitisme #Simplisme #campisme #complexité #palestine #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis
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https://www.puf.com/israel-apres-le-7-octobre ( Israël après le 7-Octobre par Sylvaine Bulle)
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Les massacres du 7 octobre 2023 en Israël, suivis de la guerre extrême menée par Israël à Gaza et contre les Palestiniens, ont des conséquences majeures sur l’opinion publique et sur le militantisme antisioniste.Mais les émotions face à l’horreur bien réelle de Gaza semblent avoir pour effet de simplifier considérablement la connaissance empirique de la société israélienne dans son rapport aux Palestiniens.
Cet ouvrage vise à montrer la diversité et la complexité de la société et de la politique israéliennes, alors qu’une grande partie de l’opinion publique internationale les réduit à un miroir inversé de la situation palestinienne.
Qu’est-ce que le sionisme réel en Israël ?
Quel est le rôle exact des inégalités, de la race et de la religion dans la construction actuelle de la nation ?
Qu’est-ce qu’être Israélien après le 7-Octobre, alors que le pays est en proie à des tensions entre nationalisme extrême et sentiment d’effondrement ?
La réalité palestinienne connaît elle-même des transformations passées sous silence.
En mobilisant les enquêtes de terrain et les sciences sociales, cet ouvrage entend nuancer les visions binaires simplistes, et donner à voir un hors-champ des représentations, au plus près des sociétés réelles.
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#Livre #antisemitisme #Simplisme #campisme #complexité #palestine #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis
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- https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782815963053-penser-l-antisemitisme-contemporain-anthologie-critique-bruno-quelennec-salima-nait-ahmed/ (Penser l’antisémitisme contemporain : Anthologie critique par Bruno Quelennec, Salima Nait Ahmed )
Cette anthologie fait découvrir au public francophone les analyses germanophones de l’antisémitisme contemporain, de l’après-Shoah à nos jours .
Croisant sociologie, philosophie et science politique, elle introduit aux théories et sociologies critiques issues d’Allemagne et d’Autriche , éclaire les débats actuels et réunit des travaux récents, inédits en français.
L’ouvrage explore les formes actuelles de l’antisémitisme, ses liens avec les racismes et les mémoires collectives
# Preface par
Au sortir de la guerre, **Theodor Adorno publiait une étude qu’il avait dirigée, devenue célèbre, sur la personnalité autoritaire**.
Cette recherche donnait à envisager un lien entre l’antisémitisme et la formation de la personnalité non démocratique, dans la famille et l’éducation.
Et Adorno fut très présent dans le débat allemand sur la question.En Allemagne, son héritage intellectuel, ainsi que de Max Horkheimer, et donc de l’École dite de Francfort, est demeuré vivace.
Une psychanalyse ancrée dans la théorie sociale a également joué un rôle non négligeable dans les analyses qui sont proposées, avec le souci de ne pas dissocier l’examen de la psychologie individuelle des contextes sociaux et culturels, et de la psychose collective de masse où se déploie la haine des Juifs.
Notons que si paranoïa il y a, elle serait collective, plus qu’individuelle, avec à l’œuvre des processus de projection, des identifications projectives.Au début des années 1970, un journaliste vivant en Europe centrale, Paul Lendvai, popularisait dans un essai sous ce titre la notion de "L’antisémitisme sans juifs" (Paris, Fayard, 1971).
Et voici que dans l’espace post-nazi, une nouvelle catégorie trouve sa place, on le découvre avec cette anthologie, celle d’"antisémitisme sans antisémites".
Ce qui débouche sur une conceptualisation qui mérite qu’on s’y arrête.Plusieurs auteurs, en effet, évoquent une "cimentation culturelle" qui fait que l’antisémitisme existe sans pouvoir, en tout cas jusque dans les années 2000, s’élever au niveau politique, sans pouvoir devenir instrumental dans une action idéologico-politique.
Inutilisable dans l’espace politique, il survit néanmoins, et apparaît alors comme un préjugé d’ordre privé, sans force pour peser dans la vie publique, ce qui est théorisé avec l’expression de "latence" - la question devenant celle de la nature de cette latence : est-elle dans les consciences, ou dans la communication ?
En France, une certaine "latence" aussi a commencé à être mise en cause avec le négationnisme des années 1970, puis avec la montée du Front national sous la houlette de Jean-Marie Le Pen, à partir du début des années 1980.Peut-être, maintenant que la direction du Rassemblement National prétend s’être affranchie de la haine des Juifs, pourrait-il s’avérer intéressant d’envisager la façon dont ce concept de "latence", à partir de l’Allemagne, peut servir à examiner comment l’extrême droite cherche à se démarquer de la haine des Juifs et à soutenir la politique d’Israël tandis que la gauche de la gauche dérape ici et là dans un antisémitisme masqué sous couvert d’antisionisme.
Peut-être même est-il possible d’élargir la perspective.
Car au-delà de la question juive, les concepts proposés par les penseurs et chercheurs allemands pourraient servir, en France, à réfléchir aux racismes anti-Noirs et anti-Maghrébins, fortement teintés de haine des musulmans, et à l’histoire du pays, coloniale puis postcoloniale.Notons, au passage, que l’idée d’un racisme anti-Arabes est elle-même à préciser, car ce phénomène, en fait, vise pour l’essentiel des populations issues de pays du Maghreb où l’on peut aussi être berbère.
De plus, dans le débat français contemporain, il arrive, si l’on peut dire, que les Palestiniens deviennent présentés comme des Juifs par leurs caractéristiques supposées, tandis que l’image des Israéliens devient celle, comme il est dit dans cette anthologie, de "Juifs non juifs".
Ce processus d’inversion fait des victimes d’hier, les Juifs (les pogromes, la Shoah) les coupables d’aujourd’hui (la guerre à Gaza), et des Palestiniens la figure mondiale de la victime, par excellence.
On ne comprend pas l’antisémitisme allemand sans référence au passé nazi.
Mais le présent doit aussi beaucoup à deux autres aspects.D’une part, après la guerre, la naissance d’Israël et le conflit israélo-palestinien, et à partir de là, le débat que cette anthologie aborde de plusieurs façons, à propos du recouvrement (mais jusqu’à quel point ?) de l’antisionisme et de l’antisémitisme, avec des prolongements récents, sur la "blanchité" des Juifs.
Et d’autre part, le fait qu’il a fallu attendre la chute du mur de Berlin, en 1989, pour que le pays se réunifie, alors que durant près d’un demi-siècle, le traitement politique du nazisme et la haine des Juifs ont connu en Allemagne de l’Est un cours différent de celui suivi à l’Ouest.
Les deux aspects se télescopent d’ailleurs : dès le début des années 1950, en effet, l’antisémitisme orchestré par le régime stalinien s’est présenté sous le masque transparent de l’antisionisme, on l’a vu notamment au procès de Prague, en 1952.
Réfléchir à la question des liens entre antisémitisme et antisionisme installe par ailleurs cette anthologie dans des débats récents, et dans l’espace du postcolonialisme - certains, sans réellement prendre connaissance des études postcoloniales et décoloniales diraient : du wokisme, ce qui brouille la discussion, disqualifie a priori et sans nuance l’ensemble de ces travaux, mais aussi bien des contestations notamment antiracistes, et alimente des polémiques bien peu scientifiques.
En Allemagne, une conceptualisation originale fait du concept d’intersectionnalité un outil qui peut être utilisé autrement que du point de vue américain, dominé par l’articulation du genre et du racisme anti-Noirs, ou français, dominé par celle du genre avec le racisme anti-immigrés, anti-Maghrébins, antimusulmans - ce qui n’exclut pas le racisme anti-Noirs.
Ici, le concept sert à envisager l’interpénétration de l’antisémitisme et du sexisme, et est donc utilisé par d’autres auteurs que ceux qui y recourent en France, et qui ne se mobilisent généralement pas pour envisager la haine des Juifs.
Nous avons beaucoup à apprendre, et d’importantes leçons à tirer de cette anthologie, en matière historique comme sociologique, empirique comme théorique.
Bien sûr, et certains de ses auteurs ne s’en privent pas, il est possible de critiquer la recherche en Allemagne, d’insister sur ses carences, d’émettre des regrets.
Mais tout est relatif : ce qui est rassemblé dans cette anthologie fait aussi et surtout apparaître une grande richesse et une belle diversité de propositions.
En ces temps où l’antisémitisme connaît en France des développements singulièrement préoccupants, cet ouvrage ouvre des perspectives intellectuelles novatrices et stimulantes, des éclairages pouvant nous aider à élever le niveau de nos analyses.
Notre ordinaire, s’il s’agit de connaître le phénomène pour mieux l’affronter, est fait pour l’essentiel, de travaux historiques sans surprises, de sondages, de statistiques relatives aux actes antisémites, et d’analyses de discours.
La seule grande enquête sociologique dont nous disposons est celle que j’ai conduite avec une équipe d’une dizaine de chercheurs et publiée sous le titre La tentation antisémite (Paris, Robert Laffont, 2005) : elle date du début des années 2000 et rien de comparable n’a été lancé depuis.
Bruno Quélennec et Salima Naït Ahmed ont fait œuvre scientifique en suivant et en étudiant pendant des années les débats en langue allemande, en collectant, en sélectionnant intelligemment pour un public francophone les textes qui vont suivre, en veillant à le guider dans sa compréhension par un dispositif élaboré de notes et de compléments qu’ils ont rédigé à son intention.
Autant dire que ceux qui ne veulent pas se contenter des limites et des carences de la recherche actuelle en France peuvent leur être reconnaissants.
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Liens: arrac.fr/2026/03/19/critical-theories-of-antisemitism-concepts-challenges-and-emerging-research-agendas/
#Livre #CriticalTheories #antisemitisme #Palestine #InversionDesVictimes #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis
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- https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782815963053-penser-l-antisemitisme-contemporain-anthologie-critique-bruno-quelennec-salima-nait-ahmed/ (Penser l’antisémitisme contemporain : Anthologie critique par Bruno Quelennec, Salima Nait Ahmed )
Cette anthologie fait découvrir au public francophone les analyses germanophones de l’antisémitisme contemporain, de l’après-Shoah à nos jours .
Croisant sociologie, philosophie et science politique, elle introduit aux théories et sociologies critiques issues d’Allemagne et d’Autriche , éclaire les débats actuels et réunit des travaux récents, inédits en français.
L’ouvrage explore les formes actuelles de l’antisémitisme, ses liens avec les racismes et les mémoires collectives
# Preface par
Au sortir de la guerre, **Theodor Adorno publiait une étude qu’il avait dirigée, devenue célèbre, sur la personnalité autoritaire**.
Cette recherche donnait à envisager un lien entre l’antisémitisme et la formation de la personnalité non démocratique, dans la famille et l’éducation.
Et Adorno fut très présent dans le débat allemand sur la question.En Allemagne, son héritage intellectuel, ainsi que de Max Horkheimer, et donc de l’École dite de Francfort, est demeuré vivace.
Une psychanalyse ancrée dans la théorie sociale a également joué un rôle non négligeable dans les analyses qui sont proposées, avec le souci de ne pas dissocier l’examen de la psychologie individuelle des contextes sociaux et culturels, et de la psychose collective de masse où se déploie la haine des Juifs.
Notons que si paranoïa il y a, elle serait collective, plus qu’individuelle, avec à l’œuvre des processus de projection, des identifications projectives.Au début des années 1970, un journaliste vivant en Europe centrale, Paul Lendvai, popularisait dans un essai sous ce titre la notion de "L’antisémitisme sans juifs" (Paris, Fayard, 1971).
Et voici que dans l’espace post-nazi, une nouvelle catégorie trouve sa place, on le découvre avec cette anthologie, celle d’"antisémitisme sans antisémites".
Ce qui débouche sur une conceptualisation qui mérite qu’on s’y arrête.Plusieurs auteurs, en effet, évoquent une "cimentation culturelle" qui fait que l’antisémitisme existe sans pouvoir, en tout cas jusque dans les années 2000, s’élever au niveau politique, sans pouvoir devenir instrumental dans une action idéologico-politique.
Inutilisable dans l’espace politique, il survit néanmoins, et apparaît alors comme un préjugé d’ordre privé, sans force pour peser dans la vie publique, ce qui est théorisé avec l’expression de "latence" - la question devenant celle de la nature de cette latence : est-elle dans les consciences, ou dans la communication ?
En France, une certaine "latence" aussi a commencé à être mise en cause avec le négationnisme des années 1970, puis avec la montée du Front national sous la houlette de Jean-Marie Le Pen, à partir du début des années 1980.Peut-être, maintenant que la direction du Rassemblement National prétend s’être affranchie de la haine des Juifs, pourrait-il s’avérer intéressant d’envisager la façon dont ce concept de "latence", à partir de l’Allemagne, peut servir à examiner comment l’extrême droite cherche à se démarquer de la haine des Juifs et à soutenir la politique d’Israël tandis que la gauche de la gauche dérape ici et là dans un antisémitisme masqué sous couvert d’antisionisme.
Peut-être même est-il possible d’élargir la perspective.
Car au-delà de la question juive, les concepts proposés par les penseurs et chercheurs allemands pourraient servir, en France, à réfléchir aux racismes anti-Noirs et anti-Maghrébins, fortement teintés de haine des musulmans, et à l’histoire du pays, coloniale puis postcoloniale.Notons, au passage, que l’idée d’un racisme anti-Arabes est elle-même à préciser, car ce phénomène, en fait, vise pour l’essentiel des populations issues de pays du Maghreb où l’on peut aussi être berbère.
De plus, dans le débat français contemporain, il arrive, si l’on peut dire, que les Palestiniens deviennent présentés comme des Juifs par leurs caractéristiques supposées, tandis que l’image des Israéliens devient celle, comme il est dit dans cette anthologie, de "Juifs non juifs".
Ce processus d’inversion fait des victimes d’hier, les Juifs (les pogromes, la Shoah) les coupables d’aujourd’hui (la guerre à Gaza), et des Palestiniens la figure mondiale de la victime, par excellence.
On ne comprend pas l’antisémitisme allemand sans référence au passé nazi.
Mais le présent doit aussi beaucoup à deux autres aspects.D’une part, après la guerre, la naissance d’Israël et le conflit israélo-palestinien, et à partir de là, le débat que cette anthologie aborde de plusieurs façons, à propos du recouvrement (mais jusqu’à quel point ?) de l’antisionisme et de l’antisémitisme, avec des prolongements récents, sur la "blanchité" des Juifs.
Et d’autre part, le fait qu’il a fallu attendre la chute du mur de Berlin, en 1989, pour que le pays se réunifie, alors que durant près d’un demi-siècle, le traitement politique du nazisme et la haine des Juifs ont connu en Allemagne de l’Est un cours différent de celui suivi à l’Ouest.
Les deux aspects se télescopent d’ailleurs : dès le début des années 1950, en effet, l’antisémitisme orchestré par le régime stalinien s’est présenté sous le masque transparent de l’antisionisme, on l’a vu notamment au procès de Prague, en 1952.
Réfléchir à la question des liens entre antisémitisme et antisionisme installe par ailleurs cette anthologie dans des débats récents, et dans l’espace du postcolonialisme - certains, sans réellement prendre connaissance des études postcoloniales et décoloniales diraient : du wokisme, ce qui brouille la discussion, disqualifie a priori et sans nuance l’ensemble de ces travaux, mais aussi bien des contestations notamment antiracistes, et alimente des polémiques bien peu scientifiques.
En Allemagne, une conceptualisation originale fait du concept d’intersectionnalité un outil qui peut être utilisé autrement que du point de vue américain, dominé par l’articulation du genre et du racisme anti-Noirs, ou français, dominé par celle du genre avec le racisme anti-immigrés, anti-Maghrébins, antimusulmans - ce qui n’exclut pas le racisme anti-Noirs.
Ici, le concept sert à envisager l’interpénétration de l’antisémitisme et du sexisme, et est donc utilisé par d’autres auteurs que ceux qui y recourent en France, et qui ne se mobilisent généralement pas pour envisager la haine des Juifs.
Nous avons beaucoup à apprendre, et d’importantes leçons à tirer de cette anthologie, en matière historique comme sociologique, empirique comme théorique.
Bien sûr, et certains de ses auteurs ne s’en privent pas, il est possible de critiquer la recherche en Allemagne, d’insister sur ses carences, d’émettre des regrets.
Mais tout est relatif : ce qui est rassemblé dans cette anthologie fait aussi et surtout apparaître une grande richesse et une belle diversité de propositions.
En ces temps où l’antisémitisme connaît en France des développements singulièrement préoccupants, cet ouvrage ouvre des perspectives intellectuelles novatrices et stimulantes, des éclairages pouvant nous aider à élever le niveau de nos analyses.
Notre ordinaire, s’il s’agit de connaître le phénomène pour mieux l’affronter, est fait pour l’essentiel, de travaux historiques sans surprises, de sondages, de statistiques relatives aux actes antisémites, et d’analyses de discours.
La seule grande enquête sociologique dont nous disposons est celle que j’ai conduite avec une équipe d’une dizaine de chercheurs et publiée sous le titre La tentation antisémite (Paris, Robert Laffont, 2005) : elle date du début des années 2000 et rien de comparable n’a été lancé depuis.
Bruno Quélennec et Salima Naït Ahmed ont fait œuvre scientifique en suivant et en étudiant pendant des années les débats en langue allemande, en collectant, en sélectionnant intelligemment pour un public francophone les textes qui vont suivre, en veillant à le guider dans sa compréhension par un dispositif élaboré de notes et de compléments qu’ils ont rédigé à son intention.
Autant dire que ceux qui ne veulent pas se contenter des limites et des carences de la recherche actuelle en France peuvent leur être reconnaissants.
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Liens: arrac.fr/2026/03/19/critical-theories-of-antisemitism-concepts-challenges-and-emerging-research-agendas/
#Livre #CriticalTheories #antisemitisme #Palestine #InversionDesVictimes #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis
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- https://www.editions-crise-et-critique.fr/ouvrage/collectif-le-peril-antisemite/ (Collectif – Le Péril antisémite)
Première anthologie en langue française sur la théorie critique de l’antisémitisme ¶
Paru le 14 novembre 2025
Moishe Postone, Robert Kurz, Clément Homs, Detlev Claussen, Lars Rensmann, Samuel Salzborn, Sender Vizel, Marcos Barreira, Daniel Feldmann, Ernst Lohoff, Jordi Maiso, Karin Stögner et José A.
ZamoraComment expliquer qu’à peine trois quarts de siècle après la Shoah, l’antisémitisme ressurgisse avec une vigueur renouvelée ?
Loin d’être un phénomène révolu, il demeure profondément enraciné dans les sociétés modernes.
Et ce retour ne se limite pas à l’Europe et à l’Amérique : il s’étend également au monde arabe et à de nombreux pays d’Asie, où l’antisémitisme atteint parfois des niveaux particulièrement élevés.Cette résurgence s’accompagne d’une polarisation des discours publics : à gauche, une frange tend à le minimiser, n’en dénonçant que l’instrumentalisation ; à droite, on promeut la thèse du “nouvel antisémitisme”, attribué exclusivement aux populations musulmanes et à la gauche.
Ces deux positions, aussi caricaturales l’une que l’autre, révèlent une même cécité : l’incapacité à comprendre l’antisémitisme comme un phénomène structurel des sociétés capitalistes modernes.Dans cette première anthologie en langue française consacrée à la théorie critique de l’antisémitisme, les auteurs et autrices mettent en lumière le lien fondamental — longtemps occulté — entre l’antisémitisme moderne et le capitalisme.
Ils montrent que, dans cette relation, l’antisémitisme se cristallise en une conscience fétichisée : ce qui apparaît comme “abstrait” et insaisissable dans le capitalisme se trouve personnifié dans la figure du “Juif “.
L’antisémitisme propose ainsi une vision pseudo-émancipatrice, prétendant dévoiler le fonctionnement des sociétés capitalistes, et se propage en temps de crise avec une fulgurance qui finit par dégénérer en conflagration meurtrière.
Le recueil s’articule en trois parties :
- “L’antisémitisme moderne, une vision fétichisée du système-monde capitaliste”,
- “La Shoah, usine à détruire l’abstraction”
- et “Constellations contemporaines de l’idéologie de crise antisémite”.
Cette structure permet d’aborder le phénomène sous plusieurs angles — historique, théorique et contemporain.
À travers une approche pluridisciplinaire, inscrite dans la critique marxienne renouvelée du capitalisme, l’ouvrage réunit des essais fondateurs qui éclairent la formation de la conscience antisémite dans le capitalisme et en explorent les multiples résonances, offrant une réflexion approfondie sur les enjeux sociaux et idéologiques à l’origine de ce péril croissant.
#Livre #antisemitisme #LePerilAntisemite #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis #capitalisme
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- https://www.editions-crise-et-critique.fr/ouvrage/collectif-le-peril-antisemite/ (Collectif – Le Péril antisémite)
Première anthologie en langue française sur la théorie critique de l’antisémitisme ¶
Paru le 14 novembre 2025
Moishe Postone, Robert Kurz, Clément Homs, Detlev Claussen, Lars Rensmann, Samuel Salzborn, Sender Vizel, Marcos Barreira, Daniel Feldmann, Ernst Lohoff, Jordi Maiso, Karin Stögner et José A.
ZamoraComment expliquer qu’à peine trois quarts de siècle après la Shoah, l’antisémitisme ressurgisse avec une vigueur renouvelée ?
Loin d’être un phénomène révolu, il demeure profondément enraciné dans les sociétés modernes.
Et ce retour ne se limite pas à l’Europe et à l’Amérique : il s’étend également au monde arabe et à de nombreux pays d’Asie, où l’antisémitisme atteint parfois des niveaux particulièrement élevés.Cette résurgence s’accompagne d’une polarisation des discours publics : à gauche, une frange tend à le minimiser, n’en dénonçant que l’instrumentalisation ; à droite, on promeut la thèse du “nouvel antisémitisme”, attribué exclusivement aux populations musulmanes et à la gauche.
Ces deux positions, aussi caricaturales l’une que l’autre, révèlent une même cécité : l’incapacité à comprendre l’antisémitisme comme un phénomène structurel des sociétés capitalistes modernes.Dans cette première anthologie en langue française consacrée à la théorie critique de l’antisémitisme, les auteurs et autrices mettent en lumière le lien fondamental — longtemps occulté — entre l’antisémitisme moderne et le capitalisme.
Ils montrent que, dans cette relation, l’antisémitisme se cristallise en une conscience fétichisée : ce qui apparaît comme “abstrait” et insaisissable dans le capitalisme se trouve personnifié dans la figure du “Juif “.
L’antisémitisme propose ainsi une vision pseudo-émancipatrice, prétendant dévoiler le fonctionnement des sociétés capitalistes, et se propage en temps de crise avec une fulgurance qui finit par dégénérer en conflagration meurtrière.
Le recueil s’articule en trois parties :
- “L’antisémitisme moderne, une vision fétichisée du système-monde capitaliste”,
- “La Shoah, usine à détruire l’abstraction”
- et “Constellations contemporaines de l’idéologie de crise antisémite”.
Cette structure permet d’aborder le phénomène sous plusieurs angles — historique, théorique et contemporain.
À travers une approche pluridisciplinaire, inscrite dans la critique marxienne renouvelée du capitalisme, l’ouvrage réunit des essais fondateurs qui éclairent la formation de la conscience antisémite dans le capitalisme et en explorent les multiples résonances, offrant une réflexion approfondie sur les enjeux sociaux et idéologiques à l’origine de ce péril croissant.
#Livre #antisemitisme #LePerilAntisemite #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis #capitalisme
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https://antiracisme.frama.io/luttes-2026/04/11/l-antisemitisme-dans-nos-luttes-sociales-comprendre-ses-origines-et-ses-fonctions-pour-mieux-le-detecter-et-le-combattre/index.html (Rencontres à Toulouse: L’antisémitisme dans nos luttes sociales comprendre ses origines et ses fonctions pour mieux le détecter et le combattre le 11 avril 2026)
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Alertée par la montée de l’antisémitisme dans les milieux féministes, queer, et plus généralement dans le mouvement de lutte pour les droits humains, l’ASQF (Association pour le Soin Queer et Feministe, https://www.asqf.care/ ) a décidé de s’associer avec les éditions Crise et Critique pour proposer un cycle de conférences d’une demi-journée, autour de la sortie du livre “Le Péril Antisémite” ( https://www.editions-crise-et-critique.fr/ouvrage/collectif-le-peril-antisemite/ , sorti le 2025-11-14), pour aider les actrices et acteurs agissant pour la défense des droits sociaux à comprendre la structure trans-historique de l’antisémitisme afin de pouvoir le combattre efficacement.-->--
Les vidéos: https://www.youtube.com/@asso-soin-queer-et-f%C3%A9ministe
Autres liens:
- https://oblique-revue.org/2026/05/31/colloque-lantisemitisme-dans-nos-luttes-sociales/ (Colloque : L’antisémitisme dans nos luttes sociales)
#Conférence #antisemitisme #Queer #feminisme #Touluse #LePerilAntisemite #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis
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https://antiracisme.frama.io/luttes-2026/04/11/l-antisemitisme-dans-nos-luttes-sociales-comprendre-ses-origines-et-ses-fonctions-pour-mieux-le-detecter-et-le-combattre/index.html (Rencontres à Toulouse: L’antisémitisme dans nos luttes sociales comprendre ses origines et ses fonctions pour mieux le détecter et le combattre le 11 avril 2026)
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Alertée par la montée de l’antisémitisme dans les milieux féministes, queer, et plus généralement dans le mouvement de lutte pour les droits humains, l’ASQF (Association pour le Soin Queer et Feministe, https://www.asqf.care/ ) a décidé de s’associer avec les éditions Crise et Critique pour proposer un cycle de conférences d’une demi-journée, autour de la sortie du livre “Le Péril Antisémite” ( https://www.editions-crise-et-critique.fr/ouvrage/collectif-le-peril-antisemite/ , sorti le 2025-11-14), pour aider les actrices et acteurs agissant pour la défense des droits sociaux à comprendre la structure trans-historique de l’antisémitisme afin de pouvoir le combattre efficacement.-->--
Les vidéos: https://www.youtube.com/@asso-soin-queer-et-f%C3%A9ministe
Autres liens:
- https://oblique-revue.org/2026/05/31/colloque-lantisemitisme-dans-nos-luttes-sociales/ (Colloque : L’antisémitisme dans nos luttes sociales)
#Conférence #antisemitisme #Queer #feminisme #Touluse #LePerilAntisemite #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis
-
- https://www.editions-crise-et-critique.fr/ouvrage/julien-chanet-lincendie-universel-le-sujet-de-lantisionisme-a-gauche/ (Julien Chanet, L’incendie universel. Le sujet de l’antisionisme à gauche)
À la suite du 7 octobre et de la guerre à Gaza, alors que la gauche se fracture autour du conflit israélo-palestinien, de l’antisémitisme et de l’antiracisme, cet ouvrage propose une plongée sans concessions dans l’une de ses zones les plus sensibles: son rapport à l’antisionisme .Pourtant, les prises de position sur l’antisémitisme contournent souvent le sionisme et l’antisionisme, relégués, au mieux, à des chapitres isolés, au pire, au rang d’impensés idéologiques.
Il fallait donc reprendre ces questions de front, sans éluder les controverses ni céder aux simplifications.
Depuis un ancrage antiraciste et anti-autoritaire , l’auteur analyse les impasses d’un militantisme parfois captif de ses slogans, lorsque les réalités juives sont réduites à un seul signifiant: Israël .
Croisant théorie politique, sociologie des mobilisations et géopolitique critique, il replace le sionisme dans son histoire réelle, loin des caricatures.
Il met au jour la dimension nationaliste et identitaire, par procuration, des discours antisionistes, la réduction du peuple palestinien à un peuple-objet ou à un peuple-martyr, ainsi que les glissements par lesquels l’antisionisme peut se muer en antisémitisme masqué ou assumé, dont il retrace la généalogie, de la matrice stalinienne à ses reformulations contemporaines.
Dès lors, deux questions se posent:
- existe-t-il un antisionisme réellement progressiste ?
- À quelles conditions le sionisme peut-il redevenir un objet ordinaire de discussion politique plutôt qu’un tabou ou un épouvantail?
Écrit depuis la gauche, mais à distance des logiques de chapelle, ce livre s’adresse à celles et ceux qui se soucient de ne rien céder aux politiques de domination ni aux logiques réactionnaires .
Il tire aussi la sonnette d’alarme devant les angles morts et les régressions de la critique sociale, et examine les effets d’un antisionisme lorsqu’il s’approprie la solidarité avec les Palestinien-nes au lieu de la renforcer.
Julien Chanet est travailleur associatif à Bruxelles.
Diplômé de Science politique, il réfléchit aux théories politiques et aux tensions qui animent les gauches, notamment l’antisionisme et l’antisémitisme.
Il a publié à ce sujet dans plusieurs revues (Daï https://www.dai-la-revue.fr/ , Revue K (https://k-larevue.com/))
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Liens:
- https://www.instagram.com/incendieuniversel/
#Livre #antisionisme #antisemitisme #palestine #LincendieUniversel
#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis -
- https://www.editions-crise-et-critique.fr/ouvrage/julien-chanet-lincendie-universel-le-sujet-de-lantisionisme-a-gauche/ (Julien Chanet, L’incendie universel. Le sujet de l’antisionisme à gauche)
À la suite du 7 octobre et de la guerre à Gaza, alors que la gauche se fracture autour du conflit israélo-palestinien, de l’antisémitisme et de l’antiracisme, cet ouvrage propose une plongée sans concessions dans l’une de ses zones les plus sensibles: son rapport à l’antisionisme .Pourtant, les prises de position sur l’antisémitisme contournent souvent le sionisme et l’antisionisme, relégués, au mieux, à des chapitres isolés, au pire, au rang d’impensés idéologiques.
Il fallait donc reprendre ces questions de front, sans éluder les controverses ni céder aux simplifications.
Depuis un ancrage antiraciste et anti-autoritaire , l’auteur analyse les impasses d’un militantisme parfois captif de ses slogans, lorsque les réalités juives sont réduites à un seul signifiant: Israël .
Croisant théorie politique, sociologie des mobilisations et géopolitique critique, il replace le sionisme dans son histoire réelle, loin des caricatures.
Il met au jour la dimension nationaliste et identitaire, par procuration, des discours antisionistes, la réduction du peuple palestinien à un peuple-objet ou à un peuple-martyr, ainsi que les glissements par lesquels l’antisionisme peut se muer en antisémitisme masqué ou assumé, dont il retrace la généalogie, de la matrice stalinienne à ses reformulations contemporaines.
Dès lors, deux questions se posent:
- existe-t-il un antisionisme réellement progressiste ?
- À quelles conditions le sionisme peut-il redevenir un objet ordinaire de discussion politique plutôt qu’un tabou ou un épouvantail?
Écrit depuis la gauche, mais à distance des logiques de chapelle, ce livre s’adresse à celles et ceux qui se soucient de ne rien céder aux politiques de domination ni aux logiques réactionnaires .
Il tire aussi la sonnette d’alarme devant les angles morts et les régressions de la critique sociale, et examine les effets d’un antisionisme lorsqu’il s’approprie la solidarité avec les Palestinien-nes au lieu de la renforcer.
Julien Chanet est travailleur associatif à Bruxelles.
Diplômé de Science politique, il réfléchit aux théories politiques et aux tensions qui animent les gauches, notamment l’antisionisme et l’antisémitisme.
Il a publié à ce sujet dans plusieurs revues (Daï https://www.dai-la-revue.fr/ , Revue K (https://k-larevue.com/))
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Liens:
- https://www.instagram.com/incendieuniversel/
#Livre #antisionisme #antisemitisme #palestine #LincendieUniversel
#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis -
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**Agresser une DJ juive ne libérera pas la Palestine** par Jonas Pardo
Depuis le spectacle donné lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, la DJ et artiste Barbara Butch est la cible d’une campagne de harcèlement qui mêle lesbophobie, grossophobie et antisémitisme.
À la suite des Jeux, plusieurs groupes d’extrême droite l’ont accusée de blasphème, d’atteinte aux "bonnes mœurs" et de participer à une prétendue décadence culturelle.
Après sa nomination à la direction artistique de la Nuit Blanche, les attaques ont pris la forme d’insinuations sur sa rémunération, de soupçons de favoritisme, de procès d’intention autour d’un supposé agenda idéologique.
Plus récemment encore, un journal identitaire a choisi de faire figurer Barbara Butch en Une aux côtés du pédocriminel Jeffrey Epstein, les présentant tous deux comme les symboles d’un Occident prétendument "dégénéré".
Références à l’argent, soupçons de corruption morale, accusation de complot contre les cultures européennes : Barbara Butch n’est pas attaquée pour ses œuvres, ses prises de parole ou ses actes.
Elle est visée à travers des imaginaires antisémites et LGBTphobes dont l’histoire est ancienne.
Depuis quelques mois, c’est l’accusation de "double allégeance" qui est mise en circulation sur les réseaux sociaux.
Vieux stéréotype antisémite, les Juifs seraient inféodés à un État étranger dont ils défendraient les intérêts de manière dissimulée.
Le soir de la Nuit Blanche, tandis qu’un groupe de militants catholiques intégristes tentaient d’empêcher la tenue d’un événement organisé dans l’église Saint-Laurent, des militants proches de la section grenobloise de la France insoumise cherchaient à perturber le concert de Barbara Butch, place de l’Hôtel de Ville.
Dans un tract distribué au public venu assister à la soirée, ils appelaient la Ville de Paris à "ne pas servir de marchepied à la propagande d’Israël" et demandaient la déprogrammation de l’artiste, décrite comme une "personnalité sioniste" et "figure de la stratégie de pinkwashing d’Israël".
Des camps politiques sensés être opposés désignent une même personne comme cible.
Non pour ses créations, ses prises de parole ou ses actes, mais parce qu’ils projettent sur elle des fantasmes liés à ce qu’elle est : une femme juive et lesbienne.
Au printemps, le représentant grenoblois de la France Insoumise élu au conseil municipal de la ville, lance un appel au boycott contre la DJ.
Le harcèlement sort de l’espace numérique.
Des centaines de militants tractent et se mobilisent pour tenter de la faire déprogrammer, l’invectivent dès son arrivée sur ses lieux de travail et l’insultent en continu en espérant qu’elle sorte de la scène.
Rassemblés autour de l’idée que l’artiste participerait à une entreprise de propagande israélienne, c’est aux cris de "sale sioniste" qu’une centaine de militants insoumis ont tenté d’empêcher Barbara Butch de se produire au Cabaret Frappé à Grenoble, samedi 18 juillet.
Les faits qui lui sont reprochés : avoir joué à la Pride de Tel Aviv en 2025, et sa signature d’une tribune en défense de la loi visant à lutter "contre les formes renouvelées d’antisémitisme", dite Loi Yadan.
Les insoumis grenoblois considèrent ce geste comme une forme de soutien aux politiques meurtrières du gouvernement Netanyahou, et un soutien à la répression des voix pro-palestiniennes.
La DJ n’a en réalité pas joué à la Pride, qui n’a d’ailleurs pas eu lieu, mais dans une soirée privée à l’ambassade de France en Israël.
Si elle a signé cette tribune, comme elle l’explique elle-même, c’est parce qu’elle voyait dans cette loi la possibilité d’un recul de l’antisémitisme, qu’elle vit d’autant plus après les JO de Paris.
Loin d’être un cas isolé, les tentatives d’écarter les artistes juifs et juives de l’espace public se multiplient de manière inquiétante depuis le 7 octobre 2023.
Réalisateurs, auteurs d’essais, de littératures ou de BDs, musiciens, peintres, podcasteurs, ou comédiens, ils et elles peuvent être sionistes, asionistes, antisionistes, leur mise au ban est aveugle à leur point de vue réel sur la situation au Moyen-Orient.
La défense des droits du peuple palestinien est un combat urgent, légitime et nécessaire.
Mais elle ne saurait justifier la diffusion d’accusations infondées visant une personne en raison de son identité ou de supposées appartenances.
Le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions, auquel se réfèrent les militants, rappelle d’ailleurs que ces campagnes ne sauraient viser les individus.
Chacun et chacune est en droit d’avoir un désaccord avec des membres d’une minorité quelconque.
Nous- mêmes, artistes, auteurs, acteurs de la culture et militants antiracistes signataires de cette tribune, avons des positions diverses vis-à-vis de la loi Yadan, plusieurs d’entre nous s’y sont opposés publiquement.
En revanche, nous partageons une même conviction : désigner à la vindicte des individus issus d’une minorité sous prétexte de s’opposer à leur opinion, réel ou supposé, n’a rien à voir avec l’exercice du débat démocratique et aboutit à l’augmentation de la violence raciste.
La lutte antiraciste doit pouvoir faire exister des débats en son sein, sans exposer les victimes de racisme à plus de racisme.
Auteur : Jonas Pardo, chercheur et directeur de l’association Boussole Antiraciste (https://www.helloasso.com/associations/association-boussole-contre-l-antisemitisme-et-tous-les-racismes)
-->--
Voir aussi : https://luttes.frama.io/contre/l-antisemitisme/livres/2024/petit-manuel-de-lutte-contre-l-antisemitisme/petit-manuel-de-lutte-contre-l-antisemitisme.html (Petit manuel de lutte contre l’antisemitisme par Jonas Pardo et Samuel Delorr (paru le 25 octobre 2024))
#antifas #antiracisme #democratie #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis #LaurenceRuffin #AllanBrunon #RN #LFI
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**Agresser une DJ juive ne libérera pas la Palestine** par Jonas Pardo
Depuis le spectacle donné lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, la DJ et artiste Barbara Butch est la cible d’une campagne de harcèlement qui mêle lesbophobie, grossophobie et antisémitisme.
À la suite des Jeux, plusieurs groupes d’extrême droite l’ont accusée de blasphème, d’atteinte aux "bonnes mœurs" et de participer à une prétendue décadence culturelle.
Après sa nomination à la direction artistique de la Nuit Blanche, les attaques ont pris la forme d’insinuations sur sa rémunération, de soupçons de favoritisme, de procès d’intention autour d’un supposé agenda idéologique.
Plus récemment encore, un journal identitaire a choisi de faire figurer Barbara Butch en Une aux côtés du pédocriminel Jeffrey Epstein, les présentant tous deux comme les symboles d’un Occident prétendument "dégénéré".
Références à l’argent, soupçons de corruption morale, accusation de complot contre les cultures européennes : Barbara Butch n’est pas attaquée pour ses œuvres, ses prises de parole ou ses actes.
Elle est visée à travers des imaginaires antisémites et LGBTphobes dont l’histoire est ancienne.
Depuis quelques mois, c’est l’accusation de "double allégeance" qui est mise en circulation sur les réseaux sociaux.
Vieux stéréotype antisémite, les Juifs seraient inféodés à un État étranger dont ils défendraient les intérêts de manière dissimulée.
Le soir de la Nuit Blanche, tandis qu’un groupe de militants catholiques intégristes tentaient d’empêcher la tenue d’un événement organisé dans l’église Saint-Laurent, des militants proches de la section grenobloise de la France insoumise cherchaient à perturber le concert de Barbara Butch, place de l’Hôtel de Ville.
Dans un tract distribué au public venu assister à la soirée, ils appelaient la Ville de Paris à "ne pas servir de marchepied à la propagande d’Israël" et demandaient la déprogrammation de l’artiste, décrite comme une "personnalité sioniste" et "figure de la stratégie de pinkwashing d’Israël".
Des camps politiques sensés être opposés désignent une même personne comme cible.
Non pour ses créations, ses prises de parole ou ses actes, mais parce qu’ils projettent sur elle des fantasmes liés à ce qu’elle est : une femme juive et lesbienne.
Au printemps, le représentant grenoblois de la France Insoumise élu au conseil municipal de la ville, lance un appel au boycott contre la DJ.
Le harcèlement sort de l’espace numérique.
Des centaines de militants tractent et se mobilisent pour tenter de la faire déprogrammer, l’invectivent dès son arrivée sur ses lieux de travail et l’insultent en continu en espérant qu’elle sorte de la scène.
Rassemblés autour de l’idée que l’artiste participerait à une entreprise de propagande israélienne, c’est aux cris de "sale sioniste" qu’une centaine de militants insoumis ont tenté d’empêcher Barbara Butch de se produire au Cabaret Frappé à Grenoble, samedi 18 juillet.
Les faits qui lui sont reprochés : avoir joué à la Pride de Tel Aviv en 2025, et sa signature d’une tribune en défense de la loi visant à lutter "contre les formes renouvelées d’antisémitisme", dite Loi Yadan.
Les insoumis grenoblois considèrent ce geste comme une forme de soutien aux politiques meurtrières du gouvernement Netanyahou, et un soutien à la répression des voix pro-palestiniennes.
La DJ n’a en réalité pas joué à la Pride, qui n’a d’ailleurs pas eu lieu, mais dans une soirée privée à l’ambassade de France en Israël.
Si elle a signé cette tribune, comme elle l’explique elle-même, c’est parce qu’elle voyait dans cette loi la possibilité d’un recul de l’antisémitisme, qu’elle vit d’autant plus après les JO de Paris.
Loin d’être un cas isolé, les tentatives d’écarter les artistes juifs et juives de l’espace public se multiplient de manière inquiétante depuis le 7 octobre 2023.
Réalisateurs, auteurs d’essais, de littératures ou de BDs, musiciens, peintres, podcasteurs, ou comédiens, ils et elles peuvent être sionistes, asionistes, antisionistes, leur mise au ban est aveugle à leur point de vue réel sur la situation au Moyen-Orient.
La défense des droits du peuple palestinien est un combat urgent, légitime et nécessaire.
Mais elle ne saurait justifier la diffusion d’accusations infondées visant une personne en raison de son identité ou de supposées appartenances.
Le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions, auquel se réfèrent les militants, rappelle d’ailleurs que ces campagnes ne sauraient viser les individus.
Chacun et chacune est en droit d’avoir un désaccord avec des membres d’une minorité quelconque.
Nous- mêmes, artistes, auteurs, acteurs de la culture et militants antiracistes signataires de cette tribune, avons des positions diverses vis-à-vis de la loi Yadan, plusieurs d’entre nous s’y sont opposés publiquement.
En revanche, nous partageons une même conviction : désigner à la vindicte des individus issus d’une minorité sous prétexte de s’opposer à leur opinion, réel ou supposé, n’a rien à voir avec l’exercice du débat démocratique et aboutit à l’augmentation de la violence raciste.
La lutte antiraciste doit pouvoir faire exister des débats en son sein, sans exposer les victimes de racisme à plus de racisme.
Auteur : Jonas Pardo, chercheur et directeur de l’association Boussole Antiraciste (https://www.helloasso.com/associations/association-boussole-contre-l-antisemitisme-et-tous-les-racismes)
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Voir aussi : https://luttes.frama.io/contre/l-antisemitisme/livres/2024/petit-manuel-de-lutte-contre-l-antisemitisme/petit-manuel-de-lutte-contre-l-antisemitisme.html (Petit manuel de lutte contre l’antisemitisme par Jonas Pardo et Samuel Delorr (paru le 25 octobre 2024))
#antifas #antiracisme #democratie #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis #LaurenceRuffin #AllanBrunon #RN #LFI
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https://tbsky.app/profile/www.debunkersdehoax.org/post/3mqziinc4ac2g
11 Lutter pour une Palestine libre, oui, mille fois oui.
Se trouver ce genre de lutte pour ce combat là, mille fois non.
La LFI Grenobloise ne vaut pas mieux que des le Pen, des Zemmour, des Benedetti et tutti quanti.
La gerbe. 🤢🤮
#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis
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https://tbsky.app/profile/www.debunkersdehoax.org/post/3mqziinc4ac2g
11 Lutter pour une Palestine libre, oui, mille fois oui.
Se trouver ce genre de lutte pour ce combat là, mille fois non.
La LFI Grenobloise ne vaut pas mieux que des le Pen, des Zemmour, des Benedetti et tutti quanti.
La gerbe. 🤢🤮
#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis
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https://www.grenoble.fr/article/1878/561-la-ville-de-grenoble-condamne-fermement-les-menaces-et-apporte-son-soutien-aux-organisateurs-du-cabaret-frappe.htm (La Ville de Grenoble condamne fermement les menaces et apporte son soutien aux organisateurs du Cabaret Frappé)
-<-
La Ville de Grenoble regrette profondément les événements survenus ce soir dans le cadre du Cabaret Frappé.Face aux menaces visant l'artiste Barbara Butch et afin de garantir la sécurité du public, des équipes et de l'ensemble des personnes présentes, la ville de Grenoble a pris la décision de suspendre le concert.
La Ville de Grenoble apporte tout son soutien à l'association Retour de Scène ainsi qu'à l'ensemble des équipes mobilisées pour l'organisation de cet événement.
La Ville condamne avec la plus grande fermeté les menaces, les intimidations et les violences exercées à l'encontre de l'artiste et des élus présents sur scène.
Dans un État de droit, les désaccords s'expriment par le débat et le dialogue, jamais par la menace ou la violence.Grenoble réaffirme son attachement indéfectible à la liberté de création et de programmation artistique, ainsi qu'au respect des personnes.
Aucun artiste ne doit être empêché de se produire sous la pression de l'intimidation.
La Ville remercie les équipes du festival et l'ensemble des personnes mobilisées pour leur professionnalisme dans la gestion de cette situation.
-->--
On aurait aimé que la ville de Grenoble protège et présente des excuses à Barbara Butch
#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis
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https://www.grenoble.fr/article/1878/561-la-ville-de-grenoble-condamne-fermement-les-menaces-et-apporte-son-soutien-aux-organisateurs-du-cabaret-frappe.htm (La Ville de Grenoble condamne fermement les menaces et apporte son soutien aux organisateurs du Cabaret Frappé)
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La Ville de Grenoble regrette profondément les événements survenus ce soir dans le cadre du Cabaret Frappé.Face aux menaces visant l'artiste Barbara Butch et afin de garantir la sécurité du public, des équipes et de l'ensemble des personnes présentes, la ville de Grenoble a pris la décision de suspendre le concert.
La Ville de Grenoble apporte tout son soutien à l'association Retour de Scène ainsi qu'à l'ensemble des équipes mobilisées pour l'organisation de cet événement.
La Ville condamne avec la plus grande fermeté les menaces, les intimidations et les violences exercées à l'encontre de l'artiste et des élus présents sur scène.
Dans un État de droit, les désaccords s'expriment par le débat et le dialogue, jamais par la menace ou la violence.Grenoble réaffirme son attachement indéfectible à la liberté de création et de programmation artistique, ainsi qu'au respect des personnes.
Aucun artiste ne doit être empêché de se produire sous la pression de l'intimidation.
La Ville remercie les équipes du festival et l'ensemble des personnes mobilisées pour leur professionnalisme dans la gestion de cette situation.
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On aurait aimé que la ville de Grenoble protège et présente des excuses à Barbara Butch
#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis
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Source: https://www.facebook.com/photo/?fbid=10166429699543274&set=pcb.10166429699728274
--<--
"J'ai l'impression de m'être fait rouler dessus""J'ai l'impression de m'être fait rouler dessus.
Je suis dans mon lit, paralysée.
Je n'arrive plus à bouger. C'était ignoble, Hanna. Tu aurais vu la haine dans leurs yeux...
Tu te rends compte ?
Ils m'ont jeté des bouteilles en verre...
Qui subit une telle violence dans un festival de musique ? "
Ces mots sont ceux de mon amie, la courageuse et talentueuse DJ Barbara Butch.
Hier soir, alors qu'elle devait se produire au festival Cabaret Frappé, dans le Jardin de Ville de Grenoble, Barbara Butch a été victime d'une campagne de diffamation d'une violence inouïe, la dernière d'une longue série qu'elle subit depuis des mois, amorcée notamment par les attaques de l'extrême droite après la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, puis poursuivie par des militants se réclamant de la gauche radicale et qui a fini par se transformer en violence physique.
Des nervis, qui trahissent et salissent chaque jour un peu plus la noble cause qu'ils prétendent défendre, sont venus s'attaquer à une femme seule derrière ses platines.
Ils l'ont insultée, invectivée, diffamée.
#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis
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Source: https://www.facebook.com/photo/?fbid=10166429699543274&set=pcb.10166429699728274
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"J'ai l'impression de m'être fait rouler dessus""J'ai l'impression de m'être fait rouler dessus.
Je suis dans mon lit, paralysée.
Je n'arrive plus à bouger. C'était ignoble, Hanna. Tu aurais vu la haine dans leurs yeux...
Tu te rends compte ?
Ils m'ont jeté des bouteilles en verre...
Qui subit une telle violence dans un festival de musique ? "
Ces mots sont ceux de mon amie, la courageuse et talentueuse DJ Barbara Butch.
Hier soir, alors qu'elle devait se produire au festival Cabaret Frappé, dans le Jardin de Ville de Grenoble, Barbara Butch a été victime d'une campagne de diffamation d'une violence inouïe, la dernière d'une longue série qu'elle subit depuis des mois, amorcée notamment par les attaques de l'extrême droite après la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, puis poursuivie par des militants se réclamant de la gauche radicale et qui a fini par se transformer en violence physique.
Des nervis, qui trahissent et salissent chaque jour un peu plus la noble cause qu'ils prétendent défendre, sont venus s'attaquer à une femme seule derrière ses platines.
Ils l'ont insultée, invectivée, diffamée.
#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis
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- https://www.facebook.com/people/Guy-Konopnicki/100051582949878/
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Une horde violente a attaqué le spectacle que présentait Barbara Butch à Grenoble, dans le cadre du festival Cabaret sauvage (Frappé, NDLR).Plutôt que d'appeler la police pour faire cesser ce trouble à l'ordre public, protéger les spectateurs et l'artiste, la Ville de Grenoble a préféré arrêter la représentation au bout de vingt minutes.
Belle manière d'accueillir les artistes dans sa ville !
Barbara Butch est victime de harcèlement et reçoit des menaces depuis plusieurs semaines, son crime est d'être juive et d'avoir signé un texte de soutien à la loi contre l'antisémitisme, présentée, dans une première version, par Caroline Yadan.
À Grenoble, le chef de file des conseillers municipaux LFI a appelé au boycott du spectacle, soutenant ouvertement les voyous.
La chasse aux artistes juifs, devient de plus en plus violente.
On se souvient de l'attaque au fumigène du concert de l'orchestre d'Israël à la Philharmonie de Paris...
Des engins incendiaires avait été lancés, dans cette belle salle financée par des fonds publics.
LFI avait soutenu les émeutiers.
À Grenoble, LFI est directement impliquée dans l'agression contre Barbara Butch et menace d'autres représentations qu'elle doit donner, notamment en Avignon.
Les hordes qui attaquent violemment les artistes juifs, suspects de sionisme, à tort ou à raison, ne sont rien d'autres que des bandes fascistes.
Un parti qui couvre de tels agissement n'est pas un parti de gauche, ni même un parti républicain.
Surtout quand ce même parti mène également une chasse aux journalistes et réclame l'épuration des médias.
Mélenchon a définitivement basculé, jetant par dessus bord tous les principes républicains.
Antisémitisme, agression violente contre les artistes, chasse aux sorcières et défense des pratiques obscurantistes sanctionnées par les lois laïques, le tout ajouté à la justification du terrorisme, et à l'apologie des dictateurs, la ligne de LFI a toute les caractéristiques du fascisme.
Au moins les choses sont claires !
Guy Konopnicki
-->--#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute
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- https://www.facebook.com/people/Guy-Konopnicki/100051582949878/
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Une horde violente a attaqué le spectacle que présentait Barbara Butch à Grenoble, dans le cadre du festival Cabaret sauvage (Frappé, NDLR).Plutôt que d'appeler la police pour faire cesser ce trouble à l'ordre public, protéger les spectateurs et l'artiste, la Ville de Grenoble a préféré arrêter la représentation au bout de vingt minutes.
Belle manière d'accueillir les artistes dans sa ville !
Barbara Butch est victime de harcèlement et reçoit des menaces depuis plusieurs semaines, son crime est d'être juive et d'avoir signé un texte de soutien à la loi contre l'antisémitisme, présentée, dans une première version, par Caroline Yadan.
À Grenoble, le chef de file des conseillers municipaux LFI a appelé au boycott du spectacle, soutenant ouvertement les voyous.
La chasse aux artistes juifs, devient de plus en plus violente.
On se souvient de l'attaque au fumigène du concert de l'orchestre d'Israël à la Philharmonie de Paris...
Des engins incendiaires avait été lancés, dans cette belle salle financée par des fonds publics.
LFI avait soutenu les émeutiers.
À Grenoble, LFI est directement impliquée dans l'agression contre Barbara Butch et menace d'autres représentations qu'elle doit donner, notamment en Avignon.
Les hordes qui attaquent violemment les artistes juifs, suspects de sionisme, à tort ou à raison, ne sont rien d'autres que des bandes fascistes.
Un parti qui couvre de tels agissement n'est pas un parti de gauche, ni même un parti républicain.
Surtout quand ce même parti mène également une chasse aux journalistes et réclame l'épuration des médias.
Mélenchon a définitivement basculé, jetant par dessus bord tous les principes républicains.
Antisémitisme, agression violente contre les artistes, chasse aux sorcières et défense des pratiques obscurantistes sanctionnées par les lois laïques, le tout ajouté à la justification du terrorisme, et à l'apologie des dictateurs, la ligne de LFI a toute les caractéristiques du fascisme.
Au moins les choses sont claires !
Guy Konopnicki
-->--#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute
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https://youtube.com/shorts/vEPdWLiF6v4
Agression de Barbara Butch à Grenoble on ne s'attendait pas à un tel niveau de violence
#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute
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https://youtube.com/shorts/vEPdWLiF6v4
Agression de Barbara Butch à Grenoble on ne s'attendait pas à un tel niveau de violence
#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute
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https://raar.info/2026/05/15/soutien-a-barbara-butch-face-au-harcelement-et-a-la-stigmatisation/ (Soutien à Barbara Butch face au harcèlement et à la stigmatisation)
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Le RAAR apporte son soutien à Barbara Butch cible depuis sa prestation aux JO de 2024 d’un harcèlement mêlant antisémitisme, lesbophobie, et grossophobie.La publication de la France Insoumise Grenoble sur les réseaux sociaux, relayée massivement, appelant à la déprogrammer franchit un seuil particulièrement préoccupant en ce qu’elle vise une artiste ayant simplement signé une pétition relative à la proposition de loi Yadan.
Le RAAR s’est opposé à cette proposition de loi, tout en dénonçant les nombreuses contrevérités ayant circulé à son sujet (voir https://raar.info/2026/04/06/projet-yadan-erreurs-et-derives-d-une-petition/).
Nous avons notamment rappelé qu’elle n’interdit pas la critique de la politique israélienne et qu’il est possible de s’opposer à ce texte sans nourrir des amalgames ou des imaginaires antisémites.
Or c’est bien cet imaginaire qui se déploie et devient une arme de haine et de harcèlement contre les Juifves, confirmant ainsi les inquiétudes que nous avions exprimées.
Présenter Barbara Butch comme un soutien du gouvernement israélien est totalement mensonger.
La caricaturer comme une personne souhaitant empêcher toute critique d’Israël l’est tout autant.
Elle a publiquement expliqué avoir voulu dénoncer l’antisémitisme, et s’opposer au gouvernement israélien.
Par ailleurs, qu’un parti se revendiquant de gauche, aspirant à gouverner une démocratie, alimente le harcèlement subi par une personne minorisée à plusieurs titres, en déformant ses positions pour justifier sa stigmatisation, est particulièrement inquiétant quant à sa capacité à respecter le pluralisme et la liberté d’opinion.
Enfin, l’utilisation d’une étoile de David sur fond de drapeau arc-en-ciel, symbole LGBT, représenté maculé de sang, pour désigner de prétendus "soutiens d’Israël" contribue à entretenir des amalgames dangereux entre personnes juives et politique israélienne.
Dans un contexte d’explosion des actes antisémites (https://raar.info/2026/07/15/commentaires-sur-le-rapport-2025-de-la-cncdh/), chacun·e devrait mesurer sa responsabilité dans les campagnes de désignation publique visant des personnes déjà exposées à la haine et au harcèlement.
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#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute -
https://raar.info/2026/05/15/soutien-a-barbara-butch-face-au-harcelement-et-a-la-stigmatisation/ (Soutien à Barbara Butch face au harcèlement et à la stigmatisation)
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Le RAAR apporte son soutien à Barbara Butch cible depuis sa prestation aux JO de 2024 d’un harcèlement mêlant antisémitisme, lesbophobie, et grossophobie.La publication de la France Insoumise Grenoble sur les réseaux sociaux, relayée massivement, appelant à la déprogrammer franchit un seuil particulièrement préoccupant en ce qu’elle vise une artiste ayant simplement signé une pétition relative à la proposition de loi Yadan.
Le RAAR s’est opposé à cette proposition de loi, tout en dénonçant les nombreuses contrevérités ayant circulé à son sujet (voir https://raar.info/2026/04/06/projet-yadan-erreurs-et-derives-d-une-petition/).
Nous avons notamment rappelé qu’elle n’interdit pas la critique de la politique israélienne et qu’il est possible de s’opposer à ce texte sans nourrir des amalgames ou des imaginaires antisémites.
Or c’est bien cet imaginaire qui se déploie et devient une arme de haine et de harcèlement contre les Juifves, confirmant ainsi les inquiétudes que nous avions exprimées.
Présenter Barbara Butch comme un soutien du gouvernement israélien est totalement mensonger.
La caricaturer comme une personne souhaitant empêcher toute critique d’Israël l’est tout autant.
Elle a publiquement expliqué avoir voulu dénoncer l’antisémitisme, et s’opposer au gouvernement israélien.
Par ailleurs, qu’un parti se revendiquant de gauche, aspirant à gouverner une démocratie, alimente le harcèlement subi par une personne minorisée à plusieurs titres, en déformant ses positions pour justifier sa stigmatisation, est particulièrement inquiétant quant à sa capacité à respecter le pluralisme et la liberté d’opinion.
Enfin, l’utilisation d’une étoile de David sur fond de drapeau arc-en-ciel, symbole LGBT, représenté maculé de sang, pour désigner de prétendus "soutiens d’Israël" contribue à entretenir des amalgames dangereux entre personnes juives et politique israélienne.
Dans un contexte d’explosion des actes antisémites (https://raar.info/2026/07/15/commentaires-sur-le-rapport-2025-de-la-cncdh/), chacun·e devrait mesurer sa responsabilité dans les campagnes de désignation publique visant des personnes déjà exposées à la haine et au harcèlement.
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#Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute -
[PRESSE LIBRE]
À ne pas rater : les nouveaux Dossiers du Canard Enchaîné sur le conspirationnisme, plus de 100 pages salutaires !
#Presse
#Revue
#Conspirationnisme
#complotisme
#LeCanardEnchaine
#mastolivre -
https://antiracisme.frama.io/luttes-2026/07/05/a-propos-de-la-tribune-non-au-delit-de-palestine-et-du-post-de-rima-hassan-honorant-kozo-okamoto.html#non-il-n-existe-pas-de-delit-de-palestine-en-revanche-l-apologie-du-terrorisme-est-un-delit-par-rachel-lefevre ("Non, il n’existe pas de 'délit de Palestine'. En revanche, l’apologie du terrorisme est un délit")
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Source: https://www.instagram.com/p/DabHaRgDGCx/Chaque jour son lot de degueulasserie infâme et de déceptions en découvrant certain·es des signataires de cette tribune.
Parler de “délit de Palestine” et invoquer “les puissants” qui chercheraient à faire taire celles et ceux qui ne défendraient que la justice, la dignité, le droit international et le peuple palestinien est une narration totalement déconnectée de la réalité.
Non, il n’existe pas de “délit de Palestine”.
En revanche, l’apologie du terrorisme est un délit
Et c’est précisément ce que Rima Hassan a fait en faisant l’apologie d’un assassin ayant massacré 26 personnes au hasard dans un aéroport .
Par ailleurs, ce récit fantasmé opposant des “puissants” à des militant.es qui incarneraient seul.es la justice et la dignité alimente une vision victimaire et complotiste du monde.
Cette rhétorique, qui suggère l’existence de forces occultes muselant les “justes”, fait écho à des ressorts classiques de l’imaginaire antisémite .
-->--
https://antiracisme.frama.io/luttes-2026/07/05/a-propos-de-la-tribune-non-au-delit-de-palestine-et-du-post-de-rima-hassan-honorant-kozo-okamoto.html#le-soutien-au-peuple-palestinien-ne-doit-tolerer-ni-l-antisemitisme-ni-les-idees-reactionnaires-nopasaran (“le soutien au peuple palestinien ne doit tolérer ni l’antisémitisme ni les idées réactionnaires!")
#RimaHassan #Antisemitisme #Delit #complotisme
#Antisémites #Campistes #Complotistes #Confusionnistes #HORSDENOSLUTTES #LGBTQ+phobes #Racistes #Sexistes #Palestine -
https://antiracisme.frama.io/luttes-2026/07/05/a-propos-de-la-tribune-non-au-delit-de-palestine-et-du-post-de-rima-hassan-honorant-kozo-okamoto.html#non-il-n-existe-pas-de-delit-de-palestine-en-revanche-l-apologie-du-terrorisme-est-un-delit-par-rachel-lefevre ("Non, il n’existe pas de 'délit de Palestine'. En revanche, l’apologie du terrorisme est un délit")
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Source: https://www.instagram.com/p/DabHaRgDGCx/Chaque jour son lot de degueulasserie infâme et de déceptions en découvrant certain·es des signataires de cette tribune.
Parler de “délit de Palestine” et invoquer “les puissants” qui chercheraient à faire taire celles et ceux qui ne défendraient que la justice, la dignité, le droit international et le peuple palestinien est une narration totalement déconnectée de la réalité.
Non, il n’existe pas de “délit de Palestine”.
En revanche, l’apologie du terrorisme est un délit
Et c’est précisément ce que Rima Hassan a fait en faisant l’apologie d’un assassin ayant massacré 26 personnes au hasard dans un aéroport .
Par ailleurs, ce récit fantasmé opposant des “puissants” à des militant.es qui incarneraient seul.es la justice et la dignité alimente une vision victimaire et complotiste du monde.
Cette rhétorique, qui suggère l’existence de forces occultes muselant les “justes”, fait écho à des ressorts classiques de l’imaginaire antisémite .
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https://antiracisme.frama.io/luttes-2026/07/05/a-propos-de-la-tribune-non-au-delit-de-palestine-et-du-post-de-rima-hassan-honorant-kozo-okamoto.html#le-soutien-au-peuple-palestinien-ne-doit-tolerer-ni-l-antisemitisme-ni-les-idees-reactionnaires-nopasaran (“le soutien au peuple palestinien ne doit tolérer ni l’antisémitisme ni les idées réactionnaires!")
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#Antisémites #Campistes #Complotistes #Confusionnistes #HORSDENOSLUTTES #LGBTQ+phobes #Racistes #Sexistes #Palestine -
Retailleau se dit "en colère" contre les dates de la présidentielle, "pas normales", selon lui: "Le 1er mai ce sera le samedi. Qu’on ne me fasse pas croire que dans les cortèges, il n'y aura pas de prises de position politique", s'emporte le candidat LR, accusant Macron et Nunez de vouloir "favoriser la gauche". Ce serait une première... Plus sérieusement, le président avait le choix entre deux dates.
#Politique #Macron #Retailleau #Presidentielle #Gauche #LOL #Complotisme #Elections #LR
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Retailleau se dit "en colère" contre les dates de la présidentielle, "pas normales", selon lui: "Le 1er mai ce sera le samedi. Qu’on ne me fasse pas croire que dans les cortèges, il n'y aura pas de prises de position politique", s'emporte le candidat LR, accusant Macron et Nunez de vouloir "favoriser la gauche". Ce serait une première... Plus sérieusement, le président avait le choix entre deux dates.
#Politique #Macron #Retailleau #Presidentielle #Gauche #LOL #Complotisme #Elections #LR
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Les 2 derniers épisodes / Quand ConspiracyWatch se met au complotisme...- Les complotologues 3/4 : #^https://inv.nadeko.net/watch?v=2_mW_za09rE
- Les complotologues 4/4 : #^https://inv.nadeko.net/watch?v=QHVI8_OZx5k
À voir aussi ici : #^https://www.cinemutins.com/films/2057-les-complotologues-3-4
#complotisme #complosphere #conspiracywatch #geopolitique #ingerencesetatiques -
https://raar.info/2026/06/22/melenchon-encore-le-fantasme-d-un-pouvoir-juif-occulte/ 📢 Communiqué du RAAR "Mélenchon : encore le fantasme d’un pouvoir Juif occulte" 📢
À l’occasion de la tentative d’interdiction du concert organisé par La France Insoumise place de la République le 21 juin 2026, finalement suspendue par la justice, Jean-Luc Mélenchon a de nouveau mobilisé l’un des plus anciens ressorts de l’antisémitisme politique : celui d’un pouvoir juif occulte qui commanderait les institutions de la République.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Jean-Luc Mélenchon a affirmé que l’arrêté d’interdiction avait été pris « à la demande du président du CRIF Yonathan Arfi et du maire PS de Paris Centre Ariel Weil».
Quelques jours plus tôt, le député LFI Thomas Portes avait déclaré à propos de cette interdiction :
« L’État cède aux demandes du CRIF et du maire de Paris Centre Ariel Weil (…). À qui obéit le préfet ? Qui donne les ordres ? »
Cette formulation n’est pas anodine. Depuis les manifs anti-vax de 2021, le « Qui ? » est devenu un code des milieux complotistes et antisémites pour suggérer l’existence d’un pouvoir juif caché sans avoir à le nommer.
Placée immédiatement après la désignation du CRIF et d’Ariel Weil, la question « Qui donne les ordres ? » invite chacun à compléter lui-même la réponse.
Quelques jours plus tard, Jean-Luc Mélenchon lève toute ambiguïté. Dans un meeting, il affirme :
« Le CRIF, c’est une machine d’extrême droite où les ministres défilent pour aller bouffer. Ils sont aux ordres. »
Puis : « C’est le CRIF ! Ils sont aux ordres. »
Le sous-entendu devient alors explicite. Le récit proposé est celui d’un État qui déciderait sous l’influence, voire sous l’autorité, d’une organisation juive et de personnalités juives présentées comme les véritables détentrices du pouvoir.
La critique du CRIF, comme celle de toute organisation, est naturellement légitime. Ce qui ne l’est pas, c’est la réactivation incessante du fantasme selon lequel les autorités agiraient sous les ordres d’acteurs juifs supposés disposer d’un pouvoir occulte.
On pouvait penser qu’après sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon mettrait un terme à cette rhétorique. Manifestement, il n’en est rien. On est en droit de se demander si l’antisémitisme n’est pas désormais devenu un élément constitutif de sa stratégie politique.
Le RAAR le réaffirme : il n’est pas possible que la gauche héritière de l’émancipation des Juifs de 1791, du combat dreyfusard et de la Résistance au nazisme emprunte ce chemin.
Il mène au désastre : pour les Juif·ves comme pour la gauche elle-même.
Retrouvez notre communiqué sur notre site: https://raar.info/2026/06/22/melenchon-encore-le-fantasme-d-un-pouvoir-juif-occulte/
PDF: https://raar.info/wp-content/uploads/2026/06/Communique-RAAR_MELENCHON_2026_06_22-1.pdf
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https://raar.info/2026/06/22/melenchon-encore-le-fantasme-d-un-pouvoir-juif-occulte/ 📢 Communiqué du RAAR "Mélenchon : encore le fantasme d’un pouvoir Juif occulte" 📢
À l’occasion de la tentative d’interdiction du concert organisé par La France Insoumise place de la République le 21 juin 2026, finalement suspendue par la justice, Jean-Luc Mélenchon a de nouveau mobilisé l’un des plus anciens ressorts de l’antisémitisme politique : celui d’un pouvoir juif occulte qui commanderait les institutions de la République.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Jean-Luc Mélenchon a affirmé que l’arrêté d’interdiction avait été pris « à la demande du président du CRIF Yonathan Arfi et du maire PS de Paris Centre Ariel Weil».
Quelques jours plus tôt, le député LFI Thomas Portes avait déclaré à propos de cette interdiction :
« L’État cède aux demandes du CRIF et du maire de Paris Centre Ariel Weil (…). À qui obéit le préfet ? Qui donne les ordres ? »
Cette formulation n’est pas anodine. Depuis les manifs anti-vax de 2021, le « Qui ? » est devenu un code des milieux complotistes et antisémites pour suggérer l’existence d’un pouvoir juif caché sans avoir à le nommer.
Placée immédiatement après la désignation du CRIF et d’Ariel Weil, la question « Qui donne les ordres ? » invite chacun à compléter lui-même la réponse.
Quelques jours plus tard, Jean-Luc Mélenchon lève toute ambiguïté. Dans un meeting, il affirme :
« Le CRIF, c’est une machine d’extrême droite où les ministres défilent pour aller bouffer. Ils sont aux ordres. »
Puis : « C’est le CRIF ! Ils sont aux ordres. »
Le sous-entendu devient alors explicite. Le récit proposé est celui d’un État qui déciderait sous l’influence, voire sous l’autorité, d’une organisation juive et de personnalités juives présentées comme les véritables détentrices du pouvoir.
La critique du CRIF, comme celle de toute organisation, est naturellement légitime. Ce qui ne l’est pas, c’est la réactivation incessante du fantasme selon lequel les autorités agiraient sous les ordres d’acteurs juifs supposés disposer d’un pouvoir occulte.
On pouvait penser qu’après sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon mettrait un terme à cette rhétorique. Manifestement, il n’en est rien. On est en droit de se demander si l’antisémitisme n’est pas désormais devenu un élément constitutif de sa stratégie politique.
Le RAAR le réaffirme : il n’est pas possible que la gauche héritière de l’émancipation des Juifs de 1791, du combat dreyfusard et de la Résistance au nazisme emprunte ce chemin.
Il mène au désastre : pour les Juif·ves comme pour la gauche elle-même.
Retrouvez notre communiqué sur notre site: https://raar.info/2026/06/22/melenchon-encore-le-fantasme-d-un-pouvoir-juif-occulte/
PDF: https://raar.info/wp-content/uploads/2026/06/Communique-RAAR_MELENCHON_2026_06_22-1.pdf
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RE: https://mamot.fr/@mutinspangee/116788512905950396
Les complotologues 1/4 : #^https://invidious.nerdvpn.de/watch?v=P9p0Mkv-2N4
Les complotologues 2/4 : #^https://invidious.nerdvpn.de/watch?v=Pp9HZJe2DEw
Les 2 derniers épisodes le 27 juin
#complotisme #complosphere #conspiracywatch #ingerencesetatiques -
@EmericEnaud jeune journaliste basé en Suisse, m’a alpaguée lors que mon passage à Lausanne fin mai. Il me pose tout un tas de questions sur le fact-checking, l’utilisation de l’IA, les limites de l’information scientifique, le débat démocratique, notre désir de convaincre à tout prix… 1/2
#IA #sciences #debunk #FactChecking #débat #démocratie #complotisme #infox #FakeNews #émotions #suisse #lausanne
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Qui décide de qui est « complotiste » ?
Qui décide de ce qu’on peut critiquer — ou non ?
Qui trace les frontières du débat public ?Dans cette série d’entretiens filmée par Olivier Azam, Laurent Dauré revient sur L’Anticomplotisme officiel — une idéologie au service de l’ordre établi, son enquête publiée aux éditions Critiques après une série d’articles pour Blast.
Deux épisodes sont déjà en accès gratuit sur CinéMutins.
À voir ici :
https://www.cinemutins.com/pages/37-les-complotologues -
Retailleau prévient ses (maigres) troupes lors de son meeting au parc floral à Paris: Ils ont mis la France à l'envers", proclame le désormais candidat de LR à la présidentielle, prédisant, ajoutant, "il y aura "des magouilles et des manœuvres". Parole d'expert, l'ancien ministre de l'Intérieur a été le directeur de campagne de Fillon lors de sa campagne catastrophique en 2016...
#Politique #Retailleau #Meeting #Presidentielle #LR #Corruption #Fillon #Karma #Complotisme
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#BourgogneFrancheComté #météo #canicule #climat
#complotisme #ClimatoScepticisme"Quand il fait chaud, on s'en prend plein la tête" : en pleine canicule, les météorologues face à un torrent d'insultes complotistes
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Complotisme - Dans le cul, Pédo 1er, ça fait quel effet quand t'es du mauvais côté ?
Entre l'Iran, le Liban, Israël, la Chine, c'est la loi des séries on dirait mais, en réalité, c'est la véritable nature de la chose : il a toujours été un gestionnaire calamiteux, plus doué pour les dépôts de bilan qu'autre chose dès qu'il ne s'agit plus de corruption. C'est pareil avec tous les mafieux.
----- Traduction de :
https://www.nsf.gov/news/update-ocean-observatories-initiative
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La Fondation Nationale pour la Science (NSF) des #US prend en compte les préoccupations exprimées par les différents acteurs qui nous ont indiqué dépendre des données de l'Initiative des observatoires océaniques (OOI).
Avec effet immédiat, la NSF suspend tout retrait ou réduction de la portée des équipements des réseaux restants et poursuit ses opérations, y compris la maintenance planifiée. Bien que le réseau Endurance ait été retiré de l'eau, nous élaborons des plans pour redéployer les équipements après leur maintenance.Dans les prochains temps, la NSF publiera une lettre à l'intention de ses collègues afin de recueillir leurs avis et de réunir un groupe d'experts chargé d'évaluer les besoins en matière d'observation, d'examiner les sources de données disponibles, de prendre en compte les réponses à cette lettre et d'aider l'agence à définir une stratégie durable pour les systèmes d'observation océanique de la NSF. La NSF demeure attachée aux sciences océaniques, à la gestion responsable de son infrastructure de recherche et au soutien des acteurs qui en dépendent.
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En clair, la tentative de destruction du réseau de balises d'observation de l'état des océan a échoué vertement :- Le Sénat a a voté et adopté à L'UNANIMITE ce mercredi 17 juin 2026 loi "Saving the OOI Act" (S. 4822), loi qui avait été conjointement proposée par un Démocrate (gauche), M. Jeff Merkley élu de l'Oregon et une Républicaine (droite), Mme Lisa Murkowski élue de l'Alaska. (cf. https://www.merkley.senate.gov/merkley-murkowski-lead-the-charge-to-block-the-dismantling-of-one-of-a-kind-ocean-monitoring-network/)
- Ce vote doit encore être validé par un vote de la Chambre des Représentants. Vu l'urgence et le soutien bipartisan affiché, un vote rapide à la Chambre est attendu avant la fin du mois (sans doute dès lundi ou mardi).
- Enfin; elle doit être signée par Pédophile 1er sous 10 jours faute de quoi non seulement elle est immédiatement applicable sauf véto de sa part mais vu l'unanimité du Sénat s'il joue à ça son véto sera cassé par les chambres et la loi toujours appliquée que ça lui plaise ou non.
Donc soit c'est plié en juin, soit il tente un coup de poker mais au Sénat contre tout son parti en plus de toute l'opposition et avec les #EpsteinFiles toujours sur la table alors que ça démange bien dans son parti aussi tout comme la rouste réussie de l'Iran contre la crédibilité des US ça pourrait lui coûter bonbon.Donc ce n'est pas terminé mais ça en a tout l'air.
Au final il a la même efficacité que contre l'Iran : les maillages de l'OOI sont maintenant quasiment inattaquables, revigorés et surveillés de près. Ce qui a déjà été détruit le long de la côte ouest sera refait, pour avant-hier sans faute.
(cf carto en https://eos.org/research-and-developments/trump-administration-to-remove-hundreds-of-deep-ocean-observation-instruments-dismantling-368-million-program)=> On dira "ouf" quand le circuit législatif sera bouclé même si c'est bien barré pour.
#NSF #OOI #ENSO #climat #science #complotisme #psychopathe #narcissique #climatoseptique #trump
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RE: https://mastodon.world/@ginaintheburg/116746796735917474
Alerte à toutes les voitures :
le ministre fou court toujours.
Je répète : le ministre fou court toujours. -
"Printemps républicain, la menace fantôme" (L. Jakubowicz, decideurs-magazine.com , 1er oct. 24)