#complotisme — Public Fediverse posts
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J'avais eu l'occasion de te dire à quel point c'était devenu toxique le contenu du magazine et celui de la chaîne TV de Science & Vie ... le site est dans la même mouvance.
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https://aplutsoc.org/2026/07/25/de-quoi-le-campisme-est-il-le-nom-vincent-presumey/#:~:text=la%20place%20du%20syndicalisme%2C%20du%20feminisme%2C%20la%20realite%20de%20volontaires%20internationaux%20de%20gauche (De quoi le campisme est-il le nom ? Le faux moment palestinien)
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La place du syndicalisme, du féminisme, la réalité de volontaires internationaux de gauche, la place de l’anarchisme, la centralité de la question de la démocratie dans l’armée, tous ces facteurs auraient dû permettre de bousculer décisivement le néo-campisme mortifère et de plus en plus réactionnaire, du Brésil à l’Inde en passant par les Etats-Unis et l’Europe.Ce processus, porté par des réseaux tels que le RESU, était engagé mais progressait avec une lenteur en contraste total d’avec les urgences de la réalité, lorsque survint la provocation pogromiste du Hamas du 7 octobre 2023.
# Le faux moment palestinien
#####################La provocation du Hamas, jusque là complice officieux de Netanyahou qui l’avait favorisé au détriment des courants non islamistes parmi les Palestiniens, a permis au gouvernement israélien d’engager une opération dont le génocide des Palestiniens est l’aboutissement incontournable.
La défense des Palestiniens est donc un sujet des plus urgents et des plus importants.
Mais la provocation du 7 Octobre ne fut pas un soulèvement national, mais bel et bien une provocation antisémite, pleinement saisie par Netanyahou et dont il est facile de comprendre que le régime contre-révolutionnaire iranien l’a inspirée au Hamas, en trompant d’ailleurs ses miliciens et ses militants qui ont cru à l’offensive finale.
Le premier effet global de la provocation et de sa suite de plus en plus génocidaire donnée par Netanyahou, fut de mettre la résistance ukrainienne en difficulté, tant par les livraisons d’armes en baisse alors qu’elles étaient déjà calibrées pour que l’Ukraine ne puisse pas gagner, que par l’effacement de la troublante question ukrainienne dans les consciences conservatrices de bien des gens “de gauche”, et son remplacement par la question palestinienne qu’ils croient connaître et reconnaître.
A toute analyse concrète de la terrible situation concrète créée par le 7 Octobre et ses suites, fut substitué un récit éternel fossilisé, où un mal ontologique dénommé “le sionisme” (un mouvement national plein de contradictions et d’antagonismes, combinant colonialisme et migration de réfugiés) se livre à un tout aussi éternel et ontologique “génocide”, qui, pour la plupart des “ propalestiniens”, n’a pas commencé au lendemain du 7 octobre, mais en 1947 voire avant, et qui, ceci est un aspect clef de l’idéologie néo-campiste réactionnaire, est pour eux le seul génocide du monde, un génocide éternel, perpétré par “les sionistes” qui dominent l’Occident et les médias.
# La projection des représentations antisémites sur “les sionistes” est transparente
La projection des représentations antisémites sur “les sionistes” est transparente mais, comme l’ennemi ontologique soupçonné d’être le pouvoir occulte cause de tous les maux ne s’appelle pas “juifs” mais “sionistes”, les antisémites de plus en plus nombreux dans le cadre du néo-campisme réactionnaire prétendent, sincèrement, ne pas être antisémites .
Ayant soutenu les génocides ou menaces de génocides envers:
- le peuple syrien,
- les Ukrainiens des zones occupées et les Tatars de Crimée,
- les Ouïghours,
- ou les ayant ignorés comme ceux qui menacent les Massalit du Soudan et les Peuls et Songhaï au Mali,**les militants "propalestiniens" ne connaissent qu’un seul "génocide", celui d’un fétiche nommé Palestine**.
Or, il y a réellement génocide en Palestine – destruction de la population de Gaza, épuration ethnique en Cisjordanie – mais la représentation fantasmatique du “génocide” chez la plupart des “propalestiniens” actuels ne permet aucune défense efficace des Palestiniens et sabote celle-ci, car cette défense efficace passerait par des appels aux interventions européennes et des actions internationalistes mettant en avant les organisations groupant palestiniens et juifs-israéliens, comme Standing Together .
Ces mouvements, réellement existants, sont cibles du maxima de haine de la part des “propalestiniens antisionistes”, pour qui l’efficacité dans la défense réelle des Palestiniens est le cadet de leur souci .
La composante “antisioniste” prépondérante dans le néo-campisme contemporain permet à la droite, y compris la droite antisémite, de dénoncer les mouvements propalestiniens comme antisémites, et de soutenir la politique génocidaire de Netanyahou, et ces attaques, selon une logique binaire classique, confortent les militants “antisionistes” dans leur certitude d’être des modèles de vertu persécutés, des victimes du “système” dont ils ne comprennent pas les ressorts.
C’est pour toutes ces raisons que j’appelle ici le moment ouvert par le 7 Octobre le “faux moment palestinien”. ¶
Il y a une lutte réelle, nationale et démocratique, des Palestiniens, dont la forme principale est celle des gens qui restent sur place ou reviennent quand ils peuvent et s’efforcent de survivre et de résister, mais pour le plus grand malheur du peuple palestinien, le mouvement “propalestinien”, acritique sur le Hamas (à la différence du mouvement pro-ukrainien tout à fait capable de critiquer Zelensky, qui n’a pourtant rien à voir avec le Hamas), **ne défend pas les Palestiniens réellement existants** .
Un vrai mouvement de solidarité internationaliste avec les Palestiniens ne pourra advenir que par la rupture avec la totalité du renouveau campiste qu’a porté la vague “propalestinienne” , utilisant bien entendu des sentiments humanitaires légitimes, dans des secteurs de la jeunesse étudiante européenne et américaine.
Le respect des mobiles humanitaires et de solidarité internationale des jeunes qui sont mobilisés sur cette thématique appelle cette critique impitoyable, car non seulement l’inefficacité de leur mobilisation du point de vue de la cause palestinienne a été pathétique, contrastant avec les mobilisations passées contre la guerre du Vietnam et aussi avec le mouvement internationaliste pro-ukrainien, qui, même faible, a joué un rôle important, mais elle a eu des résultats plus que contre-productifs.
Elle a en effet joué un rôle clef dans la victoire électorale de Trump n° II aux Etats-Unis, un évènement d’une portée gigantesque.
S’il est difficile de mesurer le strict impact, en termes de votes aux présidentielles US, des mobilisations « propalestiniennes » désignant Biden et les Démocrates comme ennemi principal, le fait politique pivot dans cette affaire est que cette orientation, appuyée par tous les courants du néo-campisme , a neutralisé la possibilité, dans la jeunesse américaine, d’un réflexe anti-Trump (et nullement pro-Biden) analogue à celui qui, avec Black Lives Matter, avait battu Trump en 2020.
Cette fois-ci ceci ne s’est pas produit, et il serait exagéré d’en faire porter toute la responsabilité sur la politique de Biden, car les illusions sur ce qu’il allait faire étaient déjà faibles en 2020.
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#antisemitisme #Hamas #AcritiqueSurLeHamas #Nationalismes #Netanyahou #Extremisme #Islamisme #Iran #Palestine #ukraine #Grenoble #ContreRevolutionnaires #sionisme #génocide #NeoCampisme #campisme #reactionnaires #complotisme #fetichisme #StandingTogether #antisionismeAlibi #Trump -
https://kolektiva.social/@clara_asso/116953939063093598 (Le 18 juillet, des militant•e•s pro-palestinien•ne•s ont interrompu le concert de Barbara Butch à Grenoble avec le soutien de la section locale de LFI. Nous condamnons cette action qui cible personnellement une artiste juive déjà harcelée par l'extrême-droite. La cause palestinienne mérite mieux)
Nous condamnons fermement l'interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble par CLARA
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# Défendre la liberté artistique et refuser l'antisémitismeLe 18 juillet 2026, lors du festival Cabaret Frappé à Grenoble, le concert de Barbara Butch a été interrompu au bout d'une vingtaine de minutes par une centaine de militant·es pro-palestinien·nes, avec le soutien affiché de responsables de la section locale de La France insoumise, dont l'élu Allan Brunon.
Ce dernier avait menacé le 24 mars 2026 un commerçant, lui intimant de sortir et l'insultant à plusieurs reprises avec les termes violemment homophobes de "sale tapette" et " petite tapette".
Présentée comme une action de "boycott culturel", cette interruption constitue une atteinte grave à la liberté artistique.
Ces désaccords politiques ne sauraient justifier la censure d'une artiste ou sa liberté d'expression.
Nous condamnons sans ambiguïté cette action, qui participe d'une dérive préoccupante : faire d'artistes juifs et juives de la diaspora des symboles d'un conflit dont ils et elles ne sont ni les responsables ni les représentantes.
# Une campagne fondée sur des amalgames
Les organisateurs de cette action invoquent principalement trois raisons :
- La signature par Barbara Butch d'une tribune soutenant la Loi Yadan publiée dans Le Point en mars 2026 et dénonçant l'antisémitisme en France.
Loi à laquelle, par ailleurs, notre association, CLARA s'est opposée.Barbara Butch a pourtant clairement expliqué sa démarche : "J'ai signé une tribune pour dénoncer l'antisémitisme en France, que je subis au quotidien et depuis mon enfance.
Il y a des choses à redire sur cette loi, mais moi je ne suis ni juriste ni politologue.
Mon métier, c'est de faire danser les gens." - Sa participation, en juin 2025, à un événement organisé par l'ambassade de France à Tel-Aviv dans le cadre du mois des fiertés LGBTQIA+.
En réalité, elle a simplement mixé lors d'un événement diplomatique organisé par l'ambassade de France. - Un projet d'animation de la Pride de Tel-Aviv en 2025 : or, elle n'a jamais participé à la Pride de Tel-Aviv en 2025.**Aucun de ces faits ne saurait justifier qu'une artiste soit empêchée de se produire**.
# Une artiste déjà ciblée par l'extrême droite
Barbara Butch n'est pas devenue une cible avec les événements de Grenoble, elle est déjà la cible privilégiée de l'extrême droite
Depuis plusieurs années, elle fait l'objet de campagnes de haine menées par l'extrême droite en raison de son engagement féministe, LGBTQIA+, de sa lutte contre la grossophobie et de sa judéité.
Après sa prestation lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, elle a subi une vague massive de cyberharcèlement mêlant insultes antisémites, lesbophobes, sexistes, grossophobes et menaces de mort.
Plusieurs auteurs ont été condamnés par la justice.
En 2026, sa nomination à la direction artistique de la Nuit Blanche a également déclenché de nouvelles attaques :
- Des éditorialistes, comme Mathieu Bock-Côté sur CNews, ont dénoncé son choix ;
- Le Journal du dimanche a entretenu la polémique autour de sa présence aux Jeux olympiques ;
- Civitas, mouvement d'extrême droite intégriste, a appelé à perturber l'événement, en ciblant explicitement son engagement LGBTQIA+ et sa qualité de femme juive ;
- Plusieurs médias de la mouvance catholique intégriste ont relayé ces campagnes.
Ainsi, l'extrême droite attaque Barbara Butch depuis des mois pour :
- Son militantisme LGBTQI+ (Civitas la qualifie de "militante LGBT et" à abattre). - Sa judéité (les insultes antisémites pullulent sur les réseaux : "juiverie ", "grosse truie sioniste", "dégoûtant rond-point juif".
- Son rôle dans la cérémonie des JO (accusée de "blasphème" par les milieux catholiques intégristes).
Une convergence préoccupante des méthodes
# C'est précisément pour cette raison que les événements de Grenoble sont particulièrement **ignobles et inquiétants**.
On y retrouve plusieurs mécanismes déjà utilisés contre elle par l'extrême droite :
- Personnalisation des attaques contre une artiste ;
- Diffusion ou reprise d'informations inexactes concernant sa présence en Israël ;
- Confusion entre identité juive, soutien supposé au gouvernement israélien et responsabilité politique ;
- Volonté d'empêcher une représentation artistique.
Ces convergences de méthode doivent être interrogées avec sérieux, sans en déduire une équivalence entre les projets politiques qu'elles servent.
# Refuser les amalgames
Critiquer le gouvernement israélien est parfaitement légitime.
Défendre les droits du peuple palestinien est parfaitement légitime.
**En revanche, rendre des artistes juif·ves responsables de la politique d'un État ou exiger d'eux une forme de justification permanente de leur rapport à Israël pour pouvoir exercer leur métier ne l'est pas**.
Confondre systématiquement judaïsme, identité juive, sionisme et politique du gouvernement israélien alimente des mécanismes qui peuvent contribuer à la stigmatisation des Juifs·ves de diaspora.
Une lutte antiraciste cohérente repose sur ce principe de base : aucune personne ne doit être tenue pour responsable des actes d'un État en raison de son origine, de sa religion ou de son identité.
Nous réaffirmons que :
- La liberté artistique doit être protégée, quelles que soient les opinions politiques ;
- Aucun·e artiste ne doit être empêché·e de se produire en raison de son identité ou de ses supposées appartenances ;
- Les attaques visant Barbara Butch, qu'elles proviennent de l'extrême droite ou d'une partie de militant·es se réclamant de la solidarité avec la Palestine, doivent être condamnées avec la même fermeté.
Nous appelons :
- À combattre toute confusion entre identité juive et politique israélienne ;
- À protéger les artistes contre les campagnes de haine, les intimidations et les tentatives de censure ;
- À faire vivre une solidarité avec le peuple palestinien qui ne se construise jamais au détriment des principes fondamentaux de l'antiracisme, de la liberté d'expression et de la lutte contre l'antisémitisme.
La défense des droits du peuple palestinien et la lutte contre l'antisémitisme ne sont pas incompatibles.
Elles exigent au contraire la même exigence de justice, le même refus des discriminations et la même vigilance face à toutes les formes de racisme et de haine.
Sur RTL, deux ans après le 7 Octobre, alors que les actes antisémites ont bondi de 1 000 % et que certaines personnes de confession juive en sont réduites à cacher leur nom sur les boîtes à lettres ou à le modifier lors de commandes, Manuel Bompard a jugé cette situation "inacceptable".
Il déclarait :
"Je les soutiens totalement.
L'antisémitisme, comme toutes les formes de racisme, n'a rien à faire dans la politique française.
Les Juifs de France ne sont pas comptables de la politique du gouvernement de M.
Netanyahu, qui, elle, est insupportable et inacceptable, et qu'il faut condamner.
Mais je n'en rends évidemment pas responsable ou comptable les Juifs de France, et si des personnes dans notre pays le font, ils se trompent."Dans le prolongement concret de cette prise de position, **nous exigeons solennellement que la direction de La France insoumise condamne sans ambiguïté l'acte antisémite perpétré à Grenoble contre Barbara Butch, avec le soutien et la complicité d'Allan Brunon, conseiller municipal LFI de Grenoble, et qu'elle prenne les mesures appropriées à l'encontre d'un élu déjà mis en cause pour des propos homophobes**.
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**Agresser une DJ juive ne libérera pas la Palestine** par Jonas Pardo
Depuis le spectacle donné lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, la DJ et artiste Barbara Butch est la cible d’une campagne de harcèlement qui mêle lesbophobie, grossophobie et antisémitisme.
À la suite des Jeux, plusieurs groupes d’extrême droite l’ont accusée de blasphème, d’atteinte aux "bonnes mœurs" et de participer à une prétendue décadence culturelle.
Après sa nomination à la direction artistique de la Nuit Blanche, les attaques ont pris la forme d’insinuations sur sa rémunération, de soupçons de favoritisme, de procès d’intention autour d’un supposé agenda idéologique.
Plus récemment encore, un journal identitaire a choisi de faire figurer Barbara Butch en Une aux côtés du pédocriminel Jeffrey Epstein, les présentant tous deux comme les symboles d’un Occident prétendument "dégénéré".
Références à l’argent, soupçons de corruption morale, accusation de complot contre les cultures européennes : Barbara Butch n’est pas attaquée pour ses œuvres, ses prises de parole ou ses actes.
Elle est visée à travers des imaginaires antisémites et LGBTphobes dont l’histoire est ancienne.
Depuis quelques mois, c’est l’accusation de "double allégeance" qui est mise en circulation sur les réseaux sociaux.
Vieux stéréotype antisémite, les Juifs seraient inféodés à un État étranger dont ils défendraient les intérêts de manière dissimulée.
Le soir de la Nuit Blanche, tandis qu’un groupe de militants catholiques intégristes tentaient d’empêcher la tenue d’un événement organisé dans l’église Saint-Laurent, des militants proches de la section grenobloise de la France insoumise cherchaient à perturber le concert de Barbara Butch, place de l’Hôtel de Ville.
Dans un tract distribué au public venu assister à la soirée, ils appelaient la Ville de Paris à "ne pas servir de marchepied à la propagande d’Israël" et demandaient la déprogrammation de l’artiste, décrite comme une "personnalité sioniste" et "figure de la stratégie de pinkwashing d’Israël".
Des camps politiques sensés être opposés désignent une même personne comme cible.
Non pour ses créations, ses prises de parole ou ses actes, mais parce qu’ils projettent sur elle des fantasmes liés à ce qu’elle est : une femme juive et lesbienne.
Au printemps, le représentant grenoblois de la France Insoumise élu au conseil municipal de la ville, lance un appel au boycott contre la DJ.
Le harcèlement sort de l’espace numérique.
Des centaines de militants tractent et se mobilisent pour tenter de la faire déprogrammer, l’invectivent dès son arrivée sur ses lieux de travail et l’insultent en continu en espérant qu’elle sorte de la scène.
Rassemblés autour de l’idée que l’artiste participerait à une entreprise de propagande israélienne, c’est aux cris de "sale sioniste" qu’une centaine de militants insoumis ont tenté d’empêcher Barbara Butch de se produire au Cabaret Frappé à Grenoble, samedi 18 juillet.
Les faits qui lui sont reprochés : avoir joué à la Pride de Tel Aviv en 2025, et sa signature d’une tribune en défense de la loi visant à lutter "contre les formes renouvelées d’antisémitisme", dite Loi Yadan.
Les insoumis grenoblois considèrent ce geste comme une forme de soutien aux politiques meurtrières du gouvernement Netanyahou, et un soutien à la répression des voix pro-palestiniennes.
La DJ n’a en réalité pas joué à la Pride, qui n’a d’ailleurs pas eu lieu, mais dans une soirée privée à l’ambassade de France en Israël.
Si elle a signé cette tribune, comme elle l’explique elle-même, c’est parce qu’elle voyait dans cette loi la possibilité d’un recul de l’antisémitisme, qu’elle vit d’autant plus après les JO de Paris.
Loin d’être un cas isolé, les tentatives d’écarter les artistes juifs et juives de l’espace public se multiplient de manière inquiétante depuis le 7 octobre 2023.
Réalisateurs, auteurs d’essais, de littératures ou de BDs, musiciens, peintres, podcasteurs, ou comédiens, ils et elles peuvent être sionistes, asionistes, antisionistes, leur mise au ban est aveugle à leur point de vue réel sur la situation au Moyen-Orient.
La défense des droits du peuple palestinien est un combat urgent, légitime et nécessaire.
Mais elle ne saurait justifier la diffusion d’accusations infondées visant une personne en raison de son identité ou de supposées appartenances.
Le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions, auquel se réfèrent les militants, rappelle d’ailleurs que ces campagnes ne sauraient viser les individus.
Chacun et chacune est en droit d’avoir un désaccord avec des membres d’une minorité quelconque.
Nous- mêmes, artistes, auteurs, acteurs de la culture et militants antiracistes signataires de cette tribune, avons des positions diverses vis-à-vis de la loi Yadan, plusieurs d’entre nous s’y sont opposés publiquement.
En revanche, nous partageons une même conviction : désigner à la vindicte des individus issus d’une minorité sous prétexte de s’opposer à leur opinion, réel ou supposé, n’a rien à voir avec l’exercice du débat démocratique et aboutit à l’augmentation de la violence raciste.
La lutte antiraciste doit pouvoir faire exister des débats en son sein, sans exposer les victimes de racisme à plus de racisme.
Auteur : Jonas Pardo, chercheur et directeur de l’association Boussole Antiraciste (https://www.helloasso.com/associations/association-boussole-contre-l-antisemitisme-et-tous-les-racismes)
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Voir aussi : https://luttes.frama.io/contre/l-antisemitisme/livres/2024/petit-manuel-de-lutte-contre-l-antisemitisme/petit-manuel-de-lutte-contre-l-antisemitisme.html (Petit manuel de lutte contre l’antisemitisme par Jonas Pardo et Samuel Delorr (paru le 25 octobre 2024))
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"S'il est vrai que les masses sont obsédées par le désir d'échapper à la réalité parce que, dans leur déracinement essentiel, elles ne peuvent plus en supporter les aspects accidentels et incompréhensibles, il est également vrai que leur soif de fiction a un certain rapport avec ces qualités de l'esprit humain dont la cohérence structurelle domine le simple hasard. La fuite des masses devant la réalité est une condamnation du monde dans lequel elles sont contraintes de vivre et ne peuvent subsister, puisque la coïncidence en est devenue la loi suprême et que les êtres humains ont besoin de transformer constamment les conditions chaotiques et accidentelles en un schéma humain d'une relative cohérence."
~ Hannah Arendt, in « Le Totalitarisme », p.108#Arendt #citation #exegèse #vérité #agnotologie #postFactuel #complotisme #réalité #Russie #Poutine #suprémacisme #Netanyahou #nazisme #Allemagne #totalitarisme #médias #infox