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#complotisme — Public Fediverse posts

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  1. kolektiva.social/@clara_asso/1 (Le 18 juillet, des militant•e•s pro-palestinien•ne•s ont interrompu le concert de Barbara Butch à Grenoble avec le soutien de la section locale de LFI. Nous condamnons cette action qui cible personnellement une artiste juive déjà harcelée par l'extrême-droite. La cause palestinienne mérite mieux)

    Nous condamnons fermement l'interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble par CLARA

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    # Défendre la liberté artistique et refuser l'antisémitisme

    Le 18 juillet 2026, lors du festival Cabaret Frappé à Grenoble, le concert de Barbara Butch a été interrompu au bout d'une vingtaine de minutes par une centaine de militant·es pro-palestinien·nes, avec le soutien affiché de responsables de la section locale de La France insoumise, dont l'élu Allan Brunon.

    Ce dernier avait menacé le 24 mars 2026 un commerçant, lui intimant de sortir et l'insultant à plusieurs reprises avec les termes violemment homophobes de "sale tapette" et " petite tapette".

    Présentée comme une action de "boycott culturel", cette interruption constitue une atteinte grave à la liberté artistique.

    Ces désaccords politiques ne sauraient justifier la censure d'une artiste ou sa liberté d'expression.

    Nous condamnons sans ambiguïté cette action, qui participe d'une dérive préoccupante : faire d'artistes juifs et juives de la diaspora des symboles d'un conflit dont ils et elles ne sont ni les responsables ni les représentantes.

    # Une campagne fondée sur des amalgames

    Les organisateurs de cette action invoquent principalement trois raisons :

    - La signature par Barbara Butch d'une tribune soutenant la Loi Yadan publiée dans Le Point en mars 2026 et dénonçant l'antisémitisme en France.
    Loi à laquelle, par ailleurs, notre association, CLARA s'est opposée.

    Barbara Butch a pourtant clairement expliqué sa démarche : "J'ai signé une tribune pour dénoncer l'antisémitisme en France, que je subis au quotidien et depuis mon enfance.
    Il y a des choses à redire sur cette loi, mais moi je ne suis ni juriste ni politologue.
    Mon métier, c'est de faire danser les gens." - Sa participation, en juin 2025, à un événement organisé par l'ambassade de France à Tel-Aviv dans le cadre du mois des fiertés LGBTQIA+.
    En réalité, elle a simplement mixé lors d'un événement diplomatique organisé par l'ambassade de France. - Un projet d'animation de la Pride de Tel-Aviv en 2025 : or, elle n'a jamais participé à la Pride de Tel-Aviv en 2025.

    **Aucun de ces faits ne saurait justifier qu'une artiste soit empêchée de se produire**.

    # Une artiste déjà ciblée par l'extrême droite

    Barbara Butch n'est pas devenue une cible avec les événements de Grenoble, elle est déjà la cible privilégiée de l'extrême droite

    Depuis plusieurs années, elle fait l'objet de campagnes de haine menées par l'extrême droite en raison de son engagement féministe, LGBTQIA+, de sa lutte contre la grossophobie et de sa judéité.

    Après sa prestation lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, elle a subi une vague massive de cyberharcèlement mêlant insultes antisémites, lesbophobes, sexistes, grossophobes et menaces de mort.

    Plusieurs auteurs ont été condamnés par la justice.

    En 2026, sa nomination à la direction artistique de la Nuit Blanche a également déclenché de nouvelles attaques :

    - Des éditorialistes, comme Mathieu Bock-Côté sur CNews, ont dénoncé son choix ;

    - Le Journal du dimanche a entretenu la polémique autour de sa présence aux Jeux olympiques ;

    - Civitas, mouvement d'extrême droite intégriste, a appelé à perturber l'événement, en ciblant explicitement son engagement LGBTQIA+ et sa qualité de femme juive ;

    - Plusieurs médias de la mouvance catholique intégriste ont relayé ces campagnes.

    Ainsi, l'extrême droite attaque Barbara Butch depuis des mois pour :

    - Son militantisme LGBTQI+ (Civitas la qualifie de "militante LGBT et" à abattre). - Sa judéité (les insultes antisémites pullulent sur les réseaux : "juiverie ", "grosse truie sioniste", "dégoûtant rond-point juif".

    - Son rôle dans la cérémonie des JO (accusée de "blasphème" par les milieux catholiques intégristes).

    Une convergence préoccupante des méthodes

    # C'est précisément pour cette raison que les événements de Grenoble sont particulièrement **ignobles et inquiétants**.

    On y retrouve plusieurs mécanismes déjà utilisés contre elle par l'extrême droite :

    - Personnalisation des attaques contre une artiste ;

    - Diffusion ou reprise d'informations inexactes concernant sa présence en Israël ;

    - Confusion entre identité juive, soutien supposé au gouvernement israélien et responsabilité politique ;

    - Volonté d'empêcher une représentation artistique.

    Ces convergences de méthode doivent être interrogées avec sérieux, sans en déduire une équivalence entre les projets politiques qu'elles servent.

    # Refuser les amalgames

    Critiquer le gouvernement israélien est parfaitement légitime.

    Défendre les droits du peuple palestinien est parfaitement légitime.

    **En revanche, rendre des artistes juif·ves responsables de la politique d'un État ou exiger d'eux une forme de justification permanente de leur rapport à Israël pour pouvoir exercer leur métier ne l'est pas**.

    Confondre systématiquement judaïsme, identité juive, sionisme et politique du gouvernement israélien alimente des mécanismes qui peuvent contribuer à la stigmatisation des Juifs·ves de diaspora.

    Une lutte antiraciste cohérente repose sur ce principe de base : aucune personne ne doit être tenue pour responsable des actes d'un État en raison de son origine, de sa religion ou de son identité.

    Nous réaffirmons que :

    - La liberté artistique doit être protégée, quelles que soient les opinions politiques ;

    - Aucun·e artiste ne doit être empêché·e de se produire en raison de son identité ou de ses supposées appartenances ;

    - Les attaques visant Barbara Butch, qu'elles proviennent de l'extrême droite ou d'une partie de militant·es se réclamant de la solidarité avec la Palestine, doivent être condamnées avec la même fermeté.

    Nous appelons :

    - À combattre toute confusion entre identité juive et politique israélienne ;

    - À protéger les artistes contre les campagnes de haine, les intimidations et les tentatives de censure ;

    - À faire vivre une solidarité avec le peuple palestinien qui ne se construise jamais au détriment des principes fondamentaux de l'antiracisme, de la liberté d'expression et de la lutte contre l'antisémitisme.

    La défense des droits du peuple palestinien et la lutte contre l'antisémitisme ne sont pas incompatibles.

    Elles exigent au contraire la même exigence de justice, le même refus des discriminations et la même vigilance face à toutes les formes de racisme et de haine.

    Sur RTL, deux ans après le 7 Octobre, alors que les actes antisémites ont bondi de 1 000 % et que certaines personnes de confession juive en sont réduites à cacher leur nom sur les boîtes à lettres ou à le modifier lors de commandes, Manuel Bompard a jugé cette situation "inacceptable".

    Il déclarait :

    "Je les soutiens totalement.
    L'antisémitisme, comme toutes les formes de racisme, n'a rien à faire dans la politique française.
    Les Juifs de France ne sont pas comptables de la politique du gouvernement de M.
    Netanyahu, qui, elle, est insupportable et inacceptable, et qu'il faut condamner.
    Mais je n'en rends évidemment pas responsable ou comptable les Juifs de France, et si des personnes dans notre pays le font, ils se trompent."

    Dans le prolongement concret de cette prise de position, **nous exigeons solennellement que la direction de La France insoumise condamne sans ambiguïté l'acte antisémite perpétré à Grenoble contre Barbara Butch, avec le soutien et la complicité d'Allan Brunon, conseiller municipal LFI de Grenoble, et qu'elle prenne les mesures appropriées à l'encontre d'un élu déjà mis en cause pour des propos homophobes**.

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    #Excuses #LFI #Sanctions #AllanBrunon #FranceIsoumise #Homophobie #Antisemitisme #Palestine #LibertéArtistique #Censure #Ignoble #Confusionisme #Desinformation #stimatisation
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis #sectes #antifas #ExtremesDroites

  2. archive.ph/Ayq1h

    Barbara Butch et son avocate, Audrey Msellati : « L’antisionisme invoqué n’a été, à Grenoble, que le vêtement de l’antisémitisme »

    Contrainte de quitter la scène samedi 18 juillet 2026 à Grenoble, après avoir fait l’objet d’insultes et de jets de bouteilles de la part de militants propalestiniens, la DJ Barbara Butch dénonce une irruption de la violence, dans une tribune au " Monde", cosignée avec son avocate, Audrey Msellati.

    18 juillet 2026. Barbara Butch monte sur scène [à Grenoble] pour mixer. Pour faire danser.

    Plus d’une centaine de manifestants l’accueillent par des sifflements, des huées, des cris, des insultes.
    Des projectiles fusent : graviers, cartons, plastiques, liquides ; des bouteilles en verre éclatent sur sa console et à ses pieds.

    La musique s’arrête.

    Barbara Butch doit être exfiltrée.

    [Le concert de Barbara Butch à Grenoble le 18 juillet a été interrompu (lemonde.fr/politique/article/2), après avoir été perturbé par des militants propalestiniens.

    Ils répondaient à un appel au boycott (lemonde.fr/culture/article/202), soutenu par La France insoumise, dénonçant notamment le soutien affiché de la DJ à la loi Yadan (lemonde.fr/m-le-mag/article/20)]

    Ce soir-là, une frontière a été franchie : celle qui sépare la protestation de la coercition, le désaccord de l’intimidation, la parole de la violence.

    On ne répondait plus à une artiste : on la chassait de la scène. Mais Grenoble n’est pas un accident.

    Depuis des mois, Barbara Butch fait l’objet d’une campagne coordonnée qui ne cherche plus seulement à critiquer ses engagements, réels ou supposés, mais à obtenir son exclusion de la vie artistique et publique.

    La méthode est constante : la désigner ; la disqualifier moralement ; répandre contre elle des accusations diffamatoires jusqu’à la nausée ; réclamer sa déprogrammation ; faire pression sur les salles, les festivals, les collectivités, le public ; intimider ceux qui l’invitent ou la soutiennent ; transformer chacun de ses déplacements en menace, chacun de ses concerts en épreuve, chacun de ses employeurs en cible.

    Puis, lorsque rien de tout cela ne suffit, on vient imposer la contrainte sur le lieu même où elle doit se produire.

    # Stigmate

    La violence physique n’est pas un débordement : elle est l’étape suivante d’une entreprise qui a échoué par tous les autres moyens.

    On connaît ce mécanisme : Barbara Butch l’a déjà subi au lendemain de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, il y a deux ans. [Elle avait alors fait l’objet de cyberharcèlement, quatre hommes ont ensuite été condamnés en 2025, lemonde.fr/m-le-mag/article/20]

    On nous répète qu’elle serait visée pour ses seules "positions politiques", et non pour ce qu’elle est – juive, lesbienne, grosse.

    Mais depuis quand une dénégation répétée tient-elle lieu de vérité, malgré les mots, les images, les faits ?

    Quelle "position politique" justifie qu’on lui jette des bouteilles en verre à la figure ?

    Quelle idée combat-on en l’empêchant de passer de la musique ?

    La critique, ici, n’est plus un but : elle est un alibi.

    Lorsque "sioniste" ne désigne plus une doctrine qu’on discute mais une personne, qu’il devient même une injure, "sale sioniste", le mot n’est plus un argument : il est un stigmate.

    Lorsque le visage d’une femme juive est barré d’une croix ou maculé de sang, devant un drapeau arc-en-ciel frappé de l’étoile de David, on ne conteste plus : on essentialise.

    On ne débat plus ce qu’elle pense – ou ce qu’on lui prête ; on décrète ce qu’elle est: comptable et coupable d’une guerre, comme si être juive obligeait à en répondre.

    Ce glissement porte un nom : l’antisionisme invoqué n’a été, à Grenoble, que le vêtement de l’antisémitisme.
    Cet antisémitisme-là ne se blanchit pas en se disant antisioniste, pas plus que la violence ne s’absout en se disant politique.

    Cette assignation n’appartient d’ailleurs à aucun camp : certains violentent Barbara Butch pour ce qu’elle est, d’autres la condamnent pour ce que l’on prétend qu’elle serait.

    Les idéologies s’opposent ; le droit violé est le même. Et entre ces deux haines, une femme réelle disparaît : ses paroles exactes, ses actes, sa liberté de créer.

    Le mécanisme est d’autant plus redoutable qu’il emprunte le langage des libertés pour en obtenir la négation.

    Il invoque le droit de protester pour revendiquer celui d’empêcher.

    Il se réclame de la liberté d’expression pour organiser l’effacement de la parole adverse.

    Il prétend combattre un pouvoir, mais s’arroge celui de décider qui a encore droit de cité.

    Car la violence politique commence rarement par un coup.

    Elle commence lorsqu’on s’accorde la permission de considérer qu’une personne n’a plus tout à fait le droit d’être là.

    Sa présence devient une provocation.

    L’inviter, une faute.

    L’afficher, une complicité.

    La défendre, une prise de parti.

    Alors l’accusation tient lieu de preuve, l’indignation, de procès ; la foule, de verdict.

    # Question démocratique

    Est-il acceptable qu’en France, en 2026, une salle soit sommée de choisir entre sa liberté de programmation et la sécurité de son public ?

    Que la peur devienne le véritable directeur artistique de nos fêtes et de nos festivals ?

    Que la violence obtienne, sans juge, sans loi, sans décision démocratique, l’interdiction faite à une artiste d’exercer son métier ?

    La réponse est non. C’est toujours non.

    Dans notre Etat de droit, la personne menacée ne doit jamais être la variable d’ajustement de la menace – sinon, la violence gagne deux fois : d’abord en intimidant, ensuite en dictant la décision.

    Nul n’a besoin d’aimer Barbara Butch, ni d’écouter sa musique, ni d’approuver la moindre de ses prises de position, pour refuser ce qui lui est fait.

    On peut refuser d’entendre une artiste ; on ne peut pas décider que personne ne l’entendra plus.

    On peut contester une programmation ;

    on ne peut pas la dicter par la peur.

    On peut répondre à une parole ; on ne peut pas poursuivre celle qui la porte de ville en ville jusqu’à ce qu’elle renonce à parler, à jouer, à travailler.

    La justice donnera à ces faits toutes leurs qualifications ; les plaintes sont prêtes.

    Mais cette affaire déborde le prétoire.

    Ce qui est arrivé le 18 juillet 2026 n’est pas seulement l’histoire d’une artiste : c’est une question adressée à notre démocratie.

    Notre République est confrontée à une autre manière d’exclure : non plus censurer une idée, mais rendre impossible l’exercice d’une liberté.

    La loi du 7 juillet 2016 l’énonce pourtant en cinq mots : "La création artistique est libre." Une démocratie se juge à la protection de ceux que la rue voudrait faire taire.

    Une démocratie ne commence pas à mourir lorsque la parole est interdite : elle commence à reculer lorsque certains cessent d’être réellement libres de la porter.

    Notre République n’a jamais promis à chacun d’être applaudi ; elle a promis que nul n’aurait besoin de l’être pour vivre libre.

    Barbara Butch remontera sur scène.

    Non parce qu’elle devrait être soustraite à la critique, mais parce qu’aucune critique ne saurait devenir un droit de proscription.

    Nous ne demandons ni silence, ni unanimité, ni indulgence.

    Nous demandons que demeure vraie cette idée française, simple et immense : on peut se combattre par les mots sans jamais se retrancher mutuellement de la République.

    On peut contester une artiste.

    On ne peut pas organiser sa disparition.

    Aujourd’hui, cette frontière porte un nom et un visage.

    Demain, elle protégera peut-être les vôtres.

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    #Procès #Plainte #AudreyMsellati #Avocate
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  3. inrer.org/2026/07/post-sionism (Post-sionisme, post-Shoah, Trois essais sur une négation, une délégitimation et une diabolisation d'Israël)

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    Pour aborder l’œuvre magistrale du philosophe israélien Elhanan Yakira, Trois essais sur une négation, une délégitimation, une diabolisation d’Israël, publiée aux Presses universitaires de France en 2010, il faut poser d’emblée le cœur implacable de son diagnostic : l’antisionisme contemporain ne relève plus de la simple critique géopolitique ni d’une réflexion philosophique légitime sur les structures d’un État.

    Il s’est mué en une entreprise de négation existentielle radicale, un phénomène unique dans le champ sémantique international où l’État d’Israël s’impose comme la seule entité politique au monde dont la légitimité même à exister est contestée de manière permanente dans le débat public.

    Si cette contestation trouve aujourd’hui un écho retentissant dans les cercles académiques et militants occidentaux, Yakira rappelle avec force qu’elle n’a jamais été exclusive à l’Occident.

    Elle s’inscrit dans la continuité historique des campagnes de délégitimation de l’appareil de propagande soviétique – qui, dès les années 1960, théorisa l’assimilation du sionisme au racisme et à l’impérialisme – et des rhétoriques d’effacement portées par les nationalismes arabes et le fondamentalisme islamiste.

    Sous le paravent de cet antisionisme globalisé se révèle une hostilité profonde qui prend pour cible, au travers de l’État, les personnes juives elles-mêmes.

    Pour Yakira, refuser au seul peuple juif le droit à l’autodétermination accordé à toutes les autres nations du monde constitue un contresens historique et un scandale moral qu’il déconstruit en s’attaquant à trois foyers de subversion idéologique interconnectés.

    Le premier de ces foyers s’incarne dans le post-sionisme académique et intellectuel, un courant né paradoxalement au cœur même des universités israéliennes à la fin des années 1980 avant d’être massivement exporté et récupéré à l’international.

    Yakira analyse ce mouvement non pas comme une saine et classique relecture historique, mais comme une entreprise idéologique de déconstruction radicale visant à saper les fondements éthiques et juridiques du projet national juif.

    Ce courant a été principalement structuré par les figures des « nouveaux historiens » comme notamment Ilan Pappé, qui a théorisé la naissance d’Israël sous le prisme exclusif du nettoyage ethnique, ou Benny Morris dans sa première période.

    En prétendant s’affranchir du récit sioniste originel, cette intelligentsia a produit un arsenal sémantique qui assimile la création de l’État à un péché originel indépassable.

    Cette subversion interne, validée par des titres universitaires prestigieux à Tel-Aviv, Haïfa ou Jérusalem, a fourni une caution scientifique et morale inespérée aux mouvements les plus extrêmes à l’étranger, transformant une dispute intellectuelle locale en une arme de disqualification planétaire.

    La ligne de force de cette disqualification réside dans un glissement sémantique et moral pervers que Yakira passe au crible de sa rigueur philosophique : le passage de la critique légitime des politiques gouvernementales israéliennes (un exercice démocratique consubstantiel à la vie politique de l’État hébreu) à la diabolisation de l’existence même de l’État.

    L’auteur pointe l’aveuglement, voire la complaisance, d’une partie de l’opinion publique qui s’accommode de cette distinction fallacieuse.

    En traitant Israël comme une entité intrinsèquement maléfique, l’antisionisme mondialisé opère une essentialisation absolue.

    Contre ce travestissement, Yakira rappelle fermement les faits : la base juridique et historique du partage de 1947 par l’ONU repose sur le principe de la coexistence de deux États, un juif et un arabe.

    Nier le droit du premier à exister, ce n’est plus défendre les droits nationaux des Palestiniens, c’est formuler une exception haineuse qui, dans la sphère des symboles, revient à désigner le Juif comme la figure éternellement illégitime de l’histoire humaine.

    Ce dispositif critique culmine dans l’indécence de l’instrumentalisation de la Shoah, thématique centrale et douloureuse de l’ouvrage où l’auteur décortique le retournement pervers de la victime en bourreau.

    Ce pervertissement mémoriel se déploie selon trois modalités distinctes que Yakira analyse cliniquement.

    D’abord, à travers le négationnisme d’une certaine gauche radicale française qui, depuis les années 1970 autour de la nébuleuse de La Vieille Taupe dirigée par Pierre Guillaume, a opéré une jonction immonde mais quelque peu oubliée avec l’extrême droite.

    Ce courant, qui trouvera son apogée médiatique dans la dérive de l’essayiste Roger Garaudy¹ avec son livre Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, a cherché, par anticapitalisme dogmatique et par un anticléricalisme dévoyé, à effacer le génocide nazi ou à en réduire la portée pour priver Israël d’une prétendue justification morale.

    Face à cette infamie, Yakira rétablit une vérité historique fondamentale : l’État d’Israël ne doit pas sa légitimité ni son existence à la Shoah.

    Le projet sioniste, l’infrastructure étatique du Yichouv, l’immigration volontaire et la reconnaissance internationale du droit à un foyer national (de la déclaration Balfour aux mandats de la Société des Nations) sont largement antérieurs à la tentative d’extermination hitlérienne.

    La Shoah a détruit le réservoir humain du sionisme européen bien plus qu’elle n’a facilité la création de l’État.

    Ensuite, ce pervertissement transparaît par l’usage qu’en font les post-sionistes eux-mêmes, pour qui la mémoire du génocide aurait été cyniquement capturée et instrumentalisée par l’appareil d’État israélien pour fabriquer un éthos militariste, une psychose collective et une culture de la victimisation destinées à justifier sa politique sécuritaire.

    Enfin, Yakira consacre des développements cruciaux à la postérité des thèses de Hannah Arendt² lors du procès Eichmann à Jérusalem, en 1961.

    Il démontre comment sa critique du nationalisme sioniste et sa relecture polémique du rôle des Conseils juifs (Judenräte) ont été décontextualisées, déformées et instrumentalisées par les détracteurs contemporains d’Israël.

    Ce détournement textuel vise à banaliser la destruction des Juifs d’Europe tout en chargeant le mouvement national juif d’une complicité imaginaire, voire d’une parenté idéologique objective, avec l’hitlérisme.

    Ce retournement de la Shoah contre l’État juif constitue, pour Yakira, le point de bascule sémantique où l’antisionisme révèle sa véritable nature.

    En accusant les survivants et leurs descendants de reproduire les crimes de leurs propres bourreaux, le discours antisioniste radical ne cherche pas à corriger une injustice envers les Palestiniens, mais à infliger une mort symbolique aux Juifs en les privant de leur dignité historique.

    Cette diabolisation systématique légitime toutes les violences à leur encontre.

    Dans les rues, cette violence aveugle frappe des personnes juives au mépris total de leurs positions politiques réelles ;

    sur les campus, elle s’auto-légitime au nom d’un dogme moral dévoyé, allant jusqu’à tolérer à leur encontre des logiques d’exclusion et de harcèlement que la conscience contemporaine s’interdit d’appliquer aux pires idéologues de la haine (suprémacistes, néonazis, néofascistes…).

    L’analyse d’Elhanan Yakira résonne prophétiquement aujourd’hui avec une actualité dramatique.

    L’augmentation phénoménale des actes antisémites à travers le monde, observée dans la foulée des massacres du 7 octobre commis par le Hamas, valide cruellement sa thèse : l’attaque contre l’existence d’Israël s’est transmuée immédiatement en une traque physique et symbolique des populations juives de la diaspora.

    Pour autant, cette grille de lecture n’impose nullement d’ignorer ou de passer sous silence les crimes et la violence systémique commis par le gouvernement israélien actuel à Gaza et en Cisjordanie.

    Au contraire, la lucidité de Yakira permet de tracer une ligne de démarcation nette : il est indispensable, au nom des principes démocratiques, de condamner la colonisation, les violations du droit international et les souffrances infligées aux civils palestiniens par les choix politiques d’un gouvernement ;

    mais il est criminel d’utiliser ces exactions pour réclamer la destruction de l’État et l’effacement de ses habitants.

    Le combat pour les droits humains ne saurait être dévoyé en une entreprise d’annihilation.
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    #INRER #Antisionisme #Antisemitisme
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  4. editions-hermann.fr/livre/des-

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    “L’antisémite est un sadique au cœur pur”, écrivait Sartre.

    Ce livre explore les ambivalences de cette proposition.

    Il se présente comme une réflexion sur la politique contemporaine, engagée depuis la méditation des significations du 7 octobre 2023 et des secousses politiques, affectives et idéologiques qui ont suivi.

    Il entremêle plusieurs plans :

    - aperçus historiques et théoriques, rendus nécessaires par les innombrables falsifications notionnelles du sionisme et de l’antisionisme ;

    - descriptions de l’injuste solitude infligée après le massacre, et du délaissement auquel sont aujourd’hui confrontés les Juifs ;

    - convocation de concepts et de notions comme la substitution, le paradigme, la comparaison, la biopolitique, la tragédie, la culpabilité, l’innocence, pour étayer l’ensemble de ces analyses.

    La langue philosophique mobilisée ici s’attache à dire la spécificité d’un événement, les meurtres de masse et les enlèvements du 7 Octobre, et à entendre les résonances d’une répétition éternellement nouvelle, inattendue et recommencée, la récurrence de l’antisémitisme dans l’antisionisme contemporain, qui ne peut se représenter les Juifs que selon l’alternative : ou bien gazés, ou bien nazis .

    #livre #DesSadiquesAuCoeurPur #antisemitisme #antisionisme
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  5. youtube.com/watch?v=Iz2T2L2WRh4

    🔴 🗣️ Un concert de Barbara Butch interrompu après l'intervention de militants pro-palestiniens, à la suite d'un appel au boycott soutenu par LFI.

    La maire de Grenoble (DVG) Laurence Ruffin annonce que la ville va porter plainte contre X.

    Article: franceinfo.fr/societe/concert- (Concert de Barbara Butch interrompu : la Ville de Grenoble porte plainte contre X, annonce la maire Laurence Ruffin)

    #Grenoble #antisemitisme #LFI
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  6. juivesetjuifsrevolutionnaires. (Le boycott d’Israël ne doit pas devenir le boycott des Juif·ves !)

    Extrait:
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    # Ce qui est à l’œuvre, c’est une situation de double standard flagrante : le fait pour un Juif·ve:

    - de ne pas se déclarer explicitement pour la destruction d’Israël,

    - d’avoir un lien quelconque avec Israël

    - ou de s’engager contre l’antisémitisme

    peut valoir ostracisation.

    On a même vu sur les réseaux sociaux des comptes pro-palestiniens accuser de "sionisme" le collectif Tsedek (lui même coutumier de tels procès, mais plus habitué au rôle de procureur) car certain·es de ses membres ont la nationalité israélienne.

    Au contraire, un·e non-juif·ve peut se déclarer favorable à l’existence de deux États sans provoquer aucun remous (**c’est d’ailleurs la position largement majoritaire à gauche, partagée par le PCF, la CGT, les Écologistes, le PS, et même officiellement par LFI**).

    D’ailleurs, alors que les boycotteurs prétendent cibler les sionistes, jusqu’à présent seul·es des artistes juif·ves ont été visé·es.

    On peut même dire que la judéité est le seul point commun entre Enrico Macias, Barbara Butch, Joann Sfar ou Nadav Lapid, quatre artistes récemment visé·es par des appels au boycott.

    Enfin, les mêmes qui entendent chasser les sionistes "hors de nos facs / vies / villes / etc." **s’accommodent très bien de militer et de défiler aux côtés de partisan·es de Poutine, d’Assad, de Xi Jinping ou de Khamenei**.

    **la palme de tartufferie revient ici au réalisateur Sylvain George, qui rédige une longue tribune sur le site Lundi matin justifiant le boycott de Nadav Lapid tout en étant lui même membre du jury lors du festival documentaire de Saint Petersbourg, c’est-à-dire en soutien de fait à Poutine**.

    Le positionnement de ces artistes peut-être critiqué, mais ni Joann Sfar ni Barbara Butch ne peuvent être considérés sérieusement comme des soutiens de la colonisation israélienne ou des crimes de guerre et contre l’humanité commis à Gaza.

    Leur boycott ne fait d’aucune manière pression sur le gouvernement israélien, ce qui était à la base censé être son objectif.

    **Nous dénonçons donc ces campagnes, qui ne font qu’aggraver la confusion antisémite entre les Juif·ves du monde entier et la politique criminelle du gouvernement israélien**.

    **Le boycott des institutions israéliennes peut être légitime, celui des artistes juifs·ves ne l’est pas**.

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    #campisme #DoubleStandard #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  7. puf.com/israel-apres-le-7-octo ( Israël après le 7-Octobre par Sylvaine Bulle)

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    Les massacres du 7 octobre 2023 en Israël, suivis de la guerre extrême menée par Israël à Gaza et contre les Palestiniens, ont des conséquences majeures sur l’opinion publique et sur le militantisme antisioniste.

    Mais les émotions face à l’horreur bien réelle de Gaza semblent avoir pour effet de simplifier considérablement la connaissance empirique de la société israélienne dans son rapport aux Palestiniens.

    Cet ouvrage vise à montrer la diversité et la complexité de la société et de la politique israéliennes, alors qu’une grande partie de l’opinion publique internationale les réduit à un miroir inversé de la situation palestinienne.

    Qu’est-ce que le sionisme réel en Israël ?

    Quel est le rôle exact des inégalités, de la race et de la religion dans la construction actuelle de la nation ?

    Qu’est-ce qu’être Israélien après le 7-Octobre, alors que le pays est en proie à des tensions entre nationalisme extrême et sentiment d’effondrement ?

    La réalité palestinienne connaît elle-même des transformations passées sous silence.

    En mobilisant les enquêtes de terrain et les sciences sociales, cet ouvrage entend nuancer les visions binaires simplistes, et donner à voir un hors-champ des représentations, au plus près des sociétés réelles.

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    Liens: raar.info/2026/05/30/le-7-octo

    #Livre #antisemitisme #Simplisme #campisme #complexité #palestine #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis

  8. - placedeslibraires.fr/livre/978 (Penser l’antisémitisme contemporain : Anthologie critique par Bruno Quelennec, Salima Nait Ahmed )

    Cette anthologie fait découvrir au public francophone les analyses germanophones de l’antisémitisme contemporain, de l’après-Shoah à nos jours .

    Croisant sociologie, philosophie et science politique, elle introduit aux théories et sociologies critiques issues d’Allemagne et d’Autriche , éclaire les débats actuels et réunit des travaux récents, inédits en français.

    L’ouvrage explore les formes actuelles de l’antisémitisme, ses liens avec les racismes et les mémoires collectives

    # Preface par

    - luttes.frama.io/contre/l-antis

    Au sortir de la guerre, **Theodor Adorno publiait une étude qu’il avait dirigée, devenue célèbre, sur la personnalité autoritaire**.

    Cette recherche donnait à envisager un lien entre l’anti­sémitisme et la formation de la personnalité non démocratique, dans la famille et l’éducation.
    Et Adorno fut très présent dans le débat allemand sur la question.

    En ­Allemagne, son héritage intellectuel, ainsi que de Max Horkheimer, et donc de l’École dite de Francfort, est demeuré vivace.

    Une psychanalyse ancrée dans la ­théo­rie sociale a également joué un rôle non négligeable dans les analyses qui sont proposées, avec le souci de ne pas dissocier l’examen de la psychologie individuelle des contextes sociaux et culturels, et de la psychose collective de masse où se déploie la haine des Juifs.
    Notons que si paranoïa il y a, elle serait collective, plus qu’individuelle, avec à l’œuvre des processus de projection, des identifications projectives.

    Au début des années 1970, un journaliste vivant en Europe centrale, Paul Lendvai, popularisait dans un essai sous ce titre la notion de "L’anti­sémitisme sans juifs" (Paris, Fayard, 1971).

    Et voici que dans l’espace post­-­nazi, une nouvelle catégorie trouve sa place, on le découvre avec cette anthologie, celle d’"anti­sémitisme sans anti­sémites".
    Ce qui débouche sur une conceptualisation qui mérite qu’on s’y arrête.

    Plusieurs auteurs, en effet, évoquent une "cimentation culturelle" qui fait que l’anti­sémitisme existe sans pouvoir, en tout cas jusque dans les années 2000, s’élever au niveau politique, sans pouvoir devenir instrumental dans une action idéologico-politique.

    Inutilisable dans l’espace politique, il survit néanmoins, et apparaît alors comme un préjugé d’ordre privé, sans force pour peser dans la vie publique, ce qui est théo­risé avec l’expression de "latence" - la question devenant celle de la nature de cette latence : est-elle dans les consciences, ou dans la communication ?
    En France, une certaine "latence" aussi a commencé à être mise en cause avec le négationnisme des années 1970, puis avec la montée du Front national sous la houlette de Jean-Marie Le Pen, à partir du début des années 1980.

    Peut-être, maintenant que la direction du Rassemblement National prétend s’être affranchie de la haine des Juifs, pourrait-il s’avérer intéressant d’envisager la façon dont ce concept de "latence", à partir de l’­Allemagne, peut servir à examiner comment l’extrême droite cherche à se démarquer de la haine des Juifs et à soutenir la politique d’Israël tandis que la gauche de la gauche dérape ici et là dans un anti­sémitisme masqué sous couvert d’anti­sionisme.

    Peut-être même est-il possible d’élargir la perspective.
    Car au-delà de la question juive, les concepts proposés par les penseurs et chercheurs allemands pourraient servir, en France, à réfléchir aux racismes anti-Noirs et anti­-Maghrébins, fortement teintés de haine des musulmans, et à l’histoire du pays, coloniale puis post­coloniale.

    Notons, au passage, que l’idée d’un racisme anti­-Arabes est elle-même à préciser, car ce phéno­mène, en fait, vise pour l’essentiel des populations issues de pays du Maghreb où l’on peut aussi être berbère.

    De plus, dans le débat français contem­porain, il arrive, si l’on peut dire, que les Palestiniens deviennent présentés comme des Juifs par leurs caractéristiques supposées, tandis que l’image des Israéliens devient celle, comme il est dit dans cette anthologie, de "Juifs non juifs".

    Ce processus d’inversion fait des victimes d’hier, les Juifs (les pogromes, la Shoah) les coupables d’aujourd’hui (la guerre à Gaza), et des Palestiniens la figure mondiale de la victime, par excellence.

    On ne comprend pas l’anti­sémitisme allemand sans référence au passé nazi.
    Mais le présent doit aussi beaucoup à deux autres aspects.

    D’une part, après la guerre, la naissance d’Israël et le conflit israélo-palestinien, et à partir de là, le débat que cette anthologie aborde de plusieurs façons, à propos du recouvrement (mais jusqu’à quel point ?) de l’anti­sionisme et de l’anti­sémitisme, avec des prolongements récents, sur la "blanchité" des Juifs.

    Et d’autre part, le fait qu’il a fallu attendre la chute du mur de Berlin, en 1989, pour que le pays se réunifie, alors que durant près d’un demi-siècle, le traitement politique du nazisme et la haine des Juifs ont connu en ­Allemagne de l’Est un cours différent de celui suivi à l’Ouest.

    Les deux aspects se télescopent d’ailleurs : dès le début des années 1950, en effet, l’anti­sémitisme orchestré par le régime stalinien s’est présenté sous le masque transparent de l’anti­sionisme, on l’a vu notamment au procès de Prague, en 1952.

    Réfléchir à la question des liens entre anti­sémitisme et anti­sionisme installe par ailleurs cette anthologie dans des débats récents, et dans l’espace du post­colonialisme - certains, sans réellement prendre connaissance des études post­coloniales et décoloniales diraient : du wokisme, ce qui brouille la discussion, disqualifie a priori et sans nuance l’ensemble de ces travaux, mais aussi bien des contestations notamment anti­racistes, et alimente des polémiques bien peu scientifiques.

    En ­Allemagne, une conceptualisation originale fait du concept d’intersectionnalité un outil qui peut être utilisé autrement que du point de vue américain, dominé par l’articulation du genre et du racisme anti­-Noirs, ou français, dominé par celle du genre avec le racisme anti­-immigrés, anti­-Maghrébins, anti­musulmans - ce qui n’exclut pas le racisme anti­-Noirs.

    Ici, le concept sert à envisager l’inter­pénétration de l’anti­sémitisme et du sexisme, et est donc utilisé par d’autres auteurs que ceux qui y recourent en France, et qui ne se mobilisent généralement pas pour envisager la haine des Juifs.

    Nous avons beaucoup à apprendre, et d’importantes leçons à tirer de cette anthologie, en matière historique comme socio­logique, empirique comme théorique.

    Bien sûr, et certains de ses auteurs ne s’en privent pas, il est possible de critiquer la recherche en ­Allemagne, d’insister sur ses carences, d’émettre des regrets.

    Mais tout est relatif : ce qui est rassemblé dans cette anthologie fait aussi et surtout apparaître une grande richesse et une belle diversité de propositions.

    En ces temps où l’anti­sémitisme connaît en France des développements singulièrement préoccupants, cet ouvrage ouvre des perspectives intellectuelles novatrices et stimulantes, des éclairages pouvant nous aider à élever le niveau de nos analyses.

    Notre ordinaire, s’il s’agit de connaître le phénomène pour mieux l’affronter, est fait pour l’essentiel, de travaux historiques sans surprises, de sondages, de statistiques relatives aux actes anti­sémites, et d’analyses de discours.

    La seule grande enquête socio­logique dont nous disposons est celle que j’ai conduite avec une équipe d’une dizaine de chercheurs et publiée sous le titre La tentation anti­sémite (Paris, Robert Laffont, 2005) : elle date du début des années 2000 et rien de comparable n’a été lancé depuis.

    Bruno Quélennec et Salima Naït Ahmed ont fait œuvre scientifique en suivant et en étudiant pendant des années les débats en langue allemande, en collectant, en sélectionnant intelligemment pour un public francophone les textes qui vont suivre, en veillant à le guider dans sa compréhension par un dispositif élaboré de notes et de compléments qu’ils ont rédigé à son intention.

    Autant dire que ceux qui ne veulent pas se contenter des limites et des carences de la recherche actuelle en France peuvent leur être reconnaissants.

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    Liens: arrac.fr/2026/03/19/critical-theories-of-antisemitism-concepts-challenges-and-emerging-research-agendas/

    #Livre #CriticalTheories #antisemitisme #Palestine #InversionDesVictimes #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis

  9. COVID - La connerie tue, la cupidité tue, le complotisme tue, le fascisme tue, le capitalisme tue, welcome in the US of the 20's
    Ne nous leurrons pas : pour eux c'est juste une histoire de fric, vous vous pouvez crever.

    J'ai une pensée émue et compatissante pour feu ce vers parasite mort de faim en cherchant le cerveau de RFK Jr dont il voulait se nourrir. Les agents russes qui occupent la Maison-Blanche ont tous les mêmes absences de neurones et ils n'en sont pas moins planétairement dangereux pour autant.
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    Traduction de : skepchick.org/2026/05/trump-ju
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    COVID - Trump vient d'arrêter une scientifique contre la thèse de l'origine de la pandémie par "souche échappée de laboratoire"
    Rebecca Watson

    Transcription :

    Cela fait deux ans que j'ai abordé l'hypothèse de la "fuite de laboratoire" : cette idée, désormais totalement réfutée, selon laquelle la COVID-19 aurait débuté par la libération accidentelle ou intentionnelle d'un virus d'un laboratoire de Wuhan étudiant les coronavirus. Ce n'est pas ce qui s'est passé. Bien qu'il s'agisse d'une hypothèse ayant été plausible début 2020, de nombreuses études menées au cours des six dernières années ne laissent plus beaucoup de doute à ce que le virus provienne très probablement d'un animal infecté vendu sur les marchés d'animaux vivants de cette même région. Si vous avez manqué ces recherches et souhaitez un aperçu, n'hésitez pas à visionner ma vidéo de 2021 à ce sujet car depuis, aucune nouvelle preuve n'est venue contredire cette hypothèse et des tonnes de nouvelles études confirment l'origine mercantile du virus.

    Le 18 juin 2024, j'ai réalisé ce que je pensais être ma dernière vidéo sur la théorie de "l'évasion de laboratoire". À ce moment-là, elle était complètement démystifiée et il ne me restait plus qu'à souligner qu'elle était passée d'hypothèse plausible à véritable et dangereuse théorie du complot. J'ai fait remarquer que les séances parlementaires consacrées à ce sujet mobilisaient des ressources précieuses, empêchant notre gouvernement d'avancer et de se préparer à la prochaine pandémie. De plus, l'obsession de cette question met en danger la santé physique des scientifiques, victimes d'illuminés complotistes.

    Et bien ce n'était pas ma dernière vidéo. Quelques jours plus tard Reuters a révélé que la théorie du complot de l'échappée de laboratoire avait en réalité été propagée par la CIA dans le cadre d'une guerre de désinformation contre la Chine avec, mensonge supplémentaire, l'intox que la Chine avait intentionnellement libéré le virus pour vendre ses vaccins au monde entier. Typique de la CIA. Charmant.

    Deux ans plus tard je reviens sur ce sujet car, malheureusement, deux actualités viennent étayer mes affirmations : cette théorie du complot est dangereuse pour la sécurité des scientifiques et la préparation aux futures pandémies.

    Parlons tout d’abord de la sécurité des scientifiques. J’ai mentionné qu’ils étaient menacés par des illuminés anti-science mais j’ai omis d’évoquer les dangers qu’ils encourent quand ces mêmes illuminés contrôlent les trois branches du gouvernement américain. La semaine dernière des agents fédéraux lourdement armés ont fait irruption au domicile de M. David Morens, scientifique de 78 ans ayant pris sa retraite en 2022 après avoir mené des recherches sur la grippe à l’Institut National Américain des Allergies et des Maladies Infectieuses (NAID). Ils l’ont déshabillé, mis en sous-vêtements, menotté et emmené de force en prison à 65 kilomètres de là où ses empreintes digitales ont été relevées et une photo d’identité judiciaire a été prise. Ils l’ont relâché plus tard dans la journée mais lui ont demandé de revenir pour remettre son passeport, ce qu’il a fait. Le chef d’accusation ? Avoir utilisé son adresse courriel personnelle au lieu de son adresse professionnelle pour discuter des origines de la COVID-19 après que l'Institut National de la Santé (NIH) ait annulé la subvention sur une étude d'un collègue intitulée "Comprendre le risque d'émergence des coronavirus de chauve-souris", ce sur la base de la théorie du complot autour de "l'échappée de laboratoire". Le ministère de la Justice affirme que cela constitue un "grave abus de confiance".

    Le directeur du FBI, Kash Patel, tombant du lit un lundi après-midi et tout en prenant une poignée d'aspirines, a déclaré "Non seulement Morens a dissimulé illégalement ses communications mais il a également reçu des pots-de-vin pour ça." De quels pots-de-vin parle-t-il ? Ben, le collègue dont la subvention a été annulée a voulu remercier Morens de son soutien en lui envoyant une bouteille de vin et en l'invitant à dîner. Voilà tout. Voilà les "gratifications illégales". Pour rappel, Kash Patel a pris un avion privé, aux frais des contribuables, pour se rendre en Italie et boire de la bière avec l'équipe olympique masculine américaine. "15 000 dollars à chaque décollage" a-t-il dit lui-même. Alors oui, il s'agit ni plus ni moins que du gouvernement fasciste américain punissant un scientifique qui, par ses travaux scientifiques, conteste cette théorie du complot qu'il s'efforce encore de répandre pour contrer la Chine. Ce n'est pas un hasard car lorsqu'il travaillait à l'Institut National Américain des Maladies Infectieuses (NAID), Morens était un très proche collaborateur d'Anthony Fauci, une cible si évidente du régime Trump que Biden l'avait remercié par anticipation avant de quitter ses fonctions. Il n'est pas absurde de penser que sans cette intervention de Biden c'est Fauci qui aurait été menotté et mis en sous-vêtements.

    Pour en revenir à mon point concernant la théorie du complot sur l'échappée de laboratoire et le danger qu'elle représente pour notre préparation aux futures pandémies, une étude préoccupante a récemment été publiée dans Science mais elle est aussi d'un point de vue scientifique absolument fascinante et captivante, c'est pourquoi je l'ai gardée pour la fin. Intitulée "Le commerce d'animaux sauvages favorise la transmission d'agents pathogènes de l'animal à l'homme depuis plus de 40 ans", cette étude est issue d'une large collaboration entre des scientifiques américains et suisses. Sa conclusion, qui ne devrait pas vous surprendre, est solidement étayée et arrive à point nommé : le commerce d'animaux sauvages est un énorme facteur de transmission d'agents pathogènes de l'animal à l'homme. Plus une espèce est commercialisée longtemps plus elle nous transmet d'agents pathogènes, ce à raison d'un nouvel agent pathogène par décennie environ. Les marchés d'animaux vivants augmentent considérablement ce risque. Globalement, les mammifères sauvages faisant l'objet d'un commerce ont 1,5 fois plus de chances de nous transmettre leurs agents pathogènes que ceux qui ne le sont pas.

    En passant, les graphiques sont vraiment superbes. N'hésitez pas à mettre la vidéo en pause si vous souhaitez les examiner en détail. Le graphique B illustre les dangers relatifs des différentes relations avec les animaux sauvages : le terme "synanthropique" désigne les animaux ayant développé une relation étroite avec l'homme, comme les pigeons et les rats gris qui ne sont pas aussi menaçants. Vient ensuite la viande de gibier, comme le bison ou l'alligator. Comme vous pouvez le constater, les principaux facteurs de transmission zoonotique sont la durée du commerce et la vente d'animaux vivants sur les marchés, ce qui a très vraisemblablement contribué à l'épidémie de COVID-19.

    Enfin, et le "commerce illégal" n'est pas hélas le moindre des facteurs prédictifs. C'est dommage parce que ça démontre que la solution n'est pas de se contenter d'interdire les marchés d'animaux vivants : tout comme la prohibition de l'alcool aux États-Unis avait créé de nouveaux problèmes et dangers à cause de la contrebande et une production clandestine d'alcool, les chercheurs suggèrent que l'interdiction de ces marchés serait contre-productive car elle aggraverait les risques. La voie à suivre passe, parallèlement au développement de nouveaux moyens réduisant la demande sur ces marchés, plutôt par la réglementation et une surveillance stricte. Une chauve-souris incontrôlable, ça vous tente ? J'essaierais bien.

    Malgré quelques réserves ces données sont accablantes. Comme l'ont souligné d'autres chercheurs du domaine pour chaque espèce elles ne prennent pas en compte le volume des échanges. Alors une espèce commercialisée une fois par an et une espèce commercialisée mille fois par an sont considérées de la même façon. Les chercheurs disent avoir au départ pris en compte le volume mais que cela n'a pas modifié leurs résultats alors ils ont préféré une comparaison simplifiée. Plus important encore, ils n'ont considéré que le commerce international et non pas le commerce intérieur parce que les sur le commerce international sont plus claires et moins compliquées. Comme nous l'avons tous appris avec la COVID-19, les virus se fichent des frontières alors quand on en vient à étudier la prochaine pandémie il faut prendre en compte le commerce intérieur parce qu'il finira par s'internationaliser.

    La bonne nouvelle, c'est que des recherches solides continuent d'être menées sur ce sujet malgré les coupes budgétaires drastiques et les tentatives fascistes des conservateurs américains pour faire taire les scientifiques et leurs données. Les pays dotés de dirigeants avisés peuvent commencer à exploiter ces recherches dès maintenant. Si nous parvenons à traverser les prochaines années, il est possible que les États-Unis puissent à nouveau écouter les experts et enrayer la prochaine maladie apocalyptique avant même qu'elle ne se déclare.
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    #Science #COVID #politique #US #fascisme #Trump #RFK_Jr #CIA #complotisme #pandemies #Chine

  10. "S'il est vrai que les masses sont obsédées par le désir d'échapper à la réalité parce que, dans leur déracinement essentiel, elles ne peuvent plus en supporter les aspects accidentels et incompréhensibles, il est également vrai que leur soif de fiction a un certain rapport avec ces qualités de l'esprit humain dont la cohérence structurelle domine le simple hasard. La fuite des masses devant la réalité est une condamnation du monde dans lequel elles sont contraintes de vivre et ne peuvent subsister, puisque la coïncidence en est devenue la loi suprême et que les êtres humains ont besoin de transformer constamment les conditions chaotiques et accidentelles en un schéma humain d'une relative cohérence."
    ~ Hannah Arendt, in « Le Totalitarisme », p.108

    #Arendt #citation #exegèse #vérité #agnotologie #postFactuel #complotisme #réalité #Russie #Poutine #suprémacisme #Netanyahou #nazisme #Allemagne #totalitarisme #médias #infox

  11. "S'il est vrai que les masses sont obsédées par le désir d'échapper à la réalité parce que, dans leur déracinement essentiel, elles ne peuvent plus en supporter les aspects accidentels et incompréhensibles, il est également vrai que leur soif de fiction a un certain rapport avec ces qualités de l'esprit humain dont la cohérence structurelle domine le simple hasard. La fuite des masses devant la réalité est une condamnation du monde dans lequel elles sont contraintes de vivre et ne peuvent subsister, puisque la coïncidence en est devenue la loi suprême et que les êtres humains ont besoin de transformer constamment les conditions chaotiques et accidentelles en un schéma humain d'une relative cohérence."
    ~ Hannah Arendt, in « Le Totalitarisme », p.108

    #Arendt #citation #exegèse #vérité #agnotologie #postFactuel #complotisme #réalité #Russie #Poutine #suprémacisme #Netanyahou #nazisme #Allemagne #totalitarisme #médias #infox

  12. "S'il est vrai que les masses sont obsédées par le désir d'échapper à la réalité parce que, dans leur déracinement essentiel, elles ne peuvent plus en supporter les aspects accidentels et incompréhensibles, il est également vrai que leur soif de fiction a un certain rapport avec ces qualités de l'esprit humain dont la cohérence structurelle domine le simple hasard. La fuite des masses devant la réalité est une condamnation du monde dans lequel elles sont contraintes de vivre et ne peuvent subsister, puisque la coïncidence en est devenue la loi suprême et que les êtres humains ont besoin de transformer constamment les conditions chaotiques et accidentelles en un schéma humain d'une relative cohérence."
    ~ Hannah Arendt, in « Le Totalitarisme », p.108

    #Arendt #citation #exegèse #vérité #agnotologie #postFactuel #complotisme #réalité #Russie #Poutine #suprémacisme #Netanyahou #nazisme #Allemagne #totalitarisme #médias #infox

  13. "S'il est vrai que les masses sont obsédées par le désir d'échapper à la réalité parce que, dans leur déracinement essentiel, elles ne peuvent plus en supporter les aspects accidentels et incompréhensibles, il est également vrai que leur soif de fiction a un certain rapport avec ces qualités de l'esprit humain dont la cohérence structurelle domine le simple hasard. La fuite des masses devant la réalité est une condamnation du monde dans lequel elles sont contraintes de vivre et ne peuvent subsister, puisque la coïncidence en est devenue la loi suprême et que les êtres humains ont besoin de transformer constamment les conditions chaotiques et accidentelles en un schéma humain d'une relative cohérence."
    ~ Hannah Arendt, in « Le Totalitarisme », p.108

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  14. "S'il est vrai que les masses sont obsédées par le désir d'échapper à la réalité parce que, dans leur déracinement essentiel, elles ne peuvent plus en supporter les aspects accidentels et incompréhensibles, il est également vrai que leur soif de fiction a un certain rapport avec ces qualités de l'esprit humain dont la cohérence structurelle domine le simple hasard. La fuite des masses devant la réalité est une condamnation du monde dans lequel elles sont contraintes de vivre et ne peuvent subsister, puisque la coïncidence en est devenue la loi suprême et que les êtres humains ont besoin de transformer constamment les conditions chaotiques et accidentelles en un schéma humain d'une relative cohérence."
    ~ Hannah Arendt, in « Le Totalitarisme », p.108

    #Arendt #citation #exegèse #vérité #agnotologie #postFactuel #complotisme #réalité #Russie #Poutine #suprémacisme #Netanyahou #nazisme #Allemagne #totalitarisme #médias #infox

  15. "Oui, nous en convenons, nos adversaires dans la discussion ont sur nous un avantage signalé. Ils peuvent en quelques mots exposer une vérité incomplète ; et, pour montrer qu’elle est _incomplète_, il nous faut de longues et arides dissertations."

    ~ Frédéric Bastiat, in "Sophismes économiques" (1845)

    @sociologie @psychologie

    #vérité #populisme #postFactuel #complotisme #réalité #totalitarisme #citation #citations #médiasSociaux #propagande #journaux #presse #antisémitisme #judéoPhobie #Paris #libéralisme #écoleLibérale #Bastiat

  16. Castaner: le loup qui criait au loup

    En criant au «#complotisme» sur le comptage des résultats de la NUPES, Christophe #Castaner met en danger la légitime lutte contre la désinformation après avoir lui-même accumulé les #mensonges.

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