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#harcelement — Public Fediverse posts

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  1. change.org/p/soutien-%C3%A0-pi

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    Le problème

    Depuis la mise en ligne de cette pétition, le classement sans suite de la plainte pénale et le lancement de la procédure disciplinaire, une tribune est parue dans Mediapart, signée par une centaine de représentant.es syndicaux, du monde associatif et de la recherche, et de politiques.

    Nous vous invitons à la signer également :

    # Qui veut la peau de l’inspection du travail ?

    Depuis de nombreuses années, les services de l’inspection du travail sont mis sous tension.

    Un rapport récent du cabinet indépendant APTEIS a dressé un tableau alarmant des services du ministère du Travail et de l’Emploi, en particulier ceux de l’inspection du travail.

    Depuis 2017, 20 % des postes d’inspection du travail ont été supprimés et les effectifs des fonctions d’appui ont été réduits drastiquement.

    À ce jour, il reste moins de 1 800 agent·es de contrôle pour 21 millions de salarié·es.

    La mise sous pression managériale a été privilégiée au détriment de l’appui aux fonctions de contrôle : en lien avec des plans de communication sans moyens augmentés, les ministres du Travail successifs fixent des objectifs chiffrés, le plus souvent sans rapport avec les besoins du terrain et les demandes d’intervention des travailleur·euses ou de leurs représentant·es.

    Le rapport fait également état d’une intensification et d’une complexification généralisées du travail, qui ont pour conséquence une explosion des risques psychosociaux.

    Dans le même temps, la réforme « OTE » de 2021 (Organisation territoriale de l’État) a renforcé le pouvoir des préfets, plaçant l’ensemble de la hiérarchie locale de l’inspection du travail (DDEETS et DREETS) sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, dont dépend désormais l’ensemble des moyens de fonctionnement de l’inspection du travail.

    Cette situation de tutelle préfectorale rend de plus en plus illusoire la garantie d’indépendance des services de l’inspection du travail exigée par la Convention n° 81 de l’OIT ratifiée par la France.

    Dans ce contexte, ce qui s’est joué autour de la défense du 1er mai, seul jour « super férié » (c’est-à-dire férié et chômé) est édifiant.

    Malgré les attaques dont il a fait l’objet, les règles particulières protégeant le 1er mai n’avaient pas changé.

    Le gouvernement a pourtant fortement suggéré aux agent·es de contrôle d’anticiper une hypothétique évolution réglementaire, fait tout à fait inédit. Plus grave encore en termes de respect de l’État de droit et du principe de séparation des pouvoirs, le même gouvernement, par la voix du Premier ministre, a invité les représentants patronaux des boulangeries et des fleuristes à déroger à la loi existante, leur assurant une tolérance des services de contrôle.

    Dans certains départements, comme en Isère, des directions zélées sont allées jusqu’à tenter d’empêcher les inspecteurs et inspectrices du travail de mener à bien des contrôles.

    Le Premier ministre s’est même autorisé à appeler un boulanger ayant fait l’objet d’un contrôle pour l’assurer qu’aucune amende ne serait prononcée.

    La délinquance patronale a donc été encouragée puis légitimée, le tout en décrédibilisant l’action de l’inspection du travail.

    Dans ce même département, deux inspecteurs du travail ont été convoqués le 4 mai 2026 par la police pour des faits supposés de « harcèlement moral », convocation faisant suite à un signalement ancien de leur direction et une plainte de leur supérieure hiérarchique, dans un contexte d’intense dégradation des conditions de travail qu’ils ont maintes fois dénoncée en tant que représentants syndicaux des agent·es.

    Il s’agissait donc clairement d’une procédure-bâillon et de représailles.

    Le procureur de la République de Grenoble ne s’y est pas trompé et a très rapidement classé sans suite cette plainte de la hiérarchie.

    Pourtant, manifestement déterminé à mettre au pas l’inspection du travail, le ministère du Travail a immédiatement engagé des poursuites disciplinaires contre les deux inspecteurs, à qui il est reproché de s’exprimer afin d’obtenir des conditions de travail dignes au ministère du Travail, ou de refuser de participer à des contrôles concernant la lutte contre le narcotrafic.

    Ces inspecteurs dénoncent l’impossibilité de mener à bien leur mission essentielle : la protection des travailleur·euses.

    C’est bien cela qu’on veut leur faire payer avec ces procédures-bâillons.

    Nous ne nous y trompons pas : depuis la loi Travail de 2016 et les ordonnances Macron en 2017, qui avaient déjà entaillé très sérieusement la représentation du personnel dans les entreprises et rouvert la boîte de Pandore des possibilités de dérogations à la loi, le sabotage des droits des travailleur·euses continue.

    En s’attaquant à ses représentants syndicaux, le ministère du Travail veut mettre au pas l’inspection du travail, une des dernières digues de protection des droits des travailleur·euses.

    Alors que la hausse inquiétante des accidents mortels du travail (plus de deux travailleurs décèdent au travail chaque jour) devrait obliger le gouvernement à engager une réelle politique de prévention des risques pour la santé au travail (notamment par un renforcement des effectifs de contrôle), et rétablir une réglementation plus protectrice et préventive (rétablissement des CHSCT en particulier), il ne trouve rien de plus urgent que de s’acharner sur deux agents de l’inspection, dans l’objectif clair d’envoyer un message de mise au pas à tous les agent·es de ce corps de contrôle.

    Nous demandons que cesse le harcèlement judiciaire et disciplinaire à l’encontre de Pierre et Benoît, à commencer par l’abandon des procédures disciplinaires engagées.

    La réponse aux revendications et aux luttes des agent·es de l’inspection du travail ne peut en aucun cas être la répression syndicale.

    Nous demandons des moyens, des effectifs, un véritable plan d’urgence à la hauteur des besoins de ce service public essentiel qu’est l’inspection du travail.

    #Travail #Salariat #Droit #DroitDuTravail #Isère #Grenoble #Delinquance #DelinquancePatronale #Harcelement

  2. change.org/p/soutien-%C3%A0-pi

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    Le problème

    Depuis la mise en ligne de cette pétition, le classement sans suite de la plainte pénale et le lancement de la procédure disciplinaire, une tribune est parue dans Mediapart, signée par une centaine de représentant.es syndicaux, du monde associatif et de la recherche, et de politiques.

    Nous vous invitons à la signer également :

    # Qui veut la peau de l’inspection du travail ?

    Depuis de nombreuses années, les services de l’inspection du travail sont mis sous tension.

    Un rapport récent du cabinet indépendant APTEIS a dressé un tableau alarmant des services du ministère du Travail et de l’Emploi, en particulier ceux de l’inspection du travail.

    Depuis 2017, 20 % des postes d’inspection du travail ont été supprimés et les effectifs des fonctions d’appui ont été réduits drastiquement.

    À ce jour, il reste moins de 1 800 agent·es de contrôle pour 21 millions de salarié·es.

    La mise sous pression managériale a été privilégiée au détriment de l’appui aux fonctions de contrôle : en lien avec des plans de communication sans moyens augmentés, les ministres du Travail successifs fixent des objectifs chiffrés, le plus souvent sans rapport avec les besoins du terrain et les demandes d’intervention des travailleur·euses ou de leurs représentant·es.

    Le rapport fait également état d’une intensification et d’une complexification généralisées du travail, qui ont pour conséquence une explosion des risques psychosociaux.

    Dans le même temps, la réforme « OTE » de 2021 (Organisation territoriale de l’État) a renforcé le pouvoir des préfets, plaçant l’ensemble de la hiérarchie locale de l’inspection du travail (DDEETS et DREETS) sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, dont dépend désormais l’ensemble des moyens de fonctionnement de l’inspection du travail.

    Cette situation de tutelle préfectorale rend de plus en plus illusoire la garantie d’indépendance des services de l’inspection du travail exigée par la Convention n° 81 de l’OIT ratifiée par la France.

    Dans ce contexte, ce qui s’est joué autour de la défense du 1er mai, seul jour « super férié » (c’est-à-dire férié et chômé) est édifiant.

    Malgré les attaques dont il a fait l’objet, les règles particulières protégeant le 1er mai n’avaient pas changé.

    Le gouvernement a pourtant fortement suggéré aux agent·es de contrôle d’anticiper une hypothétique évolution réglementaire, fait tout à fait inédit. Plus grave encore en termes de respect de l’État de droit et du principe de séparation des pouvoirs, le même gouvernement, par la voix du Premier ministre, a invité les représentants patronaux des boulangeries et des fleuristes à déroger à la loi existante, leur assurant une tolérance des services de contrôle.

    Dans certains départements, comme en Isère, des directions zélées sont allées jusqu’à tenter d’empêcher les inspecteurs et inspectrices du travail de mener à bien des contrôles.

    Le Premier ministre s’est même autorisé à appeler un boulanger ayant fait l’objet d’un contrôle pour l’assurer qu’aucune amende ne serait prononcée.

    La délinquance patronale a donc été encouragée puis légitimée, le tout en décrédibilisant l’action de l’inspection du travail.

    Dans ce même département, deux inspecteurs du travail ont été convoqués le 4 mai 2026 par la police pour des faits supposés de « harcèlement moral », convocation faisant suite à un signalement ancien de leur direction et une plainte de leur supérieure hiérarchique, dans un contexte d’intense dégradation des conditions de travail qu’ils ont maintes fois dénoncée en tant que représentants syndicaux des agent·es.

    Il s’agissait donc clairement d’une procédure-bâillon et de représailles.

    Le procureur de la République de Grenoble ne s’y est pas trompé et a très rapidement classé sans suite cette plainte de la hiérarchie.

    Pourtant, manifestement déterminé à mettre au pas l’inspection du travail, le ministère du Travail a immédiatement engagé des poursuites disciplinaires contre les deux inspecteurs, à qui il est reproché de s’exprimer afin d’obtenir des conditions de travail dignes au ministère du Travail, ou de refuser de participer à des contrôles concernant la lutte contre le narcotrafic.

    Ces inspecteurs dénoncent l’impossibilité de mener à bien leur mission essentielle : la protection des travailleur·euses.

    C’est bien cela qu’on veut leur faire payer avec ces procédures-bâillons.

    Nous ne nous y trompons pas : depuis la loi Travail de 2016 et les ordonnances Macron en 2017, qui avaient déjà entaillé très sérieusement la représentation du personnel dans les entreprises et rouvert la boîte de Pandore des possibilités de dérogations à la loi, le sabotage des droits des travailleur·euses continue.

    En s’attaquant à ses représentants syndicaux, le ministère du Travail veut mettre au pas l’inspection du travail, une des dernières digues de protection des droits des travailleur·euses.

    Alors que la hausse inquiétante des accidents mortels du travail (plus de deux travailleurs décèdent au travail chaque jour) devrait obliger le gouvernement à engager une réelle politique de prévention des risques pour la santé au travail (notamment par un renforcement des effectifs de contrôle), et rétablir une réglementation plus protectrice et préventive (rétablissement des CHSCT en particulier), il ne trouve rien de plus urgent que de s’acharner sur deux agents de l’inspection, dans l’objectif clair d’envoyer un message de mise au pas à tous les agent·es de ce corps de contrôle.

    Nous demandons que cesse le harcèlement judiciaire et disciplinaire à l’encontre de Pierre et Benoît, à commencer par l’abandon des procédures disciplinaires engagées.

    La réponse aux revendications et aux luttes des agent·es de l’inspection du travail ne peut en aucun cas être la répression syndicale.

    Nous demandons des moyens, des effectifs, un véritable plan d’urgence à la hauteur des besoins de ce service public essentiel qu’est l’inspection du travail.

    #Travail #Salariat #Droit #DroitDuTravail #Isère #Grenoble #Delinquance #DelinquancePatronale #Harcelement

  3. kolektiva.social/@clara_asso/1 (Le 18 juillet, des militant•e•s pro-palestinien•ne•s ont interrompu le concert de Barbara Butch à Grenoble avec le soutien de la section locale de LFI. Nous condamnons cette action qui cible personnellement une artiste juive déjà harcelée par l'extrême-droite. La cause palestinienne mérite mieux)

    Nous condamnons fermement l'interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble par CLARA

    --<--
    # Défendre la liberté artistique et refuser l'antisémitisme

    Le 18 juillet 2026, lors du festival Cabaret Frappé à Grenoble, le concert de Barbara Butch a été interrompu au bout d'une vingtaine de minutes par une centaine de militant·es pro-palestinien·nes, avec le soutien affiché de responsables de la section locale de La France insoumise, dont l'élu Allan Brunon.

    Ce dernier avait menacé le 24 mars 2026 un commerçant, lui intimant de sortir et l'insultant à plusieurs reprises avec les termes violemment homophobes de "sale tapette" et " petite tapette".

    Présentée comme une action de "boycott culturel", cette interruption constitue une atteinte grave à la liberté artistique.

    Ces désaccords politiques ne sauraient justifier la censure d'une artiste ou sa liberté d'expression.

    Nous condamnons sans ambiguïté cette action, qui participe d'une dérive préoccupante : faire d'artistes juifs et juives de la diaspora des symboles d'un conflit dont ils et elles ne sont ni les responsables ni les représentantes.

    # Une campagne fondée sur des amalgames

    Les organisateurs de cette action invoquent principalement trois raisons :

    - La signature par Barbara Butch d'une tribune soutenant la Loi Yadan publiée dans Le Point en mars 2026 et dénonçant l'antisémitisme en France.
    Loi à laquelle, par ailleurs, notre association, CLARA s'est opposée.

    Barbara Butch a pourtant clairement expliqué sa démarche : "J'ai signé une tribune pour dénoncer l'antisémitisme en France, que je subis au quotidien et depuis mon enfance.
    Il y a des choses à redire sur cette loi, mais moi je ne suis ni juriste ni politologue.
    Mon métier, c'est de faire danser les gens." - Sa participation, en juin 2025, à un événement organisé par l'ambassade de France à Tel-Aviv dans le cadre du mois des fiertés LGBTQIA+.
    En réalité, elle a simplement mixé lors d'un événement diplomatique organisé par l'ambassade de France. - Un projet d'animation de la Pride de Tel-Aviv en 2025 : or, elle n'a jamais participé à la Pride de Tel-Aviv en 2025.

    **Aucun de ces faits ne saurait justifier qu'une artiste soit empêchée de se produire**.

    # Une artiste déjà ciblée par l'extrême droite

    Barbara Butch n'est pas devenue une cible avec les événements de Grenoble, elle est déjà la cible privilégiée de l'extrême droite

    Depuis plusieurs années, elle fait l'objet de campagnes de haine menées par l'extrême droite en raison de son engagement féministe, LGBTQIA+, de sa lutte contre la grossophobie et de sa judéité.

    Après sa prestation lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, elle a subi une vague massive de cyberharcèlement mêlant insultes antisémites, lesbophobes, sexistes, grossophobes et menaces de mort.

    Plusieurs auteurs ont été condamnés par la justice.

    En 2026, sa nomination à la direction artistique de la Nuit Blanche a également déclenché de nouvelles attaques :

    - Des éditorialistes, comme Mathieu Bock-Côté sur CNews, ont dénoncé son choix ;

    - Le Journal du dimanche a entretenu la polémique autour de sa présence aux Jeux olympiques ;

    - Civitas, mouvement d'extrême droite intégriste, a appelé à perturber l'événement, en ciblant explicitement son engagement LGBTQIA+ et sa qualité de femme juive ;

    - Plusieurs médias de la mouvance catholique intégriste ont relayé ces campagnes.

    Ainsi, l'extrême droite attaque Barbara Butch depuis des mois pour :

    - Son militantisme LGBTQI+ (Civitas la qualifie de "militante LGBT et" à abattre). - Sa judéité (les insultes antisémites pullulent sur les réseaux : "juiverie ", "grosse truie sioniste", "dégoûtant rond-point juif".

    - Son rôle dans la cérémonie des JO (accusée de "blasphème" par les milieux catholiques intégristes).

    Une convergence préoccupante des méthodes

    # C'est précisément pour cette raison que les événements de Grenoble sont particulièrement **ignobles et inquiétants**.

    On y retrouve plusieurs mécanismes déjà utilisés contre elle par l'extrême droite :

    - Personnalisation des attaques contre une artiste ;

    - Diffusion ou reprise d'informations inexactes concernant sa présence en Israël ;

    - Confusion entre identité juive, soutien supposé au gouvernement israélien et responsabilité politique ;

    - Volonté d'empêcher une représentation artistique.

    Ces convergences de méthode doivent être interrogées avec sérieux, sans en déduire une équivalence entre les projets politiques qu'elles servent.

    # Refuser les amalgames

    Critiquer le gouvernement israélien est parfaitement légitime.

    Défendre les droits du peuple palestinien est parfaitement légitime.

    **En revanche, rendre des artistes juif·ves responsables de la politique d'un État ou exiger d'eux une forme de justification permanente de leur rapport à Israël pour pouvoir exercer leur métier ne l'est pas**.

    Confondre systématiquement judaïsme, identité juive, sionisme et politique du gouvernement israélien alimente des mécanismes qui peuvent contribuer à la stigmatisation des Juifs·ves de diaspora.

    Une lutte antiraciste cohérente repose sur ce principe de base : aucune personne ne doit être tenue pour responsable des actes d'un État en raison de son origine, de sa religion ou de son identité.

    Nous réaffirmons que :

    - La liberté artistique doit être protégée, quelles que soient les opinions politiques ;

    - Aucun·e artiste ne doit être empêché·e de se produire en raison de son identité ou de ses supposées appartenances ;

    - Les attaques visant Barbara Butch, qu'elles proviennent de l'extrême droite ou d'une partie de militant·es se réclamant de la solidarité avec la Palestine, doivent être condamnées avec la même fermeté.

    Nous appelons :

    - À combattre toute confusion entre identité juive et politique israélienne ;

    - À protéger les artistes contre les campagnes de haine, les intimidations et les tentatives de censure ;

    - À faire vivre une solidarité avec le peuple palestinien qui ne se construise jamais au détriment des principes fondamentaux de l'antiracisme, de la liberté d'expression et de la lutte contre l'antisémitisme.

    La défense des droits du peuple palestinien et la lutte contre l'antisémitisme ne sont pas incompatibles.

    Elles exigent au contraire la même exigence de justice, le même refus des discriminations et la même vigilance face à toutes les formes de racisme et de haine.

    Sur RTL, deux ans après le 7 Octobre, alors que les actes antisémites ont bondi de 1 000 % et que certaines personnes de confession juive en sont réduites à cacher leur nom sur les boîtes à lettres ou à le modifier lors de commandes, Manuel Bompard a jugé cette situation "inacceptable".

    Il déclarait :

    "Je les soutiens totalement.
    L'antisémitisme, comme toutes les formes de racisme, n'a rien à faire dans la politique française.
    Les Juifs de France ne sont pas comptables de la politique du gouvernement de M.
    Netanyahu, qui, elle, est insupportable et inacceptable, et qu'il faut condamner.
    Mais je n'en rends évidemment pas responsable ou comptable les Juifs de France, et si des personnes dans notre pays le font, ils se trompent."

    Dans le prolongement concret de cette prise de position, **nous exigeons solennellement que la direction de La France insoumise condamne sans ambiguïté l'acte antisémite perpétré à Grenoble contre Barbara Butch, avec le soutien et la complicité d'Allan Brunon, conseiller municipal LFI de Grenoble, et qu'elle prenne les mesures appropriées à l'encontre d'un élu déjà mis en cause pour des propos homophobes**.

    -->--

    #Excuses #LFI #Sanctions #AllanBrunon #FranceIsoumise #Homophobie #Antisemitisme #Palestine #LibertéArtistique #Censure #Ignoble #Confusionisme #Desinformation #stimatisation
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis #sectes #antifas #ExtremesDroites

  4. kolektiva.social/@clara_asso/1 (Le 18 juillet, des militant•e•s pro-palestinien•ne•s ont interrompu le concert de Barbara Butch à Grenoble avec le soutien de la section locale de LFI. Nous condamnons cette action qui cible personnellement une artiste juive déjà harcelée par l'extrême-droite. La cause palestinienne mérite mieux)

    Nous condamnons fermement l'interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble par CLARA

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    # Défendre la liberté artistique et refuser l'antisémitisme

    Le 18 juillet 2026, lors du festival Cabaret Frappé à Grenoble, le concert de Barbara Butch a été interrompu au bout d'une vingtaine de minutes par une centaine de militant·es pro-palestinien·nes, avec le soutien affiché de responsables de la section locale de La France insoumise, dont l'élu Allan Brunon.

    Ce dernier avait menacé le 24 mars 2026 un commerçant, lui intimant de sortir et l'insultant à plusieurs reprises avec les termes violemment homophobes de "sale tapette" et " petite tapette".

    Présentée comme une action de "boycott culturel", cette interruption constitue une atteinte grave à la liberté artistique.

    Ces désaccords politiques ne sauraient justifier la censure d'une artiste ou sa liberté d'expression.

    Nous condamnons sans ambiguïté cette action, qui participe d'une dérive préoccupante : faire d'artistes juifs et juives de la diaspora des symboles d'un conflit dont ils et elles ne sont ni les responsables ni les représentantes.

    # Une campagne fondée sur des amalgames

    Les organisateurs de cette action invoquent principalement trois raisons :

    - La signature par Barbara Butch d'une tribune soutenant la Loi Yadan publiée dans Le Point en mars 2026 et dénonçant l'antisémitisme en France.
    Loi à laquelle, par ailleurs, notre association, CLARA s'est opposée.

    Barbara Butch a pourtant clairement expliqué sa démarche : "J'ai signé une tribune pour dénoncer l'antisémitisme en France, que je subis au quotidien et depuis mon enfance.
    Il y a des choses à redire sur cette loi, mais moi je ne suis ni juriste ni politologue.
    Mon métier, c'est de faire danser les gens." - Sa participation, en juin 2025, à un événement organisé par l'ambassade de France à Tel-Aviv dans le cadre du mois des fiertés LGBTQIA+.
    En réalité, elle a simplement mixé lors d'un événement diplomatique organisé par l'ambassade de France. - Un projet d'animation de la Pride de Tel-Aviv en 2025 : or, elle n'a jamais participé à la Pride de Tel-Aviv en 2025.

    **Aucun de ces faits ne saurait justifier qu'une artiste soit empêchée de se produire**.

    # Une artiste déjà ciblée par l'extrême droite

    Barbara Butch n'est pas devenue une cible avec les événements de Grenoble, elle est déjà la cible privilégiée de l'extrême droite

    Depuis plusieurs années, elle fait l'objet de campagnes de haine menées par l'extrême droite en raison de son engagement féministe, LGBTQIA+, de sa lutte contre la grossophobie et de sa judéité.

    Après sa prestation lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, elle a subi une vague massive de cyberharcèlement mêlant insultes antisémites, lesbophobes, sexistes, grossophobes et menaces de mort.

    Plusieurs auteurs ont été condamnés par la justice.

    En 2026, sa nomination à la direction artistique de la Nuit Blanche a également déclenché de nouvelles attaques :

    - Des éditorialistes, comme Mathieu Bock-Côté sur CNews, ont dénoncé son choix ;

    - Le Journal du dimanche a entretenu la polémique autour de sa présence aux Jeux olympiques ;

    - Civitas, mouvement d'extrême droite intégriste, a appelé à perturber l'événement, en ciblant explicitement son engagement LGBTQIA+ et sa qualité de femme juive ;

    - Plusieurs médias de la mouvance catholique intégriste ont relayé ces campagnes.

    Ainsi, l'extrême droite attaque Barbara Butch depuis des mois pour :

    - Son militantisme LGBTQI+ (Civitas la qualifie de "militante LGBT et" à abattre). - Sa judéité (les insultes antisémites pullulent sur les réseaux : "juiverie ", "grosse truie sioniste", "dégoûtant rond-point juif".

    - Son rôle dans la cérémonie des JO (accusée de "blasphème" par les milieux catholiques intégristes).

    Une convergence préoccupante des méthodes

    # C'est précisément pour cette raison que les événements de Grenoble sont particulièrement **ignobles et inquiétants**.

    On y retrouve plusieurs mécanismes déjà utilisés contre elle par l'extrême droite :

    - Personnalisation des attaques contre une artiste ;

    - Diffusion ou reprise d'informations inexactes concernant sa présence en Israël ;

    - Confusion entre identité juive, soutien supposé au gouvernement israélien et responsabilité politique ;

    - Volonté d'empêcher une représentation artistique.

    Ces convergences de méthode doivent être interrogées avec sérieux, sans en déduire une équivalence entre les projets politiques qu'elles servent.

    # Refuser les amalgames

    Critiquer le gouvernement israélien est parfaitement légitime.

    Défendre les droits du peuple palestinien est parfaitement légitime.

    **En revanche, rendre des artistes juif·ves responsables de la politique d'un État ou exiger d'eux une forme de justification permanente de leur rapport à Israël pour pouvoir exercer leur métier ne l'est pas**.

    Confondre systématiquement judaïsme, identité juive, sionisme et politique du gouvernement israélien alimente des mécanismes qui peuvent contribuer à la stigmatisation des Juifs·ves de diaspora.

    Une lutte antiraciste cohérente repose sur ce principe de base : aucune personne ne doit être tenue pour responsable des actes d'un État en raison de son origine, de sa religion ou de son identité.

    Nous réaffirmons que :

    - La liberté artistique doit être protégée, quelles que soient les opinions politiques ;

    - Aucun·e artiste ne doit être empêché·e de se produire en raison de son identité ou de ses supposées appartenances ;

    - Les attaques visant Barbara Butch, qu'elles proviennent de l'extrême droite ou d'une partie de militant·es se réclamant de la solidarité avec la Palestine, doivent être condamnées avec la même fermeté.

    Nous appelons :

    - À combattre toute confusion entre identité juive et politique israélienne ;

    - À protéger les artistes contre les campagnes de haine, les intimidations et les tentatives de censure ;

    - À faire vivre une solidarité avec le peuple palestinien qui ne se construise jamais au détriment des principes fondamentaux de l'antiracisme, de la liberté d'expression et de la lutte contre l'antisémitisme.

    La défense des droits du peuple palestinien et la lutte contre l'antisémitisme ne sont pas incompatibles.

    Elles exigent au contraire la même exigence de justice, le même refus des discriminations et la même vigilance face à toutes les formes de racisme et de haine.

    Sur RTL, deux ans après le 7 Octobre, alors que les actes antisémites ont bondi de 1 000 % et que certaines personnes de confession juive en sont réduites à cacher leur nom sur les boîtes à lettres ou à le modifier lors de commandes, Manuel Bompard a jugé cette situation "inacceptable".

    Il déclarait :

    "Je les soutiens totalement.
    L'antisémitisme, comme toutes les formes de racisme, n'a rien à faire dans la politique française.
    Les Juifs de France ne sont pas comptables de la politique du gouvernement de M.
    Netanyahu, qui, elle, est insupportable et inacceptable, et qu'il faut condamner.
    Mais je n'en rends évidemment pas responsable ou comptable les Juifs de France, et si des personnes dans notre pays le font, ils se trompent."

    Dans le prolongement concret de cette prise de position, **nous exigeons solennellement que la direction de La France insoumise condamne sans ambiguïté l'acte antisémite perpétré à Grenoble contre Barbara Butch, avec le soutien et la complicité d'Allan Brunon, conseiller municipal LFI de Grenoble, et qu'elle prenne les mesures appropriées à l'encontre d'un élu déjà mis en cause pour des propos homophobes**.

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    #Excuses #LFI #Sanctions #AllanBrunon #FranceIsoumise #Homophobie #Antisemitisme #Palestine #LibertéArtistique #Censure #Ignoble #Confusionisme #Desinformation #stimatisation
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis #sectes #antifas #ExtremesDroites

  5. archive.ph/Ayq1h

    Barbara Butch et son avocate, Audrey Msellati : « L’antisionisme invoqué n’a été, à Grenoble, que le vêtement de l’antisémitisme »

    Contrainte de quitter la scène samedi 18 juillet 2026 à Grenoble, après avoir fait l’objet d’insultes et de jets de bouteilles de la part de militants propalestiniens, la DJ Barbara Butch dénonce une irruption de la violence, dans une tribune au " Monde", cosignée avec son avocate, Audrey Msellati.

    18 juillet 2026. Barbara Butch monte sur scène [à Grenoble] pour mixer. Pour faire danser.

    Plus d’une centaine de manifestants l’accueillent par des sifflements, des huées, des cris, des insultes.
    Des projectiles fusent : graviers, cartons, plastiques, liquides ; des bouteilles en verre éclatent sur sa console et à ses pieds.

    La musique s’arrête.

    Barbara Butch doit être exfiltrée.

    [Le concert de Barbara Butch à Grenoble le 18 juillet a été interrompu (lemonde.fr/politique/article/2), après avoir été perturbé par des militants propalestiniens.

    Ils répondaient à un appel au boycott (lemonde.fr/culture/article/202), soutenu par La France insoumise, dénonçant notamment le soutien affiché de la DJ à la loi Yadan (lemonde.fr/m-le-mag/article/20)]

    Ce soir-là, une frontière a été franchie : celle qui sépare la protestation de la coercition, le désaccord de l’intimidation, la parole de la violence.

    On ne répondait plus à une artiste : on la chassait de la scène. Mais Grenoble n’est pas un accident.

    Depuis des mois, Barbara Butch fait l’objet d’une campagne coordonnée qui ne cherche plus seulement à critiquer ses engagements, réels ou supposés, mais à obtenir son exclusion de la vie artistique et publique.

    La méthode est constante : la désigner ; la disqualifier moralement ; répandre contre elle des accusations diffamatoires jusqu’à la nausée ; réclamer sa déprogrammation ; faire pression sur les salles, les festivals, les collectivités, le public ; intimider ceux qui l’invitent ou la soutiennent ; transformer chacun de ses déplacements en menace, chacun de ses concerts en épreuve, chacun de ses employeurs en cible.

    Puis, lorsque rien de tout cela ne suffit, on vient imposer la contrainte sur le lieu même où elle doit se produire.

    # Stigmate

    La violence physique n’est pas un débordement : elle est l’étape suivante d’une entreprise qui a échoué par tous les autres moyens.

    On connaît ce mécanisme : Barbara Butch l’a déjà subi au lendemain de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, il y a deux ans. [Elle avait alors fait l’objet de cyberharcèlement, quatre hommes ont ensuite été condamnés en 2025, lemonde.fr/m-le-mag/article/20]

    On nous répète qu’elle serait visée pour ses seules "positions politiques", et non pour ce qu’elle est – juive, lesbienne, grosse.

    Mais depuis quand une dénégation répétée tient-elle lieu de vérité, malgré les mots, les images, les faits ?

    Quelle "position politique" justifie qu’on lui jette des bouteilles en verre à la figure ?

    Quelle idée combat-on en l’empêchant de passer de la musique ?

    La critique, ici, n’est plus un but : elle est un alibi.

    Lorsque "sioniste" ne désigne plus une doctrine qu’on discute mais une personne, qu’il devient même une injure, "sale sioniste", le mot n’est plus un argument : il est un stigmate.

    Lorsque le visage d’une femme juive est barré d’une croix ou maculé de sang, devant un drapeau arc-en-ciel frappé de l’étoile de David, on ne conteste plus : on essentialise.

    On ne débat plus ce qu’elle pense – ou ce qu’on lui prête ; on décrète ce qu’elle est: comptable et coupable d’une guerre, comme si être juive obligeait à en répondre.

    Ce glissement porte un nom : l’antisionisme invoqué n’a été, à Grenoble, que le vêtement de l’antisémitisme.
    Cet antisémitisme-là ne se blanchit pas en se disant antisioniste, pas plus que la violence ne s’absout en se disant politique.

    Cette assignation n’appartient d’ailleurs à aucun camp : certains violentent Barbara Butch pour ce qu’elle est, d’autres la condamnent pour ce que l’on prétend qu’elle serait.

    Les idéologies s’opposent ; le droit violé est le même. Et entre ces deux haines, une femme réelle disparaît : ses paroles exactes, ses actes, sa liberté de créer.

    Le mécanisme est d’autant plus redoutable qu’il emprunte le langage des libertés pour en obtenir la négation.

    Il invoque le droit de protester pour revendiquer celui d’empêcher.

    Il se réclame de la liberté d’expression pour organiser l’effacement de la parole adverse.

    Il prétend combattre un pouvoir, mais s’arroge celui de décider qui a encore droit de cité.

    Car la violence politique commence rarement par un coup.

    Elle commence lorsqu’on s’accorde la permission de considérer qu’une personne n’a plus tout à fait le droit d’être là.

    Sa présence devient une provocation.

    L’inviter, une faute.

    L’afficher, une complicité.

    La défendre, une prise de parti.

    Alors l’accusation tient lieu de preuve, l’indignation, de procès ; la foule, de verdict.

    # Question démocratique

    Est-il acceptable qu’en France, en 2026, une salle soit sommée de choisir entre sa liberté de programmation et la sécurité de son public ?

    Que la peur devienne le véritable directeur artistique de nos fêtes et de nos festivals ?

    Que la violence obtienne, sans juge, sans loi, sans décision démocratique, l’interdiction faite à une artiste d’exercer son métier ?

    La réponse est non. C’est toujours non.

    Dans notre Etat de droit, la personne menacée ne doit jamais être la variable d’ajustement de la menace – sinon, la violence gagne deux fois : d’abord en intimidant, ensuite en dictant la décision.

    Nul n’a besoin d’aimer Barbara Butch, ni d’écouter sa musique, ni d’approuver la moindre de ses prises de position, pour refuser ce qui lui est fait.

    On peut refuser d’entendre une artiste ; on ne peut pas décider que personne ne l’entendra plus.

    On peut contester une programmation ;

    on ne peut pas la dicter par la peur.

    On peut répondre à une parole ; on ne peut pas poursuivre celle qui la porte de ville en ville jusqu’à ce qu’elle renonce à parler, à jouer, à travailler.

    La justice donnera à ces faits toutes leurs qualifications ; les plaintes sont prêtes.

    Mais cette affaire déborde le prétoire.

    Ce qui est arrivé le 18 juillet 2026 n’est pas seulement l’histoire d’une artiste : c’est une question adressée à notre démocratie.

    Notre République est confrontée à une autre manière d’exclure : non plus censurer une idée, mais rendre impossible l’exercice d’une liberté.

    La loi du 7 juillet 2016 l’énonce pourtant en cinq mots : "La création artistique est libre." Une démocratie se juge à la protection de ceux que la rue voudrait faire taire.

    Une démocratie ne commence pas à mourir lorsque la parole est interdite : elle commence à reculer lorsque certains cessent d’être réellement libres de la porter.

    Notre République n’a jamais promis à chacun d’être applaudi ; elle a promis que nul n’aurait besoin de l’être pour vivre libre.

    Barbara Butch remontera sur scène.

    Non parce qu’elle devrait être soustraite à la critique, mais parce qu’aucune critique ne saurait devenir un droit de proscription.

    Nous ne demandons ni silence, ni unanimité, ni indulgence.

    Nous demandons que demeure vraie cette idée française, simple et immense : on peut se combattre par les mots sans jamais se retrancher mutuellement de la République.

    On peut contester une artiste.

    On ne peut pas organiser sa disparition.

    Aujourd’hui, cette frontière porte un nom et un visage.

    Demain, elle protégera peut-être les vôtres.

    -->--

    #Procès #Plainte #AudreyMsellati #Avocate
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  6. archive.ph/Ayq1h

    Barbara Butch et son avocate, Audrey Msellati : « L’antisionisme invoqué n’a été, à Grenoble, que le vêtement de l’antisémitisme »

    Contrainte de quitter la scène samedi 18 juillet 2026 à Grenoble, après avoir fait l’objet d’insultes et de jets de bouteilles de la part de militants propalestiniens, la DJ Barbara Butch dénonce une irruption de la violence, dans une tribune au " Monde", cosignée avec son avocate, Audrey Msellati.

    18 juillet 2026. Barbara Butch monte sur scène [à Grenoble] pour mixer. Pour faire danser.

    Plus d’une centaine de manifestants l’accueillent par des sifflements, des huées, des cris, des insultes.
    Des projectiles fusent : graviers, cartons, plastiques, liquides ; des bouteilles en verre éclatent sur sa console et à ses pieds.

    La musique s’arrête.

    Barbara Butch doit être exfiltrée.

    [Le concert de Barbara Butch à Grenoble le 18 juillet a été interrompu (lemonde.fr/politique/article/2), après avoir été perturbé par des militants propalestiniens.

    Ils répondaient à un appel au boycott (lemonde.fr/culture/article/202), soutenu par La France insoumise, dénonçant notamment le soutien affiché de la DJ à la loi Yadan (lemonde.fr/m-le-mag/article/20)]

    Ce soir-là, une frontière a été franchie : celle qui sépare la protestation de la coercition, le désaccord de l’intimidation, la parole de la violence.

    On ne répondait plus à une artiste : on la chassait de la scène. Mais Grenoble n’est pas un accident.

    Depuis des mois, Barbara Butch fait l’objet d’une campagne coordonnée qui ne cherche plus seulement à critiquer ses engagements, réels ou supposés, mais à obtenir son exclusion de la vie artistique et publique.

    La méthode est constante : la désigner ; la disqualifier moralement ; répandre contre elle des accusations diffamatoires jusqu’à la nausée ; réclamer sa déprogrammation ; faire pression sur les salles, les festivals, les collectivités, le public ; intimider ceux qui l’invitent ou la soutiennent ; transformer chacun de ses déplacements en menace, chacun de ses concerts en épreuve, chacun de ses employeurs en cible.

    Puis, lorsque rien de tout cela ne suffit, on vient imposer la contrainte sur le lieu même où elle doit se produire.

    # Stigmate

    La violence physique n’est pas un débordement : elle est l’étape suivante d’une entreprise qui a échoué par tous les autres moyens.

    On connaît ce mécanisme : Barbara Butch l’a déjà subi au lendemain de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, il y a deux ans. [Elle avait alors fait l’objet de cyberharcèlement, quatre hommes ont ensuite été condamnés en 2025, lemonde.fr/m-le-mag/article/20]

    On nous répète qu’elle serait visée pour ses seules "positions politiques", et non pour ce qu’elle est – juive, lesbienne, grosse.

    Mais depuis quand une dénégation répétée tient-elle lieu de vérité, malgré les mots, les images, les faits ?

    Quelle "position politique" justifie qu’on lui jette des bouteilles en verre à la figure ?

    Quelle idée combat-on en l’empêchant de passer de la musique ?

    La critique, ici, n’est plus un but : elle est un alibi.

    Lorsque "sioniste" ne désigne plus une doctrine qu’on discute mais une personne, qu’il devient même une injure, "sale sioniste", le mot n’est plus un argument : il est un stigmate.

    Lorsque le visage d’une femme juive est barré d’une croix ou maculé de sang, devant un drapeau arc-en-ciel frappé de l’étoile de David, on ne conteste plus : on essentialise.

    On ne débat plus ce qu’elle pense – ou ce qu’on lui prête ; on décrète ce qu’elle est: comptable et coupable d’une guerre, comme si être juive obligeait à en répondre.

    Ce glissement porte un nom : l’antisionisme invoqué n’a été, à Grenoble, que le vêtement de l’antisémitisme.
    Cet antisémitisme-là ne se blanchit pas en se disant antisioniste, pas plus que la violence ne s’absout en se disant politique.

    Cette assignation n’appartient d’ailleurs à aucun camp : certains violentent Barbara Butch pour ce qu’elle est, d’autres la condamnent pour ce que l’on prétend qu’elle serait.

    Les idéologies s’opposent ; le droit violé est le même. Et entre ces deux haines, une femme réelle disparaît : ses paroles exactes, ses actes, sa liberté de créer.

    Le mécanisme est d’autant plus redoutable qu’il emprunte le langage des libertés pour en obtenir la négation.

    Il invoque le droit de protester pour revendiquer celui d’empêcher.

    Il se réclame de la liberté d’expression pour organiser l’effacement de la parole adverse.

    Il prétend combattre un pouvoir, mais s’arroge celui de décider qui a encore droit de cité.

    Car la violence politique commence rarement par un coup.

    Elle commence lorsqu’on s’accorde la permission de considérer qu’une personne n’a plus tout à fait le droit d’être là.

    Sa présence devient une provocation.

    L’inviter, une faute.

    L’afficher, une complicité.

    La défendre, une prise de parti.

    Alors l’accusation tient lieu de preuve, l’indignation, de procès ; la foule, de verdict.

    # Question démocratique

    Est-il acceptable qu’en France, en 2026, une salle soit sommée de choisir entre sa liberté de programmation et la sécurité de son public ?

    Que la peur devienne le véritable directeur artistique de nos fêtes et de nos festivals ?

    Que la violence obtienne, sans juge, sans loi, sans décision démocratique, l’interdiction faite à une artiste d’exercer son métier ?

    La réponse est non. C’est toujours non.

    Dans notre Etat de droit, la personne menacée ne doit jamais être la variable d’ajustement de la menace – sinon, la violence gagne deux fois : d’abord en intimidant, ensuite en dictant la décision.

    Nul n’a besoin d’aimer Barbara Butch, ni d’écouter sa musique, ni d’approuver la moindre de ses prises de position, pour refuser ce qui lui est fait.

    On peut refuser d’entendre une artiste ; on ne peut pas décider que personne ne l’entendra plus.

    On peut contester une programmation ;

    on ne peut pas la dicter par la peur.

    On peut répondre à une parole ; on ne peut pas poursuivre celle qui la porte de ville en ville jusqu’à ce qu’elle renonce à parler, à jouer, à travailler.

    La justice donnera à ces faits toutes leurs qualifications ; les plaintes sont prêtes.

    Mais cette affaire déborde le prétoire.

    Ce qui est arrivé le 18 juillet 2026 n’est pas seulement l’histoire d’une artiste : c’est une question adressée à notre démocratie.

    Notre République est confrontée à une autre manière d’exclure : non plus censurer une idée, mais rendre impossible l’exercice d’une liberté.

    La loi du 7 juillet 2016 l’énonce pourtant en cinq mots : "La création artistique est libre." Une démocratie se juge à la protection de ceux que la rue voudrait faire taire.

    Une démocratie ne commence pas à mourir lorsque la parole est interdite : elle commence à reculer lorsque certains cessent d’être réellement libres de la porter.

    Notre République n’a jamais promis à chacun d’être applaudi ; elle a promis que nul n’aurait besoin de l’être pour vivre libre.

    Barbara Butch remontera sur scène.

    Non parce qu’elle devrait être soustraite à la critique, mais parce qu’aucune critique ne saurait devenir un droit de proscription.

    Nous ne demandons ni silence, ni unanimité, ni indulgence.

    Nous demandons que demeure vraie cette idée française, simple et immense : on peut se combattre par les mots sans jamais se retrancher mutuellement de la République.

    On peut contester une artiste.

    On ne peut pas organiser sa disparition.

    Aujourd’hui, cette frontière porte un nom et un visage.

    Demain, elle protégera peut-être les vôtres.

    -->--

    #Procès #Plainte #AudreyMsellati #Avocate
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  7. inrer.org/2026/07/post-sionism (Post-sionisme, post-Shoah, Trois essais sur une négation, une délégitimation et une diabolisation d'Israël)

    --<--
    Pour aborder l’œuvre magistrale du philosophe israélien Elhanan Yakira, Trois essais sur une négation, une délégitimation, une diabolisation d’Israël, publiée aux Presses universitaires de France en 2010, il faut poser d’emblée le cœur implacable de son diagnostic : l’antisionisme contemporain ne relève plus de la simple critique géopolitique ni d’une réflexion philosophique légitime sur les structures d’un État.

    Il s’est mué en une entreprise de négation existentielle radicale, un phénomène unique dans le champ sémantique international où l’État d’Israël s’impose comme la seule entité politique au monde dont la légitimité même à exister est contestée de manière permanente dans le débat public.

    Si cette contestation trouve aujourd’hui un écho retentissant dans les cercles académiques et militants occidentaux, Yakira rappelle avec force qu’elle n’a jamais été exclusive à l’Occident.

    Elle s’inscrit dans la continuité historique des campagnes de délégitimation de l’appareil de propagande soviétique – qui, dès les années 1960, théorisa l’assimilation du sionisme au racisme et à l’impérialisme – et des rhétoriques d’effacement portées par les nationalismes arabes et le fondamentalisme islamiste.

    Sous le paravent de cet antisionisme globalisé se révèle une hostilité profonde qui prend pour cible, au travers de l’État, les personnes juives elles-mêmes.

    Pour Yakira, refuser au seul peuple juif le droit à l’autodétermination accordé à toutes les autres nations du monde constitue un contresens historique et un scandale moral qu’il déconstruit en s’attaquant à trois foyers de subversion idéologique interconnectés.

    Le premier de ces foyers s’incarne dans le post-sionisme académique et intellectuel, un courant né paradoxalement au cœur même des universités israéliennes à la fin des années 1980 avant d’être massivement exporté et récupéré à l’international.

    Yakira analyse ce mouvement non pas comme une saine et classique relecture historique, mais comme une entreprise idéologique de déconstruction radicale visant à saper les fondements éthiques et juridiques du projet national juif.

    Ce courant a été principalement structuré par les figures des « nouveaux historiens » comme notamment Ilan Pappé, qui a théorisé la naissance d’Israël sous le prisme exclusif du nettoyage ethnique, ou Benny Morris dans sa première période.

    En prétendant s’affranchir du récit sioniste originel, cette intelligentsia a produit un arsenal sémantique qui assimile la création de l’État à un péché originel indépassable.

    Cette subversion interne, validée par des titres universitaires prestigieux à Tel-Aviv, Haïfa ou Jérusalem, a fourni une caution scientifique et morale inespérée aux mouvements les plus extrêmes à l’étranger, transformant une dispute intellectuelle locale en une arme de disqualification planétaire.

    La ligne de force de cette disqualification réside dans un glissement sémantique et moral pervers que Yakira passe au crible de sa rigueur philosophique : le passage de la critique légitime des politiques gouvernementales israéliennes (un exercice démocratique consubstantiel à la vie politique de l’État hébreu) à la diabolisation de l’existence même de l’État.

    L’auteur pointe l’aveuglement, voire la complaisance, d’une partie de l’opinion publique qui s’accommode de cette distinction fallacieuse.

    En traitant Israël comme une entité intrinsèquement maléfique, l’antisionisme mondialisé opère une essentialisation absolue.

    Contre ce travestissement, Yakira rappelle fermement les faits : la base juridique et historique du partage de 1947 par l’ONU repose sur le principe de la coexistence de deux États, un juif et un arabe.

    Nier le droit du premier à exister, ce n’est plus défendre les droits nationaux des Palestiniens, c’est formuler une exception haineuse qui, dans la sphère des symboles, revient à désigner le Juif comme la figure éternellement illégitime de l’histoire humaine.

    Ce dispositif critique culmine dans l’indécence de l’instrumentalisation de la Shoah, thématique centrale et douloureuse de l’ouvrage où l’auteur décortique le retournement pervers de la victime en bourreau.

    Ce pervertissement mémoriel se déploie selon trois modalités distinctes que Yakira analyse cliniquement.

    D’abord, à travers le négationnisme d’une certaine gauche radicale française qui, depuis les années 1970 autour de la nébuleuse de La Vieille Taupe dirigée par Pierre Guillaume, a opéré une jonction immonde mais quelque peu oubliée avec l’extrême droite.

    Ce courant, qui trouvera son apogée médiatique dans la dérive de l’essayiste Roger Garaudy¹ avec son livre Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, a cherché, par anticapitalisme dogmatique et par un anticléricalisme dévoyé, à effacer le génocide nazi ou à en réduire la portée pour priver Israël d’une prétendue justification morale.

    Face à cette infamie, Yakira rétablit une vérité historique fondamentale : l’État d’Israël ne doit pas sa légitimité ni son existence à la Shoah.

    Le projet sioniste, l’infrastructure étatique du Yichouv, l’immigration volontaire et la reconnaissance internationale du droit à un foyer national (de la déclaration Balfour aux mandats de la Société des Nations) sont largement antérieurs à la tentative d’extermination hitlérienne.

    La Shoah a détruit le réservoir humain du sionisme européen bien plus qu’elle n’a facilité la création de l’État.

    Ensuite, ce pervertissement transparaît par l’usage qu’en font les post-sionistes eux-mêmes, pour qui la mémoire du génocide aurait été cyniquement capturée et instrumentalisée par l’appareil d’État israélien pour fabriquer un éthos militariste, une psychose collective et une culture de la victimisation destinées à justifier sa politique sécuritaire.

    Enfin, Yakira consacre des développements cruciaux à la postérité des thèses de Hannah Arendt² lors du procès Eichmann à Jérusalem, en 1961.

    Il démontre comment sa critique du nationalisme sioniste et sa relecture polémique du rôle des Conseils juifs (Judenräte) ont été décontextualisées, déformées et instrumentalisées par les détracteurs contemporains d’Israël.

    Ce détournement textuel vise à banaliser la destruction des Juifs d’Europe tout en chargeant le mouvement national juif d’une complicité imaginaire, voire d’une parenté idéologique objective, avec l’hitlérisme.

    Ce retournement de la Shoah contre l’État juif constitue, pour Yakira, le point de bascule sémantique où l’antisionisme révèle sa véritable nature.

    En accusant les survivants et leurs descendants de reproduire les crimes de leurs propres bourreaux, le discours antisioniste radical ne cherche pas à corriger une injustice envers les Palestiniens, mais à infliger une mort symbolique aux Juifs en les privant de leur dignité historique.

    Cette diabolisation systématique légitime toutes les violences à leur encontre.

    Dans les rues, cette violence aveugle frappe des personnes juives au mépris total de leurs positions politiques réelles ;

    sur les campus, elle s’auto-légitime au nom d’un dogme moral dévoyé, allant jusqu’à tolérer à leur encontre des logiques d’exclusion et de harcèlement que la conscience contemporaine s’interdit d’appliquer aux pires idéologues de la haine (suprémacistes, néonazis, néofascistes…).

    L’analyse d’Elhanan Yakira résonne prophétiquement aujourd’hui avec une actualité dramatique.

    L’augmentation phénoménale des actes antisémites à travers le monde, observée dans la foulée des massacres du 7 octobre commis par le Hamas, valide cruellement sa thèse : l’attaque contre l’existence d’Israël s’est transmuée immédiatement en une traque physique et symbolique des populations juives de la diaspora.

    Pour autant, cette grille de lecture n’impose nullement d’ignorer ou de passer sous silence les crimes et la violence systémique commis par le gouvernement israélien actuel à Gaza et en Cisjordanie.

    Au contraire, la lucidité de Yakira permet de tracer une ligne de démarcation nette : il est indispensable, au nom des principes démocratiques, de condamner la colonisation, les violations du droit international et les souffrances infligées aux civils palestiniens par les choix politiques d’un gouvernement ;

    mais il est criminel d’utiliser ces exactions pour réclamer la destruction de l’État et l’effacement de ses habitants.

    Le combat pour les droits humains ne saurait être dévoyé en une entreprise d’annihilation.
    -->--

    #INRER #Antisionisme #Antisemitisme
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  8. inrer.org/2026/07/post-sionism (Post-sionisme, post-Shoah, Trois essais sur une négation, une délégitimation et une diabolisation d'Israël)

    --<--
    Pour aborder l’œuvre magistrale du philosophe israélien Elhanan Yakira, Trois essais sur une négation, une délégitimation, une diabolisation d’Israël, publiée aux Presses universitaires de France en 2010, il faut poser d’emblée le cœur implacable de son diagnostic : l’antisionisme contemporain ne relève plus de la simple critique géopolitique ni d’une réflexion philosophique légitime sur les structures d’un État.

    Il s’est mué en une entreprise de négation existentielle radicale, un phénomène unique dans le champ sémantique international où l’État d’Israël s’impose comme la seule entité politique au monde dont la légitimité même à exister est contestée de manière permanente dans le débat public.

    Si cette contestation trouve aujourd’hui un écho retentissant dans les cercles académiques et militants occidentaux, Yakira rappelle avec force qu’elle n’a jamais été exclusive à l’Occident.

    Elle s’inscrit dans la continuité historique des campagnes de délégitimation de l’appareil de propagande soviétique – qui, dès les années 1960, théorisa l’assimilation du sionisme au racisme et à l’impérialisme – et des rhétoriques d’effacement portées par les nationalismes arabes et le fondamentalisme islamiste.

    Sous le paravent de cet antisionisme globalisé se révèle une hostilité profonde qui prend pour cible, au travers de l’État, les personnes juives elles-mêmes.

    Pour Yakira, refuser au seul peuple juif le droit à l’autodétermination accordé à toutes les autres nations du monde constitue un contresens historique et un scandale moral qu’il déconstruit en s’attaquant à trois foyers de subversion idéologique interconnectés.

    Le premier de ces foyers s’incarne dans le post-sionisme académique et intellectuel, un courant né paradoxalement au cœur même des universités israéliennes à la fin des années 1980 avant d’être massivement exporté et récupéré à l’international.

    Yakira analyse ce mouvement non pas comme une saine et classique relecture historique, mais comme une entreprise idéologique de déconstruction radicale visant à saper les fondements éthiques et juridiques du projet national juif.

    Ce courant a été principalement structuré par les figures des « nouveaux historiens » comme notamment Ilan Pappé, qui a théorisé la naissance d’Israël sous le prisme exclusif du nettoyage ethnique, ou Benny Morris dans sa première période.

    En prétendant s’affranchir du récit sioniste originel, cette intelligentsia a produit un arsenal sémantique qui assimile la création de l’État à un péché originel indépassable.

    Cette subversion interne, validée par des titres universitaires prestigieux à Tel-Aviv, Haïfa ou Jérusalem, a fourni une caution scientifique et morale inespérée aux mouvements les plus extrêmes à l’étranger, transformant une dispute intellectuelle locale en une arme de disqualification planétaire.

    La ligne de force de cette disqualification réside dans un glissement sémantique et moral pervers que Yakira passe au crible de sa rigueur philosophique : le passage de la critique légitime des politiques gouvernementales israéliennes (un exercice démocratique consubstantiel à la vie politique de l’État hébreu) à la diabolisation de l’existence même de l’État.

    L’auteur pointe l’aveuglement, voire la complaisance, d’une partie de l’opinion publique qui s’accommode de cette distinction fallacieuse.

    En traitant Israël comme une entité intrinsèquement maléfique, l’antisionisme mondialisé opère une essentialisation absolue.

    Contre ce travestissement, Yakira rappelle fermement les faits : la base juridique et historique du partage de 1947 par l’ONU repose sur le principe de la coexistence de deux États, un juif et un arabe.

    Nier le droit du premier à exister, ce n’est plus défendre les droits nationaux des Palestiniens, c’est formuler une exception haineuse qui, dans la sphère des symboles, revient à désigner le Juif comme la figure éternellement illégitime de l’histoire humaine.

    Ce dispositif critique culmine dans l’indécence de l’instrumentalisation de la Shoah, thématique centrale et douloureuse de l’ouvrage où l’auteur décortique le retournement pervers de la victime en bourreau.

    Ce pervertissement mémoriel se déploie selon trois modalités distinctes que Yakira analyse cliniquement.

    D’abord, à travers le négationnisme d’une certaine gauche radicale française qui, depuis les années 1970 autour de la nébuleuse de La Vieille Taupe dirigée par Pierre Guillaume, a opéré une jonction immonde mais quelque peu oubliée avec l’extrême droite.

    Ce courant, qui trouvera son apogée médiatique dans la dérive de l’essayiste Roger Garaudy¹ avec son livre Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, a cherché, par anticapitalisme dogmatique et par un anticléricalisme dévoyé, à effacer le génocide nazi ou à en réduire la portée pour priver Israël d’une prétendue justification morale.

    Face à cette infamie, Yakira rétablit une vérité historique fondamentale : l’État d’Israël ne doit pas sa légitimité ni son existence à la Shoah.

    Le projet sioniste, l’infrastructure étatique du Yichouv, l’immigration volontaire et la reconnaissance internationale du droit à un foyer national (de la déclaration Balfour aux mandats de la Société des Nations) sont largement antérieurs à la tentative d’extermination hitlérienne.

    La Shoah a détruit le réservoir humain du sionisme européen bien plus qu’elle n’a facilité la création de l’État.

    Ensuite, ce pervertissement transparaît par l’usage qu’en font les post-sionistes eux-mêmes, pour qui la mémoire du génocide aurait été cyniquement capturée et instrumentalisée par l’appareil d’État israélien pour fabriquer un éthos militariste, une psychose collective et une culture de la victimisation destinées à justifier sa politique sécuritaire.

    Enfin, Yakira consacre des développements cruciaux à la postérité des thèses de Hannah Arendt² lors du procès Eichmann à Jérusalem, en 1961.

    Il démontre comment sa critique du nationalisme sioniste et sa relecture polémique du rôle des Conseils juifs (Judenräte) ont été décontextualisées, déformées et instrumentalisées par les détracteurs contemporains d’Israël.

    Ce détournement textuel vise à banaliser la destruction des Juifs d’Europe tout en chargeant le mouvement national juif d’une complicité imaginaire, voire d’une parenté idéologique objective, avec l’hitlérisme.

    Ce retournement de la Shoah contre l’État juif constitue, pour Yakira, le point de bascule sémantique où l’antisionisme révèle sa véritable nature.

    En accusant les survivants et leurs descendants de reproduire les crimes de leurs propres bourreaux, le discours antisioniste radical ne cherche pas à corriger une injustice envers les Palestiniens, mais à infliger une mort symbolique aux Juifs en les privant de leur dignité historique.

    Cette diabolisation systématique légitime toutes les violences à leur encontre.

    Dans les rues, cette violence aveugle frappe des personnes juives au mépris total de leurs positions politiques réelles ;

    sur les campus, elle s’auto-légitime au nom d’un dogme moral dévoyé, allant jusqu’à tolérer à leur encontre des logiques d’exclusion et de harcèlement que la conscience contemporaine s’interdit d’appliquer aux pires idéologues de la haine (suprémacistes, néonazis, néofascistes…).

    L’analyse d’Elhanan Yakira résonne prophétiquement aujourd’hui avec une actualité dramatique.

    L’augmentation phénoménale des actes antisémites à travers le monde, observée dans la foulée des massacres du 7 octobre commis par le Hamas, valide cruellement sa thèse : l’attaque contre l’existence d’Israël s’est transmuée immédiatement en une traque physique et symbolique des populations juives de la diaspora.

    Pour autant, cette grille de lecture n’impose nullement d’ignorer ou de passer sous silence les crimes et la violence systémique commis par le gouvernement israélien actuel à Gaza et en Cisjordanie.

    Au contraire, la lucidité de Yakira permet de tracer une ligne de démarcation nette : il est indispensable, au nom des principes démocratiques, de condamner la colonisation, les violations du droit international et les souffrances infligées aux civils palestiniens par les choix politiques d’un gouvernement ;

    mais il est criminel d’utiliser ces exactions pour réclamer la destruction de l’État et l’effacement de ses habitants.

    Le combat pour les droits humains ne saurait être dévoyé en une entreprise d’annihilation.
    -->--

    #INRER #Antisionisme #Antisemitisme
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  9. editions-hermann.fr/livre/des-

    --<--

    “L’antisémite est un sadique au cœur pur”, écrivait Sartre.

    Ce livre explore les ambivalences de cette proposition.

    Il se présente comme une réflexion sur la politique contemporaine, engagée depuis la méditation des significations du 7 octobre 2023 et des secousses politiques, affectives et idéologiques qui ont suivi.

    Il entremêle plusieurs plans :

    - aperçus historiques et théoriques, rendus nécessaires par les innombrables falsifications notionnelles du sionisme et de l’antisionisme ;

    - descriptions de l’injuste solitude infligée après le massacre, et du délaissement auquel sont aujourd’hui confrontés les Juifs ;

    - convocation de concepts et de notions comme la substitution, le paradigme, la comparaison, la biopolitique, la tragédie, la culpabilité, l’innocence, pour étayer l’ensemble de ces analyses.

    La langue philosophique mobilisée ici s’attache à dire la spécificité d’un événement, les meurtres de masse et les enlèvements du 7 Octobre, et à entendre les résonances d’une répétition éternellement nouvelle, inattendue et recommencée, la récurrence de l’antisémitisme dans l’antisionisme contemporain, qui ne peut se représenter les Juifs que selon l’alternative : ou bien gazés, ou bien nazis .

    #livre #DesSadiquesAuCoeurPur #antisemitisme #antisionisme
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  10. editions-hermann.fr/livre/des-

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    “L’antisémite est un sadique au cœur pur”, écrivait Sartre.

    Ce livre explore les ambivalences de cette proposition.

    Il se présente comme une réflexion sur la politique contemporaine, engagée depuis la méditation des significations du 7 octobre 2023 et des secousses politiques, affectives et idéologiques qui ont suivi.

    Il entremêle plusieurs plans :

    - aperçus historiques et théoriques, rendus nécessaires par les innombrables falsifications notionnelles du sionisme et de l’antisionisme ;

    - descriptions de l’injuste solitude infligée après le massacre, et du délaissement auquel sont aujourd’hui confrontés les Juifs ;

    - convocation de concepts et de notions comme la substitution, le paradigme, la comparaison, la biopolitique, la tragédie, la culpabilité, l’innocence, pour étayer l’ensemble de ces analyses.

    La langue philosophique mobilisée ici s’attache à dire la spécificité d’un événement, les meurtres de masse et les enlèvements du 7 Octobre, et à entendre les résonances d’une répétition éternellement nouvelle, inattendue et recommencée, la récurrence de l’antisémitisme dans l’antisionisme contemporain, qui ne peut se représenter les Juifs que selon l’alternative : ou bien gazés, ou bien nazis .

    #livre #DesSadiquesAuCoeurPur #antisemitisme #antisionisme
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  11. youtube.com/watch?v=Iz2T2L2WRh4

    🔴 🗣️ Un concert de Barbara Butch interrompu après l'intervention de militants pro-palestiniens, à la suite d'un appel au boycott soutenu par LFI.

    La maire de Grenoble (DVG) Laurence Ruffin annonce que la ville va porter plainte contre X.

    Article: franceinfo.fr/societe/concert- (Concert de Barbara Butch interrompu : la Ville de Grenoble porte plainte contre X, annonce la maire Laurence Ruffin)

    #Grenoble #antisemitisme #LFI
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  12. youtube.com/watch?v=Iz2T2L2WRh4

    🔴 🗣️ Un concert de Barbara Butch interrompu après l'intervention de militants pro-palestiniens, à la suite d'un appel au boycott soutenu par LFI.

    La maire de Grenoble (DVG) Laurence Ruffin annonce que la ville va porter plainte contre X.

    Article: franceinfo.fr/societe/concert- (Concert de Barbara Butch interrompu : la Ville de Grenoble porte plainte contre X, annonce la maire Laurence Ruffin)

    #Grenoble #antisemitisme #LFI
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  13. juivesetjuifsrevolutionnaires. (Le boycott d’Israël ne doit pas devenir le boycott des Juif·ves !)

    Extrait:
    --<--

    # Ce qui est à l’œuvre, c’est une situation de double standard flagrante : le fait pour un Juif·ve:

    - de ne pas se déclarer explicitement pour la destruction d’Israël,

    - d’avoir un lien quelconque avec Israël

    - ou de s’engager contre l’antisémitisme

    peut valoir ostracisation.

    On a même vu sur les réseaux sociaux des comptes pro-palestiniens accuser de "sionisme" le collectif Tsedek (lui même coutumier de tels procès, mais plus habitué au rôle de procureur) car certain·es de ses membres ont la nationalité israélienne.

    Au contraire, un·e non-juif·ve peut se déclarer favorable à l’existence de deux États sans provoquer aucun remous (**c’est d’ailleurs la position largement majoritaire à gauche, partagée par le PCF, la CGT, les Écologistes, le PS, et même officiellement par LFI**).

    D’ailleurs, alors que les boycotteurs prétendent cibler les sionistes, jusqu’à présent seul·es des artistes juif·ves ont été visé·es.

    On peut même dire que la judéité est le seul point commun entre Enrico Macias, Barbara Butch, Joann Sfar ou Nadav Lapid, quatre artistes récemment visé·es par des appels au boycott.

    Enfin, les mêmes qui entendent chasser les sionistes "hors de nos facs / vies / villes / etc." **s’accommodent très bien de militer et de défiler aux côtés de partisan·es de Poutine, d’Assad, de Xi Jinping ou de Khamenei**.

    **la palme de tartufferie revient ici au réalisateur Sylvain George, qui rédige une longue tribune sur le site Lundi matin justifiant le boycott de Nadav Lapid tout en étant lui même membre du jury lors du festival documentaire de Saint Petersbourg, c’est-à-dire en soutien de fait à Poutine**.

    Le positionnement de ces artistes peut-être critiqué, mais ni Joann Sfar ni Barbara Butch ne peuvent être considérés sérieusement comme des soutiens de la colonisation israélienne ou des crimes de guerre et contre l’humanité commis à Gaza.

    Leur boycott ne fait d’aucune manière pression sur le gouvernement israélien, ce qui était à la base censé être son objectif.

    **Nous dénonçons donc ces campagnes, qui ne font qu’aggraver la confusion antisémite entre les Juif·ves du monde entier et la politique criminelle du gouvernement israélien**.

    **Le boycott des institutions israéliennes peut être légitime, celui des artistes juifs·ves ne l’est pas**.

    -->--
    #campisme #DoubleStandard #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  14. juivesetjuifsrevolutionnaires. (Le boycott d’Israël ne doit pas devenir le boycott des Juif·ves !)

    Extrait:
    --<--

    # Ce qui est à l’œuvre, c’est une situation de double standard flagrante : le fait pour un Juif·ve:

    - de ne pas se déclarer explicitement pour la destruction d’Israël,

    - d’avoir un lien quelconque avec Israël

    - ou de s’engager contre l’antisémitisme

    peut valoir ostracisation.

    On a même vu sur les réseaux sociaux des comptes pro-palestiniens accuser de "sionisme" le collectif Tsedek (lui même coutumier de tels procès, mais plus habitué au rôle de procureur) car certain·es de ses membres ont la nationalité israélienne.

    Au contraire, un·e non-juif·ve peut se déclarer favorable à l’existence de deux États sans provoquer aucun remous (**c’est d’ailleurs la position largement majoritaire à gauche, partagée par le PCF, la CGT, les Écologistes, le PS, et même officiellement par LFI**).

    D’ailleurs, alors que les boycotteurs prétendent cibler les sionistes, jusqu’à présent seul·es des artistes juif·ves ont été visé·es.

    On peut même dire que la judéité est le seul point commun entre Enrico Macias, Barbara Butch, Joann Sfar ou Nadav Lapid, quatre artistes récemment visé·es par des appels au boycott.

    Enfin, les mêmes qui entendent chasser les sionistes "hors de nos facs / vies / villes / etc." **s’accommodent très bien de militer et de défiler aux côtés de partisan·es de Poutine, d’Assad, de Xi Jinping ou de Khamenei**.

    **la palme de tartufferie revient ici au réalisateur Sylvain George, qui rédige une longue tribune sur le site Lundi matin justifiant le boycott de Nadav Lapid tout en étant lui même membre du jury lors du festival documentaire de Saint Petersbourg, c’est-à-dire en soutien de fait à Poutine**.

    Le positionnement de ces artistes peut-être critiqué, mais ni Joann Sfar ni Barbara Butch ne peuvent être considérés sérieusement comme des soutiens de la colonisation israélienne ou des crimes de guerre et contre l’humanité commis à Gaza.

    Leur boycott ne fait d’aucune manière pression sur le gouvernement israélien, ce qui était à la base censé être son objectif.

    **Nous dénonçons donc ces campagnes, qui ne font qu’aggraver la confusion antisémite entre les Juif·ves du monde entier et la politique criminelle du gouvernement israélien**.

    **Le boycott des institutions israéliennes peut être légitime, celui des artistes juifs·ves ne l’est pas**.

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    #campisme #DoubleStandard #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  15. Le journaliste sportif David Lemos dénonce en direct sur la RTS les dérives de la FIFA après la finale de la Coupe du Monde et ça fait du bien. En France, il n'aurait plus de boulot...

    #Politique #Sport #Foot #Fifa #Iran #EtatsUnis #Trump #Argentine #Espagne #Business #Harcelement #Racisme #Exploitation #Suisse #Medias #Presse #Journalisme #CoupeDuMonde

  16. Le journaliste sportif David Lemos dénonce en direct sur la RTS les dérives de la FIFA après la finale de la Coupe du Monde et ça fait du bien. En France, il n'aurait plus de boulot...

    #Politique #Sport #Foot #Fifa #Iran #EtatsUnis #Trump #Argentine #Espagne #Business #Harcelement #Racisme #Exploitation #Suisse #Medias #Presse #Journalisme #CoupeDuMonde

  17. puf.com/israel-apres-le-7-octo ( Israël après le 7-Octobre par Sylvaine Bulle)

    --<--
    Les massacres du 7 octobre 2023 en Israël, suivis de la guerre extrême menée par Israël à Gaza et contre les Palestiniens, ont des conséquences majeures sur l’opinion publique et sur le militantisme antisioniste.

    Mais les émotions face à l’horreur bien réelle de Gaza semblent avoir pour effet de simplifier considérablement la connaissance empirique de la société israélienne dans son rapport aux Palestiniens.

    Cet ouvrage vise à montrer la diversité et la complexité de la société et de la politique israéliennes, alors qu’une grande partie de l’opinion publique internationale les réduit à un miroir inversé de la situation palestinienne.

    Qu’est-ce que le sionisme réel en Israël ?

    Quel est le rôle exact des inégalités, de la race et de la religion dans la construction actuelle de la nation ?

    Qu’est-ce qu’être Israélien après le 7-Octobre, alors que le pays est en proie à des tensions entre nationalisme extrême et sentiment d’effondrement ?

    La réalité palestinienne connaît elle-même des transformations passées sous silence.

    En mobilisant les enquêtes de terrain et les sciences sociales, cet ouvrage entend nuancer les visions binaires simplistes, et donner à voir un hors-champ des représentations, au plus près des sociétés réelles.

    -->--

    Liens: raar.info/2026/05/30/le-7-octo

    #Livre #antisemitisme #Simplisme #campisme #complexité #palestine #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis

  18. puf.com/israel-apres-le-7-octo ( Israël après le 7-Octobre par Sylvaine Bulle)

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    Les massacres du 7 octobre 2023 en Israël, suivis de la guerre extrême menée par Israël à Gaza et contre les Palestiniens, ont des conséquences majeures sur l’opinion publique et sur le militantisme antisioniste.

    Mais les émotions face à l’horreur bien réelle de Gaza semblent avoir pour effet de simplifier considérablement la connaissance empirique de la société israélienne dans son rapport aux Palestiniens.

    Cet ouvrage vise à montrer la diversité et la complexité de la société et de la politique israéliennes, alors qu’une grande partie de l’opinion publique internationale les réduit à un miroir inversé de la situation palestinienne.

    Qu’est-ce que le sionisme réel en Israël ?

    Quel est le rôle exact des inégalités, de la race et de la religion dans la construction actuelle de la nation ?

    Qu’est-ce qu’être Israélien après le 7-Octobre, alors que le pays est en proie à des tensions entre nationalisme extrême et sentiment d’effondrement ?

    La réalité palestinienne connaît elle-même des transformations passées sous silence.

    En mobilisant les enquêtes de terrain et les sciences sociales, cet ouvrage entend nuancer les visions binaires simplistes, et donner à voir un hors-champ des représentations, au plus près des sociétés réelles.

    -->--

    Liens: raar.info/2026/05/30/le-7-octo

    #Livre #antisemitisme #Simplisme #campisme #complexité #palestine #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis

  19. - placedeslibraires.fr/livre/978 (Penser l’antisémitisme contemporain : Anthologie critique par Bruno Quelennec, Salima Nait Ahmed )

    Cette anthologie fait découvrir au public francophone les analyses germanophones de l’antisémitisme contemporain, de l’après-Shoah à nos jours .

    Croisant sociologie, philosophie et science politique, elle introduit aux théories et sociologies critiques issues d’Allemagne et d’Autriche , éclaire les débats actuels et réunit des travaux récents, inédits en français.

    L’ouvrage explore les formes actuelles de l’antisémitisme, ses liens avec les racismes et les mémoires collectives

    # Preface par

    - luttes.frama.io/contre/l-antis

    Au sortir de la guerre, **Theodor Adorno publiait une étude qu’il avait dirigée, devenue célèbre, sur la personnalité autoritaire**.

    Cette recherche donnait à envisager un lien entre l’anti­sémitisme et la formation de la personnalité non démocratique, dans la famille et l’éducation.
    Et Adorno fut très présent dans le débat allemand sur la question.

    En ­Allemagne, son héritage intellectuel, ainsi que de Max Horkheimer, et donc de l’École dite de Francfort, est demeuré vivace.

    Une psychanalyse ancrée dans la ­théo­rie sociale a également joué un rôle non négligeable dans les analyses qui sont proposées, avec le souci de ne pas dissocier l’examen de la psychologie individuelle des contextes sociaux et culturels, et de la psychose collective de masse où se déploie la haine des Juifs.
    Notons que si paranoïa il y a, elle serait collective, plus qu’individuelle, avec à l’œuvre des processus de projection, des identifications projectives.

    Au début des années 1970, un journaliste vivant en Europe centrale, Paul Lendvai, popularisait dans un essai sous ce titre la notion de "L’anti­sémitisme sans juifs" (Paris, Fayard, 1971).

    Et voici que dans l’espace post­-­nazi, une nouvelle catégorie trouve sa place, on le découvre avec cette anthologie, celle d’"anti­sémitisme sans anti­sémites".
    Ce qui débouche sur une conceptualisation qui mérite qu’on s’y arrête.

    Plusieurs auteurs, en effet, évoquent une "cimentation culturelle" qui fait que l’anti­sémitisme existe sans pouvoir, en tout cas jusque dans les années 2000, s’élever au niveau politique, sans pouvoir devenir instrumental dans une action idéologico-politique.

    Inutilisable dans l’espace politique, il survit néanmoins, et apparaît alors comme un préjugé d’ordre privé, sans force pour peser dans la vie publique, ce qui est théo­risé avec l’expression de "latence" - la question devenant celle de la nature de cette latence : est-elle dans les consciences, ou dans la communication ?
    En France, une certaine "latence" aussi a commencé à être mise en cause avec le négationnisme des années 1970, puis avec la montée du Front national sous la houlette de Jean-Marie Le Pen, à partir du début des années 1980.

    Peut-être, maintenant que la direction du Rassemblement National prétend s’être affranchie de la haine des Juifs, pourrait-il s’avérer intéressant d’envisager la façon dont ce concept de "latence", à partir de l’­Allemagne, peut servir à examiner comment l’extrême droite cherche à se démarquer de la haine des Juifs et à soutenir la politique d’Israël tandis que la gauche de la gauche dérape ici et là dans un anti­sémitisme masqué sous couvert d’anti­sionisme.

    Peut-être même est-il possible d’élargir la perspective.
    Car au-delà de la question juive, les concepts proposés par les penseurs et chercheurs allemands pourraient servir, en France, à réfléchir aux racismes anti-Noirs et anti­-Maghrébins, fortement teintés de haine des musulmans, et à l’histoire du pays, coloniale puis post­coloniale.

    Notons, au passage, que l’idée d’un racisme anti­-Arabes est elle-même à préciser, car ce phéno­mène, en fait, vise pour l’essentiel des populations issues de pays du Maghreb où l’on peut aussi être berbère.

    De plus, dans le débat français contem­porain, il arrive, si l’on peut dire, que les Palestiniens deviennent présentés comme des Juifs par leurs caractéristiques supposées, tandis que l’image des Israéliens devient celle, comme il est dit dans cette anthologie, de "Juifs non juifs".

    Ce processus d’inversion fait des victimes d’hier, les Juifs (les pogromes, la Shoah) les coupables d’aujourd’hui (la guerre à Gaza), et des Palestiniens la figure mondiale de la victime, par excellence.

    On ne comprend pas l’anti­sémitisme allemand sans référence au passé nazi.
    Mais le présent doit aussi beaucoup à deux autres aspects.

    D’une part, après la guerre, la naissance d’Israël et le conflit israélo-palestinien, et à partir de là, le débat que cette anthologie aborde de plusieurs façons, à propos du recouvrement (mais jusqu’à quel point ?) de l’anti­sionisme et de l’anti­sémitisme, avec des prolongements récents, sur la "blanchité" des Juifs.

    Et d’autre part, le fait qu’il a fallu attendre la chute du mur de Berlin, en 1989, pour que le pays se réunifie, alors que durant près d’un demi-siècle, le traitement politique du nazisme et la haine des Juifs ont connu en ­Allemagne de l’Est un cours différent de celui suivi à l’Ouest.

    Les deux aspects se télescopent d’ailleurs : dès le début des années 1950, en effet, l’anti­sémitisme orchestré par le régime stalinien s’est présenté sous le masque transparent de l’anti­sionisme, on l’a vu notamment au procès de Prague, en 1952.

    Réfléchir à la question des liens entre anti­sémitisme et anti­sionisme installe par ailleurs cette anthologie dans des débats récents, et dans l’espace du post­colonialisme - certains, sans réellement prendre connaissance des études post­coloniales et décoloniales diraient : du wokisme, ce qui brouille la discussion, disqualifie a priori et sans nuance l’ensemble de ces travaux, mais aussi bien des contestations notamment anti­racistes, et alimente des polémiques bien peu scientifiques.

    En ­Allemagne, une conceptualisation originale fait du concept d’intersectionnalité un outil qui peut être utilisé autrement que du point de vue américain, dominé par l’articulation du genre et du racisme anti­-Noirs, ou français, dominé par celle du genre avec le racisme anti­-immigrés, anti­-Maghrébins, anti­musulmans - ce qui n’exclut pas le racisme anti­-Noirs.

    Ici, le concept sert à envisager l’inter­pénétration de l’anti­sémitisme et du sexisme, et est donc utilisé par d’autres auteurs que ceux qui y recourent en France, et qui ne se mobilisent généralement pas pour envisager la haine des Juifs.

    Nous avons beaucoup à apprendre, et d’importantes leçons à tirer de cette anthologie, en matière historique comme socio­logique, empirique comme théorique.

    Bien sûr, et certains de ses auteurs ne s’en privent pas, il est possible de critiquer la recherche en ­Allemagne, d’insister sur ses carences, d’émettre des regrets.

    Mais tout est relatif : ce qui est rassemblé dans cette anthologie fait aussi et surtout apparaître une grande richesse et une belle diversité de propositions.

    En ces temps où l’anti­sémitisme connaît en France des développements singulièrement préoccupants, cet ouvrage ouvre des perspectives intellectuelles novatrices et stimulantes, des éclairages pouvant nous aider à élever le niveau de nos analyses.

    Notre ordinaire, s’il s’agit de connaître le phénomène pour mieux l’affronter, est fait pour l’essentiel, de travaux historiques sans surprises, de sondages, de statistiques relatives aux actes anti­sémites, et d’analyses de discours.

    La seule grande enquête socio­logique dont nous disposons est celle que j’ai conduite avec une équipe d’une dizaine de chercheurs et publiée sous le titre La tentation anti­sémite (Paris, Robert Laffont, 2005) : elle date du début des années 2000 et rien de comparable n’a été lancé depuis.

    Bruno Quélennec et Salima Naït Ahmed ont fait œuvre scientifique en suivant et en étudiant pendant des années les débats en langue allemande, en collectant, en sélectionnant intelligemment pour un public francophone les textes qui vont suivre, en veillant à le guider dans sa compréhension par un dispositif élaboré de notes et de compléments qu’ils ont rédigé à son intention.

    Autant dire que ceux qui ne veulent pas se contenter des limites et des carences de la recherche actuelle en France peuvent leur être reconnaissants.

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    Liens: arrac.fr/2026/03/19/critical-theories-of-antisemitism-concepts-challenges-and-emerging-research-agendas/

    #Livre #CriticalTheories #antisemitisme #Palestine #InversionDesVictimes #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis

  20. - placedeslibraires.fr/livre/978 (Penser l’antisémitisme contemporain : Anthologie critique par Bruno Quelennec, Salima Nait Ahmed )

    Cette anthologie fait découvrir au public francophone les analyses germanophones de l’antisémitisme contemporain, de l’après-Shoah à nos jours .

    Croisant sociologie, philosophie et science politique, elle introduit aux théories et sociologies critiques issues d’Allemagne et d’Autriche , éclaire les débats actuels et réunit des travaux récents, inédits en français.

    L’ouvrage explore les formes actuelles de l’antisémitisme, ses liens avec les racismes et les mémoires collectives

    # Preface par

    - luttes.frama.io/contre/l-antis

    Au sortir de la guerre, **Theodor Adorno publiait une étude qu’il avait dirigée, devenue célèbre, sur la personnalité autoritaire**.

    Cette recherche donnait à envisager un lien entre l’anti­sémitisme et la formation de la personnalité non démocratique, dans la famille et l’éducation.
    Et Adorno fut très présent dans le débat allemand sur la question.

    En ­Allemagne, son héritage intellectuel, ainsi que de Max Horkheimer, et donc de l’École dite de Francfort, est demeuré vivace.

    Une psychanalyse ancrée dans la ­théo­rie sociale a également joué un rôle non négligeable dans les analyses qui sont proposées, avec le souci de ne pas dissocier l’examen de la psychologie individuelle des contextes sociaux et culturels, et de la psychose collective de masse où se déploie la haine des Juifs.
    Notons que si paranoïa il y a, elle serait collective, plus qu’individuelle, avec à l’œuvre des processus de projection, des identifications projectives.

    Au début des années 1970, un journaliste vivant en Europe centrale, Paul Lendvai, popularisait dans un essai sous ce titre la notion de "L’anti­sémitisme sans juifs" (Paris, Fayard, 1971).

    Et voici que dans l’espace post­-­nazi, une nouvelle catégorie trouve sa place, on le découvre avec cette anthologie, celle d’"anti­sémitisme sans anti­sémites".
    Ce qui débouche sur une conceptualisation qui mérite qu’on s’y arrête.

    Plusieurs auteurs, en effet, évoquent une "cimentation culturelle" qui fait que l’anti­sémitisme existe sans pouvoir, en tout cas jusque dans les années 2000, s’élever au niveau politique, sans pouvoir devenir instrumental dans une action idéologico-politique.

    Inutilisable dans l’espace politique, il survit néanmoins, et apparaît alors comme un préjugé d’ordre privé, sans force pour peser dans la vie publique, ce qui est théo­risé avec l’expression de "latence" - la question devenant celle de la nature de cette latence : est-elle dans les consciences, ou dans la communication ?
    En France, une certaine "latence" aussi a commencé à être mise en cause avec le négationnisme des années 1970, puis avec la montée du Front national sous la houlette de Jean-Marie Le Pen, à partir du début des années 1980.

    Peut-être, maintenant que la direction du Rassemblement National prétend s’être affranchie de la haine des Juifs, pourrait-il s’avérer intéressant d’envisager la façon dont ce concept de "latence", à partir de l’­Allemagne, peut servir à examiner comment l’extrême droite cherche à se démarquer de la haine des Juifs et à soutenir la politique d’Israël tandis que la gauche de la gauche dérape ici et là dans un anti­sémitisme masqué sous couvert d’anti­sionisme.

    Peut-être même est-il possible d’élargir la perspective.
    Car au-delà de la question juive, les concepts proposés par les penseurs et chercheurs allemands pourraient servir, en France, à réfléchir aux racismes anti-Noirs et anti­-Maghrébins, fortement teintés de haine des musulmans, et à l’histoire du pays, coloniale puis post­coloniale.

    Notons, au passage, que l’idée d’un racisme anti­-Arabes est elle-même à préciser, car ce phéno­mène, en fait, vise pour l’essentiel des populations issues de pays du Maghreb où l’on peut aussi être berbère.

    De plus, dans le débat français contem­porain, il arrive, si l’on peut dire, que les Palestiniens deviennent présentés comme des Juifs par leurs caractéristiques supposées, tandis que l’image des Israéliens devient celle, comme il est dit dans cette anthologie, de "Juifs non juifs".

    Ce processus d’inversion fait des victimes d’hier, les Juifs (les pogromes, la Shoah) les coupables d’aujourd’hui (la guerre à Gaza), et des Palestiniens la figure mondiale de la victime, par excellence.

    On ne comprend pas l’anti­sémitisme allemand sans référence au passé nazi.
    Mais le présent doit aussi beaucoup à deux autres aspects.

    D’une part, après la guerre, la naissance d’Israël et le conflit israélo-palestinien, et à partir de là, le débat que cette anthologie aborde de plusieurs façons, à propos du recouvrement (mais jusqu’à quel point ?) de l’anti­sionisme et de l’anti­sémitisme, avec des prolongements récents, sur la "blanchité" des Juifs.

    Et d’autre part, le fait qu’il a fallu attendre la chute du mur de Berlin, en 1989, pour que le pays se réunifie, alors que durant près d’un demi-siècle, le traitement politique du nazisme et la haine des Juifs ont connu en ­Allemagne de l’Est un cours différent de celui suivi à l’Ouest.

    Les deux aspects se télescopent d’ailleurs : dès le début des années 1950, en effet, l’anti­sémitisme orchestré par le régime stalinien s’est présenté sous le masque transparent de l’anti­sionisme, on l’a vu notamment au procès de Prague, en 1952.

    Réfléchir à la question des liens entre anti­sémitisme et anti­sionisme installe par ailleurs cette anthologie dans des débats récents, et dans l’espace du post­colonialisme - certains, sans réellement prendre connaissance des études post­coloniales et décoloniales diraient : du wokisme, ce qui brouille la discussion, disqualifie a priori et sans nuance l’ensemble de ces travaux, mais aussi bien des contestations notamment anti­racistes, et alimente des polémiques bien peu scientifiques.

    En ­Allemagne, une conceptualisation originale fait du concept d’intersectionnalité un outil qui peut être utilisé autrement que du point de vue américain, dominé par l’articulation du genre et du racisme anti­-Noirs, ou français, dominé par celle du genre avec le racisme anti­-immigrés, anti­-Maghrébins, anti­musulmans - ce qui n’exclut pas le racisme anti­-Noirs.

    Ici, le concept sert à envisager l’inter­pénétration de l’anti­sémitisme et du sexisme, et est donc utilisé par d’autres auteurs que ceux qui y recourent en France, et qui ne se mobilisent généralement pas pour envisager la haine des Juifs.

    Nous avons beaucoup à apprendre, et d’importantes leçons à tirer de cette anthologie, en matière historique comme socio­logique, empirique comme théorique.

    Bien sûr, et certains de ses auteurs ne s’en privent pas, il est possible de critiquer la recherche en ­Allemagne, d’insister sur ses carences, d’émettre des regrets.

    Mais tout est relatif : ce qui est rassemblé dans cette anthologie fait aussi et surtout apparaître une grande richesse et une belle diversité de propositions.

    En ces temps où l’anti­sémitisme connaît en France des développements singulièrement préoccupants, cet ouvrage ouvre des perspectives intellectuelles novatrices et stimulantes, des éclairages pouvant nous aider à élever le niveau de nos analyses.

    Notre ordinaire, s’il s’agit de connaître le phénomène pour mieux l’affronter, est fait pour l’essentiel, de travaux historiques sans surprises, de sondages, de statistiques relatives aux actes anti­sémites, et d’analyses de discours.

    La seule grande enquête socio­logique dont nous disposons est celle que j’ai conduite avec une équipe d’une dizaine de chercheurs et publiée sous le titre La tentation anti­sémite (Paris, Robert Laffont, 2005) : elle date du début des années 2000 et rien de comparable n’a été lancé depuis.

    Bruno Quélennec et Salima Naït Ahmed ont fait œuvre scientifique en suivant et en étudiant pendant des années les débats en langue allemande, en collectant, en sélectionnant intelligemment pour un public francophone les textes qui vont suivre, en veillant à le guider dans sa compréhension par un dispositif élaboré de notes et de compléments qu’ils ont rédigé à son intention.

    Autant dire que ceux qui ne veulent pas se contenter des limites et des carences de la recherche actuelle en France peuvent leur être reconnaissants.

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    Liens: arrac.fr/2026/03/19/critical-theories-of-antisemitism-concepts-challenges-and-emerging-research-agendas/

    #Livre #CriticalTheories #antisemitisme #Palestine #InversionDesVictimes #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis

  21. - editions-crise-et-critique.fr/ (Collectif – Le Péril antisémite)

    Première anthologie en langue française sur la théorie critique de l’antisémitisme ¶

    Paru le 14 novembre 2025

    Moishe Postone, Robert Kurz, Clément Homs, Detlev Claussen, Lars Rensmann, Samuel Salzborn, Sender Vizel, Marcos Barreira, Daniel Feldmann, Ernst Lohoff, Jordi Maiso, Karin Stögner et José A.
    Zamora

    Comment expliquer qu’à peine trois quarts de siècle après la Shoah, l’antisémitisme ressurgisse avec une vigueur renouvelée ?
    Loin d’être un phénomène révolu, il demeure profondément enraciné dans les sociétés modernes.
    Et ce retour ne se limite pas à l’Europe et à l’Amérique : il s’étend également au monde arabe et à de nombreux pays d’Asie, où l’antisémitisme atteint parfois des niveaux particulièrement élevés.

    Cette résurgence s’accompagne d’une polarisation des discours publics : à gauche, une frange tend à le minimiser, n’en dénonçant que l’instrumentalisation ; à droite, on promeut la thèse du “nouvel antisémitisme”, attribué exclusivement aux populations musulmanes et à la gauche.
    Ces deux positions, aussi caricaturales l’une que l’autre, révèlent une même cécité : l’incapacité à comprendre l’antisémitisme comme un phénomène structurel des sociétés capitalistes modernes.

    Dans cette première anthologie en langue française consacrée à la théorie critique de l’antisémitisme, les auteurs et autrices mettent en lumière le lien fondamental — longtemps occulté — entre l’antisémitisme moderne et le capitalisme.

    Ils montrent que, dans cette relation, l’antisémitisme se cristallise en une conscience fétichisée : ce qui apparaît comme “abstrait” et insaisissable dans le capitalisme se trouve personnifié dans la figure du “Juif “.

    L’antisémitisme propose ainsi une vision pseudo-émancipatrice, prétendant dévoiler le fonctionnement des sociétés capitalistes, et se propage en temps de crise avec une fulgurance qui finit par dégénérer en conflagration meurtrière.

    Le recueil s’articule en trois parties :

    - “L’antisémitisme moderne, une vision fétichisée du système-monde capitaliste”,

    - “La Shoah, usine à détruire l’abstraction”

    - et “Constellations contemporaines de l’idéologie de crise antisémite”.

    Cette structure permet d’aborder le phénomène sous plusieurs angles — historique, théorique et contemporain.

    À travers une approche pluridisciplinaire, inscrite dans la critique marxienne renouvelée du capitalisme, l’ouvrage réunit des essais fondateurs qui éclairent la formation de la conscience antisémite dans le capitalisme et en explorent les multiples résonances, offrant une réflexion approfondie sur les enjeux sociaux et idéologiques à l’origine de ce péril croissant.

    #Livre #antisemitisme #LePerilAntisemite #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis #capitalisme

  22. - editions-crise-et-critique.fr/ (Collectif – Le Péril antisémite)

    Première anthologie en langue française sur la théorie critique de l’antisémitisme ¶

    Paru le 14 novembre 2025

    Moishe Postone, Robert Kurz, Clément Homs, Detlev Claussen, Lars Rensmann, Samuel Salzborn, Sender Vizel, Marcos Barreira, Daniel Feldmann, Ernst Lohoff, Jordi Maiso, Karin Stögner et José A.
    Zamora

    Comment expliquer qu’à peine trois quarts de siècle après la Shoah, l’antisémitisme ressurgisse avec une vigueur renouvelée ?
    Loin d’être un phénomène révolu, il demeure profondément enraciné dans les sociétés modernes.
    Et ce retour ne se limite pas à l’Europe et à l’Amérique : il s’étend également au monde arabe et à de nombreux pays d’Asie, où l’antisémitisme atteint parfois des niveaux particulièrement élevés.

    Cette résurgence s’accompagne d’une polarisation des discours publics : à gauche, une frange tend à le minimiser, n’en dénonçant que l’instrumentalisation ; à droite, on promeut la thèse du “nouvel antisémitisme”, attribué exclusivement aux populations musulmanes et à la gauche.
    Ces deux positions, aussi caricaturales l’une que l’autre, révèlent une même cécité : l’incapacité à comprendre l’antisémitisme comme un phénomène structurel des sociétés capitalistes modernes.

    Dans cette première anthologie en langue française consacrée à la théorie critique de l’antisémitisme, les auteurs et autrices mettent en lumière le lien fondamental — longtemps occulté — entre l’antisémitisme moderne et le capitalisme.

    Ils montrent que, dans cette relation, l’antisémitisme se cristallise en une conscience fétichisée : ce qui apparaît comme “abstrait” et insaisissable dans le capitalisme se trouve personnifié dans la figure du “Juif “.

    L’antisémitisme propose ainsi une vision pseudo-émancipatrice, prétendant dévoiler le fonctionnement des sociétés capitalistes, et se propage en temps de crise avec une fulgurance qui finit par dégénérer en conflagration meurtrière.

    Le recueil s’articule en trois parties :

    - “L’antisémitisme moderne, une vision fétichisée du système-monde capitaliste”,

    - “La Shoah, usine à détruire l’abstraction”

    - et “Constellations contemporaines de l’idéologie de crise antisémite”.

    Cette structure permet d’aborder le phénomène sous plusieurs angles — historique, théorique et contemporain.

    À travers une approche pluridisciplinaire, inscrite dans la critique marxienne renouvelée du capitalisme, l’ouvrage réunit des essais fondateurs qui éclairent la formation de la conscience antisémite dans le capitalisme et en explorent les multiples résonances, offrant une réflexion approfondie sur les enjeux sociaux et idéologiques à l’origine de ce péril croissant.

    #Livre #antisemitisme #LePerilAntisemite #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis #capitalisme

  23. antiracisme.frama.io/luttes-20 (Rencontres à Toulouse: L’antisémitisme dans nos luttes sociales comprendre ses origines et ses fonctions pour mieux le détecter et le combattre le 11 avril 2026)

    --<--
    Alertée par la montée de l’antisémitisme dans les milieux féministes, queer, et plus généralement dans le mouvement de lutte pour les droits humains, l’ASQF (Association pour le Soin Queer et Feministe, asqf.care/ ) a décidé de s’associer avec les éditions Crise et Critique pour proposer un cycle de conférences d’une demi-journée, autour de la sortie du livre “Le Péril Antisémite” ( editions-crise-et-critique.fr/ , sorti le 2025-11-14), pour aider les actrices et acteurs agissant pour la défense des droits sociaux à comprendre la structure trans-historique de l’antisémitisme afin de pouvoir le combattre efficacement.

    -->--

    Les vidéos: youtube.com/@asso-soin-queer-e

    Autres liens:

    - oblique-revue.org/2026/05/31/c (Colloque : L’antisémitisme dans nos luttes sociales)

    #Conférence #antisemitisme #Queer #feminisme #Touluse #LePerilAntisemite #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis

  24. antiracisme.frama.io/luttes-20 (Rencontres à Toulouse: L’antisémitisme dans nos luttes sociales comprendre ses origines et ses fonctions pour mieux le détecter et le combattre le 11 avril 2026)

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    Alertée par la montée de l’antisémitisme dans les milieux féministes, queer, et plus généralement dans le mouvement de lutte pour les droits humains, l’ASQF (Association pour le Soin Queer et Feministe, asqf.care/ ) a décidé de s’associer avec les éditions Crise et Critique pour proposer un cycle de conférences d’une demi-journée, autour de la sortie du livre “Le Péril Antisémite” ( editions-crise-et-critique.fr/ , sorti le 2025-11-14), pour aider les actrices et acteurs agissant pour la défense des droits sociaux à comprendre la structure trans-historique de l’antisémitisme afin de pouvoir le combattre efficacement.

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    Les vidéos: youtube.com/@asso-soin-queer-e

    Autres liens:

    - oblique-revue.org/2026/05/31/c (Colloque : L’antisémitisme dans nos luttes sociales)

    #Conférence #antisemitisme #Queer #feminisme #Touluse #LePerilAntisemite #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis

  25. - editions-crise-et-critique.fr/ (Julien Chanet, L’incendie universel. Le sujet de l’antisionisme à gauche)

    À la suite du 7 octobre et de la guerre à Gaza, alors que la gauche se fracture autour du conflit israélo-palestinien, de l’antisémitisme et de l’antiracisme, cet ouvrage propose une plongée sans concessions dans l’une de ses zones les plus sensibles: son rapport à l’antisionisme .

    Pourtant, les prises de position sur l’antisémitisme contournent souvent le sionisme et l’antisionisme, relégués, au mieux, à des chapitres isolés, au pire, au rang d’impensés idéologiques.

    Il fallait donc reprendre ces questions de front, sans éluder les controverses ni céder aux simplifications.

    Depuis un ancrage antiraciste et anti-autoritaire , l’auteur analyse les impasses d’un militantisme parfois captif de ses slogans, lorsque les réalités juives sont réduites à un seul signifiant: Israël .

    Croisant théorie politique, sociologie des mobilisations et géopolitique critique, il replace le sionisme dans son histoire réelle, loin des caricatures.

    Il met au jour la dimension nationaliste et identitaire, par procuration, des discours antisionistes, la réduction du peuple palestinien à un peuple-objet ou à un peuple-martyr, ainsi que les glissements par lesquels l’antisionisme peut se muer en antisémitisme masqué ou assumé, dont il retrace la généalogie, de la matrice stalinienne à ses reformulations contemporaines.

    Dès lors, deux questions se posent:

    - existe-t-il un antisionisme réellement progressiste ?

    - À quelles conditions le sionisme peut-il redevenir un objet ordinaire de discussion politique plutôt qu’un tabou ou un épouvantail?

    Écrit depuis la gauche, mais à distance des logiques de chapelle, ce livre s’adresse à celles et ceux qui se soucient de ne rien céder aux politiques de domination ni aux logiques réactionnaires .

    Il tire aussi la sonnette d’alarme devant les angles morts et les régressions de la critique sociale, et examine les effets d’un antisionisme lorsqu’il s’approprie la solidarité avec les Palestinien-nes au lieu de la renforcer.

    Julien Chanet est travailleur associatif à Bruxelles.

    Diplômé de Science politique, il réfléchit aux théories politiques et aux tensions qui animent les gauches, notamment l’antisionisme et l’antisémitisme.

    Il a publié à ce sujet dans plusieurs revues (Daï dai-la-revue.fr/ , Revue K (k-larevue.com/))

    --<--

    Liens:

    - instagram.com/incendieuniverse

    - luttes.frama.io/contre/l-antis

    #Livre #antisionisme #antisemitisme #palestine #LincendieUniversel
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis

  26. - editions-crise-et-critique.fr/ (Julien Chanet, L’incendie universel. Le sujet de l’antisionisme à gauche)

    À la suite du 7 octobre et de la guerre à Gaza, alors que la gauche se fracture autour du conflit israélo-palestinien, de l’antisémitisme et de l’antiracisme, cet ouvrage propose une plongée sans concessions dans l’une de ses zones les plus sensibles: son rapport à l’antisionisme .

    Pourtant, les prises de position sur l’antisémitisme contournent souvent le sionisme et l’antisionisme, relégués, au mieux, à des chapitres isolés, au pire, au rang d’impensés idéologiques.

    Il fallait donc reprendre ces questions de front, sans éluder les controverses ni céder aux simplifications.

    Depuis un ancrage antiraciste et anti-autoritaire , l’auteur analyse les impasses d’un militantisme parfois captif de ses slogans, lorsque les réalités juives sont réduites à un seul signifiant: Israël .

    Croisant théorie politique, sociologie des mobilisations et géopolitique critique, il replace le sionisme dans son histoire réelle, loin des caricatures.

    Il met au jour la dimension nationaliste et identitaire, par procuration, des discours antisionistes, la réduction du peuple palestinien à un peuple-objet ou à un peuple-martyr, ainsi que les glissements par lesquels l’antisionisme peut se muer en antisémitisme masqué ou assumé, dont il retrace la généalogie, de la matrice stalinienne à ses reformulations contemporaines.

    Dès lors, deux questions se posent:

    - existe-t-il un antisionisme réellement progressiste ?

    - À quelles conditions le sionisme peut-il redevenir un objet ordinaire de discussion politique plutôt qu’un tabou ou un épouvantail?

    Écrit depuis la gauche, mais à distance des logiques de chapelle, ce livre s’adresse à celles et ceux qui se soucient de ne rien céder aux politiques de domination ni aux logiques réactionnaires .

    Il tire aussi la sonnette d’alarme devant les angles morts et les régressions de la critique sociale, et examine les effets d’un antisionisme lorsqu’il s’approprie la solidarité avec les Palestinien-nes au lieu de la renforcer.

    Julien Chanet est travailleur associatif à Bruxelles.

    Diplômé de Science politique, il réfléchit aux théories politiques et aux tensions qui animent les gauches, notamment l’antisionisme et l’antisémitisme.

    Il a publié à ce sujet dans plusieurs revues (Daï dai-la-revue.fr/ , Revue K (k-larevue.com/))

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    Liens:

    - instagram.com/incendieuniverse

    - luttes.frama.io/contre/l-antis

    #Livre #antisionisme #antisemitisme #palestine #LincendieUniversel
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis

  27. -->--

    **Agresser une DJ juive ne libérera pas la Palestine** par Jonas Pardo

    Depuis le spectacle donné lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, la DJ et artiste Barbara Butch est la cible d’une campagne de harcèlement qui mêle lesbophobie, grossophobie et antisémitisme.

    À la suite des Jeux, plusieurs groupes d’extrême droite l’ont accusée de blasphème, d’atteinte aux "bonnes mœurs" et de participer à une prétendue décadence culturelle.

    Après sa nomination à la direction artistique de la Nuit Blanche, les attaques ont pris la forme d’insinuations sur sa rémunération, de soupçons de favoritisme, de procès d’intention autour d’un supposé agenda idéologique.

    Plus récemment encore, un journal identitaire a choisi de faire figurer Barbara Butch en Une aux côtés du pédocriminel Jeffrey Epstein, les présentant tous deux comme les symboles d’un Occident prétendument "dégénéré".

    Références à l’argent, soupçons de corruption morale, accusation de complot contre les cultures européennes : Barbara Butch n’est pas attaquée pour ses œuvres, ses prises de parole ou ses actes.

    Elle est visée à travers des imaginaires antisémites et LGBTphobes dont l’histoire est ancienne.

    Depuis quelques mois, c’est l’accusation de "double allégeance" qui est mise en circulation sur les réseaux sociaux.

    Vieux stéréotype antisémite, les Juifs seraient inféodés à un État étranger dont ils défendraient les intérêts de manière dissimulée.

    Le soir de la Nuit Blanche, tandis qu’un groupe de militants catholiques intégristes tentaient d’empêcher la tenue d’un événement organisé dans l’église Saint-Laurent, des militants proches de la section grenobloise de la France insoumise cherchaient à perturber le concert de Barbara Butch, place de l’Hôtel de Ville.

    Dans un tract distribué au public venu assister à la soirée, ils appelaient la Ville de Paris à "ne pas servir de marchepied à la propagande d’Israël" et demandaient la déprogrammation de l’artiste, décrite comme une "personnalité sioniste" et "figure de la stratégie de pinkwashing d’Israël".

    Des camps politiques sensés être opposés désignent une même personne comme cible.

    Non pour ses créations, ses prises de parole ou ses actes, mais parce qu’ils projettent sur elle des fantasmes liés à ce qu’elle est : une femme juive et lesbienne.

    Au printemps, le représentant grenoblois de la France Insoumise élu au conseil municipal de la ville, lance un appel au boycott contre la DJ.

    Le harcèlement sort de l’espace numérique.

    Des centaines de militants tractent et se mobilisent pour tenter de la faire déprogrammer, l’invectivent dès son arrivée sur ses lieux de travail et l’insultent en continu en espérant qu’elle sorte de la scène.

    Rassemblés autour de l’idée que l’artiste participerait à une entreprise de propagande israélienne, c’est aux cris de "sale sioniste" qu’une centaine de militants insoumis ont tenté d’empêcher Barbara Butch de se produire au Cabaret Frappé à Grenoble, samedi 18 juillet.

    Les faits qui lui sont reprochés : avoir joué à la Pride de Tel Aviv en 2025, et sa signature d’une tribune en défense de la loi visant à lutter "contre les formes renouvelées d’antisémitisme", dite Loi Yadan.

    Les insoumis grenoblois considèrent ce geste comme une forme de soutien aux politiques meurtrières du gouvernement Netanyahou, et un soutien à la répression des voix pro-palestiniennes.

    La DJ n’a en réalité pas joué à la Pride, qui n’a d’ailleurs pas eu lieu, mais dans une soirée privée à l’ambassade de France en Israël.

    Si elle a signé cette tribune, comme elle l’explique elle-même, c’est parce qu’elle voyait dans cette loi la possibilité d’un recul de l’antisémitisme, qu’elle vit d’autant plus après les JO de Paris.

    Loin d’être un cas isolé, les tentatives d’écarter les artistes juifs et juives de l’espace public se multiplient de manière inquiétante depuis le 7 octobre 2023.

    Réalisateurs, auteurs d’essais, de littératures ou de BDs, musiciens, peintres, podcasteurs, ou comédiens, ils et elles peuvent être sionistes, asionistes, antisionistes, leur mise au ban est aveugle à leur point de vue réel sur la situation au Moyen-Orient.

    La défense des droits du peuple palestinien est un combat urgent, légitime et nécessaire.

    Mais elle ne saurait justifier la diffusion d’accusations infondées visant une personne en raison de son identité ou de supposées appartenances.

    Le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions, auquel se réfèrent les militants, rappelle d’ailleurs que ces campagnes ne sauraient viser les individus.

    Chacun et chacune est en droit d’avoir un désaccord avec des membres d’une minorité quelconque.

    Nous- mêmes, artistes, auteurs, acteurs de la culture et militants antiracistes signataires de cette tribune, avons des positions diverses vis-à-vis de la loi Yadan, plusieurs d’entre nous s’y sont opposés publiquement.

    En revanche, nous partageons une même conviction : désigner à la vindicte des individus issus d’une minorité sous prétexte de s’opposer à leur opinion, réel ou supposé, n’a rien à voir avec l’exercice du débat démocratique et aboutit à l’augmentation de la violence raciste.

    La lutte antiraciste doit pouvoir faire exister des débats en son sein, sans exposer les victimes de racisme à plus de racisme.

    Auteur : Jonas Pardo, chercheur et directeur de l’association Boussole Antiraciste (helloasso.com/associations/ass)

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    Voir aussi : luttes.frama.io/contre/l-antis (Petit manuel de lutte contre l’antisemitisme par Jonas Pardo et Samuel Delorr (paru le 25 octobre 2024))

    #antifas #antiracisme #democratie #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis #LaurenceRuffin #AllanBrunon #RN #LFI

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    **Agresser une DJ juive ne libérera pas la Palestine** par Jonas Pardo

    Depuis le spectacle donné lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, la DJ et artiste Barbara Butch est la cible d’une campagne de harcèlement qui mêle lesbophobie, grossophobie et antisémitisme.

    À la suite des Jeux, plusieurs groupes d’extrême droite l’ont accusée de blasphème, d’atteinte aux "bonnes mœurs" et de participer à une prétendue décadence culturelle.

    Après sa nomination à la direction artistique de la Nuit Blanche, les attaques ont pris la forme d’insinuations sur sa rémunération, de soupçons de favoritisme, de procès d’intention autour d’un supposé agenda idéologique.

    Plus récemment encore, un journal identitaire a choisi de faire figurer Barbara Butch en Une aux côtés du pédocriminel Jeffrey Epstein, les présentant tous deux comme les symboles d’un Occident prétendument "dégénéré".

    Références à l’argent, soupçons de corruption morale, accusation de complot contre les cultures européennes : Barbara Butch n’est pas attaquée pour ses œuvres, ses prises de parole ou ses actes.

    Elle est visée à travers des imaginaires antisémites et LGBTphobes dont l’histoire est ancienne.

    Depuis quelques mois, c’est l’accusation de "double allégeance" qui est mise en circulation sur les réseaux sociaux.

    Vieux stéréotype antisémite, les Juifs seraient inféodés à un État étranger dont ils défendraient les intérêts de manière dissimulée.

    Le soir de la Nuit Blanche, tandis qu’un groupe de militants catholiques intégristes tentaient d’empêcher la tenue d’un événement organisé dans l’église Saint-Laurent, des militants proches de la section grenobloise de la France insoumise cherchaient à perturber le concert de Barbara Butch, place de l’Hôtel de Ville.

    Dans un tract distribué au public venu assister à la soirée, ils appelaient la Ville de Paris à "ne pas servir de marchepied à la propagande d’Israël" et demandaient la déprogrammation de l’artiste, décrite comme une "personnalité sioniste" et "figure de la stratégie de pinkwashing d’Israël".

    Des camps politiques sensés être opposés désignent une même personne comme cible.

    Non pour ses créations, ses prises de parole ou ses actes, mais parce qu’ils projettent sur elle des fantasmes liés à ce qu’elle est : une femme juive et lesbienne.

    Au printemps, le représentant grenoblois de la France Insoumise élu au conseil municipal de la ville, lance un appel au boycott contre la DJ.

    Le harcèlement sort de l’espace numérique.

    Des centaines de militants tractent et se mobilisent pour tenter de la faire déprogrammer, l’invectivent dès son arrivée sur ses lieux de travail et l’insultent en continu en espérant qu’elle sorte de la scène.

    Rassemblés autour de l’idée que l’artiste participerait à une entreprise de propagande israélienne, c’est aux cris de "sale sioniste" qu’une centaine de militants insoumis ont tenté d’empêcher Barbara Butch de se produire au Cabaret Frappé à Grenoble, samedi 18 juillet.

    Les faits qui lui sont reprochés : avoir joué à la Pride de Tel Aviv en 2025, et sa signature d’une tribune en défense de la loi visant à lutter "contre les formes renouvelées d’antisémitisme", dite Loi Yadan.

    Les insoumis grenoblois considèrent ce geste comme une forme de soutien aux politiques meurtrières du gouvernement Netanyahou, et un soutien à la répression des voix pro-palestiniennes.

    La DJ n’a en réalité pas joué à la Pride, qui n’a d’ailleurs pas eu lieu, mais dans une soirée privée à l’ambassade de France en Israël.

    Si elle a signé cette tribune, comme elle l’explique elle-même, c’est parce qu’elle voyait dans cette loi la possibilité d’un recul de l’antisémitisme, qu’elle vit d’autant plus après les JO de Paris.

    Loin d’être un cas isolé, les tentatives d’écarter les artistes juifs et juives de l’espace public se multiplient de manière inquiétante depuis le 7 octobre 2023.

    Réalisateurs, auteurs d’essais, de littératures ou de BDs, musiciens, peintres, podcasteurs, ou comédiens, ils et elles peuvent être sionistes, asionistes, antisionistes, leur mise au ban est aveugle à leur point de vue réel sur la situation au Moyen-Orient.

    La défense des droits du peuple palestinien est un combat urgent, légitime et nécessaire.

    Mais elle ne saurait justifier la diffusion d’accusations infondées visant une personne en raison de son identité ou de supposées appartenances.

    Le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions, auquel se réfèrent les militants, rappelle d’ailleurs que ces campagnes ne sauraient viser les individus.

    Chacun et chacune est en droit d’avoir un désaccord avec des membres d’une minorité quelconque.

    Nous- mêmes, artistes, auteurs, acteurs de la culture et militants antiracistes signataires de cette tribune, avons des positions diverses vis-à-vis de la loi Yadan, plusieurs d’entre nous s’y sont opposés publiquement.

    En revanche, nous partageons une même conviction : désigner à la vindicte des individus issus d’une minorité sous prétexte de s’opposer à leur opinion, réel ou supposé, n’a rien à voir avec l’exercice du débat démocratique et aboutit à l’augmentation de la violence raciste.

    La lutte antiraciste doit pouvoir faire exister des débats en son sein, sans exposer les victimes de racisme à plus de racisme.

    Auteur : Jonas Pardo, chercheur et directeur de l’association Boussole Antiraciste (helloasso.com/associations/ass)

    -->--

    Voir aussi : luttes.frama.io/contre/l-antis (Petit manuel de lutte contre l’antisemitisme par Jonas Pardo et Samuel Delorr (paru le 25 octobre 2024))

    #antifas #antiracisme #democratie #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis #LaurenceRuffin #AllanBrunon #RN #LFI

  29. tbsky.app/profile/www.debunker

    11 Lutter pour une Palestine libre, oui, mille fois oui.

    Se trouver ce genre de lutte pour ce combat là, mille fois non.

    La LFI Grenobloise ne vaut pas mieux que des le Pen, des Zemmour, des Benedetti et tutti quanti.

    La gerbe. 🤢🤮

    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  30. tbsky.app/profile/www.debunker

    11 Lutter pour une Palestine libre, oui, mille fois oui.

    Se trouver ce genre de lutte pour ce combat là, mille fois non.

    La LFI Grenobloise ne vaut pas mieux que des le Pen, des Zemmour, des Benedetti et tutti quanti.

    La gerbe. 🤢🤮

    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  31. grenoble.fr/article/1878/561-l (La Ville de Grenoble condamne fermement les menaces et apporte son soutien aux organisateurs du Cabaret Frappé)

    -<-
    La Ville de Grenoble regrette profondément les événements survenus ce soir dans le cadre du Cabaret Frappé.

    Face aux menaces visant l'artiste Barbara Butch et afin de garantir la sécurité du public, des équipes et de l'ensemble des personnes présentes, la ville de Grenoble a pris la décision de suspendre le concert.

    La Ville de Grenoble apporte tout son soutien à l'association Retour de Scène ainsi qu'à l'ensemble des équipes mobilisées pour l'organisation de cet événement.

    La Ville condamne avec la plus grande fermeté les menaces, les intimidations et les violences exercées à l'encontre de l'artiste et des élus présents sur scène.
    Dans un État de droit, les désaccords s'expriment par le débat et le dialogue, jamais par la menace ou la violence.

    Grenoble réaffirme son attachement indéfectible à la liberté de création et de programmation artistique, ainsi qu'au respect des personnes.

    Aucun artiste ne doit être empêché de se produire sous la pression de l'intimidation.

    La Ville remercie les équipes du festival et l'ensemble des personnes mobilisées pour leur professionnalisme dans la gestion de cette situation.

    -->--

    On aurait aimé que la ville de Grenoble protège et présente des excuses à Barbara Butch

    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  32. grenoble.fr/article/1878/561-l (La Ville de Grenoble condamne fermement les menaces et apporte son soutien aux organisateurs du Cabaret Frappé)

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    La Ville de Grenoble regrette profondément les événements survenus ce soir dans le cadre du Cabaret Frappé.

    Face aux menaces visant l'artiste Barbara Butch et afin de garantir la sécurité du public, des équipes et de l'ensemble des personnes présentes, la ville de Grenoble a pris la décision de suspendre le concert.

    La Ville de Grenoble apporte tout son soutien à l'association Retour de Scène ainsi qu'à l'ensemble des équipes mobilisées pour l'organisation de cet événement.

    La Ville condamne avec la plus grande fermeté les menaces, les intimidations et les violences exercées à l'encontre de l'artiste et des élus présents sur scène.
    Dans un État de droit, les désaccords s'expriment par le débat et le dialogue, jamais par la menace ou la violence.

    Grenoble réaffirme son attachement indéfectible à la liberté de création et de programmation artistique, ainsi qu'au respect des personnes.

    Aucun artiste ne doit être empêché de se produire sous la pression de l'intimidation.

    La Ville remercie les équipes du festival et l'ensemble des personnes mobilisées pour leur professionnalisme dans la gestion de cette situation.

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    On aurait aimé que la ville de Grenoble protège et présente des excuses à Barbara Butch

    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  33. Source: facebook.com/photo/?fbid=10166

    --<--
    "J'ai l'impression de m'être fait rouler dessus"

    "J'ai l'impression de m'être fait rouler dessus.

    Je suis dans mon lit, paralysée.

    Je n'arrive plus à bouger. C'était ignoble, Hanna. Tu aurais vu la haine dans leurs yeux...

    Tu te rends compte ?

    Ils m'ont jeté des bouteilles en verre...

    Qui subit une telle violence dans un festival de musique ? "

    Ces mots sont ceux de mon amie, la courageuse et talentueuse DJ Barbara Butch.

    Hier soir, alors qu'elle devait se produire au festival Cabaret Frappé, dans le Jardin de Ville de Grenoble, Barbara Butch a été victime d'une campagne de diffamation d'une violence inouïe, la dernière d'une longue série qu'elle subit depuis des mois, amorcée notamment par les attaques de l'extrême droite après la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, puis poursuivie par des militants se réclamant de la gauche radicale et qui a fini par se transformer en violence physique.

    Des nervis, qui trahissent et salissent chaque jour un peu plus la noble cause qu'ils prétendent défendre, sont venus s'attaquer à une femme seule derrière ses platines.

    Ils l'ont insultée, invectivée, diffamée.

    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  34. Source: facebook.com/photo/?fbid=10166

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    "J'ai l'impression de m'être fait rouler dessus"

    "J'ai l'impression de m'être fait rouler dessus.

    Je suis dans mon lit, paralysée.

    Je n'arrive plus à bouger. C'était ignoble, Hanna. Tu aurais vu la haine dans leurs yeux...

    Tu te rends compte ?

    Ils m'ont jeté des bouteilles en verre...

    Qui subit une telle violence dans un festival de musique ? "

    Ces mots sont ceux de mon amie, la courageuse et talentueuse DJ Barbara Butch.

    Hier soir, alors qu'elle devait se produire au festival Cabaret Frappé, dans le Jardin de Ville de Grenoble, Barbara Butch a été victime d'une campagne de diffamation d'une violence inouïe, la dernière d'une longue série qu'elle subit depuis des mois, amorcée notamment par les attaques de l'extrême droite après la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, puis poursuivie par des militants se réclamant de la gauche radicale et qui a fini par se transformer en violence physique.

    Des nervis, qui trahissent et salissent chaque jour un peu plus la noble cause qu'ils prétendent défendre, sont venus s'attaquer à une femme seule derrière ses platines.

    Ils l'ont insultée, invectivée, diffamée.

    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis

  35. - facebook.com/people/Guy-Konopn

    --<--
    Une horde violente a attaqué le spectacle que présentait Barbara Butch à Grenoble, dans le cadre du festival Cabaret sauvage (Frappé, NDLR).

    Plutôt que d'appeler la police pour faire cesser ce trouble à l'ordre public, protéger les spectateurs et l'artiste, la Ville de Grenoble a préféré arrêter la représentation au bout de vingt minutes.

    Belle manière d'accueillir les artistes dans sa ville !

    Barbara Butch est victime de harcèlement et reçoit des menaces depuis plusieurs semaines, son crime est d'être juive et d'avoir signé un texte de soutien à la loi contre l'antisémitisme, présentée, dans une première version, par Caroline Yadan.

    À Grenoble, le chef de file des conseillers municipaux LFI a appelé au boycott du spectacle, soutenant ouvertement les voyous.

    La chasse aux artistes juifs, devient de plus en plus violente.

    On se souvient de l'attaque au fumigène du concert de l'orchestre d'Israël à la Philharmonie de Paris...

    Des engins incendiaires avait été lancés, dans cette belle salle financée par des fonds publics.

    LFI avait soutenu les émeutiers.

    À Grenoble, LFI est directement impliquée dans l'agression contre Barbara Butch et menace d'autres représentations qu'elle doit donner, notamment en Avignon.

    Les hordes qui attaquent violemment les artistes juifs, suspects de sionisme, à tort ou à raison, ne sont rien d'autres que des bandes fascistes.

    Un parti qui couvre de tels agissement n'est pas un parti de gauche, ni même un parti républicain.

    Surtout quand ce même parti mène également une chasse aux journalistes et réclame l'épuration des médias.

    Mélenchon a définitivement basculé, jetant par dessus bord tous les principes républicains.

    Antisémitisme, agression violente contre les artistes, chasse aux sorcières et défense des pratiques obscurantistes sanctionnées par les lois laïques, le tout ajouté à la justification du terrorisme, et à l'apologie des dictateurs, la ligne de LFI a toute les caractéristiques du fascisme.

    Au moins les choses sont claires !

    Guy Konopnicki
    -->--

    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute

  36. - facebook.com/people/Guy-Konopn

    --<--
    Une horde violente a attaqué le spectacle que présentait Barbara Butch à Grenoble, dans le cadre du festival Cabaret sauvage (Frappé, NDLR).

    Plutôt que d'appeler la police pour faire cesser ce trouble à l'ordre public, protéger les spectateurs et l'artiste, la Ville de Grenoble a préféré arrêter la représentation au bout de vingt minutes.

    Belle manière d'accueillir les artistes dans sa ville !

    Barbara Butch est victime de harcèlement et reçoit des menaces depuis plusieurs semaines, son crime est d'être juive et d'avoir signé un texte de soutien à la loi contre l'antisémitisme, présentée, dans une première version, par Caroline Yadan.

    À Grenoble, le chef de file des conseillers municipaux LFI a appelé au boycott du spectacle, soutenant ouvertement les voyous.

    La chasse aux artistes juifs, devient de plus en plus violente.

    On se souvient de l'attaque au fumigène du concert de l'orchestre d'Israël à la Philharmonie de Paris...

    Des engins incendiaires avait été lancés, dans cette belle salle financée par des fonds publics.

    LFI avait soutenu les émeutiers.

    À Grenoble, LFI est directement impliquée dans l'agression contre Barbara Butch et menace d'autres représentations qu'elle doit donner, notamment en Avignon.

    Les hordes qui attaquent violemment les artistes juifs, suspects de sionisme, à tort ou à raison, ne sont rien d'autres que des bandes fascistes.

    Un parti qui couvre de tels agissement n'est pas un parti de gauche, ni même un parti républicain.

    Surtout quand ce même parti mène également une chasse aux journalistes et réclame l'épuration des médias.

    Mélenchon a définitivement basculé, jetant par dessus bord tous les principes républicains.

    Antisémitisme, agression violente contre les artistes, chasse aux sorcières et défense des pratiques obscurantistes sanctionnées par les lois laïques, le tout ajouté à la justification du terrorisme, et à l'apologie des dictateurs, la ligne de LFI a toute les caractéristiques du fascisme.

    Au moins les choses sont claires !

    Guy Konopnicki
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    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute

  37. raar.info/2026/05/15/soutien-a (Soutien à Barbara Butch face au harcèlement et à la stigmatisation)

    --<--
    Le RAAR apporte son soutien à Barbara Butch cible depuis sa prestation aux JO de 2024 d’un harcèlement mêlant antisémitisme, lesbophobie, et grossophobie.

    La publication de la France Insoumise Grenoble sur les réseaux sociaux, relayée massivement, appelant à la déprogrammer franchit un seuil particulièrement préoccupant en ce qu’elle vise une artiste ayant simplement signé une pétition relative à la proposition de loi Yadan.

    Le RAAR s’est opposé à cette proposition de loi, tout en dénonçant les nombreuses contrevérités ayant circulé à son sujet (voir raar.info/2026/04/06/projet-ya).

    Nous avons notamment rappelé qu’elle n’interdit pas la critique de la politique israélienne et qu’il est possible de s’opposer à ce texte sans nourrir des amalgames ou des imaginaires antisémites.

    Or c’est bien cet imaginaire qui se déploie et devient une arme de haine et de harcèlement contre les Juifves, confirmant ainsi les inquiétudes que nous avions exprimées.

    Présenter Barbara Butch comme un soutien du gouvernement israélien est totalement mensonger.

    La caricaturer comme une personne souhaitant empêcher toute critique d’Israël l’est tout autant.

    Elle a publiquement expliqué avoir voulu dénoncer l’antisémitisme, et s’opposer au gouvernement israélien.

    Par ailleurs, qu’un parti se revendiquant de gauche, aspirant à gouverner une démocratie, alimente le harcèlement subi par une personne minorisée à plusieurs titres, en déformant ses positions pour justifier sa stigmatisation, est particulièrement inquiétant quant à sa capacité à respecter le pluralisme et la liberté d’opinion.

    Enfin, l’utilisation d’une étoile de David sur fond de drapeau arc-en-ciel, symbole LGBT, représenté maculé de sang, pour désigner de prétendus "soutiens d’Israël" contribue à entretenir des amalgames dangereux entre personnes juives et politique israélienne.

    Dans un contexte d’explosion des actes antisémites (raar.info/2026/07/15/commentai), chacun·e devrait mesurer sa responsabilité dans les campagnes de désignation publique visant des personnes déjà exposées à la haine et au harcèlement.

    -->--
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute

  38. raar.info/2026/05/15/soutien-a (Soutien à Barbara Butch face au harcèlement et à la stigmatisation)

    --<--
    Le RAAR apporte son soutien à Barbara Butch cible depuis sa prestation aux JO de 2024 d’un harcèlement mêlant antisémitisme, lesbophobie, et grossophobie.

    La publication de la France Insoumise Grenoble sur les réseaux sociaux, relayée massivement, appelant à la déprogrammer franchit un seuil particulièrement préoccupant en ce qu’elle vise une artiste ayant simplement signé une pétition relative à la proposition de loi Yadan.

    Le RAAR s’est opposé à cette proposition de loi, tout en dénonçant les nombreuses contrevérités ayant circulé à son sujet (voir raar.info/2026/04/06/projet-ya).

    Nous avons notamment rappelé qu’elle n’interdit pas la critique de la politique israélienne et qu’il est possible de s’opposer à ce texte sans nourrir des amalgames ou des imaginaires antisémites.

    Or c’est bien cet imaginaire qui se déploie et devient une arme de haine et de harcèlement contre les Juifves, confirmant ainsi les inquiétudes que nous avions exprimées.

    Présenter Barbara Butch comme un soutien du gouvernement israélien est totalement mensonger.

    La caricaturer comme une personne souhaitant empêcher toute critique d’Israël l’est tout autant.

    Elle a publiquement expliqué avoir voulu dénoncer l’antisémitisme, et s’opposer au gouvernement israélien.

    Par ailleurs, qu’un parti se revendiquant de gauche, aspirant à gouverner une démocratie, alimente le harcèlement subi par une personne minorisée à plusieurs titres, en déformant ses positions pour justifier sa stigmatisation, est particulièrement inquiétant quant à sa capacité à respecter le pluralisme et la liberté d’opinion.

    Enfin, l’utilisation d’une étoile de David sur fond de drapeau arc-en-ciel, symbole LGBT, représenté maculé de sang, pour désigner de prétendus "soutiens d’Israël" contribue à entretenir des amalgames dangereux entre personnes juives et politique israélienne.

    Dans un contexte d’explosion des actes antisémites (raar.info/2026/07/15/commentai), chacun·e devrait mesurer sa responsabilité dans les campagnes de désignation publique visant des personnes déjà exposées à la haine et au harcèlement.

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    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute

  39. [Veille 📣] Menaces, tag à l’acide… Un restaurant victime de l’extrême-droite - Blast le souffle de l'info
    video.blast-info.fr/w/rozmxHFh

    La fameuse "cancel culture" islame-wokiste, qui met les pédocriminels en prison (non), récupère l’argent des fraudeurs aux cotisations sociales et à l’impôt (non) ou encore qui empêche les libéraux ou autres personnes d’extrême-droite de s’exprimer dans les médias (non).

    Lien vers cette entrée dans ma veille : links.vulgarisons.info/shaare/
    Toute ma veille est disponible ici : links.vulgarisons.info/
    #fascisme #harcèlement #restaurant #France #veilleVidéo
    #links #liens #veille

  40. [Veille 📣] Menaces, tag à l’acide… Un restaurant victime de l’extrême-droite - Blast le souffle de l'info
    video.blast-info.fr/w/rozmxHFh

    La fameuse "cancel culture" islame-wokiste, qui met les pédocriminels en prison (non), récupère l’argent des fraudeurs aux cotisations sociales et à l’impôt (non) ou encore qui empêche les libéraux ou autres personnes d’extrême-droite de s’exprimer dans les médias (non).

    Lien vers cette entrée dans ma veille : links.vulgarisons.info/shaare/
    Toute ma veille est disponible ici : links.vulgarisons.info/
    #fascisme #harcèlement #restaurant #France #veilleVidéo
    #links #liens #veille

  41. Le 9 juillet, Médiapart publie une enquête sur les sales méthodes de Tikehau capital, considéré comme le "Blackstone" français, un fond spéculatif gavé d'argent public par la Macronie. Le 14 juillet, Aurore Bergé refile la Légion d'honneur à la directrice de la dette privée du groupe, célébrant une femme "de valeur et d'engagement". Il y a une logique, au moins... mediapart.fr/journal/economie-

    #Politique #AuroreBerge #Blackstone #Macron #Finance #Harcelement #LegionDhonneur #Mediapart

  42. Le 9 juillet, Médiapart publie une enquête sur les sales méthodes de Tikehau capital, considéré comme le "Blackstone" français, un fond spéculatif gavé d'argent public par la Macronie. Le 14 juillet, Aurore Bergé refile la Légion d'honneur à la directrice de la dette privée du groupe, célébrant une femme "de valeur et d'engagement". Il y a une logique, au moins... mediapart.fr/journal/economie-

    #Politique #AuroreBerge #Blackstone #Macron #Finance #Harcelement #LegionDhonneur #Mediapart

  43. Que se passe-t-il au lycée de Bagatelle à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) ?

    lempaille.fr/que-se-passe-t-il

    Résultat de l'enquête de l'inspection académique : circulez, y'a rien à voir. Le prof lanceur d'alerte est muté. Tout va bien on vous dit.
    Pas la peine d'en parler autour de vous ou de faire du bruit à ce sujet.

    (ou alors, vous voudriez vraiment critiquer l'inaction de l'Éducation Nationale...)

    #VSS #Racisme #Harcèlement #ÉducationNationale #StGo

  44. Que se passe-t-il au lycée de Bagatelle à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) ?

    lempaille.fr/que-se-passe-t-il

    Résultat de l'enquête de l'inspection académique : circulez, y'a rien à voir. Le prof lanceur d'alerte est muté. Tout va bien on vous dit.
    Pas la peine d'en parler autour de vous ou de faire du bruit à ce sujet.

    (ou alors, vous voudriez vraiment critiquer l'inaction de l'Éducation Nationale...)

    #VSS #Racisme #Harcèlement #ÉducationNationale #StGo

  45. #RevueDePressive
    #Justice #Harcèlement
    > «La censure a échoué», s’est réjoui l’avocat du chanteur. Ce mercredi 24 juin, la Cour de cassation a invalidé, au nom «du débat d’intérêt général», la décision de justice qui ordonnait à Grand Corps Malade de retirer de sa chanson Des gens beaux les déclarations d’un journaliste dénigrant le physique de la chanteuse Hoshi.

    La chanson en question (en version signée) inv.nadeko.net/watch?v=VX0n36i
    liberation.fr/culture/harcelem

    lesliensde.jeey.net/shaare/ury

  46. #RevueDePressive
    #Justice #Harcèlement
    > «La censure a échoué», s’est réjoui l’avocat du chanteur. Ce mercredi 24 juin, la Cour de cassation a invalidé, au nom «du débat d’intérêt général», la décision de justice qui ordonnait à Grand Corps Malade de retirer de sa chanson Des gens beaux les déclarations d’un journaliste dénigrant le physique de la chanteuse Hoshi.

    La chanson en question (en version signée) inv.nadeko.net/watch?v=VX0n36i
    liberation.fr/culture/harcelem

    lesliensde.jeey.net/shaare/ury

  47. « Il faudrait des spectacles qui ne parlent de rien »

    #Harcèlement, #féminisme, #LGBT+ : des artistes dénoncent la #censure de l’ #académie de #Toulouse

    Des compagnies de théâtre toulousaines subissent une forme de censure de la part du rectorat, qui provoque l'annulation de leurs spectacles – liés au féminisme, aux violences, au genre ou au harcèlement – dans les établissements scolaires. streetpress.com/1781514929-har

    #education #actu #actualite #info #information

  48. « Il faudrait des spectacles qui ne parlent de rien »

    #Harcèlement, #féminisme, #LGBT+ : des artistes dénoncent la #censure de l’ #académie de #Toulouse

    Des compagnies de théâtre toulousaines subissent une forme de censure de la part du rectorat, qui provoque l'annulation de leurs spectacles – liés au féminisme, aux violences, au genre ou au harcèlement – dans les établissements scolaires. streetpress.com/1781514929-har

    #education #actu #actualite #info #information #patriarcat

  49. Comment #Indemniser un #Psychanalyste qui a #travaillé 29 ans pour sauver son #Client ?
    Une #Fortune #Colossale n'y suffirait pas !
    Surtout quand des #individus interfèrent constamment dans leurs #échanges même #privés
    Des #actions #délictuelles peuvent elles être gardées sous #silence sous #prétexte de la #science et de la #recherche

    Le #Harcèlement #Moral est un #délit qui doit être dénoncé par toute personne qui en a #connaissance

    Tout individu qui préfère regarder ailleurs est #coupable !

  50. grenoble.frama.io/luttes-2026/

    PDF: grenoble.frama.io/luttes-2026/

    --<--
    Le mercredi 10 juin 2026, les collectifs BougeTaPref ! mèneront des actions simultanées devant plusieurs préfectures à travers la France pour dénoncer les blocages administratifs qui empêchent des milliers de personnes étrangères d’accéder à leurs droits.

    Depuis plusieurs années — situation fortement aggravée au cours des derniers mois — les difficultés d’accès aux services préfectoraux se multiplient :

    - impossibilité d’obtenir un rendez-vous,

    - absence de réponse de l’administration, - retards massifs dans la délivrance ou le renouvellement des titres de séjour,

    - **blocages liés à la dématérialisation des démarches**,

    - impossibilité de joindre les services préfectoraux,

    - etc.

    Ces dysfonctionnements administratifs ont des conséquences matérielles et psychologiques extrêmement concrètes et souvent dramatiques :

    - perte d’emploi, - perte de logement, - perte de couverture santé, - suspension des droits sociaux, - impossibilité d’accéder aux services de France Travail, de la CAF ou d’autres organismes essentiels, qui peuvent conduire à des dégradations graves de la santé mentale.

    Cette précarisation et cette angoisse permanentes pour des milliers de personnes découlent du non-respect par les préfectures des délais légaux et des obligations qui leur incombent.

    Aujourd’hui des collectifs BougeTaPref ! présents en Île-de-France (Paris, Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), à Grenoble, Rennes, Aix-Marseille, Lille, Saint-Étienne, Toulouse, Briançon, Nantes, et dans d’autres territoires, représentant des centaines d’associations locales et nationales, se mobilisent pour dénoncer, à l’échelle nationale, le scandale de ces entraves administratives contraires aux droits.

    Ces collectifs se rassemblent autour de revendications communes pour que les pratiques administratives respectent les droits fondamentaux et la dignité humaine.

    # Les revendications du collectif national

    - Garantir le droit d’accès à la préfecture et un accueil digne ;

    - **Démonter le mur numérique** ;

    - Garantir la continuité des droits par la délivrance effective des documents de séjour ;

    - Respecter les délais légaux d’instruction et renforcer les moyens de l’administration ;

    - Mettre fin aux sanctions subies par les personnes étrangères en raison des dysfonctionnements administratifs

    # Partout en France, des collectifs BougeTaPref !

    À peine sorti·es des périodes de confinement, les étranger·ères sollicitant un titre de séjour ont vu leur retour aux guichets des préfectures entravé par la mise en œuvre progressive de la **dématérialisation des démarches**.

    Les interminables files d’attente, autrefois visibles devant les préfectures, ont disparu.

    Désormais, **chacun·e se retrouve seul·e face à son ordinateur ou son smartphone** en "dialogue" avec l’ANEF (Administration numérique pour les étrangers en France) véritable labyrinthe administratif numérique dans lequel il faut identifier la procédure correspondant à sa situation :

    - "parent d’enfant français", - "travailleur salarié", - "conjoint·e de Français", - "renouvellement de titre de séjour", - etc.

    Ce dispositif informatique national, déjà complexe à maîtriser, fait l’objet de modifications régulières qui renforcent encore les difficultés rencontrées par les usager·ères.

    Certes, chaque préfecture est censée mettre à disposition un "Point d’Accès Numérique" (PAN) permettant aux personnes en difficulté d’être accompagnées par des agent·es formé·es, mais dans les faits, ces dispositifs sont trop souvent insuffisants, inaccessibles ou dysfonctionnels.

    Au-delà des restrictions introduites par les réformes législatives et les circulaires ministérielles, les personnes étrangères se heurtent ainsi à un **véritable mur numérique**.

    **Ces dysfonctionnements organisés relèvent d'un choix politique**.

    L’objectif affiché de "modernisation" de l’administration masque difficilement la volonté de limiter les dépôts de dossiers et donc l’accès à la régularisation.

    C’est pour lutter contre ces pratiques destructrices que, dès 2020, se sont constitués des collectifs BougeTaPref !

    En effet, les constats sont similaires dans l’ensemble des préfectures concernées, ce qui révèle le caractère systémique de ces dysfonctionnements.

    C’est pourquoi ces collectifs se sont rassemblés à l’échelle nationale pour dénoncer ensemble le scandale de ces blocages administratifs bafouant les droits fondamentaux de milliers d’étrangers et d’étrangères.

    Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à cette journée nationale de mobilisation et restons à votre disposition pour toute demande d’information ou d’interview.

    Le collectif national BougeTaPref !
    Et le collectif isérois BougeTaPref38 Journée nationale d’action, à Grenoble:

    - 📆 10 juin 2026 ⏰ de 12h30 à 14h30

    - 📍 Place de Verdun Grenoble côté Tram

    Édification d'une pyramide de cartons symbolisant:

    - les dossiers en attente ou perdus, - les démarches impossibles, - les pertes de droits, …

    Contact médias : [email protected]

    #grenoble #racisme #RacismeDetat #Droit #BougeTaPref #BougeTaPref38 #dématérialisation #souffrance #harcèlement #accessibilité