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  1. - liberation.fr/idees-et-debats/ (2026-07-28 Eric Piolle sur l’action de LFI contre Barbara Butch : "Cher Jean-Luc Mélenchon, c’est une opportunité pour toi de reconnaître une erreur" )

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    # Eric Piolle sur l’action de LFI contre Barbara Butch : "Cher Jean-Luc Mélenchon, c’est une opportunité pour toi de reconnaître une erreur"

    L’ancien maire de Grenoble invite l’insoumis à condamner la violence de ses troupes à l’encontre de la DJ afin de ne pas donner le sentiment "que ce qui s’est passé à Grenoble pourrait être l’illustration de ce qui se passerait en France si LFI accédait au pouvoir".

    Cher Jean-Luc,

    Nous nous connaissons depuis plus de douze années maintenant.

    Je t’écris aujourd’hui avec gravité et espoir.

    Je te sollicite directement pour que tu t’exprimes clairement sur la portée de l’interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble samedi 18 juillet 2026.

    En 2014, j’ai été élu maire de Grenoble à la tête d’une alliance inédite entre EELV, le Parti de gauche et d’autres composantes du Front de gauche que tu avais créé, et de mouvements citoyens engagés.

    C’est cette union enthousiasmante, éprise de justice sociale, de biens communs et d’environnement, de démocratie et d’émancipation, qui a gouverné de 2014 à 2026.

    En 2020, cet arc humaniste rassemblait de La France Insoumise à Place Publique et à des dissidents socialistes. Pour une transformation radicale de la société à l’échelle locale.

    Une écologie qui assume la rupture avec les logiques néolibérales, de croissance, de compétition et le système capitaliste.
    Fin de la pub, baisse des indemnités des élus, végétalisation massive, accès au logement, alimentation bio locale végétarienne et accessible, révolution du vélo, politique de santé et politique d’énergie, hospitalité, et tant d’autres choses : nous avons montré qu’une bifurcation radicale est possible et souhaitable.

    Il reste tant à faire.

    # Ta main tendue aux Ecologistes

    En 2017, lors de ta seconde campagne présidentielle, j’ai soutenu ta candidature, contre l’avis de mon propre parti, pour que la gauche reste tête haute et voix forte dans la défaite annoncée.

    En 2022, tu as assuré l’essentiel à nouveau pour l’avenir de la gauche et des écologistes et pour appeler à un changement profond de système.

    C’est également ce que j’ai porté lors des primaires des Ecologistes dans cet objectif, qui a toujours été le mien, de rassembler l’arc humaniste pour renverser le système et refonder une société juste et pérenne, sans prédation ni discrimination.

    Le défi de 2027 est plus grand encore : non seulement nos aspirations de justice et de changement nous sont encore plus désirables, mais l’extrême droite profite de la violence du système actuel pour arriver aux portes du pouvoir.

    Aujourd’hui, notre responsabilité est immense.

    J’ai lu encore récemment ta main tendue aux Ecologistes dans Reporterre.

    De mon point de vue, ton message n’a des chances d’être entendu que si des signes concrets, forts et clairs sont envoyés.

    L’épisode de samedi 18 juillet 2026 à Grenoble, au concert de Barbara Butch, est un exemple cinglant des procédés qui pétrifient nos électeurs et confortent une très large part de l’électorat dans son rejet, déjà nourri des préjugés entretenus par de nombreux médias à ton égard.

    # Pas un boycott, de la police politique violente

    Les désaccords politiques sont normaux, y compris avec des artistes. Mais ce n’est pas un appel au boycott qui a été fait à Grenoble.

    C’est de la police politique, violente.

    - D’abord **en transformant la réalité** pour créer l’adversaire (communication ambiguë sur une pseudo-participation de Barbara Butch à la Pride de Tel Aviv).

    - Ensuite **en niant tout droit à l’expression de l’erreur** (Barbara Butch est revenue sur sa signature en soutien de la honteuse loi Yadan, d’abord par un pas de côté, puis carrément en disant que c’était une erreur).

    - En **assimilant le désaccord ainsi artificiellement accentué à une complicité du pire des crimes, via des tracts outrageux**.

    - En **appelant la mairie à la déprogrammation d’un festival qu’elle finance mais ne programme pas, demandant ainsi l’ingérence politique** pour décider qui a le droit de se produire ou pas, selon les vues de La France Insoumise grenobloise.

    - **En créant les conditions rendant intenables le concert**, via une mobilisation trop bruyante et proche pour que l’action ne soit qu’un appel au boycott, mobilisation qui s’est prolongée par le **sabotage électrique et l’envoi de projectiles divers sur scène**.

    - En **mentant sur les faits**,
    - en **accusant les autres de mensonges**,
    - en **se déclarant fier de cette action**
    - et **en réécrivant les narratifs au fur et à mesure**.

    - Enfin, **en ciblant spécifiquement pour une action phare une artiste victime de harcèlements haineux depuis deux ans de la part de l’extrême droite**, pour tout ce qu’elle est (alors que les signataires en soutien de la loi Yadan sont nombreux, leur signature est sur les réseaux sociaux, ils n’ont pas disparu de la vie publique, et n’ont pas été visés par LFI).

    On peut voir cela comme un désastre politique.

    Je préfère, après l’avoir clairement condamné, voir ce tragique événement comme l’opportunité pour toi de reconnaître une erreur à tout point de vue, et d’exprimer que la solidarité dont tu fais preuve à l’égard de tes proches pris dans des tourmentes médiatiques n’est pas au prix de donner le sentiment que ce qui s’est passé à Grenoble pourrait être l’illustration de ce qui se passerait si La France Insoumise était au pouvoir.

    A bon entendeur, jamais désespéré.

    Pour préparer l’avenir comme nous avons su le faire dans le passé.

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    #BarbaraButch #Antisemitisme #Grenoble #LFI # Melenchon #Nationalisme #Violence #ViolencePolitique #Antifas #Haine #mensonges #desinformation #populisme

  2. snam-cgt.org/blog/2026/07/24/a ("Appeler à boycotter pour des motifs politiques n’a rien à voir avec le fait d’empêcher des artistes de jouer, les insulter ou leur jeter des projectileq", par SNAM le syndicat CGT des musiciennes, musiciens et interprètes)

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    Les récents évènements survenus à l’occasion du DJ set de l’artiste Barbara Butch à Grenoble le 18 juillet 2026 n’ont rien à voir avec une action de boycott et les violences qui s’y sont produites sont inacceptables.

    Rien ne peut justifier des violences contre une artiste sur scène, quand bien même dénoncer le génocide et les crimes commis à Gaza, militer pour l’arrêt des violences et le régime d’apartheid qui perdurent toujours aujourd’hui, condamner les actes du gouvernement israélien sont des objectifs légitimes derrière lesquels doivent se retrouver toutes les personnes éprises de justice et de paix et pour lesquels la CGT se mobilise au nom de la solidarité internationale des travailleurs et travailleuses.

    Le boycott culturel est un mode d’action non violent qui consiste à refuser d’assister à des évènements ou des spectacles considérés comme contribuant à la promotion, à la légitimation ou à la normalisation des politiques d’un État.
    Il ne porte pas atteinte à la liberté de création.
    Il n’est pas un appel à la violence, ne serait-ce que verbale.
    Certes, la liberté de programmation n’exclut pas le discernement lorsque des choix peuvent avoir pour conséquence de normaliser un soutien à des causes ou des régimes criminels.

    Aujourd’hui il est insupportable de voir à l’affiche des artistes liés à la Russie de Poutine ou à l’État d’Israël de Netanyahou en prétendant qu’il s’agirait de choix artistiques sans dimension politique.

    Il n’empêche que perturber un spectacle, en demander la déprogrammation pour des motifs purement politiques sont au contraire des actes que nous condamnons absolument.

    Nous savons tous que Barbara Butch est une femme qui subit depuis des années des violences et du harcèlement motivés par l’antisémitisme, la haine des personnes LGBTQIA+ et la grossophobie.

    Nous appelons à la lutte contre toutes les formes de discriminations dans le secteur musical comme dans la société.

    Il ne saurait être question d’instrumentaliser un type de discrimination pour en justifier d’autres comme l’extrême droite tente par exemple de le faire.

    Les artistes de la musique vivant et travaillant en France mais assimilés à tort ou à raison à telle ou telle culture, communauté ou nation du Proche Orient subissent depuis quelques années un ostracisme que nous dénonçons.

    Il devient très difficile aujourd’hui de travailler quand on présente publiquement des répertoires de musique d’origine juive ou palestinienne.

    Ramener ainsi des musiciens et des musiciennes à une identité pour leur refuser de gagner leur vie et d’exprimer leur art en public constitue un racisme et un antisémitisme insupportables.

    D’autres artistes sont victimes de délits d’opinion et font les frais des thèmes dont ils traitent dans leurs chansons, dans leurs spectacles ou dans leurs déclarations publiques.

    C’est une atteinte insupportable à leur liberté d’expression.

    Paris, le 24 juillet 2026

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    #BarbaraButch #Antisemitisme #Grenoble #syndicat #Homophobie #Grossophobie #LFI #Nationalisme #Meute #Troupe #Populisme #Sexisme #Violence #Antifas #Haine #lacheté
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  3. - travailleur-alpin.fr/2026/07/2 (Barbara Butch. Nouvelle plainte de la ville de Grenoble : « boycotter n’est pas entraver »)

    # Nouvelle plainte de la ville de Grenoble : “boycotter n’est pas entraver”

    Laurence Ruffin, maire de Grenoble, a donné une conférence de presse, vendredi 24 juillet 2026, à l’hôtel de ville, accompagnée de l’avocat parisien Arié Alimi qui intervenait en visioconférence.

    Six jours après l’interruption du concert de Barbara Butch au Cabaret frappé, Laurence Ruffin et son avocat Arié Alimi ont annoncé ce vendredi 24 juillet le dépôt par la ville de Grenoble d’une nouvelle plainte, cette fois auprès du procureur de la République.

    Une plainte contre X, notamment:

    -* pour violences volontaires* sur un élu et envers la DJ dans les deux cas en réunion
    - et avec *usage d’armes par destination*
    - ou encore *pour mise en danger de la vie d’autrui* .

    Rappelant son opposition à la loi Yadan et son soutien à la cause palestinienne, la maire de Grenoble condamne toutefois les méthodes employées, estimant **“qu’une ligne rouge a été franchie”** .

    La première plainte avait été déposée par la ville de Grenoble au commissariat, dans les jours suivant l’interruption du concert de Barbara Butch au Cabaret frappé, samedi 18 juillet 2026, à la suite de l’action menée par 150 à 200 manifestants pro-palestiniens, à l’appel de la section grenobloise de LFI et de différentes organisations.

    Une démarche judiciaire volontairement lacunaire, de l’aveu de la mairie, et qui visait essentiellement les dégradations matérielles.

    Depuis, la polémique n’a pas désenflé, loin s’en faut, et de nouveaux éléments ont conduit la municipalité à déposer une nouvelle plainte, cette fois auprès du procureur de la République, ont annoncé ce vendredi 24 juillet 2026 Laurence Ruffin et l’avocat parisien Arié Alimi, lors d’une conférence de presse.

    “Depuis samedi, il y a eu des témoignages, des vidéos qui montrent que les faits sont graves”, explique la maire de Grenoble .

    Elle rappelle qu’une artiste a été prise pour cible. “J’insiste sur le fait que c’était une femme seule face à une foule injurieuse .

    On a eu des élus de la République, des agents de la ville qui ont été intimidés, agressés, menacés, et le public, venant là pour un événement festif, un moment convivial, populaire, gratuit, qui a été mis en danger”, affirme-t-elle.

    **Les doigts d’honneur, geste sexiste et circonstance aggravante**

    La seconde plainte regroupe donc plusieurs motifs.

    D’abord les infractions visées initialement, à savoir

    - la **dégradation de biens d’autrui — en l’occurrence les câbles sectionnés**
    - **l’entrave avec menace contre la liberté d’expression**
    - et **la mise en danger de la vie d’autrui**.

    Sur ce dernier point, les câbles sectionnés auraient pu causer des “risques d’atteinte à l’intégrité corporelle importants”, précise Arié Alimi, citant les possibilités d’électrocution ou d’incendie.

    Ensuite, en étudiant les vidéos, les témoignages d’agents de la ville, les révélations de certains médias, l’avocat s’est rendu compte que “de manière avérée — même si c’est contesté par les organisateurs de la protestation — des projectiles ont été lancés” sur Barbara Butch, sur l’adjoint à la culture Alexis Monge et sur la scène.

    # **Ce qu’on nomme, en termes juridiques, “usage d’armes par destination” **.

    D’où une plainte visant également des violences volontaires en réunion, avec usage d’armes par destination, d’une part “sur personne titulaire d’un mandat électif”, d’autre part sur la DJ.

    Pour cette dernière, “les violences peuvent être caractérisées notamment par les vociférations, les hurlements, les cris” , indique Me Alimi.
    Et les violences volontaires comportent en outre dans son cas “une circonstance aggravante, l’utilisation de gestes injurieux à caractère sexiste” ¶

    *L’avocat fait ici référence aux nombreux doigts d’honneur visibles sur la vidéo*.

    Barbara Butch étant “connue pour avoir déjà été victime d’un grand nombre de harcèlements par la sphère de l’extrême droite, en raison du fait qu’elle est femme, lesbienne, et grosse, **les doigts d’honneur peuvent caractériser à l’évidence le caractère sexiste** à son égard”, estime-t-il.

    Un point qu’ont d’ailleurs également abordé les communistes: “Un doigt d’honneur ne peut être tenu pour un argument politique”

    “Un doigt d’honneur ne peut être tenu pour un argument politique : c’est une insulte à caractère sexuel qui se veut infamante, adressée publiquement à une artiste luttant pour la visibilité des lesbiennes”, a ainsi dénoncé la fédération PCF de l’Isère dans un communiqué daté du 21 juillet. “Disproportion manifeste”

    Arié Alimi comme Laurence Ruffin tiennent à mettre d’emblée les points sur les i : il est “légitime de protester”, d’exprimer un désaccord et même de boycotter un événement culturel… **en ne s’y rendant pas** .

    # Mais “boycotter, ce n’est pas entraver”, martèlent-ils tous les deux

    “Ce sont des méthodes que je n’accepte pas en tant que maire” , assène l’édile, considérant qu’on a **“franchi une ligne rouge” samedi soir 18 juillet 2026**.

    **Dans une ville comme Grenoble, engagée contre le racisme, contre l’antisémitisme, contre l’homophobie, pour le féminisme, il est en effet impensable de “prendre pour cible une artiste se trouvant au croisement de ces discriminations”, s’insurge Laurence Ruffin**.

    Les manifestants accusent Barbara Butch d’avoir signé une tribune en faveur de la proposition de loi Yadan (finalement retirée), avant de se rétracter par la suite — des regrets jugés insuffisants par les insoumis — ainsi que d’avoir mixé à l’ambassade de France à Tel-Aviv, en juin 2025, en plein génocide à Gaza.

    Des positions contestables, reconnaissent la maire et l’avocat, évoquant leur opposition à la loi Yadan ainsi que leur soutien à la cause palestinienne .

    Mais le problème n’est pas là, assure Arié Alimi, qui insiste sur “l’éthique du boycott culturel”.

    Car à l’origine, la campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel en Israël a posé très clairement les termes.

    Celui-ci “ne vise pas une nationalité, une origine ou une identité, mais des liens institutionnels de complicité”.

    Or, il y a ici non seulement une trop grande “personnalisation”, mais également, déplore l’avocat, “une disproportion manifeste entre ce qui est reproché à Barbara Butch et les modalités de l’empêchement de sa création”. “La fin ne justifie jamais les moyens”

    Ces modalités, ce sont “les jets de projectiles, les violences, les injures, le fait qu’il y ait une foule contre une femme seule, et pas contre un État ou contre des forces de l’ordre armées”, poursuit-il.

    C’est même un principe cardinal, insiste Arié Alimi : “La fin ne justifie jamais les moyens.
    Et c’est la raison pour laquelle on doit répondre à ce type de faits par le droit.”

    Pour l’avocat et militant de la LDH, le débat dépasse le seul cas de la DJ : “Ce n’est pas que Barbara Butch qui est visée aujourd’hui en France.

    C’est Médine, c’est le Collège de France, c’est un ensemble d’artistes qui ont des visions différentes de la situation et qui doivent conserver la liberté d’expression artistique, académique et culturelle.”

    “Médine a été ciblé car il est Arabe et musulman.

    Et pour Barbara Butch, c’est la même chose.

    # Je pense qu’il y a une personnalisation et une focalisation autour d’elle parce qu’elle est juive, lesbienne et grosse.”

    Les exemples ne sont pas cités au hasard.

    Médine a été ciblé “car il est Arabe et musulman”, souligne-t-il.

    “Et pour Barbara Butch, c’est la même chose.

    Je pense qu’il y a une personnalisation et une focalisation autour d’elle parce qu’elle est juive, lesbienne et grosse.”

    Laurence Ruffin explique de son côté que les mêmes principes l’ont guidée dans une autre affaire

    Laurence Ruffin explique de son côté que les mêmes principes l’ont guidée dans une autre affaire. “De la même manière, j’ai défendu la liberté de programmation du 102 quand la droite avait demandé au conseil municipal de déprogrammer un événement antifasciste” [NDLR : festival organisé par l’Action antifasciste Grenoble pour ses cinq ans d’existence, en mai 2026], confie la maire.
    Allan Brunon mentionné dans la plainte contre X ¶

    Quid de la France insoumise et d’Allan Brunon ?

    Co-organisateur de l’action au Cabaret frappé, le président du groupe LFI à Grenoble se retrouve aujourd’hui dans l’œil du cyclone, ciblé de toutes parts par ses adversaires politiques — et parfois par ses ex-alliés.

    Chose qui ne l’a pas empêché d’assumer les faits ni de contre-attaquer dans les médias, accusant par exemple Laurence Ruffin de “manquer de courage politique”.

    Pour autant, contrairement à Barbara Butch qui a décidé de déposer une plainte contre LFI, la ville de Grenoble porte bien plainte contre X .

    Néanmoins, si aucun auteur potentiel n’est visé nominativement, “en revanche, certaines personnes sont mentionnées dans la plainte, notamment Allan Brunon puisqu’il a fait des déclarations depuis et a reconnu avoir organisé ce mouvement de protestation”, confie Me Alimi — qui, pour la petite histoire, fut l’avocat de Jean-Luc Mélenchon.
    Cela aura-t-il un impact sur la suite du mandat ? ¶

    Difficile à dire… Laurence Ruffin rappelle toutefois que “LFI est dans l’opposition” et que les futures décisions émaneront toujours de la majorité municipale, dont ne font pas partie les insoumis.

    Pour le reste, la maire de Grenoble l’assure, elle n’est “pas en bataille contre un parti dans cet engagement”, elle qui a “toujours porté l’union de la gauche”.

    Et l’édile de conclure : “En tant que maire, je veux permettre aux Grenoblois de vivre de façon apaisée, de se dire que lorsqu’ils vont à un concert, ils vont vivre un beau moment.”

    #BarbaraButch #PCF #Antisemitisme #Grenoble #LFI #Nationalisme #Populisme #Sexisme #Violence #Antifas #Haine #plainte

  4. - - antiracisme.frama.io/luttes-20

    ## 20'22" **Je suis quand même en syndrome post-traumatique bien avancé**

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=1222

    J'espère que ce sera bientôt qu'un mauvais souvenir, mais bon aujourd'hui je me dis bon bah il y a eu les JO, il y a ça, c'est quoi le next step quoi ?.

    J'espère qu'il y en aura pas.

    J'espère que là ça marque la fin de quelque chose et que je pourrais vraiment montrer au monde mon talent musical.

    #Témoignage #BarbaraButch #Antisemitisme #Grenoble #Homophobie #LFI #Nationalisme #Populisme #Sexisme #Violence #Antifas #Trauma

  5. - antiracisme.frama.io/luttes-20

    ## 7'43" Ceux qui vous boycottent, il vous reprochent deux choses La première c'est votre signature d'une tribune de soutien à la loi Yadan dans le Point.
    Est-ce que vous pouvez me dire comment elle vous a été proposée et pourquoi vous l'avez signé ?

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=463

    Bien sûr on peut en parler.

    Moi, sur le moment, c'est une amie qui est très proche de moi, donc en qui j'ai confiance qui me l'a envoyé.
    Elle me l'a envoyé tard et en fait moi ce que j'ai lu c'est vraiment j'ai lu que la tribune sur un projet de loi, donc je je savais même pas qu'on parlait de ce projet de Loi Yadan et je l'ai signé parce que tout ce qui était écrit dans cette tribune me parlait, c'est-à-dire voilà, lutter contre l'antisémitisme.

    Moi, je suis je subis de l'antisémitisme depuis que je suis gamine; j'ai grandi avec une famille de déportés.
    Quand j'ai reçu cette tribune, j'ai vraiment juste vu peut-être une manière de me sentir protégé.

    ## 8'51" Il y a beaucoup d'internautes qui vous reprochent votre responsabilité politique en tant qu'artiste d'avoir signé cette tribune et aussi par rapport à votre carrière de militante.Qu’est-ce que vous avez envie de leur dire à ces gens-là ?

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=531

    Encore une fois, je sais pas lire entre les lignes.

    On peut critiquer bien évidemment ce projet de loi et il est critiquable.

    Le militantisme est pas parfait.

    Il y a pas, il n'existe pas de pureté militante.

    On fait tous des erreurs, on a tous le droit des erreurs.

    Et et je pense que en fait on est dans une société où on ne peut plus échanger, débattre. c'est en tout cas c'est devenu très difficile et il faut absolument remettre au centre la communication ... entre les uns et les autres.

    **Et donc moi je demande à ces personnes ben juste qu'on essaie de voilà de réouvrir un peu nos cercles et se rerencontrer pour échanger et pour faire évoluer cette société vers choses qui nous ressemblent et qui nous rassemblent**.

    ## Le deuxième reproche qui vous est adressé, c'est d'avoir répondu à une invitation de l'ambassade de France à Tel Aviv en juin 2025 au moment où l'armée israélienne intensifiait ses opérations à Gaza.
    Est-ce que vous pouvez clarifier la situation ?

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=604

    Oui, bien sûr.

    J'ai été invité par mon ami Frédéric Journes, ambassadeur de France en Israël dans sa résidence, on a fait une petite fête chez lui.
    Il y avait une trentaine de personnes.

    **Je suis pas allée jouer pour la Pride d'ailleurs, la Pride qui n'a pas eu lieu cette année-là**.

    Et puis moi, j'aimerais rappeler quelque chose qui est important ; les gens sont pas forcément au courant, mais moi **la majorité de de ma famille vit en Israël**.

    Ils sont nés, ils ont grandi là-bas, certains sont morts là-bas et forcément, j'ai un attachement avec ce pays parce que c'est le pays qui a accueilli aussi une partie de ma famille après la guerre qui a accueilli la famille de mon père qui fuyait les pogromes au Maroc.

    Et tout ça font que bah forcément j'ai de j'ai des liens avec ce pays et que j'y suis allée, je serais peut-être amené à y retourner et en fait on choisit pas personne ne choisit d'où il vient et j'ai pas choisi d'avoir de la famille là-bas et je veux vraiment pas avoir honte de mes identités multiples parce que ça fait partie de de mon histoire et et ça fait partie de de ma vie.

    ## 12'05" Est-ce que ça fait de moi la personne qu'on décrit ?

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=725

    Non, je pense pas en fait.

    ## 12'12" on vous reproche aussi parfois un silence sur Gaza.
    Quel mots employez-vous aujourd'hui pour ce qui pour ce qui se passe dans la bande de Gaza ?

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=732

    Il y a, j'ai pas de mots face à la à la douleur, la souffrance, les morts.

    Je comprends même pas qu'on puisse prétendre ou dire que je n'ai pas d'empathie pour le peuple palestinien alors que contrairement à ce qu'on peut penser, bien évidemment que j'ai de l'empathie, bien évidemment que je lutte pour que pour la dignité de tous et de toutes et et on peut pas soutenir cette violence.

    ## 13' Après votre prestation aux Jeux Olympiques, c'est l'extrême droite qui vous a attaqué violemment jusqu'à Donald Trump sur un tout autre sujet, votre prétendue blasphème de la religion catholique et votre homosexualité.
    Pouvez-vous nous décrire cette période et ce qu'elle a provoqué

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=780

    J'aimerais redire que j'étais pas la metteure en scène de de ce tableau.

    Moi, j'ai fait la musique, j'étais une interprète, j'ai été une artiste qui était au centre de ce tableau.
    Donc vraiment Thomas Jolly l'a dit et redit; son intention était de faire le festin de Dionysos.
    C'était un tableau sur l'ouverture et qui représentait tout ce que les personnes les plus étroites d'esprit détestent: les drag queen, les handicapés parce qu'il y en avait sur scène les gouines et les pds, les trans.

    En fait, c'était en fait, on a montré pendant ce tableau ce qu'est la France, c'est-à-dire un pays de liberté, un pays où on peut rire aussi de soi-même, où en fait la diversité fait partie de notre société et forcément ça a dérangé des personnes comme Trump, comme Erdogan, comme Elon Musk parce que on représente tout ce qu'ils détestent, tout ce pour ce pourquoi ils se battent contre nos libertés, contre nos identités.

    Donc c'était une période ultra violente parce que forcément l'extrême droite n'y va pas par le dos de la cuillère; ils ont été hyper virulent et puis ce qui était fou c'est que c'était à une échelle internationale.
    Donc j'ai reçu des insultes et des menaces dans toutes les langues.

    Vraiment le pire c'était on avec toute la peau de grosse que t'as on peut la récupérer et en faire les savons ... de juifs.

    Donc c'est vraiment c'était des méthodes qui étaient utilisées par les SS.
    On faisait des savons avec la peau des juifs.

    Ça je trouve que c'était vraiment le, c'était d'une violence inouie.

    Le nombre de "sale juive", je vais t'égorger, tu mérites pas d'exister. de je vais t'attraper, je vais t'étrangler, je vais même pas te ; je vais te violer avec des bâtons. c'est tout ce que vous méritez vous les juifs.

    Genre vraiment c'était assez inédit et extraordinaire.

    C'était vraiment hyper hyper hyper flippant.

    Et puis en fait, ça disait déjà quelque chose de ce que la société est en train de devenir et le fait qu'on veuille baillonner les voies de de la liberté, qu'on veuille baillonner l'expression de soi, nos identités, c'est en fait, il y avait déjà, moi je sentais déjà le danger venir

    ## 16'28" Et aujourd'hui par rapport à ce qui s'est passé samedi comment vous vivez le fait que certaines personnes qui vous ont critiqué à ce moment-là vous défendent ?

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=988

    **De toute manière, on est dans une société de récupération et d'instrumentalisation**.

    **Donc je suis pas dupe, je vois très bien ce qui se passe de tous les côtés**.

    En attendant, moi j'essaie de rester intègre avec la personne que je suis, avec l'artiste que je suis, à défendre les valeurs que je continuerai de défendre coûte que coûte.

    ### 17'04" youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=1024

    Moi, je suis là pour parler de moi, de ma personne, de mon identité, de mon vécu et de mettre en avant aussi ce qui s'est passé et de dire "Bon bah, ça c'est vraiment c'est c'est on a on a franchi un pas, on a franchi une limite.

    ## 17'23" **C'est pas une sonnette d'alarme, là on est vraiment dans la #sirène**

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=1043 (17'23")

    On m'a souvent mis; pris en porte drapeau de plein de luttes et ça a été parfois malgré moi où j'ai dû prendre la parole sur des sujets mais parce que j'étais là comme aujourd'hui en fait où en fait j'étais un peu au pied du mur et j'ai pas le choix que de que la prendre.

    Moi j'aimerais me concentrer sur une chose et c'est ce que je fais depuis des mois depuis des années me concentrer sur mon travail.

    On l'a vu pendant "Nuit blanche", j'ai passé 1 an à travailler tous les jours avec une équipe pour monter ce projet et malgré tout le shit storm, tout ce qui s'est passé, j'ai continué, j'ai tracé ma route et j'étais en me disant "OK, j'ai choisi ce thème, j'ai choisi l'amour, je vais aller jusqu'au bout avec les artistes invités, avec les projets, avec la scène que j'ai présenté sur le parvis de l'hôtel de ville.

    C'est moi, c'est ça que je veux faire, c'est ça que je veux qu'on retienne.

    C'est les endroits où on arrive à se retrouver malgré nos différences, à se retrouver autour d'une chose qui est la musique.

    Mon endroit, moi, c'est la musique, c'est l'art, c'est les directions artistiques et c'est pas les plateaux télé ou ou les débats.

    Je suis pas, j'ai, c'est pas mon métier mon métier c'est d'être DJ.
    Je pense que je le fais bien, à ma manière en tout cas et et c'est là que je veux qu'on me voit.

    **Vraiment quand je vois deux partis qui se détestent autant les uns les autres se retrouver autour de d'un objet commun qui est moi pour exprimer leur haine de l'Autre je trouve ça assez insensé**.

    Je, c'est très difficile à porter quand même comme charge.

    ## 19'25" Sur le media d'extrême droite Omerta

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=1165 (19'25")

    En fait, là par exemple, je suis en couverture d'un magazine d'extrême droite et ce qui est fou, c'est que sur cette couverture, je suis avec un représentant, un militant de de la France Insoumise **et on représente ce que l'extrême droite exécre et déteste le plus**.

    ## 19'54" Et ce qui est fou, c'est de m'en prendre d'un côté comme dans l'autre et d'être comme ça au milieu, instrumentalisé par les uns et par les autres

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=1194

    Moi là, ce que je vais retenir de cette expérience, je pense que c'est que le début.

    Donc je peux pas encore process, j'ai du mal encore à process ; ce qui s'est passé ces derniers mois et notamment samedi soir que je ressens encore dans mon corps et dans mon cœur d'une manière assez intense.

    #Témoignage #BarbaraButch #Antisemitisme #Grenoble #Homophobie #LFI #Nationalisme #Populisme #Sexisme #Violence #Antifas

  6. On cite souvent Barbara Butch, voici ses propres paroles transcrites à partir de son interview du 21 juillet 2026 par #Libération (avec Eva Thaury)

    - antiracisme.frama.io/luttes-20

    Source: archive.ph/Q1sd3 (liberation.fr/culture/barbara-)

    Source copie vidéo: youtu.be/PxwPG5KJm1s

    La DJ queer a dû interrompre sa performance samedi 18 juillet à Grenoble face à une manifestation de militants LFI et propalestiniens.

    Pour "Libé", elle revient sur cet incident et répond aux critiques.

    Elle arrive à Libération mardi matin au bras de son avocate Audrey Msellati (instagram.com/amsllt/).

    Fragile mais pas à terre, avec l’envie de parler, comme l’espoir, en s’exprimant, de se défendre et d’apaiser la situation.

    Depuis les Jeux olympiques de Paris en 2024, Barbara Butch est la cible permanente d’attaques lesbophobes, grossophobes et antisémites en provenance de l’extrême droite.

    Sa parole est devenue plus rare, pour des raisons de sécurité.

    Depuis que la DJ a signé en mars une tribune de soutien à la proposition de loi Yadan visant à lutter "contre les nouvelles formes d’antisémitisme", elle est sous le coup d’un appel au boycott, notamment organisé par la section iséroise de LFI.

    Dans un tract diffusé en amont de son set samedi soir au Cabaret frappé, à Grenoble, ces élus et militants de gauche la qualifiaient "d’artiste complice de génocide".

    Elle a finalement été forcée de quitter la scène sous les huées.

    L’incident a déclenché une polémique nationale et le parquet de Grenoble a annoncé ce mardi 21 juillet 2026 l’ouverture d’une enquête "pour délit d’entrave concerté aux libertés".

    Dans Libération, plus de 300 artistes et universitaires dont Eva Illouz, Tal Bruttmann, Patrick Boucheron, Vincent Lemire, Alain Chabat, Géraldine Nakache et les frères Dardenne lui apporte leur soutien.

    Barbara Butch a choisi de témoigner dans Libération, avec émotion, tout en refusant de se laisser enfermer dans la posture de victime.

    # Texte/interview avec Eva Thaury

    ## youtu.be/PxwPG5KJm1s

    Samedi 18 juillet 2026, le concert de Barbara Bouch au festival Cabaret frappé de Grenoble a été interrompu après l'intervention de militants proalestiniens dont des membres et élus de la France insoumise.

    La DJ a finalement dû être exfiltrée.

    Sa venue était contestée depuis le mois de mai : en cause sa signature d'une tribune soutenant la proposition de loi Yadan, un texte controversé visant à lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme **depuis retiré**.

    Selon la mairie de Grenoble, des bouteilles en verre et d'autres projectiles ont été lancés en direction de la scène.

    La ville et son adjoint à la culture ont porté plainte tandis que le parquet a ouvert une enquête pour **entrave concerté aux libertés**.

    Figure des nuits LGBTQIA+ et l'un des visages de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Paris, Barbara Butch avait déjà été la cible d'un cyberharcèlement antisémite, lesbophobe et grossophobe.

    Pour Libération, elle revient en exclusivité sur les événements du samedi 18 juillet et répond aux prises de position qui lui sont reprochées.

    ## 0'56" Est-ce que vous pouvez me raconter ce qui s'est passé pour vous samedi soir au cabaret de Grenoble et comment vous allez ?

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=56

    ### archive.ph/Q1sd3

    En fait, déjà avant d'arriver, j'étais quand même très sous pression.

    J'étais déjà dans un dans un mood hyper angoissé

    Ce qui s'est passé c'est à dire que en fait, j'ai vu cette foule hyper en colère en colère contre moi.

    Vraiment, c'était cruel.

    Je pense que personne ne mérite de subir ça.

    J'ai été quand même caillassée.

    Les gens prenaient, il y avait des personnes qui prenaient des des cailloux qui ramassaient à même le sol ou du gravier qui me l'envoyaient sur les platines.

    Je me prenais du liquide des liquides, du vin, de la bière.

    Donc j'ai essayé de rester, j'ai essayé de faire passer des messages en dans le choix de mes morceaux aussi.

    Notamment en mettant Titanium de David Guettaa parce que c'était le le en fait j'ai j'avais il fallait que je me recentre dans un endroit où j'étais dans ma force quoi.
    Et de dire vous pouvez en fait essayer de de tout faire pour m'éteindre, m'invisibiliser, me mais en fait **moi je me suis battu toute la vie toute ma vie pour la visibilité des uns et des autres mais vous n'arriverez pas à me déshumaniser**.

    ## 2'23" j’ai senti que j’étais en danger, physique quand les bouteilles de verre ont commencé à arriver sur la scène

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=143

    Sauf qu'à un moment donné, j'ai senti que j'étais en danger, **physique** quand les bouteilles de verre ont commencé à arriver sur la scène où là je me suis dit une bouteille mal envoyée je la prends dans la tête, **il peut tout se passer**.

    ## 2'43" j’ai mis “Imagine” de John Lennon et parce que c’était aussi dire en fait on enfin c’était dire il faut absolument qu’on s’unisse face au fascisme tous ensemble quoi

    Des fois, je peux je sais pas, ça peut aller jusqu'à la mort en fait.

    Même si mon gros corps pourrait faire penser que c'est une armure, j'ai pas vraiment d'armure, mais il y a quand même des gens qui sont venus pour moi.

    Je sais qu' enfin qu'il y a des gens qui sont venus pour moi parce qu'ils m'aiment et et que j'aime aussi en retour et qu'il fallait que je leur dise au revoir, donc j'ai mis **"Imagine" de John Lennon et parce que c'était aussi dire en fait on enfin c'était dire il faut absolument qu'on s'unisse face au fascisme tous ensemble quoi**.

    ## 3'26" On a le droit d’être en colère bien évidemment mais que ça ne justifie en rien tout ce qui s’est passé ce soir-là

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=206

    On a le droit d'être en colère bien évidemment mais **que ça ne justifie en rien tout ce qui s'est passé ce soir-là**.

    C'était pas que des drapeaux ou des pancartes, c'était des **gestes physiques en fait**.

    Et c'est ça qui m'a choqué.

    C'est ça qui m'a choqué, c'est en fait le fait qu'on vienne avec des drapeaux, très bien. on vient avec des pancartes, bon d'accord, il y a pas de soucis.

    Mais en fait déranger le public qui est là pour moi, me crier dessus, me hurler dessus je à tel point que j'entende pas la musique, c'est quand même c'était d'une violence inouie.

    ## 4'06" comment on peut se dire que c’est normal, même quand on n’est pas d’accord avec quelqu’un, de se dire: “Tiens, je vais prendre un tesson de bouteille et je vais le balancer sur sur la scène comme ça, elle va comprendre

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=246

    Et surtout, comment on peut se dire que c'est normal, même quand on n'est pas d'accord avec quelqu'un, de se dire: "Tiens, je vais prendre un tesson de bouteille et je vais le balancer sur sur la scène comme ça, elle va comprendre

    le fait d'entendre depuis des mois et particulièrement par ses voix là au Cabaret Frappé, "sale sioniste", "sale sioniste", "assassin" qu'on me traite d'assassin de "sioniste génocidaire" de ...

    ## 4'44" Moi dans ma tête, j'entendais vraiment "sale juive" quoi

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=284

    Moi dans ma tête, j'entendais vraiment "sale juive" quoi.

    Et parce que là l'antisémitisme a pris une autre, un autre visage et et en fait là on peut pas le nier; c'est pas possible de de nier ce qui s'est passé, ce qui se passe depuis des mois et qu'on dénonce et en fait je trouve ça fou que et puis voilà, toutes les intentions qu'on me prête, qu'on m'a prêté pendant ce concert, les choses qu'on disait et qui sont complètement diffamatoires, je trouve ça en fait que vraiment rien justifie cette violence, rien.

    ## 5'27" C’est la vraie vie.
    Je suis une vraie personne.
    J'encaisse, j'encaisse, j'encaisse

    C'est la vraie vie.

    Je suis une vraie personne.

    J'encaisse, j'encaisse, j'encaisse.

    ## 5'33 Mais à un moment donné, il va falloir une prise de conscience que les gens se disent que là on est allé trop loin

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=333

    Mais à un moment donné, il va falloir une prise de conscience que les gens se disent que là on est allé trop loin.

    On est, c'est sorti des réseaux.

    C'est à dire que en fait je veux pas me positionner en victime mais en fait je suis une victime, ... là.

    Je suis une victime de cette haine qui est vraiment injustifiée.

    ## 6'01

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=361

    Ça c'est pas c'est je comprends pas que dans une société comme la nôtre, la société française, dans une République comme la nôtre où la où la démocratie est le fondement de de notre histoire, on puisse se dire que ce comportement c'est normal.

    ## 6'21" LFI ils maintiennent que cette manifestation, elle était pacifique.
    Qu'est-ce que vous avez à répondre à ça ?
    Comme sur la manière dont vous avez ressenti ?

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=381

    Et il y avait rien de de pacifique parce que déjà quand je suis descendu de la voiture pour accéder au Cabaret Frappé, il y avait déjà un groupe de manifestants qui m'attendaient en me criant des horreurs.

    **J'estime que ça déjà il y a rien de pacifique là-dedans**.

    ## 6'51" Vous avez reçu le soutien de personnalités publiques et politiques comme Sandrine Rousseau.
    Comment vous le prenez ?

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=411

    Ben, je suis je suis ravie de d'avoir des #soutiens.

    C'est plutôt courageux de sa part d'avoir pris position parce que je sais que depuis des mois, je suis #radioactive et que les gens ont peur de prendre la parole pour me défendre; parce que ils se sentent eux aussi en danger quelque part.

    Et aujourd'hui ça montre que en fait là il y a une limite qui a été dépassée et donc je trouve ça très courageux maintenant que les gens apportent leur #soutien et le disent clairement, qu'ils l'écrivent et et j'en suis très reconnaissante.

    #Témoignage #BarbaraButch #Antisemitisme #Grenoble #Homophobie #LFI #Nationalisme #Populisme #Sexisme #Violence #Antifas

  7. aplutsoc.org/2026/07/24/adress (Ministères de la vérité, négationnisme et propagande Éditorial d’Adresses – internationalisme et démocr@tie n°21)

    PDF: aplutsoc.org/wp-content/upload

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    # Ministères de la vérité, négationnisme et propagande

    Éditorial d’Adresses – internationalisme et démocr@tie n°21

    Pour ajuster les réalités aux intérêts sociaux et politiques des groupes dirigeants, il leur faut mentir et travestir leurs intérêts particuliers en prétendu intérêt général.

    Que cela se fasse au nom de Dieu ou de la souveraineté étatique importe peu.

    C’est ce que font les gouvernements, et plus particulièrement, ceux que nous pourrions nommer illibéraux, dictatoriaux, fascisants ou fascistes.

    Les uns diffusent des « fake news » à l’image des Protocoles des Sages de Sion, faux antisémite publié en Russie et diffusé dans le monde entier, sans internet faut-il le rappeler.

    Les autres travestissent les réalités pour les faire entrer, tant bien que mal, dans les vêtements étriqués de leurs idéologies.

    C’est dans ce que nous pourrions nommer une novlangue que ces abjections sont popularisées, puis circulent grâce aux algorithmes biaisés des réseaux sociaux.

    Une novlangue et des institutions, le Corps des Gardiens de la révolution islamique en Iran, les outils d’intoxication de la Russie ; sans oublier l’ICE aux États-Unis, dont Timothy Snyder dresse un portrait édifiant dans son article « Nettoyage ethnique dans l’Ohio… grâce à la Cour suprême [1-Adresse n°21/242, p.17] ».

    Les un·es et les autres construisent du négationnisme historique et de la propagande pour refuser tout débat démocratique, pour nier l’égalité des êtres humains et leur appartenance commune à l’humanité.

    Nous avons affaire à des menteurs et des menteuses professionnel·les, pour reprendre un qualificatif, jugé conforme en justice, appliqué à un négationniste célèbre.

    Mais tout cela n’est malheureusement ni réservé aux partisans·es du libre marché ou de l’extrême droite, ni aux gouvernements autoritaires.

    Partout, les politiques néolibérales, la destruction de la protection sociale, la privatisation de #communs engendrent la pauvreté et la recherche de bouc-émissaires.

    La montée de la #xénophobie et du #racisme n’est pas propre aux sociétés dites occidentales [2-Une déclaration « Xénophobie d’État en Afrique du Sud » et un article de Faisal Garba, « Comprendre la montée de l’afrophobie en Afrique du Sud et comment y faire face » illustrent ce phénomène dans un pays hier encore soumis à l’apartheid (Adresse n° 21/244, p.33 et 245, p. 35)].

    Chez des « progressistes » des mêmes négationnismes ont été construits.

    Hier le petit père des peuples et le socialisme dans un seul pays, le pacte germano-soviétique et le partage de la Pologne, l’invasion de pays par l’armée soviétique, les silences et les mensonges sur les tristes réalités des pays dominés par les partis nommés communistes et leurs #bureaucraties assassines…

    Plus proche de nous, la transformation d’un dictateur syrien en défenseur du peuple ;

    un régime et ses bandes armées saluées comme front du refus ;

    la juste dénonciation du génocide palestinien dans le silence des autres en Ukraine, au Myanmar, en Chine ou au Soudan ;

    les luttes anticoloniales dans l’acceptation de la colonisation marocaine des Sahraoui·es ou des colonisations russe et chinoise ;

    l’adéquate dénonciation d’un régime d’apartheid opprimant les Palestinien·nes dans le silence (voire l’approbation au nom du relativisme culturel) des apartheids sexuels en Iran et en Afghanistan ; l’invention d’une consultation du peuple d’un État colonial (France) comme condition de la décolonisation d’un autre (Kanaky)…

    Sans oublier les « antifascismes » qui ne disent mot des régimes de Poutine, Modi ou oublient les fascistes religieux et les bandes armées qui ravagent les droits des populations.

    Nous avons publié de nombreux textes depuis le numéro 0 d’Adresses sur ces sujets : l’anti-impérialisme des imbéciles, les campismes (stratégique face à l’urgence, nationaliste ou décolonial) pour reprendre des termes de Amir Kianpour & Morteza Samanpour, les alignements de partis ou d’intellectuel·les prétendu·es progressistes sur la défense ou la justification d’alliances mortifères – au nom d’un anti-impérialisme partiel car limité aux États-Unis – tant avec des États qu’avec des groupes opposés aux droits démocratiques de tous et toutes.

    Nous poursuivons la publication de textes sur l’anti-impérialisme, sur le pacifisme et des réponses possibles aux guerres menées par des puissances, grandes ou non.

    En effet, le soutien nécessaire aux peuples d’Iran et d’Ukraine, c’est-à-dire la solidarité internationaliste, nécessite de construire des alliances par-delà les multiples frontières [3-Voir dans ce numéro : Marco Norris, « Le pacifisme, fétiche métaphysique et trahison de l’émancipation » (Adresse n°21/40, p.7) ; Frieda Afary, « Comment être contre la guerre dans un monde multipolaire ? » (Adresse n°21/241, p. 14) ; Snijana Oleksun, « Lettre ouverte à la Conférence internationale contre la guerre de Londres » (Adresse n°21/247, p. 42) ; Siyavash Shahabi, « Anti-impérialisme, solidarité et question de société » (Adresse n° 21/243, p.28)].

    Les tristes silences des un·es et des autres, au nom de conjonctures ou de clientélisme électoraux, les oublis – volontaires ou non – des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par des États ou des bandes armées, l’absence de dénonciation des fournitures d’armes ou du commerce avec les voyous étatiques, tout en refusant d’autres armes aux Ukrainien·nes envahi·es et bombardé·es par la Russie de Poutine, un pacifisme niais mettant sur le même plan les agresseurs et les agressé·es, le mépris pour les résistances concrètes – en particulier des femmes (rappelant la sinistre déclaration « il n’y a pas mort d’homme ») – la liste est longue, trop longue, des abandons de la solidarité internationaliste concrète.

    Les luttes de travailleurs ou de travailleuses font rarement la une des médias.

    Des chaînes industrielles sont mondialisées, les organisations syndicales pourraient être plus attentives aux conséquences désastreuses de l’organisation capitaliste de production.

    L’industrie du nickel en est un exemple parmi d’autres, comme l’illustre l’article de Sarinah, « Les travailleuses qui font le sale boulot de l’industrie indonésienne du nickel [4-Adresse n°21/246, p.39] ».

    Quant au changement climatique, sujet de tant de gloses masquant soit le déni soit l’impuissance à s’attaquer à ses racines, trop rares sont les appels unitaires, notamment en ces temps de canicule, comme celui que nous publions et qui à cette force de dessiner un large arc de forces [5–« Climat : un appel à la résistance démocratique, sociale et écologique » (Adresse n°21/248, p.45)].

    Des expériences émancipatrices d’hier et d’aujourd’hui tracent des possibles pour nos colères, nos espérances et nos réflexions.

    Des #cooperatives
    vivent et réhabilitent la primauté du droit d’usage sur le droit privatif de possession lucrative, comme le montre l’Organisation internationale du travail (OIT) qui rend compte d’une expérience éthiopienne [6-« Une coopérative avicole réhabilite la primauté du droit d’usage » (Adresse n°21/247, p. 42)].

    De son côté, Enrique Cal, qui préside la Fédération uruguayenne des coopératives de logements, discute dans un long entretien de la place des coopératives dans la lutte pour l’émancipation sociale [7-« Le droit d’usage contre la spéculation immobilière » (Adresse n°21/250, p.49)].

    Contre les mensonges des polices de la vérité, nous pouvons aussi opposer nos mémoires critiques et l’hier qui était un peu le présent.

    Quatre-vingt-dix ans après, Andy Durgan et ses « Réflexions sur la révolution espagnole de 1936 [8-Adresse n°21/251, p.58] » nous invite à apprendre des expériences et des erreurs en Catalogne et en Espagne.

    Bonnes lectures et que volent les cerf-volants de l’espoir

    Didier Epsztajn, Michel Lanson, Patrick Silberstein
    -->--

    #International #novlangue #fascismes #antifas #RevolutionEspagnole #Catalogne #Espagne #UrgenceClimatique

  8. kolektiva.social/@clara_asso/1 (Le 18 juillet, des militant•e•s pro-palestinien•ne•s ont interrompu le concert de Barbara Butch à Grenoble avec le soutien de la section locale de LFI. Nous condamnons cette action qui cible personnellement une artiste juive déjà harcelée par l'extrême-droite. La cause palestinienne mérite mieux)

    Nous condamnons fermement l'interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble par CLARA

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    # Défendre la liberté artistique et refuser l'antisémitisme

    Le 18 juillet 2026, lors du festival Cabaret Frappé à Grenoble, le concert de Barbara Butch a été interrompu au bout d'une vingtaine de minutes par une centaine de militant·es pro-palestinien·nes, avec le soutien affiché de responsables de la section locale de La France insoumise, dont l'élu Allan Brunon.

    Ce dernier avait menacé le 24 mars 2026 un commerçant, lui intimant de sortir et l'insultant à plusieurs reprises avec les termes violemment homophobes de "sale tapette" et " petite tapette".

    Présentée comme une action de "boycott culturel", cette interruption constitue une atteinte grave à la liberté artistique.

    Ces désaccords politiques ne sauraient justifier la censure d'une artiste ou sa liberté d'expression.

    Nous condamnons sans ambiguïté cette action, qui participe d'une dérive préoccupante : faire d'artistes juifs et juives de la diaspora des symboles d'un conflit dont ils et elles ne sont ni les responsables ni les représentantes.

    # Une campagne fondée sur des amalgames

    Les organisateurs de cette action invoquent principalement trois raisons :

    - La signature par Barbara Butch d'une tribune soutenant la Loi Yadan publiée dans Le Point en mars 2026 et dénonçant l'antisémitisme en France.
    Loi à laquelle, par ailleurs, notre association, CLARA s'est opposée.

    Barbara Butch a pourtant clairement expliqué sa démarche : "J'ai signé une tribune pour dénoncer l'antisémitisme en France, que je subis au quotidien et depuis mon enfance.
    Il y a des choses à redire sur cette loi, mais moi je ne suis ni juriste ni politologue.
    Mon métier, c'est de faire danser les gens." - Sa participation, en juin 2025, à un événement organisé par l'ambassade de France à Tel-Aviv dans le cadre du mois des fiertés LGBTQIA+.
    En réalité, elle a simplement mixé lors d'un événement diplomatique organisé par l'ambassade de France. - Un projet d'animation de la Pride de Tel-Aviv en 2025 : or, elle n'a jamais participé à la Pride de Tel-Aviv en 2025.

    **Aucun de ces faits ne saurait justifier qu'une artiste soit empêchée de se produire**.

    # Une artiste déjà ciblée par l'extrême droite

    Barbara Butch n'est pas devenue une cible avec les événements de Grenoble, elle est déjà la cible privilégiée de l'extrême droite

    Depuis plusieurs années, elle fait l'objet de campagnes de haine menées par l'extrême droite en raison de son engagement féministe, LGBTQIA+, de sa lutte contre la grossophobie et de sa judéité.

    Après sa prestation lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, elle a subi une vague massive de cyberharcèlement mêlant insultes antisémites, lesbophobes, sexistes, grossophobes et menaces de mort.

    Plusieurs auteurs ont été condamnés par la justice.

    En 2026, sa nomination à la direction artistique de la Nuit Blanche a également déclenché de nouvelles attaques :

    - Des éditorialistes, comme Mathieu Bock-Côté sur CNews, ont dénoncé son choix ;

    - Le Journal du dimanche a entretenu la polémique autour de sa présence aux Jeux olympiques ;

    - Civitas, mouvement d'extrême droite intégriste, a appelé à perturber l'événement, en ciblant explicitement son engagement LGBTQIA+ et sa qualité de femme juive ;

    - Plusieurs médias de la mouvance catholique intégriste ont relayé ces campagnes.

    Ainsi, l'extrême droite attaque Barbara Butch depuis des mois pour :

    - Son militantisme LGBTQI+ (Civitas la qualifie de "militante LGBT et" à abattre). - Sa judéité (les insultes antisémites pullulent sur les réseaux : "juiverie ", "grosse truie sioniste", "dégoûtant rond-point juif".

    - Son rôle dans la cérémonie des JO (accusée de "blasphème" par les milieux catholiques intégristes).

    Une convergence préoccupante des méthodes

    # C'est précisément pour cette raison que les événements de Grenoble sont particulièrement **ignobles et inquiétants**.

    On y retrouve plusieurs mécanismes déjà utilisés contre elle par l'extrême droite :

    - Personnalisation des attaques contre une artiste ;

    - Diffusion ou reprise d'informations inexactes concernant sa présence en Israël ;

    - Confusion entre identité juive, soutien supposé au gouvernement israélien et responsabilité politique ;

    - Volonté d'empêcher une représentation artistique.

    Ces convergences de méthode doivent être interrogées avec sérieux, sans en déduire une équivalence entre les projets politiques qu'elles servent.

    # Refuser les amalgames

    Critiquer le gouvernement israélien est parfaitement légitime.

    Défendre les droits du peuple palestinien est parfaitement légitime.

    **En revanche, rendre des artistes juif·ves responsables de la politique d'un État ou exiger d'eux une forme de justification permanente de leur rapport à Israël pour pouvoir exercer leur métier ne l'est pas**.

    Confondre systématiquement judaïsme, identité juive, sionisme et politique du gouvernement israélien alimente des mécanismes qui peuvent contribuer à la stigmatisation des Juifs·ves de diaspora.

    Une lutte antiraciste cohérente repose sur ce principe de base : aucune personne ne doit être tenue pour responsable des actes d'un État en raison de son origine, de sa religion ou de son identité.

    Nous réaffirmons que :

    - La liberté artistique doit être protégée, quelles que soient les opinions politiques ;

    - Aucun·e artiste ne doit être empêché·e de se produire en raison de son identité ou de ses supposées appartenances ;

    - Les attaques visant Barbara Butch, qu'elles proviennent de l'extrême droite ou d'une partie de militant·es se réclamant de la solidarité avec la Palestine, doivent être condamnées avec la même fermeté.

    Nous appelons :

    - À combattre toute confusion entre identité juive et politique israélienne ;

    - À protéger les artistes contre les campagnes de haine, les intimidations et les tentatives de censure ;

    - À faire vivre une solidarité avec le peuple palestinien qui ne se construise jamais au détriment des principes fondamentaux de l'antiracisme, de la liberté d'expression et de la lutte contre l'antisémitisme.

    La défense des droits du peuple palestinien et la lutte contre l'antisémitisme ne sont pas incompatibles.

    Elles exigent au contraire la même exigence de justice, le même refus des discriminations et la même vigilance face à toutes les formes de racisme et de haine.

    Sur RTL, deux ans après le 7 Octobre, alors que les actes antisémites ont bondi de 1 000 % et que certaines personnes de confession juive en sont réduites à cacher leur nom sur les boîtes à lettres ou à le modifier lors de commandes, Manuel Bompard a jugé cette situation "inacceptable".

    Il déclarait :

    "Je les soutiens totalement.
    L'antisémitisme, comme toutes les formes de racisme, n'a rien à faire dans la politique française.
    Les Juifs de France ne sont pas comptables de la politique du gouvernement de M.
    Netanyahu, qui, elle, est insupportable et inacceptable, et qu'il faut condamner.
    Mais je n'en rends évidemment pas responsable ou comptable les Juifs de France, et si des personnes dans notre pays le font, ils se trompent."

    Dans le prolongement concret de cette prise de position, **nous exigeons solennellement que la direction de La France insoumise condamne sans ambiguïté l'acte antisémite perpétré à Grenoble contre Barbara Butch, avec le soutien et la complicité d'Allan Brunon, conseiller municipal LFI de Grenoble, et qu'elle prenne les mesures appropriées à l'encontre d'un élu déjà mis en cause pour des propos homophobes**.

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    #Excuses #LFI #Sanctions #AllanBrunon #FranceIsoumise #Homophobie #Antisemitisme #Palestine #LibertéArtistique #Censure #Ignoble #Confusionisme #Desinformation #stimatisation
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis #sectes #antifas #ExtremesDroites

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    **Agresser une DJ juive ne libérera pas la Palestine** par Jonas Pardo

    Depuis le spectacle donné lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, la DJ et artiste Barbara Butch est la cible d’une campagne de harcèlement qui mêle lesbophobie, grossophobie et antisémitisme.

    À la suite des Jeux, plusieurs groupes d’extrême droite l’ont accusée de blasphème, d’atteinte aux "bonnes mœurs" et de participer à une prétendue décadence culturelle.

    Après sa nomination à la direction artistique de la Nuit Blanche, les attaques ont pris la forme d’insinuations sur sa rémunération, de soupçons de favoritisme, de procès d’intention autour d’un supposé agenda idéologique.

    Plus récemment encore, un journal identitaire a choisi de faire figurer Barbara Butch en Une aux côtés du pédocriminel Jeffrey Epstein, les présentant tous deux comme les symboles d’un Occident prétendument "dégénéré".

    Références à l’argent, soupçons de corruption morale, accusation de complot contre les cultures européennes : Barbara Butch n’est pas attaquée pour ses œuvres, ses prises de parole ou ses actes.

    Elle est visée à travers des imaginaires antisémites et LGBTphobes dont l’histoire est ancienne.

    Depuis quelques mois, c’est l’accusation de "double allégeance" qui est mise en circulation sur les réseaux sociaux.

    Vieux stéréotype antisémite, les Juifs seraient inféodés à un État étranger dont ils défendraient les intérêts de manière dissimulée.

    Le soir de la Nuit Blanche, tandis qu’un groupe de militants catholiques intégristes tentaient d’empêcher la tenue d’un événement organisé dans l’église Saint-Laurent, des militants proches de la section grenobloise de la France insoumise cherchaient à perturber le concert de Barbara Butch, place de l’Hôtel de Ville.

    Dans un tract distribué au public venu assister à la soirée, ils appelaient la Ville de Paris à "ne pas servir de marchepied à la propagande d’Israël" et demandaient la déprogrammation de l’artiste, décrite comme une "personnalité sioniste" et "figure de la stratégie de pinkwashing d’Israël".

    Des camps politiques sensés être opposés désignent une même personne comme cible.

    Non pour ses créations, ses prises de parole ou ses actes, mais parce qu’ils projettent sur elle des fantasmes liés à ce qu’elle est : une femme juive et lesbienne.

    Au printemps, le représentant grenoblois de la France Insoumise élu au conseil municipal de la ville, lance un appel au boycott contre la DJ.

    Le harcèlement sort de l’espace numérique.

    Des centaines de militants tractent et se mobilisent pour tenter de la faire déprogrammer, l’invectivent dès son arrivée sur ses lieux de travail et l’insultent en continu en espérant qu’elle sorte de la scène.

    Rassemblés autour de l’idée que l’artiste participerait à une entreprise de propagande israélienne, c’est aux cris de "sale sioniste" qu’une centaine de militants insoumis ont tenté d’empêcher Barbara Butch de se produire au Cabaret Frappé à Grenoble, samedi 18 juillet.

    Les faits qui lui sont reprochés : avoir joué à la Pride de Tel Aviv en 2025, et sa signature d’une tribune en défense de la loi visant à lutter "contre les formes renouvelées d’antisémitisme", dite Loi Yadan.

    Les insoumis grenoblois considèrent ce geste comme une forme de soutien aux politiques meurtrières du gouvernement Netanyahou, et un soutien à la répression des voix pro-palestiniennes.

    La DJ n’a en réalité pas joué à la Pride, qui n’a d’ailleurs pas eu lieu, mais dans une soirée privée à l’ambassade de France en Israël.

    Si elle a signé cette tribune, comme elle l’explique elle-même, c’est parce qu’elle voyait dans cette loi la possibilité d’un recul de l’antisémitisme, qu’elle vit d’autant plus après les JO de Paris.

    Loin d’être un cas isolé, les tentatives d’écarter les artistes juifs et juives de l’espace public se multiplient de manière inquiétante depuis le 7 octobre 2023.

    Réalisateurs, auteurs d’essais, de littératures ou de BDs, musiciens, peintres, podcasteurs, ou comédiens, ils et elles peuvent être sionistes, asionistes, antisionistes, leur mise au ban est aveugle à leur point de vue réel sur la situation au Moyen-Orient.

    La défense des droits du peuple palestinien est un combat urgent, légitime et nécessaire.

    Mais elle ne saurait justifier la diffusion d’accusations infondées visant une personne en raison de son identité ou de supposées appartenances.

    Le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions, auquel se réfèrent les militants, rappelle d’ailleurs que ces campagnes ne sauraient viser les individus.

    Chacun et chacune est en droit d’avoir un désaccord avec des membres d’une minorité quelconque.

    Nous- mêmes, artistes, auteurs, acteurs de la culture et militants antiracistes signataires de cette tribune, avons des positions diverses vis-à-vis de la loi Yadan, plusieurs d’entre nous s’y sont opposés publiquement.

    En revanche, nous partageons une même conviction : désigner à la vindicte des individus issus d’une minorité sous prétexte de s’opposer à leur opinion, réel ou supposé, n’a rien à voir avec l’exercice du débat démocratique et aboutit à l’augmentation de la violence raciste.

    La lutte antiraciste doit pouvoir faire exister des débats en son sein, sans exposer les victimes de racisme à plus de racisme.

    Auteur : Jonas Pardo, chercheur et directeur de l’association Boussole Antiraciste (helloasso.com/associations/ass)

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    Voir aussi : luttes.frama.io/contre/l-antis (Petit manuel de lutte contre l’antisemitisme par Jonas Pardo et Samuel Delorr (paru le 25 octobre 2024))

    #antifas #antiracisme #democratie #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis #LaurenceRuffin #AllanBrunon #RN #LFI

  10. helloasso.com/associations/si-

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    Lancement de l'offre jeunesse de la Revue K.(k-larevue.com/) : les réalités juives européennes en tourmente expliquées aux adolescents

    Depuis cinq ans, K. (k-larevue.com/) documente et analyse la situation des Juifs en Europe à travers des reportages, des enquêtes, des analyses et des entretiens.

    Les textes exigeants de K. abordent en profondeur les sujets brûlants de l'actualité.

    Écrits par des chercheurs, des spécialistes, ils sont peu adaptés à un jeune public.

    Ce travail a permis de constituer un corpus unique de connaissances sur l'antisémitisme, la mémoire de la Shoah et les expériences juives d'aujourd'hui. Il était temps de le rendre accessible aux plus jeunes.

    Les adolescents sont aujourd'hui en première ligne : à l'école, dans l'actualité, sur les réseaux sociaux.

    Ils manquent pourtant de ressources fiables, accessibles pour eux, ajusté au niveau de connaissance d'un collégien ou d'un lycéen d'aujourd'hui en France, à propos de la pédagogie sur l’antisémitisme, l’antisionisme, le conflit israélo-palestinien.

    En somme, les réalités juives dans la tourmente.

    # Pourquoi ce projet est-il important ?

    Pour répondre à une demande que vous êtes nombreux à nous adresser, nous bâtissons, à partir des contenus de la Revue K (k-larevue.com/)., une véritable bibliothèque pédagogique de 250 fiches claires, rigoureuses et directement utilisables, qui sera accessible à tous.

    Une fiche pourra expliquer, à partir de cas concrets traités par la revue, ce qu'est l'antisionisme et en quoi il se distingue de la critique d'Israël ;

    une autre, comment se propage un trope antisémite ;

    une autre se demande pourquoi on se bat sur la définition même de ce qu'est l'antisémitisme ;

    une autre en quoi la mémoire de la Shoah est-elle menacée ou dévoyée dans certains pays ;

    une autre encore explique ce qui signifie la panthéonisation d'un historien comme Marc Bloch (à laquelle la Revue consacre cette semaine un numéro spécial: k-larevue.com/dossier-marc-blo).

    En soutenant ce projet, vous nous aidez à transmettre aux adolescents les connaissances et l'esprit critique dont ils ont besoin pour comprendre ces sujets.

    Vos dons sont essentiels pour le mener à bien, qui est la première étape avant une offre vidéo.

    # Description des postes de dépenses

    ## Répartition prévisionnelle du budget

    • 60 % – Création des fiches pédagogiques

    Adaptation des articles de la Revue, rédaction des fiches et ressources complémentaires.

    • 15 % – Comité pédagogique

    Constitution et animation d'un comité réunissant des enseignants et spécialistes chargés d'accompagner le projet, de relire les contenus et d'en garantir la qualité pédagogique.

    • 15 % – Développement technique

    Intégration des fiches sur le site de la Revue K., amélioration de l'expérience utilisateur, accessibilité et maintenance.

    • 10 % – Communication et diffusion

    Présentation du projet auprès des enseignants, établissements scolaires, CDI et acteurs de la transmission afin de favoriser l'utilisation des ressources.

    Chaque euro collecté contribuera à mettre à la disposition des jeunes des ressources rigoureuses sur l'antisémitisme, la mémoire de la Shoah et les réalités juives contemporaines.

    # Bénéficiaires finaux de la collecte

    Les fonds collectés seront utilisés par l'association Si Pas Maintenant (association éditrice de la Revue k.) pour financer le développement du projet.

    Les bénéficiaires directs de la collecte sont les personnes et prestataires mobilisés pour la création des fiches pédagogiques, l'animation du comité pédagogique, le développement technique du projet et sa diffusion auprès des établissements scolaires.

    Les bénéficiaires finaux sont les adolescents de 13 à 17 ans, leurs enseignants et leurs parents, qui auront accès à des ressources pédagogiques fiables et adaptées pour aborder l'antisémitisme, la mémoire de la Shoah et les réalités juives contemporaines.
    Porteurs du projet

    L'équipe éditoriale de la Revue K. (k-larevue.com/)

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    Voir aussi le chapitre "La construction du racisme chez l'enfant" du rapport 2025 de la CNCDH, cncdh.fr/sites/default/files/2, pages 20 à 47)

    page 47, cncdh.fr/sites/default/files/2

    # Recommandation no 3 : La CNCDH recommande, afin de renforcer la lutte contre la haine en ligne, la généralisation d’une éducation critique et approfondie aux usages numériques, familiarisant avec les algorithmes, la viralité et les dynamiques propres aux réseaux sociaux.

    # Recommandation no 4 : La CNCDH recommande de soutenir des recherches pluridisciplinaires et des outils d’analyse permettant de mieux comprendre la fabrique du racisme dès le plus jeune âge et les moyens de lutter contre les préjugés, et d’adosser les politiques publiques à des bases scientifiques robustes.

    # Recommandation no 5 : La CNCDH recommande de renforcer la formation initiale des professionnels de la petite enfance et de l’éducation nationale aux
    processus de construction des préjugés chez les jeunes enfants.

    #Formation #Enfants #Adolescents #antisemitisme #antisionisme #tropes #antifas #CNCDH #Tropes #Préjugés

  11. Heute 11.7.26 #CSD #Pride in #Cottbus
    Solidarität mit der #zelle79 und allen Queeren und #Antifas in der Lausitz!

    Unsse #BuchDesTages
    "Opas Pride" - ein Kinderbuch von Harry Woodgate

    links-lesen.buchkatalog.de/opa

  12. inrer.org/2026/07/ntelligences

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    Cette période pré-électorale recèle des menaces tragiques pour notre pays.

    Nous allons les aborder dans une série d’articles consacrés aux ingérences étrangères et hostiles (, inrer.org/2022/04/russie-la-ba) qu’à leurs relais [1].

    Des personnalités de premier plan dévoilent leurs allégeances et posent leurs cartes dans le jeu stratégique qu’elles installent, avec l’aide de complicités médiatiques.

    Le terrain politique leur semble propice.

    Pour y prospérer, ils nous précipitent dans l’abime.

    Isabelle Kersimon avec Veronika Zorn

    [1] En avril 2026, le président Emmanuel Macron a annoncé, aux maires de France, vouloir « présenter un projet de loi et des mesures réglementaires pour améliorer la protection de nos élections contre les ingérences étrangères ».

    En juillet, le Premier ministre Sébastien Lecornu a proposé de tripler les peines pour les producteurs de « faux contenus d’information ».

    Les années 2024, 2025 et 2026 (tags, étoiles de David, mains rouges sur des bâtiments liés à la communauté juive et des immeubles d’habitation et têtes de porc devant des mosquées) ont en effet été émaillées d’actes militaires russes au large de nos côtes, d’opérations de déstabilisation russes antisémites et islamophobes, ainsi que, selon S. Lecornu, de « manipulations numériques sophistiquées potentiellement liées à Israël, visant LFI ».
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    #antifas #extremesDroites #catastrophe #guerreCulturelle

  13. gisti.org/article7816

    François-Noël Buffet proposé comme Défenseur des droits : un recul pour la démocratie et un pied-de-nez à la société civile

    Le 7 juillet, Emmanuel Macron a proposé la nomination du sénateur républicain François-Noël Buffet au poste de Défenseur des droits. Bien que cette nomination puisse encore être bloquée par l’Assemblée nationale et le Sénat, elle suscite une vive inquiétude parmi nos associations. Celles-ci sont pleinement mobilisées contre cette nomination aux côtés de près de 110 000 citoyennes et citoyens.

    Un choix politique controversé et incompatible avec les valeurs de l’institution

    Le parcours de François-Noël Buffet est marqué par plusieurs prises de position contraires aux droits fondamentaux et aux valeurs que le Défenseur des droits est chargé de promouvoir. Il s’est notamment opposé au mariage pour tous·tes, à la procréation médicalement assistée et à la constitutionnalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Il a également soutenu le durcissement des politiques migratoires, l’affaiblissement de l’Aide médicale d’État et des mesures restrictives en matière d’accueil des gens du voyage. Ces positions n’augurent qu’une seule issue : le dévoiement de l’institution et l’asphyxie aggravée d’une société civile déjà sous pression. Ce choix d’Emmanuel Macron est déconnecté des priorités de la société et va à contresens de l’impératif de justice sociale et environnementale exprimé.

    Le Défenseur des droits : pilier de la démocratie et protecteur des plus vulnérables

    Autorité administrative indépendante inscrite dans la Constitution, le Défenseur des droits est une institution essentielle à l’équilibre démocratique et au fonctionnement de l’État de droit. Il est garant des droits et des libertés fondamentales de toutes et de tous. Il protège les citoyennes et citoyens face aux dysfonctionnements de l’administration. Il lutte contre les discriminations. Il défend les droits de l’enfant. Il veille au respect de la déontologie par les forces de sécurité. Il protège les lanceurs et lanceuses d’alerte. Ses missions contribuent à la vitalité démocratique, et soutiennent la société civile dans son rôle de contre-pouvoir.

    Une forte mobilisation citoyenne et associative qui doit interpeller le Président de la République et le Parlement

    Dans une pétition, une centaine de représentantes et représentants d’associations et de syndicats, aux côtés de près de 110 000 citoyennes et citoyens, rappellent que le Défenseur des droits doit être incarné par une personnalité dont les prises de position et les engagements sont pleinement alignés avec les principes que l’institution défend. La nomination de François-Noël Buffet ne répond à aucun de ces critères.

    Nos organisations appellent le Président de la République à renoncer à cette nomination et à proposer une personnalité capable de défendre sans ambiguïté l’État de droit et les droits de toutes et de tous, y compris lorsque cela implique de s’opposer au pouvoir en place ou à des logiques de restriction des libertés publiques.

    Qu’il s’agisse de François-Noël Buffet ou d’une autre personnalité, la décision finale revient aux parlementaires. Elles et ils ont le devoir de s’opposer à cette nomination afin de préserver l’intégrité du Défenseur des droits. Leur vote sera révélateur de leur engagement en faveur de l’État de droit. Collectivement, nous demandons aux parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat, qui seront amené·es à se prononcer sur le choix d’Emmanuel Macron, d’exercer leur pouvoir de contrôle démocratique et de s’opposer à cette nomination.

    Quelle que soit l’issue du vote, et la personnalité nommée Défenseur des droits pour les six prochaines années, nous resterons vigilant·es et alerterons. Notre engagement pour la démocratie, l’État de droit, la justice sociale et une société inclusive ne changera pas. Nous continuerons de jouer pleinement notre rôle de contre-pouvoir.

    #gisti #DroitsHumains #antifas

  14. #Palestine Merci au peuple basque !

    Le Conseil Socialiste d’Euskal Herria a lancé les sanfermines en déployant des bannières pour la construction du socialisme et pour la fin de l’État colonial, raciste, apartheid et impérialiste d’Israël.
    #antifas #gaza

  15. #Palestine Merci au peuple basque !

    Le Conseil Socialiste d’Euskal Herria a lancé les sanfermines en déployant des bannières pour la construction du socialisme et pour la fin de l’État colonial, raciste, apartheid et impérialiste d’Israël.
    #antifas #gaza

  16. oblique-revue.org/2026/07/04/e

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    Cet article analyse l’appropriation précoce d’Internet par les extrêmes droites radicales : non comme simple outil de diffusion, mais comme dispositif de combat culturel, de manipulation informationnelle et de banalisation idéologique.

    Il montre comment réinformation, confusionnisme, désinformation et mobilisation algorithmique travaillent ensemble à déplacer les frontières du dicible politique.

    ...

    Les éléments constitutifs de cette stratégie numérique sont à chercher dans l’histoire de l’extrême droite, en particulier l’extrême droite française.

    En effet, les différents partis et groupuscules de ce courant politique se réfèrent aujourd’hui à l’œuvre du militant communiste italien Antonio Gramsci (1891-1937), en particulier à sa théorie de l’hégémonie culturelle : ils souhaitent que la population consente à leur idéologie, l’accepte.

    Pour obtenir ce consentement de la part des opinions publiques, il faut, selon eux, que cette idéologie devienne dominante afin de se banaliser.

    À l’origine, la récupération et la réutilisation de ce penseur révolutionnaire ont été le fait du Grece (Groupement de recherches et d’études de/pour la civilisation européenne), connu aussi sous l’expression de Nouvelle Droite, qui l’a introduit dans la pensée de l’extrême droite dans les années 1970.

    Si la tentative de manipulation inspirée des thèses d’Antonio Gramsci fut perçue rétrospectivement comme un échec, ce qu’elle fut sur le moment, les idées portées par la Nouvelle Droite (essentialisation des identités, irréductibilité des unes aux autres, idée d’une civilisation et d’une culture européennes datant de la Préhistoire, ethnodifférentialisme , mixophobie, etc.) se sont diffusées par la suite dans les autres tendances de l’extrême droite, ainsi que dans la société.

    Cette stratégie de combat « métapolitique », autre nom de ce gramscisme d’extrême droite, est aujourd’hui reprise par la plupart des formations d’extrême droite, en lien avec le développement du web.

    Il s’agit pour ces militants de banaliser, et de diffuser, des idées précises, en l’occurrence militantes, via l’internet, afin de les rendre acceptables ou du moins de les édulcorer par la répétition : réseaux sociaux, sites de vidéos (comme Youtube, Insta, X et Tiktok), sites de « réinformation » (i.e. des sites très militants faisant la promotion des « vraies informations » au contraire des « médias dominants » vendus forcément aux « forces mondialistes » pour reprendre la terminologie de ces militants), commentaires sous un article ou dans un forum généraliste, etc.

    L’objectif est de convaincre de ses idées des segments éloignés de la population, avec le principe selon lequel la conquête politique est précédée par une conquête des esprits.

    Cette stratégie est facilitée par le fait qu’une partie de la population, rejetant les médias mainstream considérés comme peu objectifs, accepte au contraire les informations provenant de sites marginaux, ou vus comme « dissidents ».

    Il faut ajouter une autre stratégie militante, que certains appellent le confusionnisme. Il y a une stratégie délibérée de mélanger des éléments de différentes natures et origines idéologiques afin de faire passer des idées.

    La confusion vient alors d’un public crédule ayant perdu ses repères intellectuels et/ou idéologiques. Dans un même mouvement, ces sites associent vraies et fausses informations, recyclent les dépêches d’agence de presse de référence comme l’Agence France Presse, des propos infondés issus de rumeurs, des vidéos mises en ligne sur Dailymotion ou sur YouTube, voire parfois des articles de sites parodiques.

    Rompus aux techniques de la manipulation sur le web (plusieurs cadres importants de la mouvance identitaire travaillent dans le domaine des nouvelles technologies ou de l’influence sur l’internet), certains militants d’extrême droite utilisent tout ce qui peut servir leurs thèses et surtout leurs objectifs politiques.

    L’objectif est atteint quand non seulement ces militants entretiennent la confusion, mais quand les internautes partagent ces « informations ». Celles-ci sont plus ou moins diffusées selon leurs thématiques et la réceptivité des opinions publiques européennes.

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    #guerreCulturelle #antifas #confusionisme #metapolitique

  17. Mag sein, dass es der #Nazipartei mit Hilfe williger Vollstrecker gelungen ist, trotz Blockaden ihren Parteitag abzuhalten - viel wichtiger aber ist, dass wir auf eine Generation #Antifa zählen können, die bereit ist sich zu #widersetzen und zu #widerstehen. Danke an alle aufständischen #Antifas!

  18. Allen #Antifas die wissen dass ihr Handwerk leider immernoch Handarbeit ist heute viel Erfolg in Erfurt und anderswo.

    Passt auf euch auf
    #NoPasseran #Erfurt0407 ✊🏼

    🤜🏼💩🤛🏼

  19. #Palestine Leur humanité est morte à #Gaza , noyé dans le sang du peuple palestinien.

    Israéliens, rompez avec le sionisme et rejoignez la résistance du peuple palestinien #Freepalestine !

    Une émission d’i24NEWS présente des vétérans et criminels de l’armée israélienne pratiquant le yoga pour faire face au "traumatisme" causé par les crimes de guerre qu’ils ont commis à Gaza. #antifas

  20. ❗️#LIBAN Le Quatrième commandant du bataillon qui a tué Hind Rajab éliminé dans le sud du Liban...

    La mort du lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon, commandant du 52ème bataillon de la 401ème brigade blindée de l’armée israélienne dans le sud du Liban a relancé l’attention portée à l’unité responsable de l’assassinat d’une fillette palestinienne de six ans, Hind Rajab, à #Gaza.
    #palestine #hindrajab #antifas

  21. #Gaza atomisé par l'État colonial et apartheid d'Israël.
    Le peuple palestinien est toujours debout et résiste.
    Il faut le soutenir par tout les moyens nécessaires.

    #Palestine #freepalestine #arrestnetanyahu #antifas

  22. #Palestine Environ 90 femmes palestiniennes détenues dans la prison israélienne de Damon, dont trois détenues enceintes, deux mineures et trois cancéreuses, sont soumises à des mauvais traitements et à des conditions de vie de plus en plus difficiles, selon le Centre palestinien pour la défense des prisonniers.
    Pourquoi les féministes occidentales se taisent ?!

    #gaza #antifas #loiyadan #loiyadanbaillon

  23. #Palestine Les forces d’occupation israéliennes ont attaqué le village de Deir Abu Mish’al, au nord-ouest de Ramallah, et empêchent les habitants d’atteindre les terres qui ont été saisies par les colons israéliens.
    #gaza #antifas

  24. J'avais opté pour supprimmer les commentaires racistes , puis j'ai changé d'avis, la peur doit changer de camp...
    Autrefois ils existaient des chasseurs de skins...bref vous savez ce qu'il vous reste à faire.
    Ne rien céder, s'organiser et faire face.
    Tête haute et poing levé camarade !
    Nb : une attaque coordonnée sûrement
    #antifas #antiracisme