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#antifas — Public Fediverse posts

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  1. reflets.info/articles/link-ed-

    Est-il possible d’avoir une vision complète de toutes les entités à l’œuvre pour faire entrer le Rassemblement national à l’Élysée ?

    Peut-on, avec un seul outil, comprendre ce qu’est cette galaxie, qu’il s’agisse de politiques, de militants, de groupuscules violents, d’entreprises, d’influenceurs, etc. ?

    Nous avons tenté de répondre à cette problématique.

    #antifas #france #StopFachos

  2. - blogs.mediapart.fr/william-ack ("Gens du voyage" n'est pas une race. Anatomie d'un alibi) par William Acker

    Condamnée mercredi 15 avril 2026 par la 17e chambre correctionnelle de Paris à 1 000 euros d'amende pour injure publique en raison de l'origine, Barbara Lefebvre a annoncé faire appel. Le jour de sa condamnation elle livrait à Médiapart le cœur de sa défense, un classique du genre. Selon elle le tribunal se serait trompé dans « la dénomination "gens du voyage" qui est une catégorie administrative et non pas une ethnie ou une race ». Cet argument n'est pas une trouvaille, mais pendant plusieurs heures lors de l'audience du 4 février dernier il a structuré sa plaidoirie et celle de son avocate, maitre Karine Rozenblum. On aimerait d'ailleurs que Barbara Lefebvre nous explique un jour ce qu'est, selon elle, une vraie race, parce que c'est bien ce qu'implique sa défense. Il existerait de « vraies » catégories raciales, et les « gens du voyage » n'en feraient pas partie. Mais passons. Cet argument est, depuis plusieurs décennies, l'argument de référence de quiconque veut tenir des propos antitsiganes sans avoir à en assumer le caractère raciste.

    Et cela se cumule avec une indifférence globale de la société vers les actes antitsiganes. Ainsi la séquence de l'émission « Les Grandes Gueules » du 8 avril 2024 n'avait pas suscité une grande émotion, ni de ses collègues en plateau, ni des médias, ni même de la société de journalistes de RMC pourtant déjà mobilisée contre des propos tenu par Barbara Lefebvre sur Gaza (ils ont condamné ses propos après sa condamnation le 15 avril). La députée Ersilia Soudais était à peu près la seule à avoir émis un signalement à l'ARCOM, puis l'Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC), la seule à déposer une plainte auprès du Procureur de la République. Pourtant en marge d'un sujet consacré à un fait divers, celui d'un brancardier violemment agressé à l'hôpital de Challans, Barbara Lefebvre affirmait dans cette émission que les « gens du voyage » « n'ont pas les codes d'une société civilisée », qu'ils « vivent selon leurs propres règles », qu'ils tiennent des cirques où les animaux sont maltraités, qu'ils attendent les vétérinaires « à coups de barre de fer », et conclut : « s'ils n'ont pas les codes, la porte est ouverte […] qu'ils aillent se faire soigner dans le pays des gens du voyage ». C'est dire qu'il y avait quand même matière à s'interroger devant ces propos parfaitement antitsiganes. Cette même indifférence face à l'antitsiganisme nous l'avons également retrouvé devant le tribunal. La défense de Barbara Lefebvre n'a pas cherché à nier les mots ou leur agressivité, mais à déplacer le problème de fond vers une question de forme. Puisque « gens du voyage » désignerait une catégorie administrative (définie par la loi du 5 juillet 2000 comme les personnes « dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles ») alors parler d'eux en termes hostiles ne pourrait pas relever du racisme. Pas d'ethnie visée, pas d'origine, pas de race : pas d'injure à caractère raciste possible.

    Oui mais voilà, autant cet argument de comptoir passe aisément sur un plateau de CNEWS, autant devant les juges de la 17e chambre du Tribunal de Paris il ne produit pas le même effet. C'est sans surprise que le tribunal l'a écarté avec une netteté qu'il faut saluer, en relevant que l'expression « gens du voyage », dans le contexte précis des propos, « n'est pas employée dans une acception restreinte pour décrire une réalité administrative caractérisée par ce seul mode de vie nomade mais dans la signification qu'elle prend dans le langage courant ». Autrement dit, personne, à l'écoute d'une chronique de radio généraliste, ne pense aux dispositions de la loi de 1969, l'article 1er de la loi du 5 juillet 2000 ou le décret de 2019 sur les aires d'accueil. Mais chacun pense à une population identifiée (Roms, Manouches, Sintés, Gitans, Yéniches, Voyageurs) dont la désignation par l'État a seulement changé de peau au fil des XXe et XXIe siècles.

    La catégorie « gens du voyage » est l'héritière directe du statut de « nomade » institué par la loi du 16 juillet 1912, dont le décret d'application de 1913 précise sans détour qu'il vise les personnes de « type bohémien et romanichel ». C'est sous ce statut que des familles sont internées à partir d'octobre 1940 dans les camps français, certaines déportées sous la catégorie raciale nazie de Zigeuner. Lorsque le statut est réformé en 1969 puis reformulé par les lois Besson de 1990 et 2000, les dispositifs changent, les carnets anthropométriques deviennent des livrets de circulation (abrogés seulement en 2017), les assignations à résidence et les contrôles systématiques sont peu à peu remplacé par des obligations à vivre en aires d'accueil, bien souvent à l'écart du reste du tissu social. Ainsi la matrice persiste. Si l'administration se refuse à voir dans le terme "gens du voyage" une quelconque approche par les origines, il suffit d'ouvrir les schémas départementaux d'accueil et d'habitat des gens du voyage pour y trouver encore, en préambule ou en annexe, le lien explicite avec les populations « tsiganes ». La catégorie se présente comme neutre, mais personne n'est dupe sur le fait qu'elle fonctionne toujours comme une catégorie ethnique.

    Et pour l'apprécier il existe un moyen de mesurer l'effet particulier de cette dénomination administrative de "gens du voyage", simplement en se demandant qui peut y entrer et qui peut en sortir. Visiblement ignorante sur le sujet, à l'audience, l'avocate de Barbara Lefebvre a tenté le tour de passe-passe, en soutenant que si sa cliente choisissait demain de vivre en caravane, elle deviendrait, elle aussi, « gens du voyage ». C'est factuellement faux. Barbara Lefebvre ne serait jamais orientée vers une aire d'accueil. Pour elle, une caravane n'est pas et ne sera jamais un « habitat traditionnel » au sens de la loi : l'habitat traditionnel, c'est celui dont on hérite. Elle disposerait des campings publics et privés, des terrains de loisir, de tous les espaces conçus pour accueillir les résidences mobiles non habitées par des "gens du voyage". Inversement, un Voyageur qui cesse de voyager et s'installe sur un terrain dont il est propriétaire ne sort jamais totalement de la catégorie, il devient dans les documents administratifs un « gens du voyage sédentaire ». Une formule oxymorique qui achève de révéler le caractère héréditaire informel du dispositif. La catégorie administrative n'est pas un statut qu'on endosse en adoptant un mode de vie mais une assignation qui suit les personnes et leurs familles depuis 1912, quel que soit leur mode de vie effectif. C'est un héritage duquel on ne peut consentir ni se soustraire.

    La co-autrice des Territoires perdus de la République a certainement du mal à avaler tout cela. Cette pourfendeuse de la laïcité et des valeurs universalistes, pourtant plusieurs fois épinglé pour des propos confinant au racisme, réaffirme ainsi devant les juges que la République ne peut pas discriminer sur les origines et que donc "gens du voyage" est un terme purement technique et que donc son injure ne peut revêtir un caractère raciale. Et pour cela Lefebvre fait ce qu'elle sait faire de mieux : nier tout processus de racisation. Il est pourtant aisé, et pour l'historien et pour le juriste, de démontrer que la dénomination « gens du voyage » est précisément l'outil par lequel la République a pu saisir juridiquement un groupe racialisé sans avoir à prononcer le mot de race. C'est d'ailleurs ce que je me suis attaché à expliquer lors de mon audition devant les juges. Utiliser l'argument de la « catégorie administrative » pour nier le caractère raciste de ces propos, revient finalement à se prévaloir de l'outil même qui permet au racisme de se dire sans se nommer. Barbara Lefebvre, ancienne cadre de la LICRA et défenseuse autoproclamée de la lutte contre l'antisémitisme, ne peut pourtant pas ignorer que l'effacement du processus de racialisation est un geste identifiable, récurrent, et qu'il porte un nom. Si elle s'intéressait au concept de blanchité, elle y retrouverait un mécanisme qu'elle devrait reconnaître : celui qui consiste à faire des juifs « des blancs comme les autres » pour disqualifier toute analyse de la violence antisémite en termes racistes. Ce qu'elle fait, à son échelle et avec ses propres mots, lorsqu'elle explique au tribunal que les « gens du voyage » sont une catégorie administrative et non une ethnie, c'est très exactement le même geste, appliqué à un autre groupe. Soit elle ne s'en aperçoit pas et il y a un problème de cohérence intellectuelle. Soit elle s'en aperçoit et il y a un problème d'honnêteté.

    Je prends le pari qu'il y a chez elle une parfaite conscience de tout ceci et que de ce fait une mauvaise foi peut être démontrée. Barbara Lefebvre est également professeure d'histoire-géographie et d'éducation morale et civique. Elle enseigne à ses élèves de troisième les stéréotypes racistes, la Shoah et le génocide des Roms et des Sintés. Elle sait, mieux que la plupart des commentateurs, que la catégorie administrative qu'elle invoque pour se dédouaner est le produit d'une histoire longue de racialisation. Lors de sa première audition, avant qu'elle ne soit préparée par son conseil, elle utilisait d'ailleurs indifféremment « gens du voyage » et « manouches », ce qui en dit long sur ce que l'expression recouvre dans son esprit.

    #GensDuVoyage #Antitsiganisme #WilliamAcker #BarbaraLefebvre #Racisme #Antifas #Indifference

  3. - blogs.mediapart.fr/william-ack ("Gens du voyage" n'est pas une race. Anatomie d'un alibi) par William Acker

    Condamnée mercredi 15 avril 2026 par la 17e chambre correctionnelle de Paris à 1 000 euros d'amende pour injure publique en raison de l'origine, Barbara Lefebvre a annoncé faire appel.

    Le jour de sa condamnation elle livrait à Médiapart le cœur de sa défense, un classique du genre. Selon elle le tribunal se serait trompé dans « la dénomination "gens du voyage" qui est une catégorie administrative et non pas une ethnie ou une race ».

    Cet argument n'est pas une trouvaille, mais pendant plusieurs heures lors de l'audience du 4 février dernier il a structuré sa plaidoirie et celle de son avocate, maitre Karine Rozenblum.

    On aimerait d'ailleurs que Barbara Lefebvre nous explique un jour ce qu'est, selon elle, une vraie race, parce que c'est bien ce qu'implique sa défense.

    Il existerait de « vraies » catégories raciales, et les « gens du voyage » n'en feraient pas partie. Mais passons.

    Cet argument est, depuis plusieurs décennies, l'argument de référence de quiconque veut tenir des propos antitsiganes sans avoir à en assumer le caractère raciste.

    Et cela se cumule avec une indifférence globale de la société vers les actes antitsiganes.

    Ainsi la séquence de l'émission « Les Grandes Gueules » du 8 avril 2024 n'avait pas suscité une grande émotion, ni de ses collègues en plateau, ni des médias, ni même de la société de journalistes de RMC pourtant déjà mobilisée contre des propos tenu par Barbara Lefebvre sur Gaza (ils ont condamné ses propos après sa condamnation le 15 avril).

    La députée Ersilia Soudais était à peu près la seule à avoir émis un signalement à l'ARCOM, puis l'Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC), la seule à déposer une plainte auprès du Procureur de la République.

    Pourtant en marge d'un sujet consacré à un fait divers, celui d'un brancardier violemment agressé à l'hôpital de Challans, Barbara Lefebvre affirmait dans cette émission que les « gens du voyage » « n'ont pas les codes d'une société civilisée », qu'ils « vivent selon leurs propres règles », qu'ils tiennent des cirques où les animaux sont maltraités, qu'ils attendent les vétérinaires « à coups de barre de fer », et conclut : « s'ils n'ont pas les codes, la porte est ouverte […] qu'ils aillent se faire soigner dans le pays des gens du voyage ».

    C'est dire qu'il y avait quand même matière à s'interroger devant ces propos parfaitement antitsiganes.

    Cette même indifférence face à l'antitsiganisme nous l'avons également retrouvé devant le tribunal.

    La défense de Barbara Lefebvre n'a pas cherché à nier les mots ou leur agressivité, mais à déplacer le problème de fond vers une question de forme.

    Puisque « gens du voyage » désignerait une catégorie administrative (définie par la loi du 5 juillet 2000 comme les personnes « dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles ») alors parler d'eux en termes hostiles ne pourrait pas relever du racisme.

    Pas d'ethnie visée, pas d'origine, pas de race : pas d'injure à caractère raciste possible.

    Oui mais voilà, autant cet argument de comptoir passe aisément sur un plateau de CNEWS, autant devant les juges de la 17e chambre du Tribunal de Paris il ne produit pas le même effet.

    C'est sans surprise que le tribunal l'a écarté avec une netteté qu'il faut saluer, en relevant que l'expression « gens du voyage », dans le contexte précis des propos, « n'est pas employée dans une acception restreinte pour décrire une réalité administrative caractérisée par ce seul mode de vie nomade mais dans la signification qu'elle prend dans le langage courant ».

    Autrement dit, personne, à l'écoute d'une chronique de radio généraliste, ne pense aux dispositions de la loi de 1969, l'article 1er de la loi du 5 juillet 2000 ou le décret de 2019 sur les aires d'accueil.

    Mais chacun pense à une population identifiée (Roms, Manouches, Sintés, Gitans, Yéniches, Voyageurs) dont la désignation par l'État a seulement changé de peau au fil des XXe et XXIe siècles.

    La catégorie « gens du voyage » est l'héritière directe du statut de « nomade » institué par la loi du 16 juillet 1912, dont le décret d'application de 1913 précise sans détour qu'il vise les personnes de « type bohémien et romanichel ».

    C'est sous ce statut que des familles sont internées à partir d'octobre 1940 dans les camps français, certaines déportées sous la catégorie raciale nazie de Zigeuner.

    Lorsque le statut est réformé en 1969 puis reformulé par les lois Besson de 1990 et 2000, les dispositifs changent, les carnets anthropométriques deviennent des livrets de circulation (abrogés seulement en 2017), les assignations à résidence et les contrôles systématiques sont peu à peu remplacé par des obligations à vivre en aires d'accueil, bien souvent à l'écart du reste du tissu social. Ainsi la matrice persiste.

    Si l'administration se refuse à voir dans le terme "gens du voyage" une quelconque approche par les origines, il suffit d'ouvrir les schémas départementaux d'accueil et d'habitat des gens du voyage pour y trouver encore, en préambule ou en annexe, le lien explicite avec les populations « tsiganes ».

    La catégorie se présente comme neutre, mais personne n'est dupe sur le fait qu'elle fonctionne toujours comme une catégorie ethnique.

    Et pour l'apprécier il existe un moyen de mesurer l'effet particulier de cette dénomination administrative de "gens du voyage", simplement en se demandant qui peut y entrer et qui peut en sortir.

    Visiblement ignorante sur le sujet, à l'audience, l'avocate de Barbara Lefebvre a tenté le tour de passe-passe, en soutenant que si sa cliente choisissait demain de vivre en caravane, elle deviendrait, elle aussi, « gens du voyage ».

    C'est factuellement faux.

    Barbara Lefebvre ne serait jamais orientée vers une aire d'accueil.

    Pour elle, une caravane n'est pas et ne sera jamais un « habitat traditionnel » au sens de la loi : l'habitat traditionnel, c'est celui dont on hérite.

    Elle disposerait des campings publics et privés, des terrains de loisir, de tous les espaces conçus pour accueillir les résidences mobiles non habitées par des "gens du voyage".

    Inversement, un Voyageur qui cesse de voyager et s'installe sur un terrain dont il est propriétaire ne sort jamais totalement de la catégorie, il devient dans les documents administratifs un « gens du voyage sédentaire ».

    Une formule oxymorique qui achève de révéler le caractère héréditaire informel du dispositif.

    La catégorie administrative n'est pas un statut qu'on endosse en adoptant un mode de vie mais une assignation qui suit les personnes et leurs familles depuis 1912, quel que soit leur mode de vie effectif.

    C'est un héritage duquel on ne peut consentir ni se soustraire.

    La co-autrice des Territoires perdus de la République a certainement du mal à avaler tout cela. Cette pourfendeuse de la laïcité et des valeurs universalistes, pourtant plusieurs fois épinglé pour des propos confinant au racisme, réaffirme ainsi devant les juges que la République ne peut pas discriminer sur les origines et que donc "gens du voyage" est un terme purement technique et que donc son injure ne peut revêtir un caractère raciale.

    Et pour cela Lefebvre fait ce qu'elle sait faire de mieux : nier tout processus de racisation.

    Il est pourtant aisé, et pour l'historien et pour le juriste, de démontrer que la dénomination « gens du voyage » est précisément l'outil par lequel la République a pu saisir juridiquement un groupe racialisé sans avoir à prononcer le mot de race.

    C'est d'ailleurs ce que je me suis attaché à expliquer lors de mon audition devant les juges.

    Utiliser l'argument de la « catégorie administrative » pour nier le caractère raciste de ces propos, revient finalement à se prévaloir de l'outil même qui permet au racisme de se dire sans se nommer.

    Barbara Lefebvre, ancienne cadre de la LICRA et défenseuse autoproclamée de la lutte contre l'antisémitisme, ne peut pourtant pas ignorer que l'effacement du processus de racialisation est un geste identifiable, récurrent, et qu'il porte un nom.

    Si elle s'intéressait au concept de blanchité, elle y retrouverait un mécanisme qu'elle devrait reconnaître : celui qui consiste à faire des juifs « des blancs comme les autres » pour disqualifier toute analyse de la violence antisémite en termes racistes.

    Ce qu'elle fait, à son échelle et avec ses propres mots, lorsqu'elle explique au tribunal que les « gens du voyage » sont une catégorie administrative et non une ethnie, c'est très exactement le même geste, appliqué à un autre groupe.

    Soit elle ne s'en aperçoit pas et il y a un problème de cohérence intellectuelle.

    Soit elle s'en aperçoit et il y a un problème d'honnêteté.

    Je prends le pari qu'il y a chez elle une parfaite conscience de tout ceci et que de ce fait une mauvaise foi peut être démontrée.

    Barbara Lefebvre est également professeure d'histoire-géographie et d'éducation morale et civique.

    Elle enseigne à ses élèves de troisième les stéréotypes racistes, la Shoah et le génocide des Roms et des Sintés.

    Elle sait, mieux que la plupart des commentateurs, que la catégorie administrative qu'elle invoque pour se dédouaner est le produit d'une histoire longue de racialisation.

    Lors de sa première audition, avant qu'elle ne soit préparée par son conseil, elle utilisait d'ailleurs indifféremment « gens du voyage » et « manouches », ce qui en dit long sur ce que l'expression recouvre dans son esprit.

    #GensDuVoyage #Antitsiganisme #WilliamAcker #BarbaraLefebvre #Racisme #Antifas #Indifference

  4. - blogs.mediapart.fr/william-ack ("Gens du voyage" n'est pas une race. Anatomie d'un alibi) par William Acker

    Condamnée mercredi 15 avril 2026 par la 17e chambre correctionnelle de Paris à 1 000 euros d'amende pour injure publique en raison de l'origine, Barbara Lefebvre a annoncé faire appel.

    Le jour de sa condamnation elle livrait à Médiapart le cœur de sa défense, un classique du genre. Selon elle le tribunal se serait trompé dans « la dénomination "gens du voyage" qui est une catégorie administrative et non pas une ethnie ou une race ».

    Cet argument n'est pas une trouvaille, mais pendant plusieurs heures lors de l'audience du 4 février dernier il a structuré sa plaidoirie et celle de son avocate, maitre Karine Rozenblum.

    On aimerait d'ailleurs que Barbara Lefebvre nous explique un jour ce qu'est, selon elle, une vraie race, parce que c'est bien ce qu'implique sa défense.

    Il existerait de « vraies » catégories raciales, et les « gens du voyage » n'en feraient pas partie. Mais passons.

    Cet argument est, depuis plusieurs décennies, l'argument de référence de quiconque veut tenir des propos antitsiganes sans avoir à en assumer le caractère raciste.

    Et cela se cumule avec une indifférence globale de la société vers les actes antitsiganes.

    Ainsi la séquence de l'émission « Les Grandes Gueules » du 8 avril 2024 n'avait pas suscité une grande émotion, ni de ses collègues en plateau, ni des médias, ni même de la société de journalistes de RMC pourtant déjà mobilisée contre des propos tenu par Barbara Lefebvre sur Gaza (ils ont condamné ses propos après sa condamnation le 15 avril).

    La députée Ersilia Soudais était à peu près la seule à avoir émis un signalement à l'ARCOM, puis l'Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC), la seule à déposer une plainte auprès du Procureur de la République.

    Pourtant en marge d'un sujet consacré à un fait divers, celui d'un brancardier violemment agressé à l'hôpital de Challans, Barbara Lefebvre affirmait dans cette émission que les « gens du voyage » « n'ont pas les codes d'une société civilisée », qu'ils « vivent selon leurs propres règles », qu'ils tiennent des cirques où les animaux sont maltraités, qu'ils attendent les vétérinaires « à coups de barre de fer », et conclut : « s'ils n'ont pas les codes, la porte est ouverte […] qu'ils aillent se faire soigner dans le pays des gens du voyage ».

    C'est dire qu'il y avait quand même matière à s'interroger devant ces propos parfaitement antitsiganes.

    Cette même indifférence face à l'antitsiganisme nous l'avons également retrouvé devant le tribunal.

    La défense de Barbara Lefebvre n'a pas cherché à nier les mots ou leur agressivité, mais à déplacer le problème de fond vers une question de forme.

    Puisque « gens du voyage » désignerait une catégorie administrative (définie par la loi du 5 juillet 2000 comme les personnes « dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles ») alors parler d'eux en termes hostiles ne pourrait pas relever du racisme.

    Pas d'ethnie visée, pas d'origine, pas de race : pas d'injure à caractère raciste possible.

    Oui mais voilà, autant cet argument de comptoir passe aisément sur un plateau de CNEWS, autant devant les juges de la 17e chambre du Tribunal de Paris il ne produit pas le même effet.

    C'est sans surprise que le tribunal l'a écarté avec une netteté qu'il faut saluer, en relevant que l'expression « gens du voyage », dans le contexte précis des propos, « n'est pas employée dans une acception restreinte pour décrire une réalité administrative caractérisée par ce seul mode de vie nomade mais dans la signification qu'elle prend dans le langage courant ».

    Autrement dit, personne, à l'écoute d'une chronique de radio généraliste, ne pense aux dispositions de la loi de 1969, l'article 1er de la loi du 5 juillet 2000 ou le décret de 2019 sur les aires d'accueil.

    Mais chacun pense à une population identifiée (Roms, Manouches, Sintés, Gitans, Yéniches, Voyageurs) dont la désignation par l'État a seulement changé de peau au fil des XXe et XXIe siècles.

    La catégorie « gens du voyage » est l'héritière directe du statut de « nomade » institué par la loi du 16 juillet 1912, dont le décret d'application de 1913 précise sans détour qu'il vise les personnes de « type bohémien et romanichel ».

    C'est sous ce statut que des familles sont internées à partir d'octobre 1940 dans les camps français, certaines déportées sous la catégorie raciale nazie de Zigeuner.

    Lorsque le statut est réformé en 1969 puis reformulé par les lois Besson de 1990 et 2000, les dispositifs changent, les carnets anthropométriques deviennent des livrets de circulation (abrogés seulement en 2017), les assignations à résidence et les contrôles systématiques sont peu à peu remplacé par des obligations à vivre en aires d'accueil, bien souvent à l'écart du reste du tissu social. Ainsi la matrice persiste.

    Si l'administration se refuse à voir dans le terme "gens du voyage" une quelconque approche par les origines, il suffit d'ouvrir les schémas départementaux d'accueil et d'habitat des gens du voyage pour y trouver encore, en préambule ou en annexe, le lien explicite avec les populations « tsiganes ».

    La catégorie se présente comme neutre, mais personne n'est dupe sur le fait qu'elle fonctionne toujours comme une catégorie ethnique.

    Et pour l'apprécier il existe un moyen de mesurer l'effet particulier de cette dénomination administrative de "gens du voyage", simplement en se demandant qui peut y entrer et qui peut en sortir.

    Visiblement ignorante sur le sujet, à l'audience, l'avocate de Barbara Lefebvre a tenté le tour de passe-passe, en soutenant que si sa cliente choisissait demain de vivre en caravane, elle deviendrait, elle aussi, « gens du voyage ».

    C'est factuellement faux.

    Barbara Lefebvre ne serait jamais orientée vers une aire d'accueil.

    Pour elle, une caravane n'est pas et ne sera jamais un « habitat traditionnel » au sens de la loi : l'habitat traditionnel, c'est celui dont on hérite.

    Elle disposerait des campings publics et privés, des terrains de loisir, de tous les espaces conçus pour accueillir les résidences mobiles non habitées par des "gens du voyage".

    Inversement, un Voyageur qui cesse de voyager et s'installe sur un terrain dont il est propriétaire ne sort jamais totalement de la catégorie, il devient dans les documents administratifs un « gens du voyage sédentaire ».

    Une formule oxymorique qui achève de révéler le caractère héréditaire informel du dispositif.

    La catégorie administrative n'est pas un statut qu'on endosse en adoptant un mode de vie mais une assignation qui suit les personnes et leurs familles depuis 1912, quel que soit leur mode de vie effectif.

    C'est un héritage duquel on ne peut consentir ni se soustraire.

    La co-autrice des Territoires perdus de la République a certainement du mal à avaler tout cela. Cette pourfendeuse de la laïcité et des valeurs universalistes, pourtant plusieurs fois épinglé pour des propos confinant au racisme, réaffirme ainsi devant les juges que la République ne peut pas discriminer sur les origines et que donc "gens du voyage" est un terme purement technique et que donc son injure ne peut revêtir un caractère raciale.

    Et pour cela Lefebvre fait ce qu'elle sait faire de mieux : nier tout processus de racisation.

    Il est pourtant aisé, et pour l'historien et pour le juriste, de démontrer que la dénomination « gens du voyage » est précisément l'outil par lequel la République a pu saisir juridiquement un groupe racialisé sans avoir à prononcer le mot de race.

    C'est d'ailleurs ce que je me suis attaché à expliquer lors de mon audition devant les juges.

    Utiliser l'argument de la « catégorie administrative » pour nier le caractère raciste de ces propos, revient finalement à se prévaloir de l'outil même qui permet au racisme de se dire sans se nommer.

    Barbara Lefebvre, ancienne cadre de la LICRA et défenseuse autoproclamée de la lutte contre l'antisémitisme, ne peut pourtant pas ignorer que l'effacement du processus de racialisation est un geste identifiable, récurrent, et qu'il porte un nom.

    Si elle s'intéressait au concept de blanchité, elle y retrouverait un mécanisme qu'elle devrait reconnaître : celui qui consiste à faire des juifs « des blancs comme les autres » pour disqualifier toute analyse de la violence antisémite en termes racistes.

    Ce qu'elle fait, à son échelle et avec ses propres mots, lorsqu'elle explique au tribunal que les « gens du voyage » sont une catégorie administrative et non une ethnie, c'est très exactement le même geste, appliqué à un autre groupe.

    Soit elle ne s'en aperçoit pas et il y a un problème de cohérence intellectuelle.

    Soit elle s'en aperçoit et il y a un problème d'honnêteté.

    Je prends le pari qu'il y a chez elle une parfaite conscience de tout ceci et que de ce fait une mauvaise foi peut être démontrée.

    Barbara Lefebvre est également professeure d'histoire-géographie et d'éducation morale et civique.

    Elle enseigne à ses élèves de troisième les stéréotypes racistes, la Shoah et le génocide des Roms et des Sintés.

    Elle sait, mieux que la plupart des commentateurs, que la catégorie administrative qu'elle invoque pour se dédouaner est le produit d'une histoire longue de racialisation.

    Lors de sa première audition, avant qu'elle ne soit préparée par son conseil, elle utilisait d'ailleurs indifféremment « gens du voyage » et « manouches », ce qui en dit long sur ce que l'expression recouvre dans son esprit.

    #GensDuVoyage #Antitsiganisme #WilliamAcker #BarbaraLefebvre #Racisme #Antifas #Indifference

  5. - blogs.mediapart.fr/william-ack ("Gens du voyage" n'est pas une race. Anatomie d'un alibi) par William Acker

    Condamnée mercredi 15 avril 2026 par la 17e chambre correctionnelle de Paris à 1 000 euros d'amende pour injure publique en raison de l'origine, Barbara Lefebvre a annoncé faire appel. Le jour de sa condamnation elle livrait à Médiapart le cœur de sa défense, un classique du genre. Selon elle le tribunal se serait trompé dans « la dénomination "gens du voyage" qui est une catégorie administrative et non pas une ethnie ou une race ». Cet argument n'est pas une trouvaille, mais pendant plusieurs heures lors de l'audience du 4 février dernier il a structuré sa plaidoirie et celle de son avocate, maitre Karine Rozenblum. On aimerait d'ailleurs que Barbara Lefebvre nous explique un jour ce qu'est, selon elle, une vraie race, parce que c'est bien ce qu'implique sa défense. Il existerait de « vraies » catégories raciales, et les « gens du voyage » n'en feraient pas partie. Mais passons. Cet argument est, depuis plusieurs décennies, l'argument de référence de quiconque veut tenir des propos antitsiganes sans avoir à en assumer le caractère raciste.

    Et cela se cumule avec une indifférence globale de la société vers les actes antitsiganes. Ainsi la séquence de l'émission « Les Grandes Gueules » du 8 avril 2024 n'avait pas suscité une grande émotion, ni de ses collègues en plateau, ni des médias, ni même de la société de journalistes de RMC pourtant déjà mobilisée contre des propos tenu par Barbara Lefebvre sur Gaza (ils ont condamné ses propos après sa condamnation le 15 avril). La députée Ersilia Soudais était à peu près la seule à avoir émis un signalement à l'ARCOM, puis l'Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC), la seule à déposer une plainte auprès du Procureur de la République. Pourtant en marge d'un sujet consacré à un fait divers, celui d'un brancardier violemment agressé à l'hôpital de Challans, Barbara Lefebvre affirmait dans cette émission que les « gens du voyage » « n'ont pas les codes d'une société civilisée », qu'ils « vivent selon leurs propres règles », qu'ils tiennent des cirques où les animaux sont maltraités, qu'ils attendent les vétérinaires « à coups de barre de fer », et conclut : « s'ils n'ont pas les codes, la porte est ouverte […] qu'ils aillent se faire soigner dans le pays des gens du voyage ». C'est dire qu'il y avait quand même matière à s'interroger devant ces propos parfaitement antitsiganes. Cette même indifférence face à l'antitsiganisme nous l'avons également retrouvé devant le tribunal. La défense de Barbara Lefebvre n'a pas cherché à nier les mots ou leur agressivité, mais à déplacer le problème de fond vers une question de forme. Puisque « gens du voyage » désignerait une catégorie administrative (définie par la loi du 5 juillet 2000 comme les personnes « dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles ») alors parler d'eux en termes hostiles ne pourrait pas relever du racisme. Pas d'ethnie visée, pas d'origine, pas de race : pas d'injure à caractère raciste possible.

    Oui mais voilà, autant cet argument de comptoir passe aisément sur un plateau de CNEWS, autant devant les juges de la 17e chambre du Tribunal de Paris il ne produit pas le même effet. C'est sans surprise que le tribunal l'a écarté avec une netteté qu'il faut saluer, en relevant que l'expression « gens du voyage », dans le contexte précis des propos, « n'est pas employée dans une acception restreinte pour décrire une réalité administrative caractérisée par ce seul mode de vie nomade mais dans la signification qu'elle prend dans le langage courant ». Autrement dit, personne, à l'écoute d'une chronique de radio généraliste, ne pense aux dispositions de la loi de 1969, l'article 1er de la loi du 5 juillet 2000 ou le décret de 2019 sur les aires d'accueil. Mais chacun pense à une population identifiée (Roms, Manouches, Sintés, Gitans, Yéniches, Voyageurs) dont la désignation par l'État a seulement changé de peau au fil des XXe et XXIe siècles.

    La catégorie « gens du voyage » est l'héritière directe du statut de « nomade » institué par la loi du 16 juillet 1912, dont le décret d'application de 1913 précise sans détour qu'il vise les personnes de « type bohémien et romanichel ». C'est sous ce statut que des familles sont internées à partir d'octobre 1940 dans les camps français, certaines déportées sous la catégorie raciale nazie de Zigeuner. Lorsque le statut est réformé en 1969 puis reformulé par les lois Besson de 1990 et 2000, les dispositifs changent, les carnets anthropométriques deviennent des livrets de circulation (abrogés seulement en 2017), les assignations à résidence et les contrôles systématiques sont peu à peu remplacé par des obligations à vivre en aires d'accueil, bien souvent à l'écart du reste du tissu social. Ainsi la matrice persiste. Si l'administration se refuse à voir dans le terme "gens du voyage" une quelconque approche par les origines, il suffit d'ouvrir les schémas départementaux d'accueil et d'habitat des gens du voyage pour y trouver encore, en préambule ou en annexe, le lien explicite avec les populations « tsiganes ». La catégorie se présente comme neutre, mais personne n'est dupe sur le fait qu'elle fonctionne toujours comme une catégorie ethnique.

    Et pour l'apprécier il existe un moyen de mesurer l'effet particulier de cette dénomination administrative de "gens du voyage", simplement en se demandant qui peut y entrer et qui peut en sortir. Visiblement ignorante sur le sujet, à l'audience, l'avocate de Barbara Lefebvre a tenté le tour de passe-passe, en soutenant que si sa cliente choisissait demain de vivre en caravane, elle deviendrait, elle aussi, « gens du voyage ». C'est factuellement faux. Barbara Lefebvre ne serait jamais orientée vers une aire d'accueil. Pour elle, une caravane n'est pas et ne sera jamais un « habitat traditionnel » au sens de la loi : l'habitat traditionnel, c'est celui dont on hérite. Elle disposerait des campings publics et privés, des terrains de loisir, de tous les espaces conçus pour accueillir les résidences mobiles non habitées par des "gens du voyage". Inversement, un Voyageur qui cesse de voyager et s'installe sur un terrain dont il est propriétaire ne sort jamais totalement de la catégorie, il devient dans les documents administratifs un « gens du voyage sédentaire ». Une formule oxymorique qui achève de révéler le caractère héréditaire informel du dispositif. La catégorie administrative n'est pas un statut qu'on endosse en adoptant un mode de vie mais une assignation qui suit les personnes et leurs familles depuis 1912, quel que soit leur mode de vie effectif. C'est un héritage duquel on ne peut consentir ni se soustraire.

    La co-autrice des Territoires perdus de la République a certainement du mal à avaler tout cela. Cette pourfendeuse de la laïcité et des valeurs universalistes, pourtant plusieurs fois épinglé pour des propos confinant au racisme, réaffirme ainsi devant les juges que la République ne peut pas discriminer sur les origines et que donc "gens du voyage" est un terme purement technique et que donc son injure ne peut revêtir un caractère raciale. Et pour cela Lefebvre fait ce qu'elle sait faire de mieux : nier tout processus de racisation. Il est pourtant aisé, et pour l'historien et pour le juriste, de démontrer que la dénomination « gens du voyage » est précisément l'outil par lequel la République a pu saisir juridiquement un groupe racialisé sans avoir à prononcer le mot de race. C'est d'ailleurs ce que je me suis attaché à expliquer lors de mon audition devant les juges. Utiliser l'argument de la « catégorie administrative » pour nier le caractère raciste de ces propos, revient finalement à se prévaloir de l'outil même qui permet au racisme de se dire sans se nommer. Barbara Lefebvre, ancienne cadre de la LICRA et défenseuse autoproclamée de la lutte contre l'antisémitisme, ne peut pourtant pas ignorer que l'effacement du processus de racialisation est un geste identifiable, récurrent, et qu'il porte un nom. Si elle s'intéressait au concept de blanchité, elle y retrouverait un mécanisme qu'elle devrait reconnaître : celui qui consiste à faire des juifs « des blancs comme les autres » pour disqualifier toute analyse de la violence antisémite en termes racistes. Ce qu'elle fait, à son échelle et avec ses propres mots, lorsqu'elle explique au tribunal que les « gens du voyage » sont une catégorie administrative et non une ethnie, c'est très exactement le même geste, appliqué à un autre groupe. Soit elle ne s'en aperçoit pas et il y a un problème de cohérence intellectuelle. Soit elle s'en aperçoit et il y a un problème d'honnêteté.

    Je prends le pari qu'il y a chez elle une parfaite conscience de tout ceci et que de ce fait une mauvaise foi peut être démontrée. Barbara Lefebvre est également professeure d'histoire-géographie et d'éducation morale et civique. Elle enseigne à ses élèves de troisième les stéréotypes racistes, la Shoah et le génocide des Roms et des Sintés. Elle sait, mieux que la plupart des commentateurs, que la catégorie administrative qu'elle invoque pour se dédouaner est le produit d'une histoire longue de racialisation. Lors de sa première audition, avant qu'elle ne soit préparée par son conseil, elle utilisait d'ailleurs indifféremment « gens du voyage » et « manouches », ce qui en dit long sur ce que l'expression recouvre dans son esprit.

    #GensDuVoyage #Antitsiganisme #WilliamAcker #BarbaraLefebvre #Racisme #Antifas #Indifference

  6. - blogs.mediapart.fr/william-ack ("Gens du voyage" n'est pas une race. Anatomie d'un alibi) par William Acker

    Condamnée mercredi 15 avril 2026 par la 17e chambre correctionnelle de Paris à 1 000 euros d'amende pour injure publique en raison de l'origine, Barbara Lefebvre a annoncé faire appel. Le jour de sa condamnation elle livrait à Médiapart le cœur de sa défense, un classique du genre. Selon elle le tribunal se serait trompé dans « la dénomination "gens du voyage" qui est une catégorie administrative et non pas une ethnie ou une race ». Cet argument n'est pas une trouvaille, mais pendant plusieurs heures lors de l'audience du 4 février dernier il a structuré sa plaidoirie et celle de son avocate, maitre Karine Rozenblum. On aimerait d'ailleurs que Barbara Lefebvre nous explique un jour ce qu'est, selon elle, une vraie race, parce que c'est bien ce qu'implique sa défense. Il existerait de « vraies » catégories raciales, et les « gens du voyage » n'en feraient pas partie. Mais passons. Cet argument est, depuis plusieurs décennies, l'argument de référence de quiconque veut tenir des propos antitsiganes sans avoir à en assumer le caractère raciste.

    Et cela se cumule avec une indifférence globale de la société vers les actes antitsiganes. Ainsi la séquence de l'émission « Les Grandes Gueules » du 8 avril 2024 n'avait pas suscité une grande émotion, ni de ses collègues en plateau, ni des médias, ni même de la société de journalistes de RMC pourtant déjà mobilisée contre des propos tenu par Barbara Lefebvre sur Gaza (ils ont condamné ses propos après sa condamnation le 15 avril). La députée Ersilia Soudais était à peu près la seule à avoir émis un signalement à l'ARCOM, puis l'Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC), la seule à déposer une plainte auprès du Procureur de la République. Pourtant en marge d'un sujet consacré à un fait divers, celui d'un brancardier violemment agressé à l'hôpital de Challans, Barbara Lefebvre affirmait dans cette émission que les « gens du voyage » « n'ont pas les codes d'une société civilisée », qu'ils « vivent selon leurs propres règles », qu'ils tiennent des cirques où les animaux sont maltraités, qu'ils attendent les vétérinaires « à coups de barre de fer », et conclut : « s'ils n'ont pas les codes, la porte est ouverte […] qu'ils aillent se faire soigner dans le pays des gens du voyage ». C'est dire qu'il y avait quand même matière à s'interroger devant ces propos parfaitement antitsiganes. Cette même indifférence face à l'antitsiganisme nous l'avons également retrouvé devant le tribunal. La défense de Barbara Lefebvre n'a pas cherché à nier les mots ou leur agressivité, mais à déplacer le problème de fond vers une question de forme. Puisque « gens du voyage » désignerait une catégorie administrative (définie par la loi du 5 juillet 2000 comme les personnes « dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles ») alors parler d'eux en termes hostiles ne pourrait pas relever du racisme. Pas d'ethnie visée, pas d'origine, pas de race : pas d'injure à caractère raciste possible.

    Oui mais voilà, autant cet argument de comptoir passe aisément sur un plateau de CNEWS, autant devant les juges de la 17e chambre du Tribunal de Paris il ne produit pas le même effet. C'est sans surprise que le tribunal l'a écarté avec une netteté qu'il faut saluer, en relevant que l'expression « gens du voyage », dans le contexte précis des propos, « n'est pas employée dans une acception restreinte pour décrire une réalité administrative caractérisée par ce seul mode de vie nomade mais dans la signification qu'elle prend dans le langage courant ». Autrement dit, personne, à l'écoute d'une chronique de radio généraliste, ne pense aux dispositions de la loi de 1969, l'article 1er de la loi du 5 juillet 2000 ou le décret de 2019 sur les aires d'accueil. Mais chacun pense à une population identifiée (Roms, Manouches, Sintés, Gitans, Yéniches, Voyageurs) dont la désignation par l'État a seulement changé de peau au fil des XXe et XXIe siècles.

    La catégorie « gens du voyage » est l'héritière directe du statut de « nomade » institué par la loi du 16 juillet 1912, dont le décret d'application de 1913 précise sans détour qu'il vise les personnes de « type bohémien et romanichel ». C'est sous ce statut que des familles sont internées à partir d'octobre 1940 dans les camps français, certaines déportées sous la catégorie raciale nazie de Zigeuner. Lorsque le statut est réformé en 1969 puis reformulé par les lois Besson de 1990 et 2000, les dispositifs changent, les carnets anthropométriques deviennent des livrets de circulation (abrogés seulement en 2017), les assignations à résidence et les contrôles systématiques sont peu à peu remplacé par des obligations à vivre en aires d'accueil, bien souvent à l'écart du reste du tissu social. Ainsi la matrice persiste. Si l'administration se refuse à voir dans le terme "gens du voyage" une quelconque approche par les origines, il suffit d'ouvrir les schémas départementaux d'accueil et d'habitat des gens du voyage pour y trouver encore, en préambule ou en annexe, le lien explicite avec les populations « tsiganes ». La catégorie se présente comme neutre, mais personne n'est dupe sur le fait qu'elle fonctionne toujours comme une catégorie ethnique.

    Et pour l'apprécier il existe un moyen de mesurer l'effet particulier de cette dénomination administrative de "gens du voyage", simplement en se demandant qui peut y entrer et qui peut en sortir. Visiblement ignorante sur le sujet, à l'audience, l'avocate de Barbara Lefebvre a tenté le tour de passe-passe, en soutenant que si sa cliente choisissait demain de vivre en caravane, elle deviendrait, elle aussi, « gens du voyage ». C'est factuellement faux. Barbara Lefebvre ne serait jamais orientée vers une aire d'accueil. Pour elle, une caravane n'est pas et ne sera jamais un « habitat traditionnel » au sens de la loi : l'habitat traditionnel, c'est celui dont on hérite. Elle disposerait des campings publics et privés, des terrains de loisir, de tous les espaces conçus pour accueillir les résidences mobiles non habitées par des "gens du voyage". Inversement, un Voyageur qui cesse de voyager et s'installe sur un terrain dont il est propriétaire ne sort jamais totalement de la catégorie, il devient dans les documents administratifs un « gens du voyage sédentaire ». Une formule oxymorique qui achève de révéler le caractère héréditaire informel du dispositif. La catégorie administrative n'est pas un statut qu'on endosse en adoptant un mode de vie mais une assignation qui suit les personnes et leurs familles depuis 1912, quel que soit leur mode de vie effectif. C'est un héritage duquel on ne peut consentir ni se soustraire.

    La co-autrice des Territoires perdus de la République a certainement du mal à avaler tout cela. Cette pourfendeuse de la laïcité et des valeurs universalistes, pourtant plusieurs fois épinglé pour des propos confinant au racisme, réaffirme ainsi devant les juges que la République ne peut pas discriminer sur les origines et que donc "gens du voyage" est un terme purement technique et que donc son injure ne peut revêtir un caractère raciale. Et pour cela Lefebvre fait ce qu'elle sait faire de mieux : nier tout processus de racisation. Il est pourtant aisé, et pour l'historien et pour le juriste, de démontrer que la dénomination « gens du voyage » est précisément l'outil par lequel la République a pu saisir juridiquement un groupe racialisé sans avoir à prononcer le mot de race. C'est d'ailleurs ce que je me suis attaché à expliquer lors de mon audition devant les juges. Utiliser l'argument de la « catégorie administrative » pour nier le caractère raciste de ces propos, revient finalement à se prévaloir de l'outil même qui permet au racisme de se dire sans se nommer. Barbara Lefebvre, ancienne cadre de la LICRA et défenseuse autoproclamée de la lutte contre l'antisémitisme, ne peut pourtant pas ignorer que l'effacement du processus de racialisation est un geste identifiable, récurrent, et qu'il porte un nom. Si elle s'intéressait au concept de blanchité, elle y retrouverait un mécanisme qu'elle devrait reconnaître : celui qui consiste à faire des juifs « des blancs comme les autres » pour disqualifier toute analyse de la violence antisémite en termes racistes. Ce qu'elle fait, à son échelle et avec ses propres mots, lorsqu'elle explique au tribunal que les « gens du voyage » sont une catégorie administrative et non une ethnie, c'est très exactement le même geste, appliqué à un autre groupe. Soit elle ne s'en aperçoit pas et il y a un problème de cohérence intellectuelle. Soit elle s'en aperçoit et il y a un problème d'honnêteté.

    Je prends le pari qu'il y a chez elle une parfaite conscience de tout ceci et que de ce fait une mauvaise foi peut être démontrée. Barbara Lefebvre est également professeure d'histoire-géographie et d'éducation morale et civique. Elle enseigne à ses élèves de troisième les stéréotypes racistes, la Shoah et le génocide des Roms et des Sintés. Elle sait, mieux que la plupart des commentateurs, que la catégorie administrative qu'elle invoque pour se dédouaner est le produit d'une histoire longue de racialisation. Lors de sa première audition, avant qu'elle ne soit préparée par son conseil, elle utilisait d'ailleurs indifféremment « gens du voyage » et « manouches », ce qui en dit long sur ce que l'expression recouvre dans son esprit.

    #GensDuVoyage #Antitsiganisme #WilliamAcker #BarbaraLefebvre #Racisme #Antifas #Indifference

  7. Instagram sperrt und begrenzt die Reichweite von Accounts, die sich als #Antifas bezeichnen oder den Hashtag #antifa nutzen. Vielleicht der letzte Tropfen, der Leute wie uns (und den #fcstpauli ?) ins freie Internet - das #Fediverse - treiben sollte.

    Join the Free Internet, join stpauli.social - it's free and fully #antifascist #fcsp

    #Meta #Instagram

  8. 887 000 signatures, on continu, il faut aussi se compter et crér le rapport de force au niveau européen et national contre la loi Yadan...
    #palestine #gaza #antifas

    eci.ec.europa.eu/055/public/#/

  9. Im #Prairieland-Verfahren gegen #Antifas in den USA hat das FBI Mitteilungen aus dem verschlüsselten Signal-Messenger rekonstruiert. Diese gefährliche Anzeige und Speicherung in Pushnachrichten lässt sich aber deaktivieren:
    404media.co/fbi-extracts-suspe

  10. Nous sommes le Collectif de Lutte Antifasciste contre le Racisme et l'Antisémitisme.

    Découvrez notre manifeste en image ou dans ce fil.

    #antifas #antifascisme #antiracisme #antisemitisme #lutte #collectif

  11. La journaliste Nassira El Moaddem, autrice d'un livre-enquête sur Le Blanc-Mesnil, et les Editions Stock ont déposé plainte ce mardi 24 mars contre le sénateur et ex-maire LR de cette commune de Seine-Saint-Denis, Thierry Meignen, pour menaces de mort.
    "Je vais la faire condamner pour diffamation. Je vais la fouetter. J'irai au bout, elle va mourir, je la tue", a déclaré Thierry Meignen au Monde, rapporte le quotidien.
    #journalisme #antifas #leblancmesnil #mastolivre

  12. “Nous ne voulons pas mourir pour Israël, nous ne voulons pas être des pions politiques” », un soldat des États-Unis.

    #etatsunis #israel #palestine #gaza #iran #cuba #antifas

  13. Italie, Méloni battue dans les urnes et dans la rue.

    La première ministre italienne Giorgia Meloni a essuyé lundi 23 mars un revers majeur avec la victoire du « non » au référendum sur la réforme judiciaire qu’elle avait portée.

    #italie #meloni #referendum #antifas #palestine #gaza #Israel #macrondegage #onbloquetout

  14. Iran : Le logiciel de Palantir recommande 42 cibles par heure...

    Durant les premières 24 heures de l'agression militaire des USA et Israël contre l'Iran, la coalition impérialiste a frappé plus de 1 000 cibles en Iran avec l'aide de l'IA, le logiciel Palantir recommandant 42 cibles par heure.

    #iran #etatsunis #israel #palestine #liban #antifas

  15. Les États de l’Union Européenne cherchent à «négocier» avec l’Iran pour accéder au détroit d’Hormuz.

    L’Iran a déclaré que les pays participant à la guerre des États-Unis et d'Israël ne devraient pas pouvoir bénéficier du détroit d’Hormuz.

    #Hormuz #iran #palestine #usa #israel #macrondegage #onbloque #antifas

  16. #usa "Notre gouvernement est de mèche avec Israël, et ils nous mènent dans des guerres non provoquées."
    L’ex-Marine Brian McGinnis parle à ses partisans après sa libération de prison. McGinnis a été arrêté la semaine dernière pour avoir perturbé une audience du Comité des services armés du Sénat lors d’une manifestation contre la guerre en Iran.
    via BreakThrough News
    #Antifas #MacronDegage #OnBloqueTout #iran #palestine #liban #Irak #Antifas

  17. #usa « À tous ceux qui ne sont pas encore déployés : Il est maintenant temps de résister. »
    Lors d’un rassemblement à Chicago samedi, le vétéran Daniel Lakemacher exhorte les soldats américains à « refuser cette guerre illégale et immorale » contre l’Iran.
    via BreakThrough News
    #Antifas #MacronDegage #OnBloqueTout #iran #palestine #liban #Irak #NoKings

  18. " À Nice, Christian Estrosi présente des excuses sur le conflit Israël-Palestine à quatre jours du scrutin
    - De nombreux comptes sur les réseaux sociaux dénoncent un clientélisme électoral flagrant "
    #antifas #palestine #gaza #israël
    aa.com.tr/fr/monde/%c3%a0-nice

  19. Un militaire français est mort "lors d'une attaque" dans la région d'Erbil au Kurdistan irakien, a déclaré Macron dans la nuit de jeudi à vendredi, annonçant ainsi le premier mort recensé au sein de l'armée française dans le cadre de la cadre de son soutien à Trump et Netanyahu.
    De l'argent pour l'éducation, la santé, les retraites...PAS POUR LA GUERRE !
    Triupes françaises hors du Moyen-Orient !
    #antifas #iran #irak

  20. Troupes françaises hors d' Afrique et du Moyen Orient !
    Une base navale accueillant des forces françaises à Abou Dhabi (Émirats arabes unis) a été visée ce dimanche par une attaque de drones iraniens. Selon les autorités, il n’y a pas de blessé.
    #afrique #moyenorient #iran #Macrondegage #onbloquetout #antifas

  21. VIDEO | Selon le gouverneur d’Erbil (Kurdistan irakien) : 6 soldats français ont été blessés dans une attaque de drone sur une base commune française à Makhmour.
    Leurs guerres, nos morts, leurs profits...
    Troupes françaises hors du Proche et du Moyen Orient !
    #iran #irak #macrondegage #antifas

  22. #Liban VIDEO | Au moins 11 personnes ont été tuées, dont 4 enfants, et 17 blessées, dans une attaque israélienne à Tamnine al-Tahta, dans le gouvernorat de Baalbek-Hermel, dans l’est du Liban.

    L'IMPÉRIALISME israélien , bras armé de l'impérialisme US, mène une guerre coloniale de conquête et d'occupation, que ce soit en #Palestine, au Liban, en #Syrie ou en #Iran.

    Question : pourquoi la gôche française refuse de nommer l'État apartheid d' Israël comme un État impérialiste DOMINANT ?
    #antifas

  23. #Iran 1 230 personnes ont été tuées, dont 175 écolières et membres du personnel dans une frappe de missile samedi sur une école à Minab, depuis le début de l'agression militaire impérialiste US et israélienne contre le peuple iranien, sa souveraineté et son avenir...
    #palestine #liban #israel #arrestnetanyahu #ice #usa #antifas #macrondegage

  24. #Liban les frappes aériennes de l'impérialisme israélien se poursuivent, ici dans le quartier de Dahieh à Beyrouth
    #israel #usa #palestine #iran #antifas

  25. #Liban Le ministère libanais de la Santé rapporte que depuis le 2 mars, 217 personnes ont été tuées et 798 blessées dans des attaques israéliennes soutenues par les États-Unis contre le pays.

    Photo : Attaque aérienne israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth.

    #palestine #gaza #iran #antifas #usa #israel #macrondegage

  26. « Cela fait 33 jours de résistance, et aujourd’hui nous sortons victorieux de ce combat avec la grande nouvelle : le décret 12.600/2025 a été abrogé. » C’est ainsi que le Conseil indigène Tapajós Arapiuns (Cita) a salué sur les réseaux sociaux, le 23 février, l’abrogation par le gouvernement brésilien d’un décret synonyme de privatisation des fleuves d’Amazonie.
    #antifas #indigenous #bresil
    basta.media/Bresil-Des-activis

  27. toumai1470 #Threads

    Artikel 20 Absatz 1 des Grundgesetzes sagt "Die Bundesrepublik Deutschland ist ein demokratischer und sozialer Bundesstaat." und Absatz 4 sagt " Gegen jeden, der es unternimmt, diese Ordnung zu beseitigen, haben alle Deutschen das Recht zum Widerstand, wenn andere Abhilfe nicht möglich ist." #Antifas #AfDVerbotjetzt

  28. #kanaky Apartheid et déni de démocratie...
    L'État colonial, Macron-Le Cornu entravent le droit de vote du peuple kanak avec des mesures administratives et répressives discriminantes, racistes, mesquines...
    #antifas #nouvellecaledonie #municipales #provinciales

  29. #kanaky Apartheid et déni de démocratie...
    L'État colonial, Macron-Le Cornu entravent le droit de vote du peuple kanak avec des mesures administratives et répressives discriminantes, racistes, mesquines...
    #antifas #nouvellecaledonie #municipales #provinciales

  30. #kanaky Apartheid et déni de démocratie...
    L'État colonial, Macron-Le Cornu entravent le droit de vote du peuple kanak avec des mesures administratives et répressives discriminantes, racistes, mesquines...
    #antifas #nouvellecaledonie #municipales #provinciales

  31. Ministère de la Santé de Gaza :

    ● Nombre total de cas reçus par les hôpitaux de la bande de Gaza au cours des dernières 24 heures : 18 victimes récupérées (des décombres) et 2 blessés."

    ● Depuis le cessez-le-feu (11 octobre) :
       • Nombre total de victimes : 631
       • Nombre total de blessures : 1 700
       • Total des cas de récupération : 753

    #palestine #gaza #arrestnetanyahu #antifas #macrondegage #onbloquetout
    #palestine #gaza #antifas #arrestnetanyahu
    @cupjs

  32. Le fascisme et la guerre...

    L'impérialisme suprémaciste blanc israélien poursuit son projet colonial de grand Israël du nil à l'Euphrate en accord avec les Yanquis, et avec la complicité de l'Union Européenne et ses gouvernements.
    #antifas #iran #palestine #Arrestnetanyahu #TrumpEpstein #MacronDegage #onbloquetout

  33. #iran Le fascisme et la guerre voilà où nous mènent Trump - Rubio et Netanyahou dans leur fuite en avant impérialiste, colonial et suprémaciste blanc.
    Macron- Le Cornu, soutien inconditionnel d'Israël, qui se sont aplatis devant Trump, complices !
    #Antifas
    #usa #Israel #Trump #ice #ArrestNetanyahu #TrumpEpstein #stopthewar #loiyadan #MacronDegage #OnBloqueTout

  34. Les #écologistes tournent le dos à l’antifascisme à #Lyon !

    Plutôt que d'évoquer la montée de l'extrême droite et des actes de violence des groupuscules racistes et néofascistes à Lyon (Plus de 100 entre 2010 et 2025) et le rôle des mouvements #antifas dans la protection des rassemblements de gauche et des minorités harcelées, Grégory #DOUCET préfère reprendre le narratif de l'extrême droite en condamnant les militants antifascistes qui ont subi une embuscade armée !

    youtube.com/live/AQ78-I70NIU?s

  35. Les forces israéliennes ont agressé et arrêté un homme palestinien à la mosquée Al-Aqsa.

    Les autorités israéliennes ont empêché des milliers de fidèles palestiniens de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem-Est occupée d’effectuer la première prière du vendredi du Ramadan, bien qu’ils détiennent des permis délivrés précédemment.

    #Gaza #palestine #ArrestNetanyahu #Antifas #loiyadanbaillon #islamophobie

  36. Images de l’incursion des colons dans la périphérie du village de Burin, au sud de Naplouse.

    #Gaza #palestine #ArrestNetanyahu #Antifas #loiyadanbaillon

  37. Le corps du secouriste Ziad Abu Nasrallah a été retrouvé. Il a été assassiné en prodiguant les premiers secours à son peuple après avoir été blessé lors d’une frappe israélienne, incarnant le sens du sacrifice jusqu’au tout dernier moment.

    #gaza #palestine #arrestnetanyahu #antifas #loiyadanbaillon

  38. Les forces d’occupation israéliennes prennent d’assaut la ville de Beitunia, à l’ouest de Ramallah.

    #gaza #palestine #arrestnetanyahu #antifas #loiyadanbaillon