home.social

#antifas — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #antifas, aggregated by home.social.

  1. # Ostracisée, déprogrammée ¶

    ## Lisa Spada ¶

    - instagram.com/lisaspada/

    Lisa Spada fait partie des signataires.

    Elle travaillait depuis une vingtaine d’années comme chanteuse de soul. Après le 7-Octobre, ses contrats se sont réduits comme peau de chagrin.

    “Dès le début, je me suis exprimée sur Instagram (instagram.com/lisaspada/) sur le sort des otages israéliens à Gaza, et le silence que cela suscitait chez les militants de gauche, avec lesquels j’avais manifesté contre le racisme “, raconte-t-elle.

    La jeune femme n’a pas subi d’appel au boycott, mais elle a reçu de moins en moins de propositions : “J’ai été ostracisée, j’ai perdu la moitié de mon réseau professionnel. On m’a accusée d’être génocidaire, de soutenir Netanyahou, je suis reléguée dans la bulle orpheline des juifs de gauche.”

    Depuis le 7-Octobre, elle a perdu la moitié de son réseau professionnel. Aujourd’hui, Lisa Spada n’a même plus assez de travail pour conserver le statut d’intermittente du spectacle.

    # Juliette ¶

    Juliette (le prénom a été changé), artiste de théâtre et de cabaret d’une trentaine d’années, a connu le même sort.”

    Le téléphone a quasiment arrêté de sonner, dit-elle.

    Lors d’une représentation dans une ville de province en 2024, les affiches de mon spectacle étaient barrées d’un “Free Palestine”, et quand j’abordais l’antisémitisme dans mon show, des spectateurs quittaient la salle .

    Une productrice m’a demandé de modifier ma manière de traiter cette question. Pour gagner ma vie, je me suis rabattue sur les cours de théâtre.
    Erica Lippert ¶

    Erica Lippert, la quarantaine, a fait minutieusement le décompte des annulations.

    DJ professionnelle depuis une vingtaine d’années, elle est passée de 45-50 prestations par an à 20-25 aujourd’hui.

    Son producteur de disques a rompu leur contrat, un festival et une radio l’ont déprogrammée.

    Raisons invoquées : un de ses podcasts sur les voix juives et arabo-musulmanes cité par la version francophone du “Times of Israël”, sa musique toujours diffusée sur les plateformes dans l’Etat hébreu, et le fait qu’elle ait accepté un concert à Tel-Aviv, où vit une partie de sa famille.

    “J’avais beaucoup hésité à y aller et détaillé, sur Instagram, mes doutes, mes questionnements, et le fait, bien sûr, que j’étais en faveur de la paix, se souvient-elle. J’ai été aussitôt cyberharcelée, insultée, sommée de m’expliquer, de montrer patte blanche.

    Si je ne prononçais pas le mot “génocide” ou “antisioniste”, je devenais une mauvaise juive à bannir .

    “Divergences de vues sur le conflit israélo-palestinien, explosion des budgets de sécurité, crainte de voir des salles insuffisamment remplies…”

    Liens ¶

    - leddv.fr/analyse/lostracisme-d

    # Laurence Haziza, directrice du Sacré Sound Festival et du Festival Jazz’N’Klezmer ¶

    - akadem.org/author/laurence-haz (Laurence Haziza est directrice du festival Jazz’N’Klezmer. Elle est également animatrice radio, journaliste, attachée de presse et comédienne)

    - instagram.com/laurencehaziza/

    “Les artistes juifs se retrouvent dans une sorte de communautarisme subi : ils sont contraints de plus en plus souvent de jouer dans des productions et des lieux juifs”, constate Laurence Haziza, directrice du Sacré Sound Festival et du Festival Jazz’N’Klezmer.

    # Sympathisants LFI et RN ¶

    Ce blacklistage survient dans un contexte de réveil de l’antisémitisme.

    Les actes antisémites recensés ont triplé par rapport à 2022, atteignant 1 320 en 2025.

    Ils représentent à eux seuls 53 % des actes antireligieux enregistrés en France.

    La France insoumise, en première ligne dans l’affaire Barbara Butch, ne se contente pas de réclamer des mises à l’écart.

    Le candidat à l’élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon a parlé d’antisémitisme “résiduel” en 2024 et fait rire en meeting, en mars, en jouant sur la prononciation des noms du délinquant sexuel Jeffrey Epstein et de l’eurodéputé Raphaël Glucksmann.

    Dans la dernière enquête de la Commission nationale consultative des Droits de l’Homme (CNCDH, cncdh.frama.io/cncdh-2025/inde) sur le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, LFI est devenue avec le Rassemblement national (RN), le parti qui compte la plus forte proportion de sympathisants approuvant au moins deux “vieux” préjugés antisémites (trop de pouvoir, lien particulier avec l’argent, double allégeance…) : respectivement 47 % et 48 %.

    Presque un sur deux.

    # 2026-07-31 Robert Hirsch: une partie de la gauche se complaît dans des dérives antisémites sans susciter de réactions à la hauteur du problème ¶

    - Robert Hirsch (luttes.frama.io/contre/l-antis)

    “La gauche, historiquement, a été aux côtés des juifs, pendant la Révolution française, l’affaire Dreyfus ou la Résistance, avec, cependant, en son sein des réticences à agir contre l’antisémitisme, conclut l’historien Robert Hirsch.

    Mais jamais comme aujourd’hui, où une partie de la gauche se complaît dans des dérives antisémites sans susciter de réactions à la hauteur du problème ”

    # 2026-07-31 Les signataires de la tribune de Jonas Pardo se font attaquer à leur tour ¶

    2026-07-21 Concert interrompu de Barbara Butch : agresser une DJ juive ne libérera pas la Palestine par Jonas Pardo dans Libération, pétition de soutien (antiracisme.frama.io/luttes-20)

    Une tribune intitulée Agresser une DJ juive ne libérera pas la Palestine” , lancée par Jonas Pardo et publiée dans le quotidien “Libération”, après le concert de Grenoble, a recueilli plus de mille signatures dans le monde culturel et intellectuel.

    Mais les signataires se font attaquer à leur tour.

    Parmi eux, l’acteur Alain Chabat, né dans une famille juive d’Algérie.

    “Terrible, Alain Chabat”, écrit un compte X anonyme qui prône la disparition d’Israël “Notre jeunesse à aimer ces personnages pour se rendre compte que ce ne sont tous que des sionistes.”

    Par Nathalie Funès
    Liens ¶

    - ✊🏽 ⚖️ 📣 🎥 2024-05-23 Réunion publique Qui a peur de la lutte contre l’antisémitisme, pour une gauche réellement antiraciste (antiracisme.frama.io/infos-202)

    Page 296 CNCDH L’antisémitisme à gauche (cncdh.frama.io/cncdh-2025/quat)

    - Page 297 Fin 2025, proches du RN et proches de LFI sont au même niveau d’antisémitisme (cncdh.frama.io/cncdh-2025/quat)

    - leddv.fr/analyse/lostracisme-d

    #BarbaraButch #Antisemitisme #Grenoble #polarisation #campisme #RougesBruns #Homophobie #Grossophobie #LFI #Nationalisme #Meute #Troupe #Populisme #Sexisme #Violence #Antifas #Haine #lacheté

  2. antiracisme.frama.io/luttes-20 (Barbara Butch, Joann Sfar… L’inquiétant boycott des artistes juifs en France)

    # Préambule ¶

    “Génocidaire”, “sale sioniste” : la DJ Barbara Butch, le dessinateur Joann Sfar, mais aussi des artistes moins connus, font face à des menaces et insultes qui s’intensifient…

    Au sein du monde culturel français, la mise au ban des juifs se banalise dans un contexte de réveil de l’antisémitisme depuis le 7-Octobre.

    Au sein du monde culturel français, la mise au ban des juifs se banalise dans un contexte de réveil de l’antisémitisme depuis le 7-Octobre.

    Par Nathalie Funès P

    # Barbara Butch, Joann Sfar… L’inquiétant boycott des artistes juifs en France ¶

    Huées, sifflets, insultes, doigts d’honneur… Une centaine de militants, certains masqués, lancent des graviers sur la scène, de la terre, des gobelets en plastique, des bouteilles de verre qui s’écrasent au pied de l’artiste.

    A 22h20, ce samedi 18 juillet, au Jardin de Ville à Grenoble, où se déroule le festival Cabaret frappé, la DJ Barbara Butch doit interrompre son set (nouvelobs.com/societe/20260731) .

    Au bout de vingt minutes et après avoir lancé “Imagine “de John Lennon…

    Cela faisait des mois que la section locale de La France insoumise (LFI) réclamait le boycott de l’artiste, figure de la scène queer et féministe.

    Les militants ont passé des heures à distribuer des tracts appelant à “déprogrammer les soutiens d’Israël” qui “censurent les voix palestiniennes”, avec un photomontage de la DJ, en train de mixer, éclaboussée de sang, devant un drapeau arc-en-ciel frappé de l’étoile de David.

    Allan Brunon (nouvelobs.com/politique/202607) , le chef de file insoumis de la mairie de Grenoble , reproche à l’artiste d’avoir cosigné en mars une tribune collective en faveur de la proposition de loi Yadan sur la lutte contre “les formes renouvelées de l’antisémitisme “ – contestée et abandonnée depuis – et de s’être produite à la résidence de l’ambassadeur de France à Tel-Aviv en juin 2025.

    La veille du concert de la DJ, il nous avait déclaré : “On fera en sorte de manifester notre mécontentement.

    “Barbara Butch avait très vite précisé, sur ses réseaux sociaux, qu’elle avait signé la tribune pour dénoncer un antisémitisme subi” au quotidien “depuis son enfance et qu’elle était “bien évidemment” contre le gouvernement de Benyamin Netanyahou.

    Elle avait ensuite déclaré sur la chaîne France 24 qu’elle “n’aurait pas dû le faire”.

    Mais les insultes ont continué : “grosse truie sioniste “, “sale sioniste” … “Barbara Butch est présentée comme une agente d’Israël”, commente Jonas Pardo (luttes.frama.io/contre/l-antis) , directeur de l’association Boussole antiraciste.

    Avec cette agression, on assiste à la résurgence du vieux préjugé antisémite de double allégeance qui date d’avant la création de l’Etat hébreu : le juif est un corps étranger. “ “Au XVIIIe siècle, et même des centaines d’années auparavant (“la vie selon des lois différentes” est déjà dénoncée par Haman dans le livre biblique d’Esther), les juifs étaient perçus comme une “nation dans la nation”, avec ses règles et ses solidarités censées prévaloir sur les autres”, précise l’historien Pierre Savy , coauteur de “Brève Histoire des croyances et préjugés antisémites” (Seuil, 2026).

    Après l’interruption du concert de Barbara Butch, le parquet de Grenoble a ouvert une enquête pour “délit d’entrave concertée aux libertés” .

    La DJ a porté plainte pour “provocation publique à la haine et à la violence” contre LFI, mais aussi contre le média réactionnaire “Omerta” et l’essayiste Alain Soral – depuis sa prestation à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, à l’été 2024, au milieu de drag-queens et du chanteur Philippe Katerine, quasi nu et peint en bleu, elle est aussi attaquée par l’extrême droite.

    # Eliminer symboliquement l’autre ¶

    Le cas de Barbara Butch n’est pas isolé .

    Le 7-Octobre et la guerre à Gaza ont enflammé le débat public français où la polarisation sur le conflit israélo-palestinien a atteint un niveau inédit.

    Les partisans les plus radicaux des deux “camps” rivalisent en essentialisations, en amalgames et en tentatives d’éliminer symboliquement l’autre.

    Les Palestiniens sont assimilés à des “terroristes” d’un côté, les Israéliens à des “sionistes génocidaires” de l’autre.

    Mais, fait nouveau, la mise au ban ne touche plus seulement les personnalités israéliennes, comme le cinéaste Nadav Lapid, farouche opposant à Netanyahou, qui a renoncé à participer au Festival international de Cinéma de Marseille en juin après des menaces de boycott.

    Désormais ce sont des juifs français, vivant à plus de 4 000 kilomètres du conflit, qui sont visés.

    Dans les milieux culturels et intellectuels, plutôt marqués à gauche, la liste des exclusions s’allonge.

    # 2026-07-31 En novembre 2025 Julien Théry a publié une “liste” sur ses réseaux sociaux de vingt” génocidaires à boycotter en toutes circonstances” ¶

    En novembre 2025, un professeur d’histoire médiévale à l’université Lyon-II, Julien Théry (luttes.frama.io/contre/l-antis) , a publié une “liste” sur ses réseaux sociaux de vingt” génocidaires à boycotter en toutes circonstances”, parmi lesquels les acteurs Charlotte Gainsbourg, Yvan Attal et Michel Boujenah, l’animateur Arthur, le dessinateur Joann Sfar…

    Tous coupables, à ses yeux, d’avoir signé dans “le Figaro” une lettre ouverte demandant à Emmanuel Macron de ne pas reconnaître l’Etat palestinien tant que les otages israéliens n’étaient pas libérés et le Hamas démantelé .

    Depuis, l’universitaire a été sanctionné par son établissement et interdit d’enseignement et de recherches durant dix-huit mois – il avait également publié plusieurs posts “stigmatisants”, selon Lyon-II, dont une photographie truquée d’un homme, identifié comme juif par une kippa et une étoile jaune, volant une femme munie d’un drapeau palestinien, avec ce commentaire : “God promised me this wallet” (“Dieu m’a promis ce portefeuille”, antiracisme.frama.io/infos-202).

    Les appels au boycott utilisent tous les codes de l’opprobre. “Sionistes hors de notre ville !” Cette phrase, écrite en lettres capitales, surplombait la photo en gros plan, de face et en noir et blanc du dessinateur Joann Sfar, tamponnée du mot “boycott” en rouge, comme sur un avis de recherche d’un western hollywoodien.

    Fin mai, invité au festival littéraire Oh les beaux jours ! de Marseille, l’auteur de BD s’est retrouvé de cette façon sur les réseaux sociaux et les murs de la cité phocéenne.

    Le collectif Cultures en lutte 13, à l’origine de l’appel au boycott, voulait dénoncer ce “relais médiatique francophone actif d’un discours visant à relativiser les crimes commis par l’Etat israélien contre le peuple palestinien”.

    “Cela fait trente ans que je milite pour la paix, s’insurge Joann Sfar. Les boycotteurs ne se rendent pas compte qu’ils servent le gouvernement de Netanyahou, lequel ne demande que ça : que les voix de la paix ne soient pas audibles.”
    Faux nez pour des attaques antisémites ¶
    Qu’est-ce que le mot “sioniste” signifie aujourd’hui ? ¶

    Des acceptions très différentes, selon les locuteurs.

    - Il peut désigner un soutien du pays-refuge prôné par Théodore Herzl pour protéger les juifs de l’antisémitisme et des pogroms à la fin du XIXe siècle.

    - Mais aussi un partisan de la colonisation qui a démarré dans les territoires occupés après la guerre de Six-Jours en 1967.

    - ou encore un défenseur de Netanyahou et d’un Grand Israël aux frontières encore plus élargies.

    - il peut, enfin, chez certains, être synonyme de “juif” et servir de faux nez pour des attaques antisémites.

    Jonathan Hayoun, auteur d’”Histoire de l’antisémitisme” (luttes.frama.io/contre/l-antis)

    “Le mot commence à être utilisé de façon discriminatoire, après la Seconde Guerre mondiale, en Union soviétique, rappelle le réalisateur Jonathan Hayoun, auteur d’”Histoire de l’antisémitisme” (2022) , une série documentaire pour Arte.
    Wladyslaw Gomułka ¶

    En juin 1967, le dirigeant communiste polonais Wladyslaw Gomułka qualifie les citoyens juifs de “cinquième colonne sioniste”, pactisant avec Israël.

    Le prélude à une campagne “antisioniste”, durant laquelle des milliers de juifs se sentent menacés et quittent le pays.
    Paris I au motif qu’elles étaient “sionistes”, une étudiante de l’université de Paris-I a exclu trois étudiantes du groupe de messagerie de sa promotion en septembre 2025 ¶

    “C’est au motif, justement, qu’elles étaient “sionistes”, qu’une étudiante de l’université de Paris-I a exclu trois étudiantes du groupe de messagerie de sa promotion en septembre 2025.

    La jeune fille a été condamnée en juin à quatre mois de prison avec sursis pour “harcèlement scolaire aggravé par un motif discriminatoire tenant à l’appartenance à la religion juive” par le tribunal correctionnel de Paris.
    Mais au-delà des figures médiatiques de Barbara Butch ou de Joann Sfar, le rejet se fait aussi de manière plus insidieuse ¶

    Des appels téléphoniques qui se raréfient, des désabonnements sur les réseaux sociaux, des messages restés sans réponse…

    # La pétition de David Konopnicki pour Liraz Charhi (iran.frama.io/luttes-2025/10/0)

    8. Exiger des gens, parce qu’ils sont juifs, qu’ils condamnent publiquement Israël (luttes.frama.io/contre/l-antis)

    “Pourquoi les juifs sont-ils obligés de se justifier sur le conflit israélo-palestinien, même quand on n’a passé, comme moi, qu’une semaine dans sa vie en Israël ?” interroge le guitariste David Konopnicki, qui se revendique de gauche et a lancé, en octobre, la pétition 'Stop au boycott et à la censure des artistes” (iran.frama.io/luttes-2025/10/0) après l’annulation du concert de la chanteuse israélienne Liraz Charhi au FGO-Barbara, un lieu culturel de la ville de Paris.

    #BarbaraButch #Antisemitisme #Grenoble #polarisation #campisme #RougesBruns #Homophobie #Grossophobie #LFI #Nationalisme #Meute #Troupe #Populisme #Sexisme #Violence #Antifas #Haine #lacheté

  3. - liberation.fr/idees-et-debats/ (2026-07-28 Eric Piolle sur l’action de LFI contre Barbara Butch : "Cher Jean-Luc Mélenchon, c’est une opportunité pour toi de reconnaître une erreur" )

    --<--
    # Eric Piolle sur l’action de LFI contre Barbara Butch : "Cher Jean-Luc Mélenchon, c’est une opportunité pour toi de reconnaître une erreur"

    L’ancien maire de Grenoble invite l’insoumis à condamner la violence de ses troupes à l’encontre de la DJ afin de ne pas donner le sentiment "que ce qui s’est passé à Grenoble pourrait être l’illustration de ce qui se passerait en France si LFI accédait au pouvoir".

    Cher Jean-Luc,

    Nous nous connaissons depuis plus de douze années maintenant.

    Je t’écris aujourd’hui avec gravité et espoir.

    Je te sollicite directement pour que tu t’exprimes clairement sur la portée de l’interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble samedi 18 juillet 2026.

    En 2014, j’ai été élu maire de Grenoble à la tête d’une alliance inédite entre EELV, le Parti de gauche et d’autres composantes du Front de gauche que tu avais créé, et de mouvements citoyens engagés.

    C’est cette union enthousiasmante, éprise de justice sociale, de biens communs et d’environnement, de démocratie et d’émancipation, qui a gouverné de 2014 à 2026.

    En 2020, cet arc humaniste rassemblait de La France Insoumise à Place Publique et à des dissidents socialistes. Pour une transformation radicale de la société à l’échelle locale.

    Une écologie qui assume la rupture avec les logiques néolibérales, de croissance, de compétition et le système capitaliste.
    Fin de la pub, baisse des indemnités des élus, végétalisation massive, accès au logement, alimentation bio locale végétarienne et accessible, révolution du vélo, politique de santé et politique d’énergie, hospitalité, et tant d’autres choses : nous avons montré qu’une bifurcation radicale est possible et souhaitable.

    Il reste tant à faire.

    # Ta main tendue aux Ecologistes

    En 2017, lors de ta seconde campagne présidentielle, j’ai soutenu ta candidature, contre l’avis de mon propre parti, pour que la gauche reste tête haute et voix forte dans la défaite annoncée.

    En 2022, tu as assuré l’essentiel à nouveau pour l’avenir de la gauche et des écologistes et pour appeler à un changement profond de système.

    C’est également ce que j’ai porté lors des primaires des Ecologistes dans cet objectif, qui a toujours été le mien, de rassembler l’arc humaniste pour renverser le système et refonder une société juste et pérenne, sans prédation ni discrimination.

    Le défi de 2027 est plus grand encore : non seulement nos aspirations de justice et de changement nous sont encore plus désirables, mais l’extrême droite profite de la violence du système actuel pour arriver aux portes du pouvoir.

    Aujourd’hui, notre responsabilité est immense.

    J’ai lu encore récemment ta main tendue aux Ecologistes dans Reporterre.

    De mon point de vue, ton message n’a des chances d’être entendu que si des signes concrets, forts et clairs sont envoyés.

    L’épisode de samedi 18 juillet 2026 à Grenoble, au concert de Barbara Butch, est un exemple cinglant des procédés qui pétrifient nos électeurs et confortent une très large part de l’électorat dans son rejet, déjà nourri des préjugés entretenus par de nombreux médias à ton égard.

    # Pas un boycott, de la police politique violente

    Les désaccords politiques sont normaux, y compris avec des artistes. Mais ce n’est pas un appel au boycott qui a été fait à Grenoble.

    C’est de la police politique, violente.

    - D’abord **en transformant la réalité** pour créer l’adversaire (communication ambiguë sur une pseudo-participation de Barbara Butch à la Pride de Tel Aviv).

    - Ensuite **en niant tout droit à l’expression de l’erreur** (Barbara Butch est revenue sur sa signature en soutien de la honteuse loi Yadan, d’abord par un pas de côté, puis carrément en disant que c’était une erreur).

    - En **assimilant le désaccord ainsi artificiellement accentué à une complicité du pire des crimes, via des tracts outrageux**.

    - En **appelant la mairie à la déprogrammation d’un festival qu’elle finance mais ne programme pas, demandant ainsi l’ingérence politique** pour décider qui a le droit de se produire ou pas, selon les vues de La France Insoumise grenobloise.

    - **En créant les conditions rendant intenables le concert**, via une mobilisation trop bruyante et proche pour que l’action ne soit qu’un appel au boycott, mobilisation qui s’est prolongée par le **sabotage électrique et l’envoi de projectiles divers sur scène**.

    - En **mentant sur les faits**,
    - en **accusant les autres de mensonges**,
    - en **se déclarant fier de cette action**
    - et **en réécrivant les narratifs au fur et à mesure**.

    - Enfin, **en ciblant spécifiquement pour une action phare une artiste victime de harcèlements haineux depuis deux ans de la part de l’extrême droite**, pour tout ce qu’elle est (alors que les signataires en soutien de la loi Yadan sont nombreux, leur signature est sur les réseaux sociaux, ils n’ont pas disparu de la vie publique, et n’ont pas été visés par LFI).

    On peut voir cela comme un désastre politique.

    Je préfère, après l’avoir clairement condamné, voir ce tragique événement comme l’opportunité pour toi de reconnaître une erreur à tout point de vue, et d’exprimer que la solidarité dont tu fais preuve à l’égard de tes proches pris dans des tourmentes médiatiques n’est pas au prix de donner le sentiment que ce qui s’est passé à Grenoble pourrait être l’illustration de ce qui se passerait si La France Insoumise était au pouvoir.

    A bon entendeur, jamais désespéré.

    Pour préparer l’avenir comme nous avons su le faire dans le passé.

    -->--

    #BarbaraButch #Antisemitisme #Grenoble #LFI # Melenchon #Nationalisme #Violence #ViolencePolitique #Antifas #Haine #mensonges #desinformation #populisme

  4. snam-cgt.org/blog/2026/07/24/a ("Appeler à boycotter pour des motifs politiques n’a rien à voir avec le fait d’empêcher des artistes de jouer, les insulter ou leur jeter des projectileq", par SNAM le syndicat CGT des musiciennes, musiciens et interprètes)

    --<--
    Les récents évènements survenus à l’occasion du DJ set de l’artiste Barbara Butch à Grenoble le 18 juillet 2026 n’ont rien à voir avec une action de boycott et les violences qui s’y sont produites sont inacceptables.

    Rien ne peut justifier des violences contre une artiste sur scène, quand bien même dénoncer le génocide et les crimes commis à Gaza, militer pour l’arrêt des violences et le régime d’apartheid qui perdurent toujours aujourd’hui, condamner les actes du gouvernement israélien sont des objectifs légitimes derrière lesquels doivent se retrouver toutes les personnes éprises de justice et de paix et pour lesquels la CGT se mobilise au nom de la solidarité internationale des travailleurs et travailleuses.

    Le boycott culturel est un mode d’action non violent qui consiste à refuser d’assister à des évènements ou des spectacles considérés comme contribuant à la promotion, à la légitimation ou à la normalisation des politiques d’un État.
    Il ne porte pas atteinte à la liberté de création.
    Il n’est pas un appel à la violence, ne serait-ce que verbale.
    Certes, la liberté de programmation n’exclut pas le discernement lorsque des choix peuvent avoir pour conséquence de normaliser un soutien à des causes ou des régimes criminels.

    Aujourd’hui il est insupportable de voir à l’affiche des artistes liés à la Russie de Poutine ou à l’État d’Israël de Netanyahou en prétendant qu’il s’agirait de choix artistiques sans dimension politique.

    Il n’empêche que perturber un spectacle, en demander la déprogrammation pour des motifs purement politiques sont au contraire des actes que nous condamnons absolument.

    Nous savons tous que Barbara Butch est une femme qui subit depuis des années des violences et du harcèlement motivés par l’antisémitisme, la haine des personnes LGBTQIA+ et la grossophobie.

    Nous appelons à la lutte contre toutes les formes de discriminations dans le secteur musical comme dans la société.

    Il ne saurait être question d’instrumentaliser un type de discrimination pour en justifier d’autres comme l’extrême droite tente par exemple de le faire.

    Les artistes de la musique vivant et travaillant en France mais assimilés à tort ou à raison à telle ou telle culture, communauté ou nation du Proche Orient subissent depuis quelques années un ostracisme que nous dénonçons.

    Il devient très difficile aujourd’hui de travailler quand on présente publiquement des répertoires de musique d’origine juive ou palestinienne.

    Ramener ainsi des musiciens et des musiciennes à une identité pour leur refuser de gagner leur vie et d’exprimer leur art en public constitue un racisme et un antisémitisme insupportables.

    D’autres artistes sont victimes de délits d’opinion et font les frais des thèmes dont ils traitent dans leurs chansons, dans leurs spectacles ou dans leurs déclarations publiques.

    C’est une atteinte insupportable à leur liberté d’expression.

    Paris, le 24 juillet 2026

    -->--
    #BarbaraButch #Antisemitisme #Grenoble #syndicat #Homophobie #Grossophobie #LFI #Nationalisme #Meute #Troupe #Populisme #Sexisme #Violence #Antifas #Haine #lacheté
    -->--

  5. - travailleur-alpin.fr/2026/07/2 (Barbara Butch. Nouvelle plainte de la ville de Grenoble : « boycotter n’est pas entraver »)

    # Nouvelle plainte de la ville de Grenoble : “boycotter n’est pas entraver”

    Laurence Ruffin, maire de Grenoble, a donné une conférence de presse, vendredi 24 juillet 2026, à l’hôtel de ville, accompagnée de l’avocat parisien Arié Alimi qui intervenait en visioconférence.

    Six jours après l’interruption du concert de Barbara Butch au Cabaret frappé, Laurence Ruffin et son avocat Arié Alimi ont annoncé ce vendredi 24 juillet le dépôt par la ville de Grenoble d’une nouvelle plainte, cette fois auprès du procureur de la République.

    Une plainte contre X, notamment:

    -* pour violences volontaires* sur un élu et envers la DJ dans les deux cas en réunion
    - et avec *usage d’armes par destination*
    - ou encore *pour mise en danger de la vie d’autrui* .

    Rappelant son opposition à la loi Yadan et son soutien à la cause palestinienne, la maire de Grenoble condamne toutefois les méthodes employées, estimant **“qu’une ligne rouge a été franchie”** .

    La première plainte avait été déposée par la ville de Grenoble au commissariat, dans les jours suivant l’interruption du concert de Barbara Butch au Cabaret frappé, samedi 18 juillet 2026, à la suite de l’action menée par 150 à 200 manifestants pro-palestiniens, à l’appel de la section grenobloise de LFI et de différentes organisations.

    Une démarche judiciaire volontairement lacunaire, de l’aveu de la mairie, et qui visait essentiellement les dégradations matérielles.

    Depuis, la polémique n’a pas désenflé, loin s’en faut, et de nouveaux éléments ont conduit la municipalité à déposer une nouvelle plainte, cette fois auprès du procureur de la République, ont annoncé ce vendredi 24 juillet 2026 Laurence Ruffin et l’avocat parisien Arié Alimi, lors d’une conférence de presse.

    “Depuis samedi, il y a eu des témoignages, des vidéos qui montrent que les faits sont graves”, explique la maire de Grenoble .

    Elle rappelle qu’une artiste a été prise pour cible. “J’insiste sur le fait que c’était une femme seule face à une foule injurieuse .

    On a eu des élus de la République, des agents de la ville qui ont été intimidés, agressés, menacés, et le public, venant là pour un événement festif, un moment convivial, populaire, gratuit, qui a été mis en danger”, affirme-t-elle.

    **Les doigts d’honneur, geste sexiste et circonstance aggravante**

    La seconde plainte regroupe donc plusieurs motifs.

    D’abord les infractions visées initialement, à savoir

    - la **dégradation de biens d’autrui — en l’occurrence les câbles sectionnés**
    - **l’entrave avec menace contre la liberté d’expression**
    - et **la mise en danger de la vie d’autrui**.

    Sur ce dernier point, les câbles sectionnés auraient pu causer des “risques d’atteinte à l’intégrité corporelle importants”, précise Arié Alimi, citant les possibilités d’électrocution ou d’incendie.

    Ensuite, en étudiant les vidéos, les témoignages d’agents de la ville, les révélations de certains médias, l’avocat s’est rendu compte que “de manière avérée — même si c’est contesté par les organisateurs de la protestation — des projectiles ont été lancés” sur Barbara Butch, sur l’adjoint à la culture Alexis Monge et sur la scène.

    # **Ce qu’on nomme, en termes juridiques, “usage d’armes par destination” **.

    D’où une plainte visant également des violences volontaires en réunion, avec usage d’armes par destination, d’une part “sur personne titulaire d’un mandat électif”, d’autre part sur la DJ.

    Pour cette dernière, “les violences peuvent être caractérisées notamment par les vociférations, les hurlements, les cris” , indique Me Alimi.
    Et les violences volontaires comportent en outre dans son cas “une circonstance aggravante, l’utilisation de gestes injurieux à caractère sexiste” ¶

    *L’avocat fait ici référence aux nombreux doigts d’honneur visibles sur la vidéo*.

    Barbara Butch étant “connue pour avoir déjà été victime d’un grand nombre de harcèlements par la sphère de l’extrême droite, en raison du fait qu’elle est femme, lesbienne, et grosse, **les doigts d’honneur peuvent caractériser à l’évidence le caractère sexiste** à son égard”, estime-t-il.

    Un point qu’ont d’ailleurs également abordé les communistes: “Un doigt d’honneur ne peut être tenu pour un argument politique”

    “Un doigt d’honneur ne peut être tenu pour un argument politique : c’est une insulte à caractère sexuel qui se veut infamante, adressée publiquement à une artiste luttant pour la visibilité des lesbiennes”, a ainsi dénoncé la fédération PCF de l’Isère dans un communiqué daté du 21 juillet. “Disproportion manifeste”

    Arié Alimi comme Laurence Ruffin tiennent à mettre d’emblée les points sur les i : il est “légitime de protester”, d’exprimer un désaccord et même de boycotter un événement culturel… **en ne s’y rendant pas** .

    # Mais “boycotter, ce n’est pas entraver”, martèlent-ils tous les deux

    “Ce sont des méthodes que je n’accepte pas en tant que maire” , assène l’édile, considérant qu’on a **“franchi une ligne rouge” samedi soir 18 juillet 2026**.

    **Dans une ville comme Grenoble, engagée contre le racisme, contre l’antisémitisme, contre l’homophobie, pour le féminisme, il est en effet impensable de “prendre pour cible une artiste se trouvant au croisement de ces discriminations”, s’insurge Laurence Ruffin**.

    Les manifestants accusent Barbara Butch d’avoir signé une tribune en faveur de la proposition de loi Yadan (finalement retirée), avant de se rétracter par la suite — des regrets jugés insuffisants par les insoumis — ainsi que d’avoir mixé à l’ambassade de France à Tel-Aviv, en juin 2025, en plein génocide à Gaza.

    Des positions contestables, reconnaissent la maire et l’avocat, évoquant leur opposition à la loi Yadan ainsi que leur soutien à la cause palestinienne .

    Mais le problème n’est pas là, assure Arié Alimi, qui insiste sur “l’éthique du boycott culturel”.

    Car à l’origine, la campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel en Israël a posé très clairement les termes.

    Celui-ci “ne vise pas une nationalité, une origine ou une identité, mais des liens institutionnels de complicité”.

    Or, il y a ici non seulement une trop grande “personnalisation”, mais également, déplore l’avocat, “une disproportion manifeste entre ce qui est reproché à Barbara Butch et les modalités de l’empêchement de sa création”. “La fin ne justifie jamais les moyens”

    Ces modalités, ce sont “les jets de projectiles, les violences, les injures, le fait qu’il y ait une foule contre une femme seule, et pas contre un État ou contre des forces de l’ordre armées”, poursuit-il.

    C’est même un principe cardinal, insiste Arié Alimi : “La fin ne justifie jamais les moyens.
    Et c’est la raison pour laquelle on doit répondre à ce type de faits par le droit.”

    Pour l’avocat et militant de la LDH, le débat dépasse le seul cas de la DJ : “Ce n’est pas que Barbara Butch qui est visée aujourd’hui en France.

    C’est Médine, c’est le Collège de France, c’est un ensemble d’artistes qui ont des visions différentes de la situation et qui doivent conserver la liberté d’expression artistique, académique et culturelle.”

    “Médine a été ciblé car il est Arabe et musulman.

    Et pour Barbara Butch, c’est la même chose.

    # Je pense qu’il y a une personnalisation et une focalisation autour d’elle parce qu’elle est juive, lesbienne et grosse.”

    Les exemples ne sont pas cités au hasard.

    Médine a été ciblé “car il est Arabe et musulman”, souligne-t-il.

    “Et pour Barbara Butch, c’est la même chose.

    Je pense qu’il y a une personnalisation et une focalisation autour d’elle parce qu’elle est juive, lesbienne et grosse.”

    Laurence Ruffin explique de son côté que les mêmes principes l’ont guidée dans une autre affaire

    Laurence Ruffin explique de son côté que les mêmes principes l’ont guidée dans une autre affaire. “De la même manière, j’ai défendu la liberté de programmation du 102 quand la droite avait demandé au conseil municipal de déprogrammer un événement antifasciste” [NDLR : festival organisé par l’Action antifasciste Grenoble pour ses cinq ans d’existence, en mai 2026], confie la maire.
    Allan Brunon mentionné dans la plainte contre X ¶

    Quid de la France insoumise et d’Allan Brunon ?

    Co-organisateur de l’action au Cabaret frappé, le président du groupe LFI à Grenoble se retrouve aujourd’hui dans l’œil du cyclone, ciblé de toutes parts par ses adversaires politiques — et parfois par ses ex-alliés.

    Chose qui ne l’a pas empêché d’assumer les faits ni de contre-attaquer dans les médias, accusant par exemple Laurence Ruffin de “manquer de courage politique”.

    Pour autant, contrairement à Barbara Butch qui a décidé de déposer une plainte contre LFI, la ville de Grenoble porte bien plainte contre X .

    Néanmoins, si aucun auteur potentiel n’est visé nominativement, “en revanche, certaines personnes sont mentionnées dans la plainte, notamment Allan Brunon puisqu’il a fait des déclarations depuis et a reconnu avoir organisé ce mouvement de protestation”, confie Me Alimi — qui, pour la petite histoire, fut l’avocat de Jean-Luc Mélenchon.
    Cela aura-t-il un impact sur la suite du mandat ? ¶

    Difficile à dire… Laurence Ruffin rappelle toutefois que “LFI est dans l’opposition” et que les futures décisions émaneront toujours de la majorité municipale, dont ne font pas partie les insoumis.

    Pour le reste, la maire de Grenoble l’assure, elle n’est “pas en bataille contre un parti dans cet engagement”, elle qui a “toujours porté l’union de la gauche”.

    Et l’édile de conclure : “En tant que maire, je veux permettre aux Grenoblois de vivre de façon apaisée, de se dire que lorsqu’ils vont à un concert, ils vont vivre un beau moment.”

    #BarbaraButch #PCF #Antisemitisme #Grenoble #LFI #Nationalisme #Populisme #Sexisme #Violence #Antifas #Haine #plainte

  6. On cite souvent Barbara Butch, voici ses propres paroles transcrites à partir de son interview du 21 juillet 2026 par #Libération (avec Eva Thaury)

    - antiracisme.frama.io/luttes-20

    Source: archive.ph/Q1sd3 (liberation.fr/culture/barbara-)

    Source copie vidéo: youtu.be/PxwPG5KJm1s

    La DJ queer a dû interrompre sa performance samedi 18 juillet à Grenoble face à une manifestation de militants LFI et propalestiniens.

    Pour "Libé", elle revient sur cet incident et répond aux critiques.

    Elle arrive à Libération mardi matin au bras de son avocate Audrey Msellati (instagram.com/amsllt/).

    Fragile mais pas à terre, avec l’envie de parler, comme l’espoir, en s’exprimant, de se défendre et d’apaiser la situation.

    Depuis les Jeux olympiques de Paris en 2024, Barbara Butch est la cible permanente d’attaques lesbophobes, grossophobes et antisémites en provenance de l’extrême droite.

    Sa parole est devenue plus rare, pour des raisons de sécurité.

    Depuis que la DJ a signé en mars une tribune de soutien à la proposition de loi Yadan visant à lutter "contre les nouvelles formes d’antisémitisme", elle est sous le coup d’un appel au boycott, notamment organisé par la section iséroise de LFI.

    Dans un tract diffusé en amont de son set samedi soir au Cabaret frappé, à Grenoble, ces élus et militants de gauche la qualifiaient "d’artiste complice de génocide".

    Elle a finalement été forcée de quitter la scène sous les huées.

    L’incident a déclenché une polémique nationale et le parquet de Grenoble a annoncé ce mardi 21 juillet 2026 l’ouverture d’une enquête "pour délit d’entrave concerté aux libertés".

    Dans Libération, plus de 300 artistes et universitaires dont Eva Illouz, Tal Bruttmann, Patrick Boucheron, Vincent Lemire, Alain Chabat, Géraldine Nakache et les frères Dardenne lui apporte leur soutien.

    Barbara Butch a choisi de témoigner dans Libération, avec émotion, tout en refusant de se laisser enfermer dans la posture de victime.

    # Texte/interview avec Eva Thaury

    ## youtu.be/PxwPG5KJm1s

    Samedi 18 juillet 2026, le concert de Barbara Bouch au festival Cabaret frappé de Grenoble a été interrompu après l'intervention de militants proalestiniens dont des membres et élus de la France insoumise.

    La DJ a finalement dû être exfiltrée.

    Sa venue était contestée depuis le mois de mai : en cause sa signature d'une tribune soutenant la proposition de loi Yadan, un texte controversé visant à lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme **depuis retiré**.

    Selon la mairie de Grenoble, des bouteilles en verre et d'autres projectiles ont été lancés en direction de la scène.

    La ville et son adjoint à la culture ont porté plainte tandis que le parquet a ouvert une enquête pour **entrave concerté aux libertés**.

    Figure des nuits LGBTQIA+ et l'un des visages de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Paris, Barbara Butch avait déjà été la cible d'un cyberharcèlement antisémite, lesbophobe et grossophobe.

    Pour Libération, elle revient en exclusivité sur les événements du samedi 18 juillet et répond aux prises de position qui lui sont reprochées.

    ## 0'56" Est-ce que vous pouvez me raconter ce qui s'est passé pour vous samedi soir au cabaret de Grenoble et comment vous allez ?

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=56

    ### archive.ph/Q1sd3

    En fait, déjà avant d'arriver, j'étais quand même très sous pression.

    J'étais déjà dans un dans un mood hyper angoissé

    Ce qui s'est passé c'est à dire que en fait, j'ai vu cette foule hyper en colère en colère contre moi.

    Vraiment, c'était cruel.

    Je pense que personne ne mérite de subir ça.

    J'ai été quand même caillassée.

    Les gens prenaient, il y avait des personnes qui prenaient des des cailloux qui ramassaient à même le sol ou du gravier qui me l'envoyaient sur les platines.

    Je me prenais du liquide des liquides, du vin, de la bière.

    Donc j'ai essayé de rester, j'ai essayé de faire passer des messages en dans le choix de mes morceaux aussi.

    Notamment en mettant Titanium de David Guettaa parce que c'était le le en fait j'ai j'avais il fallait que je me recentre dans un endroit où j'étais dans ma force quoi.
    Et de dire vous pouvez en fait essayer de de tout faire pour m'éteindre, m'invisibiliser, me mais en fait **moi je me suis battu toute la vie toute ma vie pour la visibilité des uns et des autres mais vous n'arriverez pas à me déshumaniser**.

    ## 2'23" j’ai senti que j’étais en danger, physique quand les bouteilles de verre ont commencé à arriver sur la scène

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=143

    Sauf qu'à un moment donné, j'ai senti que j'étais en danger, **physique** quand les bouteilles de verre ont commencé à arriver sur la scène où là je me suis dit une bouteille mal envoyée je la prends dans la tête, **il peut tout se passer**.

    ## 2'43" j’ai mis “Imagine” de John Lennon et parce que c’était aussi dire en fait on enfin c’était dire il faut absolument qu’on s’unisse face au fascisme tous ensemble quoi

    Des fois, je peux je sais pas, ça peut aller jusqu'à la mort en fait.

    Même si mon gros corps pourrait faire penser que c'est une armure, j'ai pas vraiment d'armure, mais il y a quand même des gens qui sont venus pour moi.

    Je sais qu' enfin qu'il y a des gens qui sont venus pour moi parce qu'ils m'aiment et et que j'aime aussi en retour et qu'il fallait que je leur dise au revoir, donc j'ai mis **"Imagine" de John Lennon et parce que c'était aussi dire en fait on enfin c'était dire il faut absolument qu'on s'unisse face au fascisme tous ensemble quoi**.

    ## 3'26" On a le droit d’être en colère bien évidemment mais que ça ne justifie en rien tout ce qui s’est passé ce soir-là

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=206

    On a le droit d'être en colère bien évidemment mais **que ça ne justifie en rien tout ce qui s'est passé ce soir-là**.

    C'était pas que des drapeaux ou des pancartes, c'était des **gestes physiques en fait**.

    Et c'est ça qui m'a choqué.

    C'est ça qui m'a choqué, c'est en fait le fait qu'on vienne avec des drapeaux, très bien. on vient avec des pancartes, bon d'accord, il y a pas de soucis.

    Mais en fait déranger le public qui est là pour moi, me crier dessus, me hurler dessus je à tel point que j'entende pas la musique, c'est quand même c'était d'une violence inouie.

    ## 4'06" comment on peut se dire que c’est normal, même quand on n’est pas d’accord avec quelqu’un, de se dire: “Tiens, je vais prendre un tesson de bouteille et je vais le balancer sur sur la scène comme ça, elle va comprendre

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=246

    Et surtout, comment on peut se dire que c'est normal, même quand on n'est pas d'accord avec quelqu'un, de se dire: "Tiens, je vais prendre un tesson de bouteille et je vais le balancer sur sur la scène comme ça, elle va comprendre

    le fait d'entendre depuis des mois et particulièrement par ses voix là au Cabaret Frappé, "sale sioniste", "sale sioniste", "assassin" qu'on me traite d'assassin de "sioniste génocidaire" de ...

    ## 4'44" Moi dans ma tête, j'entendais vraiment "sale juive" quoi

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=284

    Moi dans ma tête, j'entendais vraiment "sale juive" quoi.

    Et parce que là l'antisémitisme a pris une autre, un autre visage et et en fait là on peut pas le nier; c'est pas possible de de nier ce qui s'est passé, ce qui se passe depuis des mois et qu'on dénonce et en fait je trouve ça fou que et puis voilà, toutes les intentions qu'on me prête, qu'on m'a prêté pendant ce concert, les choses qu'on disait et qui sont complètement diffamatoires, je trouve ça en fait que vraiment rien justifie cette violence, rien.

    ## 5'27" C’est la vraie vie.
    Je suis une vraie personne.
    J'encaisse, j'encaisse, j'encaisse

    C'est la vraie vie.

    Je suis une vraie personne.

    J'encaisse, j'encaisse, j'encaisse.

    ## 5'33 Mais à un moment donné, il va falloir une prise de conscience que les gens se disent que là on est allé trop loin

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=333

    Mais à un moment donné, il va falloir une prise de conscience que les gens se disent que là on est allé trop loin.

    On est, c'est sorti des réseaux.

    C'est à dire que en fait je veux pas me positionner en victime mais en fait je suis une victime, ... là.

    Je suis une victime de cette haine qui est vraiment injustifiée.

    ## 6'01

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=361

    Ça c'est pas c'est je comprends pas que dans une société comme la nôtre, la société française, dans une République comme la nôtre où la où la démocratie est le fondement de de notre histoire, on puisse se dire que ce comportement c'est normal.

    ## 6'21" LFI ils maintiennent que cette manifestation, elle était pacifique.
    Qu'est-ce que vous avez à répondre à ça ?
    Comme sur la manière dont vous avez ressenti ?

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=381

    Et il y avait rien de de pacifique parce que déjà quand je suis descendu de la voiture pour accéder au Cabaret Frappé, il y avait déjà un groupe de manifestants qui m'attendaient en me criant des horreurs.

    **J'estime que ça déjà il y a rien de pacifique là-dedans**.

    ## 6'51" Vous avez reçu le soutien de personnalités publiques et politiques comme Sandrine Rousseau.
    Comment vous le prenez ?

    ### youtu.be/PxwPG5KJm1s?t=411

    Ben, je suis je suis ravie de d'avoir des #soutiens.

    C'est plutôt courageux de sa part d'avoir pris position parce que je sais que depuis des mois, je suis #radioactive et que les gens ont peur de prendre la parole pour me défendre; parce que ils se sentent eux aussi en danger quelque part.

    Et aujourd'hui ça montre que en fait là il y a une limite qui a été dépassée et donc je trouve ça très courageux maintenant que les gens apportent leur #soutien et le disent clairement, qu'ils l'écrivent et et j'en suis très reconnaissante.

    #Témoignage #BarbaraButch #Antisemitisme #Grenoble #Homophobie #LFI #Nationalisme #Populisme #Sexisme #Violence #Antifas

  7. kolektiva.social/@clara_asso/1 (Le 18 juillet, des militant•e•s pro-palestinien•ne•s ont interrompu le concert de Barbara Butch à Grenoble avec le soutien de la section locale de LFI. Nous condamnons cette action qui cible personnellement une artiste juive déjà harcelée par l'extrême-droite. La cause palestinienne mérite mieux)

    Nous condamnons fermement l'interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble par CLARA

    --<--
    # Défendre la liberté artistique et refuser l'antisémitisme

    Le 18 juillet 2026, lors du festival Cabaret Frappé à Grenoble, le concert de Barbara Butch a été interrompu au bout d'une vingtaine de minutes par une centaine de militant·es pro-palestinien·nes, avec le soutien affiché de responsables de la section locale de La France insoumise, dont l'élu Allan Brunon.

    Ce dernier avait menacé le 24 mars 2026 un commerçant, lui intimant de sortir et l'insultant à plusieurs reprises avec les termes violemment homophobes de "sale tapette" et " petite tapette".

    Présentée comme une action de "boycott culturel", cette interruption constitue une atteinte grave à la liberté artistique.

    Ces désaccords politiques ne sauraient justifier la censure d'une artiste ou sa liberté d'expression.

    Nous condamnons sans ambiguïté cette action, qui participe d'une dérive préoccupante : faire d'artistes juifs et juives de la diaspora des symboles d'un conflit dont ils et elles ne sont ni les responsables ni les représentantes.

    # Une campagne fondée sur des amalgames

    Les organisateurs de cette action invoquent principalement trois raisons :

    - La signature par Barbara Butch d'une tribune soutenant la Loi Yadan publiée dans Le Point en mars 2026 et dénonçant l'antisémitisme en France.
    Loi à laquelle, par ailleurs, notre association, CLARA s'est opposée.

    Barbara Butch a pourtant clairement expliqué sa démarche : "J'ai signé une tribune pour dénoncer l'antisémitisme en France, que je subis au quotidien et depuis mon enfance.
    Il y a des choses à redire sur cette loi, mais moi je ne suis ni juriste ni politologue.
    Mon métier, c'est de faire danser les gens." - Sa participation, en juin 2025, à un événement organisé par l'ambassade de France à Tel-Aviv dans le cadre du mois des fiertés LGBTQIA+.
    En réalité, elle a simplement mixé lors d'un événement diplomatique organisé par l'ambassade de France. - Un projet d'animation de la Pride de Tel-Aviv en 2025 : or, elle n'a jamais participé à la Pride de Tel-Aviv en 2025.

    **Aucun de ces faits ne saurait justifier qu'une artiste soit empêchée de se produire**.

    # Une artiste déjà ciblée par l'extrême droite

    Barbara Butch n'est pas devenue une cible avec les événements de Grenoble, elle est déjà la cible privilégiée de l'extrême droite

    Depuis plusieurs années, elle fait l'objet de campagnes de haine menées par l'extrême droite en raison de son engagement féministe, LGBTQIA+, de sa lutte contre la grossophobie et de sa judéité.

    Après sa prestation lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, elle a subi une vague massive de cyberharcèlement mêlant insultes antisémites, lesbophobes, sexistes, grossophobes et menaces de mort.

    Plusieurs auteurs ont été condamnés par la justice.

    En 2026, sa nomination à la direction artistique de la Nuit Blanche a également déclenché de nouvelles attaques :

    - Des éditorialistes, comme Mathieu Bock-Côté sur CNews, ont dénoncé son choix ;

    - Le Journal du dimanche a entretenu la polémique autour de sa présence aux Jeux olympiques ;

    - Civitas, mouvement d'extrême droite intégriste, a appelé à perturber l'événement, en ciblant explicitement son engagement LGBTQIA+ et sa qualité de femme juive ;

    - Plusieurs médias de la mouvance catholique intégriste ont relayé ces campagnes.

    Ainsi, l'extrême droite attaque Barbara Butch depuis des mois pour :

    - Son militantisme LGBTQI+ (Civitas la qualifie de "militante LGBT et" à abattre). - Sa judéité (les insultes antisémites pullulent sur les réseaux : "juiverie ", "grosse truie sioniste", "dégoûtant rond-point juif".

    - Son rôle dans la cérémonie des JO (accusée de "blasphème" par les milieux catholiques intégristes).

    Une convergence préoccupante des méthodes

    # C'est précisément pour cette raison que les événements de Grenoble sont particulièrement **ignobles et inquiétants**.

    On y retrouve plusieurs mécanismes déjà utilisés contre elle par l'extrême droite :

    - Personnalisation des attaques contre une artiste ;

    - Diffusion ou reprise d'informations inexactes concernant sa présence en Israël ;

    - Confusion entre identité juive, soutien supposé au gouvernement israélien et responsabilité politique ;

    - Volonté d'empêcher une représentation artistique.

    Ces convergences de méthode doivent être interrogées avec sérieux, sans en déduire une équivalence entre les projets politiques qu'elles servent.

    # Refuser les amalgames

    Critiquer le gouvernement israélien est parfaitement légitime.

    Défendre les droits du peuple palestinien est parfaitement légitime.

    **En revanche, rendre des artistes juif·ves responsables de la politique d'un État ou exiger d'eux une forme de justification permanente de leur rapport à Israël pour pouvoir exercer leur métier ne l'est pas**.

    Confondre systématiquement judaïsme, identité juive, sionisme et politique du gouvernement israélien alimente des mécanismes qui peuvent contribuer à la stigmatisation des Juifs·ves de diaspora.

    Une lutte antiraciste cohérente repose sur ce principe de base : aucune personne ne doit être tenue pour responsable des actes d'un État en raison de son origine, de sa religion ou de son identité.

    Nous réaffirmons que :

    - La liberté artistique doit être protégée, quelles que soient les opinions politiques ;

    - Aucun·e artiste ne doit être empêché·e de se produire en raison de son identité ou de ses supposées appartenances ;

    - Les attaques visant Barbara Butch, qu'elles proviennent de l'extrême droite ou d'une partie de militant·es se réclamant de la solidarité avec la Palestine, doivent être condamnées avec la même fermeté.

    Nous appelons :

    - À combattre toute confusion entre identité juive et politique israélienne ;

    - À protéger les artistes contre les campagnes de haine, les intimidations et les tentatives de censure ;

    - À faire vivre une solidarité avec le peuple palestinien qui ne se construise jamais au détriment des principes fondamentaux de l'antiracisme, de la liberté d'expression et de la lutte contre l'antisémitisme.

    La défense des droits du peuple palestinien et la lutte contre l'antisémitisme ne sont pas incompatibles.

    Elles exigent au contraire la même exigence de justice, le même refus des discriminations et la même vigilance face à toutes les formes de racisme et de haine.

    Sur RTL, deux ans après le 7 Octobre, alors que les actes antisémites ont bondi de 1 000 % et que certaines personnes de confession juive en sont réduites à cacher leur nom sur les boîtes à lettres ou à le modifier lors de commandes, Manuel Bompard a jugé cette situation "inacceptable".

    Il déclarait :

    "Je les soutiens totalement.
    L'antisémitisme, comme toutes les formes de racisme, n'a rien à faire dans la politique française.
    Les Juifs de France ne sont pas comptables de la politique du gouvernement de M.
    Netanyahu, qui, elle, est insupportable et inacceptable, et qu'il faut condamner.
    Mais je n'en rends évidemment pas responsable ou comptable les Juifs de France, et si des personnes dans notre pays le font, ils se trompent."

    Dans le prolongement concret de cette prise de position, **nous exigeons solennellement que la direction de La France insoumise condamne sans ambiguïté l'acte antisémite perpétré à Grenoble contre Barbara Butch, avec le soutien et la complicité d'Allan Brunon, conseiller municipal LFI de Grenoble, et qu'elle prenne les mesures appropriées à l'encontre d'un élu déjà mis en cause pour des propos homophobes**.

    -->--

    #Excuses #LFI #Sanctions #AllanBrunon #FranceIsoumise #Homophobie #Antisemitisme #Palestine #LibertéArtistique #Censure #Ignoble #Confusionisme #Desinformation #stimatisation
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis #sectes #antifas #ExtremesDroites

  8. -->--

    **Agresser une DJ juive ne libérera pas la Palestine** par Jonas Pardo

    Depuis le spectacle donné lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, la DJ et artiste Barbara Butch est la cible d’une campagne de harcèlement qui mêle lesbophobie, grossophobie et antisémitisme.

    À la suite des Jeux, plusieurs groupes d’extrême droite l’ont accusée de blasphème, d’atteinte aux "bonnes mœurs" et de participer à une prétendue décadence culturelle.

    Après sa nomination à la direction artistique de la Nuit Blanche, les attaques ont pris la forme d’insinuations sur sa rémunération, de soupçons de favoritisme, de procès d’intention autour d’un supposé agenda idéologique.

    Plus récemment encore, un journal identitaire a choisi de faire figurer Barbara Butch en Une aux côtés du pédocriminel Jeffrey Epstein, les présentant tous deux comme les symboles d’un Occident prétendument "dégénéré".

    Références à l’argent, soupçons de corruption morale, accusation de complot contre les cultures européennes : Barbara Butch n’est pas attaquée pour ses œuvres, ses prises de parole ou ses actes.

    Elle est visée à travers des imaginaires antisémites et LGBTphobes dont l’histoire est ancienne.

    Depuis quelques mois, c’est l’accusation de "double allégeance" qui est mise en circulation sur les réseaux sociaux.

    Vieux stéréotype antisémite, les Juifs seraient inféodés à un État étranger dont ils défendraient les intérêts de manière dissimulée.

    Le soir de la Nuit Blanche, tandis qu’un groupe de militants catholiques intégristes tentaient d’empêcher la tenue d’un événement organisé dans l’église Saint-Laurent, des militants proches de la section grenobloise de la France insoumise cherchaient à perturber le concert de Barbara Butch, place de l’Hôtel de Ville.

    Dans un tract distribué au public venu assister à la soirée, ils appelaient la Ville de Paris à "ne pas servir de marchepied à la propagande d’Israël" et demandaient la déprogrammation de l’artiste, décrite comme une "personnalité sioniste" et "figure de la stratégie de pinkwashing d’Israël".

    Des camps politiques sensés être opposés désignent une même personne comme cible.

    Non pour ses créations, ses prises de parole ou ses actes, mais parce qu’ils projettent sur elle des fantasmes liés à ce qu’elle est : une femme juive et lesbienne.

    Au printemps, le représentant grenoblois de la France Insoumise élu au conseil municipal de la ville, lance un appel au boycott contre la DJ.

    Le harcèlement sort de l’espace numérique.

    Des centaines de militants tractent et se mobilisent pour tenter de la faire déprogrammer, l’invectivent dès son arrivée sur ses lieux de travail et l’insultent en continu en espérant qu’elle sorte de la scène.

    Rassemblés autour de l’idée que l’artiste participerait à une entreprise de propagande israélienne, c’est aux cris de "sale sioniste" qu’une centaine de militants insoumis ont tenté d’empêcher Barbara Butch de se produire au Cabaret Frappé à Grenoble, samedi 18 juillet.

    Les faits qui lui sont reprochés : avoir joué à la Pride de Tel Aviv en 2025, et sa signature d’une tribune en défense de la loi visant à lutter "contre les formes renouvelées d’antisémitisme", dite Loi Yadan.

    Les insoumis grenoblois considèrent ce geste comme une forme de soutien aux politiques meurtrières du gouvernement Netanyahou, et un soutien à la répression des voix pro-palestiniennes.

    La DJ n’a en réalité pas joué à la Pride, qui n’a d’ailleurs pas eu lieu, mais dans une soirée privée à l’ambassade de France en Israël.

    Si elle a signé cette tribune, comme elle l’explique elle-même, c’est parce qu’elle voyait dans cette loi la possibilité d’un recul de l’antisémitisme, qu’elle vit d’autant plus après les JO de Paris.

    Loin d’être un cas isolé, les tentatives d’écarter les artistes juifs et juives de l’espace public se multiplient de manière inquiétante depuis le 7 octobre 2023.

    Réalisateurs, auteurs d’essais, de littératures ou de BDs, musiciens, peintres, podcasteurs, ou comédiens, ils et elles peuvent être sionistes, asionistes, antisionistes, leur mise au ban est aveugle à leur point de vue réel sur la situation au Moyen-Orient.

    La défense des droits du peuple palestinien est un combat urgent, légitime et nécessaire.

    Mais elle ne saurait justifier la diffusion d’accusations infondées visant une personne en raison de son identité ou de supposées appartenances.

    Le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions, auquel se réfèrent les militants, rappelle d’ailleurs que ces campagnes ne sauraient viser les individus.

    Chacun et chacune est en droit d’avoir un désaccord avec des membres d’une minorité quelconque.

    Nous- mêmes, artistes, auteurs, acteurs de la culture et militants antiracistes signataires de cette tribune, avons des positions diverses vis-à-vis de la loi Yadan, plusieurs d’entre nous s’y sont opposés publiquement.

    En revanche, nous partageons une même conviction : désigner à la vindicte des individus issus d’une minorité sous prétexte de s’opposer à leur opinion, réel ou supposé, n’a rien à voir avec l’exercice du débat démocratique et aboutit à l’augmentation de la violence raciste.

    La lutte antiraciste doit pouvoir faire exister des débats en son sein, sans exposer les victimes de racisme à plus de racisme.

    Auteur : Jonas Pardo, chercheur et directeur de l’association Boussole Antiraciste (helloasso.com/associations/ass)

    -->--

    Voir aussi : luttes.frama.io/contre/l-antis (Petit manuel de lutte contre l’antisemitisme par Jonas Pardo et Samuel Delorr (paru le 25 octobre 2024))

    #antifas #antiracisme #democratie #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis #LaurenceRuffin #AllanBrunon #RN #LFI

  9. helloasso.com/associations/si-

    --<--
    Lancement de l'offre jeunesse de la Revue K.(k-larevue.com/) : les réalités juives européennes en tourmente expliquées aux adolescents

    Depuis cinq ans, K. (k-larevue.com/) documente et analyse la situation des Juifs en Europe à travers des reportages, des enquêtes, des analyses et des entretiens.

    Les textes exigeants de K. abordent en profondeur les sujets brûlants de l'actualité.

    Écrits par des chercheurs, des spécialistes, ils sont peu adaptés à un jeune public.

    Ce travail a permis de constituer un corpus unique de connaissances sur l'antisémitisme, la mémoire de la Shoah et les expériences juives d'aujourd'hui. Il était temps de le rendre accessible aux plus jeunes.

    Les adolescents sont aujourd'hui en première ligne : à l'école, dans l'actualité, sur les réseaux sociaux.

    Ils manquent pourtant de ressources fiables, accessibles pour eux, ajusté au niveau de connaissance d'un collégien ou d'un lycéen d'aujourd'hui en France, à propos de la pédagogie sur l’antisémitisme, l’antisionisme, le conflit israélo-palestinien.

    En somme, les réalités juives dans la tourmente.

    # Pourquoi ce projet est-il important ?

    Pour répondre à une demande que vous êtes nombreux à nous adresser, nous bâtissons, à partir des contenus de la Revue K (k-larevue.com/)., une véritable bibliothèque pédagogique de 250 fiches claires, rigoureuses et directement utilisables, qui sera accessible à tous.

    Une fiche pourra expliquer, à partir de cas concrets traités par la revue, ce qu'est l'antisionisme et en quoi il se distingue de la critique d'Israël ;

    une autre, comment se propage un trope antisémite ;

    une autre se demande pourquoi on se bat sur la définition même de ce qu'est l'antisémitisme ;

    une autre en quoi la mémoire de la Shoah est-elle menacée ou dévoyée dans certains pays ;

    une autre encore explique ce qui signifie la panthéonisation d'un historien comme Marc Bloch (à laquelle la Revue consacre cette semaine un numéro spécial: k-larevue.com/dossier-marc-blo).

    En soutenant ce projet, vous nous aidez à transmettre aux adolescents les connaissances et l'esprit critique dont ils ont besoin pour comprendre ces sujets.

    Vos dons sont essentiels pour le mener à bien, qui est la première étape avant une offre vidéo.

    # Description des postes de dépenses

    ## Répartition prévisionnelle du budget

    • 60 % – Création des fiches pédagogiques

    Adaptation des articles de la Revue, rédaction des fiches et ressources complémentaires.

    • 15 % – Comité pédagogique

    Constitution et animation d'un comité réunissant des enseignants et spécialistes chargés d'accompagner le projet, de relire les contenus et d'en garantir la qualité pédagogique.

    • 15 % – Développement technique

    Intégration des fiches sur le site de la Revue K., amélioration de l'expérience utilisateur, accessibilité et maintenance.

    • 10 % – Communication et diffusion

    Présentation du projet auprès des enseignants, établissements scolaires, CDI et acteurs de la transmission afin de favoriser l'utilisation des ressources.

    Chaque euro collecté contribuera à mettre à la disposition des jeunes des ressources rigoureuses sur l'antisémitisme, la mémoire de la Shoah et les réalités juives contemporaines.

    # Bénéficiaires finaux de la collecte

    Les fonds collectés seront utilisés par l'association Si Pas Maintenant (association éditrice de la Revue k.) pour financer le développement du projet.

    Les bénéficiaires directs de la collecte sont les personnes et prestataires mobilisés pour la création des fiches pédagogiques, l'animation du comité pédagogique, le développement technique du projet et sa diffusion auprès des établissements scolaires.

    Les bénéficiaires finaux sont les adolescents de 13 à 17 ans, leurs enseignants et leurs parents, qui auront accès à des ressources pédagogiques fiables et adaptées pour aborder l'antisémitisme, la mémoire de la Shoah et les réalités juives contemporaines.
    Porteurs du projet

    L'équipe éditoriale de la Revue K. (k-larevue.com/)

    -->--

    Voir aussi le chapitre "La construction du racisme chez l'enfant" du rapport 2025 de la CNCDH, cncdh.fr/sites/default/files/2, pages 20 à 47)

    page 47, cncdh.fr/sites/default/files/2

    # Recommandation no 3 : La CNCDH recommande, afin de renforcer la lutte contre la haine en ligne, la généralisation d’une éducation critique et approfondie aux usages numériques, familiarisant avec les algorithmes, la viralité et les dynamiques propres aux réseaux sociaux.

    # Recommandation no 4 : La CNCDH recommande de soutenir des recherches pluridisciplinaires et des outils d’analyse permettant de mieux comprendre la fabrique du racisme dès le plus jeune âge et les moyens de lutter contre les préjugés, et d’adosser les politiques publiques à des bases scientifiques robustes.

    # Recommandation no 5 : La CNCDH recommande de renforcer la formation initiale des professionnels de la petite enfance et de l’éducation nationale aux
    processus de construction des préjugés chez les jeunes enfants.

    #Formation #Enfants #Adolescents #antisemitisme #antisionisme #tropes #antifas #CNCDH #Tropes #Préjugés

  10. Malcolm X, à droite, rencontre Fidel Castro à l’hôtel Theresa à Harlem, New York, le 19 septembre 1960.
    #cuba #blackpower #antifas

  11. La journaliste Nassira El Moaddem, autrice d'un livre-enquête sur Le Blanc-Mesnil, et les Editions Stock ont déposé plainte ce mardi 24 mars contre le sénateur et ex-maire LR de cette commune de Seine-Saint-Denis, Thierry Meignen, pour menaces de mort.
    "Je vais la faire condamner pour diffamation. Je vais la fouetter. J'irai au bout, elle va mourir, je la tue", a déclaré Thierry Meignen au Monde, rapporte le quotidien.
    #journalisme #antifas #leblancmesnil #mastolivre

  12. A écouter sur X x.com/SuppressedNws/status/190

    #hossamshabat encore un journaliste exemplaire et un martyr du peuple palestinien abattu délibérement pour envoyer quel message au monde...
    maudit soit #IsraHELL...
    Maudit soit tout les hypocrytes...
    #antifas Gloire au peuple palestinien #palestinevaincra #freepalestine

  13. Il y a 5 ans la revolution chilienne reprenait son cours grâce à la révolte de la jeunesse qui mettait ainsi à nue la transition pseudo démocratique qui avait hérité de la constitution de Pinochet...
    #antifas #chile #ChileDesperto

  14. #OTD 2023 wieder fast bundesweit Razzien gegen #Antifas 😡
    #AlertaAlertaAntifascista
    am 8.11.1939 versuchte Georg #Elser, Hitler im Bürgerbräukeller München in die Luft zu sprengen.

    Unser Lieblingsbuch dazu: Hellmut G. Haasis: "DEN HITLER JAG ICH IN DIE LUFT. Der Attentäter Georg Elser"
    #EditionNautilus

    links-lesen.buchkatalog.de/den

    Eine weitere Biografie erschien 2023: "ALLEIN GEGEN HITLER"
    #CHBeckLiteratur

    links-lesen.buchkatalog.de/all