#indifference — Public Fediverse posts
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On the Consideration of the Force-Feeding Sonam Wangchuk, to Break his Hunger-Striking Protest against Unconstitutional Systemic Fraudulence
This IS public! What on earth are the judicial indents upto? #Avi #climatechange #indifference #wakeupthepublic 1. It is proven that the incessantly detoriating level of anti-public anti-population and anti-travel conspiracy is deliberately abetted at the scale of mere 'professional engagement', engaged in by each, with a full…
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On the Consideration of the Force-Feeding Sonam Wangchuk, to Break his Hunger-Striking Protest against Unconstitutional Systemic Fraudulence
This IS public! What on earth are the judicial indents upto? #Avi #climatechange #indifference #wakeupthepublic 1. It is proven that the incessantly detoriating level of anti-public anti-population and anti-travel conspiracy is deliberately abetted at the scale of mere 'professional engagement', engaged in by each, with a full…
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On the Consideration of the Force-Feeding Sonam Wangchuk, to Break his Hunger-Striking Protest against Unconstitutional Systemic Fraudulence
This IS public! What on earth are the judicial indents upto? #Avi #climatechange #indifference #wakeupthepublic 1. It is proven that the incessantly detoriating level of anti-public anti-population and anti-travel conspiracy is deliberately abetted at the scale of mere 'professional engagement', engaged in by each, with a full…
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On the Consideration of the Force-Feeding Sonam Wangchuk, to Break his Hunger-Striking Protest against Unconstitutional Systemic Fraudulence
This IS public! What on earth are the judicial indents upto? #Avi #climatechange #indifference #wakeupthepublic 1. It is proven that the incessantly detoriating level of anti-public anti-population and anti-travel conspiracy is deliberately abetted at the scale of mere 'professional engagement', engaged in by each, with a full…
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On the Consideration of the Force-Feeding Sonam Wangchuk, to Break his Hunger-Striking Protest against Unconstitutional Systemic Fraudulence
This IS public! What on earth are the judicial indents upto? #Avi #climatechange #indifference #wakeupthepublic 1. It is proven that the incessantly detoriating level of anti-public anti-population and anti-travel conspiracy is deliberately abetted at the scale of mere 'professional engagement', engaged in by each, with a full…
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https://raar.info/2026/07/02/non-au-silence-sur-l-antisemitisme/ 📢 Communiqué du RAAR "Non au silence sur l’antisémitisme" 📢
L’incompréhension du présent naît fatalement de l’ignorance du passé. Mais il n’est peut-être pas moins vain de s’épuiser à comprendre le passé si l’on ne sait rien du présent. »
Marc Bloch, "Apologie pour l’histoire".Cet avertissement essentiel de Marc Bloch, on pouvait penser qu’il serait écouté au moment de sa panthéonisation.
Il revenait à Patrick Boucheron, invité de Guillaume Erner sur France Culture, d’être à la hauteur de la tâche.
Il se trouve que Boucheron fait partie des historiens qui ne répugnent pas à traverser les siècles pour évoquer le temps présent.
Il était donc cohérent que Guillaume Erner l’interroge sur l’antisémitisme actuel, notamment à propos du boycott d’artistes et intellectuels juifs, à l’occasion d’une émission consacrée au grand historien, résistant, Juif que fut Marc Bloch.
Or, la réponse de Boucheron a laissé l’animateur de l’émission pantois. Refusant de s’exprimer sans en donner la raison, l’invité de Guillaume Erner lui a répondu sèchement : « On vous laisse parler tout seul ».
Cette formule, étrange de la part d’un invité lors d’une émission de radio, interroge : s’adresse-t-il au journaliste qui l’interpelle ou au Juif ?
Ne serait-ce pas, dans ce cas, une manière de dire : « les Juifs, ça suffit ; vos obsessions n’intéressent que vous » !?
Une partie de la gauche s’est déchaînée en affirmant que Boucheron avait été attaqué pour avoir refusé d’établir un lien entre les années 40 et la Palestine.
Or, rien dans la question de Guillaume Erner n’allait dans ce sens.
Il a simplement demandé à Patrick Boucheron et à sa consœur Alya Aglan leur analyse sur la résurgence de l’antisémitisme, que Marc Bloch avait dénoncé en son temps.
Au-delà du cas de Boucheron, historien passionné par le présent, mais ici indifférent à l’angoisse juive, ce refus de répondre renvoie à la situation actuelle de l’antisémitisme.
Tout indique son ampleur depuis un quart de siècle, et plus particulièrement depuis le 7 octobre 2023.
Mais beaucoup regardent ailleurs.
Notamment à gauche.
En rupture avec ce qu’elle fut lorsqu’elle agissait pour l’émancipation de 1791, pour que justice soit rendue au capitaine Dreyfus ou pendant la Résistance.
Ceux qui, comme Boucheron, refusent de se prononcer sur l’antisémitisme d’aujourd’hui, font écho à ceux qui ont si souvent consenti à l’antisémitisme.
Pour le malheur des Juifs et Juives et pour la dégradation du monde.
Le RAAR, avec d’autres, continuera d’agir pour que cesse cet infâme consentement.
Le communiqué au format PDF: https://raar.info/wp-content/uploads/2026/07/Communique_RAAR_Boucheron_Erner_non_au_silence_sur_l_antisemitisme_2026_07_02.pdf
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https://raar.info/2026/07/02/non-au-silence-sur-l-antisemitisme/ 📢 Communiqué du RAAR "Non au silence sur l’antisémitisme" 📢
L’incompréhension du présent naît fatalement de l’ignorance du passé. Mais il n’est peut-être pas moins vain de s’épuiser à comprendre le passé si l’on ne sait rien du présent. »
Marc Bloch, "Apologie pour l’histoire".Cet avertissement essentiel de Marc Bloch, on pouvait penser qu’il serait écouté au moment de sa panthéonisation.
Il revenait à Patrick Boucheron, invité de Guillaume Erner sur France Culture, d’être à la hauteur de la tâche.
Il se trouve que Boucheron fait partie des historiens qui ne répugnent pas à traverser les siècles pour évoquer le temps présent.
Il était donc cohérent que Guillaume Erner l’interroge sur l’antisémitisme actuel, notamment à propos du boycott d’artistes et intellectuels juifs, à l’occasion d’une émission consacrée au grand historien, résistant, Juif que fut Marc Bloch.
Or, la réponse de Boucheron a laissé l’animateur de l’émission pantois. Refusant de s’exprimer sans en donner la raison, l’invité de Guillaume Erner lui a répondu sèchement : « On vous laisse parler tout seul ».
Cette formule, étrange de la part d’un invité lors d’une émission de radio, interroge : s’adresse-t-il au journaliste qui l’interpelle ou au Juif ?
Ne serait-ce pas, dans ce cas, une manière de dire : « les Juifs, ça suffit ; vos obsessions n’intéressent que vous » !?
Une partie de la gauche s’est déchaînée en affirmant que Boucheron avait été attaqué pour avoir refusé d’établir un lien entre les années 40 et la Palestine.
Or, rien dans la question de Guillaume Erner n’allait dans ce sens.
Il a simplement demandé à Patrick Boucheron et à sa consœur Alya Aglan leur analyse sur la résurgence de l’antisémitisme, que Marc Bloch avait dénoncé en son temps.
Au-delà du cas de Boucheron, historien passionné par le présent, mais ici indifférent à l’angoisse juive, ce refus de répondre renvoie à la situation actuelle de l’antisémitisme.
Tout indique son ampleur depuis un quart de siècle, et plus particulièrement depuis le 7 octobre 2023.
Mais beaucoup regardent ailleurs.
Notamment à gauche.
En rupture avec ce qu’elle fut lorsqu’elle agissait pour l’émancipation de 1791, pour que justice soit rendue au capitaine Dreyfus ou pendant la Résistance.
Ceux qui, comme Boucheron, refusent de se prononcer sur l’antisémitisme d’aujourd’hui, font écho à ceux qui ont si souvent consenti à l’antisémitisme.
Pour le malheur des Juifs et Juives et pour la dégradation du monde.
Le RAAR, avec d’autres, continuera d’agir pour que cesse cet infâme consentement.
Le communiqué au format PDF: https://raar.info/wp-content/uploads/2026/07/Communique_RAAR_Boucheron_Erner_non_au_silence_sur_l_antisemitisme_2026_07_02.pdf
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L’incompréhension du présent naît fatalement de l’ignorance du passé. Mais il n’est peut-être pas moins vain de s’épuiser à comprendre le passé si l’on ne sait rien du présent. »
Marc Bloch, "Apologie pour l’histoire".Cet avertissement essentiel de Marc Bloch, on pouvait penser qu’il serait écouté au moment de sa panthéonisation.
Il revenait à Patrick Boucheron, invité de Guillaume Erner sur France Culture, d’être à la hauteur de la tâche.
Il se trouve que Boucheron fait partie des historiens qui ne répugnent pas à traverser les siècles pour évoquer le temps présent.
Il était donc cohérent que Guillaume Erner l’interroge sur l’antisémitisme actuel, notamment à propos du boycott d’artistes et intellectuels juifs, à l’occasion d’une émission consacrée au grand historien, résistant, Juif que fut Marc Bloch.
Or, la réponse de Boucheron a laissé l’animateur de l’émission pantois. Refusant de s’exprimer sans en donner la raison, l’invité de Guillaume Erner lui a répondu sèchement : « On vous laisse parler tout seul ».
Cette formule, étrange de la part d’un invité lors d’une émission de radio, interroge : s’adresse-t-il au journaliste qui l’interpelle ou au Juif ?
Ne serait-ce pas, dans ce cas, une manière de dire : « les Juifs, ça suffit ; vos obsessions n’intéressent que vous » !?
Une partie de la gauche s’est déchaînée en affirmant que Boucheron avait été attaqué pour avoir refusé d’établir un lien entre les années 40 et la Palestine.
Or, rien dans la question de Guillaume Erner n’allait dans ce sens.
Il a simplement demandé à Patrick Boucheron et à sa consœur Alya Aglan leur analyse sur la résurgence de l’antisémitisme, que Marc Bloch avait dénoncé en son temps.
Au-delà du cas de Boucheron, historien passionné par le présent, mais ici indifférent à l’angoisse juive, ce refus de répondre renvoie à la situation actuelle de l’antisémitisme.
Tout indique son ampleur depuis un quart de siècle, et plus particulièrement depuis le 7 octobre 2023.
Mais beaucoup regardent ailleurs.
Notamment à gauche.
En rupture avec ce qu’elle fut lorsqu’elle agissait pour l’émancipation de 1791, pour que justice soit rendue au capitaine Dreyfus ou pendant la Résistance.
Ceux qui, comme Boucheron, refusent de se prononcer sur l’antisémitisme d’aujourd’hui, font écho à ceux qui ont si souvent consenti à l’antisémitisme.
Pour le malheur des Juifs et Juives et pour la dégradation du monde.
Le RAAR, avec d’autres, continuera d’agir pour que cesse cet infâme consentement.
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Marc Bloch, "Apologie pour l’histoire".Cet avertissement essentiel de Marc Bloch, on pouvait penser qu’il serait écouté au moment de sa panthéonisation.
Il revenait à Patrick Boucheron, invité de Guillaume Erner sur France Culture, d’être à la hauteur de la tâche.
Il se trouve que Boucheron fait partie des historiens qui ne répugnent pas à traverser les siècles pour évoquer le temps présent.
Il était donc cohérent que Guillaume Erner l’interroge sur l’antisémitisme actuel, notamment à propos du boycott d’artistes et intellectuels juifs, à l’occasion d’une émission consacrée au grand historien, résistant, Juif que fut Marc Bloch.
Or, la réponse de Boucheron a laissé l’animateur de l’émission pantois. Refusant de s’exprimer sans en donner la raison, l’invité de Guillaume Erner lui a répondu sèchement : « On vous laisse parler tout seul ».
Cette formule, étrange de la part d’un invité lors d’une émission de radio, interroge : s’adresse-t-il au journaliste qui l’interpelle ou au Juif ?
Ne serait-ce pas, dans ce cas, une manière de dire : « les Juifs, ça suffit ; vos obsessions n’intéressent que vous » !?
Une partie de la gauche s’est déchaînée en affirmant que Boucheron avait été attaqué pour avoir refusé d’établir un lien entre les années 40 et la Palestine.
Or, rien dans la question de Guillaume Erner n’allait dans ce sens.
Il a simplement demandé à Patrick Boucheron et à sa consœur Alya Aglan leur analyse sur la résurgence de l’antisémitisme, que Marc Bloch avait dénoncé en son temps.
Au-delà du cas de Boucheron, historien passionné par le présent, mais ici indifférent à l’angoisse juive, ce refus de répondre renvoie à la situation actuelle de l’antisémitisme.
Tout indique son ampleur depuis un quart de siècle, et plus particulièrement depuis le 7 octobre 2023.
Mais beaucoup regardent ailleurs.
Notamment à gauche.
En rupture avec ce qu’elle fut lorsqu’elle agissait pour l’émancipation de 1791, pour que justice soit rendue au capitaine Dreyfus ou pendant la Résistance.
Ceux qui, comme Boucheron, refusent de se prononcer sur l’antisémitisme d’aujourd’hui, font écho à ceux qui ont si souvent consenti à l’antisémitisme.
Pour le malheur des Juifs et Juives et pour la dégradation du monde.
Le RAAR, avec d’autres, continuera d’agir pour que cesse cet infâme consentement.
Le communiqué au format PDF: https://raar.info/wp-content/uploads/2026/07/Communique_RAAR_Boucheron_Erner_non_au_silence_sur_l_antisemitisme_2026_07_02.pdf
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Marc Bloch, "Apologie pour l’histoire".Cet avertissement essentiel de Marc Bloch, on pouvait penser qu’il serait écouté au moment de sa panthéonisation.
Il revenait à Patrick Boucheron, invité de Guillaume Erner sur France Culture, d’être à la hauteur de la tâche.
Il se trouve que Boucheron fait partie des historiens qui ne répugnent pas à traverser les siècles pour évoquer le temps présent.
Il était donc cohérent que Guillaume Erner l’interroge sur l’antisémitisme actuel, notamment à propos du boycott d’artistes et intellectuels juifs, à l’occasion d’une émission consacrée au grand historien, résistant, Juif que fut Marc Bloch.
Or, la réponse de Boucheron a laissé l’animateur de l’émission pantois. Refusant de s’exprimer sans en donner la raison, l’invité de Guillaume Erner lui a répondu sèchement : « On vous laisse parler tout seul ».
Cette formule, étrange de la part d’un invité lors d’une émission de radio, interroge : s’adresse-t-il au journaliste qui l’interpelle ou au Juif ?
Ne serait-ce pas, dans ce cas, une manière de dire : « les Juifs, ça suffit ; vos obsessions n’intéressent que vous » !?
Une partie de la gauche s’est déchaînée en affirmant que Boucheron avait été attaqué pour avoir refusé d’établir un lien entre les années 40 et la Palestine.
Or, rien dans la question de Guillaume Erner n’allait dans ce sens.
Il a simplement demandé à Patrick Boucheron et à sa consœur Alya Aglan leur analyse sur la résurgence de l’antisémitisme, que Marc Bloch avait dénoncé en son temps.
Au-delà du cas de Boucheron, historien passionné par le présent, mais ici indifférent à l’angoisse juive, ce refus de répondre renvoie à la situation actuelle de l’antisémitisme.
Tout indique son ampleur depuis un quart de siècle, et plus particulièrement depuis le 7 octobre 2023.
Mais beaucoup regardent ailleurs.
Notamment à gauche.
En rupture avec ce qu’elle fut lorsqu’elle agissait pour l’émancipation de 1791, pour que justice soit rendue au capitaine Dreyfus ou pendant la Résistance.
Ceux qui, comme Boucheron, refusent de se prononcer sur l’antisémitisme d’aujourd’hui, font écho à ceux qui ont si souvent consenti à l’antisémitisme.
Pour le malheur des Juifs et Juives et pour la dégradation du monde.
Le RAAR, avec d’autres, continuera d’agir pour que cesse cet infâme consentement.
Le communiqué au format PDF: https://raar.info/wp-content/uploads/2026/07/Communique_RAAR_Boucheron_Erner_non_au_silence_sur_l_antisemitisme_2026_07_02.pdf
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La culture de l’ignorance
Parfois, j’ai l’impression, malgré le nombre grandissant d’écoles et d’accès à la connaissance, que nous vivons une époque où un nombre grandissant de personnes semblent vouloir cultiver l’ignorance.
Je fais référence à l’agnotologie, un terme utilisé par l’historien des sciences Robert Proctor et Londa Schiebinger, qui réfère à l’étude de la production culturelle et sociale de l’ignorance, par opposition à l’épistémologie qui étudie la production du savoir.
Avec cette perspective, l’ignorance n’est pas toujours un simple manque de connaissance, un vide en attente d’être comblé. Elle peut être fabriquée activement, comme un produit culturel à part entière. Par exemple, l’industrie du tabac finançant des études pour entretenir le doute sur le lien tabac-cancer, les stratégies de désinformation sur le changement climatique ou la domination masculine.
Ainsi, il existe plusieurs types d’ignorance, celle qui résulte de la négligence, celle qui est stratégiquement entretenue en utilisant le doute comme arme, et celle qui naît d’un choix délibéré de ne pas savoir par indifférence, peur, ou intérêt.
Une autre perspective présente l’ignorance comme phénomène culturel diffus, comme chercher à démontrer un esprit libertin par une méfiance envers l’expertise, une simplification excessive, une fragmentation de l’attention, ou une valorisation de l’opinion au détriment du savoir vérifié.
Enfin, les anciens Grecs ont introduit l’ignorance savante, c’est-à-dire que l’ignorance est souhaitée, non pas comme défaut cultivé par d’autres, mais comme posture cultivée par soi. Socrate illustre bien cette perspective avec le « je sais que je ne sais rien » car reconnaître son ignorance est le premier pas vers la véritable sagesse, car celui qui croit tout savoir n’apprend plus rien.
Il y a aussi Nicolas de Cues et sa Docte ignorance, présentant l’ignorance savante comme une voie d’accès au divin, qui dépasse l’entendement conceptuel. Enfin, le Zen où suspendre le savoir conceptuel ouvre à une autre forme de présence.
Ici, l’ignorance n’est pas un manque à combler ni une arme de manipulation, mais une discipline, une manière de se tenir au seuil du mystère sans le réduire prématurément au connu.
Malheureusement, l’ignorance comme stratégie de manipulation est de plus en plus présente, permettant d’effacer les enseignements du passé, concernant notamment la liberté de pensée et les droits, afin de mieux contrôler les humains. Pourtant, toutes les tentatives de contrôle des humains sont éphémères dans une perspective de vie terrestre.
Une chanson de Claud Michaud – Les complotistes
Les paroles sur https://claudmichaud.ca/wp-content/uploads/2021/02/Passages-Claud-Michaud-Livret-1.pdf
https://www.youtube.com/watch?v=aq_4-2SlUpw&list=RDaq_4-2SlUpw&start_radio=1
Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage
COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter : * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.
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A quotation from Bill Watterson
CALVIN: It offends the human ego that nature is indifferent to us. Nature doesn’t care if people live or die. It refuses to be tamed. It does whatever it wants and acts like people don’t matter. It won’t confirm our right to be here. That drives people crazy. We can’t stand being ignored. It’s insulting and … hey!
HOBBES: YAWWNN. [wanders off]
CALVIN: I think that’s also why some people don’t like cats.Bill Watterson (b. 1958) American cartoonist
Calvin and Hobbes (1994-03-04)More about this quote: wist.info/watterson-bill/84594…
#quote #quotes #quotation #qotd #billwatterson #calvinandhobbes #cats #ego #humannature #indifference #naturalworld #nature #reality #validation
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A quotation from Bill Watterson
CALVIN: It offends the human ego that nature is indifferent to us. Nature doesn’t care if people live or die. It refuses to be tamed. It does whatever it wants and acts like people don’t matter. It won’t confirm our right to be here. That drives people crazy. We can’t stand being ignored. It’s insulting and … hey!
HOBBES: YAWWNN. [wanders off]
CALVIN: I think that’s also why some people don’t like cats.Bill Watterson (b. 1958) American cartoonist
Calvin and Hobbes (1994-03-04)More about this quote: wist.info/watterson-bill/84594…
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A quotation from Bill Watterson
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HOBBES: YAWWNN. [wanders off]
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A quotation from Bill Watterson
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A quotation from Bill Watterson
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HOBBES: YAWWNN. [wanders off]
CALVIN: I think that’s also why some people don’t like cats.Bill Watterson (b. 1958) American cartoonist
Calvin and Hobbes (1994-03-04)More about this quote: wist.info/watterson-bill/84594…
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Une enfance au harem
La maturité est quand vous commencez à sentir le mouvement du temps comme une caresse sensuelle
*
La dignité c’est d’avoir un rêve, un rêve fort qui vous donne une vision, un monde où vous avez une place, où votre participation, si minime soit-elle, va changer quelque chose.
Vous êtes dans un harem quand le monde n’a pas besoin de vous.
Vous êtes dans un harem quand votre participation est tenue pour si négligeable que personne ne vous la demande.
Vous êtes dans un harem quand ce que vous faites est inutile.
Vous êtes dans un harem quand la planète tourne et que vous êtes enfouie jusqu’au cou dans le mépris et l’indifférence
Une seule personne a le pouvoir de changer cette situation et de faire tourner la planète en sens inverse, et cette personne c’est vous.
*
« Je me lèverais à l’aube, disait ma mère de temps en temps, si seulement je pouvais aller me promener au petit matin quand les rues sont désertes. La lumière doit être bleue ou rose vif peut-être, comme au coucher du soleil. Quelle est la couleur du matin dans les rues désertes et silencieuses ? » Personne ne répondait à ses questions. Dans un harem, on ne pose pas toujours des questions pour avoir une réponse, mais plutôt pour essayer de comprendre ce qui se passe. Errer librement dans les rues était le rêve de toutes les femmes.
Fatima Mernissi dans Rêves de femmes : Une enfance au harem
Une pièce musicale de Música de Harem| Fatima
https://www.youtube.com/watch?v=5PB0NKheZ-Y&list=RD5PB0NKheZ-Y&start_radio=1
#égalité #captif #caresseSensuelle #changer #dignité #droits #enfance #errer #errerLibrement #FatimaMernissi #femme #harem #Indifférence #inutile #Islam #liberté #lumière #maturité #mépris #mouvementDuCorprs #participation #personne #planète #rêve #ruesDésertes #silence #situation #soumission -
Pope condemns ‘indifference’ towards migrants on Canaries trip
Pope Leo XIV on Thursday condemned “indifference” towards migrants during a visit to Spain’s Canary Islands that symbolised…
#Spain #ES #Europe #Europa #EU #Arguineguin #CanaryIslands #indifference #PopeLeo #undocumentedmigrants
https://www.europesays.com/spain/38639/ -
Les empêcheurs de projets
J’ai toujours eu des projets, petits ou grands. S’il faut des efforts pour mener à bien un projet, une fois dans le flow, l’énergie ne manque pas et il est possible de résister aux distracteurs. Les obstacles, les empêcheurs de projets se situent surtout au départ. Affaire de confiance, perméabilité aux perturbateurs, surcharge des agendas : voilà des pièges qui peuvent se présenter que l’on soit étudiant, travailleur ou retraité. Encore aujourd’hui, je vois la […] -
Les empêcheurs de projets
J’ai toujours eu des projets, petits ou grands. S’il faut des efforts pour mener à bien un projet, une fois dans le flow, l’énergie ne manque pas et il est possible de résister aux distracteurs. Les obstacles, les empêcheurs de projets se situent surtout au départ. Affaire de confiance, perméabilité aux perturbateurs, surcharge des agendas : voilà des pièges qui peuvent se présenter que l’on soit étudiant, travailleur ou retraité. Encore aujourd’hui, je vois la […] -
✮ The Thing Which Many a Man Cannot Afford ✮
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https://www.europesays.com/iran/133900/ Lebanon Valley College student files lawsuit over alleged assault and retaliation #AcademicDiscipline #addition #AllegedAssaultAndRetaliation #AllegedSexualAssaultOnCampus #assault #AssaultedInACampusDormRoom #campus #claim #damage #FederalLawsuit #indifference #Lebanon #LebanonValleyCollegeStudent #negligence #ReducedGrade #Retaliation #school #student #suit #title #TitleIXRelatedClaims
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🔥 AWS: where saving a customer's data is a fireable offense. The lone hero, Tarus Balog, gets the boot for caring too much in a workplace where #indifference is the real MVP. 🏆🎉
https://www.seuros.com/blog/aws-fired-the-human-who-made-the-difference/ #AWS #TarusBalog #DataProtection #WorkplaceCulture #Heroism #HackerNews #ngated -
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丸投げ
第三者に丸投げした場合、後でどんな結果に成ったて文句云えない。https://note.com/poison_raika/n/n7abe64a962df
<>
#leave #all #third #party #complain #outcome #reason #point #express #give #right #opinion #indifference #refuse #discussion #reality #action #equivalent #yourself #only #brought #example #people #interest #politic #say #problem #social #elderly
-
Round toss
If you leave it all to a third party, you can't complain no matter what the outcome is.https://note.com/poison_raika/n/ne87578c0dff6
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#leave #all #third #party #complain #outcome #reason #point #express #give #right #opinion #indifference #refuse #discussion #reality #action #equivalent #yourself #only #brought #example #people #interest #politic #say #problem #social #elderly
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Кругле жеребкування
Якщо ви залишите все це третій стороні, ви не зможете поскаржитися на результат пізніше.https://note.com/poison_raika/n/nabc844dd04da
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丸投げ
第三者に丸投げした場合、後でどんな結果に成ったて文句云えない。なぜかと云えば、その時点で自らの意思で文句を云う権利、意見をする権利の放棄を表明している為です。https://www.pixiv.net/novel/show.php?id=23829689
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Round toss
If you leave it all to a third party, you can't complain no matter what the outcome is.https://www.pixiv.net/novel/show.php?id=23829704
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Кругле жеребкування
Якщо ви залишите все це третій стороні, ви не зможете поскаржитися на результат пізніше.https://www.pixiv.net/novel/show.php?id=23829714
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#indifference : lack of interest, concern, or sympathy
- French: Indifférence
- Italian: indifferenza
- Portuguese: indiferença
- Spanish: indiferencia
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-
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Le crieur dans le désert
Je suis vieux,
vieux comme les pierres.Craché dessus
par ceux qui préfèrent
siroter leur chocolat chaud
plutôt que penser.Un critique naïf,
un gentil méchant,
un rêveur lucide,
un pessimiste optimiste,
un trou du cul sans cul
dans le trou noir de l'indifférence.Mais le désert vit
#Friedensgesicht #poème #philosophie #résistance #indifférence
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Le crieur dans le désert
Je suis vieux,
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The Voice in the Wilderness
I am old,
ancient.Spat upon
by those who prefer
to sip their cocoa
than think.A naive critic,
a evil do-gooder,
a clear-eyed dreamer,
an optimistic pessimist,
an asshole without an ass
in the black hole of indifference.But the wilderness lives.
#Friedensgesicht #poetry #philosophy #resistance #indifference
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The Voice in the Wilderness
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- https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/230426/gens-du-voyage-nest-pas-une-race-anatomie-dun-alibi ("Gens du voyage" n'est pas une race. Anatomie d'un alibi) par William Acker
Condamnée mercredi 15 avril 2026 par la 17e chambre correctionnelle de Paris à 1 000 euros d'amende pour injure publique en raison de l'origine, Barbara Lefebvre a annoncé faire appel.
Le jour de sa condamnation elle livrait à Médiapart le cœur de sa défense, un classique du genre. Selon elle le tribunal se serait trompé dans « la dénomination "gens du voyage" qui est une catégorie administrative et non pas une ethnie ou une race ».
Cet argument n'est pas une trouvaille, mais pendant plusieurs heures lors de l'audience du 4 février dernier il a structuré sa plaidoirie et celle de son avocate, maitre Karine Rozenblum.
On aimerait d'ailleurs que Barbara Lefebvre nous explique un jour ce qu'est, selon elle, une vraie race, parce que c'est bien ce qu'implique sa défense.
Il existerait de « vraies » catégories raciales, et les « gens du voyage » n'en feraient pas partie. Mais passons.
Cet argument est, depuis plusieurs décennies, l'argument de référence de quiconque veut tenir des propos antitsiganes sans avoir à en assumer le caractère raciste.
Et cela se cumule avec une indifférence globale de la société vers les actes antitsiganes.
Ainsi la séquence de l'émission « Les Grandes Gueules » du 8 avril 2024 n'avait pas suscité une grande émotion, ni de ses collègues en plateau, ni des médias, ni même de la société de journalistes de RMC pourtant déjà mobilisée contre des propos tenu par Barbara Lefebvre sur Gaza (ils ont condamné ses propos après sa condamnation le 15 avril).
La députée Ersilia Soudais était à peu près la seule à avoir émis un signalement à l'ARCOM, puis l'Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC), la seule à déposer une plainte auprès du Procureur de la République.
Pourtant en marge d'un sujet consacré à un fait divers, celui d'un brancardier violemment agressé à l'hôpital de Challans, Barbara Lefebvre affirmait dans cette émission que les « gens du voyage » « n'ont pas les codes d'une société civilisée », qu'ils « vivent selon leurs propres règles », qu'ils tiennent des cirques où les animaux sont maltraités, qu'ils attendent les vétérinaires « à coups de barre de fer », et conclut : « s'ils n'ont pas les codes, la porte est ouverte […] qu'ils aillent se faire soigner dans le pays des gens du voyage ».
C'est dire qu'il y avait quand même matière à s'interroger devant ces propos parfaitement antitsiganes.
Cette même indifférence face à l'antitsiganisme nous l'avons également retrouvé devant le tribunal.
La défense de Barbara Lefebvre n'a pas cherché à nier les mots ou leur agressivité, mais à déplacer le problème de fond vers une question de forme.
Puisque « gens du voyage » désignerait une catégorie administrative (définie par la loi du 5 juillet 2000 comme les personnes « dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles ») alors parler d'eux en termes hostiles ne pourrait pas relever du racisme.
Pas d'ethnie visée, pas d'origine, pas de race : pas d'injure à caractère raciste possible.
Oui mais voilà, autant cet argument de comptoir passe aisément sur un plateau de CNEWS, autant devant les juges de la 17e chambre du Tribunal de Paris il ne produit pas le même effet.
C'est sans surprise que le tribunal l'a écarté avec une netteté qu'il faut saluer, en relevant que l'expression « gens du voyage », dans le contexte précis des propos, « n'est pas employée dans une acception restreinte pour décrire une réalité administrative caractérisée par ce seul mode de vie nomade mais dans la signification qu'elle prend dans le langage courant ».
Autrement dit, personne, à l'écoute d'une chronique de radio généraliste, ne pense aux dispositions de la loi de 1969, l'article 1er de la loi du 5 juillet 2000 ou le décret de 2019 sur les aires d'accueil.
Mais chacun pense à une population identifiée (Roms, Manouches, Sintés, Gitans, Yéniches, Voyageurs) dont la désignation par l'État a seulement changé de peau au fil des XXe et XXIe siècles.
La catégorie « gens du voyage » est l'héritière directe du statut de « nomade » institué par la loi du 16 juillet 1912, dont le décret d'application de 1913 précise sans détour qu'il vise les personnes de « type bohémien et romanichel ».
C'est sous ce statut que des familles sont internées à partir d'octobre 1940 dans les camps français, certaines déportées sous la catégorie raciale nazie de Zigeuner.
Lorsque le statut est réformé en 1969 puis reformulé par les lois Besson de 1990 et 2000, les dispositifs changent, les carnets anthropométriques deviennent des livrets de circulation (abrogés seulement en 2017), les assignations à résidence et les contrôles systématiques sont peu à peu remplacé par des obligations à vivre en aires d'accueil, bien souvent à l'écart du reste du tissu social. Ainsi la matrice persiste.
Si l'administration se refuse à voir dans le terme "gens du voyage" une quelconque approche par les origines, il suffit d'ouvrir les schémas départementaux d'accueil et d'habitat des gens du voyage pour y trouver encore, en préambule ou en annexe, le lien explicite avec les populations « tsiganes ».
La catégorie se présente comme neutre, mais personne n'est dupe sur le fait qu'elle fonctionne toujours comme une catégorie ethnique.
Et pour l'apprécier il existe un moyen de mesurer l'effet particulier de cette dénomination administrative de "gens du voyage", simplement en se demandant qui peut y entrer et qui peut en sortir.
Visiblement ignorante sur le sujet, à l'audience, l'avocate de Barbara Lefebvre a tenté le tour de passe-passe, en soutenant que si sa cliente choisissait demain de vivre en caravane, elle deviendrait, elle aussi, « gens du voyage ».
C'est factuellement faux.
Barbara Lefebvre ne serait jamais orientée vers une aire d'accueil.
Pour elle, une caravane n'est pas et ne sera jamais un « habitat traditionnel » au sens de la loi : l'habitat traditionnel, c'est celui dont on hérite.
Elle disposerait des campings publics et privés, des terrains de loisir, de tous les espaces conçus pour accueillir les résidences mobiles non habitées par des "gens du voyage".
Inversement, un Voyageur qui cesse de voyager et s'installe sur un terrain dont il est propriétaire ne sort jamais totalement de la catégorie, il devient dans les documents administratifs un « gens du voyage sédentaire ».
Une formule oxymorique qui achève de révéler le caractère héréditaire informel du dispositif.
La catégorie administrative n'est pas un statut qu'on endosse en adoptant un mode de vie mais une assignation qui suit les personnes et leurs familles depuis 1912, quel que soit leur mode de vie effectif.
C'est un héritage duquel on ne peut consentir ni se soustraire.
La co-autrice des Territoires perdus de la République a certainement du mal à avaler tout cela. Cette pourfendeuse de la laïcité et des valeurs universalistes, pourtant plusieurs fois épinglé pour des propos confinant au racisme, réaffirme ainsi devant les juges que la République ne peut pas discriminer sur les origines et que donc "gens du voyage" est un terme purement technique et que donc son injure ne peut revêtir un caractère raciale.
Et pour cela Lefebvre fait ce qu'elle sait faire de mieux : nier tout processus de racisation.
Il est pourtant aisé, et pour l'historien et pour le juriste, de démontrer que la dénomination « gens du voyage » est précisément l'outil par lequel la République a pu saisir juridiquement un groupe racialisé sans avoir à prononcer le mot de race.
C'est d'ailleurs ce que je me suis attaché à expliquer lors de mon audition devant les juges.
Utiliser l'argument de la « catégorie administrative » pour nier le caractère raciste de ces propos, revient finalement à se prévaloir de l'outil même qui permet au racisme de se dire sans se nommer.
Barbara Lefebvre, ancienne cadre de la LICRA et défenseuse autoproclamée de la lutte contre l'antisémitisme, ne peut pourtant pas ignorer que l'effacement du processus de racialisation est un geste identifiable, récurrent, et qu'il porte un nom.
Si elle s'intéressait au concept de blanchité, elle y retrouverait un mécanisme qu'elle devrait reconnaître : celui qui consiste à faire des juifs « des blancs comme les autres » pour disqualifier toute analyse de la violence antisémite en termes racistes.
Ce qu'elle fait, à son échelle et avec ses propres mots, lorsqu'elle explique au tribunal que les « gens du voyage » sont une catégorie administrative et non une ethnie, c'est très exactement le même geste, appliqué à un autre groupe.
Soit elle ne s'en aperçoit pas et il y a un problème de cohérence intellectuelle.
Soit elle s'en aperçoit et il y a un problème d'honnêteté.
Je prends le pari qu'il y a chez elle une parfaite conscience de tout ceci et que de ce fait une mauvaise foi peut être démontrée.
Barbara Lefebvre est également professeure d'histoire-géographie et d'éducation morale et civique.
Elle enseigne à ses élèves de troisième les stéréotypes racistes, la Shoah et le génocide des Roms et des Sintés.
Elle sait, mieux que la plupart des commentateurs, que la catégorie administrative qu'elle invoque pour se dédouaner est le produit d'une histoire longue de racialisation.
Lors de sa première audition, avant qu'elle ne soit préparée par son conseil, elle utilisait d'ailleurs indifféremment « gens du voyage » et « manouches », ce qui en dit long sur ce que l'expression recouvre dans son esprit.
#GensDuVoyage #Antitsiganisme #WilliamAcker #BarbaraLefebvre #Racisme #Antifas #Indifference
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- https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/230426/gens-du-voyage-nest-pas-une-race-anatomie-dun-alibi ("Gens du voyage" n'est pas une race. Anatomie d'un alibi) par William Acker
Condamnée mercredi 15 avril 2026 par la 17e chambre correctionnelle de Paris à 1 000 euros d'amende pour injure publique en raison de l'origine, Barbara Lefebvre a annoncé faire appel. Le jour de sa condamnation elle livrait à Médiapart le cœur de sa défense, un classique du genre. Selon elle le tribunal se serait trompé dans « la dénomination "gens du voyage" qui est une catégorie administrative et non pas une ethnie ou une race ». Cet argument n'est pas une trouvaille, mais pendant plusieurs heures lors de l'audience du 4 février dernier il a structuré sa plaidoirie et celle de son avocate, maitre Karine Rozenblum. On aimerait d'ailleurs que Barbara Lefebvre nous explique un jour ce qu'est, selon elle, une vraie race, parce que c'est bien ce qu'implique sa défense. Il existerait de « vraies » catégories raciales, et les « gens du voyage » n'en feraient pas partie. Mais passons. Cet argument est, depuis plusieurs décennies, l'argument de référence de quiconque veut tenir des propos antitsiganes sans avoir à en assumer le caractère raciste.
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La catégorie « gens du voyage » est l'héritière directe du statut de « nomade » institué par la loi du 16 juillet 1912, dont le décret d'application de 1913 précise sans détour qu'il vise les personnes de « type bohémien et romanichel ». C'est sous ce statut que des familles sont internées à partir d'octobre 1940 dans les camps français, certaines déportées sous la catégorie raciale nazie de Zigeuner. Lorsque le statut est réformé en 1969 puis reformulé par les lois Besson de 1990 et 2000, les dispositifs changent, les carnets anthropométriques deviennent des livrets de circulation (abrogés seulement en 2017), les assignations à résidence et les contrôles systématiques sont peu à peu remplacé par des obligations à vivre en aires d'accueil, bien souvent à l'écart du reste du tissu social. Ainsi la matrice persiste. Si l'administration se refuse à voir dans le terme "gens du voyage" une quelconque approche par les origines, il suffit d'ouvrir les schémas départementaux d'accueil et d'habitat des gens du voyage pour y trouver encore, en préambule ou en annexe, le lien explicite avec les populations « tsiganes ». La catégorie se présente comme neutre, mais personne n'est dupe sur le fait qu'elle fonctionne toujours comme une catégorie ethnique.
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Condamnée mercredi 15 avril 2026 par la 17e chambre correctionnelle de Paris à 1 000 euros d'amende pour injure publique en raison de l'origine, Barbara Lefebvre a annoncé faire appel.
Le jour de sa condamnation elle livrait à Médiapart le cœur de sa défense, un classique du genre. Selon elle le tribunal se serait trompé dans « la dénomination "gens du voyage" qui est une catégorie administrative et non pas une ethnie ou une race ».
Cet argument n'est pas une trouvaille, mais pendant plusieurs heures lors de l'audience du 4 février dernier il a structuré sa plaidoirie et celle de son avocate, maitre Karine Rozenblum.
On aimerait d'ailleurs que Barbara Lefebvre nous explique un jour ce qu'est, selon elle, une vraie race, parce que c'est bien ce qu'implique sa défense.
Il existerait de « vraies » catégories raciales, et les « gens du voyage » n'en feraient pas partie. Mais passons.
Cet argument est, depuis plusieurs décennies, l'argument de référence de quiconque veut tenir des propos antitsiganes sans avoir à en assumer le caractère raciste.
Et cela se cumule avec une indifférence globale de la société vers les actes antitsiganes.
Ainsi la séquence de l'émission « Les Grandes Gueules » du 8 avril 2024 n'avait pas suscité une grande émotion, ni de ses collègues en plateau, ni des médias, ni même de la société de journalistes de RMC pourtant déjà mobilisée contre des propos tenu par Barbara Lefebvre sur Gaza (ils ont condamné ses propos après sa condamnation le 15 avril).
La députée Ersilia Soudais était à peu près la seule à avoir émis un signalement à l'ARCOM, puis l'Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC), la seule à déposer une plainte auprès du Procureur de la République.
Pourtant en marge d'un sujet consacré à un fait divers, celui d'un brancardier violemment agressé à l'hôpital de Challans, Barbara Lefebvre affirmait dans cette émission que les « gens du voyage » « n'ont pas les codes d'une société civilisée », qu'ils « vivent selon leurs propres règles », qu'ils tiennent des cirques où les animaux sont maltraités, qu'ils attendent les vétérinaires « à coups de barre de fer », et conclut : « s'ils n'ont pas les codes, la porte est ouverte […] qu'ils aillent se faire soigner dans le pays des gens du voyage ».
C'est dire qu'il y avait quand même matière à s'interroger devant ces propos parfaitement antitsiganes.
Cette même indifférence face à l'antitsiganisme nous l'avons également retrouvé devant le tribunal.
La défense de Barbara Lefebvre n'a pas cherché à nier les mots ou leur agressivité, mais à déplacer le problème de fond vers une question de forme.
Puisque « gens du voyage » désignerait une catégorie administrative (définie par la loi du 5 juillet 2000 comme les personnes « dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles ») alors parler d'eux en termes hostiles ne pourrait pas relever du racisme.
Pas d'ethnie visée, pas d'origine, pas de race : pas d'injure à caractère raciste possible.
Oui mais voilà, autant cet argument de comptoir passe aisément sur un plateau de CNEWS, autant devant les juges de la 17e chambre du Tribunal de Paris il ne produit pas le même effet.
C'est sans surprise que le tribunal l'a écarté avec une netteté qu'il faut saluer, en relevant que l'expression « gens du voyage », dans le contexte précis des propos, « n'est pas employée dans une acception restreinte pour décrire une réalité administrative caractérisée par ce seul mode de vie nomade mais dans la signification qu'elle prend dans le langage courant ».
Autrement dit, personne, à l'écoute d'une chronique de radio généraliste, ne pense aux dispositions de la loi de 1969, l'article 1er de la loi du 5 juillet 2000 ou le décret de 2019 sur les aires d'accueil.
Mais chacun pense à une population identifiée (Roms, Manouches, Sintés, Gitans, Yéniches, Voyageurs) dont la désignation par l'État a seulement changé de peau au fil des XXe et XXIe siècles.
La catégorie « gens du voyage » est l'héritière directe du statut de « nomade » institué par la loi du 16 juillet 1912, dont le décret d'application de 1913 précise sans détour qu'il vise les personnes de « type bohémien et romanichel ».
C'est sous ce statut que des familles sont internées à partir d'octobre 1940 dans les camps français, certaines déportées sous la catégorie raciale nazie de Zigeuner.
Lorsque le statut est réformé en 1969 puis reformulé par les lois Besson de 1990 et 2000, les dispositifs changent, les carnets anthropométriques deviennent des livrets de circulation (abrogés seulement en 2017), les assignations à résidence et les contrôles systématiques sont peu à peu remplacé par des obligations à vivre en aires d'accueil, bien souvent à l'écart du reste du tissu social. Ainsi la matrice persiste.
Si l'administration se refuse à voir dans le terme "gens du voyage" une quelconque approche par les origines, il suffit d'ouvrir les schémas départementaux d'accueil et d'habitat des gens du voyage pour y trouver encore, en préambule ou en annexe, le lien explicite avec les populations « tsiganes ».
La catégorie se présente comme neutre, mais personne n'est dupe sur le fait qu'elle fonctionne toujours comme une catégorie ethnique.
Et pour l'apprécier il existe un moyen de mesurer l'effet particulier de cette dénomination administrative de "gens du voyage", simplement en se demandant qui peut y entrer et qui peut en sortir.
Visiblement ignorante sur le sujet, à l'audience, l'avocate de Barbara Lefebvre a tenté le tour de passe-passe, en soutenant que si sa cliente choisissait demain de vivre en caravane, elle deviendrait, elle aussi, « gens du voyage ».
C'est factuellement faux.
Barbara Lefebvre ne serait jamais orientée vers une aire d'accueil.
Pour elle, une caravane n'est pas et ne sera jamais un « habitat traditionnel » au sens de la loi : l'habitat traditionnel, c'est celui dont on hérite.
Elle disposerait des campings publics et privés, des terrains de loisir, de tous les espaces conçus pour accueillir les résidences mobiles non habitées par des "gens du voyage".
Inversement, un Voyageur qui cesse de voyager et s'installe sur un terrain dont il est propriétaire ne sort jamais totalement de la catégorie, il devient dans les documents administratifs un « gens du voyage sédentaire ».
Une formule oxymorique qui achève de révéler le caractère héréditaire informel du dispositif.
La catégorie administrative n'est pas un statut qu'on endosse en adoptant un mode de vie mais une assignation qui suit les personnes et leurs familles depuis 1912, quel que soit leur mode de vie effectif.
C'est un héritage duquel on ne peut consentir ni se soustraire.
La co-autrice des Territoires perdus de la République a certainement du mal à avaler tout cela. Cette pourfendeuse de la laïcité et des valeurs universalistes, pourtant plusieurs fois épinglé pour des propos confinant au racisme, réaffirme ainsi devant les juges que la République ne peut pas discriminer sur les origines et que donc "gens du voyage" est un terme purement technique et que donc son injure ne peut revêtir un caractère raciale.
Et pour cela Lefebvre fait ce qu'elle sait faire de mieux : nier tout processus de racisation.
Il est pourtant aisé, et pour l'historien et pour le juriste, de démontrer que la dénomination « gens du voyage » est précisément l'outil par lequel la République a pu saisir juridiquement un groupe racialisé sans avoir à prononcer le mot de race.
C'est d'ailleurs ce que je me suis attaché à expliquer lors de mon audition devant les juges.
Utiliser l'argument de la « catégorie administrative » pour nier le caractère raciste de ces propos, revient finalement à se prévaloir de l'outil même qui permet au racisme de se dire sans se nommer.
Barbara Lefebvre, ancienne cadre de la LICRA et défenseuse autoproclamée de la lutte contre l'antisémitisme, ne peut pourtant pas ignorer que l'effacement du processus de racialisation est un geste identifiable, récurrent, et qu'il porte un nom.
Si elle s'intéressait au concept de blanchité, elle y retrouverait un mécanisme qu'elle devrait reconnaître : celui qui consiste à faire des juifs « des blancs comme les autres » pour disqualifier toute analyse de la violence antisémite en termes racistes.
Ce qu'elle fait, à son échelle et avec ses propres mots, lorsqu'elle explique au tribunal que les « gens du voyage » sont une catégorie administrative et non une ethnie, c'est très exactement le même geste, appliqué à un autre groupe.
Soit elle ne s'en aperçoit pas et il y a un problème de cohérence intellectuelle.
Soit elle s'en aperçoit et il y a un problème d'honnêteté.
Je prends le pari qu'il y a chez elle une parfaite conscience de tout ceci et que de ce fait une mauvaise foi peut être démontrée.
Barbara Lefebvre est également professeure d'histoire-géographie et d'éducation morale et civique.
Elle enseigne à ses élèves de troisième les stéréotypes racistes, la Shoah et le génocide des Roms et des Sintés.
Elle sait, mieux que la plupart des commentateurs, que la catégorie administrative qu'elle invoque pour se dédouaner est le produit d'une histoire longue de racialisation.
Lors de sa première audition, avant qu'elle ne soit préparée par son conseil, elle utilisait d'ailleurs indifféremment « gens du voyage » et « manouches », ce qui en dit long sur ce que l'expression recouvre dans son esprit.
#GensDuVoyage #Antitsiganisme #WilliamAcker #BarbaraLefebvre #Racisme #Antifas #Indifference
-
- https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/230426/gens-du-voyage-nest-pas-une-race-anatomie-dun-alibi ("Gens du voyage" n'est pas une race. Anatomie d'un alibi) par William Acker
Condamnée mercredi 15 avril 2026 par la 17e chambre correctionnelle de Paris à 1 000 euros d'amende pour injure publique en raison de l'origine, Barbara Lefebvre a annoncé faire appel. Le jour de sa condamnation elle livrait à Médiapart le cœur de sa défense, un classique du genre. Selon elle le tribunal se serait trompé dans « la dénomination "gens du voyage" qui est une catégorie administrative et non pas une ethnie ou une race ». Cet argument n'est pas une trouvaille, mais pendant plusieurs heures lors de l'audience du 4 février dernier il a structuré sa plaidoirie et celle de son avocate, maitre Karine Rozenblum. On aimerait d'ailleurs que Barbara Lefebvre nous explique un jour ce qu'est, selon elle, une vraie race, parce que c'est bien ce qu'implique sa défense. Il existerait de « vraies » catégories raciales, et les « gens du voyage » n'en feraient pas partie. Mais passons. Cet argument est, depuis plusieurs décennies, l'argument de référence de quiconque veut tenir des propos antitsiganes sans avoir à en assumer le caractère raciste.
Et cela se cumule avec une indifférence globale de la société vers les actes antitsiganes. Ainsi la séquence de l'émission « Les Grandes Gueules » du 8 avril 2024 n'avait pas suscité une grande émotion, ni de ses collègues en plateau, ni des médias, ni même de la société de journalistes de RMC pourtant déjà mobilisée contre des propos tenu par Barbara Lefebvre sur Gaza (ils ont condamné ses propos après sa condamnation le 15 avril). La députée Ersilia Soudais était à peu près la seule à avoir émis un signalement à l'ARCOM, puis l'Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC), la seule à déposer une plainte auprès du Procureur de la République. Pourtant en marge d'un sujet consacré à un fait divers, celui d'un brancardier violemment agressé à l'hôpital de Challans, Barbara Lefebvre affirmait dans cette émission que les « gens du voyage » « n'ont pas les codes d'une société civilisée », qu'ils « vivent selon leurs propres règles », qu'ils tiennent des cirques où les animaux sont maltraités, qu'ils attendent les vétérinaires « à coups de barre de fer », et conclut : « s'ils n'ont pas les codes, la porte est ouverte […] qu'ils aillent se faire soigner dans le pays des gens du voyage ». C'est dire qu'il y avait quand même matière à s'interroger devant ces propos parfaitement antitsiganes. Cette même indifférence face à l'antitsiganisme nous l'avons également retrouvé devant le tribunal. La défense de Barbara Lefebvre n'a pas cherché à nier les mots ou leur agressivité, mais à déplacer le problème de fond vers une question de forme. Puisque « gens du voyage » désignerait une catégorie administrative (définie par la loi du 5 juillet 2000 comme les personnes « dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles ») alors parler d'eux en termes hostiles ne pourrait pas relever du racisme. Pas d'ethnie visée, pas d'origine, pas de race : pas d'injure à caractère raciste possible.
Oui mais voilà, autant cet argument de comptoir passe aisément sur un plateau de CNEWS, autant devant les juges de la 17e chambre du Tribunal de Paris il ne produit pas le même effet. C'est sans surprise que le tribunal l'a écarté avec une netteté qu'il faut saluer, en relevant que l'expression « gens du voyage », dans le contexte précis des propos, « n'est pas employée dans une acception restreinte pour décrire une réalité administrative caractérisée par ce seul mode de vie nomade mais dans la signification qu'elle prend dans le langage courant ». Autrement dit, personne, à l'écoute d'une chronique de radio généraliste, ne pense aux dispositions de la loi de 1969, l'article 1er de la loi du 5 juillet 2000 ou le décret de 2019 sur les aires d'accueil. Mais chacun pense à une population identifiée (Roms, Manouches, Sintés, Gitans, Yéniches, Voyageurs) dont la désignation par l'État a seulement changé de peau au fil des XXe et XXIe siècles.
La catégorie « gens du voyage » est l'héritière directe du statut de « nomade » institué par la loi du 16 juillet 1912, dont le décret d'application de 1913 précise sans détour qu'il vise les personnes de « type bohémien et romanichel ». C'est sous ce statut que des familles sont internées à partir d'octobre 1940 dans les camps français, certaines déportées sous la catégorie raciale nazie de Zigeuner. Lorsque le statut est réformé en 1969 puis reformulé par les lois Besson de 1990 et 2000, les dispositifs changent, les carnets anthropométriques deviennent des livrets de circulation (abrogés seulement en 2017), les assignations à résidence et les contrôles systématiques sont peu à peu remplacé par des obligations à vivre en aires d'accueil, bien souvent à l'écart du reste du tissu social. Ainsi la matrice persiste. Si l'administration se refuse à voir dans le terme "gens du voyage" une quelconque approche par les origines, il suffit d'ouvrir les schémas départementaux d'accueil et d'habitat des gens du voyage pour y trouver encore, en préambule ou en annexe, le lien explicite avec les populations « tsiganes ». La catégorie se présente comme neutre, mais personne n'est dupe sur le fait qu'elle fonctionne toujours comme une catégorie ethnique.
Et pour l'apprécier il existe un moyen de mesurer l'effet particulier de cette dénomination administrative de "gens du voyage", simplement en se demandant qui peut y entrer et qui peut en sortir. Visiblement ignorante sur le sujet, à l'audience, l'avocate de Barbara Lefebvre a tenté le tour de passe-passe, en soutenant que si sa cliente choisissait demain de vivre en caravane, elle deviendrait, elle aussi, « gens du voyage ». C'est factuellement faux. Barbara Lefebvre ne serait jamais orientée vers une aire d'accueil. Pour elle, une caravane n'est pas et ne sera jamais un « habitat traditionnel » au sens de la loi : l'habitat traditionnel, c'est celui dont on hérite. Elle disposerait des campings publics et privés, des terrains de loisir, de tous les espaces conçus pour accueillir les résidences mobiles non habitées par des "gens du voyage". Inversement, un Voyageur qui cesse de voyager et s'installe sur un terrain dont il est propriétaire ne sort jamais totalement de la catégorie, il devient dans les documents administratifs un « gens du voyage sédentaire ». Une formule oxymorique qui achève de révéler le caractère héréditaire informel du dispositif. La catégorie administrative n'est pas un statut qu'on endosse en adoptant un mode de vie mais une assignation qui suit les personnes et leurs familles depuis 1912, quel que soit leur mode de vie effectif. C'est un héritage duquel on ne peut consentir ni se soustraire.
La co-autrice des Territoires perdus de la République a certainement du mal à avaler tout cela. Cette pourfendeuse de la laïcité et des valeurs universalistes, pourtant plusieurs fois épinglé pour des propos confinant au racisme, réaffirme ainsi devant les juges que la République ne peut pas discriminer sur les origines et que donc "gens du voyage" est un terme purement technique et que donc son injure ne peut revêtir un caractère raciale. Et pour cela Lefebvre fait ce qu'elle sait faire de mieux : nier tout processus de racisation. Il est pourtant aisé, et pour l'historien et pour le juriste, de démontrer que la dénomination « gens du voyage » est précisément l'outil par lequel la République a pu saisir juridiquement un groupe racialisé sans avoir à prononcer le mot de race. C'est d'ailleurs ce que je me suis attaché à expliquer lors de mon audition devant les juges. Utiliser l'argument de la « catégorie administrative » pour nier le caractère raciste de ces propos, revient finalement à se prévaloir de l'outil même qui permet au racisme de se dire sans se nommer. Barbara Lefebvre, ancienne cadre de la LICRA et défenseuse autoproclamée de la lutte contre l'antisémitisme, ne peut pourtant pas ignorer que l'effacement du processus de racialisation est un geste identifiable, récurrent, et qu'il porte un nom. Si elle s'intéressait au concept de blanchité, elle y retrouverait un mécanisme qu'elle devrait reconnaître : celui qui consiste à faire des juifs « des blancs comme les autres » pour disqualifier toute analyse de la violence antisémite en termes racistes. Ce qu'elle fait, à son échelle et avec ses propres mots, lorsqu'elle explique au tribunal que les « gens du voyage » sont une catégorie administrative et non une ethnie, c'est très exactement le même geste, appliqué à un autre groupe. Soit elle ne s'en aperçoit pas et il y a un problème de cohérence intellectuelle. Soit elle s'en aperçoit et il y a un problème d'honnêteté.
Je prends le pari qu'il y a chez elle une parfaite conscience de tout ceci et que de ce fait une mauvaise foi peut être démontrée. Barbara Lefebvre est également professeure d'histoire-géographie et d'éducation morale et civique. Elle enseigne à ses élèves de troisième les stéréotypes racistes, la Shoah et le génocide des Roms et des Sintés. Elle sait, mieux que la plupart des commentateurs, que la catégorie administrative qu'elle invoque pour se dédouaner est le produit d'une histoire longue de racialisation. Lors de sa première audition, avant qu'elle ne soit préparée par son conseil, elle utilisait d'ailleurs indifféremment « gens du voyage » et « manouches », ce qui en dit long sur ce que l'expression recouvre dans son esprit.
#GensDuVoyage #Antitsiganisme #WilliamAcker #BarbaraLefebvre #Racisme #Antifas #Indifference
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- https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/230426/gens-du-voyage-nest-pas-une-race-anatomie-dun-alibi ("Gens du voyage" n'est pas une race. Anatomie d'un alibi) par William Acker
Condamnée mercredi 15 avril 2026 par la 17e chambre correctionnelle de Paris à 1 000 euros d'amende pour injure publique en raison de l'origine, Barbara Lefebvre a annoncé faire appel. Le jour de sa condamnation elle livrait à Médiapart le cœur de sa défense, un classique du genre. Selon elle le tribunal se serait trompé dans « la dénomination "gens du voyage" qui est une catégorie administrative et non pas une ethnie ou une race ». Cet argument n'est pas une trouvaille, mais pendant plusieurs heures lors de l'audience du 4 février dernier il a structuré sa plaidoirie et celle de son avocate, maitre Karine Rozenblum. On aimerait d'ailleurs que Barbara Lefebvre nous explique un jour ce qu'est, selon elle, une vraie race, parce que c'est bien ce qu'implique sa défense. Il existerait de « vraies » catégories raciales, et les « gens du voyage » n'en feraient pas partie. Mais passons. Cet argument est, depuis plusieurs décennies, l'argument de référence de quiconque veut tenir des propos antitsiganes sans avoir à en assumer le caractère raciste.
Et cela se cumule avec une indifférence globale de la société vers les actes antitsiganes. Ainsi la séquence de l'émission « Les Grandes Gueules » du 8 avril 2024 n'avait pas suscité une grande émotion, ni de ses collègues en plateau, ni des médias, ni même de la société de journalistes de RMC pourtant déjà mobilisée contre des propos tenu par Barbara Lefebvre sur Gaza (ils ont condamné ses propos après sa condamnation le 15 avril). La députée Ersilia Soudais était à peu près la seule à avoir émis un signalement à l'ARCOM, puis l'Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC), la seule à déposer une plainte auprès du Procureur de la République. Pourtant en marge d'un sujet consacré à un fait divers, celui d'un brancardier violemment agressé à l'hôpital de Challans, Barbara Lefebvre affirmait dans cette émission que les « gens du voyage » « n'ont pas les codes d'une société civilisée », qu'ils « vivent selon leurs propres règles », qu'ils tiennent des cirques où les animaux sont maltraités, qu'ils attendent les vétérinaires « à coups de barre de fer », et conclut : « s'ils n'ont pas les codes, la porte est ouverte […] qu'ils aillent se faire soigner dans le pays des gens du voyage ». C'est dire qu'il y avait quand même matière à s'interroger devant ces propos parfaitement antitsiganes. Cette même indifférence face à l'antitsiganisme nous l'avons également retrouvé devant le tribunal. La défense de Barbara Lefebvre n'a pas cherché à nier les mots ou leur agressivité, mais à déplacer le problème de fond vers une question de forme. Puisque « gens du voyage » désignerait une catégorie administrative (définie par la loi du 5 juillet 2000 comme les personnes « dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles ») alors parler d'eux en termes hostiles ne pourrait pas relever du racisme. Pas d'ethnie visée, pas d'origine, pas de race : pas d'injure à caractère raciste possible.
Oui mais voilà, autant cet argument de comptoir passe aisément sur un plateau de CNEWS, autant devant les juges de la 17e chambre du Tribunal de Paris il ne produit pas le même effet. C'est sans surprise que le tribunal l'a écarté avec une netteté qu'il faut saluer, en relevant que l'expression « gens du voyage », dans le contexte précis des propos, « n'est pas employée dans une acception restreinte pour décrire une réalité administrative caractérisée par ce seul mode de vie nomade mais dans la signification qu'elle prend dans le langage courant ». Autrement dit, personne, à l'écoute d'une chronique de radio généraliste, ne pense aux dispositions de la loi de 1969, l'article 1er de la loi du 5 juillet 2000 ou le décret de 2019 sur les aires d'accueil. Mais chacun pense à une population identifiée (Roms, Manouches, Sintés, Gitans, Yéniches, Voyageurs) dont la désignation par l'État a seulement changé de peau au fil des XXe et XXIe siècles.
La catégorie « gens du voyage » est l'héritière directe du statut de « nomade » institué par la loi du 16 juillet 1912, dont le décret d'application de 1913 précise sans détour qu'il vise les personnes de « type bohémien et romanichel ». C'est sous ce statut que des familles sont internées à partir d'octobre 1940 dans les camps français, certaines déportées sous la catégorie raciale nazie de Zigeuner. Lorsque le statut est réformé en 1969 puis reformulé par les lois Besson de 1990 et 2000, les dispositifs changent, les carnets anthropométriques deviennent des livrets de circulation (abrogés seulement en 2017), les assignations à résidence et les contrôles systématiques sont peu à peu remplacé par des obligations à vivre en aires d'accueil, bien souvent à l'écart du reste du tissu social. Ainsi la matrice persiste. Si l'administration se refuse à voir dans le terme "gens du voyage" une quelconque approche par les origines, il suffit d'ouvrir les schémas départementaux d'accueil et d'habitat des gens du voyage pour y trouver encore, en préambule ou en annexe, le lien explicite avec les populations « tsiganes ». La catégorie se présente comme neutre, mais personne n'est dupe sur le fait qu'elle fonctionne toujours comme une catégorie ethnique.
Et pour l'apprécier il existe un moyen de mesurer l'effet particulier de cette dénomination administrative de "gens du voyage", simplement en se demandant qui peut y entrer et qui peut en sortir. Visiblement ignorante sur le sujet, à l'audience, l'avocate de Barbara Lefebvre a tenté le tour de passe-passe, en soutenant que si sa cliente choisissait demain de vivre en caravane, elle deviendrait, elle aussi, « gens du voyage ». C'est factuellement faux. Barbara Lefebvre ne serait jamais orientée vers une aire d'accueil. Pour elle, une caravane n'est pas et ne sera jamais un « habitat traditionnel » au sens de la loi : l'habitat traditionnel, c'est celui dont on hérite. Elle disposerait des campings publics et privés, des terrains de loisir, de tous les espaces conçus pour accueillir les résidences mobiles non habitées par des "gens du voyage". Inversement, un Voyageur qui cesse de voyager et s'installe sur un terrain dont il est propriétaire ne sort jamais totalement de la catégorie, il devient dans les documents administratifs un « gens du voyage sédentaire ». Une formule oxymorique qui achève de révéler le caractère héréditaire informel du dispositif. La catégorie administrative n'est pas un statut qu'on endosse en adoptant un mode de vie mais une assignation qui suit les personnes et leurs familles depuis 1912, quel que soit leur mode de vie effectif. C'est un héritage duquel on ne peut consentir ni se soustraire.
La co-autrice des Territoires perdus de la République a certainement du mal à avaler tout cela. Cette pourfendeuse de la laïcité et des valeurs universalistes, pourtant plusieurs fois épinglé pour des propos confinant au racisme, réaffirme ainsi devant les juges que la République ne peut pas discriminer sur les origines et que donc "gens du voyage" est un terme purement technique et que donc son injure ne peut revêtir un caractère raciale. Et pour cela Lefebvre fait ce qu'elle sait faire de mieux : nier tout processus de racisation. Il est pourtant aisé, et pour l'historien et pour le juriste, de démontrer que la dénomination « gens du voyage » est précisément l'outil par lequel la République a pu saisir juridiquement un groupe racialisé sans avoir à prononcer le mot de race. C'est d'ailleurs ce que je me suis attaché à expliquer lors de mon audition devant les juges. Utiliser l'argument de la « catégorie administrative » pour nier le caractère raciste de ces propos, revient finalement à se prévaloir de l'outil même qui permet au racisme de se dire sans se nommer. Barbara Lefebvre, ancienne cadre de la LICRA et défenseuse autoproclamée de la lutte contre l'antisémitisme, ne peut pourtant pas ignorer que l'effacement du processus de racialisation est un geste identifiable, récurrent, et qu'il porte un nom. Si elle s'intéressait au concept de blanchité, elle y retrouverait un mécanisme qu'elle devrait reconnaître : celui qui consiste à faire des juifs « des blancs comme les autres » pour disqualifier toute analyse de la violence antisémite en termes racistes. Ce qu'elle fait, à son échelle et avec ses propres mots, lorsqu'elle explique au tribunal que les « gens du voyage » sont une catégorie administrative et non une ethnie, c'est très exactement le même geste, appliqué à un autre groupe. Soit elle ne s'en aperçoit pas et il y a un problème de cohérence intellectuelle. Soit elle s'en aperçoit et il y a un problème d'honnêteté.
Je prends le pari qu'il y a chez elle une parfaite conscience de tout ceci et que de ce fait une mauvaise foi peut être démontrée. Barbara Lefebvre est également professeure d'histoire-géographie et d'éducation morale et civique. Elle enseigne à ses élèves de troisième les stéréotypes racistes, la Shoah et le génocide des Roms et des Sintés. Elle sait, mieux que la plupart des commentateurs, que la catégorie administrative qu'elle invoque pour se dédouaner est le produit d'une histoire longue de racialisation. Lors de sa première audition, avant qu'elle ne soit préparée par son conseil, elle utilisait d'ailleurs indifféremment « gens du voyage » et « manouches », ce qui en dit long sur ce que l'expression recouvre dans son esprit.
#GensDuVoyage #Antitsiganisme #WilliamAcker #BarbaraLefebvre #Racisme #Antifas #Indifference
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https://www.europesays.com/people/28820/ ‘It Beats Pitchfork Rebellions and the Guillotine’: Why These Super-Rich Americans Are Asking For Higher Taxes #AbigailDisney #CapitolHill #ChrisVanHollen #ChuckCollins #indifference #JeffBezos #MobileBillboard #PatrioticMillionaires #PoliticalProtest #USCapitol #washington
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A convenient myth: That guy on the off ramp? Man, he's making all kinds of #money. Why is it a convenient myth? Makes it ok not to give, not to help, to drive right on by. Hell, it makes it ok to be pissed at the bum. He's probably got more money than me. Ride on by and feel ok about it. #society #homelessness #inequality #indifference #SocialReform
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丸投げ
第三者に丸投げした場合、後でどんな結果に成ったて文句云えない。https://note.com/poison_raika/n/n7abe64a962df
<>
#leave #all #third #party #complain #outcome #reason #point #express #give #right #opinion #indifference #refuse #discussion #reality #action #equivalent #yourself #only #brought #example #people #interest #politic #say #problem #social #elderly
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Round toss
If you leave it all to a third party, you can't complain no matter what the outcome is.https://note.com/poison_raika/n/ne87578c0dff6
<>
#leave #all #third #party #complain #outcome #reason #point #express #give #right #opinion #indifference #refuse #discussion #reality #action #equivalent #yourself #only #brought #example #people #interest #politic #say #problem #social #elderly
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Кругле жеребкування
Якщо ви залишите все це третій стороні, ви не зможете поскаржитися на результат пізніше.https://note.com/poison_raika/n/nabc844dd04da
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#leave #all #third #party #complain #outcome #reason #point #express #give #right #opinion #indifference #refuse #discussion #reality #action #equivalent #yourself #only #brought #example #people #interest #politic #say #problem #social #elderly
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丸投げ
第三者に丸投げした場合、後でどんな結果に成ったて文句云えない。なぜかと云えば、その時点で自らの意思で文句を云う権利、意見をする権利の放棄を表明している為です。https://www.pixiv.net/novel/show.php?id=23829689
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#leave #all #third #party #complain #outcome #reason #point #express #give #right #opinion #indifference #refuse #discussion #reality #action #equivalent #yourself #only #brought #example #people #interest #politic #say #problem #social #elderly
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Round toss
If you leave it all to a third party, you can't complain no matter what the outcome is.https://www.pixiv.net/novel/show.php?id=23829704
#leave #all #third #party #complain #outcome #reason #point #express #give #right #opinion #indifference #refuse #discussion #reality #action #equivalent #yourself #only #brought #example #people #interest #politic #say #problem #social #elderly
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Кругле жеребкування
Якщо ви залишите все це третій стороні, ви не зможете поскаржитися на результат пізніше.https://www.pixiv.net/novel/show.php?id=23829714
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#leave #all #third #party #complain #outcome #reason #point #express #give #right #opinion #indifference #refuse #discussion #reality #action #equivalent #yourself #only #brought #example #people #interest #politic #say #problem #social #elderly
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- https://www.hrw.org/fr/news/2026/04/02/burkina-faso-crimes-contre-lhumanite-commis-par-tous-les-camps (Burkina Faso : Crimes contre l’humanité commis par tous les camps
Les forces de la junte mènent un nettoyage ethnique des communautés peules)
Source: https://bsky.app/profile/hrw-fr.hrw.org/post/3miqjahvkbq2l
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- https://www.hrw.org/fr/news/2026/04/02/burkina-faso-crimes-contre-lhumanite-commis-par-tous-les-camps (Burkina Faso : Crimes contre l’humanité commis par tous les camps
Les forces de la junte mènent un nettoyage ethnique des communautés peules)
Source: https://bsky.app/profile/hrw-fr.hrw.org/post/3miqjahvkbq2l
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- https://www.hrw.org/fr/news/2026/04/02/burkina-faso-crimes-contre-lhumanite-commis-par-tous-les-camps (Burkina Faso : Crimes contre l’humanité commis par tous les camps
Les forces de la junte mènent un nettoyage ethnique des communautés peules)
Source: https://bsky.app/profile/hrw-fr.hrw.org/post/3miqjahvkbq2l