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#antiracisme — Public Fediverse posts

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  1. "Ce détour est aussi important pour comprendre la défiance des communautés noires vis-à-vis de la médecine".

    "La suprématie blanche, c’est l’idée d’avoir un terme qui désigne un régime […] politique pour l’oppression raciale, comme on peut avoir un régime politique pour l’oppression de genre avec le terme de patriarcat."

    frustrationmagazine.fr/amandin

    #médecine #médecins #santéPublique #suprématieBlanche #antiracisme #antiracismePolitique #racisme #sociologie #AmandineGay #intersectionnalité

  2. "Ce détour est aussi important pour comprendre la défiance des communautés noires vis-à-vis de la médecine".

    "La suprématie blanche, c’est l’idée d’avoir un terme qui désigne un régime […] politique pour l’oppression raciale, comme on peut avoir un régime politique pour l’oppression de genre avec le terme de patriarcat."

    frustrationmagazine.fr/amandin

    #médecine #médecins #santéPublique #suprématieBlanche #antiracisme #antiracismePolitique #racisme #sociologie #AmandineGay #intersectionnalité

  3. "Ce détour est aussi important pour comprendre la défiance des communautés noires vis-à-vis de la médecine".

    "La suprématie blanche, c’est l’idée d’avoir un terme qui désigne un régime […] politique pour l’oppression raciale, comme on peut avoir un régime politique pour l’oppression de genre avec le terme de patriarcat."

    frustrationmagazine.fr/amandin

    #médecine #médecins #santéPublique #suprématieBlanche #antiracisme #antiracismePolitique #racisme #sociologie #AmandineGay #intersectionnalité

  4. "Ce détour est aussi important pour comprendre la défiance des communautés noires vis-à-vis de la médecine".

    "La suprématie blanche, c’est l’idée d’avoir un terme qui désigne un régime […] politique pour l’oppression raciale, comme on peut avoir un régime politique pour l’oppression de genre avec le terme de patriarcat."

    frustrationmagazine.fr/amandin

    #médecine #médecins #santéPublique #suprématieBlanche #antiracisme #antiracismePolitique #racisme #sociologie #AmandineGay #intersectionnalité

  5. "Ce détour est aussi important pour comprendre la défiance des communautés noires vis-à-vis de la médecine".

    "La suprématie blanche, c’est l’idée d’avoir un terme qui désigne un régime […] politique pour l’oppression raciale, comme on peut avoir un régime politique pour l’oppression de genre avec le terme de patriarcat."

    frustrationmagazine.fr/amandin

    #médecine #médecins #santéPublique #suprématieBlanche #antiracisme #antiracismePolitique #racisme #sociologie #AmandineGay #intersectionnalité

  6. Le RAAR (Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes), s’est créé en 2021, constatant que l’antisémitisme était de retour et qu’une partie de la gauche et du mouvement social était dans le déni.

    Pour nous, il s’agissait d’agir pour que revienne le temps d’une lutte déterminée contre l’antisémitisme, lutte comprise comme se situant en solidarité avec celles contre les autres racismes.

    Les années ont passé, la situation s’est encore dégradée, notamment depuis le 7 octobre 2023 certains à gauche produisant même de l’antisémitisme. C’est pourquoi notre action s’avère plus que jamais nécessaire.
    Nous la menons le plus souvent en lien avec d’autres mouvements comme Golem, les @jjr ou l’UJRE.

    Nos activités, notamment les locations de salle, stands, édition des publications, ont un coût. Pour les financer, nous faisons appel à vous

    En souscrivant pour le RAAR, vous participez au combat contre l’antisémitisme et tous les racismes.

    Nous vous en remercions par avance.

    Toutes modalités sont expliquées sur ce lien : raar.info/soutien-aux-actions-

    #antisemitisme #raar #golem #jjr #antiracisme

  7. Le RAAR (Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes), s’est créé en 2021, constatant que l’antisémitisme était de retour et qu’une partie de la gauche et du mouvement social était dans le déni.

    Pour nous, il s’agissait d’agir pour que revienne le temps d’une lutte déterminée contre l’antisémitisme, lutte comprise comme se situant en solidarité avec celles contre les autres racismes.

    Les années ont passé, la situation s’est encore dégradée, notamment depuis le 7 octobre 2023 certains à gauche produisant même de l’antisémitisme. C’est pourquoi notre action s’avère plus que jamais nécessaire.
    Nous la menons le plus souvent en lien avec d’autres mouvements comme Golem, les @jjr ou l’UJRE.

    Nos activités, notamment les locations de salle, stands, édition des publications, ont un coût. Pour les financer, nous faisons appel à vous

    En souscrivant pour le RAAR, vous participez au combat contre l’antisémitisme et tous les racismes.

    Nous vous en remercions par avance.

    Toutes modalités sont expliquées sur ce lien : raar.info/soutien-aux-actions-

    #antisemitisme #raar #golem #jjr #antiracisme

  8. Le RAAR (Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes), s’est créé en 2021, constatant que l’antisémitisme était de retour et qu’une partie de la gauche et du mouvement social était dans le déni.

    Pour nous, il s’agissait d’agir pour que revienne le temps d’une lutte déterminée contre l’antisémitisme, lutte comprise comme se situant en solidarité avec celles contre les autres racismes.

    Les années ont passé, la situation s’est encore dégradée, notamment depuis le 7 octobre 2023 certains à gauche produisant même de l’antisémitisme. C’est pourquoi notre action s’avère plus que jamais nécessaire.
    Nous la menons le plus souvent en lien avec d’autres mouvements comme Golem, les @jjr ou l’UJRE.

    Nos activités, notamment les locations de salle, stands, édition des publications, ont un coût. Pour les financer, nous faisons appel à vous

    En souscrivant pour le RAAR, vous participez au combat contre l’antisémitisme et tous les racismes.

    Nous vous en remercions par avance.

    Toutes modalités sont expliquées sur ce lien : raar.info/soutien-aux-actions-

    #antisemitisme #raar #golem #jjr #antiracisme

  9. @maitredeconf ça fait plaisir que l'Afrique reprenne sa juste place 😊
    #antiracisme

  10. (...) " Et si, demain, une résistance devait s’organiser, il y aurait parmi les résistants français aussi et encore des Mohamed et des Fatima."

    Une belle 𝗹𝗲𝘁𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗱𝗲́𝗺𝗶𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 adressée à 𝗥𝗲𝘁𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝗮𝘂 de 𝗭𝗮𝗶̈𝗿 𝗞𝗲́𝗱𝗮𝗱𝗼𝘂𝗰𝗵𝗲 ex-conseiller du président Chirac et militant LR de longue date,

    #gaullisme #antiracisme #antifascisme

    liberation.fr/idees-et-debats/

  11. Avec son essai, "Et maintenant le pouvoir : un horizon politique afroféministe", l’essayiste et chercheuse Fania Noël propose un manifeste à destination des militant·es, mettant à plat les concepts théoriques tout en amenant les lecteur·ices vers un horizon afroféministe.

    Entretien avec une grande penseuse contemporaine : manifesto-21.com/fania-noel-in 🧶

    #philosophiePolitique #féminismes #afroFéminisme #racismeSystémique #antiracismePolitique #suprémacismeBlanc #antiracisme #misogynoir #politique

  12. "Le mouvement des droits civiques veut une victime qui soit une femme, parce que une femme n'a pas d'intention ; elle est agie par l'extérieur.
    "Donc, en l'occurrence, ben, Claudette Colvin, on la choisit pas, à cause de son ventre, hein, elle est enceinte. Et puis Rosa Parks, toute la mythologie dit que c'est parce qu'elle sort du boulot ; elle est couturière ; elle sort de son travail ; elle monte dans le bus ; elle a mal aux pieds ; et elle ne se lève pas parce qu'elle a mal aux pieds [rires] ; elle a eu une grosse journée. Mais si vous lisez l'autobiographie de Rosa Parks, elle dit : « je sais pas comment mes pieds sont arrivés dans cette histoire ; parce que moi j'en ai parlé à personne ». Donc, n'empêche que on a un ventre et des pieds mais on n'a plus du tout le cerveau alors que Rosa Parks, c'est une militante, ça fait vingt ans qu'elle est sur le spot, elle est secrétaire de l'association (qui s'appelle NAACP, qui va être l'association qui va être à la manoeuvre. Donc c'est clairement quelqu'un qui fait ce qu'elle fait parce qu'elle a pensé à ce dont il est question, càd à la lutte quoi."

    Faites-vous du bien, écoutez Tania de Montaigne (en 2026) : radiofrance.fr/franceculture/p 🧶

    #humour #humanité #lyrisme #miseEnScène #luttes #lutte #haineEnLigne #réseauxSociaux #harcèlement #universalisme #histoire #histoireDesFemmes #racisme #antiracisme #antiracismePolitique #misogynoir #négrophobie #ségrégationRaciale #sexisme

  13. -->--

    **Agresser une DJ juive ne libérera pas la Palestine** par Jonas Pardo

    Depuis le spectacle donné lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, la DJ et artiste Barbara Butch est la cible d’une campagne de harcèlement qui mêle lesbophobie, grossophobie et antisémitisme.

    À la suite des Jeux, plusieurs groupes d’extrême droite l’ont accusée de blasphème, d’atteinte aux "bonnes mœurs" et de participer à une prétendue décadence culturelle.

    Après sa nomination à la direction artistique de la Nuit Blanche, les attaques ont pris la forme d’insinuations sur sa rémunération, de soupçons de favoritisme, de procès d’intention autour d’un supposé agenda idéologique.

    Plus récemment encore, un journal identitaire a choisi de faire figurer Barbara Butch en Une aux côtés du pédocriminel Jeffrey Epstein, les présentant tous deux comme les symboles d’un Occident prétendument "dégénéré".

    Références à l’argent, soupçons de corruption morale, accusation de complot contre les cultures européennes : Barbara Butch n’est pas attaquée pour ses œuvres, ses prises de parole ou ses actes.

    Elle est visée à travers des imaginaires antisémites et LGBTphobes dont l’histoire est ancienne.

    Depuis quelques mois, c’est l’accusation de "double allégeance" qui est mise en circulation sur les réseaux sociaux.

    Vieux stéréotype antisémite, les Juifs seraient inféodés à un État étranger dont ils défendraient les intérêts de manière dissimulée.

    Le soir de la Nuit Blanche, tandis qu’un groupe de militants catholiques intégristes tentaient d’empêcher la tenue d’un événement organisé dans l’église Saint-Laurent, des militants proches de la section grenobloise de la France insoumise cherchaient à perturber le concert de Barbara Butch, place de l’Hôtel de Ville.

    Dans un tract distribué au public venu assister à la soirée, ils appelaient la Ville de Paris à "ne pas servir de marchepied à la propagande d’Israël" et demandaient la déprogrammation de l’artiste, décrite comme une "personnalité sioniste" et "figure de la stratégie de pinkwashing d’Israël".

    Des camps politiques sensés être opposés désignent une même personne comme cible.

    Non pour ses créations, ses prises de parole ou ses actes, mais parce qu’ils projettent sur elle des fantasmes liés à ce qu’elle est : une femme juive et lesbienne.

    Au printemps, le représentant grenoblois de la France Insoumise élu au conseil municipal de la ville, lance un appel au boycott contre la DJ.

    Le harcèlement sort de l’espace numérique.

    Des centaines de militants tractent et se mobilisent pour tenter de la faire déprogrammer, l’invectivent dès son arrivée sur ses lieux de travail et l’insultent en continu en espérant qu’elle sorte de la scène.

    Rassemblés autour de l’idée que l’artiste participerait à une entreprise de propagande israélienne, c’est aux cris de "sale sioniste" qu’une centaine de militants insoumis ont tenté d’empêcher Barbara Butch de se produire au Cabaret Frappé à Grenoble, samedi 18 juillet.

    Les faits qui lui sont reprochés : avoir joué à la Pride de Tel Aviv en 2025, et sa signature d’une tribune en défense de la loi visant à lutter "contre les formes renouvelées d’antisémitisme", dite Loi Yadan.

    Les insoumis grenoblois considèrent ce geste comme une forme de soutien aux politiques meurtrières du gouvernement Netanyahou, et un soutien à la répression des voix pro-palestiniennes.

    La DJ n’a en réalité pas joué à la Pride, qui n’a d’ailleurs pas eu lieu, mais dans une soirée privée à l’ambassade de France en Israël.

    Si elle a signé cette tribune, comme elle l’explique elle-même, c’est parce qu’elle voyait dans cette loi la possibilité d’un recul de l’antisémitisme, qu’elle vit d’autant plus après les JO de Paris.

    Loin d’être un cas isolé, les tentatives d’écarter les artistes juifs et juives de l’espace public se multiplient de manière inquiétante depuis le 7 octobre 2023.

    Réalisateurs, auteurs d’essais, de littératures ou de BDs, musiciens, peintres, podcasteurs, ou comédiens, ils et elles peuvent être sionistes, asionistes, antisionistes, leur mise au ban est aveugle à leur point de vue réel sur la situation au Moyen-Orient.

    La défense des droits du peuple palestinien est un combat urgent, légitime et nécessaire.

    Mais elle ne saurait justifier la diffusion d’accusations infondées visant une personne en raison de son identité ou de supposées appartenances.

    Le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions, auquel se réfèrent les militants, rappelle d’ailleurs que ces campagnes ne sauraient viser les individus.

    Chacun et chacune est en droit d’avoir un désaccord avec des membres d’une minorité quelconque.

    Nous- mêmes, artistes, auteurs, acteurs de la culture et militants antiracistes signataires de cette tribune, avons des positions diverses vis-à-vis de la loi Yadan, plusieurs d’entre nous s’y sont opposés publiquement.

    En revanche, nous partageons une même conviction : désigner à la vindicte des individus issus d’une minorité sous prétexte de s’opposer à leur opinion, réel ou supposé, n’a rien à voir avec l’exercice du débat démocratique et aboutit à l’augmentation de la violence raciste.

    La lutte antiraciste doit pouvoir faire exister des débats en son sein, sans exposer les victimes de racisme à plus de racisme.

    Auteur : Jonas Pardo, chercheur et directeur de l’association Boussole Antiraciste (helloasso.com/associations/ass)

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    Voir aussi : luttes.frama.io/contre/l-antis (Petit manuel de lutte contre l’antisemitisme par Jonas Pardo et Samuel Delorr (paru le 25 octobre 2024))

    #antifas #antiracisme #democratie #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #lameute #haine #nervis #LaurenceRuffin #AllanBrunon #RN #LFI

  14. 📚 Présentation du livre de Tsedek à Lons-Le-Saunier !

    À partir de 18h30 au Local (début de la présentation à 19h) pour échanger autour du livre « Lutter en rupture, lutter en solidarité », de ses enjeux politiques et des questions qu’il soulève, suivi d’un moment convivial.

    Venez rencontrer @ruff_45000 co-auteur de l’ouvrage discuter, poser vos questions et prolonger la réflexion ensemble.

    #LonsLeSaunier #Tsedek #antiracisme #antisionisme #Palestine

  15. Recap vidéo du festival antifasciste et anti-impérialiste Organize, Fight, Win! organisé en hommage à notre camarde Clément Méric.

    Un grand merci à tous les bénévoles et organisations participantes, mais aussi aux visiteurs et camarades venus prendre part à cette semaine d’événements.

    Nous vous donnons rendez vous l’année prochaine !
    #OrganizeFightWin #antiracisme #antiimpérialisme #antisionisme

  16. ✨️ Rdv jeudi 18 juin 19h à la Ruche #Orléans pour une rencontre avec @ruff_45000 pour présenter le livre "Lutter en Rupture, Lutter en Solidarité" aux éditions Premiers Matins de novembre.

    Événement organisé par [email protected] et #Tsedek!

    Prix libre au chapeau et invitation à consommer au bar de la Ruche en scène.

    Soyez là pour faire progresser nos luttes en échangeant avec notre invité et notre média !

    #Palestine #antiracisme #antisionisme #Gaza

  17. Dans Antifa magazine n°12137 de mai/juin 2026, la revue du @vvnbda vvn-bda.de antifa.vvn-bda.de/

    Le canular de l’Antifa

    Le régime Trump hystérise la lutte contre la droite

    « Ce qui est actuellement interdit aux États-Unis, l’Antifa, reçoit en Allemagne des récompenses du ministre d’État à la Culture », s’emporta en octobre 2025 au Bundestag le député de l’AfD Matthias Helferich, qui s’était lui-même autrefois qualifié de « visage amical du national-socialisme ». Il faisait référence au prix décerné à la maison d’édition antifasciste Unrast Verlag par ce même ministre d’État à la Culture, Wolfram Weimer (CDU), lequel avait récemment fait contrôler des librairies par l’Office de protection de la Constitution, mais qui, aux yeux de Helferich, demeure un valet de la « domination de gauche » dans le pays, parce qu’il refuse de participer à la « guerre culturelle ». La propagande haineuse de Helferich montre très clairement qui réclame des mesures contre « l’Antifa » : ce sont les fascistes eux-mêmes qui se servent du terme flou « Antifa » pour faire avancer leur propre agenda brun. La référence positive aux États-Unis, qui, durant le second mandat de Trump, sont en train d’être transformés avec une brutalité extrême en une dictature fasciste, n’est donc pas davantage un hasard que l’identité de ceux qui, en Allemagne, réclament une interdiction.

    Une revendication délirante d’interdiction de l’Antifa

    En novembre 2025, le département d’État américain a désigné « Antifa Est », un groupe italien et deux réseaux antifascistes grecs, comme des « organisations terroristes internationales ». Selon les accusations formulées, ils seraient opposés au capitalisme, aux États-Unis, au « christianisme » et à la démocratie, et devraient donc être poursuivis et neutralisés.

    La revendication d’une interdiction de l’Antifa aux États-Unis a véritablement pris de l’ampleur sept mois plus tôt, après l’attentat mortel contre Charlie Kirk, agitateur fasciste américain et dirigeant du mouvement d’extrême droite « Turning Point USA ». Sans établir le moindre lien entre l’auteur de l’attentat et l’Antifa, l’administration Trump saisit l’occasion pour faire de « l’Antifa » un mot-valise désignant tout ce qui s’oppose aux délires mégalomaniaques de Trump.

    Parallèlement, une procédure était déjà en cours contre neuf accusés qui avaient manifesté à l’été 2025 devant un centre de rétention de l’agence d’immigration ICE au Texas. Ils furent accusés d’appartenir à une « cellule terroriste Antifa » en raison de leur utilisation commune de la messagerie Signal, du port de vêtements noirs et de la lecture de fanzines de gauche. Des peines draconiennes furent prononcées, allant de dix ans d’emprisonnement à la réclusion à perpétuité, notamment pour appartenance à une organisation, émeute (rioting) et tentative de meurtre – un manifestant avait effectivement tiré sur un gardien. La ministre de la Justice Pam Bondi, depuis lors limogée, annonça que cette condamnation ne resterait pas un cas isolé.

    Selon l’universitaire américain exilé depuis octobre et auteur de *The Antifascist Handbook*, Mark Bray, la pression répressive exercée contre l’Antifa aux États-Unis est toutefois moins forte qu’on ne l’avait d’abord redouté. Dans un entretien accordé à *analyse & kritik*, il estimait que l’épouvantail de l’Antifa n’avait, dans le contexte des manifestations contre l’ICE à Minneapolis au début du mois de janvier – au cours desquelles deux manifestants furent abattus –, pas encore été brandi de manière systématique.

    Fin mars, on apprit cependant que l’administration Trump préparait pour juin-juillet un sommet international contre « l’Antifa ». Le « debanking » temporaire d’organisations antifascistes comme la *Rote Hilfe* (« Aide rouge »), notamment par la banque alternative anthroposophique GLS, ainsi que l’intégration par Meta du terme « Antifa » dans ses filtres de mots suspects, comptent parmi les conséquences de cette interdiction américaine.

    Cette politique anti-Antifa a trouvé son meilleur accueil en Europe dans les pays où gouvernaient ou participaient au gouvernement des forces autoritaires de droite, comme c’était alors le cas en Hongrie et aux Pays-Bas. Dans ces deux pays, des interdictions de l’Antifa existent déjà ou des procédures d’interdiction sont en cours. En France également, après la mort d’un militant néofasciste lors d’un affrontement avec des antifascistes, les appels à une interdiction se font plus insistants. Il n’est donc guère surprenant que l’AfD poursuive, en Allemagne, ses campagnes répétées de dénigrement de l’Antifa malgré leurs échecs passés.

    Manifestation contre la répression sous le slogan : « L’antifascisme est nécessaire. Liberté pour tous les antifascistes ! », le 14 juin 2025 à Iéna. Photo : Po-Ming Cheung.

    L’AfD participe activement à cette campagne

    Les discours deviennent particulièrement virulents là où l’AfD se rapproche du pouvoir gouvernemental. Son programme agressif pour la Saxe-Anhalt, où le parti se rapproche soudainement d’une majorité absolue, ne laisse guère place au doute :

    « La criminalité politique débordante des fanatiques d’extrême gauche, et en particulier de la prétendue Antifa, constitue l’une des plus grandes menaces pour la sécurité intérieure. (...) Nous accorderons la plus haute priorité à la lutte contre l’Antifa en Saxe-Anhalt et augmenterons massivement la pression de poursuite exercée par les services de renseignement et la police contre ce milieu. »

    Néanmoins, l’irrationalité manifeste de cette tentative visant à présenter l’Antifa comme une menace mondiale ne devrait conduire personne à justifier l’Antifa ni à adhérer aux théories du complot qui l’entourent. L’Antifa telle qu’elle est dépeinte dans ces discours n’existe tout simplement pas.

    Friedrich Burschel
    Historien et publiciste.

    #Antifa #Libertés #Résistance #Antifascisme #Trump #RégimeTrump #AfD #ExtrêmeDroite #Fascisme #Néofascisme #PolitiqueAllemande #PolitiqueAméricaine #RépressionPolitique #LibertésPubliques #MouvementsSociaux #Militantisme #Démocratie #Autoritarisme #Propagande #AnalysePolitique #HistoireContemporaine #Europe #ÉtatsUnis #RésistanceAntifasciste #DroitsCiviques #CritiquePolitique #LutteContreLeFascisme #Antiracisme

  18. Dans Antifa magazine n°12137 de mai/juin 2026, la revue du @vvnbda vvn-bda.de antifa.vvn-bda.de/

    Le canular de l’Antifa

    Le régime Trump hystérise la lutte contre la droite

    « Ce qui est actuellement interdit aux États-Unis, l’Antifa, reçoit en Allemagne des récompenses du ministre d’État à la Culture », s’emporta en octobre 2025 au Bundestag le député de l’AfD Matthias Helferich, qui s’était lui-même autrefois qualifié de « visage amical du national-socialisme ». Il faisait référence au prix décerné à la maison d’édition antifasciste Unrast Verlag par ce même ministre d’État à la Culture, Wolfram Weimer (CDU), lequel avait récemment fait contrôler des librairies par l’Office de protection de la Constitution, mais qui, aux yeux de Helferich, demeure un valet de la « domination de gauche » dans le pays, parce qu’il refuse de participer à la « guerre culturelle ». La propagande haineuse de Helferich montre très clairement qui réclame des mesures contre « l’Antifa » : ce sont les fascistes eux-mêmes qui se servent du terme flou « Antifa » pour faire avancer leur propre agenda brun. La référence positive aux États-Unis, qui, durant le second mandat de Trump, sont en train d’être transformés avec une brutalité extrême en une dictature fasciste, n’est donc pas davantage un hasard que l’identité de ceux qui, en Allemagne, réclament une interdiction.

    Une revendication délirante d’interdiction de l’Antifa

    En novembre 2025, le département d’État américain a désigné « Antifa Est », un groupe italien et deux réseaux antifascistes grecs, comme des « organisations terroristes internationales ». Selon les accusations formulées, ils seraient opposés au capitalisme, aux États-Unis, au « christianisme » et à la démocratie, et devraient donc être poursuivis et neutralisés.

    La revendication d’une interdiction de l’Antifa aux États-Unis a véritablement pris de l’ampleur sept mois plus tôt, après l’attentat mortel contre Charlie Kirk, agitateur fasciste américain et dirigeant du mouvement d’extrême droite « Turning Point USA ». Sans établir le moindre lien entre l’auteur de l’attentat et l’Antifa, l’administration Trump saisit l’occasion pour faire de « l’Antifa » un mot-valise désignant tout ce qui s’oppose aux délires mégalomaniaques de Trump.

    Parallèlement, une procédure était déjà en cours contre neuf accusés qui avaient manifesté à l’été 2025 devant un centre de rétention de l’agence d’immigration ICE au Texas. Ils furent accusés d’appartenir à une « cellule terroriste Antifa » en raison de leur utilisation commune de la messagerie Signal, du port de vêtements noirs et de la lecture de fanzines de gauche. Des peines draconiennes furent prononcées, allant de dix ans d’emprisonnement à la réclusion à perpétuité, notamment pour appartenance à une organisation, émeute (rioting) et tentative de meurtre – un manifestant avait effectivement tiré sur un gardien. La ministre de la Justice Pam Bondi, depuis lors limogée, annonça que cette condamnation ne resterait pas un cas isolé.

    Selon l’universitaire américain exilé depuis octobre et auteur de *The Antifascist Handbook*, Mark Bray, la pression répressive exercée contre l’Antifa aux États-Unis est toutefois moins forte qu’on ne l’avait d’abord redouté. Dans un entretien accordé à *analyse & kritik*, il estimait que l’épouvantail de l’Antifa n’avait, dans le contexte des manifestations contre l’ICE à Minneapolis au début du mois de janvier – au cours desquelles deux manifestants furent abattus –, pas encore été brandi de manière systématique.

    Fin mars, on apprit cependant que l’administration Trump préparait pour juin-juillet un sommet international contre « l’Antifa ». Le « debanking » temporaire d’organisations antifascistes comme la *Rote Hilfe* (« Aide rouge »), notamment par la banque alternative anthroposophique GLS, ainsi que l’intégration par Meta du terme « Antifa » dans ses filtres de mots suspects, comptent parmi les conséquences de cette interdiction américaine.

    Cette politique anti-Antifa a trouvé son meilleur accueil en Europe dans les pays où gouvernaient ou participaient au gouvernement des forces autoritaires de droite, comme c’était alors le cas en Hongrie et aux Pays-Bas. Dans ces deux pays, des interdictions de l’Antifa existent déjà ou des procédures d’interdiction sont en cours. En France également, après la mort d’un militant néofasciste lors d’un affrontement avec des antifascistes, les appels à une interdiction se font plus insistants. Il n’est donc guère surprenant que l’AfD poursuive, en Allemagne, ses campagnes répétées de dénigrement de l’Antifa malgré leurs échecs passés.

    Manifestation contre la répression sous le slogan : « L’antifascisme est nécessaire. Liberté pour tous les antifascistes ! », le 14 juin 2025 à Iéna. Photo : Po-Ming Cheung.

    L’AfD participe activement à cette campagne

    Les discours deviennent particulièrement virulents là où l’AfD se rapproche du pouvoir gouvernemental. Son programme agressif pour la Saxe-Anhalt, où le parti se rapproche soudainement d’une majorité absolue, ne laisse guère place au doute :

    « La criminalité politique débordante des fanatiques d’extrême gauche, et en particulier de la prétendue Antifa, constitue l’une des plus grandes menaces pour la sécurité intérieure. (...) Nous accorderons la plus haute priorité à la lutte contre l’Antifa en Saxe-Anhalt et augmenterons massivement la pression de poursuite exercée par les services de renseignement et la police contre ce milieu. »

    Néanmoins, l’irrationalité manifeste de cette tentative visant à présenter l’Antifa comme une menace mondiale ne devrait conduire personne à justifier l’Antifa ni à adhérer aux théories du complot qui l’entourent. L’Antifa telle qu’elle est dépeinte dans ces discours n’existe tout simplement pas.

    Friedrich Burschel
    Historien et publiciste.

    #Antifa #Libertés #Résistance #Antifascisme #Trump #RégimeTrump #AfD #ExtrêmeDroite #Fascisme #Néofascisme #PolitiqueAllemande #PolitiqueAméricaine #RépressionPolitique #LibertésPubliques #MouvementsSociaux #Militantisme #Démocratie #Autoritarisme #Propagande #AnalysePolitique #HistoireContemporaine #Europe #ÉtatsUnis #RésistanceAntifasciste #DroitsCiviques #CritiquePolitique #LutteContreLeFascisme #Antiracisme

  19. Dans Antifa magazine n°12137 de mai/juin 2026, la revue du @vvnbda vvn-bda.de antifa.vvn-bda.de/

    Le canular de l’Antifa

    Le régime Trump hystérise la lutte contre la droite

    « Ce qui est actuellement interdit aux États-Unis, l’Antifa, reçoit en Allemagne des récompenses du ministre d’État à la Culture », s’emporta en octobre 2025 au Bundestag le député de l’AfD Matthias Helferich, qui s’était lui-même autrefois qualifié de « visage amical du national-socialisme ». Il faisait référence au prix décerné à la maison d’édition antifasciste Unrast Verlag par ce même ministre d’État à la Culture, Wolfram Weimer (CDU), lequel avait récemment fait contrôler des librairies par l’Office de protection de la Constitution, mais qui, aux yeux de Helferich, demeure un valet de la « domination de gauche » dans le pays, parce qu’il refuse de participer à la « guerre culturelle ». La propagande haineuse de Helferich montre très clairement qui réclame des mesures contre « l’Antifa » : ce sont les fascistes eux-mêmes qui se servent du terme flou « Antifa » pour faire avancer leur propre agenda brun. La référence positive aux États-Unis, qui, durant le second mandat de Trump, sont en train d’être transformés avec une brutalité extrême en une dictature fasciste, n’est donc pas davantage un hasard que l’identité de ceux qui, en Allemagne, réclament une interdiction.

    Une revendication délirante d’interdiction de l’Antifa

    En novembre 2025, le département d’État américain a désigné « Antifa Est », un groupe italien et deux réseaux antifascistes grecs, comme des « organisations terroristes internationales ». Selon les accusations formulées, ils seraient opposés au capitalisme, aux États-Unis, au « christianisme » et à la démocratie, et devraient donc être poursuivis et neutralisés.

    La revendication d’une interdiction de l’Antifa aux États-Unis a véritablement pris de l’ampleur sept mois plus tôt, après l’attentat mortel contre Charlie Kirk, agitateur fasciste américain et dirigeant du mouvement d’extrême droite « Turning Point USA ». Sans établir le moindre lien entre l’auteur de l’attentat et l’Antifa, l’administration Trump saisit l’occasion pour faire de « l’Antifa » un mot-valise désignant tout ce qui s’oppose aux délires mégalomaniaques de Trump.

    Parallèlement, une procédure était déjà en cours contre neuf accusés qui avaient manifesté à l’été 2025 devant un centre de rétention de l’agence d’immigration ICE au Texas. Ils furent accusés d’appartenir à une « cellule terroriste Antifa » en raison de leur utilisation commune de la messagerie Signal, du port de vêtements noirs et de la lecture de fanzines de gauche. Des peines draconiennes furent prononcées, allant de dix ans d’emprisonnement à la réclusion à perpétuité, notamment pour appartenance à une organisation, émeute (rioting) et tentative de meurtre – un manifestant avait effectivement tiré sur un gardien. La ministre de la Justice Pam Bondi, depuis lors limogée, annonça que cette condamnation ne resterait pas un cas isolé.

    Selon l’universitaire américain exilé depuis octobre et auteur de *The Antifascist Handbook*, Mark Bray, la pression répressive exercée contre l’Antifa aux États-Unis est toutefois moins forte qu’on ne l’avait d’abord redouté. Dans un entretien accordé à *analyse & kritik*, il estimait que l’épouvantail de l’Antifa n’avait, dans le contexte des manifestations contre l’ICE à Minneapolis au début du mois de janvier – au cours desquelles deux manifestants furent abattus –, pas encore été brandi de manière systématique.

    Fin mars, on apprit cependant que l’administration Trump préparait pour juin-juillet un sommet international contre « l’Antifa ». Le « debanking » temporaire d’organisations antifascistes comme la *Rote Hilfe* (« Aide rouge »), notamment par la banque alternative anthroposophique GLS, ainsi que l’intégration par Meta du terme « Antifa » dans ses filtres de mots suspects, comptent parmi les conséquences de cette interdiction américaine.

    Cette politique anti-Antifa a trouvé son meilleur accueil en Europe dans les pays où gouvernaient ou participaient au gouvernement des forces autoritaires de droite, comme c’était alors le cas en Hongrie et aux Pays-Bas. Dans ces deux pays, des interdictions de l’Antifa existent déjà ou des procédures d’interdiction sont en cours. En France également, après la mort d’un militant néofasciste lors d’un affrontement avec des antifascistes, les appels à une interdiction se font plus insistants. Il n’est donc guère surprenant que l’AfD poursuive, en Allemagne, ses campagnes répétées de dénigrement de l’Antifa malgré leurs échecs passés.

    Manifestation contre la répression sous le slogan : « L’antifascisme est nécessaire. Liberté pour tous les antifascistes ! », le 14 juin 2025 à Iéna. Photo : Po-Ming Cheung.

    L’AfD participe activement à cette campagne

    Les discours deviennent particulièrement virulents là où l’AfD se rapproche du pouvoir gouvernemental. Son programme agressif pour la Saxe-Anhalt, où le parti se rapproche soudainement d’une majorité absolue, ne laisse guère place au doute :

    « La criminalité politique débordante des fanatiques d’extrême gauche, et en particulier de la prétendue Antifa, constitue l’une des plus grandes menaces pour la sécurité intérieure. (...) Nous accorderons la plus haute priorité à la lutte contre l’Antifa en Saxe-Anhalt et augmenterons massivement la pression de poursuite exercée par les services de renseignement et la police contre ce milieu. »

    Néanmoins, l’irrationalité manifeste de cette tentative visant à présenter l’Antifa comme une menace mondiale ne devrait conduire personne à justifier l’Antifa ni à adhérer aux théories du complot qui l’entourent. L’Antifa telle qu’elle est dépeinte dans ces discours n’existe tout simplement pas.

    Friedrich Burschel
    Historien et publiciste.

    #Antifa #Libertés #Résistance #Antifascisme #Trump #RégimeTrump #AfD #ExtrêmeDroite #Fascisme #Néofascisme #PolitiqueAllemande #PolitiqueAméricaine #RépressionPolitique #LibertésPubliques #MouvementsSociaux #Militantisme #Démocratie #Autoritarisme #Propagande #AnalysePolitique #HistoireContemporaine #Europe #ÉtatsUnis #RésistanceAntifasciste #DroitsCiviques #CritiquePolitique #LutteContreLeFascisme #Antiracisme

  20. Dans Antifa magazine n°12137 de mai/juin 2026, la revue du @vvnbda vvn-bda.de antifa.vvn-bda.de/

    Le canular de l’Antifa

    Le régime Trump hystérise la lutte contre la droite

    « Ce qui est actuellement interdit aux États-Unis, l’Antifa, reçoit en Allemagne des récompenses du ministre d’État à la Culture », s’emporta en octobre 2025 au Bundestag le député de l’AfD Matthias Helferich, qui s’était lui-même autrefois qualifié de « visage amical du national-socialisme ». Il faisait référence au prix décerné à la maison d’édition antifasciste Unrast Verlag par ce même ministre d’État à la Culture, Wolfram Weimer (CDU), lequel avait récemment fait contrôler des librairies par l’Office de protection de la Constitution, mais qui, aux yeux de Helferich, demeure un valet de la « domination de gauche » dans le pays, parce qu’il refuse de participer à la « guerre culturelle ». La propagande haineuse de Helferich montre très clairement qui réclame des mesures contre « l’Antifa » : ce sont les fascistes eux-mêmes qui se servent du terme flou « Antifa » pour faire avancer leur propre agenda brun. La référence positive aux États-Unis, qui, durant le second mandat de Trump, sont en train d’être transformés avec une brutalité extrême en une dictature fasciste, n’est donc pas davantage un hasard que l’identité de ceux qui, en Allemagne, réclament une interdiction.

    Une revendication délirante d’interdiction de l’Antifa

    En novembre 2025, le département d’État américain a désigné « Antifa Est », un groupe italien et deux réseaux antifascistes grecs, comme des « organisations terroristes internationales ». Selon les accusations formulées, ils seraient opposés au capitalisme, aux États-Unis, au « christianisme » et à la démocratie, et devraient donc être poursuivis et neutralisés.

    La revendication d’une interdiction de l’Antifa aux États-Unis a véritablement pris de l’ampleur sept mois plus tôt, après l’attentat mortel contre Charlie Kirk, agitateur fasciste américain et dirigeant du mouvement d’extrême droite « Turning Point USA ». Sans établir le moindre lien entre l’auteur de l’attentat et l’Antifa, l’administration Trump saisit l’occasion pour faire de « l’Antifa » un mot-valise désignant tout ce qui s’oppose aux délires mégalomaniaques de Trump.

    Parallèlement, une procédure était déjà en cours contre neuf accusés qui avaient manifesté à l’été 2025 devant un centre de rétention de l’agence d’immigration ICE au Texas. Ils furent accusés d’appartenir à une « cellule terroriste Antifa » en raison de leur utilisation commune de la messagerie Signal, du port de vêtements noirs et de la lecture de fanzines de gauche. Des peines draconiennes furent prononcées, allant de dix ans d’emprisonnement à la réclusion à perpétuité, notamment pour appartenance à une organisation, émeute (rioting) et tentative de meurtre – un manifestant avait effectivement tiré sur un gardien. La ministre de la Justice Pam Bondi, depuis lors limogée, annonça que cette condamnation ne resterait pas un cas isolé.

    Selon l’universitaire américain exilé depuis octobre et auteur de *The Antifascist Handbook*, Mark Bray, la pression répressive exercée contre l’Antifa aux États-Unis est toutefois moins forte qu’on ne l’avait d’abord redouté. Dans un entretien accordé à *analyse & kritik*, il estimait que l’épouvantail de l’Antifa n’avait, dans le contexte des manifestations contre l’ICE à Minneapolis au début du mois de janvier – au cours desquelles deux manifestants furent abattus –, pas encore été brandi de manière systématique.

    Fin mars, on apprit cependant que l’administration Trump préparait pour juin-juillet un sommet international contre « l’Antifa ». Le « debanking » temporaire d’organisations antifascistes comme la *Rote Hilfe* (« Aide rouge »), notamment par la banque alternative anthroposophique GLS, ainsi que l’intégration par Meta du terme « Antifa » dans ses filtres de mots suspects, comptent parmi les conséquences de cette interdiction américaine.

    Cette politique anti-Antifa a trouvé son meilleur accueil en Europe dans les pays où gouvernaient ou participaient au gouvernement des forces autoritaires de droite, comme c’était alors le cas en Hongrie et aux Pays-Bas. Dans ces deux pays, des interdictions de l’Antifa existent déjà ou des procédures d’interdiction sont en cours. En France également, après la mort d’un militant néofasciste lors d’un affrontement avec des antifascistes, les appels à une interdiction se font plus insistants. Il n’est donc guère surprenant que l’AfD poursuive, en Allemagne, ses campagnes répétées de dénigrement de l’Antifa malgré leurs échecs passés.

    Manifestation contre la répression sous le slogan : « L’antifascisme est nécessaire. Liberté pour tous les antifascistes ! », le 14 juin 2025 à Iéna. Photo : Po-Ming Cheung.

    L’AfD participe activement à cette campagne

    Les discours deviennent particulièrement virulents là où l’AfD se rapproche du pouvoir gouvernemental. Son programme agressif pour la Saxe-Anhalt, où le parti se rapproche soudainement d’une majorité absolue, ne laisse guère place au doute :

    « La criminalité politique débordante des fanatiques d’extrême gauche, et en particulier de la prétendue Antifa, constitue l’une des plus grandes menaces pour la sécurité intérieure. (...) Nous accorderons la plus haute priorité à la lutte contre l’Antifa en Saxe-Anhalt et augmenterons massivement la pression de poursuite exercée par les services de renseignement et la police contre ce milieu. »

    Néanmoins, l’irrationalité manifeste de cette tentative visant à présenter l’Antifa comme une menace mondiale ne devrait conduire personne à justifier l’Antifa ni à adhérer aux théories du complot qui l’entourent. L’Antifa telle qu’elle est dépeinte dans ces discours n’existe tout simplement pas.

    Friedrich Burschel
    Historien et publiciste.

    #Antifa #Libertés #Résistance #Antifascisme #Trump #RégimeTrump #AfD #ExtrêmeDroite #Fascisme #Néofascisme #PolitiqueAllemande #PolitiqueAméricaine #RépressionPolitique #LibertésPubliques #MouvementsSociaux #Militantisme #Démocratie #Autoritarisme #Propagande #AnalysePolitique #HistoireContemporaine #Europe #ÉtatsUnis #RésistanceAntifasciste #DroitsCiviques #CritiquePolitique #LutteContreLeFascisme #Antiracisme

  21. ⭐ Jeudi 25 juin - ZAD #NDDL - Hameau du Liminbout

    FIGHT IMPERIALISMS
    Soirée de soutien au #Liban et à la #Palestine

    - 18h30 Présentation par #Tsedek! @ruff_45000 du livre Lutter en rupture, Lutter en solidarité.

    Repas à prix libre et bar

    ➡️ Le lendemain, vendredi 26, une soirée FIGHT IMPERIALISMS sera également organisée à #Nantes, avec le passage du film Seeds of Dignity du collectif libanais Buzuruna Juzuruna, ainsi qu’un message vidéo du président du syndicat de pêche de Gaza.

    Tous les fonds récoltés pendant ces deux soirées seront reversés à Gaza Sunbird et Buzuruna Juzuruna.

    #Gaza #antiracisme #antisionisme

  22. #UrgencePalestine Rennes et Dispac’h vous invite pour la présentation du livre du collectif Tsedek! “Lutter en rupture, lutter en solidarité”, avec la présence des co-auteurs @ruff_45000 et @elieduprey

    🗓 Le mercredi 24 juin
    🕖 19h
    📍 Baba Zula - 182, avenue Patton #Rennes
    #Palestine #antiracisme #antisionisme #Dispach

  23. 📚 La tournée de présentation du livre "Lutter en rupture lutter en solidarité" (éd. PMN) continue jusqu’au 12 juillet avant de marquer une petite pause.

    ➡️ Retrouvez nos dates de tournée pour le mois de juin et la programmation (non exhaustive).

    ✨ On compte sur vous pour faire passer le mot et venir en nombre !

    #Tsedek #Palestine #Gaza #antiracisme #antisionisme

  24. 📚 Présentation du livre de Tsedek à Montreuil

    Le collectif #Tsedek et la librairie Libertalia vous donne rendez-vous le 10 juin à Montreuil, pour une rencontre autour de l'ouvrage Lutter en rupture, lutter en solidarité.

    Cette discussion sera l'occasion de revenir sur les questions politiques soulevées par le livre, les débats qu'il ouvre et les perspectives qu'il dessine pour les luttes contemporaines.

    En présence de @ruff_45000 co-auteur de l'ouvrage, nous échangerons autour des thèmes abordés dans le livre avant de poursuivre la réflexion avec le public.

    📍 Librairie Libertalia #Montreuil
    📅 10 juin
    🕢 19h30

    #Palestine #Gaza #antiracisme #antisionisme

  25. Jamais dans la tendance toujours dans la bonne direction : nos trois ans au Bal Chavaux pendant le festival #OrganizeFightWin le 3 juin.

    #Tsedek #Palestine #antisionisme #antiracisme

  26. CATALÀ

    Punt d'informació i acompanyament no professional. Procés extraordinari de regularització
    Cada dimecres de 18.30h a 20.30h.

    – Informació bàsica sobre el procés
    – Orientació en documentació necessària
    – Impressió i digitalització de documents
    – Orientació i suport en obtenció de cites prèvies, pagament de taxes.

    Idiomes disponibles: Castellà, català, anglès

    Contacte: [email protected]

    A La Cinètika | Rbla. Fabra i Puig, 28 (08030)

    CASTELLÀ

    Punto de información y acompañamiento no profesional. Proceso extraordinario de regularización
    Cada miércoles de 18.30h a 20.30h.

    – Información básica sobre el proceso
    – Orientación en documentación necesaria
    – Impresión y digitalización de documentos
    – Orientación y apoyo en obtención de citas previas, pago de tasas.

    Idiomas disponibles: Castellano, catalán, inglés

    Contacto: [email protected]

    blogs.sindominio.net/lacinetik

    #RegularizacionYa #regularizacionextraordinaria #regularitzacio #asesoriaregularicacion #antirracismo #antiracisme #SantAndreudelPalomar #barcelona

  27. Formació en línia sobre la regularització extraordinària des d'una perspectiva feminista i antiracista

    online, dimecres, 29 d’abril, a les 18:30 CEST

    Com podem donar suport a la regularització extraordinària? Des de FAPC us convidem a la formació amb MigrESS i Illay Legal. Una anàlisi feminista i antiracista del procés de regularització i de les seves oportunitats i limitacions.

    Obert a persones interessades dels moviments populars
    Cal inscriure's prèviament al formulari. Totes les inscrites rebreu l'enllaç abans de la formació:

    https://nextcloud.pangea.org/apps/forms/s/F5dQbbKRTEpft54fEWrH4Fsj

    Davant el feixisme i el racisme, formem-nos i organitzem-nos des del feminisme anticapitalista! ✊🏾

    bcn.convoca.la/event/formacio-

  28. Dijous de Mostra a la Meme

    Escola Meme, dijous, 23 d’abril, a les 17:30 CEST

    17:30: Presentación del fanzine Raíces Indígenas Queer, por parte de la colectiva Nar Kunn y presentación del Fanzine Misoginia Colonial: El patriarcado como herramienta de colonización, elaborado conjuntamente con la colectiva Casa Massapê.

    Ambos fanzines expresan nuestra intención de descentrar la blanquitud como marco dominante en la lucha contra el binarismo de género y la violencia de género, situando en contexto el papel de la colonización, el imperialismo y la supremacía blanca en la destrucción de los modos de vida indígenas y cómo los pueblos originarios se relacionan con el género y la sexualidad, afirmando de manera directa que la opresión hacia las mujeres y las personas queer fue impuesta sistemáticamente y dando protagonismo a las voces indígenas.

    En Nar Kunn reconocemos que la colonización no fue un hecho histórico cerrado, sino una violencia que continúa; que no solo saqueó tierras y recursos, sino que también desarraigó culturas y espiritualidades y las reformuló para adaptarlas a la mirada blanca.

    ¡Viva la resistencia indígena y que caiga la supremacía blanca y el eurocentrismo!

    18:30: Poemas declamados por su autora Jennifer migra antirracista.

    19:00: Taller de privilegio económico, a càrrec del col·lectiu A Cambio De Nada.


    ¿Sabes qué gastos fijos tienes? ¿Y qué gastos extras, elegidos? ¿Te has planteado qué implica saber o no responder rápido a estas preguntas? ¿Crees que todas las personas pueden alcanzar los mismos ingresos? ¿O que sus vidas son igual de caras de base?

    Vamos a explorar esto compartiendo diferentes realidades de nuestro contexto y dibujar así el panorama actual, hasta donde lleguemos, para proponer medidas colectivas que lleven lo político a lo personal.

    21:00: Picaeta-cena vegana.

    calendari.cc/event/dijous-de-m

  29. Samedi 18 avril, journée de mobilisation nationale contre les CRA
    les collectifs Cases Rebelles et Isonomia vous invitent à une projection suivie d’une discussion autour des centres de rétention administrative (CRA) le 18/04/2026 à 18h
    Maison des Haubans 1 bis boulevard de Berlin avec le collectif antiCRA de Toulouse

    #Nantes #CRA #PersonneNEstIllegal #nobordersnonations #frontieres #xenophobie #racisme #antiracisme #decolonialisme

    nantes.indymedia.org/events/16

  30. Ce dimanche 15 mars, nous irons élire les membres de nos conseils municipaux (et donc, indirectement, du Sénat).

    À cette occasion, voici un message de Nathanaël Leprette ( @thatoo), candidat pirate sur la liste "Lorient en commun" menée par Damien Girard ( @damiengirard).

    #PartiPirate #polfr #France #Lorient #municipales26 #Iran #LGBTQIA #AntiRacisme #VivreEnsemble

  31. Concentració: Contra Els Atacs Racistes

    Can Bofí Vell, dilluns, 22 de desembre, a les 18:00 CET

    Publicació original: https://www.instagram.com/p/DSjn3MljLwh/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=MzRlODBiNWFlZA==

    Seguiu la lluita: https://www.instagram.com/suport.veinsib9/

    -----

    Contra els atacs racistes, unitat de classe. Albiol no només ha deixat 400 persones al carrer, també ha instigat més racisme i més odi. Ahir els van atacar i no ens podem mostrar impassibles mentre els exposen a l’exclusió i la mort.

    -----

    Ubicació: Espai recuperat Can Bofí Vell, C/ Sant Fermí, Travessera de Montigalà, Badalona

    Data: Dilluns 22 (avui), a les 18:00h

    bcn.convoca.la/event/concentra

  32. "Ce qui distingue le projet théorique, politique et littéraire de Wittig et en fait aujourd’hui un incontournable pôle d’attraction intellectuelle. C’est assurément la radicalité de son antiessentialisme que Wittig applique à la croyance la plus crédible qui soit en raison de la force de sa naturalisation : l’idée que les hommes et les femmes seraient des « groupes naturels » et naturellement complémentaires.

    "Pour Wittig, en revanche, les hommes et les femmes sont des groupes sociaux naturalisés, des classes antagonistes créées par des rapports de pouvoir, le sexe anatomique est une marque qui cristallise ces rapports sociaux (sans eux, il n’aurait aucune pertinence sociale), l’hétérosexualité est un régime politique qui opprime les femmes, les personnes nonhétérosexuelles et les personnes racisées, et pour cela il faut la détruire dans son double fondement, matériel et idéologique. Car pour Wittig le régime hétérosexuel repose, d’une part, sur un système de rapports sociaux d’infériorisation et d’aliénation des femmes, des personnes non hétérosexuelles et des personnes racisées, et, d’autre part, sur une structure de perception essentialiste – que Wittig appelle la « pensée straight » – dissimulant l’oppression derrière la notion de « différence », permettant ainsi à la domination de se reproduire si aisément."

    Sara Garbagnoli expliquait en 2023 : moniquewittig.com/wp-content/u

    #clarté #radicalité #croyances #subjuguer #essentialisme #appropriation #sexisme #hétérosexisme #hétérosexualité #saphisme #hétéroNormativité #féminismes #histoire #MoniqueWittig #Wittig #antiracisme #littérature #homosexualité #MLF #féminisme #internationalisme #matérialisme #patriarcat #linguistique #universalisme #queer #antagonisme #utopie #histoireDesIdées #idéologies

  33. « Vous êtes tous racistes » : la colère des mouvements antiracistes envers les écologistes

    Des notes à prendre pour toutes les organisations militantes mais aussi, je crois, les festivals.
    reporterre.net/Vous-etes-tous-

    #Décolonialisme #Antiracisme

  34. "L’administration Trump a fait une priorité de la lutte contre les politiques de diversité, équité et inclusion (DEI) au sein des universités, de l’administration et des grandes entreprises, que celles-ci aient ou non leur siège aux États-Unis. Du côté des grands groupes français, on préfère éviter le sujet."

    une enquête de Clarisse Dooh : multinationales.org/fr/enquete

    #multinationales #ObservatoireDesMultinationales #dominationRaciale #inclusion #diversité #aggressivité #chargeMentale #suprémacismeBlanc #suprématieBlanche #blanchité #fragilitéBlanche #guerreCulturelle #clivageRacial #antiRacisme #GAFAM #Meta #Microsoft #Amazon #Apple #éthique #inclusivité #gestionDuRisque #risque

  35. « Non-noyées. Leçons féministes Noires apprises auprès des mammifères marines » de Alexis Pauline Gumbs est toujours en librairie 🌊

    Une traduction de Mabeuko Oberty, Myriam Rabah-Konaté et Rose B.
    Accompagné de dessins de Maya Mihindou 🐳

    Une coédition avec Les Liens qui Libèrent

    #edition #livres #burnaout #book #ecologie #feminisme #antiracisme #alexispaulinegumbs #mabeukooberty #myriamrabahkonaté #mayamihindou

  36. Présentation du “Petit manuel de lutte contre l’antisémitisme” à la librairie le Pied à terre, 9 rue Custine 75018 Paris par Jonas Pardo et Samuel Delor le vendredi 25 octobre 2024 à 19h30

    - antiracisme.frama.io/infos-202

    Le “Petit manuel de lutte contre l’antisémitisme” est un outil à destination du mouvement social dont les auteurs se revendiquent.

    Il retrace la longue histoire de la construction des accusations faites aux Juifs, de l’antijudaïsme antique aux théories du complot et à l’antisémitisme contemporain.

    Outil pratique, le manuel permet de comprendre le processus de racialisation des Juifs sur le temps long et développe des analyses et propositions concrètes à propos de l’antisémitisme en développement depuis les années 2000.

    Le manuel permet au lecteur d’embrasser la complexité du phénomène, son caractère systémique, ses implications sociales et politiques, et s’approprier des outils pour rejoindre le combat antiraciste.

    Les auteurs souhaitent contribuer à une prise en charge pleine et entière de la lutte contre l’antisémitisme par le camp dont ils se revendiquent, celui du mouvement social et syndical.

    Jonas Pardo est créateur et animateur de formations à la lutte contre l’antisémitisme. Il intervient à l’école et à l’université ainsi qu’auprès de collectifs, associations, syndicats, médias et partis politiques pour apprendre à reconnaître et affronter l’antisémitisme.

    Convaincu que c’est la gauche qui est le plus à même de porter le combat antiraciste, il est investi dans le mouvement social et syndical.

    Samuel Delor est enseignant. Sa grand-mère paternelle, Bella Swiatly, juive polonaise, a participé avec son premier mari à fonder l’un des premiers réseaux de résistance de la Haute Vienne, à Châtellerault. Cette histoire familiale est l’un des fondements de son engagement syndical et politique. Militant syndicaliste CGT, il occupe des responsabilités professionnelles et interprofessionnelles.

    #antisemitisme #JonasPardo #Golem #JJR #SamuelDelor #antiracisme #gauche