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#antisionisme — Public Fediverse posts

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  1. inrer.org/2026/07/post-sionism (Post-sionisme, post-Shoah, Trois essais sur une négation, une délégitimation et une diabolisation d'Israël)

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    Pour aborder l’œuvre magistrale du philosophe israélien Elhanan Yakira, Trois essais sur une négation, une délégitimation, une diabolisation d’Israël, publiée aux Presses universitaires de France en 2010, il faut poser d’emblée le cœur implacable de son diagnostic : l’antisionisme contemporain ne relève plus de la simple critique géopolitique ni d’une réflexion philosophique légitime sur les structures d’un État.

    Il s’est mué en une entreprise de négation existentielle radicale, un phénomène unique dans le champ sémantique international où l’État d’Israël s’impose comme la seule entité politique au monde dont la légitimité même à exister est contestée de manière permanente dans le débat public.

    Si cette contestation trouve aujourd’hui un écho retentissant dans les cercles académiques et militants occidentaux, Yakira rappelle avec force qu’elle n’a jamais été exclusive à l’Occident.

    Elle s’inscrit dans la continuité historique des campagnes de délégitimation de l’appareil de propagande soviétique – qui, dès les années 1960, théorisa l’assimilation du sionisme au racisme et à l’impérialisme – et des rhétoriques d’effacement portées par les nationalismes arabes et le fondamentalisme islamiste.

    Sous le paravent de cet antisionisme globalisé se révèle une hostilité profonde qui prend pour cible, au travers de l’État, les personnes juives elles-mêmes.

    Pour Yakira, refuser au seul peuple juif le droit à l’autodétermination accordé à toutes les autres nations du monde constitue un contresens historique et un scandale moral qu’il déconstruit en s’attaquant à trois foyers de subversion idéologique interconnectés.

    Le premier de ces foyers s’incarne dans le post-sionisme académique et intellectuel, un courant né paradoxalement au cœur même des universités israéliennes à la fin des années 1980 avant d’être massivement exporté et récupéré à l’international.

    Yakira analyse ce mouvement non pas comme une saine et classique relecture historique, mais comme une entreprise idéologique de déconstruction radicale visant à saper les fondements éthiques et juridiques du projet national juif.

    Ce courant a été principalement structuré par les figures des « nouveaux historiens » comme notamment Ilan Pappé, qui a théorisé la naissance d’Israël sous le prisme exclusif du nettoyage ethnique, ou Benny Morris dans sa première période.

    En prétendant s’affranchir du récit sioniste originel, cette intelligentsia a produit un arsenal sémantique qui assimile la création de l’État à un péché originel indépassable.

    Cette subversion interne, validée par des titres universitaires prestigieux à Tel-Aviv, Haïfa ou Jérusalem, a fourni une caution scientifique et morale inespérée aux mouvements les plus extrêmes à l’étranger, transformant une dispute intellectuelle locale en une arme de disqualification planétaire.

    La ligne de force de cette disqualification réside dans un glissement sémantique et moral pervers que Yakira passe au crible de sa rigueur philosophique : le passage de la critique légitime des politiques gouvernementales israéliennes (un exercice démocratique consubstantiel à la vie politique de l’État hébreu) à la diabolisation de l’existence même de l’État.

    L’auteur pointe l’aveuglement, voire la complaisance, d’une partie de l’opinion publique qui s’accommode de cette distinction fallacieuse.

    En traitant Israël comme une entité intrinsèquement maléfique, l’antisionisme mondialisé opère une essentialisation absolue.

    Contre ce travestissement, Yakira rappelle fermement les faits : la base juridique et historique du partage de 1947 par l’ONU repose sur le principe de la coexistence de deux États, un juif et un arabe.

    Nier le droit du premier à exister, ce n’est plus défendre les droits nationaux des Palestiniens, c’est formuler une exception haineuse qui, dans la sphère des symboles, revient à désigner le Juif comme la figure éternellement illégitime de l’histoire humaine.

    Ce dispositif critique culmine dans l’indécence de l’instrumentalisation de la Shoah, thématique centrale et douloureuse de l’ouvrage où l’auteur décortique le retournement pervers de la victime en bourreau.

    Ce pervertissement mémoriel se déploie selon trois modalités distinctes que Yakira analyse cliniquement.

    D’abord, à travers le négationnisme d’une certaine gauche radicale française qui, depuis les années 1970 autour de la nébuleuse de La Vieille Taupe dirigée par Pierre Guillaume, a opéré une jonction immonde mais quelque peu oubliée avec l’extrême droite.

    Ce courant, qui trouvera son apogée médiatique dans la dérive de l’essayiste Roger Garaudy¹ avec son livre Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, a cherché, par anticapitalisme dogmatique et par un anticléricalisme dévoyé, à effacer le génocide nazi ou à en réduire la portée pour priver Israël d’une prétendue justification morale.

    Face à cette infamie, Yakira rétablit une vérité historique fondamentale : l’État d’Israël ne doit pas sa légitimité ni son existence à la Shoah.

    Le projet sioniste, l’infrastructure étatique du Yichouv, l’immigration volontaire et la reconnaissance internationale du droit à un foyer national (de la déclaration Balfour aux mandats de la Société des Nations) sont largement antérieurs à la tentative d’extermination hitlérienne.

    La Shoah a détruit le réservoir humain du sionisme européen bien plus qu’elle n’a facilité la création de l’État.

    Ensuite, ce pervertissement transparaît par l’usage qu’en font les post-sionistes eux-mêmes, pour qui la mémoire du génocide aurait été cyniquement capturée et instrumentalisée par l’appareil d’État israélien pour fabriquer un éthos militariste, une psychose collective et une culture de la victimisation destinées à justifier sa politique sécuritaire.

    Enfin, Yakira consacre des développements cruciaux à la postérité des thèses de Hannah Arendt² lors du procès Eichmann à Jérusalem, en 1961.

    Il démontre comment sa critique du nationalisme sioniste et sa relecture polémique du rôle des Conseils juifs (Judenräte) ont été décontextualisées, déformées et instrumentalisées par les détracteurs contemporains d’Israël.

    Ce détournement textuel vise à banaliser la destruction des Juifs d’Europe tout en chargeant le mouvement national juif d’une complicité imaginaire, voire d’une parenté idéologique objective, avec l’hitlérisme.

    Ce retournement de la Shoah contre l’État juif constitue, pour Yakira, le point de bascule sémantique où l’antisionisme révèle sa véritable nature.

    En accusant les survivants et leurs descendants de reproduire les crimes de leurs propres bourreaux, le discours antisioniste radical ne cherche pas à corriger une injustice envers les Palestiniens, mais à infliger une mort symbolique aux Juifs en les privant de leur dignité historique.

    Cette diabolisation systématique légitime toutes les violences à leur encontre.

    Dans les rues, cette violence aveugle frappe des personnes juives au mépris total de leurs positions politiques réelles ;

    sur les campus, elle s’auto-légitime au nom d’un dogme moral dévoyé, allant jusqu’à tolérer à leur encontre des logiques d’exclusion et de harcèlement que la conscience contemporaine s’interdit d’appliquer aux pires idéologues de la haine (suprémacistes, néonazis, néofascistes…).

    L’analyse d’Elhanan Yakira résonne prophétiquement aujourd’hui avec une actualité dramatique.

    L’augmentation phénoménale des actes antisémites à travers le monde, observée dans la foulée des massacres du 7 octobre commis par le Hamas, valide cruellement sa thèse : l’attaque contre l’existence d’Israël s’est transmuée immédiatement en une traque physique et symbolique des populations juives de la diaspora.

    Pour autant, cette grille de lecture n’impose nullement d’ignorer ou de passer sous silence les crimes et la violence systémique commis par le gouvernement israélien actuel à Gaza et en Cisjordanie.

    Au contraire, la lucidité de Yakira permet de tracer une ligne de démarcation nette : il est indispensable, au nom des principes démocratiques, de condamner la colonisation, les violations du droit international et les souffrances infligées aux civils palestiniens par les choix politiques d’un gouvernement ;

    mais il est criminel d’utiliser ces exactions pour réclamer la destruction de l’État et l’effacement de ses habitants.

    Le combat pour les droits humains ne saurait être dévoyé en une entreprise d’annihilation.
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    #INRER #Antisionisme #Antisemitisme
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  2. editions-hermann.fr/livre/des-

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    “L’antisémite est un sadique au cœur pur”, écrivait Sartre.

    Ce livre explore les ambivalences de cette proposition.

    Il se présente comme une réflexion sur la politique contemporaine, engagée depuis la méditation des significations du 7 octobre 2023 et des secousses politiques, affectives et idéologiques qui ont suivi.

    Il entremêle plusieurs plans :

    - aperçus historiques et théoriques, rendus nécessaires par les innombrables falsifications notionnelles du sionisme et de l’antisionisme ;

    - descriptions de l’injuste solitude infligée après le massacre, et du délaissement auquel sont aujourd’hui confrontés les Juifs ;

    - convocation de concepts et de notions comme la substitution, le paradigme, la comparaison, la biopolitique, la tragédie, la culpabilité, l’innocence, pour étayer l’ensemble de ces analyses.

    La langue philosophique mobilisée ici s’attache à dire la spécificité d’un événement, les meurtres de masse et les enlèvements du 7 Octobre, et à entendre les résonances d’une répétition éternellement nouvelle, inattendue et recommencée, la récurrence de l’antisémitisme dans l’antisionisme contemporain, qui ne peut se représenter les Juifs que selon l’alternative : ou bien gazés, ou bien nazis .

    #livre #DesSadiquesAuCoeurPur #antisemitisme #antisionisme
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  3. - editions-crise-et-critique.fr/ (Julien Chanet, L’incendie universel. Le sujet de l’antisionisme à gauche)

    À la suite du 7 octobre et de la guerre à Gaza, alors que la gauche se fracture autour du conflit israélo-palestinien, de l’antisémitisme et de l’antiracisme, cet ouvrage propose une plongée sans concessions dans l’une de ses zones les plus sensibles: son rapport à l’antisionisme .

    Pourtant, les prises de position sur l’antisémitisme contournent souvent le sionisme et l’antisionisme, relégués, au mieux, à des chapitres isolés, au pire, au rang d’impensés idéologiques.

    Il fallait donc reprendre ces questions de front, sans éluder les controverses ni céder aux simplifications.

    Depuis un ancrage antiraciste et anti-autoritaire , l’auteur analyse les impasses d’un militantisme parfois captif de ses slogans, lorsque les réalités juives sont réduites à un seul signifiant: Israël .

    Croisant théorie politique, sociologie des mobilisations et géopolitique critique, il replace le sionisme dans son histoire réelle, loin des caricatures.

    Il met au jour la dimension nationaliste et identitaire, par procuration, des discours antisionistes, la réduction du peuple palestinien à un peuple-objet ou à un peuple-martyr, ainsi que les glissements par lesquels l’antisionisme peut se muer en antisémitisme masqué ou assumé, dont il retrace la généalogie, de la matrice stalinienne à ses reformulations contemporaines.

    Dès lors, deux questions se posent:

    - existe-t-il un antisionisme réellement progressiste ?

    - À quelles conditions le sionisme peut-il redevenir un objet ordinaire de discussion politique plutôt qu’un tabou ou un épouvantail?

    Écrit depuis la gauche, mais à distance des logiques de chapelle, ce livre s’adresse à celles et ceux qui se soucient de ne rien céder aux politiques de domination ni aux logiques réactionnaires .

    Il tire aussi la sonnette d’alarme devant les angles morts et les régressions de la critique sociale, et examine les effets d’un antisionisme lorsqu’il s’approprie la solidarité avec les Palestinien-nes au lieu de la renforcer.

    Julien Chanet est travailleur associatif à Bruxelles.

    Diplômé de Science politique, il réfléchit aux théories politiques et aux tensions qui animent les gauches, notamment l’antisionisme et l’antisémitisme.

    Il a publié à ce sujet dans plusieurs revues (Daï dai-la-revue.fr/ , Revue K (k-larevue.com/))

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    Liens:

    - instagram.com/incendieuniverse

    - luttes.frama.io/contre/l-antis

    #Livre #antisionisme #antisemitisme #palestine #LincendieUniversel
    #Solidarite #BarbaraButch #antisemitisme #complotisme #harcelement #grenoble #haine #ChasseAuxJuivesEtJuifs #homophobie #LFI #lameute #haine #nervis

  4. - raar.info/2026/03/28/rencontre (Rencontres à Toulouse: L’antisémitisme dans nos luttes sociales comprendre ses origines et ses fonctions pour mieux le détecter et le combattre le samedi 11 avril 2026 à 13h45 )

    Rencontre organisée par l’ASQF et Crise & Critique avec la participation de

    – Julien CHANET
    – Clément HOMS
    – Rachel LEFEVRE
    – Léa NICOLAS-TEBOUL
    – Sender VIZEL
    – Johannes VOGELE

    📍 Espace diversités et laïcité 6 rue d’Aubuisson 31000 Toulouse

    📆 samedi 11 avril 2026 13h45

    ✍️ Pour participer

    inscrivez-vous

    – 💻 en visio (supersaas.fr/schedule/login/Pl)
    – ou 📍 présentiel (supersaas.fr/schedule/login/Pl)

    Alertée par la montée de l’antisémitisme dans les milieux féministes, queer, et plus généralement dans le mouvement de lutte pour les droits humains, l’ASQF (Association pour le Soin Queer et Feministe, asqf.care/) a décidé de s’associer avec les éditions Crise et Critique (editions-crise-et-critique.fr/) pour proposer un cycle de conférences d’une demi-journée, autour de la sortie du livre « Le Péril Antisémite » (editions-crise-et-critique.fr/, sorti le 2025-11-14), pour aider les actrices et acteurs agissant pour la défense des droits sociaux à comprendre la structure trans-historique de l’antisémitisme afin de pouvoir le combattre efficacement.

    @jjr @collectifgolem

    #ASQF #ClementHoms #CriseEtCritique #CriseEtCritique #Exit! #IncendieUniversel #Israel #JohannesVoegele #JulienChanet #LeaNicolasTeboul #LuttesDesClasses #MoishePostone #Palestine #PerilAntisémite #Pédagogie #RachelLefevre #SenderVizel #Toulouse #VivreEnsemble #Antisemitisme #Antisionisme #Juridique #Shoah

  5. - npnf.eu/spip.php?article1278 (Nouvelle parution (février 2026) "Antisémitisme : passerelles et tunnels mortifères 2002-2025", par Yves Coleman)

    Le livre sera disponible début février 2026. 764 pages, 25 euros (frais de port inclus)
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    ...
    Ce recueil contient des redites inévitables, puisque les « antisionistes » ânonnent sans cesse les mêmes arguments erronés, fondés sur des falsifications historiques, des préjugés judéophobes ou antisémites, des « théories » fumeuses, ou simplement leur ignorance.

    J’ai parfois traité les mêmes questions sous des angles différents, au fil des années, en fonction de mes discussions avec des lecteurs et lectrices, ou avec des « camarades » ou « compagnons ».

    Mes lectures et traductions concernant ces sujets m’ont amené parfois à changer d’avis et à nuancer certaines affirmations – processus normal pour quiconque essaie de réfléchir pendant deux décennies à des questions aussi difficiles.

    J’ai ajouté, en note ou dans le corps du texte, quelques remarques, [en italiques et entre crochets], pour indiquer qu’elles ont été écrites en 2025.

    ...

    A cause de leur contenu très (trop) flou, j’ai unifié l’écriture de trois termes : « gauchistes », « ultragauches » et « antisionistes » en les mettant entre guillemets, choix que je n’avais pas toujours adoptés au départ.

    Il me faut expliquer pourquoi et quel sens j’accorde à ces mots utilisés n’importe comment dans les médias, mais aussi par la gauche et l’extrême gauche.

    1) « Antisionisme » et « antisionistes » : ces termes ont acquis depuis quelques années une signification douteuse, à force d’être utilisés à toutes les sauces. Anti-nationalistes, anti-chauvins ou antipatriotes sont des concepts plus clairs, car le sionisme ne constitue qu’une des formes du nationalisme et du chauvinisme qui divisent la classe ouvrière et dressent les peuples les uns contre les autres.

    Qu’on le veuille ou non, la nébuleuse « antisioniste » va des fascistes aux islamistes en passant par l’extrême gauche, certains intégristes juifs ou de nombreux intellectuels ou politiciens simplement soucieux des intérêts nationaux de leur État dans le jeu géopolitique mondial.

    De plus, j’ai placé ce concept entre guillemets pour quatre autres raisons :

    – LE sionisme n’existe pas, parce qu’il a existé plusieurs sionismes ;

    – comme le souligne David Hirsh [2018], le sionisme des « antisionistes » est un sionisme fabriqué et imaginaire ; le sionisme n’est qu’une forme de nationalisme et les nationalismes tendent à créer un État oppresseur. L’emploi abusif du terme « sionistes » par les « gauchistes » dans un sens injurieux, quasi synonyme de fas-cistes ou de nazis, va de pair avec leur soutien acritique à toutes sortes de nationa-lismes, de proto-États voire d’États dictatoriaux ;

    – l’antisionisme historique a pris plusieurs formes avant le judéocide : reli-gieux, athée, socialiste, communiste, anarchiste, etc.

    Même si les « antisionistes » actuels se revendiquent de tel ou tel courant ayant existé avant 1948, leur « antisionisme » moderne est entièrement « hors sol », essentialiste.

    Comme l’explique Da-vid Hirsh [2018], le sionisme n’est plus une utopie ayant diverses facettes, mais une réalité matérielle : l’État d’Israël.

    On ne combat pas de la même façon une idéologie (ou plusieurs idéologies concurrentes) et un État, à moins de vivre dans le ciel des idées et d’ignorer les réalités terrestres ;

    – le sionisme proprement dit est mort en 1948 avec la fondation de l’État d’Israël. Depuis il existe un nationalisme israélien, ou plutôt plusieurs formes de nationalisme israélien.

    2) « Ultragauches »

    Ce terme journalistique devrait, en toute rigueur, désigner uniquement les oppositions de gauche à Lénine et/ou à Staline : les Gauches com-munistes italienne (Bordiga), allemande (Korsch) et hollandaise (Pannekoek, Gorter).

    Ces militants s’opposaient à la direction de l’Internationale communiste qui prônait la participation aux élections et aux syndicats ; des raccourcis tactiques (front unique ouvrier, lettres ouvertes aux dirigeants « réformistes » pour les mettre au pied du mur, etc.) pour édifier des partis de masse ; et un soutien acritique aux luttes de libération nationale.

    Ces courants exercent encore une petite influence théorique aujourd’hui, même si leurs descendants politiques n’ont construit aucune organisation de taille significative... à part Lotta comunista en Italie.

    De plus, leurs idées ont été adop-tées/transformées voire déformées par de nombreux groupes-revues rejetant tout projet militant classique mais dont les écrits circulent grâce à Internet et aux ré-seaux sociaux.

    Aujourd’hui, on a plutôt affaire à une mouvance « ultragauche » aux contours indéfinis (certains sont même très critiques par rapport à Marx lui-même) qu’à des courants structurés, comme cela a pu être le cas dans les années 1920 et 1930, voire jusqu’au début des années 1960.

    3) « Gauchistes ».

    A partir de 1968, particulièrement en France, le PCF a remis ce terme au goût du jour, pour désigner de façon méprisante et condamner les groupes qui prétendaient se situer à sa gauche.

    En réalité, les « gauchistes » de l’après-68 n’avaient rien à voir avec les communistes de gauche des années 1920.

    Au contraire, ils partageaient les positions de Lénine (favorables à la participation aux élections, à la construction d’un Parti régi par un introuvable « centralisme démocratique », aux luttes de libération nationale, et aux syndicats).

    Leur critique de l’État (au-delà de sa fonction purement répressive) et du capitalisme manquait et manque toujours de profondeur.

    Après la fin des régimes capitalistes d’État (URSS, « démocraties populaires » et Chine,), les militants « gauchistes » sont restés accrochés aux fondements de leurs idéologies.

    Ils font preuve du même suivisme vis-à-vis des régimes du « Sud » (Cuba, Venezuela, Nicaragua, Iran, etc.). Face au retrait des grèves ouvrières, ils soutiennent également toutes les luttes partielles et parcellaires (quelles qu’en soient les bases objectives) de la société « civile » qui engendrent perpétuellement des « mouvements » dont ils ne prennent pas la peine d’analyser les causes, les idées, et l’évolution, selon le principe «
    Tout ce qui bouge est rouge ».

    Le gauchisme représente une mouvance très large et sans unité idéologique, même si elle se retrouve sur des thèmes et un langage « branché » communs.

    Sympathisants et militants consultent toute sorte de sites « catégoriels » (féministes, anti-racistes, anticolonialistes, etc.) en fonction de leurs intérêts.

    On peut aussi englober les « autonomes » français (appelés parfois « anarcho-autonomes », « totos » ou « appelistes »), mouvance aussi vague, sous la catégorie des « gauchistes ».

    Un « gauchiste » est donc quelqu’un qui construit rarement ses raisonnements à partir de faits précis, d’une stratégie claire et compréhensible par tous, ou d’une activité politique ou syndicale visant à engranger une dynamique révolutionnaire classique de prise du pouvoir.

    Le gauchisme du XXIe siècle résulte d’un mélange hybride entre des concepts classiques empruntés au mouvement ouvrier tradition-nel (marxisme, anarchisme, trotskisme, léninisme) et surtout d’autres concepts ou références venus des sciences sociales, ou d’idéologies réformistes comme celles dominant le mouvement altermondialiste (écologie, tiers-mondisme, keynésianisme, féminismes, identitarismes, etc.).

    Parfois ce sont des militants sexagénaires qui ont modernisé leur langage et ont bricolé une idéologie ad hoc, mais ce sont surtout des trentenaires ou des quadragénaires formatés par l’université au cours des vingt dernières années et par les modes militantes…

    Et cette mouvance influence parfois aussi certains humanitaires de gauche qui s’intéressent aux sans-papiers, ou les associations de quartier qui ont une approche mouvementiste.

    Je n’ai pas réécrit les textes de ce volume, seulement supprimé des tournures maladroites, des répétitions, des passages inutiles, et les ai signalés par trois points de suspension entre crochets – […] –, quand il s’agissait de plusieurs mots ou phrases.

    Enfin, pour limiter le nombre de notes, j’ai placé en fin de volume les références citées et une liste des traductions sur le sionisme et l’antisémitisme parues dans la revue et sur le site Ni patrie ni frontières.

    Ces articles, écrits par des auteurs très différents, entretiennent un lien direct avec les sujets abordés dans ce livre.

    N’étant ni écrivain, ni journaliste, ni universitaire, je prie les lecteurs et lectrices de me pardonner mes maladresses d’expression.

    J’espère qu’ils et elles se concen-treront sur le fond, plutôt que sur la forme, et que ces textes les aideront à se poser quelques questions. (31 décembre 2025)

    Yves Coleman

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  6. Aidez la REV à agir pour le Vivant en 2025 !

    youtu.be/jvcSpw5TBgA?feature=s

    > Pour continuer son combat, la Révolution Écologique pour le Vivant a besoin de vous.La REV est un parti écologiste, antispéciste, décolonial, féministe, anti...

    #REV
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  7. "En conséquence, il semble hasardeux de chercher inlassablement à faire croire aux élèves, aux étudiants et à toute la jeunesse qu’ils participent à la diffusion d’un antisémitisme au motif qu’ils emploient un vocabulaire scientifiquement fondé pour parler d’Israël."

    Thomas Vescovi, historien et chercheur, analyse une instrumentalisation flagrante de l’antisémitisme visant à criminaliser la critique d’Israël, voire à nier des réalités scientifiquement établies : yaani.fr/post/l-instrumentalis

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  8. « Convergence coloniale »

    L’universitaire israélien Benjamin Beit-Hallahmi écrivait, à propos de l’Afrique du Sud de l’apartheid dans les années 1960 — 1980 : « On peut détester les juifs et aimer les Israéliens, parce que, quelque part, les Israéliens ne sont pas juifs. Les Israéliens sont des colons et des combattants, comme les Afrikaners. Ils sont durs et résistants. Ils savent comment dominer. » Contrairement, poursuit-il, à une vision des juifs que véhicule une certaine imagerie (et les antisémites) : « Le refus de s’affirmer par la force physique, une certaine passivité, un côté intellectuel. Ainsi, on peut détester les juifs tout en admirant les Israéliens. »

    Benjamin Beit-Hallahmi, "The Israeli Connection. Who Israel Arms and Why", Pantheon Books, New York, 1987. Cité par Alain Gresh dans "De quoi la Palestine est-elle le nom ?", Les Liens qui libèrent, 2010.
    orientxxi.info/magazine/antise

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  9. "On se rend compte que les Juifs sont devenus des objets dans le champ politique, iels sont instrumentalisé·es, jeté·es les un·es contre les autres, encore aujourd'hui dans la parole de Gabriel Attal pour essayer de disqualifier un ou l'autre camp politique", a dénoncé Arié Alimi sur franceinfo, jeudi 20 juin

    francetvinfo.fr/societe/antise

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