#tsedek — Public Fediverse posts
Live and recent posts from across the Fediverse tagged #tsedek, aggregated by home.social.
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Quelles résistances, quelles stratégies d'organisation à l'échelle du Pays ?
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Quelles résistances, quelles stratégies d'organisation à l'échelle du Pays ?
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𝗘𝗡𝗙𝗔𝗡𝗧𝗦 𝗱𝗲 𝗣𝗔𝗟𝗘𝗦𝗧𝗜𝗡𝗘
𝗘𝗡 𝗦𝗔𝗟𝗟𝗘𝗦 𝗟𝗘 𝟴 𝗝𝗨𝗜𝗟𝗟𝗘𝗧
🍉 𝗣𝗔𝗥𝗜𝗦 – 𝟯 𝗟𝗨𝗫𝗘𝗠𝗕𝗢𝗨𝗥𝗚
Séances en présence des équipes, du réalisateur Mohamed Mesbah (Still Playing)- Mercredi 8 juillet à 19h30 animée par
Jean-Jacques Grunspan- Jeudi 9 juillet à 19h30
En présence du réalisateur Mohamed Mesbah (Still Playing), du protagoniste et créateur de jeu vidéo palestinien- Lundi 13 juillet à 19h30
animée par Imen Habib #BDS- Mercredi 15 juillet à 19h30
animée par Pauline et Simon #Tsedek𝗠𝗔𝗥𝗦𝗘𝗜𝗟𝗟𝗘 – 𝗟𝗘 𝗚𝗬𝗣𝗧𝗜𝗦
- Vendredi 10 juillet à 19h
En présence du réalisateur Mohamed Mesbah, du protagoniste et créateur de jeu vidéo palestinien et Nadine Naous -
𝗘𝗡𝗙𝗔𝗡𝗧𝗦 𝗱𝗲 𝗣𝗔𝗟𝗘𝗦𝗧𝗜𝗡𝗘
𝗘𝗡 𝗦𝗔𝗟𝗟𝗘𝗦 𝗟𝗘 𝟴 𝗝𝗨𝗜𝗟𝗟𝗘𝗧
🍉 𝗣𝗔𝗥𝗜𝗦 – 𝟯 𝗟𝗨𝗫𝗘𝗠𝗕𝗢𝗨𝗥𝗚
Séances en présence des équipes, du réalisateur Mohamed Mesbah (Still Playing)- Mercredi 8 juillet à 19h30 animée par
Jean-Jacques Grunspan- Jeudi 9 juillet à 19h30
En présence du réalisateur Mohamed Mesbah (Still Playing), du protagoniste et créateur de jeu vidéo palestinien- Lundi 13 juillet à 19h30
animée par Imen Habib #BDS- Mercredi 15 juillet à 19h30
animée par Pauline et Simon #Tsedek𝗠𝗔𝗥𝗦𝗘𝗜𝗟𝗟𝗘 – 𝗟𝗘 𝗚𝗬𝗣𝗧𝗜𝗦
- Vendredi 10 juillet à 19h
En présence du réalisateur Mohamed Mesbah, du protagoniste et créateur de jeu vidéo palestinien et Nadine Naous -
"La catastrophe n’est pas un effondrement qui vient, la catastrophe est que les choses continuent ainsi" par @SimonAssoun #Tsedek
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"La catastrophe n’est pas un effondrement qui vient, la catastrophe est que les choses continuent ainsi" par @SimonAssoun #Tsedek
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📺 Les Universités d'été politiques "Préparer la victoire, organiser le pessimisme" sont à suivre tout le week-end sur la chaine Youtube de Paroles d'honneur #PDH
https://www.youtube.com/channel/UCTth6-5ZiCD_CUJ6xOMug_w
#Tsedek #antifa #antiracisme
#FaireBlocFairePeuple #QGDécolonial -
📺 Les Universités d'été politiques "Préparer la victoire, organiser le pessimisme" sont à suivre tout le week-end sur la chaine Youtube de Paroles d'honneur #PDH
https://www.youtube.com/channel/UCTth6-5ZiCD_CUJ6xOMug_w
#Tsedek #antifa #antiracisme
#FaireBlocFairePeuple #QGDécolonial -
LUTTER EN RUPTURE, LUTTER EN SOLIDARITÉ
Présentation du livre de @tsedek à Orléans
https://youtu.be/SZK-iY1rxX0#palestine #conférence #tsedek #israel #politique #lfi #mélenchon #présidentielles #orleans #infogaucho #décolonial #impérialisme #USA #trump #macron #PS #RN
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📚 Présentation du livre de Tsedek à Lons-Le-Saunier !
À partir de 18h30 au Local (début de la présentation à 19h) pour échanger autour du livre « Lutter en rupture, lutter en solidarité », de ses enjeux politiques et des questions qu’il soulève, suivi d’un moment convivial.
Venez rencontrer @ruff_45000 co-auteur de l’ouvrage discuter, poser vos questions et prolonger la réflexion ensemble.
#LonsLeSaunier #Tsedek #antiracisme #antisionisme #Palestine
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🇮🇱 1h30 d'interview avec Nadav du collectif juif décolonial #TSEDEK pour mieux comprendre de l’intérieur la société israélienne contemporaine
Au-delà des analyses politiques classiques, il partage un regard rare sur la vie sociale, les récents mouvements sociaux, les tensions politiques internes, la manière dont la société israélienne se raconte elle-même, la place de l’armée, les dynamiques médiatiques, les récits dominants ..
👉 https://www.youtube.com/watch?v=qeX2YWAEguk
merci à Staf-Stream et @tsedek
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🇮🇱 1h30 d'interview avec Nadav du collectif juif décolonial #TSEDEK pour mieux comprendre de l’intérieur la société israélienne contemporaine
Au-delà des analyses politiques classiques, il partage un regard rare sur la vie sociale, les récents mouvements sociaux, les tensions politiques internes, la manière dont la société israélienne se raconte elle-même, la place de l’armée, les dynamiques médiatiques, les récits dominants ..
👉 https://www.youtube.com/watch?v=qeX2YWAEguk
merci à Staf-Stream et @tsedek
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Le replay de l'interview de notre camarade Nadav chez @staf_stream est en ligne.
Un ISRAÉLIEN raconte sa société : opposition, armée et propagande (Avec Nadav de TSEDEK!)
https://www.youtube.com/watch?v=qeX2YWAEguk -
Le replay de l'interview de notre camarade Nadav chez @staf_stream est en ligne.
Un ISRAÉLIEN raconte sa société : opposition, armée et propagande (Avec Nadav de TSEDEK!)
https://www.youtube.com/watch?v=qeX2YWAEguk -
De quoi les émeutes pogromistes à Belfast sont-elles le nom ?
https://tsedek.fr/2026/06/22/de-quoi-les-emeutes-pogromistes-a-belfast-sont-elles-le-nom/Du 9 juin au 11 juin 2026 et pour la deuxième fois en deux ans, Belfast a été le terrain d’émeutes racistes aux revendications xénophobes, négrophobes et islamophobes. …/…
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De quoi les émeutes pogromistes à Belfast sont-elles le nom ?
https://tsedek.fr/2026/06/22/de-quoi-les-emeutes-pogromistes-a-belfast-sont-elles-le-nom/Du 9 juin au 11 juin 2026 et pour la deuxième fois en deux ans, Belfast a été le terrain d’émeutes racistes aux revendications xénophobes, négrophobes et islamophobes. …/…
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Nos camarades @SimonAssoun et Clara étaient hier soir sur le plateau de @parolesdhonneur pour présenter les universités d'été décoloniales auxquelles nous participerons.
On présente notre université d'été
https://www.youtube.com/watch?v=m8S-BqMUehw&t=1119
#PDH #Tsedek #antiracisme #antifascisme -
“À partir de 1492, avec la fin d'Al-Andalus et le début de l'inquisition espagnole on voit les prémices de l'antisémitisme et du racisme en général, notamment avec la mise en place des lois sur la pureté du sang et l'expulsion des Juifs et des musulmans d'Espagne.”
Retrouvez l’intégralité de l’émission avec notre camarade Maïa sur la chaîne @histoirescrepues
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✨️ Rdv jeudi 18 juin 19h à la Ruche #Orléans pour une rencontre avec @ruff_45000 pour présenter le livre "Lutter en Rupture, Lutter en Solidarité" aux éditions Premiers Matins de novembre.
Événement organisé par [email protected] et #Tsedek!
Prix libre au chapeau et invitation à consommer au bar de la Ruche en scène.
Soyez là pour faire progresser nos luttes en échangeant avec notre invité et notre média !
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✨️ Rdv jeudi 18 juin 19h à la Ruche #Orléans pour une rencontre avec @ruff_45000 pour présenter le livre "Lutter en Rupture, Lutter en Solidarité" aux éditions Premiers Matins de novembre.
Événement organisé par [email protected] et #Tsedek!
Prix libre au chapeau et invitation à consommer au bar de la Ruche en scène.
Soyez là pour faire progresser nos luttes en échangeant avec notre invité et notre média !
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À partir de la 25e minute, avec la #militante de #tsedek, c'est passionnant.
Écouté en entier alors que c'est un sujet qui m'écoeure
#sionisme #antisemitisme #racisme et comment on fait à #gauche face au #colonialisme
Maia est brillante...
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Nous en France ?
Le festival antiraciste de 2026 qui célèbre les corps ✨Une table ronde qui parle de l’héritage de l’exil et des corps
Pensée et animée par @noustoutesorg 93, #Bissai, #Eminam, #Tsedek et @histoirescrepues
Les représentations dominantes de l’exil continuent trop souvent à déshumaniser, trier ou simplifier des trajectoires pourtant complexes, en opposant les personnes concernées au reste de la société.
📅 13 juin 2026
📍Lieu : Gaité lyrique #Paris
🎤Table ronde : 14h30 à 15h30 dans le forum au 1er étage
🎟️ Entrée : Accès libre et gratuit
#antiracisme -
⭐ Jeudi 25 juin - ZAD #NDDL - Hameau du Liminbout
FIGHT IMPERIALISMS
Soirée de soutien au #Liban et à la #Palestine- 18h30 Présentation par #Tsedek! @ruff_45000 du livre Lutter en rupture, Lutter en solidarité.
Repas à prix libre et bar
➡️ Le lendemain, vendredi 26, une soirée FIGHT IMPERIALISMS sera également organisée à #Nantes, avec le passage du film Seeds of Dignity du collectif libanais Buzuruna Juzuruna, ainsi qu’un message vidéo du président du syndicat de pêche de Gaza.
Tous les fonds récoltés pendant ces deux soirées seront reversés à Gaza Sunbird et Buzuruna Juzuruna.
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⭐ Jeudi 25 juin - ZAD #NDDL - Hameau du Liminbout
FIGHT IMPERIALISMS
Soirée de soutien au #Liban et à la #Palestine- 18h30 Présentation par #Tsedek! @ruff_45000 du livre Lutter en rupture, Lutter en solidarité.
Repas à prix libre et bar
➡️ Le lendemain, vendredi 26, une soirée FIGHT IMPERIALISMS sera également organisée à #Nantes, avec le passage du film Seeds of Dignity du collectif libanais Buzuruna Juzuruna, ainsi qu’un message vidéo du président du syndicat de pêche de Gaza.
Tous les fonds récoltés pendant ces deux soirées seront reversés à Gaza Sunbird et Buzuruna Juzuruna.
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Les mobilisations contre le G7 arrivent à grands pas!
Vendredi 12 juin
Salle communale du Faubourg #GenèveDès 18h30 Présentation du contre-sommet NOG7.
Suivie à 19h30 par la première table ronde organisée par BDS-Genève, la Coordination Étudiante pour la Palestine (CEP UNIGE) et #Marad, Collectif Juif Décolonial
Construire la résistance contre l’impérialisme : outils et luttes en solidarité avec le peuple palestinien
avec Fiona Ben Chekroun (Comité national palestinien pour le BDS), @ruff_45000 #Tsedek!
Modération : Yann (Marad)Le programme se poursuit le samedi 13 juin : https://nog7ge.noblogs.org/2026/06/03/grille-des-evenements-par-lieux/
et dimanche 14 c’est manif! -
Les mobilisations contre le G7 arrivent à grands pas!
Vendredi 12 juin
Salle communale du Faubourg #GenèveDès 18h30 Présentation du contre-sommet NOG7.
Suivie à 19h30 par la première table ronde organisée par BDS-Genève, la Coordination Étudiante pour la Palestine (CEP UNIGE) et #Marad, Collectif Juif Décolonial
Construire la résistance contre l’impérialisme : outils et luttes en solidarité avec le peuple palestinien
avec Fiona Ben Chekroun (Comité national palestinien pour le BDS), @ruff_45000 #Tsedek!
Modération : Yann (Marad)Le programme se poursuit le samedi 13 juin : https://nog7ge.noblogs.org/2026/06/03/grille-des-evenements-par-lieux/
et dimanche 14 c’est manif! -
📚 La tournée de présentation du livre "Lutter en rupture lutter en solidarité" (éd. PMN) continue jusqu’au 12 juillet avant de marquer une petite pause.
➡️ Retrouvez nos dates de tournée pour le mois de juin et la programmation (non exhaustive).
✨ On compte sur vous pour faire passer le mot et venir en nombre !
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📚 La tournée de présentation du livre "Lutter en rupture lutter en solidarité" (éd. PMN) continue jusqu’au 12 juillet avant de marquer une petite pause.
➡️ Retrouvez nos dates de tournée pour le mois de juin et la programmation (non exhaustive).
✨ On compte sur vous pour faire passer le mot et venir en nombre !
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📚 Présentation du livre de Tsedek à Montreuil
Le collectif #Tsedek et la librairie Libertalia vous donne rendez-vous le 10 juin à Montreuil, pour une rencontre autour de l'ouvrage Lutter en rupture, lutter en solidarité.
Cette discussion sera l'occasion de revenir sur les questions politiques soulevées par le livre, les débats qu'il ouvre et les perspectives qu'il dessine pour les luttes contemporaines.
En présence de @ruff_45000 co-auteur de l'ouvrage, nous échangerons autour des thèmes abordés dans le livre avant de poursuivre la réflexion avec le public.
📍 Librairie Libertalia #Montreuil
📅 10 juin
🕢 19h30 -
Jamais dans la tendance toujours dans la bonne direction : nos trois ans au Bal Chavaux pendant le festival #OrganizeFightWin le 3 juin.
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🔴 CHANGEMENT DE LIEU 🔴
📍Notre soirée de concerts solidaires avec le Liban se tiendra finalement à la #LaParoleErrante (#Montreuil) à partir de 18H et non à la Cité Fertile (Pantin).
💵 Tous les billets achetés pour la Cité fertile seront remboursés via ShotGun.
💥 Le collectif Œil au beurre noire rejoint la programmation !
🎫 Billetterie sur place uniquement, prix libre
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Lutter en rupture lutter en solidarité
Toujours en librairie et en vente sur https://www.pmneditions.com/product/lutter-en-rupture-lutter-en-solidarit%C3%A9-tdesek
Et la tournée de promo continue !
À bientôt dans votre ville !
😎 -
Lutter en rupture lutter en solidarité
Toujours en librairie et en vente sur https://www.pmneditions.com/product/lutter-en-rupture-lutter-en-solidarit%C3%A9-tdesek
Et la tournée de promo continue !
À bientôt dans votre ville !
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Merci à toustes !
Soirée au @bal_chavaux pour l'anniversaire des 3 ans de #Tsedek ❤️✌️
Avec
Organize Fight Win
Yung Yude
Scred Conrexion
Ryamm
Etc.
#concert
#rap
#rapfrancais
#freepalestine🇵🇸
#freelebanon🇱🇧
@hanslucas.photo1/2
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Merci à toustes !
Soirée au @bal_chavaux pour l'anniversaire des 3 ans de #Tsedek ❤️✌️
Avec
Organize Fight Win
Yung Yude
Scred Conrexion
Ryamm
Etc.
#concert
#rap
#rapfrancais
#freepalestine🇵🇸
#freelebanon🇱🇧
@hanslucas.photo1/2
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# Le déni de l’antisémitisme
Il est ancien à l’UJFP, qui a décidé de regarder ailleurs lors de la vague antisémite du début des années 2000.
En 2006, l’année de l’assassinat d’Ilan Halimi, dans la revue du mouvement, De l’Autre Côté, le philosophe Alain Brossat parlait d’”antisémitisme largement de synthèse”, fabriqué par les soutiens de l’Etat d’Israël. Alors que, depuis six ans, se multipliaient les actes antisémites, jusque dans les écoles et collèges.
Tout au long de ces années, rythmées pour les Juif/ves par le retour de la haine, l’UJFP n’a cessé de relativiser la gravité de l’antisémitisme, refusant par exemple de manifester après l’assassinat d’Ilan Halimi en 2006.
Lorsque le pire arriva, en 2012, à l’école Ozar Hatorah de Toulouse, l’UJFP se montra inquiète… pour les musulman.es de France, qui auraient pu en subir les conséquences.
Certes.
Mais, ce ne fut pas le cas, et, surtout, l’UJFP ne s’intéressa nullement à l’angoisse des Juif/ves, encore une fois pris pour cibles.
Le communiqué du mouvement se conclut ainsi : “La politique criminelle pratiquée par Israël à l’encontre du peuple palestinien tout entier, au mépris du droit international, met en danger la paix et la cohésion de toutes les sociétés, de la nôtre en particulier 1».
C’était donner à l’Etat d’Israël un rôle mondial disproportionné, qui rappelle… Les Protocoles des Sages de Sion.
Le déni de l’antisémitisme par l’UJFP recoupe la théorie du “philosémitisme d’Etat” des Indigènes de la République, selon lesquels les Juifs seraient aujourd’hui protégés par les classes dominantes.
L’UJFP, qui collabore régulièrement avec Houria Bouteldja et a promotionné son livre, Les blancs, les juifs et nous (2016), a repris la théorisation des Indigènes dans une brochure publiée en 2016 et destinée à la jeunesse.
Voilà comment cet opuscule parle des Juif/ves : “Ils sont aujourd’hui utilisés comme fers de lance des discriminations à l’encontre d’autres groupes humains, et plus particulièrement des musulmans 2».
Ce n’est pas là qu’une formule malheureuse ; quelques pages plus loin, on trouve : “Les uns - les Juifs - risquent de devenir des acteurs-clés du racisme à l’encontre des autres - les musulmans” 3.
L’UJFP explique donc aux jeunes que les Juifs sont les premiers responsables du racisme que subissent certains d’entre eux.
Quelle irresponsabilité !
Tsedek! reprend cette vision.
Pour eux, l’Etat est responsable de l’antisémitisme, notamment par “son rapport identitaire à la laïcité”, reprenant ainsi la terminologie des ennemis de la laïcité.
Il conviendrait donc, pour les militant.es de Tsedek!, de “dépasser l’instrumentalisation de l’antisémitisme”, qui serait selon eux un “outil de gouvernance autoritaire qui cible en particulier les musulman·es, la gauche, et les organisations des droits humains”. On voit bien comment cette théorie divise les antiracistes.
C’est la reprise des thèses des Indigènes et des courants qui considèrent, depuis des années, que l’islamophobie a remplacé l’antisémitisme.
Il n’y aurait donc plus à s’inquiéter de la haine antijuive.
Tsedek! va d’ailleurs plus loin que l’UJFP, faisant organisation commune avec Bouteldja dans le “QG Décolonial” et participant au média indigéniste “Paroles d’honneur”.
Ils ne disent rien sur l’antisémitisme réel, qui menace aujourd’hui les Juif/ves et en a déjà tué certain.es depuis une vingtaine d’années. Cet antisémitisme, souvent issu de milieux eux-mêmes victimes du racisme, est occulté. Tsedek reconnaît une montée des actes antisémites après le 7 octobre, mais en rend responsables Israël et le gouvernement français, notamment ce dernier à cause des interdictions de manifestations en faveur des Palestinien·nes 4.
Cette volonté de l’UJFP et de Tsedek de relativiser ou de nier l’antisémitisme actuel renvoie à leur souci de demeurer connectés à la gauche la plus radicale, avec laquelle ces mouvements agissent.
Cette logique a des conséquences sur leur appréciation de la Shoah.
Et la Shoah ? ¶L’affirmation selon laquelle le sionisme aurait “choisi la séparation des juifs du reste du monde”, selon la formule de Michèle Sibony, occulte la violence du XXème siècle antisémite, qui culmina dans l’extermination nazie.
Or, celle-ci est désormais banalisée, la même Sibony, citant un poète israélien disparu, s’exprimant ainsi au début de son intervention au meeting du 30 mars 2025 :
“La shoah des Juifs européens et la shoah des Arabes de Palestine, sont une seule et même shoah pour le peuple juif ».
Qu’est-ce que la “Shoah des Arabes”, on ne le saura pas.
Mais, cette formulation relativise ce que le nazisme fit subir aux Juif/ves.
Le colloque organisé les 25 et 26 janvier 2025 par l’UJFP et Tsedek! en est une illustration. Le 80ème anniversaire de la découverte/libération d’Auschwitz fut l’occasion d’une comparaison avec la dramatique situation de Gaza. Rony Brauman alla même jusqu’à expliquer que l’horreur de Gaza dépassait celle d’Auschwitz, dont la mémoire apparaissait comme “un crachat à la face des Palestiniens”. Ce qui a donné lieu à une protestation de 140 personnes, défendant “la mémoire d’Auschwitz pour les combats d’aujourd’hui” 5.
En effet, l’UJFP et Tsedek! participent d’une offensive idéologique qui vise à relativiser le rôle de la Shoah dans la conscience du monde et dans la construction d’un front solidaire antiraciste et antifasciste, qu’ils contribuent à diviser .
C’est d’une extrême gravité à l’heure où soufflent les vents mauvais de l’extrême droite.
Depuis une vingtaine d’années, et maintenant avec le relais de Tsedek!, l’UJFP s’efforce de se conformer à la pensée de la partie la plus radicale de la gauche, voire de l’inspirer. Une pensée qui, de fait, met de côté l’antisémitisme, considérant que les Juif/ves font désormais partie des dominants. Et qu’en tout cas ils ne sont pas discriminés comme le sont les populations issues des colonisations européennes. Ces théorisations considèrent que le camp de la gauche c’est celui des anciens colonisés, dont l’ennemi emblématique est aujourd’hui Israël.
Cette pensée, qui considère que les Juif/ves font partie des dominants et que cette situation est renforcée par leur soutien à Israël, n’a rien à faire à gauche.
La logique ultime de ce nouveau courant c’est la banalisation de la Shoah et de sa mémoire. C’est-à-dire la remise en cause de l’antifascisme.
Non, décidément, l’UJFP et Tsedek! ne sont pas des organisations alliées, elles sont la caution juive du déni de l’antisémitisme.
Dans sa visée émancipatrice, la gauche doit entendre ces discours de division pour ce qu’ils sont, les mettre à l’écart et porter un message fort de rassemblement dans la lutte antiraciste.
#UJFP #Tsedek #Instrumentalisation #Palestine #Israël #Antisemitisme #antiracisme #gauche #reactionnaires
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# Le déni de l’antisémitisme
Il est ancien à l’UJFP, qui a décidé de regarder ailleurs lors de la vague antisémite du début des années 2000.
En 2006, l’année de l’assassinat d’Ilan Halimi, dans la revue du mouvement, De l’Autre Côté, le philosophe Alain Brossat parlait d’”antisémitisme largement de synthèse”, fabriqué par les soutiens de l’Etat d’Israël. Alors que, depuis six ans, se multipliaient les actes antisémites, jusque dans les écoles et collèges.
Tout au long de ces années, rythmées pour les Juif/ves par le retour de la haine, l’UJFP n’a cessé de relativiser la gravité de l’antisémitisme, refusant par exemple de manifester après l’assassinat d’Ilan Halimi en 2006.
Lorsque le pire arriva, en 2012, à l’école Ozar Hatorah de Toulouse, l’UJFP se montra inquiète… pour les musulman.es de France, qui auraient pu en subir les conséquences.
Certes.
Mais, ce ne fut pas le cas, et, surtout, l’UJFP ne s’intéressa nullement à l’angoisse des Juif/ves, encore une fois pris pour cibles.
Le communiqué du mouvement se conclut ainsi : “La politique criminelle pratiquée par Israël à l’encontre du peuple palestinien tout entier, au mépris du droit international, met en danger la paix et la cohésion de toutes les sociétés, de la nôtre en particulier 1».
C’était donner à l’Etat d’Israël un rôle mondial disproportionné, qui rappelle… Les Protocoles des Sages de Sion.
Le déni de l’antisémitisme par l’UJFP recoupe la théorie du “philosémitisme d’Etat” des Indigènes de la République, selon lesquels les Juifs seraient aujourd’hui protégés par les classes dominantes.
L’UJFP, qui collabore régulièrement avec Houria Bouteldja et a promotionné son livre, Les blancs, les juifs et nous (2016), a repris la théorisation des Indigènes dans une brochure publiée en 2016 et destinée à la jeunesse.
Voilà comment cet opuscule parle des Juif/ves : “Ils sont aujourd’hui utilisés comme fers de lance des discriminations à l’encontre d’autres groupes humains, et plus particulièrement des musulmans 2».
Ce n’est pas là qu’une formule malheureuse ; quelques pages plus loin, on trouve : “Les uns - les Juifs - risquent de devenir des acteurs-clés du racisme à l’encontre des autres - les musulmans” 3.
L’UJFP explique donc aux jeunes que les Juifs sont les premiers responsables du racisme que subissent certains d’entre eux.
Quelle irresponsabilité !
Tsedek! reprend cette vision.
Pour eux, l’Etat est responsable de l’antisémitisme, notamment par “son rapport identitaire à la laïcité”, reprenant ainsi la terminologie des ennemis de la laïcité.
Il conviendrait donc, pour les militant.es de Tsedek!, de “dépasser l’instrumentalisation de l’antisémitisme”, qui serait selon eux un “outil de gouvernance autoritaire qui cible en particulier les musulman·es, la gauche, et les organisations des droits humains”. On voit bien comment cette théorie divise les antiracistes.
C’est la reprise des thèses des Indigènes et des courants qui considèrent, depuis des années, que l’islamophobie a remplacé l’antisémitisme.
Il n’y aurait donc plus à s’inquiéter de la haine antijuive.
Tsedek! va d’ailleurs plus loin que l’UJFP, faisant organisation commune avec Bouteldja dans le “QG Décolonial” et participant au média indigéniste “Paroles d’honneur”.
Ils ne disent rien sur l’antisémitisme réel, qui menace aujourd’hui les Juif/ves et en a déjà tué certain.es depuis une vingtaine d’années. Cet antisémitisme, souvent issu de milieux eux-mêmes victimes du racisme, est occulté. Tsedek reconnaît une montée des actes antisémites après le 7 octobre, mais en rend responsables Israël et le gouvernement français, notamment ce dernier à cause des interdictions de manifestations en faveur des Palestinien·nes 4.
Cette volonté de l’UJFP et de Tsedek de relativiser ou de nier l’antisémitisme actuel renvoie à leur souci de demeurer connectés à la gauche la plus radicale, avec laquelle ces mouvements agissent.
Cette logique a des conséquences sur leur appréciation de la Shoah.
Et la Shoah ? ¶L’affirmation selon laquelle le sionisme aurait “choisi la séparation des juifs du reste du monde”, selon la formule de Michèle Sibony, occulte la violence du XXème siècle antisémite, qui culmina dans l’extermination nazie.
Or, celle-ci est désormais banalisée, la même Sibony, citant un poète israélien disparu, s’exprimant ainsi au début de son intervention au meeting du 30 mars 2025 :
“La shoah des Juifs européens et la shoah des Arabes de Palestine, sont une seule et même shoah pour le peuple juif ».
Qu’est-ce que la “Shoah des Arabes”, on ne le saura pas.
Mais, cette formulation relativise ce que le nazisme fit subir aux Juif/ves.
Le colloque organisé les 25 et 26 janvier 2025 par l’UJFP et Tsedek! en est une illustration. Le 80ème anniversaire de la découverte/libération d’Auschwitz fut l’occasion d’une comparaison avec la dramatique situation de Gaza. Rony Brauman alla même jusqu’à expliquer que l’horreur de Gaza dépassait celle d’Auschwitz, dont la mémoire apparaissait comme “un crachat à la face des Palestiniens”. Ce qui a donné lieu à une protestation de 140 personnes, défendant “la mémoire d’Auschwitz pour les combats d’aujourd’hui” 5.
En effet, l’UJFP et Tsedek! participent d’une offensive idéologique qui vise à relativiser le rôle de la Shoah dans la conscience du monde et dans la construction d’un front solidaire antiraciste et antifasciste, qu’ils contribuent à diviser .
C’est d’une extrême gravité à l’heure où soufflent les vents mauvais de l’extrême droite.
Depuis une vingtaine d’années, et maintenant avec le relais de Tsedek!, l’UJFP s’efforce de se conformer à la pensée de la partie la plus radicale de la gauche, voire de l’inspirer. Une pensée qui, de fait, met de côté l’antisémitisme, considérant que les Juif/ves font désormais partie des dominants. Et qu’en tout cas ils ne sont pas discriminés comme le sont les populations issues des colonisations européennes. Ces théorisations considèrent que le camp de la gauche c’est celui des anciens colonisés, dont l’ennemi emblématique est aujourd’hui Israël.
Cette pensée, qui considère que les Juif/ves font partie des dominants et que cette situation est renforcée par leur soutien à Israël, n’a rien à faire à gauche.
La logique ultime de ce nouveau courant c’est la banalisation de la Shoah et de sa mémoire. C’est-à-dire la remise en cause de l’antifascisme.
Non, décidément, l’UJFP et Tsedek! ne sont pas des organisations alliées, elles sont la caution juive du déni de l’antisémitisme.
Dans sa visée émancipatrice, la gauche doit entendre ces discours de division pour ce qu’ils sont, les mettre à l’écart et porter un message fort de rassemblement dans la lutte antiraciste.
#UJFP #Tsedek #Instrumentalisation #Palestine #Israël #Antisemitisme #antiracisme #gauche #reactionnaires
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https://antiracisme.frama.io/infos-2025/05/01/de-quoi-l-ujfp-et-tsedek-sont-ils-le-nom.html(De quoi l’UJFP et TSEDEK sont-ils le nom ?)
Au printemps 2023, est apparu Tsedek (“justice” en Hébreu).
Composé de jeunes, ce groupe, très présent sur les réseaux sociaux, peut apparaître sympathique à beaucoup de gens à gauche en raison de son soutien aux Palestinien·nes.
Tout comme l’UJFP, créée en 1994, dont est issue une partie des membres de Tsedek.
Décrypter le discours de ces deux formations s’avère cependant nécessaire car ils sont porteurs d’une grande nocivité pour la gauche.
Dans un entretien à Frustration du 24 octobre 2023, quelques jours après l’attaque du Hamas, Tsedek expose ainsi ses objectifs : “Il nous paraissait urgent de créer une nouvelle maison politique afin de lutter simultanément contre le racisme d’État en France, l’instrumentalisation de l’antisémitisme et contre l’apartheid en Israël-Palestine.”
Dans cet exposé, la lutte contre l’antisémitisme est exclue d’emblée de la lutte anti-raciste.
A l’instar de l’UFJP, Tsedek ne s’intéresse qu’à l’”instrumentalisation”, terme cent fois ressassé par ceux qui sont dans le déni de l’antisémitisme.
Un déni permis par les théorisations, partagées avec les Indigènes de la République, sur un racisme d’Etat qui, ne concernant pas les Juif/ves, mettrait ces dernièr·es à l’écart de la lutte antiraciste.
Et au-delà de la lutte contre l’instrumentalisation, le combat essentiel pour Tsedek! comme pour l’UJFP est l’antisionisme.
# Un antisionisme caricatural
Deux expressions récentes de responsables de l’UJFP sont révélatrices du rapport de ces mouvements au sionisme.
Le 19 mars 2025, devant la faculté d’Aix-Marseille, le président de l’UJFP, Pierre Stambul, énonce avec aplomb une analyse stupéfiante :
“Le sionisme a déclaré il y a 120 ans que Juifs et non Juifs ne pouvaient pas vivre ensemble, ni dans le pays d’origine, ni dans l’Etat juif à construire”.
Ce n’est pas un dérapage.
Quelques jours plus tard, la vice-présidente du mouvement, Michèle Sibony, intervient au meeting international des organisations proches de l’UJFP et de Tsedek en ces termes : “Le sionisme a choisi la séparation des juifs du reste du monde”.
Pour l’UJFP, ce sont donc les Juifs qui ont choisi de rejeter le reste du monde à l’initiative du sionisme.
Si ce n’était pas tragique, ce serait une énorme plaisanterie : ce n’est pas le reste du monde qui a mis les Juifs à l’écart jusqu’à leur extermination, ce sont les Juifs qui sont coupables du XXème siècle.
On tombe dans une obscène révision de l’histoire pour les besoins de l’antisionisme.
En falsifiant ainsi le sionisme, on ne peut avoir qu’une lecture fallacieuse de l’antisionisme.
Les jeunes de Tsedek ne sont pas plus perspicaces que leurs aînés, expliquant dans leur manifeste : “L’État d’Israël est une émanation du colonialisme européen et doit son existence à la dépossession des Palestinien·ne·s et à la négation de leurs droits
Ni “conflit religieux”, ni “lutte civilisationnelle”, mais une situation coloniale en Israël/Palestine.” ¶Pour ce collectif, le sionisme n’est qu’un colonialisme, par ailleurs raciste, l’Etat d’Israël étant défini comme “suprémaciste et colonial”.
Jamais dans leurs textes n’est évoquée une dimension essentielle de la naissance de l’Etat d’Israël pour la plupart des Juif·ves, qu’ils et elles soient ou non sionistes, à savoir la création d’un refuge face aux drames du siècle passé et d’une persécution plurimillénaire.
C’est à l’aune de cet antisionisme que le mouvement a jugé les événements du 7 octobre 2023, considérant, le 9 octobre 2023, que “les murs barbelés de cette prison (Gaza] ont été franchis.”
L’attaque sanglante du Hamas est considérée comme une “offensive de la résistance palestinienne”.
Dès le 17 octobre 2023, évoquant les 2808 Palestinien.nes alors tué.es à Gaza, les militant.es de Tsedek parlent de “génocide”, reprenant ainsi la terminologie d’une partie de la gauche qui, depuis des années, ne cesse de faire des comparaisons absurdes entre Israël et le nazisme.
Cet amalgame constitue une dérive essentielle de l’antisionisme.
Elle le relie à des milieux soulagés de pouvoir ainsi exprimer un antisémitisme refoulé depuis 1945.
Tsedek reconnaît le caractère “brutal” de l’action du Hamas le 7 octobre 2023, mais parle de “crimes de guerre” commis par des “combattants palestiniens”.
Dans son blog du 13 octobre 2023, quelques jours seulement après les crimes que l’on sait, le collectif se range au point de vue répété ad nauseam dans la gauche radicale : “Les références à l’antisémitisme génocidaire nazi ou au terrorisme islamiste d’Al-Qaeda ou de l’État islamique sont inopérantes dans un contexte de lutte de libération nationale contre un État colonial et relèvent de l’instrumentalisation idéologique de l’histoire.”
C’est au contraire Tsedek qui se livre à une instrumentalisation idéologique de l’histoire lorsqu’ils nient sans démonstration aucune l’antisémitisme du plus grand massacre de Juif/ves depuis la Seconde Guerre mondiale.
Un massacre qui fait écho aux catastrophes du passé, et bien sûr à la Shoah. C’est là un déni de la réalité et de l’éducation des membres du Hamas, biberonnés à l’antisémitisme, notamment par la charte de 1988 du mouvement, inspirée des Protocoles des sages de Sion.
Nourris de ces références, ils pénètrent dans un kibboutz pour massacrer le plus de Juif/ves qu’ils rencontrent.
Et l’antisémitisme y serait étranger ?
La négation de ce que fut le 7 octobre illustre parfaitement le rapport de ces mouvements à l’antisémitisme.
#tsedek #grenoble #antisemitisme #revisionisme #peupleObject #Israël #Palestine #UJFP #instrumentalisation #antifa
-
https://antiracisme.frama.io/infos-2025/05/01/de-quoi-l-ujfp-et-tsedek-sont-ils-le-nom.html(De quoi l’UJFP et TSEDEK sont-ils le nom ?)
Au printemps 2023, est apparu Tsedek (“justice” en Hébreu).
Composé de jeunes, ce groupe, très présent sur les réseaux sociaux, peut apparaître sympathique à beaucoup de gens à gauche en raison de son soutien aux Palestinien·nes.
Tout comme l’UJFP, créée en 1994, dont est issue une partie des membres de Tsedek.
Décrypter le discours de ces deux formations s’avère cependant nécessaire car ils sont porteurs d’une grande nocivité pour la gauche.
Dans un entretien à Frustration du 24 octobre 2023, quelques jours après l’attaque du Hamas, Tsedek expose ainsi ses objectifs : “Il nous paraissait urgent de créer une nouvelle maison politique afin de lutter simultanément contre le racisme d’État en France, l’instrumentalisation de l’antisémitisme et contre l’apartheid en Israël-Palestine.”
Dans cet exposé, la lutte contre l’antisémitisme est exclue d’emblée de la lutte anti-raciste.
A l’instar de l’UFJP, Tsedek ne s’intéresse qu’à l’”instrumentalisation”, terme cent fois ressassé par ceux qui sont dans le déni de l’antisémitisme.
Un déni permis par les théorisations, partagées avec les Indigènes de la République, sur un racisme d’Etat qui, ne concernant pas les Juif/ves, mettrait ces dernièr·es à l’écart de la lutte antiraciste.
Et au-delà de la lutte contre l’instrumentalisation, le combat essentiel pour Tsedek! comme pour l’UJFP est l’antisionisme.
# Un antisionisme caricatural
Deux expressions récentes de responsables de l’UJFP sont révélatrices du rapport de ces mouvements au sionisme.
Le 19 mars 2025, devant la faculté d’Aix-Marseille, le président de l’UJFP, Pierre Stambul, énonce avec aplomb une analyse stupéfiante :
“Le sionisme a déclaré il y a 120 ans que Juifs et non Juifs ne pouvaient pas vivre ensemble, ni dans le pays d’origine, ni dans l’Etat juif à construire”.
Ce n’est pas un dérapage.
Quelques jours plus tard, la vice-présidente du mouvement, Michèle Sibony, intervient au meeting international des organisations proches de l’UJFP et de Tsedek en ces termes : “Le sionisme a choisi la séparation des juifs du reste du monde”.
Pour l’UJFP, ce sont donc les Juifs qui ont choisi de rejeter le reste du monde à l’initiative du sionisme.
Si ce n’était pas tragique, ce serait une énorme plaisanterie : ce n’est pas le reste du monde qui a mis les Juifs à l’écart jusqu’à leur extermination, ce sont les Juifs qui sont coupables du XXème siècle.
On tombe dans une obscène révision de l’histoire pour les besoins de l’antisionisme.
En falsifiant ainsi le sionisme, on ne peut avoir qu’une lecture fallacieuse de l’antisionisme.
Les jeunes de Tsedek ne sont pas plus perspicaces que leurs aînés, expliquant dans leur manifeste : “L’État d’Israël est une émanation du colonialisme européen et doit son existence à la dépossession des Palestinien·ne·s et à la négation de leurs droits
Ni “conflit religieux”, ni “lutte civilisationnelle”, mais une situation coloniale en Israël/Palestine.” ¶Pour ce collectif, le sionisme n’est qu’un colonialisme, par ailleurs raciste, l’Etat d’Israël étant défini comme “suprémaciste et colonial”.
Jamais dans leurs textes n’est évoquée une dimension essentielle de la naissance de l’Etat d’Israël pour la plupart des Juif·ves, qu’ils et elles soient ou non sionistes, à savoir la création d’un refuge face aux drames du siècle passé et d’une persécution plurimillénaire.
C’est à l’aune de cet antisionisme que le mouvement a jugé les événements du 7 octobre 2023, considérant, le 9 octobre 2023, que “les murs barbelés de cette prison (Gaza] ont été franchis.”
L’attaque sanglante du Hamas est considérée comme une “offensive de la résistance palestinienne”.
Dès le 17 octobre 2023, évoquant les 2808 Palestinien.nes alors tué.es à Gaza, les militant.es de Tsedek parlent de “génocide”, reprenant ainsi la terminologie d’une partie de la gauche qui, depuis des années, ne cesse de faire des comparaisons absurdes entre Israël et le nazisme.
Cet amalgame constitue une dérive essentielle de l’antisionisme.
Elle le relie à des milieux soulagés de pouvoir ainsi exprimer un antisémitisme refoulé depuis 1945.
Tsedek reconnaît le caractère “brutal” de l’action du Hamas le 7 octobre 2023, mais parle de “crimes de guerre” commis par des “combattants palestiniens”.
Dans son blog du 13 octobre 2023, quelques jours seulement après les crimes que l’on sait, le collectif se range au point de vue répété ad nauseam dans la gauche radicale : “Les références à l’antisémitisme génocidaire nazi ou au terrorisme islamiste d’Al-Qaeda ou de l’État islamique sont inopérantes dans un contexte de lutte de libération nationale contre un État colonial et relèvent de l’instrumentalisation idéologique de l’histoire.”
C’est au contraire Tsedek qui se livre à une instrumentalisation idéologique de l’histoire lorsqu’ils nient sans démonstration aucune l’antisémitisme du plus grand massacre de Juif/ves depuis la Seconde Guerre mondiale.
Un massacre qui fait écho aux catastrophes du passé, et bien sûr à la Shoah. C’est là un déni de la réalité et de l’éducation des membres du Hamas, biberonnés à l’antisémitisme, notamment par la charte de 1988 du mouvement, inspirée des Protocoles des sages de Sion.
Nourris de ces références, ils pénètrent dans un kibboutz pour massacrer le plus de Juif/ves qu’ils rencontrent.
Et l’antisémitisme y serait étranger ?
La négation de ce que fut le 7 octobre illustre parfaitement le rapport de ces mouvements à l’antisémitisme.
#tsedek #grenoble #antisemitisme #revisionisme #peupleObject #Israël #Palestine #UJFP #instrumentalisation #antifa
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- https://blogs.mediapart.fr/elisha-baskin/blog/110526/tsedek-quand-la-justice-se-fait-slogan-interrogation-par-une-refuznik (« Tsedek ! » - quand la justice se fait slogan : interrogation par une refuznik )
--<--
Militante en Israël et Palestine, refuznik, juive israélienne de gauche installée en France depuis 2018.Juive israélienne installée en France depuis 2018.
Je me définis comme une Israélienne de gauche, non sioniste, et refuznik (ayant refusé le service militaire dans l’armée israélienne).
J’ai été membre du conseil d’administration de Jewish Voice for Peace et de Boycott from Within, et je suis militante de longue date en Israël et en Palestine.
En tant que juive israélienne de gauche désormais établie en France, non sioniste, refuznik, j’ai accueilli avec enthousiasme la sortie du livre « Lutter en rupture, Lutter en solidarité ».
Il y a plusieurs idées avec lesquelles je suis d’accord. Mais la justice (tsedek צדק) y est réduite à un slogan sans complexité, au risque d'oublier le réel.
Une critique située.
Palestine
Pour un groupe occupant autant d’espace en ligne sur la question israélo-palestinienne, j’ai été stupéfaite de constater que le livre ne traite jamais vraiment d’Israël/Palestine, ni des personnes qui y vivent.
Il ne contient aucune définition du sionisme, ni de l’antisionisme. À part qu’Israël est un projet colonial et donc mauvais, et une brève mention des horreurs du génocide, on n’y trouve ni discussion ni analyse de l’histoire ou de la réalité de la vie dans la région.
Tout au long du récit, le Proche Orient paraît très lointain.
Peut-être peut-on en trouver une explication dans cet aveu, glissé au détour d’une critique de la droite : « De la même manière que la situation en Palestine est un test pour les forces de gauche à travers le monde, permettant d’apprécier la profondeur de leur anticolonialisme, on peut donc affirmer qu’il existe aujourd’hui pour les extrêmes-droites mondiales une “preuve par Israël” qui leur permet de montrer patte blanche. »(p. 69)
Comme si la cause palestinienne était le simple décor d’une performance radicale de la gauche occidentale.
Le fond importe-t-il si peu, pourvu que le test soit réussi ?
Dans tout le livre, la décontextualisation permanente repose sur une incapacité à tenir ensemble deux vérités : 1) qu’Israël est un État créé pour et par des réfugiés, et 2) qu’il est aussi un projet colonial. Cette contradiction, la grande majorité des Palestiniens avec lesquels j’ai collaboré au fil des années en Israël et en Cisjordanie la comprennent parfaitement.
Pourquoi Tsedek! tient-t-il tant à « démontrer la nature par essence coloniale du projet sioniste, à l’encontre des interprétations prétendant distinguer un sionisme originellement positif ou émancipateur de ce qui ne serait qu’une trahison de ses principes par une extrême droite suprémaciste » (p.64) ?
Mais, si le sionisme se résume exclusivement et depuis toujours à un mouvement colonial, que sommes-nous censés faire des Israéliens qui vivent en Israël et des Palestiniens qui aspirent à un État indépendant ?
Ce genre de positions simplistes et idéologiques évincent le réel et rendent donc impossible de penser des solutions opérantes pour les personnes qui peuplent la région.
Penser Israël comme un projet colonial “à l’européenne”, et donc aspirer à la disparition d’Israël comme si ses habitant.es juif.ves étaient des colons disposant d’une métropole où “retourner”, c’est nier la matérialité des faits.
C’est aussi nier les conditions réelles nécessaires à l’existence d’un Etat palestinien.
Il est également surprenant que la diversité ethnoculturelle de la population israélienne ne soit que brièvement mentionnée, de même que les raisons de l’exil des Juifs du monde arabe. Israël est présenté de manière uniforme, d’un seul coup de pinceau : “blanc”. En réalité, 20 % des citoyens israéliens sont palestiniens et environ 50 % des Juifs israéliens sont d’origine moyen-orientale et nord-africaine, sans compter les nombreuses familles aux origines mixtes.
Effacer la réalité vécue d’un peuple, nier son histoire singulière et discréditer sa demande légitime d’être reconnu dans son existence concrète, ce n’est pas seulement une erreur intellectuelle : c’est un des mécanismes les plus classiques du racisme.
Dans ce cas précis, ce déni nourrit directement l’antisémitisme.
Bien que je défende personnellement une solution à un seul État, où tous ceux qui vivent from the river to the sea bénéficieraient de droits égaux et d’une citoyenneté commune, y compris la prise en compte du droit au retour des Palestiniens, nous ne pouvons ignorer le fait que la majorité des Juifs et des Palestiniens en Israël/Palestine souhaitent vivre dans des États-nations indépendants et hermétiquement séparés.
# Impérialisme et pouvoir juif
Tsedek! exprime et réitère tout au long du livre son hostilité envers l’impérialisme, la domination occidentale, le colonialisme, le racisme et la suprématie blanche.
Jusque-là, nous sommes d’accord.
Mais la manière réductrice dont cette grille de lecture est appliquée conduit à un effacement systématique des identités et à une cécité historique flagrante.
Pour résumer, le collectif présente la création de l’État d’Israël comme la plus grande trahison juive.
D’une part, elle a conduit à la dépossession des Palestiniens et à l’instauration d’un État colonial.
D’autre part, les Juifs sont supposés, par essence, rester du côté des opprimés; or, se doter d’un État-nation les place du côté du pouvoir.
Le dernier paragraphe du livre le dit de manière frappante : « Depuis plusieurs siècles, la condition juive a été faite d’arrachements : arrachement au judaïsme, par l’assimilation à la modernité occidentale, arrachement à notre arabité, brisée par la colonisation, arrachement à notre yiddishité, engloutie par la Shoah.
D’une certaine manière, le sionisme aussi aura été affaire d’arrachement : parce qu’il accélère notre blanchiment, parce qu’il produit le ralliement massif de bon nombre d’entre nous à la suprématie blanche, il aura été l’arrachement des Juif·ves au camp des damné·es de la Terre. » (p.121)
Tsedek! ne critique pas la manière dont les Juifs utilisent leur pouvoir : le collectif critique le fait que des Juifs aient du pouvoir.
Le pouvoir est sale. Le pouvoir est impérial. L’assimilation juive en Europe, la citoyenneté accordée par décret aux Juifs algériens (fragile “privilège”, suspendu par le régime de Vichy avant d’être rétabli par le gouvernement de la France libre en 1943), le fait d’avoir un État-nation – tout cela prive les Juifs de leur condition de dépossession éternelle.
Est-ce là le combat du collectif ?
Rester collé aux communautés marginalisées pour tenter de se maintenir dans une oppression perpétuelle ?
Mais alors, pourquoi Tsedek! s’allie-t-il avec des groupes comme LFI, qui luttent précisément pour conquérir le pouvoir ?
Émanant de personnes situées du côté le plus privilégié de l’humanité, la question “Que faire de notre pouvoir ?” est légitime et cruciale.
Mais, dès lors qu’elle est posée à travers le prisme étroit de l’anti-impérialisme campiste, elle ne sert plus qu’une gauche autoritaire, incapable de condamner Assad, Poutine, ou le régime iranien – quand elle ne les défend pas explicitement.
Culpabilité
Tsedek! est présent dans la rue et réalise un vrai travail d’organisation. Mais le collectif surfe surtout sur une vague de culpabilité juive, et la culpabilité est toujours égocentrique, narcissique. Ce qui manque profondément dans les débats que Tsedek! porte, c’est la question de la responsabilité. L’Occident contre l’Orient, le Bien contre le Mal, colonisateurs contre colonisés, oppresseurs contre opprimés… Ce manichéisme enfantin séduit par sa facilité. Tsedek! convainc ainsi de nombreux jeunes gens, dont l’engagement repose moins sur un projet politique d’avenir que sur une jouissance coupable et une esthétique de la radicalité – une radicalité nourrie de mauvaise conscience plutôt que d’intelligence du réel.
Pour qui, comme moi, cherche un militantisme ancré dans le réel et une famille politique avec laquelle produire des effets concrets, j’ai besoin – et, il me semble, le mouvement antiraciste français a besoin – de pistes d’actions qui prennent en compte la complexité du conflit, de son histoire, et des populations qui y sont impliquées.
Cela suppose une solidarité matérielle à la fois avec les Palestinien.ne.s et avec les militant·es de gauche israélien·nes, trop souvent délégitimé.es comme “sionistes”, alors qu’iels travaillent quotidiennement à la construction d’un avenir différent.
Cette délégitimation des militant·es de terrain, Tsedek! semble aujourd’hui la partager.
En 2023, son manifeste fondateur affirmait : « Nous nous tenons aux côtés des Palestinien·ne·s et des Israélien·ne·s qui se battent pour une alternative réellement démocratique… », ou encore se disait « solidaire de collectifs juifs antiracistes, anti-occupation et antisionistes dans le monde entier, comme de groupes palestiniens et israéliens… ».
De ce soutien, il n’est plus question dans ce nouveau livre.
Quel a été le chemin qui a conduit le collectif à effacer une forme de résistance ?
Leur internationalisme est-il devenu sélectif ?
La course au dé-blanchiment des Juifs diasporiques rend-il les anarchistes et antifascistes israélien.nes infréquentables ?
A-t-on jamais vu un collectif se réclamant de l’émancipation et de l’égalité des droits lutter pour défendre le retour à l’oppression antérieure de la population dont il émane ?
La justice (tsedek צדק) ne peut être réduite à un slogan sans complexité.
Elle demande un effort continu de lucidité, d’humilité et d’intérêt pour le réel.
Alors seulement elle peut devenir autre chose qu’un cri de ralliement et proposer un horizon politique réellement partagé.
#tsedek #grenoble #Israël #Palestine #Reactionnaires #campistes #StandingTogether #refuznik #InstrumentalisationPalestine #NoWar
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- https://blogs.mediapart.fr/elisha-baskin/blog/110526/tsedek-quand-la-justice-se-fait-slogan-interrogation-par-une-refuznik (« Tsedek ! » - quand la justice se fait slogan : interrogation par une refuznik )
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Militante en Israël et Palestine, refuznik, juive israélienne de gauche installée en France depuis 2018.Juive israélienne installée en France depuis 2018.
Je me définis comme une Israélienne de gauche, non sioniste, et refuznik (ayant refusé le service militaire dans l’armée israélienne).
J’ai été membre du conseil d’administration de Jewish Voice for Peace et de Boycott from Within, et je suis militante de longue date en Israël et en Palestine.
En tant que juive israélienne de gauche désormais établie en France, non sioniste, refuznik, j’ai accueilli avec enthousiasme la sortie du livre « Lutter en rupture, Lutter en solidarité ».
Il y a plusieurs idées avec lesquelles je suis d’accord. Mais la justice (tsedek צדק) y est réduite à un slogan sans complexité, au risque d'oublier le réel.
Une critique située.
Palestine
Pour un groupe occupant autant d’espace en ligne sur la question israélo-palestinienne, j’ai été stupéfaite de constater que le livre ne traite jamais vraiment d’Israël/Palestine, ni des personnes qui y vivent.
Il ne contient aucune définition du sionisme, ni de l’antisionisme. À part qu’Israël est un projet colonial et donc mauvais, et une brève mention des horreurs du génocide, on n’y trouve ni discussion ni analyse de l’histoire ou de la réalité de la vie dans la région.
Tout au long du récit, le Proche Orient paraît très lointain.
Peut-être peut-on en trouver une explication dans cet aveu, glissé au détour d’une critique de la droite : « De la même manière que la situation en Palestine est un test pour les forces de gauche à travers le monde, permettant d’apprécier la profondeur de leur anticolonialisme, on peut donc affirmer qu’il existe aujourd’hui pour les extrêmes-droites mondiales une “preuve par Israël” qui leur permet de montrer patte blanche. »(p. 69)
Comme si la cause palestinienne était le simple décor d’une performance radicale de la gauche occidentale.
Le fond importe-t-il si peu, pourvu que le test soit réussi ?
Dans tout le livre, la décontextualisation permanente repose sur une incapacité à tenir ensemble deux vérités : 1) qu’Israël est un État créé pour et par des réfugiés, et 2) qu’il est aussi un projet colonial. Cette contradiction, la grande majorité des Palestiniens avec lesquels j’ai collaboré au fil des années en Israël et en Cisjordanie la comprennent parfaitement.
Pourquoi Tsedek! tient-t-il tant à « démontrer la nature par essence coloniale du projet sioniste, à l’encontre des interprétations prétendant distinguer un sionisme originellement positif ou émancipateur de ce qui ne serait qu’une trahison de ses principes par une extrême droite suprémaciste » (p.64) ?
Mais, si le sionisme se résume exclusivement et depuis toujours à un mouvement colonial, que sommes-nous censés faire des Israéliens qui vivent en Israël et des Palestiniens qui aspirent à un État indépendant ?
Ce genre de positions simplistes et idéologiques évincent le réel et rendent donc impossible de penser des solutions opérantes pour les personnes qui peuplent la région.
Penser Israël comme un projet colonial “à l’européenne”, et donc aspirer à la disparition d’Israël comme si ses habitant.es juif.ves étaient des colons disposant d’une métropole où “retourner”, c’est nier la matérialité des faits.
C’est aussi nier les conditions réelles nécessaires à l’existence d’un Etat palestinien.
Il est également surprenant que la diversité ethnoculturelle de la population israélienne ne soit que brièvement mentionnée, de même que les raisons de l’exil des Juifs du monde arabe. Israël est présenté de manière uniforme, d’un seul coup de pinceau : “blanc”. En réalité, 20 % des citoyens israéliens sont palestiniens et environ 50 % des Juifs israéliens sont d’origine moyen-orientale et nord-africaine, sans compter les nombreuses familles aux origines mixtes.
Effacer la réalité vécue d’un peuple, nier son histoire singulière et discréditer sa demande légitime d’être reconnu dans son existence concrète, ce n’est pas seulement une erreur intellectuelle : c’est un des mécanismes les plus classiques du racisme.
Dans ce cas précis, ce déni nourrit directement l’antisémitisme.
Bien que je défende personnellement une solution à un seul État, où tous ceux qui vivent from the river to the sea bénéficieraient de droits égaux et d’une citoyenneté commune, y compris la prise en compte du droit au retour des Palestiniens, nous ne pouvons ignorer le fait que la majorité des Juifs et des Palestiniens en Israël/Palestine souhaitent vivre dans des États-nations indépendants et hermétiquement séparés.
# Impérialisme et pouvoir juif
Tsedek! exprime et réitère tout au long du livre son hostilité envers l’impérialisme, la domination occidentale, le colonialisme, le racisme et la suprématie blanche.
Jusque-là, nous sommes d’accord.
Mais la manière réductrice dont cette grille de lecture est appliquée conduit à un effacement systématique des identités et à une cécité historique flagrante.
Pour résumer, le collectif présente la création de l’État d’Israël comme la plus grande trahison juive.
D’une part, elle a conduit à la dépossession des Palestiniens et à l’instauration d’un État colonial.
D’autre part, les Juifs sont supposés, par essence, rester du côté des opprimés; or, se doter d’un État-nation les place du côté du pouvoir.
Le dernier paragraphe du livre le dit de manière frappante : « Depuis plusieurs siècles, la condition juive a été faite d’arrachements : arrachement au judaïsme, par l’assimilation à la modernité occidentale, arrachement à notre arabité, brisée par la colonisation, arrachement à notre yiddishité, engloutie par la Shoah.
D’une certaine manière, le sionisme aussi aura été affaire d’arrachement : parce qu’il accélère notre blanchiment, parce qu’il produit le ralliement massif de bon nombre d’entre nous à la suprématie blanche, il aura été l’arrachement des Juif·ves au camp des damné·es de la Terre. » (p.121)
Tsedek! ne critique pas la manière dont les Juifs utilisent leur pouvoir : le collectif critique le fait que des Juifs aient du pouvoir.
Le pouvoir est sale. Le pouvoir est impérial. L’assimilation juive en Europe, la citoyenneté accordée par décret aux Juifs algériens (fragile “privilège”, suspendu par le régime de Vichy avant d’être rétabli par le gouvernement de la France libre en 1943), le fait d’avoir un État-nation – tout cela prive les Juifs de leur condition de dépossession éternelle.
Est-ce là le combat du collectif ?
Rester collé aux communautés marginalisées pour tenter de se maintenir dans une oppression perpétuelle ?
Mais alors, pourquoi Tsedek! s’allie-t-il avec des groupes comme LFI, qui luttent précisément pour conquérir le pouvoir ?
Émanant de personnes situées du côté le plus privilégié de l’humanité, la question “Que faire de notre pouvoir ?” est légitime et cruciale.
Mais, dès lors qu’elle est posée à travers le prisme étroit de l’anti-impérialisme campiste, elle ne sert plus qu’une gauche autoritaire, incapable de condamner Assad, Poutine, ou le régime iranien – quand elle ne les défend pas explicitement.
Culpabilité
Tsedek! est présent dans la rue et réalise un vrai travail d’organisation. Mais le collectif surfe surtout sur une vague de culpabilité juive, et la culpabilité est toujours égocentrique, narcissique. Ce qui manque profondément dans les débats que Tsedek! porte, c’est la question de la responsabilité. L’Occident contre l’Orient, le Bien contre le Mal, colonisateurs contre colonisés, oppresseurs contre opprimés… Ce manichéisme enfantin séduit par sa facilité. Tsedek! convainc ainsi de nombreux jeunes gens, dont l’engagement repose moins sur un projet politique d’avenir que sur une jouissance coupable et une esthétique de la radicalité – une radicalité nourrie de mauvaise conscience plutôt que d’intelligence du réel.
Pour qui, comme moi, cherche un militantisme ancré dans le réel et une famille politique avec laquelle produire des effets concrets, j’ai besoin – et, il me semble, le mouvement antiraciste français a besoin – de pistes d’actions qui prennent en compte la complexité du conflit, de son histoire, et des populations qui y sont impliquées.
Cela suppose une solidarité matérielle à la fois avec les Palestinien.ne.s et avec les militant·es de gauche israélien·nes, trop souvent délégitimé.es comme “sionistes”, alors qu’iels travaillent quotidiennement à la construction d’un avenir différent.
Cette délégitimation des militant·es de terrain, Tsedek! semble aujourd’hui la partager.
En 2023, son manifeste fondateur affirmait : « Nous nous tenons aux côtés des Palestinien·ne·s et des Israélien·ne·s qui se battent pour une alternative réellement démocratique… », ou encore se disait « solidaire de collectifs juifs antiracistes, anti-occupation et antisionistes dans le monde entier, comme de groupes palestiniens et israéliens… ».
De ce soutien, il n’est plus question dans ce nouveau livre.
Quel a été le chemin qui a conduit le collectif à effacer une forme de résistance ?
Leur internationalisme est-il devenu sélectif ?
La course au dé-blanchiment des Juifs diasporiques rend-il les anarchistes et antifascistes israélien.nes infréquentables ?
A-t-on jamais vu un collectif se réclamant de l’émancipation et de l’égalité des droits lutter pour défendre le retour à l’oppression antérieure de la population dont il émane ?
La justice (tsedek צדק) ne peut être réduite à un slogan sans complexité.
Elle demande un effort continu de lucidité, d’humilité et d’intérêt pour le réel.
Alors seulement elle peut devenir autre chose qu’un cri de ralliement et proposer un horizon politique réellement partagé.
#tsedek #grenoble #Israël #Palestine #Reactionnaires #campistes #StandingTogether #refuznik #InstrumentalisationPalestine #NoWar
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Veganwashing d'Israël
Spécisme, colonialisme et propagandeOrganisé par Révolte antispéciste Toulouse, le Comité de soutien à la Palestine 31 et Tsedek!
#Israël se présente comme un paradis pour les véganes, une façade qui sert de propagande pour masquer les crimes de guerre, l’occupation et le nettoyage ethnique en Palestine. Cette propagande s’appuie sur les mêmes logiques que le spécisme et le colonialisme : hiérarchiser, animaliser, justifier l’exploitation, la violence et la destruction.
🗓 Dimanche 14 juin à 18H
📍Au Chat Noir, 270 avenue de Muret, #Toulouse
🌱 Snacks vegan#VeganWashing #Antispecisme #FreePalestine #Décolonial #Tsedek #Palestine
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Veganwashing d'Israël
Spécisme, colonialisme et propagandeOrganisé par Révolte antispéciste Toulouse, le Comité de soutien à la Palestine 31 et Tsedek!
#Israël se présente comme un paradis pour les véganes, une façade qui sert de propagande pour masquer les crimes de guerre, l’occupation et le nettoyage ethnique en Palestine. Cette propagande s’appuie sur les mêmes logiques que le spécisme et le colonialisme : hiérarchiser, animaliser, justifier l’exploitation, la violence et la destruction.
🗓 Dimanche 14 juin à 18H
📍Au Chat Noir, 270 avenue de Muret, #Toulouse
🌱 Snacks vegan#VeganWashing #Antispecisme #FreePalestine #Décolonial #Tsedek #Palestine
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Veganwashing d'Israël
Spécisme, colonialisme et propagandeOrganisé par Révolte antispéciste Toulouse, le Comité de soutien à la Palestine 31 et Tsedek!
#Israël se présente comme un paradis pour les véganes, une façade qui sert de propagande pour masquer les crimes de guerre, l’occupation et le nettoyage ethnique en Palestine. Cette propagande s’appuie sur les mêmes logiques que le spécisme et le colonialisme : hiérarchiser, animaliser, justifier l’exploitation, la violence et la destruction.
🗓 Dimanche 14 juin à 18H
📍Au Chat Noir, 270 avenue de Muret, #Toulouse
🌱 Snacks vegan#VeganWashing #Antispecisme #FreePalestine #Décolonial #Tsedek #Palestine
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Veganwashing d'Israël
Spécisme, colonialisme et propagandeOrganisé par Révolte antispéciste Toulouse, le Comité de soutien à la Palestine 31 et Tsedek!
#Israël se présente comme un paradis pour les véganes, une façade qui sert de propagande pour masquer les crimes de guerre, l’occupation et le nettoyage ethnique en Palestine. Cette propagande s’appuie sur les mêmes logiques que le spécisme et le colonialisme : hiérarchiser, animaliser, justifier l’exploitation, la violence et la destruction.
🗓 Dimanche 14 juin à 18H
📍Au Chat Noir, 270 avenue de Muret, #Toulouse
🌱 Snacks vegan#VeganWashing #Antispecisme #FreePalestine #Décolonial #Tsedek #Palestine
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Notre camarade Maia était hier sur le plateau d'Histoires crépues pour parler, à partir de la polémique dont est victime Akim Omiri, l'antiracisme, de lutte réelle contre l'antisémitisme et de tous les enjeux autour de cette question.
Le replay est disponible 👇
Akim Omiri et l'antisémitisme - Algorithme (avec Tsedek)
https://www.youtube.com/watch?v=qq8AjXQImCw#Tsedek #antisémitisme #antiracisme #Palestine #Israël #antisionisme #AkimOmiri #HistoiresCrépues
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🔴 #Tsedek est signataire de cet appel ✍️
Pas de pinkwashing au Cabaret Frappé.
Barbara Butch, invitée par la mairie de Grenoble, qui soutient activement Israël (set chez l’ambassadeur, loi Yadan).
Pendant que les palestiniens LGBTI meurent sous les bombes.
1/2#Grenoble #BarbaraButch #pinkwashing #Israël #Palestine #LGBT #LGBTI
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📽️ vidéo en ✊ Akim Omiri et l'antisémitisme - Algorithme (avec Tsedek): -- qq8AjXQImCw?version=3 #AkimOmiri #Antisémitisme #Algorithme #Tsedek
Akim Omiri et l'antisémitisme ... -
Merci au collectif Jamm et à la #CGT pour l'accueil hier à #Brest.
Merci à Malick Niang et aux participant·es pour les échanges.À bientôt pour de prochaines dates dans le #Finistère
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https://blogs.mediapart.fr/elisha-baskin/blog/110526/tsedek-quand-la-justice-se-fait-slogan-interrogation-par-une-refuznik (“Tsedek !” quand la justice se fait slogan : interrogation par Elisha Baskin, refuznik)
- https://leftrenewal.org/fr/articles-fr/baskin-tsedek/
# Extraits
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Pour un groupe occupant autant d’espace en ligne sur la question israélo-palestinienne, j’ai été stupéfaite de constater que le livre ne traite jamais vraiment d’Israël/Palestine, ni des personnes qui y vivent.Il ne contient aucune définition du sionisme, ni de l’antisionisme .
À part qu’Israël est un projet colonial et donc mauvais, et une brève mention des horreurs du génocide, on n’y trouve ni discussion ni analyse de l’histoire ou de la réalité de la vie dans la région.
Tout au long du récit, le Proche Orient paraît très lointain.
Comment un mouvement qui se prétend décolonial peut-il s’arroger le droit de dicter à tout un peuple la bonne manière de s’émanciper ?
Le fond importe-t-il si peu, pourvu que le test soit réussi ? ¶
Dans tout le livre, la décontextualisation permanente repose sur une incapacité à tenir ensemble deux vérités :
1 qu’Israël est un État créé pour et par des réfugiés ,
2 qu’il est aussi un projet colonial .
Cette contradiction, la grande majorité des Palestiniens avec lesquels j’ai collaboré au fil des années en Israël et en Cisjordanie la comprennent parfaitement
Que sommes-nous censés faire des Israéliens qui vivent en Israël et des Palestiniens qui aspirent à un État indépendant ? ¶
Mais, si le sionisme se résume exclusivement et depuis toujours à un mouvement colonial, que sommes-nous censés faire des Israéliens qui vivent en Israël et des Palestiniens qui aspirent à un État indépendant ?
Ce genre de positions simplistes et idéologiques évincent le réel et rendent donc impossible de penser des solutions opérantes pour les personnes qui peuplent la région.
Penser Israël comme un projet colonial “à l’européenne”, et donc aspirer à la disparition d’Israël comme si ses habitant.es juif.ves étaient des colons disposant d’une métropole où “retourner”, c’est nier la matérialité des faits
Est-ce là le combat du collectif ?
Rester collé aux communautés marginalisées pour tenter de se maintenir dans une oppression perpétuelle ?
Mais alors, pourquoi Tsedek! s’allie-t-il avec des groupes comme LFI, qui luttent précisément pour conquérir le pouvoir ?
Émanant de personnes situées du côté le plus privilégié de l’humanité, la question “Que faire de notre pouvoir ?” est légitime et cruciale.
Mais, dès lors qu’elle est posée à travers le prisme étroit de l’anti-impérialisme campiste https://leftrenewal.org/tag/campism/ (ajout NDLR) , elle ne sert plus qu’une gauche autoritaire, incapable de condamner Assad, Poutine, ou le régime iranien – quand elle ne les défend pas explicitement .
Tsedek! est présent dans la rue et réalise un vrai travail d’organisation.
Mais le collectif surfe surtout sur une vague de culpabilité juive, et la culpabilité est toujours égocentrique, narcissique.
Ce qui manque profondément dans les débats que Tsedek! porte, c’est la question de la responsabilité.
- L’Occident contre l’Orient,
- le Bien contre le Mal,
- colonisateurs contre colonisés,
- oppresseurs contre opprimés…Ce manichéisme enfantin séduit par sa facilité .
Tsedek! convainc ainsi de nombreux jeunes gens, dont l’engagement repose moins sur un projet politique d’avenir que sur une jouissance coupable et une esthétique de la radicalité – une radicalité nourrie de mauvaise conscience plutôt que d’intelligence du réel.
Pour qui, comme moi, cherche un militantisme ancré dans le réel et une famille politique avec laquelle produire des effets concrets, j’ai besoin – et, il me semble, le mouvement antiraciste français a besoin – de pistes d’actions qui prennent en compte la complexité du conflit, de son histoire, et des populations qui y sont impliquées .
Cela suppose une solidarité matérielle à la fois avec les Palestinien.ne.s et avec les militant·es de gauche israélien·nes, trop souvent délégitimé.es comme “sionistes”, alors qu’iels travaillent quotidiennement à la construction d’un avenir différent .
Cette délégitimation des militant·es de terrain, Tsedek! semble aujourd’hui la partager
En 2023, son manifeste fondateur affirmait : “Nous nous tenons aux côtés des Palestinien·ne·s et des Israélien·ne·s qui se battent pour une alternative réellement démocratique…”, ou encore se disait “solidaire de collectifs juifs antiracistes, anti-occupation et antisionistes dans le monde entier, comme de groupes palestiniens et israéliens…”.
De ce soutien, il n’est plus question dans ce nouveau livre.
Quel a été le chemin qui a conduit le collectif à effacer une forme de résistance ?
Leur internationalisme est-il devenu sélectif ?
La course au dé-blanchiment des Juifs diasporiques rend-il les anarchistes et antifascistes israélien·nes infréquentables ?
A-t-on jamais vu un collectif se réclamant de l’émancipation et de l’égalité des droits lutter pour défendre le retour à l’oppression antérieure de la population dont il émane ?
C’est pourtant ce qui ressort de la lecture de Lutter en rupture, lutter en solidarité.
Ce qui en transparaît beaucoup plus clairement, c’est une angoisse permanente autour de l’identité des auteurices, réduite à sa seule judéité, et au mépris de toute approche intersectionnelle de classe ou de genre.
Au final, le plus étonnant dans “Lutter en rupture”, lutter en solidarité, ce ne sont pas tant les positions qui y sont défendues que leur rigidité .
Le ton péremptoire des illibéraux a désormais infusé les espaces progressistes et radicaux, où certaines catégories critiques tendent à se figer en dogmes ¶Le ton péremptoire des illibéraux a désormais infusé les espaces progressistes et radicaux, où certaines catégories critiques tendent à se figer en dogmes .
La justice (tsedek צדק) ne peut être réduite à un slogan sans complexité .
Elle demande un effort continu de lucidité, d’humilité et d’intérêt pour le réel
Alors seulement elle peut devenir autre chose qu’un cri de ralliement et proposer un horizon politique réellement partagé.
La gauche, ce n’est pas le-genre-humain-mais-là-non
La gauche, ce n’est pas le-droit-des-peuples-à-disposer-d’eux-mêmes-mais-là-non
# Liens
- https://leftrenewal.net/fr/french-version/
- https://leftrenewal.org/wi/
- https://www.reseau-bastille.org/2025/10/08/le-renouveau-de-la-gauche-a-lere-de-lattente-par-ben-gidley-et-daniel-mang/
- https://leftrenewal.org/tag/antisemitism-en/
- https://leftrenewal.org/fr/articles-fr/baskin-tsedek/-->--
#Tsedek #antisemitisme #questions #campisme #standingTogether #grenoble #LeftRenewal
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📚 Formation sur l’antisémitisme en France par Tsedek : 50 personnes réunies pour faire avancer la lutte contre l’oppression systémique et ses instrumentalisations !
❤️ Un immense merci à @ruff_45000 pour sa venue et son intervention solide !
🇵🇸 Soutenez #Tsedek collectif juif decolonial, dont les analyses nous sauveront des supremacismes et du deni de l’histoire. Pour l’unité des peuples !
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📚 Formation #LFI sur l’antisémitisme en France par des membres de #Tsedek dont @ruff_45000
📆 Samedi 23 mai, 10h45
📍 Salle Bois d’Artas
3 rue Augereau #Grenoble -
📚 Présentation du livre de Tsedek à Avignon !
Le bar antifasciste #ChezLouise accueille #Tsedek pour échanger autour du livre « Lutter en rupture, lutter en solidarité », de ses enjeux politiques et des questions qu’il soulève.
Venez rencontrer @ruff_45000 et @elieduprey co-auteurs de l’ouvrage et discuter, poser vos questions et prolonger la réflexion ensemble.
📆 Vendredi 29 mai
🕢 19h30
📍Chez Louise, 11 rue de l'oriflamme #Avignon -
Le DFF s'installe au Trianon le 23 mai et invite #Tsedek pour la projection du documentaire With Hasan in Gaza 🇵🇸
Après le film, continuez la soirée lors d'un échange prometteur avec Sbeih Sbeih, sociologue et chercheur, ainsi que des membres du collectif ! ✨
📆 Samedi 23 mai
🕣 20h30
📍Le Trianon, Place Carnot #Romainville -
#Tsedek ! Quand la justice se fait slogan : interrogation d'une refuznik