#williamacker — Public Fediverse posts
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https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3msunkmwod222
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Je reviens rapidement sur cette tribune (culottée voire cynique quand on connait le cas de la Métropole toulousaine), notamment sur les propositions formulées par J-L Moudenc, parce qu'on est dans le même degré d'inconsistance que celles avancées par G. Attal (https://www.lejdd.fr/politique/installations-illicites-lautorite-de-letat-ne-peut-plus-etre-itinerante-180882)D'abord celle de la saisie des véhicules, qui existe déjà dans les faits, mais celle-ci exclue toute saisie des véhicules d'habitation, pour la simple et bonne raison que le droit européen protège le domicile.
Cette demande est donc irréaliste juridiquement en plus d'être inhumaine.
Ensuite sur les interdictions de séjours élargies, elles viennent d'être votées dans le cadre de RIPOST, la mise en demeure préfectorale pouvant aller jusqu'à 14 jours et prendre l'échelle de l'EPCI entière.
Cependant les interdictions n'ont aucun sens sans solutions alternatives de stationnement.
On peut proposer d'interdire même à l'échelle de tout le territoire nationale, ça change quoi ?
Les gens existent et doivent être pris en compte d'une manière ou d'une autre.
Rappelons que les Voyageurs habitent les territoires et sont autant toulousains que Moudenc.
Il propose ensuite des délais contraints et une plus grande réactivité du juge dans les procédures d'expulsion judiciaire, dans les faits c'est déjà le cas (48h), A CONDITION que la collectivité respecte ses obligations en matière d'accueil. LOL
Cette proposition revient donc juste à lever l'obligation légale d'accueillir.
On fait quoi, on revient à l'ancienne version ?
Pas de terrain et une obligation inconditionnelle d'accueil d'au moins 48h pour toutes les communes françaises ?
Je peine à imaginer que Moudenc soit soutenu par les maires des communes de moins de 5000 habitants (environs 94% des communes françaises) dans cette démarche...
Il veut ensuite que les communes qui ne respectent pas la loi Besson, mais propose un terrain à un groupe qui se présente, puisse obtenir la procédure dérogatoire d'expulsion en 48h si le groupe refuse le terrain.
Pourquoi pas ?
Chiche ?
Mais par contre ça sera à condition qu'un plancher d'obligations (salubrité, taille, etc) soit prévu, sinon on vous connait, ça proposera de loger 100 caravanes dans un parking abandonné de 15 places derrières la décharge.
Pas sûr que ce soit la formule imaginée par Moudenc
Il fait ensuite deux propositions évasives, une sur redonner du pouvoir aux collectivités en limitant leurs obligations légales d'accueillir les Voyageurs et l'autre sur la prévention pour limiter le grand passage relativement aux enjeux de sécurité.
Tout cela sans explications techniques.
Bref, encore de la communication sans consistance politique.
La médiocrité même dans l'art du répressif.
Dans ce texte j'essaye d'imaginer à quoi pourrait ressembler une proposition politique cohérente sur le sujet https://tbsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3msb2ugayqs22
Ah et puis peut être un dernier commentaire sur l'introduction de sa tribune.
Moudenc raille l'appellation Citoyens français itinérants (rappelons qu'elle n'a aucune reconnaissance officielle et très peu d'usages administratifs).
Il dit en substance que c'est un mal français, quand les choses ne vont pas, on les renomme.
On est ainsi passé de "gens du voyage" à CFI (rappelons encore que c'est faux).
Pourquoi cette introduction ?
En fait c'est un classique des textes hostiles aux Voyageurs.
Il y avait les mêmes arguments lorsque l'appellation est passée de "nomades" à "gens du voyage" en 1969, ou de "romanichels et bohémiens" à "nomades" en 1912.
Dans le fond ce qui gêne ces auteurs c'est de ne pas pouvoir nommer la race, de ne pas pouvoir mettre à distance du commun "ces gens là".
Bien sûr Moudenc se défend en début et en fin de tribune de toute intention discriminatoire, mais ce petit détail (suffisamment important pour qu'il introduise sa pensée avec) est (d'expérience) un signe qui ne trompe pas.
Enfin ce type de phrase m'agace, qui "opte" pour un "mode de vie" lorsqu'il n'a connu que cela depuis sa naissance ?
Ce n'est pas un mode de vie mais un mode d'habitat reconnu et protégé, qui doit être intégré par la République au même titre que les autres.
Que cesse ce genre de renversement.
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#france #racisme #antitsiganisme #inhumanité #gensDuVoyage #voyageurs #antifascisme #fascisme #mobilité #WilliamAcker
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https://shs.cairn.info/revue-europeenne-des-migrations-internationales-2026-1-page-147?lang=fr ("racisme environnemental : le cas des Voyageurs" Par William Acker Pages 147 à 153
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Source: https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mse7ntc3ac22Mon nouvel article (tristement d’actualité) « Discrimination légale et racisme environnemental : le cas des Voyageurs », vient de paraître dans la REMI.
Merci à Milena Doytcheva pour son appui et à la revue pour son appui et à la revue pour cette opportunité.
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#antitsiganisme #discriminations #racismeEnvironnemental #cairn #williamAcker -
https://shs.cairn.info/revue-europeenne-des-migrations-internationales-2026-1-page-147?lang=fr ("racisme environnemental : le cas des Voyageurs" Par William Acker Pages 147 à 153
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Source: https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mse7ntc3ac22Mon nouvel article (tristement d’actualité) « Discrimination légale et racisme environnemental : le cas des Voyageurs », vient de paraître dans la REMI.
Merci à Milena Doytcheva pour son appui et à la revue pour son appui et à la revue pour cette opportunité.
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#antitsiganisme #discriminations #racismeEnvironnemental #cairn #williamAcker -
Source: https://tbsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3msdq6wrtas2f (William Acker)
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On fera prochainement le bilan politique de l’opération de communication d’Attal sur le dos des Voyageurs (m’est d’avis que la perte sera plus importante que le bénéfice), mais une chose est sûr, la réaction politique à gauche n’est pas encore à la hauteur.Commencez pas nommer l’antitsiganisme.
Emparez vous de ce sujet, sortez du paradigme éculé du "vieux problème séculaire de la coexistence entre sédentaires et nomades".
Il y a une perspective politique sur le sujet, une perspective technique aussi.
Le problème est l’immobilisme forgé par des siècles d’antitsiganisme.
Le "nomadisme" et son opposition à la "sédentarité" est une construction politique qui ne veut rien dire, parce qu’elle n’a jamais reposé sur une réalité si binaire et surtout parce qu’elle a mené au pire.
Le sujet ne doit pas être celui des "gens du voyage", mais celui de l’intégration de la résidence mobile qui n’est pas le propre des Voyageurs.
Techniquement toutes les solutions sont prêtes.
En revanche cette question ne peut pas être sérieusement traitée sans lutte contre l’antitsiganisme.
Les propositions d’Attal sont nulles et je tente de vous l’expliquer dans cet article: https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/040826/gens-du-voyage-gabriel-attal-cote-de-la-plaque (« Gens du voyage » : Gabriel Attal à côté de la plaque)
Mais il ne suffit pas de dénoncer, il faut aussi opposer un discours antiraciste ferme et proposer des solutions techniques viables, c’est ce que j’ai tenté de faire brievement à la fin de cet article : https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/240726/loi-ripost-et-gens-du-voyage-mesure-t-la-gravite-de-ce-qui-vient-d-etre-vote (Loi RIPOST et gens du voyage : mesure-t-on la gravité de ce qui vient d’être voté ?)
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#antitsiganisme #loiRIPOST #Mobilité #GensDuVoyage #attal #ExtremesDroites #antifascisme #WilliamAcker -
Source: https://tbsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3msdq6wrtas2f (William Acker)
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On fera prochainement le bilan politique de l’opération de communication d’Attal sur le dos des Voyageurs (m’est d’avis que la perte sera plus importante que le bénéfice), mais une chose est sûr, la réaction politique à gauche n’est pas encore à la hauteur.Commencez pas nommer l’antitsiganisme.
Emparez vous de ce sujet, sortez du paradigme éculé du "vieux problème séculaire de la coexistence entre sédentaires et nomades".
Il y a une perspective politique sur le sujet, une perspective technique aussi.
Le problème est l’immobilisme forgé par des siècles d’antitsiganisme.
Le "nomadisme" et son opposition à la "sédentarité" est une construction politique qui ne veut rien dire, parce qu’elle n’a jamais reposé sur une réalité si binaire et surtout parce qu’elle a mené au pire.
Le sujet ne doit pas être celui des "gens du voyage", mais celui de l’intégration de la résidence mobile qui n’est pas le propre des Voyageurs.
Techniquement toutes les solutions sont prêtes.
En revanche cette question ne peut pas être sérieusement traitée sans lutte contre l’antitsiganisme.
Les propositions d’Attal sont nulles et je tente de vous l’expliquer dans cet article: https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/040826/gens-du-voyage-gabriel-attal-cote-de-la-plaque (« Gens du voyage » : Gabriel Attal à côté de la plaque)
Mais il ne suffit pas de dénoncer, il faut aussi opposer un discours antiraciste ferme et proposer des solutions techniques viables, c’est ce que j’ai tenté de faire brievement à la fin de cet article : https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/240726/loi-ripost-et-gens-du-voyage-mesure-t-la-gravite-de-ce-qui-vient-d-etre-vote (Loi RIPOST et gens du voyage : mesure-t-on la gravité de ce qui vient d’être voté ?)
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#antitsiganisme #loiRIPOST #Mobilité #GensDuVoyage #attal #ExtremesDroites #antifascisme #WilliamAcker -
# À quoi ressemblerait une proposition sérieuse ?
Pour les grands passages, les solutions sont identifiées et partiellement mises en place dans certains départements.
On parle de réaliser les aires déjà prescrites, disposer, dans chaque département, d’un coordinateur et d’un médiateur clairement identifiés.
On parle aussi au niveau national d'harmoniser les formulaires de préinscription.
D'ailleurs en matière de coordination celle-ci doit dépasser l'échelle départementale, pour rejoindre une programmation régionale comme c'est aujourd'hui le cas en Bretagne.
Enfin toujours sur le sujet il faut permettre au préfet de mobiliser rapidement du foncier lorsque les collectivités sont défaillantes, mais aussi organiser la facturation, l’état des lieux et la remise en état au moyen de conventions claires.
Le rapport sénatorial lui-même reconnaît l’utilité des médiateurs départementaux et constate que plusieurs départements en sont encore dépourvus.
Il souligne également l’intérêt des aires de petit passage pour accueillir les familles isolées et les groupes de faible effectif.
Car c'est ici que le vide législatif se fait le plus ressentir.
Rien ou presque n'est prévu pour les petits et moyens groupes, il faut sortir du face-à-face stérile entre installation sans titre et évacuation.
Cela suppose de recenser des fonciers utilisables pour des haltes temporaires, de conventionner les occupations ne présentant pas de danger, de développer la médiation et de créer des aires de petit passage proportionnées aux besoins.
Une collectivité doit pouvoir dire à un groupe : « Vous ne pouvez pas rester ici, mais voici le lieu où vous pouvez stationner temporairement, à telles conditions et pour telle durée. »
Enfin, pour les familles qui ne sont plus dans une logique de passage, la réponse relève de l’habitat : terrains familiaux, habitat adapté, logements sociaux compatibles avec la conservation d’une caravane, prise en compte effective de l’habitat mobile dans les documents d’urbanisme et possibilité réelle de vivre sur un terrain dont on est propriétaire.
Ce sont ces politiques qui réduisent durablement les installations sans titre.
Une politique sérieuse devrait être capable de répondre à une question très simple : où une famille arrivant demain dans un département peut-elle légalement s’arrêter ?
Tant que Gabriel Attal ne répondra pas à cette question, sa « révolution » ne sera qu’une nouvelle méthode pour déplacer les mêmes caravanes d’un terrain interdit vers un autre terrain interdit.
Ce n’est pas une politique de l’ordre.
C’est l’organisation administrative, coûteuse et interminable, du désordre qui est proposé par l'ex premier ministre.
#gensDuVoyage #Logement #antitsiganisme #WilliamAcker #ANGVC
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# À quoi ressemblerait une proposition sérieuse ?
Pour les grands passages, les solutions sont identifiées et partiellement mises en place dans certains départements.
On parle de réaliser les aires déjà prescrites, disposer, dans chaque département, d’un coordinateur et d’un médiateur clairement identifiés.
On parle aussi au niveau national d'harmoniser les formulaires de préinscription.
D'ailleurs en matière de coordination celle-ci doit dépasser l'échelle départementale, pour rejoindre une programmation régionale comme c'est aujourd'hui le cas en Bretagne.
Enfin toujours sur le sujet il faut permettre au préfet de mobiliser rapidement du foncier lorsque les collectivités sont défaillantes, mais aussi organiser la facturation, l’état des lieux et la remise en état au moyen de conventions claires.
Le rapport sénatorial lui-même reconnaît l’utilité des médiateurs départementaux et constate que plusieurs départements en sont encore dépourvus.
Il souligne également l’intérêt des aires de petit passage pour accueillir les familles isolées et les groupes de faible effectif.
Car c'est ici que le vide législatif se fait le plus ressentir.
Rien ou presque n'est prévu pour les petits et moyens groupes, il faut sortir du face-à-face stérile entre installation sans titre et évacuation.
Cela suppose de recenser des fonciers utilisables pour des haltes temporaires, de conventionner les occupations ne présentant pas de danger, de développer la médiation et de créer des aires de petit passage proportionnées aux besoins.
Une collectivité doit pouvoir dire à un groupe : « Vous ne pouvez pas rester ici, mais voici le lieu où vous pouvez stationner temporairement, à telles conditions et pour telle durée. »
Enfin, pour les familles qui ne sont plus dans une logique de passage, la réponse relève de l’habitat : terrains familiaux, habitat adapté, logements sociaux compatibles avec la conservation d’une caravane, prise en compte effective de l’habitat mobile dans les documents d’urbanisme et possibilité réelle de vivre sur un terrain dont on est propriétaire.
Ce sont ces politiques qui réduisent durablement les installations sans titre.
Une politique sérieuse devrait être capable de répondre à une question très simple : où une famille arrivant demain dans un département peut-elle légalement s’arrêter ?
Tant que Gabriel Attal ne répondra pas à cette question, sa « révolution » ne sera qu’une nouvelle méthode pour déplacer les mêmes caravanes d’un terrain interdit vers un autre terrain interdit.
Ce n’est pas une politique de l’ordre.
C’est l’organisation administrative, coûteuse et interminable, du désordre qui est proposé par l'ex premier ministre.
#gensDuVoyage #Logement #antitsiganisme #WilliamAcker #ANGVC
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- https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/040826/gens-du-voyage-gabriel-attal-cote-de-la-plaque ("Gens du voyage" : Gabriel Attal à côté de la plaque)
Source: https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3msb2ugayqs22
En Vendée ce jour le candidat à présenté son programme en matière de lutte contre "l'installation illicite des gens du voyage".
On en rirait s'il n'avait pas quelques chances d'être élu...
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Le candidat à l’élection présidentielle promet une « vraie révolution de notre droit » contre les « installations illicites des gens du voyage ».Derrière la formule apparaissent surtout un régime flou, un registre national inquiétant et plusieurs sanctions qui existent déjà.
Une question demeure soigneusement évitée : où les familles sont-elles censées pouvoir s’installer légalement ?
Après une première sortie particulièrement hostile à leur égard dans un entretien (https://www.lejdd.fr/politique/exclusif-gabriel-attal-je-propose-la-plus-grande-reforme-institutionnelle-depuis-1958-180333) accordé au Journal du dimanche le 1er août, Gabriel Attal poursuit son offensive.
Ce 4 août, à l’occasion d’un déplacement de campagne en Vendée (https://www.bfmtv.com/politique/elections/presidentielle/presidentielle-2027-les-mesures-de-gabriel-attal-pour-lutter-contre-les-installations-illegales-de-gens-du-voyage_AV-202608040256.html), le candidat à l’élection présidentielle promet désormais une « vraie révolution de notre droit » pour lutter contre les installations sans titre.
Déclaration et autorisation préalables, registre national des convois, saisies de véhicules, nouveau délit de maintien illicite, évacuations accélérées : derrière l’accumulation des annonces et la radicalité du vocabulaire, que propose-t-il réellement ?
# Gabriel Attal mélange tout pour mieux réprimer
## De quelles « installations illicites » Gabriel Attal parle-t-il ?
Parle-t-il des grands passages, composés de groupes importants se déplaçant principalement pendant la période estivale à l’occasion de rassemblements traditionnels ou religieux ?
Ou parle-t-il des petits et moyens groupes familiaux qui se déplacent pour des raisons professionnelles, familiales, médicales, à la suite d’une expulsion ou simplement parce qu’ils ne disposent d’aucune solution stable d’habitat ?
Ces phénomènes ne relèvent ni des mêmes causes, ni des mêmes réponses publiques.
Les grands passages sont programmés plusieurs mois à l’avance, coordonnés par des responsables identifiés et supposés rejoindre des équipements spécialement prévus pour eux.
Les déplacements de groupes familiaux plus restreints relèvent bien davantage de la pénurie de lieux de halte, de l’ancrage territorial, de l’habitat et, très souvent, d’une errance contrainte.
Les confondre dans une même catégorie permet de produire un discours simple : il y aurait des « convois » refusant par principe de respecter la loi.
Mais cette confusion rend les mesures annoncées soit inopérantes, soit disproportionnées.
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- https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/040826/gens-du-voyage-gabriel-attal-cote-de-la-plaque ("Gens du voyage" : Gabriel Attal à côté de la plaque)
Source: https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3msb2ugayqs22
En Vendée ce jour le candidat à présenté son programme en matière de lutte contre "l'installation illicite des gens du voyage".
On en rirait s'il n'avait pas quelques chances d'être élu...
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Le candidat à l’élection présidentielle promet une « vraie révolution de notre droit » contre les « installations illicites des gens du voyage ».Derrière la formule apparaissent surtout un régime flou, un registre national inquiétant et plusieurs sanctions qui existent déjà.
Une question demeure soigneusement évitée : où les familles sont-elles censées pouvoir s’installer légalement ?
Après une première sortie particulièrement hostile à leur égard dans un entretien (https://www.lejdd.fr/politique/exclusif-gabriel-attal-je-propose-la-plus-grande-reforme-institutionnelle-depuis-1958-180333) accordé au Journal du dimanche le 1er août, Gabriel Attal poursuit son offensive.
Ce 4 août, à l’occasion d’un déplacement de campagne en Vendée (https://www.bfmtv.com/politique/elections/presidentielle/presidentielle-2027-les-mesures-de-gabriel-attal-pour-lutter-contre-les-installations-illegales-de-gens-du-voyage_AV-202608040256.html), le candidat à l’élection présidentielle promet désormais une « vraie révolution de notre droit » pour lutter contre les installations sans titre.
Déclaration et autorisation préalables, registre national des convois, saisies de véhicules, nouveau délit de maintien illicite, évacuations accélérées : derrière l’accumulation des annonces et la radicalité du vocabulaire, que propose-t-il réellement ?
# Gabriel Attal mélange tout pour mieux réprimer
## De quelles « installations illicites » Gabriel Attal parle-t-il ?
Parle-t-il des grands passages, composés de groupes importants se déplaçant principalement pendant la période estivale à l’occasion de rassemblements traditionnels ou religieux ?
Ou parle-t-il des petits et moyens groupes familiaux qui se déplacent pour des raisons professionnelles, familiales, médicales, à la suite d’une expulsion ou simplement parce qu’ils ne disposent d’aucune solution stable d’habitat ?
Ces phénomènes ne relèvent ni des mêmes causes, ni des mêmes réponses publiques.
Les grands passages sont programmés plusieurs mois à l’avance, coordonnés par des responsables identifiés et supposés rejoindre des équipements spécialement prévus pour eux.
Les déplacements de groupes familiaux plus restreints relèvent bien davantage de la pénurie de lieux de halte, de l’ancrage territorial, de l’habitat et, très souvent, d’une errance contrainte.
Les confondre dans une même catégorie permet de produire un discours simple : il y aurait des « convois » refusant par principe de respecter la loi.
Mais cette confusion rend les mesures annoncées soit inopérantes, soit disproportionnées.
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- https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mnke27pbf22x
Le projet Ripost marque le retour, par la grande porte, des mesures répressives contre les « gens du voyage ».
Sous couvert de sécurité du quotidien, le texte durcit encore l’évacuation administrative, criminalise les conséquences du défaut d’accueil et organise une nouvelle étape dans le harcèlement institutionnel des Voyageurs
Un durcissement du cadre administratif
Le projet prévoit notamment que les branchements individuels ou collectifs non autorisés à l’eau ou à l’électricité, ainsi que l’occupation en réunion sans titre d’un terrain dépourvu de système de collecte des déchets, « en vue d’y établir une habitation », seront réputés constituer des atteintes à la sécurité ou à la salubrité publiques.
Autrement dit, le texte transforme des situations de survie en présomptions légales de trouble à l’ordre public. Se raccorder à l’eau, accéder à l’électricité, stationner là où aucun équipement n’est prévu, tout cela devient le signe d’un danger public, alors qu’il s’agit d’abord des conséquences directes de l’absence de lieux adaptés. On le sait depuis plusieurs décennies : non seulement ces mesures portent atteinte à la dignité des personnes, mais elles restent strictement inefficaces en l’absence de solution proposée. Ce n’est qu’un moyen supplémentaire offert aux collectivités publiques pour organiser le harcèlement permanent des Voyageurs en situation d’errance contrainte. Ces dispositions ne font que renforcer ces phénomènes.
Par ailleurs, le texte prévoit de resserrer encore les délais de la procédure administrative d’évacuation forcée. Il remplace une logique de délai minimal par un délai fixe, et réduit de quarante-huit à vingt-quatre heures un délai prévu par le II bis de l’article 9 de la loi Besson. Là encore, le texte va à rebours de l’intérêt des Voyageurs, des collectivités territoriales et même des préfets chargés de l’appliquer. Il réduit le temps disponible pour contester, empêche la recherche de solutions concrètes et diminue encore la part d’appréciation humaine dans des situations pourtant toujours complexes.
Enfin, le texte élargit la portée de la mise en demeure préfectorale. Celle-ci resterait applicable si la résidence mobile se trouve à nouveau, dans un délai de quatorze jours, en situation de stationnement illicite, non seulement sur la commune ou l’EPCI concerné, mais aussi sur l’ensemble du département, lorsque le stationnement porterait la même atteinte à la salubrité, à la sécurité ou à la tranquillité publiques. En pratique, cela revient à instaurer une forme d’interdiction territoriale administrative, sans nouvelle décision individualisée, sans passage préalable devant le juge judiciaire, et sur un périmètre potentiellement très large.
# La chasse aux Tsiganes est ouverte !
Punir l’absence d’accueilCe texte repose sur une fiction que les personnalités politiques de droite aiment à servir à leurs électeurs biberonnés aux histoires sur les méchants « gens du voyage ».
Cette fiction voudrait que nous ayons partout la possibilité de stationner légalement et que nous choisirions délibérément l’illégalité.
Disons-le une énième fois : c’est faux.
Depuis vingt-cinq ans, la loi Besson organise l’accueil et l’habitat des « gens du voyage ».
Depuis vingt-cinq ans, les obligations des collectivités ne sont que partiellement respectées.
Les aires manquent, beaucoup sont saturées, certaines sont indignes, et nombre d’entre elles restent éloignées des centres de vie.
Elles ne répondent pas davantage à la diversité des besoins, qu’il s’agisse de l’itinérance, des grands passages, de l’ancrage territorial, des terrains familiaux ou de l’habitat permanent en résidence mobile.
La Commission nationale consultative des gens du voyage (CNCGDV) l’avait rappelé dans son avis sur la proposition de loi Albertini.
Réduire la réforme de l’accueil au seul renforcement répressif, alors même que l’accueil est insuffisant quantitativement et qualitativement, revient à affirmer que l’on ne veut pas accueillir les "gens du voyage", plutôt qu’à chercher les moyens d’une politique d’habitat digne.
Pourtant c'est exactement ce que fait RIPOST.
Le texte ne crée aucune obligation effective nouvelle en matière d’accueil.
Il ne garantit ni l’accès à l’eau, ni l’accès à l’électricité.
Il ne développe pas les terrains familiaux et ne répond pas aux besoins d’ancrage.
Il ne résout rien.
Il sanctionne les conséquences de l’inaction publique.
On ne peut pas refuser aux familles des lieux où vivre, stationner, scolariser leurs enfants, accéder aux soins, à l’eau et à l’électricité, puis ériger leur présence en menace pour la sécurité ou la salubrité publiques.
La République ne peut pas être seulement une force d’expulsion
La procédure administrative d’évacuation forcée est déjà une procédure profondément dérogatoire.
Une expulsion ou une évacuation devrait, en principe, relever du juge civil, garant des libertés individuelles.
Faire de la mise en demeure préfectorale une compétence liée retirerait aussi aux préfets un levier indispensable pour rechercher un équilibre entre les besoins et droits des « gens du voyage », le respect de la propriété d’autrui et la tranquillité publique.
RIPOST poursuit cette dépossession du juge et de l’appréciation humaine.
Pourtant, une réforme sérieuse de « l’accueil et de l’habitat des gens du voyage » devrait partir d’un principe simple.
On ne peut pas pénaliser un mode de vie sans garantir les conditions matérielles et juridiques de son exercice.
Il faudrait d’abord appliquer pleinement la loi Besson et contraindre réellement les collectivités défaillantes.
Il faudrait développer les terrains familiaux locatifs, donner un statut à la résidence mobile, l’inclure dans les documents d’urbanisme, garantir l’accès à l’eau et à l’électricité, prévoir des solutions de stationnement temporaire, réellement associer les premiers concernés aux schémas départementaux et renforcer la médiation plutôt que l’évacuation.
Ces solutions sont connues, techniquement faisables, peu coûteuses et déjà chiffrées pour partie d’entre elles.
Reste à trouver le courage politique de les porter.
#antitsiganisme #LoiRiposte #antifa #WilliamAcker #injustice #repression #ANGVC
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- https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mnke27pbf22x
Le projet Ripost marque le retour, par la grande porte, des mesures répressives contre les « gens du voyage ».
Sous couvert de sécurité du quotidien, le texte durcit encore l’évacuation administrative, criminalise les conséquences du défaut d’accueil et organise une nouvelle étape dans le harcèlement institutionnel des Voyageurs
#antitsiganisme #LoiRiposte #antifa #WilliamAcker #injustice #repression
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Source: https://tbsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mkah5aobsk2v
Voilà exactement la situation ubuesque dans lequel la France place les "gens du voyage" depuis des décennies, des communes entières leur sont interdites, même s'ils sont propriétaires d'un terrain.
Cette situation d'exclusion, qui consiste à interdire sur l'ensemble des zonages d'urbanisme le stationnement de la résidence mobile d'habitat permanent (qu'on prend évidemment soin de distinguer de la résidence mobile de loisir), provient de pratiques antitsiganes mises en place dans les années 40
Depuis on a encore une large partie des communes françaises qui continuent non seulement de prendre des arrêtés d'interdiction de stationnement des caravanes en dehors des aires d'accueil. Mais en plus d'interdire le stationnement de la RMHP dans tous les terrains privés.
Cette pratique est effective dans près de 90% des communes en France selon une étude de l'ANGVC en 2012.
Et cela se cumule avec le fait que seules 3,6% des communes disposent effectivement d'une aire d'accueil.
La loi Alur en 2014 qui promettait d'intégrer toutes les formes d'habitat n'a rien changé de ces pratiques racistes, parce qu'il n'y a pas d'autres mots, lorsqu'elles servent explicitement à éviter que lesdits "gens du voyage" deviennent des habitants.
ça se cumule avec l'absence de statut formel de la résidence mobile d'habitat permanent qui est soigneusement maintenu dans une zone de non droit.
Bien que reconnue comme un habitat traditionnel des gens du voyage, elle n'est pas reconnue comme un logement.
Donc pas d'APL, de trêve hivernale, etc
S'ajoute le fait que les aires d'accueil sont globalement saturées, qu'elles sont des lieux d'accueil temporaires qui ne sont pas fait pour vivre et qui pourtant sont désormais habités à l'année par des ménages pauvres et mal logés.
Qu'en plus ils se trouvent isolés des villes et souvent pollués.
Tout cela crée des situations d'errance contrainte pour des milliers de ménages, environs 150 à 300 autour de chaque grande zone urbaine française.
Des familles expulsées toutes les semaines, parfois plusieurs fois par jour, qui ne peuvent pas travailler, scolariser leurs enfants, se soigner
Et pourtant nos médias et politiques continuent à focaliser sur "l'installation illicite des gens du voyage", en proposant d'augmenter les amendes et les peines de prison.
Restant bloqués dans cette chasse aux Tsiganes, sans jamais chercher à travailler sur les causes du phénomène.
Certains acquièrent avec la complaisance de notaires véreux, des parcelles en zones agricoles ou naturelles pour s'installer.
Certains restent par tolérance des maires, ou au prix de longues procédures administratives et pénales, mais la plupart sont en situation d'instabilité résidentielle.
Tout ça parce que nous sommes enfermés dans des représentations antitsiganes du XIXe siècle, pensant que les fameux "gens du voyage" ne sont que de passage, s'opposent au monde sédentaires.
Alors qu'ils ont toujours été des HABITANTS, certains voyagent, mais tous HABITENT.
Mais le pire dans tout ça, c'est qu'on sait exactement comment mettre un terme à la situation discriminatoire que vivent les "gens du voyage" en France.
* **N° 1** – Habitat & droit commun : Reconnaître l'habitat léger permanent comme logement dans le CCH
* **N° 2** – Urbanisme - nomenclature : Harmoniser les appellations et créer un statut urbanistique clair pour l'habitation mobile
* **N° 3** – Urbanisme - zonage : Obliger les PLU à prévoir des zones compatibles avec l'habitat léger
* **N° 4** – Protection foncière : Créer un droit au maintien conditionnel sur terrain propre
* **N° 5** – Justice environnementale : Étendre les règles ICPE aux sites d'habitat mobile et précaire
* **N° 6** – Droits sociaux - énergie & logement : Ouvrir le chèque énergie, la trêve hivernale et le FSL aux résidents mobiles
* **N° 7** – Droits sociaux – aides au logement : Ouvrir les aides au logement et l'assurance habitation aux résidents mobiles
* **N° 8** – Antitsiganisme : Reconnaître l'antitsiganisme comme racisme spécifique et adopter un plan national
* **N° 9** – Justice mémorielle & réparation : Reconnaître le génocide, indemniser les victimes vivantes, réparer les dommages sociaux
* **N° 10** – Scolarisation : Réformer le régime IEF-itinérance et garantir le droit à l'école pour tous les enfants du voyageÇa fait des années, que les projets de réforme sont écrits, dans les cartons, et le pire du pire c'est que tout cela ne coûte presque rien.
En attendant cette famille va surement entrer dans un cycle d'errance contrainte d'arrière de parking en arrière d'usine. Et la France continuer de se demander pourquoi les gens du voyage ne « s'intègrent » pas.
#antitsiganisme #racisme #Caravanes #GensDuVoyage #Discriminations #ANGVC #WilliamAcker
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Source: https://tbsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mkah5aobsk2v
Voilà exactement la situation ubuesque dans lequel la France place les "gens du voyage" depuis des décennies, des communes entières leur sont interdites, même s'ils sont propriétaires d'un terrain.
Cette situation d'exclusion, qui consiste à interdire sur l'ensemble des zonages d'urbanisme le stationnement de la résidence mobile d'habitat permanent (qu'on prend évidemment soin de distinguer de la résidence mobile de loisir), provient de pratiques antitsiganes mises en place dans les années 40
Depuis on a encore une large partie des communes françaises qui continuent non seulement de prendre des arrêtés d'interdiction de stationnement des caravanes en dehors des aires d'accueil. Mais en plus d'interdire le stationnement de la RMHP dans tous les terrains privés.
Cette pratique est effective dans près de 90% des communes en France selon une étude de l'ANGVC en 2012.
Et cela se cumule avec le fait que seules 3,6% des communes disposent effectivement d'une aire d'accueil.
La loi Alur en 2014 qui promettait d'intégrer toutes les formes d'habitat n'a rien changé de ces pratiques racistes, parce qu'il n'y a pas d'autres mots, lorsqu'elles servent explicitement à éviter que lesdits "gens du voyage" deviennent des habitants.
ça se cumule avec l'absence de statut formel de la résidence mobile d'habitat permanent qui est soigneusement maintenu dans une zone de non droit.
Bien que reconnue comme un habitat traditionnel des gens du voyage, elle n'est pas reconnue comme un logement.
Donc pas d'APL, de trêve hivernale, etc
S'ajoute le fait que les aires d'accueil sont globalement saturées, qu'elles sont des lieux d'accueil temporaires qui ne sont pas fait pour vivre et qui pourtant sont désormais habités à l'année par des ménages pauvres et mal logés.
Qu'en plus ils se trouvent isolés des villes et souvent pollués.
Tout cela crée des situations d'errance contrainte pour des milliers de ménages, environs 150 à 300 autour de chaque grande zone urbaine française.
Des familles expulsées toutes les semaines, parfois plusieurs fois par jour, qui ne peuvent pas travailler, scolariser leurs enfants, se soigner
Et pourtant nos médias et politiques continuent à focaliser sur "l'installation illicite des gens du voyage", en proposant d'augmenter les amendes et les peines de prison.
Restant bloqués dans cette chasse aux Tsiganes, sans jamais chercher à travailler sur les causes du phénomène.
Certains acquièrent avec la complaisance de notaires véreux, des parcelles en zones agricoles ou naturelles pour s'installer.
Certains restent par tolérance des maires, ou au prix de longues procédures administratives et pénales, mais la plupart sont en situation d'instabilité résidentielle.
Tout ça parce que nous sommes enfermés dans des représentations antitsiganes du XIXe siècle, pensant que les fameux "gens du voyage" ne sont que de passage, s'opposent au monde sédentaires.
Alors qu'ils ont toujours été des HABITANTS, certains voyagent, mais tous HABITENT.
Mais le pire dans tout ça, c'est qu'on sait exactement comment mettre un terme à la situation discriminatoire que vivent les "gens du voyage" en France.
* **N° 1** – Habitat & droit commun : Reconnaître l'habitat léger permanent comme logement dans le CCH
* **N° 2** – Urbanisme - nomenclature : Harmoniser les appellations et créer un statut urbanistique clair pour l'habitation mobile
* **N° 3** – Urbanisme - zonage : Obliger les PLU à prévoir des zones compatibles avec l'habitat léger
* **N° 4** – Protection foncière : Créer un droit au maintien conditionnel sur terrain propre
* **N° 5** – Justice environnementale : Étendre les règles ICPE aux sites d'habitat mobile et précaire
* **N° 6** – Droits sociaux - énergie & logement : Ouvrir le chèque énergie, la trêve hivernale et le FSL aux résidents mobiles
* **N° 7** – Droits sociaux – aides au logement : Ouvrir les aides au logement et l'assurance habitation aux résidents mobiles
* **N° 8** – Antitsiganisme : Reconnaître l'antitsiganisme comme racisme spécifique et adopter un plan national
* **N° 9** – Justice mémorielle & réparation : Reconnaître le génocide, indemniser les victimes vivantes, réparer les dommages sociaux
* **N° 10** – Scolarisation : Réformer le régime IEF-itinérance et garantir le droit à l'école pour tous les enfants du voyageÇa fait des années, que les projets de réforme sont écrits, dans les cartons, et le pire du pire c'est que tout cela ne coûte presque rien.
En attendant cette famille va surement entrer dans un cycle d'errance contrainte d'arrière de parking en arrière d'usine. Et la France continuer de se demander pourquoi les gens du voyage ne « s'intègrent » pas.
#antitsiganisme #racisme #Caravanes #GensDuVoyage #Discriminations #ANGVC #WilliamAcker
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- https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/230426/gens-du-voyage-nest-pas-une-race-anatomie-dun-alibi ("Gens du voyage" n'est pas une race. Anatomie d'un alibi) par William Acker
Condamnée mercredi 15 avril 2026 par la 17e chambre correctionnelle de Paris à 1 000 euros d'amende pour injure publique en raison de l'origine, Barbara Lefebvre a annoncé faire appel. Le jour de sa condamnation elle livrait à Médiapart le cœur de sa défense, un classique du genre. Selon elle le tribunal se serait trompé dans « la dénomination "gens du voyage" qui est une catégorie administrative et non pas une ethnie ou une race ». Cet argument n'est pas une trouvaille, mais pendant plusieurs heures lors de l'audience du 4 février dernier il a structuré sa plaidoirie et celle de son avocate, maitre Karine Rozenblum. On aimerait d'ailleurs que Barbara Lefebvre nous explique un jour ce qu'est, selon elle, une vraie race, parce que c'est bien ce qu'implique sa défense. Il existerait de « vraies » catégories raciales, et les « gens du voyage » n'en feraient pas partie. Mais passons. Cet argument est, depuis plusieurs décennies, l'argument de référence de quiconque veut tenir des propos antitsiganes sans avoir à en assumer le caractère raciste.
Et cela se cumule avec une indifférence globale de la société vers les actes antitsiganes. Ainsi la séquence de l'émission « Les Grandes Gueules » du 8 avril 2024 n'avait pas suscité une grande émotion, ni de ses collègues en plateau, ni des médias, ni même de la société de journalistes de RMC pourtant déjà mobilisée contre des propos tenu par Barbara Lefebvre sur Gaza (ils ont condamné ses propos après sa condamnation le 15 avril). La députée Ersilia Soudais était à peu près la seule à avoir émis un signalement à l'ARCOM, puis l'Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC), la seule à déposer une plainte auprès du Procureur de la République. Pourtant en marge d'un sujet consacré à un fait divers, celui d'un brancardier violemment agressé à l'hôpital de Challans, Barbara Lefebvre affirmait dans cette émission que les « gens du voyage » « n'ont pas les codes d'une société civilisée », qu'ils « vivent selon leurs propres règles », qu'ils tiennent des cirques où les animaux sont maltraités, qu'ils attendent les vétérinaires « à coups de barre de fer », et conclut : « s'ils n'ont pas les codes, la porte est ouverte […] qu'ils aillent se faire soigner dans le pays des gens du voyage ». C'est dire qu'il y avait quand même matière à s'interroger devant ces propos parfaitement antitsiganes. Cette même indifférence face à l'antitsiganisme nous l'avons également retrouvé devant le tribunal. La défense de Barbara Lefebvre n'a pas cherché à nier les mots ou leur agressivité, mais à déplacer le problème de fond vers une question de forme. Puisque « gens du voyage » désignerait une catégorie administrative (définie par la loi du 5 juillet 2000 comme les personnes « dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles ») alors parler d'eux en termes hostiles ne pourrait pas relever du racisme. Pas d'ethnie visée, pas d'origine, pas de race : pas d'injure à caractère raciste possible.
Oui mais voilà, autant cet argument de comptoir passe aisément sur un plateau de CNEWS, autant devant les juges de la 17e chambre du Tribunal de Paris il ne produit pas le même effet. C'est sans surprise que le tribunal l'a écarté avec une netteté qu'il faut saluer, en relevant que l'expression « gens du voyage », dans le contexte précis des propos, « n'est pas employée dans une acception restreinte pour décrire une réalité administrative caractérisée par ce seul mode de vie nomade mais dans la signification qu'elle prend dans le langage courant ». Autrement dit, personne, à l'écoute d'une chronique de radio généraliste, ne pense aux dispositions de la loi de 1969, l'article 1er de la loi du 5 juillet 2000 ou le décret de 2019 sur les aires d'accueil. Mais chacun pense à une population identifiée (Roms, Manouches, Sintés, Gitans, Yéniches, Voyageurs) dont la désignation par l'État a seulement changé de peau au fil des XXe et XXIe siècles.
La catégorie « gens du voyage » est l'héritière directe du statut de « nomade » institué par la loi du 16 juillet 1912, dont le décret d'application de 1913 précise sans détour qu'il vise les personnes de « type bohémien et romanichel ». C'est sous ce statut que des familles sont internées à partir d'octobre 1940 dans les camps français, certaines déportées sous la catégorie raciale nazie de Zigeuner. Lorsque le statut est réformé en 1969 puis reformulé par les lois Besson de 1990 et 2000, les dispositifs changent, les carnets anthropométriques deviennent des livrets de circulation (abrogés seulement en 2017), les assignations à résidence et les contrôles systématiques sont peu à peu remplacé par des obligations à vivre en aires d'accueil, bien souvent à l'écart du reste du tissu social. Ainsi la matrice persiste. Si l'administration se refuse à voir dans le terme "gens du voyage" une quelconque approche par les origines, il suffit d'ouvrir les schémas départementaux d'accueil et d'habitat des gens du voyage pour y trouver encore, en préambule ou en annexe, le lien explicite avec les populations « tsiganes ». La catégorie se présente comme neutre, mais personne n'est dupe sur le fait qu'elle fonctionne toujours comme une catégorie ethnique.
Et pour l'apprécier il existe un moyen de mesurer l'effet particulier de cette dénomination administrative de "gens du voyage", simplement en se demandant qui peut y entrer et qui peut en sortir. Visiblement ignorante sur le sujet, à l'audience, l'avocate de Barbara Lefebvre a tenté le tour de passe-passe, en soutenant que si sa cliente choisissait demain de vivre en caravane, elle deviendrait, elle aussi, « gens du voyage ». C'est factuellement faux. Barbara Lefebvre ne serait jamais orientée vers une aire d'accueil. Pour elle, une caravane n'est pas et ne sera jamais un « habitat traditionnel » au sens de la loi : l'habitat traditionnel, c'est celui dont on hérite. Elle disposerait des campings publics et privés, des terrains de loisir, de tous les espaces conçus pour accueillir les résidences mobiles non habitées par des "gens du voyage". Inversement, un Voyageur qui cesse de voyager et s'installe sur un terrain dont il est propriétaire ne sort jamais totalement de la catégorie, il devient dans les documents administratifs un « gens du voyage sédentaire ». Une formule oxymorique qui achève de révéler le caractère héréditaire informel du dispositif. La catégorie administrative n'est pas un statut qu'on endosse en adoptant un mode de vie mais une assignation qui suit les personnes et leurs familles depuis 1912, quel que soit leur mode de vie effectif. C'est un héritage duquel on ne peut consentir ni se soustraire.
La co-autrice des Territoires perdus de la République a certainement du mal à avaler tout cela. Cette pourfendeuse de la laïcité et des valeurs universalistes, pourtant plusieurs fois épinglé pour des propos confinant au racisme, réaffirme ainsi devant les juges que la République ne peut pas discriminer sur les origines et que donc "gens du voyage" est un terme purement technique et que donc son injure ne peut revêtir un caractère raciale. Et pour cela Lefebvre fait ce qu'elle sait faire de mieux : nier tout processus de racisation. Il est pourtant aisé, et pour l'historien et pour le juriste, de démontrer que la dénomination « gens du voyage » est précisément l'outil par lequel la République a pu saisir juridiquement un groupe racialisé sans avoir à prononcer le mot de race. C'est d'ailleurs ce que je me suis attaché à expliquer lors de mon audition devant les juges. Utiliser l'argument de la « catégorie administrative » pour nier le caractère raciste de ces propos, revient finalement à se prévaloir de l'outil même qui permet au racisme de se dire sans se nommer. Barbara Lefebvre, ancienne cadre de la LICRA et défenseuse autoproclamée de la lutte contre l'antisémitisme, ne peut pourtant pas ignorer que l'effacement du processus de racialisation est un geste identifiable, récurrent, et qu'il porte un nom. Si elle s'intéressait au concept de blanchité, elle y retrouverait un mécanisme qu'elle devrait reconnaître : celui qui consiste à faire des juifs « des blancs comme les autres » pour disqualifier toute analyse de la violence antisémite en termes racistes. Ce qu'elle fait, à son échelle et avec ses propres mots, lorsqu'elle explique au tribunal que les « gens du voyage » sont une catégorie administrative et non une ethnie, c'est très exactement le même geste, appliqué à un autre groupe. Soit elle ne s'en aperçoit pas et il y a un problème de cohérence intellectuelle. Soit elle s'en aperçoit et il y a un problème d'honnêteté.
Je prends le pari qu'il y a chez elle une parfaite conscience de tout ceci et que de ce fait une mauvaise foi peut être démontrée. Barbara Lefebvre est également professeure d'histoire-géographie et d'éducation morale et civique. Elle enseigne à ses élèves de troisième les stéréotypes racistes, la Shoah et le génocide des Roms et des Sintés. Elle sait, mieux que la plupart des commentateurs, que la catégorie administrative qu'elle invoque pour se dédouaner est le produit d'une histoire longue de racialisation. Lors de sa première audition, avant qu'elle ne soit préparée par son conseil, elle utilisait d'ailleurs indifféremment « gens du voyage » et « manouches », ce qui en dit long sur ce que l'expression recouvre dans son esprit.
#GensDuVoyage #Antitsiganisme #WilliamAcker #BarbaraLefebvre #Racisme #Antifas #Indifference
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- https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/230426/gens-du-voyage-nest-pas-une-race-anatomie-dun-alibi ("Gens du voyage" n'est pas une race. Anatomie d'un alibi) par William Acker
Condamnée mercredi 15 avril 2026 par la 17e chambre correctionnelle de Paris à 1 000 euros d'amende pour injure publique en raison de l'origine, Barbara Lefebvre a annoncé faire appel. Le jour de sa condamnation elle livrait à Médiapart le cœur de sa défense, un classique du genre. Selon elle le tribunal se serait trompé dans « la dénomination "gens du voyage" qui est une catégorie administrative et non pas une ethnie ou une race ». Cet argument n'est pas une trouvaille, mais pendant plusieurs heures lors de l'audience du 4 février dernier il a structuré sa plaidoirie et celle de son avocate, maitre Karine Rozenblum. On aimerait d'ailleurs que Barbara Lefebvre nous explique un jour ce qu'est, selon elle, une vraie race, parce que c'est bien ce qu'implique sa défense. Il existerait de « vraies » catégories raciales, et les « gens du voyage » n'en feraient pas partie. Mais passons. Cet argument est, depuis plusieurs décennies, l'argument de référence de quiconque veut tenir des propos antitsiganes sans avoir à en assumer le caractère raciste.
Et cela se cumule avec une indifférence globale de la société vers les actes antitsiganes. Ainsi la séquence de l'émission « Les Grandes Gueules » du 8 avril 2024 n'avait pas suscité une grande émotion, ni de ses collègues en plateau, ni des médias, ni même de la société de journalistes de RMC pourtant déjà mobilisée contre des propos tenu par Barbara Lefebvre sur Gaza (ils ont condamné ses propos après sa condamnation le 15 avril). La députée Ersilia Soudais était à peu près la seule à avoir émis un signalement à l'ARCOM, puis l'Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC), la seule à déposer une plainte auprès du Procureur de la République. Pourtant en marge d'un sujet consacré à un fait divers, celui d'un brancardier violemment agressé à l'hôpital de Challans, Barbara Lefebvre affirmait dans cette émission que les « gens du voyage » « n'ont pas les codes d'une société civilisée », qu'ils « vivent selon leurs propres règles », qu'ils tiennent des cirques où les animaux sont maltraités, qu'ils attendent les vétérinaires « à coups de barre de fer », et conclut : « s'ils n'ont pas les codes, la porte est ouverte […] qu'ils aillent se faire soigner dans le pays des gens du voyage ». C'est dire qu'il y avait quand même matière à s'interroger devant ces propos parfaitement antitsiganes. Cette même indifférence face à l'antitsiganisme nous l'avons également retrouvé devant le tribunal. La défense de Barbara Lefebvre n'a pas cherché à nier les mots ou leur agressivité, mais à déplacer le problème de fond vers une question de forme. Puisque « gens du voyage » désignerait une catégorie administrative (définie par la loi du 5 juillet 2000 comme les personnes « dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles ») alors parler d'eux en termes hostiles ne pourrait pas relever du racisme. Pas d'ethnie visée, pas d'origine, pas de race : pas d'injure à caractère raciste possible.
Oui mais voilà, autant cet argument de comptoir passe aisément sur un plateau de CNEWS, autant devant les juges de la 17e chambre du Tribunal de Paris il ne produit pas le même effet. C'est sans surprise que le tribunal l'a écarté avec une netteté qu'il faut saluer, en relevant que l'expression « gens du voyage », dans le contexte précis des propos, « n'est pas employée dans une acception restreinte pour décrire une réalité administrative caractérisée par ce seul mode de vie nomade mais dans la signification qu'elle prend dans le langage courant ». Autrement dit, personne, à l'écoute d'une chronique de radio généraliste, ne pense aux dispositions de la loi de 1969, l'article 1er de la loi du 5 juillet 2000 ou le décret de 2019 sur les aires d'accueil. Mais chacun pense à une population identifiée (Roms, Manouches, Sintés, Gitans, Yéniches, Voyageurs) dont la désignation par l'État a seulement changé de peau au fil des XXe et XXIe siècles.
La catégorie « gens du voyage » est l'héritière directe du statut de « nomade » institué par la loi du 16 juillet 1912, dont le décret d'application de 1913 précise sans détour qu'il vise les personnes de « type bohémien et romanichel ». C'est sous ce statut que des familles sont internées à partir d'octobre 1940 dans les camps français, certaines déportées sous la catégorie raciale nazie de Zigeuner. Lorsque le statut est réformé en 1969 puis reformulé par les lois Besson de 1990 et 2000, les dispositifs changent, les carnets anthropométriques deviennent des livrets de circulation (abrogés seulement en 2017), les assignations à résidence et les contrôles systématiques sont peu à peu remplacé par des obligations à vivre en aires d'accueil, bien souvent à l'écart du reste du tissu social. Ainsi la matrice persiste. Si l'administration se refuse à voir dans le terme "gens du voyage" une quelconque approche par les origines, il suffit d'ouvrir les schémas départementaux d'accueil et d'habitat des gens du voyage pour y trouver encore, en préambule ou en annexe, le lien explicite avec les populations « tsiganes ». La catégorie se présente comme neutre, mais personne n'est dupe sur le fait qu'elle fonctionne toujours comme une catégorie ethnique.
Et pour l'apprécier il existe un moyen de mesurer l'effet particulier de cette dénomination administrative de "gens du voyage", simplement en se demandant qui peut y entrer et qui peut en sortir. Visiblement ignorante sur le sujet, à l'audience, l'avocate de Barbara Lefebvre a tenté le tour de passe-passe, en soutenant que si sa cliente choisissait demain de vivre en caravane, elle deviendrait, elle aussi, « gens du voyage ». C'est factuellement faux. Barbara Lefebvre ne serait jamais orientée vers une aire d'accueil. Pour elle, une caravane n'est pas et ne sera jamais un « habitat traditionnel » au sens de la loi : l'habitat traditionnel, c'est celui dont on hérite. Elle disposerait des campings publics et privés, des terrains de loisir, de tous les espaces conçus pour accueillir les résidences mobiles non habitées par des "gens du voyage". Inversement, un Voyageur qui cesse de voyager et s'installe sur un terrain dont il est propriétaire ne sort jamais totalement de la catégorie, il devient dans les documents administratifs un « gens du voyage sédentaire ». Une formule oxymorique qui achève de révéler le caractère héréditaire informel du dispositif. La catégorie administrative n'est pas un statut qu'on endosse en adoptant un mode de vie mais une assignation qui suit les personnes et leurs familles depuis 1912, quel que soit leur mode de vie effectif. C'est un héritage duquel on ne peut consentir ni se soustraire.
La co-autrice des Territoires perdus de la République a certainement du mal à avaler tout cela. Cette pourfendeuse de la laïcité et des valeurs universalistes, pourtant plusieurs fois épinglé pour des propos confinant au racisme, réaffirme ainsi devant les juges que la République ne peut pas discriminer sur les origines et que donc "gens du voyage" est un terme purement technique et que donc son injure ne peut revêtir un caractère raciale. Et pour cela Lefebvre fait ce qu'elle sait faire de mieux : nier tout processus de racisation. Il est pourtant aisé, et pour l'historien et pour le juriste, de démontrer que la dénomination « gens du voyage » est précisément l'outil par lequel la République a pu saisir juridiquement un groupe racialisé sans avoir à prononcer le mot de race. C'est d'ailleurs ce que je me suis attaché à expliquer lors de mon audition devant les juges. Utiliser l'argument de la « catégorie administrative » pour nier le caractère raciste de ces propos, revient finalement à se prévaloir de l'outil même qui permet au racisme de se dire sans se nommer. Barbara Lefebvre, ancienne cadre de la LICRA et défenseuse autoproclamée de la lutte contre l'antisémitisme, ne peut pourtant pas ignorer que l'effacement du processus de racialisation est un geste identifiable, récurrent, et qu'il porte un nom. Si elle s'intéressait au concept de blanchité, elle y retrouverait un mécanisme qu'elle devrait reconnaître : celui qui consiste à faire des juifs « des blancs comme les autres » pour disqualifier toute analyse de la violence antisémite en termes racistes. Ce qu'elle fait, à son échelle et avec ses propres mots, lorsqu'elle explique au tribunal que les « gens du voyage » sont une catégorie administrative et non une ethnie, c'est très exactement le même geste, appliqué à un autre groupe. Soit elle ne s'en aperçoit pas et il y a un problème de cohérence intellectuelle. Soit elle s'en aperçoit et il y a un problème d'honnêteté.
Je prends le pari qu'il y a chez elle une parfaite conscience de tout ceci et que de ce fait une mauvaise foi peut être démontrée. Barbara Lefebvre est également professeure d'histoire-géographie et d'éducation morale et civique. Elle enseigne à ses élèves de troisième les stéréotypes racistes, la Shoah et le génocide des Roms et des Sintés. Elle sait, mieux que la plupart des commentateurs, que la catégorie administrative qu'elle invoque pour se dédouaner est le produit d'une histoire longue de racialisation. Lors de sa première audition, avant qu'elle ne soit préparée par son conseil, elle utilisait d'ailleurs indifféremment « gens du voyage » et « manouches », ce qui en dit long sur ce que l'expression recouvre dans son esprit.
#GensDuVoyage #Antitsiganisme #WilliamAcker #BarbaraLefebvre #Racisme #Antifas #Indifference
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- https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mk5osutikc2b
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👋 liberation, merci pour cet article: https://www.liberation.fr/economie/medias/la-chroniqueuse-barbara-lefebvre-reintegree-dans-les-grandes-gueules-malgre-sa-condamnation-pour-injure-publique-raciste-20260422_LCYYSOC34JH4HO6ZZ74UCKMVE4/Il serait peut-être intéressant de recueillir l'avis des "gens du voyage" eux-mêmes sur cette minimisation du racisme antitsigane ?
Par exemple au hasard, l'association qui est à l'origine de la plainte contre Mme Lefebvre...
-->--#antitsiganisme #racisme #ANGVC #WilliamAcker #GensDuVoyage #BarbaraLefèbvre #Media
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👉 Programme complet et inscriptions :
https://www.boussoleantiraciste.fr/formations/antitsiganisme-reconnaitre-et-combattre/ (Antitsiganisme : Reconnaître et combattre)🔴 Formation - Antitsiganisme, identifier et combattre
L'antitsiganisme est un racisme qui agit presque toujours à visage découvert, pourtant il reste l'un des moins nommés et des plus normalisés.
Que ce soit dans les discours politiques, les pratiques administratives ou l'imaginaire collectif, les mécanismes de relégation des personnes d'origine romani et des Voyageurs sont systémiques.
Pour les combattre, il faut d’abord apprendre à les reconnaître.
La Boussole Antiraciste propose deux nouvelles sessions de formation avec William Acker (https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social).
Cette formation de 2 jours (15h) propose une immersion historique, juridique et sociologique pour acquérir des outils concrets d'intervention.
# Au programme
✅ Déconstruction des stéréotypes et des biais médiatiques.
✅ Analyse des politiques publiques et du cadre juridique (fichage, restrictions de circulation).
✅ Études de cas réels (expulsions, discriminations administratives).
✅ Élaboration de stratégies d'action pour les milieux militants, syndicaux et politiques.
📅 Inscrivez-vous pour les prochaines sessions 2026
📍 PARIS (20e) : 20 & 21 avril 2026
📍 RENNES (Centre) : 15 & 16 juin 2026
💡 Bon à savoir :
Effectif limité à 15 places par session pour favoriser les échanges.
Formation certifiée Qualiopi : éligible à une prise en charge (OPCO, etc.)
Prix libre pour les précaires et étudiants.
Méthodes actives : supports visuels, écrits et ateliers interactifs.
👉 Programme complet et inscriptions :
https://www.boussoleantiraciste.fr/formations/antitsiganisme-reconnaitre-et-combattre/#Antitsiganisme #Combat #luttes #WilliamAcker #BoussoleAntiraciste #Romani #Voyageurs
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Source: https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mbqoebri3c2u (William Acker)
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Les périodes de grand froid sont aussi l’occasion de rappeler la situation particulièrement préoccupante des "gens du voyage" les plus précaires.Celles et ceux qui vivent sur les aires d’accueil, mais aussi dans des lieux de vie informels, y sont parmi les plus exposés
Certaines aires d’accueil ferment même pendant l’hiver faute d’équipements adaptés. À Pontarlier, par exemple, les réseaux d’eau gèlent et les installations électriques ne sont pas dimensionnées pour répondre à une hausse des besoins énergétiques liée au froid.
Résultat ? On ferme l'aire et il n'y a plus de solution d'accueil sur le territoire
Autre réalité largement méconnue : les Voyageurs ne bénéficient pas de la trêve hivernale
Cette semaine encore, plusieurs familles font face à des évacuations, simplement parce que des autorisations de stationnement arrivent à échéance, alors même qu’aucune solution alternative n’existe et que les autres aires d’accueil sont saturées.
Ces épisodes de grand froid mettent aussi en lumière la situation des personnes — souvent voyageuses — vivant dans des lieux de vie informels. Leur priorité, aujourd’hui, est simplement de pouvoir réchauffer leurs enfants, accéder à l’électricité ou disposer de bois pour se chauffer.
Il faut une adaptation des politiques publiques au changements climatiques. Or le Plan national proposé par le gouvernement est largement insuffisant : la seule mesure prévue pour les gens du voyage consiste à distribuer des bouteilles d’eau en cas de canicule !
(https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/adaptation-france-changement-climatique, "Adaptation de la France au changement climatique")
Rien sur le grand froid.
Rien sur l’adaptation des équipements.
Rien sur de nouvelles normes pour rendre les aires d’accueil habitables en hiver.
Rien non plus sur l'extension de la trêve hivernale aux gens du voyage et l’interdiction des expulsions ou « évacuations » pendant cette période.
#GensDuVoyage #Antitsiganisme #GrandFroid #Expulsions #TreveDhiver #ANGVC #WilliamAcker
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Source: https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mbqoebri3c2u (William Acker)
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Les périodes de grand froid sont aussi l’occasion de rappeler la situation particulièrement préoccupante des "gens du voyage" les plus précaires.Celles et ceux qui vivent sur les aires d’accueil, mais aussi dans des lieux de vie informels, y sont parmi les plus exposés
Certaines aires d’accueil ferment même pendant l’hiver faute d’équipements adaptés. À Pontarlier, par exemple, les réseaux d’eau gèlent et les installations électriques ne sont pas dimensionnées pour répondre à une hausse des besoins énergétiques liée au froid.
Résultat ? On ferme l'aire et il n'y a plus de solution d'accueil sur le territoire
Autre réalité largement méconnue : les Voyageurs ne bénéficient pas de la trêve hivernale
Cette semaine encore, plusieurs familles font face à des évacuations, simplement parce que des autorisations de stationnement arrivent à échéance, alors même qu’aucune solution alternative n’existe et que les autres aires d’accueil sont saturées.
Ces épisodes de grand froid mettent aussi en lumière la situation des personnes — souvent voyageuses — vivant dans des lieux de vie informels. Leur priorité, aujourd’hui, est simplement de pouvoir réchauffer leurs enfants, accéder à l’électricité ou disposer de bois pour se chauffer.
Il faut une adaptation des politiques publiques au changements climatiques. Or le Plan national proposé par le gouvernement est largement insuffisant : la seule mesure prévue pour les gens du voyage consiste à distribuer des bouteilles d’eau en cas de canicule !
(https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/adaptation-france-changement-climatique, "Adaptation de la France au changement climatique")
Rien sur le grand froid.
Rien sur l’adaptation des équipements.
Rien sur de nouvelles normes pour rendre les aires d’accueil habitables en hiver.
Rien non plus sur l'extension de la trêve hivernale aux gens du voyage et l’interdiction des expulsions ou « évacuations » pendant cette période.
#GensDuVoyage #Antitsiganisme #GrandFroid #Expulsions #TreveDhiver #ANGVC #WilliamAcker
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📢 Message de William Acker délégué général de l'ANGVC (2025-08-10)
- https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3lvzuavxugs25
Voilà comment la PQR traite d’un des actes antitsiganes les plus répandus depuis quelques décennies.
Arroser de merde les gitans c’est rigolo, ça évite de parler du non respect des lois par les collectivités et des milliers de commentaires racistes qui vont avec
Ça évite de parler de ces mouvements d’agri qui font de l’opposition systématique aux projets d’accueil et d’habitat des gdv, voire des menaces d’actes violents que sont en train de proférer les jeunes agriculteurs de Moselle.
Ça évite de replacer cette pratique dans une histoire rurale assez ancienne qui consiste à chasser le Nomade, avec les méthodes les plus dégradantes.
Ça évite aussi de parler de ces édiles, voire des forces de l’ordre qui encadrent ces arroseurs. Comme cet été dans le 06.
Que ces pratiques fassent l’objet de fierté locale, alors qu’elles devraient à minima faire l’objet d’une étude du contexte local, en dit plus long sur vous que sur la situation des installations de Voyageurs.
Rappelons aussi que ces messieurs ont aspergé les gens de lisier de porc, en débat depuis des années en raison de sa nocivité pour l’environnement et l’homme.
Bref.
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- https://angvc.frama.io/angvc-2025/07/30/en-2025-seuls-12-departements-respectent-leurs-obligations-d-accueil-et-d-habitat.html (Nouvelles d’été de l’ANGVC: En 2025, seuls 12 départements respectent leurs obligations d’accueil et d’habitat ! )
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# L’ANGVC le rappelle : on ne peut criminaliser ce que l’on empêche d’exister
L’ANGVC le rappelle : on ne peut criminaliser ce que l’on empêche d’exister.
Les données publiées par l’État lui-même montrent que les fameuses “installations illicites” trouvent souvent leur origine dans l’incapacité des pouvoirs publics à tenir leurs engagements.
Mais elle doit reposer sur un changement de méthode, recentré sur les personnes, leurs droits et leurs usages, et non sur des indicateurs administratifs déconnectés ou une approche ethno-culturelle de ces questions.
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VIDEO - Retrouvez nos conseils face aux fermetures d’aires d’accueil
- https://www.youtube.com/watch?v=Oqy7TRjobFI
#ANGVC #AiresDaccueil #LoiBafouée #GensDuVoyage #WilliamAcker
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📢 Message de William Acker délégué général de l'ANGVC (2025-07-29)
- https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3lv3misrdec25
Chaque été, des aires d’accueil des Gens du voyage ferment parfois plus d’un mois.
La loi impose pourtant de proposer des terrains de remplacement agréés par le préfet.
Spoiler : c’est rarement respecté ⤵️
Pourtant le décret 2019-1478 est clair (https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000039683543/#:~:text=Chapitre%20II%20%3A-,les%20aires%20permanentes%20d'accueil%20(articles%204%20a%2010),-Article%204, Chapitre II : Les aires permanentes d'accueil (Articles 4 à 10))
Mais va dire ça aux collectivités de Haute-Savoie, qui cultivent l'art de l'expulsion illicites mieux que quiconque depuis tellement d'années que mon grand-père m'en parlait déjà.
Faute de terrains suffisants, les collectivités et gestionnaires préfèrent lancer des expulsions en urgence via le « référé mesures utiles » (sur des motifs ou témoignages plus que discutables) plutôt que d’attendre la fermeture officielle.
Pourquoi s'embêter ?
Avec l’ANGVC, les familles ont pu demander un report pour trouver un avocat. Délai obtenu : 24h (youpi, merci le juge)
Juste une question : quelle famille précaire, sans accompagnement, pourrait se défendre dans ces conditions ?
Probablement aucune.
Le lendemain, le juge des référés du Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande :
Aucune urgence ni utilité ne justifiaient d’expulser 48h avant la fermeture officielle. [Ordonnance du 28 juillet 2025, n°2507569]
Mais voilà, chaque été, des familles se retrouvent sans aucun lieu légal où vivre.
Parce que les pouvoirs locaux ont décidé que les droits sont optionnels.
Et puis le même jour ils hurleront au scandale dans la presse locale face aux "installations illicites" de ces familles fraichement expulsées.
Demain l’arrêté de fermeture prendra effet, mais toujours pas une seule solution à l’horizon à part quitter le territoire de l’intercommunalité qui deviendra entièrement interdit aux gens du voyage le temps de la fermeture de l’aire.
En attendant devinez quels parlementaires sont les plus mobilisés dans la nouvelle offensive de Retailleau et cie contre les installations de Voyageurs ?
Les parlementaires de Haute-Savoie, évidemment.
#HauteSavoie #ParlementairesVoyous #GensDuVoyage #Tsiganes #ANGVC #WilliamAcker #PrefetImpuissant #Aires #AiresDaccueil #DroitsOptionnels #LiberteEgaliteFraternite
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📢 Message de William Acker délégué général de l'ANGVC (2025-07-21)
- https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3luhshbrcz22u
# 1/6
En 2024, seuls 12 départements 🙃 respectent leurs obligations légales en matière d’accueil et d’habitat des Gens du voyage.
Un chiffre alarmant alors que la loi (depuis 35 ans !) impose à chaque département de prévoir et réaliser des aires d’accueil, de grand passage et des terrains familiaux
# 2/6
À l’échelle nationale :
> 76,5 % des aires permanentes prescrites sont réalisées
> 65,5 % pour les aires de grand passage
> Et seulement 20,7 % pour les terrains familiaux locatifs.Autant de droits bafoués, et des familles laissées sans solution.
# 3/6
Pendant ce temps, le discours dominant continue de stigmatiser les « installations illicites ».
Mais comment parler d’« illégalité » quand l’État lui-même ne respecte pas la loi ?
Le manque d’aires, c’est une des causes du problème, pas sa conséquence.
https://www.humanite.fr/politique/aires-daccueil/apres-les-sans-papiers-bruno-retailleau-sattelle-a-la-repression-des-gens-du-voyage-avec-une-nouvelle-circulaire (Après les sans-papiers, Bruno Retailleau s’attelle à la répression des gens du voyage avec une nouvelle circulaire )
# 4/6
Avant de renforcer les sanctions, il faut appliquer les obligations existantes.
Respecter les schémas départementaux, c’est : garantir un accueil digne, désamorcer les tensions locales et faire respecter un droit fondamental.
Faudra expliquer ça aux élus Horizons...
# 5/6
Et à notre ministre de l'intérieur...
# 6/6
Les chiffres et cartes proviennent de ce document de la DIHAL :
https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7353007887381581824/?actorCompanyId=91662009 (Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC)’s Post)
#antitsiganisme #racisme #Retailleau #AiresDaccueil #EtatFautif #ExtremeDroite #Trumpisation #ANGVC #WilliamAcker
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J'ai fini par demander à une IA de fabriquer cette image qui me fait bien loler depuis que j'ai croisé un type avec un t-shirt "van life".
Une pensée pour la violence du grand écart entre bienveillance pour ces bourgeois nomades vs la ségrégation imposée aux voyageurs tel que le raconte William Acker
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J'ai fini par demander à une IA de fabriquer cette image qui me fait bien loler depuis que j'ai croisé un type avec un t-shirt "van life".
Une pensée pour la violence du grand écart entre bienveillance pour ces bourgeois nomades vs la ségrégation imposée aux voyageurs tel que le raconte William Acker
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L'examen de la proposition de loi visant à renforcer le dispositif d'évacuation d'un terrain en cas d'installation illicite par des gens du voyage a tourné court, jeudi, dans l'hémicycle de l'Assemblée. Dès sa prise de parole, à 21 h 45, le député Xavier Albertini a annoncé le retrait de son texte. ❌
#splann #gensduvoyage #voyageurs #habitat #logement #habitation #repression #ecologie #environnement #expulsion #beauvau #police #williamacker #xavieralbertini #assembleenationale #discrimination
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L'examen de la proposition de loi visant à renforcer le dispositif d'évacuation d'un terrain en cas d'installation illicite par des gens du voyage a tourné court, jeudi, dans l'hémicycle de l'Assemblée. Dès sa prise de parole, à 21 h 45, le député Xavier Albertini a annoncé le retrait de son texte. ❌
#splann #gensduvoyage #voyageurs #habitat #logement #habitation #repression #ecologie #environnement #expulsion #beauvau #police #williamacker #xavieralbertini #assembleenationale #discrimination
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📢 Message de William Acker délégué général de l'ANGVC (2025-04-01)
- https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3llpfapsujs2h
Des 4 coins de la France, des caravanes, aux fêtes foraines, en passant par les cirques, le peuple itinérant appelle à se lever face à la proposition de loi Albertini.
Elle sera débattue ce jeudi 3 avril 2025 à l'Assemblée.
Cette unité du monde du Voyage ne s'était plus vue depuis très longtemps.
Grande fierté.
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Antitsiganisme : le racisme le plus décomplexé d'Europe ?
Retrouvez l'entretien de William Acker avec Alice Rouja
https://www.youtube.com/watch?v=62_BjzcdYqQ
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ll y a un adage chez les populations Romani d’Europe qui dit : “Si tu trouves pas l’aire d’accueil des gens du voyage, cherche la déchetterie”.Mais on pourrait aussi ajouter la variante : “Cherche la zone industrielle ou la bretelle d’autoroute”.
Parce que les aires d’accueil sont toujours des parkings, situés en bord de voie express, d’usine ou de décharge.
Notre invité William Acker a recensé les aires d’accueil des gens du voyage, pour la première fois en France.
Résultat : 1 aire sur 2 est située en zone polluée.
Dans cet épisode, Alice et William discutent du racisme environnemental dont sont victimes les populations Romani en Europe. Et pour mieux comprendre l’ampleur des discriminations vécues et les clichés véhiculés, on se plonge un peu dans l’Histoire.
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Antitsiganisme : le racisme le plus décomplexé d'Europe ?
Retrouvez l'entretien de William Acker avec Alice Rouja
https://www.youtube.com/watch?v=62_BjzcdYqQ
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ll y a un adage chez les populations Romani d’Europe qui dit : “Si tu trouves pas l’aire d’accueil des gens du voyage, cherche la déchetterie”.Mais on pourrait aussi ajouter la variante : “Cherche la zone industrielle ou la bretelle d’autoroute”.
Parce que les aires d’accueil sont toujours des parkings, situés en bord de voie express, d’usine ou de décharge.
Notre invité William Acker a recensé les aires d’accueil des gens du voyage, pour la première fois en France.
Résultat : 1 aire sur 2 est située en zone polluée.
Dans cet épisode, Alice et William discutent du racisme environnemental dont sont victimes les populations Romani en Europe. Et pour mieux comprendre l’ampleur des discriminations vécues et les clichés véhiculés, on se plonge un peu dans l’Histoire.
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Où sont les « gens du voyage » ?
Une histoire actuelle de l’#antitsiganisme
Juriste et militant engagé, William ACKER est délégué général de l’#ANGVC et auteur du livre "Où sont les ‘gens du voyage’ ?".
Issu d’une famille de voyageurs, il mène des travaux sur les politiques publiques et milite pour la justice sociale et contre l’antitsiganisme.
Relégués systématiquement vers des zones marginalisées et polluées, les ‘gens du voyage’ ne sont pas des voyageurs comme les autres.
Toutes les mobilités ne faisant pas l’objet d’un même contrôle (social, policier, etc.), c’est bien la communauté des voyageurs qui est visé au-delà de leur itinérance.
C’est parce que les politiques publiques les considèrent comme des personnes exogènes, accueillis parfois, indésirables souvent, que les personnes issues de ces communautés ne sont pas vues comme des habitant-es comme les autres.
Exclus par des statuts administratifs, des lois ou par des stéréotypes racistes, les voyageurs et voyageuses sont poussé-es au retranchement social.
William ACKER dénonce, à travers ses recherches, les rouages de l’antitsiganisme et l’impact de la racialisation des politiques publiques sur le quotidien de ces habitant-es.
Il mobilise notamment le concept de ‘racisme environnemental’ pour décrire l’aberration du système d’aires d’accueil en France.
Conférence accessible en Langue des Signes Française , site équipé d’une boucle magnétique.
#WilliamAcker #Antitsiganisme #Grenoble #GensDuVoyage #GensDuVoyage #RacismeEnvironnemental #EcologiePolitique #Racisme
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Où sont les « gens du voyage » ?
Une histoire actuelle de l’#antitsiganisme
Juriste et militant engagé, William ACKER est délégué général de l’#ANGVC et auteur du livre "Où sont les ‘gens du voyage’ ?".
Issu d’une famille de voyageurs, il mène des travaux sur les politiques publiques et milite pour la justice sociale et contre l’antitsiganisme.
Relégués systématiquement vers des zones marginalisées et polluées, les ‘gens du voyage’ ne sont pas des voyageurs comme les autres.
Toutes les mobilités ne faisant pas l’objet d’un même contrôle (social, policier, etc.), c’est bien la communauté des voyageurs qui est visé au-delà de leur itinérance.
C’est parce que les politiques publiques les considèrent comme des personnes exogènes, accueillis parfois, indésirables souvent, que les personnes issues de ces communautés ne sont pas vues comme des habitant-es comme les autres.
Exclus par des statuts administratifs, des lois ou par des stéréotypes racistes, les voyageurs et voyageuses sont poussé-es au retranchement social.
William ACKER dénonce, à travers ses recherches, les rouages de l’antitsiganisme et l’impact de la racialisation des politiques publiques sur le quotidien de ces habitant-es.
Il mobilise notamment le concept de ‘racisme environnemental’ pour décrire l’aberration du système d’aires d’accueil en France.
Conférence accessible en Langue des Signes Française , site équipé d’une boucle magnétique.
#WilliamAcker #Antitsiganisme #Grenoble #GensDuVoyage #GensDuVoyage #RacismeEnvironnemental #EcologiePolitique #Racisme