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#williamacker — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #williamacker, aggregated by home.social.

  1. - france3-regions.franceinfo.fr/

    Source: tbsky.app/profile/rafumab.bsky

    Voilà exactement la situation ubuesque dans lequel la France place les "gens du voyage" depuis des décennies, des communes entières leur sont interdites, même s'ils sont propriétaires d'un terrain.

    Cette situation d'exclusion, qui consiste à interdire sur l'ensemble des zonages d'urbanisme le stationnement de la résidence mobile d'habitat permanent (qu'on prend évidemment soin de distinguer de la résidence mobile de loisir), provient de pratiques antitsiganes mises en place dans les années 40

    Depuis on a encore une large partie des communes françaises qui continuent non seulement de prendre des arrêtés d'interdiction de stationnement des caravanes en dehors des aires d'accueil. Mais en plus d'interdire le stationnement de la RMHP dans tous les terrains privés.

    Cette pratique est effective dans près de 90% des communes en France selon une étude de l'ANGVC en 2012.

    Et cela se cumule avec le fait que seules 3,6% des communes disposent effectivement d'une aire d'accueil.

    La loi Alur en 2014 qui promettait d'intégrer toutes les formes d'habitat n'a rien changé de ces pratiques racistes, parce qu'il n'y a pas d'autres mots, lorsqu'elles servent explicitement à éviter que lesdits "gens du voyage" deviennent des habitants.

    ça se cumule avec l'absence de statut formel de la résidence mobile d'habitat permanent qui est soigneusement maintenu dans une zone de non droit.

    Bien que reconnue comme un habitat traditionnel des gens du voyage, elle n'est pas reconnue comme un logement.

    Donc pas d'APL, de trêve hivernale, etc

    S'ajoute le fait que les aires d'accueil sont globalement saturées, qu'elles sont des lieux d'accueil temporaires qui ne sont pas fait pour vivre et qui pourtant sont désormais habités à l'année par des ménages pauvres et mal logés.

    Qu'en plus ils se trouvent isolés des villes et souvent pollués.

    Tout cela crée des situations d'errance contrainte pour des milliers de ménages, environs 150 à 300 autour de chaque grande zone urbaine française.

    Des familles expulsées toutes les semaines, parfois plusieurs fois par jour, qui ne peuvent pas travailler, scolariser leurs enfants, se soigner

    Et pourtant nos médias et politiques continuent à focaliser sur "l'installation illicite des gens du voyage", en proposant d'augmenter les amendes et les peines de prison.

    Restant bloqués dans cette chasse aux Tsiganes, sans jamais chercher à travailler sur les causes du phénomène.

    Certains acquièrent avec la complaisance de notaires véreux, des parcelles en zones agricoles ou naturelles pour s'installer.

    Certains restent par tolérance des maires, ou au prix de longues procédures administratives et pénales, mais la plupart sont en situation d'instabilité résidentielle.

    Tout ça parce que nous sommes enfermés dans des représentations antitsiganes du XIXe siècle, pensant que les fameux "gens du voyage" ne sont que de passage, s'opposent au monde sédentaires.

    Alors qu'ils ont toujours été des HABITANTS, certains voyagent, mais tous HABITENT.

    Mais le pire dans tout ça, c'est qu'on sait exactement comment mettre un terme à la situation discriminatoire que vivent les "gens du voyage" en France.

    * **N° 1** – Habitat & droit commun : Reconnaître l'habitat léger permanent comme logement dans le CCH
    * **N° 2** – Urbanisme - nomenclature : Harmoniser les appellations et créer un statut urbanistique clair pour l'habitation mobile
    * **N° 3** – Urbanisme - zonage : Obliger les PLU à prévoir des zones compatibles avec l'habitat léger
    * **N° 4** – Protection foncière : Créer un droit au maintien conditionnel sur terrain propre
    * **N° 5** – Justice environnementale : Étendre les règles ICPE aux sites d'habitat mobile et précaire
    * **N° 6** – Droits sociaux - énergie & logement : Ouvrir le chèque énergie, la trêve hivernale et le FSL aux résidents mobiles
    * **N° 7** – Droits sociaux – aides au logement : Ouvrir les aides au logement et l'assurance habitation aux résidents mobiles
    * **N° 8** – Antitsiganisme : Reconnaître l'antitsiganisme comme racisme spécifique et adopter un plan national
    * **N° 9** – Justice mémorielle & réparation : Reconnaître le génocide, indemniser les victimes vivantes, réparer les dommages sociaux
    * **N° 10** – Scolarisation : Réformer le régime IEF-itinérance et garantir le droit à l'école pour tous les enfants du voyage

    Ça fait des années, que les projets de réforme sont écrits, dans les cartons, et le pire du pire c'est que tout cela ne coûte presque rien.

    En attendant cette famille va surement entrer dans un cycle d'errance contrainte d'arrière de parking en arrière d'usine. Et la France continuer de se demander pourquoi les gens du voyage ne « s'intègrent » pas.

    #antitsiganisme #racisme #Caravanes #GensDuVoyage #Discriminations #ANGVC #WilliamAcker

  2. - france3-regions.franceinfo.fr/

    Source: tbsky.app/profile/rafumab.bsky

    Voilà exactement la situation ubuesque dans lequel la France place les "gens du voyage" depuis des décennies, des communes entières leur sont interdites, même s'ils sont propriétaires d'un terrain.

    Cette situation d'exclusion, qui consiste à interdire sur l'ensemble des zonages d'urbanisme le stationnement de la résidence mobile d'habitat permanent (qu'on prend évidemment soin de distinguer de la résidence mobile de loisir), provient de pratiques antitsiganes mises en place dans les années 40

    Depuis on a encore une large partie des communes françaises qui continuent non seulement de prendre des arrêtés d'interdiction de stationnement des caravanes en dehors des aires d'accueil. Mais en plus d'interdire le stationnement de la RMHP dans tous les terrains privés.

    Cette pratique est effective dans près de 90% des communes en France selon une étude de l'ANGVC en 2012.

    Et cela se cumule avec le fait que seules 3,6% des communes disposent effectivement d'une aire d'accueil.

    La loi Alur en 2014 qui promettait d'intégrer toutes les formes d'habitat n'a rien changé de ces pratiques racistes, parce qu'il n'y a pas d'autres mots, lorsqu'elles servent explicitement à éviter que lesdits "gens du voyage" deviennent des habitants.

    ça se cumule avec l'absence de statut formel de la résidence mobile d'habitat permanent qui est soigneusement maintenu dans une zone de non droit.

    Bien que reconnue comme un habitat traditionnel des gens du voyage, elle n'est pas reconnue comme un logement.

    Donc pas d'APL, de trêve hivernale, etc

    S'ajoute le fait que les aires d'accueil sont globalement saturées, qu'elles sont des lieux d'accueil temporaires qui ne sont pas fait pour vivre et qui pourtant sont désormais habités à l'année par des ménages pauvres et mal logés.

    Qu'en plus ils se trouvent isolés des villes et souvent pollués.

    Tout cela crée des situations d'errance contrainte pour des milliers de ménages, environs 150 à 300 autour de chaque grande zone urbaine française.

    Des familles expulsées toutes les semaines, parfois plusieurs fois par jour, qui ne peuvent pas travailler, scolariser leurs enfants, se soigner

    Et pourtant nos médias et politiques continuent à focaliser sur "l'installation illicite des gens du voyage", en proposant d'augmenter les amendes et les peines de prison.

    Restant bloqués dans cette chasse aux Tsiganes, sans jamais chercher à travailler sur les causes du phénomène.

    Certains acquièrent avec la complaisance de notaires véreux, des parcelles en zones agricoles ou naturelles pour s'installer.

    Certains restent par tolérance des maires, ou au prix de longues procédures administratives et pénales, mais la plupart sont en situation d'instabilité résidentielle.

    Tout ça parce que nous sommes enfermés dans des représentations antitsiganes du XIXe siècle, pensant que les fameux "gens du voyage" ne sont que de passage, s'opposent au monde sédentaires.

    Alors qu'ils ont toujours été des HABITANTS, certains voyagent, mais tous HABITENT.

    Mais le pire dans tout ça, c'est qu'on sait exactement comment mettre un terme à la situation discriminatoire que vivent les "gens du voyage" en France.

    - N° 1 - Habitat & droit commun : Reconnaître l'habitat léger permanent comme logement dans le CCH
    - N° 2 - Urbanisme - nomenclature : Harmoniser les appellations et créer un statut urbanistique clair pour l'habitation mobile
    - N° 3 - Urbanisme - zonage : Obliger les PLU à prévoir des zones compatibles avec l'habitat léger
    - N° 4 - Protection foncière : Créer un droit au maintien conditionnel sur terrain propre
    - N° 5 - Justice environnementale : Étendre les règles ICPE aux sites d'habitat mobile et précaire
    - N° 6 - Droits sociaux - énergie & logement : Ouvrir le chèque énergie, la trêve hivernale et le FSL aux résidents mobiles
    - N° 7 - Droits sociaux – aides au logement : Ouvrir les aides au logement et l'assurance habitation aux résidents mobiles
    - N° 8 - Antitsiganisme : Reconnaître l'antitsiganisme comme racisme spécifique et adopter un plan national
    - N° 9 - Justice mémorielle & réparation : Reconnaître le génocide, indemniser les victimes vivantes, réparer les dommages sociaux
    - N° 10 - Scolarisation : Réformer le régime IEF-itinérance et garantir le droit à l'école pour tous les enfants du voyage

    Ça fait des années, que les projets de réforme sont écrits, dans les cartons, et le pire du pire c'est que tout cela ne coûte presque rien.

    En attendant cette famille va surement entrer dans un cycle d'errance contrainte d'arrière de parking en arrière d'usine. Et la France continuer de se demander pourquoi les gens du voyage ne « s'intègrent » pas.

    #antitsiganisme #racisme #Caravanes #GensDuVoyage #Discriminations #ANGVC #WilliamAcker

  3. - france3-regions.franceinfo.fr/

    Source: tbsky.app/profile/rafumab.bsky

    Voilà exactement la situation ubuesque dans lequel la France place les "gens du voyage" depuis des décennies, des communes entières leur sont interdites, même s'ils sont propriétaires d'un terrain.

    Cette situation d'exclusion, qui consiste à interdire sur l'ensemble des zonages d'urbanisme le stationnement de la résidence mobile d'habitat permanent (qu'on prend évidemment soin de distinguer de la résidence mobile de loisir), provient de pratiques antitsiganes mises en place dans les années 40

    Depuis on a encore une large partie des communes françaises qui continuent non seulement de prendre des arrêtés d'interdiction de stationnement des caravanes en dehors des aires d'accueil. Mais en plus d'interdire le stationnement de la RMHP dans tous les terrains privés.

    Cette pratique est effective dans près de 90% des communes en France selon une étude de l'ANGVC en 2012.

    Et cela se cumule avec le fait que seules 3,6% des communes disposent effectivement d'une aire d'accueil.

    La loi Alur en 2014 qui promettait d'intégrer toutes les formes d'habitat n'a rien changé de ces pratiques racistes, parce qu'il n'y a pas d'autres mots, lorsqu'elles servent explicitement à éviter que lesdits "gens du voyage" deviennent des habitants.

    ça se cumule avec l'absence de statut formel de la résidence mobile d'habitat permanent qui est soigneusement maintenu dans une zone de non droit.

    Bien que reconnue comme un habitat traditionnel des gens du voyage, elle n'est pas reconnue comme un logement.

    Donc pas d'APL, de trêve hivernale, etc

    S'ajoute le fait que les aires d'accueil sont globalement saturées, qu'elles sont des lieux d'accueil temporaires qui ne sont pas fait pour vivre et qui pourtant sont désormais habités à l'année par des ménages pauvres et mal logés.

    Qu'en plus ils se trouvent isolés des villes et souvent pollués.

    Tout cela crée des situations d'errance contrainte pour des milliers de ménages, environs 150 à 300 autour de chaque grande zone urbaine française.

    Des familles expulsées toutes les semaines, parfois plusieurs fois par jour, qui ne peuvent pas travailler, scolariser leurs enfants, se soigner

    Et pourtant nos médias et politiques continuent à focaliser sur "l'installation illicite des gens du voyage", en proposant d'augmenter les amendes et les peines de prison.

    Restant bloqués dans cette chasse aux Tsiganes, sans jamais chercher à travailler sur les causes du phénomène.

    Certains acquièrent avec la complaisance de notaires véreux, des parcelles en zones agricoles ou naturelles pour s'installer.

    Certains restent par tolérance des maires, ou au prix de longues procédures administratives et pénales, mais la plupart sont en situation d'instabilité résidentielle.

    Tout ça parce que nous sommes enfermés dans des représentations antitsiganes du XIXe siècle, pensant que les fameux "gens du voyage" ne sont que de passage, s'opposent au monde sédentaires.

    Alors qu'ils ont toujours été des HABITANTS, certains voyagent, mais tous HABITENT.

    Mais le pire dans tout ça, c'est qu'on sait exactement comment mettre un terme à la situation discriminatoire que vivent les "gens du voyage" en France.

    - N° 1 - Habitat & droit commun : Reconnaître l'habitat léger permanent comme logement dans le CCH
    - N° 2 - Urbanisme - nomenclature : Harmoniser les appellations et créer un statut urbanistique clair pour l'habitation mobile
    - N° 3 - Urbanisme - zonage : Obliger les PLU à prévoir des zones compatibles avec l'habitat léger
    - N° 4 - Protection foncière : Créer un droit au maintien conditionnel sur terrain propre
    - N° 5 - Justice environnementale : Étendre les règles ICPE aux sites d'habitat mobile et précaire
    - N° 6 - Droits sociaux - énergie & logement : Ouvrir le chèque énergie, la trêve hivernale et le FSL aux résidents mobiles
    - N° 7 - Droits sociaux – aides au logement : Ouvrir les aides au logement et l'assurance habitation aux résidents mobiles
    - N° 8 - Antitsiganisme : Reconnaître l'antitsiganisme comme racisme spécifique et adopter un plan national
    - N° 9 - Justice mémorielle & réparation : Reconnaître le génocide, indemniser les victimes vivantes, réparer les dommages sociaux
    - N° 10 - Scolarisation : Réformer le régime IEF-itinérance et garantir le droit à l'école pour tous les enfants du voyage

    Ça fait des années, que les projets de réforme sont écrits, dans les cartons, et le pire du pire c'est que tout cela ne coûte presque rien.

    En attendant cette famille va surement entrer dans un cycle d'errance contrainte d'arrière de parking en arrière d'usine. Et la France continuer de se demander pourquoi les gens du voyage ne « s'intègrent » pas.

    #antitsiganisme #racisme #Caravanes #GensDuVoyage #Discriminations #ANGVC #WilliamAcker

  4. - france3-regions.franceinfo.fr/

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    Voilà exactement la situation ubuesque dans lequel la France place les "gens du voyage" depuis des décennies, des communes entières leur sont interdites, même s'ils sont propriétaires d'un terrain.

    Cette situation d'exclusion, qui consiste à interdire sur l'ensemble des zonages d'urbanisme le stationnement de la résidence mobile d'habitat permanent (qu'on prend évidemment soin de distinguer de la résidence mobile de loisir), provient de pratiques antitsiganes mises en place dans les années 40

    Depuis on a encore une large partie des communes françaises qui continuent non seulement de prendre des arrêtés d'interdiction de stationnement des caravanes en dehors des aires d'accueil. Mais en plus d'interdire le stationnement de la RMHP dans tous les terrains privés.

    Cette pratique est effective dans près de 90% des communes en France selon une étude de l'ANGVC en 2012.

    Et cela se cumule avec le fait que seules 3,6% des communes disposent effectivement d'une aire d'accueil.

    La loi Alur en 2014 qui promettait d'intégrer toutes les formes d'habitat n'a rien changé de ces pratiques racistes, parce qu'il n'y a pas d'autres mots, lorsqu'elles servent explicitement à éviter que lesdits "gens du voyage" deviennent des habitants.

    ça se cumule avec l'absence de statut formel de la résidence mobile d'habitat permanent qui est soigneusement maintenu dans une zone de non droit.

    Bien que reconnue comme un habitat traditionnel des gens du voyage, elle n'est pas reconnue comme un logement.

    Donc pas d'APL, de trêve hivernale, etc

    S'ajoute le fait que les aires d'accueil sont globalement saturées, qu'elles sont des lieux d'accueil temporaires qui ne sont pas fait pour vivre et qui pourtant sont désormais habités à l'année par des ménages pauvres et mal logés.

    Qu'en plus ils se trouvent isolés des villes et souvent pollués.

    Tout cela crée des situations d'errance contrainte pour des milliers de ménages, environs 150 à 300 autour de chaque grande zone urbaine française.

    Des familles expulsées toutes les semaines, parfois plusieurs fois par jour, qui ne peuvent pas travailler, scolariser leurs enfants, se soigner

    Et pourtant nos médias et politiques continuent à focaliser sur "l'installation illicite des gens du voyage", en proposant d'augmenter les amendes et les peines de prison.

    Restant bloqués dans cette chasse aux Tsiganes, sans jamais chercher à travailler sur les causes du phénomène.

    Certains acquièrent avec la complaisance de notaires véreux, des parcelles en zones agricoles ou naturelles pour s'installer.

    Certains restent par tolérance des maires, ou au prix de longues procédures administratives et pénales, mais la plupart sont en situation d'instabilité résidentielle.

    Tout ça parce que nous sommes enfermés dans des représentations antitsiganes du XIXe siècle, pensant que les fameux "gens du voyage" ne sont que de passage, s'opposent au monde sédentaires.

    Alors qu'ils ont toujours été des HABITANTS, certains voyagent, mais tous HABITENT.

    Mais le pire dans tout ça, c'est qu'on sait exactement comment mettre un terme à la situation discriminatoire que vivent les "gens du voyage" en France.

    * **N° 1** – Habitat & droit commun : Reconnaître l'habitat léger permanent comme logement dans le CCH
    * **N° 2** – Urbanisme - nomenclature : Harmoniser les appellations et créer un statut urbanistique clair pour l'habitation mobile
    * **N° 3** – Urbanisme - zonage : Obliger les PLU à prévoir des zones compatibles avec l'habitat léger
    * **N° 4** – Protection foncière : Créer un droit au maintien conditionnel sur terrain propre
    * **N° 5** – Justice environnementale : Étendre les règles ICPE aux sites d'habitat mobile et précaire
    * **N° 6** – Droits sociaux - énergie & logement : Ouvrir le chèque énergie, la trêve hivernale et le FSL aux résidents mobiles
    * **N° 7** – Droits sociaux – aides au logement : Ouvrir les aides au logement et l'assurance habitation aux résidents mobiles
    * **N° 8** – Antitsiganisme : Reconnaître l'antitsiganisme comme racisme spécifique et adopter un plan national
    * **N° 9** – Justice mémorielle & réparation : Reconnaître le génocide, indemniser les victimes vivantes, réparer les dommages sociaux
    * **N° 10** – Scolarisation : Réformer le régime IEF-itinérance et garantir le droit à l'école pour tous les enfants du voyage

    Ça fait des années, que les projets de réforme sont écrits, dans les cartons, et le pire du pire c'est que tout cela ne coûte presque rien.

    En attendant cette famille va surement entrer dans un cycle d'errance contrainte d'arrière de parking en arrière d'usine. Et la France continuer de se demander pourquoi les gens du voyage ne « s'intègrent » pas.

    #antitsiganisme #racisme #Caravanes #GensDuVoyage #Discriminations #ANGVC #WilliamAcker

  5. - france3-regions.franceinfo.fr/

    Source: tbsky.app/profile/rafumab.bsky

    Voilà exactement la situation ubuesque dans lequel la France place les "gens du voyage" depuis des décennies, des communes entières leur sont interdites, même s'ils sont propriétaires d'un terrain.

    Cette situation d'exclusion, qui consiste à interdire sur l'ensemble des zonages d'urbanisme le stationnement de la résidence mobile d'habitat permanent (qu'on prend évidemment soin de distinguer de la résidence mobile de loisir), provient de pratiques antitsiganes mises en place dans les années 40

    Depuis on a encore une large partie des communes françaises qui continuent non seulement de prendre des arrêtés d'interdiction de stationnement des caravanes en dehors des aires d'accueil. Mais en plus d'interdire le stationnement de la RMHP dans tous les terrains privés.

    Cette pratique est effective dans près de 90% des communes en France selon une étude de l'ANGVC en 2012.

    Et cela se cumule avec le fait que seules 3,6% des communes disposent effectivement d'une aire d'accueil.

    La loi Alur en 2014 qui promettait d'intégrer toutes les formes d'habitat n'a rien changé de ces pratiques racistes, parce qu'il n'y a pas d'autres mots, lorsqu'elles servent explicitement à éviter que lesdits "gens du voyage" deviennent des habitants.

    ça se cumule avec l'absence de statut formel de la résidence mobile d'habitat permanent qui est soigneusement maintenu dans une zone de non droit.

    Bien que reconnue comme un habitat traditionnel des gens du voyage, elle n'est pas reconnue comme un logement.

    Donc pas d'APL, de trêve hivernale, etc

    S'ajoute le fait que les aires d'accueil sont globalement saturées, qu'elles sont des lieux d'accueil temporaires qui ne sont pas fait pour vivre et qui pourtant sont désormais habités à l'année par des ménages pauvres et mal logés.

    Qu'en plus ils se trouvent isolés des villes et souvent pollués.

    Tout cela crée des situations d'errance contrainte pour des milliers de ménages, environs 150 à 300 autour de chaque grande zone urbaine française.

    Des familles expulsées toutes les semaines, parfois plusieurs fois par jour, qui ne peuvent pas travailler, scolariser leurs enfants, se soigner

    Et pourtant nos médias et politiques continuent à focaliser sur "l'installation illicite des gens du voyage", en proposant d'augmenter les amendes et les peines de prison.

    Restant bloqués dans cette chasse aux Tsiganes, sans jamais chercher à travailler sur les causes du phénomène.

    Certains acquièrent avec la complaisance de notaires véreux, des parcelles en zones agricoles ou naturelles pour s'installer.

    Certains restent par tolérance des maires, ou au prix de longues procédures administratives et pénales, mais la plupart sont en situation d'instabilité résidentielle.

    Tout ça parce que nous sommes enfermés dans des représentations antitsiganes du XIXe siècle, pensant que les fameux "gens du voyage" ne sont que de passage, s'opposent au monde sédentaires.

    Alors qu'ils ont toujours été des HABITANTS, certains voyagent, mais tous HABITENT.

    Mais le pire dans tout ça, c'est qu'on sait exactement comment mettre un terme à la situation discriminatoire que vivent les "gens du voyage" en France.

    * **N° 1** – Habitat & droit commun : Reconnaître l'habitat léger permanent comme logement dans le CCH
    * **N° 2** – Urbanisme - nomenclature : Harmoniser les appellations et créer un statut urbanistique clair pour l'habitation mobile
    * **N° 3** – Urbanisme - zonage : Obliger les PLU à prévoir des zones compatibles avec l'habitat léger
    * **N° 4** – Protection foncière : Créer un droit au maintien conditionnel sur terrain propre
    * **N° 5** – Justice environnementale : Étendre les règles ICPE aux sites d'habitat mobile et précaire
    * **N° 6** – Droits sociaux - énergie & logement : Ouvrir le chèque énergie, la trêve hivernale et le FSL aux résidents mobiles
    * **N° 7** – Droits sociaux – aides au logement : Ouvrir les aides au logement et l'assurance habitation aux résidents mobiles
    * **N° 8** – Antitsiganisme : Reconnaître l'antitsiganisme comme racisme spécifique et adopter un plan national
    * **N° 9** – Justice mémorielle & réparation : Reconnaître le génocide, indemniser les victimes vivantes, réparer les dommages sociaux
    * **N° 10** – Scolarisation : Réformer le régime IEF-itinérance et garantir le droit à l'école pour tous les enfants du voyage

    Ça fait des années, que les projets de réforme sont écrits, dans les cartons, et le pire du pire c'est que tout cela ne coûte presque rien.

    En attendant cette famille va surement entrer dans un cycle d'errance contrainte d'arrière de parking en arrière d'usine. Et la France continuer de se demander pourquoi les gens du voyage ne « s'intègrent » pas.

    #antitsiganisme #racisme #Caravanes #GensDuVoyage #Discriminations #ANGVC #WilliamAcker

  6. - blogs.mediapart.fr/william-ack ("Gens du voyage" n'est pas une race. Anatomie d'un alibi) par William Acker

    Condamnée mercredi 15 avril 2026 par la 17e chambre correctionnelle de Paris à 1 000 euros d'amende pour injure publique en raison de l'origine, Barbara Lefebvre a annoncé faire appel. Le jour de sa condamnation elle livrait à Médiapart le cœur de sa défense, un classique du genre. Selon elle le tribunal se serait trompé dans « la dénomination "gens du voyage" qui est une catégorie administrative et non pas une ethnie ou une race ». Cet argument n'est pas une trouvaille, mais pendant plusieurs heures lors de l'audience du 4 février dernier il a structuré sa plaidoirie et celle de son avocate, maitre Karine Rozenblum. On aimerait d'ailleurs que Barbara Lefebvre nous explique un jour ce qu'est, selon elle, une vraie race, parce que c'est bien ce qu'implique sa défense. Il existerait de « vraies » catégories raciales, et les « gens du voyage » n'en feraient pas partie. Mais passons. Cet argument est, depuis plusieurs décennies, l'argument de référence de quiconque veut tenir des propos antitsiganes sans avoir à en assumer le caractère raciste.

    Et cela se cumule avec une indifférence globale de la société vers les actes antitsiganes. Ainsi la séquence de l'émission « Les Grandes Gueules » du 8 avril 2024 n'avait pas suscité une grande émotion, ni de ses collègues en plateau, ni des médias, ni même de la société de journalistes de RMC pourtant déjà mobilisée contre des propos tenu par Barbara Lefebvre sur Gaza (ils ont condamné ses propos après sa condamnation le 15 avril). La députée Ersilia Soudais était à peu près la seule à avoir émis un signalement à l'ARCOM, puis l'Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC), la seule à déposer une plainte auprès du Procureur de la République. Pourtant en marge d'un sujet consacré à un fait divers, celui d'un brancardier violemment agressé à l'hôpital de Challans, Barbara Lefebvre affirmait dans cette émission que les « gens du voyage » « n'ont pas les codes d'une société civilisée », qu'ils « vivent selon leurs propres règles », qu'ils tiennent des cirques où les animaux sont maltraités, qu'ils attendent les vétérinaires « à coups de barre de fer », et conclut : « s'ils n'ont pas les codes, la porte est ouverte […] qu'ils aillent se faire soigner dans le pays des gens du voyage ». C'est dire qu'il y avait quand même matière à s'interroger devant ces propos parfaitement antitsiganes. Cette même indifférence face à l'antitsiganisme nous l'avons également retrouvé devant le tribunal. La défense de Barbara Lefebvre n'a pas cherché à nier les mots ou leur agressivité, mais à déplacer le problème de fond vers une question de forme. Puisque « gens du voyage » désignerait une catégorie administrative (définie par la loi du 5 juillet 2000 comme les personnes « dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles ») alors parler d'eux en termes hostiles ne pourrait pas relever du racisme. Pas d'ethnie visée, pas d'origine, pas de race : pas d'injure à caractère raciste possible.

    Oui mais voilà, autant cet argument de comptoir passe aisément sur un plateau de CNEWS, autant devant les juges de la 17e chambre du Tribunal de Paris il ne produit pas le même effet. C'est sans surprise que le tribunal l'a écarté avec une netteté qu'il faut saluer, en relevant que l'expression « gens du voyage », dans le contexte précis des propos, « n'est pas employée dans une acception restreinte pour décrire une réalité administrative caractérisée par ce seul mode de vie nomade mais dans la signification qu'elle prend dans le langage courant ». Autrement dit, personne, à l'écoute d'une chronique de radio généraliste, ne pense aux dispositions de la loi de 1969, l'article 1er de la loi du 5 juillet 2000 ou le décret de 2019 sur les aires d'accueil. Mais chacun pense à une population identifiée (Roms, Manouches, Sintés, Gitans, Yéniches, Voyageurs) dont la désignation par l'État a seulement changé de peau au fil des XXe et XXIe siècles.

    La catégorie « gens du voyage » est l'héritière directe du statut de « nomade » institué par la loi du 16 juillet 1912, dont le décret d'application de 1913 précise sans détour qu'il vise les personnes de « type bohémien et romanichel ». C'est sous ce statut que des familles sont internées à partir d'octobre 1940 dans les camps français, certaines déportées sous la catégorie raciale nazie de Zigeuner. Lorsque le statut est réformé en 1969 puis reformulé par les lois Besson de 1990 et 2000, les dispositifs changent, les carnets anthropométriques deviennent des livrets de circulation (abrogés seulement en 2017), les assignations à résidence et les contrôles systématiques sont peu à peu remplacé par des obligations à vivre en aires d'accueil, bien souvent à l'écart du reste du tissu social. Ainsi la matrice persiste. Si l'administration se refuse à voir dans le terme "gens du voyage" une quelconque approche par les origines, il suffit d'ouvrir les schémas départementaux d'accueil et d'habitat des gens du voyage pour y trouver encore, en préambule ou en annexe, le lien explicite avec les populations « tsiganes ». La catégorie se présente comme neutre, mais personne n'est dupe sur le fait qu'elle fonctionne toujours comme une catégorie ethnique.

    Et pour l'apprécier il existe un moyen de mesurer l'effet particulier de cette dénomination administrative de "gens du voyage", simplement en se demandant qui peut y entrer et qui peut en sortir. Visiblement ignorante sur le sujet, à l'audience, l'avocate de Barbara Lefebvre a tenté le tour de passe-passe, en soutenant que si sa cliente choisissait demain de vivre en caravane, elle deviendrait, elle aussi, « gens du voyage ». C'est factuellement faux. Barbara Lefebvre ne serait jamais orientée vers une aire d'accueil. Pour elle, une caravane n'est pas et ne sera jamais un « habitat traditionnel » au sens de la loi : l'habitat traditionnel, c'est celui dont on hérite. Elle disposerait des campings publics et privés, des terrains de loisir, de tous les espaces conçus pour accueillir les résidences mobiles non habitées par des "gens du voyage". Inversement, un Voyageur qui cesse de voyager et s'installe sur un terrain dont il est propriétaire ne sort jamais totalement de la catégorie, il devient dans les documents administratifs un « gens du voyage sédentaire ». Une formule oxymorique qui achève de révéler le caractère héréditaire informel du dispositif. La catégorie administrative n'est pas un statut qu'on endosse en adoptant un mode de vie mais une assignation qui suit les personnes et leurs familles depuis 1912, quel que soit leur mode de vie effectif. C'est un héritage duquel on ne peut consentir ni se soustraire.

    La co-autrice des Territoires perdus de la République a certainement du mal à avaler tout cela. Cette pourfendeuse de la laïcité et des valeurs universalistes, pourtant plusieurs fois épinglé pour des propos confinant au racisme, réaffirme ainsi devant les juges que la République ne peut pas discriminer sur les origines et que donc "gens du voyage" est un terme purement technique et que donc son injure ne peut revêtir un caractère raciale. Et pour cela Lefebvre fait ce qu'elle sait faire de mieux : nier tout processus de racisation. Il est pourtant aisé, et pour l'historien et pour le juriste, de démontrer que la dénomination « gens du voyage » est précisément l'outil par lequel la République a pu saisir juridiquement un groupe racialisé sans avoir à prononcer le mot de race. C'est d'ailleurs ce que je me suis attaché à expliquer lors de mon audition devant les juges. Utiliser l'argument de la « catégorie administrative » pour nier le caractère raciste de ces propos, revient finalement à se prévaloir de l'outil même qui permet au racisme de se dire sans se nommer. Barbara Lefebvre, ancienne cadre de la LICRA et défenseuse autoproclamée de la lutte contre l'antisémitisme, ne peut pourtant pas ignorer que l'effacement du processus de racialisation est un geste identifiable, récurrent, et qu'il porte un nom. Si elle s'intéressait au concept de blanchité, elle y retrouverait un mécanisme qu'elle devrait reconnaître : celui qui consiste à faire des juifs « des blancs comme les autres » pour disqualifier toute analyse de la violence antisémite en termes racistes. Ce qu'elle fait, à son échelle et avec ses propres mots, lorsqu'elle explique au tribunal que les « gens du voyage » sont une catégorie administrative et non une ethnie, c'est très exactement le même geste, appliqué à un autre groupe. Soit elle ne s'en aperçoit pas et il y a un problème de cohérence intellectuelle. Soit elle s'en aperçoit et il y a un problème d'honnêteté.

    Je prends le pari qu'il y a chez elle une parfaite conscience de tout ceci et que de ce fait une mauvaise foi peut être démontrée. Barbara Lefebvre est également professeure d'histoire-géographie et d'éducation morale et civique. Elle enseigne à ses élèves de troisième les stéréotypes racistes, la Shoah et le génocide des Roms et des Sintés. Elle sait, mieux que la plupart des commentateurs, que la catégorie administrative qu'elle invoque pour se dédouaner est le produit d'une histoire longue de racialisation. Lors de sa première audition, avant qu'elle ne soit préparée par son conseil, elle utilisait d'ailleurs indifféremment « gens du voyage » et « manouches », ce qui en dit long sur ce que l'expression recouvre dans son esprit.

    #GensDuVoyage #Antitsiganisme #WilliamAcker #BarbaraLefebvre #Racisme #Antifas #Indifference

  7. - blogs.mediapart.fr/william-ack ("Gens du voyage" n'est pas une race. Anatomie d'un alibi) par William Acker

    Condamnée mercredi 15 avril 2026 par la 17e chambre correctionnelle de Paris à 1 000 euros d'amende pour injure publique en raison de l'origine, Barbara Lefebvre a annoncé faire appel.

    Le jour de sa condamnation elle livrait à Médiapart le cœur de sa défense, un classique du genre. Selon elle le tribunal se serait trompé dans « la dénomination "gens du voyage" qui est une catégorie administrative et non pas une ethnie ou une race ».

    Cet argument n'est pas une trouvaille, mais pendant plusieurs heures lors de l'audience du 4 février dernier il a structuré sa plaidoirie et celle de son avocate, maitre Karine Rozenblum.

    On aimerait d'ailleurs que Barbara Lefebvre nous explique un jour ce qu'est, selon elle, une vraie race, parce que c'est bien ce qu'implique sa défense.

    Il existerait de « vraies » catégories raciales, et les « gens du voyage » n'en feraient pas partie. Mais passons.

    Cet argument est, depuis plusieurs décennies, l'argument de référence de quiconque veut tenir des propos antitsiganes sans avoir à en assumer le caractère raciste.

    Et cela se cumule avec une indifférence globale de la société vers les actes antitsiganes.

    Ainsi la séquence de l'émission « Les Grandes Gueules » du 8 avril 2024 n'avait pas suscité une grande émotion, ni de ses collègues en plateau, ni des médias, ni même de la société de journalistes de RMC pourtant déjà mobilisée contre des propos tenu par Barbara Lefebvre sur Gaza (ils ont condamné ses propos après sa condamnation le 15 avril).

    La députée Ersilia Soudais était à peu près la seule à avoir émis un signalement à l'ARCOM, puis l'Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC), la seule à déposer une plainte auprès du Procureur de la République.

    Pourtant en marge d'un sujet consacré à un fait divers, celui d'un brancardier violemment agressé à l'hôpital de Challans, Barbara Lefebvre affirmait dans cette émission que les « gens du voyage » « n'ont pas les codes d'une société civilisée », qu'ils « vivent selon leurs propres règles », qu'ils tiennent des cirques où les animaux sont maltraités, qu'ils attendent les vétérinaires « à coups de barre de fer », et conclut : « s'ils n'ont pas les codes, la porte est ouverte […] qu'ils aillent se faire soigner dans le pays des gens du voyage ».

    C'est dire qu'il y avait quand même matière à s'interroger devant ces propos parfaitement antitsiganes.

    Cette même indifférence face à l'antitsiganisme nous l'avons également retrouvé devant le tribunal.

    La défense de Barbara Lefebvre n'a pas cherché à nier les mots ou leur agressivité, mais à déplacer le problème de fond vers une question de forme.

    Puisque « gens du voyage » désignerait une catégorie administrative (définie par la loi du 5 juillet 2000 comme les personnes « dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles ») alors parler d'eux en termes hostiles ne pourrait pas relever du racisme.

    Pas d'ethnie visée, pas d'origine, pas de race : pas d'injure à caractère raciste possible.

    Oui mais voilà, autant cet argument de comptoir passe aisément sur un plateau de CNEWS, autant devant les juges de la 17e chambre du Tribunal de Paris il ne produit pas le même effet.

    C'est sans surprise que le tribunal l'a écarté avec une netteté qu'il faut saluer, en relevant que l'expression « gens du voyage », dans le contexte précis des propos, « n'est pas employée dans une acception restreinte pour décrire une réalité administrative caractérisée par ce seul mode de vie nomade mais dans la signification qu'elle prend dans le langage courant ».

    Autrement dit, personne, à l'écoute d'une chronique de radio généraliste, ne pense aux dispositions de la loi de 1969, l'article 1er de la loi du 5 juillet 2000 ou le décret de 2019 sur les aires d'accueil.

    Mais chacun pense à une population identifiée (Roms, Manouches, Sintés, Gitans, Yéniches, Voyageurs) dont la désignation par l'État a seulement changé de peau au fil des XXe et XXIe siècles.

    La catégorie « gens du voyage » est l'héritière directe du statut de « nomade » institué par la loi du 16 juillet 1912, dont le décret d'application de 1913 précise sans détour qu'il vise les personnes de « type bohémien et romanichel ».

    C'est sous ce statut que des familles sont internées à partir d'octobre 1940 dans les camps français, certaines déportées sous la catégorie raciale nazie de Zigeuner.

    Lorsque le statut est réformé en 1969 puis reformulé par les lois Besson de 1990 et 2000, les dispositifs changent, les carnets anthropométriques deviennent des livrets de circulation (abrogés seulement en 2017), les assignations à résidence et les contrôles systématiques sont peu à peu remplacé par des obligations à vivre en aires d'accueil, bien souvent à l'écart du reste du tissu social. Ainsi la matrice persiste.

    Si l'administration se refuse à voir dans le terme "gens du voyage" une quelconque approche par les origines, il suffit d'ouvrir les schémas départementaux d'accueil et d'habitat des gens du voyage pour y trouver encore, en préambule ou en annexe, le lien explicite avec les populations « tsiganes ».

    La catégorie se présente comme neutre, mais personne n'est dupe sur le fait qu'elle fonctionne toujours comme une catégorie ethnique.

    Et pour l'apprécier il existe un moyen de mesurer l'effet particulier de cette dénomination administrative de "gens du voyage", simplement en se demandant qui peut y entrer et qui peut en sortir.

    Visiblement ignorante sur le sujet, à l'audience, l'avocate de Barbara Lefebvre a tenté le tour de passe-passe, en soutenant que si sa cliente choisissait demain de vivre en caravane, elle deviendrait, elle aussi, « gens du voyage ».

    C'est factuellement faux.

    Barbara Lefebvre ne serait jamais orientée vers une aire d'accueil.

    Pour elle, une caravane n'est pas et ne sera jamais un « habitat traditionnel » au sens de la loi : l'habitat traditionnel, c'est celui dont on hérite.

    Elle disposerait des campings publics et privés, des terrains de loisir, de tous les espaces conçus pour accueillir les résidences mobiles non habitées par des "gens du voyage".

    Inversement, un Voyageur qui cesse de voyager et s'installe sur un terrain dont il est propriétaire ne sort jamais totalement de la catégorie, il devient dans les documents administratifs un « gens du voyage sédentaire ».

    Une formule oxymorique qui achève de révéler le caractère héréditaire informel du dispositif.

    La catégorie administrative n'est pas un statut qu'on endosse en adoptant un mode de vie mais une assignation qui suit les personnes et leurs familles depuis 1912, quel que soit leur mode de vie effectif.

    C'est un héritage duquel on ne peut consentir ni se soustraire.

    La co-autrice des Territoires perdus de la République a certainement du mal à avaler tout cela. Cette pourfendeuse de la laïcité et des valeurs universalistes, pourtant plusieurs fois épinglé pour des propos confinant au racisme, réaffirme ainsi devant les juges que la République ne peut pas discriminer sur les origines et que donc "gens du voyage" est un terme purement technique et que donc son injure ne peut revêtir un caractère raciale.

    Et pour cela Lefebvre fait ce qu'elle sait faire de mieux : nier tout processus de racisation.

    Il est pourtant aisé, et pour l'historien et pour le juriste, de démontrer que la dénomination « gens du voyage » est précisément l'outil par lequel la République a pu saisir juridiquement un groupe racialisé sans avoir à prononcer le mot de race.

    C'est d'ailleurs ce que je me suis attaché à expliquer lors de mon audition devant les juges.

    Utiliser l'argument de la « catégorie administrative » pour nier le caractère raciste de ces propos, revient finalement à se prévaloir de l'outil même qui permet au racisme de se dire sans se nommer.

    Barbara Lefebvre, ancienne cadre de la LICRA et défenseuse autoproclamée de la lutte contre l'antisémitisme, ne peut pourtant pas ignorer que l'effacement du processus de racialisation est un geste identifiable, récurrent, et qu'il porte un nom.

    Si elle s'intéressait au concept de blanchité, elle y retrouverait un mécanisme qu'elle devrait reconnaître : celui qui consiste à faire des juifs « des blancs comme les autres » pour disqualifier toute analyse de la violence antisémite en termes racistes.

    Ce qu'elle fait, à son échelle et avec ses propres mots, lorsqu'elle explique au tribunal que les « gens du voyage » sont une catégorie administrative et non une ethnie, c'est très exactement le même geste, appliqué à un autre groupe.

    Soit elle ne s'en aperçoit pas et il y a un problème de cohérence intellectuelle.

    Soit elle s'en aperçoit et il y a un problème d'honnêteté.

    Je prends le pari qu'il y a chez elle une parfaite conscience de tout ceci et que de ce fait une mauvaise foi peut être démontrée.

    Barbara Lefebvre est également professeure d'histoire-géographie et d'éducation morale et civique.

    Elle enseigne à ses élèves de troisième les stéréotypes racistes, la Shoah et le génocide des Roms et des Sintés.

    Elle sait, mieux que la plupart des commentateurs, que la catégorie administrative qu'elle invoque pour se dédouaner est le produit d'une histoire longue de racialisation.

    Lors de sa première audition, avant qu'elle ne soit préparée par son conseil, elle utilisait d'ailleurs indifféremment « gens du voyage » et « manouches », ce qui en dit long sur ce que l'expression recouvre dans son esprit.

    #GensDuVoyage #Antitsiganisme #WilliamAcker #BarbaraLefebvre #Racisme #Antifas #Indifference

  8. - blogs.mediapart.fr/william-ack ("Gens du voyage" n'est pas une race. Anatomie d'un alibi) par William Acker

    Condamnée mercredi 15 avril 2026 par la 17e chambre correctionnelle de Paris à 1 000 euros d'amende pour injure publique en raison de l'origine, Barbara Lefebvre a annoncé faire appel.

    Le jour de sa condamnation elle livrait à Médiapart le cœur de sa défense, un classique du genre. Selon elle le tribunal se serait trompé dans « la dénomination "gens du voyage" qui est une catégorie administrative et non pas une ethnie ou une race ».

    Cet argument n'est pas une trouvaille, mais pendant plusieurs heures lors de l'audience du 4 février dernier il a structuré sa plaidoirie et celle de son avocate, maitre Karine Rozenblum.

    On aimerait d'ailleurs que Barbara Lefebvre nous explique un jour ce qu'est, selon elle, une vraie race, parce que c'est bien ce qu'implique sa défense.

    Il existerait de « vraies » catégories raciales, et les « gens du voyage » n'en feraient pas partie. Mais passons.

    Cet argument est, depuis plusieurs décennies, l'argument de référence de quiconque veut tenir des propos antitsiganes sans avoir à en assumer le caractère raciste.

    Et cela se cumule avec une indifférence globale de la société vers les actes antitsiganes.

    Ainsi la séquence de l'émission « Les Grandes Gueules » du 8 avril 2024 n'avait pas suscité une grande émotion, ni de ses collègues en plateau, ni des médias, ni même de la société de journalistes de RMC pourtant déjà mobilisée contre des propos tenu par Barbara Lefebvre sur Gaza (ils ont condamné ses propos après sa condamnation le 15 avril).

    La députée Ersilia Soudais était à peu près la seule à avoir émis un signalement à l'ARCOM, puis l'Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC), la seule à déposer une plainte auprès du Procureur de la République.

    Pourtant en marge d'un sujet consacré à un fait divers, celui d'un brancardier violemment agressé à l'hôpital de Challans, Barbara Lefebvre affirmait dans cette émission que les « gens du voyage » « n'ont pas les codes d'une société civilisée », qu'ils « vivent selon leurs propres règles », qu'ils tiennent des cirques où les animaux sont maltraités, qu'ils attendent les vétérinaires « à coups de barre de fer », et conclut : « s'ils n'ont pas les codes, la porte est ouverte […] qu'ils aillent se faire soigner dans le pays des gens du voyage ».

    C'est dire qu'il y avait quand même matière à s'interroger devant ces propos parfaitement antitsiganes.

    Cette même indifférence face à l'antitsiganisme nous l'avons également retrouvé devant le tribunal.

    La défense de Barbara Lefebvre n'a pas cherché à nier les mots ou leur agressivité, mais à déplacer le problème de fond vers une question de forme.

    Puisque « gens du voyage » désignerait une catégorie administrative (définie par la loi du 5 juillet 2000 comme les personnes « dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles ») alors parler d'eux en termes hostiles ne pourrait pas relever du racisme.

    Pas d'ethnie visée, pas d'origine, pas de race : pas d'injure à caractère raciste possible.

    Oui mais voilà, autant cet argument de comptoir passe aisément sur un plateau de CNEWS, autant devant les juges de la 17e chambre du Tribunal de Paris il ne produit pas le même effet.

    C'est sans surprise que le tribunal l'a écarté avec une netteté qu'il faut saluer, en relevant que l'expression « gens du voyage », dans le contexte précis des propos, « n'est pas employée dans une acception restreinte pour décrire une réalité administrative caractérisée par ce seul mode de vie nomade mais dans la signification qu'elle prend dans le langage courant ».

    Autrement dit, personne, à l'écoute d'une chronique de radio généraliste, ne pense aux dispositions de la loi de 1969, l'article 1er de la loi du 5 juillet 2000 ou le décret de 2019 sur les aires d'accueil.

    Mais chacun pense à une population identifiée (Roms, Manouches, Sintés, Gitans, Yéniches, Voyageurs) dont la désignation par l'État a seulement changé de peau au fil des XXe et XXIe siècles.

    La catégorie « gens du voyage » est l'héritière directe du statut de « nomade » institué par la loi du 16 juillet 1912, dont le décret d'application de 1913 précise sans détour qu'il vise les personnes de « type bohémien et romanichel ».

    C'est sous ce statut que des familles sont internées à partir d'octobre 1940 dans les camps français, certaines déportées sous la catégorie raciale nazie de Zigeuner.

    Lorsque le statut est réformé en 1969 puis reformulé par les lois Besson de 1990 et 2000, les dispositifs changent, les carnets anthropométriques deviennent des livrets de circulation (abrogés seulement en 2017), les assignations à résidence et les contrôles systématiques sont peu à peu remplacé par des obligations à vivre en aires d'accueil, bien souvent à l'écart du reste du tissu social. Ainsi la matrice persiste.

    Si l'administration se refuse à voir dans le terme "gens du voyage" une quelconque approche par les origines, il suffit d'ouvrir les schémas départementaux d'accueil et d'habitat des gens du voyage pour y trouver encore, en préambule ou en annexe, le lien explicite avec les populations « tsiganes ».

    La catégorie se présente comme neutre, mais personne n'est dupe sur le fait qu'elle fonctionne toujours comme une catégorie ethnique.

    Et pour l'apprécier il existe un moyen de mesurer l'effet particulier de cette dénomination administrative de "gens du voyage", simplement en se demandant qui peut y entrer et qui peut en sortir.

    Visiblement ignorante sur le sujet, à l'audience, l'avocate de Barbara Lefebvre a tenté le tour de passe-passe, en soutenant que si sa cliente choisissait demain de vivre en caravane, elle deviendrait, elle aussi, « gens du voyage ».

    C'est factuellement faux.

    Barbara Lefebvre ne serait jamais orientée vers une aire d'accueil.

    Pour elle, une caravane n'est pas et ne sera jamais un « habitat traditionnel » au sens de la loi : l'habitat traditionnel, c'est celui dont on hérite.

    Elle disposerait des campings publics et privés, des terrains de loisir, de tous les espaces conçus pour accueillir les résidences mobiles non habitées par des "gens du voyage".

    Inversement, un Voyageur qui cesse de voyager et s'installe sur un terrain dont il est propriétaire ne sort jamais totalement de la catégorie, il devient dans les documents administratifs un « gens du voyage sédentaire ».

    Une formule oxymorique qui achève de révéler le caractère héréditaire informel du dispositif.

    La catégorie administrative n'est pas un statut qu'on endosse en adoptant un mode de vie mais une assignation qui suit les personnes et leurs familles depuis 1912, quel que soit leur mode de vie effectif.

    C'est un héritage duquel on ne peut consentir ni se soustraire.

    La co-autrice des Territoires perdus de la République a certainement du mal à avaler tout cela. Cette pourfendeuse de la laïcité et des valeurs universalistes, pourtant plusieurs fois épinglé pour des propos confinant au racisme, réaffirme ainsi devant les juges que la République ne peut pas discriminer sur les origines et que donc "gens du voyage" est un terme purement technique et que donc son injure ne peut revêtir un caractère raciale.

    Et pour cela Lefebvre fait ce qu'elle sait faire de mieux : nier tout processus de racisation.

    Il est pourtant aisé, et pour l'historien et pour le juriste, de démontrer que la dénomination « gens du voyage » est précisément l'outil par lequel la République a pu saisir juridiquement un groupe racialisé sans avoir à prononcer le mot de race.

    C'est d'ailleurs ce que je me suis attaché à expliquer lors de mon audition devant les juges.

    Utiliser l'argument de la « catégorie administrative » pour nier le caractère raciste de ces propos, revient finalement à se prévaloir de l'outil même qui permet au racisme de se dire sans se nommer.

    Barbara Lefebvre, ancienne cadre de la LICRA et défenseuse autoproclamée de la lutte contre l'antisémitisme, ne peut pourtant pas ignorer que l'effacement du processus de racialisation est un geste identifiable, récurrent, et qu'il porte un nom.

    Si elle s'intéressait au concept de blanchité, elle y retrouverait un mécanisme qu'elle devrait reconnaître : celui qui consiste à faire des juifs « des blancs comme les autres » pour disqualifier toute analyse de la violence antisémite en termes racistes.

    Ce qu'elle fait, à son échelle et avec ses propres mots, lorsqu'elle explique au tribunal que les « gens du voyage » sont une catégorie administrative et non une ethnie, c'est très exactement le même geste, appliqué à un autre groupe.

    Soit elle ne s'en aperçoit pas et il y a un problème de cohérence intellectuelle.

    Soit elle s'en aperçoit et il y a un problème d'honnêteté.

    Je prends le pari qu'il y a chez elle une parfaite conscience de tout ceci et que de ce fait une mauvaise foi peut être démontrée.

    Barbara Lefebvre est également professeure d'histoire-géographie et d'éducation morale et civique.

    Elle enseigne à ses élèves de troisième les stéréotypes racistes, la Shoah et le génocide des Roms et des Sintés.

    Elle sait, mieux que la plupart des commentateurs, que la catégorie administrative qu'elle invoque pour se dédouaner est le produit d'une histoire longue de racialisation.

    Lors de sa première audition, avant qu'elle ne soit préparée par son conseil, elle utilisait d'ailleurs indifféremment « gens du voyage » et « manouches », ce qui en dit long sur ce que l'expression recouvre dans son esprit.

    #GensDuVoyage #Antitsiganisme #WilliamAcker #BarbaraLefebvre #Racisme #Antifas #Indifference

  9. - blogs.mediapart.fr/william-ack ("Gens du voyage" n'est pas une race. Anatomie d'un alibi) par William Acker

    Condamnée mercredi 15 avril 2026 par la 17e chambre correctionnelle de Paris à 1 000 euros d'amende pour injure publique en raison de l'origine, Barbara Lefebvre a annoncé faire appel. Le jour de sa condamnation elle livrait à Médiapart le cœur de sa défense, un classique du genre. Selon elle le tribunal se serait trompé dans « la dénomination "gens du voyage" qui est une catégorie administrative et non pas une ethnie ou une race ». Cet argument n'est pas une trouvaille, mais pendant plusieurs heures lors de l'audience du 4 février dernier il a structuré sa plaidoirie et celle de son avocate, maitre Karine Rozenblum. On aimerait d'ailleurs que Barbara Lefebvre nous explique un jour ce qu'est, selon elle, une vraie race, parce que c'est bien ce qu'implique sa défense. Il existerait de « vraies » catégories raciales, et les « gens du voyage » n'en feraient pas partie. Mais passons. Cet argument est, depuis plusieurs décennies, l'argument de référence de quiconque veut tenir des propos antitsiganes sans avoir à en assumer le caractère raciste.

    Et cela se cumule avec une indifférence globale de la société vers les actes antitsiganes. Ainsi la séquence de l'émission « Les Grandes Gueules » du 8 avril 2024 n'avait pas suscité une grande émotion, ni de ses collègues en plateau, ni des médias, ni même de la société de journalistes de RMC pourtant déjà mobilisée contre des propos tenu par Barbara Lefebvre sur Gaza (ils ont condamné ses propos après sa condamnation le 15 avril). La députée Ersilia Soudais était à peu près la seule à avoir émis un signalement à l'ARCOM, puis l'Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC), la seule à déposer une plainte auprès du Procureur de la République. Pourtant en marge d'un sujet consacré à un fait divers, celui d'un brancardier violemment agressé à l'hôpital de Challans, Barbara Lefebvre affirmait dans cette émission que les « gens du voyage » « n'ont pas les codes d'une société civilisée », qu'ils « vivent selon leurs propres règles », qu'ils tiennent des cirques où les animaux sont maltraités, qu'ils attendent les vétérinaires « à coups de barre de fer », et conclut : « s'ils n'ont pas les codes, la porte est ouverte […] qu'ils aillent se faire soigner dans le pays des gens du voyage ». C'est dire qu'il y avait quand même matière à s'interroger devant ces propos parfaitement antitsiganes. Cette même indifférence face à l'antitsiganisme nous l'avons également retrouvé devant le tribunal. La défense de Barbara Lefebvre n'a pas cherché à nier les mots ou leur agressivité, mais à déplacer le problème de fond vers une question de forme. Puisque « gens du voyage » désignerait une catégorie administrative (définie par la loi du 5 juillet 2000 comme les personnes « dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles ») alors parler d'eux en termes hostiles ne pourrait pas relever du racisme. Pas d'ethnie visée, pas d'origine, pas de race : pas d'injure à caractère raciste possible.

    Oui mais voilà, autant cet argument de comptoir passe aisément sur un plateau de CNEWS, autant devant les juges de la 17e chambre du Tribunal de Paris il ne produit pas le même effet. C'est sans surprise que le tribunal l'a écarté avec une netteté qu'il faut saluer, en relevant que l'expression « gens du voyage », dans le contexte précis des propos, « n'est pas employée dans une acception restreinte pour décrire une réalité administrative caractérisée par ce seul mode de vie nomade mais dans la signification qu'elle prend dans le langage courant ». Autrement dit, personne, à l'écoute d'une chronique de radio généraliste, ne pense aux dispositions de la loi de 1969, l'article 1er de la loi du 5 juillet 2000 ou le décret de 2019 sur les aires d'accueil. Mais chacun pense à une population identifiée (Roms, Manouches, Sintés, Gitans, Yéniches, Voyageurs) dont la désignation par l'État a seulement changé de peau au fil des XXe et XXIe siècles.

    La catégorie « gens du voyage » est l'héritière directe du statut de « nomade » institué par la loi du 16 juillet 1912, dont le décret d'application de 1913 précise sans détour qu'il vise les personnes de « type bohémien et romanichel ». C'est sous ce statut que des familles sont internées à partir d'octobre 1940 dans les camps français, certaines déportées sous la catégorie raciale nazie de Zigeuner. Lorsque le statut est réformé en 1969 puis reformulé par les lois Besson de 1990 et 2000, les dispositifs changent, les carnets anthropométriques deviennent des livrets de circulation (abrogés seulement en 2017), les assignations à résidence et les contrôles systématiques sont peu à peu remplacé par des obligations à vivre en aires d'accueil, bien souvent à l'écart du reste du tissu social. Ainsi la matrice persiste. Si l'administration se refuse à voir dans le terme "gens du voyage" une quelconque approche par les origines, il suffit d'ouvrir les schémas départementaux d'accueil et d'habitat des gens du voyage pour y trouver encore, en préambule ou en annexe, le lien explicite avec les populations « tsiganes ». La catégorie se présente comme neutre, mais personne n'est dupe sur le fait qu'elle fonctionne toujours comme une catégorie ethnique.

    Et pour l'apprécier il existe un moyen de mesurer l'effet particulier de cette dénomination administrative de "gens du voyage", simplement en se demandant qui peut y entrer et qui peut en sortir. Visiblement ignorante sur le sujet, à l'audience, l'avocate de Barbara Lefebvre a tenté le tour de passe-passe, en soutenant que si sa cliente choisissait demain de vivre en caravane, elle deviendrait, elle aussi, « gens du voyage ». C'est factuellement faux. Barbara Lefebvre ne serait jamais orientée vers une aire d'accueil. Pour elle, une caravane n'est pas et ne sera jamais un « habitat traditionnel » au sens de la loi : l'habitat traditionnel, c'est celui dont on hérite. Elle disposerait des campings publics et privés, des terrains de loisir, de tous les espaces conçus pour accueillir les résidences mobiles non habitées par des "gens du voyage". Inversement, un Voyageur qui cesse de voyager et s'installe sur un terrain dont il est propriétaire ne sort jamais totalement de la catégorie, il devient dans les documents administratifs un « gens du voyage sédentaire ». Une formule oxymorique qui achève de révéler le caractère héréditaire informel du dispositif. La catégorie administrative n'est pas un statut qu'on endosse en adoptant un mode de vie mais une assignation qui suit les personnes et leurs familles depuis 1912, quel que soit leur mode de vie effectif. C'est un héritage duquel on ne peut consentir ni se soustraire.

    La co-autrice des Territoires perdus de la République a certainement du mal à avaler tout cela. Cette pourfendeuse de la laïcité et des valeurs universalistes, pourtant plusieurs fois épinglé pour des propos confinant au racisme, réaffirme ainsi devant les juges que la République ne peut pas discriminer sur les origines et que donc "gens du voyage" est un terme purement technique et que donc son injure ne peut revêtir un caractère raciale. Et pour cela Lefebvre fait ce qu'elle sait faire de mieux : nier tout processus de racisation. Il est pourtant aisé, et pour l'historien et pour le juriste, de démontrer que la dénomination « gens du voyage » est précisément l'outil par lequel la République a pu saisir juridiquement un groupe racialisé sans avoir à prononcer le mot de race. C'est d'ailleurs ce que je me suis attaché à expliquer lors de mon audition devant les juges. Utiliser l'argument de la « catégorie administrative » pour nier le caractère raciste de ces propos, revient finalement à se prévaloir de l'outil même qui permet au racisme de se dire sans se nommer. Barbara Lefebvre, ancienne cadre de la LICRA et défenseuse autoproclamée de la lutte contre l'antisémitisme, ne peut pourtant pas ignorer que l'effacement du processus de racialisation est un geste identifiable, récurrent, et qu'il porte un nom. Si elle s'intéressait au concept de blanchité, elle y retrouverait un mécanisme qu'elle devrait reconnaître : celui qui consiste à faire des juifs « des blancs comme les autres » pour disqualifier toute analyse de la violence antisémite en termes racistes. Ce qu'elle fait, à son échelle et avec ses propres mots, lorsqu'elle explique au tribunal que les « gens du voyage » sont une catégorie administrative et non une ethnie, c'est très exactement le même geste, appliqué à un autre groupe. Soit elle ne s'en aperçoit pas et il y a un problème de cohérence intellectuelle. Soit elle s'en aperçoit et il y a un problème d'honnêteté.

    Je prends le pari qu'il y a chez elle une parfaite conscience de tout ceci et que de ce fait une mauvaise foi peut être démontrée. Barbara Lefebvre est également professeure d'histoire-géographie et d'éducation morale et civique. Elle enseigne à ses élèves de troisième les stéréotypes racistes, la Shoah et le génocide des Roms et des Sintés. Elle sait, mieux que la plupart des commentateurs, que la catégorie administrative qu'elle invoque pour se dédouaner est le produit d'une histoire longue de racialisation. Lors de sa première audition, avant qu'elle ne soit préparée par son conseil, elle utilisait d'ailleurs indifféremment « gens du voyage » et « manouches », ce qui en dit long sur ce que l'expression recouvre dans son esprit.

    #GensDuVoyage #Antitsiganisme #WilliamAcker #BarbaraLefebvre #Racisme #Antifas #Indifference

  10. - blogs.mediapart.fr/william-ack ("Gens du voyage" n'est pas une race. Anatomie d'un alibi) par William Acker

    Condamnée mercredi 15 avril 2026 par la 17e chambre correctionnelle de Paris à 1 000 euros d'amende pour injure publique en raison de l'origine, Barbara Lefebvre a annoncé faire appel. Le jour de sa condamnation elle livrait à Médiapart le cœur de sa défense, un classique du genre. Selon elle le tribunal se serait trompé dans « la dénomination "gens du voyage" qui est une catégorie administrative et non pas une ethnie ou une race ». Cet argument n'est pas une trouvaille, mais pendant plusieurs heures lors de l'audience du 4 février dernier il a structuré sa plaidoirie et celle de son avocate, maitre Karine Rozenblum. On aimerait d'ailleurs que Barbara Lefebvre nous explique un jour ce qu'est, selon elle, une vraie race, parce que c'est bien ce qu'implique sa défense. Il existerait de « vraies » catégories raciales, et les « gens du voyage » n'en feraient pas partie. Mais passons. Cet argument est, depuis plusieurs décennies, l'argument de référence de quiconque veut tenir des propos antitsiganes sans avoir à en assumer le caractère raciste.

    Et cela se cumule avec une indifférence globale de la société vers les actes antitsiganes. Ainsi la séquence de l'émission « Les Grandes Gueules » du 8 avril 2024 n'avait pas suscité une grande émotion, ni de ses collègues en plateau, ni des médias, ni même de la société de journalistes de RMC pourtant déjà mobilisée contre des propos tenu par Barbara Lefebvre sur Gaza (ils ont condamné ses propos après sa condamnation le 15 avril). La députée Ersilia Soudais était à peu près la seule à avoir émis un signalement à l'ARCOM, puis l'Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC), la seule à déposer une plainte auprès du Procureur de la République. Pourtant en marge d'un sujet consacré à un fait divers, celui d'un brancardier violemment agressé à l'hôpital de Challans, Barbara Lefebvre affirmait dans cette émission que les « gens du voyage » « n'ont pas les codes d'une société civilisée », qu'ils « vivent selon leurs propres règles », qu'ils tiennent des cirques où les animaux sont maltraités, qu'ils attendent les vétérinaires « à coups de barre de fer », et conclut : « s'ils n'ont pas les codes, la porte est ouverte […] qu'ils aillent se faire soigner dans le pays des gens du voyage ». C'est dire qu'il y avait quand même matière à s'interroger devant ces propos parfaitement antitsiganes. Cette même indifférence face à l'antitsiganisme nous l'avons également retrouvé devant le tribunal. La défense de Barbara Lefebvre n'a pas cherché à nier les mots ou leur agressivité, mais à déplacer le problème de fond vers une question de forme. Puisque « gens du voyage » désignerait une catégorie administrative (définie par la loi du 5 juillet 2000 comme les personnes « dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles ») alors parler d'eux en termes hostiles ne pourrait pas relever du racisme. Pas d'ethnie visée, pas d'origine, pas de race : pas d'injure à caractère raciste possible.

    Oui mais voilà, autant cet argument de comptoir passe aisément sur un plateau de CNEWS, autant devant les juges de la 17e chambre du Tribunal de Paris il ne produit pas le même effet. C'est sans surprise que le tribunal l'a écarté avec une netteté qu'il faut saluer, en relevant que l'expression « gens du voyage », dans le contexte précis des propos, « n'est pas employée dans une acception restreinte pour décrire une réalité administrative caractérisée par ce seul mode de vie nomade mais dans la signification qu'elle prend dans le langage courant ». Autrement dit, personne, à l'écoute d'une chronique de radio généraliste, ne pense aux dispositions de la loi de 1969, l'article 1er de la loi du 5 juillet 2000 ou le décret de 2019 sur les aires d'accueil. Mais chacun pense à une population identifiée (Roms, Manouches, Sintés, Gitans, Yéniches, Voyageurs) dont la désignation par l'État a seulement changé de peau au fil des XXe et XXIe siècles.

    La catégorie « gens du voyage » est l'héritière directe du statut de « nomade » institué par la loi du 16 juillet 1912, dont le décret d'application de 1913 précise sans détour qu'il vise les personnes de « type bohémien et romanichel ». C'est sous ce statut que des familles sont internées à partir d'octobre 1940 dans les camps français, certaines déportées sous la catégorie raciale nazie de Zigeuner. Lorsque le statut est réformé en 1969 puis reformulé par les lois Besson de 1990 et 2000, les dispositifs changent, les carnets anthropométriques deviennent des livrets de circulation (abrogés seulement en 2017), les assignations à résidence et les contrôles systématiques sont peu à peu remplacé par des obligations à vivre en aires d'accueil, bien souvent à l'écart du reste du tissu social. Ainsi la matrice persiste. Si l'administration se refuse à voir dans le terme "gens du voyage" une quelconque approche par les origines, il suffit d'ouvrir les schémas départementaux d'accueil et d'habitat des gens du voyage pour y trouver encore, en préambule ou en annexe, le lien explicite avec les populations « tsiganes ». La catégorie se présente comme neutre, mais personne n'est dupe sur le fait qu'elle fonctionne toujours comme une catégorie ethnique.

    Et pour l'apprécier il existe un moyen de mesurer l'effet particulier de cette dénomination administrative de "gens du voyage", simplement en se demandant qui peut y entrer et qui peut en sortir. Visiblement ignorante sur le sujet, à l'audience, l'avocate de Barbara Lefebvre a tenté le tour de passe-passe, en soutenant que si sa cliente choisissait demain de vivre en caravane, elle deviendrait, elle aussi, « gens du voyage ». C'est factuellement faux. Barbara Lefebvre ne serait jamais orientée vers une aire d'accueil. Pour elle, une caravane n'est pas et ne sera jamais un « habitat traditionnel » au sens de la loi : l'habitat traditionnel, c'est celui dont on hérite. Elle disposerait des campings publics et privés, des terrains de loisir, de tous les espaces conçus pour accueillir les résidences mobiles non habitées par des "gens du voyage". Inversement, un Voyageur qui cesse de voyager et s'installe sur un terrain dont il est propriétaire ne sort jamais totalement de la catégorie, il devient dans les documents administratifs un « gens du voyage sédentaire ». Une formule oxymorique qui achève de révéler le caractère héréditaire informel du dispositif. La catégorie administrative n'est pas un statut qu'on endosse en adoptant un mode de vie mais une assignation qui suit les personnes et leurs familles depuis 1912, quel que soit leur mode de vie effectif. C'est un héritage duquel on ne peut consentir ni se soustraire.

    La co-autrice des Territoires perdus de la République a certainement du mal à avaler tout cela. Cette pourfendeuse de la laïcité et des valeurs universalistes, pourtant plusieurs fois épinglé pour des propos confinant au racisme, réaffirme ainsi devant les juges que la République ne peut pas discriminer sur les origines et que donc "gens du voyage" est un terme purement technique et que donc son injure ne peut revêtir un caractère raciale. Et pour cela Lefebvre fait ce qu'elle sait faire de mieux : nier tout processus de racisation. Il est pourtant aisé, et pour l'historien et pour le juriste, de démontrer que la dénomination « gens du voyage » est précisément l'outil par lequel la République a pu saisir juridiquement un groupe racialisé sans avoir à prononcer le mot de race. C'est d'ailleurs ce que je me suis attaché à expliquer lors de mon audition devant les juges. Utiliser l'argument de la « catégorie administrative » pour nier le caractère raciste de ces propos, revient finalement à se prévaloir de l'outil même qui permet au racisme de se dire sans se nommer. Barbara Lefebvre, ancienne cadre de la LICRA et défenseuse autoproclamée de la lutte contre l'antisémitisme, ne peut pourtant pas ignorer que l'effacement du processus de racialisation est un geste identifiable, récurrent, et qu'il porte un nom. Si elle s'intéressait au concept de blanchité, elle y retrouverait un mécanisme qu'elle devrait reconnaître : celui qui consiste à faire des juifs « des blancs comme les autres » pour disqualifier toute analyse de la violence antisémite en termes racistes. Ce qu'elle fait, à son échelle et avec ses propres mots, lorsqu'elle explique au tribunal que les « gens du voyage » sont une catégorie administrative et non une ethnie, c'est très exactement le même geste, appliqué à un autre groupe. Soit elle ne s'en aperçoit pas et il y a un problème de cohérence intellectuelle. Soit elle s'en aperçoit et il y a un problème d'honnêteté.

    Je prends le pari qu'il y a chez elle une parfaite conscience de tout ceci et que de ce fait une mauvaise foi peut être démontrée. Barbara Lefebvre est également professeure d'histoire-géographie et d'éducation morale et civique. Elle enseigne à ses élèves de troisième les stéréotypes racistes, la Shoah et le génocide des Roms et des Sintés. Elle sait, mieux que la plupart des commentateurs, que la catégorie administrative qu'elle invoque pour se dédouaner est le produit d'une histoire longue de racialisation. Lors de sa première audition, avant qu'elle ne soit préparée par son conseil, elle utilisait d'ailleurs indifféremment « gens du voyage » et « manouches », ce qui en dit long sur ce que l'expression recouvre dans son esprit.

    #GensDuVoyage #Antitsiganisme #WilliamAcker #BarbaraLefebvre #Racisme #Antifas #Indifference

  11. - bsky.app/profile/rafumab.bsky.

    --<--
    👋 liberation, merci pour cet article: liberation.fr/economie/medias/

    Il serait peut-être intéressant de recueillir l'avis des "gens du voyage" eux-mêmes sur cette minimisation du racisme antitsigane ?

    Par exemple au hasard, l'association qui est à l'origine de la plainte contre Mme Lefebvre...
    -->--

    #antitsiganisme #racisme #ANGVC #WilliamAcker #GensDuVoyage #BarbaraLefèbvre #Media

  12. 👉 Programme complet et inscriptions :
    boussoleantiraciste.fr/formati (Antitsiganisme : Reconnaître et combattre)

    🔴 Formation - Antitsiganisme, identifier et combattre

    L'antitsiganisme est un racisme qui agit presque toujours à visage découvert, pourtant il reste l'un des moins nommés et des plus normalisés.

    Que ce soit dans les discours politiques, les pratiques administratives ou l'imaginaire collectif, les mécanismes de relégation des personnes d'origine romani et des Voyageurs sont systémiques.

    Pour les combattre, il faut d’abord apprendre à les reconnaître.

    La Boussole Antiraciste propose deux nouvelles sessions de formation avec William Acker (bsky.app/profile/rafumab.bsky.).

    Cette formation de 2 jours (15h) propose une immersion historique, juridique et sociologique pour acquérir des outils concrets d'intervention.

    # Au programme

    ✅ Déconstruction des stéréotypes et des biais médiatiques.

    ✅ Analyse des politiques publiques et du cadre juridique (fichage, restrictions de circulation).

    ✅ Études de cas réels (expulsions, discriminations administratives).

    ✅ Élaboration de stratégies d'action pour les milieux militants, syndicaux et politiques.

    📅 Inscrivez-vous pour les prochaines sessions 2026

    📍 PARIS (20e) : 20 & 21 avril 2026

    📍 RENNES (Centre) : 15 & 16 juin 2026

    💡 Bon à savoir :

    Effectif limité à 15 places par session pour favoriser les échanges.

    Formation certifiée Qualiopi : éligible à une prise en charge (OPCO, etc.)

    Prix libre pour les précaires et étudiants.

    Méthodes actives : supports visuels, écrits et ateliers interactifs.

    👉 Programme complet et inscriptions :
    boussoleantiraciste.fr/formati

    #Antitsiganisme #Combat #luttes #WilliamAcker #BoussoleAntiraciste #Romani #Voyageurs

  13. 👉 Programme complet et inscriptions :
    boussoleantiraciste.fr/formati (Antitsiganisme : Reconnaître et combattre)

    🔴 Formation - Antitsiganisme, identifier et combattre

    L'antitsiganisme est un racisme qui agit presque toujours à visage découvert, pourtant il reste l'un des moins nommés et des plus normalisés.

    Que ce soit dans les discours politiques, les pratiques administratives ou l'imaginaire collectif, les mécanismes de relégation des personnes d'origine romani et des Voyageurs sont systémiques.

    Pour les combattre, il faut d’abord apprendre à les reconnaître.

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    Cette formation de 2 jours (15h) propose une immersion historique, juridique et sociologique pour acquérir des outils concrets d'intervention.

    # Au programme

    ✅ Déconstruction des stéréotypes et des biais médiatiques.

    ✅ Analyse des politiques publiques et du cadre juridique (fichage, restrictions de circulation).

    ✅ Études de cas réels (expulsions, discriminations administratives).

    ✅ Élaboration de stratégies d'action pour les milieux militants, syndicaux et politiques.

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    📍 RENNES (Centre) : 15 & 16 juin 2026

    💡 Bon à savoir :

    Effectif limité à 15 places par session pour favoriser les échanges.

    Formation certifiée Qualiopi : éligible à une prise en charge (OPCO, etc.)

    Prix libre pour les précaires et étudiants.

    Méthodes actives : supports visuels, écrits et ateliers interactifs.

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    #Antitsiganisme #Combat #luttes #WilliamAcker #BoussoleAntiraciste #Romani #Voyageurs

  14. Source: bsky.app/profile/rafumab.bsky. (William Acker)

    --<--
    Les périodes de grand froid sont aussi l’occasion de rappeler la situation particulièrement préoccupante des "gens du voyage" les plus précaires.

    Celles et ceux qui vivent sur les aires d’accueil, mais aussi dans des lieux de vie informels, y sont parmi les plus exposés

    Certaines aires d’accueil ferment même pendant l’hiver faute d’équipements adaptés. À Pontarlier, par exemple, les réseaux d’eau gèlent et les installations électriques ne sont pas dimensionnées pour répondre à une hausse des besoins énergétiques liée au froid.

    Résultat ? On ferme l'aire et il n'y a plus de solution d'accueil sur le territoire

    Autre réalité largement méconnue : les Voyageurs ne bénéficient pas de la trêve hivernale

    Cette semaine encore, plusieurs familles font face à des évacuations, simplement parce que des autorisations de stationnement arrivent à échéance, alors même qu’aucune solution alternative n’existe et que les autres aires d’accueil sont saturées.

    Ces épisodes de grand froid mettent aussi en lumière la situation des personnes — souvent voyageuses — vivant dans des lieux de vie informels. Leur priorité, aujourd’hui, est simplement de pouvoir réchauffer leurs enfants, accéder à l’électricité ou disposer de bois pour se chauffer.

    Il faut une adaptation des politiques publiques au changements climatiques. Or le Plan national proposé par le gouvernement est largement insuffisant : la seule mesure prévue pour les gens du voyage consiste à distribuer des bouteilles d’eau en cas de canicule !

    (ecologie.gouv.fr/politiques-pu, "Adaptation de la France au changement climatique")

    Rien sur le grand froid.

    Rien sur l’adaptation des équipements.

    Rien sur de nouvelles normes pour rendre les aires d’accueil habitables en hiver.

    Rien non plus sur l'extension de la trêve hivernale aux gens du voyage et l’interdiction des expulsions ou « évacuations » pendant cette période.

    #GensDuVoyage #Antitsiganisme #GrandFroid #Expulsions #TreveDhiver #ANGVC #WilliamAcker

  15. Source: bsky.app/profile/rafumab.bsky. (William Acker)

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    Les périodes de grand froid sont aussi l’occasion de rappeler la situation particulièrement préoccupante des "gens du voyage" les plus précaires.

    Celles et ceux qui vivent sur les aires d’accueil, mais aussi dans des lieux de vie informels, y sont parmi les plus exposés

    Certaines aires d’accueil ferment même pendant l’hiver faute d’équipements adaptés. À Pontarlier, par exemple, les réseaux d’eau gèlent et les installations électriques ne sont pas dimensionnées pour répondre à une hausse des besoins énergétiques liée au froid.

    Résultat ? On ferme l'aire et il n'y a plus de solution d'accueil sur le territoire

    Autre réalité largement méconnue : les Voyageurs ne bénéficient pas de la trêve hivernale

    Cette semaine encore, plusieurs familles font face à des évacuations, simplement parce que des autorisations de stationnement arrivent à échéance, alors même qu’aucune solution alternative n’existe et que les autres aires d’accueil sont saturées.

    Ces épisodes de grand froid mettent aussi en lumière la situation des personnes — souvent voyageuses — vivant dans des lieux de vie informels. Leur priorité, aujourd’hui, est simplement de pouvoir réchauffer leurs enfants, accéder à l’électricité ou disposer de bois pour se chauffer.

    Il faut une adaptation des politiques publiques au changements climatiques. Or le Plan national proposé par le gouvernement est largement insuffisant : la seule mesure prévue pour les gens du voyage consiste à distribuer des bouteilles d’eau en cas de canicule !

    (ecologie.gouv.fr/politiques-pu, "Adaptation de la France au changement climatique")

    Rien sur le grand froid.

    Rien sur l’adaptation des équipements.

    Rien sur de nouvelles normes pour rendre les aires d’accueil habitables en hiver.

    Rien non plus sur l'extension de la trêve hivernale aux gens du voyage et l’interdiction des expulsions ou « évacuations » pendant cette période.

    #GensDuVoyage #Antitsiganisme #GrandFroid #Expulsions #TreveDhiver #ANGVC #WilliamAcker

  16. Source: bsky.app/profile/rafumab.bsky. (William Acker)

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    Les périodes de grand froid sont aussi l’occasion de rappeler la situation particulièrement préoccupante des "gens du voyage" les plus précaires.

    Celles et ceux qui vivent sur les aires d’accueil, mais aussi dans des lieux de vie informels, y sont parmi les plus exposés

    Certaines aires d’accueil ferment même pendant l’hiver faute d’équipements adaptés. À Pontarlier, par exemple, les réseaux d’eau gèlent et les installations électriques ne sont pas dimensionnées pour répondre à une hausse des besoins énergétiques liée au froid.

    Résultat ? On ferme l'aire et il n'y a plus de solution d'accueil sur le territoire

    Autre réalité largement méconnue : les Voyageurs ne bénéficient pas de la trêve hivernale

    Cette semaine encore, plusieurs familles font face à des évacuations, simplement parce que des autorisations de stationnement arrivent à échéance, alors même qu’aucune solution alternative n’existe et que les autres aires d’accueil sont saturées.

    Ces épisodes de grand froid mettent aussi en lumière la situation des personnes — souvent voyageuses — vivant dans des lieux de vie informels. Leur priorité, aujourd’hui, est simplement de pouvoir réchauffer leurs enfants, accéder à l’électricité ou disposer de bois pour se chauffer.

    Il faut une adaptation des politiques publiques au changements climatiques. Or le Plan national proposé par le gouvernement est largement insuffisant : la seule mesure prévue pour les gens du voyage consiste à distribuer des bouteilles d’eau en cas de canicule !

    (ecologie.gouv.fr/politiques-pu, "Adaptation de la France au changement climatique")

    Rien sur le grand froid.

    Rien sur l’adaptation des équipements.

    Rien sur de nouvelles normes pour rendre les aires d’accueil habitables en hiver.

    Rien non plus sur l'extension de la trêve hivernale aux gens du voyage et l’interdiction des expulsions ou « évacuations » pendant cette période.

    #GensDuVoyage #Antitsiganisme #GrandFroid #Expulsions #TreveDhiver #ANGVC #WilliamAcker

  17. Source: bsky.app/profile/rafumab.bsky. (William Acker)

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    Les périodes de grand froid sont aussi l’occasion de rappeler la situation particulièrement préoccupante des "gens du voyage" les plus précaires.

    Celles et ceux qui vivent sur les aires d’accueil, mais aussi dans des lieux de vie informels, y sont parmi les plus exposés

    Certaines aires d’accueil ferment même pendant l’hiver faute d’équipements adaptés. À Pontarlier, par exemple, les réseaux d’eau gèlent et les installations électriques ne sont pas dimensionnées pour répondre à une hausse des besoins énergétiques liée au froid.

    Résultat ? On ferme l'aire et il n'y a plus de solution d'accueil sur le territoire

    Autre réalité largement méconnue : les Voyageurs ne bénéficient pas de la trêve hivernale

    Cette semaine encore, plusieurs familles font face à des évacuations, simplement parce que des autorisations de stationnement arrivent à échéance, alors même qu’aucune solution alternative n’existe et que les autres aires d’accueil sont saturées.

    Ces épisodes de grand froid mettent aussi en lumière la situation des personnes — souvent voyageuses — vivant dans des lieux de vie informels. Leur priorité, aujourd’hui, est simplement de pouvoir réchauffer leurs enfants, accéder à l’électricité ou disposer de bois pour se chauffer.

    Il faut une adaptation des politiques publiques au changements climatiques. Or le Plan national proposé par le gouvernement est largement insuffisant : la seule mesure prévue pour les gens du voyage consiste à distribuer des bouteilles d’eau en cas de canicule !

    (ecologie.gouv.fr/politiques-pu, "Adaptation de la France au changement climatique")

    Rien sur le grand froid.

    Rien sur l’adaptation des équipements.

    Rien sur de nouvelles normes pour rendre les aires d’accueil habitables en hiver.

    Rien non plus sur l'extension de la trêve hivernale aux gens du voyage et l’interdiction des expulsions ou « évacuations » pendant cette période.

    #GensDuVoyage #Antitsiganisme #GrandFroid #Expulsions #TreveDhiver #ANGVC #WilliamAcker

  18. Source: bsky.app/profile/rafumab.bsky. (William Acker)

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    Les périodes de grand froid sont aussi l’occasion de rappeler la situation particulièrement préoccupante des "gens du voyage" les plus précaires.

    Celles et ceux qui vivent sur les aires d’accueil, mais aussi dans des lieux de vie informels, y sont parmi les plus exposés

    Certaines aires d’accueil ferment même pendant l’hiver faute d’équipements adaptés. À Pontarlier, par exemple, les réseaux d’eau gèlent et les installations électriques ne sont pas dimensionnées pour répondre à une hausse des besoins énergétiques liée au froid.

    Résultat ? On ferme l'aire et il n'y a plus de solution d'accueil sur le territoire

    Autre réalité largement méconnue : les Voyageurs ne bénéficient pas de la trêve hivernale

    Cette semaine encore, plusieurs familles font face à des évacuations, simplement parce que des autorisations de stationnement arrivent à échéance, alors même qu’aucune solution alternative n’existe et que les autres aires d’accueil sont saturées.

    Ces épisodes de grand froid mettent aussi en lumière la situation des personnes — souvent voyageuses — vivant dans des lieux de vie informels. Leur priorité, aujourd’hui, est simplement de pouvoir réchauffer leurs enfants, accéder à l’électricité ou disposer de bois pour se chauffer.

    Il faut une adaptation des politiques publiques au changements climatiques. Or le Plan national proposé par le gouvernement est largement insuffisant : la seule mesure prévue pour les gens du voyage consiste à distribuer des bouteilles d’eau en cas de canicule !

    (ecologie.gouv.fr/politiques-pu, "Adaptation de la France au changement climatique")

    Rien sur le grand froid.

    Rien sur l’adaptation des équipements.

    Rien sur de nouvelles normes pour rendre les aires d’accueil habitables en hiver.

    Rien non plus sur l'extension de la trêve hivernale aux gens du voyage et l’interdiction des expulsions ou « évacuations » pendant cette période.

    #GensDuVoyage #Antitsiganisme #GrandFroid #Expulsions #TreveDhiver #ANGVC #WilliamAcker

  19. 📢 Message de William Acker délégué général de l'ANGVC (2025-08-10)

    - bsky.app/profile/rafumab.bsky.

    Voilà comment la PQR traite d’un des actes antitsiganes les plus répandus depuis quelques décennies.

    Arroser de merde les gitans c’est rigolo, ça évite de parler du non respect des lois par les collectivités et des milliers de commentaires racistes qui vont avec

    Ça évite de parler de ces mouvements d’agri qui font de l’opposition systématique aux projets d’accueil et d’habitat des gdv, voire des menaces d’actes violents que sont en train de proférer les jeunes agriculteurs de Moselle.

    Ça évite de replacer cette pratique dans une histoire rurale assez ancienne qui consiste à chasser le Nomade, avec les méthodes les plus dégradantes.

    Ça évite aussi de parler de ces édiles, voire des forces de l’ordre qui encadrent ces arroseurs. Comme cet été dans le 06.

    Que ces pratiques fassent l’objet de fierté locale, alors qu’elles devraient à minima faire l’objet d’une étude du contexte local, en dit plus long sur vous que sur la situation des installations de Voyageurs.

    Rappelons aussi que ces messieurs ont aspergé les gens de lisier de porc, en débat depuis des années en raison de sa nocivité pour l’environnement et l’homme.

    Bref.
    -->--

    #ANGVC #WilliamAcker #antitsiganisme

  20. 📢 Message de William Acker délégué général de l'ANGVC (2025-08-10)

    - bsky.app/profile/rafumab.bsky.

    Voilà comment la PQR traite d’un des actes antitsiganes les plus répandus depuis quelques décennies.

    Arroser de merde les gitans c’est rigolo, ça évite de parler du non respect des lois par les collectivités et des milliers de commentaires racistes qui vont avec

    Ça évite de parler de ces mouvements d’agri qui font de l’opposition systématique aux projets d’accueil et d’habitat des gdv, voire des menaces d’actes violents que sont en train de proférer les jeunes agriculteurs de Moselle.

    Ça évite de replacer cette pratique dans une histoire rurale assez ancienne qui consiste à chasser le Nomade, avec les méthodes les plus dégradantes.

    Ça évite aussi de parler de ces édiles, voire des forces de l’ordre qui encadrent ces arroseurs. Comme cet été dans le 06.

    Que ces pratiques fassent l’objet de fierté locale, alors qu’elles devraient à minima faire l’objet d’une étude du contexte local, en dit plus long sur vous que sur la situation des installations de Voyageurs.

    Rappelons aussi que ces messieurs ont aspergé les gens de lisier de porc, en débat depuis des années en raison de sa nocivité pour l’environnement et l’homme.

    Bref.
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    #ANGVC #WilliamAcker #antitsiganisme

  21. 📢 Message de William Acker délégué général de l'ANGVC (2025-08-10)

    - bsky.app/profile/rafumab.bsky.

    Voilà comment la PQR traite d’un des actes antitsiganes les plus répandus depuis quelques décennies.

    Arroser de merde les gitans c’est rigolo, ça évite de parler du non respect des lois par les collectivités et des milliers de commentaires racistes qui vont avec

    Ça évite de parler de ces mouvements d’agri qui font de l’opposition systématique aux projets d’accueil et d’habitat des gdv, voire des menaces d’actes violents que sont en train de proférer les jeunes agriculteurs de Moselle.

    Ça évite de replacer cette pratique dans une histoire rurale assez ancienne qui consiste à chasser le Nomade, avec les méthodes les plus dégradantes.

    Ça évite aussi de parler de ces édiles, voire des forces de l’ordre qui encadrent ces arroseurs. Comme cet été dans le 06.

    Que ces pratiques fassent l’objet de fierté locale, alors qu’elles devraient à minima faire l’objet d’une étude du contexte local, en dit plus long sur vous que sur la situation des installations de Voyageurs.

    Rappelons aussi que ces messieurs ont aspergé les gens de lisier de porc, en débat depuis des années en raison de sa nocivité pour l’environnement et l’homme.

    Bref.
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    #ANGVC #WilliamAcker #antitsiganisme

  22. 📢 Message de William Acker délégué général de l'ANGVC (2025-08-10)

    - bsky.app/profile/rafumab.bsky.

    - angvc.frama.io/angvc-2025/08/1 (Voilà comment la PQR traite d’un des actes antitsiganes les plus répandus depuis quelques décennies ça évite de parler du non respect des lois par les collectivités)

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    Voilà comment la PQR traite d’un des actes antitsiganes les plus répandus depuis quelques décennies.

    Arroser de merde les gitans c’est rigolo, ça évite de parler du non respect des lois par les collectivités et des milliers de commentaires racistes qui vont avec

    Ça évite de parler de ces mouvements d’agri qui font de l’opposition systématique aux projets d’accueil et d’habitat des gdv, voire des menaces d’actes violents que sont en train de proférer les jeunes agriculteurs de Moselle.

    Ça évite de replacer cette pratique dans une histoire rurale assez ancienne qui consiste à chasser le Nomade, avec les méthodes les plus dégradantes.

    Ça évite aussi de parler de ces édiles, voire des forces de l’ordre qui encadrent ces arroseurs. Comme cet été dans le 06.

    Que ces pratiques fassent l’objet de fierté locale, alors qu’elles devraient à minima faire l’objet d’une étude du contexte local, en dit plus long sur vous que sur la situation des installations de Voyageurs.

    Rappelons aussi que ces messieurs ont aspergé les gens de lisier de porc, en débat depuis des années en raison de sa nocivité pour l’environnement et l’homme.

    Bref.
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    #ANGVC #WilliamAcker #antitsiganisme

  23. 📢 Message de William Acker délégué général de l'ANGVC (2025-08-10)

    - bsky.app/profile/rafumab.bsky.

    - angvc.frama.io/angvc-2025/08/1 (Voilà comment la PQR traite d’un des actes antitsiganes les plus répandus depuis quelques décennies ça évite de parler du non respect des lois par les collectivités)

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    Voilà comment la PQR traite d’un des actes antitsiganes les plus répandus depuis quelques décennies.

    Arroser de merde les gitans c’est rigolo, ça évite de parler du non respect des lois par les collectivités et des milliers de commentaires racistes qui vont avec

    Ça évite de parler de ces mouvements d’agri qui font de l’opposition systématique aux projets d’accueil et d’habitat des gdv, voire des menaces d’actes violents que sont en train de proférer les jeunes agriculteurs de Moselle.

    Ça évite de replacer cette pratique dans une histoire rurale assez ancienne qui consiste à chasser le Nomade, avec les méthodes les plus dégradantes.

    Ça évite aussi de parler de ces édiles, voire des forces de l’ordre qui encadrent ces arroseurs. Comme cet été dans le 06.

    Que ces pratiques fassent l’objet de fierté locale, alors qu’elles devraient à minima faire l’objet d’une étude du contexte local, en dit plus long sur vous que sur la situation des installations de Voyageurs.

    Rappelons aussi que ces messieurs ont aspergé les gens de lisier de porc, en débat depuis des années en raison de sa nocivité pour l’environnement et l’homme.

    Bref.
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    #ANGVC #WilliamAcker #antitsiganisme

  24. - angvc.frama.io/angvc-2025/07/3 (Nouvelles d’été de l’ANGVC: En 2025, seuls 12 départements respectent leurs obligations d’accueil et d’habitat ! )

    --<--

    # L’ANGVC le rappelle : on ne peut criminaliser ce que l’on empêche d’exister

    L’ANGVC le rappelle : on ne peut criminaliser ce que l’on empêche d’exister.

    Les données publiées par l’État lui-même montrent que les fameuses “installations illicites” trouvent souvent leur origine dans l’incapacité des pouvoirs publics à tenir leurs engagements.

    Mais elle doit reposer sur un changement de méthode, recentré sur les personnes, leurs droits et leurs usages, et non sur des indicateurs administratifs déconnectés ou une approche ethno-culturelle de ces questions.

    --<--

    VIDEO - Retrouvez nos conseils face aux fermetures d’aires d’accueil

    - youtube.com/watch?v=Oqy7TRjobF

    #ANGVC #AiresDaccueil #LoiBafouée #GensDuVoyage #WilliamAcker

  25. 📢 Message de William Acker délégué général de l'ANGVC (2025-07-29)

    - bsky.app/profile/rafumab.bsky.

    Chaque été, des aires d’accueil des Gens du voyage ferment parfois plus d’un mois.

    La loi impose pourtant de proposer des terrains de remplacement agréés par le préfet.

    Spoiler : c’est rarement respecté ⤵️

    Pourtant le décret 2019-1478 est clair (legifrance.gouv.fr/jorf/id/JOR, Chapitre II : Les aires permanentes d'accueil (Articles 4 à 10))

    Mais va dire ça aux collectivités de Haute-Savoie, qui cultivent l'art de l'expulsion illicites mieux que quiconque depuis tellement d'années que mon grand-père m'en parlait déjà.

    Faute de terrains suffisants, les collectivités et gestionnaires préfèrent lancer des expulsions en urgence via le « référé mesures utiles » (sur des motifs ou témoignages plus que discutables) plutôt que d’attendre la fermeture officielle.

    Pourquoi s'embêter ?

    Voir linkedin.com/posts/william-ack

    Avec l’ANGVC, les familles ont pu demander un report pour trouver un avocat. Délai obtenu : 24h (youpi, merci le juge)

    Juste une question : quelle famille précaire, sans accompagnement, pourrait se défendre dans ces conditions ?

    Probablement aucune.

    Le lendemain, le juge des référés du Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande :

    Aucune urgence ni utilité ne justifiaient d’expulser 48h avant la fermeture officielle. [Ordonnance du 28 juillet 2025, n°2507569]

    Mais voilà, chaque été, des familles se retrouvent sans aucun lieu légal où vivre.

    Parce que les pouvoirs locaux ont décidé que les droits sont optionnels.

    Et puis le même jour ils hurleront au scandale dans la presse locale face aux "installations illicites" de ces familles fraichement expulsées.

    Demain l’arrêté de fermeture prendra effet, mais toujours pas une seule solution à l’horizon à part quitter le territoire de l’intercommunalité qui deviendra entièrement interdit aux gens du voyage le temps de la fermeture de l’aire.

    En attendant devinez quels parlementaires sont les plus mobilisés dans la nouvelle offensive de Retailleau et cie contre les installations de Voyageurs ?

    Les parlementaires de Haute-Savoie, évidemment.

    #HauteSavoie #ParlementairesVoyous #GensDuVoyage #Tsiganes #ANGVC #WilliamAcker #PrefetImpuissant #Aires #AiresDaccueil #DroitsOptionnels #LiberteEgaliteFraternite

  26. 📢 Message de William Acker délégué général de l'ANGVC (2025-07-29)

    - bsky.app/profile/rafumab.bsky.

    Chaque été, des aires d’accueil des Gens du voyage ferment parfois plus d’un mois.

    La loi impose pourtant de proposer des terrains de remplacement agréés par le préfet.

    Spoiler : c’est rarement respecté ⤵️

    Pourtant le décret 2019-1478 est clair (legifrance.gouv.fr/jorf/id/JOR, Chapitre II : Les aires permanentes d'accueil (Articles 4 à 10))

    Mais va dire ça aux collectivités de Haute-Savoie, qui cultivent l'art de l'expulsion illicites mieux que quiconque depuis tellement d'années que mon grand-père m'en parlait déjà.

    Faute de terrains suffisants, les collectivités et gestionnaires préfèrent lancer des expulsions en urgence via le « référé mesures utiles » (sur des motifs ou témoignages plus que discutables) plutôt que d’attendre la fermeture officielle.

    Pourquoi s'embêter ?

    Voir linkedin.com/posts/william-ack

    Avec l’ANGVC, les familles ont pu demander un report pour trouver un avocat. Délai obtenu : 24h (youpi, merci le juge)

    Juste une question : quelle famille précaire, sans accompagnement, pourrait se défendre dans ces conditions ?

    Probablement aucune.

    Le lendemain, le juge des référés du Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande :

    Aucune urgence ni utilité ne justifiaient d’expulser 48h avant la fermeture officielle. [Ordonnance du 28 juillet 2025, n°2507569]

    Mais voilà, chaque été, des familles se retrouvent sans aucun lieu légal où vivre.

    Parce que les pouvoirs locaux ont décidé que les droits sont optionnels.

    Et puis le même jour ils hurleront au scandale dans la presse locale face aux "installations illicites" de ces familles fraichement expulsées.

    Demain l’arrêté de fermeture prendra effet, mais toujours pas une seule solution à l’horizon à part quitter le territoire de l’intercommunalité qui deviendra entièrement interdit aux gens du voyage le temps de la fermeture de l’aire.

    En attendant devinez quels parlementaires sont les plus mobilisés dans la nouvelle offensive de Retailleau et cie contre les installations de Voyageurs ?

    Les parlementaires de Haute-Savoie, évidemment.

    #HauteSavoie #ParlementairesVoyous #GensDuVoyage #Tsiganes #ANGVC #WilliamAcker #PrefetImpuissant #Aires #AiresDaccueil #DroitsOptionnels #LiberteEgaliteFraternite

  27. 📢 Message de William Acker délégué général de l'ANGVC (2025-07-29)

    - bsky.app/profile/rafumab.bsky.

    Chaque été, des aires d’accueil des Gens du voyage ferment parfois plus d’un mois.

    La loi impose pourtant de proposer des terrains de remplacement agréés par le préfet.

    Spoiler : c’est rarement respecté ⤵️

    Pourtant le décret 2019-1478 est clair (legifrance.gouv.fr/jorf/id/JOR, Chapitre II : Les aires permanentes d'accueil (Articles 4 à 10))

    Mais va dire ça aux collectivités de Haute-Savoie, qui cultivent l'art de l'expulsion illicites mieux que quiconque depuis tellement d'années que mon grand-père m'en parlait déjà.

    Faute de terrains suffisants, les collectivités et gestionnaires préfèrent lancer des expulsions en urgence via le « référé mesures utiles » (sur des motifs ou témoignages plus que discutables) plutôt que d’attendre la fermeture officielle.

    Pourquoi s'embêter ?

    Voir linkedin.com/posts/william-ack

    Avec l’ANGVC, les familles ont pu demander un report pour trouver un avocat. Délai obtenu : 24h (youpi, merci le juge)

    Juste une question : quelle famille précaire, sans accompagnement, pourrait se défendre dans ces conditions ?

    Probablement aucune.

    Le lendemain, le juge des référés du Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande :

    Aucune urgence ni utilité ne justifiaient d’expulser 48h avant la fermeture officielle. [Ordonnance du 28 juillet 2025, n°2507569]

    Mais voilà, chaque été, des familles se retrouvent sans aucun lieu légal où vivre.

    Parce que les pouvoirs locaux ont décidé que les droits sont optionnels.

    Et puis le même jour ils hurleront au scandale dans la presse locale face aux "installations illicites" de ces familles fraichement expulsées.

    Demain l’arrêté de fermeture prendra effet, mais toujours pas une seule solution à l’horizon à part quitter le territoire de l’intercommunalité qui deviendra entièrement interdit aux gens du voyage le temps de la fermeture de l’aire.

    En attendant devinez quels parlementaires sont les plus mobilisés dans la nouvelle offensive de Retailleau et cie contre les installations de Voyageurs ?

    Les parlementaires de Haute-Savoie, évidemment.

    #HauteSavoie #ParlementairesVoyous #GensDuVoyage #Tsiganes #ANGVC #WilliamAcker #PrefetImpuissant #Aires #AiresDaccueil #DroitsOptionnels #LiberteEgaliteFraternite

  28. 📢 Message de William Acker délégué général de l'ANGVC (2025-07-29)

    - bsky.app/profile/rafumab.bsky.

    Chaque été, des aires d’accueil des Gens du voyage ferment parfois plus d’un mois.

    La loi impose pourtant de proposer des terrains de remplacement agréés par le préfet.

    Spoiler : c’est rarement respecté ⤵️

    Pourtant le décret 2019-1478 est clair (legifrance.gouv.fr/jorf/id/JOR, Chapitre II : Les aires permanentes d'accueil (Articles 4 à 10))

    Mais va dire ça aux collectivités de Haute-Savoie, qui cultivent l'art de l'expulsion illicites mieux que quiconque depuis tellement d'années que mon grand-père m'en parlait déjà.

    Faute de terrains suffisants, les collectivités et gestionnaires préfèrent lancer des expulsions en urgence via le « référé mesures utiles » (sur des motifs ou témoignages plus que discutables) plutôt que d’attendre la fermeture officielle.

    Pourquoi s'embêter ?

    Voir linkedin.com/posts/william-ack

    Avec l’ANGVC, les familles ont pu demander un report pour trouver un avocat. Délai obtenu : 24h (youpi, merci le juge)

    Juste une question : quelle famille précaire, sans accompagnement, pourrait se défendre dans ces conditions ?

    Probablement aucune.

    Le lendemain, le juge des référés du Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande :

    Aucune urgence ni utilité ne justifiaient d’expulser 48h avant la fermeture officielle. [Ordonnance du 28 juillet 2025, n°2507569]

    Mais voilà, chaque été, des familles se retrouvent sans aucun lieu légal où vivre.

    Parce que les pouvoirs locaux ont décidé que les droits sont optionnels.

    Et puis le même jour ils hurleront au scandale dans la presse locale face aux "installations illicites" de ces familles fraichement expulsées.

    Demain l’arrêté de fermeture prendra effet, mais toujours pas une seule solution à l’horizon à part quitter le territoire de l’intercommunalité qui deviendra entièrement interdit aux gens du voyage le temps de la fermeture de l’aire.

    En attendant devinez quels parlementaires sont les plus mobilisés dans la nouvelle offensive de Retailleau et cie contre les installations de Voyageurs ?

    Les parlementaires de Haute-Savoie, évidemment.

    #HauteSavoie #Grenoble #ParlementairesVoyous #GensDuVoyage #Tsiganes #ANGVC #WilliamAcker #PrefetImpuissant #Aires #AiresDaccueil #DroitsOptionnels #LiberteEgaliteFraternite

  29. 📢 Message de William Acker délégué général de l'ANGVC (2025-07-21)

    - bsky.app/profile/rafumab.bsky.

    # 1/6

    En 2024, seuls 12 départements 🙃 respectent leurs obligations légales en matière d’accueil et d’habitat des Gens du voyage.

    Un chiffre alarmant alors que la loi (depuis 35 ans !) impose à chaque département de prévoir et réaliser des aires d’accueil, de grand passage et des terrains familiaux

    # 2/6

    À l’échelle nationale :

    > 76,5 % des aires permanentes prescrites sont réalisées
    > 65,5 % pour les aires de grand passage
    > Et seulement 20,7 % pour les terrains familiaux locatifs.

    Autant de droits bafoués, et des familles laissées sans solution.

    # 3/6

    Pendant ce temps, le discours dominant continue de stigmatiser les « installations illicites ».

    Mais comment parler d’« illégalité » quand l’État lui-même ne respecte pas la loi ?

    Le manque d’aires, c’est une des causes du problème, pas sa conséquence.

    humanite.fr/politique/aires-da (Après les sans-papiers, Bruno Retailleau s’attelle à la répression des gens du voyage avec une nouvelle circulaire )

    # 4/6

    Avant de renforcer les sanctions, il faut appliquer les obligations existantes.

    Respecter les schémas départementaux, c’est : garantir un accueil digne, désamorcer les tensions locales et faire respecter un droit fondamental.

    Faudra expliquer ça aux élus Horizons...

    # 5/6

    Et à notre ministre de l'intérieur...

    # 6/6

    Les chiffres et cartes proviennent de ce document de la DIHAL :

    linkedin.com/feed/update/urn:l (Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC)’s Post)

    #antitsiganisme #racisme #Retailleau #AiresDaccueil #EtatFautif #ExtremeDroite #Trumpisation #ANGVC #WilliamAcker

  30. J'ai fini par demander à une IA de fabriquer cette image qui me fait bien loler depuis que j'ai croisé un type avec un t-shirt "van life".

    Une pensée pour la violence du grand écart entre bienveillance pour ces bourgeois nomades vs la ségrégation imposée aux voyageurs tel que le raconte William Acker

    #blague #vanlife #politique #WilliamAcker #IA

  31. L'examen de la proposition de loi visant à renforcer le dispositif d'évacuation d'un terrain en cas d'installation illicite par des gens du voyage a tourné court, jeudi, dans l'hémicycle de l'Assemblée. Dès sa prise de parole, à 21 h 45, le député Xavier Albertini a annoncé le retrait de son texte. ❌

    #splann #gensduvoyage #voyageurs #habitat #logement #habitation #repression #ecologie #environnement #expulsion #beauvau #police #williamacker #xavieralbertini #assembleenationale #discrimination

  32. 📢 Message de William Acker délégué général de l'ANGVC (2025-04-01)

    - bsky.app/profile/rafumab.bsky.

    Des 4 coins de la France, des caravanes, aux fêtes foraines, en passant par les cirques, le peuple itinérant appelle à se lever face à la proposition de loi Albertini.

    Elle sera débattue ce jeudi 3 avril 2025 à l'Assemblée.

    Cette unité du monde du Voyage ne s'était plus vue depuis très longtemps.

    Grande fierté.

    #GensDuVoyage #LoiAlbertini #ANGVC #WilliamAcker

  33. Antitsiganisme : le racisme le plus décomplexé d'Europe ?

    Retrouvez l'entretien de William Acker avec Alice Rouja

    youtube.com/watch?v=62_BjzcdYq

    -------------------<--------------------
    ll y a un adage chez les populations Romani d’Europe qui dit : “Si tu trouves pas l’aire d’accueil des gens du voyage, cherche la déchetterie”.

    Mais on pourrait aussi ajouter la variante : “Cherche la zone industrielle ou la bretelle d’autoroute”.

    Parce que les aires d’accueil sont toujours des parkings, situés en bord de voie express, d’usine ou de décharge.

    Notre invité William Acker a recensé les aires d’accueil des gens du voyage, pour la première fois en France.

    Résultat : 1 aire sur 2 est située en zone polluée.

    Dans cet épisode, Alice et William discutent du racisme environnemental dont sont victimes les populations Romani en Europe. Et pour mieux comprendre l’ampleur des discriminations vécues et les clichés véhiculés, on se plonge un peu dans l’Histoire.

    ------------------------>------------

    #Antitsiganisme #WilliamAcker

  34. - luttes.frama.io/contre/l-antit

    - grenoble.fr/agenda/3607/79-ou-

    Où sont les « gens du voyage » ?

    Une histoire actuelle de l’#antitsiganisme

    Juriste et militant engagé, William ACKER est délégué général de l’#ANGVC et auteur du livre "Où sont les ‘gens du voyage’ ?".

    Issu d’une famille de voyageurs, il mène des travaux sur les politiques publiques et milite pour la justice sociale et contre l’antitsiganisme.

    Relégués systématiquement vers des zones marginalisées et polluées, les ‘gens du voyage’ ne sont pas des voyageurs comme les autres.

    Toutes les mobilités ne faisant pas l’objet d’un même contrôle (social, policier, etc.), c’est bien la communauté des voyageurs qui est visé au-delà de leur itinérance.

    C’est parce que les politiques publiques les considèrent comme des personnes exogènes, accueillis parfois, indésirables souvent, que les personnes issues de ces communautés ne sont pas vues comme des habitant-es comme les autres.

    Exclus par des statuts administratifs, des lois ou par des stéréotypes racistes, les voyageurs et voyageuses sont poussé-es au retranchement social.

    William ACKER dénonce, à travers ses recherches, les rouages de l’antitsiganisme et l’impact de la racialisation des politiques publiques sur le quotidien de ces habitant-es.

    Il mobilise notamment le concept de ‘racisme environnemental’ pour décrire l’aberration du système d’aires d’accueil en France.

    Conférence accessible en Langue des Signes Française , site équipé d’une boucle magnétique.

    #WilliamAcker #Antitsiganisme #Grenoble #GensDuVoyage #GensDuVoyage #RacismeEnvironnemental #EcologiePolitique #Racisme