#antitsiganisme — Public Fediverse posts
Live and recent posts from across the Fediverse tagged #antitsiganisme, aggregated by home.social.
-
https://tbsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mujzmytbr22c
--<--
Lorsqu'en 2023 Elisabeth Borne annonçait pour la première fois des mesures contre l'antitsiganisme dans le Plan national de lutte contre le #racisme, on aurait pu croire qu'une porte s'entrebâillait.En 2026 il n'en reste presque rien.
https://www.defenseurdesdroits.fr/plan-de-lutte-contre-le-racisme-lantisemitisme-et-les-discriminations-liees-lorigine-prado-et-planAvec cette rédaction très maladroite, « l’histoire des persécutions Tsiganes », qui peine même à nommer clairement les victimes, l’antitsiganisme et le génocide, on mesure le chemin qu’il reste à parcourir.
-
https://bsky.app/profile/arretsurimages.net/post/3mu7jcl3zfc2e
--<--
Installation illégale de caravanes : pour Anina Ciuciu, le scandale sur lequel devraient se concentrer les médias, c'est surtout la moitié des communes qui ne respectent pas leurs obligations d'accueil et celles qui proposent des aires indignes ⤵️
https://www.arretsurimages.net/emissions/arret-sur-images/antitsiganisme-mediatique-analyse-dune-tradition-raciste-francaise-->--
-
Studio E, le podcast d’ENTR/ RFI
Antitsiganisme : le racisme le plus décomplexé d’Europe ?
https://mcinformactions.net/spip.php?article232125&lang=fr
#racisme #antitsiganisme #gensduVoyage #Europe -
https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mtvmrgovfs2t
Bientôt en librairies, le livre "Racisme environnemental" de William Acker
-
La Coordination nationale de l’UJFP, communiqué, le 10 août 2026
L’antitsiganisme : un racisme d’État assumé !
https://mcinformactions.net/spip.php?article231941&lang=fr
#racisme #antitsiganisme #gensduVoyage #Attal #Racismesystémique #racismedÉtat -
https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3msunkmwod222
--<--
Je reviens rapidement sur cette tribune (culottée voire cynique quand on connait le cas de la Métropole toulousaine), notamment sur les propositions formulées par J-L Moudenc, parce qu'on est dans le même degré d'inconsistance que celles avancées par G. Attal (https://www.lejdd.fr/politique/installations-illicites-lautorite-de-letat-ne-peut-plus-etre-itinerante-180882)D'abord celle de la saisie des véhicules, qui existe déjà dans les faits, mais celle-ci exclue toute saisie des véhicules d'habitation, pour la simple et bonne raison que le droit européen protège le domicile.
Cette demande est donc irréaliste juridiquement en plus d'être inhumaine.
Ensuite sur les interdictions de séjours élargies, elles viennent d'être votées dans le cadre de RIPOST, la mise en demeure préfectorale pouvant aller jusqu'à 14 jours et prendre l'échelle de l'EPCI entière.
Cependant les interdictions n'ont aucun sens sans solutions alternatives de stationnement.
On peut proposer d'interdire même à l'échelle de tout le territoire nationale, ça change quoi ?
Les gens existent et doivent être pris en compte d'une manière ou d'une autre.
Rappelons que les Voyageurs habitent les territoires et sont autant toulousains que Moudenc.
Il propose ensuite des délais contraints et une plus grande réactivité du juge dans les procédures d'expulsion judiciaire, dans les faits c'est déjà le cas (48h), A CONDITION que la collectivité respecte ses obligations en matière d'accueil. LOL
Cette proposition revient donc juste à lever l'obligation légale d'accueillir.
On fait quoi, on revient à l'ancienne version ?
Pas de terrain et une obligation inconditionnelle d'accueil d'au moins 48h pour toutes les communes françaises ?
Je peine à imaginer que Moudenc soit soutenu par les maires des communes de moins de 5000 habitants (environs 94% des communes françaises) dans cette démarche...
Il veut ensuite que les communes qui ne respectent pas la loi Besson, mais propose un terrain à un groupe qui se présente, puisse obtenir la procédure dérogatoire d'expulsion en 48h si le groupe refuse le terrain.
Pourquoi pas ?
Chiche ?
Mais par contre ça sera à condition qu'un plancher d'obligations (salubrité, taille, etc) soit prévu, sinon on vous connait, ça proposera de loger 100 caravanes dans un parking abandonné de 15 places derrières la décharge.
Pas sûr que ce soit la formule imaginée par Moudenc
Il fait ensuite deux propositions évasives, une sur redonner du pouvoir aux collectivités en limitant leurs obligations légales d'accueillir les Voyageurs et l'autre sur la prévention pour limiter le grand passage relativement aux enjeux de sécurité.
Tout cela sans explications techniques.
Bref, encore de la communication sans consistance politique.
La médiocrité même dans l'art du répressif.
Dans ce texte j'essaye d'imaginer à quoi pourrait ressembler une proposition politique cohérente sur le sujet https://tbsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3msb2ugayqs22
Ah et puis peut être un dernier commentaire sur l'introduction de sa tribune.
Moudenc raille l'appellation Citoyens français itinérants (rappelons qu'elle n'a aucune reconnaissance officielle et très peu d'usages administratifs).
Il dit en substance que c'est un mal français, quand les choses ne vont pas, on les renomme.
On est ainsi passé de "gens du voyage" à CFI (rappelons encore que c'est faux).
Pourquoi cette introduction ?
En fait c'est un classique des textes hostiles aux Voyageurs.
Il y avait les mêmes arguments lorsque l'appellation est passée de "nomades" à "gens du voyage" en 1969, ou de "romanichels et bohémiens" à "nomades" en 1912.
Dans le fond ce qui gêne ces auteurs c'est de ne pas pouvoir nommer la race, de ne pas pouvoir mettre à distance du commun "ces gens là".
Bien sûr Moudenc se défend en début et en fin de tribune de toute intention discriminatoire, mais ce petit détail (suffisamment important pour qu'il introduise sa pensée avec) est (d'expérience) un signe qui ne trompe pas.
Enfin ce type de phrase m'agace, qui "opte" pour un "mode de vie" lorsqu'il n'a connu que cela depuis sa naissance ?
Ce n'est pas un mode de vie mais un mode d'habitat reconnu et protégé, qui doit être intégré par la République au même titre que les autres.
Que cesse ce genre de renversement.
-->--
#france #racisme #antitsiganisme #inhumanité #gensDuVoyage #voyageurs #antifascisme #fascisme #mobilité #WilliamAcker
-
https://derriere-le-vacarme.com/des-gens-et-des-idees/la-pensee-du-jour/gens-du-voyage-eternels-citoyens-de-seconde-zone/ (Gens du voyage : éternels citoyens de seconde zone ?)
--<--
..
Nous sommes donc face à un choix politique. On pourrait se demander pourquoi, vingt-six ans après la loi Besson, toutes les collectivités n’ont toujours pas rempli leurs obligations. On pourrait s’interroger sur les conditions dans lesquelles sont implantées certaines aires. On pourrait chercher à comprendre pourquoi l’espérance de vie des gens du voyage reste inférieure de 10 à 15 ans à celle du reste de la population. On pourrait essayer de construire suffisamment d’aires de grand passage. On pourrait développer les terrains familiaux.On pourrait, finalement, appliquer la loi.
Ou alors on peut désigner les gens du voyage. C’est électoralement beaucoup plus simple. Car ce sont toujours les mêmes ressorts.
Pour une élection, on va chercher les instincts les plus bas, ce qu’il y a de plus facile à réveiller et de plus difficile à éteindre : la peur de l’autre. Celui qui vit autrement. Celui dont on ne comprend pas les habitudes. Celui que l’on ne connaît pas. Celui dont on peut expliquer qu’il bénéficie de privilèges alors qu’il vit, bien souvent, dans des conditions que nous n’accepterions pas pour nous-mêmes.
Et cela alors même que le risque existe, en 2027, de voir arriver à la tête de notre pays des personnes dont une partie du projet politique repose précisément sur la distinction entre les Français, selon leurs origines, leurs nationalités ou leurs appartenances supposées.
Lorsque l’on aspire aux plus hautes fonctions de l’État, on devrait chercher à rassembler les habitants du pays. Pas à désigner parmi eux ceux qui seraient responsables des problèmes des autres. Car enfin, les projets fondés sur le rejet de l’autre peuvent-ils réellement faire progresser le « vivre ensemble » ?
Littéralement, non.
C’est même exactement l’inverse.
C’est une régression de notre humanité et de notre fraternité. Il faudrait gommer nos différences, renoncer à nos modes de vie, à nos histoires, à nos singularités, pour nous conformer à un standard imaginaire de ce que serait le « bon Français ».
Un standard qui, fondamentalement, n’existe pas.
Et heureusement.
-->--
#antitsiganisme #racisme #attal #france #extremesDroites -
Club de Mediapart/ William Acker Délégué général - Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens
« Gens du voyage » : Gabriel Attal à côté de la plaque
https://mcinformactions.net/spip.php?article231791&lang=fr
#racisme #antitsiganisme #gensduVoyage #Attal -
Club de Mediapart/ William Acker Délégué général - Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens
Loi RIPOST et gens du voyage : mesure-t-on la gravité de ce qui vient d’être voté ?
https://mcinformactions.net/spip.php?article231793&lang=fr
#racisme #antitsiganisme #gensduVoyage -
- https://archive.ph/qayQq (https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/07/la-loi-ripost-poursuit-l-objectif-d-eradiquer-la-culture-la-facon-d-habiter-et-le-mode-de-vie-des-gens-du-voyage_6740449_3232.html, "La loi Ripost poursuit l’objectif d’éradiquer la culture, la façon d’habiter et le mode de vie des “gens du voyage”")
Adopté le 21 juillet 2026, le texte durcit notamment la répression des "occupations illicites".
Les associations de défense des citoyens itinérants français demandent, dans une tribune au "Monde", que l’Etat leur garantisse une "égalité de droit avec tous les citoyens".
La République française repose sur un principe fondateur : nul n’est au-dessus de la loi.
Ce principe vaut pour les citoyens comme pour l’Etat, les collectivités territoriales et les pouvoirs publics.
Pourtant, ce principe fondamental vient d’être gravement atteint par la loi Ripost, `adoptée par le Parlement le 21 juillet (https://archive.ph/o/qayQq/https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/07/22/la-loi-ripost-visant-a-lutter-contre-des-phenomenes-qui-troublent-l-ordre-public-adoptee-par-le-parlement_6729380_3224.html).
La loi dite `"Besson II" (https://archive.ph/o/qayQq/https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2026/04/02/louis-besson-ancien-ministre-socialiste-createur-du-droit-au-logement-est-mort_6676175_3382.html) du 5 juillet 2000, dont l’équilibre initial est déjà peu favorable aux Voyageurs et Voyageuses [pour désigner la communauté des gens du voyage], impose aux collectivités concernées de créer des places désignées – dites "aires d’accueil" – prévues par les schémas départementaux.
Pourtant, seuls 12 départements sur 96 respectent pleinement leurs obligations d’accueil, selon un rapport sénatorial de 2024.
Cela signifie donc que depuis vingt-cinq ans, les collectivités locales, communes, intercommunalités et départements n’ont pas créé les espaces d’accueil que la loi leur impose.
Elles sont donc responsables du stationnement illicite et ne peuvent pas se poser en victimes.
Elles peuvent encore moins solliciter l’aggravation de la répression de ce stationnement.
La première mesure à mettre en place pour pacifier la situation serait de prévoir une pénalité financière des collectivités qui ne respectent pas la loi.
Un tel mécanisme existe en cas d’insuffisance de logements HLM.
Outre la faillite des collectivités à remplir leurs obligations vis-à-vis de la loi, la loi du 5 juillet 2000 sur "l’accueil et l’habitat des gens du voyage" crée structurellement une `pénurie de lieux autorisés (https://archive.ph/o/qayQq/https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/05/13/gens-du-voyage-alerte-sur-l-insuffisance-de-places-et-de-logements-disponibles_6173186_3224.html).
Celle-ci interdit la totalité du territoire à l’habitat mobile des Voyageurs et Voyageuses hormis un nombre limité de lieux désignés, inadaptés à la vie en famille et majoritairement implantés dans des zones `impropres à l’habitat (https://archive.ph/o/qayQq/https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/09/16/les-aires-d-accueil-des-gens-du-voyage-surexposees-aux-nuisances-on-mange-de-la-poussiere_6641390_3224.html)
# Criminalisation
Cette pénurie impose de recourir à des installations dites "illicites". Les familles sont soumises aux expulsions répétées sans proposition de solution, ce qui a un impact sur tous les aspects de la vie quotidienne et entrave l’accès aux droits jusqu’aux plus élémentaires.
Comment, dès lors, demander à des citoyens de respecter une obligation lorsque les pouvoirs publics ne leur en donnent pas les moyens ?
A cette question, `la loi Ripost (https://archive.ph/o/qayQq/https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/07/15/ce-que-contient-le-projet-de-loi-ripost-adopte-a-l-assemblee-nationale-en-premiere-lecture_6723615_3224.html), "visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens", a trouvé une réponse indigne de la République.
Elle introduit, dans un texte de lutte contre la délinquance, des dispositions qui criminalisent, stigmatisent et sanctionnent l’habitat et le mode de vie des Voyageurs.
Les victimes de l’incurie de l’Etat et des pouvoirs publics sont ainsi désignées comme délinquants à combattre : les "gens du voyage" sont considérés globalement comme un "problème d’ordre public".
Cette nouvelle loi, qui poursuit l’objectif d’éradiquer une culture, une façon d’habiter et un mode de vie, pourtant tous légaux, trouve ses racines historiques dans les lois racistes de la seconde guerre mondiale.
Un décret-loi du 6 avril 1940 a permis d’assigner à résidence, sur un simple ordre extrajudiciaire laissé à l’arbitraire des préfets, les personnes réputées "nomades et forains".
Entre 1940 et 1946, quelque 6 500 Voyageuses et Voyageurs, dont un grand nombre d’enfants, ont ainsi été internés dans plusieurs dizaines de camps sur le territoire français, y compris en zone libre, à la faveur d’un système de fichage et de contrôle des déplacements fondé sur un racisme structurel.
Les autres se voyaient interdits de circulation, donc de moyens de subsistance. Si `le bilan terrible de cette histoire (https://archive.ph/o/qayQq/https://www.lemonde.fr/histoire/article/2025/04/26/l-internement-des-tsiganes-sous-l-occupation-en-france-une-memoire-a-petits-pas_6600376_4655323.html) reste à dresser, à ce jour la France n’a encore jamais reconnu ces faits.
La situation actuelle ne saurait être assimilée à cette page sombre de l’histoire, mais les logiques qui la sous-tendent n’ont, elles, jamais disparu : fichage, assignation à des lieux désignés, procédure extrajudiciaire, expulsion de l’espace public, criminalisation d’un mode de vie .
Elles continuent de structurer, sous des formes renouvelées, le traitement institutionnel des Voyageurs par l’Etat français.
Nos associations ont multiplié les démarches auprès:
- du ministère de l’intérieur, - des préfets, - des parlementaires, - des présidents d’intercommunalités - et des maires.
Aujourd’hui, une question demeure : **où devons-nous nous arrêter lorsque les lieux autorisés à l’habitat des Voyageurs n’existent pas ?**
**Que l’accès même à nos propriétés nous est interdit ?**
Cette réalité concerne des femmes et des hommes qui travaillent et participent pleinement à la vie économique, sociale et culturelle de notre pays.
Artisans, marchands, industriels forains ou circassiens, **nous perpétuons des métiers qui participent au patrimoine culturel immatériel de la France**.
Cette loi fragilise et met en péril le travail de tous.
Elle a un fort impact sur les enfants dans l’accès à la scolarité, aux lieux de loisirs et culturels.
Depuis plusieurs années, nos associations participent activement aux concertations nationales et aux travaux de la Commission consultative des gens du voyage, installée en 2015, en formulant des propositions concrètes.
Pourtant, **les attentes demeurent fortes et les réponses tardent à venir**.
Lors des débats sur la loi Ripost, **alors que nos représentants avaient été autorisés à y assister dans l’Hémicycle, cette possibilité a finalement été annulée**.
Cette situation a renforcé le sentiment que la parole des premiers concernés reste insuffisamment prise en compte.
Nous demeurons pleinement engagés et convaincus que seules l’écoute, la confiance et la reconnaissance du rôle des associations permettront de construire des solutions durables.
C’est pourquoi nous demandons la pleine reconnaissance et le respect des droits fondamentaux des Voyageurs, citoyens itinérants, notamment le droit d’habiter en cohérence avec notre mode de vie et de circuler librement dans notre propre pays à égalité de droit avec tous les citoyens français.
**Nous demandons aussi l’abrogation de l’article 5 de la loi Ripost, qui criminalise notre mode d’habitat et notre mode de vie**.
# La liste complète des signataires
- Payou Baptiste, président de l’association Gitans d’Alès (Gard) ;
- Alexis Bogey, président de l’Association tzigane catholique de France ;
- Jérôme "Gigi" Bonin, président du Mémorial des nomades et des forains de France ;
- Nathalie Châtelain, présidente de l’association DE-MAVIE ;
- Eric Cicéron, président de l’Union Défense active foraine ;
- Anita Dumas, présidente de L’Alliance du citoyen itinérant français ;
- Nelly Debart, présidente de l’Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC) ;
- Fernand "Milo" Delage, président de France Liberté Voyage ;
- Carmen Demestre, présidente du collectif Da So Vas ;
- James Douchet, président de la Fédération française des cirques familiaux ;
- Serena Dubois, présidente de l’association Gens du voyage de Bezons (Val-d’Oise) ;
- Franck Muller, président du syndicat CID Europe ;
- Mireille Odonne-Chevalier, présidente de l’Association départementale pour l’accueil et la promotion des gens du voyage 86 (Vienne) ;
- Nara Ritz, coordinateur de l’Observatoire pour les droits des citoyens itinérants ;
- Yohan Salles, président du Comité des Tziganes de la région PACA ;
- Antoine Nil Sauser, président de l’Association représentative des gens du voyage ;
- Christophe Sauvé, secrétaire de l’Association départementale des gens du voyage citoyens 44 (Loire-Atlantique) ;
- Emile Scheitz, président de l’Association familiale des gens du voyage d’Ile-de-France ;
- Désiré Vermeersch, président d’Action Grand Passage et de l’Association sociale nationale internationale tzigane.
#antitsiganisme #voyageurs #GensDuVoyage #ANGVC #NellyDebart #LoiRIPOST #racismeDetat #ViolenceDetat #EtatDeDroit
-
https://shs.cairn.info/revue-europeenne-des-migrations-internationales-2026-1-page-147?lang=fr ("racisme environnemental : le cas des Voyageurs" Par William Acker Pages 147 à 153
--<--
Source: https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mse7ntc3ac22Mon nouvel article (tristement d’actualité) « Discrimination légale et racisme environnemental : le cas des Voyageurs », vient de paraître dans la REMI.
Merci à Milena Doytcheva pour son appui et à la revue pour son appui et à la revue pour cette opportunité.
-->--
#antitsiganisme #discriminations #racismeEnvironnemental #cairn #williamAcker -
https://blogs.mediapart.fr/les-invite-es-de-mediapart/blog/060826/lettre-ouverte-gabriel-attal-ce-sont-vos-propos-qui-sont-une-honte-pour-la-republiqu (Lettre ouverte à Gabriel Attal : « Ce sont vos propos qui sont une honte pour la République ! » )
--<--
« Monsieur Attal, vous venez de démarrer votre campagne en tant que candidat à la Présidence de la République par une attaque contre les "Gens du Voyage" qui ressemble à une déclaration de guerre. »
Un ensemble d’organisations pour les droits des citoyens itinérants dénonce une stigmatisation et un discours raciste à des fins électoralistes.
Monsieur Attal,
Vous venez de démarrer votre campagne en tant que candidat à la Présidence de la République par une attaque contre les « Gens du Voyage » qui ressemble à une déclaration de guerre.
Vous qui avez refusé de vous allier à l'extrême droite lors des dernières élections législatives.
A quoi bon ?
Aujourd’hui vos propos, vos projets et vos méthodes n’ont rien à envier à l’extrême droite.
Dans la plus basse des démarches électoralistes, vous attaquez des citoyens et leur mode de vie minoritaire déjà stigmatisés.
Votre discours est raciste et a des relents de la période de l’entre les deux guerres et des années quarante.
Votre jugement sur nos familles renvoie à cette période noire, exterminatrice de notre histoire : fichages, interdictions en tout genre, déportations, internements, stigmatisations d’un peuple pour mieux faire accepter son élimination.
Sachez que vous vous attaquez directement à des millions d’électeurs.
Vous nous accusez de ne pas respecter la République, alors que celle-ci ne respecte pas ses propres principes d’Égalité, notamment en matière de droit au logement, base des droits communs.
Ce sont vos propos qui sont une honte pour la République !
Vos propos sont violents, incitent à la violence, socialement destructeurs et raciste à l’encontre de personnes et de leur mode de vie.
Vous vous attaquez à nous aujourd’hui, et après à qui le tour ?
Nous ne nous laisserons pas faire.
Nous ne vous laisserons pas faire.# Signataires :
Action Grand Passage (AGP)
Association Départemental des Gens du Voyage Citoyens 44 (ADGVC44)
Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens (ANGVC)
Association Représentative des Gens du Voyage (ARGV)
Association Sociale Nationale Internationale Tzigane (ASNIT)
Collectif du Camp d’Internement de Montlhery « Raymond Gurème »
Comité Européen des Citoyens Itinérants (CECI)
Da So Vas
De Ma Vie
La Vie du Voyage
La Voix des Roms
Mémorial des Nomades et des Forains de France
Observatoire pour le Droit des Citoyens Itinérants (O.D.C.I)
RoVY -
Source: https://tbsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3msdq6wrtas2f (William Acker)
--<--
On fera prochainement le bilan politique de l’opération de communication d’Attal sur le dos des Voyageurs (m’est d’avis que la perte sera plus importante que le bénéfice), mais une chose est sûr, la réaction politique à gauche n’est pas encore à la hauteur.Commencez pas nommer l’antitsiganisme.
Emparez vous de ce sujet, sortez du paradigme éculé du "vieux problème séculaire de la coexistence entre sédentaires et nomades".
Il y a une perspective politique sur le sujet, une perspective technique aussi.
Le problème est l’immobilisme forgé par des siècles d’antitsiganisme.
Le "nomadisme" et son opposition à la "sédentarité" est une construction politique qui ne veut rien dire, parce qu’elle n’a jamais reposé sur une réalité si binaire et surtout parce qu’elle a mené au pire.
Le sujet ne doit pas être celui des "gens du voyage", mais celui de l’intégration de la résidence mobile qui n’est pas le propre des Voyageurs.
Techniquement toutes les solutions sont prêtes.
En revanche cette question ne peut pas être sérieusement traitée sans lutte contre l’antitsiganisme.
Les propositions d’Attal sont nulles et je tente de vous l’expliquer dans cet article: https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/040826/gens-du-voyage-gabriel-attal-cote-de-la-plaque (« Gens du voyage » : Gabriel Attal à côté de la plaque)
Mais il ne suffit pas de dénoncer, il faut aussi opposer un discours antiraciste ferme et proposer des solutions techniques viables, c’est ce que j’ai tenté de faire brievement à la fin de cet article : https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/240726/loi-ripost-et-gens-du-voyage-mesure-t-la-gravite-de-ce-qui-vient-d-etre-vote (Loi RIPOST et gens du voyage : mesure-t-on la gravité de ce qui vient d’être voté ?)
-->--
#antitsiganisme #loiRIPOST #Mobilité #GensDuVoyage #attal #ExtremesDroites #antifascisme #WilliamAcker -
# À quoi ressemblerait une proposition sérieuse ?
Pour les grands passages, les solutions sont identifiées et partiellement mises en place dans certains départements.
On parle de réaliser les aires déjà prescrites, disposer, dans chaque département, d’un coordinateur et d’un médiateur clairement identifiés.
On parle aussi au niveau national d'harmoniser les formulaires de préinscription.
D'ailleurs en matière de coordination celle-ci doit dépasser l'échelle départementale, pour rejoindre une programmation régionale comme c'est aujourd'hui le cas en Bretagne.
Enfin toujours sur le sujet il faut permettre au préfet de mobiliser rapidement du foncier lorsque les collectivités sont défaillantes, mais aussi organiser la facturation, l’état des lieux et la remise en état au moyen de conventions claires.
Le rapport sénatorial lui-même reconnaît l’utilité des médiateurs départementaux et constate que plusieurs départements en sont encore dépourvus.
Il souligne également l’intérêt des aires de petit passage pour accueillir les familles isolées et les groupes de faible effectif.
Car c'est ici que le vide législatif se fait le plus ressentir.
Rien ou presque n'est prévu pour les petits et moyens groupes, il faut sortir du face-à-face stérile entre installation sans titre et évacuation.
Cela suppose de recenser des fonciers utilisables pour des haltes temporaires, de conventionner les occupations ne présentant pas de danger, de développer la médiation et de créer des aires de petit passage proportionnées aux besoins.
Une collectivité doit pouvoir dire à un groupe : « Vous ne pouvez pas rester ici, mais voici le lieu où vous pouvez stationner temporairement, à telles conditions et pour telle durée. »
Enfin, pour les familles qui ne sont plus dans une logique de passage, la réponse relève de l’habitat : terrains familiaux, habitat adapté, logements sociaux compatibles avec la conservation d’une caravane, prise en compte effective de l’habitat mobile dans les documents d’urbanisme et possibilité réelle de vivre sur un terrain dont on est propriétaire.
Ce sont ces politiques qui réduisent durablement les installations sans titre.
Une politique sérieuse devrait être capable de répondre à une question très simple : où une famille arrivant demain dans un département peut-elle légalement s’arrêter ?
Tant que Gabriel Attal ne répondra pas à cette question, sa « révolution » ne sera qu’une nouvelle méthode pour déplacer les mêmes caravanes d’un terrain interdit vers un autre terrain interdit.
Ce n’est pas une politique de l’ordre.
C’est l’organisation administrative, coûteuse et interminable, du désordre qui est proposé par l'ex premier ministre.
#gensDuVoyage #Logement #antitsiganisme #WilliamAcker #ANGVC
-
- https://blogs.mediapart.fr/william-acker/blog/040826/gens-du-voyage-gabriel-attal-cote-de-la-plaque ("Gens du voyage" : Gabriel Attal à côté de la plaque)
Source: https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3msb2ugayqs22
En Vendée ce jour le candidat à présenté son programme en matière de lutte contre "l'installation illicite des gens du voyage".
On en rirait s'il n'avait pas quelques chances d'être élu...
--<--
Le candidat à l’élection présidentielle promet une « vraie révolution de notre droit » contre les « installations illicites des gens du voyage ».Derrière la formule apparaissent surtout un régime flou, un registre national inquiétant et plusieurs sanctions qui existent déjà.
Une question demeure soigneusement évitée : où les familles sont-elles censées pouvoir s’installer légalement ?
Après une première sortie particulièrement hostile à leur égard dans un entretien (https://www.lejdd.fr/politique/exclusif-gabriel-attal-je-propose-la-plus-grande-reforme-institutionnelle-depuis-1958-180333) accordé au Journal du dimanche le 1er août, Gabriel Attal poursuit son offensive.
Ce 4 août, à l’occasion d’un déplacement de campagne en Vendée (https://www.bfmtv.com/politique/elections/presidentielle/presidentielle-2027-les-mesures-de-gabriel-attal-pour-lutter-contre-les-installations-illegales-de-gens-du-voyage_AV-202608040256.html), le candidat à l’élection présidentielle promet désormais une « vraie révolution de notre droit » pour lutter contre les installations sans titre.
Déclaration et autorisation préalables, registre national des convois, saisies de véhicules, nouveau délit de maintien illicite, évacuations accélérées : derrière l’accumulation des annonces et la radicalité du vocabulaire, que propose-t-il réellement ?
# Gabriel Attal mélange tout pour mieux réprimer
## De quelles « installations illicites » Gabriel Attal parle-t-il ?
Parle-t-il des grands passages, composés de groupes importants se déplaçant principalement pendant la période estivale à l’occasion de rassemblements traditionnels ou religieux ?
Ou parle-t-il des petits et moyens groupes familiaux qui se déplacent pour des raisons professionnelles, familiales, médicales, à la suite d’une expulsion ou simplement parce qu’ils ne disposent d’aucune solution stable d’habitat ?
Ces phénomènes ne relèvent ni des mêmes causes, ni des mêmes réponses publiques.
Les grands passages sont programmés plusieurs mois à l’avance, coordonnés par des responsables identifiés et supposés rejoindre des équipements spécialement prévus pour eux.
Les déplacements de groupes familiaux plus restreints relèvent bien davantage de la pénurie de lieux de halte, de l’ancrage territorial, de l’habitat et, très souvent, d’une errance contrainte.
Les confondre dans une même catégorie permet de produire un discours simple : il y aurait des « convois » refusant par principe de respecter la loi.
Mais cette confusion rend les mesures annoncées soit inopérantes, soit disproportionnées.
-
Au motif que "Tous les modes de vie doivent respecter la loi de la République", Gabriel Attal veut s'attaquer aux installations des gens du voyage.
C'est l'aggravation programmée des conditions de vie de ces populations.
-
https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/statement_26_1711 (Déclaration de la présidente von der Leyen, du vice-président exécutif Mînzatu et du commissaire Lahbib avant la Journée européenne de commémoration de l'Holocauste des Roms)
--<-
À la veille de la Journée européenne de commémoration de l'Holocauste des Roms, le 2 août 2026, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, Roxana Mînzatu, vice-présidente exécutive chargée des droits sociaux et des compétences, des emplois de qualité et de la préparation, et Hadja Lahbib, commissaire chargée de l'égalité, de la préparation et de la gestion des crises, ont fait la déclaration suivante:«Aujourd'hui, nous célébrons le quatre-vingt-deuxième anniversaire de l'un des chapitres les plus sombres de l'histoire de l'Europe.
Dans la nuit du 2 août 1944, 4 300 enfants, femmes et hommes roms et sintis ont été assassinés à Auschwitz-Birkenau. Ils faisaient partie des plus de 500 000 Roms qui ont perdu la vie pendant l'Holocauste, un génocide qui a détruit des familles, des communautés et des cultures et qui a coûté la vie à au moins un quart de la population rom vivant en Europe à l'époque.
Pendant des décennies, les souffrances des victimes roms et sintis ont été négligées, leurs voix inouïes, leurs familles laissées avec une absence qui ne pourrait jamais être comblée.
Aujourd'hui, nous honorons leur mémoire et réaffirmons notre responsabilité commune de veiller à ce que ce chapitre de l'Holocauste ne soit jamais oublié ou diminué.
Au fur et à mesure que les voix des survivants diminuent d'année en année, notre responsabilité de préserver leur mémoire s'accroît.
Chaque année, nous célébrons le 2 août comme Journée européenne de commémoration de l'Holocauste des Roms. En nous souvenant du passé, nous réaffirmons notre engagement à empêcher que de telles atrocités ne se reproduisent.
Si nous apprenons du passé, nous devons aussi nous attaquer aux injustices du présent. L'antitsiganisme reste un défi durable pour de nombreux Roms à travers l'Europe, continuant à favoriser l'égalité, l'exclusion sociale, la discrimination systémique et la violence. C'est inacceptable. Nous sommes unis contre la discrimination, le racisme et la haine sous toutes leurs formes.
Faire face à cet héritage est un pilier fondamental de notre cadre stratégique en faveur des Roms 2020-2030, qui défend l'inclusion des Roms dans tous les aspects de la vie.
La stratégie de lutte contre le racisme 2026-2030 récemment adoptée vise également explicitement l'antitsiganisme en tant que forme distincte et grave de racisme qui nécessite une action spécifique.
Nous gardons la mémoire des victimes dans nos cœurs et nous ne les oublierons jamais. Nous renouvelons notre engagement à défendre les valeurs sur lesquelles repose notre Union.
C'est par la mémoire, l'éducation et l'action déterminée que nous pouvons construire une Union où chaque personne peut vivre dans la dignité, l'égalité et la liberté. La haine n'a pas sa place en Europe.
Des bisteras de na.
Nous n'oublierons jamais.
-->-- -
Merci 🙏 au collectif no-pasaran pour sa veillle sur différents réseaux toxiques d'extrême droite
https://collectifnopasaran.noblogs.org/qui-sommes-nous/
--<--
# Qui sommes-nous ?Nous sommes un collectif de militantes et militants libertaires, communistes, antifascistes, autonomes, pour certain·e·s issus de sections du SCALP-Reflex.
Nous partons d’un constat simple : l’antisémitisme, le racisme, le complotisme et les idées réactionnaires ne prospèrent pas seulement à l’extrême droite.
Ils circulent aussi dans « nos » espaces, dans « nos » luttes, celles des organisations libertaires, antifascistes, de gauche radicale et/ou syndicales.
Nous ne prétendons pas couvrir tous les sujets.
Nous assumons d’être un collectif à spectre étroit s’efforçant avant tout de documenter, sourcer, nommer ce qui, pour nous, nuit aux luttes sociales et internationalistes depuis l’intérieur de notre camp.
Pour contribuer à rompre la solitude de nos camarades antiracistes, internationalistes, antifascistes écœurés par ces connivences ahurissantes
Parce qu’une critique du racisme et des idées réactionnaires se doit d’être intransigeante et sans géométrie variable.
Parce qu’il est indispensable de rendre nos espaces de lutte à nouveau vivables
Parce que ces complaisances n’ont que trop duréEt enfin, parce que les réactionnaires de tout poil se délectent de nos angles morts et les instrumentalisent d’autant plus facilement qu’ils sont tolérés par « notre camp »
Pour terminer, nous tenons à préciser que nous sommes un collectif actif uniquement sur internet, dont le travail se limite volontairement à la veille et à la documentation en ligne présentées ci-dessus, les membres de notre collectif mènent l’essentiel de leurs combats militants — antifascistes, anticapitalistes, antipatriarcaux, antiracistes, syndicalistes — dans d’autres cadres, d’autres organisations, d’autres collectifs.
Car c’est bien sur le terrain — dans nos lieux de vie, de travail, de sociabilité et dans la rue — que se mène le travail de fond, et que se construira le rapport de force à même de construire une société égalitaire et solidaire.
-->--#NoPasaran #AntisémitesRacistesRéactionnairesHorsDeNosLuttes #antifas #antisemitisme #antitsiganisme #antiracisme
-
1/2
La loi RIPOST adoptée le mardi 22 juillet comprend de nombreuses mesures répressives. Le texte comprend également deux mesures répressives envers les Voyageurs•seuses, qui faciliteront l'évacuation des installations et les interdictions de territoire. Or les aires d'accueil
#Antitsiganisme #loi #ripost #racisme
urlr.me/63PnuT
-
Source: https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mrgabnvwtk2f
Loi RIPOST et "gens du voyage" : mesure-t-on la gravité de ce qui vient d'être voté ?
--<--
Mardi 21 juillet 2026 le Parlement a adopté le texte de la loi RIPOST.Les médias ont largement commenté ses dispositions sur les stupéfiants, les rave-parties, le protoxyde d’azote ou les rodéos urbains.
Sur les gens du voyage, en revanche, presque rien.
Pourtant, la question des « installations illicites » a une nouvelle fois été instrumentalisée.
-->--
#repression #antitsiganisme #GensDuVoyage #RIPOST #violence #haine -
https://tbsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mrg6rl7a622j
--<--
Je trouve ça quand même assez triste que la plupart des médias de gauche soulignent (à raison) les atteintes de cette loi aux free-party, mais ne s'émeuvent guère des dispositions de ce texte qui visent à réprimer les "gens du voyage".Pourtant ces évolutions vont avoir de graves conséquences ⤵️
Car mardi 21 juillet 2026 en votant la loi Ripost, le Parlement a élargi le champ de l'atteinte à la sécurité publique et à la salubrité publique en matière "d'installation illicite".
Concrètement cela signifie que tout Voyageur qui s'installerait et se brancherait à l'eau ou le courant sans autorisation, ou s'installerait dans un terrain dépourvu de système de traitement des déchets (c'est à dire à peu près tous les terrains), ferait l'objet d'une mise en demeure préfectorale.
Cette mise en demeure n'est contestable que dans un délai de 24h, ce qui est quasiment impossible à tenir. Elle permet surtout au delà des 24h, de procéder à une expulsion par la force publique.
Dans les faits c'est une nouvelle manœuvre du gouvernement pour priver les Voyageurs d'un droit au recours au juge. C'est aussi un outil imparable pour expulser.
Dans les débats les politiciens prenaient surtout en exemple la répression des grands groupes, du grand passage, mais en pratique ça touchera surtout les plus pauvres.
Notamment les petits groupes familiaux qui comme dans de nombreuses agglomérations n'ont pas accès aux aires d'accueil, se trouvent dans des situations d'errance contrainte et sont bien plus facilement expulsables que les grands groupes.
La loi prévoit également d'élargir la durée de validité de la mise en demeure de 7 à 14 jours à tout le territoire d'une interco.
Bref, répression et interdiction de territoire, voilà la réponse que propose notre gouvernement face à la crise du logement et de l'accès au stationnement qui touche 177 000 Voyageurs en France ! https://www.fondationpourlelogement.fr/gens-du-voyage-177-000-voyageurs-et-voyageuses-prives-de-leur-droit-au-logement/
Et ce n'est pas fini, la droite et l'extrême droite s'inscrivent dans une surenchère de proposition pour augmenter le champ de la répression.
Il est urgent de pousser les véritables solutions qui permettent de réduire l'errance et donc d'éviter les installations sans titre : programme d'habitat adapté, réforme du droit de l'urbanisme, intégration de la résidence mobile dans le champ du logement, moratoire sur les branchements électriques.
Les solutions sont connues, dans les cartons et peu chères, manque juste le courage politique de les porter !
#repression #antitsiganisme #logement #gensDuVoyage #LoiRipost
-
https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/vienne-38/ce-n-est-pas-un-simple-fait-divers-apres-le-suicide-de-joris-sos-racisme-pointe-de-plus-en-plus-d-actes-racistes-dans-le-nord-isere-3389074.html ("Ce n’est pas un simple fait divers" : après le suicide de Joris, SOS Racisme pointe "de plus en plus d’actes racistes" dans le Nord Isère)
--<--
Après la mort de Joris, 21 ans, qui se serait suicidé après des mois de harcèlement à caractère raciste, l’association SOS Racisme réagit dans un communiqué. Elle dénonce une multiplication des discriminations, notamment dans le Nord Isère d’où était originaire le jeune homme.Depuis la médiatisation de l’appel à témoins lancé par la famille de Joris, l’histoire du jeune homme a ému de nombreuses personnes dans tout le pays.
Une semaine après sa mort, l’association SOS Racisme a souhaité réagir par voie de communiqué, d’abord pour apporter "toute l’aide juridique, humaine et militante" dont sa famille pourrait avoir besoin.
"Ce qu’a vécu Joris est inadmissible, souffle Ludovic Herbepin, référent SOS Racisme du Nord Isère. Ça suscite beaucoup de colère".
"On le traitait de sale arabe"Selon les proches de Joris Laurencin, le jeune homme se plaignait depuis longtemps d’être victime d’insultes racistes. "On le traitait de sale bougnoule, de sale arabe. Il commençait même à être complexé, et disait à son père qu’il regrettait sa peau mate. Il tenait sa couleur de peau de sa mère, qui est ma sœur. Nous sommes des Français d’origine algérienne", confiait son oncle à France 3 Alpes dans notre article publié ce samedi 18 juillet.
Selon l’entourage, Joris aurait été humilié pendant plusieurs années par le même groupe d’hommes. "Des sportifs, les beaux gosses du coin", ajoute l’oncle. Deux semaines après avoir assisté à la vogue du village voisin, à Saint-Jean-de-Bournay, le jeune cariste s’est tiré une balle dans la tête avec l’arme de chasse de son père.
Persuadés que leur fils a subi l’humiliation de trop pendant cette soirée du 30 juin, ses parents ont lancé un appel à témoins pour savoir ce qu’il s’est passé ce soir-là.
Un racisme décomplexé ?
Pour SOS Racisme, ce drame "n’est pas un simple fait divers". "Depuis de nombreux mois, SOS Racisme alerte sur la recrudescence des injures racistes et du harcèlement visant des personnes en raison de leur origine, souligne l’association dans son communiqué. Les paroles qui hier encore suscitaient une condamnation unanime sont aujourd’hui de plus en plus assumées, répétées, revendiquées".
À l’échelle du Nord Isère, Ludovic Herbepin dresse le même constat. "Depuis deux ans, on remarque qu’il y a de plus en plus d’actes racistes et antisémites dans le Nord Isère.
À la Côte-Saint-André, il y a eu sept tombes de gens du voyage profanées par des tags nazis, des croix gammées ont été dessinées sur une école primaire à Ruy et à Biol, l’un des rares habitants de confession musulmane a retrouvé une tête de cochon devant son garage" énumère-t-il.
"On a l’impression de ne pas faire assez contre toutes ces idées nauséabondes véhiculées par l’extrême droite" regrette-t-il.
L’oncle de Joris a lui aussi évoqué "les gros scores du Rassemblement National" dans le secteur. À Châtonnay, où vivait le jeune homme avec son père, le parti d’extrême droite a obtenu 55% des voix lors des dernières élections législatives.
Selon le Dauphiné Libéré, entre les élections présidentielles de 2017 et de 2022, Marine Le Pen aurait glané plus de 20 000 voix au second tour dans les circonscriptions nord iséroises.
Une enquête en cours
"Toute la vérité doit être faite sur la mort de Joris", conclut le référent isérois de SOS Racisme.
Contactée, l’avocate de la famille Laurencin affirme que ses clients ont déposé plainte à la gendarmerie de Saint-Jean-de-Bournay pour "harcèlement aggravé par le suicide".
Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de la mort du jeune homme.
#racisme #islamophobie #antitsiganisme #antitsiganisme #isère
-
https://www.romeurope.org/rapport-annuel-cncdh-2025/
Le 25 juin 2026, la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) a publié son rapport 2025 sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie (https://www.cncdh.fr/sites/default/files/2026-06/CNCDH_Rapport%20racisme%202025.pdf)
Comme chaque année, le CNDH Romeurope a contribué à ce rapport sur la question de l’antitsiganisme.
Cette année encore, les Roms sont de loin la minorité la moins acceptée, 64% des Français·es les percevant comme « un groupe à part » (+5 points par rapport à l’année 2024).
Ce rapport consacre une partie sur la question de l’antitsiganisme en France (pages 323 à 353, https://www.cncdh.fr/sites/default/files/2026-06/CNCDH_Rapport%20racisme%202025.pdf).
Cette année encore, des préjugés négatifs envers les Roms persistent, malgré une légère amélioration par rapport à 2024 :
- 72% des personnes interrogées considèrent que les Roms migrants sont « pour la plupart nomades » – un niveau stable depuis deux ans ;
- 53,4% pensent qu’ils et elles exploitent leurs enfants – une baisse de 6 points par rapport à 2024 ;
- 49% pensent que les Roms « vivent essentiellement de vols et de trafics » – une baisse de 5 points par rapport à 2024.Dans ce chapitre, un paradoxe est soulevé : « les Français n’ont jamais autant souhaité parler de l’extermination historique des Roms (64%), mais ils peinent encore à reconnaître leur citoyenneté présente (près d’un tiers la conteste).
C’est le signe de ce que l’on pourrait nommer une « empathie distante » : une capacité à compatir avec la victime d’hier, tout en maintenant à distance, voire en rejetant, le précaire d’aujourd’hui.
Le reste du chapitre définit de manière précise ce qu’est l’antitsiganisme, et donne de nombreuses données intéressantes sur ses facteurs structurants.
Pour lire le chapitre « L’antitsiganisme en France : distante persistante et empathie distante » : https://hal.science/hal-05672002v1/document
Quelques éléments généraux issus de la synthèse de ce rapport :⭢ Le sentiment anti-immigrés est le plus corrélé aux autres formes de haine. Plus on rejette les immigré·es, plus on rejette les personnes perçues comme juives, roms, noires etc., et plus on s’oppose à l’égalité entre femmes et hommes et aux droits des personnes LGBTI+.
⭢ En 2025, 9 737 crimes et délits à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux ont été recensés par le Service statistique du ministère de l’Intérieur, soit une hausse de 5% par rapport à 2024.
Cette statistique est largement sous-évaluée : 97% des personnes qui s’estiment victimes de racisme ne portent pas plainte.
⭢ La CNCDH relève un affaissement du portage politique en matière de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, qui est notamment souligné dans l’évaluation faite du Plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme (PRADO) 2023-2026 (https://www.cncdh.fr/sites/default/files/2026-03/Prado%20VF.pdf)
Cette dernière met en lumière un bilan très décevant du PRADO : défaillance dans la mise en oeuvre concrète d’une partie des mesures, échec de la gouvernance mise en place, abandon de certaines mesures entières du Plan.
-
https://raar.info/2026/07/15/commentaires-sur-le-rapport-2025-de-la-cncdh/ (Commentaires sur le rapport 2025 de la CNCDH )
Commentaires de 🙏 @jjr: https://juivesetjuifsrevolutionnaires.fr/2026/07/14/commentaire-sur-le-rapport-2025-de-la-cncdh/ co-signé par le RAAR
La Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme vient de sortir son trente-sixième rapport sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie.
Ce document (https://www.cncdh.fr/sites/default/files/2026-06/CNCDH_Rapport%20racisme%202025.pdf) de près de 400 pages est une référence pour décrire la situation du racisme en France
# Echec du PRADO (Plan National contre le Racisme, l’Antisémitisme et les discriminations liées à l’origine)
L’édition 2025 acte l’échec du Plan National contre le Racisme, l’Antisémitisme et les discriminations liées à l’origine (PRADO) lancé en 2023 par le gouvernement
Pour résumer : « L’essentiel des mesures du PRADO n’a pas été mis en œuvre : nombre d’entre elles ont tout simplement été abandonnées en cours d’exécution et ce, sans consultation ni information des institutions et acteurs de la société civile.
# Concurrence des racismes
La mise en concurrence des racismes n’est donc en rien une fatalité, au contraire le rapport souligne à plusieurs reprises la corrélation entre les différentes formes de racisme, qui se complètent l’un l’autre pour former une idéologie raciste structurée.
Si l’on pose des questions plus précises, les réponses sont plus inquiétantes
A peu près une moitié des sondé·es sont prêts à reprendre des éléments clés du discours de l’extrême-droite, notamment sur l’immigration :
- 50% estiment » qu’aujourd’hui en France on ne sent plus chez soi comme avant » ;
- 55% « qu’il y a trop d’immigrés en France » ;
- 44% que « l’immigration est la principale cause d’insécurité ».La même contradiction se retrouve dans l’ensemble de l’étude : les sondé·es sont majoritairement opposé·es au racisme lorsque celui-ci se présente de manière abstraite, mais les réponses sont beaucoup moins claires lorsque des questions concrètes sont soulevées.
Sans surprise là aussi, le pourcentage de réponses correspondant à un discours xénophobe augmente en fonction
- de l’âge: (49% des plus de 70 ans ont une attitude « systématiquement hostile envers l’immigration »),
- de la proximité avec le Rassemblement National (83% des sympathisant·es RN),
- et inversement au niveau de diplôme (50% des personnes ayant un diplôme inférieur au bac, ce qui devrait être particulièrement inquiétant si on considère que la gauche doit parler aux classes populaires) (p. 244).# Voyageurs·ses, Gens du Voyage, Roms, Tsiganes ...
En ce qui concerne plus spécifiquement les différentes formes de racisme le groupe plus ciblé est aussi celui qui bénéficie du moins de soutien dans les sphères militantes, politiques et médiatiques, à savoir les Voyageurs·ses dont
- 49% des sondés estiment qu’ils « vivent principalement de vols et de trafics » (p. 247)
- et 53% qu’ils « exploitent des enfants » (p. 328).Ce racisme est probablement aujourd’hui celui qui se base le plus sur l’idée d’une différence insurmontable avec la société dominante (une « alterité radicale » dans le texte, p. 324) :
- 72% des personnes interrogées estiment que les Rroms sont « majoritairement nomades »,
- 56% qu’ils « ne veulent pas s’intégrer en France » et seraient « gênées à l’idée d’avoir un voisin rom ».Des chiffres très élevés alors que le sujet est complètement absent du débat public.
# Islamophobie
L’islamophobie est également étudiée, elle est répartie parmi la population de manière proche de ce qu’on a lu jusque là, à savoir que les déclarations les plus frontalement racistes sont rejetées :
- 82% des sondés estiment « qu’il faut permettre aux Musulmans de France d’exercer leur religion dans de bonnes conditions » et que « les Français musulmans sont des français comme les autres », ces réponses sont majoritaires y compris au sein de l’électorat RN (56% et 58%).
Dans le même temps, d’autres propositions portant sur des points plus précis montrent une diffusion de masse de l’islamophobie dans la société
- par exemple, 42% estiment que « l’islam est une menace pour l’identité de la France ») (p. 249).
Comme pour la xénophobie et la rromophobie, ces réponses augmentent corrélativement à l’âge et à la proximité avec l’extrême-droite.
# Antisémitisme
Sur l’antisémitisme par contre, la structure est autre, à savoir que les préjugés antisémites sont bien présents à un niveau élevé au sein de l’électorat du RN, mais également au sein de celui de LFI.
Ainsi,
- la proposition « pour les Français juifs, Israël compte plus que la France » est acceptée par 38% des sondé·es proches du RN et par 43% des sondé·es proches de LFI,
- tandis que celle « les Juifs ont un rapport particulier à l’argent » est validée par 44% des sympathisant·es RN et 48% des sympathisant·es LFI.Plus inquiétant encore
- 32% des sondé·es LFI estiment qu’on « parle trop de l’extermination des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale »,
- tandis qu’ils sont 14% à valider cette proposition au RN, parti pourtant héritier de Pétain et de la Collaboration (p. 250).Une telle diffusion des idées antisémites au sein des sympathisant·es LFI ne surprendra malheureusement personne, tant les provocations des dirigeant·es insoumis sur le sujet ont été nombreuses et médiatisées et tant les réactions du mouvement social sont restées timorées.
Les auteurs du rapport nuancent cependant : « Il convient enfin d’analyser ces données cumulées avec prudence.
Les modèles utilisés mettent en lumière des associations entre variables, pas des liens de causalité.
Il est impossible de déterminer si la proximité partisane influence le score d’antisémitisme, ou si au contraire, ce sont les préjugés antisémites qui poussent les individus à se sentir proches de certains partis politiques. » (p. 289).Ils ajoutent également « la proportion de sondés choisissant LFI comme parti dont ils se sentent « le plus proche ou le moins éloigné » représente également 7 % de l’échantillon (représentatif, rappelons-le, de la population adulte résidant dans l’Hexagone, étrangers compris). Ils pèsent deux fois moins que les proches du RN aujourd’hui (14,5 %) chez qui la proportion d’antisémites est similaire.
Les gros bataillons de l’antisémitisme se composent donc de non Musulmans, et de sympathisants d’autres partis que LFI. » (p. 298).
Dans tout les cas, on ne peut que constater que, pour une partie non négligeable de ses sympathisant·es, le vote et le discours LFI sont compatibles avec des positions antisémites
Cela démontre à minima un manque de clarté sur le sujet et un échec flagrant sur le plan antiraciste.
# Les auteurs du rapport de la CNCDH étudient aussi le lien entre antisémitisme et critique de la politique israélienne.
Pour cela, ils différencient trois profils statistiques :
- le premier cumulant une importante sur-représentation de propositions relevant d’un antisémitisme qu’on pourrait rapprocher du complotisme (« les Juifs ont trop de pouvoir en France », « les Juifs ont un rapport particulier à l’argent », etc) et secondairement une part élevée, quoique moindre, de réponses en opposition à la politique israélienne ;
- le second correspondant à une critique d’Israël non liée aux stéréotypes antisémites classiques (sur-représentation de la proposition « les Israéliens portent la plus grande part de responsabilité dans le conflit israélo-palestinien » et sous-représentation des préjugés antisémites classiques) ;
- le troisième lié à un rejet aussi bien d’Israël et du judaïsme qui lui est associé que de la Palestine (on pourrait le lier à un positionnement nationaliste de type maurrassien, avec des propositions comme « Pour les Juifs français, Israël compte plus que la France », « La religion juive évoque quelque chose de négatif », « La Palestine n’évoque pas quelque chose de positif », etc.).Si l’on associe les trois profils définis à l’opinion politique des sondé·es, les deux premiers profils semblent plus associés à LFI et le troisième au RN. (p.306).
Ce dernier semble numériquement plus important et les auteurs du rapport précisent : « Les sondés les plus réceptifs aux préjugés antisémites classiques ayant tendance à englober dans un même rejet Israël et la Palestine, la critique d’Israël et de sa politique au Proche-Orient n’est pas le ressort premier de l’antisémitisme en France aujourd’hui, même après le 7-Octobre » (p. 304).
Pour autant, le fait qu’une étude sérieuse estime que les indicateurs d’antisémitisme complotiste sont proportionnellement plus présents au sein du public de la principale force de gauche que chez celui du parti fondé par Jean-Marie Le Pen est un signe fort de l’état de décomposition de la gauche.
# Si l’on veut mener une lutte antiraciste déterminée et conséquente, il faudra que les forces de gauche s’emparent réellement du sujet, sans ignorer leurs angles morts.
Cela passe par un important travail de propagande, d’information et d’éducation populaire auprès des masses, car il y a beaucoup à faire et cette étude vient à nouveau le rappeler ;
- par une prise en compte de chaque racisme dans sa spécificité, notamment la rromophobie qui est la grande oubliée des mobilisations antiracistes ;
- mais aussi par un travail de discussion, de confrontation et de formation interne afin que nos espaces militants ne deviennent pas gangrenés par le racisme, comme LFI l’est en partie par l’antisémitisme.
# Et plus que jamais, il faudra se mobiliser pour empêcher une prise de pouvoir du Rassemblement National, aujourd’hui la principale force politique liée aux différentes formes de racisme, et pour combattre ses idées.
#Antifascisme #Antisémitisme #Antitsiganisme #CNCDH #Formation #Gauche #Islamophobie #PRADO #Racisme #Rn #Rromophobie #LFI
-
https://raar.info/2026/07/14/soutien-a-guillaume-erner-face-a-une-campagne-de-harcelement-inacceptable/ 📢 Communiqué du RAAR "Soutien à Guillaume Erner face à une campagne de harcèlement inacceptable " 📢
Le communiqué au format PDF: https://raar.info/wp-content/uploads/2026/07/Communique_du_RAAR_soutien_Guillaume_Erner_2026_07_14.pdf
Le RAAR apporte son soutien à Guillaume Erner face à la campagne de harcèlement inacceptable menée essentiellement par Jean-Luc Mélenchon.
Oui, le montage diffusé par France Culture était critiquable et a été retiré.
Mais cela ne doit pas faire oublier que plusieurs des propos à caractère antisémite qu'il évoquait ont bien été tenus.
La désignation répétée de Guillaume Erner comme incarnation personnalisée d'un prétendu « système médiatique », réactive des imaginaires antisémites anciens et nourrit un climat préoccupant.
Dans un contexte où la CNCDH ( https://www.cncdh.fr/sites/default/files/2026-06/CNCDH_Rapport%20racisme%202025.pdf) alerte sur une progression des préjugés antisémites parmi les sympathisants de La France insoumise, (https://juivesetjuifsrevolutionnaires.fr/2026/07/14/commentaire-sur-le-rapport-2025-de-la-cncdh/#:~:text=une%20telle%20diffusion%20des%20idees%20antisemites%20au%20sein%20des%20sympathisant%C2%B7es%20lfi%20ne%20surprendra%20malheureusement%20personne) les responsables politiques ont une responsabilité particulière : ne pas alimenter, même indirectement, les vieux tropes antisémites.
#antisemitisme #FranceCulture #gauche #GuillaumeErner #LFI #antitsiganisme #CNCDH
-
https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mp74mobat22q
Un rapport publié ce jeudi par la Fondation pour le logement des défavorisés pointe du doigt le « mal-logement » dont sont victimes 177 000 personnes issues des communautés des gens du voyage.
-
https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3mp6uaapkoc2q
177 000 Voyageurs en situation de mal-logement.
Même si la photo ne le montre pas, il s’agit aussi de personnes en situation d’errance contrainte, ou vivant sur des aires d’accueil. ⤵️
https://www.fondationpourlelogement.fr/voyageuses-et-voyageurs-177-000-personnes-mal-logees/Des aires qui au fil des ans sont devenues des lieux de vie permanents, là où elles étaient initialement (mal) conçues pour des itinérants.
Aujourd’hui ces équipements ne répondent pas aux besoins.
D’une part les vrais itinérants voyagent le plus souvent en groupe et ne peuvent avoir accès à ces lieux globalement saturés. D’autre part, la majorité des usagers des aires attendent des solutions de logement intégrant la caravane (TFL, PLAi) et ceux-ci n’existent qu’en tout petit nombre.
Enfin (et c’est une grande part du problème, sûrement la principale) parce que l’urbanisme est globalement hostile au mode d’habitat léger ou mobile, rendant concrétement impossible d’habiter légalement avec une caravane, même en étant propriétaire du terrain.
Une majorité des documents d’urbanisme interdisant purement et simplement le stationnement des résidences mobiles sur l’ensemble ded zonages).
Reste justement à passer le cap de l’antitsiganisme et dépasser la frilosité à réformer la loi Besson II. De l’intelligence collective et du courage, plutôt qu’une basse haine et la répression
-
https://bsky.app/profile/rafumab.bsky.social/post/3moqat2q54c2u
Pensées pour ceux qui n’ont pas le choix et vont souffrir sur des lieux inadaptés.
Le plan d’adaptation au changement climatique (PNACC) prévoit 1 mesure à destination des aires d’accueil : distribuer des bouteilles d’eau en cas de chaleur.