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#autoritarisme — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #autoritarisme, aggregated by home.social.

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  1. #RevueDePressive
    #Autoritarisme #Biométrie #IA #IArienQuiVa
    OKLM, la Grande Bretagne bascule dans un monde à la Minority Report.

    > La police de Londres, qui revendique 2 000 arrestations grâce à la LFR depuis 2024, veut élargir à l’ensemble de la population un « projet pilote avec Palantir » conçu pour identifier de manière « proactive » les individus et comportements « problématiques » afin d’intervenir « avant que le …
    next.ink/249929/ia-et-reconnai

    lesliensde.jeey.net/shaare/_cO

  2. #RevueDePressive
    #LoiRIPOST #Autoritarisme #Justice #Politique
    > Face à cette volonté d’affichage politique et de judiciarisation rapide des comportements, les critiques se multiplient au sein des institutions judiciaires. Dès le 22 juin 2026, à l’occasion de l’audition de Laurent Nuñez par la commission des lois, le Syndicat de la magistrature a publié un réquisitoire sévère contre le texte, pointant du doigt des priorité…
    lareleveetlapeste.fr/projet-de

    lesliensde.jeey.net/shaare/wxf

  3. Vigtig påmindelse om, at tekniske løsninger som #kryptering, panik-knapper og tvang #passwords alene - sandsynligvis ikke vil redde os fra #autoritarisme

    #Demokrati og #HumanRights har brug for organisering og modstand fra den virkelige verden - for at blive beskyttet

    US 🇺🇸 beskylder amerikaner 🇺🇸 for angiveligt at wipe sin telefon ved hjælp af en 'duess' adgangs-kode under grænse undersøgelse
    techcrunch.com/2026/07/24/us-a

    theguardian.com/us-news/2026/j #GrapheneOS

  4. #RevueDePressive
    #LoiRIPOST #Justice #Autoritarisme #Politique #Surveillance #CyberSurveillance #VSA
    Le diable est dans les détails (mais cette loi, c'est l'enfer, même dans les gros titres)

    >Le projet de loi Ripost a été définitivement adopté par le Parlement ce 21 juillet. Le texte vise à durcir le ton face à un certain nombre de troubles à l’ordre public. Mais si les rodéos urbains et le protoxyde d’azote font les gr…
    next.ink/248485/videosurveilla

    lesliensde.jeey.net/shaare/N7W

  5. Club de Mediapart/ Yavuz Baydar Journalist, editor and analyst in Turkish & international media / Journaliste, rédacteur, commentateur.
    Turquie : dix ans après, le coup d’État devenu matrice de l’autoritarisme
    mcinformactions.net/spip.php?a
    #Turquie #Erdogan #autoritarisme #UE

  6. 🎥 #Droit, #répression et #révolution

    A l’occasion de la sortie du livre d’#ElsaMarcel « Etat de droit, ordre bourgeois », l’avocate et militante du Collectif d’Action Judiciaire revient sur la stratégie et les méthodes militantes du collectif. En renouant avec la tradition militante des travailleurs du droit des années 70 et les apports théoriques des marxistes révolutionnaires, le #CAJ propose une actualisation des outils pour s’affronter à l’#autoritarisme.

    youtu.be/8gCEtwbMKYI?si=BEyxS8

  7. Dans Antifa magazine n°12137 de mai/juin 2026, la revue du @vvnbda vvn-bda.de antifa.vvn-bda.de/

    Le canular de l’Antifa

    Le régime Trump hystérise la lutte contre la droite

    « Ce qui est actuellement interdit aux États-Unis, l’Antifa, reçoit en Allemagne des récompenses du ministre d’État à la Culture », s’emporta en octobre 2025 au Bundestag le député de l’AfD Matthias Helferich, qui s’était lui-même autrefois qualifié de « visage amical du national-socialisme ». Il faisait référence au prix décerné à la maison d’édition antifasciste Unrast Verlag par ce même ministre d’État à la Culture, Wolfram Weimer (CDU), lequel avait récemment fait contrôler des librairies par l’Office de protection de la Constitution, mais qui, aux yeux de Helferich, demeure un valet de la « domination de gauche » dans le pays, parce qu’il refuse de participer à la « guerre culturelle ». La propagande haineuse de Helferich montre très clairement qui réclame des mesures contre « l’Antifa » : ce sont les fascistes eux-mêmes qui se servent du terme flou « Antifa » pour faire avancer leur propre agenda brun. La référence positive aux États-Unis, qui, durant le second mandat de Trump, sont en train d’être transformés avec une brutalité extrême en une dictature fasciste, n’est donc pas davantage un hasard que l’identité de ceux qui, en Allemagne, réclament une interdiction.

    Une revendication délirante d’interdiction de l’Antifa

    En novembre 2025, le département d’État américain a désigné « Antifa Est », un groupe italien et deux réseaux antifascistes grecs, comme des « organisations terroristes internationales ». Selon les accusations formulées, ils seraient opposés au capitalisme, aux États-Unis, au « christianisme » et à la démocratie, et devraient donc être poursuivis et neutralisés.

    La revendication d’une interdiction de l’Antifa aux États-Unis a véritablement pris de l’ampleur sept mois plus tôt, après l’attentat mortel contre Charlie Kirk, agitateur fasciste américain et dirigeant du mouvement d’extrême droite « Turning Point USA ». Sans établir le moindre lien entre l’auteur de l’attentat et l’Antifa, l’administration Trump saisit l’occasion pour faire de « l’Antifa » un mot-valise désignant tout ce qui s’oppose aux délires mégalomaniaques de Trump.

    Parallèlement, une procédure était déjà en cours contre neuf accusés qui avaient manifesté à l’été 2025 devant un centre de rétention de l’agence d’immigration ICE au Texas. Ils furent accusés d’appartenir à une « cellule terroriste Antifa » en raison de leur utilisation commune de la messagerie Signal, du port de vêtements noirs et de la lecture de fanzines de gauche. Des peines draconiennes furent prononcées, allant de dix ans d’emprisonnement à la réclusion à perpétuité, notamment pour appartenance à une organisation, émeute (rioting) et tentative de meurtre – un manifestant avait effectivement tiré sur un gardien. La ministre de la Justice Pam Bondi, depuis lors limogée, annonça que cette condamnation ne resterait pas un cas isolé.

    Selon l’universitaire américain exilé depuis octobre et auteur de *The Antifascist Handbook*, Mark Bray, la pression répressive exercée contre l’Antifa aux États-Unis est toutefois moins forte qu’on ne l’avait d’abord redouté. Dans un entretien accordé à *analyse & kritik*, il estimait que l’épouvantail de l’Antifa n’avait, dans le contexte des manifestations contre l’ICE à Minneapolis au début du mois de janvier – au cours desquelles deux manifestants furent abattus –, pas encore été brandi de manière systématique.

    Fin mars, on apprit cependant que l’administration Trump préparait pour juin-juillet un sommet international contre « l’Antifa ». Le « debanking » temporaire d’organisations antifascistes comme la *Rote Hilfe* (« Aide rouge »), notamment par la banque alternative anthroposophique GLS, ainsi que l’intégration par Meta du terme « Antifa » dans ses filtres de mots suspects, comptent parmi les conséquences de cette interdiction américaine.

    Cette politique anti-Antifa a trouvé son meilleur accueil en Europe dans les pays où gouvernaient ou participaient au gouvernement des forces autoritaires de droite, comme c’était alors le cas en Hongrie et aux Pays-Bas. Dans ces deux pays, des interdictions de l’Antifa existent déjà ou des procédures d’interdiction sont en cours. En France également, après la mort d’un militant néofasciste lors d’un affrontement avec des antifascistes, les appels à une interdiction se font plus insistants. Il n’est donc guère surprenant que l’AfD poursuive, en Allemagne, ses campagnes répétées de dénigrement de l’Antifa malgré leurs échecs passés.

    Manifestation contre la répression sous le slogan : « L’antifascisme est nécessaire. Liberté pour tous les antifascistes ! », le 14 juin 2025 à Iéna. Photo : Po-Ming Cheung.

    L’AfD participe activement à cette campagne

    Les discours deviennent particulièrement virulents là où l’AfD se rapproche du pouvoir gouvernemental. Son programme agressif pour la Saxe-Anhalt, où le parti se rapproche soudainement d’une majorité absolue, ne laisse guère place au doute :

    « La criminalité politique débordante des fanatiques d’extrême gauche, et en particulier de la prétendue Antifa, constitue l’une des plus grandes menaces pour la sécurité intérieure. (...) Nous accorderons la plus haute priorité à la lutte contre l’Antifa en Saxe-Anhalt et augmenterons massivement la pression de poursuite exercée par les services de renseignement et la police contre ce milieu. »

    Néanmoins, l’irrationalité manifeste de cette tentative visant à présenter l’Antifa comme une menace mondiale ne devrait conduire personne à justifier l’Antifa ni à adhérer aux théories du complot qui l’entourent. L’Antifa telle qu’elle est dépeinte dans ces discours n’existe tout simplement pas.

    Friedrich Burschel
    Historien et publiciste.

    #Antifa #Libertés #Résistance #Antifascisme #Trump #RégimeTrump #AfD #ExtrêmeDroite #Fascisme #Néofascisme #PolitiqueAllemande #PolitiqueAméricaine #RépressionPolitique #LibertésPubliques #MouvementsSociaux #Militantisme #Démocratie #Autoritarisme #Propagande #AnalysePolitique #HistoireContemporaine #Europe #ÉtatsUnis #RésistanceAntifasciste #DroitsCiviques #CritiquePolitique #LutteContreLeFascisme #Antiracisme

  8. Le futur n’est plus seulement occidental

    Retour de Chine, où je n’étais pas allé depuis 40 ans. Le pays n’est plus ce qu’il était, « en voie de développement », mais bel et bien développé. Plus que les États-Unis parfois, dans les batteries électriques, l’automobile, les robots connectés, les énergies renouvelables, la mécanique quantique. Pire : alors même que les États-Unis sous Trump et sa bande de techno-fascistes font régresser l’Amérique en misant sur le tout pétrole, le charbon, la négation du réchauffement climatique, la primauté de la force militaire, la Chine avance à bas bruit, pays stable et raisonnable, qui poursuit ses visées géostratégiques sans se presser. Le phare n’est plus à Washington pour la démocratie après l’assaut trumpien du Capitole, ni à New York pour la culture avec sa démagogie woke, ni en Californie avec ses libertés dégénérées en libertarianisme. Elle est désormais à Pékin, Shanghai et Shenzen.

    Non pas qu’il faille se « convertir » à l’autoritarisme du seul parti, ni à l’autocratie de son chef Xi, mais observer comment « ça marche » – mieux que chez les Yankees arrogants. La République populaire de Chine établit désormais la trajectoire du développement et dicte le rythme économique mondial, technologique et institutionnel. Le pays a, en une génération, sorti près de 800 millions de personnes de l’extrême pauvreté, a accru l’espérance de vie à la naissance en Chine de 33 ans en 1960 à 78 ans en 2023 – la même que celle des États-Unis. Les causes ? Évidemment l’abandon de l’utopie maoïste du communisme direct à la Robespierre ou Mélenchon, qui n’aboutit qu’au chaos (la révolution « culturelle » l’a amplement montré). Mais surtout l’adoption du système capitaliste, sans la politique libérale censée aller avec.

    La Chine reste confucianiste, c’est-à-dire morale, obéissante à la hiérarchie, soumise aux règles ; léniniste, c’est-à-dire démocratique selon le fameux « centralisme », on discute entre élites cooptées puis, une fois la décision majoritaire prise, tout le monde l’applique sans plus discuter ; autoritaire technocratique, c’est-à-dire avec une administration puissante, « à la française », mais surveillée et punie par le parti ; une politique industrielle de capitalisme d’État avec les mécanismes de marché.

    On peut dès lors s’interroger. Qu’est-ce que le développement lorsque le modèle le plus performant ne se conforme pas aux postulats de la démocratie libérale ? En cause : l’efficacité.

    Il ne suffit pas d’élire des représentants, ni de les faire discuter au Parlement en leur donnant les moyens d’enquêter et de réfléchir sans trop tenir compte des lobbies, ni de leur faire accoucher de lois. Encore faut-il que tout ce processus ne prenne pas trop de temps et qu’il soit efficace et contrôlé dans ses résultats. Or c’est loin d’être le cas ! Les « oppositions » se fragmentent, les égoïsmes sacrés des fractions de la société se manifestent bruyamment, les « syndicats » défendent leur bifteck particulier au détriment de l’intérêt général (on pense en France à la FNSEA, aux cheminots). Les lois sont mal pensées, mal rédigées, mal appliquées, jamais contrôlées. Les dysfonctionnements sont la norme (l’affaire Lyhanna, après bien d’autres, montre combien la police et la justice sont gangrenées par le je-m’en-foutisme et l’exception de pouvoir).

    La doxa libérale selon laquelle il faut le moins d’État possible et le plus de laisser-faire possible, atteint ses limites. L’essor brutal de la Chine le montre. Aux États-Unis, on rétablit la politique industrielle dès Biden, des partenariats coordonnés entre le gouvernement et l’industrie. En France, on a bien rétabli « le Plan », en forme de pâle copie de celui qui œuvrait sous de Gaulle, mais sous l’égide d’un indécideur pathologique en la personne de Bayrou, qui n’a accouché de rien, des « rapports » dont personne n’a jamais entendu parler. Or la menace russe le montre dans la Défense : il faut faire vite et mieux. La reconstruction de la cathédrale Notre-Dame a prouvé qu’un militaire aux commandes réussissait mieux que les multiples bureaucrates des multiples administrations « chargées » de l’édifice, qui n’ont rien foutu, rien vu, rien empêché – tout comme le casse par des racailles de banlieue au musée du Louvre.

    Nous assistons à la douloureuse mais salutaire prise de conscience qu’un autre système, même imparfait, réussit mieux que le nôtre. Plus vite, plus haut, plus fort. Il se disait qu’aucune véritable innovation ne pourrait naître sans liberté politique, or les entreprises et les laboratoires chinois ont des résultats de classe mondiale tout en opérant au sein d’un écosystème de l’information très différent. L’efficacité est la règle, pas la procédure.

    La légitimité politique, dès lors, ne pourra-t-elle découler de la capacité à tenir ses engagements plus que de la « pureté idéologique » ? Il ne s’agit pas de se dire « progressiste » pour faire advenir le progrès ; ni « nationaliste » ou souverainiste pour exercer pleinement la souveraineté. Encore faut-il réussir à assurer la prospérité et la stabilité, à construire à grande échelle, à innover sous pression, à absorber la contrainte économique sans y céder, à mobiliser des ressources pour la transition énergétique ou le réarmement.

    Évidemment, se pose la question des vertus de la gouvernance technocratique. Son efficacité, sa capacité à planifier, construire et produire à grande échelle peuvent-elle être assurées sans céder à la tentation autoritaire ? Il ne s’agit pas de nous convertir au communisme d’État à la chinoise, mais de trouver notre propre voie occidentale, différente selon les pays. En France, les Saint-Simoniens avaient ouvert la voie, la planification gaulliste pris le relai (jusqu’à ce que Villepin l’abolisse en 2006), Emmanuel Macron a prouvé qu’une volonté ouvrait un chemin pour Notre-Dame ou le budget de la Défense.

    La bordélisation parlementaire due à un « mouvement » qui dénie toute représentation indirecte et veut faire advenir les nouveaux Français au pouvoir vise à renverser « le système » tel qu’il est. Pour mettre quoi à la place ? Un caudillo à la Castro ou Chavez qui décidera tout seul, comme un Trump latino musulman ? La démagogie populiste due à un parti qui a la nostalgie de Vichy (sa Morale, sa religion, ses ordres professionnels) vise elle aussi à renverser le système tel qu’il est. Pour mettre quoi à la place ? Un Pétain, un Franco, un Salazar qui décidera tout seul, en « morale » et en « souveraineté » (à préférence ethnique) ? Il est intéressant d’observer que l’intérêt du mouvement MAGA pour la Chine s’explique en partie par l’admiration pour son homogénéité ethnique, ses capacités de surveillance, sa panoplie d’outils autoritaires. Avis à la tentation !

    Nous devons réformer notre système, trop lent, trop procédurier, trop bureaucratique – et jamais contrôlé, sauf après une crise. Le défi n’est pas de s’accrocher à l’ordre établi mais de cultiver la souplesse intellectuelle nécessaire pour s’adapter lorsque le monde évolue plus vite que nos théories ne peuvent suivre. Pour cela, réformer l’école, les programmes, l’enseignement, la sélection des élites, les carrières. Et rétablir un Plan national qui donnera chaque année des objectifs définis avec les partenaires sociaux pour orienter les investissements dans les secteurs prioritaires pour la croissance. Tout en mobilisant l’épargne abondante des Français, qui va aujourd’hui largement dans les projets d’investissement aux États-Unis, devenus notre adversaire, sinon notre ennemi ! Vaste programme qui prendre au moins une génération, comme en Chine. Mais notre survie politique et culturelle d’Européens est à ce prix.

    #affaireLyahnna #autoritarisme #épargne #étatUnis #bordélisation #bureaucratie #capitalismeDétat #Chine #commentçaMarche #confucianiste #contrôle #défense #démagogiePopuliste #démocratie #efficacité #europe #légitimitéPolitique #léniniste #libéral #lois #nationaliste #notreDame #plan #politiqueIndustrielle #procédure #progrès #progressiste #réussir #saintSimoniens #souplesseIntellectuelle #technocratique #trump
  9. 🎥 #ElsaMarcel remet à sa place #Consigny sur le match du #PSG :

    « On n'a pas un problème d’autorité, mais d’#autoritarisme. Vous dites qu'il n'y a pas assez de politique sécuritaire : il n'y a que ça. La vraie violence, elle est sociale, la vraie guerre elle est en #Palestine ».
    #répression

  10. - antiracisme.frama.io/luttes-20

    --<--
    En tant que **juive israélienne de gauche désormais établie en France, non sioniste, refuznik** (refus de servir dans l’armée israélienne), ancienne membre du conseil d’administration de Jewish Voice for Peace et de Boycott from Within, militante de longue date en Israël et en Palestine, j’ai accueilli avec enthousiasme la sortie du livre Lutter en rupture, Lutter en solidarité du collectif "Tsedek!".

    Il y a plusieurs idées dans le livre avec lesquelles je suis d’accord.

    Oui, la lutte contre l’antisémitisme doit s’inscrire dans une perspective plus large de lutte antiraciste.

    Le sionisme a transformé et uniformisé le judaïsme à travers le monde.

    C’est une bonne chose que de faire la distinction entre Israël en tant qu’État et les pratiques juives.

    Tout antisionisme n’est pas antisémite.

    Enfin, construire des alliances plus larges au sein de la gauche est bien entendu nécessaire, à condition de le faire intelligemment.

    **À la lecture, j’ai pourtant dû m’étonner**.

    Tout d’abord, le livre est écrit par un collectif.

    **Qui me parle ?**

    Quelles sont les expériences vécues des auteurices ?

    Il n’y a pas de témoignage à la première personne, pas de récit.

    Plus généralement, faute de point de vue situé, un ton dogmatique persiste tout au long de l’ouvrage

    Celui-ci s’ouvre pourtant par la déclaration : "Nous avons fait le choix d’incarner une parole de vérité qui, si elle n’est évidemment pas infaillible…"

    Tout se passe pourtant comme si elle l’était.

    Trois grands aspects, qui se chevauchent en partie, m’ont paru témoigner de grandes faiblesses, voire de manquements profonds en termes de pensée critique et de défense d'un horizon politique clair :

    - les questions liées au judaïsme et à la vie diasporique ;
    - la question de la Palestine ;
    - et enfin l’analyse anti-impérialiste.

    **Il me semble important de clarifier ces points, car ils ne sont pas spécifiques à Tsedek! : ils reflètent en réalité des tendances largement partagées au sein des mouvements dits "décoloniaux" en France**.

    Face aux catastrophes actuelles qui se déroulent dans la région, ma critique peut sembler secondaire.

    Mais, si l’on se place dans la perspective d’un véritable changement, ces débats restent nécessaires.

    Identité juive et vie diasporique

    "Être juif ou juive.
    C’est peut-être d’abord se demander comment le rester." (p. 15)

    Qu’est-ce qu’être juif ?

    J’aime beaucoup cette question, profondément juive, en tant que réflexion philosophique.

    Cependant, lorsqu’elle est prise au pied de la lettre, comme le fait le collectif, elle suppose que l’on peut être juif le lundi et s’en défaire le jeudi en fonction des événements.

    Ce n’est pas ainsi que fonctionne une religion, ni une appartenance historique, culturelle, symbolique, un héritage qu'on porte et qui pèse son poids : on ne s'en débarrasse pas "comme ça".

    L’instrumentalisation de l’identité juive au service d’autres causes est pourtant un thème récurrent du livre.

    © Tsedek !

    Pour Tsedek!, la création d’un État-nation juif constitue un péché originel, dans la mesure où il situe les Juifs du côté du pouvoir (occidental, colonial, impérial).

    Dès lors, la vie diasporique semble, à leurs yeux, une obligation morale pour la population juive et non une liberté à protéger, une option possible.

    Or, entre dire que : "La diaspora devrait rester un horizon d'émancipation possible pour les peuples juifs" et : "La diaspora est la seule perspective pour le peuple juif ", il y a un pas qui n’a rien d’évident.

    **Comment un mouvement qui se prétend décolonial peut-il s’arroger le droit de dicter à tout un peuple la bonne manière de s’émanciper ?**

    Palestine

    Pour un groupe occupant autant d’espace en ligne sur la question israélo-palestinienne, j’ai été stupéfaite de constater que le livre ne traite jamais vraiment d’Israël/Palestine, ni des personnes qui y vivent.

    **Il ne contient aucune définition du sionisme, ni de l’antisionisme**.

    À part qu’Israël est un projet colonial et donc mauvais, et une brève mention des horreurs du génocide, on n’y trouve ni discussion ni analyse de l’histoire ou de la réalité de la vie dans la région.

    Tout au long du récit, le Proche Orient paraît très lointain.

    Peut-être peut-on en trouver une explication dans cet aveu, glissé au détour d’une critique de la droite :

    "De la même manière que la situation en Palestine est un test pour les forces de gauche à travers le monde, permettant d’apprécier la profondeur de leur anticolonialisme, on peut donc affirmer qu’il existe aujourd’hui pour les extrêmes-droites mondiales une "preuve par Israël" qui leur permet de montrer patte blanche." (p. 69)

    Comme si la cause palestinienne était le simple décor d’une performance radicale de la gauche occidentale.

    **Le fond importe-t-il si peu, pourvu que le test soit réussi ?**

    Dans tout le livre, la décontextualisation permanente repose sur une incapacité à tenir ensemble deux vérités :

    - 1 **qu’Israël est un État créé pour et par des réfugiés**, - 2 **qu’il est aussi un projet colonial**.

    **Cette contradiction, la grande majorité des Palestiniens avec lesquels j’ai collaboré au fil des années en Israël et en Cisjordanie la comprennent parfaitement**.

    Pourquoi Tsedek! tient-t-il tant à "démontrer la nature par essence coloniale du projet sioniste, à l’encontre des interprétations prétendant distinguer un sionisme originellement positif ou émancipateur de ce qui ne serait qu’une trahison de ses principes par une extrême droite suprémaciste" (p.64) ?

    Que sommes-nous censés faire des Israéliens qui vivent en Israël et des Palestiniens qui aspirent à un État indépendant ?

    Mais, si le sionisme se résume exclusivement et depuis toujours à un mouvement colonial, **que sommes-nous censés faire des Israéliens qui vivent en Israël et des Palestiniens qui aspirent à un État indépendant ?**

    Ce genre de **positions simplistes et idéologiques** évincent le réel et rendent donc impossible de penser des solutions opérantes pour les personnes qui peuplent la région.

    Penser Israël comme un projet colonial "à l’européenne", et donc aspirer à la disparition d’Israël comme si ses habitant.es juif.ves étaient des colons disposant d’une métropole où "retourner", **c’est nier la matérialité des faits**.

    **C’est aussi nier les conditions réelles nécessaires à l’existence d’un Etat palestinien**.

    Il est également surprenant que la diversité ethnoculturelle de la population israélienne ne soit que brièvement mentionnée, de même que les raisons de l’exil des Juifs du monde arabe.

    Israël est présenté de manière uniforme, d’un seul coup de pinceau : “blanc”.

    En réalité, 20 % des citoyens israéliens sont palestiniens et environ 50 % des Juifs israéliens sont d’origine moyen-orientale et nord-africaine, sans compter les nombreuses familles aux origines mixtes.

    Effacer la réalité vécue d’un peuple, nier son histoire singulière et discréditer sa demande légitime d’être reconnu dans son existence concrète, ce n’est pas seulement une erreur intellectuelle : c’est un des mécanismes les plus classiques du racisme.

    Dans ce cas précis, ce déni nourrit directement l’antisémitisme.

    Bien que je défende personnellement une solution à un seul État, où tous ceux qui vivent from the river to the sea bénéficieraient de droits égaux et d’une citoyenneté commune, y compris la prise en compte du droit au retour des Palestiniens, nous ne pouvons ignorer le fait que la majorité des Juifs et des Palestiniens en Israël/Palestine souhaitent vivre dans des États-nations indépendants et hermétiquement séparés.

    **Impérialisme et pouvoir juif**

    Tsedek! exprime et réitère tout au long du livre son hostilité envers l’impérialisme, la domination occidentale, le colonialisme, le racisme et la suprématie blanche.

    Jusque-là, nous sommes d’accord.

    Mais la manière réductrice dont cette grille de lecture est appliquée conduit à un effacement systématique des identités et à une cécité historique flagrante.

    Pour résumer, le collectif présente la création de l’État d’Israël comme la plus grande trahison juive.

    D’une part, elle a conduit à la dépossession des Palestiniens et à l’instauration d’un État colonial.

    D’autre part, les Juifs sont supposés, par essence, rester du côté des opprimés; or, se doter d’un État-nation les place du côté du pouvoir.

    Le dernier paragraphe du livre le dit de manière frappante : "Depuis plusieurs siècles, la condition juive a été faite d’arrachements : arrachement au judaïsme, par l’assimilation à la modernité occidentale, arrachement à notre arabité, brisée par la colonisation, arrachement à notre yiddishité, engloutie par la Shoah.

    D’une certaine manière, le sionisme aussi aura été affaire d’arrachement : parce qu’il accélère notre blanchiment, parce qu’il produit le ralliement massif de bon nombre d’entre nous à la suprématie blanche, il aura été l’arrachement des Juif·ves au camp des damné·es de la Terre." (p.121)

    Tsedek! ne critique pas la manière dont les Juifs utilisent leur pouvoir : le collectif critique le fait que des Juifs aient du pouvoir.

    Le pouvoir est sale.

    Le pouvoir est impérial.

    L’assimilation juive en Europe, la citoyenneté accordée par décret aux Juifs algériens (fragile "privilège", suspendu par le régime de Vichy avant d’être rétabli par le gouvernement de la France libre en 1943), le fait d’avoir un État-nation – tout cela prive les Juifs de leur condition de dépossession éternelle.

    ...

    #Antisémitisme #Autoritarisme #Campisme #CautionDesAntisemites #Colonialisme #DécolonialismeRéactionnaire #Interregimatic #Tsedek

  11. 🎙️La classe ouvrière face à l’#impérialisme avec #AdrienCornet

    #Grève, blocage de l’économie et contrôle par les #travailleurs : voilà les armes que la classe ouvrière peut faire valoir face à la crise écologique, aux guerres et à l'#autoritarisme.

    youtu.be/jN6eIfLv5Ts?si=lqFUKE