#amour — Public Fediverse posts
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#Zaz #Je #Veux l’ #Amour
Mon remède #anti - #Trump pour l'été.
Spécial Dédicace aux #Rebelles #Résistants #Américains anti- #MAGA 🫶
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Zaz Je veux Paroles -
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Le biais de généralisation
La généralisation est une disposition naturelle de l’esprit, sans elle, aucune connaissance n’est possible. Mais elle devient biaisée lorsqu’elle saute à une conclusion trop vite, trop loin, à partir de trop peu.
Le biais de généralisation consiste à tirer une conclusion universelle à partir d’un nombre insuffisant de cas particuliers, ou à appliquer une règle valable dans certains contextes à des domaines où elle ne s’applique pas.
Nous avons tendance à classer tout le monde dans le même panier. Les Américains sont comme cela, et les Européens comme ceci. La généralisation, à elle seule, nous propulse dans le monde des préjugés.
Et c’est aussi vrai pour la dimension temporelle qui nous pousse à penser qu’une expérience passée va toujours se répliquer dans notre vie. J’ai échoué, je vais encore échouer.
Le biais de généralisation n’est pas une aberration, il est la conséquence d’une capacité adaptative fondamentale. Le cerveau est capable de détecter des modèles, de construire des modèles du monde à partir d’expériences limitées. Cette économie cognitive est indispensable à la survie, si un champignon de telle forme m’a rendu malade, mieux vaut les éviter tout en continuant à manger les autres.
Le problème surgit lorsque ce jugement rapide est appliqué à des domaines qui exigent plus de nuance, dont les personnes, les cultures, les systèmes complexes.
Le biais de généralisation est l’un des mécanismes centraux de la production des préjugés. Généraliser à partir de quelques individus pour caractériser un groupe entier, c’est précisément la structure du racisme, du sexisme, de la xénophobie. Ce n’est pas seulement une erreur logique, le biais peut entraîner une violence épistémique qui efface la singularité des personnes en les réduisant à une appartenance spécifique.
Paradoxalement, les luttes contre la discrimination exigent elles aussi une vigilance sur la généralisation inverse. En effet, généraliser l’oppression d’un groupe peut conduire à désindividualiser les membres de ce groupe tout autant. Tous ses membres sont nuls !
Alors, comment s’en prémunir ? Non pas en cessant de généraliser, ce serait impossible et paralyserait toute pensée. Toutefois, il est possible de composer avec et de cultiver quelques techniques. Par exemple, prendre le temps de distinguer la règle et l’exception, en laissant de la place à l’ouverture des nouvelles façons de voir, maintenir un esprit critique face aux affirmations trop générales en gardant en perspective que l’on appelle l’inconnu, l’improbable et la confusion sont des éléments de perspective qui échappent à nos capacités actuelles de compréhension, développer une conscience de la pertinence et de l’impact de ce que l’on généralise, reconnaître que les généralisations sont des étapes transitoires vers de nouvelles perspectives, et s’exposer volontairement à des cas qui contredisent la généralisation, et ce n’est pas facile, car cela exige de chercher ce qui nous dérange.
La généralisation est souvent une étape de développement de la pensée avant que nous développions la capacité de saisir les nuances de la réalité dans toute sa complexité.
Une chanson de Francis Cabrel – Des hommes pareils
Les paroles sur https://www.franciscabrel.com/des-hommes-pareils/
https://www.youtube.com/watch?v=kiRlJ4HuWGc
Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage
COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter : * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.
#aberration #acceptation #amour #attention #être #biaisDeGénéralisation #capacitéAdaptative #Cerveau #compassion #conclusionUniverselle #conscience #discrimination #entrainementDeLEsprit #erreurLogique #esprit #expériences #généralisation #généraliser #interdépendance #liberté #nuance #oppression #préjugé #problème #racisme #sexisme #vigilance #violenceépistémique #Vivre #voieDePassage #xénophobie -
Du Surhomme et du Supramental
Le thème du surhomme chez Sri Aurobindo n’a que peu à voir avec celui de Nietzsche, bien que le terme prête à confusion. Pour Sri Aurobindo, l’évolution ne s’arrête pas à l’apparition de l’homme et du mental. Il reprend le schéma darwinien, matière, vie, mental, mais y ajoute une étape supérieure, le supramental, un plan de conscience-vérité situé au-delà du mental, où l’être ne connaît plus par déduction, doute ou fragmentation, mais par identité directe avec le réel. Dans son œuvre majeure, La Vie Divine, et dans son poème Savitri, Aurobindo décrit ce supramental comme le principe de liaison entre l’Absolu (Sachchidananda, Existence-Conscience-Béatitude) et le monde manifesté. Le surhomme, il préfère parler d’être gnostique, n’est donc pas un individu qui s’élève par la volonté de puissance, mais une mutation de l’espèce rendue possible par la descente de cette conscience supramentale dans la matière elle-même. Ce n’est pas une conquête, c’est une transformation.
Satprem, disciple français d’Aurobindo et de Mirra Alfassa, a présenté cette pensée dans Sri Aurobindo ou l’Aventure de la conscience, puis a consacré le reste de sa vie à transcrire et prolonger l’expérience de la Mirra Alfassa telle que consignée dans L’Agenda. Il y insiste sur un point radical, la transformation ne concerne pas seulement l’esprit ou le mental, mais la cellule, le corps physique lui-même. Mirra Alfassa cherchait à faire descendre la conscience supramentale jusque dans la matière corporelle, pour en changer le fonctionnement même, dépasser la maladie, la fatigue, la mort, non par une croyance en un au-delà, mais par une mutation vécue ici, dans la chair. Satprem parle d’une aventure, d’un risque existentiel assumé individuellement, plutôt que d’une doctrine à suivre.
Avec maintenant de la perspective, il est intéressant de faire le lien avec le développement technologique actuel. En effet, l’intelligence artificielle (IA), l’ingénierie génétique, les interfaces cerveau-machine, les recherches sur le prolongement de la vie poursuivent elles aussi un dépassement des limites humaines. On y retrouve un même désir d’aller au-delà de l’homme tel qu’il est. Mais le mouvement est inversé. Le transhumanisme technologique procède du dehors vers le dedans, il modifie le corps et le cerveau par des outils extérieurs, le code génétique, le silicium, les prothèses, sans que la conscience elle-même change de nature. Sri Aurobindo, Mirra Alfassa et Satprem font référence à un mouvement du dedans vers le dehors. C’est la conscience, qui, en s’élevant puis en redescendant dans la matière, qui transforme cette dernière de l’intérieur. L’IA la plus avancée reste, dans ce cadre, une prouesse mentale, par les calculs, les corrélations, les prédictions, et non par un saut hors du mental. Elle prolonge et démultiplie les capacités du mental humain sans accéder à ce que Sri Aurobindo appelait la connaissance par identité, la perception directe et unifiée du vrai.
Il y a d’ailleurs, chez ces trois auteurs, une mise en garde qui résonne avec l’époque actuelle. Une puissance qui croît sans transformation intérieure correspondante produit, non un être supérieur, mais ce que Sri Aurobindo nommait un être asurique, surpuissant et désaxé. L’accélération technologique sans changement de conscience peut ainsi être lue, dans cette perspective, comme un risque plus que comme un accomplissement, l’augmentation des moyens sans l’approfondissement de l’être qui les manie.
On peut enfin rapprocher cette vision de celle de Teilhard de Chardin et de sa noosphère, l’idée d’une couche pensante planétaire en formation, et voir dans les réseaux numériques mondiaux et l’IA collective une préfiguration matérielle et fonctionnelle de cette intelligence partagée. Mais pour Aurobindo comme pour Satprem, cette interconnexion croissante des mentaux ne suffit pas à produire le saut supramental, elle prépare peut-être le terrain, sans pouvoir s’y substituer, car ce saut reste, dans leur pensée, une affaire de conscience vécue et incarnée, non de puissance de calcul.
Une chanson de Harmonium – Le corridor/Les premières lumières
Les paroles sur https://genius.com/Harmonium-le-corridor-lyrics
https://www.youtube.com/watch?v=8SLOsj8111g&list=PL-lygRrMXFqXEptFYra2O1TviVuLHuxLI&index=7
Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage
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#ACollective #Agenda #amour #attention #être #êtreAsurique #conscience #conscienceSupramentale #conscienceVérité #développementTechnologique #entrainementDeLEsprit #ExistenceConscienceBéatitude #FriedrichNietzsche #IA #ingénierieGénétique #intelligenceArtificielle #interdépendance #interfacesCerveauMachine #mental #MirraAlfassa #noosphère #perspective #prolongementDeLaVie #réseauxNumériquesMondiaux #Sachchidananda #Satprem #science #SriAurobindo #supramental #surhomme #technologiqu #TeilhardDeChardin #transformationIntérieure #Vivre #voieDePassage -
Du Surhomme et du Supramental
Le thème du surhomme chez Sri Aurobindo n’a que peu à voir avec celui de Nietzsche, bien que le terme prête à confusion. Pour Sri Aurobindo, l’évolution ne s’arrête pas à l’apparition de l’homme et du mental. Il reprend le schéma darwinien, matière, vie, mental, mais y ajoute une étape supérieure, le supramental, un plan de conscience-vérité situé au-delà du mental, où l’être ne connaît plus par déduction, doute ou fragmentation, mais par identité directe avec le réel. Dans son œuvre majeure, La Vie Divine, et dans son poème Savitri, Aurobindo décrit ce supramental comme le principe de liaison entre l’Absolu (Sachchidananda, Existence-Conscience-Béatitude) et le monde manifesté. Le surhomme, il préfère parler d’être gnostique, n’est donc pas un individu qui s’élève par la volonté de puissance, mais une mutation de l’espèce rendue possible par la descente de cette conscience supramentale dans la matière elle-même. Ce n’est pas une conquête, c’est une transformation.
Satprem, disciple français d’Aurobindo et de Mirra Alfassa, a présenté cette pensée dans Sri Aurobindo ou l’Aventure de la conscience, puis a consacré le reste de sa vie à transcrire et prolonger l’expérience de la Mirra Alfassa telle que consignée dans L’Agenda. Il y insiste sur un point radical, la transformation ne concerne pas seulement l’esprit ou le mental, mais la cellule, le corps physique lui-même. Mirra Alfassa cherchait à faire descendre la conscience supramentale jusque dans la matière corporelle, pour en changer le fonctionnement même, dépasser la maladie, la fatigue, la mort, non par une croyance en un au-delà, mais par une mutation vécue ici, dans la chair. Satprem parle d’une aventure, d’un risque existentiel assumé individuellement, plutôt que d’une doctrine à suivre.
Avec maintenant de la perspective, il est intéressant de faire le lien avec le développement technologique actuel. En effet, l’intelligence artificielle (IA), l’ingénierie génétique, les interfaces cerveau-machine, les recherches sur le prolongement de la vie poursuivent elles aussi un dépassement des limites humaines. On y retrouve un même désir d’aller au-delà de l’homme tel qu’il est. Mais le mouvement est inversé. Le transhumanisme technologique procède du dehors vers le dedans, il modifie le corps et le cerveau par des outils extérieurs, le code génétique, le silicium, les prothèses, sans que la conscience elle-même change de nature. Sri Aurobindo, Mirra Alfassa et Satprem font référence à un mouvement du dedans vers le dehors. C’est la conscience, qui, en s’élevant puis en redescendant dans la matière, qui transforme cette dernière de l’intérieur. L’IA la plus avancée reste, dans ce cadre, une prouesse mentale, par les calculs, les corrélations, les prédictions, et non par un saut hors du mental. Elle prolonge et démultiplie les capacités du mental humain sans accéder à ce que Sri Aurobindo appelait la connaissance par identité, la perception directe et unifiée du vrai.
Il y a d’ailleurs, chez ces trois auteurs, une mise en garde qui résonne avec l’époque actuelle. Une puissance qui croît sans transformation intérieure correspondante produit, non un être supérieur, mais ce que Sri Aurobindo nommait un être asurique, surpuissant et désaxé. L’accélération technologique sans changement de conscience peut ainsi être lue, dans cette perspective, comme un risque plus que comme un accomplissement, l’augmentation des moyens sans l’approfondissement de l’être qui les manie.
On peut enfin rapprocher cette vision de celle de Teilhard de Chardin et de sa noosphère, l’idée d’une couche pensante planétaire en formation, et voir dans les réseaux numériques mondiaux et l’IA collective une préfiguration matérielle et fonctionnelle de cette intelligence partagée. Mais pour Aurobindo comme pour Satprem, cette interconnexion croissante des mentaux ne suffit pas à produire le saut supramental, elle prépare peut-être le terrain, sans pouvoir s’y substituer, car ce saut reste, dans leur pensée, une affaire de conscience vécue et incarnée, non de puissance de calcul.
Une chanson de Harmonium – Le corridor/Les premières lumières
Les paroles sur https://genius.com/Harmonium-le-corridor-lyrics
https://www.youtube.com/watch?v=8SLOsj8111g&list=PL-lygRrMXFqXEptFYra2O1TviVuLHuxLI&index=7
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Du Surhomme et du Supramental
Le thème du surhomme chez Sri Aurobindo n’a que peu à voir avec celui de Nietzsche, bien que le terme prête à confusion. Pour Sri Aurobindo, l’évolution ne s’arrête pas à l’apparition de l’homme et du mental. Il reprend le schéma darwinien, matière, vie, mental, mais y ajoute une étape supérieure, le supramental, un plan de conscience-vérité situé au-delà du mental, où l’être ne connaît plus par déduction, doute ou fragmentation, mais par identité directe avec le réel. Dans son œuvre majeure, La Vie Divine, et dans son poème Savitri, Aurobindo décrit ce supramental comme le principe de liaison entre l’Absolu (Sachchidananda, Existence-Conscience-Béatitude) et le monde manifesté. Le surhomme, il préfère parler d’être gnostique, n’est donc pas un individu qui s’élève par la volonté de puissance, mais une mutation de l’espèce rendue possible par la descente de cette conscience supramentale dans la matière elle-même. Ce n’est pas une conquête, c’est une transformation.
Satprem, disciple français d’Aurobindo et de Mirra Alfassa, a présenté cette pensée dans Sri Aurobindo ou l’Aventure de la conscience, puis a consacré le reste de sa vie à transcrire et prolonger l’expérience de la Mirra Alfassa telle que consignée dans L’Agenda. Il y insiste sur un point radical, la transformation ne concerne pas seulement l’esprit ou le mental, mais la cellule, le corps physique lui-même. Mirra Alfassa cherchait à faire descendre la conscience supramentale jusque dans la matière corporelle, pour en changer le fonctionnement même, dépasser la maladie, la fatigue, la mort, non par une croyance en un au-delà, mais par une mutation vécue ici, dans la chair. Satprem parle d’une aventure, d’un risque existentiel assumé individuellement, plutôt que d’une doctrine à suivre.
Avec maintenant de la perspective, il est intéressant de faire le lien avec le développement technologique actuel. En effet, l’intelligence artificielle (IA), l’ingénierie génétique, les interfaces cerveau-machine, les recherches sur le prolongement de la vie poursuivent elles aussi un dépassement des limites humaines. On y retrouve un même désir d’aller au-delà de l’homme tel qu’il est. Mais le mouvement est inversé. Le transhumanisme technologique procède du dehors vers le dedans, il modifie le corps et le cerveau par des outils extérieurs, le code génétique, le silicium, les prothèses, sans que la conscience elle-même change de nature. Sri Aurobindo, Mirra Alfassa et Satprem font référence à un mouvement du dedans vers le dehors. C’est la conscience, qui, en s’élevant puis en redescendant dans la matière, qui transforme cette dernière de l’intérieur. L’IA la plus avancée reste, dans ce cadre, une prouesse mentale, par les calculs, les corrélations, les prédictions, et non par un saut hors du mental. Elle prolonge et démultiplie les capacités du mental humain sans accéder à ce que Sri Aurobindo appelait la connaissance par identité, la perception directe et unifiée du vrai.
Il y a d’ailleurs, chez ces trois auteurs, une mise en garde qui résonne avec l’époque actuelle. Une puissance qui croît sans transformation intérieure correspondante produit, non un être supérieur, mais ce que Sri Aurobindo nommait un être asurique, surpuissant et désaxé. L’accélération technologique sans changement de conscience peut ainsi être lue, dans cette perspective, comme un risque plus que comme un accomplissement, l’augmentation des moyens sans l’approfondissement de l’être qui les manie.
On peut enfin rapprocher cette vision de celle de Teilhard de Chardin et de sa noosphère, l’idée d’une couche pensante planétaire en formation, et voir dans les réseaux numériques mondiaux et l’IA collective une préfiguration matérielle et fonctionnelle de cette intelligence partagée. Mais pour Aurobindo comme pour Satprem, cette interconnexion croissante des mentaux ne suffit pas à produire le saut supramental, elle prépare peut-être le terrain, sans pouvoir s’y substituer, car ce saut reste, dans leur pensée, une affaire de conscience vécue et incarnée, non de puissance de calcul.
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Le thème du surhomme chez Sri Aurobindo n’a que peu à voir avec celui de Nietzsche, bien que le terme prête à confusion. Pour Sri Aurobindo, l’évolution ne s’arrête pas à l’apparition de l’homme et du mental. Il reprend le schéma darwinien, matière, vie, mental, mais y ajoute une étape supérieure, le supramental, un plan de conscience-vérité situé au-delà du mental, où l’être ne connaît plus par déduction, doute ou fragmentation, mais par identité directe avec le réel. Dans son œuvre majeure, La Vie Divine, et dans son poème Savitri, Aurobindo décrit ce supramental comme le principe de liaison entre l’Absolu (Sachchidananda, Existence-Conscience-Béatitude) et le monde manifesté. Le surhomme, il préfère parler d’être gnostique, n’est donc pas un individu qui s’élève par la volonté de puissance, mais une mutation de l’espèce rendue possible par la descente de cette conscience supramentale dans la matière elle-même. Ce n’est pas une conquête, c’est une transformation.
Satprem, disciple français d’Aurobindo et de Mirra Alfassa, a présenté cette pensée dans Sri Aurobindo ou l’Aventure de la conscience, puis a consacré le reste de sa vie à transcrire et prolonger l’expérience de la Mirra Alfassa telle que consignée dans L’Agenda. Il y insiste sur un point radical, la transformation ne concerne pas seulement l’esprit ou le mental, mais la cellule, le corps physique lui-même. Mirra Alfassa cherchait à faire descendre la conscience supramentale jusque dans la matière corporelle, pour en changer le fonctionnement même, dépasser la maladie, la fatigue, la mort, non par une croyance en un au-delà, mais par une mutation vécue ici, dans la chair. Satprem parle d’une aventure, d’un risque existentiel assumé individuellement, plutôt que d’une doctrine à suivre.
Avec maintenant de la perspective, il est intéressant de faire le lien avec le développement technologique actuel. En effet, l’intelligence artificielle (IA), l’ingénierie génétique, les interfaces cerveau-machine, les recherches sur le prolongement de la vie poursuivent elles aussi un dépassement des limites humaines. On y retrouve un même désir d’aller au-delà de l’homme tel qu’il est. Mais le mouvement est inversé. Le transhumanisme technologique procède du dehors vers le dedans, il modifie le corps et le cerveau par des outils extérieurs, le code génétique, le silicium, les prothèses, sans que la conscience elle-même change de nature. Sri Aurobindo, Mirra Alfassa et Satprem font référence à un mouvement du dedans vers le dehors. C’est la conscience, qui, en s’élevant puis en redescendant dans la matière, qui transforme cette dernière de l’intérieur. L’IA la plus avancée reste, dans ce cadre, une prouesse mentale, par les calculs, les corrélations, les prédictions, et non par un saut hors du mental. Elle prolonge et démultiplie les capacités du mental humain sans accéder à ce que Sri Aurobindo appelait la connaissance par identité, la perception directe et unifiée du vrai.
Il y a d’ailleurs, chez ces trois auteurs, une mise en garde qui résonne avec l’époque actuelle. Une puissance qui croît sans transformation intérieure correspondante produit, non un être supérieur, mais ce que Sri Aurobindo nommait un être asurique, surpuissant et désaxé. L’accélération technologique sans changement de conscience peut ainsi être lue, dans cette perspective, comme un risque plus que comme un accomplissement, l’augmentation des moyens sans l’approfondissement de l’être qui les manie.
On peut enfin rapprocher cette vision de celle de Teilhard de Chardin et de sa noosphère, l’idée d’une couche pensante planétaire en formation, et voir dans les réseaux numériques mondiaux et l’IA collective une préfiguration matérielle et fonctionnelle de cette intelligence partagée. Mais pour Aurobindo comme pour Satprem, cette interconnexion croissante des mentaux ne suffit pas à produire le saut supramental, elle prépare peut-être le terrain, sans pouvoir s’y substituer, car ce saut reste, dans leur pensée, une affaire de conscience vécue et incarnée, non de puissance de calcul.
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Du Surhomme et du Supramental
Le thème du surhomme chez Sri Aurobindo n’a que peu à voir avec celui de Nietzsche, bien que le terme prête à confusion. Pour Sri Aurobindo, l’évolution ne s’arrête pas à l’apparition de l’homme et du mental. Il reprend le schéma darwinien, matière, vie, mental, mais y ajoute une étape supérieure, le supramental, un plan de conscience-vérité situé au-delà du mental, où l’être ne connaît plus par déduction, doute ou fragmentation, mais par identité directe avec le réel. Dans son œuvre majeure, La Vie Divine, et dans son poème Savitri, Aurobindo décrit ce supramental comme le principe de liaison entre l’Absolu (Sachchidananda, Existence-Conscience-Béatitude) et le monde manifesté. Le surhomme, il préfère parler d’être gnostique, n’est donc pas un individu qui s’élève par la volonté de puissance, mais une mutation de l’espèce rendue possible par la descente de cette conscience supramentale dans la matière elle-même. Ce n’est pas une conquête, c’est une transformation.
Satprem, disciple français d’Aurobindo et de Mirra Alfassa, a présenté cette pensée dans Sri Aurobindo ou l’Aventure de la conscience, puis a consacré le reste de sa vie à transcrire et prolonger l’expérience de la Mirra Alfassa telle que consignée dans L’Agenda. Il y insiste sur un point radical, la transformation ne concerne pas seulement l’esprit ou le mental, mais la cellule, le corps physique lui-même. Mirra Alfassa cherchait à faire descendre la conscience supramentale jusque dans la matière corporelle, pour en changer le fonctionnement même, dépasser la maladie, la fatigue, la mort, non par une croyance en un au-delà, mais par une mutation vécue ici, dans la chair. Satprem parle d’une aventure, d’un risque existentiel assumé individuellement, plutôt que d’une doctrine à suivre.
Avec maintenant de la perspective, il est intéressant de faire le lien avec le développement technologique actuel. En effet, l’intelligence artificielle (IA), l’ingénierie génétique, les interfaces cerveau-machine, les recherches sur le prolongement de la vie poursuivent elles aussi un dépassement des limites humaines. On y retrouve un même désir d’aller au-delà de l’homme tel qu’il est. Mais le mouvement est inversé. Le transhumanisme technologique procède du dehors vers le dedans, il modifie le corps et le cerveau par des outils extérieurs, le code génétique, le silicium, les prothèses, sans que la conscience elle-même change de nature. Sri Aurobindo, Mirra Alfassa et Satprem font référence à un mouvement du dedans vers le dehors. C’est la conscience, qui, en s’élevant puis en redescendant dans la matière, qui transforme cette dernière de l’intérieur. L’IA la plus avancée reste, dans ce cadre, une prouesse mentale, par les calculs, les corrélations, les prédictions, et non par un saut hors du mental. Elle prolonge et démultiplie les capacités du mental humain sans accéder à ce que Sri Aurobindo appelait la connaissance par identité, la perception directe et unifiée du vrai.
Il y a d’ailleurs, chez ces trois auteurs, une mise en garde qui résonne avec l’époque actuelle. Une puissance qui croît sans transformation intérieure correspondante produit, non un être supérieur, mais ce que Sri Aurobindo nommait un être asurique, surpuissant et désaxé. L’accélération technologique sans changement de conscience peut ainsi être lue, dans cette perspective, comme un risque plus que comme un accomplissement, l’augmentation des moyens sans l’approfondissement de l’être qui les manie.
On peut enfin rapprocher cette vision de celle de Teilhard de Chardin et de sa noosphère, l’idée d’une couche pensante planétaire en formation, et voir dans les réseaux numériques mondiaux et l’IA collective une préfiguration matérielle et fonctionnelle de cette intelligence partagée. Mais pour Aurobindo comme pour Satprem, cette interconnexion croissante des mentaux ne suffit pas à produire le saut supramental, elle prépare peut-être le terrain, sans pouvoir s’y substituer, car ce saut reste, dans leur pensée, une affaire de conscience vécue et incarnée, non de puissance de calcul.
Une chanson de Harmonium – Le corridor/Les premières lumières
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Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage
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De l’intime
Ils se sont croisés, et même cela toute leur vie, mais ils ne se sont jamais abordés. Comme on aborde, sur la mer, un autre navire, venant d’ailleurs, ou comme on aborde un matin dans une île ; ou comme on aborde au port, un rivage. Avec ce que cet abord suppose toujours d’inattendu : on « aborde », définit le dictionnaire, « un lieu inconnu ou qui présente des difficultés » – n’effaçons pas plus ce péril vis-à-vis des êtres que vis-à-vis des choses. Pour aborder, on vient de plus loin, on émerge de son étrangeté et l’on s’enfonce dans celle de l’autre.
*
On peut répondre, ou non, à l’appel de l’intime. S’il n’y a pas faute (et « mal », par conséquent) à ne pas exploiter cette ressource de l’intime, il n’en n’est pas moins vrai que ceux qui n’ont pas su développer d’intime ont raté quelque chose ou plutôt l’essentiel. Peut-être ont-ils tout raté : ils sont passés à côté. Or le mal, disait déjà Plotin, n’étant pas quelque chose d’effectivement voulu, délibérément intentionnel, est toujours un « raté ».
On répondra néanmoins que l’intime ne peut être une catégorie morale puisqu’il est lié à la rencontre adventice, donc à l’aléatoire, donc à la chance. Mais, là encore, jusqu’à quel point est-ce vrai ? Il est certain que j’aurais pu ne pas la croiser de ma vie. Mais, en même temps, ce n’est pas la croiser qui fait la rencontre et creuse de l’intime entre nous. Et même ce n’est pas tant l’un ou l’autre de nous qui compte, en tant que tel et tel qu’il est, avec ses qualités qu’on dénombre et plus ou moins fantasmées, c’est ce que nous sommes conduits à faire en commun pour engager et « entretenir » cet intime. La question est donc, en fait : jusqu’où risquons-nous – misons-nous – l’un et l’autre (version désormais strictement humaine du fameux pari) pour sortir de notre isolement-côtoiement (le parallélisme des solitudes) et basculer « d’un même côté » face à « l’autrui du monde » ? Comptent moins la vertu ou les dons de l’un ou de l’autre que le point – le stade – où chacun, dans sa vie, est arrivé et est prêt à oser. Car c’est toujours vis-à-vis d’un « premier venu », qu’on le veuille ou non, comme le disait déjà Rousseau de ses parents, qu’on s’ouvre à l’intimité.
De là, la question devient plus radicale encore : serait-ce donc envers n’importe qui que je peux engager cet intime? Peut-être…
Peut-être tant l’intime est différent de l’amour, n’est pas question de préférence et de séduction, n’a pas en vue notre propre satisfaction, mais est plutôt la décision progressivement mûrie de s’enfoncer ensemble dans ce fond sans fond d’un dedans partagé.
La question encore se retourne. Dite à l’envers (et devenant brutale) : est-on donc coupable de sa solitude ? Car l’alternative est simple : on est intime ou on est seul (seul y compris dans son « amour »). Car, si l’on dit que la solitude est une malchance, qu’on n’a pas « rencontré », ou bien qu’on n’avait pas les « qualités qu’il faut », il est facile alors de rétorquer que tout le monde, dans sa vie, a croisé quelqu’un qu’il suffisait d’aborder. On est responsable de sa solitude du fait de ne pas avoir su pousser la porte de l’Autre, s’adresser et accéder à lui, lui parler comme à un « Toi » – on est resté en deçà, on a respecté la frontière, on a craint de s’exposer ou, aussi bien, d’agresser.
*
De quelque nature qu’elle soit, une séparation ne détruit pas l’intime. Car l’intime n’est pas de contact (coudoiement), mais d’intériorité, ou plutôt d’un « plus intérieur que l’intérieur ». C’est pourquoi il n’exige pas la présence, peut se développer dans l’absence. Dans l’absence on peut rester « auprès ».
François Jullien dans De l’intime : Loin du bruyant Amour
Une pièce musicale Via Dolorosa (Violin) | Weimar Music
https://www.youtube.com/watch?v=U_Tg7LxV7K0
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Aventurier philosophe à 95 ans
Aventurier, philosophe, artisan, musicien, horloger… Paul Du Marchie n’a pas vécu une seule vie mais plusieurs. Grand voyageur, il découvre dans les années 40 le désert et les nomades dont il partagera le quotidien de nombreuses années. Aujourd’hui à 95 ans, il continue de transmettre avec fougue une vision de la vie basée sur l’émerveillement. Dans sa maison retirée du Liboson sur les hauteurs de Montreux, le visiteur pénètre un lieu magique où la beauté et le mystère invitent à une véritable introspection.
Passe-moi les jumelles du 26 octobre 2018, une émission de la Radio Télévision Suisse.
La folle vie d’un aventurier philosophe de 95 ans
https://www.youtube.com/watch?v=Fmxz8GPBv6I
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Les micros-voyages
Le micro-voyage comme projet de découverte non plus comme une échappée vers l’étranger, mais comme une manière de redécouvrir la ville dans laquelle nous vivons, la communauté à laquelle nous appartenons. J’aime bien tenter de porter le regard du touriste en restant chez-moi, prendre un guide et le lire comme un étranger qui débarque sur une nouvelle Terre.
D’une part, cela nous permet de retraverser, à pied et avec attention, les lieux que nous parcourons chaque jour sans les voir. La rue empruntée pour aller travailler, le parc contourné plutôt que traversé, l’immeuble croisé cent fois sans qe l’on ne remarque jamais la façade, ce sont là aussi des territoires d’émerveillement, simplement rendus invisibles par l’habitude et l’urgence du trajet fonctionnel.
Georges Perec avait théorisé cette idée en s’attachant à ce qu’il appelait l’infra-ordinaire, ce qui se passe quand il ne se passe rien, les détails que le regard efface parce qu’ils sont trop familiers pour mériter l’attention. Le déplacement quotidien obéit à une logique d’efficacité. Nous allons d’un point à un autre, on ne regarde pas, on suit le chemin. Le micro-voyage, entendu comme redécouverte du proche, consiste précisément à interrompre cette logique, à s’arrêter sur un banc que l’on ne remarque jamais, à visiter un quartier que l’on traverse régulièrement comme s’il s’agissait d’un lieu inconnu, à emprunter une ruelle jamais empruntée alors qu’elle borde notre immeuble depuis toujours, à aller voir un musée local ou un nouveau café qui vient d’ouvrir.
Ce geste modifie profondément notre représentation du monde, car il déplace le critère de ce qui mérite d’être vu. Dans l’imaginaire courant, l’intérêt d’un lieu se mesure à sa distance, à son exotisme, à sa capacité à nous dépayser par sa nouveauté radicale. Le micro-voyage de proximité renverse cette perspective. Il affirme que le dépaysement n’est pas affaire de kilomètres, mais de qualité du regard. Un mur ordinaire observé longuement révèle des textures, une histoire, des détails qu’un regard pressé ne captera jamais, même à l’autre bout du monde. L’étrangeté n’est donc pas une propriété du lieu, mais un effet de l’attention qu’on lui porte.
Cette pratique a aussi pour effet de redéfinir la carte mentale que nous avons de notre propre environnement, là où le tourisme lointain a tendance à la synthétiser en une suite d’images consommées rapidement. Redécouvrir son quartier, c’est ajouter des couches à un espace qu’on croyait connu, c’est réintroduire de la profondeur temporelle, l’histoire d’un bâtiment, la mémoire d’un usage disparu, dans un lieu réduit d’ordinaire à sa seule fonction de passage. Le monde proche, loin d’être un espace neutre déjà entièrement connu, se révèle alors aussi riche, aussi digne d’étonnement que n’importe quelle destination exotique, à condition de renoncer à la vitesse et à l’automatisme du regard habitué.
Ce type de micro-voyage rejoint enfin une tradition plus ancienne, celle d’habiter un lieu, de nous laisser enseigner les mouvements de la vie, où marcher sans but précis devient une manière de connaître autrement que par ses usages prescrits. Il suggère une leçon plus générale sur notre rapport au monde, la disposition à être émerveillé, à voir vraiment, compte davantage que la distance parcourue. Ce qui change notre représentation du monde n’est peut-être pas tant l’accumulation de lieux visités que la capacité, retrouvée, à regarder ce qui s’offre à nous.
Une chanson de Michel Rivard – Le tour du bloc
Les paroles sur https://www.paroles-musique.com/paroles-Michel-Rivard-Le-tour-du-bloc-lyrics,p7405069
https://www.youtube.com/watch?v=cYc8Nvh6S74
Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage
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En #Chine, les #autorités veulent mettre fin aux #histoires d' #amour des #Humains avec les #assistants d' #IA
C'est plus grave qu'on ne pourrait le penser, visiblement...
https://www.franceinfo.fr/replay-radio/bientot-chez-vous/en-chine-les-autorites-veulent-mettre-fin-aux-histoires-d-amour-avec-les-assistants-d-ia_8070650.html#xtor=CS2-765-[autres]- -
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La puissance de la paix
Une petite exploration de la pensée de Gandhi, notamment sur la paix.
Gandhi : La PUISSANCE de la PAIX INTÉRIEURE | CITATIONS
https://www.youtube.com/watch?v=oo76wjDiYvM
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Agir par respect
La Terre se porterait mieux si nous appliquions une idée bien simple. Les personnes que nous voulons dans notre vie ne souhaitent pas nécessairement la même chose que nous. C’est dans l’ordre des choses que des personnes que l’on aime ne nous aiment pas. C’est dans l’ordre des choses que certaines personnes qui nous ont aimés ne nous aiment plus. C’est dans l’ordre des choses que certains membres de notre famille ne soient pas en phase avec nous. Et c’est bien ainsi.
Accepter cette simple réalité est parfois un effort important pour notre ego. Ce qui complique la vie, c’est de refuser le choix des autres ou de nous refuser de faire des choix.
Tolérer ce qui fait mal ne peut mener qu’à la violence, ou la souffrance.
La guerre est l’un des phénomènes humains les plus constants et les plus complexes. L’histoire nous démontre qu’elle est l’expression paroxystique de tensions qui existent à l’état latent dans toute organisation humaine : la peur de manquer, la méfiance de l’autre, la compétition pour la reconnaissance. La paix durable exige non seulement l’absence de conflit armé, mais la transformation de ces conditions de fond. Prendre une distance afin de ne pas alimenter les tensions est une saine approche.
Une chanson de Roxanne Filion – Le monde est fou/ L’hymne à la beauté du monde
Les paroles sur https://fox-infographie.com/wblog_le_monde_est_fou_et_hymne_beaute_du_monde.php et https://genius.com/Isabelle-boulay-lhymne-a-la-beaute-du-monde-lyrics
https://www.youtube.com/watch?v=2BkAwJK3PZc
Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage
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Mes meilleurs copains de Jean-Marie Poiré
A la quarantaine, Richard (Gérard Lanvin) chef d’entreprise, Jean-Michel (Christian Clavier) dentiste, Guido (Jean-Pierre Bacri) directeur marketing chez Contrex, Antoine (Philippe Khorsand) metteur en scène, et Dany (Jean-Pierre Darroussin) employé de Richard, sont des amis de trente ans. Ils sont mûrs, blets, ayant perdu fraîcheur et idéaux de leur jeunesse. Leur groupe de rock des années 1970 s’est dissout lorsque Bernadette, la chanteuse (Louise Portal), toute de sexe libre impudique qui a vagué de mec en mec à la mode amour libre post-68, les a abandonnés pour réussir une carrière au Québec, dont elle a pris l’accent traînant. Seule à avoir du talent dans le groupe, elle est devenue célèbre et revient en France pour un concert. Coiffure blondasse extravagante, cuir, bottes et pantalon zèbre qui moule son cul, elle a tout de la bombe sexuelle requise par son image. A la quarantaine, elle fait encore illusion, surtout à ses anciens copains.
C’est l’occasion pour la bande de se retrouver en groupe « comme avant » dans la maison de campagne de Richard en grande banlieue parisienne. Dans les coulisses du concert, Bernadette les a chaleureusement reconnus mais, emportée par son manager de mari Lou Bill (Didier Pain), a disparu presque aussitôt pour une interview obligatoire. Contraintes du business. La célébrité a du bon – une Cadillac blanche – mais du mauvais : une existence de singe savant. Est-ce l’idéal d’une vie ?
Durant le week-end, chacun déballe son existence depuis 18 ans qu’ils ont laissé le rock. Richard est peut-être celui qui a le mieux « réussi » dans l’équilibre des contraintes : ancien batteur du groupe, il a monté une PME de sanitaire et s’est installé, marié et à présent « fidèle et équilibré » depuis qu’il vit avec Carole, père de deux enfants. Il a été queutard invétéré et s’est fait plusieurs fois fougueusement Bernadette à l’époque, dans le dos de son mec d’alors qui n’a rien vu, leur chef Antoine.
Antoine est celui qui se croit intello, metteur en scène de théâtre, au départ contestataire en happening devant les usines (et la tronche obtuse des ouvriers spécialisés). Il a connu les autres par Bernadette, dont il est devenu le compagnon, donc l’entraîneur à l’origine du groupe de rock – un spectacle plus à même de faire passer les idées anti-système. Il met en scène aujourd’hui sa nouvelle compagne dans un Roméo et Juliette qu’il veut (effet de la quarantaine) sexuellement torride. Il soupçonne la Juliette de sa pièce de se faire le beau Roméo, qu’il encourage à embrasser sa belle avec fougue et désir. Mais l’imaginaire rejoint le réel et il est tiraillé. Les femmes le trompent parce qu’il est égoïste et imbu de lui-même, donc vite lassant, ce qui le ronge de jalousie maladive. Heureusement qu’il y a les copains.
Richard a accueilli Dany comme conducteur de ses camions, et son fils Sébastien (Cyril Gabrial) ; c’est l’ancien guitariste au talent prometteur « à condition qu’il travaille », avait dit le manager. Or Dany est resté le baba cool des années 70, partisan du moindre effort, le « système » ne méritant en rien qu’on se crève, ancien pilier d’ashram indien et revendiquant à son retour en France le « droit à la paresse » du gendre de Marx, Paul Lafargue, fort à la mode en ces années gauchistes. Toute contrainte lui fait fermer ses chakras et il s’y refuse, laxiste y compris avec son fils ado, préférant se laisser aller au courant. Il vient de se faire voler une camionnette et son chargement par « deux Blacks » pris en stop, mais il ne s’en fait pas : « Y’a pas mort d’homme ! » est sa réplique devenue culte. Darroussin est excellent dans ce rôle de « crétin des Alpes » qui parle lentement et se refuse à faire chauffer son cerveau.
Guido était le (mauvais) chanteur du groupe. Il a connu deux de ses amis au lycée Carnot où, jeunes pubères en chemise blanche, ils regardaient du toit la prof d’anglais se faire sauter par le prof de sciences nat. Il les a retrouvés après un séjour italien d’où il a ramené le bel éphèbe Fetuccino (Jérôme Berthoud) et une femme avec qui il forme un ménage à trois. Il est devenu directeur du marketing de l’eau minérale Contrex et avoué avoir « fait vœu d’abstinence » depuis 1983 pour éviter d’attraper le sida. Pour compenser sa frustration sexuelle et combattre ses désirs invertis, il fait du vélo à outrance.
Reste Jean-Michel, ancien bassiste du groupe et fils de chirurgien dentiste qui invitait ses copains ados à venir flirter et baiser dans l’appartement quand son père était à un congrès. Il est le narrateur. Malgré sa vie de fêtard, il est devenu dentiste lui-même lorsque papa est mort, désolé de s’être fâché avec lui. Il a toujours été velléitaire, fou désireux plutôt qu’« amoureux » de Bernadette la choriste, il n’a jamais pu coucher avec elle et cela le hante comme une étape psychologique mal franchie. Sa compagne (Marie-Anne Chazel) – qui est psy et avec laquelle il a été en analyse durant un temps – l’encourage à « la sauter » pour solder ce manque qui inhibe sa vie sentimentale depuis 18 ans. Il va conclure enfin ce week-end de retrouvailles. En sera-t-il pour cela plus heureux ?
L’adolescence n’a qu’un temps et le rêve de changer le monde se heurte à la réalité du monde. Se donner en spectacle et se shooter laisse les ouvriers producteurs froids et méprisants, dénoncer la vie rangée de la norme sociale n’aboutit à rien de concret, et baiser à couilles rabattues dans tous les coins, avec n’importe qui, n’a rien de libérateur, n’étant en réalité qu’une envie de jouissance personnelle. Une « emprise » des hormones. En rock ou au théâtre, ceux qui se croient « artistes » n’ont aucun talent (il se travaille) ; en fait de liberté en amour, ils sont jalousement possessifs et ne savent pas garder des relations stables ; et comment rester « contre » le système en se gavant d’argent public au théâtre subventionné ? Toutes les contradictions éclatent et la grande récré prend fin au bilan impitoyable de la quarantaine. Bernadette la bombe fait exploser les illusions. Une vraie catharsis pour la bande, qui reconnaît alors ses vraies valeurs : la chaleur de l’amitié, dans la différence.
Film quasiment autobiographique devenu culte depuis que l’amitié a remplacé l’amour chez les jeunes, trop inquiets des relations qui pourraient être interprétées comme « non consenties » selon le seul bon vouloir des filles. Ce n’était pas encore l’état des mœurs à la sortie à la fin des années 80, d’où son peu de succès en salle. Mais au fond, que veut dire « réussir » sa vie ? Est-ce rentrer dans les normes après la révolte biologiquement programmée de l’adolescence ? Faire fructifier jusqu’au bout son propre talent, comme le dit l’Évangile ? Se laisser aller au courant sans s’en faire pour éviter l’ulcère ? Baiser pour ne pas être seul ? Ou simplement accepter les choses telles qu’elles se présentent, y faire face avec son propre courage et ses capacités ? L’important sont les copains, pôle d’équilibre, car ils montrent qu’il n’y a pas qu’une seule voie dans la vie.
DVD Mes meilleurs copains, Jean-Marie Poiré, 1989, avec Christian Clavier, Gérard Lanvin, Jean-Pierre Bacri, Louise Portal, Philippe Khorsand, StudioCanal 2019, français, 1h51, €7,99, Blu-ray €15,00
(mon commentaire est libre, seuls les liens sont sponsorisés par amazon.fr)
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#Olivier #Adam dans #LaGrandeLibrairie
" #Résister #MotPourMot.
Le Cantique Moisi de l' #Origine, de l' #Identité et du #Rejet.
La vieille rengaine de l' #Ordre et du #Travail , de la #Famille de la #Patrie. [..]
Et #Dieu par dessus tout ça. [..]
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On est pas sérieuses quand on a 16 ans @onestpasserieusesquandona16ans.wordpress.com@onestpasserieusesquandona16ans.wordpress.com ·Chronique n°38 : La Révolte de la reine de Morgane Moncomble
Bonjour à toutes et à tous, c’est Emma qui vous écrit ! On se retrouve aujourd’hui comme promis dans mon dernier article sur la romance historique pour une nouvelle chronique sur La Révolte de la reine de Morgane Moncomble, que j’avais acheté au Festival du livre de Paris en avril. ★★★★★ 1788, Versailles […] -
Budho
Donc, en réalité personne ne s’éveille – jamais personne – puisque « personne » est une illusion. C’est simplement cette illusion de l’identité séparée qui disparaît, qui s’évapore, qui s’évanouit…
Accueillez ceci : l’instant que vous vivez est unique. Il ne s’est jamais produit auparavant. Il est, puis il s’évanouit pour ne jamais réapparaître. Un autre instant, tout aussi unique, va lui succéder. Chaque instant apparaît et disparaît. Il va surgir, être et retourner ensuite dans l’infini, sans possibilité d’être à nouveau vécu.
Hier et demain sont des projections de notre mental. En réalité, tout survient dans « l’instant » et uniquement dans l’instant.
*
Le Buddho a été introduit en Occident par un moine zen, né en 1907, Seiji Takamori. Le terme buddho désigne une technique secrète de méditation associée au Reiki, technique venue de Mikao Usui, père du Reiki. Cette pratique est donc orientée particulièrement vers les soins.
René Bliard dans Budho L’amour au cœur de la vie
Une pièce musicale de Shastro · Nadama – Communion
https://www.youtube.com/watch?v=vBZU2yWNBDE&list=RDWkg91LFDRuw&index=19
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Ce jeune photographe déclare son amour pour la Loire, le fleuve du « bout de la rue »
Il entretient une relation presque intime avec la Loire. Et pour cause. Germain Robin, 24 ans, est natif d’Ancenis…
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https://www.europesays.com/fr/1072594/ -
Ce jeune photographe déclare son amour pour la Loire, le fleuve du « bout de la rue »
Il entretient une relation presque intime avec la Loire. Et pour cause. Germain Robin, 24 ans, est natif d’Ancenis…
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Seconde chance
Il y a ceux qui ne croit pas en une seconde chance, qui croit que lorsque nous avons fait une erreur, nous avons révélé notre vraie nature.
D’autres pensent que toute personne peut se renouveler et faire quelque chose de différent, à la suite d’expérience acquise.
Et si la seconde chance était cette capacité d’accepter de vivre encore maintenant.
Une chanson de Daniel Bélanger – Revivre
Les paroles sur https://genius.com/Daniel-belanger-revivre-lyrics
https://www.youtube.com/watch?v=_6ICer0o-ZE
Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage
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Mon chemin de paix
L’homme est maître de son destin dans le sens où il est libre de choisir comment user de sa liberté. Mais il n’a pas le contrôle des conséquences de sa décision. Dès qu’il commence à croire qu’il a un certain contrôle, il va droit à l’échec.
C’est dans le silence que l’âme trouve le chemin vers la lumière, et ce qui est insaisissable ou trompeur se révèle dans la clarté cristalline. Notre vie est une quête longue et ardue de la vérité, et l’âme a besoin de repos intérieur pour se réaliser complètement.
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La première étape vers la maîtrise de soi est la maîtrise de ses pensées.
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La vérité devrait se trouver dans la pensée, le discours et l’action.
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C’est dans le silence que l’âme trouve le chemin vers la lumière, et ce qui est insaisissable ou trompeur se révèle dans la clarté cristalline. Notre vie est une quête longue et ardue de la vérité, et l’âme a besoin de repos intérieur pour se réaliser complètement.
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Le monde entier est comme le corps humain avec les membres qui le composent. Une douleur ressentie dans un membre est ressentie dans tout le corps. Si une partie commence à pourrir, le système entier sera inévitablement empoisonné.
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Éveiller le cœur et les sentiments, c’est éveiller l’âme.
Éveiller la raison, c’est enseigner la distinction entre le bien et le mal.
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Le devoir d’un être humain est de réduire la haine et de promouvoir l’amour.
Mahatma Gandhi dans Mon chemin de paix
Une pièce musicale Raghupati Raghava Raja Ram and Reflections of Early Days
https://www.youtube.com/watch?v=tOCsZX_EeT0&list=PLHEjpaBDzeUcBbXgNqWpyDywvbEZAI3Kt&index=10
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La paix du jaïnisme
Chez les adeptes du jaïnisme, l’idéal de paix atteint sans doute son expression avancée et la plus systématique de toutes les traditions que nous avons parcourues, car la non-violence n’y est pas un principe éthique parmi d’autres, mais littéralement l’axe autour duquel s’organise toute la métaphysique et toute la pratique.
Ainsi, la non-violence ne concerne pas seulement les actes, elle inclut les pensées et les paroles et elle s’étend à toute forme de vie sensible, y compris les organismes les plus infimes. La paix, ici, commence par une cosmologie de la vulnérabilité universelle qui implique que chaque parcelle de réalité porte une âme capable de souffrir, donc chaque geste engage une responsabilité cosmique. La paix n’est pas une disposition intérieure seulement, elle est une vigilance concrète et perpétuelle envers le vivant.
Pour les jaïns, la violence naît fondamentalement de l’avidité, de la peur de manquer, du désir de posséder ou de contrôler, une position qui rejoint le bouddhisme. La paix sociale, pour les jaïns, ne peut se construire tant que subsiste l’accumulation excessive, une idée qui a directement influencé Mahatma Gandhi dans sa pensée de la non-violence politique.
Un apport singulier du jaïnisme est de situer la source du conflit non seulement dans le désir, mais dans la certitude dogmatique. Nous devons reconnaître la multiplicité des points de vue et qu’aucune affirmation n’épuise la vérité d’une chose complexe, chaque perspective n’en saisit qu’un aspect partiel. Cette posture d’humilité vise à désamorcer les conflits nés de l’absolutisation d’un seul point de vue.
L’horizon ultime est la libération, où l’âme, débarrassée de tout karma, retrouve sa nature propre : omniscience, énergie infinie et surtout béatitude infinie, un état de repos parfait. Contrairement au nirvāṇa bouddhiste, souvent décrit en termes d’extinction ou de non-substantialité, l’âme jaïne libérée subsiste pleinement, c’est une paix de plénitude accomplie, non de dissolution.
En somme, le jaïnisme place la non-violence au cœur de son approche. Là où le bouddhisme voit la paix dans la dissolution de l’attachement, le jaïnisme y ajoute une cosmologie de la responsabilité envers toute vie sensible, faisant de la non-violence non un idéal parmi d’autres, mais la loi physique même de la libération de l’âme. Et là où le judaïsme et le christianisme ancrent la paix dans la justice historique et la réconciliation communautaire, le jaïnisme la fait reposer sur une discipline personnelle plus contraignante. Le jaïnisme est l’une des sources directes de la non-violence gandhienne comme stratégie politique de paix basée sur l’exemplarité.
Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci ? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent ?
Une chanson de Non-violence – Ahimsa – La prière des jainistes – La fine fleur du Yoga
Les paroles sur la vidéo
https://www.youtube.com/watch?v=6uDroAxBCdI
Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage
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Qu’est-ce que l’amour? (Edgar Morin)
Qu'est-ce que l'amour? C'est le comble de l'union de la folie et de la sagesse. (Edgar Morin)https://arbrealettres.wordpress.com/2026/07/16/quest-ce-que-lamour-edgar-morin/
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Qu’est-ce que l’amour? (Edgar Morin)
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Qu’est-ce que l’amour? (Edgar Morin)
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Qu’est-ce que l’amour? (Edgar Morin)
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