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#bonheur — Public Fediverse posts

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  1. Savoirs

    Pour certains, une démarche visant à apprendre est compliquée, il y a la capacité d’attention, la peur de l’échec, la comparaison avec les autres, la peur d’être stigmatisé, et les moyens financiers.

    Apprenez d’abord à vous respecter, apprenez des choses qui vous interpellent, des choses parfois simples, comme aider, avoir un cœur aimant, être bienveillant et aimer. Il est plus facile d’apprendre à lire quand cela parle d’amour.

    Rappelez-vous tout ce que vous avez réussi à décoder depuis longtemps, à partager le bonheur, à ressentir la qualité du vent, à accepter la pluie, à jouer avec les éléments de la nature comme la neige. On oublie souvent qu’il y a aussi des savoirs loin des écoles qui changent des vies.

    Une chanson de Richard Séguin – Rester debout

    Les paroles sur https://genius.com/Richard-seguin-rester-debout-lyrics

    https://www.youtube.com/watch?v=DQb1wUafSmY&list=RDDQb1wUafSmY&start_radio=1

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

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  2. Carnets du grand chemin

    Presque aucune des routes où j’ai aimé m’engager, et qu’aujourd’hui encore j’aime reprendre, qui ne m’ait été, qui ne me demeure, comme une ouverture musicale, qui n’ait remué devant moi au bout de sa perspective, les plis et les lumières d’un rideau tout prêt à se lever. Pour quelques-unes, leur coloration à jamais joyeuse ou sombre est liée à l’attente, à l’anticipation de tristesse ou de bonheur sur laquelle elles s’ouvraient la première fois que je les ai prises.

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    Rattachée seulement à la terre vers l’amont par l’étroite tranchée charbonneuse du chemin de fer, la ville semblait couler au fil de sa rivière et s’ouvrir avec elle vers les horizons plats de son estuaire, mangé de roseaux, tout distendu par les anévrismes de plans d’eau secrets, bordés de pelouses désertes au fond desquelles sommeillaient, les yeux clos sous le couvert des arbres, des châteaux perdus.

    *

    Ce qui me surprit le plus, quand je traversai les Causses pour la première fois, ce fut la pâleur du sol dans les lointains tremblés de soleil du plateau : tous les tons exténués que tirent d’un caban de berger, après dix années, les morsures de la canicule succédant au lessivage des pluies d’hiver, s’étalent ici à perte de vue: gris fumés, ocres rôtis, rouille délavée, blanc cassé des espaces qui montrent la corde. C’est là que pour la première fois – gravies les sombres pentes boisées qui donnent accès de Mende au Causse de Sauveterre – j’ai eu la révélation du Midi sans couleur.

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    C’est comme un morceau de continent chauve et brusquement exondé qui ferait surface au-dessus des sempiternelles campagnes bocagères qui sont la banalité de notre terroir. Tonsures sacramentelles, austères, dans notre chevelu arborescent si continu, images d’un dépouillement presque spiritualisé du paysage, qui mêlent indissolublement, à l’usage du promeneur, sentiment d’altitude et sentiment d’élévation.

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    Littérature : quelle folie d’investir le meilleur de soi-même dans un art dont le médium, la langue, en continuelle évolution, reste à la merci de l’usage qu’en feront, année après année, quelques dizaines de millions d’analphabètes.

    Julien Gracq dans Carnets du grand chemin

    Une pièce musicale Anna Lapwood – Hans Zimmer & Camille Saint-Saëns • Opus Klassik 2024

    https://www.youtube.com/watch?v=hR80hXugE00&list=RDhR80hXugE00&start_radio=1

    #analphabète #anticipation #arbres #art #austères #évolution #berger #bocagères #bonheur #caban #canicule #carnets #Causses #châteauPerdu #cheminDeFer #coloration #demeure #espace #exondé #folie #Joie #JulienGracq #langue #littérature #lumière #médium #Mende #Midi #ouvertureMusicale #perspective #révélation #reprendre #roseaux #sEngager #Sauveterre #sempiternellesCampagnesBocagères #terroir #TonsuresSacramentelles #voyage
  3. MÉNAPHON [CHANSON DE SEPHESTIA] (Robert Green)

         MÉNAPHON [CHANSON DE SEPHESTIA] Ne pleure pas, mon mignon, souris sur mes genoux ; Avec l'âge viendra bien assez de chagrin. Joli garçon, lutin de ta mère, Joie et douleur de ton père, Quand ton père te vit naître, Si bel enfant né de nous deux, Il eut joie, moi j'avais peine ; Mais il eut peine quand malechance Lui fit quitter son joli garçon, Lors son chagrin, sa joie naguère. Ne pleure pas, mon mignon, souris sur mes genoux ; Avec l'âge viendra bien assez […]

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