home.social

#providence — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #providence, aggregated by home.social.

  1. Face au genre inhumain

    On entend répéter qu’il faut « faire confiance », s’abandonner, lâcher prise. La confiance est même le maître mot de la démarche religieuse, synonyme de foi en Dieu, en sa miséricorde et sa providence.

    Autant le « lâcher-prise » m’insupporte – et je lui tords le cou –, autant la confiance me questionne. À vrai dire, je ne la conçois pas sans alliance avec le discernement.

    C’est toujours le même refrain : les chrétiens répètent que Dieu est Amour et ils omettent le fait que Dieu est également Justice. Ou encore on parle du chevalier médiéval comme d’un homme vaillant qui défend le pauvre, la veuve et l’orphelin, mais on oublie de dire qu’il est tout autant celui qui fait justice, qui redresse les torts et pourfend méchants et félons.

    La juste attitude est bien celle d’une confiance où ne sombre pas le discernement, d’un abandon qui n’est pas faiblesse et lâcheté, d’une foi qui n’est pas facilité mais quête ardente et périlleuse de la Vérité.

    L’attitude du chat est pleine d’enseignement. Même s’il vit dans la compagnie humaine et semble apprivoisé, il demeure un petit félin : toujours sur ses gardes, il ne dort que d’un œil, bondit sur ses pattes au moindre bruit inquiétant, sort ses griffes, tout en acceptant par ailleurs des caresses et s’y abandonnant. Un chat est toujours vigilant, prêt à se défendre ou se sauver. Loin de se méfier de tout, il rappelle aux hommes qui apprécient sa présence que la confiance n’est pas une abdication, une torpeur, qu’elle est toujours soumise à caution et précaution.

    Au fond, ceux qui ne cessent d’invoquer la confiance – les politiciens, les gurus, les thérapeutes et autres bonnes âmes – y trouvent leur intérêt : ils encouragent une mentalité passive, une conscience endormie, une attitude obéissante, voire résignée. « Faites-moi confiance », disent-ils. À ces mots, un individu sain d’esprit devrait fuir immédiatement. Parce que c’est la porte ouverte à la tromperie et à la soumission.

    Je ne suis pas sûre du tout que la confiance soit la qualité première requise par et pour le combat spirituel. La force, oui, la justice, bien sûr, et tout ce qui va de pair, le courage, la hardiesse, le défi, la persévérance…

    Lorsqu’un chevalier engage un combat ou doit repousser des assaillants, il ne pense pas en premier à la confiance (confiance en soi, en ses ressources, confiance en Dieu qui mène à bien la bataille, en la Justice finale), et, bien sûr, il n’imagine nullement s’abandonner ni lâcher prise. Il se bat au nom de la justice, de la beauté, de l’amour, il se bat pour l’honneur, pour la fierté d’être une âme libre, à jamais insoumise. La valeur du combat tient en cet engagement. Entrer dans l’arène, monter au créneau, prendre les armes, se présenter face à l’adversaire… autant d’expressions qui désignent une âme héroïque.

    Ces chevaliers ne triomphent pas nécessairement, ils ne viennent pas à bout de tous leurs ennemis, ils se retrouvent blessés, ils sont trahis, moqués aussi, mais ils ne renoncent pas, ils se relèvent et persistent jusqu’au trépas. Nulle trace de confiance béate ou d’abandon. Nulle vanité personnelle non plus. D’une âme libre, d’une âme noble, on peut dire seulement : en ce monde elle a bien combattu.

    Parce qu’une grande âme ne peut rien faire d’autre en ce monde mensonger et factice, promis à la mort, voué aux multiples séductions démoniaques. Elle ne peut ni se taire ni adhérer. Ni se réfugier au fond d’un ermitage ni se contenter de faire du bien à autrui. Elle n’a en ce monde aucun lieu où se reposer parce qu’elle n’est pas de ce monde, parce qu’en celui-ci elle ne se fie pas, elle ne se fixe pas. Son seul destin est de combattre, de témoigner sans relâche du Royaume de lumière, de repousser ou abattre les puissances ténébreuses – et d’abord les démasquer. Elle se doit donc d’être aux aguets, sur ses gardes, tel un félin. La confiance suave ici n’est pas de mise puisque l’issue du combat métaphysique est incertaine. Ce n’est pas, comme le disent benoîtement les religieux, le Bien (alias l’amour, le pardon, la miséricorde) qui triomphera et sauvera tous les humains indistinctement. Non, l’issue finale n’est pas assurée, et peut-être que le combat continuera éternellement (quelle vision éreintante !) dans les cieux et en d’autres mondes.

    Dans cette perspective, l’humour est requis ainsi qu’une légèreté certaine : ils s’avèrent bien plus précieux qu’une confiance naïve. Le guerrier spirituel n’a rien d’un Goliath, il est souple et non pas monolithique, bardé de certitudes et de technologies. Il doit aller au combat avec ardeur et finesse, de tout son être, mais sans jamais se prendre pour un héros ni pour le sauveur du monde. Au fond, c’est sa nature, il est fait pour cela : moins pour terrasser dragons et ennemis que pour rappeler à ses pleutres contemporains qu’une âme digne de ce nom n’est jamais assagie et qu’elle veille toujours.

    Jacqueline Kelen dans Impatience de l’Absolu: Face au genre inhumain

    Une pièce musicale de Schubert : Le trio n°2, op. 100 Renaud Capuçon, Gautier Capuçon et Frank Braley

    https://www.youtube.com/watch?v=3kuFzjkUcLw&list=RD3kuFzjkUcLw&start_radio=1

    #amour #attitude #chrétiens #compagnieHumaine #confiance #courage #défi #Dieu #discernement #enseignement #foi #hardiesse #humour #JacquelineKelen #justice #lâcherPrise #lâcheté #légèreté #miséricorde #nature #persévérance #providence #quête #sAbandonner
  2. Face au genre inhumain

    On entend répéter qu’il faut « faire confiance », s’abandonner, lâcher prise. La confiance est même le maître mot de la démarche religieuse, synonyme de foi en Dieu, en sa miséricorde et sa providence.

    Autant le « lâcher-prise » m’insupporte – et je lui tords le cou –, autant la confiance me questionne. À vrai dire, je ne la conçois pas sans alliance avec le discernement.

    C’est toujours le même refrain : les chrétiens répètent que Dieu est Amour et ils omettent le fait que Dieu est également Justice. Ou encore on parle du chevalier médiéval comme d’un homme vaillant qui défend le pauvre, la veuve et l’orphelin, mais on oublie de dire qu’il est tout autant celui qui fait justice, qui redresse les torts et pourfend méchants et félons.

    La juste attitude est bien celle d’une confiance où ne sombre pas le discernement, d’un abandon qui n’est pas faiblesse et lâcheté, d’une foi qui n’est pas facilité mais quête ardente et périlleuse de la Vérité.

    L’attitude du chat est pleine d’enseignement. Même s’il vit dans la compagnie humaine et semble apprivoisé, il demeure un petit félin : toujours sur ses gardes, il ne dort que d’un œil, bondit sur ses pattes au moindre bruit inquiétant, sort ses griffes, tout en acceptant par ailleurs des caresses et s’y abandonnant. Un chat est toujours vigilant, prêt à se défendre ou se sauver. Loin de se méfier de tout, il rappelle aux hommes qui apprécient sa présence que la confiance n’est pas une abdication, une torpeur, qu’elle est toujours soumise à caution et précaution.

    Au fond, ceux qui ne cessent d’invoquer la confiance – les politiciens, les gurus, les thérapeutes et autres bonnes âmes – y trouvent leur intérêt : ils encouragent une mentalité passive, une conscience endormie, une attitude obéissante, voire résignée. « Faites-moi confiance », disent-ils. À ces mots, un individu sain d’esprit devrait fuir immédiatement. Parce que c’est la porte ouverte à la tromperie et à la soumission.

    Je ne suis pas sûre du tout que la confiance soit la qualité première requise par et pour le combat spirituel. La force, oui, la justice, bien sûr, et tout ce qui va de pair, le courage, la hardiesse, le défi, la persévérance…

    Lorsqu’un chevalier engage un combat ou doit repousser des assaillants, il ne pense pas en premier à la confiance (confiance en soi, en ses ressources, confiance en Dieu qui mène à bien la bataille, en la Justice finale), et, bien sûr, il n’imagine nullement s’abandonner ni lâcher prise. Il se bat au nom de la justice, de la beauté, de l’amour, il se bat pour l’honneur, pour la fierté d’être une âme libre, à jamais insoumise. La valeur du combat tient en cet engagement. Entrer dans l’arène, monter au créneau, prendre les armes, se présenter face à l’adversaire… autant d’expressions qui désignent une âme héroïque.

    Ces chevaliers ne triomphent pas nécessairement, ils ne viennent pas à bout de tous leurs ennemis, ils se retrouvent blessés, ils sont trahis, moqués aussi, mais ils ne renoncent pas, ils se relèvent et persistent jusqu’au trépas. Nulle trace de confiance béate ou d’abandon. Nulle vanité personnelle non plus. D’une âme libre, d’une âme noble, on peut dire seulement : en ce monde elle a bien combattu.

    Parce qu’une grande âme ne peut rien faire d’autre en ce monde mensonger et factice, promis à la mort, voué aux multiples séductions démoniaques. Elle ne peut ni se taire ni adhérer. Ni se réfugier au fond d’un ermitage ni se contenter de faire du bien à autrui. Elle n’a en ce monde aucun lieu où se reposer parce qu’elle n’est pas de ce monde, parce qu’en celui-ci elle ne se fie pas, elle ne se fixe pas. Son seul destin est de combattre, de témoigner sans relâche du Royaume de lumière, de repousser ou abattre les puissances ténébreuses – et d’abord les démasquer. Elle se doit donc d’être aux aguets, sur ses gardes, tel un félin. La confiance suave ici n’est pas de mise puisque l’issue du combat métaphysique est incertaine. Ce n’est pas, comme le disent benoîtement les religieux, le Bien (alias l’amour, le pardon, la miséricorde) qui triomphera et sauvera tous les humains indistinctement. Non, l’issue finale n’est pas assurée, et peut-être que le combat continuera éternellement (quelle vision éreintante !) dans les cieux et en d’autres mondes.

    Dans cette perspective, l’humour est requis ainsi qu’une légèreté certaine : ils s’avèrent bien plus précieux qu’une confiance naïve. Le guerrier spirituel n’a rien d’un Goliath, il est souple et non pas monolithique, bardé de certitudes et de technologies. Il doit aller au combat avec ardeur et finesse, de tout son être, mais sans jamais se prendre pour un héros ni pour le sauveur du monde. Au fond, c’est sa nature, il est fait pour cela : moins pour terrasser dragons et ennemis que pour rappeler à ses pleutres contemporains qu’une âme digne de ce nom n’est jamais assagie et qu’elle veille toujours.

    Jacqueline Kelen dans Impatience de l’Absolu: Face au genre inhumain

    Une pièce musicale de Schubert : Le trio n°2, op. 100 Renaud Capuçon, Gautier Capuçon et Frank Braley

    https://www.youtube.com/watch?v=3kuFzjkUcLw&list=RD3kuFzjkUcLw&start_radio=1

    #amour #attitude #chrétiens #compagnieHumaine #confiance #courage #défi #Dieu #discernement #enseignement #foi #hardiesse #humour #JacquelineKelen #justice #lâcherPrise #lâcheté #légèreté #miséricorde #nature #persévérance #providence #quête #sAbandonner
  3. Face au genre inhumain

    On entend répéter qu’il faut « faire confiance », s’abandonner, lâcher prise. La confiance est même le maître mot de la démarche religieuse, synonyme de foi en Dieu, en sa miséricorde et sa providence.

    Autant le « lâcher-prise » m’insupporte – et je lui tords le cou –, autant la confiance me questionne. À vrai dire, je ne la conçois pas sans alliance avec le discernement.

    C’est toujours le même refrain : les chrétiens répètent que Dieu est Amour et ils omettent le fait que Dieu est également Justice. Ou encore on parle du chevalier médiéval comme d’un homme vaillant qui défend le pauvre, la veuve et l’orphelin, mais on oublie de dire qu’il est tout autant celui qui fait justice, qui redresse les torts et pourfend méchants et félons.

    La juste attitude est bien celle d’une confiance où ne sombre pas le discernement, d’un abandon qui n’est pas faiblesse et lâcheté, d’une foi qui n’est pas facilité mais quête ardente et périlleuse de la Vérité.

    L’attitude du chat est pleine d’enseignement. Même s’il vit dans la compagnie humaine et semble apprivoisé, il demeure un petit félin : toujours sur ses gardes, il ne dort que d’un œil, bondit sur ses pattes au moindre bruit inquiétant, sort ses griffes, tout en acceptant par ailleurs des caresses et s’y abandonnant. Un chat est toujours vigilant, prêt à se défendre ou se sauver. Loin de se méfier de tout, il rappelle aux hommes qui apprécient sa présence que la confiance n’est pas une abdication, une torpeur, qu’elle est toujours soumise à caution et précaution.

    Au fond, ceux qui ne cessent d’invoquer la confiance – les politiciens, les gurus, les thérapeutes et autres bonnes âmes – y trouvent leur intérêt : ils encouragent une mentalité passive, une conscience endormie, une attitude obéissante, voire résignée. « Faites-moi confiance », disent-ils. À ces mots, un individu sain d’esprit devrait fuir immédiatement. Parce que c’est la porte ouverte à la tromperie et à la soumission.

    Je ne suis pas sûre du tout que la confiance soit la qualité première requise par et pour le combat spirituel. La force, oui, la justice, bien sûr, et tout ce qui va de pair, le courage, la hardiesse, le défi, la persévérance…

    Lorsqu’un chevalier engage un combat ou doit repousser des assaillants, il ne pense pas en premier à la confiance (confiance en soi, en ses ressources, confiance en Dieu qui mène à bien la bataille, en la Justice finale), et, bien sûr, il n’imagine nullement s’abandonner ni lâcher prise. Il se bat au nom de la justice, de la beauté, de l’amour, il se bat pour l’honneur, pour la fierté d’être une âme libre, à jamais insoumise. La valeur du combat tient en cet engagement. Entrer dans l’arène, monter au créneau, prendre les armes, se présenter face à l’adversaire… autant d’expressions qui désignent une âme héroïque.

    Ces chevaliers ne triomphent pas nécessairement, ils ne viennent pas à bout de tous leurs ennemis, ils se retrouvent blessés, ils sont trahis, moqués aussi, mais ils ne renoncent pas, ils se relèvent et persistent jusqu’au trépas. Nulle trace de confiance béate ou d’abandon. Nulle vanité personnelle non plus. D’une âme libre, d’une âme noble, on peut dire seulement : en ce monde elle a bien combattu.

    Parce qu’une grande âme ne peut rien faire d’autre en ce monde mensonger et factice, promis à la mort, voué aux multiples séductions démoniaques. Elle ne peut ni se taire ni adhérer. Ni se réfugier au fond d’un ermitage ni se contenter de faire du bien à autrui. Elle n’a en ce monde aucun lieu où se reposer parce qu’elle n’est pas de ce monde, parce qu’en celui-ci elle ne se fie pas, elle ne se fixe pas. Son seul destin est de combattre, de témoigner sans relâche du Royaume de lumière, de repousser ou abattre les puissances ténébreuses – et d’abord les démasquer. Elle se doit donc d’être aux aguets, sur ses gardes, tel un félin. La confiance suave ici n’est pas de mise puisque l’issue du combat métaphysique est incertaine. Ce n’est pas, comme le disent benoîtement les religieux, le Bien (alias l’amour, le pardon, la miséricorde) qui triomphera et sauvera tous les humains indistinctement. Non, l’issue finale n’est pas assurée, et peut-être que le combat continuera éternellement (quelle vision éreintante !) dans les cieux et en d’autres mondes.

    Dans cette perspective, l’humour est requis ainsi qu’une légèreté certaine : ils s’avèrent bien plus précieux qu’une confiance naïve. Le guerrier spirituel n’a rien d’un Goliath, il est souple et non pas monolithique, bardé de certitudes et de technologies. Il doit aller au combat avec ardeur et finesse, de tout son être, mais sans jamais se prendre pour un héros ni pour le sauveur du monde. Au fond, c’est sa nature, il est fait pour cela : moins pour terrasser dragons et ennemis que pour rappeler à ses pleutres contemporains qu’une âme digne de ce nom n’est jamais assagie et qu’elle veille toujours.

    Jacqueline Kelen dans Impatience de l’Absolu: Face au genre inhumain

    Une pièce musicale de Schubert : Le trio n°2, op. 100 Renaud Capuçon, Gautier Capuçon et Frank Braley

    https://www.youtube.com/watch?v=3kuFzjkUcLw&list=RD3kuFzjkUcLw&start_radio=1

    #amour #attitude #chrétiens #compagnieHumaine #confiance #courage #défi #Dieu #discernement #enseignement #foi #hardiesse #humour #JacquelineKelen #justice #lâcherPrise #lâcheté #légèreté #miséricorde #nature #persévérance #providence #quête #sAbandonner
  4. Face au genre inhumain

    On entend répéter qu’il faut « faire confiance », s’abandonner, lâcher prise. La confiance est même le maître mot de la démarche religieuse, synonyme de foi en Dieu, en sa miséricorde et sa providence.

    Autant le « lâcher-prise » m’insupporte – et je lui tords le cou –, autant la confiance me questionne. À vrai dire, je ne la conçois pas sans alliance avec le discernement.

    C’est toujours le même refrain : les chrétiens répètent que Dieu est Amour et ils omettent le fait que Dieu est également Justice. Ou encore on parle du chevalier médiéval comme d’un homme vaillant qui défend le pauvre, la veuve et l’orphelin, mais on oublie de dire qu’il est tout autant celui qui fait justice, qui redresse les torts et pourfend méchants et félons.

    La juste attitude est bien celle d’une confiance où ne sombre pas le discernement, d’un abandon qui n’est pas faiblesse et lâcheté, d’une foi qui n’est pas facilité mais quête ardente et périlleuse de la Vérité.

    L’attitude du chat est pleine d’enseignement. Même s’il vit dans la compagnie humaine et semble apprivoisé, il demeure un petit félin : toujours sur ses gardes, il ne dort que d’un œil, bondit sur ses pattes au moindre bruit inquiétant, sort ses griffes, tout en acceptant par ailleurs des caresses et s’y abandonnant. Un chat est toujours vigilant, prêt à se défendre ou se sauver. Loin de se méfier de tout, il rappelle aux hommes qui apprécient sa présence que la confiance n’est pas une abdication, une torpeur, qu’elle est toujours soumise à caution et précaution.

    Au fond, ceux qui ne cessent d’invoquer la confiance – les politiciens, les gurus, les thérapeutes et autres bonnes âmes – y trouvent leur intérêt : ils encouragent une mentalité passive, une conscience endormie, une attitude obéissante, voire résignée. « Faites-moi confiance », disent-ils. À ces mots, un individu sain d’esprit devrait fuir immédiatement. Parce que c’est la porte ouverte à la tromperie et à la soumission.

    Je ne suis pas sûre du tout que la confiance soit la qualité première requise par et pour le combat spirituel. La force, oui, la justice, bien sûr, et tout ce qui va de pair, le courage, la hardiesse, le défi, la persévérance…

    Lorsqu’un chevalier engage un combat ou doit repousser des assaillants, il ne pense pas en premier à la confiance (confiance en soi, en ses ressources, confiance en Dieu qui mène à bien la bataille, en la Justice finale), et, bien sûr, il n’imagine nullement s’abandonner ni lâcher prise. Il se bat au nom de la justice, de la beauté, de l’amour, il se bat pour l’honneur, pour la fierté d’être une âme libre, à jamais insoumise. La valeur du combat tient en cet engagement. Entrer dans l’arène, monter au créneau, prendre les armes, se présenter face à l’adversaire… autant d’expressions qui désignent une âme héroïque.

    Ces chevaliers ne triomphent pas nécessairement, ils ne viennent pas à bout de tous leurs ennemis, ils se retrouvent blessés, ils sont trahis, moqués aussi, mais ils ne renoncent pas, ils se relèvent et persistent jusqu’au trépas. Nulle trace de confiance béate ou d’abandon. Nulle vanité personnelle non plus. D’une âme libre, d’une âme noble, on peut dire seulement : en ce monde elle a bien combattu.

    Parce qu’une grande âme ne peut rien faire d’autre en ce monde mensonger et factice, promis à la mort, voué aux multiples séductions démoniaques. Elle ne peut ni se taire ni adhérer. Ni se réfugier au fond d’un ermitage ni se contenter de faire du bien à autrui. Elle n’a en ce monde aucun lieu où se reposer parce qu’elle n’est pas de ce monde, parce qu’en celui-ci elle ne se fie pas, elle ne se fixe pas. Son seul destin est de combattre, de témoigner sans relâche du Royaume de lumière, de repousser ou abattre les puissances ténébreuses – et d’abord les démasquer. Elle se doit donc d’être aux aguets, sur ses gardes, tel un félin. La confiance suave ici n’est pas de mise puisque l’issue du combat métaphysique est incertaine. Ce n’est pas, comme le disent benoîtement les religieux, le Bien (alias l’amour, le pardon, la miséricorde) qui triomphera et sauvera tous les humains indistinctement. Non, l’issue finale n’est pas assurée, et peut-être que le combat continuera éternellement (quelle vision éreintante !) dans les cieux et en d’autres mondes.

    Dans cette perspective, l’humour est requis ainsi qu’une légèreté certaine : ils s’avèrent bien plus précieux qu’une confiance naïve. Le guerrier spirituel n’a rien d’un Goliath, il est souple et non pas monolithique, bardé de certitudes et de technologies. Il doit aller au combat avec ardeur et finesse, de tout son être, mais sans jamais se prendre pour un héros ni pour le sauveur du monde. Au fond, c’est sa nature, il est fait pour cela : moins pour terrasser dragons et ennemis que pour rappeler à ses pleutres contemporains qu’une âme digne de ce nom n’est jamais assagie et qu’elle veille toujours.

    Jacqueline Kelen dans Impatience de l’Absolu: Face au genre inhumain

    Une pièce musicale de Schubert : Le trio n°2, op. 100 Renaud Capuçon, Gautier Capuçon et Frank Braley

    https://www.youtube.com/watch?v=3kuFzjkUcLw&list=RD3kuFzjkUcLw&start_radio=1

    #amour #attitude #chrétiens #compagnieHumaine #confiance #courage #défi #Dieu #discernement #enseignement #foi #hardiesse #humour #JacquelineKelen #justice #lâcherPrise #lâcheté #légèreté #miséricorde #nature #persévérance #providence #quête #sAbandonner
  5. Face au genre inhumain

    On entend répéter qu’il faut « faire confiance », s’abandonner, lâcher prise. La confiance est même le maître mot de la démarche religieuse, synonyme de foi en Dieu, en sa miséricorde et sa providence.

    Autant le « lâcher-prise » m’insupporte – et je lui tords le cou –, autant la confiance me questionne. À vrai dire, je ne la conçois pas sans alliance avec le discernement.

    C’est toujours le même refrain : les chrétiens répètent que Dieu est Amour et ils omettent le fait que Dieu est également Justice. Ou encore on parle du chevalier médiéval comme d’un homme vaillant qui défend le pauvre, la veuve et l’orphelin, mais on oublie de dire qu’il est tout autant celui qui fait justice, qui redresse les torts et pourfend méchants et félons.

    La juste attitude est bien celle d’une confiance où ne sombre pas le discernement, d’un abandon qui n’est pas faiblesse et lâcheté, d’une foi qui n’est pas facilité mais quête ardente et périlleuse de la Vérité.

    L’attitude du chat est pleine d’enseignement. Même s’il vit dans la compagnie humaine et semble apprivoisé, il demeure un petit félin : toujours sur ses gardes, il ne dort que d’un œil, bondit sur ses pattes au moindre bruit inquiétant, sort ses griffes, tout en acceptant par ailleurs des caresses et s’y abandonnant. Un chat est toujours vigilant, prêt à se défendre ou se sauver. Loin de se méfier de tout, il rappelle aux hommes qui apprécient sa présence que la confiance n’est pas une abdication, une torpeur, qu’elle est toujours soumise à caution et précaution.

    Au fond, ceux qui ne cessent d’invoquer la confiance – les politiciens, les gurus, les thérapeutes et autres bonnes âmes – y trouvent leur intérêt : ils encouragent une mentalité passive, une conscience endormie, une attitude obéissante, voire résignée. « Faites-moi confiance », disent-ils. À ces mots, un individu sain d’esprit devrait fuir immédiatement. Parce que c’est la porte ouverte à la tromperie et à la soumission.

    Je ne suis pas sûre du tout que la confiance soit la qualité première requise par et pour le combat spirituel. La force, oui, la justice, bien sûr, et tout ce qui va de pair, le courage, la hardiesse, le défi, la persévérance…

    Lorsqu’un chevalier engage un combat ou doit repousser des assaillants, il ne pense pas en premier à la confiance (confiance en soi, en ses ressources, confiance en Dieu qui mène à bien la bataille, en la Justice finale), et, bien sûr, il n’imagine nullement s’abandonner ni lâcher prise. Il se bat au nom de la justice, de la beauté, de l’amour, il se bat pour l’honneur, pour la fierté d’être une âme libre, à jamais insoumise. La valeur du combat tient en cet engagement. Entrer dans l’arène, monter au créneau, prendre les armes, se présenter face à l’adversaire… autant d’expressions qui désignent une âme héroïque.

    Ces chevaliers ne triomphent pas nécessairement, ils ne viennent pas à bout de tous leurs ennemis, ils se retrouvent blessés, ils sont trahis, moqués aussi, mais ils ne renoncent pas, ils se relèvent et persistent jusqu’au trépas. Nulle trace de confiance béate ou d’abandon. Nulle vanité personnelle non plus. D’une âme libre, d’une âme noble, on peut dire seulement : en ce monde elle a bien combattu.

    Parce qu’une grande âme ne peut rien faire d’autre en ce monde mensonger et factice, promis à la mort, voué aux multiples séductions démoniaques. Elle ne peut ni se taire ni adhérer. Ni se réfugier au fond d’un ermitage ni se contenter de faire du bien à autrui. Elle n’a en ce monde aucun lieu où se reposer parce qu’elle n’est pas de ce monde, parce qu’en celui-ci elle ne se fie pas, elle ne se fixe pas. Son seul destin est de combattre, de témoigner sans relâche du Royaume de lumière, de repousser ou abattre les puissances ténébreuses – et d’abord les démasquer. Elle se doit donc d’être aux aguets, sur ses gardes, tel un félin. La confiance suave ici n’est pas de mise puisque l’issue du combat métaphysique est incertaine. Ce n’est pas, comme le disent benoîtement les religieux, le Bien (alias l’amour, le pardon, la miséricorde) qui triomphera et sauvera tous les humains indistinctement. Non, l’issue finale n’est pas assurée, et peut-être que le combat continuera éternellement (quelle vision éreintante !) dans les cieux et en d’autres mondes.

    Dans cette perspective, l’humour est requis ainsi qu’une légèreté certaine : ils s’avèrent bien plus précieux qu’une confiance naïve. Le guerrier spirituel n’a rien d’un Goliath, il est souple et non pas monolithique, bardé de certitudes et de technologies. Il doit aller au combat avec ardeur et finesse, de tout son être, mais sans jamais se prendre pour un héros ni pour le sauveur du monde. Au fond, c’est sa nature, il est fait pour cela : moins pour terrasser dragons et ennemis que pour rappeler à ses pleutres contemporains qu’une âme digne de ce nom n’est jamais assagie et qu’elle veille toujours.

    Jacqueline Kelen dans Impatience de l’Absolu: Face au genre inhumain

    Une pièce musicale de Schubert : Le trio n°2, op. 100 Renaud Capuçon, Gautier Capuçon et Frank Braley

    https://www.youtube.com/watch?v=3kuFzjkUcLw&list=RD3kuFzjkUcLw&start_radio=1

    #amour #attitude #chrétiens #compagnieHumaine #confiance #courage #défi #Dieu #discernement #enseignement #foi #hardiesse #humour #JacquelineKelen #justice #lâcherPrise #lâcheté #légèreté #miséricorde #nature #persévérance #providence #quête #sAbandonner
  6. Be kind, please unwind… Weekly Recap 4/20/2026

    Does anyone remember renting movies?

    No, no… I don’t mean “renting” a temporary streaming copy. I’m talking about physical movies.

    And not DVD’s or Blu-rays. Like… a VHS tape.

    Tapes had to be rewound before you could watch them again. You were supposed to rewind your rented videos before returning them to the rental company. And if you didn’t, they probably charged you a fee.

    Anyway, some rental companies would put stickers on the VHS that reminded you of this duty. They’d say something like “Be kind, please rewind.”

    I’m stealing that slogan today with a slight modification. I’ve changed “rewind” to “unwind.”

    Because unwinding at the end of a long day is kind to the self.

    And when I unwind, I tend to watch old reruns of Star Trek. What do you do?

    Daily writing prompt How do you unwind after a demanding day? View all responses

    Good morning and happy Monday, friends!

    This weekend has been filled with travel. The general plan was… wake up around 5am one day, drive to Miami, hop on a plane to Boston, rent a car, and drive to Rhode Island. Certainly seems like a roundabout way to get to a destination, I know, but it was (by far) cheaper than flying directly there.

    We’ve got a teenager who needed to visit a college.

    Anyway, I’m sitting here in a Boston hotel writing this. We’ll fly back home at some point tomorrow (or as you read this: today).

    It’s been a fun trip. Let me show you some highlights.

    This pineapple arch is at the entrance to one of Providence’s strips of nightlife.

    Some people say it looks like a pinecone. I’m pretty sure it’s a pineapple. Regardless, we went there to get dinner.

    We just randomly picked the restaurant, so I was not expecting such spectacular food. Holy smokes, we found a winner: Trattoria Appia. If we’re ever back in the area, we’ll definitely be returning. Best bread pudding (and I do not say that lightly) that I’ve had in years.

    Tons of daffodils everywhere. I guess New Englanders love daffodils.

    And we met a local turkey. This guy thought he was a king.

    I’ve been achieving maximum nostalgia by replaying classic games from my childhood. You may have seen that in recent months, I once again became a Pokemon master. Now I’m on a quest to save the land of Hyrule. Don’t worry, friends, I have the Master Sword. Victory will soon be at hand.

    Come on, I need something to do at 3am in hotels.

    Back in Boston, we walked around the grounds at Harvard. These are two random buildings that I took pictures of. I don’t know what they are, but one of them had a bell tower.

    After a short walk, we decided to culture ourselves, so we stopped in at the Harvard Art Museum. There was a giant installation hanging from the ceiling of large, musical triangles.

    They also had a Celtic art exhibit, which was pretty cool. Maybe I’ll put up some pictures later. There were golden torcs.

    From there, we headed to the New England Aquarium.

    Did I mention it was rainy and foggy? We could barely even see the city on the drive in. Here’s a picture of Boston Harbor.

    Before the aquarium, we grabbed a lobster roll. After all, how could we visit Boston without getting a lobster roll?

    And then we saw penguins.

    There was plenty more that happened in the week, but at the moment, I’m pretty wiped. We have more driving and flying ahead of us.

    That’s all for now. Stay tuned for more soon!

    #boston #dailyprompt #dailyprompt1915 #providence #rewind #unwind #updates #vhs
  7. Be kind, please unwind… Weekly Recap 4/20/2026

    Does anyone remember renting movies?

    No, no… I don’t mean “renting” a temporary streaming copy. I’m talking about physical movies.

    And not DVD’s or Blu-rays. Like… a VHS tape.

    Tapes had to be rewound before you could watch them again. You were supposed to rewind your rented videos before returning them to the rental company. And if you didn’t, they probably charged you a fee.

    Anyway, some rental companies would put stickers on the VHS that reminded you of this duty. They’d say something like “Be kind, please rewind.”

    I’m stealing that slogan today with a slight modification. I’ve changed “rewind” to “unwind.”

    Because unwinding at the end of a long day is kind to the self.

    And when I unwind, I tend to watch old reruns of Star Trek. What do you do?

    Daily writing prompt How do you unwind after a demanding day? View all responses

    Good morning and happy Monday, friends!

    This weekend has been filled with travel. The general plan was… wake up around 5am one day, drive to Miami, hop on a plane to Boston, rent a car, and drive to Rhode Island. Certainly seems like a roundabout way to get to a destination, I know, but it was (by far) cheaper than flying directly there.

    We’ve got a teenager who needed to visit a college.

    Anyway, I’m sitting here in a Boston hotel writing this. We’ll fly back home at some point tomorrow (or as you read this: today).

    It’s been a fun trip. Let me show you some highlights.

    This pineapple arch is at the entrance to one of Providence’s strips of nightlife.

    Some people say it looks like a pinecone. I’m pretty sure it’s a pineapple. Regardless, we went there to get dinner.

    We just randomly picked the restaurant, so I was not expecting such spectacular food. Holy smokes, we found a winner: Trattoria Appia. If we’re ever back in the area, we’ll definitely be returning. Best bread pudding (and I do not say that lightly) that I’ve had in years.

    Tons of daffodils everywhere. I guess New Englanders love daffodils.

    And we met a local turkey. This guy thought he was a king.

    I’ve been achieving maximum nostalgia by replaying classic games from my childhood. You may have seen that in recent months, I once again became a Pokemon master. Now I’m on a quest to save the land of Hyrule. Don’t worry, friends, I have the Master Sword. Victory will soon be at hand.

    Come on, I need something to do at 3am in hotels.

    Back in Boston, we walked around the grounds at Harvard. These are two random buildings that I took pictures of. I don’t know what they are, but one of them had a bell tower.

    After a short walk, we decided to culture ourselves, so we stopped in at the Harvard Art Museum. There was a giant installation hanging from the ceiling of large, musical triangles.

    They also had a Celtic art exhibit, which was pretty cool. Maybe I’ll put up some pictures later. There were golden torcs.

    From there, we headed to the New England Aquarium.

    Did I mention it was rainy and foggy? We could barely even see the city on the drive in. Here’s a picture of Boston Harbor.

    Before the aquarium, we grabbed a lobster roll. After all, how could we visit Boston without getting a lobster roll?

    And then we saw penguins.

    There was plenty more that happened in the week, but at the moment, I’m pretty wiped. We have more driving and flying ahead of us.

    That’s all for now. Stay tuned for more soon!

    #boston #dailyprompt #dailyprompt1915 #providence #rewind #unwind #updates #vhs
  8. A quotation from The Bible

    The Lord is my shepherd; I shall not want.
    He maketh me to lie down in green pastures:
       he leadeth me beside the still waters.
    He restoreth my soul:
       he leadeth me in the paths of righteousness for his name’s sake.
    Yea, though I walk through the valley of the shadow of death,
       I will fear no evil: for thou art with me;
       thy rod and thy staff they comfort me.
     
    מִזְמ֥וֹר לְדָוִ֑ד יְהֹוָ֥ה רֹ֝עִ֗י לֹ֣א אֶחְסָֽר׃]
    בִּנְא֣וֹת דֶּ֭שֶׁא יַרְבִּיצֵ֑נִי עַל־מֵ֖י מְנֻח֣וֹת יְנַהֲלֵֽנִי׃
    נַפְשִׁ֥י יְשׁוֹבֵ֑ב יַֽנְחֵ֥נִי בְמַעְגְּלֵי־צֶ֝֗דֶק לְמַ֣עַן שְׁמֽוֹ׃
    [גַּ֤ם כִּֽי־אֵלֵ֨ךְ בְּגֵ֪יא צַלְמָ֡וֶת לֹא־אִ֘ירָ֤א רָ֗ע כִּי־אַתָּ֥ה עִמָּדִ֑י שִׁבְטְךָ֥ וּ֝מִשְׁעַנְתֶּ֗ךָ הֵ֣מָּה יְנַֽחֲמֻֽנִי׃

    The Bible (The Old Testament) (14th - 2nd C BC) Judeo-Christian sacred scripture [Tanakh, Hebrew Bible], incl. the Apocrypha (Deuterocanonicals)
    Book 19. Psalms 23: 1ff (Ps 23:1-4) [KJV (1611)]

    More about (and translations of) this quote: wist.info/bible-ot/83235/

    #quote #quotes #quotation #qotd #bible #oldtestament #psalms #psalm23 #divinefavor #divinemercy #fear #God #guardian #guidance #protection #providence

  9. A quotation from Robert Ingersoll

    Men are not superior by reason of the accidents of race or color. They are superior who have the best heart — the best brain. Superiority is born of honesty, of virtue, of charity, and above all, of the love of liberty. The superior man is the providence of the inferior. He is eyes for the blind, strength for the weak, and a shield for the defenseless. He stands erect by bending above the fallen. He rises by lifting others.

    Robert Green Ingersoll (1833-1899) American lawyer, freethinker, orator
    Speech (1883-10-22), “Liberty,” Address on the Civil Rights Act, Lincoln Hall, Washington, D. C.

    More about this quote: wist.info/ingersoll-robert-gre…

    #quote #quotes #quotation #qotd #robertingersoll #robertgreeningersoll #aid #assistance #bullying #compassion #greatness #help #inferiority #injustice #liberty #loveyourneighbor #protection #protector #providence #service #society #strength #superiority #virtue

  10. A quotation from Robert Ingersoll

    Men are not superior by reason of the accidents of race or color. They are superior who have the best heart — the best brain. Superiority is born of honesty, of virtue, of charity, and above all, of the love of liberty. The superior man is the providence of the inferior. He is eyes for the blind, strength for the weak, and a shield for the defenseless. He stands erect by bending above the fallen. He rises by lifting others.

    Robert Green Ingersoll (1833-1899) American lawyer, freethinker, orator
    Speech (1883-10-22), “Liberty,” Address on the Civil Rights Act, Lincoln Hall, Washington, D. C.

    More about this quote: wist.info/ingersoll-robert-gre…

    #quote #quotes #quotation #qotd #robertingersoll #robertgreeningersoll #aid #assistance #bullying #compassion #greatness #help #inferiority #injustice #liberty #loveyourneighbor #protection #protector #providence #service #society #strength #superiority #virtue

  11. A quotation from Robert Ingersoll

    Men are not superior by reason of the accidents of race or color. They are superior who have the best heart — the best brain. Superiority is born of honesty, of virtue, of charity, and above all, of the love of liberty. The superior man is the providence of the inferior. He is eyes for the blind, strength for the weak, and a shield for the defenseless. He stands erect by bending above the fallen. He rises by lifting others.

    Robert Green Ingersoll (1833-1899) American lawyer, freethinker, orator
    Speech (1883-10-22), “Liberty,” Address on the Civil Rights Act, Lincoln Hall, Washington, D. C.

    More about this quote: wist.info/ingersoll-robert-gre…

    #quote #quotes #quotation #qotd #robertingersoll #robertgreeningersoll #aid #assistance #bullying #compassion #greatness #help #inferiority #injustice #liberty #loveyourneighbor #protection #protector #providence #service #society #strength #superiority #virtue

  12. A quotation from Robert Ingersoll

    Men are not superior by reason of the accidents of race or color. They are superior who have the best heart — the best brain. Superiority is born of honesty, of virtue, of charity, and above all, of the love of liberty. The superior man is the providence of the inferior. He is eyes for the blind, strength for the weak, and a shield for the defenseless. He stands erect by bending above the fallen. He rises by lifting others.

    Robert Green Ingersoll (1833-1899) American lawyer, freethinker, orator
    Speech (1883-10-22), “Liberty,” Address on the Civil Rights Act, Lincoln Hall, Washington, D. C.

    More about this quote: wist.info/ingersoll-robert-gre…

    #quote #quotes #quotation #qotd #robertingersoll #robertgreeningersoll #aid #assistance #bullying #compassion #greatness #help #inferiority #injustice #liberty #loveyourneighbor #protection #protector #providence #service #society #strength #superiority #virtue

  13. A quotation from Marcus Aurelius

    There is a doom inexorable and a law inviolable, or there is a providence that can be merciful, or else there is a chaos that is purposeless and ungoverned. If a resistless fate, why try to struggle against it? If a providence willing to show mercy, do your best to deserve its divine succour. If a chaos undirected, give thanks that amid such stormy seas you have within you a mind at the helm.
     
    [Ἤτοι ἀνάγκη εἱμαρμένης καὶ ἀπαράβατος τάξις ἢ πρόνοια ἱλάσιμος ἢ φυρμὸς εἰκαιότητος ἀπροστάτητος. εἰ μὲν οὖν ἀπαράβατος ἀνάγκη, τί ἀντιτείνεις; εἰ δὲ πρόνοια ἐπιδεχομένη τὸ ἱλάσκεσθαι, ἄξιον σαυτὸν ποίησον τῆς ἐκ τοῦ θείου βοηθείας. εἰ δὲ φυρμὸς ἀνηγεμόνευτος, ἀσμένιζε ὅτι ἐν τοιούτῳ κλύδωνι αὐτὸς ἔχεις ἐν σαυτῷ τινα νοῦν ἡγεμονικόν.]

    Marcus Aurelius (AD 121-180) Roman emperor (161-180), Stoic philosopher
    Meditations [To Himself; Τὰ εἰς ἑαυτόν], Book 12, ch. 14 (12.14) (AD 161-180) [tr. Staniforth (1964)]

    More about (and translations of) this quote: wist.info/marcus-aureleus/2068…

    #quote #quotes #quotation #qotd #marcusaurelius #marcusaureliusmeditations #adaptability #chaos #destiny #doom #fate #getalong #God #inevitability #intelligence #meaningoflife #mind #order #prayer #predestination #providence #selfcontrol #universe #world #worthiness

  14. These findings were among the many sobering details released Wednesday as part of a multiyear investigation into the #Catholic #Diocese of #Providence, #RhodeIsland, led by RI AG Peter Neronha.

    The report was designed to spark a “full reckoning” of the #abuse that had long remained elusive inside the smallest state in the #US, home to the country’s largest #Catholic population per capita, with nearly 40% of the state identifying as Catholic.

    #law #CatholicChurch #rape #pedophilia

  15. "[...] #AllegraGoodman — a #Cambridge-based #writer who has published eleven #books and regularly contributes #fiction to #TheNewYorker. Her new #book, This Is Not About Us, focuses on a #fictional #Jewish-#American family, the Rubinsteins, who reside in #Boston, #Providence, and other northeastern locales. In short, they are our neighbors. And, perhaps predictably, their struggles are markedly different from those of their forebears.

    This disjunction has much to do with how many of today’s Jewish #Americans pursue “#Jewishcontinuity,” a term widely promoted in the religious community. It encourages a strong Jewish connection through education, group identity, and an engaged Jewish life."

    artsfuse.org/324876/book-revie

  16. Nantucket Memorial KACK → T. F. Green Airport, Providence KPVD

    A brief flight with no issues offers the perfect opportunity to relish the golden hour light, the pleasant weather, and the nice scenery below.

    #FlightSim #MSFS #USA #NewEngland #Massachusetts #Nantucket #RhodeIsland #Providence #Daher #TBM

  17. Aviation weather for Theodore Francis Green State airport in Providence area (USA) is “KPVD 021251Z 27003KT 10SM FEW200 BKN250 M10/M18 A2988 RMK AO2 SLP120 T11001178” : See what it means on bigorre.org/aero/meteo/kpvd/en #theodorefrancisgreenstateairport #airport #providence #usa #kpvd #pvd #metar #aviation #aviationweather #avgeek vl

  18. It’s been nearly 24 hours since the last of the snow from Winter #Storm #Fern left #Providence, and this is the current situation at Kennedy Plaza, the main #transit hub of #RI.

    Why does nobody take the #bus? Maybe because they fucking can’t get there to begin with.

  19. A quotation from Robert Ingersoll

       Only the other day a gentleman was telling me of a case of special Providence. He knew it. He had been the subject of it. A few years ago he was about to go on a ship, when he was detained. He did not go, and the ship was lost with all on board.
       “Yes,” I said, ” Do you think the people who were drowned believed in special Providence?” Think of the infinite egotism of such a doctrine. Here is a man that fails to go upon a ship with 500 passengers, and they go down to the bottom of the sea — fathers, mothers, children, and loving husbands and wives waiting upon the shores of expectation. Here is one poor little wretch that did not happen to go! And he thinks that God, the Infinite Being, interfered in his poor little withered behalf and let the rest all go. That is special Providence!

    Robert Green Ingersoll (1833-1899) American lawyer, freethinker, orator
    Lecture (1884-01-20), “Orthodoxy,” Tabor Opera House, Denver, Colorado

    More about this quote: wist.info/ingersoll-robert-gre…

    #quote #quotes #quotation #qotd #robertingersoll #robertgreeningersoll #blessing #divineblessing #divinefavor #divineintercession #divineintervention #divinemercy #divinewill #providence #theodicy #problemofevil #problemofsuffering