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#isolement — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #isolement, aggregated by home.social.

  1. #Epidémie sur un #bateau de croisière : du premier cas d’ #hantavirus à un «#isolement» strict, la virée cauchemardesque du «MV Hondius» liberation.fr/international/ep

    L’OMS a alerté dimanche sur la mort de trois personnes voyageant à bord de ce bateau de croisière reliant Ushuaia au Cap-Vert. Trois autres passagers sont affectées par ce syndrome respiratoire aigu, dont deux toujours à bord.

  2. Eldritch Tales - PERSONNE ne viendra frapper à votre porte : l'HORREUR du #Kodokushi

    14 min.

    Une superbe vidéo d'une créatrice de contenus encore peu connue sur YouTube mais qui gagne à l'être.

    J'ai longtemps vécu la solitude chosie / l'isolement subi. Notamment lorsque je vivais sur Amiens. J'ai en réalité vécu un enfer personnel. J'étais perdu•e. La #dépression, la #bipolarité, le #TDAH non-diagnostiqué ainsi que le #TAG (trouble anxieux généralisé) en ont été la cause.

    Maintenant je me suis pris•e en main. Tout va mieux. 🙏🫂🕊️

    youtu.be/eAw_FliTSQc

    #Solitude #SolitudeChoisie #Isolement #IsolementSubi #ExclusionSociale #SyndromeDeDiogène #Capitalisme

  3. Un triporteur pour créer du lien et rompre l’isolement des plus âgés dans cette commune de

    Depuis quatre ans, le centre socioculturel porte un projet simple et essentiel : offrir à des personnes âgées ou…
    #Nantes #FR #France #Actu #News #Europe #EU #actu #Actualités #âgés #commune #créer #europe #isolement #lien #Loire-Atlantique #paysdelaloire #Républiquefrançaise #rompre #saint-nazaire #triporteur
    europesays.com/fr/844247/

  4. Pour « lutter contre l’isolement », le bal du dimanche reprend dimanche 15 mars

    Cette animation relève d’une initiative de la ville de Nantes, en partenariat avec l’Accoord, prise il y a…
    #Nantes #FR #France #Actu #News #Europe #EU #15 #actu #Actualités #bal #dimanche #europe #isolement #lutter #Mars #paysdelaloire #reprend #Républiquefrançaise
    europesays.com/fr/792640/

  5. Texte écrit en isolement par Libre Flot en mai 2021.

    J’ai été marié·e de force dès mon plus jeune age. Si jeune que mon mari a été comme un père pour moi, il m’a tout apprit : le monde et son fonctionnement, ma place, mes devoirs et mes droits. Souvent, il se comparait aux autres maris, me prenant à témoin de son esprit progressif et de sa magnanimité. Trop jeune pour y déceler un quelconque signe de complexe ou d’hypocrisie de sa part. J’ai profité de son instruction et des libertés qu’il me laissait pour réfléchir à ma condition et, devenu·e un petit plus agé·e, je me suis dit qu’il était temps que l’on discute d’égal à égal·e. Je voulais lui dire que son omnipotence ne me convenait guère et, vu sa virulence à critiquer les autres maris autoritaires et violents, pas de doutes que nous nous entendrions.

    Je pris mon courage à deux mains et lui expliqua mes griefs, il n’écouta que d’une oreille distraite, l’esprit ailleurs, ponctué par des « oui oui » comme autant d’indifférence. L’heure du dîner approchant, il me sourit, « OK chéri·e, je t’ai compris » et me fit ce bisou sur le front signifiant que le sujet était clos. Je servis le repas. Cette scène se répéta de nombreuses fois, il n’écoutait pas le moins du monde et se contrefichait de mes opinions et arguments, ne prenant même pas la peine d’y répondre. Mais bien que cela l’agaçait et qu’il n’attendait uniquement que cela cesse, c’était dans le « contrat » qu’il avait établi de mes droits et tant que je faisais mes devoirs conjugaux et restais à ma place, on en restait là jusqu’au baiser sur le front avant de passer à table, sujet clos.

    Un jour, je n’en puis plus de cette outrecuidance, d’autant qu’il se félicitait auprès de ses pairs de mieux valoir qu’eux, de « m’écouter », même si mes réflexions n’en valaient pas la peine et de ne jamais lever la main sur moi. Il est vrai qu’alors, je n’avais subi de sa part que des menaces et des rappels à l’ordre. « Attention mon époux·se ! N’abuse pas de ma gentillesse ! Tu n’as pas à te plaindre, tu sais comment ça se passe chez X ou Y ! » Toujours est-il que je ne pouvais accepter ce double jeu hypocrite plus longtemps. À la fin d’une de ces « séances de jérémiades », comme il appelait désormais mes revendications, au moment où il plaça sa main derrière ma tête afin d’apposer ses lèvres sur mon front tel un bâillon métaphorique, symbole de ma soumission, je me dégagea vivement de sa prise. Après sa surprise vite passé, je l’ai vu, j’ai vu cette colère incommensurable, cette haine engendrée par ma simple volonté de disposer de mon être, de ne pas accepter de me taire lorsqu’il me l’ordonne. Car oui, c’est bien un ordre. Ce baiser sur le front qui pourrait sembler n’être qu’une marque d’affection vu de loin n’est ni plus ni moins qu’un ordre. Un ordre qui exige obéissance. J’ai vu cette rage farouche qu’il tenta de contenir quelques instants. Tolèrent et miséricordieux comme il est, il me laissa passer ce premier affront et tenta de ne pas perdre la face en passant à autre chose : « - Qu’est-ce qu’on mange ? » « - Rien ! » lui criai-je, marre d’être sa main d’œuvre qui doit s’occuper des corvées domestiques sans jamais être écouté·e, ni surtout considéré·e. Ce deuxième affront ne passa pas, je n’avais ni rempli mes fonctions ni n’étais resté·e à ma place, je n’avais pas respecté le contrat. Comment osais-je jouir du droit à manifester mes plaintes qu’il me concédait sans remplir les devoirs qu’il m’imposait ? Légitime (qu’il se croit) dans sa violence, il laissa libre cour à son plaisir de domination, mon corps fut champs de bataille. Que de bleus, d’yeux abîmés, d’os brisés. D’une manière toute méthodique et calculée, toujours suffisamment brutale pour me terroriser mais pas trop pour que je puisse continuer à le servir. Prompt au pardon, il voulait bien volontiers accepter mes excuses pour ses excès de violence. Le mari d’à coté devait dire à son époux·se : « t’as vu ce qui se passe chez untel, considère toi heureuse d’être marié·e avec moi  ». En fait, ils faisaient tous la même chose et s’outraient en façade des frasques des autres pour mieux nous maintenir sous leurs coupes… C’était toujours pire ailleurs…

    Lui, refusant de m’écouter et moi, n’acceptant plus son arbitraire autorité, nous étions dans l’impasse. Je commençait à discuter avec d’autres époux·ses et bien que mon corps lui fut assujetti par la force, mon esprit lui, se libérait de son emprise. Et c’est cette liberté qui lui fit peur, il n’était plus le centre du monde, il n’était plus essentiel, il m’était devenu inutile, je m’en étais affranchi et cela lui devint intolérable. Il devint paranoïaque, ne me dit plus rien, m’épiant constamment, interprétant à sa manière chacun de mes faits et gestes, marmonnant dans son coin, ricanant parfois aux idées qui germaient dans son crâne. Quand il ne savait pas ce que je faisais, il se montait la tête, se faisait des films, tous plus alambiqués les uns que les autres… Et vint le jour où il décida qu’il était temps, il me réveilla avec des armes de guerre, m’enferma dans un sombre placard en m’accusant de tous les maux issus de sa paranoïa et de ses fantasmes.

    Il n’est pas dupe de sa mesquinerie mais il ne l’avouera jamais, pour sauver les apparences. Désormais, il savoure sa victoire, cette simple violence du dominant, et doublement même car il se sert de ce qu’il me fait comme exemple pour terroriser ses autres époux·ses : « Voyez ce qui se passe si ne respectez pas le contrat que j’ai la bonté de vous imposer ! ». Aujourd’hui cela fait 5 mois que je suis dans ce placard et que j’entends les bruits froids et méthodiques de la pelle dans le jardin. Me reviennent alors à l’esprit, le « mythe » de ses autres époux·ses, celleux qu’il a enterré vivant·e·s...

    #Prison #Isolement #isolementcarceral #tortureblanche
    #repression #8mars
    #feminisme #libreflot
    #soutien812 #quiterrorisequi #JourneeDesDroitsDesFemmes #droitsdesfemmes

  6. Texte écrit en isolement par Libre Flot en mai 2021.

    J’ai été marié·e de force dès mon plus jeune age. Si jeune que mon mari a été comme un père pour moi, il m’a tout apprit : le monde et son fonctionnement, ma place, mes devoirs et mes droits. Souvent, il se comparait aux autres maris, me prenant à témoin de son esprit progressif et de sa magnanimité. Trop jeune pour y déceler un quelconque signe de complexe ou d’hypocrisie de sa part. J’ai profité de son instruction et des libertés qu’il me laissait pour réfléchir à ma condition et, devenu·e un petit plus agé·e, je me suis dit qu’il était temps que l’on discute d’égal à égal·e. Je voulais lui dire que son omnipotence ne me convenait guère et, vu sa virulence à critiquer les autres maris autoritaires et violents, pas de doutes que nous nous entendrions.

    Je pris mon courage à deux mains et lui expliqua mes griefs, il n’écouta que d’une oreille distraite, l’esprit ailleurs, ponctué par des « oui oui » comme autant d’indifférence. L’heure du dîner approchant, il me sourit, « OK chéri·e, je t’ai compris » et me fit ce bisou sur le front signifiant que le sujet était clos. Je servis le repas. Cette scène se répéta de nombreuses fois, il n’écoutait pas le moins du monde et se contrefichait de mes opinions et arguments, ne prenant même pas la peine d’y répondre. Mais bien que cela l’agaçait et qu’il n’attendait uniquement que cela cesse, c’était dans le « contrat » qu’il avait établi de mes droits et tant que je faisais mes devoirs conjugaux et restais à ma place, on en restait là jusqu’au baiser sur le front avant de passer à table, sujet clos.

    Un jour, je n’en puis plus de cette outrecuidance, d’autant qu’il se félicitait auprès de ses pairs de mieux valoir qu’eux, de « m’écouter », même si mes réflexions n’en valaient pas la peine et de ne jamais lever la main sur moi. Il est vrai qu’alors, je n’avais subi de sa part que des menaces et des rappels à l’ordre. « Attention mon époux·se ! N’abuse pas de ma gentillesse ! Tu n’as pas à te plaindre, tu sais comment ça se passe chez X ou Y ! » Toujours est-il que je ne pouvais accepter ce double jeu hypocrite plus longtemps. À la fin d’une de ces « séances de jérémiades », comme il appelait désormais mes revendications, au moment où il plaça sa main derrière ma tête afin d’apposer ses lèvres sur mon front tel un bâillon métaphorique, symbole de ma soumission, je me dégagea vivement de sa prise. Après sa surprise vite passé, je l’ai vu, j’ai vu cette colère incommensurable, cette haine engendrée par ma simple volonté de disposer de mon être, de ne pas accepter de me taire lorsqu’il me l’ordonne. Car oui, c’est bien un ordre. Ce baiser sur le front qui pourrait sembler n’être qu’une marque d’affection vu de loin n’est ni plus ni moins qu’un ordre. Un ordre qui exige obéissance. J’ai vu cette rage farouche qu’il tenta de contenir quelques instants. Tolèrent et miséricordieux comme il est, il me laissa passer ce premier affront et tenta de ne pas perdre la face en passant à autre chose : « - Qu’est-ce qu’on mange ? » « - Rien ! » lui criai-je, marre d’être sa main d’œuvre qui doit s’occuper des corvées domestiques sans jamais être écouté·e, ni surtout considéré·e. Ce deuxième affront ne passa pas, je n’avais ni rempli mes fonctions ni n’étais resté·e à ma place, je n’avais pas respecté le contrat. Comment osais-je jouir du droit à manifester mes plaintes qu’il me concédait sans remplir les devoirs qu’il m’imposait ? Légitime (qu’il se croit) dans sa violence, il laissa libre cour à son plaisir de domination, mon corps fut champs de bataille. Que de bleus, d’yeux abîmés, d’os brisés. D’une manière toute méthodique et calculée, toujours suffisamment brutale pour me terroriser mais pas trop pour que je puisse continuer à le servir. Prompt au pardon, il voulait bien volontiers accepter mes excuses pour ses excès de violence. Le mari d’à coté devait dire à son époux·se : « t’as vu ce qui se passe chez untel, considère toi heureuse d’être marié·e avec moi  ». En fait, ils faisaient tous la même chose et s’outraient en façade des frasques des autres pour mieux nous maintenir sous leurs coupes… C’était toujours pire ailleurs…

    Lui, refusant de m’écouter et moi, n’acceptant plus son arbitraire autorité, nous étions dans l’impasse. Je commençait à discuter avec d’autres époux·ses et bien que mon corps lui fut assujetti par la force, mon esprit lui, se libérait de son emprise. Et c’est cette liberté qui lui fit peur, il n’était plus le centre du monde, il n’était plus essentiel, il m’était devenu inutile, je m’en étais affranchi et cela lui devint intolérable. Il devint paranoïaque, ne me dit plus rien, m’épiant constamment, interprétant à sa manière chacun de mes faits et gestes, marmonnant dans son coin, ricanant parfois aux idées qui germaient dans son crâne. Quand il ne savait pas ce que je faisais, il se montait la tête, se faisait des films, tous plus alambiqués les uns que les autres… Et vint le jour où il décida qu’il était temps, il me réveilla avec des armes de guerre, m’enferma dans un sombre placard en m’accusant de tous les maux issus de sa paranoïa et de ses fantasmes.

    Il n’est pas dupe de sa mesquinerie mais il ne l’avouera jamais, pour sauver les apparences. Désormais, il savoure sa victoire, cette simple violence du dominant, et doublement même car il se sert de ce qu’il me fait comme exemple pour terroriser ses autres époux·ses : « Voyez ce qui se passe si ne respectez pas le contrat que j’ai la bonté de vous imposer ! ». Aujourd’hui cela fait 5 mois que je suis dans ce placard et que j’entends les bruits froids et méthodiques de la pelle dans le jardin. Me reviennent alors à l’esprit, le « mythe » de ses autres époux·ses, celleux qu’il a enterré vivant·e·s...

    #Prison #Isolement #isolementcarceral #tortureblanche
    #repression #8mars
    #feminisme #libreflot
    #soutien812 #quiterrorisequi #JourneeDesDroitsDesFemmes #droitsdesfemmes

  7. Texte écrit en isolement par Libre Flot en mai 2021.

    J’ai été marié·e de force dès mon plus jeune age. Si jeune que mon mari a été comme un père pour moi, il m’a tout apprit : le monde et son fonctionnement, ma place, mes devoirs et mes droits. Souvent, il se comparait aux autres maris, me prenant à témoin de son esprit progressif et de sa magnanimité. Trop jeune pour y déceler un quelconque signe de complexe ou d’hypocrisie de sa part. J’ai profité de son instruction et des libertés qu’il me laissait pour réfléchir à ma condition et, devenu·e un petit plus agé·e, je me suis dit qu’il était temps que l’on discute d’égal à égal·e. Je voulais lui dire que son omnipotence ne me convenait guère et, vu sa virulence à critiquer les autres maris autoritaires et violents, pas de doutes que nous nous entendrions.

    Je pris mon courage à deux mains et lui expliqua mes griefs, il n’écouta que d’une oreille distraite, l’esprit ailleurs, ponctué par des « oui oui » comme autant d’indifférence. L’heure du dîner approchant, il me sourit, « OK chéri·e, je t’ai compris » et me fit ce bisou sur le front signifiant que le sujet était clos. Je servis le repas. Cette scène se répéta de nombreuses fois, il n’écoutait pas le moins du monde et se contrefichait de mes opinions et arguments, ne prenant même pas la peine d’y répondre. Mais bien que cela l’agaçait et qu’il n’attendait uniquement que cela cesse, c’était dans le « contrat » qu’il avait établi de mes droits et tant que je faisais mes devoirs conjugaux et restais à ma place, on en restait là jusqu’au baiser sur le front avant de passer à table, sujet clos.

    Un jour, je n’en puis plus de cette outrecuidance, d’autant qu’il se félicitait auprès de ses pairs de mieux valoir qu’eux, de « m’écouter », même si mes réflexions n’en valaient pas la peine et de ne jamais lever la main sur moi. Il est vrai qu’alors, je n’avais subi de sa part que des menaces et des rappels à l’ordre. « Attention mon époux·se ! N’abuse pas de ma gentillesse ! Tu n’as pas à te plaindre, tu sais comment ça se passe chez X ou Y ! » Toujours est-il que je ne pouvais accepter ce double jeu hypocrite plus longtemps. À la fin d’une de ces « séances de jérémiades », comme il appelait désormais mes revendications, au moment où il plaça sa main derrière ma tête afin d’apposer ses lèvres sur mon front tel un bâillon métaphorique, symbole de ma soumission, je me dégagea vivement de sa prise. Après sa surprise vite passé, je l’ai vu, j’ai vu cette colère incommensurable, cette haine engendrée par ma simple volonté de disposer de mon être, de ne pas accepter de me taire lorsqu’il me l’ordonne. Car oui, c’est bien un ordre. Ce baiser sur le front qui pourrait sembler n’être qu’une marque d’affection vu de loin n’est ni plus ni moins qu’un ordre. Un ordre qui exige obéissance. J’ai vu cette rage farouche qu’il tenta de contenir quelques instants. Tolèrent et miséricordieux comme il est, il me laissa passer ce premier affront et tenta de ne pas perdre la face en passant à autre chose : « - Qu’est-ce qu’on mange ? » « - Rien ! » lui criai-je, marre d’être sa main d’œuvre qui doit s’occuper des corvées domestiques sans jamais être écouté·e, ni surtout considéré·e. Ce deuxième affront ne passa pas, je n’avais ni rempli mes fonctions ni n’étais resté·e à ma place, je n’avais pas respecté le contrat. Comment osais-je jouir du droit à manifester mes plaintes qu’il me concédait sans remplir les devoirs qu’il m’imposait ? Légitime (qu’il se croit) dans sa violence, il laissa libre cour à son plaisir de domination, mon corps fut champs de bataille. Que de bleus, d’yeux abîmés, d’os brisés. D’une manière toute méthodique et calculée, toujours suffisamment brutale pour me terroriser mais pas trop pour que je puisse continuer à le servir. Prompt au pardon, il voulait bien volontiers accepter mes excuses pour ses excès de violence. Le mari d’à coté devait dire à son époux·se : « t’as vu ce qui se passe chez untel, considère toi heureuse d’être marié·e avec moi  ». En fait, ils faisaient tous la même chose et s’outraient en façade des frasques des autres pour mieux nous maintenir sous leurs coupes… C’était toujours pire ailleurs…

    Lui, refusant de m’écouter et moi, n’acceptant plus son arbitraire autorité, nous étions dans l’impasse. Je commençait à discuter avec d’autres époux·ses et bien que mon corps lui fut assujetti par la force, mon esprit lui, se libérait de son emprise. Et c’est cette liberté qui lui fit peur, il n’était plus le centre du monde, il n’était plus essentiel, il m’était devenu inutile, je m’en étais affranchi et cela lui devint intolérable. Il devint paranoïaque, ne me dit plus rien, m’épiant constamment, interprétant à sa manière chacun de mes faits et gestes, marmonnant dans son coin, ricanant parfois aux idées qui germaient dans son crâne. Quand il ne savait pas ce que je faisais, il se montait la tête, se faisait des films, tous plus alambiqués les uns que les autres… Et vint le jour où il décida qu’il était temps, il me réveilla avec des armes de guerre, m’enferma dans un sombre placard en m’accusant de tous les maux issus de sa paranoïa et de ses fantasmes.

    Il n’est pas dupe de sa mesquinerie mais il ne l’avouera jamais, pour sauver les apparences. Désormais, il savoure sa victoire, cette simple violence du dominant, et doublement même car il se sert de ce qu’il me fait comme exemple pour terroriser ses autres époux·ses : « Voyez ce qui se passe si ne respectez pas le contrat que j’ai la bonté de vous imposer ! ». Aujourd’hui cela fait 5 mois que je suis dans ce placard et que j’entends les bruits froids et méthodiques de la pelle dans le jardin. Me reviennent alors à l’esprit, le « mythe » de ses autres époux·ses, celleux qu’il a enterré vivant·e·s...

    #Prison #Isolement #isolementcarceral #tortureblanche
    #repression #8mars
    #feminisme #libreflot
    #soutien812 #quiterrorisequi #JourneeDesDroitsDesFemmes #droitsdesfemmes

  8. Texte écrit en isolement par Libre Flot en mai 2021.

    J’ai été marié·e de force dès mon plus jeune age. Si jeune que mon mari a été comme un père pour moi, il m’a tout apprit : le monde et son fonctionnement, ma place, mes devoirs et mes droits. Souvent, il se comparait aux autres maris, me prenant à témoin de son esprit progressif et de sa magnanimité. Trop jeune pour y déceler un quelconque signe de complexe ou d’hypocrisie de sa part. J’ai profité de son instruction et des libertés qu’il me laissait pour réfléchir à ma condition et, devenu·e un petit plus agé·e, je me suis dit qu’il était temps que l’on discute d’égal à égal·e. Je voulais lui dire que son omnipotence ne me convenait guère et, vu sa virulence à critiquer les autres maris autoritaires et violents, pas de doutes que nous nous entendrions.

    Je pris mon courage à deux mains et lui expliqua mes griefs, il n’écouta que d’une oreille distraite, l’esprit ailleurs, ponctué par des « oui oui » comme autant d’indifférence. L’heure du dîner approchant, il me sourit, « OK chéri·e, je t’ai compris » et me fit ce bisou sur le front signifiant que le sujet était clos. Je servis le repas. Cette scène se répéta de nombreuses fois, il n’écoutait pas le moins du monde et se contrefichait de mes opinions et arguments, ne prenant même pas la peine d’y répondre. Mais bien que cela l’agaçait et qu’il n’attendait uniquement que cela cesse, c’était dans le « contrat » qu’il avait établi de mes droits et tant que je faisais mes devoirs conjugaux et restais à ma place, on en restait là jusqu’au baiser sur le front avant de passer à table, sujet clos.

    Un jour, je n’en puis plus de cette outrecuidance, d’autant qu’il se félicitait auprès de ses pairs de mieux valoir qu’eux, de « m’écouter », même si mes réflexions n’en valaient pas la peine et de ne jamais lever la main sur moi. Il est vrai qu’alors, je n’avais subi de sa part que des menaces et des rappels à l’ordre. « Attention mon époux·se ! N’abuse pas de ma gentillesse ! Tu n’as pas à te plaindre, tu sais comment ça se passe chez X ou Y ! » Toujours est-il que je ne pouvais accepter ce double jeu hypocrite plus longtemps. À la fin d’une de ces « séances de jérémiades », comme il appelait désormais mes revendications, au moment où il plaça sa main derrière ma tête afin d’apposer ses lèvres sur mon front tel un bâillon métaphorique, symbole de ma soumission, je me dégagea vivement de sa prise. Après sa surprise vite passé, je l’ai vu, j’ai vu cette colère incommensurable, cette haine engendrée par ma simple volonté de disposer de mon être, de ne pas accepter de me taire lorsqu’il me l’ordonne. Car oui, c’est bien un ordre. Ce baiser sur le front qui pourrait sembler n’être qu’une marque d’affection vu de loin n’est ni plus ni moins qu’un ordre. Un ordre qui exige obéissance. J’ai vu cette rage farouche qu’il tenta de contenir quelques instants. Tolèrent et miséricordieux comme il est, il me laissa passer ce premier affront et tenta de ne pas perdre la face en passant à autre chose : « - Qu’est-ce qu’on mange ? » « - Rien ! » lui criai-je, marre d’être sa main d’œuvre qui doit s’occuper des corvées domestiques sans jamais être écouté·e, ni surtout considéré·e. Ce deuxième affront ne passa pas, je n’avais ni rempli mes fonctions ni n’étais resté·e à ma place, je n’avais pas respecté le contrat. Comment osais-je jouir du droit à manifester mes plaintes qu’il me concédait sans remplir les devoirs qu’il m’imposait ? Légitime (qu’il se croit) dans sa violence, il laissa libre cour à son plaisir de domination, mon corps fut champs de bataille. Que de bleus, d’yeux abîmés, d’os brisés. D’une manière toute méthodique et calculée, toujours suffisamment brutale pour me terroriser mais pas trop pour que je puisse continuer à le servir. Prompt au pardon, il voulait bien volontiers accepter mes excuses pour ses excès de violence. Le mari d’à coté devait dire à son époux·se : « t’as vu ce qui se passe chez untel, considère toi heureuse d’être marié·e avec moi  ». En fait, ils faisaient tous la même chose et s’outraient en façade des frasques des autres pour mieux nous maintenir sous leurs coupes… C’était toujours pire ailleurs…

    Lui, refusant de m’écouter et moi, n’acceptant plus son arbitraire autorité, nous étions dans l’impasse. Je commençait à discuter avec d’autres époux·ses et bien que mon corps lui fut assujetti par la force, mon esprit lui, se libérait de son emprise. Et c’est cette liberté qui lui fit peur, il n’était plus le centre du monde, il n’était plus essentiel, il m’était devenu inutile, je m’en étais affranchi et cela lui devint intolérable. Il devint paranoïaque, ne me dit plus rien, m’épiant constamment, interprétant à sa manière chacun de mes faits et gestes, marmonnant dans son coin, ricanant parfois aux idées qui germaient dans son crâne. Quand il ne savait pas ce que je faisais, il se montait la tête, se faisait des films, tous plus alambiqués les uns que les autres… Et vint le jour où il décida qu’il était temps, il me réveilla avec des armes de guerre, m’enferma dans un sombre placard en m’accusant de tous les maux issus de sa paranoïa et de ses fantasmes.

    Il n’est pas dupe de sa mesquinerie mais il ne l’avouera jamais, pour sauver les apparences. Désormais, il savoure sa victoire, cette simple violence du dominant, et doublement même car il se sert de ce qu’il me fait comme exemple pour terroriser ses autres époux·ses : « Voyez ce qui se passe si ne respectez pas le contrat que j’ai la bonté de vous imposer ! ». Aujourd’hui cela fait 5 mois que je suis dans ce placard et que j’entends les bruits froids et méthodiques de la pelle dans le jardin. Me reviennent alors à l’esprit, le « mythe » de ses autres époux·ses, celleux qu’il a enterré vivant·e·s...

    #Prison #Isolement #isolementcarceral #tortureblanche
    #repression #8mars
    #feminisme #libreflot
    #soutien812 #quiterrorisequi #JourneeDesDroitsDesFemmes #droitsdesfemmes

  9. Texte écrit en isolement par Libre Flot en mai 2021.

    J’ai été marié·e de force dès mon plus jeune age. Si jeune que mon mari a été comme un père pour moi, il m’a tout apprit : le monde et son fonctionnement, ma place, mes devoirs et mes droits. Souvent, il se comparait aux autres maris, me prenant à témoin de son esprit progressif et de sa magnanimité. Trop jeune pour y déceler un quelconque signe de complexe ou d’hypocrisie de sa part. J’ai profité de son instruction et des libertés qu’il me laissait pour réfléchir à ma condition et, devenu·e un petit plus agé·e, je me suis dit qu’il était temps que l’on discute d’égal à égal·e. Je voulais lui dire que son omnipotence ne me convenait guère et, vu sa virulence à critiquer les autres maris autoritaires et violents, pas de doutes que nous nous entendrions.

    Je pris mon courage à deux mains et lui expliqua mes griefs, il n’écouta que d’une oreille distraite, l’esprit ailleurs, ponctué par des « oui oui » comme autant d’indifférence. L’heure du dîner approchant, il me sourit, « OK chéri·e, je t’ai compris » et me fit ce bisou sur le front signifiant que le sujet était clos. Je servis le repas. Cette scène se répéta de nombreuses fois, il n’écoutait pas le moins du monde et se contrefichait de mes opinions et arguments, ne prenant même pas la peine d’y répondre. Mais bien que cela l’agaçait et qu’il n’attendait uniquement que cela cesse, c’était dans le « contrat » qu’il avait établi de mes droits et tant que je faisais mes devoirs conjugaux et restais à ma place, on en restait là jusqu’au baiser sur le front avant de passer à table, sujet clos.

    Un jour, je n’en puis plus de cette outrecuidance, d’autant qu’il se félicitait auprès de ses pairs de mieux valoir qu’eux, de « m’écouter », même si mes réflexions n’en valaient pas la peine et de ne jamais lever la main sur moi. Il est vrai qu’alors, je n’avais subi de sa part que des menaces et des rappels à l’ordre. « Attention mon époux·se ! N’abuse pas de ma gentillesse ! Tu n’as pas à te plaindre, tu sais comment ça se passe chez X ou Y ! » Toujours est-il que je ne pouvais accepter ce double jeu hypocrite plus longtemps. À la fin d’une de ces « séances de jérémiades », comme il appelait désormais mes revendications, au moment où il plaça sa main derrière ma tête afin d’apposer ses lèvres sur mon front tel un bâillon métaphorique, symbole de ma soumission, je me dégagea vivement de sa prise. Après sa surprise vite passé, je l’ai vu, j’ai vu cette colère incommensurable, cette haine engendrée par ma simple volonté de disposer de mon être, de ne pas accepter de me taire lorsqu’il me l’ordonne. Car oui, c’est bien un ordre. Ce baiser sur le front qui pourrait sembler n’être qu’une marque d’affection vu de loin n’est ni plus ni moins qu’un ordre. Un ordre qui exige obéissance. J’ai vu cette rage farouche qu’il tenta de contenir quelques instants. Tolèrent et miséricordieux comme il est, il me laissa passer ce premier affront et tenta de ne pas perdre la face en passant à autre chose : « - Qu’est-ce qu’on mange ? » « - Rien ! » lui criai-je, marre d’être sa main d’œuvre qui doit s’occuper des corvées domestiques sans jamais être écouté·e, ni surtout considéré·e. Ce deuxième affront ne passa pas, je n’avais ni rempli mes fonctions ni n’étais resté·e à ma place, je n’avais pas respecté le contrat. Comment osais-je jouir du droit à manifester mes plaintes qu’il me concédait sans remplir les devoirs qu’il m’imposait ? Légitime (qu’il se croit) dans sa violence, il laissa libre cour à son plaisir de domination, mon corps fut champs de bataille. Que de bleus, d’yeux abîmés, d’os brisés. D’une manière toute méthodique et calculée, toujours suffisamment brutale pour me terroriser mais pas trop pour que je puisse continuer à le servir. Prompt au pardon, il voulait bien volontiers accepter mes excuses pour ses excès de violence. Le mari d’à coté devait dire à son époux·se : « t’as vu ce qui se passe chez untel, considère toi heureuse d’être marié·e avec moi  ». En fait, ils faisaient tous la même chose et s’outraient en façade des frasques des autres pour mieux nous maintenir sous leurs coupes… C’était toujours pire ailleurs…

    Lui, refusant de m’écouter et moi, n’acceptant plus son arbitraire autorité, nous étions dans l’impasse. Je commençait à discuter avec d’autres époux·ses et bien que mon corps lui fut assujetti par la force, mon esprit lui, se libérait de son emprise. Et c’est cette liberté qui lui fit peur, il n’était plus le centre du monde, il n’était plus essentiel, il m’était devenu inutile, je m’en étais affranchi et cela lui devint intolérable. Il devint paranoïaque, ne me dit plus rien, m’épiant constamment, interprétant à sa manière chacun de mes faits et gestes, marmonnant dans son coin, ricanant parfois aux idées qui germaient dans son crâne. Quand il ne savait pas ce que je faisais, il se montait la tête, se faisait des films, tous plus alambiqués les uns que les autres… Et vint le jour où il décida qu’il était temps, il me réveilla avec des armes de guerre, m’enferma dans un sombre placard en m’accusant de tous les maux issus de sa paranoïa et de ses fantasmes.

    Il n’est pas dupe de sa mesquinerie mais il ne l’avouera jamais, pour sauver les apparences. Désormais, il savoure sa victoire, cette simple violence du dominant, et doublement même car il se sert de ce qu’il me fait comme exemple pour terroriser ses autres époux·ses : « Voyez ce qui se passe si ne respectez pas le contrat que j’ai la bonté de vous imposer ! ». Aujourd’hui cela fait 5 mois que je suis dans ce placard et que j’entends les bruits froids et méthodiques de la pelle dans le jardin. Me reviennent alors à l’esprit, le « mythe » de ses autres époux·ses, celleux qu’il a enterré vivant·e·s...

    #Prison #Isolement #isolementcarceral #tortureblanche
    #repression #8mars
    #feminisme #libreflot
    #soutien812 #quiterrorisequi #JourneeDesDroitsDesFemmes #droitsdesfemmes

  10. ℹ️ www.facebook.com/events/2375211346270583
    🎟 3continents.com/fr/film/take-c

    📆 séance scolaire le 25/11 à 08h45 (se référer à la coordination des publics scolaires)

    Avec BAE Doona 배두나, LEE Yowon 이요원, OK Jiyoung 옥지영, LEE Eunjoo 이은주, LEE Eunsil 이은실, OH Taekyung 오태경

    #cinéma #film #CoréeDuSud #réalisatrice #longmétrage #fiction #cominfogage #한국 #제물포 #인천 #서울 #chat #고양이 #amitié #délitement #solitude #isolement #précarité #présentation #서울국제여성영화제 #Nantes #intégration #accessibilité #sourd #malentendant

  11. 📆 séance scolaire le mardi 25 novembre à 08h45 (se référer à la coordination des publics scolaires)

    Avec BAE Doona 배두나, LEE Yowon 이요원, OK Jiyoung 옥지영, LEE Eunjoo 이은주, LEE Eunsil 이은실, OH Taekyung 오태경

    #cinéma #film #CoréeDuSud #réalisatrice #longmétrage #fiction #cominfogage #한국 #제물포 #인천 #서울 #chat #고양이 #amitié #délitement #solitude #isolement #précarité #서울국제여성영화제 #Nantes #intégration #inclusion #accessibilité #SME #sourd #malentendant

  12. 👋 Masto, est-ce qu'on organiserait pas une opération / un plan « Zéro personne seule à Noël » ? Genre on se retrouve, tous les volontaires sur un serveur de visio pour s'organiser un moment de convivialité pour celles et ceux qui se retrouvent isolées ce soir-là. On est beaucoup en rupture familiale, désocialisé, trop handicapé, trop fatigué, trop malade pour avoir un truc. C'est aussi un moment, où hélas on enregistre plus de suicides que le reste de l'année. Donc on prend son plaid, son pti plat préféré / confort-food à savourer devant l'écran, on se met un fond « feu de cheminée » et se retrouve chaipasoù sur internet pour casser l'isolement.

    Je suggère juste / je sonde pour voir si ça intéresse pour l'instant.

    #solitude #isolement #suicide

  13. Affaiblissement du tissu associatif en #France mobilisons-nous le 11 octobre lemouvementassociatif.org/mobi

    20 millions de bénévoles et 1,8 millions de salariés, les associations permettent à 67 millions de Français.es d’accéder aux #soins au #sport à l’ #education à la #culture aux #droits Nous permettons au plus grand nombre de partir en #vacances nous luttons contre la #precarite contre l’ #isolement nous défendons l’ #environnement etc.. lemouvementassociatif.org/wp-c

    #social #societe