home.social

#amitie — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #amitie, aggregated by home.social.

fetched live
  1. Roger Peyrefitte, Les amitiés particulières

    Un roman sur l’amour… entre deux garçons dans la prime adolescence des années 1920 et 1921. Georges de Sarre, fils de marquis, a 14 ans, le teint mat et les cheveux châtains ; Alexandre Motier 12 ans, est un ange blond comme l’Amour de Thespies, copie de Praxitèle. Tous deux sont beaux et l’aîné est excellent élève, de quoi émuler et élever le plus jeune. Dans ce huis-clos des collèges de Jésuites, la sensibilité s’exaspère et la sensualité suit, mais l’amour platonique sublime les relations. Ce qui suscite des jalousies parmi les adultes ayant fait vœux de chasteté, chargés d’éducation.

    Pas de sexe entre les deux garçons, malgré les prêtres obsédés par la chose après saint Paul, et qui pourchassent le moindre poème entre deux élèves, largement pour évacuer leurs propres désirs. Alexandre demande à Georges : « sais-tu les choses qu’il ne faut pas savoir ? » p.160 – ce qui en dit long sur le tabou et l’interdit, comme sur l’ingénuité du petit. D’ailleurs, le père de Trennes est un surveillant de dortoir très intrusif qui fait boire des liqueurs aux élèves, dans le négligé de nuit du pyjama largement ouvert sur la gorge, et ce dans sa propre chambre, après les avoir observés dormir à la lampe électrique. L’admiration de Georges et du père Lauzon est plus chaste, en témoigne ce portrait d’Alexandre à 12 ans : « La photographie montrait Alexandre dormant sur une chaise longue, plus gracieux encore qu’il ne dormait dans le train des vacances de Pâques. On détaillait la ligne de ses yeux, ses sourcils presque droits, l’ourlet de sa bouche, ses oreilles de nacre, et les boucles de ses cheveux qui formaient une danse immobile et joyeuse en l’honneur de sa beauté. Ses mains ouvraient leurs paumes rayonnantes, comme si elles attendaient d’autres mains, et ses jambes nues appelaient des caresses invisibles » p.434. L’amour n’exclut pas la sensualité, mais elle est maîtrisée, soumise au respect pour l’âme de la personne aimée, selon les trois étages de l’amour selon Platon, du désir pour le corps à l’affection de cœur et l’émerveillement pour l’âme. Un amour filial. « La mère avait posé une main sur le cou d’Alexandre, épanoui dont l’échancrure de la chemise, et elle jouait avec la chaînette que Georges avait baisée à leur premier rendez-vous » p.294. Sensualité de la chaîne de cou tendu par une médaille d’or, qui fait ressortir le laiteux du teint.

    D’où le contraste offert par le roman entre l’amour flétri, induit par la pudibonderie catholique qui traque « le Mal » partout parce qu’on refoule tout désir naturel – et l’amour grec lumineux, « de nature », induit par les œuvres antiques, écrits de Virgile et statues de Praxitèle, étudiés en classe. Les prêtres voudraient célébrer un amour éthéré, celui du Bien-Aimé, le Christ, exempt de tout désir charnel. D’où les célébrations et les lectures édifiantes où le masochisme des très jeunes martyrs qui arrachent leur tunique pour courir nus au devant du fer et du feu est exalté comme exemple. D’où aussi la conception totalisante, âme et corps, de l’éducation catholique, où l’on se couche très tôt pour se lever très tôt, et ainsi éviter les mauvaises tentations, où la journée est réglée par une suite d’activités prévues et surveillées. Même les « vacances » sont soumises au programme, avec des prières et des devoirs à faire. L’auteur se plaît à énumérer les messes, retraites, rogations processions, célébrations ; il fait la comptabilité des indulgences, ces bon-points pour le Ciel, des innombrables saints morts pour la Foi dans la torture du corps, que le clergé se complaît à rappeler chaque jour aux adolescents pour les « édifier ».

    Même si la casuistique jésuite peut parfois déconcerter : « Il était bien difficile d’apprécier la valeur d’un acte, autant que celle d’une intention. Les indulgences de Lucien étaient plus commodes : l‘intention était indiquée, on n’avait qu’à s’y conformer, et tout était dit. Mais, à Saint-Claude, quel moyen de s’y retrouver au milieu d’autant d’intérêts adverses ? Les maîtres eux-mêmes rendaient la tâche difficile, avec leur casuistique. Le supérieur n’avait-il pas joué de la direction d’intention, et le père Lauzon de la restriction mentale, ainsi que le père de Trennes jouait de l’équivoque ? De plus, le résultat des actes avait été parfois à l’opposé des intentions : lorsque Georges avait voulu séduire Lucien, il l’avait converti ; Alexandre séduit avait sauvé la pureté de Georges, et Maurice l’y avait aidé par son impureté. Tout était vrai et faux en même temps, tout était oui et non » p.363.

    Les collèges religieux vivent en communauté, et la doctrine veut que choisir le particulier est frustrer l’ensemble de l’amour et de l’amitié due à tous. Sauf que les relations sont avant tout personnelles, même Sparte, la communautaire exacerbée, le reconnaissait. A traquer de tels sentiments, en soupçonnant la perversion du sexe dans ce monde encore assez innocent (surtout entre-deux guerres, sans les réseaux sociaux ni Youporn !), on tordait les âmes, on les rendait coupables, façon d’acquérir sur les êtres un pouvoir moral exorbitant.

    La geste de Georges et d’Alexandre fait souffler un vent de liberté sur ce carcan, en se jouant des prêtres et des règles, dans l’ingénuité et la chasteté des relations. « Georges fut troublé à l’idée qu’Alexandre put être déjà tel que Lucien. Il s’était dit que son innocence n’était probablement que relative, mais il n’aurait pas voulu le savoir pervers. Il souhaitait que leur amitié restât à égale distance du bien et du mal. Mais quelle était la cause des élans que cet enfant avait pour lui ? » p.147. Ils sont touchants, ces prime adolescents, et Roger Peyrefitte reste tout de pudeur, racontant par le roman les passions qu’il a vécues dans le collège lazariste où il est entré à 9 ans. Alexandre le reconnaît à 15 ans, le collège a formé son caractère et mûri son âme. « Cette année d’internat religieux l’avait enrichi plus que ses nombreuses années d’externat au lycée. Ce n’était pas, comme le supérieur l’aurait dit, à cause de la communion quotidienne. C’était à cause de ce mélange perpétuel du sacré et du profane, qui donnait aux moindres choses un reflet particulier ; c’était à cause de cette lutte entre les élèves et les prêtres, digne de celle du chrétien dans le monde. La ‘vie spirituelle intense’ que l’on menait publiquement là-bas, alimentait une autre vie, d’autant plus intense qu’elle devait se cacher » p.404.

    Mais la tragédie est au bout. Le père Lauzon, « directeur de conscience » (quel titre vaniteux et tyrannique !) s’est rendu compte que les deux garçons entretenaient une relation de tendresse, via des regards échangés, de rares chastes baisers et quelques billets. Il en est jaloux, se voulant « protecteur » exclusif d’Alexandre. Alors il commande, il exige, il impose que l’aîné Georges renvoie les billets reçus du petit à son envoyeur, ce qui signifie la fin de toute relation. Mais Alexandre l’innocent ne comprend pas, il se croit rejeté brutalement par celui en qui il avait placé son amitié, exclusive et absolue comme on l’est à 12 ans. Il se tue.

    Jean Delannoy en a tiré un film avec le jeune (et déjà cabotin) Didier Haudepin. S’il suit l’histoire d’assez près, il n’a pas la force de l’écrit, qui laisse à l’imagination le soin de compatir dans le silence de la lecture.

    La diversité des illustrations en poche, J’ai lu dès 1958 (avec une couverture aguicheuse de G. Benvenuti qui veut reproduire l’amour de Praxitèle), puis le Livre de poche dès 1971, montre que ce livre a été un succès populaire parce qu’il parlait vrai dans un univers bourgeois catholique encore fort coincé – et qu’un Bayrou, par exemple, comme Tartuffe, n’a pas voulu voir. L’assouplissement des règles du culte par Vatican II, mais surtout la révolution des mœurs de mai 68, ont brisé les limites, et de nombreux prêtres se sont crus autorisés à assouvir leurs perversions sur des enfants dont ils avaient la charge. Bien loin de l’amour chrétien, et de la hauteur morale où se situent Georges et d’Alexandre. Quant aux amitiés exclusives, elles existent toujours, entre filles et entre garçons, elles permettent de grandir en se sentant moins seul. Mais l’amitié va rarement jusqu’aux expériences sexuelles car notre époque est plus permissive (plus « normale ») envers les relations avec l’autre sexe.

    Une chose cependant me gêne chez Georges : c’est une balance. Certes, il agit pour son intérêt et pas pour se faire bien voir, comme nombre d’internautes aujourd’hui. Mais quand même, quand on se pique de morale antique, c’est une faiblesse. Georges laisse expressément traîner un billet doux qu’André, l’ami de Lucien, son voisin de dortoir, avait écrit. Georges était jaloux de l’amitié des deux garçons et voulait Lucien pour lui tout seul. André est renvoyé du collège – ce qui n’empêche pas les deux amis de se rencontrer lors des vacances et d’entretenir une correspondance suivie. Signe d’une amitié mûrie entre égaux. La seconde fois, c’est pour le bien du dortoir qu’il va réveiller le père supérieur lors d’une nuit où le père de Trennes a entraîné Maurice, le propre frère d’Alexandre, en pyjama dans sa chambre. Trennes est renvoyé du collège. L’auteur balancera lui-même nombre d’homosexuels cachés, dont le pape Pie XII, et publiera sans autorisation sa correspondance sulfureuse avec Montherlant.

    Ce premier roman est le meilleur de l’auteur, qui écrit magnifiquement. Il ne sera hélas pas suivi d’autant de talent, Peyrefitte sacrifiant au plaisir de scandaliser ses contemporains. Dans l’amitié, il y a de l’amour, une aspiration à la pureté platonicienne. Georges et Alexandre s’en tiennent là, et c’est ce qui est beau dans cette histoire.

    Prix Renaudot 1944 (délivré en 1945)

    Prix Capri (1989) pour l’ensemble de son œuvre

    Prix de l’Académie Balzac (1991-92) pour l’ensemble de son œuvre

    Roger Peyrefitte, Les amitiés particulières, 1943, J’ai lu 1958, 448 pages, occasion ou Livre de poche 1973, occasion €40,00, e-book Kindle €5,99

    DVD Les amitiés particulières, Jean Delannoy, 1964, avec Didier Haudepin, Dominique Maurin, Francis Lacombrade, François Leccia, Louis Seigner, Lucien Nat, Michel Bouquet, EuropaCorp 2009, 1h38, €40,01

    (mon commentaire est libre, seuls les liens sont sponsorisés par amazon.fr)

    #12Ans #14Ans #adolescents #amitié #amour #balance #beauté #casuistique #catholique #chaîneDeCou #chasteté #christ #Cinéma #collège #communauté #cou #dortoir #film #former #gracieux #inncoent #internat #jalousie #jésuites #mal #morale #nature #nue #passions #perversion #platonique #pouvoirMoral #praxitèle #prêtres #pudeur #pudibonderie #réglé #roman #sensibilité #sensualité #sexe #surveillant #totalisante #tragédie
  2. Roger Peyrefitte, Les amitiés particulières

    Un roman sur l’amour… entre deux garçons dans la prime adolescence des années 1920 et 1921. Georges de Sarre, fils de marquis, a 14 ans, le teint mat et les cheveux châtains ; Alexandre Motier 12 ans, est un ange blond comme l’Amour de Thespies, copie de Praxitèle. Tous deux sont beaux et l’aîné est excellent élève, de quoi émuler et élever le plus jeune. Dans ce huis-clos des collèges de Jésuites, la sensibilité s’exaspère et la sensualité suit, mais l’amour platonique sublime les relations. Ce qui suscite des jalousies parmi les adultes ayant fait vœux de chasteté, chargés d’éducation.

    Pas de sexe entre les deux garçons, malgré les prêtres obsédés par la chose après saint Paul, et qui pourchassent le moindre poème entre deux élèves, largement pour évacuer leurs propres désirs. Alexandre demande à Georges : « sais-tu les choses qu’il ne faut pas savoir ? » p.160 – ce qui en dit long sur le tabou et l’interdit, comme sur l’ingénuité du petit. D’ailleurs, le père de Trennes est un surveillant de dortoir très intrusif qui fait boire des liqueurs aux élèves, dans le négligé de nuit du pyjama largement ouvert sur la gorge, et ce dans sa propre chambre, après les avoir observés dormir à la lampe électrique. L’admiration de Georges et du père Lauzon est plus chaste, en témoigne ce portrait d’Alexandre à 12 ans : « La photographie montrait Alexandre dormant sur une chaise longue, plus gracieux encore qu’il ne dormait dans le train des vacances de Pâques. On détaillait la ligne de ses yeux, ses sourcils presque droits, l’ourlet de sa bouche, ses oreilles de nacre, et les boucles de ses cheveux qui formaient une danse immobile et joyeuse en l’honneur de sa beauté. Ses mains ouvraient leurs paumes rayonnantes, comme si elles attendaient d’autres mains, et ses jambes nues appelaient des caresses invisibles » p.434. L’amour n’exclut pas la sensualité, mais elle est maîtrisée, soumise au respect pour l’âme de la personne aimée, selon les trois étages de l’amour selon Platon, du désir pour le corps à l’affection de cœur et l’émerveillement pour l’âme. Un amour filial. « La mère avait posé une main sur le cou d’Alexandre, épanoui dont l’échancrure de la chemise, et elle jouait avec la chaînette que Georges avait baisée à leur premier rendez-vous » p.294. Sensualité de la chaîne de cou tendu par une médaille d’or, qui fait ressortir le laiteux du teint.

    D’où le contraste offert par le roman entre l’amour flétri, induit par la pudibonderie catholique qui traque « le Mal » partout parce qu’on refoule tout désir naturel – et l’amour grec lumineux, « de nature », induit par les œuvres antiques, écrits de Virgile et statues de Praxitèle, étudiés en classe. Les prêtres voudraient célébrer un amour éthéré, celui du Bien-Aimé, le Christ, exempt de tout désir charnel. D’où les célébrations et les lectures édifiantes où le masochisme des très jeunes martyrs qui arrachent leur tunique pour courir nus au devant du fer et du feu est exalté comme exemple. D’où aussi la conception totalisante, âme et corps, de l’éducation catholique, où l’on se couche très tôt pour se lever très tôt, et ainsi éviter les mauvaises tentations, où la journée est réglée par une suite d’activités prévues et surveillées. Même les « vacances » sont soumises au programme, avec des prières et des devoirs à faire. L’auteur se plaît à énumérer les messes, retraites, rogations processions, célébrations ; il fait la comptabilité des indulgences, ces bon-points pour le Ciel, des innombrables saints morts pour la Foi dans la torture du corps, que le clergé se complaît à rappeler chaque jour aux adolescents pour les « édifier ».

    Même si la casuistique jésuite peut parfois déconcerter : « Il était bien difficile d’apprécier la valeur d’un acte, autant que celle d’une intention. Les indulgences de Lucien étaient plus commodes : l‘intention était indiquée, on n’avait qu’à s’y conformer, et tout était dit. Mais, à Saint-Claude, quel moyen de s’y retrouver au milieu d’autant d’intérêts adverses ? Les maîtres eux-mêmes rendaient la tâche difficile, avec leur casuistique. Le supérieur n’avait-il pas joué de la direction d’intention, et le père Lauzon de la restriction mentale, ainsi que le père de Trennes jouait de l’équivoque ? De plus, le résultat des actes avait été parfois à l’opposé des intentions : lorsque Georges avait voulu séduire Lucien, il l’avait converti ; Alexandre séduit avait sauvé la pureté de Georges, et Maurice l’y avait aidé par son impureté. Tout était vrai et faux en même temps, tout était oui et non » p.363.

    Les collèges religieux vivent en communauté, et la doctrine veut que choisir le particulier est frustrer l’ensemble de l’amour et de l’amitié due à tous. Sauf que les relations sont avant tout personnelles, même Sparte, la communautaire exacerbée, le reconnaissait. A traquer de tels sentiments, en soupçonnant la perversion du sexe dans ce monde encore assez innocent (surtout entre-deux guerres, sans les réseaux sociaux ni Youporn !), on tordait les âmes, on les rendait coupables, façon d’acquérir sur les êtres un pouvoir moral exorbitant.

    La geste de Georges et d’Alexandre fait souffler un vent de liberté sur ce carcan, en se jouant des prêtres et des règles, dans l’ingénuité et la chasteté des relations. « Georges fut troublé à l’idée qu’Alexandre put être déjà tel que Lucien. Il s’était dit que son innocence n’était probablement que relative, mais il n’aurait pas voulu le savoir pervers. Il souhaitait que leur amitié restât à égale distance du bien et du mal. Mais quelle était la cause des élans que cet enfant avait pour lui ? » p.147. Ils sont touchants, ces prime adolescents, et Roger Peyrefitte reste tout de pudeur, racontant par le roman les passions qu’il a vécues dans le collège lazariste où il est entré à 9 ans. Alexandre le reconnaît à 15 ans, le collège a formé son caractère et mûri son âme. « Cette année d’internat religieux l’avait enrichi plus que ses nombreuses années d’externat au lycée. Ce n’était pas, comme le supérieur l’aurait dit, à cause de la communion quotidienne. C’était à cause de ce mélange perpétuel du sacré et du profane, qui donnait aux moindres choses un reflet particulier ; c’était à cause de cette lutte entre les élèves et les prêtres, digne de celle du chrétien dans le monde. La ‘vie spirituelle intense’ que l’on menait publiquement là-bas, alimentait une autre vie, d’autant plus intense qu’elle devait se cacher » p.404.

    Mais la tragédie est au bout. Le père Lauzon, « directeur de conscience » (quel titre vaniteux et tyrannique !) s’est rendu compte que les deux garçons entretenaient une relation de tendresse, via des regards échangés, de rares chastes baisers et quelques billets. Il en est jaloux, se voulant « protecteur » exclusif d’Alexandre. Alors il commande, il exige, il impose que l’aîné Georges renvoie les billets reçus du petit à son envoyeur, ce qui signifie la fin de toute relation. Mais Alexandre l’innocent ne comprend pas, il se croit rejeté brutalement par celui en qui il avait placé son amitié, exclusive et absolue comme on l’est à 12 ans. Il se tue.

    Jean Delannoy en a tiré un film avec le jeune (et déjà cabotin) Didier Haudepin. S’il suit l’histoire d’assez près, il n’a pas la force de l’écrit, qui laisse à l’imagination le soin de compatir dans le silence de la lecture.

    La diversité des illustrations en poche, J’ai lu dès 1958 (avec une couverture aguicheuse de G. Benvenuti qui veut reproduire l’amour de Praxitèle), puis le Livre de poche dès 1971, montre que ce livre a été un succès populaire parce qu’il parlait vrai dans un univers bourgeois catholique encore fort coincé – et qu’un Bayrou, par exemple, comme Tartuffe, n’a pas voulu voir. L’assouplissement des règles du culte par Vatican II, mais surtout la révolution des mœurs de mai 68, ont brisé les limites, et de nombreux prêtres se sont crus autorisés à assouvir leurs perversions sur des enfants dont ils avaient la charge. Bien loin de l’amour chrétien, et de la hauteur morale où se situent Georges et d’Alexandre. Quant aux amitiés exclusives, elles existent toujours, entre filles et entre garçons, elles permettent de grandir en se sentant moins seul. Mais l’amitié va rarement jusqu’aux expériences sexuelles car notre époque est plus permissive (plus « normale ») envers les relations avec l’autre sexe.

    Une chose cependant me gêne chez Georges : c’est une balance. Certes, il agit pour son intérêt et pas pour se faire bien voir, comme nombre d’internautes aujourd’hui. Mais quand même, quand on se pique de morale antique, c’est une faiblesse. Georges laisse expressément traîner un billet doux qu’André, l’ami de Lucien, son voisin de dortoir, avait écrit. Georges était jaloux de l’amitié des deux garçons et voulait Lucien pour lui tout seul. André est renvoyé du collège – ce qui n’empêche pas les deux amis de se rencontrer lors des vacances et d’entretenir une correspondance suivie. Signe d’une amitié mûrie entre égaux. La seconde fois, c’est pour le bien du dortoir qu’il va réveiller le père supérieur lors d’une nuit où le père de Trennes a entraîné Maurice, le propre frère d’Alexandre, en pyjama dans sa chambre. Trennes est renvoyé du collège. L’auteur balancera lui-même nombre d’homosexuels cachés, dont le pape Pie XII, et publiera sans autorisation sa correspondance sulfureuse avec Montherlant.

    Ce premier roman est le meilleur de l’auteur, qui écrit magnifiquement. Il ne sera hélas pas suivi d’autant de talent, Peyrefitte sacrifiant au plaisir de scandaliser ses contemporains. Dans l’amitié, il y a de l’amour, une aspiration à la pureté platonicienne. Georges et Alexandre s’en tiennent là, et c’est ce qui est beau dans cette histoire.

    Prix Renaudot 1944 (délivré en 1945)

    Prix Capri (1989) pour l’ensemble de son œuvre

    Prix de l’Académie Balzac (1991-92) pour l’ensemble de son œuvre

    Roger Peyrefitte, Les amitiés particulières, 1943, J’ai lu 1958, 448 pages, occasion ou Livre de poche 1973, occasion €40,00, e-book Kindle €5,99

    DVD Les amitiés particulières, Jean Delannoy, 1964, avec Didier Haudepin, Dominique Maurin, Francis Lacombrade, François Leccia, Louis Seigner, Lucien Nat, Michel Bouquet, EuropaCorp 2009, 1h38, €40,01

    (mon commentaire est libre, seuls les liens sont sponsorisés par amazon.fr)

    #12Ans #14Ans #adolescents #amitié #amour #balance #beauté #casuistique #catholique #chaîneDeCou #chasteté #christ #Cinéma #collège #communauté #cou #dortoir #film #former #gracieux #inncoent #internat #jalousie #jésuites #mal #morale #nature #nue #passions #perversion #platonique #pouvoirMoral #praxitèle #prêtres #pudeur #pudibonderie #réglé #roman #sensibilité #sensualité #sexe #surveillant #totalisante #tragédie
  3. Bonne Journée Internationale de l’Amitié 💕

    - Est-ce que nous prenons suffisamment soin de nos Amitiés?

    - Disons nous assez souvent à nos Amis(es) à quel points ils(elles) sont importants dans nos vies?

    #FriendshipDay #Friendship #Amitié #Journée #JournéeInternationale #Amies #Amis #Friends

  4. Mes meilleurs copains de Jean-Marie Poiré

    A la quarantaine, Richard (Gérard Lanvin) chef d’entreprise, Jean-Michel (Christian Clavier) dentiste, Guido (Jean-Pierre Bacri) directeur marketing chez Contrex, Antoine (Philippe Khorsand) metteur en scène, et Dany (Jean-Pierre Darroussin) employé de Richard, sont des amis de trente ans. Ils sont mûrs, blets, ayant perdu fraîcheur et idéaux de leur jeunesse. Leur groupe de rock des années 1970 s’est dissout lorsque Bernadette, la chanteuse (Louise Portal), toute de sexe libre impudique qui a vagué de mec en mec à la mode amour libre post-68, les a abandonnés pour réussir une carrière au Québec, dont elle a pris l’accent traînant. Seule à avoir du talent dans le groupe, elle est devenue célèbre et revient en France pour un concert. Coiffure blondasse extravagante, cuir, bottes et pantalon zèbre qui moule son cul, elle a tout de la bombe sexuelle requise par son image. A la quarantaine, elle fait encore illusion, surtout à ses anciens copains.

    C’est l’occasion pour la bande de se retrouver en groupe « comme avant » dans la maison de campagne de Richard en grande banlieue parisienne. Dans les coulisses du concert, Bernadette les a chaleureusement reconnus mais, emportée par son manager de mari Lou Bill (Didier Pain), a disparu presque aussitôt pour une interview obligatoire. Contraintes du business. La célébrité a du bon – une Cadillac blanche – mais du mauvais : une existence de singe savant. Est-ce l’idéal d’une vie ?

    Durant le week-end, chacun déballe son existence depuis 18 ans qu’ils ont laissé le rock. Richard est peut-être celui qui a le mieux « réussi » dans l’équilibre des contraintes : ancien batteur du groupe, il a monté une PME de sanitaire et s’est installé, marié et à présent « fidèle et équilibré » depuis qu’il vit avec Carole, père de deux enfants. Il a été queutard invétéré et s’est fait plusieurs fois fougueusement Bernadette à l’époque, dans le dos de son mec d’alors qui n’a rien vu, leur chef Antoine.

    Antoine est celui qui se croit intello, metteur en scène de théâtre, au départ contestataire en happening devant les usines (et la tronche obtuse des ouvriers spécialisés). Il a connu les autres par Bernadette, dont il est devenu le compagnon, donc l’entraîneur à l’origine du groupe de rock – un spectacle plus à même de faire passer les idées anti-système. Il met en scène aujourd’hui sa nouvelle compagne dans un Roméo et Juliette qu’il veut (effet de la quarantaine) sexuellement torride. Il soupçonne la Juliette de sa pièce de se faire le beau Roméo, qu’il encourage à embrasser sa belle avec fougue et désir. Mais l’imaginaire rejoint le réel et il est tiraillé. Les femmes le trompent parce qu’il est égoïste et imbu de lui-même, donc vite lassant, ce qui le ronge de jalousie maladive. Heureusement qu’il y a les copains.

    Richard a accueilli Dany comme conducteur de ses camions, et son fils Sébastien (Cyril Gabrial) ; c’est l’ancien guitariste au talent prometteur « à condition qu’il travaille », avait dit le manager. Or Dany est resté le baba cool des années 70, partisan du moindre effort, le « système » ne méritant en rien qu’on se crève, ancien pilier d’ashram indien et revendiquant à son retour en France le « droit à la paresse » du gendre de Marx, Paul Lafargue, fort à la mode en ces années gauchistes. Toute contrainte lui fait fermer ses chakras et il s’y refuse, laxiste y compris avec son fils ado, préférant se laisser aller au courant. Il vient de se faire voler une camionnette et son chargement par « deux Blacks » pris en stop, mais il ne s’en fait pas : « Y’a pas mort d’homme ! » est sa réplique devenue culte. Darroussin est excellent dans ce rôle de « crétin des Alpes » qui parle lentement et se refuse à faire chauffer son cerveau.

    Guido était le (mauvais) chanteur du groupe. Il a connu deux de ses amis au lycée Carnot où, jeunes pubères en chemise blanche, ils regardaient du toit la prof d’anglais se faire sauter par le prof de sciences nat. Il les a retrouvés après un séjour italien d’où il a ramené le bel éphèbe Fetuccino (Jérôme Berthoud) et une femme avec qui il forme un ménage à trois. Il est devenu directeur du marketing de l’eau minérale Contrex et avoué avoir « fait vœu d’abstinence » depuis 1983 pour éviter d’attraper le sida. Pour compenser sa frustration sexuelle et combattre ses désirs invertis, il fait du vélo à outrance.

    Reste Jean-Michel, ancien bassiste du groupe et fils de chirurgien dentiste qui invitait ses copains ados à venir flirter et baiser dans l’appartement quand son père était à un congrès. Il est le narrateur. Malgré sa vie de fêtard, il est devenu dentiste lui-même lorsque papa est mort, désolé de s’être fâché avec lui. Il a toujours été velléitaire, fou désireux plutôt qu’« amoureux » de Bernadette la choriste, il n’a jamais pu coucher avec elle et cela le hante comme une étape psychologique mal franchie. Sa compagne (Marie-Anne Chazel) – qui est psy et avec laquelle il a été en analyse durant un temps – l’encourage à « la sauter » pour solder ce manque qui inhibe sa vie sentimentale depuis 18 ans. Il va conclure enfin ce week-end de retrouvailles. En sera-t-il pour cela plus heureux ?

    L’adolescence n’a qu’un temps et le rêve de changer le monde se heurte à la réalité du monde. Se donner en spectacle et se shooter laisse les ouvriers producteurs froids et méprisants, dénoncer la vie rangée de la norme sociale n’aboutit à rien de concret, et baiser à couilles rabattues dans tous les coins, avec n’importe qui, n’a rien de libérateur, n’étant en réalité qu’une envie de jouissance personnelle. Une « emprise » des hormones. En rock ou au théâtre, ceux qui se croient « artistes » n’ont aucun talent (il se travaille) ; en fait de liberté en amour, ils sont jalousement possessifs et ne savent pas garder des relations stables ; et comment rester « contre » le système en se gavant d’argent public au théâtre subventionné ? Toutes les contradictions éclatent et la grande récré prend fin au bilan impitoyable de la quarantaine. Bernadette la bombe fait exploser les illusions. Une vraie catharsis pour la bande, qui reconnaît alors ses vraies valeurs : la chaleur de l’amitié, dans la différence.

    Film quasiment autobiographique devenu culte depuis que l’amitié a remplacé l’amour chez les jeunes, trop inquiets des relations qui pourraient être interprétées comme « non consenties » selon le seul bon vouloir des filles. Ce n’était pas encore l’état des mœurs à la sortie à la fin des années 80, d’où son peu de succès en salle. Mais au fond, que veut dire « réussir » sa vie ? Est-ce rentrer dans les normes après la révolte biologiquement programmée de l’adolescence ? Faire fructifier jusqu’au bout son propre talent, comme le dit l’Évangile ? Se laisser aller au courant sans s’en faire pour éviter l’ulcère ? Baiser pour ne pas être seul ? Ou simplement accepter les choses telles qu’elles se présentent, y faire face avec son propre courage et ses capacités ? L’important sont les copains, pôle d’équilibre, car ils montrent qu’il n’y a pas qu’une seule voie dans la vie.

    DVD Mes meilleurs copains, Jean-Marie Poiré, 1989, avec Christian Clavier, Gérard Lanvin, Jean-Pierre Bacri, Louise Portal, Philippe Khorsand, StudioCanal 2019, français, 1h51, €7,99, Blu-ray €15,00

    (mon commentaire est libre, seuls les liens sont sponsorisés par amazon.fr)

    #adolescence #amitié #amour #amourLibre #années70 #autobiographique #équilibre #baiser #bande #changerLeMonde #Cinéma #contradictions #copains #désirs #dvd #effort #film #france #jouissance #laisserAller #quarantaine #réussirSaVie #rock #sexe #talent #vie
  5. J'avais pensé publier cet article hier mais je ne le trouvais pas entièrement abouti et il avait besoin d'être remanié.

    J'y aborde un sujet parfois un peu tabou : pourquoi certains/certaines sont plutôt attiré (intellectuellement et socialement) par des personnes plus âgées qu'elles.

    Je n'ai pas l'ombre d'une réponse mais quelques hypothèses que j'ai bien été "obligé" d'émettre puisque j'ai vécu/vis cette situation qui a tendance à s'inverser avec l'âge.

    Je vous livre donc mes réflexions dans ce nouveau billet :

    blogs.gayfr.social/carnets-de-

    #gayfr #relationsSociales #amitié #complicité #attirance #homosexualité #échanges #témoignage #blog

    Vos retours m'intéressent, bien sûr!

  6. Ma ChRoNiQuE | Le journal d’un prisonnier -Nicolas Sarkozy

    Auteur : Nicolas Sarkozy

    Éditions : Fayard

    Pages : 216 pages

    Prix : 20,90€

    Dates de sortie : 10 Décembre 2025

    Public : Adult

    Amazon : Le journal d’un prisonnier

    « Petit Résumé »

    « En prison, il n’y a rien à voir, rien à faire. J’oublie le silence qui n’existe pas à la Santé où il y a beaucoup à entendre. Le bruit y est hélas constant. À l’image du désert, la vie intérieure se fortifie en prison. »

    « Mon avis »

    Avant même de parler politique, je préfère préciser une chose : je ne fais pas de politique. Ce n’est pas ce qui m’intéresse dans cette lecture.

    Ce que j’aime avant tout, ce sont les mots, la culture, les réflexions qu’un livre peut transmettre… et honnêtement, il faut reconnaître une chose à Nicolas Sarkozy : il sait parler.

    Malheureusement, mon application de lecture a complètement buggué et j’ai perdu toutes les phrases que j’avais surlignées… ce qui me frustre énormément, parce qu’il y avait beaucoup de passages que j’avais réellement envie de garder et de vous partager.

    Mais justement, si j’ai pris le temps de souligner autant de citations, c’est bien que cette lecture m’a marquée d’une certaine manière.

    Dans ce livre, il parle de l’injustice qu’il estime avoir vécue, mais aussi de la prison en elle-même : la difficulté d’adaptation, l’envers du décor, le quotidien carcéral, le personnel pénitentiaire, et surtout ce retour brutal à une autre réalité.

    Au-delà de l’image publique, on découvre aussi un homme qui parle de sa famille, de ses proches, et de la force que l’amour peut apporter dans des moments particulièrement difficiles.

    Et c’est probablement ce qui m’a le plus intéressée dans cette lecture : cette part plus humaine, plus intime, loin des simples débats politiques.

    Honnêtement, j’ai énormément apprécié cette lecture. Je ne m’attendais absolument pas à aimer autant.

    J’avais une certaine appréhension avant de commencer, notamment par peur d’une lecture compliquée, avec un vocabulaire trop lourd ou trop politique… mais pas du tout.

    C’est limpide, bien écrit, posé.
    La lecture se fait naturellement, avec fluidité, sans chercher à en faire trop. Et c’est justement ce qui la rend aussi accessible et agréable à découvrir.

    Je n’ai jamais douté de sa culture ni de son amour des mots, déjà à l’époque où il était beaucoup plus médiatisé. Mais ici, il ne fait que confirmer l’image que je pouvais avoir de son tempérament et de sa manière de réfléchir.

    Je ne connais évidemment pas l’homme personnellement, mais il dégage quelque chose de profondément charismatique dans cette lecture. Et surtout, au fil des pages, on ressent davantage l’homme avant le politicien.

    Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que l’on ne découvre pas uniquement son quotidien en détention. On découvre aussi ses réflexions, son regard sur ce qu’il traverse, sa manière d’analyser les événements et de s’accrocher à ce qui compte vraiment pour lui. Derrière le personnage public, il y a des doutes, des émotions, des souvenirs et une profonde attache à ses proches.

    Au final, j’ai refermé ce livre avec le même sentiment que celui qui m’a accompagnée tout au long de ma lecture : celui d’avoir découvert un témoignage humain avant tout. Que l’on partage ou non ses opinions, ce n’est pas ce qui a guidé mon intérêt ici. J’y ai trouvé une plume cultivée, une réflexion sincère et un récit qui m’a bien plus captivée que je ne l’aurais imaginé.

    Une lecture humaine, réfléchie et étonnamment accessible, qui m’a bien plus marquée que ce à quoi je m’attendais.

    « Mes Extraits »

    On apprend ici qu’on peut tout vous enlever, sauf la façon dont vous vous tenez. La dignité est la dernière des richesses que je peux garder.

    Le cerveau est équipé pour que l’être humain perçoive et anticipe la menace qui l’entoure. Nous sommes toujours inquiets à propos du futur. Ce qui est la meilleure façon de se gâcher le présent.

    « Ma Note »

    Et Vous ?

    Aimez-vous les livres politiques ou témoignages ?

    Évaluez ceci :

    #ALaUne #abandon #accuser #action #administration #amie #amitié #angoisse #anxiete #appel #avocats #bagarre #barbarie #bruit #candidat #carla #cellule #centre #che #chute #citation #colere #collaborateurs #complicité #concitoyens #confession #confreres #consequences #convictions #cortege #couloir #coupable #couple #crise #culpabilite #danger #désert #debat #declaration #delinquant #demande #democratie #depute #detenu #dieu #dimanche #directeur #disciplinaire #discipline #discussion #divergences #dons #douleur #droit #droite #echanges #ecoute #ecriture #emotion #emouvant #enfant #enfants #enfermement #engagement #enregistrement #epreuve #etablissement #extreme #famille #fluide #force #France #gauche #greffiere #guillotine #homme #hopital #humanisme #humiliation #humour #impuissance #incarceration #influence #injustice #innocencde #innocent #institution #instructif #interlocuteurs #interrogatoire #interviews #isolement #journalistes #jugement #juges #justice #lecture #lettre #liberté #libette #loi #lundi #magistrats #mediapart #mensonge #messe #mmelancolie #motards #NicolasSarkozy #nuit #opinions #parloir #paroles #parti #passants #perspective #peuple #photis #physique #police #politique #posture #pouvoir #preparation #presse #pretre #prison #prisonniers #procureur #promesse #psychologie #rassemblementNational #résilience #réveil #reinsertion #relation #repasTelevision #republicains #Santé #secretaire #silence #societe #soir #sommeil #sortie #soutien #sport #strategie #surveillants #telephone #temoignage #travail #tribunal #victime #vie #violence #visite #vocation #voiture #volonte #voyage
  7. "Un peintre décide de réaliser un tableau réaliste et, ayant besoin d'un modèle, fait appel à sa meilleure amie.
    La toile, un pur chef-d’œuvre, est aussitôt acquise, mais…"

    #nouvelle #nouvelles #littérature #peinture #peintre #artiste #realisme #humour #provence #fiction #amitie

    kobo.com/fr/fr/ebook/la-liseus

  8. "Un peintre décide de réaliser un tableau réaliste et, ayant besoin d'un modèle, fait appel à sa meilleure amie.
    La toile, un pur chef-d’œuvre, est aussitôt acquise, mais…"

    #nouvelle #nouvelles #littérature #peinture #peintre #artiste #realisme #humour #provence #fiction #amitie

    kobo.com/fr/fr/ebook/la-liseus

  9. "Il y a un peu plus de deux ans, après une sévère dépression, suite à une rupture sentimentale, je quittai Marseille pour venir m’installer dans un petit village de l’arrière-pays : Tourrières. Lorsque j’arrivai, la commune était en pleine effervescence : un enfant avait disparu..."

    edition999.info/Entendre-le-Mo

    #conte #fantastique #nature #amitie #jlbouzou #mystere #foret #spiritualite

  10. "Il y a un peu plus de deux ans, après une sévère dépression, suite à une rupture sentimentale, je quittai Marseille pour venir m’installer dans un petit village de l’arrière-pays : Tourrières. Lorsque j’arrivai, la commune était en pleine effervescence : un enfant avait disparu..."

    edition999.info/Entendre-le-Mo

    #conte #fantastique #nature #amitie #jlbouzou #mystere #foret #spiritualite

  11. "À travers un collage de divers textes (prose, poèmes haïkus, récits de rêve et autres), le journal / chant intérieur d’un homme venu se perdre sur un bout de montagne…"

    #poesie #haiku #litterature #montagne #journal #solitude #silence #memoire #nature #amitie #spiritualite #jlbouzou #carnetsdelilemontagne

    edition999.info/Assis-dans-une

  12. "À travers un collage de divers textes (prose, poèmes haïkus, récits de rêve et autres), le journal / chant intérieur d’un homme venu se perdre sur un bout de montagne…"

    #poesie #haiku #litterature #montagne #journal #solitude #silence #memoire #nature #amitie #spiritualite #jlbouzou #carnetsdelilemontagne

    edition999.info/Assis-dans-une

  13. #les3bonheursdujour

    La danse, le #yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'amitié, la #danse, le yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'amitié...et puis quoi ? Ah oui, la danse, le yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'#amitié, la danse, le yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'amitié :blob_cat_melt_love:

    #bulledebonheur #positiveimpact

  14. #les3bonheursdujour

    La danse, le #yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'amitié, la #danse, le yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'amitié...et puis quoi ? Ah oui, la danse, le yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'#amitié, la danse, le yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'amitié, la danse, le yoga, l'amitié :blob_cat_melt_love:

    #bulledebonheur #positiveimpact

  15. #gouttelettelepetitaxolotl #kayoneill #blisseditions #album #amitie

    Petit album coloré et amusant destiné aux jeunes enfants. Les dessins sont tout en rondeur, l'histoire est simple mais pleine de bonnes vibes. Ça a été un petit coup de coeur pour mon fils qui a aimé que je lui lise l'histoire mais qui a aussi aimé feuilleter l'album pour les illustrations. Gouttelette lui a bien plu. C'est un axolotl, un petit amphibien avec une tête mignonne et amusante.

  16. Dans le cadre d'un défi d'écriture, écrire un texte, n'importe lequel, sans prompt, le jour-même, sans trop de relecture. Alors, j'ai décidé de saisir l'occasion pour jeter sur le papier un peu de ce trop-plein d'auto-dévalorisation, un peu de cette boue collante.
    open.substack.com/pub/linemars
    #fiction #mastohistoire #amitié #lecture

  17. Dans le cadre d'un défi d'écriture, écrire un texte, n'importe lequel, sans prompt, le jour-même, sans trop de relecture. Alors, j'ai décidé de saisir l'occasion pour jeter sur le papier un peu de ce trop-plein d'auto-dévalorisation, un peu de cette boue collante.
    open.substack.com/pub/linemars
    #fiction #mastohistoire #amitié #lecture

  18. Tu m’écoutes, tu comprends un peu ça,
    tu reformules même là
    où tu m’entends

    toi belle abandonnée, toi qui fais pleurer
    moi la fuite inaboutie, l’alliance abatardie

    Je ris
    interdit-e

    Nos folies se correspondent

    Le soin qu’on ne sent pas nous ment
    Tu le sais depuis longtemps

    #writever 9. #amitié

  19. Tu m’écoutes, tu comprends un peu ça,
    tu reformules même là
    où tu m’entends

    toi belle abandonnée, toi qui fais pleurer
    moi la fuite inaboutie, l’alliance abatardie

    Je ris
    interdit-e

    Nos folies se correspondent

    Le soin qu’on ne sent pas nous ment
    Tu le sais depuis longtemps

    #writever 9. #amitié

  20. Hier j’ai reçu un sms d’un ancien copain de…collège !!! On ne s’était pas parlé depuis au moins 50ans 😱 et bien on s’est appelé et on a bien rigolé c’était très chouette. On a même prévu de se revoir un de ces 4

    #lavie #amitie #letemps

  21. L'amitié?
    Deux âmes qui se reconnaissent.
    Qui s'accompagnent un bout du chemin –
    dans cette vie, peut-être dans plusieurs.

    Deux âmes qui s'éprouvent.
    Qui osent être le miroir de l'autre.
    Hier, aujourd'hui –
    et peut-être demain.

    #Amitié #Poème #Philosophie #Âme #Vie #Miroir #Rencontre

  22. Freundschaft?

    Zwei Seelen, die sich erkennen.
    Die sich ein Stück des Lebens begleiten –
    in diesem, vielleicht in mehreren Leben.

    Friendship?

    Two souls who recognize each other.
    Who accompany each other for a part of life –
    in this one, perhaps in several lives.

    L'amitié?

    Deux âmes qui se reconnaissent.
    Qui s'accompagnent un bout du chemin –
    dans cette vie, peut-être dans plusieurs.

    #Freundschaft #Friendship #Amitié #Philosophie #Philosophy #Philosophie #Seele #Soul #Âme #Leben #Life #Vie

  23. Freundschaft?

    Zwei Seelen, die sich erkennen.
    Die sich ein Stück des Lebens begleiten –
    in diesem, vielleicht in mehreren Leben.

    Friendship?

    Two souls who recognize each other.
    Who accompany each other for a part of life –
    in this one, perhaps in several lives.

    L'amitié?

    Deux âmes qui se reconnaissent.
    Qui s'accompagnent un bout du chemin –
    dans cette vie, peut-être dans plusieurs.

    #Freundschaft #Friendship #Amitié #Philosophie #Philosophy #Philosophie #Seele #Soul #Âme #Leben #Life #Vie

  24. Aujourd'hui en librairie et toujours dans les bois !
    🌲🦦🪵🫎🌳

    Manque de peau, illustré par Léo Méar, aux éditions Cipango

    Résumé : Edmond est trappeur et se retrouve chômeur. Avec l'aide de son amie Louise, il se démène pour obtenir un nouveau travail. Mais une loutre facétieuse lui met des bâtons dans les roues... 🦦

    #albumjeunesse #canada #humour #amitie #secondechance

  25. alojapan.com/1474362/asuka-fc- Asuka FC – Ococias Kyoto, 11/04/2026 – Kansai Soccer League (Div.1) – Match sheet ##amitié #1Spieltag #AsukaFC #KansaiSoccerLeague(Div1) #Kyoto #KyotoNews #news #OcociasKyoto #PAsuka #Saison25/26 #京都 #京都府 Asuka FC – Ococias Kyoto, 11/04/2026 – Kansai Soccer League (Div.1) – Match sheet | Transfermarkt DISCOVER TRANSFERS & RUMOURS MARKET VALUES COMPETITIONS STATISTICS FORUM GAMING Recommendations Player agents Player agents F

  26. "Qu'un ami véritable est une douce chose!
    Il cherche vos besoins au fond de votre coeur;
    Il vous épargne la pudeur
    De les lui découvrir vous-même.
    Un songe, un rien, tout lui fait peur
    Quand il s'agit de ce qu'il aime"

    "Les Deux Amis", fables, livre VIII, Jean de La Fontaine, édité pour la première fois en 1678.

    #Poesie #Histoire #Amitie #Solidarite #Litterature #Culture

  27. #amitié #solidarité
    Je remercie tout particulièrement mes amis Hauts-Jurassiens qui m'ont hébergée pendant 5 jours et qui, spontanément et à trois reprises, sont allés remonter le moral de mon fils à l'hosto ! 🫶🏻🫶🏻

    Et ici, toutes celles et ceux qui m'ont soutenue moralement et pris de ses nouvelles. 🤗