#folie — Public Fediverse posts
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Observer sans idée préconçue
Observez ce qui se passe effectivement dans le monde, et toute cette confusion qui règne en vous, mais en observant de la sorte, ne transformez pas en idée en abstraction, le fruit de cette observation. Soyons très clair sur ce point. Lorsque nous observons un arbre, le mot arbre est une notion abstraite -et non pas la réalité de l'arbre. J'espère que c'est clair. Le mot, l'explication, la description n'est pas la réalité factuelle, n'est pas ce qui est... lorsque nous observons que […]https://dandanjean.com/2026/09/07/observer-sans-idee-preconcue/
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L’art de l’esprit joyeux
Le but de toute spiritualité, ce n'est pas d'obtenir des états extraordinaires ou des pouvoirs surnaturels : mais c'est simplement de vivre dans un état heureux. * Mes jugements ne sont que le croisement entre mes conditionnements et la folie des grandeurs de l'ego. * On peut comprendre la dualité à des tas de niveaux, évidemment. Mais le niveau le plus simple, c’est la distinction entre le sujet et l’objet. C’est « moi » sujet et « Dieu » objet, ou bien « moi » sujet, […] -
Carnets du grand chemin
Presque aucune des routes où j’ai aimé m’engager, et qu’aujourd’hui encore j’aime reprendre, qui ne m’ait été, qui ne me demeure, comme une ouverture musicale, qui n’ait remué devant moi au bout de sa perspective, les plis et les lumières d’un rideau tout prêt à se lever. Pour quelques-unes, leur coloration à jamais joyeuse ou sombre est liée à l’attente, à l’anticipation de tristesse ou de bonheur sur laquelle elles s’ouvraient la première fois que je les ai prises.
*
Rattachée seulement à la terre vers l’amont par l’étroite tranchée charbonneuse du chemin de fer, la ville semblait couler au fil de sa rivière et s’ouvrir avec elle vers les horizons plats de son estuaire, mangé de roseaux, tout distendu par les anévrismes de plans d’eau secrets, bordés de pelouses désertes au fond desquelles sommeillaient, les yeux clos sous le couvert des arbres, des châteaux perdus.
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Ce qui me surprit le plus, quand je traversai les Causses pour la première fois, ce fut la pâleur du sol dans les lointains tremblés de soleil du plateau : tous les tons exténués que tirent d’un caban de berger, après dix années, les morsures de la canicule succédant au lessivage des pluies d’hiver, s’étalent ici à perte de vue: gris fumés, ocres rôtis, rouille délavée, blanc cassé des espaces qui montrent la corde. C’est là que pour la première fois – gravies les sombres pentes boisées qui donnent accès de Mende au Causse de Sauveterre – j’ai eu la révélation du Midi sans couleur.
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C’est comme un morceau de continent chauve et brusquement exondé qui ferait surface au-dessus des sempiternelles campagnes bocagères qui sont la banalité de notre terroir. Tonsures sacramentelles, austères, dans notre chevelu arborescent si continu, images d’un dépouillement presque spiritualisé du paysage, qui mêlent indissolublement, à l’usage du promeneur, sentiment d’altitude et sentiment d’élévation.
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Littérature : quelle folie d’investir le meilleur de soi-même dans un art dont le médium, la langue, en continuelle évolution, reste à la merci de l’usage qu’en feront, année après année, quelques dizaines de millions d’analphabètes.
Julien Gracq dans Carnets du grand chemin
Une pièce musicale Anna Lapwood – Hans Zimmer & Camille Saint-Saëns • Opus Klassik 2024
https://www.youtube.com/watch?v=hR80hXugE00&list=RDhR80hXugE00&start_radio=1
#analphabète #anticipation #arbres #art #austères #évolution #berger #bocagères #bonheur #caban #canicule #carnets #Causses #châteauPerdu #cheminDeFer #coloration #demeure #espace #exondé #folie #Joie #JulienGracq #langue #littérature #lumière #médium #Mende #Midi #ouvertureMusicale #perspective #révélation #reprendre #roseaux #sEngager #Sauveterre #sempiternellesCampagnesBocagères #terroir #TonsuresSacramentelles #voyage -
Carnets du grand chemin
Presque aucune des routes où j’ai aimé m’engager, et qu’aujourd’hui encore j’aime reprendre, qui ne m’ait été, qui ne me demeure, comme une ouverture musicale, qui n’ait remué devant moi au bout de sa perspective, les plis et les lumières d’un rideau tout prêt à se lever. Pour quelques-unes, leur coloration à jamais joyeuse ou sombre est liée à l’attente, à l’anticipation de tristesse ou de bonheur sur laquelle elles s’ouvraient la première fois que je les ai prises.
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Rattachée seulement à la terre vers l’amont par l’étroite tranchée charbonneuse du chemin de fer, la ville semblait couler au fil de sa rivière et s’ouvrir avec elle vers les horizons plats de son estuaire, mangé de roseaux, tout distendu par les anévrismes de plans d’eau secrets, bordés de pelouses désertes au fond desquelles sommeillaient, les yeux clos sous le couvert des arbres, des châteaux perdus.
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Ce qui me surprit le plus, quand je traversai les Causses pour la première fois, ce fut la pâleur du sol dans les lointains tremblés de soleil du plateau : tous les tons exténués que tirent d’un caban de berger, après dix années, les morsures de la canicule succédant au lessivage des pluies d’hiver, s’étalent ici à perte de vue: gris fumés, ocres rôtis, rouille délavée, blanc cassé des espaces qui montrent la corde. C’est là que pour la première fois – gravies les sombres pentes boisées qui donnent accès de Mende au Causse de Sauveterre – j’ai eu la révélation du Midi sans couleur.
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C’est comme un morceau de continent chauve et brusquement exondé qui ferait surface au-dessus des sempiternelles campagnes bocagères qui sont la banalité de notre terroir. Tonsures sacramentelles, austères, dans notre chevelu arborescent si continu, images d’un dépouillement presque spiritualisé du paysage, qui mêlent indissolublement, à l’usage du promeneur, sentiment d’altitude et sentiment d’élévation.
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Littérature : quelle folie d’investir le meilleur de soi-même dans un art dont le médium, la langue, en continuelle évolution, reste à la merci de l’usage qu’en feront, année après année, quelques dizaines de millions d’analphabètes.
Julien Gracq dans Carnets du grand chemin
Une pièce musicale Anna Lapwood – Hans Zimmer & Camille Saint-Saëns • Opus Klassik 2024
https://www.youtube.com/watch?v=hR80hXugE00&list=RDhR80hXugE00&start_radio=1
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Carnets du grand chemin
Presque aucune des routes où j’ai aimé m’engager, et qu’aujourd’hui encore j’aime reprendre, qui ne m’ait été, qui ne me demeure, comme une ouverture musicale, qui n’ait remué devant moi au bout de sa perspective, les plis et les lumières d’un rideau tout prêt à se lever. Pour quelques-unes, leur coloration à jamais joyeuse ou sombre est liée à l’attente, à l’anticipation de tristesse ou de bonheur sur laquelle elles s’ouvraient la première fois que je les ai prises.
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Rattachée seulement à la terre vers l’amont par l’étroite tranchée charbonneuse du chemin de fer, la ville semblait couler au fil de sa rivière et s’ouvrir avec elle vers les horizons plats de son estuaire, mangé de roseaux, tout distendu par les anévrismes de plans d’eau secrets, bordés de pelouses désertes au fond desquelles sommeillaient, les yeux clos sous le couvert des arbres, des châteaux perdus.
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Ce qui me surprit le plus, quand je traversai les Causses pour la première fois, ce fut la pâleur du sol dans les lointains tremblés de soleil du plateau : tous les tons exténués que tirent d’un caban de berger, après dix années, les morsures de la canicule succédant au lessivage des pluies d’hiver, s’étalent ici à perte de vue: gris fumés, ocres rôtis, rouille délavée, blanc cassé des espaces qui montrent la corde. C’est là que pour la première fois – gravies les sombres pentes boisées qui donnent accès de Mende au Causse de Sauveterre – j’ai eu la révélation du Midi sans couleur.
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C’est comme un morceau de continent chauve et brusquement exondé qui ferait surface au-dessus des sempiternelles campagnes bocagères qui sont la banalité de notre terroir. Tonsures sacramentelles, austères, dans notre chevelu arborescent si continu, images d’un dépouillement presque spiritualisé du paysage, qui mêlent indissolublement, à l’usage du promeneur, sentiment d’altitude et sentiment d’élévation.
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Littérature : quelle folie d’investir le meilleur de soi-même dans un art dont le médium, la langue, en continuelle évolution, reste à la merci de l’usage qu’en feront, année après année, quelques dizaines de millions d’analphabètes.
Julien Gracq dans Carnets du grand chemin
Une pièce musicale Anna Lapwood – Hans Zimmer & Camille Saint-Saëns • Opus Klassik 2024
https://www.youtube.com/watch?v=hR80hXugE00&list=RDhR80hXugE00&start_radio=1
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Le diable préfère les saints
Dans Les Frères Karamazov qu’il écrit à la fin de sa vie, dans les années 1878-1880, Dostoïevski raconte, dans un chapitre, la longue entrevue du Diable avec Ivan qu’il qualifie ironiquement d’hallucination. Sous l’apparence d’un gentleman russe de la cinquantaine, fort poli, le Diable dévoile devant Ivan sa nouvelle stratégie :
À mon avis, il ne faut rien détruire, si ce n’est l’idée de Dieu dans l’esprit de l’homme : voilà par où il faut commencer.
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Une fois que l’humanité entière professera l’athéisme (et je crois que cette époque, à l’instar des époques géologiques, arrivera à son heure), alors, d’elle-même, sans anthropophagie, l’ancienne conception du monde disparaîtra, et surtout l’ancienne morale. Les hommes s’uniront pour retirer de la vie toutes les jouissances possibles, mais dans ce monde seulement. L’esprit humain s’élèvera jusqu’à un orgueil titanique, et ce sera l’humanité déifiée.
Propos prémonitoires, qui semblent décrire l’état de la société occidentale actuelle. L’ultime ruse du Diable n’est pas seulement de faire croire qu’il n’existe pas, comme le disait Baudelaire, mais de persuader l’homme qu’il est lui-même Dieu.
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Lorsqu’on lit avec un regard neuf les Évangiles, on est frappé de constater que la tâche principale de Jésus durant sa vie publique consiste à expulser les démons, et aussi que la préoccupation majeure de ses contemporains est la délivrance de ces « esprits impurs » qui causent maladies et folies diverses. Voici donc plus de deux mille ans, l’homme avait conscience que, loin d’être net et pur, il était trouble et confus, plus ou moins infesté par d’obscures présences. Il cherchait donc à y remédier. Tandis que dans le monde moderne, grâce aux lumières de la raison qui repoussent l’obscurantisme, à la fée électricité et aux progrès de la science, le citoyen est persuadé qu’il vit dans la clarté et la sécurité.
Jacqueline Kelen est une écrivaine française, diplômée de lettres classiques et productrice à France Culture pendant 20 ans. Elle est reconnue pour ses réflexions sur la solitude, la liberté intérieure, la spiritualité, ainsi que sur des sujets comme le carême, la recherche de sens, et la tradition mystique chrétienne.
Jacqueline Kelen dans Le diable préfère les saints
Une pièce musicale Hijaz Mandira by Ajam Quartet
https://www.youtube.com/watch?v=LppXyPQ2i9Q&list=RDLppXyPQ2i9Q&start_radio=1
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Spinal Tap 2: The End Continues https://trailers.zouluvo.com/spinal-tap-2-the-end-continues/
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Artiste, folie, génie : 5 films à visionner pour explorer cette équation improbable et dangereuse.
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Eingepackt in Folie: Dadurch sollen gefällte Fichten im Arnsberger Wald sicher vor dem Borkenkäfer gelagert werden. Klappt das?#30092024 #RegioBeitrag #StudioSiegen #Arnsberg #ZentrumfürWaldundForst #Lagerung #Langzeitstudie #Folie
Untersuchung: Helfen Fichten in Folie der Holzbranche? -
Pourquoi nous n’aimons plus le football
https://aoc.media/analyse/2024/06/13/pourquoi-nous-naimons-plus-le-football/
« Moi j’aimais bien le #foot avec des hors-jeu non sifflés, avec des #erreurs et des grains de #folie. Je resterai toujours à l’ancienne, et j’ai toujours envie de revenir au #football que j’ai kiffé. Si tu demandes à tous les footballeurs ce qui leur a fait aimer ce #sport, aucun ne te dira les expected #goals, hein. »