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#chretien — Public Fediverse posts

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  1. La paix du christianisme

    Chez les chrétiens, la paix, eirēnē en grec, héritière du shalom hébraïque, porte cette même idée de plénitude, mais elle est redéfinie autour d’un événement central, soit l’incarnation, la croix et la personne du Christ comme Prince de la Paix.

    Le trait le plus distinctif de la paix chrétienne est qu’elle n’est pas d’abord une réalisation ou une conquête spirituelle, mais un don gratuit reçu du Christ : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne ». Cette précision « pas comme le monde la donne » est capitale : elle distingue une paix qui ne dépend pas des circonstances extérieures issues de l’absence de conflit, la sécurité et le confort, mais d’une paix qui subsiste même au cœur de la tribulation.

    Pour Paul, la paix chrétienne a une structure double, elle est verticale par la réconciliation de l’humanité avec Dieu, rendue possible par la croix, qui répare la rupture introduite par le péché. Elle est horizontale par la réconciliation entre les humains eux-mêmes.

    La paix n’est donc jamais purement intérieure, elle est intrinsèquement relationnelle et communautaire, comme dans le judaïsme, mais elle passe ici par la médiation d’une personne plutôt que par l’étude et la justice seules.

    Ainsi, la paix figure parmi les fruits de l’Esprit, aux côtés de l’amour, de la joie, de la patience. Cette catégorisation est significative. Un fruit ne se fabrique pas par la seule volonté, il mûrit d’une vie déjà greffée à une source plus grande. La paix chrétienne suppose donc une transformation intérieure progressive plutôt qu’une technique ou une discipline maîtrisable. On devient faiseur de paix, dont une paix agissante, comparable au radaf shalom juif ou la générosité et noblesse de cœur soufie.

    Chez les Pères du désert et les mystiques chrétiens, la paix se rapproche de la libération des passions désordonnées qui permet au cœur de se rendre disponible à la prière incessante. On y trouve une parenté frappante avec le nirvāṇa bouddhiste ou l’ataraxia stoïcienne, bien que la finalité reste ici l’union avec un Dieu personnel plutôt que l’extinction du désir en soi.

    Dans le sillage plus contemporain, par exemple Simone Weil, la paix chrétienne se comprend aussi comme attention, un consentement au réel, une disponibilité totale qui suspend le vouloir-saisir de l’ego. Cette paix rejoint, par un autre chemin, l’approche soufi, par un abandon actif plutôt qu’une résignation.

    Enfin, comme dans le judaïsme, le christianisme porte un horizon de paix cosmique et définitive avec le Royaume de Dieu. Mais la théologie chrétienne insiste sur une tension propre : cette paix est déjà et pas encore, inaugurée par le Christ, mais non encore pleinement accomplie, ce qui donne à l’existence chrétienne une qualité d’attente active, ni pur retrait contemplatif ni simple militantisme historique.

    En somme, la paix chrétienne se situe à un carrefour singulier parmi les traditions que nous avons parcourues. Comme le judaïsme, elle refuse de séparer paix et justice, et l’inscrit dans l’histoire. Comme le soufisme, elle passe par l’abandon amoureux et la médiation d’un Dieu personnel. Comme le bouddhisme, elle implique une libération des passions et de l’agitation intérieure. Toutefois, c’est une personne, non un principe ou un vide, qui est la paix, et qui la donne plutôt qu’elle ne se conquiert.

    Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent?

    Une chanson de Glorious – Evenou Shalom Alerhem

    Les paroles sur https://www.paroles.net/glorious/paroles-evenou-shalom-alerhem

    https://www.youtube.com/watch?v=3YoTvPYCJbE

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #agitationIntérieure #amour #ataraxiaStoïcienne #atenteActive #être #chrétien #Christ #compassion #conscience #contemplatif #croix #eirēnē #faiseurDePaix #fruitsDeLEsprit #générosité #Jésus #Joie #libérationDesPassions #médiation #militantisme #paix #paixChrétienne #paixCosmique #patience #pèresDuDésert #PrinceDeLaPaix #réconciliationDeLHumanité #réconciliationEntreLesHumains #shalom #singularité #théologieChrétienne #union #Vivre #voieDePassage
  2. La paix du christianisme

    Chez les chrétiens, la paix, eirēnē en grec, héritière du shalom hébraïque, porte cette même idée de plénitude, mais elle est redéfinie autour d’un événement central, soit l’incarnation, la croix et la personne du Christ comme Prince de la Paix.

    Le trait le plus distinctif de la paix chrétienne est qu’elle n’est pas d’abord une réalisation ou une conquête spirituelle, mais un don gratuit reçu du Christ : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne ». Cette précision « pas comme le monde la donne » est capitale : elle distingue une paix qui ne dépend pas des circonstances extérieures issues de l’absence de conflit, la sécurité et le confort, mais d’une paix qui subsiste même au cœur de la tribulation.

    Pour Paul, la paix chrétienne a une structure double, elle est verticale par la réconciliation de l’humanité avec Dieu, rendue possible par la croix, qui répare la rupture introduite par le péché. Elle est horizontale par la réconciliation entre les humains eux-mêmes.

    La paix n’est donc jamais purement intérieure, elle est intrinsèquement relationnelle et communautaire, comme dans le judaïsme, mais elle passe ici par la médiation d’une personne plutôt que par l’étude et la justice seules.

    Ainsi, la paix figure parmi les fruits de l’Esprit, aux côtés de l’amour, de la joie, de la patience. Cette catégorisation est significative. Un fruit ne se fabrique pas par la seule volonté, il mûrit d’une vie déjà greffée à une source plus grande. La paix chrétienne suppose donc une transformation intérieure progressive plutôt qu’une technique ou une discipline maîtrisable. On devient faiseur de paix, dont une paix agissante, comparable au radaf shalom juif ou la générosité et noblesse de cœur soufie.

    Chez les Pères du désert et les mystiques chrétiens, la paix se rapproche de la libération des passions désordonnées qui permet au cœur de se rendre disponible à la prière incessante. On y trouve une parenté frappante avec le nirvāṇa bouddhiste ou l’ataraxia stoïcienne, bien que la finalité reste ici l’union avec un Dieu personnel plutôt que l’extinction du désir en soi.

    Dans le sillage plus contemporain, par exemple Simone Weil, la paix chrétienne se comprend aussi comme attention, un consentement au réel, une disponibilité totale qui suspend le vouloir-saisir de l’ego. Cette paix rejoint, par un autre chemin, l’approche soufi, par un abandon actif plutôt qu’une résignation.

    Enfin, comme dans le judaïsme, le christianisme porte un horizon de paix cosmique et définitive avec le Royaume de Dieu. Mais la théologie chrétienne insiste sur une tension propre : cette paix est déjà et pas encore, inaugurée par le Christ, mais non encore pleinement accomplie, ce qui donne à l’existence chrétienne une qualité d’attente active, ni pur retrait contemplatif ni simple militantisme historique.

    En somme, la paix chrétienne se situe à un carrefour singulier parmi les traditions que nous avons parcourues. Comme le judaïsme, elle refuse de séparer paix et justice, et l’inscrit dans l’histoire. Comme le soufisme, elle passe par l’abandon amoureux et la médiation d’un Dieu personnel. Comme le bouddhisme, elle implique une libération des passions et de l’agitation intérieure. Toutefois, c’est une personne, non un principe ou un vide, qui est la paix, et qui la donne plutôt qu’elle ne se conquiert.

    Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent?

    Une chanson de Glorious – Evenou Shalom Alerhem

    Les paroles sur https://www.paroles.net/glorious/paroles-evenou-shalom-alerhem

    https://www.youtube.com/watch?v=3YoTvPYCJbE

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #agitationIntérieure #amour #ataraxiaStoïcienne #atenteActive #être #chrétien #Christ #compassion #conscience #contemplatif #croix #eirēnē #faiseurDePaix #fruitsDeLEsprit #générosité #Jésus #Joie #libérationDesPassions #médiation #militantisme #paix #paixChrétienne #paixCosmique #patience #pèresDuDésert #PrinceDeLaPaix #réconciliationDeLHumanité #réconciliationEntreLesHumains #shalom #singularité #théologieChrétienne #union #Vivre #voieDePassage
  3. La paix du christianisme

    Chez les chrétiens, la paix, eirēnē en grec, héritière du shalom hébraïque, porte cette même idée de plénitude, mais elle est redéfinie autour d’un événement central, soit l’incarnation, la croix et la personne du Christ comme Prince de la Paix.

    Le trait le plus distinctif de la paix chrétienne est qu’elle n’est pas d’abord une réalisation ou une conquête spirituelle, mais un don gratuit reçu du Christ : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne ». Cette précision « pas comme le monde la donne » est capitale : elle distingue une paix qui ne dépend pas des circonstances extérieures issues de l’absence de conflit, la sécurité et le confort, mais d’une paix qui subsiste même au cœur de la tribulation.

    Pour Paul, la paix chrétienne a une structure double, elle est verticale par la réconciliation de l’humanité avec Dieu, rendue possible par la croix, qui répare la rupture introduite par le péché. Elle est horizontale par la réconciliation entre les humains eux-mêmes.

    La paix n’est donc jamais purement intérieure, elle est intrinsèquement relationnelle et communautaire, comme dans le judaïsme, mais elle passe ici par la médiation d’une personne plutôt que par l’étude et la justice seules.

    Ainsi, la paix figure parmi les fruits de l’Esprit, aux côtés de l’amour, de la joie, de la patience. Cette catégorisation est significative. Un fruit ne se fabrique pas par la seule volonté, il mûrit d’une vie déjà greffée à une source plus grande. La paix chrétienne suppose donc une transformation intérieure progressive plutôt qu’une technique ou une discipline maîtrisable. On devient faiseur de paix, dont une paix agissante, comparable au radaf shalom juif ou la générosité et noblesse de cœur soufie.

    Chez les Pères du désert et les mystiques chrétiens, la paix se rapproche de la libération des passions désordonnées qui permet au cœur de se rendre disponible à la prière incessante. On y trouve une parenté frappante avec le nirvāṇa bouddhiste ou l’ataraxia stoïcienne, bien que la finalité reste ici l’union avec un Dieu personnel plutôt que l’extinction du désir en soi.

    Dans le sillage plus contemporain, par exemple Simone Weil, la paix chrétienne se comprend aussi comme attention, un consentement au réel, une disponibilité totale qui suspend le vouloir-saisir de l’ego. Cette paix rejoint, par un autre chemin, l’approche soufi, par un abandon actif plutôt qu’une résignation.

    Enfin, comme dans le judaïsme, le christianisme porte un horizon de paix cosmique et définitive avec le Royaume de Dieu. Mais la théologie chrétienne insiste sur une tension propre : cette paix est déjà et pas encore, inaugurée par le Christ, mais non encore pleinement accomplie, ce qui donne à l’existence chrétienne une qualité d’attente active, ni pur retrait contemplatif ni simple militantisme historique.

    En somme, la paix chrétienne se situe à un carrefour singulier parmi les traditions que nous avons parcourues. Comme le judaïsme, elle refuse de séparer paix et justice, et l’inscrit dans l’histoire. Comme le soufisme, elle passe par l’abandon amoureux et la médiation d’un Dieu personnel. Comme le bouddhisme, elle implique une libération des passions et de l’agitation intérieure. Toutefois, c’est une personne, non un principe ou un vide, qui est la paix, et qui la donne plutôt qu’elle ne se conquiert.

    Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent?

    Une chanson de Glorious – Evenou Shalom Alerhem

    Les paroles sur https://www.paroles.net/glorious/paroles-evenou-shalom-alerhem

    https://www.youtube.com/watch?v=3YoTvPYCJbE

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #agitationIntérieure #amour #ataraxiaStoïcienne #atenteActive #être #chrétien #Christ #compassion #conscience #contemplatif #croix #eirēnē #faiseurDePaix #fruitsDeLEsprit #générosité #Jésus #Joie #libérationDesPassions #médiation #militantisme #paix #paixChrétienne #paixCosmique #patience #pèresDuDésert #PrinceDeLaPaix #réconciliationDeLHumanité #réconciliationEntreLesHumains #shalom #singularité #théologieChrétienne #union #Vivre #voieDePassage
  4. La paix du christianisme

    Chez les chrétiens, la paix, eirēnē en grec, héritière du shalom hébraïque, porte cette même idée de plénitude, mais elle est redéfinie autour d’un événement central, soit l’incarnation, la croix et la personne du Christ comme Prince de la Paix.

    Le trait le plus distinctif de la paix chrétienne est qu’elle n’est pas d’abord une réalisation ou une conquête spirituelle, mais un don gratuit reçu du Christ : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne ». Cette précision « pas comme le monde la donne » est capitale : elle distingue une paix qui ne dépend pas des circonstances extérieures issues de l’absence de conflit, la sécurité et le confort, mais d’une paix qui subsiste même au cœur de la tribulation.

    Pour Paul, la paix chrétienne a une structure double, elle est verticale par la réconciliation de l’humanité avec Dieu, rendue possible par la croix, qui répare la rupture introduite par le péché. Elle est horizontale par la réconciliation entre les humains eux-mêmes.

    La paix n’est donc jamais purement intérieure, elle est intrinsèquement relationnelle et communautaire, comme dans le judaïsme, mais elle passe ici par la médiation d’une personne plutôt que par l’étude et la justice seules.

    Ainsi, la paix figure parmi les fruits de l’Esprit, aux côtés de l’amour, de la joie, de la patience. Cette catégorisation est significative. Un fruit ne se fabrique pas par la seule volonté, il mûrit d’une vie déjà greffée à une source plus grande. La paix chrétienne suppose donc une transformation intérieure progressive plutôt qu’une technique ou une discipline maîtrisable. On devient faiseur de paix, dont une paix agissante, comparable au radaf shalom juif ou la générosité et noblesse de cœur soufie.

    Chez les Pères du désert et les mystiques chrétiens, la paix se rapproche de la libération des passions désordonnées qui permet au cœur de se rendre disponible à la prière incessante. On y trouve une parenté frappante avec le nirvāṇa bouddhiste ou l’ataraxia stoïcienne, bien que la finalité reste ici l’union avec un Dieu personnel plutôt que l’extinction du désir en soi.

    Dans le sillage plus contemporain, par exemple Simone Weil, la paix chrétienne se comprend aussi comme attention, un consentement au réel, une disponibilité totale qui suspend le vouloir-saisir de l’ego. Cette paix rejoint, par un autre chemin, l’approche soufi, par un abandon actif plutôt qu’une résignation.

    Enfin, comme dans le judaïsme, le christianisme porte un horizon de paix cosmique et définitive avec le Royaume de Dieu. Mais la théologie chrétienne insiste sur une tension propre : cette paix est déjà et pas encore, inaugurée par le Christ, mais non encore pleinement accomplie, ce qui donne à l’existence chrétienne une qualité d’attente active, ni pur retrait contemplatif ni simple militantisme historique.

    En somme, la paix chrétienne se situe à un carrefour singulier parmi les traditions que nous avons parcourues. Comme le judaïsme, elle refuse de séparer paix et justice, et l’inscrit dans l’histoire. Comme le soufisme, elle passe par l’abandon amoureux et la médiation d’un Dieu personnel. Comme le bouddhisme, elle implique une libération des passions et de l’agitation intérieure. Toutefois, c’est une personne, non un principe ou un vide, qui est la paix, et qui la donne plutôt qu’elle ne se conquiert.

    Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent?

    Une chanson de Glorious – Evenou Shalom Alerhem

    Les paroles sur https://www.paroles.net/glorious/paroles-evenou-shalom-alerhem

    https://www.youtube.com/watch?v=3YoTvPYCJbE

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #agitationIntérieure #amour #ataraxiaStoïcienne #atenteActive #être #chrétien #Christ #compassion #conscience #contemplatif #croix #eirēnē #faiseurDePaix #fruitsDeLEsprit #générosité #Jésus #Joie #libérationDesPassions #médiation #militantisme #paix #paixChrétienne #paixCosmique #patience #pèresDuDésert #PrinceDeLaPaix #réconciliationDeLHumanité #réconciliationEntreLesHumains #shalom #singularité #théologieChrétienne #union #Vivre #voieDePassage
  5. La paix du christianisme

    Chez les chrétiens, la paix, eirēnē en grec, héritière du shalom hébraïque, porte cette même idée de plénitude, mais elle est redéfinie autour d’un événement central, soit l’incarnation, la croix et la personne du Christ comme Prince de la Paix.

    Le trait le plus distinctif de la paix chrétienne est qu’elle n’est pas d’abord une réalisation ou une conquête spirituelle, mais un don gratuit reçu du Christ : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne ». Cette précision « pas comme le monde la donne » est capitale : elle distingue une paix qui ne dépend pas des circonstances extérieures issues de l’absence de conflit, la sécurité et le confort, mais d’une paix qui subsiste même au cœur de la tribulation.

    Pour Paul, la paix chrétienne a une structure double, elle est verticale par la réconciliation de l’humanité avec Dieu, rendue possible par la croix, qui répare la rupture introduite par le péché. Elle est horizontale par la réconciliation entre les humains eux-mêmes.

    La paix n’est donc jamais purement intérieure, elle est intrinsèquement relationnelle et communautaire, comme dans le judaïsme, mais elle passe ici par la médiation d’une personne plutôt que par l’étude et la justice seules.

    Ainsi, la paix figure parmi les fruits de l’Esprit, aux côtés de l’amour, de la joie, de la patience. Cette catégorisation est significative. Un fruit ne se fabrique pas par la seule volonté, il mûrit d’une vie déjà greffée à une source plus grande. La paix chrétienne suppose donc une transformation intérieure progressive plutôt qu’une technique ou une discipline maîtrisable. On devient faiseur de paix, dont une paix agissante, comparable au radaf shalom juif ou la générosité et noblesse de cœur soufie.

    Chez les Pères du désert et les mystiques chrétiens, la paix se rapproche de la libération des passions désordonnées qui permet au cœur de se rendre disponible à la prière incessante. On y trouve une parenté frappante avec le nirvāṇa bouddhiste ou l’ataraxia stoïcienne, bien que la finalité reste ici l’union avec un Dieu personnel plutôt que l’extinction du désir en soi.

    Dans le sillage plus contemporain, par exemple Simone Weil, la paix chrétienne se comprend aussi comme attention, un consentement au réel, une disponibilité totale qui suspend le vouloir-saisir de l’ego. Cette paix rejoint, par un autre chemin, l’approche soufi, par un abandon actif plutôt qu’une résignation.

    Enfin, comme dans le judaïsme, le christianisme porte un horizon de paix cosmique et définitive avec le Royaume de Dieu. Mais la théologie chrétienne insiste sur une tension propre : cette paix est déjà et pas encore, inaugurée par le Christ, mais non encore pleinement accomplie, ce qui donne à l’existence chrétienne une qualité d’attente active, ni pur retrait contemplatif ni simple militantisme historique.

    En somme, la paix chrétienne se situe à un carrefour singulier parmi les traditions que nous avons parcourues. Comme le judaïsme, elle refuse de séparer paix et justice, et l’inscrit dans l’histoire. Comme le soufisme, elle passe par l’abandon amoureux et la médiation d’un Dieu personnel. Comme le bouddhisme, elle implique une libération des passions et de l’agitation intérieure. Toutefois, c’est une personne, non un principe ou un vide, qui est la paix, et qui la donne plutôt qu’elle ne se conquiert.

    Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent?

    Une chanson de Glorious – Evenou Shalom Alerhem

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    https://www.youtube.com/watch?v=3YoTvPYCJbE

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #agitationIntérieure #amour #ataraxiaStoïcienne #atenteActive #être #chrétien #Christ #compassion #conscience #contemplatif #croix #eirēnē #faiseurDePaix #fruitsDeLEsprit #générosité #Jésus #Joie #libérationDesPassions #médiation #militantisme #paix #paixChrétienne #paixCosmique #patience #pèresDuDésert #PrinceDeLaPaix #réconciliationDeLHumanité #réconciliationEntreLesHumains #shalom #singularité #théologieChrétienne #union #Vivre #voieDePassage
  6. LE NOM (Kurt Marti)

    Illustration      LE NOM peut-être qu'Heisenberg a vraiment trouvé la formule de l'univers on saura bien ça un jour mais quand mais quand verrons-nous sanctifié ce nom qui eśt plus que mondes et formules ? peut-être que les maîtres de la terre visent vraiment autre chose que l'injustice on saura bien ça un jour mais quand mais quand verrons-nous sanctifié ce nom qui transforme la terre en un soleil de justice ? peut-être que les chrétiens sont vraiment la […]

    arbrealettres.wordpress.com/20

  7. LE NOM (Kurt Marti)

    Illustration      LE NOM peut-être qu'Heisenberg a vraiment trouvé la formule de l'univers on saura bien ça un jour mais quand mais quand verrons-nous sanctifié ce nom qui eśt plus que mondes et formules ? peut-être que les maîtres de la terre visent vraiment autre chose que l'injustice on saura bien ça un jour mais quand mais quand verrons-nous sanctifié ce nom qui transforme la terre en un soleil de justice ? peut-être que les chrétiens sont vraiment la […]

    arbrealettres.wordpress.com/20

  8. LE NOM (Kurt Marti)

    Illustration      LE NOM peut-être qu'Heisenberg a vraiment trouvé la formule de l'univers on saura bien ça un jour mais quand mais quand verrons-nous sanctifié ce nom qui eśt plus que mondes et formules ? peut-être que les maîtres de la terre visent vraiment autre chose que l'injustice on saura bien ça un jour mais quand mais quand verrons-nous sanctifié ce nom qui transforme la terre en un soleil de justice ? peut-être que les chrétiens sont vraiment la […]

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  9. LE NOM (Kurt Marti)

    Illustration      LE NOM peut-être qu'Heisenberg a vraiment trouvé la formule de l'univers on saura bien ça un jour mais quand mais quand verrons-nous sanctifié ce nom qui eśt plus que mondes et formules ? peut-être que les maîtres de la terre visent vraiment autre chose que l'injustice on saura bien ça un jour mais quand mais quand verrons-nous sanctifié ce nom qui transforme la terre en un soleil de justice ? peut-être que les chrétiens sont vraiment la […]

    arbrealettres.wordpress.com/20

  10. Un chef organisa une partie de cartes et invita beaucoup de gens. Un des protagonistes, par ses tricheries, exerçait son emprise sur les joueurs, les enfermant dans ses manipulations. Mais un jour ses combines furent dénoncées.
    À votre avis, qu'arriva-t-il à ce tricheur ?
    Il fut remis au juge et jeté en prison.
    C'est ainsi que mon Père et mon Époux vous traitera si vous ne laissez pas les hommes libres.

    #chretien #christ #chritian #voyance #voyanceafricaine #voyancedujour #christian #God #Dieu

  11. Ce qui se passe au Moyen-Orient, c'est de la lutte contre le terrorisme... Ou une guerre de religions avec la volonté d'exterminer l'islam ?

    Je pose la question, je ne dis pas que j'ai raison ou tort, mais le lien étroit avec la religion des différents peuples du conflit mérite d'y réfléchir.

    #Islam #Judaisme #Eglise #Chretien #Guerre #Iran #Religion #MoyenOrient #Israel #EtatsUnis #USA

  12. Ne faites pas comme les païens qui imaginent qu'en multipliant les paroles ils seront exaucés.

    Vous, écoutez le Fils unique ✨, écoutez-le dans les 4 évangiles, restez avec Lui.

    #chretien #chretiens #france #protestant #orthodoxe #catholique #judaisme #musulman #muslim

  13. C'est la 2e partie d'un cycle qui s'intitule
    « Histoire du féminisme chrétien, transmission du matrimoine intergénérationnel »

    💻 La 1ère partie avec Annie Crépin est dispo en replay ici : magdala-feministes.org/ressour

    #feminisme #Chretien #Chretienne #Catholique

  14. Les #sanctions contre la #Russie profitent à la #Chine
    Loin de connaître une « #démondialisation », le monde connaît une nouvelle #mondialisation, qui place l’ #Eurasie et l’ #Asie au cœur de la production et des échanges mondiaux. Les sanctions contre la Russie et la tentative d’isolement de la #Chine ont eu pour effet de contourner le monde #occidental et de générer une #croissance #schumpétérienne en Asie.
    En 1453, #Constantinople tombe aux mains des #Ottomans. C’est une mauvaise nouvelle pour le monde #chrétien de l’époque. En effet, les #Ottomans contrôlaient désormais la majeure partie de la mer #Méditerranée (qui avait été jusqu’alors le berceau de la #civilisation #occidentale) et la majeure partie de la route de la soie. Si les #Européens voulaient des épices, du poivre, de la soie…, ils devaient désormais payer le prix exigé par les Ottomans. À moins, bien sûr, qu’une autre route ne soit trouvée pour relier l’Europe à l’ #Inde et à la #Chine. C’est ainsi que Christophe #Colomb a découvert les #Amériques en 1492 et que #Vasco de #Gama a contourné l’ #Afrique et navigué vers l’Inde en 1498. Avec le départ des navigateurs #portugais, #espagnols et #italiens vers le grand inconnu, le centre de gravité #économique du monde s’est rapidement déplacé de la mer Méditerranée vers l’océan #Atlantique. L’Empire ottoman a progressivement sombré dans l’insignifiance économique et, au xixe siècle, il était décrit comme « l’homme malade de l’Europe ». Pour quelqu’un qui se trouvait alors à #Constantinople, le monde avait très probablement l’impression d’être en train de se « démondialiser ». Mais pour quelqu’un assis à Londres, #Rio de Janeiro ou au #Cap, cette notion même aurait été risible.

    L’une des conclusions de l’histoire ci-dessus est que si le commerce est bloqué quelque part, il peut réapparaître ailleurs et être d’autant plus puissant, avec peut-être des conséquences inattendues à la clé. Suite voir url.

    French revueconflits.com/les-sanction…
    English translated.turbopages.org/prox…