#militantisme — Public Fediverse posts
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La révision constitutionnelle du RN, un projet de coup d'état
https://trognon.info/La-revision-constitutionnelle-du-RN-un-projet-de-coup-d-etat-1164
#normandie #trognon #information #militantisme -
Allez-le regarder dès que vous avez 12 minutes, et partagez-le autour de vous, à celleux qui vous pensez avoir besoin de ça aujourd'hui (et demain).
Le seul concept qu'il faudrait ajouter à mon avis est souligner qu'il s'agit d'un combat à échelle humaine, et pas lié à une position politique.
https://youtu.be/4ls9sI7T84A?si=TjzyE3ID4v1wr9rV
#climat #ecologie #activisme #militantisme #action #climatechange #climatecrisis #activism #ecology
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Tags en solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes
https://trognon.info/Tags-en-solidarite-avec-les-prisonnier-e-s-anarchistes-1156
#normandie #trognon #information #militantisme -
AG des Monts d'Arrée - Berrien
Salle de l'ancien conseil, mairie de Berrien (entrée Médialud, à l'étage), lundi 28 septembre à 19:00 UTC+2
L'AG des Monts d'Arrée s'est constituée en 2016 pendant le mouvement contre la loi travail. C'est un espace d'organisation politique qui lutte contre le capitalisme et les autres formes de dominations. On y organise des projections-débats, des présentations et lectures de textes. On participe activement aux mouvements sociaux (covoit, soutien, actions, antirépression...). On a aussi une cantine de lutte qui propose des repas pour différents évènements locaux.
Vous pouvez venir à 19h le deuxième mercredi de chaque mois à St Cadoux au Kad'hangar et le 4ème lundi du mois ailleurs dans les Monts d'Arrée, en général à Berrien.adresse mail: [email protected]
https://agenda.arree.bzh/event/ag-des-monts-darree-berrien-32
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La paix du christianisme
Chez les chrétiens, la paix, eirēnē en grec, héritière du shalom hébraïque, porte cette même idée de plénitude, mais elle est redéfinie autour d’un événement central, soit l’incarnation, la croix et la personne du Christ comme Prince de la Paix.
Le trait le plus distinctif de la paix chrétienne est qu’elle n’est pas d’abord une réalisation ou une conquête spirituelle, mais un don gratuit reçu du Christ : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne ». Cette précision « pas comme le monde la donne » est capitale : elle distingue une paix qui ne dépend pas des circonstances extérieures issues de l’absence de conflit, la sécurité et le confort, mais d’une paix qui subsiste même au cœur de la tribulation.
Pour Paul, la paix chrétienne a une structure double, elle est verticale par la réconciliation de l’humanité avec Dieu, rendue possible par la croix, qui répare la rupture introduite par le péché. Elle est horizontale par la réconciliation entre les humains eux-mêmes.
La paix n’est donc jamais purement intérieure, elle est intrinsèquement relationnelle et communautaire, comme dans le judaïsme, mais elle passe ici par la médiation d’une personne plutôt que par l’étude et la justice seules.
Ainsi, la paix figure parmi les fruits de l’Esprit, aux côtés de l’amour, de la joie, de la patience. Cette catégorisation est significative. Un fruit ne se fabrique pas par la seule volonté, il mûrit d’une vie déjà greffée à une source plus grande. La paix chrétienne suppose donc une transformation intérieure progressive plutôt qu’une technique ou une discipline maîtrisable. On devient faiseur de paix, dont une paix agissante, comparable au radaf shalom juif ou la générosité et noblesse de cœur soufie.
Chez les Pères du désert et les mystiques chrétiens, la paix se rapproche de la libération des passions désordonnées qui permet au cœur de se rendre disponible à la prière incessante. On y trouve une parenté frappante avec le nirvāṇa bouddhiste ou l’ataraxia stoïcienne, bien que la finalité reste ici l’union avec un Dieu personnel plutôt que l’extinction du désir en soi.
Dans le sillage plus contemporain, par exemple Simone Weil, la paix chrétienne se comprend aussi comme attention, un consentement au réel, une disponibilité totale qui suspend le vouloir-saisir de l’ego. Cette paix rejoint, par un autre chemin, l’approche soufi, par un abandon actif plutôt qu’une résignation.
Enfin, comme dans le judaïsme, le christianisme porte un horizon de paix cosmique et définitive avec le Royaume de Dieu. Mais la théologie chrétienne insiste sur une tension propre : cette paix est déjà et pas encore, inaugurée par le Christ, mais non encore pleinement accomplie, ce qui donne à l’existence chrétienne une qualité d’attente active, ni pur retrait contemplatif ni simple militantisme historique.
En somme, la paix chrétienne se situe à un carrefour singulier parmi les traditions que nous avons parcourues. Comme le judaïsme, elle refuse de séparer paix et justice, et l’inscrit dans l’histoire. Comme le soufisme, elle passe par l’abandon amoureux et la médiation d’un Dieu personnel. Comme le bouddhisme, elle implique une libération des passions et de l’agitation intérieure. Toutefois, c’est une personne, non un principe ou un vide, qui est la paix, et qui la donne plutôt qu’elle ne se conquiert.
Dans un monde où tout le monde parle de paix, est-ce que nous avons la même conception de celle-ci? Est-ce que les écarts expliqueraient en partie les conflits qui perdurent?
Une chanson de Glorious – Evenou Shalom Alerhem
Les paroles sur https://www.paroles.net/glorious/paroles-evenou-shalom-alerhem
https://www.youtube.com/watch?v=3YoTvPYCJbE
Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage
COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter : * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.
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"Tu vas rencontrer les gens dans les endroits clés pour l’élection ; pas que les proches, tout le monde, des gens qui ne sont jamais écoutés."
"En 2008 Barack Obama fait une énorme erreur en définançant tout ce programme de community organizing, notamment parce qu’une partie des cadres démocrates ont très peur de cette base de deux millions de personnes organisée, qui pourrait les dépasser."
https://www.blocsetpartis.fr/p/118-tout-le-monde-fait-du-ciblage
#programme #campagne #militantisme #partis #militants #partidaire #élections
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"Tu vas rencontrer les gens dans les endroits clés pour l’élection ; pas que les proches, tout le monde, des gens qui ne sont jamais écoutés."
"En 2008 Barack Obama fait une énorme erreur en définançant tout ce programme de community organizing, notamment parce qu’une partie des cadres démocrates ont très peur de cette base de deux millions de personnes organisée, qui pourrait les dépasser."
https://www.blocsetpartis.fr/p/118-tout-le-monde-fait-du-ciblage
#programme #campagne #militantisme #partis #militants #partidaire #élections
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"Tu vas rencontrer les gens dans les endroits clés pour l’élection ; pas que les proches, tout le monde, des gens qui ne sont jamais écoutés."
"En 2008 Barack Obama fait une énorme erreur en définançant tout ce programme de community organizing, notamment parce qu’une partie des cadres démocrates ont très peur de cette base de deux millions de personnes organisée, qui pourrait les dépasser."
https://www.blocsetpartis.fr/p/118-tout-le-monde-fait-du-ciblage
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"Tu vas rencontrer les gens dans les endroits clés pour l’élection ; pas que les proches, tout le monde, des gens qui ne sont jamais écoutés."
"En 2008 Barack Obama fait une énorme erreur en définançant tout ce programme de community organizing, notamment parce qu’une partie des cadres démocrates ont très peur de cette base de deux millions de personnes organisée, qui pourrait les dépasser."
https://www.blocsetpartis.fr/p/118-tout-le-monde-fait-du-ciblage
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Dans Antifa magazine n°12137 de mai/juin 2026, la revue du @vvnbda https://vvn-bda.de https://antifa.vvn-bda.de/
Le canular de l’Antifa
Le régime Trump hystérise la lutte contre la droite
« Ce qui est actuellement interdit aux États-Unis, l’Antifa, reçoit en Allemagne des récompenses du ministre d’État à la Culture », s’emporta en octobre 2025 au Bundestag le député de l’AfD Matthias Helferich, qui s’était lui-même autrefois qualifié de « visage amical du national-socialisme ». Il faisait référence au prix décerné à la maison d’édition antifasciste Unrast Verlag par ce même ministre d’État à la Culture, Wolfram Weimer (CDU), lequel avait récemment fait contrôler des librairies par l’Office de protection de la Constitution, mais qui, aux yeux de Helferich, demeure un valet de la « domination de gauche » dans le pays, parce qu’il refuse de participer à la « guerre culturelle ». La propagande haineuse de Helferich montre très clairement qui réclame des mesures contre « l’Antifa » : ce sont les fascistes eux-mêmes qui se servent du terme flou « Antifa » pour faire avancer leur propre agenda brun. La référence positive aux États-Unis, qui, durant le second mandat de Trump, sont en train d’être transformés avec une brutalité extrême en une dictature fasciste, n’est donc pas davantage un hasard que l’identité de ceux qui, en Allemagne, réclament une interdiction.
Une revendication délirante d’interdiction de l’Antifa
En novembre 2025, le département d’État américain a désigné « Antifa Est », un groupe italien et deux réseaux antifascistes grecs, comme des « organisations terroristes internationales ». Selon les accusations formulées, ils seraient opposés au capitalisme, aux États-Unis, au « christianisme » et à la démocratie, et devraient donc être poursuivis et neutralisés.
La revendication d’une interdiction de l’Antifa aux États-Unis a véritablement pris de l’ampleur sept mois plus tôt, après l’attentat mortel contre Charlie Kirk, agitateur fasciste américain et dirigeant du mouvement d’extrême droite « Turning Point USA ». Sans établir le moindre lien entre l’auteur de l’attentat et l’Antifa, l’administration Trump saisit l’occasion pour faire de « l’Antifa » un mot-valise désignant tout ce qui s’oppose aux délires mégalomaniaques de Trump.
Parallèlement, une procédure était déjà en cours contre neuf accusés qui avaient manifesté à l’été 2025 devant un centre de rétention de l’agence d’immigration ICE au Texas. Ils furent accusés d’appartenir à une « cellule terroriste Antifa » en raison de leur utilisation commune de la messagerie Signal, du port de vêtements noirs et de la lecture de fanzines de gauche. Des peines draconiennes furent prononcées, allant de dix ans d’emprisonnement à la réclusion à perpétuité, notamment pour appartenance à une organisation, émeute (rioting) et tentative de meurtre – un manifestant avait effectivement tiré sur un gardien. La ministre de la Justice Pam Bondi, depuis lors limogée, annonça que cette condamnation ne resterait pas un cas isolé.
Selon l’universitaire américain exilé depuis octobre et auteur de *The Antifascist Handbook*, Mark Bray, la pression répressive exercée contre l’Antifa aux États-Unis est toutefois moins forte qu’on ne l’avait d’abord redouté. Dans un entretien accordé à *analyse & kritik*, il estimait que l’épouvantail de l’Antifa n’avait, dans le contexte des manifestations contre l’ICE à Minneapolis au début du mois de janvier – au cours desquelles deux manifestants furent abattus –, pas encore été brandi de manière systématique.
Fin mars, on apprit cependant que l’administration Trump préparait pour juin-juillet un sommet international contre « l’Antifa ». Le « debanking » temporaire d’organisations antifascistes comme la *Rote Hilfe* (« Aide rouge »), notamment par la banque alternative anthroposophique GLS, ainsi que l’intégration par Meta du terme « Antifa » dans ses filtres de mots suspects, comptent parmi les conséquences de cette interdiction américaine.
Cette politique anti-Antifa a trouvé son meilleur accueil en Europe dans les pays où gouvernaient ou participaient au gouvernement des forces autoritaires de droite, comme c’était alors le cas en Hongrie et aux Pays-Bas. Dans ces deux pays, des interdictions de l’Antifa existent déjà ou des procédures d’interdiction sont en cours. En France également, après la mort d’un militant néofasciste lors d’un affrontement avec des antifascistes, les appels à une interdiction se font plus insistants. Il n’est donc guère surprenant que l’AfD poursuive, en Allemagne, ses campagnes répétées de dénigrement de l’Antifa malgré leurs échecs passés.
Manifestation contre la répression sous le slogan : « L’antifascisme est nécessaire. Liberté pour tous les antifascistes ! », le 14 juin 2025 à Iéna. Photo : Po-Ming Cheung.
L’AfD participe activement à cette campagne
Les discours deviennent particulièrement virulents là où l’AfD se rapproche du pouvoir gouvernemental. Son programme agressif pour la Saxe-Anhalt, où le parti se rapproche soudainement d’une majorité absolue, ne laisse guère place au doute :
« La criminalité politique débordante des fanatiques d’extrême gauche, et en particulier de la prétendue Antifa, constitue l’une des plus grandes menaces pour la sécurité intérieure. (...) Nous accorderons la plus haute priorité à la lutte contre l’Antifa en Saxe-Anhalt et augmenterons massivement la pression de poursuite exercée par les services de renseignement et la police contre ce milieu. »
Néanmoins, l’irrationalité manifeste de cette tentative visant à présenter l’Antifa comme une menace mondiale ne devrait conduire personne à justifier l’Antifa ni à adhérer aux théories du complot qui l’entourent. L’Antifa telle qu’elle est dépeinte dans ces discours n’existe tout simplement pas.
Friedrich Burschel
Historien et publiciste.#Antifa #Libertés #Résistance #Antifascisme #Trump #RégimeTrump #AfD #ExtrêmeDroite #Fascisme #Néofascisme #PolitiqueAllemande #PolitiqueAméricaine #RépressionPolitique #LibertésPubliques #MouvementsSociaux #Militantisme #Démocratie #Autoritarisme #Propagande #AnalysePolitique #HistoireContemporaine #Europe #ÉtatsUnis #RésistanceAntifasciste #DroitsCiviques #CritiquePolitique #LutteContreLeFascisme #Antiracisme
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Dans Antifa magazine n°12137 de mai/juin 2026, la revue du @vvnbda https://vvn-bda.de https://antifa.vvn-bda.de/
Le canular de l’Antifa
Le régime Trump hystérise la lutte contre la droite
« Ce qui est actuellement interdit aux États-Unis, l’Antifa, reçoit en Allemagne des récompenses du ministre d’État à la Culture », s’emporta en octobre 2025 au Bundestag le député de l’AfD Matthias Helferich, qui s’était lui-même autrefois qualifié de « visage amical du national-socialisme ». Il faisait référence au prix décerné à la maison d’édition antifasciste Unrast Verlag par ce même ministre d’État à la Culture, Wolfram Weimer (CDU), lequel avait récemment fait contrôler des librairies par l’Office de protection de la Constitution, mais qui, aux yeux de Helferich, demeure un valet de la « domination de gauche » dans le pays, parce qu’il refuse de participer à la « guerre culturelle ». La propagande haineuse de Helferich montre très clairement qui réclame des mesures contre « l’Antifa » : ce sont les fascistes eux-mêmes qui se servent du terme flou « Antifa » pour faire avancer leur propre agenda brun. La référence positive aux États-Unis, qui, durant le second mandat de Trump, sont en train d’être transformés avec une brutalité extrême en une dictature fasciste, n’est donc pas davantage un hasard que l’identité de ceux qui, en Allemagne, réclament une interdiction.
Une revendication délirante d’interdiction de l’Antifa
En novembre 2025, le département d’État américain a désigné « Antifa Est », un groupe italien et deux réseaux antifascistes grecs, comme des « organisations terroristes internationales ». Selon les accusations formulées, ils seraient opposés au capitalisme, aux États-Unis, au « christianisme » et à la démocratie, et devraient donc être poursuivis et neutralisés.
La revendication d’une interdiction de l’Antifa aux États-Unis a véritablement pris de l’ampleur sept mois plus tôt, après l’attentat mortel contre Charlie Kirk, agitateur fasciste américain et dirigeant du mouvement d’extrême droite « Turning Point USA ». Sans établir le moindre lien entre l’auteur de l’attentat et l’Antifa, l’administration Trump saisit l’occasion pour faire de « l’Antifa » un mot-valise désignant tout ce qui s’oppose aux délires mégalomaniaques de Trump.
Parallèlement, une procédure était déjà en cours contre neuf accusés qui avaient manifesté à l’été 2025 devant un centre de rétention de l’agence d’immigration ICE au Texas. Ils furent accusés d’appartenir à une « cellule terroriste Antifa » en raison de leur utilisation commune de la messagerie Signal, du port de vêtements noirs et de la lecture de fanzines de gauche. Des peines draconiennes furent prononcées, allant de dix ans d’emprisonnement à la réclusion à perpétuité, notamment pour appartenance à une organisation, émeute (rioting) et tentative de meurtre – un manifestant avait effectivement tiré sur un gardien. La ministre de la Justice Pam Bondi, depuis lors limogée, annonça que cette condamnation ne resterait pas un cas isolé.
Selon l’universitaire américain exilé depuis octobre et auteur de *The Antifascist Handbook*, Mark Bray, la pression répressive exercée contre l’Antifa aux États-Unis est toutefois moins forte qu’on ne l’avait d’abord redouté. Dans un entretien accordé à *analyse & kritik*, il estimait que l’épouvantail de l’Antifa n’avait, dans le contexte des manifestations contre l’ICE à Minneapolis au début du mois de janvier – au cours desquelles deux manifestants furent abattus –, pas encore été brandi de manière systématique.
Fin mars, on apprit cependant que l’administration Trump préparait pour juin-juillet un sommet international contre « l’Antifa ». Le « debanking » temporaire d’organisations antifascistes comme la *Rote Hilfe* (« Aide rouge »), notamment par la banque alternative anthroposophique GLS, ainsi que l’intégration par Meta du terme « Antifa » dans ses filtres de mots suspects, comptent parmi les conséquences de cette interdiction américaine.
Cette politique anti-Antifa a trouvé son meilleur accueil en Europe dans les pays où gouvernaient ou participaient au gouvernement des forces autoritaires de droite, comme c’était alors le cas en Hongrie et aux Pays-Bas. Dans ces deux pays, des interdictions de l’Antifa existent déjà ou des procédures d’interdiction sont en cours. En France également, après la mort d’un militant néofasciste lors d’un affrontement avec des antifascistes, les appels à une interdiction se font plus insistants. Il n’est donc guère surprenant que l’AfD poursuive, en Allemagne, ses campagnes répétées de dénigrement de l’Antifa malgré leurs échecs passés.
Manifestation contre la répression sous le slogan : « L’antifascisme est nécessaire. Liberté pour tous les antifascistes ! », le 14 juin 2025 à Iéna. Photo : Po-Ming Cheung.
L’AfD participe activement à cette campagne
Les discours deviennent particulièrement virulents là où l’AfD se rapproche du pouvoir gouvernemental. Son programme agressif pour la Saxe-Anhalt, où le parti se rapproche soudainement d’une majorité absolue, ne laisse guère place au doute :
« La criminalité politique débordante des fanatiques d’extrême gauche, et en particulier de la prétendue Antifa, constitue l’une des plus grandes menaces pour la sécurité intérieure. (...) Nous accorderons la plus haute priorité à la lutte contre l’Antifa en Saxe-Anhalt et augmenterons massivement la pression de poursuite exercée par les services de renseignement et la police contre ce milieu. »
Néanmoins, l’irrationalité manifeste de cette tentative visant à présenter l’Antifa comme une menace mondiale ne devrait conduire personne à justifier l’Antifa ni à adhérer aux théories du complot qui l’entourent. L’Antifa telle qu’elle est dépeinte dans ces discours n’existe tout simplement pas.
Friedrich Burschel
Historien et publiciste.#Antifa #Libertés #Résistance #Antifascisme #Trump #RégimeTrump #AfD #ExtrêmeDroite #Fascisme #Néofascisme #PolitiqueAllemande #PolitiqueAméricaine #RépressionPolitique #LibertésPubliques #MouvementsSociaux #Militantisme #Démocratie #Autoritarisme #Propagande #AnalysePolitique #HistoireContemporaine #Europe #ÉtatsUnis #RésistanceAntifasciste #DroitsCiviques #CritiquePolitique #LutteContreLeFascisme #Antiracisme
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Le canular de l’Antifa
Le régime Trump hystérise la lutte contre la droite
« Ce qui est actuellement interdit aux États-Unis, l’Antifa, reçoit en Allemagne des récompenses du ministre d’État à la Culture », s’emporta en octobre 2025 au Bundestag le député de l’AfD Matthias Helferich, qui s’était lui-même autrefois qualifié de « visage amical du national-socialisme ». Il faisait référence au prix décerné à la maison d’édition antifasciste Unrast Verlag par ce même ministre d’État à la Culture, Wolfram Weimer (CDU), lequel avait récemment fait contrôler des librairies par l’Office de protection de la Constitution, mais qui, aux yeux de Helferich, demeure un valet de la « domination de gauche » dans le pays, parce qu’il refuse de participer à la « guerre culturelle ». La propagande haineuse de Helferich montre très clairement qui réclame des mesures contre « l’Antifa » : ce sont les fascistes eux-mêmes qui se servent du terme flou « Antifa » pour faire avancer leur propre agenda brun. La référence positive aux États-Unis, qui, durant le second mandat de Trump, sont en train d’être transformés avec une brutalité extrême en une dictature fasciste, n’est donc pas davantage un hasard que l’identité de ceux qui, en Allemagne, réclament une interdiction.
Une revendication délirante d’interdiction de l’Antifa
En novembre 2025, le département d’État américain a désigné « Antifa Est », un groupe italien et deux réseaux antifascistes grecs, comme des « organisations terroristes internationales ». Selon les accusations formulées, ils seraient opposés au capitalisme, aux États-Unis, au « christianisme » et à la démocratie, et devraient donc être poursuivis et neutralisés.
La revendication d’une interdiction de l’Antifa aux États-Unis a véritablement pris de l’ampleur sept mois plus tôt, après l’attentat mortel contre Charlie Kirk, agitateur fasciste américain et dirigeant du mouvement d’extrême droite « Turning Point USA ». Sans établir le moindre lien entre l’auteur de l’attentat et l’Antifa, l’administration Trump saisit l’occasion pour faire de « l’Antifa » un mot-valise désignant tout ce qui s’oppose aux délires mégalomaniaques de Trump.
Parallèlement, une procédure était déjà en cours contre neuf accusés qui avaient manifesté à l’été 2025 devant un centre de rétention de l’agence d’immigration ICE au Texas. Ils furent accusés d’appartenir à une « cellule terroriste Antifa » en raison de leur utilisation commune de la messagerie Signal, du port de vêtements noirs et de la lecture de fanzines de gauche. Des peines draconiennes furent prononcées, allant de dix ans d’emprisonnement à la réclusion à perpétuité, notamment pour appartenance à une organisation, émeute (rioting) et tentative de meurtre – un manifestant avait effectivement tiré sur un gardien. La ministre de la Justice Pam Bondi, depuis lors limogée, annonça que cette condamnation ne resterait pas un cas isolé.
Selon l’universitaire américain exilé depuis octobre et auteur de *The Antifascist Handbook*, Mark Bray, la pression répressive exercée contre l’Antifa aux États-Unis est toutefois moins forte qu’on ne l’avait d’abord redouté. Dans un entretien accordé à *analyse & kritik*, il estimait que l’épouvantail de l’Antifa n’avait, dans le contexte des manifestations contre l’ICE à Minneapolis au début du mois de janvier – au cours desquelles deux manifestants furent abattus –, pas encore été brandi de manière systématique.
Fin mars, on apprit cependant que l’administration Trump préparait pour juin-juillet un sommet international contre « l’Antifa ». Le « debanking » temporaire d’organisations antifascistes comme la *Rote Hilfe* (« Aide rouge »), notamment par la banque alternative anthroposophique GLS, ainsi que l’intégration par Meta du terme « Antifa » dans ses filtres de mots suspects, comptent parmi les conséquences de cette interdiction américaine.
Cette politique anti-Antifa a trouvé son meilleur accueil en Europe dans les pays où gouvernaient ou participaient au gouvernement des forces autoritaires de droite, comme c’était alors le cas en Hongrie et aux Pays-Bas. Dans ces deux pays, des interdictions de l’Antifa existent déjà ou des procédures d’interdiction sont en cours. En France également, après la mort d’un militant néofasciste lors d’un affrontement avec des antifascistes, les appels à une interdiction se font plus insistants. Il n’est donc guère surprenant que l’AfD poursuive, en Allemagne, ses campagnes répétées de dénigrement de l’Antifa malgré leurs échecs passés.
Manifestation contre la répression sous le slogan : « L’antifascisme est nécessaire. Liberté pour tous les antifascistes ! », le 14 juin 2025 à Iéna. Photo : Po-Ming Cheung.
L’AfD participe activement à cette campagne
Les discours deviennent particulièrement virulents là où l’AfD se rapproche du pouvoir gouvernemental. Son programme agressif pour la Saxe-Anhalt, où le parti se rapproche soudainement d’une majorité absolue, ne laisse guère place au doute :
« La criminalité politique débordante des fanatiques d’extrême gauche, et en particulier de la prétendue Antifa, constitue l’une des plus grandes menaces pour la sécurité intérieure. (...) Nous accorderons la plus haute priorité à la lutte contre l’Antifa en Saxe-Anhalt et augmenterons massivement la pression de poursuite exercée par les services de renseignement et la police contre ce milieu. »
Néanmoins, l’irrationalité manifeste de cette tentative visant à présenter l’Antifa comme une menace mondiale ne devrait conduire personne à justifier l’Antifa ni à adhérer aux théories du complot qui l’entourent. L’Antifa telle qu’elle est dépeinte dans ces discours n’existe tout simplement pas.
Friedrich Burschel
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Le canular de l’Antifa
Le régime Trump hystérise la lutte contre la droite
« Ce qui est actuellement interdit aux États-Unis, l’Antifa, reçoit en Allemagne des récompenses du ministre d’État à la Culture », s’emporta en octobre 2025 au Bundestag le député de l’AfD Matthias Helferich, qui s’était lui-même autrefois qualifié de « visage amical du national-socialisme ». Il faisait référence au prix décerné à la maison d’édition antifasciste Unrast Verlag par ce même ministre d’État à la Culture, Wolfram Weimer (CDU), lequel avait récemment fait contrôler des librairies par l’Office de protection de la Constitution, mais qui, aux yeux de Helferich, demeure un valet de la « domination de gauche » dans le pays, parce qu’il refuse de participer à la « guerre culturelle ». La propagande haineuse de Helferich montre très clairement qui réclame des mesures contre « l’Antifa » : ce sont les fascistes eux-mêmes qui se servent du terme flou « Antifa » pour faire avancer leur propre agenda brun. La référence positive aux États-Unis, qui, durant le second mandat de Trump, sont en train d’être transformés avec une brutalité extrême en une dictature fasciste, n’est donc pas davantage un hasard que l’identité de ceux qui, en Allemagne, réclament une interdiction.
Une revendication délirante d’interdiction de l’Antifa
En novembre 2025, le département d’État américain a désigné « Antifa Est », un groupe italien et deux réseaux antifascistes grecs, comme des « organisations terroristes internationales ». Selon les accusations formulées, ils seraient opposés au capitalisme, aux États-Unis, au « christianisme » et à la démocratie, et devraient donc être poursuivis et neutralisés.
La revendication d’une interdiction de l’Antifa aux États-Unis a véritablement pris de l’ampleur sept mois plus tôt, après l’attentat mortel contre Charlie Kirk, agitateur fasciste américain et dirigeant du mouvement d’extrême droite « Turning Point USA ». Sans établir le moindre lien entre l’auteur de l’attentat et l’Antifa, l’administration Trump saisit l’occasion pour faire de « l’Antifa » un mot-valise désignant tout ce qui s’oppose aux délires mégalomaniaques de Trump.
Parallèlement, une procédure était déjà en cours contre neuf accusés qui avaient manifesté à l’été 2025 devant un centre de rétention de l’agence d’immigration ICE au Texas. Ils furent accusés d’appartenir à une « cellule terroriste Antifa » en raison de leur utilisation commune de la messagerie Signal, du port de vêtements noirs et de la lecture de fanzines de gauche. Des peines draconiennes furent prononcées, allant de dix ans d’emprisonnement à la réclusion à perpétuité, notamment pour appartenance à une organisation, émeute (rioting) et tentative de meurtre – un manifestant avait effectivement tiré sur un gardien. La ministre de la Justice Pam Bondi, depuis lors limogée, annonça que cette condamnation ne resterait pas un cas isolé.
Selon l’universitaire américain exilé depuis octobre et auteur de *The Antifascist Handbook*, Mark Bray, la pression répressive exercée contre l’Antifa aux États-Unis est toutefois moins forte qu’on ne l’avait d’abord redouté. Dans un entretien accordé à *analyse & kritik*, il estimait que l’épouvantail de l’Antifa n’avait, dans le contexte des manifestations contre l’ICE à Minneapolis au début du mois de janvier – au cours desquelles deux manifestants furent abattus –, pas encore été brandi de manière systématique.
Fin mars, on apprit cependant que l’administration Trump préparait pour juin-juillet un sommet international contre « l’Antifa ». Le « debanking » temporaire d’organisations antifascistes comme la *Rote Hilfe* (« Aide rouge »), notamment par la banque alternative anthroposophique GLS, ainsi que l’intégration par Meta du terme « Antifa » dans ses filtres de mots suspects, comptent parmi les conséquences de cette interdiction américaine.
Cette politique anti-Antifa a trouvé son meilleur accueil en Europe dans les pays où gouvernaient ou participaient au gouvernement des forces autoritaires de droite, comme c’était alors le cas en Hongrie et aux Pays-Bas. Dans ces deux pays, des interdictions de l’Antifa existent déjà ou des procédures d’interdiction sont en cours. En France également, après la mort d’un militant néofasciste lors d’un affrontement avec des antifascistes, les appels à une interdiction se font plus insistants. Il n’est donc guère surprenant que l’AfD poursuive, en Allemagne, ses campagnes répétées de dénigrement de l’Antifa malgré leurs échecs passés.
Manifestation contre la répression sous le slogan : « L’antifascisme est nécessaire. Liberté pour tous les antifascistes ! », le 14 juin 2025 à Iéna. Photo : Po-Ming Cheung.
L’AfD participe activement à cette campagne
Les discours deviennent particulièrement virulents là où l’AfD se rapproche du pouvoir gouvernemental. Son programme agressif pour la Saxe-Anhalt, où le parti se rapproche soudainement d’une majorité absolue, ne laisse guère place au doute :
« La criminalité politique débordante des fanatiques d’extrême gauche, et en particulier de la prétendue Antifa, constitue l’une des plus grandes menaces pour la sécurité intérieure. (...) Nous accorderons la plus haute priorité à la lutte contre l’Antifa en Saxe-Anhalt et augmenterons massivement la pression de poursuite exercée par les services de renseignement et la police contre ce milieu. »
Néanmoins, l’irrationalité manifeste de cette tentative visant à présenter l’Antifa comme une menace mondiale ne devrait conduire personne à justifier l’Antifa ni à adhérer aux théories du complot qui l’entourent. L’Antifa telle qu’elle est dépeinte dans ces discours n’existe tout simplement pas.
Friedrich Burschel
Historien et publiciste.#Antifa #Libertés #Résistance #Antifascisme #Trump #RégimeTrump #AfD #ExtrêmeDroite #Fascisme #Néofascisme #PolitiqueAllemande #PolitiqueAméricaine #RépressionPolitique #LibertésPubliques #MouvementsSociaux #Militantisme #Démocratie #Autoritarisme #Propagande #AnalysePolitique #HistoireContemporaine #Europe #ÉtatsUnis #RésistanceAntifasciste #DroitsCiviques #CritiquePolitique #LutteContreLeFascisme #Antiracisme
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Dans Antifa magazine n°12137 de mai/juin 2026, la revue du @vvnbda https://vvn-bda.de https://antifa.vvn-bda.de/
Le canular de l’Antifa
Le régime Trump hystérise la lutte contre la droite
« Ce qui est actuellement interdit aux États-Unis, l’Antifa, reçoit en Allemagne des récompenses du ministre d’État à la Culture », s’emporta en octobre 2025 au Bundestag le député de l’AfD Matthias Helferich, qui s’était lui-même autrefois qualifié de « visage amical du national-socialisme ». Il faisait référence au prix décerné à la maison d’édition antifasciste Unrast Verlag par ce même ministre d’État à la Culture, Wolfram Weimer (CDU), lequel avait récemment fait contrôler des librairies par l’Office de protection de la Constitution, mais qui, aux yeux de Helferich, demeure un valet de la « domination de gauche » dans le pays, parce qu’il refuse de participer à la « guerre culturelle ». La propagande haineuse de Helferich montre très clairement qui réclame des mesures contre « l’Antifa » : ce sont les fascistes eux-mêmes qui se servent du terme flou « Antifa » pour faire avancer leur propre agenda brun. La référence positive aux États-Unis, qui, durant le second mandat de Trump, sont en train d’être transformés avec une brutalité extrême en une dictature fasciste, n’est donc pas davantage un hasard que l’identité de ceux qui, en Allemagne, réclament une interdiction.
Une revendication délirante d’interdiction de l’Antifa
En novembre 2025, le département d’État américain a désigné « Antifa Est », un groupe italien et deux réseaux antifascistes grecs, comme des « organisations terroristes internationales ». Selon les accusations formulées, ils seraient opposés au capitalisme, aux États-Unis, au « christianisme » et à la démocratie, et devraient donc être poursuivis et neutralisés.
La revendication d’une interdiction de l’Antifa aux États-Unis a véritablement pris de l’ampleur sept mois plus tôt, après l’attentat mortel contre Charlie Kirk, agitateur fasciste américain et dirigeant du mouvement d’extrême droite « Turning Point USA ». Sans établir le moindre lien entre l’auteur de l’attentat et l’Antifa, l’administration Trump saisit l’occasion pour faire de « l’Antifa » un mot-valise désignant tout ce qui s’oppose aux délires mégalomaniaques de Trump.
Parallèlement, une procédure était déjà en cours contre neuf accusés qui avaient manifesté à l’été 2025 devant un centre de rétention de l’agence d’immigration ICE au Texas. Ils furent accusés d’appartenir à une « cellule terroriste Antifa » en raison de leur utilisation commune de la messagerie Signal, du port de vêtements noirs et de la lecture de fanzines de gauche. Des peines draconiennes furent prononcées, allant de dix ans d’emprisonnement à la réclusion à perpétuité, notamment pour appartenance à une organisation, émeute (rioting) et tentative de meurtre – un manifestant avait effectivement tiré sur un gardien. La ministre de la Justice Pam Bondi, depuis lors limogée, annonça que cette condamnation ne resterait pas un cas isolé.
Selon l’universitaire américain exilé depuis octobre et auteur de *The Antifascist Handbook*, Mark Bray, la pression répressive exercée contre l’Antifa aux États-Unis est toutefois moins forte qu’on ne l’avait d’abord redouté. Dans un entretien accordé à *analyse & kritik*, il estimait que l’épouvantail de l’Antifa n’avait, dans le contexte des manifestations contre l’ICE à Minneapolis au début du mois de janvier – au cours desquelles deux manifestants furent abattus –, pas encore été brandi de manière systématique.
Fin mars, on apprit cependant que l’administration Trump préparait pour juin-juillet un sommet international contre « l’Antifa ». Le « debanking » temporaire d’organisations antifascistes comme la *Rote Hilfe* (« Aide rouge »), notamment par la banque alternative anthroposophique GLS, ainsi que l’intégration par Meta du terme « Antifa » dans ses filtres de mots suspects, comptent parmi les conséquences de cette interdiction américaine.
Cette politique anti-Antifa a trouvé son meilleur accueil en Europe dans les pays où gouvernaient ou participaient au gouvernement des forces autoritaires de droite, comme c’était alors le cas en Hongrie et aux Pays-Bas. Dans ces deux pays, des interdictions de l’Antifa existent déjà ou des procédures d’interdiction sont en cours. En France également, après la mort d’un militant néofasciste lors d’un affrontement avec des antifascistes, les appels à une interdiction se font plus insistants. Il n’est donc guère surprenant que l’AfD poursuive, en Allemagne, ses campagnes répétées de dénigrement de l’Antifa malgré leurs échecs passés.
Manifestation contre la répression sous le slogan : « L’antifascisme est nécessaire. Liberté pour tous les antifascistes ! », le 14 juin 2025 à Iéna. Photo : Po-Ming Cheung.
L’AfD participe activement à cette campagne
Les discours deviennent particulièrement virulents là où l’AfD se rapproche du pouvoir gouvernemental. Son programme agressif pour la Saxe-Anhalt, où le parti se rapproche soudainement d’une majorité absolue, ne laisse guère place au doute :
« La criminalité politique débordante des fanatiques d’extrême gauche, et en particulier de la prétendue Antifa, constitue l’une des plus grandes menaces pour la sécurité intérieure. (...) Nous accorderons la plus haute priorité à la lutte contre l’Antifa en Saxe-Anhalt et augmenterons massivement la pression de poursuite exercée par les services de renseignement et la police contre ce milieu. »
Néanmoins, l’irrationalité manifeste de cette tentative visant à présenter l’Antifa comme une menace mondiale ne devrait conduire personne à justifier l’Antifa ni à adhérer aux théories du complot qui l’entourent. L’Antifa telle qu’elle est dépeinte dans ces discours n’existe tout simplement pas.
Friedrich Burschel
Historien et publiciste.#Antifa #Libertés #Résistance #Antifascisme #Trump #RégimeTrump #AfD #ExtrêmeDroite #Fascisme #Néofascisme #PolitiqueAllemande #PolitiqueAméricaine #RépressionPolitique #LibertésPubliques #MouvementsSociaux #Militantisme #Démocratie #Autoritarisme #Propagande #AnalysePolitique #HistoireContemporaine #Europe #ÉtatsUnis #RésistanceAntifasciste #DroitsCiviques #CritiquePolitique #LutteContreLeFascisme #Antiracisme
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De défaite en défaite
🔸 « La plus grande difficulté pour les partis de gauche, c’est le passage du militantisme de terrain à l’action politique structurée. Sans cette transition, l’accès au pouvoir devient pratiquement impossible. […] C’est bien là le cœur du problème qui ronge QS … » (François William Croteau)
https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/862654/chronique-defaite-defaite
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"Après Sainte-Soline : panser les maux des luttes"
par Isma Le Dantec (2025) : https://fracas.media/article/panser-les-maux-des-luttes ⏚ 🧵#SainteSoline #NoBassaran #BassinesNonMerci #violencesPolicières #affrontements #forcePublique #médics #agriculture #FNSEA #violenceDEtat #violencesDEtat #militants #militantisme #activisme #activistes #LesSoulèvementsDeLaTerre #SoulèvementsDeLaTerre #bassinenonmerci #écologie #écologiePolitique #gendarmerie #gendarmes
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#Esperanzah c'est fini pour cette année. C'était une super édition🤩 Plein de rencontres, de discussions passionnantes sur le numérique, libre bien sûr. Plein de journaux Curseurs emportés par des personnes intéressées par les articles de fond.
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