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#temps — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #temps, aggregated by home.social.

fetched live
  1. ODE VIVANTE (Paul Valéry)

    Illustration      ODE VIVANTE Viens, mon espoir, toujours trop loin Formons un seul corps dans ce coin ... Oh ! Que ta bouche est douce à prendre, À boire, à mordre ... Qu'elle est tendre Avec la mienne ; et quelle extrême Caresse intime elles se font ... Quoi de plus simple quand on s'aime Que de fondre ce qui se fond En un fruit de l'Autre et du Même ? Que j'adore ce premier don !... Mais il veut d'autres découvertes, Je sens te venir l'abandon De ta chair délicate […]

    arbrealettres.wordpress.com/20

  2. (51/52) ... fruits moisis/chômés devenant rance #temps car fragiles -> transport/stockage gaspillage huile impropre #consommation -> #pollution (cf 2023) + incendies 306 000 hectares calcinés (cf 2025 2026).
    - Italie : rupture partielle/mortelle du #glacier de la Marmolada Dolomites (cf Suisse 2025).

    -> Europe : 61 000 morts liées à la chaleur #canicule (cf 2026)

    #year2022 #anthropocene #climat #climate #climatechange #climatecrisis

  3. (18/18)

    Rappel : le plastique attire la chaleur du soleil.

    cf courant maritime El Nino

    "l’ère de la surabondance d’ #information en #temps réel accroît la confusion." #infobesite
    - Le Monde Diplomatique

    #climat #year2008 #climate #anthropocene #climatechange #climatecrisis

  4. (9/9) ... Garonne -> donne son nom à la 1ère période du Paléolithique supérieur : l’Aurignacien + propose une division des #temps préhistoriques basée sur la paléontologie animale.
    - naissance d'Albert Kahn -> père marchand de bestiaux (cf 1904).

    #year1860 #histoire #anthropocene #climat #climate

  5. RE: mastodon.social/@LThinkTank/11

    Ce concert terrorisé contre L'ETRANGER ENVAHISSEUR vous est offert par la philamornie du Kremlin.

    Ca va pas de parler autant des #incendies sur les #socialmedia et la #TV ! NA MAIS HO ! Reprenons notre #temps d'antenne !

    peur
    peur
    peur
    ayez peur
    peur
    peur
    peur
    votez extrême-droite
    les camps qu'ils construirons vous protégerons ...
    peur
    peur
    peur
    ayez peur
    votez pour nous ...

    #emotion #cerveau #fascisme #politique #anthropocene #canicule #europe #usa #schengen

  6. RE: mastodon.social/@LThinkTank/11

    Ce concert terrorisé contre L'ETRANGER ENVAHISSEUR vous est offert par la philamornie du Kremlin.

    Ca va pas de parler autant des #incendies sur les #socialmedia et la #TV ! NA MAIS HO ! Reprenons notre #temps d'antenne !

    peur
    peur
    peur
    ayez peur
    peur
    peur
    peur
    voter extrême-droite
    les camps qu'ils construirons vous protégerons ...
    peur
    peur
    peur
    ayez peur
    votez pour nous ...

    #emotion #cerveau #fascisme #politique #anthropocene #canicule

  7. (44/45) ... #temps car fragiles -> transport/stockage gaspillage huile impropre #consommation -> #pollution (cf 2023) + incendies 306 000 hectares calcinés (cf 2025 2026).
    - Italie : rupture partielle/mortelle du #glacier de la Marmolada Dolomites (cf Suisse 2025).

    -> Europe : 61 000 morts liées à la chaleur #canicule (cf 2026).

    + Monde : usage doublé des pesticides depuis 1990 = 3,7 millions de tonnes (cf #Duplomb 2026).

    #year2022 #anthropocene #climat #climate #climatechange #climatecrisis

  8. Les secrets sont simples

    Parce que la Vérité est simple, c’est la plus simple chose au monde, c’est pourquoi nous ne la voyons pas. Il n’y a qu’une Chose au monde, et pas deux, comme les physiciens, les mathématiciens ont commencé de le percevoir, et comme l’enfant qui sourit à la vague le sait bien, sur une grande plage où la même écume semble rouler du fond des temps, et rejoindre un grand rythme qui monte d’une vieille mémoire, qui fond les jours et les peines dans une unique histoire, si vieille qu’elle est comme une présence inaltérable, si vaste qu’elle accroche même son immensité à l’aile d’une mouette. Et tout est contenu dans une seconde, la totalité des âges et des âmes, dans un simple point qui brille un instant sur la folle écume. Mais ce point-là, nous l’avons perdu, et ce sourire, et cette seconde qui chante. Alors, nous avons voulu reconstruire cette Unité par une somme : 1+1+1… Comme nos ordinateurs, comme si la collection de tous les savoirs possibles sur tous les points possibles finirait par nous rendre la note juste, l’unique note qui fait chanter, mouvoir les mondes, et le cœur d’un enfant oublié. Cette simplicité, nous avons voulu la manufacturer pour toutes les bourses, et plus nos boutons savants se multipliaient, simplifiaient la vie, plus l’oiseau s’envolait, et le sourire, même la belle écume est polluée par nos calculs. Nous ne savons même pas très bien si nos corps nous appartiennent – elle a tout mangé, la belle Machine.

    Or, cette unique Chose est aussi l’unique Pouvoir, parce que ce qui brille en un point, brille aussi dans tous les autres points : ceci étant saisi, tout le reste est saisi, il n’y a qu’un Pouvoir au monde et pas deux. Même un enfant saisit cela très bien : il est roi, il est invulnérable. Mais l’enfant grandit, il oublie. Et les hommes ont grandi, les nations, les civilisations, chacune cherchant à sa façon le Grand Secret, le simple secret – par les armes, les conquêtes, par la méditation, la magie, par la beauté, la religion ou la science. Et à vrai dire, nous ne savons pas très bien qui est le plus avancé, de l’ouvrier de l’Acropole, du mage de Thèbes ou de l’astronaute de Cap Kennedy, ni même du moine de Cîteaux, parce que les uns ont rejeté la vie pour la comprendre, les autres l’ont prise sans la comprendre, d’autres ont laissé une trace de beauté, et d’autres une traînée blanche dans un ciel pareil – nous sommes les derniers sur la liste, c’est tout. Et notre magie, nous ne la tenons pas encore. Le point, le tout petit point puissant, est toujours là sur la plage du grand monde, il brille pour qui veut, tel qu’il était quand nous n’étions pas encore hommes sous les étoiles.

    *

    Pourtant, le Secret, d’autres l’ont touché : les Grecs l’avaient peut-être, les Égyptiens aussi et certainement les Rishi des temps védiques. Mais il en est des secrets comme des fleurs sur le bel arbre, ils ont leur saison, leur obscure poussée, leur éclosion soudaine. Pour toute chose, il est un « moment », même pour la conjonction des astres sur nos têtes et le passage du cormoran sur le rocher blanchi d’écume, peut-être même pour cette écume un instant jaillie au rythme de la vague, et tout se meut selon un rite unique. Et de même pour l’homme. Un secret, c’est-à-dire une connaissance, c’est-à-dire un pouvoir, a son temps organique, et une petite cellule isolée, plus évoluée que d’autres, ne peut pas incarner le pouvoir de sa connaissance, c’est-à-dire changer le monde, accélérer la floraison du grand arbre, à moins que tout le reste du terrain évolutif ne soit prêt.

    Et le temps est venu.

    Satprem, né Bernard Enginger (1923-2007), Français, Breton, fut pendant vingt ans le confident de Mère, qui lui donna son nom véritable le 3 mars 1957 : Satprem « celui qui aime vraiment ». À l’âge de trente ans, il revient définitivement en Inde auprès de Celle qui cherchait le secret du passage à la « prochaine espèce », et forait en son corps ce passage. Mère, dont il deviendra le confident et le témoin pendant près de vingt ans.

    Satprem dans La Genèse du Surhomme

    Une pièce musicale de Anoushka Shankar – Secret Heart 

    https://www.youtube.com/watch?v=dc4k-RYN9Z8

    #Acropole #astronauteDeCapKennedy #attention #Auroville #Égyptiens #évolution #être #BernardEnginger #Chanter #ChoseAuMonde #civilisations #connaissance #conscience #genèse #grecs #Inde #machine #mageDeThèbes #magie #mathématiciens #mère #ordinateur #ouvrier #physiciens #points #pouvoir #présenceInaltérable #Satprem #science #secret #simplicité #sourire #surhomme #Temps #unité #védique #vérité #Vivre
  9. Les secrets sont simples

    Parce que la Vérité est simple, c’est la plus simple chose au monde, c’est pourquoi nous ne la voyons pas. Il n’y a qu’une Chose au monde, et pas deux, comme les physiciens, les mathématiciens ont commencé de le percevoir, et comme l’enfant qui sourit à la vague le sait bien, sur une grande plage où la même écume semble rouler du fond des temps, et rejoindre un grand rythme qui monte d’une vieille mémoire, qui fond les jours et les peines dans une unique histoire, si vieille qu’elle est comme une présence inaltérable, si vaste qu’elle accroche même son immensité à l’aile d’une mouette. Et tout est contenu dans une seconde, la totalité des âges et des âmes, dans un simple point qui brille un instant sur la folle écume. Mais ce point-là, nous l’avons perdu, et ce sourire, et cette seconde qui chante. Alors, nous avons voulu reconstruire cette Unité par une somme : 1+1+1… Comme nos ordinateurs, comme si la collection de tous les savoirs possibles sur tous les points possibles finirait par nous rendre la note juste, l’unique note qui fait chanter, mouvoir les mondes, et le cœur d’un enfant oublié. Cette simplicité, nous avons voulu la manufacturer pour toutes les bourses, et plus nos boutons savants se multipliaient, simplifiaient la vie, plus l’oiseau s’envolait, et le sourire, même la belle écume est polluée par nos calculs. Nous ne savons même pas très bien si nos corps nous appartiennent – elle a tout mangé, la belle Machine.

    Or, cette unique Chose est aussi l’unique Pouvoir, parce que ce qui brille en un point, brille aussi dans tous les autres points : ceci étant saisi, tout le reste est saisi, il n’y a qu’un Pouvoir au monde et pas deux. Même un enfant saisit cela très bien : il est roi, il est invulnérable. Mais l’enfant grandit, il oublie. Et les hommes ont grandi, les nations, les civilisations, chacune cherchant à sa façon le Grand Secret, le simple secret – par les armes, les conquêtes, par la méditation, la magie, par la beauté, la religion ou la science. Et à vrai dire, nous ne savons pas très bien qui est le plus avancé, de l’ouvrier de l’Acropole, du mage de Thèbes ou de l’astronaute de Cap Kennedy, ni même du moine de Cîteaux, parce que les uns ont rejeté la vie pour la comprendre, les autres l’ont prise sans la comprendre, d’autres ont laissé une trace de beauté, et d’autres une traînée blanche dans un ciel pareil – nous sommes les derniers sur la liste, c’est tout. Et notre magie, nous ne la tenons pas encore. Le point, le tout petit point puissant, est toujours là sur la plage du grand monde, il brille pour qui veut, tel qu’il était quand nous n’étions pas encore hommes sous les étoiles.

    *

    Pourtant, le Secret, d’autres l’ont touché : les Grecs l’avaient peut-être, les Égyptiens aussi et certainement les Rishi des temps védiques. Mais il en est des secrets comme des fleurs sur le bel arbre, ils ont leur saison, leur obscure poussée, leur éclosion soudaine. Pour toute chose, il est un « moment », même pour la conjonction des astres sur nos têtes et le passage du cormoran sur le rocher blanchi d’écume, peut-être même pour cette écume un instant jaillie au rythme de la vague, et tout se meut selon un rite unique. Et de même pour l’homme. Un secret, c’est-à-dire une connaissance, c’est-à-dire un pouvoir, a son temps organique, et une petite cellule isolée, plus évoluée que d’autres, ne peut pas incarner le pouvoir de sa connaissance, c’est-à-dire changer le monde, accélérer la floraison du grand arbre, à moins que tout le reste du terrain évolutif ne soit prêt.

    Et le temps est venu.

    Satprem, né Bernard Enginger (1923-2007), Français, Breton, fut pendant vingt ans le confident de Mère, qui lui donna son nom véritable le 3 mars 1957 : Satprem « celui qui aime vraiment ». À l’âge de trente ans, il revient définitivement en Inde auprès de Celle qui cherchait le secret du passage à la « prochaine espèce », et forait en son corps ce passage. Mère, dont il deviendra le confident et le témoin pendant près de vingt ans.

    Satprem dans La Genèse du Surhomme

    Une pièce musicale de Anoushka Shankar – Secret Heart 

    https://www.youtube.com/watch?v=dc4k-RYN9Z8

    #Acropole #astronauteDeCapKennedy #attention #Auroville #Égyptiens #évolution #être #BernardEnginger #Chanter #ChoseAuMonde #civilisations #connaissance #conscience #genèse #grecs #Inde #machine #mageDeThèbes #magie #mathématiciens #mère #ordinateur #ouvrier #physiciens #points #pouvoir #présenceInaltérable #Satprem #science #secret #simplicité #sourire #surhomme #Temps #unité #védique #vérité #Vivre
  10. - dispose bien de l'expertise nécessaire;
    - aucune raison de penser qu'elle ne nous dira pas la vérité;
    - pas le #temps désir ou habileté nécessaire pour chercher/comprendre nous-même l' #information à propos de laquelle nous consultons l'expert.

    -> enjeux qualité des diplômes #education #politique + rôle des influenceurs #socialmedia

    #NormandBaillargeon #cerveau #vocabulaire #science #mot #philosophie #maths #politique #manipulation #education

  11. ... avec le sujet traité dont il veut divertir #communication -> absolument nécessaire de satisfaire ces 2 conditions pour que les victimes suivent la fausse piste assez longtemps, sans s’apercevoir qu'elles ont été bernées.

    -> utile pour saboter un débat en #temps limité.

    cf Donald/P.utin./Netanyahu

    -> enjeux du #journalisme #presse -> intérêts pour les oligarques de les posséder.

    #NormandBaillargeon #cerveau #vocabulaire #science #mot #philosophie #maths #politique #manipulation

  12. C’est sur des photos (Jean-Pascal Dubost)

         C'est sur des photos ou ailleurs des lieux, on ne bouge plus : les premiers mètres sur un vélo dans la cour, des animaux enfermés, de la volaille autour d'un bébé debout ; ces photos qui avec ou sans couleurs ne donneront jamais la mesure exacte du temps qui a pu s'écouler là, du poids des souvenirs impliqués, ni aucune idée de la taille des châteaux. (Des photos) (Jean-Pascal Dubost) Recueil: Des lieux sûrs Editions: Tarabuste

    arbrealettres.wordpress.com/20

  13. C’est sur des photos (Jean-Pascal Dubost)

         C'est sur des photos ou ailleurs des lieux, on ne bouge plus : les premiers mètres sur un vélo dans la cour, des animaux enfermés, de la volaille autour d'un bébé debout ; ces photos qui avec ou sans couleurs ne donneront jamais la mesure exacte du temps qui a pu s'écouler là, du poids des souvenirs impliqués, ni aucune idée de la taille des châteaux. (Des photos) (Jean-Pascal Dubost) Recueil: Des lieux sûrs Editions: Tarabuste

    arbrealettres.wordpress.com/20

  14. Réflexions sur le sens de l’existence

    Soyez le plus simple et le plus sincère possible avec ce que vous êtes, avec ce qui est là maintenant.

    Les seules choses dont je puis absolument vous assurer, c’est qu’il ne vous manque rien et que la situation dans laquelle vous êtes est la meilleure qui soit.

    Ne passez pas votre temps à créer des situations idéales, à construire des états intérieurs favorables, rendez vivante l’opportunité présente de ce que vous êtes.

    Mettez-vous véritablement à l’écoute de ce qui est là, et là est le fil, suivez ce fil.

    *

    Nous sommes tous appelés à transmettre. Nous ne pourrons honorer tout ce que nous avons reçu que le jour où nous transmettrons à notre tour, et cela devra être enrichi par notre expérience, notre crois-sance. Ce jour-là, nous honorerons vraiment, nous rendrons vraiment grâce.

    Si nous disons simplement « merci » au moment où nous recevons l’enseignement, c’est une réaction instinctive. Ce n’est pas cela remercier l’enseignement. Remercier, c’est d’abord recevoir, incarner dans sa vie, garder les commandements chaque jour, entrer en relation, aimer son prochain, explorer ce qui en nous entrave l’amour, et faire grandir l’être. Lorsque nous redonnons cela, lorsque nous entrons en relation avec notre prochain avec cette qualité, alors ce jour-là nous disons vraiment merci.

    *

    Tout est temple pour qui cette lumière est allumée. Quelle sorte de lumière dois-je allumer en moi pour que tout retrouve sa nature de temple ? Il faut que ma conscience soit éveillée et éclaire pour que tout soit reconnu comme nature de temple.

    *

    Il est essentiel de ne pas considérer la méditation comme une évasion dans un royaume personnel de tranquillité, mais plutôt comme une opportunité de vivre plus pleinement et consciemment chaque instant de notre existence.

    Yvan Amar dans Faire Dieu – Réflexions sur le sens de l’existence

    Une pièce musicale de Pat Metheny Group – If I Could

    https://www.youtube.com/watch?v=l0RXNl3NOO0

    #allumer #amour #écoute #éveillée #être #consciemment #conscience #coute #créer #enseignement #entrave #existence #faireDieu #fil #grandir #làMaintenant #lumière #merci #nature #opportunité #présence #qualité #réactionInstinctive #redonner #relation #remercier #simple #simplicité #situationsIdéales #spiritualité #temple #Temps #transmettre #Vivre #YvanAmar
  15. Réflexions sur le sens de l’existence

    Soyez le plus simple et le plus sincère possible avec ce que vous êtes, avec ce qui est là maintenant.

    Les seules choses dont je puis absolument vous assurer, c’est qu’il ne vous manque rien et que la situation dans laquelle vous êtes est la meilleure qui soit.

    Ne passez pas votre temps à créer des situations idéales, à construire des états intérieurs favorables, rendez vivante l’opportunité présente de ce que vous êtes.

    Mettez-vous véritablement à l’écoute de ce qui est là, et là est le fil, suivez ce fil.

    *

    Nous sommes tous appelés à transmettre. Nous ne pourrons honorer tout ce que nous avons reçu que le jour où nous transmettrons à notre tour, et cela devra être enrichi par notre expérience, notre crois-sance. Ce jour-là, nous honorerons vraiment, nous rendrons vraiment grâce.

    Si nous disons simplement « merci » au moment où nous recevons l’enseignement, c’est une réaction instinctive. Ce n’est pas cela remercier l’enseignement. Remercier, c’est d’abord recevoir, incarner dans sa vie, garder les commandements chaque jour, entrer en relation, aimer son prochain, explorer ce qui en nous entrave l’amour, et faire grandir l’être. Lorsque nous redonnons cela, lorsque nous entrons en relation avec notre prochain avec cette qualité, alors ce jour-là nous disons vraiment merci.

    *

    Tout est temple pour qui cette lumière est allumée. Quelle sorte de lumière dois-je allumer en moi pour que tout retrouve sa nature de temple ? Il faut que ma conscience soit éveillée et éclaire pour que tout soit reconnu comme nature de temple.

    *

    Il est essentiel de ne pas considérer la méditation comme une évasion dans un royaume personnel de tranquillité, mais plutôt comme une opportunité de vivre plus pleinement et consciemment chaque instant de notre existence.

    Yvan Amar dans Faire Dieu – Réflexions sur le sens de l’existence

    Une pièce musicale de Pat Metheny Group – If I Could

    https://www.youtube.com/watch?v=l0RXNl3NOO0

    #allumer #amour #écoute #éveillée #être #consciemment #conscience #coute #créer #enseignement #entrave #existence #faireDieu #fil #grandir #làMaintenant #lumière #merci #nature #opportunité #présence #qualité #réactionInstinctive #redonner #relation #remercier #simple #simplicité #situationsIdéales #spiritualité #temple #Temps #transmettre #Vivre #YvanAmar
  16. Zen et physique quantique

    Selon la découverte de Planck qui est le fondement de la physique quantique, l’énergie possède une structure discrète, discontinue. La base en est le quantum. Ceci correspond à une véritable révolution. Nous sommes habitués à un monde continu, fait de relations de causes à effets, d’interactions transmises d’un endroit à l’autre et d’un temps linéaire. Comment comprendre alors un monde fait d’entités discontinues, les quanta d’énergie ? Comment comprendre la vraie discontinuité, c’est-à-dire imaginer qu’entre deux points il n’y a rien, ni objets, ni atomes, ni particules, tout simplement rien ? Comment, bien que la physique n’ait pas abordé ce sujet réellement et que le temps soit toujours considéré comme une variable continue, comment comprendre la relation entre le temps qui s’écoule et l’instant ? Combien y-a-t-il de temps entre deux instants ? Le temps est-il une suite d’instants ? Comment embrasser à la fois le temps qui s’écoule et la discontinuité des instants ? En physique, une situation bancale s’est instaurée, on a gardé l’espace-temps de la physique classique et de la relativité générale, continu, et les lois de la physique quantique, discontinues. C’est vraiment une situation insatisfaisante créant beaucoup de problèmes de compréhension.

    *

    Souvent d’ailleurs les résultats des deux approches sont très similaires et conduisent à la même perception globale de notre univers. En ce sens les réunir, tout en connaissant leurs limites propres, l’une due à la vérification, l’autre due à l’approche fragmentaire, est en soi intéressant, chaque homme désirant au fond de lui-même intégrer les mondes scientifiques et disons, religieux.

    Revenons encore une fois sur les deux enseignements procurés par le zen et la physique.

    Dans le zen l’intuition de la vacuité, de l’impermanence de toutes choses ainsi que de leur interdépendance, alimentée par l’observation de la relation entre nos pensées conscientes et inconscientes, nous amène à concevoir plus facilement la non-existence de toute essence singulière des êtres et des choses. En place d’une réalité matérielle permanente, existentielle, d’un noumène, le zen met en avant le fait que la réalité n’est constituée que de formes, matérielles ou vivantes. Tout ne fait que prendre une forme particulière de la vacuité, du Tao, du Dharma qui constitue son origine première, sa source fondamentale. Aucun noumène, tout est vacuité.

    A partir de cette connaissance du zen, il est alors plus aisé d’envisager un univers peuplé à 70% d’énergie invisible, de champs énergétiques, de particules virtuelles, duquel naissent et disparaissent les constituants de la matière. Selon Einstein et la physique quantique, la matière n’est qu’une forme particulière de l’énergie. La matière existe bien sûr mais comme une forme localisée d’énergie au repos : E = mc2, où E est l’énergie, m la masse et c la vitesse de la lumière.

    L’observation du boson de Higgs vérifiant le mécanisme de Higgs a permis d’établir que l’origine de la masse et de la diversification des masses provient du couplage des quarks avec l’énergie contenue dans le champ de Higgs. Celui-ci n’est pas observable en lui-même, mais les formes qu’il prend, particules, bosons, matière, sont réelles. Elles naissent de ce fonds énergétique et y retournent. Ce mécanisme physique est semblable à celui décrit dans le Sutra du Coeur, l’Hannya Shingyo où les phénomènes (les particules) naissent de la vacuité (champ de Higgs) et retournent à la vacuité. Leur essence première est donc la vacuité elle-même, inobservable, inconcevable et hors du temps.

    On peut en déduire que le paradigme du zen, sa vision du monde, de la vacuité, des formes et des phénomènes, paradigme intuitif, se retrouve dans les dernières découvertes de la physique. Comprenez bien que les paragraphes suivants de ce livre ne prétendent aucunement composer un article scientifique, mais sont destinés à des gens qui s’intéressent sans à priori à la fois aux conceptions du zen et à son enseignement, et à la fois à la vision nouvelle apportée à notre connaissance du monde par la physique quantique et les constituants élémentaires pour la plupart éphémères de ce que nous appelons la matière.

    Vincent Keisen Vuillemin dans Zen et physique quantique

    Une pièce musicale de Kitaro – The Light Of The Spirit 

    https://www.youtube.com/watch?v=3TzqotvgbrY

    #énergie #BosonDeHiggs #dharma #EMc2 #entitésDiscontinues #espace #espaceTemps #essenceSingulière #HannyaShingyo #interactions #mondeContinu #nonExistence #paradigmeDuZen #particulesVirtuelles #penséesConscientesEtInconscientes #physiqueClassique #physiqueQuantique #Planck #quantaDénergie #quantum #révolution #science #SutraDuCoeur #tao #TaoDharma #Temps #tempsLinéaire #utraDuCoeur #vacuité #VincentKeisenVuillemin #visionDuMonde #vraieDiscontinuité #Zen
  17. Zen et physique quantique

    Selon la découverte de Planck qui est le fondement de la physique quantique, l’énergie possède une structure discrète, discontinue. La base en est le quantum. Ceci correspond à une véritable révolution. Nous sommes habitués à un monde continu, fait de relations de causes à effets, d’interactions transmises d’un endroit à l’autre et d’un temps linéaire. Comment comprendre alors un monde fait d’entités discontinues, les quanta d’énergie ? Comment comprendre la vraie discontinuité, c’est-à-dire imaginer qu’entre deux points il n’y a rien, ni objets, ni atomes, ni particules, tout simplement rien ? Comment, bien que la physique n’ait pas abordé ce sujet réellement et que le temps soit toujours considéré comme une variable continue, comment comprendre la relation entre le temps qui s’écoule et l’instant ? Combien y-a-t-il de temps entre deux instants ? Le temps est-il une suite d’instants ? Comment embrasser à la fois le temps qui s’écoule et la discontinuité des instants ? En physique, une situation bancale s’est instaurée, on a gardé l’espace-temps de la physique classique et de la relativité générale, continu, et les lois de la physique quantique, discontinues. C’est vraiment une situation insatisfaisante créant beaucoup de problèmes de compréhension.

    *

    Souvent d’ailleurs les résultats des deux approches sont très similaires et conduisent à la même perception globale de notre univers. En ce sens les réunir, tout en connaissant leurs limites propres, l’une due à la vérification, l’autre due à l’approche fragmentaire, est en soi intéressant, chaque homme désirant au fond de lui-même intégrer les mondes scientifiques et disons, religieux.

    Revenons encore une fois sur les deux enseignements procurés par le zen et la physique.

    Dans le zen l’intuition de la vacuité, de l’impermanence de toutes choses ainsi que de leur interdépendance, alimentée par l’observation de la relation entre nos pensées conscientes et inconscientes, nous amène à concevoir plus facilement la non-existence de toute essence singulière des êtres et des choses. En place d’une réalité matérielle permanente, existentielle, d’un noumène, le zen met en avant le fait que la réalité n’est constituée que de formes, matérielles ou vivantes. Tout ne fait que prendre une forme particulière de la vacuité, du Tao, du Dharma qui constitue son origine première, sa source fondamentale. Aucun noumène, tout est vacuité.

    A partir de cette connaissance du zen, il est alors plus aisé d’envisager un univers peuplé à 70% d’énergie invisible, de champs énergétiques, de particules virtuelles, duquel naissent et disparaissent les constituants de la matière. Selon Einstein et la physique quantique, la matière n’est qu’une forme particulière de l’énergie. La matière existe bien sûr mais comme une forme localisée d’énergie au repos : E = mc2, où E est l’énergie, m la masse et c la vitesse de la lumière.

    L’observation du boson de Higgs vérifiant le mécanisme de Higgs a permis d’établir que l’origine de la masse et de la diversification des masses provient du couplage des quarks avec l’énergie contenue dans le champ de Higgs. Celui-ci n’est pas observable en lui-même, mais les formes qu’il prend, particules, bosons, matière, sont réelles. Elles naissent de ce fonds énergétique et y retournent. Ce mécanisme physique est semblable à celui décrit dans le Sutra du Coeur, l’Hannya Shingyo où les phénomènes (les particules) naissent de la vacuité (champ de Higgs) et retournent à la vacuité. Leur essence première est donc la vacuité elle-même, inobservable, inconcevable et hors du temps.

    On peut en déduire que le paradigme du zen, sa vision du monde, de la vacuité, des formes et des phénomènes, paradigme intuitif, se retrouve dans les dernières découvertes de la physique. Comprenez bien que les paragraphes suivants de ce livre ne prétendent aucunement composer un article scientifique, mais sont destinés à des gens qui s’intéressent sans à priori à la fois aux conceptions du zen et à son enseignement, et à la fois à la vision nouvelle apportée à notre connaissance du monde par la physique quantique et les constituants élémentaires pour la plupart éphémères de ce que nous appelons la matière.

    Vincent Keisen Vuillemin dans Zen et physique quantique

    Une pièce musicale de Kitaro – The Light Of The Spirit 

    https://www.youtube.com/watch?v=3TzqotvgbrY

    #énergie #BosonDeHiggs #dharma #EMc2 #entitésDiscontinues #espace #espaceTemps #essenceSingulière #HannyaShingyo #interactions #mondeContinu #nonExistence #paradigmeDuZen #particulesVirtuelles #penséesConscientesEtInconscientes #physiqueClassique #physiqueQuantique #Planck #quantaDénergie #quantum #révolution #science #SutraDuCoeur #tao #TaoDharma #Temps #tempsLinéaire #utraDuCoeur #vacuité #VincentKeisenVuillemin #visionDuMonde #vraieDiscontinuité #Zen
  18. 11/🧵

    -> supermarché peut vendre le produit brut plus cher que l'ultra-transformé : sur-marge sur les fruits/légumes au prétexte de davantage de "perte" périssable dans le cycle de vente ...

    = offre alimentaire défavorable à la #sante

    (mangez du plastique, c'est moins cher, ça se conserve plus longtemps ...)

    -> pas le #temps pour cuisiner

    #politique #economie #anthropocene #business #consommation #publicite #education #science #commerce #cuisine

  19. Einstein, la musique et le temps

    Einstein, qui a révolutionné l’idée que les physiciens se font du temps et de l’espace, aimait la musique, d’un amour irrépressible, vaste et joyeux. « Je pense souvent en musique. Je vis mes rêveries en musique. Je vois ma vie en termes de musique », confia-t-il un jour.

    Dans les sonates de Mozart,  » si pures et si belles”, c’est “le reflet de la beauté intérieure de l’univers » qu’il voyait. La fascination de la science pour la musique étant tout à fait réciproque, la créativité de l’une exaltant le discours de l’autre, nous vous proposons, à travers des œuvres intemporelles de Bach, Bacewicz, Ysaÿe, Beffa, de percer certains mystères métaphysiques auxquels vous n’auriez pas imaginé avoir accès…

    Jubilons ! #2025 – 30 août : EINSTEIN, LA MUSIQUE ET LE TEMPS – Étienne KLEIN – Mars (07)

    https://www.youtube.com/watch?v=aTF28ORzY4g

    #AlbertEinstein #amour #ÉtienneKlein #être #Bacewicz #Bach #beauté #beautéIntérieure #Beffa #conscience #créativité #espace #fascination #interdépendance #Joie #joyeux #jpyeux #métaphysique #Mozart #musique #mystèresMétaphysiques #physicien #rêveries #Reflet #science #sonates #Temps #univers #vaste #Vivre #Ysaÿe #œuvresIntemporelles
  20. Einstein, la musique et le temps

    Einstein, qui a révolutionné l’idée que les physiciens se font du temps et de l’espace, aimait la musique, d’un amour irrépressible, vaste et joyeux. « Je pense souvent en musique. Je vis mes rêveries en musique. Je vois ma vie en termes de musique », confia-t-il un jour.

    Dans les sonates de Mozart,  » si pures et si belles”, c’est “le reflet de la beauté intérieure de l’univers » qu’il voyait. La fascination de la science pour la musique étant tout à fait réciproque, la créativité de l’une exaltant le discours de l’autre, nous vous proposons, à travers des œuvres intemporelles de Bach, Bacewicz, Ysaÿe, Beffa, de percer certains mystères métaphysiques auxquels vous n’auriez pas imaginé avoir accès…

    Jubilons ! #2025 – 30 août : EINSTEIN, LA MUSIQUE ET LE TEMPS – Étienne KLEIN – Mars (07)

    https://www.youtube.com/watch?v=aTF28ORzY4g

    #AlbertEinstein #amour #ÉtienneKlein #être #Bacewicz #Bach #beauté #beautéIntérieure #Beffa #conscience #créativité #espace #fascination #interdépendance #Joie #joyeux #jpyeux #métaphysique #Mozart #musique #mystèresMétaphysiques #physicien #rêveries #Reflet #science #sonates #Temps #univers #vaste #Vivre #Ysaÿe #œuvresIntemporelles
  21. Fort peu me chaut (Thomas Campion)

    Illustration: William Bouguereau      Fort peu me chaut la dame à flatter, à prier. Je veux Amaryllis, joueuse fille des champs. De l'art Nature a mépris ; elle est beauté vraie, Celle qui, dans nos jeux d'amoureux, dit « Arrête! » Mais qui, au temps du plaisir, jamais ne dit non. Si je l'aime, Amaryllis fruits et fleurs me donne ; Mais pour aimer ces dames, il faut des pluies d'or. À elles l'amour vénal ; à moi la brunette, Celle qui, dans nos jeux d'amoureux, dit « […]

    arbrealettres.wordpress.com/20

  22. Fort peu me chaut (Thomas Campion)

    Illustration: William Bouguereau      Fort peu me chaut la dame à flatter, à prier. Je veux Amaryllis, joueuse fille des champs. De l'art Nature a mépris ; elle est beauté vraie, Celle qui, dans nos jeux d'amoureux, dit « Arrête! » Mais qui, au temps du plaisir, jamais ne dit non. Si je l'aime, Amaryllis fruits et fleurs me donne ; Mais pour aimer ces dames, il faut des pluies d'or. À elles l'amour vénal ; à moi la brunette, Celle qui, dans nos jeux d'amoureux, dit « […]

    arbrealettres.wordpress.com/20

  23. (4/5)
    - Royaume wisigoth de Tolède
    - Royaume Khan des Avars (nord du Danube).
    - Japon/Inde : Bouddhisme devient #religion officielle de la Cour #politique -> an 1165 dans le calendrier bouddhiste.
    - Calendrier juif : an 4381

    -> changer le calendrier permet de réécrire l'Histoire en en commençant une autre plus favorable à ce que les puissants veulent écrire (cf -221) avec année 0 = un #temps origine à relancer sans cesse.

    #year622 #histoire

  24. (4/5)
    - Royaume wisigoth de Tolède
    - Royaume Khan des Avars (nord du Danube).
    - Japon/Inde : Bouddhisme devient #religion officielle de la Cour #politique -> an 1165 dans le calendrier bouddhiste.
    - Calendrier juif : an 4381

    -> changer le calendrier permet de réécrire l'Histoire en en commençant une autre plus favorable à ce que les puissants veulent écrire (cf -221) avec année 0 = un #temps origine à relancer sans cesse.

    #year622 #histoire

  25. Auxiliaires et auxiliation

    Plan de l’article :

    1. I. Définition générale
    2. II. Être et avoir
    3. III. Semi-auxiliaires
      1. III.1. Semi-auxiliaires aspecto-temporels
      2. III.2. Semi-auxiliaires modaux
      3. III.3. Semi-auxiliaire actantiel
    4. IV. Conclusions et bibliographie

    I. Définition générale

    Quels sont les auxiliaires du français ?

    En français, comme dans d’autres langues du monde, le noyau verbal peut se présenter soit sous une forme simple (1a), soit sous une forme composée (1b, 1c, 1d) mettant à profit une forme non-personnelle du verbe, participes ou infinitif, qui suit une forme personnelle. Comme ces dernières viennent « aider » la conjugaison du verbe, en lui apportant différents types d’instructions sémantiques, temporelles, aspectuelles ou modales, on les appelle naturellement des auxiliaires et le mécanisme général qui les réunit, l’auxiliation.

    (1a) Je chante.
    (1b) J’ai chanté.
    (1c) Je vais chantant.
    (1d) Je vais chanter.

    Les auxiliaires permettent ainsi de créer des formes analytiques du verbe, qui s’opposent donc aux formes synthétiques ou « simples ». Comme les exemples précédents le montrent, il existe différents types d’auxiliaires mais nous pouvons les réunir sous une même grande famille, comme ils partagent plusieurs propriétés syntaxiques et sémantiques :

    1. Ils sont suivis, comme dit précédemment, d’une forme verbale non-personnelle qui forme, avec l’auxiliaire et pour la langue moderne, une unité soudée dans laquelle ne peut s’interpoler un constituant spécifique (*je vais une chanson chanter). C’est ce qui les distingue, notamment, de constructions transitives à verbe support qui acceptent l’interpolation (j’entends chanter les oiseaux / j’entends les oiseaux chanter). On notera que certains auxiliaires exigent une préposition, typiquement à (je commence à manger) ou de (je viens de manger).
    2. L’auxiliaire porte les informations de la conjugaison du verbe, notamment les indications de personnes et de temps, et c’est notamment lui qui sera encapsulé par les marques de négation (je ne vais pas chanter, je n’ai pas chanté)

    En revanche, on peut identifier deux grandes sous-familles d’auxiliaire : (i) les auxiliaires à proprement parler, être et avoir, qui construisent avec le participe subséquent une forme composée généralement substituable par un équivalent simple. Ils sont pleinement grammaticalisés dans le système de la conjugaison, et ne peuvent être substitués par un synonymes. (ii) Les semi-auxiliaires, qui ne sont pas pleinement grammaticalisés pour la plupart, et qui apportent généralement des instructions modales ou aspectuelles, et non pas toujours temporelles. Nous les évoquerons successivement dans cet article.

    II. Être et avoir

    Ces auxiliaires sont pleinement intégrés dans notre système grammatical, et ils sont toujours suivis d’un participe passé. Par excellence, l’auxiliaire permettant de construire les temps composés de notre système (passé composé, passé antérieur etc.) est l’auxiliaire avoir. Les formes ainsi construites alternent avec des formes simples.

    (2a) J’ai mangé.
    (2b) Je mangeai.

    L’auxiliaire être, quant à lui, est employé soit dans le cadre de la diathèse passive (La souris est mangée par le chat), soit dans les formes composées de verbes traduisant un changement ontologique (mourir, naître) ou spatial (tomber, aller etc.). On rappellera que les formes composées codent, en français, en plus d’une temporalité passée l’aspect accompli. Ce codage aspectuel a pu, dans des états anciens de la langue, et peut, dans la langue populaire contemporaine encore parfois, permettre d’opposer les auxiliaires selon le caractère duratif ou non de l’action :

    (3a) Je suis descendu (aspect accompli et duratif, « long » ; je suis descendu, et je suis resté en bas)
    (3b) J’ai descendu dans mon jardin (« Gentil coquelicot », aspect accompli « court » : je suis descendu, puis je suis remonté)

    Les auxiliaires peut être eux-mêmes auxiliés pour former des temps dits « surcomposés », qui apportent des informations temporelles ou aspectuelles complémentaires. Ces temps surcomposés sont perçus aujourd’hui comme relevant d’un registre archaïsant, mais on peut encore les entendre dans certaines variétés contemporaines.

    (4) J’ai eu chanté (sous-entendu : « il y a longtemps, mais je ne chante plus maintenant »)

    III. Semi-auxiliaires

    Au regard d’être et avoir, les semi-auxiliaires ne sont pas suivis d’un participe passé et ils gardent encore une partie de leur sémantisme original. Leur interprétation, cependant, les conduit à faire bloc avec la forme non-personnelle qui les suit directement, en formant une périphrase verbale qui peut, dans certains cas, être substituée par une forme simple plus ou moins équivalente (je vais manger <=> je mangerai), mais pas systématiquement (je veux manger). On peut les distinguer également selon le type d’informations sémantiques qu’ils apportent au prédicat.

    III.1. Semi-auxiliaires aspecto-temporels

    Ces semi-auxiliaires apportent des informations relevant de l’aspect ou du temps, à l’instar d’aller ou de venir, qui codent respectivement le futur proche et le passé proche.

    (5a) Je vais manger.
    (5b) Je viens de manger.

    On notera que le sens directionnel ou spatial, pour aller, est parfois difficile à distinguer du sens aspectuel, « grammaticalisé », comme le second vient historiquement du premier : il suffit effectivement de rajouter un complément locatif pour totalement basculer dans l’interprétation (je vais manger dans la cuisine / je vais dans la cuisine manger). En revanche, ces deux sens se sont grammaticalisés différemment pour venir, en opposant le semi-auxiliaire venir de et le verbe support sans préposition (je viens manger [chez toi]).

    III.2. Semi-auxiliaires modaux

    Les semi-auxiliaires vouloir, devoir et pouvoir codent des relations modales, c’est-à-dire en relation avec l’univers de vérité du locuteur ou de la locutrice, ou encore la potentialité de réalisation de son action. Ils peuvent être, là encore, assez proches de verbes support ou à sens plein, mais on notera encore une fois deux éléments susceptibles d’orienter l’analyse :

    • D’une part, leur sens dévié au regard d’une lecture littérale ou synthétique : je peux nager la brasse signifie davantage je sais nager la brasse, et non j’ai l’autorisation de nager la brasse. Ce deuxième sens est réactivable, là encore, avec un complément idoine (je peux nager la brasse grâce à mon permis de maître brasseur)
    • D’autre part, comme ces semi-auxiliaires apportent des instructions modales, les formes verbales peuvent être remplacés par un tour impersonnel traduisant le même effet : je dois partir est sémantiquement équivalent à il faut partir ou il faut que je parte, ou encore à partez ! à l’impératif.

    III.3. Semi-auxiliaire actantiel

    Signalons enfin le cas particulier du semi-auxiliaire faire, qui permet de changer la structure d’actance du verbe en permettant de rajouter un complément au prédicat. Ainsi, dans l’exemple (6) :

    (6) Je fais manger de la compote à la petite.

    Le verbe manger qui ne peut d’ordinaire recevoir, en plus de son sujet, qu’un complément d’objet direct (« La petite mange de la compote »), reçoit ici un troisième actant grâce au verbe faire, ici désigné par je, et qui renvoie au commanditaire ou à la source de l’action (« La petite mange de la compote grâce / à cause de moi »). On remarquera ici que le semi-auxiliaire peut être substitué par un verbe d’obligation (J’oblige la petite à manger de la compote), mais ce n’est pas toujours le cas (7).

    (7) Je fais traduire ce livre du latin au français par un spécialiste.

    IV. Conclusions et bibliographie

    La question de l’auxiliaire et de l’auxiliaire soulève des questions relevant de deux grandes problématiques, passées en revue dans ce billet : d’une part, la question de son origine et de sa grammaticalisation, notamment et pour le français, au regard du latin classique qui préférait les formes synthétiques même si on trouvait déjà des formes composées ; d’autre part, la question de son interprétation sémantique, et des valeurs temporelles, aspectuelles ou modales qu’il code. Pour commencer votre parcours, vous pouvez consulter ce numéro de la revue Langages de 1999, consacré exclusivement à la question de l’auxiliaire, ainsi que ce numéro de Langue française de 2022, qui étend la question aux périphrases verbales.

    Site sous licence Creative Commons (CC BY-NC-ND 4.0) : partage autorisé, sous couvert de citation et d’attribution de la source originale. Modification et utilisation commerciale formellement interdites (lien)

    #aspect #auxiliaire #auxiliation #grammaire #MathieuGoux #mode #Sémantique #Syntaxe #temps #verbe
  26. Auxiliaires et auxiliation

    Plan de l’article :

    1. I. Définition générale
    2. II. Être et avoir
    3. III. Semi-auxiliaires
      1. III.1. Semi-auxiliaires aspecto-temporels
      2. III.2. Semi-auxiliaires modaux
      3. III.3. Semi-auxiliaire actantiel
    4. IV. Conclusions et bibliographie

    I. Définition générale

    Quels sont les auxiliaires du français ?

    En français, comme dans d’autres langues du monde, le noyau verbal peut se présenter soit sous une forme simple (1a), soit sous une forme composée (1b, 1c, 1d) mettant à profit une forme non-personnelle du verbe, participes ou infinitif, qui suit une forme personnelle. Comme ces dernières viennent « aider » la conjugaison du verbe, en lui apportant différents types d’instructions sémantiques, temporelles, aspectuelles ou modales, on les appelle naturellement des auxiliaires et le mécanisme général qui les réunit, l’auxiliation.

    (1a) Je chante.
    (1b) J’ai chanté.
    (1c) Je vais chantant.
    (1d) Je vais chanter.

    Les auxiliaires permettent ainsi de créer des formes analytiques du verbe, qui s’opposent donc aux formes synthétiques ou « simples ». Comme les exemples précédents le montrent, il existe différents types d’auxiliaires mais nous pouvons les réunir sous une même grande famille, comme ils partagent plusieurs propriétés syntaxiques et sémantiques :

    1. Ils sont suivis, comme dit précédemment, d’une forme verbale non-personnelle qui forme, avec l’auxiliaire et pour la langue moderne, une unité soudée dans laquelle ne peut s’interpoler un constituant spécifique (*je vais une chanson chanter). C’est ce qui les distingue, notamment, de constructions transitives à verbe support qui acceptent l’interpolation (j’entends chanter les oiseaux / j’entends les oiseaux chanter). On notera que certains auxiliaires exigent une préposition, typiquement à (je commence à manger) ou de (je viens de manger).
    2. L’auxiliaire porte les informations de la conjugaison du verbe, notamment les indications de personnes et de temps, et c’est notamment lui qui sera encapsulé par les marques de négation (je ne vais pas chanter, je n’ai pas chanté)

    En revanche, on peut identifier deux grandes sous-familles d’auxiliaire : (i) les auxiliaires à proprement parler, être et avoir, qui construisent avec le participe subséquent une forme composée généralement substituable par un équivalent simple. Ils sont pleinement grammaticalisés dans le système de la conjugaison, et ne peuvent être substitués par un synonymes. (ii) Les semi-auxiliaires, qui ne sont pas pleinement grammaticalisés pour la plupart, et qui apportent généralement des instructions modales ou aspectuelles, et non pas toujours temporelles. Nous les évoquerons successivement dans cet article.

    II. Être et avoir

    Ces auxiliaires sont pleinement intégrés dans notre système grammatical, et ils sont toujours suivis d’un participe passé. Par excellence, l’auxiliaire permettant de construire les temps composés de notre système (passé composé, passé antérieur etc.) est l’auxiliaire avoir. Les formes ainsi construites alternent avec des formes simples.

    (2a) J’ai mangé.
    (2b) Je mangeai.

    L’auxiliaire être, quant à lui, est employé soit dans le cadre de la diathèse passive (La souris est mangée par le chat), soit dans les formes composées de verbes traduisant un changement ontologique (mourir, naître) ou spatial (tomber, aller etc.). On rappellera que les formes composées codent, en français, en plus d’une temporalité passée l’aspect accompli. Ce codage aspectuel a pu, dans des états anciens de la langue, et peut, dans la langue populaire contemporaine encore parfois, permettre d’opposer les auxiliaires selon le caractère duratif ou non de l’action :

    (3a) Je suis descendu (aspect accompli et duratif, « long » ; je suis descendu, et je suis resté en bas)
    (3b) J’ai descendu dans mon jardin (« Gentil coquelicot », aspect accompli « court » : je suis descendu, puis je suis remonté)

    Les auxiliaires peut être eux-mêmes auxiliés pour former des temps dits « surcomposés », qui apportent des informations temporelles ou aspectuelles complémentaires. Ces temps surcomposés sont perçus aujourd’hui comme relevant d’un registre archaïsant, mais on peut encore les entendre dans certaines variétés contemporaines.

    (4) J’ai eu chanté (sous-entendu : « il y a longtemps, mais je ne chante plus maintenant »)

    III. Semi-auxiliaires

    Au regard d’être et avoir, les semi-auxiliaires ne sont pas suivis d’un participe passé et ils gardent encore une partie de leur sémantisme original. Leur interprétation, cependant, les conduit à faire bloc avec la forme non-personnelle qui les suit directement, en formant une périphrase verbale qui peut, dans certains cas, être substituée par une forme simple plus ou moins équivalente (je vais manger <=> je mangerai), mais pas systématiquement (je veux manger). On peut les distinguer également selon le type d’informations sémantiques qu’ils apportent au prédicat.

    III.1. Semi-auxiliaires aspecto-temporels

    Ces semi-auxiliaires apportent des informations relevant de l’aspect ou du temps, à l’instar d’aller ou de venir, qui codent respectivement le futur proche et le passé proche.

    (5a) Je vais manger.
    (5b) Je viens de manger.

    On notera que le sens directionnel ou spatial, pour aller, est parfois difficile à distinguer du sens aspectuel, « grammaticalisé », comme le second vient historiquement du premier : il suffit effectivement de rajouter un complément locatif pour totalement basculer dans l’interprétation (je vais manger dans la cuisine / je vais dans la cuisine manger). En revanche, ces deux sens se sont grammaticalisés différemment pour venir, en opposant le semi-auxiliaire venir de et le verbe support sans préposition (je viens manger [chez toi]).

    III.2. Semi-auxiliaires modaux

    Les semi-auxiliaires vouloir, devoir et pouvoir codent des relations modales, c’est-à-dire en relation avec l’univers de vérité du locuteur ou de la locutrice, ou encore la potentialité de réalisation de son action. Ils peuvent être, là encore, assez proches de verbes support ou à sens plein, mais on notera encore une fois deux éléments susceptibles d’orienter l’analyse :

    • D’une part, leur sens dévié au regard d’une lecture littérale ou synthétique : je peux nager la brasse signifie davantage je sais nager la brasse, et non j’ai l’autorisation de nager la brasse. Ce deuxième sens est réactivable, là encore, avec un complément idoine (je peux nager la brasse grâce à mon permis de maître brasseur)
    • D’autre part, comme ces semi-auxiliaires apportent des instructions modales, les formes verbales peuvent être remplacés par un tour impersonnel traduisant le même effet : je dois partir est sémantiquement équivalent à il faut partir ou il faut que je parte, ou encore à partez ! à l’impératif.

    III.3. Semi-auxiliaire actantiel

    Signalons enfin le cas particulier du semi-auxiliaire faire, qui permet de changer la structure d’actance du verbe en permettant de rajouter un complément au prédicat. Ainsi, dans l’exemple (6) :

    (6) Je fais manger de la compote à la petite.

    Le verbe manger qui ne peut d’ordinaire recevoir, en plus de son sujet, qu’un complément d’objet direct (« La petite mange de la compote »), reçoit ici un troisième actant grâce au verbe faire, ici désigné par je, et qui renvoie au commanditaire ou à la source de l’action (« La petite mange de la compote grâce / à cause de moi »). On remarquera ici que le semi-auxiliaire peut être substitué par un verbe d’obligation (J’oblige la petite à manger de la compote), mais ce n’est pas toujours le cas (7).

    (7) Je fais traduire ce livre du latin au français par un spécialiste.

    IV. Conclusions et bibliographie

    La question de l’auxiliaire et de l’auxiliaire soulève des questions relevant de deux grandes problématiques, passées en revue dans ce billet : d’une part, la question de son origine et de sa grammaticalisation, notamment et pour le français, au regard du latin classique qui préférait les formes synthétiques même si on trouvait déjà des formes composées ; d’autre part, la question de son interprétation sémantique, et des valeurs temporelles, aspectuelles ou modales qu’il code. Pour commencer votre parcours, vous pouvez consulter ce numéro de la revue Langages de 1999, consacré exclusivement à la question de l’auxiliaire, ainsi que ce numéro de Langue française de 2022, qui étend la question aux périphrases verbales.

    Site sous licence Creative Commons (CC BY-NC-ND 4.0) : partage autorisé, sous couvert de citation et d’attribution de la source originale. Modification et utilisation commerciale formellement interdites (lien)

    #aspect #auxiliaire #auxiliation #grammaire #MathieuGoux #mode #Sémantique #Syntaxe #temps #verbe
  27. (25/28)
    - Reed Hastings, co-fondateur Netflix : mon principal concurrent est " le #temps de #sommeil humain." -> supprimer le sommeil -> conséquences #sante #decisions
    - milliardaire afrikaners Musk #magam achète 'maison hantée' à San Francisco -> convoque ses cofondateurs Sam Altman/Greg Brockman/Sutskever d'OpenAI pour surpasser Google + leur offre à chacun 1 édition spéciale de sa Tesla Model 3 -> mère porteuse de 4 ...

    #year2017 #anthropocene #climat #climate #climatechange #climatecrisis

  28. « L’horloge vidée de ses ressorts tourne au vide. Vingt coups morts – l’attente est un os qu’on ronge. » 🦴

    Un extrait de mon dernier poème, "Litanie pour un silence sans cadran". Une exploration du temps qui s'arrête et des silences qui s'oxydent.

    Découvrez le poème ici : lesverssecretsdedidierguy.blog

    Lien vers le blog : lesverssecretsdedidierguy.blog

    #poésie #mélancolie #littérature #temps

  29. #Temps #VRM #Motherboards
    ⚡️How to check motherboard VRM temperature

    You should understand what a motherboard VRM is and why it’s important to monitor its temperature. If MOSFETs overheat under high load, this can cause system instability.

    👉Read now
    windd.pro/en/how-to-check-moth

  30. (5/5) ... #art -> arrestation #JosephBrodsky (cf 1940) au motif que poète = parasite social -> tribunal de Leningrad condamnation 5 ans de déportation pour «parasitisme» (cf 1920 1953 1964 1972) + fin Khrouchtchev -> début Brejnev.
    - Venezuela : diaspora corse -> Psdt Raúl Leoni (cf 1830 1905 1908 1983).

    #poesie La course du #temps d' #AnnaAkhmatova

    #year1964 #anthropocene #climate #climat #climatechange #climatecrisis

  31. « Affirme ta propriété sur toi-même, et le temps que, jusqu’ici, on t’enlevait, on te soutirait ou qui t’échappait, recueille-le et préserve-le. Persuade-toi qu’il en va comme je l’écris : certains moments nous sont retirés, certains dérobés, certains filent. La perte la plus honteuse, pourtant, est celle que l’on fait par négligence. […] Toute chose, Lucilius, est à autrui, le temps seul est à nous ; c’est l’unique bien, fugace et glissant, dont la nature nous a confié la possession. »
    Sénèque in Lettre à Lucilius
    #temps #philosophie

  32. « Celui qui n’a pas les deux tiers de sa journée pour lui-même est un esclave »
    Friedrich Nietzsche
    #temps #philosophie

  33. (3/4) ... en bronze = blessure profonde causant de graves hémorragies avec organes internes souvent atteints, voire les os, qui se brisaient à l’impact.

    -> aileron de flèche en forme de losange ou de feuille de laurier

    -> force nécessaire pour tirer la corde de cet arc = poids de traction de l'arme de jet -> 18 à 27 kg.

    -> #temps de fabrication d'1 arc > 1 an car différentes couches de colle naturelle à sécher.

    #year53m #histoire