#poeme — Public Fediverse posts
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va-t-'en
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il y avait la vieillesse de qui a goûté
trop de ses trente ans ou trop de ses dix millecomme une forêt gelée à travers son visage
les rides pareilles à des torrents
tombant d’une montagne inconnue
iel me regardait sans amertumeson regard ne voulait qu’apparaître
iel espérait mourir
pour ne pas que sa mort prochaine insulte la vie
en se laissant encore appeler viela vie ne sera pas meilleure demain – disait-iel –
et pourtant j’ai abandonné tous mes pleurs
comme des cailloux derrière moi
mais jamais je ne reviendrai dans ma maisonj’ai tout laissé oui
et mon corps est devenu le corpsmais – disait-iel encore – mais
peut-on insulter la vie
quand ses mains
nous serrent la gorge
de si près
comme si chaque respiration fuyait
en hors-la-loi ?
on la paye si cher notre peau
quand elle ne compte plus pour personneles oiseaux n’ont pas faim dans le ciel
ils n’ont faim que quand ils se posent
alors le ventre est lourd
et on se demande pourquoi on a porté
nos ailes si grandes et pourquoi ce bagage
était si simplevient un moment où les yeux s’ouvrent
pareils à des enclos
et aucune propriété
pas même celle qui se fait appeler âme
ne peut alors se laisser contenirles bras les jambes connaissent la danse
même quand aucun corps ne les porte encore
un mouvement vient
un cheval sauvage et perdu
et si le compte du cœur lui-même
seconde après seconde
devient trop lourd à payer
la musique devient sans calculoui sans nos yeux un soleil brûlera demain
toute la dette à laquelle on a cru
et que l’on confondait avec le poids de nos osje ne crois pas – disait-iel encore –
je ne crois plus en moi-même
c’était une fiction
je pourrais être tenté-e de remplacer tout cela
par le nom de dieu ou bien
par un vieil amour
mais se jeter du haut du ciel à chaque soupir
c’est mourir mille fois au lieu d’unene regarde dans ces yeux que ce qu’ils délivrent
ami-e
regarde la pluie là-bas
les ombelles qui dansent sur la poussière
et le matin proche de nous déchirerla vie passe
de main en main
comme une torche insoutenable
on veut l’offrir à chaque fois
elle ne peut pas rester au même endroitc’est ce pied nerveux
qui ne peut s’empêcher de changer de place
au son proche du tambour
ou ce chant qui se débat dans la bouche
au moment d’aimeriel me regardait avec un sourire
iel finit par bondir et d’une voix meurtrière
iel me ditpars et cours sur le cimetière vert
avec les talons du printempsva-t’en
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va-t-'en
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il y avait la vieillesse de qui a goûté
trop de ses trente ans ou trop de ses dix millecomme une forêt gelée à travers son visage
les rides pareilles à des torrents
tombant d’une montagne inconnue
iel me regardait sans amertumeson regard ne voulait qu’apparaître
iel espérait mourir
pour ne pas que sa mort prochaine insulte la vie
en se laissant encore appeler viela vie ne sera pas meilleure demain – disait-iel –
et pourtant j’ai abandonné tous mes pleurs
comme des cailloux derrière moi
mais jamais je ne reviendrai dans ma maisonj’ai tout laissé oui
et mon corps est devenu le corpsmais – disait-iel encore – mais
peut-on insulter la vie
quand ses mains
nous serrent la gorge
de si près
comme si chaque respiration fuyait
en hors-la-loi ?
on la paye si cher notre peau
quand elle ne compte plus pour personneles oiseaux n’ont pas faim dans le ciel
ils n’ont faim que quand ils se posent
alors le ventre est lourd
et on se demande pourquoi on a porté
nos ailes si grandes et pourquoi ce bagage
était si simplevient un moment où les yeux s’ouvrent
pareils à des enclos
et aucune propriété
pas même celle qui se fait appeler âme
ne peut alors se laisser contenirles bras les jambes connaissent la danse
même quand aucun corps ne les porte encore
un mouvement vient
un cheval sauvage et perdu
et si le compte du cœur lui-même
seconde après seconde
devient trop lourd à payer
la musique devient sans calculoui sans nos yeux un soleil brûlera demain
toute la dette à laquelle on a cru
et que l’on confondait avec le poids de nos osje ne crois pas – disait-iel encore –
je ne crois plus en moi-même
c’était une fiction
je pourrais être tenté-e de remplacer tout cela
par le nom de dieu ou bien
par un vieil amour
mais se jeter du haut du ciel à chaque soupir
c’est mourir mille fois au lieu d’unene regarde dans ces yeux que ce qu’ils délivrent
ami-e
regarde la pluie là-bas
les ombelles qui dansent sur la poussière
et le matin proche de nous déchirerla vie passe
de main en main
comme une torche insoutenable
on veut l’offrir à chaque fois
elle ne peut pas rester au même endroitc’est ce pied nerveux
qui ne peut s’empêcher de changer de place
au son proche du tambour
ou ce chant qui se débat dans la bouche
au moment d’aimeriel me regardait avec un sourire
iel finit par bondir et d’une voix meurtrière
iel me ditpars et cours sur le cimetière vert
avec les talons du printempsva-t’en
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L’art de rien (Laurence Bouvet)
Camille Claudel L'art de rien Hommage à Camille Claudel Suffit parfois de peu l'on ne sait d'où de presque rien d'une petite main dans un grand tout pour que le marbre daigne se fendre de quelques mots c'est pour mémoire Suffit parfois de peu d'un Rêve au coin du feu d'une Tête rieuse pour Le Dieu envolé La Valse à dix doigts elle courbe La Vague sous le manteau des jours L'Homme penché sur le poème du faux air d'un faux frère croise le fer sur […]https://arbrealettres.wordpress.com/2026/09/04/lart-de-rien-laurence-bouvet/
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Ode au lombricomposteur 🪱🪱🪱
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Le Fou
Vous me demandez comment je devins un fou. Cela m’arriva ainsi: un jour, bien avant que de nombreux dieux ne fussent nés, je m’éveillai d’un profond sommeil et trouvais que tous mes masques étaient volés, les sept masques que j’ai façonnés et portés durant sept vies; je courus alors sans masque à travers les rues grouillantes de la ville en criant: « Aux voleurs! Aux voleurs! Aux maudits voleurs! »
Hommes et femmes se moquèrent de moi; de crainte, certains coururent vers leur maison.
Et quand j’atteignis la place du marché, un jeune homme, debout sur le toit d’une maison, s’écria: « C’est un fou. » Je levais la tête pour le regarder; le soleil embrassa mon propre visage nu pour la première fois. Pour la première fois le soleil embrassa mon propre visage nu et mon âme s’enflamma d’amour pour le soleil, et je ne voulus plus de mes masques. Et, comme dans une extase, je criai: « Bénis, bénis soient les voleurs qui me dépouillèrent de mes masques! »
C’est ainsi que je devins un fou.
Et dans ma folie, j’ai retrouvé à la fois ma liberté et ma sécurité; la liberté d’être seul et la sécurité de n’être pas compris; car ceux qui nous comprennent nous asservissent de quelque manière.
Mais je ne voudrais pas me targuer de ma sécurité. Même un voleur dans sa geôle est à l’abri d’un autre voleur.
Gibran Khalil Gibran (1883-1931) était un poète libanais d’expression arabe et anglaise et un peintre. Des poèmes et des méditations qui ont une grande résonance tant en Orient qu’en Occident. L’amour, le mariage, les enfants, l’amitié : voilà des mots qui, lorsque nous nous laissons emporter par le quotidien, perdent leur signification profonde. Entre poésie et philosophie, l’auteur du Prophète les fait redécouvrir. Il livre un message d’espoir et de joie et nous indique le chemin pour y parvenir : la connaissance de soi.
Khalil Gibran dans Le fou
Une pièce musicale de The Astounding Eyes Of Rita
https://www.youtube.com/watch?v=9LWLwH8MKWM
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Quand j'ai chaud
Je bois de l'eau
Quand j'ai peur
Je cherche mon cœur
Quand j'ai mal
Ça passe, normal
Quand je n'ai rien
Je lève mon poing
Contre les riches
Et ceux qui s'en fichent#poesie #poeme #litterature #autrice #taxtherich #paix #gaza #protest #anticapitalisme #communism #antifa #lire #mondemeilleur #utopie #change #superrich #liberalism #neoliberalisme #marx #demo #democratie #manif #revolution #manifestation #pauvreté #pauvres #union #indignezvous #anarchie #egalite #toutpourtous #pax
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24.09.2025
🫶 🇵🇸 🫶 Ode aux flotilles en poésie par SawtPalestin, Création digitale#palestine #gaza #freegaza #breakthesiege #genocide #StopGenocide #madleen #flotille #flotilla #flotilles #poesie #poeme #poete #poetesse #sailtogaza #1000madleen #freedomflotilla #freedomflotillacoalition #wavesoffreedom #globalsumudflotilla #sumud