#poeme — Public Fediverse posts
Live and recent posts from across the Fediverse tagged #poeme, aggregated by home.social.
-
«Nourrie par la beauté du monde,
Mon cœur s’emplit d’une joie immense,
À l’idée que l’avenir sera en fleurs,
Que sur cette nouvelle page blanche,
Tout peut à nouveau s’écrire. »🖋️©️ L.R.
#poeme #fleuristonfil #occitanie #fleurs #inspiration #ecriture #naturephotography #nature #naturelovers
-
Paix
Et si toutes les mères
rappelaient leurs enfants.
« Tu ne pars pas à la guerre. »Et si ces mères
y allaient elles-mêmes
et chantaient :
« Nous sommes sœurs. »Si elles posaient les armes,
les rendaient inutiles,
se regardaient
et célébraient,
main dans la main. -
Paix
Et si toutes les mères
rappelaient leurs enfants.
« Tu ne pars pas à la guerre. »Et si ces mères
y allaient elles-mêmes
et chantaient :
« Nous sommes sœurs. »Si elles posaient les armes,
les rendaient inutiles,
se regardaient
et célébraient,
main dans la main. -
#poesie #poeme #caillou #vaisselle
Cent fois en haut de la colline poussez votre métier à tisser
et déposez en chemin les cailloux qui traînent dans vos poches -
#poesie #poeme #caillou #vaisselle
Cent fois en haut de la colline poussez votre métier à tisser
et déposez en chemin les cailloux qui traînent dans vos poches -
HEUREUSE QUI COMME SISYPHE
la marée le linge
ressac la vaisselle
les remous la mouche
se lave les yeux
avec ses deux pattes
tirer les draps tendre
le coton sur la peau
du lit tout se re-
froissera se re-
froissera tantôt
marée la lessive
le ressac à peine
rangées les assiettes
se couvrent de miettes
heureuse qui comme
Sisyphe a noué
son beau tablier
et plonge la main
dans l'eau écumante
de son évier blanc
marée un torchon
ressac le placard
remous retourner
se coucher -
HEUREUSE QUI COMME SISYPHE
la marée le linge
ressac la vaisselle
les remous la mouche
se lave les yeux
avec ses deux pattes
tirer les draps tendre
le coton sur la peau
du lit tout se re-
froissera se re-
froissera tantôt
marée la lessive
le ressac à peine
rangées les assiettes
se couvrent de miettes
heureuse qui comme
Sisyphe a noué
son beau tablier
et plonge la main
dans l'eau écumante
de son évier blanc
marée un torchon
ressac le placard
remous retourner
se coucher -
HEUREUSE QUI COMME SISYPHE
la marée le linge
ressac la vaisselle
les remous la mouche
se lave les yeux
avec ses deux pattes
tirer les draps tendre
le coton sur la peau
du lit tout se re-
froissera se re-
froissera tantôt
marée la lessive
le ressac à peine
rangées les assiettes
se couvrent de miettes
heureuse qui comme
Sisyphe a noué
son beau tablier
et plonge la main
dans l'eau écumante
de son évier blanc
marée un torchon
ressac le placard
remous retourner
se coucher -
un nez
-
vis honnêtement
quand tu es triste
dis le nom de la tristesse
et le nom de la tristesse
est tristessesi une balle perdue te touche
ne prétends pas que c’est l’ange
qui tombe sur toiet si tu es vaincue
mange la poussière sans chercher
à creuser jusqu’à l’oret ne dis pas que ta chute
est bien composée
et n’admire pas les grands lys
sur les mortescar un nez ne peut pas mentir
-
-
Pouvoir
Pouvoir.
Ton sourire.
Me fait frémir.Je t'aime.
Moi, bel idiot,
je me crois grand, je me crois beau.Toi, conscience?
Mascarade.
Tu ne gâcheras pas ma parade! -
Pouvoir
Pouvoir.
Ton sourire.
Me fait frémir.Je t'aime.
Moi, bel idiot,
je me crois grand, je me crois beau.Toi, conscience?
Mascarade.
Tu ne gâcheras pas ma parade! -
Pouvoir
Pouvoir.
Ton sourire.
Me fait frémir.Je t'aime.
Moi, bel idiot,
je me crois grand, je me crois beau.Toi, conscience?
Mascarade.
Tu ne gâcheras pas ma parade! -
Lecture/Poésie du soir : "Rendre soin", de Julie Lombe. L'autrice était invitée dans une chouette émission du Book Club il y a quelques semaines, "Qui pour rendre soin à celles et ceux qui prennent soin ?" : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-book-club/soigner-les-corps-ecrire-le-monde-avec-la-poetesse-julie-lombe-3179436 Massothérapeute et poétesse, elle explore dans ce recueil les facettes du soin comme métier, mais aussi comme mère. Elle y capture son quotidien, met des mots sur les coûts, les doutes et la fierté qui le rythment, et pointe les rapports de genre et de race qui le traversent. Sa plume porte et marque tout au long du recueil.
Un extrait de "Poète de salon":
"Mes grandes paluches sont devenues petites mains.
Je fais un métier qui semble prêter à sourire.
Un métier dégradant. Un métier qui fait honte.
Et puisque tout cela est honteux, alors on peut rapetisser, invisibiliser, exploiter, réifier, mépriser celleux qui exercent ces métiers.
J'ai trouvé une petite esthéticienne. Ma femme de ménage. La nounou...Sur mon tablier comme sur la feuille, j'essuie les hontes.
Pétrir. Écrire.
Sans fard.
Regarder le monde de tout près.
Tel qu'il est vraiment, sans son maquillage.
Un monde qui, chaque jour, se ride."(Un peu plus en photos ci-dessous)
#MastoLivre #Poésie #Poétesse #Poème #OndesPubliques #ConseilPodcast
-
tout peut
-
ce silence est une chose impossible
il est monstre vision grand œil
sur le corps
quand l’oreille est ferméela nuit je rêve
qu’on m’arrache les yeux
qu’on n’en laisseque trois gouffres violents
pour que la lumière du jour soit inévitable
je rêve du rêve qui me dira
ne rêve plus
chaque matin un soleil brûle
je me lève quand il y a lumière
parce que ma maison est en feuil y a un corps
hors de mon corpshors de mes mains
il y a quelque chose qui peutet mon ombre me désobéit
elle a fait l’école buissonnière
quand j’apprenais à marcher droit
et à me mettre en rangelle est partie loin
pour user
les semelles des grandes secondespour rire avec les fées
sous peine de mortun jour j’ai reçu cet ordre inquiétant
danse jeune enfant
danse jusqu’à la vieet même si je ne suis presque plus jeune
je l’entends encoreil y a une nostalgie
même pour les révolutionnaireselle est plus terrible que les autres
c’est la nostalgie
de la vie interditede celle qui n’a pas été osée
elle est pourtant là
dans les interstices
des barreaux de la prisonde nos mains presque impuissantes
quand elles s’ouvrent
quand elles ne prient plus
j’ai appris à gagner au concours de crachats
à qui va le plus loinj’ai touché bien des étoiles
et des dieuxmais je n’ai jamais touché
ma propre bouchedans le silence de celleux qui ont subi
de celleux qui ont courbé la nuque
jusqu’à voir que les vainqueurs
ont les pieds fragiles
parce que leur terre est la même que leur terredans le silence
tout peut
-
-
À l'heure où le gouvernement fait une minute de silence pour un fashiste ayant provoqué le combat ayant mené à sa mort il est important de mentionner toutes les vies pour lesquelles on n'a pas fait de minute de silence.
#poeme #minutedesilence #politique -
L'amitié?
Deux âmes qui se reconnaissent.
Qui s'accompagnent un bout du chemin –
dans cette vie, peut-être dans plusieurs.Deux âmes qui s'éprouvent.
Qui osent être le miroir de l'autre.
Hier, aujourd'hui –
et peut-être demain. -
un cerisier avait poussé
-
un cerisier avait poussé sur les corps
de femmes d’hommes et d’enfantsleurs yeux morts
ne voyaient pas cecides fleurs tâtonnant un baiser
plein et doux
vers la lumièremais il y a des larmes qui nous séparent
comme des couteauxmoi je ne supportais pas ce cerisier
alors j’ai coupé la racine de nos ombres
et de nos pas en fleurs
-
-
Pour les 50 ans de la revue de poésie Doc(k)s, plus de 140 artistes ont réalisé chacun une vidéo de 50 secondes: https://www.youtube.com/watch?v=XsNfrH0xB1Y (avec ma contribution à partir de 80mn50).
* * * * *
For the 50th anniversary of the poetry magazine Doc(k)s, over 140 artists each created a 50-second video: https://www.youtube.com/watch?v=XsNfrH0xB1Y (with my contribution starting at 80:50).
* * * * *
#poetry #poesie #doc(k)s #poem #poeme #videoart #artvideo #video -
Pour les 50 ans de la revue de poésie Doc(k)s, plus de 140 artistes ont réalisé chacun une vidéo de 50 secondes: https://www.youtube.com/watch?v=XsNfrH0xB1Y (avec ma contribution à partir de 80mn50).
* * * * *
For the 50th anniversary of the poetry magazine Doc(k)s, over 140 artists each created a 50-second video: https://www.youtube.com/watch?v=XsNfrH0xB1Y (with my contribution starting at 80:50).
* * * * *
#poetry #poesie #doc(k)s #poem #poeme #videoart #artvideo #video -
mais nos amitiés persistent
-
l’amitié connaît le poids et l’amour ne le connaît pas
l’amitié s’accorde et l’amour dépasse
l’amitié a la main ferme et l’amour a une aile qui tremble
l’amitié est justesse et l’amour est jugementnous nous volons toute notre vie
comme des oiseaux de feuqui tombent d’amour et de mort
nous avons appris que les relations
n’ont droit à l’existence que si elles nous lient
par verticalité
par ciel par devoir par racineset par sang
mais nos amitiés persistent en nuées et lichens
ce ne sont pas des vers sautant et sautant d’un vide à l’autre mais la prose des yeux qui se suivent – une ligne à la fois
-
-
j'ai fini d'écrire ce poème tout à l'heure. #poeme #frenchpoetry #poetry #art
-
unseelie
-
ce n’est pas de la sagesse, c’est un rêve en plein jour.
pas de philosophie.
la magie est une poésie pratique.
*
il existe un chemin bercé par les coquelicots et de violets pavots. les pas sur ce chemin sont toujours des murmures et les serpents n’ont pas peur de les entendre. ici est ailleurs, le sommeil est l’inquiétante familiarité du devenir. on marche sur ce chemin comme si on avait une fortune à fuir et un monstre à trouver. le sommeil est une transparence sans lumière, un passage. là, il y a une possibilité : la folie dans une paupière comme un incendie dans un verre d’eau – ou dans l’océan —, et c’est la nuit toujours qui te choisit ; on subit la nuit ; c’est le jour auquel on tient tête.
je veux boire le noir au fond de ma bouche et au fond des oreilles et au fond des coquelicots ; je veux être bue par une ombre le soir. si je me perds, un chemin me trouvera peut-être et me traversera, et je ne serai plus qu’un décor mais la vie aura le premier rôle au milieu de moi.
*
je peux vivre sans moi comme un rêve ou une folle.
car ce n’est pas ma vie que j’aime ni ce qui dit « mienne ». c’est la vie seule qui est bonne.
*
aux vies unseelie je recommande ceci : un grand sens de la justesse, plutôt que de la morale.
mon goût s’est ajusté à une vie qui semble atroce à d’autres ; mon goût s’est ajusté à des yeux et à des narines qui ne supportent pas le printemps, à des nerfs qui se désacordent l’été. et c’est à tel point que plus rien ne distingue mon étrange goût du goût normal, si ce n’est que le premier est frappé d’un stigmate. il y a symétrie, il n’y a pas grande différence, juste un basculement de miroir à miroir, d’oeil-zénith à monstre.
me fait souffrir la lumière d’avril comme d’autres se détériorent sous un ciel de brouillard, et j’ai de grandes joies : elles fleurissent l’hiver. de là, suis-je malade ? aux yeux de la société oui, mais pas aux miens. il n’y a rien de mortifère à voir dans le noir : il y a juste une vie étrange et qui pour beaucoup est perçue d’emblée comme intolérable. voilà ce que c’est être malade pour la norme et non de manière autodéterminée, voilà peut-être ma folie : m’autodéterminer comme vivante là où on voudrait les grandes malades un pied dans la tombe. jusqu’à la mort tout est vie est le proverbe des monstres petits et grands, et je le fais mien. je revendique ma vie comme chose extraordinaire, alliance des contradictions, miracle terrible, objet de scandale, chose impossible ; je veux la vie radicalement et absolument. ce n’est pas une excentricité romantique ou un héroïsme, c’est vivre dans une société où il y a des morts douces pour les anormal-aux, des vies qui ne se sentent jolies et dignes que parce que d’autres sont dites inhabitables. ici, dans cet endroit bizarre où je vis, vivre c’est presque commettre un crime.
*
vous avez peur de la gorgone parce que parmi les monstres, elle est la seule qui regarde de face.
le petit peuple des fées, nos invisibles trop bruyants, nos grouillements d’yeux et de dents, nos champignons qui débordent un peu, dans l’ombre, nos couleurs hirsutes, c’est votre mauvaise conscience ou peut-être plutôt votre crainte. on ne nous voit pas mais on nous flaire partout comme un risque parce qu’on nous a rendu-es minuscules. il y a des monstres au bord de vos yeux.
mais je vous vois.
nous aussi, on peut.
la magie de nos yeux ce n’est pas de voir, c’est de pouvoir.
-
-
Écoute de la soirée : j'ai navigué dans les émissions de la saison "nouveaux souffles" de "L'instant poésie".
Il y a notamment Noah Truong, qui y revient sur son recueil 'Manuel pour changer de corps' : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/manuel-pour-changer-de-corps-de-noah-truong-guide-poetique-de-metamorphose-8572091
Puis, l'émission qui suit est consacrée à un autre de ses poèmes, issu d'une anthologie ('Esprit de résistance. L'année poétique : 118 poètes d'aujourd'hui'). Il est intitulé "on peut le faire" : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-instant-poesie/on-peut-le-faire-de-noah-truong-celebrer-l-amour-queer-8902512
Le poème, comme son interprétation, m'ont beaucoup touché. J'ai aimé l'écouter, mais voici sinon un extrait écrit :
"il n'y a pas beaucoup d'espace mais on peut le faire. on peut essayer. on sait pas comment faire mais on tente. c'est comment ? ça se passe comment ? je suis pas sûre. d’abord on peut se regarder et se parler. la plupart du temps iels ne nous remarqueront pas, tu sais. on a qu'à faire comme si de rien. on ira s'asseoir à la table et on se tient tout de suite les mains. on peut essayer de se promener. que nos corps se touchent. on peut s'embrasser en public. c’est vrai que moi ça m'amuse. on s'embrasse et on les laisse là. bouche bée ou pas. de toute façon iels comprennent rien. à cette fille à moustache et ce pd avec des seins."
-
glitch
-
l’échec c’est le glitch
c’est pas prévu que tu fonces dans un mur
quand tu joues
mais parfois tu le traversesparce qu’en fait rien à foutre du mur
le jeu (le jeu pervers) veut qu’on échoue
mais est-ce qu’il veut que tu veuilles échouergagner c’est tuer
gagner contre les gens qu’on a nommé
pnj ou éléments du décor
on gagne tout d’abord on tue et puis on a perdu
je joue à ce jeu pour grimper dans les arbres tout au bord
ils sont bleus
la seule aventure est hors du chemin
beaucoup l’appellent échecchute
je veux tomber dans un puits
et voir plein de petits pixels d’étoiles non-prévues par
la texture
il existe peut-être un jeu
où on dépose l’épéeet où on a encore une vie à perdre
-
-
Mars Printemps en Libertés
Une main pour réchauffer la nuit
une nuit d'encre sympathique
nue elle caresse le chat
endormi sur un cousin d'étoiles#performances #sonore #haïku #micropoésie #Lyon #ArtPoétique #littérature #Poesie #Poète #poème # #Culture #poesie
-
Mars Printemps en Libertés
S'il y a des portes à l'enfer
c'est qu'on peut en sortir#performances #sonore #haïku #micropoésie #Lyon #ArtPoétique #littérature #Poesie #Poète #poème # #Culture #poesie
-
vie et mort sont pesées
-
à quoi servent deux yeux ?
à juger
l’œil droit et l’œil gauche
sont une balance
vie et mort sont peséesquand tu regardes le vertige d’un arbre
quand la mer tient dans un papillon de nuitveux-tu ?
-
-
Mars Printemps en Libertés
Relire comme on dit en société
les Classiques les Modernes les Surréalistes
les Dadas les Poètes les Tristesires
quand on a tout relu. . .#performances #sonore #haïku #micropoésie #Lyon #ArtPoétique #littérature #Poesie #Poète #poème # #Culture #Poesie
-
Mars Printemps en Libertés
Relire comme on dit en société
les Classiques les Modernes les Surréalistes
les Dadas les Poètes les Tristesires
quand on a tout relu. . .#performances #sonore #haïku #micropoésie #Lyon #ArtPoétique #littérature #Poesie #Poète #poème # #Culture #Poesie
-
Mars Printemps en Libertés
Relire comme on dit en société
les Classiques les Modernes les Surréalistes
les Dadas les Poètes les Tristesires
quand on a tout relu. . .#performances #sonore #haïku #micropoésie #Lyon #ArtPoétique #littérature #Poesie #Poète #poème # #Culture #Poesie