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#poeme — Public Fediverse posts

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  1. Un jour, j'avais écrit ce #poeme
    Ecrire ça ne change rien sans doute... juste un peu peut-être. En tout cas, on n'a vraiment pas fini de lutter.

    #lutte #eau #terre #OnNeDissoutPasUnSoulevement

    annekerleo.fr/2024/04/01/pas-f

  2. La peur du poème

    Certaines personnes ont la peur du poème. À écouter ou lire.

    vincentbreton.fr/la-peur-du-po

  3. Sous le préau de mars (Michel Deguy)

      Sous le préau de mars le prunus ouvre noctambule À Saint-Germain les bourgeons de Véga Flattant ta lyre jusqu'à l'épivanouissement Le vœu du poème est l'architecture (Michel Deguy) Illustration: Berit Kruger Johnsen  

    arbrealettres.wordpress.com/20

  4. Les vidéos "On èsté avou lès powêtes walons" de Lorint Hendschel (chaque jour, la lecture et l'explication d'un poème, en wallon) sont désormais réunies dans une playlist : youtube.com/playlist?list=PLHz

    Il y en a déjà 21 ! 😊👏

    #Belgique #Wallonie #wallon #poésie #littérature #patrimoine #culture #poète #poème

  5. #Poésie du week-end : "Un soupçon de crachat", de Pat Parker (trad. par Noémie Grunenwald). Des poèmes, écrits dans les années 70 et 80, que portent et traversent luttes et colères, mais aussi tendresse et amour. Une poésie qui se déclame et marque, au fil d'un recueil où intime et politique sont profondément entremêlés.

    Le livre est publié par les éditions Hystériques & AssociéEs qui sont concernées -comme beaucoup d'autres- par le risque de faillite de leur distributeur : blogs.mediapart.fr/les-invite-

    Un extrait (et quelques autres poèmes en photos) :

    les chaînes sont là
    sans métal - sans bruit
    les chaines de l'ignorance & de la peur
    les chaînes sont là - provoquent douleurs
    et peines

    comment briser ces chaines
    vers qui ou quoi
    diriger la peine
    Noir·e - blanc·he
    mère - père
    soeur - frère
    hétéro - homo

    comment briser ces chaines
    faire cesser la peine
    chez qui - trouver le visible
    que dois-je faire - pour être libre

    soeurs - comment briser vos chaines
    frères - comment briser vos chaines
    mères - comment briser vos chaines
    pères - comment briser vos chaines

    Je ne veux pas tuer -
    pas faire de mal -
    ni causer de peine

    mais comment -
    autrement - briser vos chaines

    Une présentation du recueil par là : hysteriquesetassociees.org/202

    #MastoLivre #Poème #Poétesse #Lecture

  6. Quand il n'y aura plus rien
    qu'une terre nue
    un chemin ascendant
    vers le néant

    que les nuages
    ne seront plus
    gorgés de pluie

    que les corbeaux 
    s'entretueront
    pour un grain
    imaginaire

    nous nous partagerons
    le vent sec
    à la table du silence

    poème du jour
    tableau de Simon Polley

    #poeme #poesie #cathygarciacanales #poete

  7. Poésie du week-end : "Danser jusqu'à soi", de Coline Pierré. C'est un recueil dans lequel l'autrice parle de rapport au corps et de danse sous un angle politique. Il est question de réappropriation de soi et d'émancipation, contre le poids du regard des autres, contre les injonctions patriarcales intériorisées. L'autrice partage, de façon intime et sensible, une trajectoire personnelle : elle explore sa corporéité et s'attache à mettre en lumière ce que peut signifier le fait de se mouvoir, individuellement comme collectivement.

    Un extrait (+ quelques poèmes en photos) :

    "longtemps je me suis cherché
    un corps où habiter
    un corps avec de grandes pièces
    beaucoup de lumière et une vue sur la mer
    des murs colorés une belle bibliothèque
    des espaces modulables et un canapé en velours
    ni trop dur
    ni trop mou

    je voulais un corps accueillant un corps évident
    le genre dont on dit dès qu'on en passe la porte
    'qu'est-ce qu'on est bien chez toi
    c'est si douillet ton corps'
    je croyais désirer un corps où me sentir à la maison
    mais ce que je cherchais en vérité
    c'était un corps qui correspondait
    à l'idée qu'on m'a transmise d'un corps
    à l'idée que les autres se font
    d'un corps de femme de fille de mère
    un corps docile
    qui se plie quand on lui demande de se plier
    qui s'ouvre quand on veut qu'il s'ouvre
    qui pousse quand on lui intime de pousser
    qui se tait et qui sourit
    un corps qu'on peut ranger dans un coin
    et exhiber quand on en a besoin
    un corps léger discret bien élevé
    un corps si obéissant
    qu'il en oublie
    qu'il est un corps"

    #MastoLivre #Poésie #Poème #Poétesse #Lecture

  8. Il pleut (et on a perdu plus de 10 degrés depuis 17h) ! 🌧️

    Pour reprendre ce poème issu du recueil de Gabrielle Filteau-Chiba lu ce week-end :

    "Exaucées"

    il pleut
    quatre gouttes

    des cordes

    il mouillasse

    il pleut
    à boire debout

    il pleut
    des clous
    à verse
    à siaux

    il pleuvine
    il drache
    il pleut à torrents

    il pleut
    il tombe
    des hallebardes

    ciel ô oui
    on danse sous la pluie

    on pleure de joie
    sous les trombes

    (Une petite parenthèse pour tenir jusqu'à la semaine prochaine...)

    #Poème #Poésie #Poétesse

  9. Poésie du soir : "La robe en feu" de Gabrielle Filteau-Chiba. Un recueil dans lequel on retrouve l'écoféminisme de l'autrice, avec une plume pleine d'engagement et de sensibilité. Il y a bien des passages qui m'ont donné envie de les lire et de les relire, assise dans un coin de forêt :) (Et ce, même si -comme dans d'autres de ses textes- je n'adhère pas à toutes les dynamiques de l'autrice.)

    Un extrait, avec le poème "Minuit" :

    La lune veille
    Tel un oeil sans paupière
    bordant le ruisseau demeuré anonyme

    sous les bouleaux
    les feuilles abrillent mirifiquement
    le tapis d’aiguilles

    ma galerie est un privilège
    sur tant de perchoirs

    hiboux tourterelles tristes
    symphonie du soir

    j'écoute le néant
    l'engoulevent bois-pourri
    les bourrasques humides

    Souris à la nuit

    (Quelques photos poétiques complémentaires ci-dessous ;) )

    #Poésie #Poétesse #Poème #MastoLivre

  10. Un petit poème, ça faisait longtemps… « Le Geyser », écrit par Xavier Marmier en juin 1836, alors qu’il accompagnait Joseph Paul Gaimard dans une expédition en Islande. Publié dans « Lettres sur l’Islande et poésies », et dédié à un certain « V. Hugo ».
    #poème #poésie #Islande

    Du haut de la colline où le Geyser ruisselle
    On n’aperçoit au loin qu’un sol marécageux,
    Un plateau calciné par le feu qu’il recèle,
    La lave et le silex sous le ciel nuageux.

    Des montagnes de roc toutes couvertes d’ombre
    Serrent comme un anneau le vallon affaissé.
    L’Hécla seul, au milieu de cet horizon sombre,
    Lève ses flancs de neige et son sommet glacé.

    Et pas un seul village, pas une chaumière
    N’apparaît aux regards dans ce lieu désolé,
    On n’entend pas un chant, et pas une bruyère
    N’envoie un doux soupir au passant isolé.

    Tout est calme, imposant. Tout est plein de mystère.
    Sous le nuage épais qui couronne le ciel,
    Il est beau d’observer cette nature austère,
    Avec son grand silence et son deuil solennel.

    Le jet d’eau jaillissant du cratère qui tremble
    Comme un globe de feu brille sur le Geyser ;
    Le vent qui gronde au loin, ce vent du Nord ressemble
    À la voix d’un esprit qui résonne dans l’air.

    Et la vapeur qui sort de la source brûlante
    Monte comme l’encens de ce sol tourmenté,
    Et s’en va vers celui qui dans sa main puissante
    Pèse les jours de joie et de calamité.