#poeme — Public Fediverse posts
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Poème / Pavillon
Alors que tout autour de moi oscille en équilibre,
Je me suis fait capitaine, architecte et magistrat.
Je ne veux ni commander ni obéir, je veux être libre.
Et je ne le serai que lorsque tout le monde le sera.J'arpente les villes en faisant flotter ma bannière,
Avec mon sombre chapeau en guise d'accessoire.
Ma colère, mes idées, et aussi ma matière,
Même l'ombre de mon drapeau est noire !Looping, 19/09/26
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Poème / Pavillon
Alors que tout autour de moi oscille en équilibre,
Je me suis fait capitaine, architecte et magistrat.
Je ne veux ni commander ni obéir, je veux être libre.
Et je ne le serai que lorsque tout le monde le sera.J'arpente les villes en faisant flotter ma bannière,
Avec mon sombre chapeau en guise d'accessoire.
Ma colère, mes idées, et aussi ma matière,
Même l'ombre de mon drapeau est noire !Looping, 19/09/26
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Poème / Pavillon
Alors que tout autour de moi oscille en équilibre,
Je me suis fait capitaine, architecte et magistrat.
Je ne veux ni commander ni obéir, je veux être libre.
Et je ne le serai que lorsque tout le monde le sera.J'arpente les villes en faisant flotter ma bannière,
Avec mon sombre chapeau en guise d'accessoire.
Ma colère, mes idées, et aussi ma matière,
Même l'ombre de mon drapeau est noire !Looping, 19/09/26
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Poème / Pavillon
Alors que tout autour de moi oscille en équilibre,
Je me suis fait capitaine, architecte et magistrat.
Je ne veux ni commander ni obéir, je veux être libre.
Et je ne le serai que lorsque tout le monde le sera.J'arpente les villes en faisant flotter ma bannière,
Avec mon sombre chapeau en guise d'accessoire.
Ma colère, mes idées, et aussi ma matière,
Même l'ombre de mon drapeau est noire !Looping, 19/09/26
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Poème / Pavillon
Alors que tout autour de moi oscille en équilibre,
Je me suis fait capitaine, architecte et magistrat.
Je ne veux ni commander ni obéir, je veux être libre.
Et je ne le serai que lorsque tout le monde le sera.J'arpente les villes en faisant flotter ma bannière,
Avec mon sombre chapeau en guise d'accessoire.
Ma colère, mes idées, et aussi ma matière,
Même l'ombre de mon drapeau est noire !Looping, 19/09/26
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ce qui nous brûle
-
ce qui jouit en plein jour
est amouroui
le plaisir
si on le prend entièrement
a aussi des griffeselles sont innocentes
et l’œil s’ouvre
oursin de lueurs déchirantesmême la main qui frappe
ne vise que le tambouret aucun vide sur l’épaule
ne pèse lourdbrûlons d’amour
brûlons mais sans mouriril existe encore un corps à nourrir
voilà pourquoi
la danse tourbillonnela bouche des gorgones
pourrait même mâcher les statueset qui a faim du monde
rend les pierres fécondesavons-nous faim jusqu’au début du ciel ?
avons-nous soif ?
ne dites rien
sauf le diciblesauf la lumière incontestable
avons-nous faim ? avons-nous soif ?
nous le savons
la langue connaissait le feu
bien avant qu’il soit dans les yeuxet la lumière est une mâchoire
prête à ouvrir les corpsdans chaque image
dans chaque miroirau bord d’un sourcil d’herbe
quelque chose ouvre un œilune goutte immense
tombeau matin
nous mangeons ce qui ne peut être
posé sur la tablecar le monde naissant est un monstre
au matin
les arbres pétrissent le ciel
avec des étreintes d’araignée
et des mains de paniquemais leur écorce est aussi dure
que les plaques pliées des courants
au temps où la mer était terminéeet maintenant commence
le pain des nuages cuit
un soleil peut être décoché
jusqu’au zénith
depuis l’arc tendu de la bouchedans un monde dans un monde fou
il n’y a rien qui ne soit pas un goûtet proches des fourneaux
où la forme s’essaye
entre des embrassements
de braises et de brises fraîchesmangeons tout !
c’est notre destination
de devenir un torrent à l’enversune flamme froide et riante
montant la montagne du brasiercar après avoir été des mortel-les et des immortel-les
nous vivronsaujourd’hui sera
alors la voix humaine ne reconnaîtra pas son écho
et le ventre deviendra une voixle nom de dieu est bas et bouche bée
il commence depuis la terreparlons avec la bouche pleine
que les dents enroulées de roses
et les bourgeons comme un plongeon
dans le froid de l’auroremontent
les virgules d’étourneaux
cherchent le rythme de la phrase transparentemais la langue qui hésite
a touché sa limiteet quand il faut faire l’aveu de sa vie
le cheveu d’un aveu suffitoui…
ce qui nous brûle nous hurlera
-
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ce qui nous brûle
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ce qui jouit en plein jour
est amouroui
le plaisir
si on le prend entièrement
a aussi des griffeselles sont innocentes
et l’œil s’ouvre
oursin de lueurs déchirantesmême la main qui frappe
ne vise que le tambouret aucun vide sur l’épaule
ne pèse lourdbrûlons d’amour
brûlons mais sans mouriril existe encore un corps à nourrir
voilà pourquoi
la danse tourbillonnela bouche des gorgones
pourrait même mâcher les statueset qui a faim du monde
rend les pierres fécondesavons-nous faim jusqu’au début du ciel ?
avons-nous soif ?
ne dites rien
sauf le diciblesauf la lumière incontestable
avons-nous faim ? avons-nous soif ?
nous le savons
la langue connaissait le feu
bien avant qu’il soit dans les yeuxet la lumière est une mâchoire
prête à ouvrir les corpsdans chaque image
dans chaque miroirau bord d’un sourcil d’herbe
quelque chose ouvre un œilune goutte immense
tombeau matin
nous mangeons ce qui ne peut être
posé sur la tablecar le monde naissant est un monstre
au matin
les arbres pétrissent le ciel
avec des étreintes d’araignée
et des mains de paniquemais leur écorce est aussi dure
que les plaques pliées des courants
au temps où la mer était terminéeet maintenant commence
le pain des nuages cuit
un soleil peut être décoché
jusqu’au zénith
depuis l’arc tendu de la bouchedans un monde dans un monde fou
il n’y a rien qui ne soit pas un goûtet proches des fourneaux
où la forme s’essaye
entre des embrassements
de braises et de brises fraîchesmangeons tout !
c’est notre destination
de devenir un torrent à l’enversune flamme froide et riante
montant la montagne du brasiercar après avoir été des mortel-les et des immortel-les
nous vivronsaujourd’hui sera
alors la voix humaine ne reconnaîtra pas son écho
et le ventre deviendra une voixle nom de dieu est bas et bouche bée
il commence depuis la terreparlons avec la bouche pleine
que les dents enroulées de roses
et les bourgeons comme un plongeon
dans le froid de l’auroremontent
les virgules d’étourneaux
cherchent le rythme d’une phrase transparentemais la langue qui hésite
a touché sa limiteet quand il faut faire l’aveu de sa vie
le cheveu d’un aveu suffitoui…
ce qui nous brûle nous hurlera
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Humain
Il n'a pas besoin
d'IA
pour détruire le monde.Elle ne fait
qu'accélérer
la destruction,
plus vite, plus vit., vit.., -
Campagne Ulule - 28 jours restants
Cela fait maintenant une semaine que nous avons lancé notre campagne Ulule pour notre poème illustré, et nous avons déjà bien dépassé le premier palier: on vous en remercie beaucoup 🩵
Objectif désormais: atteindre le second palier:👉https://fr.ulule.com/livre-d-artiste-illustre----mes-pensees-/
On compte sur vous pour partager ce projet au maximum 🙏
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Campagne Ulule - 28 jours restants
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Nouveau poème : Ego.
Un poème écrit avec une contrainte d'absence de pronoms. Ce qui donne au poème une allure de stèle funéraire.
C'est au contraire un poème de surcompensation, pour m'affirmer, à moi-même.
Cela peut sembler insolent et prétentieux, c'est dans le ton.
https://noblogo.org/looping/poeme-ego
#Loopoesie #3615Looping #Poesie #Poeme @[email protected] -
Nouveau poème : Ego.
Un poème écrit avec une contrainte d'absence de pronoms. Ce qui donne au poème une allure de stèle funéraire.
C'est au contraire un poème de surcompensation, pour m'affirmer, à moi-même.
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Nouveau poème : Ego.
Un poème écrit avec une contrainte d'absence de pronoms. Ce qui donne au poème une allure de stèle funéraire.
C'est au contraire un poème de surcompensation, pour m'affirmer, à moi-même.
Cela peut sembler insolent et prétentieux, c'est dans le ton.
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Nouveau poème : Ego.
Un poème écrit avec une contrainte d'absence de pronoms. Ce qui donne au poème une allure de stèle funéraire.
C'est au contraire un poème de surcompensation, pour m'affirmer, à moi-même.
Cela peut sembler insolent et prétentieux, c'est dans le ton.
https://noblogo.org/looping/poeme-ego
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et le monde
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le souffle est à la peau
ce que le gris est à la meret cette couleur est innommable
dis-moi
qui peut arrêter un poumonet l’incendie pâle d’un pétale
au bord d’embrasser tout ?c’est un aveu – la vie –
mais ton sang ami-e peut-il être nu ?
ici
il y a une auréole de terre sur la limite
une crinière brune borde les fleurs
mais elles naissentmaintenant
et la main qui jamais ne veut
a peur de son feuvoilà la main
un gouffre de roses dans l’effleurementla main du soleil
t’a touché-e
car chaque arbre est ouvert
chaque chair est vertigeet le désir échappe et l’engoulevent
goûte encore le gris du bout de son ailequand l’ombre sans nom déprend le ciel
aujourd’hui la bouche
voile violet lacté
s’est soulevée au bord du jouravec des dents plus longues que la lune
la paupière est une rose
à jamais écloseet l’œil s’est brisé comme une fenêtre de verre
sous les coups du jour
ses éclats de lumièredéchirent
rien ne pourra plus jamais dormir
plus rien n’est caché plus rien n’est brouillé
entre les bruyères de la chairalors le corps devient presque une nuance
une penséel’ombre des nombres s’illumine
mille devient uniqueet le monde s’est déjà connu
-
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et le monde
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le souffle est à la peau
ce que le gris est à la meret cette couleur est innommable
dis-moi
qui peut arrêter un poumonet l’incendie pâle d’un pétale
au bord d’embrasser tout ?c’est un aveu – la vie –
mais ton sang ami-e peut-il être nu ?
ici
il y a une auréole de terre sur la limite
une crinière brune borde les fleurs
mais elles naissentmaintenant
et la main qui jamais ne veut
a peur de son feuvoilà la main
un gouffre de roses dans l’effleurementla main du soleil
t’a touché-e
car chaque arbre est ouvert
chaque chair est vertigeet le désir échappe et l’engoulevent
goûte encore le gris du bout de son ailequand l’ombre sans nom déprend le ciel
aujourd’hui la bouche
voile violet lacté
s’est soulevée au bord du jouravec des dents plus longues que la lune
la paupière est une rose
à jamais écloseet l’œil s’est brisé comme une fenêtre de verre
sous les coups du jour
ses éclats de lumièredéchirent
rien ne pourra plus jamais dormir
plus rien n’est caché plus rien n’est brouillé
entre les bruyères de la chairalors le corps devient presque une nuance
une penséel’ombre des nombres s’illumine
mille devient uniqueet le monde s’est déjà connu
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Entendre le chant des étoiles
La tendance vers l’indépendance spirituelle est à notre vie ce que le cœur est au corps. * Si l’amour est une force qui donne vie à notre cœur, notre cœur, lui, ne peut la faire naître. * Tout vit sur terre selon les lois de la nature, et de ces lois émergent la gloire et la joie de la liberté ; mais l'homme s'est refusé cette chance parce qu'il a mis en place pour l'âme d'origine divine une loi limitée et terrestre de son cru. Il a imposé pour lui des règles strictes. […]https://dandanjean.com/2026/09/09/entendre-le-chant-des-etoiles/
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Entendre le chant des étoiles
La tendance vers l’indépendance spirituelle est à notre vie ce que le cœur est au corps. * Si l’amour est une force qui donne vie à notre cœur, notre cœur, lui, ne peut la faire naître. * Tout vit sur terre selon les lois de la nature, et de ces lois émergent la gloire et la joie de la liberté ; mais l'homme s'est refusé cette chance parce qu'il a mis en place pour l'âme d'origine divine une loi limitée et terrestre de son cru. Il a imposé pour lui des règles strictes. […]https://dandanjean.com/2026/09/09/entendre-le-chant-des-etoiles/
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Entendre le chant des étoiles
La tendance vers l’indépendance spirituelle est à notre vie ce que le cœur est au corps. * Si l’amour est une force qui donne vie à notre cœur, notre cœur, lui, ne peut la faire naître. * Tout vit sur terre selon les lois de la nature, et de ces lois émergent la gloire et la joie de la liberté ; mais l'homme s'est refusé cette chance parce qu'il a mis en place pour l'âme d'origine divine une loi limitée et terrestre de son cru. Il a imposé pour lui des règles strictes. […]https://dandanjean.com/2026/09/09/entendre-le-chant-des-etoiles/
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Entendre le chant des étoiles
La tendance vers l’indépendance spirituelle est à notre vie ce que le cœur est au corps. * Si l’amour est une force qui donne vie à notre cœur, notre cœur, lui, ne peut la faire naître. * Tout vit sur terre selon les lois de la nature, et de ces lois émergent la gloire et la joie de la liberté ; mais l'homme s'est refusé cette chance parce qu'il a mis en place pour l'âme d'origine divine une loi limitée et terrestre de son cru. Il a imposé pour lui des règles strictes. […]https://dandanjean.com/2026/09/09/entendre-le-chant-des-etoiles/
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Entendre le chant des étoiles
La tendance vers l’indépendance spirituelle est à notre vie ce que le cœur est au corps. * Si l’amour est une force qui donne vie à notre cœur, notre cœur, lui, ne peut la faire naître. * Tout vit sur terre selon les lois de la nature, et de ces lois émergent la gloire et la joie de la liberté ; mais l'homme s'est refusé cette chance parce qu'il a mis en place pour l'âme d'origine divine une loi limitée et terrestre de son cru. Il a imposé pour lui des règles strictes. […]https://dandanjean.com/2026/09/09/entendre-le-chant-des-etoiles/
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🗃️ ARCHIVE : « Spleen IV – La revanche » (2016)
Un peu de poésie dans ce monde de merde. Bon, c'est pas l'œuvre la plus « pump it up », mais ça fait rien, on adapte.
▶️ https://grisebouille.net/spleen-iv-la-revanche
#BD #oc #inkscape #humour #GriseBouille #Baudelaire #poésie #poème #spleen #parodie -
🗃️ ARCHIVE : « Spleen IV – La revanche » (2016)
Un peu de poésie dans ce monde de merde. Bon, c'est pas l'œuvre la plus « pump it up », mais ça fait rien, on adapte.
▶️ https://grisebouille.net/spleen-iv-la-revanche
#BD #oc #inkscape #humour #GriseBouille #Baudelaire #poésie #poème #spleen #parodie -
🗃️ ARCHIVE : « Spleen IV – La revanche » (2016)
Un peu de poésie dans ce monde de merde. Bon, c'est pas l'œuvre la plus « pump it up », mais ça fait rien, on adapte.
▶️ https://grisebouille.net/spleen-iv-la-revanche
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🗃️ ARCHIVE : « Spleen IV – La revanche » (2016)
Un peu de poésie dans ce monde de merde. Bon, c'est pas l'œuvre la plus « pump it up », mais ça fait rien, on adapte.
▶️ https://grisebouille.net/spleen-iv-la-revanche
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🗃️ ARCHIVE : « Spleen IV – La revanche » (2016)
Un peu de poésie dans ce monde de merde. Bon, c'est pas l'œuvre la plus « pump it up », mais ça fait rien, on adapte.
▶️ https://grisebouille.net/spleen-iv-la-revanche
#BD #oc #inkscape #humour #GriseBouille #Baudelaire #poésie #poème #spleen #parodie -
va-t-'en
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il y avait la vieillesse de qui a goûté
trop de ses trente ans ou trop de ses dix millecomme une forêt gelée à travers son visage
les rides pareilles à des torrents
tombant d’une montagne inconnue
iel me regardait sans amertumeson regard ne voulait qu’apparaître
iel espérait mourir
pour ne pas que sa mort prochaine insulte la vie
en se laissant encore appeler viela vie ne sera pas meilleure demain – disait-iel –
et pourtant j’ai abandonné tous mes pleurs
comme des cailloux derrière moi
mais jamais je ne reviendrai dans ma maisonj’ai tout laissé oui
et mon corps est devenu le corpsmais – disait-iel encore – mais
peut-on insulter la vie
quand ses mains
nous serrent la gorge
de si près
comme si chaque respiration fuyait
en hors-la-loi ?
on la paye si cher notre peau
quand elle ne compte plus pour personneles oiseaux n’ont pas faim dans le ciel
ils n’ont faim que quand ils se posent
alors le ventre est lourd
et on se demande pourquoi on a porté
nos ailes si grandes et pourquoi ce bagage
était si simplevient un moment où les yeux s’ouvrent
pareils à des enclos
et aucune propriété
pas même celle qui se fait appeler âme
ne peut alors se laisser contenirles bras les jambes connaissent la danse
même quand aucun corps ne les porte encore
un mouvement vient
un cheval sauvage et perdu
et si le compte du cœur lui-même
seconde après seconde
devient trop lourd à payer
la musique devient sans calculoui sans nos yeux un soleil brûlera demain
toute la dette à laquelle on a cru
et que l’on confondait avec le poids de nos osje ne crois pas – disait-iel encore –
je ne crois plus en moi-même
c’était une fiction
je pourrais être tenté-e de remplacer tout cela
par le nom de dieu ou bien
par un vieil amour
mais se jeter du haut du ciel à chaque soupir
c’est mourir mille fois au lieu d’unene regarde dans ces yeux que ce qu’ils délivrent
ami-e
regarde la pluie là-bas
les ombelles qui dansent sur la poussière
et le matin proche de nous déchirerla vie passe
de main en main
comme une torche insoutenable
on veut l’offrir à chaque fois
elle ne peut pas rester au même endroitc’est ce pied nerveux
qui ne peut s’empêcher de changer de place
au son proche du tambour
ou ce chant qui se débat dans la bouche
au moment d’aimeriel me regardait avec un sourire
iel finit par bondir et d’une voix meurtrière
iel me ditpars et cours sur le cimetière vert
avec les talons du printempsva-t’en
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L’art de rien (Laurence Bouvet)
Camille Claudel L'art de rien Hommage à Camille Claudel Suffit parfois de peu l'on ne sait d'où de presque rien d'une petite main dans un grand tout pour que le marbre daigne se fendre de quelques mots c'est pour mémoire Suffit parfois de peu d'un Rêve au coin du feu d'une Tête rieuse pour Le Dieu envolé La Valse à dix doigts elle courbe La Vague sous le manteau des jours L'Homme penché sur le poème du faux air d'un faux frère croise le fer sur […]https://arbrealettres.wordpress.com/2026/09/04/lart-de-rien-laurence-bouvet/
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Ode au lombricomposteur 🪱🪱🪱
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LE GLAIVE ET LA ROSÉE
Ce rouge, don d'un soir complice,
Le scalpel l'a pris pour un mal.
Dans la pénombre, son office
A tranché l'éclat matinal.La chair, ouverte sous le fer,
A vu briller l'erreur du geste.
L'amour, confondu avec l'enfer,
S'est éteint dans un souffle leste.Il ne reste qu'un pli trop net,
Un silence où la lèvre ment.
L'absence, au bord du bleuet,
Fixe un vide étonnamment. -
LE GLAIVE ET LA ROSÉE
Ce rouge, don d'un soir complice,
Le scalpel l'a pris pour un mal.
Dans la pénombre, son office
A tranché l'éclat matinal.La chair, ouverte sous le fer,
A vu briller l'erreur du geste.
L'amour, confondu avec l'enfer,
S'est éteint dans un souffle leste.Il ne reste qu'un pli trop net,
Un silence où la lèvre ment.
L'absence, au bord du bleuet,
Fixe un vide étonnamment. -
LE GLAIVE ET LA ROSÉE
Ce rouge, don d'un soir complice,
Le scalpel l'a pris pour un mal.
Dans la pénombre, son office
A tranché l'éclat matinal.La chair, ouverte sous le fer,
A vu briller l'erreur du geste.
L'amour, confondu avec l'enfer,
S'est éteint dans un souffle leste.Il ne reste qu'un pli trop net,
Un silence où la lèvre ment.
L'absence, au bord du bleuet,
Fixe un vide étonnamment. -
LE GLAIVE ET LA ROSÉE
Ce rouge, don d'un soir complice,
Le scalpel l'a pris pour un mal.
Dans la pénombre, son office
A tranché l'éclat matinal.La chair, ouverte sous le fer,
A vu briller l'erreur du geste.
L'amour, confondu avec l'enfer,
S'est éteint dans un souffle leste.Il ne reste qu'un pli trop net,
Un silence où la lèvre ment.
L'absence, au bord du bleuet,
Fixe un vide étonnamment. -
LE GLAIVE ET LA ROSÉE
Ce rouge, don d'un soir complice,
Le scalpel l'a pris pour un mal.
Dans la pénombre, son office
A tranché l'éclat matinal.La chair, ouverte sous le fer,
A vu briller l'erreur du geste.
L'amour, confondu avec l'enfer,
S'est éteint dans un souffle leste.Il ne reste qu'un pli trop net,
Un silence où la lèvre ment.
L'absence, au bord du bleuet,
Fixe un vide étonnamment. -
La voie poétique d’Alejandra Pizarnik
Elle est née Flora. Elle ne l’a pas gardé. Cet épisode de La Voie Poétique suit Alejandra Pizarnik, poétesse argentine née en 1936 d’une famille juive ayant fui l’Europe…
https://voiepoetique.com/podcast/la-voie-poetique-dalejandra-pizarnik/
#ArtPoétique #Poème #Poesie #poétesse #Poétique #VoiePoétique -
La voie poétique d’Alejandra Pizarnik
Elle est née Flora. Elle ne l’a pas gardé. Cet épisode de La Voie Poétique suit Alejandra Pizarnik, poétesse argentine née en 1936 d’une famille juive ayant fui l’Europe…
https://voiepoetique.com/podcast/la-voie-poetique-dalejandra-pizarnik/
#ArtPoétique #Poème #Poesie #poétesse #Poétique #VoiePoétique -
La voie poétique d’Alejandra Pizarnik
Elle est née Flora. Elle ne l’a pas gardé. Cet épisode de La Voie Poétique suit Alejandra Pizarnik, poétesse argentine née en 1936 d’une famille juive ayant fui l’Europe…
https://voiepoetique.com/podcast/la-voie-poetique-dalejandra-pizarnik/
#ArtPoétique #Poème #Poesie #poétesse #Poétique #VoiePoétique -
et si le vent
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et si le vent ne courait pas après l’amour
et si la mort ne le suivait paset si sa bouche riante était
entre les platanesdéjà pleine
…si mon sourire était assez violent
dans l’instant
– pareil à l’éclair qui joint la lumière –pour blesser la terre ?
-
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et si le vent
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et si le vent ne courait pas après l’amour
et si la mort ne le suivait paset si sa bouche riante était
entre les platanesdéjà pleine
…si mon sourire était assez violent
dans l’instant
– pareil à l’éclair qui joint la lumière –pour blesser la terre ?
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et incarnatus est
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et incarnatus est
danse le rivage des nerfs
où touche le soleil
avec sa main d’aveuglesculpte un espace pur
au bord des cils geléscomme les grelots de neige
annoncent le cielincarne-toi lumière
et sans habit habite-toi
que tes mains se hérissent de plumes
elles sont des murailles d’oiseaux
elles veulent saisir le mondemais entre chaque paume
le visage ne tient pas sans mouriron n’entoure pas de frontières un pays
sans tuer l’aube
oh toi tu désires avec faim – ton cœur bondit
comme un chien pour rognerl’os austère sous la peau
mais le centre d’un corps
c’est l’algue vagabondedu sexe vivant en vase en valves
et en limonsa danse d’étrange limace
forme une vrillejusqu’à l’indénombrable nombril
car tout baiser est plein
désobéis-toi
escalade ton corps
l’âme est chose clandestineon respire malgré soi
comme on souffle un mot de passeau soir personne ne meurt
les veines transgressent le corpsla vie la vie dépasse – l’ombre des peupliers
a fui très loinle corps des foules
tu ne connais pas ce que tu peux
apatride de toi-mêmejamais personne n’envisage le visage
parce que pour regarder son propre visageil faut perdre ses yeux
je veux le verbe l’ongle incarné
dans la ganguede la langue
je veux je veux te dire le rose des fleurs
quand elles mordent – les cruellesau tout premier jour de nos joues
-
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#VendrediLecture
Poème du Chili, de Gabriela MistralLes Éditions Une ont publié une édition bilingue de ce monument de la littérature chilienne, traduit par Irène Gayraud. Le texte est composé de 138 poèmes, mais l’enchaînement de ces fragments forme un récit cohérent, au cours duquel les personnages (le fantôme de Mistral, un garçon et un bébé cerf) parcourent le Chili du nord au sud. La nature est omniprésente, comme le note justement la traductrice dans sa préface :
« La géographie de Poème du Chili est donc avant tout une géographie rurale peuplée, plutôt que d’être humains, d’animaux, de plantes, d’arbres, de montagnes, de volcans, de fleuves. »
Je ne suis pas un grand lecteur de poésie, mais j’ai beaucoup apprécié cet ouvrage ; peut-être parce que j’ai moi aussi parcouru le Chili du nord au sud il y a une quinzaine d’année, et que les paysages si bien décrits par Mistral évoquent quelque chose en moi. Pouvoir se plonger dans le texte espagnol en vis-à-vis de la traduction est aussi un gros plus.
Le début du récit, dans la partie nord, mentionne à plusieurs reprises le caractère minier du pays (« L’archange du cobalt », « Cuivre », « Nuit de métaux »). Voici un extrait de « Mineurs » :
[…]
Par une nuit obscure, noire
sans Grande Ourse, et sans temps,
vont et viennent, crustacés
comme des crabes rampants,
les hommes qui vivent en dessous
des méduses et des coraux,
plus bas encore, dans quelque Hadès.Et ils n’ont ni terre ni mer
ni aurores ni lents crépuscules
et filtre et s’égoutte le sel
sur leurs visages et leurs vrilles,
ils se parlent pour se repérer
conjuguant leurs halètements.Quand ils rentrent vers leur maison
le jour ne les distingue plus.
La femme qui ouvre la porte
reçoit, noir, le baiser
et son amour tout comme un disque
de feu s’en va, meurt peu à peu
et l’enfant somnolent rit de voir
bras et barbe d’épouvantail.
[…]#livre #lecture #Chili #poésie #poème #littérature #espagnol #voyage #nature
-
#VendrediLecture
Poème du Chili, de Gabriela MistralLes Éditions Une ont publié une édition bilingue de ce monument de la littérature chilienne, traduit par Irène Gayraud. Le texte est composé de 138 poèmes, mais l’enchaînement de ces fragments forme un récit cohérent, au cours duquel les personnages (le fantôme de Mistral, un garçon et un bébé cerf) parcourent le Chili du nord au sud. La nature est omniprésente, comme le note justement la traductrice dans sa préface :
« La géographie de Poème du Chili est donc avant tout une géographie rurale peuplée, plutôt que d’être humains, d’animaux, de plantes, d’arbres, de montagnes, de volcans, de fleuves. »
Je ne suis pas un grand lecteur de poésie, mais j’ai beaucoup apprécié cet ouvrage ; peut-être parce que j’ai moi aussi parcouru le Chili du nord au sud il y a une quinzaine d’année, et que les paysages si bien décrits par Mistral évoquent quelque chose en moi. Pouvoir se plonger dans le texte espagnol en vis-à-vis de la traduction est aussi un gros plus.
Le début du récit, dans la partie nord, mentionne à plusieurs reprises le caractère minier du pays (« L’archange du cobalt », « Cuivre », « Nuit de métaux »). Voici un extrait de « Mineurs » :
[…]
Par une nuit obscure, noire
sans Grande Ourse, et sans temps,
vont et viennent, crustacés
comme des crabes rampants,
les hommes qui vivent en dessous
des méduses et des coraux,
plus bas encore, dans quelque Hadès.Et ils n’ont ni terre ni mer
ni aurores ni lents crépuscules
et filtre et s’égoutte le sel
sur leurs visages et leurs vrilles,
ils se parlent pour se repérer
conjuguant leurs halètements.Quand ils rentrent vers leur maison
le jour ne les distingue plus.
La femme qui ouvre la porte
reçoit, noir, le baiser
et son amour tout comme un disque
de feu s’en va, meurt peu à peu
et l’enfant somnolent rit de voir
bras et barbe d’épouvantail.
[…]#livre #lecture #Chili #poésie #poème #littérature #espagnol #voyage #nature
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#VendrediLecture
Poème du Chili, de Gabriela MistralLes Éditions Une ont publié une édition bilingue de ce monument de la littérature chilienne, traduit par Irène Gayraud. Le texte est composé de 138 poèmes, mais l’enchaînement de ces fragments forme un récit cohérent, au cours duquel les personnages (le fantôme de Mistral, un garçon et un bébé cerf) parcourent le Chili du nord au sud. La nature est omniprésente, comme le note justement la traductrice dans sa préface :
« La géographie de Poème du Chili est donc avant tout une géographie rurale peuplée, plutôt que d’être humains, d’animaux, de plantes, d’arbres, de montagnes, de volcans, de fleuves. »
Je ne suis pas un grand lecteur de poésie, mais j’ai beaucoup apprécié cet ouvrage ; peut-être parce que j’ai moi aussi parcouru le Chili du nord au sud il y a une quinzaine d’année, et que les paysages si bien décrits par Mistral évoquent quelque chose en moi. Pouvoir se plonger dans le texte espagnol en vis-à-vis de la traduction est aussi un gros plus.
Le début du récit, dans la partie nord, mentionne à plusieurs reprises le caractère minier du pays (« L’archange du cobalt », « Cuivre », « Nuit de métaux »). Voici un extrait de « Mineurs » :
[…]
Par une nuit obscure, noire
sans Grande Ourse, et sans temps,
vont et viennent, crustacés
comme des crabes rampants,
les hommes qui vivent en dessous
des méduses et des coraux,
plus bas encore, dans quelque Hadès.Et ils n’ont ni terre ni mer
ni aurores ni lents crépuscules
et filtre et s’égoutte le sel
sur leurs visages et leurs vrilles,
ils se parlent pour se repérer
conjuguant leurs halètements.Quand ils rentrent vers leur maison
le jour ne les distingue plus.
La femme qui ouvre la porte
reçoit, noir, le baiser
et son amour tout comme un disque
de feu s’en va, meurt peu à peu
et l’enfant somnolent rit de voir
bras et barbe d’épouvantail.
[…]#livre #lecture #Chili #poésie #poème #littérature #espagnol #voyage #nature
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#VendrediLecture
Poème du Chili, de Gabriela MistralLes Éditions Une ont publié une édition bilingue de ce monument de la littérature chilienne, traduit par Irène Gayraud. Le texte est composé de 138 poèmes, mais l’enchaînement de ces fragments forme un récit cohérent, au cours duquel les personnages (le fantôme de Mistral, un garçon et un bébé cerf) parcourent le Chili du nord au sud. La nature est omniprésente, comme le note justement la traductrice dans sa préface :
« La géographie de Poème du Chili est donc avant tout une géographie rurale peuplée, plutôt que d’être humains, d’animaux, de plantes, d’arbres, de montagnes, de volcans, de fleuves. »
Je ne suis pas un grand lecteur de poésie, mais j’ai beaucoup apprécié cet ouvrage ; peut-être parce que j’ai moi aussi parcouru le Chili du nord au sud il y a une quinzaine d’année, et que les paysages si bien décrits par Mistral évoquent quelque chose en moi. Pouvoir se plonger dans le texte espagnol en vis-à-vis de la traduction est aussi un gros plus.
Le début du récit, dans la partie nord, mentionne à plusieurs reprises le caractère minier du pays (« L’archange du cobalt », « Cuivre », « Nuit de métaux »). Voici un extrait de « Mineurs » :
[…]
Par une nuit obscure, noire
sans Grande Ourse, et sans temps,
vont et viennent, crustacés
comme des crabes rampants,
les hommes qui vivent en dessous
des méduses et des coraux,
plus bas encore, dans quelque Hadès.Et ils n’ont ni terre ni mer
ni aurores ni lents crépuscules
et filtre et s’égoutte le sel
sur leurs visages et leurs vrilles,
ils se parlent pour se repérer
conjuguant leurs halètements.Quand ils rentrent vers leur maison
le jour ne les distingue plus.
La femme qui ouvre la porte
reçoit, noir, le baiser
et son amour tout comme un disque
de feu s’en va, meurt peu à peu
et l’enfant somnolent rit de voir
bras et barbe d’épouvantail.
[…]#livre #lecture #Chili #poésie #poème #littérature #espagnol #voyage #nature
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Un jour, j'avais écrit ce #poeme
Ecrire ça ne change rien sans doute... juste un peu peut-être. En tout cas, on n'a vraiment pas fini de lutter. -
Un jour, j'avais écrit ce #poeme
Ecrire ça ne change rien sans doute... juste un peu peut-être. En tout cas, on n'a vraiment pas fini de lutter. -
Un jour, j'avais écrit ce #poeme
Ecrire ça ne change rien sans doute... juste un peu peut-être. En tout cas, on n'a vraiment pas fini de lutter. -
Un jour, j'avais écrit ce #poeme
Ecrire ça ne change rien sans doute... juste un peu peut-être. En tout cas, on n'a vraiment pas fini de lutter. -
le peux-tu ?
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les mains ont perdu
la forme de la prièresentir la joie
même ce qui est hostile
le peutmais agir la joie
le peux-tu ?peux-tu faire
que ton poing jeté au vent
dépasse l’oiseauque les liens de ta peau
sous le couteau d’un rire
éclatentet pourtant que le sang
dans ton corps
ne soit pas un prisonnier
mais l’habitantet le bruit ici – au cœur
le frisson du silex
quand il tente le feule peux-tu ?
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La peur du poème
Certaines personnes ont la peur du poème. À écouter ou lire. -
La peur du poème
Certaines personnes ont la peur du poème. À écouter ou lire. -
La peur du poème
Certaines personnes ont la peur du poème. À écouter ou lire. -
au corps à corps
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parfois c’est le corps
au corps à corps avec lui-mêmeet avec un monde
toute la chair hurle
des mots qu’aucune académie
n’a permismais je ne sais pas où se brisent les mots
quand ils n’atteignent pas l’oreilleentendez-vous ?
-
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Sous le préau de mars (Michel Deguy)
Sous le préau de mars le prunus ouvre noctambule À Saint-Germain les bourgeons de Véga Flattant ta lyre jusqu'à l'épivanouissement Le vœu du poème est l'architecture (Michel Deguy) Illustration: Berit Kruger Johnsenhttps://arbrealettres.wordpress.com/2026/08/02/sous-le-preau-de-mars-michel-deguy/
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Sous le préau de mars (Michel Deguy)
Sous le préau de mars le prunus ouvre noctambule À Saint-Germain les bourgeons de Véga Flattant ta lyre jusqu'à l'épivanouissement Le vœu du poème est l'architecture (Michel Deguy) Illustration: Berit Kruger Johnsenhttps://arbrealettres.wordpress.com/2026/08/02/sous-le-preau-de-mars-michel-deguy/
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Sous le préau de mars (Michel Deguy)
Sous le préau de mars le prunus ouvre noctambule À Saint-Germain les bourgeons de Véga Flattant ta lyre jusqu'à l'épivanouissement Le vœu du poème est l'architecture (Michel Deguy) Illustration: Berit Kruger Johnsenhttps://arbrealettres.wordpress.com/2026/08/02/sous-le-preau-de-mars-michel-deguy/
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Sous le préau de mars (Michel Deguy)
Sous le préau de mars le prunus ouvre noctambule À Saint-Germain les bourgeons de Véga Flattant ta lyre jusqu'à l'épivanouissement Le vœu du poème est l'architecture (Michel Deguy) Illustration: Berit Kruger Johnsenhttps://arbrealettres.wordpress.com/2026/08/02/sous-le-preau-de-mars-michel-deguy/
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la forme de la flèche
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viens
fais un trou dans tes yeux
qui ne soit pas un pointtous tes pas ont le poids
de la joie
quand ils foulent
les achillées les terres d’argilel’errance caresse le chemin
avance
la carapace de ton espace
est si lenteautour du monde
elle est présenteet rien ne t’atteint
si tu n’atteins rienouvre l’angle de ton arbre
marche
la fine pointe est sans bout
le peuplier peuple l’air
comme un scintillementn’habite pas
et porte la porte creuse du vent
mais que l’extase
ne t’extermine pasdevine-toi
mais ne te connais pointcar
où est la limite d’une main
dans l’ombre des caresses ?que connais-tu d’un corps ?
tâtonne-toi la peau
comme s’il y avait un soleil
en braille en bruit à expliquerdans tes entrailles
juin passe déjà
et pourtant
il est temps de printemps
et maintes fois maintenant
la vie vientvive
comme la rose sauvage
déchire en éclats en frémir
en bouches béesson visage
ouvre !
la mort ne peut pas interrompre ta phrase
si tu ne cherches pas le dernier motcellui qui n’achève pas
ne possède ni son corps ni sa viejette-toi à tout
la forme de la flèche est infinie
ô immortel-le ami-e
rien n’arrive jamais-