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#poeme — Public Fediverse posts

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  1. Poème / Pavillon

    Alors que tout autour de moi oscille en équilibre,
    Je me suis fait capitaine, architecte et magistrat.
    Je ne veux ni commander ni obéir, je veux être libre.
    Et je ne le serai que lorsque tout le monde le sera.

    J'arpente les villes en faisant flotter ma bannière,
    Avec mon sombre chapeau en guise d'accessoire.
    Ma colère, mes idées, et aussi ma matière,
    Même l'ombre de mon drapeau est noire !

    Looping, 19/09/26

    #3615Looping #Poesie #Poeme

  2. Poème / Pavillon

    Alors que tout autour de moi oscille en équilibre,
    Je me suis fait capitaine, architecte et magistrat.
    Je ne veux ni commander ni obéir, je veux être libre.
    Et je ne le serai que lorsque tout le monde le sera.

    J'arpente les villes en faisant flotter ma bannière,
    Avec mon sombre chapeau en guise d'accessoire.
    Ma colère, mes idées, et aussi ma matière,
    Même l'ombre de mon drapeau est noire !

    Looping, 19/09/26

    #3615Looping #Poesie #Poeme

  3. Poème / Pavillon

    Alors que tout autour de moi oscille en équilibre,
    Je me suis fait capitaine, architecte et magistrat.
    Je ne veux ni commander ni obéir, je veux être libre.
    Et je ne le serai que lorsque tout le monde le sera.

    J'arpente les villes en faisant flotter ma bannière,
    Avec mon sombre chapeau en guise d'accessoire.
    Ma colère, mes idées, et aussi ma matière,
    Même l'ombre de mon drapeau est noire !

    Looping, 19/09/26

    #3615Looping #Poesie #Poeme

  4. Poème / Pavillon

    Alors que tout autour de moi oscille en équilibre,
    Je me suis fait capitaine, architecte et magistrat.
    Je ne veux ni commander ni obéir, je veux être libre.
    Et je ne le serai que lorsque tout le monde le sera.

    J'arpente les villes en faisant flotter ma bannière,
    Avec mon sombre chapeau en guise d'accessoire.
    Ma colère, mes idées, et aussi ma matière,
    Même l'ombre de mon drapeau est noire !

    Looping, 19/09/26

    #3615Looping #Poesie #Poeme

  5. Poème / Pavillon

    Alors que tout autour de moi oscille en équilibre,
    Je me suis fait capitaine, architecte et magistrat.
    Je ne veux ni commander ni obéir, je veux être libre.
    Et je ne le serai que lorsque tout le monde le sera.

    J'arpente les villes en faisant flotter ma bannière,
    Avec mon sombre chapeau en guise d'accessoire.
    Ma colère, mes idées, et aussi ma matière,
    Même l'ombre de mon drapeau est noire !

    Looping, 19/09/26

    #3615Looping #Poesie #Poeme

  6. ce qui nous brûle

    -

    ce qui jouit en plein jour
    est amour

    oui

    le plaisir
    si on le prend entièrement
    a aussi des griffes

    elles sont innocentes

    et l’œil s’ouvre
    oursin de lueurs déchirantes

    même la main qui frappe
    ne vise que le tambour

    et aucun vide sur l’épaule
    ne pèse lourd

    brûlons d’amour
    brûlons mais sans mourir

    il existe encore un corps à nourrir
    voilà pourquoi
    la danse tourbillonne

    la bouche des gorgones
    pourrait même mâcher les statues

    et qui a faim du monde
    rend les pierres fécondes

    avons-nous faim jusqu’au début du ciel ?

    avons-nous soif ?

    ne dites rien
    sauf le dicible

    sauf la lumière incontestable

    avons-nous faim ? avons-nous soif ?

    nous le savons
    la langue connaissait le feu
    bien avant qu’il soit dans les yeux

    et la lumière est une mâchoire
    prête à ouvrir les corps

    dans chaque image
    dans chaque miroir

    au bord d’un sourcil d’herbe
    quelque chose ouvre un œil

    une goutte immense
    tombe

    au matin
    nous mangeons ce qui ne peut être
    posé sur la table

    car le monde naissant est un monstre

    au matin
    les arbres pétrissent le ciel
    avec des étreintes d’araignée
    et des mains de panique

    mais leur écorce est aussi dure
    que les plaques pliées des courants
    au temps où la mer était terminée

    et maintenant commence

    le pain des nuages cuit
    un soleil peut être décoché
    jusqu’au zénith
    depuis l’arc tendu de la bouche

    dans un monde dans un monde fou
    il n’y a rien qui ne soit pas un goût

    et proches des fourneaux
    où la forme s’essaye
    entre des embrassements
    de braises et de brises fraîches

    mangeons tout !

    c’est notre destination
    de devenir un torrent à l’envers

    une flamme froide et riante
    montant la montagne du brasier

    car après avoir été des mortel-les et des immortel-les
    nous vivrons

    aujourd’hui sera

    alors la voix humaine ne reconnaîtra pas son écho
    et le ventre deviendra une voix

    le nom de dieu est bas et bouche bée
    il commence depuis la terre

    parlons avec la bouche pleine

    que les dents enroulées de roses
    et les bourgeons comme un plongeon
    dans le froid de l’aurore

    montent

    les virgules d’étourneaux
    cherchent le rythme de la phrase transparente

    mais la langue qui hésite
    a touché sa limite

    et quand il faut faire l’aveu de sa vie
    le cheveu d’un aveu suffit

    oui…

    ce qui nous brûle nous hurlera

    -

    sykorax.fr/

    #poeme #poesie #ecriture #texte #art

  7. ce qui nous brûle

    -

    ce qui jouit en plein jour
    est amour

    oui

    le plaisir
    si on le prend entièrement
    a aussi des griffes

    elles sont innocentes

    et l’œil s’ouvre
    oursin de lueurs déchirantes

    même la main qui frappe
    ne vise que le tambour

    et aucun vide sur l’épaule
    ne pèse lourd

    brûlons d’amour
    brûlons mais sans mourir

    il existe encore un corps à nourrir
    voilà pourquoi
    la danse tourbillonne

    la bouche des gorgones
    pourrait même mâcher les statues

    et qui a faim du monde
    rend les pierres fécondes

    avons-nous faim jusqu’au début du ciel ?

    avons-nous soif ?

    ne dites rien
    sauf le dicible

    sauf la lumière incontestable

    avons-nous faim ? avons-nous soif ?

    nous le savons
    la langue connaissait le feu
    bien avant qu’il soit dans les yeux

    et la lumière est une mâchoire
    prête à ouvrir les corps

    dans chaque image
    dans chaque miroir

    au bord d’un sourcil d’herbe
    quelque chose ouvre un œil

    une goutte immense
    tombe

    au matin
    nous mangeons ce qui ne peut être
    posé sur la table

    car le monde naissant est un monstre

    au matin
    les arbres pétrissent le ciel
    avec des étreintes d’araignée
    et des mains de panique

    mais leur écorce est aussi dure
    que les plaques pliées des courants
    au temps où la mer était terminée

    et maintenant commence

    le pain des nuages cuit
    un soleil peut être décoché
    jusqu’au zénith
    depuis l’arc tendu de la bouche

    dans un monde dans un monde fou
    il n’y a rien qui ne soit pas un goût

    et proches des fourneaux
    où la forme s’essaye
    entre des embrassements
    de braises et de brises fraîches

    mangeons tout !

    c’est notre destination
    de devenir un torrent à l’envers

    une flamme froide et riante
    montant la montagne du brasier

    car après avoir été des mortel-les et des immortel-les
    nous vivrons

    aujourd’hui sera

    alors la voix humaine ne reconnaîtra pas son écho
    et le ventre deviendra une voix

    le nom de dieu est bas et bouche bée
    il commence depuis la terre

    parlons avec la bouche pleine

    que les dents enroulées de roses
    et les bourgeons comme un plongeon
    dans le froid de l’aurore

    montent

    les virgules d’étourneaux
    cherchent le rythme d’une phrase transparente

    mais la langue qui hésite
    a touché sa limite

    et quand il faut faire l’aveu de sa vie
    le cheveu d’un aveu suffit

    oui…

    ce qui nous brûle nous hurlera

    -

    sykorax.fr/

    #poeme #poesie #ecriture #texte #art

  8. Humain

    Il n'a pas besoin
    d'IA
    pour détruire le monde.

    Elle ne fait
    qu'accélérer
    la destruction,
    plus vite, plus vit., vit..,

    #poeme

  9. Campagne Ulule - 28 jours restants
    Cela fait maintenant une semaine que nous avons lancé notre campagne Ulule pour notre poème illustré, et nous avons déjà bien dépassé le premier palier: on vous en remercie beaucoup 🩵
    Objectif désormais: atteindre le second palier:

    👉fr.ulule.com/livre-d-artiste-i

    On compte sur vous pour partager ce projet au maximum 🙏

    #illustration #poesie #poeme #hypersensibilité

  10. Campagne Ulule - 28 jours restants
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  12. Campagne Ulule - 28 jours restants
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  13. Nouveau poème : Ego.

    Un poème écrit avec une contrainte d'absence de pronoms. Ce qui donne au poème une allure de stèle funéraire.

    C'est au contraire un poème de surcompensation, pour m'affirmer, à moi-même.

    Cela peut sembler insolent et prétentieux, c'est dans le ton.

    noblogo.org/looping/poeme-ego
    #Loopoesie #3615Looping #Poesie #Poeme @[email protected]

  14. Nouveau poème : Ego.

    Un poème écrit avec une contrainte d'absence de pronoms. Ce qui donne au poème une allure de stèle funéraire.

    C'est au contraire un poème de surcompensation, pour m'affirmer, à moi-même.

    Cela peut sembler insolent et prétentieux, c'est dans le ton.

    noblogo.org/looping/poeme-ego
    #Loopoesie #3615Looping #Poesie #Poeme @[email protected]

  15. Nouveau poème : Ego.

    Un poème écrit avec une contrainte d'absence de pronoms. Ce qui donne au poème une allure de stèle funéraire.

    C'est au contraire un poème de surcompensation, pour m'affirmer, à moi-même.

    Cela peut sembler insolent et prétentieux, c'est dans le ton.

    noblogo.org/looping/poeme-ego
    #Loopoesie #3615Looping #Poesie #Poeme @[email protected]

  16. Nouveau poème : Ego.

    Un poème écrit avec une contrainte d'absence de pronoms. Ce qui donne au poème une allure de stèle funéraire.

    C'est au contraire un poème de surcompensation, pour m'affirmer, à moi-même.

    Cela peut sembler insolent et prétentieux, c'est dans le ton.

    noblogo.org/looping/poeme-ego
    #Loopoesie #3615Looping #Poesie #Poeme @[email protected]

  17. et le monde

    -

    le souffle est à la peau
    ce que le gris est à la mer

    et cette couleur est innommable

    dis-moi
    qui peut arrêter un poumon

    et l’incendie pâle d’un pétale
    au bord d’embrasser tout ?

    c’est un aveu – la vie –

    mais ton sang ami-e peut-il être nu ?

    ici
    il y a une auréole de terre sur la limite
    une crinière brune borde les fleurs
    mais elles naissent

    maintenant

    et la main qui jamais ne veut
    a peur de son feu

    voilà la main
    un gouffre de roses dans l’effleurement

    la main du soleil

    t’a touché-e

    car chaque arbre est ouvert
    chaque chair est vertige

    et le désir échappe et l’engoulevent
    goûte encore le gris du bout de son aile

    quand l’ombre sans nom déprend le ciel

    aujourd’hui la bouche
    voile violet lacté
    s’est soulevée au bord du jour

    avec des dents plus longues que la lune

    la paupière est une rose
    à jamais éclose

    et l’œil s’est brisé comme une fenêtre de verre
    sous les coups du jour
    ses éclats de lumière

    déchirent

    rien ne pourra plus jamais dormir

    plus rien n’est caché plus rien n’est brouillé
    entre les bruyères de la chair

    alors le corps devient presque une nuance
    une pensée

    l’ombre des nombres s’illumine
    mille devient unique

    et le monde s’est déjà connu

    -

    sykorax.fr/

    #poeme #poesie #ecriture #texte #art

  18. et le monde

    -

    le souffle est à la peau
    ce que le gris est à la mer

    et cette couleur est innommable

    dis-moi
    qui peut arrêter un poumon

    et l’incendie pâle d’un pétale
    au bord d’embrasser tout ?

    c’est un aveu – la vie –

    mais ton sang ami-e peut-il être nu ?

    ici
    il y a une auréole de terre sur la limite
    une crinière brune borde les fleurs
    mais elles naissent

    maintenant

    et la main qui jamais ne veut
    a peur de son feu

    voilà la main
    un gouffre de roses dans l’effleurement

    la main du soleil

    t’a touché-e

    car chaque arbre est ouvert
    chaque chair est vertige

    et le désir échappe et l’engoulevent
    goûte encore le gris du bout de son aile

    quand l’ombre sans nom déprend le ciel

    aujourd’hui la bouche
    voile violet lacté
    s’est soulevée au bord du jour

    avec des dents plus longues que la lune

    la paupière est une rose
    à jamais éclose

    et l’œil s’est brisé comme une fenêtre de verre
    sous les coups du jour
    ses éclats de lumière

    déchirent

    rien ne pourra plus jamais dormir

    plus rien n’est caché plus rien n’est brouillé
    entre les bruyères de la chair

    alors le corps devient presque une nuance
    une pensée

    l’ombre des nombres s’illumine
    mille devient unique

    et le monde s’est déjà connu

    -

    sykorax.fr/et-le-monde/

    #poeme #poesie #ecriture #texte #art

  19. Entendre le chant des étoiles

    La tendance vers l’indépendance spirituelle est à notre vie ce que le cœur est au corps. * Si l’amour est une force qui donne vie à notre cœur, notre cœur, lui, ne peut la faire naître. * Tout vit sur terre selon les lois de la nature, et de ces lois émergent la gloire et la joie de la liberté ; mais l'homme s'est refusé cette chance parce qu'il a mis en place pour l'âme d'origine divine une loi limitée et terrestre de son cru. Il a imposé pour lui des règles strictes. […]

    dandanjean.com/2026/09/09/ente

  20. Entendre le chant des étoiles

    La tendance vers l’indépendance spirituelle est à notre vie ce que le cœur est au corps. * Si l’amour est une force qui donne vie à notre cœur, notre cœur, lui, ne peut la faire naître. * Tout vit sur terre selon les lois de la nature, et de ces lois émergent la gloire et la joie de la liberté ; mais l'homme s'est refusé cette chance parce qu'il a mis en place pour l'âme d'origine divine une loi limitée et terrestre de son cru. Il a imposé pour lui des règles strictes. […]

    dandanjean.com/2026/09/09/ente

  21. Entendre le chant des étoiles

    La tendance vers l’indépendance spirituelle est à notre vie ce que le cœur est au corps. * Si l’amour est une force qui donne vie à notre cœur, notre cœur, lui, ne peut la faire naître. * Tout vit sur terre selon les lois de la nature, et de ces lois émergent la gloire et la joie de la liberté ; mais l'homme s'est refusé cette chance parce qu'il a mis en place pour l'âme d'origine divine une loi limitée et terrestre de son cru. Il a imposé pour lui des règles strictes. […]

    dandanjean.com/2026/09/09/ente

  22. Entendre le chant des étoiles

    La tendance vers l’indépendance spirituelle est à notre vie ce que le cœur est au corps. * Si l’amour est une force qui donne vie à notre cœur, notre cœur, lui, ne peut la faire naître. * Tout vit sur terre selon les lois de la nature, et de ces lois émergent la gloire et la joie de la liberté ; mais l'homme s'est refusé cette chance parce qu'il a mis en place pour l'âme d'origine divine une loi limitée et terrestre de son cru. Il a imposé pour lui des règles strictes. […]

    dandanjean.com/2026/09/09/ente

  23. Entendre le chant des étoiles

    La tendance vers l’indépendance spirituelle est à notre vie ce que le cœur est au corps. * Si l’amour est une force qui donne vie à notre cœur, notre cœur, lui, ne peut la faire naître. * Tout vit sur terre selon les lois de la nature, et de ces lois émergent la gloire et la joie de la liberté ; mais l'homme s'est refusé cette chance parce qu'il a mis en place pour l'âme d'origine divine une loi limitée et terrestre de son cru. Il a imposé pour lui des règles strictes. […]

    dandanjean.com/2026/09/09/ente

  24. 🗃️ ARCHIVE : « Spleen IV – La revanche » (2016)
    Un peu de poésie dans ce monde de merde. Bon, c'est pas l'œuvre la plus « pump it up », mais ça fait rien, on adapte.
    ▶️ grisebouille.net/spleen-iv-la-
    #BD #oc #inkscape #humour #GriseBouille #Baudelaire #poésie #poème #spleen #parodie

  25. 🗃️ ARCHIVE : « Spleen IV – La revanche » (2016)
    Un peu de poésie dans ce monde de merde. Bon, c'est pas l'œuvre la plus « pump it up », mais ça fait rien, on adapte.
    ▶️ grisebouille.net/spleen-iv-la-
    #BD #oc #inkscape #humour #GriseBouille #Baudelaire #poésie #poème #spleen #parodie

  26. 🗃️ ARCHIVE : « Spleen IV – La revanche » (2016)
    Un peu de poésie dans ce monde de merde. Bon, c'est pas l'œuvre la plus « pump it up », mais ça fait rien, on adapte.
    ▶️ grisebouille.net/spleen-iv-la-
    #BD #oc #inkscape #humour #GriseBouille #Baudelaire #poésie #poème #spleen #parodie

  27. 🗃️ ARCHIVE : « Spleen IV – La revanche » (2016)
    Un peu de poésie dans ce monde de merde. Bon, c'est pas l'œuvre la plus « pump it up », mais ça fait rien, on adapte.
    ▶️ grisebouille.net/spleen-iv-la-
    #BD #oc #inkscape #humour #GriseBouille #Baudelaire #poésie #poème #spleen #parodie

  28. 🗃️ ARCHIVE : « Spleen IV – La revanche » (2016)
    Un peu de poésie dans ce monde de merde. Bon, c'est pas l'œuvre la plus « pump it up », mais ça fait rien, on adapte.
    ▶️ grisebouille.net/spleen-iv-la-
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  29. va-t-'en

    -

    il y avait la vieillesse de qui a goûté
    trop de ses trente ans ou trop de ses dix mille

    comme une forêt gelée à travers son visage
    les rides pareilles à des torrents
    tombant d’une montagne inconnue
    iel me regardait sans amertume

    son regard ne voulait qu’apparaître

    iel espérait mourir
    pour ne pas que sa mort prochaine insulte la vie
    en se laissant encore appeler vie

    la vie ne sera pas meilleure demain – disait-iel –
    et pourtant j’ai abandonné tous mes pleurs
    comme des cailloux derrière moi
    mais jamais je ne reviendrai dans ma maison

    j’ai tout laissé oui
    et mon corps est devenu le corps

    mais – disait-iel encore – mais
    peut-on insulter la vie
    quand ses mains
    nous serrent la gorge
    de si près
    comme si chaque respiration fuyait
    en hors-la-loi ?
    on la paye si cher notre peau
    quand elle ne compte plus pour personne

    les oiseaux n’ont pas faim dans le ciel
    ils n’ont faim que quand ils se posent
    alors le ventre est lourd
    et on se demande pourquoi on a porté
    nos ailes si grandes et pourquoi ce bagage
    était si simple

    vient un moment où les yeux s’ouvrent
    pareils à des enclos
    et aucune propriété
    pas même celle qui se fait appeler âme
    ne peut alors se laisser contenir

    les bras les jambes connaissent la danse
    même quand aucun corps ne les porte encore
    un mouvement vient
    un cheval sauvage et perdu
    et si le compte du cœur lui-même
    seconde après seconde
    devient trop lourd à payer
    la musique devient sans calcul

    oui sans nos yeux un soleil brûlera demain
    toute la dette à laquelle on a cru
    et que l’on confondait avec le poids de nos os

    je ne crois pas – disait-iel encore –
    je ne crois plus en moi-même
    c’était une fiction
    je pourrais être tenté-e de remplacer tout cela
    par le nom de dieu ou bien
    par un vieil amour
    mais se jeter du haut du ciel à chaque soupir
    c’est mourir mille fois au lieu d’une

    ne regarde dans ces yeux que ce qu’ils délivrent

    ami-e

    regarde la pluie là-bas
    les ombelles qui dansent sur la poussière
    et le matin proche de nous déchirer

    la vie passe
    de main en main
    comme une torche insoutenable
    on veut l’offrir à chaque fois
    elle ne peut pas rester au même endroit

    c’est ce pied nerveux
    qui ne peut s’empêcher de changer de place
    au son proche du tambour
    ou ce chant qui se débat dans la bouche
    au moment d’aimer

    iel me regardait avec un sourire
    iel finit par bondir et d’une voix meurtrière
    iel me dit

    pars et cours sur le cimetière vert
    avec les talons du printemps

    va-t’en

    -

    sykorax.fr/

    #poeme #poesie #ecriture #texte #art

  30. L’art de rien (Laurence Bouvet)

    Camille Claudel      L'art de rien Hommage à Camille Claudel Suffit parfois de peu l'on ne sait d'où de presque rien d'une petite main dans un grand tout pour que le marbre daigne se fendre de quelques mots c'est pour mémoire Suffit parfois de peu d'un Rêve au coin du feu d'une Tête rieuse pour Le Dieu envolé La Valse à dix doigts elle courbe La Vague sous le manteau des jours L'Homme penché sur le poème du faux air d'un faux frère croise le fer sur […]

    arbrealettres.wordpress.com/20

  31. LE GLAIVE ET LA ROSÉE

    Ce rouge, don d'un soir complice,
    Le scalpel l'a pris pour un mal.
    Dans la pénombre, son office
    A tranché l'éclat matinal.

    La chair, ouverte sous le fer,
    A vu briller l'erreur du geste.
    L'amour, confondu avec l'enfer,
    S'est éteint dans un souffle leste.

    Il ne reste qu'un pli trop net,
    Un silence où la lèvre ment.
    L'absence, au bord du bleuet,
    Fixe un vide étonnamment.

    #poème #mastodon #chirurgie #perte #illusion

  32. LE GLAIVE ET LA ROSÉE

    Ce rouge, don d'un soir complice,
    Le scalpel l'a pris pour un mal.
    Dans la pénombre, son office
    A tranché l'éclat matinal.

    La chair, ouverte sous le fer,
    A vu briller l'erreur du geste.
    L'amour, confondu avec l'enfer,
    S'est éteint dans un souffle leste.

    Il ne reste qu'un pli trop net,
    Un silence où la lèvre ment.
    L'absence, au bord du bleuet,
    Fixe un vide étonnamment.

    #poème #mastodon #chirurgie #perte #illusion

  33. LE GLAIVE ET LA ROSÉE

    Ce rouge, don d'un soir complice,
    Le scalpel l'a pris pour un mal.
    Dans la pénombre, son office
    A tranché l'éclat matinal.

    La chair, ouverte sous le fer,
    A vu briller l'erreur du geste.
    L'amour, confondu avec l'enfer,
    S'est éteint dans un souffle leste.

    Il ne reste qu'un pli trop net,
    Un silence où la lèvre ment.
    L'absence, au bord du bleuet,
    Fixe un vide étonnamment.

    #poème #mastodon #chirurgie #perte #illusion

  34. LE GLAIVE ET LA ROSÉE

    Ce rouge, don d'un soir complice,
    Le scalpel l'a pris pour un mal.
    Dans la pénombre, son office
    A tranché l'éclat matinal.

    La chair, ouverte sous le fer,
    A vu briller l'erreur du geste.
    L'amour, confondu avec l'enfer,
    S'est éteint dans un souffle leste.

    Il ne reste qu'un pli trop net,
    Un silence où la lèvre ment.
    L'absence, au bord du bleuet,
    Fixe un vide étonnamment.

    #poème #mastodon #chirurgie #perte #illusion

  35. LE GLAIVE ET LA ROSÉE

    Ce rouge, don d'un soir complice,
    Le scalpel l'a pris pour un mal.
    Dans la pénombre, son office
    A tranché l'éclat matinal.

    La chair, ouverte sous le fer,
    A vu briller l'erreur du geste.
    L'amour, confondu avec l'enfer,
    S'est éteint dans un souffle leste.

    Il ne reste qu'un pli trop net,
    Un silence où la lèvre ment.
    L'absence, au bord du bleuet,
    Fixe un vide étonnamment.

    #poème #mastodon #chirurgie #perte #illusion

  36. La voie poétique d’Alejandra Pizarnik
    Elle est née Flora. Elle ne l’a pas gardé. Cet épisode de La Voie Poétique suit Alejandra Pizarnik, poétesse argentine née en 1936 d’une famille juive ayant fui l’Europe…
    voiepoetique.com/podcast/la-vo
    #ArtPoétique #Poème #Poesie #poétesse #Poétique #VoiePoétique

  37. La voie poétique d’Alejandra Pizarnik
    Elle est née Flora. Elle ne l’a pas gardé. Cet épisode de La Voie Poétique suit Alejandra Pizarnik, poétesse argentine née en 1936 d’une famille juive ayant fui l’Europe…
    voiepoetique.com/podcast/la-vo
    #ArtPoétique #Poème #Poesie #poétesse #Poétique #VoiePoétique

  38. La voie poétique d’Alejandra Pizarnik
    Elle est née Flora. Elle ne l’a pas gardé. Cet épisode de La Voie Poétique suit Alejandra Pizarnik, poétesse argentine née en 1936 d’une famille juive ayant fui l’Europe…
    voiepoetique.com/podcast/la-vo
    #ArtPoétique #Poème #Poesie #poétesse #Poétique #VoiePoétique

  39. et si le vent

    -

    et si le vent ne courait pas après l’amour
    et si la mort ne le suivait pas

    et si sa bouche riante était
    entre les platanes

    déjà pleine

    …si mon sourire était assez violent
    dans l’instant
    – pareil à l’éclair qui joint la lumière –

    pour blesser la terre ?

    -

    sykorax.fr/

    #poeme #poesie #ecriture #texte #art

  40. et si le vent

    -

    et si le vent ne courait pas après l’amour
    et si la mort ne le suivait pas

    et si sa bouche riante était
    entre les platanes

    déjà pleine

    …si mon sourire était assez violent
    dans l’instant
    – pareil à l’éclair qui joint la lumière –

    pour blesser la terre ?

    -

    sykorax.fr/

    #poeme #poesie #ecriture #texte #art

  41. et incarnatus est

    -

    et incarnatus est

    danse le rivage des nerfs
    où touche le soleil
    avec sa main d’aveugle

    sculpte un espace pur
    au bord des cils gelés

    comme les grelots de neige
    annoncent le ciel

    incarne-toi lumière

    et sans habit habite-toi

    que tes mains se hérissent de plumes

    elles sont des murailles d’oiseaux
    elles veulent saisir le monde

    mais entre chaque paume
    le visage ne tient pas sans mourir

    on n’entoure pas de frontières un pays

    sans tuer l’aube

    oh toi tu désires avec faim – ton cœur bondit
    comme un chien pour rogner

    l’os austère sous la peau

    mais le centre d’un corps
    c’est l’algue vagabonde

    du sexe vivant en vase en valves
    et en limon

    sa danse d’étrange limace
    forme une vrille

    jusqu’à l’indénombrable nombril

    car tout baiser est plein

    désobéis-toi
    escalade ton corps
    l’âme est chose clandestine

    on respire malgré soi
    comme on souffle un mot de passe

    au soir personne ne meurt
    les veines transgressent le corps

    la vie la vie dépasse – l’ombre des peupliers
    a fui très loin

    le corps des foules

    tu ne connais pas ce que tu peux
    apatride de toi-même

    jamais personne n’envisage le visage
    parce que pour regarder son propre visage

    il faut perdre ses yeux

    je veux le verbe l’ongle incarné
    dans la gangue

    de la langue

    je veux je veux te dire le rose des fleurs
    quand elles mordent – les cruelles

    au tout premier jour de nos joues

    -

    sykorax.fr/

    #poeme #poesie #ecriture #texte #art

  42. #VendrediLecture
    Poème du Chili, de Gabriela Mistral

    Les Éditions Une ont publié une édition bilingue de ce monument de la littérature chilienne, traduit par Irène Gayraud. Le texte est composé de 138 poèmes, mais l’enchaînement de ces fragments forme un récit cohérent, au cours duquel les personnages (le fantôme de Mistral, un garçon et un bébé cerf) parcourent le Chili du nord au sud. La nature est omniprésente, comme le note justement la traductrice dans sa préface :

    « La géographie de Poème du Chili est donc avant tout une géographie rurale peuplée, plutôt que d’être humains, d’animaux, de plantes, d’arbres, de montagnes, de volcans, de fleuves. »

    Je ne suis pas un grand lecteur de poésie, mais j’ai beaucoup apprécié cet ouvrage ; peut-être parce que j’ai moi aussi parcouru le Chili du nord au sud il y a une quinzaine d’année, et que les paysages si bien décrits par Mistral évoquent quelque chose en moi. Pouvoir se plonger dans le texte espagnol en vis-à-vis de la traduction est aussi un gros plus.

    Le début du récit, dans la partie nord, mentionne à plusieurs reprises le caractère minier du pays (« L’archange du cobalt », « Cuivre », « Nuit de métaux »). Voici un extrait de « Mineurs » :

    […]
    Par une nuit obscure, noire
    sans Grande Ourse, et sans temps,
    vont et viennent, crustacés
    comme des crabes rampants,
    les hommes qui vivent en dessous
    des méduses et des coraux,
    plus bas encore, dans quelque Hadès.

    Et ils n’ont ni terre ni mer
    ni aurores ni lents crépuscules
    et filtre et s’égoutte le sel
    sur leurs visages et leurs vrilles,
    ils se parlent pour se repérer
    conjuguant leurs halètements.

    Quand ils rentrent vers leur maison
    le jour ne les distingue plus.
    La femme qui ouvre la porte
    reçoit, noir, le baiser
    et son amour tout comme un disque
    de feu s’en va, meurt peu à peu
    et l’enfant somnolent rit de voir
    bras et barbe d’épouvantail.
    […]

    #livre #lecture #Chili #poésie #poème #littérature #espagnol #voyage #nature

  43. #VendrediLecture
    Poème du Chili, de Gabriela Mistral

    Les Éditions Une ont publié une édition bilingue de ce monument de la littérature chilienne, traduit par Irène Gayraud. Le texte est composé de 138 poèmes, mais l’enchaînement de ces fragments forme un récit cohérent, au cours duquel les personnages (le fantôme de Mistral, un garçon et un bébé cerf) parcourent le Chili du nord au sud. La nature est omniprésente, comme le note justement la traductrice dans sa préface :

    « La géographie de Poème du Chili est donc avant tout une géographie rurale peuplée, plutôt que d’être humains, d’animaux, de plantes, d’arbres, de montagnes, de volcans, de fleuves. »

    Je ne suis pas un grand lecteur de poésie, mais j’ai beaucoup apprécié cet ouvrage ; peut-être parce que j’ai moi aussi parcouru le Chili du nord au sud il y a une quinzaine d’année, et que les paysages si bien décrits par Mistral évoquent quelque chose en moi. Pouvoir se plonger dans le texte espagnol en vis-à-vis de la traduction est aussi un gros plus.

    Le début du récit, dans la partie nord, mentionne à plusieurs reprises le caractère minier du pays (« L’archange du cobalt », « Cuivre », « Nuit de métaux »). Voici un extrait de « Mineurs » :

    […]
    Par une nuit obscure, noire
    sans Grande Ourse, et sans temps,
    vont et viennent, crustacés
    comme des crabes rampants,
    les hommes qui vivent en dessous
    des méduses et des coraux,
    plus bas encore, dans quelque Hadès.

    Et ils n’ont ni terre ni mer
    ni aurores ni lents crépuscules
    et filtre et s’égoutte le sel
    sur leurs visages et leurs vrilles,
    ils se parlent pour se repérer
    conjuguant leurs halètements.

    Quand ils rentrent vers leur maison
    le jour ne les distingue plus.
    La femme qui ouvre la porte
    reçoit, noir, le baiser
    et son amour tout comme un disque
    de feu s’en va, meurt peu à peu
    et l’enfant somnolent rit de voir
    bras et barbe d’épouvantail.
    […]

    #livre #lecture #Chili #poésie #poème #littérature #espagnol #voyage #nature

  44. #VendrediLecture
    Poème du Chili, de Gabriela Mistral

    Les Éditions Une ont publié une édition bilingue de ce monument de la littérature chilienne, traduit par Irène Gayraud. Le texte est composé de 138 poèmes, mais l’enchaînement de ces fragments forme un récit cohérent, au cours duquel les personnages (le fantôme de Mistral, un garçon et un bébé cerf) parcourent le Chili du nord au sud. La nature est omniprésente, comme le note justement la traductrice dans sa préface :

    « La géographie de Poème du Chili est donc avant tout une géographie rurale peuplée, plutôt que d’être humains, d’animaux, de plantes, d’arbres, de montagnes, de volcans, de fleuves. »

    Je ne suis pas un grand lecteur de poésie, mais j’ai beaucoup apprécié cet ouvrage ; peut-être parce que j’ai moi aussi parcouru le Chili du nord au sud il y a une quinzaine d’année, et que les paysages si bien décrits par Mistral évoquent quelque chose en moi. Pouvoir se plonger dans le texte espagnol en vis-à-vis de la traduction est aussi un gros plus.

    Le début du récit, dans la partie nord, mentionne à plusieurs reprises le caractère minier du pays (« L’archange du cobalt », « Cuivre », « Nuit de métaux »). Voici un extrait de « Mineurs » :

    […]
    Par une nuit obscure, noire
    sans Grande Ourse, et sans temps,
    vont et viennent, crustacés
    comme des crabes rampants,
    les hommes qui vivent en dessous
    des méduses et des coraux,
    plus bas encore, dans quelque Hadès.

    Et ils n’ont ni terre ni mer
    ni aurores ni lents crépuscules
    et filtre et s’égoutte le sel
    sur leurs visages et leurs vrilles,
    ils se parlent pour se repérer
    conjuguant leurs halètements.

    Quand ils rentrent vers leur maison
    le jour ne les distingue plus.
    La femme qui ouvre la porte
    reçoit, noir, le baiser
    et son amour tout comme un disque
    de feu s’en va, meurt peu à peu
    et l’enfant somnolent rit de voir
    bras et barbe d’épouvantail.
    […]

    #livre #lecture #Chili #poésie #poème #littérature #espagnol #voyage #nature

  45. #VendrediLecture
    Poème du Chili, de Gabriela Mistral

    Les Éditions Une ont publié une édition bilingue de ce monument de la littérature chilienne, traduit par Irène Gayraud. Le texte est composé de 138 poèmes, mais l’enchaînement de ces fragments forme un récit cohérent, au cours duquel les personnages (le fantôme de Mistral, un garçon et un bébé cerf) parcourent le Chili du nord au sud. La nature est omniprésente, comme le note justement la traductrice dans sa préface :

    « La géographie de Poème du Chili est donc avant tout une géographie rurale peuplée, plutôt que d’être humains, d’animaux, de plantes, d’arbres, de montagnes, de volcans, de fleuves. »

    Je ne suis pas un grand lecteur de poésie, mais j’ai beaucoup apprécié cet ouvrage ; peut-être parce que j’ai moi aussi parcouru le Chili du nord au sud il y a une quinzaine d’année, et que les paysages si bien décrits par Mistral évoquent quelque chose en moi. Pouvoir se plonger dans le texte espagnol en vis-à-vis de la traduction est aussi un gros plus.

    Le début du récit, dans la partie nord, mentionne à plusieurs reprises le caractère minier du pays (« L’archange du cobalt », « Cuivre », « Nuit de métaux »). Voici un extrait de « Mineurs » :

    […]
    Par une nuit obscure, noire
    sans Grande Ourse, et sans temps,
    vont et viennent, crustacés
    comme des crabes rampants,
    les hommes qui vivent en dessous
    des méduses et des coraux,
    plus bas encore, dans quelque Hadès.

    Et ils n’ont ni terre ni mer
    ni aurores ni lents crépuscules
    et filtre et s’égoutte le sel
    sur leurs visages et leurs vrilles,
    ils se parlent pour se repérer
    conjuguant leurs halètements.

    Quand ils rentrent vers leur maison
    le jour ne les distingue plus.
    La femme qui ouvre la porte
    reçoit, noir, le baiser
    et son amour tout comme un disque
    de feu s’en va, meurt peu à peu
    et l’enfant somnolent rit de voir
    bras et barbe d’épouvantail.
    […]

    #livre #lecture #Chili #poésie #poème #littérature #espagnol #voyage #nature

  46. Un jour, j'avais écrit ce #poeme
    Ecrire ça ne change rien sans doute... juste un peu peut-être. En tout cas, on n'a vraiment pas fini de lutter.

    #lutte #eau #terre #OnNeDissoutPasUnSoulevement

    annekerleo.fr/2024/04/01/pas-f

  47. Un jour, j'avais écrit ce #poeme
    Ecrire ça ne change rien sans doute... juste un peu peut-être. En tout cas, on n'a vraiment pas fini de lutter.

    #lutte #eau #terre #OnNeDissoutPasUnSoulevement

    annekerleo.fr/2024/04/01/pas-f

  48. Un jour, j'avais écrit ce #poeme
    Ecrire ça ne change rien sans doute... juste un peu peut-être. En tout cas, on n'a vraiment pas fini de lutter.

    #lutte #eau #terre #OnNeDissoutPasUnSoulevement

    annekerleo.fr/2024/04/01/pas-f

  49. Un jour, j'avais écrit ce #poeme
    Ecrire ça ne change rien sans doute... juste un peu peut-être. En tout cas, on n'a vraiment pas fini de lutter.

    #lutte #eau #terre #OnNeDissoutPasUnSoulevement

    annekerleo.fr/2024/04/01/pas-f

  50. le peux-tu ?

    -

    les mains ont perdu
    la forme de la prière

    sentir la joie
    même ce qui est hostile
    le peut

    mais agir la joie
    le peux-tu ?

    peux-tu faire

    que ton poing jeté au vent
    dépasse l’oiseau

    que les liens de ta peau
    sous le couteau d’un rire
    éclatent

    et pourtant que le sang
    dans ton corps
    ne soit pas un prisonnier
    mais l’habitant

    et le bruit ici – au cœur
    le frisson du silex
    quand il tente le feu

    le peux-tu ?

    -

    sykorax.fr/

    #poeme #poesie #ecriture #texte #art

  51. La peur du poème

    Certaines personnes ont la peur du poème. À écouter ou lire.

    vincentbreton.fr/la-peur-du-po

  52. La peur du poème

    Certaines personnes ont la peur du poème. À écouter ou lire.

    vincentbreton.fr/la-peur-du-po

  53. La peur du poème

    Certaines personnes ont la peur du poème. À écouter ou lire.

    vincentbreton.fr/la-peur-du-po

  54. au corps à corps

    -

    parfois c’est le corps
    au corps à corps avec lui-même

    et avec un monde

    toute la chair hurle

    des mots qu’aucune académie
    n’a permis

    mais je ne sais pas où se brisent les mots
    quand ils n’atteignent pas l’oreille

    entendez-vous ?

    -

    sykorax.fr/

    #poeme #poesie #ecriture #texte #art

  55. Sous le préau de mars (Michel Deguy)

      Sous le préau de mars le prunus ouvre noctambule À Saint-Germain les bourgeons de Véga Flattant ta lyre jusqu'à l'épivanouissement Le vœu du poème est l'architecture (Michel Deguy) Illustration: Berit Kruger Johnsen  

    arbrealettres.wordpress.com/20

  56. Sous le préau de mars (Michel Deguy)

      Sous le préau de mars le prunus ouvre noctambule À Saint-Germain les bourgeons de Véga Flattant ta lyre jusqu'à l'épivanouissement Le vœu du poème est l'architecture (Michel Deguy) Illustration: Berit Kruger Johnsen  

    arbrealettres.wordpress.com/20

  57. Sous le préau de mars (Michel Deguy)

      Sous le préau de mars le prunus ouvre noctambule À Saint-Germain les bourgeons de Véga Flattant ta lyre jusqu'à l'épivanouissement Le vœu du poème est l'architecture (Michel Deguy) Illustration: Berit Kruger Johnsen  

    arbrealettres.wordpress.com/20

  58. Sous le préau de mars (Michel Deguy)

      Sous le préau de mars le prunus ouvre noctambule À Saint-Germain les bourgeons de Véga Flattant ta lyre jusqu'à l'épivanouissement Le vœu du poème est l'architecture (Michel Deguy) Illustration: Berit Kruger Johnsen  

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  59. la forme de la flèche

    -

    viens

    fais un trou dans tes yeux
    qui ne soit pas un point

    tous tes pas ont le poids
    de la joie
    quand ils foulent
    les achillées les terres d’argile

    l’errance caresse le chemin

    avance

    la carapace de ton espace
    est si lente

    autour du monde
    elle est présente

    et rien ne t’atteint
    si tu n’atteins rien

    ouvre l’angle de ton arbre

    marche

    la fine pointe est sans bout

    le peuplier peuple l’air
    comme un scintillement

    n’habite pas

    et porte la porte creuse du vent

    mais que l’extase
    ne t’extermine pas

    devine-toi
    mais ne te connais point

    car

    où est la limite d’une main
    dans l’ombre des caresses ?

    que connais-tu d’un corps ?

    tâtonne-toi la peau
    comme s’il y avait un soleil
    en braille en bruit à expliquer

    dans tes entrailles

    juin passe déjà

    et pourtant

    il est temps de printemps

    et maintes fois maintenant
    la vie vient

    vive

    comme la rose sauvage
    déchire en éclats en frémir
    en bouches bées

    son visage

    ouvre !

    la mort ne peut pas interrompre ta phrase
    si tu ne cherches pas le dernier mot

    cellui qui n’achève pas
    ne possède ni son corps ni sa vie

    jette-toi à tout

    la forme de la flèche est infinie

    ô immortel-le ami-e
    rien n’arrive jamais

    -

    sykorax.fr/

    #poeme #poesie #ecriture #texte #art