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#poetesse — Public Fediverse posts

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  1. Bonjour,

    J'ai le plaisir de vous informer de la parution de mon nouveau recueil de poésie en prose, Pas Poésie, aux éditions Gros Textes.

    Présentation ici : juliette-cortese.fr/wp-content

    Vous souhaitez le lire ? Plusieurs possibilités : (suite du fil)

    #poesie #montpellier #mastolivre #VoixVives #sete #GrosTextes #auteur #ecriture #poétesse #littérature

  2. Bonjour,

    J'ai le plaisir de vous informer de la parution de mon nouveau recueil de poésie en prose, Pas Poésie, aux éditions Gros Textes.

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    #poesie #montpellier #mastolivre #VoixVives #sete #GrosTextes #auteur #ecriture #poétesse #littérature

  3. Bonjour,

    J'ai le plaisir de vous informer de la parution de mon nouveau recueil de poésie en prose, Pas Poésie, aux éditions Gros Textes.

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    #poesie #montpellier #mastolivre #VoixVives #sete #GrosTextes #auteur #ecriture #poétesse #littérature

  4. Bonjour,

    J'ai le plaisir de vous informer de la parution de mon nouveau recueil de poésie en prose, Pas Poésie, aux éditions Gros Textes.

    Présentation ici : juliette-cortese.fr/wp-content

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    #poesie #montpellier #mastolivre #VoixVives #sete #GrosTextes #auteur #ecriture #poétesse #littérature

  5. Bonjour,

    J'ai le plaisir de vous informer de la parution de mon nouveau recueil de poésie en prose, Pas Poésie, aux éditions Gros Textes.

    Présentation ici : juliette-cortese.fr/wp-content

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    #poesie #montpellier #mastolivre #VoixVives #sete #GrosTextes #auteur #ecriture #poétesse #littérature

  6. Un autre #VendrediLecture cette semaine (après plusieurs semaines sans, je me rattrape) : "Notre Sœur Rabat-joie" d'Ama Ata Aidoo. Un livre paru en 1977, que les éditions Ròt-Bò-Krik proposent pour la première fois en français - avec une traduction de Patricia Houéfa Grange et Guillaume Cingal.

    Raconté du point de vue d'une jeune ghanéenne découvrant l'Europe des années 1960-70, c'est un court livre, très riche, à la fois récit initiatique et de voyage, texte de dénonciation et de résistance. L'autrice capture une époque, en une série de portraits se reflétant les uns aux autres, arrêtant le regard de Sissie aussi bien sur les ancien·nes colonisé·es que sur les ancien·nes colonisateur·ices. Car, dans tous les contextes où elle évolue, Sissie détonne, figure "rabat-joie" qui observe sans complaisance ce qui l'entoure.

    Autour d'elle, l'autrice construit un texte hybride, où s'entremêlent prose poétique, monologue et genre épistolaire. L'ensemble se lit d'une traite, porté par une plume percutante, ironique et caustique. C'est un roman afroféministe et anticolonial qui met à l'ordre du jour, à l'époque de son écriture comme lorsqu'on le lit aujourd'hui, la nécessité d'une décolonisation réelle, contre la colonialité persistant sur le continent africain comme en Europe.

    Bref, un livre incisif, emblématique d'une époque, avec une résonance décoloniale et féministe toujours actuelle, à mettre entre toutes les mains (j'ai commencé à l'offrir à des amies qui ont leur anniversaire cet été :) ).

    #MastoLivre #RotBoKrik #Makassar #Lecture #LitteratureAfricaine #Poésie #Poétesse

  7. Un autre #VendrediLecture cette semaine (après plusieurs semaines sans, je me rattrape) : "Notre Sœur Rabat-joie" d'Ama Ata Aidoo. Un livre paru en 1977, que les éditions Ròt-Bò-Krik proposent pour la première fois en français - avec une traduction de Patricia Houéfa Grange et Guillaume Cingal.

    Raconté du point de vue d'une jeune ghanéenne découvrant l'Europe des années 1960-70, c'est un court livre, très riche, à la fois récit initiatique et de voyage, texte de dénonciation et de résistance. L'autrice capture une époque, en une série de portraits se reflétant les uns aux autres, arrêtant le regard de Sissie aussi bien sur les ancien·nes colonisé·es que sur les ancien·nes colonisateur·ices. Car, dans tous les contextes où elle évolue, Sissie détonne, figure "rabat-joie" qui observe sans complaisance ce qui l'entoure.

    Autour d'elle, l'autrice construit un texte hybride, où s'entremêlent prose poétique, monologue et genre épistolaire. L'ensemble se lit d'une traite, porté par une plume percutante, ironique et caustique. C'est un roman afroféministe et anticolonial qui met à l'ordre du jour, à l'époque de son écriture comme lorsqu'on le lit aujourd'hui, la nécessité d'une décolonisation réelle, contre la colonialité persistant sur le continent africain comme en Europe.

    Bref, un livre incisif, emblématique d'une époque, avec une résonance décoloniale et féministe toujours actuelle, à mettre entre toutes les mains (j'ai commencé à l'offrir à des amies qui ont leur anniversaire cet été :) ).

    #MastoLivre #RotBoKrik #Makassar #Lecture #LitteratureAfricaine #Poésie #Poétesse

  8. Un autre #VendrediLecture cette semaine (après plusieurs semaines sans, je me rattrape) : "Notre Sœur Rabat-joie" d'Ama Ata Aidoo. Un livre paru en 1977, que les éditions Ròt-Bò-Krik proposent pour la première fois en français - avec une traduction de Patricia Houéfa Grange et Guillaume Cingal.

    Raconté du point de vue d'une jeune ghanéenne découvrant l'Europe des années 1960-70, c'est un court livre, très riche, à la fois récit initiatique et de voyage, texte de dénonciation et de résistance. L'autrice capture une époque, en une série de portraits se reflétant les uns aux autres, arrêtant le regard de Sissie aussi bien sur les ancien·nes colonisé·es que sur les ancien·nes colonisateur·ices. Car, dans tous les contextes où elle évolue, Sissie détonne, figure "rabat-joie" qui observe sans complaisance ce qui l'entoure.

    Autour d'elle, l'autrice construit un texte hybride, où s'entremêlent prose poétique, monologue et genre épistolaire. L'ensemble se lit d'une traite, porté par une plume percutante, ironique et caustique. C'est un roman afroféministe et anticolonial qui met à l'ordre du jour, à l'époque de son écriture comme lorsqu'on le lit aujourd'hui, la nécessité d'une décolonisation réelle, contre la colonialité persistant sur le continent africain comme en Europe.

    Bref, un livre incisif, emblématique d'une époque, avec une résonance décoloniale et féministe toujours actuelle, à mettre entre toutes les mains (j'ai commencé à l'offrir à des amies qui ont leur anniversaire cet été :) ).

    #MastoLivre #RotBoKrik #Makassar #Lecture #LitteratureAfricaine #Poésie #Poétesse

  9. Un autre #VendrediLecture cette semaine (après plusieurs semaines sans, je me rattrape) : "Notre Sœur Rabat-joie" d'Ama Ata Aidoo. Un livre paru en 1977, que les éditions Ròt-Bò-Krik proposent pour la première fois en français - avec une traduction de Patricia Houéfa Grange et Guillaume Cingal.

    Raconté du point de vue d'une jeune ghanéenne découvrant l'Europe des années 1960-70, c'est un court livre, très riche, à la fois récit initiatique et de voyage, texte de dénonciation et de résistance. L'autrice capture une époque, en une série de portraits se reflétant les uns aux autres, arrêtant le regard de Sissie aussi bien sur les ancien·nes colonisé·es que sur les ancien·nes colonisateur·ices. Car, dans tous les contextes où elle évolue, Sissie détonne, figure "rabat-joie" qui observe sans complaisance ce qui l'entoure.

    Autour d'elle, l'autrice construit un texte hybride, où s'entremêlent prose poétique, monologue et genre épistolaire. L'ensemble se lit d'une traite, porté par une plume percutante, ironique et caustique. C'est un roman afroféministe et anticolonial qui met à l'ordre du jour, à l'époque de son écriture comme lorsqu'on le lit aujourd'hui, la nécessité d'une décolonisation réelle, contre la colonialité persistant sur le continent africain comme en Europe.

    Bref, un livre incisif, emblématique d'une époque, avec une résonance décoloniale et féministe toujours actuelle, à mettre entre toutes les mains (j'ai commencé à l'offrir à des amies qui ont leur anniversaire cet été :) ).

    #MastoLivre #RotBoKrik #Makassar #Lecture #LitteratureAfricaine #Poésie #Poétesse

  10. Un autre #VendrediLecture cette semaine (après plusieurs semaines sans, je me rattrape) : "Notre Sœur Rabat-joie" d'Ama Ata Aidoo. Un livre paru en 1977, que les éditions Ròt-Bò-Krik proposent pour la première fois en français - avec une traduction de Patricia Houéfa Grange et Guillaume Cingal.

    Raconté du point de vue d'une jeune ghanéenne découvrant l'Europe des années 1960-70, c'est un court livre, très riche, à la fois récit initiatique et de voyage, texte de dénonciation et de résistance. L'autrice capture une époque, en une série de portraits se reflétant les uns aux autres, arrêtant le regard de Sissie aussi bien sur les ancien·nes colonisé·es que sur les ancien·nes colonisateur·ices. Car, dans tous les contextes où elle évolue, Sissie détonne, figure "rabat-joie" qui observe sans complaisance ce qui l'entoure.

    Autour d'elle, l'autrice construit un texte hybride, où s'entremêlent prose poétique, monologue et genre épistolaire. L'ensemble se lit d'une traite, porté par une plume percutante, ironique et caustique. C'est un roman afroféministe et anticolonial qui met à l'ordre du jour, à l'époque de son écriture comme lorsqu'on le lit aujourd'hui, la nécessité d'une décolonisation réelle, contre la colonialité persistant sur le continent africain comme en Europe.

    Bref, un livre incisif, emblématique d'une époque, avec une résonance décoloniale et féministe toujours actuelle, à mettre entre toutes les mains (j'ai commencé à l'offrir à des amies qui ont leur anniversaire cet été :) ).

    #MastoLivre #RotBoKrik #Makassar #Lecture #LitteratureAfricaine #Poésie #Poétesse

  11. #Poésie du week-end : "Un soupçon de crachat", de Pat Parker (trad. par Noémie Grunenwald). Des poèmes, écrits dans les années 70 et 80, que portent et traversent luttes et colères, mais aussi tendresse et amour. Une poésie qui se déclame et marque, au fil d'un recueil où intime et politique sont profondément entremêlés.

    Le livre est publié par les éditions Hystériques & AssociéEs qui sont concernées -comme beaucoup d'autres- par le risque de faillite de leur distributeur : blogs.mediapart.fr/les-invite-

    Un extrait (et quelques autres poèmes en photos) :

    les chaînes sont là
    sans métal - sans bruit
    les chaines de l'ignorance & de la peur
    les chaînes sont là - provoquent douleurs
    et peines

    comment briser ces chaines
    vers qui ou quoi
    diriger la peine
    Noir·e - blanc·he
    mère - père
    soeur - frère
    hétéro - homo

    comment briser ces chaines
    faire cesser la peine
    chez qui - trouver le visible
    que dois-je faire - pour être libre

    soeurs - comment briser vos chaines
    frères - comment briser vos chaines
    mères - comment briser vos chaines
    pères - comment briser vos chaines

    Je ne veux pas tuer -
    pas faire de mal -
    ni causer de peine

    mais comment -
    autrement - briser vos chaines

    Une présentation du recueil par là : hysteriquesetassociees.org/202

    #MastoLivre #Poème #Poétesse #Lecture

  12. #Poésie du week-end : "Un soupçon de crachat", de Pat Parker (trad. par Noémie Grunenwald). Des poèmes, écrits dans les années 70 et 80, que portent et traversent luttes et colères, mais aussi tendresse et amour. Une poésie qui se déclame et marque, au fil d'un recueil où intime et politique sont profondément entremêlés.

    Le livre est publié par les éditions Hystériques & AssociéEs qui sont concernées -comme beaucoup d'autres- par le risque de faillite de leur distributeur : blogs.mediapart.fr/les-invite-

    Un extrait (et quelques autres poèmes en photos) :

    les chaînes sont là
    sans métal - sans bruit
    les chaines de l'ignorance & de la peur
    les chaînes sont là - provoquent douleurs
    et peines

    comment briser ces chaines
    vers qui ou quoi
    diriger la peine
    Noir·e - blanc·he
    mère - père
    soeur - frère
    hétéro - homo

    comment briser ces chaines
    faire cesser la peine
    chez qui - trouver le visible
    que dois-je faire - pour être libre

    soeurs - comment briser vos chaines
    frères - comment briser vos chaines
    mères - comment briser vos chaines
    pères - comment briser vos chaines

    Je ne veux pas tuer -
    pas faire de mal -
    ni causer de peine

    mais comment -
    autrement - briser vos chaines

    Une présentation du recueil par là : hysteriquesetassociees.org/202

    #MastoLivre #Poème #Poétesse #Lecture

  13. #Poésie du week-end : "Un soupçon de crachat", de Pat Parker (trad. par Noémie Grunenwald). Des poèmes, écrits dans les années 70 et 80, que portent et traversent luttes et colères, mais aussi tendresse et amour. Une poésie qui se déclame et marque, au fil d'un recueil où intime et politique sont profondément entremêlés.

    Le livre est publié par les éditions Hystériques & AssociéEs qui sont concernées -comme beaucoup d'autres- par le risque de faillite de leur distributeur : blogs.mediapart.fr/les-invite-

    Un extrait (et quelques autres poèmes en photos) :

    les chaînes sont là
    sans métal - sans bruit
    les chaines de l'ignorance & de la peur
    les chaînes sont là - provoquent douleurs
    et peines

    comment briser ces chaines
    vers qui ou quoi
    diriger la peine
    Noir·e - blanc·he
    mère - père
    soeur - frère
    hétéro - homo

    comment briser ces chaines
    faire cesser la peine
    chez qui - trouver le visible
    que dois-je faire - pour être libre

    soeurs - comment briser vos chaines
    frères - comment briser vos chaines
    mères - comment briser vos chaines
    pères - comment briser vos chaines

    Je ne veux pas tuer -
    pas faire de mal -
    ni causer de peine

    mais comment -
    autrement - briser vos chaines

    Une présentation du recueil par là : hysteriquesetassociees.org/202

    #MastoLivre #Poème #Poétesse #Lecture

  14. #Poésie du week-end : "Un soupçon de crachat", de Pat Parker (trad. par Noémie Grunenwald). Des poèmes, écrits dans les années 70 et 80, que portent et traversent luttes et colères, mais aussi tendresse et amour. Une poésie qui se déclame et marque, au fil d'un recueil où intime et politique sont profondément entremêlés.

    Le livre est publié par les éditions Hystériques & AssociéEs qui sont concernées -comme beaucoup d'autres- par le risque de faillite de leur distributeur : blogs.mediapart.fr/les-invite-

    Un extrait (et quelques autres poèmes en photos) :

    les chaînes sont là
    sans métal - sans bruit
    les chaines de l'ignorance & de la peur
    les chaînes sont là - provoquent douleurs
    et peines

    comment briser ces chaines
    vers qui ou quoi
    diriger la peine
    Noir·e - blanc·he
    mère - père
    soeur - frère
    hétéro - homo

    comment briser ces chaines
    faire cesser la peine
    chez qui - trouver le visible
    que dois-je faire - pour être libre

    soeurs - comment briser vos chaines
    frères - comment briser vos chaines
    mères - comment briser vos chaines
    pères - comment briser vos chaines

    Je ne veux pas tuer -
    pas faire de mal -
    ni causer de peine

    mais comment -
    autrement - briser vos chaines

    Une présentation du recueil par là : hysteriquesetassociees.org/202

    #MastoLivre #Poème #Poétesse #Lecture

  15. #Poésie du week-end : "Un soupçon de crachat", de Pat Parker (trad. par Noémie Grunenwald). Des poèmes, écrits dans les années 70 et 80, que portent et traversent luttes et colères, mais aussi tendresse et amour. Une poésie qui se déclame et marque, au fil d'un recueil où intime et politique sont profondément entremêlés.

    Le livre est publié par les éditions Hystériques & AssociéEs qui sont concernées -comme beaucoup d'autres- par le risque de faillite de leur distributeur : blogs.mediapart.fr/les-invite-

    Un extrait (et quelques autres poèmes en photos) :

    les chaînes sont là
    sans métal - sans bruit
    les chaines de l'ignorance & de la peur
    les chaînes sont là - provoquent douleurs
    et peines

    comment briser ces chaines
    vers qui ou quoi
    diriger la peine
    Noir·e - blanc·he
    mère - père
    soeur - frère
    hétéro - homo

    comment briser ces chaines
    faire cesser la peine
    chez qui - trouver le visible
    que dois-je faire - pour être libre

    soeurs - comment briser vos chaines
    frères - comment briser vos chaines
    mères - comment briser vos chaines
    pères - comment briser vos chaines

    Je ne veux pas tuer -
    pas faire de mal -
    ni causer de peine

    mais comment -
    autrement - briser vos chaines

    Une présentation du recueil par là : hysteriquesetassociees.org/202

    #MastoLivre #Poème #Poétesse #Lecture

  16. Poésie du week-end : "Danser jusqu'à soi", de Coline Pierré. C'est un recueil dans lequel l'autrice parle de rapport au corps et de danse sous un angle politique. Il est question de réappropriation de soi et d'émancipation, contre le poids du regard des autres, contre les injonctions patriarcales intériorisées. L'autrice partage, de façon intime et sensible, une trajectoire personnelle : elle explore sa corporéité et s'attache à mettre en lumière ce que peut signifier le fait de se mouvoir, individuellement comme collectivement.

    Un extrait (+ quelques poèmes en photos) :

    "longtemps je me suis cherché
    un corps où habiter
    un corps avec de grandes pièces
    beaucoup de lumière et une vue sur la mer
    des murs colorés une belle bibliothèque
    des espaces modulables et un canapé en velours
    ni trop dur
    ni trop mou

    je voulais un corps accueillant un corps évident
    le genre dont on dit dès qu'on en passe la porte
    'qu'est-ce qu'on est bien chez toi
    c'est si douillet ton corps'
    je croyais désirer un corps où me sentir à la maison
    mais ce que je cherchais en vérité
    c'était un corps qui correspondait
    à l'idée qu'on m'a transmise d'un corps
    à l'idée que les autres se font
    d'un corps de femme de fille de mère
    un corps docile
    qui se plie quand on lui demande de se plier
    qui s'ouvre quand on veut qu'il s'ouvre
    qui pousse quand on lui intime de pousser
    qui se tait et qui sourit
    un corps qu'on peut ranger dans un coin
    et exhiber quand on en a besoin
    un corps léger discret bien élevé
    un corps si obéissant
    qu'il en oublie
    qu'il est un corps"

    #MastoLivre #Poésie #Poème #Poétesse #Lecture

  17. Poésie du week-end : "Danser jusqu'à soi", de Coline Pierré. C'est un recueil dans lequel l'autrice parle de rapport au corps et de danse sous un angle politique. Il est question de réappropriation de soi et d'émancipation, contre le poids du regard des autres, contre les injonctions patriarcales intériorisées. L'autrice partage, de façon intime et sensible, une trajectoire personnelle : elle explore sa corporéité et s'attache à mettre en lumière ce que peut signifier le fait de se mouvoir, individuellement comme collectivement.

    Un extrait (+ quelques poèmes en photos) :

    "longtemps je me suis cherché
    un corps où habiter
    un corps avec de grandes pièces
    beaucoup de lumière et une vue sur la mer
    des murs colorés une belle bibliothèque
    des espaces modulables et un canapé en velours
    ni trop dur
    ni trop mou

    je voulais un corps accueillant un corps évident
    le genre dont on dit dès qu'on en passe la porte
    'qu'est-ce qu'on est bien chez toi
    c'est si douillet ton corps'
    je croyais désirer un corps où me sentir à la maison
    mais ce que je cherchais en vérité
    c'était un corps qui correspondait
    à l'idée qu'on m'a transmise d'un corps
    à l'idée que les autres se font
    d'un corps de femme de fille de mère
    un corps docile
    qui se plie quand on lui demande de se plier
    qui s'ouvre quand on veut qu'il s'ouvre
    qui pousse quand on lui intime de pousser
    qui se tait et qui sourit
    un corps qu'on peut ranger dans un coin
    et exhiber quand on en a besoin
    un corps léger discret bien élevé
    un corps si obéissant
    qu'il en oublie
    qu'il est un corps"

    #MastoLivre #Poésie #Poème #Poétesse #Lecture

  18. Poésie du week-end : "Danser jusqu'à soi", de Coline Pierré. C'est un recueil dans lequel l'autrice parle de rapport au corps et de danse sous un angle politique. Il est question de réappropriation de soi et d'émancipation, contre le poids du regard des autres, contre les injonctions patriarcales intériorisées. L'autrice partage, de façon intime et sensible, une trajectoire personnelle : elle explore sa corporéité et s'attache à mettre en lumière ce que peut signifier le fait de se mouvoir, individuellement comme collectivement.

    Un extrait (+ quelques poèmes en photos) :

    "longtemps je me suis cherché
    un corps où habiter
    un corps avec de grandes pièces
    beaucoup de lumière et une vue sur la mer
    des murs colorés une belle bibliothèque
    des espaces modulables et un canapé en velours
    ni trop dur
    ni trop mou

    je voulais un corps accueillant un corps évident
    le genre dont on dit dès qu'on en passe la porte
    'qu'est-ce qu'on est bien chez toi
    c'est si douillet ton corps'
    je croyais désirer un corps où me sentir à la maison
    mais ce que je cherchais en vérité
    c'était un corps qui correspondait
    à l'idée qu'on m'a transmise d'un corps
    à l'idée que les autres se font
    d'un corps de femme de fille de mère
    un corps docile
    qui se plie quand on lui demande de se plier
    qui s'ouvre quand on veut qu'il s'ouvre
    qui pousse quand on lui intime de pousser
    qui se tait et qui sourit
    un corps qu'on peut ranger dans un coin
    et exhiber quand on en a besoin
    un corps léger discret bien élevé
    un corps si obéissant
    qu'il en oublie
    qu'il est un corps"

    #MastoLivre #Poésie #Poème #Poétesse #Lecture

  19. Poésie du week-end : "Danser jusqu'à soi", de Coline Pierré. C'est un recueil dans lequel l'autrice parle de rapport au corps et de danse sous un angle politique. Il est question de réappropriation de soi et d'émancipation, contre le poids du regard des autres, contre les injonctions patriarcales intériorisées. L'autrice partage, de façon intime et sensible, une trajectoire personnelle : elle explore sa corporéité et s'attache à mettre en lumière ce que peut signifier le fait de se mouvoir, individuellement comme collectivement.

    Un extrait (+ quelques poèmes en photos) :

    "longtemps je me suis cherché
    un corps où habiter
    un corps avec de grandes pièces
    beaucoup de lumière et une vue sur la mer
    des murs colorés une belle bibliothèque
    des espaces modulables et un canapé en velours
    ni trop dur
    ni trop mou

    je voulais un corps accueillant un corps évident
    le genre dont on dit dès qu'on en passe la porte
    'qu'est-ce qu'on est bien chez toi
    c'est si douillet ton corps'
    je croyais désirer un corps où me sentir à la maison
    mais ce que je cherchais en vérité
    c'était un corps qui correspondait
    à l'idée qu'on m'a transmise d'un corps
    à l'idée que les autres se font
    d'un corps de femme de fille de mère
    un corps docile
    qui se plie quand on lui demande de se plier
    qui s'ouvre quand on veut qu'il s'ouvre
    qui pousse quand on lui intime de pousser
    qui se tait et qui sourit
    un corps qu'on peut ranger dans un coin
    et exhiber quand on en a besoin
    un corps léger discret bien élevé
    un corps si obéissant
    qu'il en oublie
    qu'il est un corps"

    #MastoLivre #Poésie #Poème #Poétesse #Lecture

  20. Poésie du week-end : "Danser jusqu'à soi", de Coline Pierré. C'est un recueil dans lequel l'autrice parle de rapport au corps et de danse sous un angle politique. Il est question de réappropriation de soi et d'émancipation, contre le poids du regard des autres, contre les injonctions patriarcales intériorisées. L'autrice partage, de façon intime et sensible, une trajectoire personnelle : elle explore sa corporéité et s'attache à mettre en lumière ce que peut signifier le fait de se mouvoir, individuellement comme collectivement.

    Un extrait (+ quelques poèmes en photos) :

    "longtemps je me suis cherché
    un corps où habiter
    un corps avec de grandes pièces
    beaucoup de lumière et une vue sur la mer
    des murs colorés une belle bibliothèque
    des espaces modulables et un canapé en velours
    ni trop dur
    ni trop mou

    je voulais un corps accueillant un corps évident
    le genre dont on dit dès qu'on en passe la porte
    'qu'est-ce qu'on est bien chez toi
    c'est si douillet ton corps'
    je croyais désirer un corps où me sentir à la maison
    mais ce que je cherchais en vérité
    c'était un corps qui correspondait
    à l'idée qu'on m'a transmise d'un corps
    à l'idée que les autres se font
    d'un corps de femme de fille de mère
    un corps docile
    qui se plie quand on lui demande de se plier
    qui s'ouvre quand on veut qu'il s'ouvre
    qui pousse quand on lui intime de pousser
    qui se tait et qui sourit
    un corps qu'on peut ranger dans un coin
    et exhiber quand on en a besoin
    un corps léger discret bien élevé
    un corps si obéissant
    qu'il en oublie
    qu'il est un corps"

    #MastoLivre #Poésie #Poème #Poétesse #Lecture

  21. Il pleut (et on a perdu plus de 10 degrés depuis 17h) ! 🌧️

    Pour reprendre ce poème issu du recueil de Gabrielle Filteau-Chiba lu ce week-end :

    "Exaucées"

    il pleut
    quatre gouttes

    des cordes

    il mouillasse

    il pleut
    à boire debout

    il pleut
    des clous
    à verse
    à siaux

    il pleuvine
    il drache
    il pleut à torrents

    il pleut
    il tombe
    des hallebardes

    ciel ô oui
    on danse sous la pluie

    on pleure de joie
    sous les trombes

    (Une petite parenthèse pour tenir jusqu'à la semaine prochaine...)

    #Poème #Poésie #Poétesse

  22. Il pleut (et on a perdu plus de 10 degrés depuis 17h) ! 🌧️

    Pour reprendre ce poème issu du recueil de Gabrielle Filteau-Chiba lu ce week-end :

    "Exaucées"

    il pleut
    quatre gouttes

    des cordes

    il mouillasse

    il pleut
    à boire debout

    il pleut
    des clous
    à verse
    à siaux

    il pleuvine
    il drache
    il pleut à torrents

    il pleut
    il tombe
    des hallebardes

    ciel ô oui
    on danse sous la pluie

    on pleure de joie
    sous les trombes

    (Une petite parenthèse pour tenir jusqu'à la semaine prochaine...)

    #Poème #Poésie #Poétesse

  23. Il pleut (et on a perdu plus de 10 degrés depuis 17h) ! 🌧️

    Pour reprendre ce poème issu du recueil de Gabrielle Filteau-Chiba lu ce week-end :

    "Exaucées"

    il pleut
    quatre gouttes

    des cordes

    il mouillasse

    il pleut
    à boire debout

    il pleut
    des clous
    à verse
    à siaux

    il pleuvine
    il drache
    il pleut à torrents

    il pleut
    il tombe
    des hallebardes

    ciel ô oui
    on danse sous la pluie

    on pleure de joie
    sous les trombes

    (Une petite parenthèse pour tenir jusqu'à la semaine prochaine...)

    #Poème #Poésie #Poétesse

  24. Il pleut (et on a perdu plus de 10 degrés depuis 17h) ! 🌧️

    Pour reprendre ce poème issu du recueil de Gabrielle Filteau-Chiba lu ce week-end :

    "Exaucées"

    il pleut
    quatre gouttes

    des cordes

    il mouillasse

    il pleut
    à boire debout

    il pleut
    des clous
    à verse
    à siaux

    il pleuvine
    il drache
    il pleut à torrents

    il pleut
    il tombe
    des hallebardes

    ciel ô oui
    on danse sous la pluie

    on pleure de joie
    sous les trombes

    (Une petite parenthèse pour tenir jusqu'à la semaine prochaine...)

    #Poème #Poésie #Poétesse

  25. Il pleut (et on a perdu plus de 10 degrés depuis 17h) ! 🌧️

    Pour reprendre ce poème issu du recueil de Gabrielle Filteau-Chiba lu ce week-end :

    "Exaucées"

    il pleut
    quatre gouttes

    des cordes

    il mouillasse

    il pleut
    à boire debout

    il pleut
    des clous
    à verse
    à siaux

    il pleuvine
    il drache
    il pleut à torrents

    il pleut
    il tombe
    des hallebardes

    ciel ô oui
    on danse sous la pluie

    on pleure de joie
    sous les trombes

    (Une petite parenthèse pour tenir jusqu'à la semaine prochaine...)

    #Poème #Poésie #Poétesse

  26. “cosmopolitismo femminile plurale”, a cura di giulia tellini, diego salvadori, salomé vuelta garcìa

    Affrontare il tema del cosmopolitismo al femminile significa parlare di donne che per i motivi più vari hanno vissuto in più luoghi, che hanno scelto come loro patria d’elezione il mondo intero, che hanno sviluppato uno sguardo multi-prospettico e trans-nazionale su una pluralità di questioni. Si tratta di poetesse, drammaturghe, pubbliciste, pedagogiste, dottoresse, scienziate, saggiste, filosofe, che, fra l’Otto e il Novecento, sono riuscite non solo a integrarsi in un paese diverso rispetto a quello d’origine (sia in quanto donne, sia in quanto straniere), ma anche a studiare, a lavorare, a combattere contro le dittature e gli integralismi, a far ascoltare forte e chiara la propria voce di libertà e di rivolta.

    #AdaMilani #AmeliaPincherleRosselli #AngelicaPalli #AriannaFiore #ÁgnesHeller #CamillaBencini #cosmopolitismo #CosmopolitismoFemminilePlurale #criticaLetteraria #DiegoSalvadori #divorzio #donne #donneScrittrici #dottoresse #drammaturghe #dualismi #ElenaRaffalovichComparetti #emancipazione #filosofe #filosofia #FiorenzaToccafondi #Firenze #GeneraciónDel27 #GiovannaAmato #GiuliaTellini #IdolinaLandolfi #letteratura #LucíaSánchezSaornilb #MarcoCiardi #MariaJuditeDeCarvalho #MichelaGraziani #NinaOlivettiModona #Novecento #OleksandraRekutLiberatore #Ottocento #ParigiFinDeSiècle #pedagogia #pedagogiste #peerReview #poesia #poete #poetesse #pubbliciste #riviste #RomanceroDeMujeresLibres #saggiste #SaloméVueltaGarcía #SchizziParigini #scienza #scienziate #scrittrici #SEF #SefEditrice #SocietàEditriceFiorentina #societàPortoghese #StudiERicercheDelDipartimentoDiLettereEFilosofia #teatro #ucroniaEmancipazionista #UniversitàDiFirenze
  27. “cosmopolitismo femminile plurale”, a cura di giulia tellini, diego salvadori, salomé vuelta garcìa

    Affrontare il tema del cosmopolitismo al femminile significa parlare di donne che per i motivi più vari hanno vissuto in più luoghi, che hanno scelto come loro patria d’elezione il mondo intero, che hanno sviluppato uno sguardo multi-prospettico e trans-nazionale su una pluralità di questioni. Si tratta di poetesse, drammaturghe, pubbliciste, pedagogiste, dottoresse, scienziate, saggiste, filosofe, che, fra l’Otto e il Novecento, sono riuscite non solo a integrarsi in un paese diverso rispetto a quello d’origine (sia in quanto donne, sia in quanto straniere), ma anche a studiare, a lavorare, a combattere contro le dittature e gli integralismi, a far ascoltare forte e chiara la propria voce di libertà e di rivolta.

    #AdaMilani #AmeliaPincherleRosselli #AngelicaPalli #AriannaFiore #ÁgnesHeller #CamillaBencini #cosmopolitismo #CosmopolitismoFemminilePlurale #criticaLetteraria #DiegoSalvadori #divorzio #donne #donneScrittrici #dottoresse #drammaturghe #dualismi #ElenaRaffalovichComparetti #emancipazione #filosofe #filosofia #FiorenzaToccafondi #Firenze #GeneraciónDel27 #GiovannaAmato #GiuliaTellini #IdolinaLandolfi #letteratura #LucíaSánchezSaornilb #MarcoCiardi #MariaJuditeDeCarvalho #MichelaGraziani #NinaOlivettiModona #Novecento #OleksandraRekutLiberatore #Ottocento #ParigiFinDeSiècle #pedagogia #pedagogiste #peerReview #poesia #poete #poetesse #pubbliciste #riviste #RomanceroDeMujeresLibres #saggiste #SaloméVueltaGarcía #SchizziParigini #scienza #scienziate #scrittrici #SEF #SefEditrice #SocietàEditriceFiorentina #societàPortoghese #StudiERicercheDelDipartimentoDiLettereEFilosofia #teatro #ucroniaEmancipazionista #UniversitàDiFirenze
  28. Poésie du soir : "La robe en feu" de Gabrielle Filteau-Chiba. Un recueil dans lequel on retrouve l'écoféminisme de l'autrice, avec une plume pleine d'engagement et de sensibilité. Il y a bien des passages qui m'ont donné envie de les lire et de les relire, assise dans un coin de forêt :) (Et ce, même si -comme dans d'autres de ses textes- je n'adhère pas à toutes les dynamiques de l'autrice.)

    Un extrait, avec le poème "Minuit" :

    La lune veille
    Tel un oeil sans paupière
    bordant le ruisseau demeuré anonyme

    sous les bouleaux
    les feuilles abrillent mirifiquement
    le tapis d’aiguilles

    ma galerie est un privilège
    sur tant de perchoirs

    hiboux tourterelles tristes
    symphonie du soir

    j'écoute le néant
    l'engoulevent bois-pourri
    les bourrasques humides

    Souris à la nuit

    (Quelques photos poétiques complémentaires ci-dessous ;) )

    #Poésie #Poétesse #Poème #MastoLivre

  29. Poésie du soir : "La robe en feu" de Gabrielle Filteau-Chiba. Un recueil dans lequel on retrouve l'écoféminisme de l'autrice, avec une plume pleine d'engagement et de sensibilité. Il y a bien des passages qui m'ont donné envie de les lire et de les relire, assise dans un coin de forêt :) (Et ce, même si -comme dans d'autres de ses textes- je n'adhère pas à toutes les dynamiques de l'autrice.)

    Un extrait, avec le poème "Minuit" :

    La lune veille
    Tel un oeil sans paupière
    bordant le ruisseau demeuré anonyme

    sous les bouleaux
    les feuilles abrillent mirifiquement
    le tapis d’aiguilles

    ma galerie est un privilège
    sur tant de perchoirs

    hiboux tourterelles tristes
    symphonie du soir

    j'écoute le néant
    l'engoulevent bois-pourri
    les bourrasques humides

    Souris à la nuit

    (Quelques photos poétiques complémentaires ci-dessous ;) )

    #Poésie #Poétesse #Poème #MastoLivre

  30. Poésie du soir : "La robe en feu" de Gabrielle Filteau-Chiba. Un recueil dans lequel on retrouve l'écoféminisme de l'autrice, avec une plume pleine d'engagement et de sensibilité. Il y a bien des passages qui m'ont donné envie de les lire et de les relire, assise dans un coin de forêt :) (Et ce, même si -comme dans d'autres de ses textes- je n'adhère pas à toutes les dynamiques de l'autrice.)

    Un extrait, avec le poème "Minuit" :

    La lune veille
    Tel un oeil sans paupière
    bordant le ruisseau demeuré anonyme

    sous les bouleaux
    les feuilles abrillent mirifiquement
    le tapis d’aiguilles

    ma galerie est un privilège
    sur tant de perchoirs

    hiboux tourterelles tristes
    symphonie du soir

    j'écoute le néant
    l'engoulevent bois-pourri
    les bourrasques humides

    Souris à la nuit

    (Quelques photos poétiques complémentaires ci-dessous ;) )

    #Poésie #Poétesse #Poème #MastoLivre

  31. Poésie du soir : "La robe en feu" de Gabrielle Filteau-Chiba. Un recueil dans lequel on retrouve l'écoféminisme de l'autrice, avec une plume pleine d'engagement et de sensibilité. Il y a bien des passages qui m'ont donné envie de les lire et de les relire, assise dans un coin de forêt :) (Et ce, même si -comme dans d'autres de ses textes- je n'adhère pas à toutes les dynamiques de l'autrice.)

    Un extrait, avec le poème "Minuit" :

    La lune veille
    Tel un oeil sans paupière
    bordant le ruisseau demeuré anonyme

    sous les bouleaux
    les feuilles abrillent mirifiquement
    le tapis d’aiguilles

    ma galerie est un privilège
    sur tant de perchoirs

    hiboux tourterelles tristes
    symphonie du soir

    j'écoute le néant
    l'engoulevent bois-pourri
    les bourrasques humides

    Souris à la nuit

    (Quelques photos poétiques complémentaires ci-dessous ;) )

    #Poésie #Poétesse #Poème #MastoLivre

  32. Poésie du soir : "La robe en feu" de Gabrielle Filteau-Chiba. Un recueil dans lequel on retrouve l'écoféminisme de l'autrice, avec une plume pleine d'engagement et de sensibilité. Il y a bien des passages qui m'ont donné envie de les lire et de les relire, assise dans un coin de forêt :) (Et ce, même si -comme dans d'autres de ses textes- je n'adhère pas à toutes les dynamiques de l'autrice.)

    Un extrait, avec le poème "Minuit" :

    La lune veille
    Tel un oeil sans paupière
    bordant le ruisseau demeuré anonyme

    sous les bouleaux
    les feuilles abrillent mirifiquement
    le tapis d’aiguilles

    ma galerie est un privilège
    sur tant de perchoirs

    hiboux tourterelles tristes
    symphonie du soir

    j'écoute le néant
    l'engoulevent bois-pourri
    les bourrasques humides

    Souris à la nuit

    (Quelques photos poétiques complémentaires ci-dessous ;) )

    #Poésie #Poétesse #Poème #MastoLivre

  33. Une lecture du week-end : "Les métamorphoses d'Ovida Delect", de Camille Paix. Une "enquête poétique" (pour reprendre le sous-titre) dans laquelle la journaliste nous entraîne dans ses efforts pour retracer et comprendre la vie d'Ovida Delect. Elle le fait après avoir découvert son nom sur la plaque d'une petite place parisienne, où elle est qualifiée de "Résistante, Déportée, Poétesse".

    Au fil des archives médiatiques et personnelles consultées, des témoignages de celleux qui l'ont connue, mais aussi des textes qu'a laissés l'autrice (publiés ou non), Camille Paix retrace une trajectoire intime et littéraire, militante et marquée par l'Histoire : celle d'une femme trans qui a traversé une bonne partie du XXe siècle en France (née en 1926 et décédée en 1996).

    C'est un texte très vivant qui se lit d'une traite : la journaliste provoque une rencontre, ravivant la mémoire d'Ovida Delect autant qu'elle donne envie d'en découvrir plus sur ses écrits (qui restent trop brièvement évoqués). Un livre qui touche de plus d'une façon, jusque dans son évocation de la "bataille pour la postérité" menée par Ovida Delect, "pour être reconnue, déjà, mais aussi et surtout pour être reconnue en tant que femme" (p. 175). Au-delà de sa dimension biographique, il invite aussi à se questionner sur les façons de recevoir, depuis le XXIe siècle, la mémoire d'Ovida Delect.

    Une très intéressante découverte ! (Quelques extraits en photos ci-dessous)

    #MastoLivre #Lecture #Poésie #Poétesse

  34. Une lecture du week-end : "Les métamorphoses d'Ovida Delect", de Camille Paix. Une "enquête poétique" (pour reprendre le sous-titre) dans laquelle la journaliste nous entraîne dans ses efforts pour retracer et comprendre la vie d'Ovida Delect. Elle le fait après avoir découvert son nom sur la plaque d'une petite place parisienne, où elle est qualifiée de "Résistante, Déportée, Poétesse".

    Au fil des archives médiatiques et personnelles consultées, des témoignages de celleux qui l'ont connue, mais aussi des textes qu'a laissés l'autrice (publiés ou non), Camille Paix retrace une trajectoire intime et littéraire, militante et marquée par l'Histoire : celle d'une femme trans qui a traversé une bonne partie du XXe siècle en France (née en 1926 et décédée en 1996).

    C'est un texte très vivant qui se lit d'une traite : la journaliste provoque une rencontre, ravivant la mémoire d'Ovida Delect autant qu'elle donne envie d'en découvrir plus sur ses écrits (qui restent trop brièvement évoqués). Un livre qui touche de plus d'une façon, jusque dans son évocation de la "bataille pour la postérité" menée par Ovida Delect, "pour être reconnue, déjà, mais aussi et surtout pour être reconnue en tant que femme" (p. 175). Au-delà de sa dimension biographique, il invite aussi à se questionner sur les façons de recevoir, depuis le XXIe siècle, la mémoire d'Ovida Delect.

    Une très intéressante découverte ! (Quelques extraits en photos ci-dessous)

    #MastoLivre #Lecture #Poésie #Poétesse

  35. Une lecture du week-end : "Les métamorphoses d'Ovida Delect", de Camille Paix. Une "enquête poétique" (pour reprendre le sous-titre) dans laquelle la journaliste nous entraîne dans ses efforts pour retracer et comprendre la vie d'Ovida Delect. Elle le fait après avoir découvert son nom sur la plaque d'une petite place parisienne, où elle est qualifiée de "Résistante, Déportée, Poétesse".

    Au fil des archives médiatiques et personnelles consultées, des témoignages de celleux qui l'ont connue, mais aussi des textes qu'a laissés l'autrice (publiés ou non), Camille Paix retrace une trajectoire intime et littéraire, militante et marquée par l'Histoire : celle d'une femme trans qui a traversé une bonne partie du XXe siècle en France (née en 1926 et décédée en 1996).

    C'est un texte très vivant qui se lit d'une traite : la journaliste provoque une rencontre, ravivant la mémoire d'Ovida Delect autant qu'elle donne envie d'en découvrir plus sur ses écrits (qui restent trop brièvement évoqués). Un livre qui touche de plus d'une façon, jusque dans son évocation de la "bataille pour la postérité" menée par Ovida Delect, "pour être reconnue, déjà, mais aussi et surtout pour être reconnue en tant que femme" (p. 175). Au-delà de sa dimension biographique, il invite aussi à se questionner sur les façons de recevoir, depuis le XXIe siècle, la mémoire d'Ovida Delect.

    Une très intéressante découverte ! (Quelques extraits en photos ci-dessous)

    #MastoLivre #Lecture #Poésie #Poétesse

  36. Une lecture du week-end : "Les métamorphoses d'Ovida Delect", de Camille Paix. Une "enquête poétique" (pour reprendre le sous-titre) dans laquelle la journaliste nous entraîne dans ses efforts pour retracer et comprendre la vie d'Ovida Delect. Elle le fait après avoir découvert son nom sur la plaque d'une petite place parisienne, où elle est qualifiée de "Résistante, Déportée, Poétesse".

    Au fil des archives médiatiques et personnelles consultées, des témoignages de celleux qui l'ont connue, mais aussi des textes qu'a laissés l'autrice (publiés ou non), Camille Paix retrace une trajectoire intime et littéraire, militante et marquée par l'Histoire : celle d'une femme trans qui a traversé une bonne partie du XXe siècle en France (née en 1926 et décédée en 1996).

    C'est un texte très vivant qui se lit d'une traite : la journaliste provoque une rencontre, ravivant la mémoire d'Ovida Delect autant qu'elle donne envie d'en découvrir plus sur ses écrits (qui restent trop brièvement évoqués). Un livre qui touche de plus d'une façon, jusque dans son évocation de la "bataille pour la postérité" menée par Ovida Delect, "pour être reconnue, déjà, mais aussi et surtout pour être reconnue en tant que femme" (p. 175). Au-delà de sa dimension biographique, il invite aussi à se questionner sur les façons de recevoir, depuis le XXIe siècle, la mémoire d'Ovida Delect.

    Une très intéressante découverte ! (Quelques extraits en photos ci-dessous)

    #MastoLivre #Lecture #Poésie #Poétesse

  37. Une lecture du week-end : "Les métamorphoses d'Ovida Delect", de Camille Paix. Une "enquête poétique" (pour reprendre le sous-titre) dans laquelle la journaliste nous entraîne dans ses efforts pour retracer et comprendre la vie d'Ovida Delect. Elle le fait après avoir découvert son nom sur la plaque d'une petite place parisienne, où elle est qualifiée de "Résistante, Déportée, Poétesse".

    Au fil des archives médiatiques et personnelles consultées, des témoignages de celleux qui l'ont connue, mais aussi des textes qu'a laissés l'autrice (publiés ou non), Camille Paix retrace une trajectoire intime et littéraire, militante et marquée par l'Histoire : celle d'une femme trans qui a traversé une bonne partie du XXe siècle en France (née en 1926 et décédée en 1996).

    C'est un texte très vivant qui se lit d'une traite : la journaliste provoque une rencontre, ravivant la mémoire d'Ovida Delect autant qu'elle donne envie d'en découvrir plus sur ses écrits (qui restent trop brièvement évoqués). Un livre qui touche de plus d'une façon, jusque dans son évocation de la "bataille pour la postérité" menée par Ovida Delect, "pour être reconnue, déjà, mais aussi et surtout pour être reconnue en tant que femme" (p. 175). Au-delà de sa dimension biographique, il invite aussi à se questionner sur les façons de recevoir, depuis le XXIe siècle, la mémoire d'Ovida Delect.

    Une très intéressante découverte ! (Quelques extraits en photos ci-dessous)

    #MastoLivre #Lecture #Poésie #Poétesse

  38. Une lecture poético-mythologique ce week-end : "Troie", avec un texte de luvan & des illustrations d'Ambre.

    Un court livre qui revisite et ravive le récit de la guerre de Troie. Il est découpé en une suite de séquences : ces instantanés reconvoquent, à travers quelques figures mythiques, les affrontements et les haines qui s'y exprimèrent. Cela donne une poésie âpre et poisseuse, qui prend à la gorge. La prose est particulièrement riche, jouant sur les tonalités, les styles, mais aussi la typographie, pour se réinventer constamment et multiplier les niveaux de lecture tout au long du récit. Le tout est rythmé par des illustrations d'Ambre qui prolongent les ressentis que la lecture fait naître.

    En résumé, un bel "objet livre".

    (Un aperçu avec quelques photos ci-dessous.)

    #MastoLivre #Poésie #Poétesse #Mythologie #Lecture

  39. Une lecture poético-mythologique ce week-end : "Troie", avec un texte de luvan & des illustrations d'Ambre.

    Un court livre qui revisite et ravive le récit de la guerre de Troie. Il est découpé en une suite de séquences : ces instantanés reconvoquent, à travers quelques figures mythiques, les affrontements et les haines qui s'y exprimèrent. Cela donne une poésie âpre et poisseuse, qui prend à la gorge. La prose est particulièrement riche, jouant sur les tonalités, les styles, mais aussi la typographie, pour se réinventer constamment et multiplier les niveaux de lecture tout au long du récit. Le tout est rythmé par des illustrations d'Ambre qui prolongent les ressentis que la lecture fait naître.

    En résumé, un bel "objet livre".

    (Un aperçu avec quelques photos ci-dessous.)

    #MastoLivre #Poésie #Poétesse #Mythologie #Lecture

  40. Une lecture poético-mythologique ce week-end : "Troie", avec un texte de luvan & des illustrations d'Ambre.

    Un court livre qui revisite et ravive le récit de la guerre de Troie. Il est découpé en une suite de séquences : ces instantanés reconvoquent, à travers quelques figures mythiques, les affrontements et les haines qui s'y exprimèrent. Cela donne une poésie âpre et poisseuse, qui prend à la gorge. La prose est particulièrement riche, jouant sur les tonalités, les styles, mais aussi la typographie, pour se réinventer constamment et multiplier les niveaux de lecture tout au long du récit. Le tout est rythmé par des illustrations d'Ambre qui prolongent les ressentis que la lecture fait naître.

    En résumé, un bel "objet livre".

    (Un aperçu avec quelques photos ci-dessous.)

    #MastoLivre #Poésie #Poétesse #Mythologie #Lecture

  41. Une lecture poético-mythologique ce week-end : "Troie", avec un texte de luvan & des illustrations d'Ambre.

    Un court livre qui revisite et ravive le récit de la guerre de Troie. Il est découpé en une suite de séquences : ces instantanés reconvoquent, à travers quelques figures mythiques, les affrontements et les haines qui s'y exprimèrent. Cela donne une poésie âpre et poisseuse, qui prend à la gorge. La prose est particulièrement riche, jouant sur les tonalités, les styles, mais aussi la typographie, pour se réinventer constamment et multiplier les niveaux de lecture tout au long du récit. Le tout est rythmé par des illustrations d'Ambre qui prolongent les ressentis que la lecture fait naître.

    En résumé, un bel "objet livre".

    (Un aperçu avec quelques photos ci-dessous.)

    #MastoLivre #Poésie #Poétesse #Mythologie #Lecture

  42. Une lecture poético-mythologique ce week-end : "Troie", avec un texte de luvan & des illustrations d'Ambre.

    Un court livre qui revisite et ravive le récit de la guerre de Troie. Il est découpé en une suite de séquences : ces instantanés reconvoquent, à travers quelques figures mythiques, les affrontements et les haines qui s'y exprimèrent. Cela donne une poésie âpre et poisseuse, qui prend à la gorge. La prose est particulièrement riche, jouant sur les tonalités, les styles, mais aussi la typographie, pour se réinventer constamment et multiplier les niveaux de lecture tout au long du récit. Le tout est rythmé par des illustrations d'Ambre qui prolongent les ressentis que la lecture fait naître.

    En résumé, un bel "objet livre".

    (Un aperçu avec quelques photos ci-dessous.)

    #MastoLivre #Poésie #Poétesse #Mythologie #Lecture

  43. Lecture/Poésie du soir : "Rendre soin", de Julie Lombe. L'autrice était invitée dans une chouette émission du Book Club il y a quelques semaines, "Qui pour rendre soin à celles et ceux qui prennent soin ?" : radiofrance.fr/franceculture/p Massothérapeute et poétesse, elle explore dans ce recueil les facettes du soin comme métier, mais aussi comme mère. Elle y capture son quotidien, met des mots sur les coûts, les doutes et la fierté qui le rythment, et pointe les rapports de genre et de race qui le traversent. Sa plume porte et marque tout au long du recueil.

    Un extrait de "Poète de salon":

    "Mes grandes paluches sont devenues petites mains.
    Je fais un métier qui semble prêter à sourire.
    Un métier dégradant. Un métier qui fait honte.
    Et puisque tout cela est honteux, alors on peut rapetisser, invisibiliser, exploiter, réifier, mépriser celleux qui exercent ces métiers.
    J'ai trouvé une petite esthéticienne. Ma femme de ménage. La nounou...

    Sur mon tablier comme sur la feuille, j'essuie les hontes.
    Pétrir. Écrire.
    Sans fard.
    Regarder le monde de tout près.
    Tel qu'il est vraiment, sans son maquillage.
    Un monde qui, chaque jour, se ride."

    (Un peu plus en photos ci-dessous)

    #MastoLivre #Poésie #Poétesse #Poème #OndesPubliques #ConseilPodcast

  44. Lecture/Poésie du soir : "Rendre soin", de Julie Lombe. L'autrice était invitée dans une chouette émission du Book Club il y a quelques semaines, "Qui pour rendre soin à celles et ceux qui prennent soin ?" : radiofrance.fr/franceculture/p Massothérapeute et poétesse, elle explore dans ce recueil les facettes du soin comme métier, mais aussi comme mère. Elle y capture son quotidien, met des mots sur les coûts, les doutes et la fierté qui le rythment, et pointe les rapports de genre et de race qui le traversent. Sa plume porte et marque tout au long du recueil.

    Un extrait de "Poète de salon":

    "Mes grandes paluches sont devenues petites mains.
    Je fais un métier qui semble prêter à sourire.
    Un métier dégradant. Un métier qui fait honte.
    Et puisque tout cela est honteux, alors on peut rapetisser, invisibiliser, exploiter, réifier, mépriser celleux qui exercent ces métiers.
    J'ai trouvé une petite esthéticienne. Ma femme de ménage. La nounou...

    Sur mon tablier comme sur la feuille, j'essuie les hontes.
    Pétrir. Écrire.
    Sans fard.
    Regarder le monde de tout près.
    Tel qu'il est vraiment, sans son maquillage.
    Un monde qui, chaque jour, se ride."

    (Un peu plus en photos ci-dessous)

    #MastoLivre #Poésie #Poétesse #Poème #OndesPubliques #ConseilPodcast

  45. Lecture/Poésie du soir : "Rendre soin", de Julie Lombe. L'autrice était invitée dans une chouette émission du Book Club il y a quelques semaines, "Qui pour rendre soin à celles et ceux qui prennent soin ?" : radiofrance.fr/franceculture/p Massothérapeute et poétesse, elle explore dans ce recueil les facettes du soin comme métier, mais aussi comme mère. Elle y capture son quotidien, met des mots sur les coûts, les doutes et la fierté qui le rythment, et pointe les rapports de genre et de race qui le traversent. Sa plume porte et marque tout au long du recueil.

    Un extrait de "Poète de salon":

    "Mes grandes paluches sont devenues petites mains.
    Je fais un métier qui semble prêter à sourire.
    Un métier dégradant. Un métier qui fait honte.
    Et puisque tout cela est honteux, alors on peut rapetisser, invisibiliser, exploiter, réifier, mépriser celleux qui exercent ces métiers.
    J'ai trouvé une petite esthéticienne. Ma femme de ménage. La nounou...

    Sur mon tablier comme sur la feuille, j'essuie les hontes.
    Pétrir. Écrire.
    Sans fard.
    Regarder le monde de tout près.
    Tel qu'il est vraiment, sans son maquillage.
    Un monde qui, chaque jour, se ride."

    (Un peu plus en photos ci-dessous)

    #MastoLivre #Poésie #Poétesse #Poème #OndesPubliques #ConseilPodcast

  46. Lecture/Poésie du soir : "Rendre soin", de Julie Lombe. L'autrice était invitée dans une chouette émission du Book Club il y a quelques semaines, "Qui pour rendre soin à celles et ceux qui prennent soin ?" : radiofrance.fr/franceculture/p Massothérapeute et poétesse, elle explore dans ce recueil les facettes du soin comme métier, mais aussi comme mère. Elle y capture son quotidien, met des mots sur les coûts, les doutes et la fierté qui le rythment, et pointe les rapports de genre et de race qui le traversent. Sa plume porte et marque tout au long du recueil.

    Un extrait de "Poète de salon":

    "Mes grandes paluches sont devenues petites mains.
    Je fais un métier qui semble prêter à sourire.
    Un métier dégradant. Un métier qui fait honte.
    Et puisque tout cela est honteux, alors on peut rapetisser, invisibiliser, exploiter, réifier, mépriser celleux qui exercent ces métiers.
    J'ai trouvé une petite esthéticienne. Ma femme de ménage. La nounou...

    Sur mon tablier comme sur la feuille, j'essuie les hontes.
    Pétrir. Écrire.
    Sans fard.
    Regarder le monde de tout près.
    Tel qu'il est vraiment, sans son maquillage.
    Un monde qui, chaque jour, se ride."

    (Un peu plus en photos ci-dessous)

    #MastoLivre #Poésie #Poétesse #Poème #OndesPubliques #ConseilPodcast

  47. Lecture/Poésie du soir : "Rendre soin", de Julie Lombe. L'autrice était invitée dans une chouette émission du Book Club il y a quelques semaines, "Qui pour rendre soin à celles et ceux qui prennent soin ?" : radiofrance.fr/franceculture/p Massothérapeute et poétesse, elle explore dans ce recueil les facettes du soin comme métier, mais aussi comme mère. Elle y capture son quotidien, met des mots sur les coûts, les doutes et la fierté qui le rythment, et pointe les rapports de genre et de race qui le traversent. Sa plume porte et marque tout au long du recueil.

    Un extrait de "Poète de salon":

    "Mes grandes paluches sont devenues petites mains.
    Je fais un métier qui semble prêter à sourire.
    Un métier dégradant. Un métier qui fait honte.
    Et puisque tout cela est honteux, alors on peut rapetisser, invisibiliser, exploiter, réifier, mépriser celleux qui exercent ces métiers.
    J'ai trouvé une petite esthéticienne. Ma femme de ménage. La nounou...

    Sur mon tablier comme sur la feuille, j'essuie les hontes.
    Pétrir. Écrire.
    Sans fard.
    Regarder le monde de tout près.
    Tel qu'il est vraiment, sans son maquillage.
    Un monde qui, chaque jour, se ride."

    (Un peu plus en photos ci-dessous)

    #MastoLivre #Poésie #Poétesse #Poème #OndesPubliques #ConseilPodcast

  48. Reçu ce jour en SP bien que je ne fasse plus vraiment de note de lecture mais ce livre a pu naître grâce à une amie de plume qui a fait l'intermédiaire entre l'autrice qui est en Iran et l'éditeur français, ce que l'autrice n'aurait pu faire vu les conditions là-bas. Saghi Farahmandpour est née en février 1981 à Téhéran, en Iran. Tout son parcours universitaire a été en langue et littérature française et elle a un doctorat ès lettres françaises. (...). Elle écrit de la poésie en persan et en français ; elle fait également de la traduction, de l’interprétation littéraire et de la peinture. :

    editionsducygne.com/editions-d

    #livre #poesie #poétesse #poete #iran

  49. Un numéro de 'comme nous brûlons' où "des voix plurielles, désaccordées" parlent d'immigration, d'exil, de perte, de dépossession et des façons dont les identités se forgent. Parmi les textes très différents rassemblés, plusieurs poèmes. Dont celui-ci de Camille Chems Bakkali.

    "Chems"

    ma grand-mère comptait les lunes
    sur ses doigts
    la couleur orange du henna
    que je confondais avec de la saleté

    33 fois, elle disait
    Allahu Akbar
    sa langue déjà, un attentat
    un attentat de s'incliner

    à l'aube, elle se levait pour prier fajr
    elle s'inclinait, l'arbre
    lourd de sa fertilité, de ses fruits,
    mais j'avais huit ans et j'étais blanche
    et je ne voyais qu'une vieille femme
    soumise à son hijab et à ses fables

    mes ancêtres chorfa m'ont-ils vue me haïr ?

    [...]

    j'avais dix-neuf ans sur son lit de mort, Allah y ra7ma
    incapable de lui lire une sourate
    il est l'heure de prendre la route

    mon prénom est le signe de l'humiliation
    j'en ai le monde rongé
    il est l'heure de prendre la route

    [...]

    sur le bitume, je jette mon prénom
    et je reprends le sien, Chems
    je ne suis plus qu'un tas de nerfs en furie
    je suis sans langue, sans dieu, sans foi
    et je ne sais pas façonner une harcha de semoule
    je suis nue, libre et triste,
    mais votre existence, mes frères, perfore l'oubli imposé
    il faut continuer la route [...]

    (Poème complet dans les photos ci-dessous)

    #Poésie #Poétesse #Poème #Lecture #Revue

  50. Un numéro de 'comme nous brûlons' où "des voix plurielles, désaccordées" parlent d'immigration, d'exil, de perte, de dépossession et des façons dont les identités se forgent. Parmi les textes très différents rassemblés, plusieurs poèmes. Dont celui-ci de Camille Chems Bakkali.

    "Chems"

    ma grand-mère comptait les lunes
    sur ses doigts
    la couleur orange du henna
    que je confondais avec de la saleté

    33 fois, elle disait
    Allahu Akbar
    sa langue déjà, un attentat
    un attentat de s'incliner

    à l'aube, elle se levait pour prier fajr
    elle s'inclinait, l'arbre
    lourd de sa fertilité, de ses fruits,
    mais j'avais huit ans et j'étais blanche
    et je ne voyais qu'une vieille femme
    soumise à son hijab et à ses fables

    mes ancêtres chorfa m'ont-ils vue me haïr ?

    [...]

    j'avais dix-neuf ans sur son lit de mort, Allah y ra7ma
    incapable de lui lire une sourate
    il est l'heure de prendre la route

    mon prénom est le signe de l'humiliation
    j'en ai le monde rongé
    il est l'heure de prendre la route

    [...]

    sur le bitume, je jette mon prénom
    et je reprends le sien, Chems
    je ne suis plus qu'un tas de nerfs en furie
    je suis sans langue, sans dieu, sans foi
    et je ne sais pas façonner une harcha de semoule
    je suis nue, libre et triste,
    mais votre existence, mes frères, perfore l'oubli imposé
    il faut continuer la route [...]

    (Poème complet dans les photos ci-dessous)

    #Poésie #Poétesse #Poème #Lecture #Revue

  51. Un numéro de 'comme nous brûlons' où "des voix plurielles, désaccordées" parlent d'immigration, d'exil, de perte, de dépossession et des façons dont les identités se forgent. Parmi les textes très différents rassemblés, plusieurs poèmes. Dont celui-ci de Camille Chems Bakkali.

    "Chems"

    ma grand-mère comptait les lunes
    sur ses doigts
    la couleur orange du henna
    que je confondais avec de la saleté

    33 fois, elle disait
    Allahu Akbar
    sa langue déjà, un attentat
    un attentat de s'incliner

    à l'aube, elle se levait pour prier fajr
    elle s'inclinait, l'arbre
    lourd de sa fertilité, de ses fruits,
    mais j'avais huit ans et j'étais blanche
    et je ne voyais qu'une vieille femme
    soumise à son hijab et à ses fables

    mes ancêtres chorfa m'ont-ils vue me haïr ?

    [...]

    j'avais dix-neuf ans sur son lit de mort, Allah y ra7ma
    incapable de lui lire une sourate
    il est l'heure de prendre la route

    mon prénom est le signe de l'humiliation
    j'en ai le monde rongé
    il est l'heure de prendre la route

    [...]

    sur le bitume, je jette mon prénom
    et je reprends le sien, Chems
    je ne suis plus qu'un tas de nerfs en furie
    je suis sans langue, sans dieu, sans foi
    et je ne sais pas façonner une harcha de semoule
    je suis nue, libre et triste,
    mais votre existence, mes frères, perfore l'oubli imposé
    il faut continuer la route [...]

    (Poème complet dans les photos ci-dessous)

    #Poésie #Poétesse #Poème #Lecture #Revue

  52. Un numéro de 'comme nous brûlons' où "des voix plurielles, désaccordées" parlent d'immigration, d'exil, de perte, de dépossession et des façons dont les identités se forgent. Parmi les textes très différents rassemblés, plusieurs poèmes. Dont celui-ci de Camille Chems Bakkali.

    "Chems"

    ma grand-mère comptait les lunes
    sur ses doigts
    la couleur orange du henna
    que je confondais avec de la saleté

    33 fois, elle disait
    Allahu Akbar
    sa langue déjà, un attentat
    un attentat de s'incliner

    à l'aube, elle se levait pour prier fajr
    elle s'inclinait, l'arbre
    lourd de sa fertilité, de ses fruits,
    mais j'avais huit ans et j'étais blanche
    et je ne voyais qu'une vieille femme
    soumise à son hijab et à ses fables

    mes ancêtres chorfa m'ont-ils vue me haïr ?

    [...]

    j'avais dix-neuf ans sur son lit de mort, Allah y ra7ma
    incapable de lui lire une sourate
    il est l'heure de prendre la route

    mon prénom est le signe de l'humiliation
    j'en ai le monde rongé
    il est l'heure de prendre la route

    [...]

    sur le bitume, je jette mon prénom
    et je reprends le sien, Chems
    je ne suis plus qu'un tas de nerfs en furie
    je suis sans langue, sans dieu, sans foi
    et je ne sais pas façonner une harcha de semoule
    je suis nue, libre et triste,
    mais votre existence, mes frères, perfore l'oubli imposé
    il faut continuer la route [...]

    (Poème complet dans les photos ci-dessous)

    #Poésie #Poétesse #Poème #Lecture #Revue

  53. Un numéro de 'comme nous brûlons' où "des voix plurielles, désaccordées" parlent d'immigration, d'exil, de perte, de dépossession et des façons dont les identités se forgent. Parmi les textes très différents rassemblés, plusieurs poèmes. Dont celui-ci de Camille Chems Bakkali.

    "Chems"

    ma grand-mère comptait les lunes
    sur ses doigts
    la couleur orange du henna
    que je confondais avec de la saleté

    33 fois, elle disait
    Allahu Akbar
    sa langue déjà, un attentat
    un attentat de s'incliner

    à l'aube, elle se levait pour prier fajr
    elle s'inclinait, l'arbre
    lourd de sa fertilité, de ses fruits,
    mais j'avais huit ans et j'étais blanche
    et je ne voyais qu'une vieille femme
    soumise à son hijab et à ses fables

    mes ancêtres chorfa m'ont-ils vue me haïr ?

    [...]

    j'avais dix-neuf ans sur son lit de mort, Allah y ra7ma
    incapable de lui lire une sourate
    il est l'heure de prendre la route

    mon prénom est le signe de l'humiliation
    j'en ai le monde rongé
    il est l'heure de prendre la route

    [...]

    sur le bitume, je jette mon prénom
    et je reprends le sien, Chems
    je ne suis plus qu'un tas de nerfs en furie
    je suis sans langue, sans dieu, sans foi
    et je ne sais pas façonner une harcha de semoule
    je suis nue, libre et triste,
    mais votre existence, mes frères, perfore l'oubli imposé
    il faut continuer la route [...]

    (Poème complet dans les photos ci-dessous)

    #Poésie #Poétesse #Poème #Lecture #Revue

  54. Poésie du soir : ce week-end, il a neigé là où nous étions et j'ai replongé dans "La Forêt barbelée", de Gabrielle Filteau-Chiba.
    (Un poème ci-dessous et quelques autres en photos.)

    kintsugi

    j'aime le marin des faïences
    sur les porcelaines crème et blanches
    et les vaisselles les plus polies
    celles dont les fêlures se parent
    des couleurs de mes baies confites

    elles m'apprennent à faire la paix
    à sucrer mes amertumes
    à mettre en lumière
    ces blessures franches
    là où j'ai cédé

    à voir le sourire dans mes rides
    à composer avec les saisons
    à admirer les failles
    les manquements
    avec indulgence

    belle brisée
    recolle tes morceaux
    laque tes plaies
    orne-les des plus douces
    poussières d'or

    #Poésie #Poétesse #Poème #MastoLivre

  55. Poésie du soir : ce week-end, il a neigé là où nous étions et j'ai replongé dans "La Forêt barbelée", de Gabrielle Filteau-Chiba.
    (Un poème ci-dessous et quelques autres en photos.)

    kintsugi

    j'aime le marin des faïences
    sur les porcelaines crème et blanches
    et les vaisselles les plus polies
    celles dont les fêlures se parent
    des couleurs de mes baies confites

    elles m'apprennent à faire la paix
    à sucrer mes amertumes
    à mettre en lumière
    ces blessures franches
    là où j'ai cédé

    à voir le sourire dans mes rides
    à composer avec les saisons
    à admirer les failles
    les manquements
    avec indulgence

    belle brisée
    recolle tes morceaux
    laque tes plaies
    orne-les des plus douces
    poussières d'or

    #Poésie #Poétesse #Poème #MastoLivre