#poetesse — Public Fediverse posts
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Bonjour,
J'ai le plaisir de vous informer de la parution de mon nouveau recueil de poésie en prose, Pas Poésie, aux éditions Gros Textes.
Présentation ici : https://juliette-cortese.fr/wp-content/uploads/2026/07/presentation_JCortese_PasPoesie_noirblanc.pdf
Vous souhaitez le lire ? Plusieurs possibilités : (suite du fil)
#poesie #montpellier #mastolivre #VoixVives #sete #GrosTextes #auteur #ecriture #poétesse #littérature
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Bonjour,
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Bonjour,
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Bonjour,
J'ai le plaisir de vous informer de la parution de mon nouveau recueil de poésie en prose, Pas Poésie, aux éditions Gros Textes.
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Un autre #VendrediLecture cette semaine (après plusieurs semaines sans, je me rattrape) : "Notre Sœur Rabat-joie" d'Ama Ata Aidoo. Un livre paru en 1977, que les éditions Ròt-Bò-Krik proposent pour la première fois en français - avec une traduction de Patricia Houéfa Grange et Guillaume Cingal.
Raconté du point de vue d'une jeune ghanéenne découvrant l'Europe des années 1960-70, c'est un court livre, très riche, à la fois récit initiatique et de voyage, texte de dénonciation et de résistance. L'autrice capture une époque, en une série de portraits se reflétant les uns aux autres, arrêtant le regard de Sissie aussi bien sur les ancien·nes colonisé·es que sur les ancien·nes colonisateur·ices. Car, dans tous les contextes où elle évolue, Sissie détonne, figure "rabat-joie" qui observe sans complaisance ce qui l'entoure.
Autour d'elle, l'autrice construit un texte hybride, où s'entremêlent prose poétique, monologue et genre épistolaire. L'ensemble se lit d'une traite, porté par une plume percutante, ironique et caustique. C'est un roman afroféministe et anticolonial qui met à l'ordre du jour, à l'époque de son écriture comme lorsqu'on le lit aujourd'hui, la nécessité d'une décolonisation réelle, contre la colonialité persistant sur le continent africain comme en Europe.
Bref, un livre incisif, emblématique d'une époque, avec une résonance décoloniale et féministe toujours actuelle, à mettre entre toutes les mains (j'ai commencé à l'offrir à des amies qui ont leur anniversaire cet été :) ).
#MastoLivre #RotBoKrik #Makassar #Lecture #LitteratureAfricaine #Poésie #Poétesse
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Un autre #VendrediLecture cette semaine (après plusieurs semaines sans, je me rattrape) : "Notre Sœur Rabat-joie" d'Ama Ata Aidoo. Un livre paru en 1977, que les éditions Ròt-Bò-Krik proposent pour la première fois en français - avec une traduction de Patricia Houéfa Grange et Guillaume Cingal.
Raconté du point de vue d'une jeune ghanéenne découvrant l'Europe des années 1960-70, c'est un court livre, très riche, à la fois récit initiatique et de voyage, texte de dénonciation et de résistance. L'autrice capture une époque, en une série de portraits se reflétant les uns aux autres, arrêtant le regard de Sissie aussi bien sur les ancien·nes colonisé·es que sur les ancien·nes colonisateur·ices. Car, dans tous les contextes où elle évolue, Sissie détonne, figure "rabat-joie" qui observe sans complaisance ce qui l'entoure.
Autour d'elle, l'autrice construit un texte hybride, où s'entremêlent prose poétique, monologue et genre épistolaire. L'ensemble se lit d'une traite, porté par une plume percutante, ironique et caustique. C'est un roman afroféministe et anticolonial qui met à l'ordre du jour, à l'époque de son écriture comme lorsqu'on le lit aujourd'hui, la nécessité d'une décolonisation réelle, contre la colonialité persistant sur le continent africain comme en Europe.
Bref, un livre incisif, emblématique d'une époque, avec une résonance décoloniale et féministe toujours actuelle, à mettre entre toutes les mains (j'ai commencé à l'offrir à des amies qui ont leur anniversaire cet été :) ).
#MastoLivre #RotBoKrik #Makassar #Lecture #LitteratureAfricaine #Poésie #Poétesse
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Un autre #VendrediLecture cette semaine (après plusieurs semaines sans, je me rattrape) : "Notre Sœur Rabat-joie" d'Ama Ata Aidoo. Un livre paru en 1977, que les éditions Ròt-Bò-Krik proposent pour la première fois en français - avec une traduction de Patricia Houéfa Grange et Guillaume Cingal.
Raconté du point de vue d'une jeune ghanéenne découvrant l'Europe des années 1960-70, c'est un court livre, très riche, à la fois récit initiatique et de voyage, texte de dénonciation et de résistance. L'autrice capture une époque, en une série de portraits se reflétant les uns aux autres, arrêtant le regard de Sissie aussi bien sur les ancien·nes colonisé·es que sur les ancien·nes colonisateur·ices. Car, dans tous les contextes où elle évolue, Sissie détonne, figure "rabat-joie" qui observe sans complaisance ce qui l'entoure.
Autour d'elle, l'autrice construit un texte hybride, où s'entremêlent prose poétique, monologue et genre épistolaire. L'ensemble se lit d'une traite, porté par une plume percutante, ironique et caustique. C'est un roman afroféministe et anticolonial qui met à l'ordre du jour, à l'époque de son écriture comme lorsqu'on le lit aujourd'hui, la nécessité d'une décolonisation réelle, contre la colonialité persistant sur le continent africain comme en Europe.
Bref, un livre incisif, emblématique d'une époque, avec une résonance décoloniale et féministe toujours actuelle, à mettre entre toutes les mains (j'ai commencé à l'offrir à des amies qui ont leur anniversaire cet été :) ).
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Un autre #VendrediLecture cette semaine (après plusieurs semaines sans, je me rattrape) : "Notre Sœur Rabat-joie" d'Ama Ata Aidoo. Un livre paru en 1977, que les éditions Ròt-Bò-Krik proposent pour la première fois en français - avec une traduction de Patricia Houéfa Grange et Guillaume Cingal.
Raconté du point de vue d'une jeune ghanéenne découvrant l'Europe des années 1960-70, c'est un court livre, très riche, à la fois récit initiatique et de voyage, texte de dénonciation et de résistance. L'autrice capture une époque, en une série de portraits se reflétant les uns aux autres, arrêtant le regard de Sissie aussi bien sur les ancien·nes colonisé·es que sur les ancien·nes colonisateur·ices. Car, dans tous les contextes où elle évolue, Sissie détonne, figure "rabat-joie" qui observe sans complaisance ce qui l'entoure.
Autour d'elle, l'autrice construit un texte hybride, où s'entremêlent prose poétique, monologue et genre épistolaire. L'ensemble se lit d'une traite, porté par une plume percutante, ironique et caustique. C'est un roman afroféministe et anticolonial qui met à l'ordre du jour, à l'époque de son écriture comme lorsqu'on le lit aujourd'hui, la nécessité d'une décolonisation réelle, contre la colonialité persistant sur le continent africain comme en Europe.
Bref, un livre incisif, emblématique d'une époque, avec une résonance décoloniale et féministe toujours actuelle, à mettre entre toutes les mains (j'ai commencé à l'offrir à des amies qui ont leur anniversaire cet été :) ).
#MastoLivre #RotBoKrik #Makassar #Lecture #LitteratureAfricaine #Poésie #Poétesse
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Un autre #VendrediLecture cette semaine (après plusieurs semaines sans, je me rattrape) : "Notre Sœur Rabat-joie" d'Ama Ata Aidoo. Un livre paru en 1977, que les éditions Ròt-Bò-Krik proposent pour la première fois en français - avec une traduction de Patricia Houéfa Grange et Guillaume Cingal.
Raconté du point de vue d'une jeune ghanéenne découvrant l'Europe des années 1960-70, c'est un court livre, très riche, à la fois récit initiatique et de voyage, texte de dénonciation et de résistance. L'autrice capture une époque, en une série de portraits se reflétant les uns aux autres, arrêtant le regard de Sissie aussi bien sur les ancien·nes colonisé·es que sur les ancien·nes colonisateur·ices. Car, dans tous les contextes où elle évolue, Sissie détonne, figure "rabat-joie" qui observe sans complaisance ce qui l'entoure.
Autour d'elle, l'autrice construit un texte hybride, où s'entremêlent prose poétique, monologue et genre épistolaire. L'ensemble se lit d'une traite, porté par une plume percutante, ironique et caustique. C'est un roman afroféministe et anticolonial qui met à l'ordre du jour, à l'époque de son écriture comme lorsqu'on le lit aujourd'hui, la nécessité d'une décolonisation réelle, contre la colonialité persistant sur le continent africain comme en Europe.
Bref, un livre incisif, emblématique d'une époque, avec une résonance décoloniale et féministe toujours actuelle, à mettre entre toutes les mains (j'ai commencé à l'offrir à des amies qui ont leur anniversaire cet été :) ).
#MastoLivre #RotBoKrik #Makassar #Lecture #LitteratureAfricaine #Poésie #Poétesse
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La voix d’une poétesse (été 2026)
https://adsv.fr/la-voix-dune-poetesse-ete-2026/
#Politique #Billets #Comérage #Peurs #Poème #Poésie #Poétesse #Regard -
La voix d’une poétesse (été 2026)
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La voix d’une poétesse (été 2026)
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La voix d’une poétesse (été 2026)
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#Poésie du week-end : "Un soupçon de crachat", de Pat Parker (trad. par Noémie Grunenwald). Des poèmes, écrits dans les années 70 et 80, que portent et traversent luttes et colères, mais aussi tendresse et amour. Une poésie qui se déclame et marque, au fil d'un recueil où intime et politique sont profondément entremêlés.
Le livre est publié par les éditions Hystériques & AssociéEs qui sont concernées -comme beaucoup d'autres- par le risque de faillite de leur distributeur : https://blogs.mediapart.fr/les-invite-es-de-mediapart/blog/030726/edition-il-faut-sauver-les-indes
Un extrait (et quelques autres poèmes en photos) :
les chaînes sont là
sans métal - sans bruit
les chaines de l'ignorance & de la peur
les chaînes sont là - provoquent douleurs
et peinescomment briser ces chaines
vers qui ou quoi
diriger la peine
Noir·e - blanc·he
mère - père
soeur - frère
hétéro - homocomment briser ces chaines
faire cesser la peine
chez qui - trouver le visible
que dois-je faire - pour être libresoeurs - comment briser vos chaines
frères - comment briser vos chaines
mères - comment briser vos chaines
pères - comment briser vos chainesJe ne veux pas tuer -
pas faire de mal -
ni causer de peinemais comment -
autrement - briser vos chainesUne présentation du recueil par là : https://hysteriquesetassociees.org/2025/12/09/un-soupcon-de-crachat/
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#Poésie du week-end : "Un soupçon de crachat", de Pat Parker (trad. par Noémie Grunenwald). Des poèmes, écrits dans les années 70 et 80, que portent et traversent luttes et colères, mais aussi tendresse et amour. Une poésie qui se déclame et marque, au fil d'un recueil où intime et politique sont profondément entremêlés.
Le livre est publié par les éditions Hystériques & AssociéEs qui sont concernées -comme beaucoup d'autres- par le risque de faillite de leur distributeur : https://blogs.mediapart.fr/les-invite-es-de-mediapart/blog/030726/edition-il-faut-sauver-les-indes
Un extrait (et quelques autres poèmes en photos) :
les chaînes sont là
sans métal - sans bruit
les chaines de l'ignorance & de la peur
les chaînes sont là - provoquent douleurs
et peinescomment briser ces chaines
vers qui ou quoi
diriger la peine
Noir·e - blanc·he
mère - père
soeur - frère
hétéro - homocomment briser ces chaines
faire cesser la peine
chez qui - trouver le visible
que dois-je faire - pour être libresoeurs - comment briser vos chaines
frères - comment briser vos chaines
mères - comment briser vos chaines
pères - comment briser vos chainesJe ne veux pas tuer -
pas faire de mal -
ni causer de peinemais comment -
autrement - briser vos chainesUne présentation du recueil par là : https://hysteriquesetassociees.org/2025/12/09/un-soupcon-de-crachat/
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#Poésie du week-end : "Un soupçon de crachat", de Pat Parker (trad. par Noémie Grunenwald). Des poèmes, écrits dans les années 70 et 80, que portent et traversent luttes et colères, mais aussi tendresse et amour. Une poésie qui se déclame et marque, au fil d'un recueil où intime et politique sont profondément entremêlés.
Le livre est publié par les éditions Hystériques & AssociéEs qui sont concernées -comme beaucoup d'autres- par le risque de faillite de leur distributeur : https://blogs.mediapart.fr/les-invite-es-de-mediapart/blog/030726/edition-il-faut-sauver-les-indes
Un extrait (et quelques autres poèmes en photos) :
les chaînes sont là
sans métal - sans bruit
les chaines de l'ignorance & de la peur
les chaînes sont là - provoquent douleurs
et peinescomment briser ces chaines
vers qui ou quoi
diriger la peine
Noir·e - blanc·he
mère - père
soeur - frère
hétéro - homocomment briser ces chaines
faire cesser la peine
chez qui - trouver le visible
que dois-je faire - pour être libresoeurs - comment briser vos chaines
frères - comment briser vos chaines
mères - comment briser vos chaines
pères - comment briser vos chainesJe ne veux pas tuer -
pas faire de mal -
ni causer de peinemais comment -
autrement - briser vos chainesUne présentation du recueil par là : https://hysteriquesetassociees.org/2025/12/09/un-soupcon-de-crachat/
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#Poésie du week-end : "Un soupçon de crachat", de Pat Parker (trad. par Noémie Grunenwald). Des poèmes, écrits dans les années 70 et 80, que portent et traversent luttes et colères, mais aussi tendresse et amour. Une poésie qui se déclame et marque, au fil d'un recueil où intime et politique sont profondément entremêlés.
Le livre est publié par les éditions Hystériques & AssociéEs qui sont concernées -comme beaucoup d'autres- par le risque de faillite de leur distributeur : https://blogs.mediapart.fr/les-invite-es-de-mediapart/blog/030726/edition-il-faut-sauver-les-indes
Un extrait (et quelques autres poèmes en photos) :
les chaînes sont là
sans métal - sans bruit
les chaines de l'ignorance & de la peur
les chaînes sont là - provoquent douleurs
et peinescomment briser ces chaines
vers qui ou quoi
diriger la peine
Noir·e - blanc·he
mère - père
soeur - frère
hétéro - homocomment briser ces chaines
faire cesser la peine
chez qui - trouver le visible
que dois-je faire - pour être libresoeurs - comment briser vos chaines
frères - comment briser vos chaines
mères - comment briser vos chaines
pères - comment briser vos chainesJe ne veux pas tuer -
pas faire de mal -
ni causer de peinemais comment -
autrement - briser vos chainesUne présentation du recueil par là : https://hysteriquesetassociees.org/2025/12/09/un-soupcon-de-crachat/
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#Poésie du week-end : "Un soupçon de crachat", de Pat Parker (trad. par Noémie Grunenwald). Des poèmes, écrits dans les années 70 et 80, que portent et traversent luttes et colères, mais aussi tendresse et amour. Une poésie qui se déclame et marque, au fil d'un recueil où intime et politique sont profondément entremêlés.
Le livre est publié par les éditions Hystériques & AssociéEs qui sont concernées -comme beaucoup d'autres- par le risque de faillite de leur distributeur : https://blogs.mediapart.fr/les-invite-es-de-mediapart/blog/030726/edition-il-faut-sauver-les-indes
Un extrait (et quelques autres poèmes en photos) :
les chaînes sont là
sans métal - sans bruit
les chaines de l'ignorance & de la peur
les chaînes sont là - provoquent douleurs
et peinescomment briser ces chaines
vers qui ou quoi
diriger la peine
Noir·e - blanc·he
mère - père
soeur - frère
hétéro - homocomment briser ces chaines
faire cesser la peine
chez qui - trouver le visible
que dois-je faire - pour être libresoeurs - comment briser vos chaines
frères - comment briser vos chaines
mères - comment briser vos chaines
pères - comment briser vos chainesJe ne veux pas tuer -
pas faire de mal -
ni causer de peinemais comment -
autrement - briser vos chainesUne présentation du recueil par là : https://hysteriquesetassociees.org/2025/12/09/un-soupcon-de-crachat/
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Poésie du week-end : "Danser jusqu'à soi", de Coline Pierré. C'est un recueil dans lequel l'autrice parle de rapport au corps et de danse sous un angle politique. Il est question de réappropriation de soi et d'émancipation, contre le poids du regard des autres, contre les injonctions patriarcales intériorisées. L'autrice partage, de façon intime et sensible, une trajectoire personnelle : elle explore sa corporéité et s'attache à mettre en lumière ce que peut signifier le fait de se mouvoir, individuellement comme collectivement.
Un extrait (+ quelques poèmes en photos) :
"longtemps je me suis cherché
un corps où habiter
un corps avec de grandes pièces
beaucoup de lumière et une vue sur la mer
des murs colorés une belle bibliothèque
des espaces modulables et un canapé en velours
ni trop dur
ni trop mouje voulais un corps accueillant un corps évident
le genre dont on dit dès qu'on en passe la porte
'qu'est-ce qu'on est bien chez toi
c'est si douillet ton corps'
je croyais désirer un corps où me sentir à la maison
mais ce que je cherchais en vérité
c'était un corps qui correspondait
à l'idée qu'on m'a transmise d'un corps
à l'idée que les autres se font
d'un corps de femme de fille de mère
un corps docile
qui se plie quand on lui demande de se plier
qui s'ouvre quand on veut qu'il s'ouvre
qui pousse quand on lui intime de pousser
qui se tait et qui sourit
un corps qu'on peut ranger dans un coin
et exhiber quand on en a besoin
un corps léger discret bien élevé
un corps si obéissant
qu'il en oublie
qu'il est un corps" -
Poésie du week-end : "Danser jusqu'à soi", de Coline Pierré. C'est un recueil dans lequel l'autrice parle de rapport au corps et de danse sous un angle politique. Il est question de réappropriation de soi et d'émancipation, contre le poids du regard des autres, contre les injonctions patriarcales intériorisées. L'autrice partage, de façon intime et sensible, une trajectoire personnelle : elle explore sa corporéité et s'attache à mettre en lumière ce que peut signifier le fait de se mouvoir, individuellement comme collectivement.
Un extrait (+ quelques poèmes en photos) :
"longtemps je me suis cherché
un corps où habiter
un corps avec de grandes pièces
beaucoup de lumière et une vue sur la mer
des murs colorés une belle bibliothèque
des espaces modulables et un canapé en velours
ni trop dur
ni trop mouje voulais un corps accueillant un corps évident
le genre dont on dit dès qu'on en passe la porte
'qu'est-ce qu'on est bien chez toi
c'est si douillet ton corps'
je croyais désirer un corps où me sentir à la maison
mais ce que je cherchais en vérité
c'était un corps qui correspondait
à l'idée qu'on m'a transmise d'un corps
à l'idée que les autres se font
d'un corps de femme de fille de mère
un corps docile
qui se plie quand on lui demande de se plier
qui s'ouvre quand on veut qu'il s'ouvre
qui pousse quand on lui intime de pousser
qui se tait et qui sourit
un corps qu'on peut ranger dans un coin
et exhiber quand on en a besoin
un corps léger discret bien élevé
un corps si obéissant
qu'il en oublie
qu'il est un corps" -
Poésie du week-end : "Danser jusqu'à soi", de Coline Pierré. C'est un recueil dans lequel l'autrice parle de rapport au corps et de danse sous un angle politique. Il est question de réappropriation de soi et d'émancipation, contre le poids du regard des autres, contre les injonctions patriarcales intériorisées. L'autrice partage, de façon intime et sensible, une trajectoire personnelle : elle explore sa corporéité et s'attache à mettre en lumière ce que peut signifier le fait de se mouvoir, individuellement comme collectivement.
Un extrait (+ quelques poèmes en photos) :
"longtemps je me suis cherché
un corps où habiter
un corps avec de grandes pièces
beaucoup de lumière et une vue sur la mer
des murs colorés une belle bibliothèque
des espaces modulables et un canapé en velours
ni trop dur
ni trop mouje voulais un corps accueillant un corps évident
le genre dont on dit dès qu'on en passe la porte
'qu'est-ce qu'on est bien chez toi
c'est si douillet ton corps'
je croyais désirer un corps où me sentir à la maison
mais ce que je cherchais en vérité
c'était un corps qui correspondait
à l'idée qu'on m'a transmise d'un corps
à l'idée que les autres se font
d'un corps de femme de fille de mère
un corps docile
qui se plie quand on lui demande de se plier
qui s'ouvre quand on veut qu'il s'ouvre
qui pousse quand on lui intime de pousser
qui se tait et qui sourit
un corps qu'on peut ranger dans un coin
et exhiber quand on en a besoin
un corps léger discret bien élevé
un corps si obéissant
qu'il en oublie
qu'il est un corps" -
Poésie du week-end : "Danser jusqu'à soi", de Coline Pierré. C'est un recueil dans lequel l'autrice parle de rapport au corps et de danse sous un angle politique. Il est question de réappropriation de soi et d'émancipation, contre le poids du regard des autres, contre les injonctions patriarcales intériorisées. L'autrice partage, de façon intime et sensible, une trajectoire personnelle : elle explore sa corporéité et s'attache à mettre en lumière ce que peut signifier le fait de se mouvoir, individuellement comme collectivement.
Un extrait (+ quelques poèmes en photos) :
"longtemps je me suis cherché
un corps où habiter
un corps avec de grandes pièces
beaucoup de lumière et une vue sur la mer
des murs colorés une belle bibliothèque
des espaces modulables et un canapé en velours
ni trop dur
ni trop mouje voulais un corps accueillant un corps évident
le genre dont on dit dès qu'on en passe la porte
'qu'est-ce qu'on est bien chez toi
c'est si douillet ton corps'
je croyais désirer un corps où me sentir à la maison
mais ce que je cherchais en vérité
c'était un corps qui correspondait
à l'idée qu'on m'a transmise d'un corps
à l'idée que les autres se font
d'un corps de femme de fille de mère
un corps docile
qui se plie quand on lui demande de se plier
qui s'ouvre quand on veut qu'il s'ouvre
qui pousse quand on lui intime de pousser
qui se tait et qui sourit
un corps qu'on peut ranger dans un coin
et exhiber quand on en a besoin
un corps léger discret bien élevé
un corps si obéissant
qu'il en oublie
qu'il est un corps" -
Poésie du week-end : "Danser jusqu'à soi", de Coline Pierré. C'est un recueil dans lequel l'autrice parle de rapport au corps et de danse sous un angle politique. Il est question de réappropriation de soi et d'émancipation, contre le poids du regard des autres, contre les injonctions patriarcales intériorisées. L'autrice partage, de façon intime et sensible, une trajectoire personnelle : elle explore sa corporéité et s'attache à mettre en lumière ce que peut signifier le fait de se mouvoir, individuellement comme collectivement.
Un extrait (+ quelques poèmes en photos) :
"longtemps je me suis cherché
un corps où habiter
un corps avec de grandes pièces
beaucoup de lumière et une vue sur la mer
des murs colorés une belle bibliothèque
des espaces modulables et un canapé en velours
ni trop dur
ni trop mouje voulais un corps accueillant un corps évident
le genre dont on dit dès qu'on en passe la porte
'qu'est-ce qu'on est bien chez toi
c'est si douillet ton corps'
je croyais désirer un corps où me sentir à la maison
mais ce que je cherchais en vérité
c'était un corps qui correspondait
à l'idée qu'on m'a transmise d'un corps
à l'idée que les autres se font
d'un corps de femme de fille de mère
un corps docile
qui se plie quand on lui demande de se plier
qui s'ouvre quand on veut qu'il s'ouvre
qui pousse quand on lui intime de pousser
qui se tait et qui sourit
un corps qu'on peut ranger dans un coin
et exhiber quand on en a besoin
un corps léger discret bien élevé
un corps si obéissant
qu'il en oublie
qu'il est un corps" -
Il pleut (et on a perdu plus de 10 degrés depuis 17h) ! 🌧️
Pour reprendre ce poème issu du recueil de Gabrielle Filteau-Chiba lu ce week-end :
"Exaucées"
il pleut
quatre gouttesdes cordes
il mouillasse
il pleut
à boire deboutil pleut
des clous
à verse
à siauxil pleuvine
il drache
il pleut à torrentsil pleut
il tombe
des hallebardesciel ô oui
on danse sous la pluieon pleure de joie
sous les trombes(Une petite parenthèse pour tenir jusqu'à la semaine prochaine...)
-
Il pleut (et on a perdu plus de 10 degrés depuis 17h) ! 🌧️
Pour reprendre ce poème issu du recueil de Gabrielle Filteau-Chiba lu ce week-end :
"Exaucées"
il pleut
quatre gouttesdes cordes
il mouillasse
il pleut
à boire deboutil pleut
des clous
à verse
à siauxil pleuvine
il drache
il pleut à torrentsil pleut
il tombe
des hallebardesciel ô oui
on danse sous la pluieon pleure de joie
sous les trombes(Une petite parenthèse pour tenir jusqu'à la semaine prochaine...)
-
Il pleut (et on a perdu plus de 10 degrés depuis 17h) ! 🌧️
Pour reprendre ce poème issu du recueil de Gabrielle Filteau-Chiba lu ce week-end :
"Exaucées"
il pleut
quatre gouttesdes cordes
il mouillasse
il pleut
à boire deboutil pleut
des clous
à verse
à siauxil pleuvine
il drache
il pleut à torrentsil pleut
il tombe
des hallebardesciel ô oui
on danse sous la pluieon pleure de joie
sous les trombes(Une petite parenthèse pour tenir jusqu'à la semaine prochaine...)
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Il pleut (et on a perdu plus de 10 degrés depuis 17h) ! 🌧️
Pour reprendre ce poème issu du recueil de Gabrielle Filteau-Chiba lu ce week-end :
"Exaucées"
il pleut
quatre gouttesdes cordes
il mouillasse
il pleut
à boire deboutil pleut
des clous
à verse
à siauxil pleuvine
il drache
il pleut à torrentsil pleut
il tombe
des hallebardesciel ô oui
on danse sous la pluieon pleure de joie
sous les trombes(Une petite parenthèse pour tenir jusqu'à la semaine prochaine...)
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Il pleut (et on a perdu plus de 10 degrés depuis 17h) ! 🌧️
Pour reprendre ce poème issu du recueil de Gabrielle Filteau-Chiba lu ce week-end :
"Exaucées"
il pleut
quatre gouttesdes cordes
il mouillasse
il pleut
à boire deboutil pleut
des clous
à verse
à siauxil pleuvine
il drache
il pleut à torrentsil pleut
il tombe
des hallebardesciel ô oui
on danse sous la pluieon pleure de joie
sous les trombes(Une petite parenthèse pour tenir jusqu'à la semaine prochaine...)
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“cosmopolitismo femminile plurale”, a cura di giulia tellini, diego salvadori, salomé vuelta garcìa
Affrontare il tema del cosmopolitismo al femminile significa parlare di donne che per i motivi più vari hanno vissuto in più luoghi, che hanno scelto come loro patria d’elezione il mondo intero, che hanno sviluppato uno sguardo multi-prospettico e trans-nazionale su una pluralità di questioni. Si tratta di poetesse, drammaturghe, pubbliciste, pedagogiste, dottoresse, scienziate, saggiste, filosofe, che, fra l’Otto e il Novecento, sono riuscite non solo a integrarsi in un paese diverso rispetto a quello d’origine (sia in quanto donne, sia in quanto straniere), ma anche a studiare, a lavorare, a combattere contro le dittature e gli integralismi, a far ascoltare forte e chiara la propria voce di libertà e di rivolta.
#AdaMilani #AmeliaPincherleRosselli #AngelicaPalli #AriannaFiore #ÁgnesHeller #CamillaBencini #cosmopolitismo #CosmopolitismoFemminilePlurale #criticaLetteraria #DiegoSalvadori #divorzio #donne #donneScrittrici #dottoresse #drammaturghe #dualismi #ElenaRaffalovichComparetti #emancipazione #filosofe #filosofia #FiorenzaToccafondi #Firenze #GeneraciónDel27 #GiovannaAmato #GiuliaTellini #IdolinaLandolfi #letteratura #LucíaSánchezSaornilb #MarcoCiardi #MariaJuditeDeCarvalho #MichelaGraziani #NinaOlivettiModona #Novecento #OleksandraRekutLiberatore #Ottocento #ParigiFinDeSiècle #pedagogia #pedagogiste #peerReview #poesia #poete #poetesse #pubbliciste #riviste #RomanceroDeMujeresLibres #saggiste #SaloméVueltaGarcía #SchizziParigini #scienza #scienziate #scrittrici #SEF #SefEditrice #SocietàEditriceFiorentina #societàPortoghese #StudiERicercheDelDipartimentoDiLettereEFilosofia #teatro #ucroniaEmancipazionista #UniversitàDiFirenze -
“cosmopolitismo femminile plurale”, a cura di giulia tellini, diego salvadori, salomé vuelta garcìa
Affrontare il tema del cosmopolitismo al femminile significa parlare di donne che per i motivi più vari hanno vissuto in più luoghi, che hanno scelto come loro patria d’elezione il mondo intero, che hanno sviluppato uno sguardo multi-prospettico e trans-nazionale su una pluralità di questioni. Si tratta di poetesse, drammaturghe, pubbliciste, pedagogiste, dottoresse, scienziate, saggiste, filosofe, che, fra l’Otto e il Novecento, sono riuscite non solo a integrarsi in un paese diverso rispetto a quello d’origine (sia in quanto donne, sia in quanto straniere), ma anche a studiare, a lavorare, a combattere contro le dittature e gli integralismi, a far ascoltare forte e chiara la propria voce di libertà e di rivolta.
#AdaMilani #AmeliaPincherleRosselli #AngelicaPalli #AriannaFiore #ÁgnesHeller #CamillaBencini #cosmopolitismo #CosmopolitismoFemminilePlurale #criticaLetteraria #DiegoSalvadori #divorzio #donne #donneScrittrici #dottoresse #drammaturghe #dualismi #ElenaRaffalovichComparetti #emancipazione #filosofe #filosofia #FiorenzaToccafondi #Firenze #GeneraciónDel27 #GiovannaAmato #GiuliaTellini #IdolinaLandolfi #letteratura #LucíaSánchezSaornilb #MarcoCiardi #MariaJuditeDeCarvalho #MichelaGraziani #NinaOlivettiModona #Novecento #OleksandraRekutLiberatore #Ottocento #ParigiFinDeSiècle #pedagogia #pedagogiste #peerReview #poesia #poete #poetesse #pubbliciste #riviste #RomanceroDeMujeresLibres #saggiste #SaloméVueltaGarcía #SchizziParigini #scienza #scienziate #scrittrici #SEF #SefEditrice #SocietàEditriceFiorentina #societàPortoghese #StudiERicercheDelDipartimentoDiLettereEFilosofia #teatro #ucroniaEmancipazionista #UniversitàDiFirenze -
Poésie du soir : "La robe en feu" de Gabrielle Filteau-Chiba. Un recueil dans lequel on retrouve l'écoféminisme de l'autrice, avec une plume pleine d'engagement et de sensibilité. Il y a bien des passages qui m'ont donné envie de les lire et de les relire, assise dans un coin de forêt :) (Et ce, même si -comme dans d'autres de ses textes- je n'adhère pas à toutes les dynamiques de l'autrice.)
Un extrait, avec le poème "Minuit" :
La lune veille
Tel un oeil sans paupière
bordant le ruisseau demeuré anonymesous les bouleaux
les feuilles abrillent mirifiquement
le tapis d’aiguillesma galerie est un privilège
sur tant de perchoirshiboux tourterelles tristes
symphonie du soirj'écoute le néant
l'engoulevent bois-pourri
les bourrasques humidesSouris à la nuit
(Quelques photos poétiques complémentaires ci-dessous ;) )
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Poésie du soir : "La robe en feu" de Gabrielle Filteau-Chiba. Un recueil dans lequel on retrouve l'écoféminisme de l'autrice, avec une plume pleine d'engagement et de sensibilité. Il y a bien des passages qui m'ont donné envie de les lire et de les relire, assise dans un coin de forêt :) (Et ce, même si -comme dans d'autres de ses textes- je n'adhère pas à toutes les dynamiques de l'autrice.)
Un extrait, avec le poème "Minuit" :
La lune veille
Tel un oeil sans paupière
bordant le ruisseau demeuré anonymesous les bouleaux
les feuilles abrillent mirifiquement
le tapis d’aiguillesma galerie est un privilège
sur tant de perchoirshiboux tourterelles tristes
symphonie du soirj'écoute le néant
l'engoulevent bois-pourri
les bourrasques humidesSouris à la nuit
(Quelques photos poétiques complémentaires ci-dessous ;) )
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Poésie du soir : "La robe en feu" de Gabrielle Filteau-Chiba. Un recueil dans lequel on retrouve l'écoféminisme de l'autrice, avec une plume pleine d'engagement et de sensibilité. Il y a bien des passages qui m'ont donné envie de les lire et de les relire, assise dans un coin de forêt :) (Et ce, même si -comme dans d'autres de ses textes- je n'adhère pas à toutes les dynamiques de l'autrice.)
Un extrait, avec le poème "Minuit" :
La lune veille
Tel un oeil sans paupière
bordant le ruisseau demeuré anonymesous les bouleaux
les feuilles abrillent mirifiquement
le tapis d’aiguillesma galerie est un privilège
sur tant de perchoirshiboux tourterelles tristes
symphonie du soirj'écoute le néant
l'engoulevent bois-pourri
les bourrasques humidesSouris à la nuit
(Quelques photos poétiques complémentaires ci-dessous ;) )
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Poésie du soir : "La robe en feu" de Gabrielle Filteau-Chiba. Un recueil dans lequel on retrouve l'écoféminisme de l'autrice, avec une plume pleine d'engagement et de sensibilité. Il y a bien des passages qui m'ont donné envie de les lire et de les relire, assise dans un coin de forêt :) (Et ce, même si -comme dans d'autres de ses textes- je n'adhère pas à toutes les dynamiques de l'autrice.)
Un extrait, avec le poème "Minuit" :
La lune veille
Tel un oeil sans paupière
bordant le ruisseau demeuré anonymesous les bouleaux
les feuilles abrillent mirifiquement
le tapis d’aiguillesma galerie est un privilège
sur tant de perchoirshiboux tourterelles tristes
symphonie du soirj'écoute le néant
l'engoulevent bois-pourri
les bourrasques humidesSouris à la nuit
(Quelques photos poétiques complémentaires ci-dessous ;) )
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Poésie du soir : "La robe en feu" de Gabrielle Filteau-Chiba. Un recueil dans lequel on retrouve l'écoféminisme de l'autrice, avec une plume pleine d'engagement et de sensibilité. Il y a bien des passages qui m'ont donné envie de les lire et de les relire, assise dans un coin de forêt :) (Et ce, même si -comme dans d'autres de ses textes- je n'adhère pas à toutes les dynamiques de l'autrice.)
Un extrait, avec le poème "Minuit" :
La lune veille
Tel un oeil sans paupière
bordant le ruisseau demeuré anonymesous les bouleaux
les feuilles abrillent mirifiquement
le tapis d’aiguillesma galerie est un privilège
sur tant de perchoirshiboux tourterelles tristes
symphonie du soirj'écoute le néant
l'engoulevent bois-pourri
les bourrasques humidesSouris à la nuit
(Quelques photos poétiques complémentaires ci-dessous ;) )
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Une lecture du week-end : "Les métamorphoses d'Ovida Delect", de Camille Paix. Une "enquête poétique" (pour reprendre le sous-titre) dans laquelle la journaliste nous entraîne dans ses efforts pour retracer et comprendre la vie d'Ovida Delect. Elle le fait après avoir découvert son nom sur la plaque d'une petite place parisienne, où elle est qualifiée de "Résistante, Déportée, Poétesse".
Au fil des archives médiatiques et personnelles consultées, des témoignages de celleux qui l'ont connue, mais aussi des textes qu'a laissés l'autrice (publiés ou non), Camille Paix retrace une trajectoire intime et littéraire, militante et marquée par l'Histoire : celle d'une femme trans qui a traversé une bonne partie du XXe siècle en France (née en 1926 et décédée en 1996).
C'est un texte très vivant qui se lit d'une traite : la journaliste provoque une rencontre, ravivant la mémoire d'Ovida Delect autant qu'elle donne envie d'en découvrir plus sur ses écrits (qui restent trop brièvement évoqués). Un livre qui touche de plus d'une façon, jusque dans son évocation de la "bataille pour la postérité" menée par Ovida Delect, "pour être reconnue, déjà, mais aussi et surtout pour être reconnue en tant que femme" (p. 175). Au-delà de sa dimension biographique, il invite aussi à se questionner sur les façons de recevoir, depuis le XXIe siècle, la mémoire d'Ovida Delect.
Une très intéressante découverte ! (Quelques extraits en photos ci-dessous)
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Une lecture du week-end : "Les métamorphoses d'Ovida Delect", de Camille Paix. Une "enquête poétique" (pour reprendre le sous-titre) dans laquelle la journaliste nous entraîne dans ses efforts pour retracer et comprendre la vie d'Ovida Delect. Elle le fait après avoir découvert son nom sur la plaque d'une petite place parisienne, où elle est qualifiée de "Résistante, Déportée, Poétesse".
Au fil des archives médiatiques et personnelles consultées, des témoignages de celleux qui l'ont connue, mais aussi des textes qu'a laissés l'autrice (publiés ou non), Camille Paix retrace une trajectoire intime et littéraire, militante et marquée par l'Histoire : celle d'une femme trans qui a traversé une bonne partie du XXe siècle en France (née en 1926 et décédée en 1996).
C'est un texte très vivant qui se lit d'une traite : la journaliste provoque une rencontre, ravivant la mémoire d'Ovida Delect autant qu'elle donne envie d'en découvrir plus sur ses écrits (qui restent trop brièvement évoqués). Un livre qui touche de plus d'une façon, jusque dans son évocation de la "bataille pour la postérité" menée par Ovida Delect, "pour être reconnue, déjà, mais aussi et surtout pour être reconnue en tant que femme" (p. 175). Au-delà de sa dimension biographique, il invite aussi à se questionner sur les façons de recevoir, depuis le XXIe siècle, la mémoire d'Ovida Delect.
Une très intéressante découverte ! (Quelques extraits en photos ci-dessous)
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Une lecture du week-end : "Les métamorphoses d'Ovida Delect", de Camille Paix. Une "enquête poétique" (pour reprendre le sous-titre) dans laquelle la journaliste nous entraîne dans ses efforts pour retracer et comprendre la vie d'Ovida Delect. Elle le fait après avoir découvert son nom sur la plaque d'une petite place parisienne, où elle est qualifiée de "Résistante, Déportée, Poétesse".
Au fil des archives médiatiques et personnelles consultées, des témoignages de celleux qui l'ont connue, mais aussi des textes qu'a laissés l'autrice (publiés ou non), Camille Paix retrace une trajectoire intime et littéraire, militante et marquée par l'Histoire : celle d'une femme trans qui a traversé une bonne partie du XXe siècle en France (née en 1926 et décédée en 1996).
C'est un texte très vivant qui se lit d'une traite : la journaliste provoque une rencontre, ravivant la mémoire d'Ovida Delect autant qu'elle donne envie d'en découvrir plus sur ses écrits (qui restent trop brièvement évoqués). Un livre qui touche de plus d'une façon, jusque dans son évocation de la "bataille pour la postérité" menée par Ovida Delect, "pour être reconnue, déjà, mais aussi et surtout pour être reconnue en tant que femme" (p. 175). Au-delà de sa dimension biographique, il invite aussi à se questionner sur les façons de recevoir, depuis le XXIe siècle, la mémoire d'Ovida Delect.
Une très intéressante découverte ! (Quelques extraits en photos ci-dessous)
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Une lecture du week-end : "Les métamorphoses d'Ovida Delect", de Camille Paix. Une "enquête poétique" (pour reprendre le sous-titre) dans laquelle la journaliste nous entraîne dans ses efforts pour retracer et comprendre la vie d'Ovida Delect. Elle le fait après avoir découvert son nom sur la plaque d'une petite place parisienne, où elle est qualifiée de "Résistante, Déportée, Poétesse".
Au fil des archives médiatiques et personnelles consultées, des témoignages de celleux qui l'ont connue, mais aussi des textes qu'a laissés l'autrice (publiés ou non), Camille Paix retrace une trajectoire intime et littéraire, militante et marquée par l'Histoire : celle d'une femme trans qui a traversé une bonne partie du XXe siècle en France (née en 1926 et décédée en 1996).
C'est un texte très vivant qui se lit d'une traite : la journaliste provoque une rencontre, ravivant la mémoire d'Ovida Delect autant qu'elle donne envie d'en découvrir plus sur ses écrits (qui restent trop brièvement évoqués). Un livre qui touche de plus d'une façon, jusque dans son évocation de la "bataille pour la postérité" menée par Ovida Delect, "pour être reconnue, déjà, mais aussi et surtout pour être reconnue en tant que femme" (p. 175). Au-delà de sa dimension biographique, il invite aussi à se questionner sur les façons de recevoir, depuis le XXIe siècle, la mémoire d'Ovida Delect.
Une très intéressante découverte ! (Quelques extraits en photos ci-dessous)
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Une lecture du week-end : "Les métamorphoses d'Ovida Delect", de Camille Paix. Une "enquête poétique" (pour reprendre le sous-titre) dans laquelle la journaliste nous entraîne dans ses efforts pour retracer et comprendre la vie d'Ovida Delect. Elle le fait après avoir découvert son nom sur la plaque d'une petite place parisienne, où elle est qualifiée de "Résistante, Déportée, Poétesse".
Au fil des archives médiatiques et personnelles consultées, des témoignages de celleux qui l'ont connue, mais aussi des textes qu'a laissés l'autrice (publiés ou non), Camille Paix retrace une trajectoire intime et littéraire, militante et marquée par l'Histoire : celle d'une femme trans qui a traversé une bonne partie du XXe siècle en France (née en 1926 et décédée en 1996).
C'est un texte très vivant qui se lit d'une traite : la journaliste provoque une rencontre, ravivant la mémoire d'Ovida Delect autant qu'elle donne envie d'en découvrir plus sur ses écrits (qui restent trop brièvement évoqués). Un livre qui touche de plus d'une façon, jusque dans son évocation de la "bataille pour la postérité" menée par Ovida Delect, "pour être reconnue, déjà, mais aussi et surtout pour être reconnue en tant que femme" (p. 175). Au-delà de sa dimension biographique, il invite aussi à se questionner sur les façons de recevoir, depuis le XXIe siècle, la mémoire d'Ovida Delect.
Une très intéressante découverte ! (Quelques extraits en photos ci-dessous)
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Une lecture poético-mythologique ce week-end : "Troie", avec un texte de luvan & des illustrations d'Ambre.
Un court livre qui revisite et ravive le récit de la guerre de Troie. Il est découpé en une suite de séquences : ces instantanés reconvoquent, à travers quelques figures mythiques, les affrontements et les haines qui s'y exprimèrent. Cela donne une poésie âpre et poisseuse, qui prend à la gorge. La prose est particulièrement riche, jouant sur les tonalités, les styles, mais aussi la typographie, pour se réinventer constamment et multiplier les niveaux de lecture tout au long du récit. Le tout est rythmé par des illustrations d'Ambre qui prolongent les ressentis que la lecture fait naître.
En résumé, un bel "objet livre".
(Un aperçu avec quelques photos ci-dessous.)
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Une lecture poético-mythologique ce week-end : "Troie", avec un texte de luvan & des illustrations d'Ambre.
Un court livre qui revisite et ravive le récit de la guerre de Troie. Il est découpé en une suite de séquences : ces instantanés reconvoquent, à travers quelques figures mythiques, les affrontements et les haines qui s'y exprimèrent. Cela donne une poésie âpre et poisseuse, qui prend à la gorge. La prose est particulièrement riche, jouant sur les tonalités, les styles, mais aussi la typographie, pour se réinventer constamment et multiplier les niveaux de lecture tout au long du récit. Le tout est rythmé par des illustrations d'Ambre qui prolongent les ressentis que la lecture fait naître.
En résumé, un bel "objet livre".
(Un aperçu avec quelques photos ci-dessous.)
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Une lecture poético-mythologique ce week-end : "Troie", avec un texte de luvan & des illustrations d'Ambre.
Un court livre qui revisite et ravive le récit de la guerre de Troie. Il est découpé en une suite de séquences : ces instantanés reconvoquent, à travers quelques figures mythiques, les affrontements et les haines qui s'y exprimèrent. Cela donne une poésie âpre et poisseuse, qui prend à la gorge. La prose est particulièrement riche, jouant sur les tonalités, les styles, mais aussi la typographie, pour se réinventer constamment et multiplier les niveaux de lecture tout au long du récit. Le tout est rythmé par des illustrations d'Ambre qui prolongent les ressentis que la lecture fait naître.
En résumé, un bel "objet livre".
(Un aperçu avec quelques photos ci-dessous.)
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Une lecture poético-mythologique ce week-end : "Troie", avec un texte de luvan & des illustrations d'Ambre.
Un court livre qui revisite et ravive le récit de la guerre de Troie. Il est découpé en une suite de séquences : ces instantanés reconvoquent, à travers quelques figures mythiques, les affrontements et les haines qui s'y exprimèrent. Cela donne une poésie âpre et poisseuse, qui prend à la gorge. La prose est particulièrement riche, jouant sur les tonalités, les styles, mais aussi la typographie, pour se réinventer constamment et multiplier les niveaux de lecture tout au long du récit. Le tout est rythmé par des illustrations d'Ambre qui prolongent les ressentis que la lecture fait naître.
En résumé, un bel "objet livre".
(Un aperçu avec quelques photos ci-dessous.)
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Une lecture poético-mythologique ce week-end : "Troie", avec un texte de luvan & des illustrations d'Ambre.
Un court livre qui revisite et ravive le récit de la guerre de Troie. Il est découpé en une suite de séquences : ces instantanés reconvoquent, à travers quelques figures mythiques, les affrontements et les haines qui s'y exprimèrent. Cela donne une poésie âpre et poisseuse, qui prend à la gorge. La prose est particulièrement riche, jouant sur les tonalités, les styles, mais aussi la typographie, pour se réinventer constamment et multiplier les niveaux de lecture tout au long du récit. Le tout est rythmé par des illustrations d'Ambre qui prolongent les ressentis que la lecture fait naître.
En résumé, un bel "objet livre".
(Un aperçu avec quelques photos ci-dessous.)
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Lecture/Poésie du soir : "Rendre soin", de Julie Lombe. L'autrice était invitée dans une chouette émission du Book Club il y a quelques semaines, "Qui pour rendre soin à celles et ceux qui prennent soin ?" : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-book-club/soigner-les-corps-ecrire-le-monde-avec-la-poetesse-julie-lombe-3179436 Massothérapeute et poétesse, elle explore dans ce recueil les facettes du soin comme métier, mais aussi comme mère. Elle y capture son quotidien, met des mots sur les coûts, les doutes et la fierté qui le rythment, et pointe les rapports de genre et de race qui le traversent. Sa plume porte et marque tout au long du recueil.
Un extrait de "Poète de salon":
"Mes grandes paluches sont devenues petites mains.
Je fais un métier qui semble prêter à sourire.
Un métier dégradant. Un métier qui fait honte.
Et puisque tout cela est honteux, alors on peut rapetisser, invisibiliser, exploiter, réifier, mépriser celleux qui exercent ces métiers.
J'ai trouvé une petite esthéticienne. Ma femme de ménage. La nounou...Sur mon tablier comme sur la feuille, j'essuie les hontes.
Pétrir. Écrire.
Sans fard.
Regarder le monde de tout près.
Tel qu'il est vraiment, sans son maquillage.
Un monde qui, chaque jour, se ride."(Un peu plus en photos ci-dessous)
#MastoLivre #Poésie #Poétesse #Poème #OndesPubliques #ConseilPodcast
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Lecture/Poésie du soir : "Rendre soin", de Julie Lombe. L'autrice était invitée dans une chouette émission du Book Club il y a quelques semaines, "Qui pour rendre soin à celles et ceux qui prennent soin ?" : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-book-club/soigner-les-corps-ecrire-le-monde-avec-la-poetesse-julie-lombe-3179436 Massothérapeute et poétesse, elle explore dans ce recueil les facettes du soin comme métier, mais aussi comme mère. Elle y capture son quotidien, met des mots sur les coûts, les doutes et la fierté qui le rythment, et pointe les rapports de genre et de race qui le traversent. Sa plume porte et marque tout au long du recueil.
Un extrait de "Poète de salon":
"Mes grandes paluches sont devenues petites mains.
Je fais un métier qui semble prêter à sourire.
Un métier dégradant. Un métier qui fait honte.
Et puisque tout cela est honteux, alors on peut rapetisser, invisibiliser, exploiter, réifier, mépriser celleux qui exercent ces métiers.
J'ai trouvé une petite esthéticienne. Ma femme de ménage. La nounou...Sur mon tablier comme sur la feuille, j'essuie les hontes.
Pétrir. Écrire.
Sans fard.
Regarder le monde de tout près.
Tel qu'il est vraiment, sans son maquillage.
Un monde qui, chaque jour, se ride."(Un peu plus en photos ci-dessous)
#MastoLivre #Poésie #Poétesse #Poème #OndesPubliques #ConseilPodcast
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Lecture/Poésie du soir : "Rendre soin", de Julie Lombe. L'autrice était invitée dans une chouette émission du Book Club il y a quelques semaines, "Qui pour rendre soin à celles et ceux qui prennent soin ?" : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-book-club/soigner-les-corps-ecrire-le-monde-avec-la-poetesse-julie-lombe-3179436 Massothérapeute et poétesse, elle explore dans ce recueil les facettes du soin comme métier, mais aussi comme mère. Elle y capture son quotidien, met des mots sur les coûts, les doutes et la fierté qui le rythment, et pointe les rapports de genre et de race qui le traversent. Sa plume porte et marque tout au long du recueil.
Un extrait de "Poète de salon":
"Mes grandes paluches sont devenues petites mains.
Je fais un métier qui semble prêter à sourire.
Un métier dégradant. Un métier qui fait honte.
Et puisque tout cela est honteux, alors on peut rapetisser, invisibiliser, exploiter, réifier, mépriser celleux qui exercent ces métiers.
J'ai trouvé une petite esthéticienne. Ma femme de ménage. La nounou...Sur mon tablier comme sur la feuille, j'essuie les hontes.
Pétrir. Écrire.
Sans fard.
Regarder le monde de tout près.
Tel qu'il est vraiment, sans son maquillage.
Un monde qui, chaque jour, se ride."(Un peu plus en photos ci-dessous)
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Lecture/Poésie du soir : "Rendre soin", de Julie Lombe. L'autrice était invitée dans une chouette émission du Book Club il y a quelques semaines, "Qui pour rendre soin à celles et ceux qui prennent soin ?" : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-book-club/soigner-les-corps-ecrire-le-monde-avec-la-poetesse-julie-lombe-3179436 Massothérapeute et poétesse, elle explore dans ce recueil les facettes du soin comme métier, mais aussi comme mère. Elle y capture son quotidien, met des mots sur les coûts, les doutes et la fierté qui le rythment, et pointe les rapports de genre et de race qui le traversent. Sa plume porte et marque tout au long du recueil.
Un extrait de "Poète de salon":
"Mes grandes paluches sont devenues petites mains.
Je fais un métier qui semble prêter à sourire.
Un métier dégradant. Un métier qui fait honte.
Et puisque tout cela est honteux, alors on peut rapetisser, invisibiliser, exploiter, réifier, mépriser celleux qui exercent ces métiers.
J'ai trouvé une petite esthéticienne. Ma femme de ménage. La nounou...Sur mon tablier comme sur la feuille, j'essuie les hontes.
Pétrir. Écrire.
Sans fard.
Regarder le monde de tout près.
Tel qu'il est vraiment, sans son maquillage.
Un monde qui, chaque jour, se ride."(Un peu plus en photos ci-dessous)
#MastoLivre #Poésie #Poétesse #Poème #OndesPubliques #ConseilPodcast
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Lecture/Poésie du soir : "Rendre soin", de Julie Lombe. L'autrice était invitée dans une chouette émission du Book Club il y a quelques semaines, "Qui pour rendre soin à celles et ceux qui prennent soin ?" : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-book-club/soigner-les-corps-ecrire-le-monde-avec-la-poetesse-julie-lombe-3179436 Massothérapeute et poétesse, elle explore dans ce recueil les facettes du soin comme métier, mais aussi comme mère. Elle y capture son quotidien, met des mots sur les coûts, les doutes et la fierté qui le rythment, et pointe les rapports de genre et de race qui le traversent. Sa plume porte et marque tout au long du recueil.
Un extrait de "Poète de salon":
"Mes grandes paluches sont devenues petites mains.
Je fais un métier qui semble prêter à sourire.
Un métier dégradant. Un métier qui fait honte.
Et puisque tout cela est honteux, alors on peut rapetisser, invisibiliser, exploiter, réifier, mépriser celleux qui exercent ces métiers.
J'ai trouvé une petite esthéticienne. Ma femme de ménage. La nounou...Sur mon tablier comme sur la feuille, j'essuie les hontes.
Pétrir. Écrire.
Sans fard.
Regarder le monde de tout près.
Tel qu'il est vraiment, sans son maquillage.
Un monde qui, chaque jour, se ride."(Un peu plus en photos ci-dessous)
#MastoLivre #Poésie #Poétesse #Poème #OndesPubliques #ConseilPodcast
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Reçu ce jour en SP bien que je ne fasse plus vraiment de note de lecture mais ce livre a pu naître grâce à une amie de plume qui a fait l'intermédiaire entre l'autrice qui est en Iran et l'éditeur français, ce que l'autrice n'aurait pu faire vu les conditions là-bas. Saghi Farahmandpour est née en février 1981 à Téhéran, en Iran. Tout son parcours universitaire a été en langue et littérature française et elle a un doctorat ès lettres françaises. (...). Elle écrit de la poésie en persan et en français ; elle fait également de la traduction, de l’interprétation littéraire et de la peinture. :
https://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-debris-du-destin.html
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Un numéro de 'comme nous brûlons' où "des voix plurielles, désaccordées" parlent d'immigration, d'exil, de perte, de dépossession et des façons dont les identités se forgent. Parmi les textes très différents rassemblés, plusieurs poèmes. Dont celui-ci de Camille Chems Bakkali.
"Chems"
ma grand-mère comptait les lunes
sur ses doigts
la couleur orange du henna
que je confondais avec de la saleté33 fois, elle disait
Allahu Akbar
sa langue déjà, un attentat
un attentat de s'inclinerà l'aube, elle se levait pour prier fajr
elle s'inclinait, l'arbre
lourd de sa fertilité, de ses fruits,
mais j'avais huit ans et j'étais blanche
et je ne voyais qu'une vieille femme
soumise à son hijab et à ses fablesmes ancêtres chorfa m'ont-ils vue me haïr ?
[...]
j'avais dix-neuf ans sur son lit de mort, Allah y ra7ma
incapable de lui lire une sourate
il est l'heure de prendre la routemon prénom est le signe de l'humiliation
j'en ai le monde rongé
il est l'heure de prendre la route[...]
sur le bitume, je jette mon prénom
et je reprends le sien, Chems
je ne suis plus qu'un tas de nerfs en furie
je suis sans langue, sans dieu, sans foi
et je ne sais pas façonner une harcha de semoule
je suis nue, libre et triste,
mais votre existence, mes frères, perfore l'oubli imposé
il faut continuer la route [...](Poème complet dans les photos ci-dessous)
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Un numéro de 'comme nous brûlons' où "des voix plurielles, désaccordées" parlent d'immigration, d'exil, de perte, de dépossession et des façons dont les identités se forgent. Parmi les textes très différents rassemblés, plusieurs poèmes. Dont celui-ci de Camille Chems Bakkali.
"Chems"
ma grand-mère comptait les lunes
sur ses doigts
la couleur orange du henna
que je confondais avec de la saleté33 fois, elle disait
Allahu Akbar
sa langue déjà, un attentat
un attentat de s'inclinerà l'aube, elle se levait pour prier fajr
elle s'inclinait, l'arbre
lourd de sa fertilité, de ses fruits,
mais j'avais huit ans et j'étais blanche
et je ne voyais qu'une vieille femme
soumise à son hijab et à ses fablesmes ancêtres chorfa m'ont-ils vue me haïr ?
[...]
j'avais dix-neuf ans sur son lit de mort, Allah y ra7ma
incapable de lui lire une sourate
il est l'heure de prendre la routemon prénom est le signe de l'humiliation
j'en ai le monde rongé
il est l'heure de prendre la route[...]
sur le bitume, je jette mon prénom
et je reprends le sien, Chems
je ne suis plus qu'un tas de nerfs en furie
je suis sans langue, sans dieu, sans foi
et je ne sais pas façonner une harcha de semoule
je suis nue, libre et triste,
mais votre existence, mes frères, perfore l'oubli imposé
il faut continuer la route [...](Poème complet dans les photos ci-dessous)
-
Un numéro de 'comme nous brûlons' où "des voix plurielles, désaccordées" parlent d'immigration, d'exil, de perte, de dépossession et des façons dont les identités se forgent. Parmi les textes très différents rassemblés, plusieurs poèmes. Dont celui-ci de Camille Chems Bakkali.
"Chems"
ma grand-mère comptait les lunes
sur ses doigts
la couleur orange du henna
que je confondais avec de la saleté33 fois, elle disait
Allahu Akbar
sa langue déjà, un attentat
un attentat de s'inclinerà l'aube, elle se levait pour prier fajr
elle s'inclinait, l'arbre
lourd de sa fertilité, de ses fruits,
mais j'avais huit ans et j'étais blanche
et je ne voyais qu'une vieille femme
soumise à son hijab et à ses fablesmes ancêtres chorfa m'ont-ils vue me haïr ?
[...]
j'avais dix-neuf ans sur son lit de mort, Allah y ra7ma
incapable de lui lire une sourate
il est l'heure de prendre la routemon prénom est le signe de l'humiliation
j'en ai le monde rongé
il est l'heure de prendre la route[...]
sur le bitume, je jette mon prénom
et je reprends le sien, Chems
je ne suis plus qu'un tas de nerfs en furie
je suis sans langue, sans dieu, sans foi
et je ne sais pas façonner une harcha de semoule
je suis nue, libre et triste,
mais votre existence, mes frères, perfore l'oubli imposé
il faut continuer la route [...](Poème complet dans les photos ci-dessous)
-
Un numéro de 'comme nous brûlons' où "des voix plurielles, désaccordées" parlent d'immigration, d'exil, de perte, de dépossession et des façons dont les identités se forgent. Parmi les textes très différents rassemblés, plusieurs poèmes. Dont celui-ci de Camille Chems Bakkali.
"Chems"
ma grand-mère comptait les lunes
sur ses doigts
la couleur orange du henna
que je confondais avec de la saleté33 fois, elle disait
Allahu Akbar
sa langue déjà, un attentat
un attentat de s'inclinerà l'aube, elle se levait pour prier fajr
elle s'inclinait, l'arbre
lourd de sa fertilité, de ses fruits,
mais j'avais huit ans et j'étais blanche
et je ne voyais qu'une vieille femme
soumise à son hijab et à ses fablesmes ancêtres chorfa m'ont-ils vue me haïr ?
[...]
j'avais dix-neuf ans sur son lit de mort, Allah y ra7ma
incapable de lui lire une sourate
il est l'heure de prendre la routemon prénom est le signe de l'humiliation
j'en ai le monde rongé
il est l'heure de prendre la route[...]
sur le bitume, je jette mon prénom
et je reprends le sien, Chems
je ne suis plus qu'un tas de nerfs en furie
je suis sans langue, sans dieu, sans foi
et je ne sais pas façonner une harcha de semoule
je suis nue, libre et triste,
mais votre existence, mes frères, perfore l'oubli imposé
il faut continuer la route [...](Poème complet dans les photos ci-dessous)
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Un numéro de 'comme nous brûlons' où "des voix plurielles, désaccordées" parlent d'immigration, d'exil, de perte, de dépossession et des façons dont les identités se forgent. Parmi les textes très différents rassemblés, plusieurs poèmes. Dont celui-ci de Camille Chems Bakkali.
"Chems"
ma grand-mère comptait les lunes
sur ses doigts
la couleur orange du henna
que je confondais avec de la saleté33 fois, elle disait
Allahu Akbar
sa langue déjà, un attentat
un attentat de s'inclinerà l'aube, elle se levait pour prier fajr
elle s'inclinait, l'arbre
lourd de sa fertilité, de ses fruits,
mais j'avais huit ans et j'étais blanche
et je ne voyais qu'une vieille femme
soumise à son hijab et à ses fablesmes ancêtres chorfa m'ont-ils vue me haïr ?
[...]
j'avais dix-neuf ans sur son lit de mort, Allah y ra7ma
incapable de lui lire une sourate
il est l'heure de prendre la routemon prénom est le signe de l'humiliation
j'en ai le monde rongé
il est l'heure de prendre la route[...]
sur le bitume, je jette mon prénom
et je reprends le sien, Chems
je ne suis plus qu'un tas de nerfs en furie
je suis sans langue, sans dieu, sans foi
et je ne sais pas façonner une harcha de semoule
je suis nue, libre et triste,
mais votre existence, mes frères, perfore l'oubli imposé
il faut continuer la route [...](Poème complet dans les photos ci-dessous)
-
Poésie du soir : ce week-end, il a neigé là où nous étions et j'ai replongé dans "La Forêt barbelée", de Gabrielle Filteau-Chiba.
(Un poème ci-dessous et quelques autres en photos.)kintsugi
j'aime le marin des faïences
sur les porcelaines crème et blanches
et les vaisselles les plus polies
celles dont les fêlures se parent
des couleurs de mes baies confiteselles m'apprennent à faire la paix
à sucrer mes amertumes
à mettre en lumière
ces blessures franches
là où j'ai cédéà voir le sourire dans mes rides
à composer avec les saisons
à admirer les failles
les manquements
avec indulgencebelle brisée
recolle tes morceaux
laque tes plaies
orne-les des plus douces
poussières d'or -
Poésie du soir : ce week-end, il a neigé là où nous étions et j'ai replongé dans "La Forêt barbelée", de Gabrielle Filteau-Chiba.
(Un poème ci-dessous et quelques autres en photos.)kintsugi
j'aime le marin des faïences
sur les porcelaines crème et blanches
et les vaisselles les plus polies
celles dont les fêlures se parent
des couleurs de mes baies confiteselles m'apprennent à faire la paix
à sucrer mes amertumes
à mettre en lumière
ces blessures franches
là où j'ai cédéà voir le sourire dans mes rides
à composer avec les saisons
à admirer les failles
les manquements
avec indulgencebelle brisée
recolle tes morceaux
laque tes plaies
orne-les des plus douces
poussières d'or