home.social

Search

372 results for “casraf”

  1. First version of Forum app is up on App Store! 🥳

    apps.nextcloud.com/apps/forum

    This is an early release, would love feedback, bug reports or suggestions!

    More features to come soon :)

  2. Nữ tài xế ở Mỹ gây sốc khi khoe video TikTok lái xe với má phanh mòn đến mức "mỏng như giấy". Cư dân mạng hoảng hốt, chuyên gia cảnh báo nguy cơ mất phanh hoàn toàn. Đây là lời nhắc nhở quan trọng về việc bảo dưỡng xe định kỳ - an toàn tính mạng không thể xem thường! #OtoXeMay #CarMaintenance #AnToanGiaoThong #BrakeSafety #TikTok #DânMạng #BảoDưỡngXe #AnToànGiaoThông #CarSafety #DrivingTips

    vietnamnet.vn/nu-tai-xe-khien-

  3. Mientras tanto en algún lugar de la #CDMX #CasaFantasmas #GhostBusters #Ecto1 #ectomobile Seguramente ha de haber algún tipo de fenómeno paranormal en esa casa 🤔

  4. #BlowTorch is on its way out for #Android ever since they blocked installing old apps.

    Enter #Mudblock! My WIP MUD client, which should work for both mobile & desktop!

    Follow me for updates, and lmk if you have any ideas :)

    #MUD #MultiUserDungeon

  5. FACUA Andalucía pide a la Junta que multe a la discoteca homófoba de Torremolinos por vulnerar las leyes de publicidad e igualdad
    La federación ha presentado sendas denuncias ante la Dirección General de Consumo y la Secretaría General de Familias, Igualdad, Violencia de Género y Diversidad contra el local que veta el acceso a "maricones".
    facua.org/noticias/facua-andal
    #FACUA #discoteca #Torremolinos #CasaFátimaIno #homofobia

  6. FACUA Andalucía denuncia ante la Fiscalía Provincial de Málaga a una discoteca de Torremolinos que prohíbe la entrada a "maricones"
    La federación ha solicitado la apertura de una investigación por posibles delitos de odio.
    facua.org/noticias/facua-andal
    #FACUA #Málaga #Torremolinos #discoteca #CasaFátimaIno #homofobia

  7. Casa Emergency Mutual Aid Fund - Immigrant families in crisis need your help now!

    #MarceloGomes #MilfordMA

    Raising funds to directly support immigrant families affected by recent ICE attacks, work, housing, legal and other ongoing crises.

    fundrazr.com/casafund2025?ref=

  8. À bout de tickets origine-destination, j'ai ressorti mon vieux #navigo. Par contre je ne sais pas si c'est juste mon compte où si c'est général mais iledefrance mobilités me fait tourner en bourrique. Leur IdP (un keycloak?) m'envoie systématiquement sur la page de changement d'email. Je l'ai changé et validé 3 fois, rien n'y fait.

    Le reste (jegeremacartenavigo) réponds avec une 403. Et vous ?

    Je parierai bien sur une BDD en carafe. Autant c'est dans le pod voisin du mien au datacentre !

  9. @joseph @lauren True, but it can become "evil" when pointing out #FediverseHurdles or #MastodonHurdles is responded to with techie #snobbery ... every time a #newbie expresses frustration with an unintuitive #ux and the reaponse is a haughty #rtfm, you're likely to lose a potential new addition to the #community. We should all aim to make newcomers feel welcome, and an #intuitive ux is essential to that.

  10. It's important that those who work on bringing the #fediverse together don't fall into the #snobbery trap when they hear #newbies complain about the navigation within it. We do understand that we're not in federated clones of #fecesbook or the #birdsite but those sites became popular because they did do some things right. People want #news, #community and #entertainment, so it's important to make navigating such areas of human interaction #intuitive and easy.

  11. @nicolasframont @frustrationmagazine

    :ninaZapatista: Peut-on être féministe et réclamer des espaces "No kids" ? :ninaZapatista:

    Je vous colle là l'article d'Ovidie paru dans Femme Actuelle en 2024 pour vous éviter d'aller cliquer sur ce site appartenant a #Bolloré

    ”Salut, je m’appelle Ovidie, je suis autrice, réalisatrice et daronne depuis dix-neuf ans déjà. Un jour ma mère m’a dit « Les chiens c’est comme les enfants, on ne tolère que les siens. Et Vice versa ». Et je ne suis pas loin de ressentir la même chose. Je ne suis pas du genre à fondre devant un gazouillis de nourrisson, je n’ai pas cet élan. Pour autant, les enfants ne me dérangent pas. Je peux jouer ou discuter avec eux, on peut me les confier les yeux fermés… Mais je dois avouer qu’ils m’indiffèrent. La seule enfant que j’aime fondamentalement, c’est la mienne. Donc je comprends qu’on ne soit pas gaga devant un bébé en BabyBjörn. Et pourtant, les No Kids, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Enfin, pas toutes les No Kids, juste celles qui en ont détourné la dimension politique pour n’en conserver que l’aspect ultra-individualiste. Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler dans la Pause d’été de Simone.

    Depuis quelques temps, les espaces dits « Child Free » se multiplient. On parle de plus en plus de mariages, de croisières, d’hôtels et plus largement de vacances réservées aux adultes. Pardonnez-moi, mais à moins de songer à organiser une partouze, je ne vois pas bien l’intérêt. De plus en plus de gens réclament des transports et restaurants sans enfants. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’un prisme médiatique. Il n’empêche que cette petite musique est bel et bien là désormais, dans nos sphères de pensées. Elle était déjà présente dans les « pffffffff » et les regards noirs lorsqu’un bébé pleurait dans un train. Elle est aujourd’hui décomplexée, on ne veut pas céder sa part de confort, balek le vivre-ensemble. Derrière ces soupirs et agacements, il y a cette idée que les enfants n’ont pas leur place dans l’espace commun et que leur existence se limite au foyer, avec leur daronne. Je dis « leur daronne » car ne nous y trompons pas, on compte 2 millions de mères célibataires en France. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt à coup de « Mais ils ont bien des pères ces gamins ! ». Tout d’abord parce que non, pas forcément, un enfant n’a pas forcément de père. Soit parce qu’on l’a fait seule, soit parce qu’il a deux mères, soit parce que le père a trissé, soit parce qu’il est démissionnaire depuis qu’il a refait sa vie avec sa prof de zumba. Quant aux « pères solos », ils ne sont que 250 000. Donc refuser aux enfants une place dans l’espace publique, c’est la plupart du temps s’en prendre directement aux femmes. En imposant des espaces Child Free, ce ne sont pas les enfants que nous pénalisons mais bel et bien leurs mères. Ce sont elles qui se retrouvent en carafe, captives à domicile pendant que les autres font la bringue. À moins qu’elles ne se fassent des nœuds au cerveau pour trouver un mode de garde, ajoutant ainsi quelques tonnes de charge mentale.

    Et je suis en colère de voir que beaucoup de mes sœurs féministes tombent dans ce piège individualiste et le justifient par un discours militant. Vous avez zappé un peu vite que peu importe que l’on soit mère ou pas, on sera toujours jugées, notre choix sera toujours mauvais. Pile tu gagnes, face je perds. Et à la fin, ne cherchez pas, ce sont toutes les femmes qui trinquent. Alors si vous faites partie de celles qui réclament des espaces Child Free, assumez de vouloir privilégier votre confort en vous épargnant une proximité immédiate les gosses des autres. Mais par pitié, n’enrobez pas ça d’une intention politique.

    Durant longtemps, la maternité est restée dans un angle mort du féminisme, l’urgence ayant d‘abord été la lutte pour le droit à la contraception et à l’IVG, lutte qui reste d’actualité par ailleurs. Ce n’est finalement que très récemment, depuis les années 2010, que nous avons intégré la question maternelle dans nos combats : lutte contre les violences obstétricales, contre les violences intrafamiliales avec enjeux de garde, contre les pères toxiques perchés dans des grues, contre la pression des services sociaux, contre les pensions alimentaires non payées, pour la PMA pour toutes, les marches de mamans contre les violences policières… À peine commençons-nous à avancer sur ces enjeux que débarquent désormais des Marie-Chantal qui veulent organiser des mariages sans mouflets parce que le bruit les incommode. Aux Royaume-Uni, il y en a même qui veulent déduire de leurs impôts la part réservée à l’école publique. Wow, c’est quel niveau de dégueulasserie à ce stade ? Si vous êtes de celles qui réclament des espaces Child Free, alors nous n’avons pas la même vision du féminisme, car il n’y a pas de féminisme sans enfants. Quand je dis « sans enfants », cela ne signifie pas « sans faire d’enfants » mais plutôt « sans faire entrer les enfants dans l’équation ». Car eux aussi sont victimes de violences domestiques et systémiques. Ce qui est vraiment féministe ? C’est repenser la société de façon à faciliter les choses aux mères. Organiser des espaces où elles puissent souffler. C’est prendre le relai et mettre en place des systèmes de garderie en milieu festif. C’est ce qu’ont fait les organisatrices du festival Very Bad Mother en 2020 et le collectif la Bulle (cf les recos). Alors, laissez les gamins danser jusqu’au bout de la nuit sur la piste de danse du mariage de votre cousine, arrêtez de pester contre ce bébé qui pleure et réjouissez-vous que ce ne soit pas le vôtre. Emmenez les gamins partout où ils veulent aller tant qu’ils ne courent aucun danger, même dans les lieux culturels et institutionnels où ils ne sont pas les bienvenus, faites-leur comprendre que le monde leur appartient, ils vous remercieront plus tard.

    Simone kiffe : les recommandations de notre invité.e

    En août 2020 a eu lieu à Concarneau le festival « Very Bad Mother », une initiative festive et militante d’un collectif de daronnes bretonnes. Le concept ? Valoriser de nouvelles formes de parentalités, hors du cadre imposé « un couple hétéro, un papa, une maman ». On y a entre autres débattu homoparentalité, travail domestique et reproductif non-rémunéré, éducation non-sexiste… et on y a surtout beaucoup fait la fête. Une garderie avait été organisée, les daronnes se sont relayées pour permettre aux festivalières de faire la fête.

    Depuis 2019, le collectif Rennais « La Bulle » propose un système de garderie autogérée qui permet aux mères de militer et manifester l’esprit libre, sans se soucier de la sécurité de leurs enfants. Cette initiative a pris de l’ampleur avec « La Bulle IDF », une section parisienne du collectif. On peut également citer la section syndicale Solidaires 31 qui propose une garderie les jours de manif.

    Dans ”La Mère, la Sainte et la Putain”
    (Au Diable Vauvert), l’écrivaine Wendy Delorme interroge à travers un récit intime son rapport à ces trois figures archétypales imposées aux femmes.

    ”Accouchement, les femmes méritent mieux” (Michalon) est un texte de Marie-Hélène Lahaye, pionnière de la lutte contre les violences obstétricales. Son livre m’a beaucoup marquée à sa sortie et m’a influencée dans la réalisation de mon documentaire Tu enfanteras dans la douleur (Arte). Elle a également été une source d’inspiration pour le collectif très actif Stop VOG qui lutte contre les violences gynécologiques. "

    #Feminisme #Maternité #DominationAdulte #Adultisme #Discrimination #Daronne #Daronnie #VeryBadMother

  12. @nicolasframont @frustrationmagazine

    :ninaZapatista: Peut-on être féministe et réclamer des espaces "No kids" ? :ninaZapatista:

    Je vous colle là l'article d'Ovidie paru dans Femme Actuelle en 2024 pour vous éviter d'aller cliquer sur ce site appartenant a #Bolloré

    ”Salut, je m’appelle Ovidie, je suis autrice, réalisatrice et daronne depuis dix-neuf ans déjà. Un jour ma mère m’a dit « Les chiens c’est comme les enfants, on ne tolère que les siens. Et Vice versa ». Et je ne suis pas loin de ressentir la même chose. Je ne suis pas du genre à fondre devant un gazouillis de nourrisson, je n’ai pas cet élan. Pour autant, les enfants ne me dérangent pas. Je peux jouer ou discuter avec eux, on peut me les confier les yeux fermés… Mais je dois avouer qu’ils m’indiffèrent. La seule enfant que j’aime fondamentalement, c’est la mienne. Donc je comprends qu’on ne soit pas gaga devant un bébé en BabyBjörn. Et pourtant, les No Kids, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Enfin, pas toutes les No Kids, juste celles qui en ont détourné la dimension politique pour n’en conserver que l’aspect ultra-individualiste. Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler dans la Pause d’été de Simone.

    Depuis quelques temps, les espaces dits « Child Free » se multiplient. On parle de plus en plus de mariages, de croisières, d’hôtels et plus largement de vacances réservées aux adultes. Pardonnez-moi, mais à moins de songer à organiser une partouze, je ne vois pas bien l’intérêt. De plus en plus de gens réclament des transports et restaurants sans enfants. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’un prisme médiatique. Il n’empêche que cette petite musique est bel et bien là désormais, dans nos sphères de pensées. Elle était déjà présente dans les « pffffffff » et les regards noirs lorsqu’un bébé pleurait dans un train. Elle est aujourd’hui décomplexée, on ne veut pas céder sa part de confort, balek le vivre-ensemble. Derrière ces soupirs et agacements, il y a cette idée que les enfants n’ont pas leur place dans l’espace commun et que leur existence se limite au foyer, avec leur daronne. Je dis « leur daronne » car ne nous y trompons pas, on compte 2 millions de mères célibataires en France. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt à coup de « Mais ils ont bien des pères ces gamins ! ». Tout d’abord parce que non, pas forcément, un enfant n’a pas forcément de père. Soit parce qu’on l’a fait seule, soit parce qu’il a deux mères, soit parce que le père a trissé, soit parce qu’il est démissionnaire depuis qu’il a refait sa vie avec sa prof de zumba. Quant aux « pères solos », ils ne sont que 250 000. Donc refuser aux enfants une place dans l’espace publique, c’est la plupart du temps s’en prendre directement aux femmes. En imposant des espaces Child Free, ce ne sont pas les enfants que nous pénalisons mais bel et bien leurs mères. Ce sont elles qui se retrouvent en carafe, captives à domicile pendant que les autres font la bringue. À moins qu’elles ne se fassent des nœuds au cerveau pour trouver un mode de garde, ajoutant ainsi quelques tonnes de charge mentale.

    Et je suis en colère de voir que beaucoup de mes sœurs féministes tombent dans ce piège individualiste et le justifient par un discours militant. Vous avez zappé un peu vite que peu importe que l’on soit mère ou pas, on sera toujours jugées, notre choix sera toujours mauvais. Pile tu gagnes, face je perds. Et à la fin, ne cherchez pas, ce sont toutes les femmes qui trinquent. Alors si vous faites partie de celles qui réclament des espaces Child Free, assumez de vouloir privilégier votre confort en vous épargnant une proximité immédiate les gosses des autres. Mais par pitié, n’enrobez pas ça d’une intention politique.

    Durant longtemps, la maternité est restée dans un angle mort du féminisme, l’urgence ayant d‘abord été la lutte pour le droit à la contraception et à l’IVG, lutte qui reste d’actualité par ailleurs. Ce n’est finalement que très récemment, depuis les années 2010, que nous avons intégré la question maternelle dans nos combats : lutte contre les violences obstétricales, contre les violences intrafamiliales avec enjeux de garde, contre les pères toxiques perchés dans des grues, contre la pression des services sociaux, contre les pensions alimentaires non payées, pour la PMA pour toutes, les marches de mamans contre les violences policières… À peine commençons-nous à avancer sur ces enjeux que débarquent désormais des Marie-Chantal qui veulent organiser des mariages sans mouflets parce que le bruit les incommode. Aux Royaume-Uni, il y en a même qui veulent déduire de leurs impôts la part réservée à l’école publique. Wow, c’est quel niveau de dégueulasserie à ce stade ? Si vous êtes de celles qui réclament des espaces Child Free, alors nous n’avons pas la même vision du féminisme, car il n’y a pas de féminisme sans enfants. Quand je dis « sans enfants », cela ne signifie pas « sans faire d’enfants » mais plutôt « sans faire entrer les enfants dans l’équation ». Car eux aussi sont victimes de violences domestiques et systémiques. Ce qui est vraiment féministe ? C’est repenser la société de façon à faciliter les choses aux mères. Organiser des espaces où elles puissent souffler. C’est prendre le relai et mettre en place des systèmes de garderie en milieu festif. C’est ce qu’ont fait les organisatrices du festival Very Bad Mother en 2020 et le collectif la Bulle (cf les recos). Alors, laissez les gamins danser jusqu’au bout de la nuit sur la piste de danse du mariage de votre cousine, arrêtez de pester contre ce bébé qui pleure et réjouissez-vous que ce ne soit pas le vôtre. Emmenez les gamins partout où ils veulent aller tant qu’ils ne courent aucun danger, même dans les lieux culturels et institutionnels où ils ne sont pas les bienvenus, faites-leur comprendre que le monde leur appartient, ils vous remercieront plus tard.

    Simone kiffe : les recommandations de notre invité.e

    En août 2020 a eu lieu à Concarneau le festival « Very Bad Mother », une initiative festive et militante d’un collectif de daronnes bretonnes. Le concept ? Valoriser de nouvelles formes de parentalités, hors du cadre imposé « un couple hétéro, un papa, une maman ». On y a entre autres débattu homoparentalité, travail domestique et reproductif non-rémunéré, éducation non-sexiste… et on y a surtout beaucoup fait la fête. Une garderie avait été organisée, les daronnes se sont relayées pour permettre aux festivalières de faire la fête.

    Depuis 2019, le collectif Rennais « La Bulle » propose un système de garderie autogérée qui permet aux mères de militer et manifester l’esprit libre, sans se soucier de la sécurité de leurs enfants. Cette initiative a pris de l’ampleur avec « La Bulle IDF », une section parisienne du collectif. On peut également citer la section syndicale Solidaires 31 qui propose une garderie les jours de manif.

    Dans ”La Mère, la Sainte et la Putain”
    (Au Diable Vauvert), l’écrivaine Wendy Delorme interroge à travers un récit intime son rapport à ces trois figures archétypales imposées aux femmes.

    ”Accouchement, les femmes méritent mieux” (Michalon) est un texte de Marie-Hélène Lahaye, pionnière de la lutte contre les violences obstétricales. Son livre m’a beaucoup marquée à sa sortie et m’a influencée dans la réalisation de mon documentaire Tu enfanteras dans la douleur (Arte). Elle a également été une source d’inspiration pour le collectif très actif Stop VOG qui lutte contre les violences gynécologiques. "

    #Feminisme #Maternité #DominationAdulte #Adultisme #Discrimination #Daronne #Daronnie #VeryBadMother

  13. @nicolasframont @frustrationmagazine

    :ninaZapatista: Peut-on être féministe et réclamer des espaces "No kids" ? :ninaZapatista:

    Je vous colle là l'article d'Ovidie paru dans Femme Actuelle en 2024 pour vous éviter d'aller cliquer sur ce site appartenant a #Bolloré

    ”Salut, je m’appelle Ovidie, je suis autrice, réalisatrice et daronne depuis dix-neuf ans déjà. Un jour ma mère m’a dit « Les chiens c’est comme les enfants, on ne tolère que les siens. Et Vice versa ». Et je ne suis pas loin de ressentir la même chose. Je ne suis pas du genre à fondre devant un gazouillis de nourrisson, je n’ai pas cet élan. Pour autant, les enfants ne me dérangent pas. Je peux jouer ou discuter avec eux, on peut me les confier les yeux fermés… Mais je dois avouer qu’ils m’indiffèrent. La seule enfant que j’aime fondamentalement, c’est la mienne. Donc je comprends qu’on ne soit pas gaga devant un bébé en BabyBjörn. Et pourtant, les No Kids, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Enfin, pas toutes les No Kids, juste celles qui en ont détourné la dimension politique pour n’en conserver que l’aspect ultra-individualiste. Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler dans la Pause d’été de Simone.

    Depuis quelques temps, les espaces dits « Child Free » se multiplient. On parle de plus en plus de mariages, de croisières, d’hôtels et plus largement de vacances réservées aux adultes. Pardonnez-moi, mais à moins de songer à organiser une partouze, je ne vois pas bien l’intérêt. De plus en plus de gens réclament des transports et restaurants sans enfants. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’un prisme médiatique. Il n’empêche que cette petite musique est bel et bien là désormais, dans nos sphères de pensées. Elle était déjà présente dans les « pffffffff » et les regards noirs lorsqu’un bébé pleurait dans un train. Elle est aujourd’hui décomplexée, on ne veut pas céder sa part de confort, balek le vivre-ensemble. Derrière ces soupirs et agacements, il y a cette idée que les enfants n’ont pas leur place dans l’espace commun et que leur existence se limite au foyer, avec leur daronne. Je dis « leur daronne » car ne nous y trompons pas, on compte 2 millions de mères célibataires en France. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt à coup de « Mais ils ont bien des pères ces gamins ! ». Tout d’abord parce que non, pas forcément, un enfant n’a pas forcément de père. Soit parce qu’on l’a fait seule, soit parce qu’il a deux mères, soit parce que le père a trissé, soit parce qu’il est démissionnaire depuis qu’il a refait sa vie avec sa prof de zumba. Quant aux « pères solos », ils ne sont que 250 000. Donc refuser aux enfants une place dans l’espace publique, c’est la plupart du temps s’en prendre directement aux femmes. En imposant des espaces Child Free, ce ne sont pas les enfants que nous pénalisons mais bel et bien leurs mères. Ce sont elles qui se retrouvent en carafe, captives à domicile pendant que les autres font la bringue. À moins qu’elles ne se fassent des nœuds au cerveau pour trouver un mode de garde, ajoutant ainsi quelques tonnes de charge mentale.

    Et je suis en colère de voir que beaucoup de mes sœurs féministes tombent dans ce piège individualiste et le justifient par un discours militant. Vous avez zappé un peu vite que peu importe que l’on soit mère ou pas, on sera toujours jugées, notre choix sera toujours mauvais. Pile tu gagnes, face je perds. Et à la fin, ne cherchez pas, ce sont toutes les femmes qui trinquent. Alors si vous faites partie de celles qui réclament des espaces Child Free, assumez de vouloir privilégier votre confort en vous épargnant une proximité immédiate les gosses des autres. Mais par pitié, n’enrobez pas ça d’une intention politique.

    Durant longtemps, la maternité est restée dans un angle mort du féminisme, l’urgence ayant d‘abord été la lutte pour le droit à la contraception et à l’IVG, lutte qui reste d’actualité par ailleurs. Ce n’est finalement que très récemment, depuis les années 2010, que nous avons intégré la question maternelle dans nos combats : lutte contre les violences obstétricales, contre les violences intrafamiliales avec enjeux de garde, contre les pères toxiques perchés dans des grues, contre la pression des services sociaux, contre les pensions alimentaires non payées, pour la PMA pour toutes, les marches de mamans contre les violences policières… À peine commençons-nous à avancer sur ces enjeux que débarquent désormais des Marie-Chantal qui veulent organiser des mariages sans mouflets parce que le bruit les incommode. Aux Royaume-Uni, il y en a même qui veulent déduire de leurs impôts la part réservée à l’école publique. Wow, c’est quel niveau de dégueulasserie à ce stade ? Si vous êtes de celles qui réclament des espaces Child Free, alors nous n’avons pas la même vision du féminisme, car il n’y a pas de féminisme sans enfants. Quand je dis « sans enfants », cela ne signifie pas « sans faire d’enfants » mais plutôt « sans faire entrer les enfants dans l’équation ». Car eux aussi sont victimes de violences domestiques et systémiques. Ce qui est vraiment féministe ? C’est repenser la société de façon à faciliter les choses aux mères. Organiser des espaces où elles puissent souffler. C’est prendre le relai et mettre en place des systèmes de garderie en milieu festif. C’est ce qu’ont fait les organisatrices du festival Very Bad Mother en 2020 et le collectif la Bulle (cf les recos). Alors, laissez les gamins danser jusqu’au bout de la nuit sur la piste de danse du mariage de votre cousine, arrêtez de pester contre ce bébé qui pleure et réjouissez-vous que ce ne soit pas le vôtre. Emmenez les gamins partout où ils veulent aller tant qu’ils ne courent aucun danger, même dans les lieux culturels et institutionnels où ils ne sont pas les bienvenus, faites-leur comprendre que le monde leur appartient, ils vous remercieront plus tard.

    Simone kiffe : les recommandations de notre invité.e

    En août 2020 a eu lieu à Concarneau le festival « Very Bad Mother », une initiative festive et militante d’un collectif de daronnes bretonnes. Le concept ? Valoriser de nouvelles formes de parentalités, hors du cadre imposé « un couple hétéro, un papa, une maman ». On y a entre autres débattu homoparentalité, travail domestique et reproductif non-rémunéré, éducation non-sexiste… et on y a surtout beaucoup fait la fête. Une garderie avait été organisée, les daronnes se sont relayées pour permettre aux festivalières de faire la fête.

    Depuis 2019, le collectif Rennais « La Bulle » propose un système de garderie autogérée qui permet aux mères de militer et manifester l’esprit libre, sans se soucier de la sécurité de leurs enfants. Cette initiative a pris de l’ampleur avec « La Bulle IDF », une section parisienne du collectif. On peut également citer la section syndicale Solidaires 31 qui propose une garderie les jours de manif.

    Dans ”La Mère, la Sainte et la Putain”
    (Au Diable Vauvert), l’écrivaine Wendy Delorme interroge à travers un récit intime son rapport à ces trois figures archétypales imposées aux femmes.

    ”Accouchement, les femmes méritent mieux” (Michalon) est un texte de Marie-Hélène Lahaye, pionnière de la lutte contre les violences obstétricales. Son livre m’a beaucoup marquée à sa sortie et m’a influencée dans la réalisation de mon documentaire Tu enfanteras dans la douleur (Arte). Elle a également été une source d’inspiration pour le collectif très actif Stop VOG qui lutte contre les violences gynécologiques. "

    #Feminisme #Maternité #DominationAdulte #Adultisme #Discrimination #Daronne #Daronnie #VeryBadMother

  14. @nicolasframont @frustrationmagazine

    :ninaZapatista: Peut-on être féministe et réclamer des espaces "No kids" ? :ninaZapatista:

    Je vous colle là l'article d'Ovidie paru dans Femme Actuelle en 2024 pour vous éviter d'aller cliquer sur ce site appartenant a #Bolloré

    ”Salut, je m’appelle Ovidie, je suis autrice, réalisatrice et daronne depuis dix-neuf ans déjà. Un jour ma mère m’a dit « Les chiens c’est comme les enfants, on ne tolère que les siens. Et Vice versa ». Et je ne suis pas loin de ressentir la même chose. Je ne suis pas du genre à fondre devant un gazouillis de nourrisson, je n’ai pas cet élan. Pour autant, les enfants ne me dérangent pas. Je peux jouer ou discuter avec eux, on peut me les confier les yeux fermés… Mais je dois avouer qu’ils m’indiffèrent. La seule enfant que j’aime fondamentalement, c’est la mienne. Donc je comprends qu’on ne soit pas gaga devant un bébé en BabyBjörn. Et pourtant, les No Kids, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Enfin, pas toutes les No Kids, juste celles qui en ont détourné la dimension politique pour n’en conserver que l’aspect ultra-individualiste. Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler dans la Pause d’été de Simone.

    Depuis quelques temps, les espaces dits « Child Free » se multiplient. On parle de plus en plus de mariages, de croisières, d’hôtels et plus largement de vacances réservées aux adultes. Pardonnez-moi, mais à moins de songer à organiser une partouze, je ne vois pas bien l’intérêt. De plus en plus de gens réclament des transports et restaurants sans enfants. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’un prisme médiatique. Il n’empêche que cette petite musique est bel et bien là désormais, dans nos sphères de pensées. Elle était déjà présente dans les « pffffffff » et les regards noirs lorsqu’un bébé pleurait dans un train. Elle est aujourd’hui décomplexée, on ne veut pas céder sa part de confort, balek le vivre-ensemble. Derrière ces soupirs et agacements, il y a cette idée que les enfants n’ont pas leur place dans l’espace commun et que leur existence se limite au foyer, avec leur daronne. Je dis « leur daronne » car ne nous y trompons pas, on compte 2 millions de mères célibataires en France. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt à coup de « Mais ils ont bien des pères ces gamins ! ». Tout d’abord parce que non, pas forcément, un enfant n’a pas forcément de père. Soit parce qu’on l’a fait seule, soit parce qu’il a deux mères, soit parce que le père a trissé, soit parce qu’il est démissionnaire depuis qu’il a refait sa vie avec sa prof de zumba. Quant aux « pères solos », ils ne sont que 250 000. Donc refuser aux enfants une place dans l’espace publique, c’est la plupart du temps s’en prendre directement aux femmes. En imposant des espaces Child Free, ce ne sont pas les enfants que nous pénalisons mais bel et bien leurs mères. Ce sont elles qui se retrouvent en carafe, captives à domicile pendant que les autres font la bringue. À moins qu’elles ne se fassent des nœuds au cerveau pour trouver un mode de garde, ajoutant ainsi quelques tonnes de charge mentale.

    Et je suis en colère de voir que beaucoup de mes sœurs féministes tombent dans ce piège individualiste et le justifient par un discours militant. Vous avez zappé un peu vite que peu importe que l’on soit mère ou pas, on sera toujours jugées, notre choix sera toujours mauvais. Pile tu gagnes, face je perds. Et à la fin, ne cherchez pas, ce sont toutes les femmes qui trinquent. Alors si vous faites partie de celles qui réclament des espaces Child Free, assumez de vouloir privilégier votre confort en vous épargnant une proximité immédiate les gosses des autres. Mais par pitié, n’enrobez pas ça d’une intention politique.

    Durant longtemps, la maternité est restée dans un angle mort du féminisme, l’urgence ayant d‘abord été la lutte pour le droit à la contraception et à l’IVG, lutte qui reste d’actualité par ailleurs. Ce n’est finalement que très récemment, depuis les années 2010, que nous avons intégré la question maternelle dans nos combats : lutte contre les violences obstétricales, contre les violences intrafamiliales avec enjeux de garde, contre les pères toxiques perchés dans des grues, contre la pression des services sociaux, contre les pensions alimentaires non payées, pour la PMA pour toutes, les marches de mamans contre les violences policières… À peine commençons-nous à avancer sur ces enjeux que débarquent désormais des Marie-Chantal qui veulent organiser des mariages sans mouflets parce que le bruit les incommode. Aux Royaume-Uni, il y en a même qui veulent déduire de leurs impôts la part réservée à l’école publique. Wow, c’est quel niveau de dégueulasserie à ce stade ? Si vous êtes de celles qui réclament des espaces Child Free, alors nous n’avons pas la même vision du féminisme, car il n’y a pas de féminisme sans enfants. Quand je dis « sans enfants », cela ne signifie pas « sans faire d’enfants » mais plutôt « sans faire entrer les enfants dans l’équation ». Car eux aussi sont victimes de violences domestiques et systémiques. Ce qui est vraiment féministe ? C’est repenser la société de façon à faciliter les choses aux mères. Organiser des espaces où elles puissent souffler. C’est prendre le relai et mettre en place des systèmes de garderie en milieu festif. C’est ce qu’ont fait les organisatrices du festival Very Bad Mother en 2020 et le collectif la Bulle (cf les recos). Alors, laissez les gamins danser jusqu’au bout de la nuit sur la piste de danse du mariage de votre cousine, arrêtez de pester contre ce bébé qui pleure et réjouissez-vous que ce ne soit pas le vôtre. Emmenez les gamins partout où ils veulent aller tant qu’ils ne courent aucun danger, même dans les lieux culturels et institutionnels où ils ne sont pas les bienvenus, faites-leur comprendre que le monde leur appartient, ils vous remercieront plus tard.

    Simone kiffe : les recommandations de notre invité.e

    En août 2020 a eu lieu à Concarneau le festival « Very Bad Mother », une initiative festive et militante d’un collectif de daronnes bretonnes. Le concept ? Valoriser de nouvelles formes de parentalités, hors du cadre imposé « un couple hétéro, un papa, une maman ». On y a entre autres débattu homoparentalité, travail domestique et reproductif non-rémunéré, éducation non-sexiste… et on y a surtout beaucoup fait la fête. Une garderie avait été organisée, les daronnes se sont relayées pour permettre aux festivalières de faire la fête.

    Depuis 2019, le collectif Rennais « La Bulle » propose un système de garderie autogérée qui permet aux mères de militer et manifester l’esprit libre, sans se soucier de la sécurité de leurs enfants. Cette initiative a pris de l’ampleur avec « La Bulle IDF », une section parisienne du collectif. On peut également citer la section syndicale Solidaires 31 qui propose une garderie les jours de manif.

    Dans ”La Mère, la Sainte et la Putain”
    (Au Diable Vauvert), l’écrivaine Wendy Delorme interroge à travers un récit intime son rapport à ces trois figures archétypales imposées aux femmes.

    ”Accouchement, les femmes méritent mieux” (Michalon) est un texte de Marie-Hélène Lahaye, pionnière de la lutte contre les violences obstétricales. Son livre m’a beaucoup marquée à sa sortie et m’a influencée dans la réalisation de mon documentaire Tu enfanteras dans la douleur (Arte). Elle a également été une source d’inspiration pour le collectif très actif Stop VOG qui lutte contre les violences gynécologiques. "

    #Feminisme #Maternité #DominationAdulte #Adultisme #Discrimination #Daronne #Daronnie #VeryBadMother

  15. :ninaZapatista: Peut-on être féministe et réclamer des espaces "No kids" ? :ninaZapatista:

    Je vous colle là un article d'Ovidie paru dans Femme Actuelle en 2024 pour vous éviter d'aller cliquer sur ce site appartenant a #Bolloré

    ”Salut, je m’appelle Ovidie, je suis autrice, réalisatrice et daronne depuis dix-neuf ans déjà. Un jour ma mère m’a dit « Les chiens c’est comme les enfants, on ne tolère que les siens. Et Vice versa ». Et je ne suis pas loin de ressentir la même chose. Je ne suis pas du genre à fondre devant un gazouillis de nourrisson, je n’ai pas cet élan. Pour autant, les enfants ne me dérangent pas. Je peux jouer ou discuter avec eux, on peut me les confier les yeux fermés… Mais je dois avouer qu’ils m’indiffèrent. La seule enfant que j’aime fondamentalement, c’est la mienne. Donc je comprends qu’on ne soit pas gaga devant un bébé en BabyBjörn. Et pourtant, les No Kids, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Enfin, pas toutes les No Kids, juste celles qui en ont détourné la dimension politique pour n’en conserver que l’aspect ultra-individualiste. Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler dans la Pause d’été de Simone.

    Depuis quelques temps, les espaces dits « Child Free » se multiplient. On parle de plus en plus de mariages, de croisières, d’hôtels et plus largement de vacances réservées aux adultes. Pardonnez-moi, mais à moins de songer à organiser une partouze, je ne vois pas bien l’intérêt. De plus en plus de gens réclament des transports et restaurants sans enfants. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’un prisme médiatique. Il n’empêche que cette petite musique est bel et bien là désormais, dans nos sphères de pensées. Elle était déjà présente dans les « pffffffff » et les regards noirs lorsqu’un bébé pleurait dans un train. Elle est aujourd’hui décomplexée, on ne veut pas céder sa part de confort, balek le vivre-ensemble. Derrière ces soupirs et agacements, il y a cette idée que les enfants n’ont pas leur place dans l’espace commun et que leur existence se limite au foyer, avec leur daronne. Je dis « leur daronne » car ne nous y trompons pas, on compte 2 millions de mères célibataires en France. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt à coup de « Mais ils ont bien des pères ces gamins ! ». Tout d’abord parce que non, pas forcément, un enfant n’a pas forcément de père. Soit parce qu’on l’a fait seule, soit parce qu’il a deux mères, soit parce que le père a trissé, soit parce qu’il est démissionnaire depuis qu’il a refait sa vie avec sa prof de zumba. Quant aux « pères solos », ils ne sont que 250 000. Donc refuser aux enfants une place dans l’espace publique, c’est la plupart du temps s’en prendre directement aux femmes. En imposant des espaces Child Free, ce ne sont pas les enfants que nous pénalisons mais bel et bien leurs mères. Ce sont elles qui se retrouvent en carafe, captives à domicile pendant que les autres font la bringue. À moins qu’elles ne se fassent des nœuds au cerveau pour trouver un mode de garde, ajoutant ainsi quelques tonnes de charge mentale.

    Et je suis en colère de voir que beaucoup de mes sœurs féministes tombent dans ce piège individualiste et le justifient par un discours militant. Vous avez zappé un peu vite que peu importe que l’on soit mère ou pas, on sera toujours jugées, notre choix sera toujours mauvais. Pile tu gagnes, face je perds. Et à la fin, ne cherchez pas, ce sont toutes les femmes qui trinquent. Alors si vous faites partie de celles qui réclament des espaces Child Free, assumez de vouloir privilégier votre confort en vous épargnant une proximité immédiate les gosses des autres. Mais par pitié, n’enrobez pas ça d’une intention politique.

    Durant longtemps, la maternité est restée dans un angle mort du féminisme, l’urgence ayant d‘abord été la lutte pour le droit à la contraception et à l’IVG, lutte qui reste d’actualité par ailleurs. Ce n’est finalement que très récemment, depuis les années 2010, que nous avons intégré la question maternelle dans nos combats : lutte contre les violences obstétricales, contre les violences intrafamiliales avec enjeux de garde, contre les pères toxiques perchés dans des grues, contre la pression des services sociaux, contre les pensions alimentaires non payées, pour la PMA pour toutes, les marches de mamans contre les violences policières… À peine commençons-nous à avancer sur ces enjeux que débarquent désormais des Marie-Chantal qui veulent organiser des mariages sans mouflets parce que le bruit les incommode. Aux Royaume-Uni, il y en a même qui veulent déduire de leurs impôts la part réservée à l’école publique. Wow, c’est quel niveau de dégueulasserie à ce stade ? Si vous êtes de celles qui réclament des espaces Child Free, alors nous n’avons pas la même vision du féminisme, car il n’y a pas de féminisme sans enfants. Quand je dis « sans enfants », cela ne signifie pas « sans faire d’enfants » mais plutôt « sans faire entrer les enfants dans l’équation ». Car eux aussi sont victimes de violences domestiques et systémiques. Ce qui est vraiment féministe ? C’est repenser la société de façon à faciliter les choses aux mères. Organiser des espaces où elles puissent souffler. C’est prendre le relai et mettre en place des systèmes de garderie en milieu festif. C’est ce qu’ont fait les organisatrices du festival Very Bad Mother en 2020 et le collectif la Bulle (cf les recos). Alors, laissez les gamins danser jusqu’au bout de la nuit sur la piste de danse du mariage de votre cousine, arrêtez de pester contre ce bébé qui pleure et réjouissez-vous que ce ne soit pas le vôtre. Emmenez les gamins partout où ils veulent aller tant qu’ils ne courent aucun danger, même dans les lieux culturels et institutionnels où ils ne sont pas les bienvenus, faites-leur comprendre que le monde leur appartient, ils vous remercieront plus tard.

    Simone kiffe : les recommandations de notre invité.e

    En août 2020 a eu lieu à Concarneau le festival « Very Bad Mother », une initiative festive et militante d’un collectif de daronnes bretonnes. Le concept ? Valoriser de nouvelles formes de parentalités, hors du cadre imposé « un couple hétéro, un papa, une maman ». On y a entre autres débattu homoparentalité, travail domestique et reproductif non-rémunéré, éducation non-sexiste… et on y a surtout beaucoup fait la fête. Une garderie avait été organisée, les daronnes se sont relayées pour permettre aux festivalières de faire la fête.

    Depuis 2019, le collectif Rennais « La Bulle » propose un système de garderie autogérée qui permet aux mères de militer et manifester l’esprit libre, sans se soucier de la sécurité de leurs enfants. Cette initiative a pris de l’ampleur avec « La Bulle IDF », une section parisienne du collectif. On peut également citer la section syndicale Solidaires 31 qui propose une garderie les jours de manif.

    Dans ”La Mère, la Sainte et la Putain”
    (Au Diable Vauvert), l’écrivaine Wendy Delorme interroge à travers un récit intime son rapport à ces trois figures archétypales imposées aux femmes.

    ”Accouchement, les femmes méritent mieux” (Michalon) est un texte de Marie-Hélène Lahaye, pionnière de la lutte contre les violences obstétricales. Son livre m’a beaucoup marquée à sa sortie et m’a influencée dans la réalisation de mon documentaire Tu enfanteras dans la douleur (Arte). Elle a également été une source d’inspiration pour le collectif très actif Stop VOG qui lutte contre les violences gynécologiques. "

    #Feminisme #Parentalité #Maternité #DominationAdulte #Adultisme #Discrimination #Daronne #Daronnie #VeryBadMother

  16. :ninaZapatista: Peut-on être féministe et réclamer des espaces "No kids" ? :ninaZapatista:

    Je vous colle là un article d'Ovidie paru dans Femme Actuelle en 2024 pour vous éviter d'aller cliquer sur ce site appartenant a #Bolloré

    ”Salut, je m’appelle Ovidie, je suis autrice, réalisatrice et daronne depuis dix-neuf ans déjà. Un jour ma mère m’a dit « Les chiens c’est comme les enfants, on ne tolère que les siens. Et Vice versa ». Et je ne suis pas loin de ressentir la même chose. Je ne suis pas du genre à fondre devant un gazouillis de nourrisson, je n’ai pas cet élan. Pour autant, les enfants ne me dérangent pas. Je peux jouer ou discuter avec eux, on peut me les confier les yeux fermés… Mais je dois avouer qu’ils m’indiffèrent. La seule enfant que j’aime fondamentalement, c’est la mienne. Donc je comprends qu’on ne soit pas gaga devant un bébé en BabyBjörn. Et pourtant, les No Kids, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Enfin, pas toutes les No Kids, juste celles qui en ont détourné la dimension politique pour n’en conserver que l’aspect ultra-individualiste. Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler dans la Pause d’été de Simone.

    Depuis quelques temps, les espaces dits « Child Free » se multiplient. On parle de plus en plus de mariages, de croisières, d’hôtels et plus largement de vacances réservées aux adultes. Pardonnez-moi, mais à moins de songer à organiser une partouze, je ne vois pas bien l’intérêt. De plus en plus de gens réclament des transports et restaurants sans enfants. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’un prisme médiatique. Il n’empêche que cette petite musique est bel et bien là désormais, dans nos sphères de pensées. Elle était déjà présente dans les « pffffffff » et les regards noirs lorsqu’un bébé pleurait dans un train. Elle est aujourd’hui décomplexée, on ne veut pas céder sa part de confort, balek le vivre-ensemble. Derrière ces soupirs et agacements, il y a cette idée que les enfants n’ont pas leur place dans l’espace commun et que leur existence se limite au foyer, avec leur daronne. Je dis « leur daronne » car ne nous y trompons pas, on compte 2 millions de mères célibataires en France. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt à coup de « Mais ils ont bien des pères ces gamins ! ». Tout d’abord parce que non, pas forcément, un enfant n’a pas forcément de père. Soit parce qu’on l’a fait seule, soit parce qu’il a deux mères, soit parce que le père a trissé, soit parce qu’il est démissionnaire depuis qu’il a refait sa vie avec sa prof de zumba. Quant aux « pères solos », ils ne sont que 250 000. Donc refuser aux enfants une place dans l’espace publique, c’est la plupart du temps s’en prendre directement aux femmes. En imposant des espaces Child Free, ce ne sont pas les enfants que nous pénalisons mais bel et bien leurs mères. Ce sont elles qui se retrouvent en carafe, captives à domicile pendant que les autres font la bringue. À moins qu’elles ne se fassent des nœuds au cerveau pour trouver un mode de garde, ajoutant ainsi quelques tonnes de charge mentale.

    Et je suis en colère de voir que beaucoup de mes sœurs féministes tombent dans ce piège individualiste et le justifient par un discours militant. Vous avez zappé un peu vite que peu importe que l’on soit mère ou pas, on sera toujours jugées, notre choix sera toujours mauvais. Pile tu gagnes, face je perds. Et à la fin, ne cherchez pas, ce sont toutes les femmes qui trinquent. Alors si vous faites partie de celles qui réclament des espaces Child Free, assumez de vouloir privilégier votre confort en vous épargnant une proximité immédiate les gosses des autres. Mais par pitié, n’enrobez pas ça d’une intention politique.

    Durant longtemps, la maternité est restée dans un angle mort du féminisme, l’urgence ayant d‘abord été la lutte pour le droit à la contraception et à l’IVG, lutte qui reste d’actualité par ailleurs. Ce n’est finalement que très récemment, depuis les années 2010, que nous avons intégré la question maternelle dans nos combats : lutte contre les violences obstétricales, contre les violences intrafamiliales avec enjeux de garde, contre les pères toxiques perchés dans des grues, contre la pression des services sociaux, contre les pensions alimentaires non payées, pour la PMA pour toutes, les marches de mamans contre les violences policières… À peine commençons-nous à avancer sur ces enjeux que débarquent désormais des Marie-Chantal qui veulent organiser des mariages sans mouflets parce que le bruit les incommode. Aux Royaume-Uni, il y en a même qui veulent déduire de leurs impôts la part réservée à l’école publique. Wow, c’est quel niveau de dégueulasserie à ce stade ? Si vous êtes de celles qui réclament des espaces Child Free, alors nous n’avons pas la même vision du féminisme, car il n’y a pas de féminisme sans enfants. Quand je dis « sans enfants », cela ne signifie pas « sans faire d’enfants » mais plutôt « sans faire entrer les enfants dans l’équation ». Car eux aussi sont victimes de violences domestiques et systémiques. Ce qui est vraiment féministe ? C’est repenser la société de façon à faciliter les choses aux mères. Organiser des espaces où elles puissent souffler. C’est prendre le relai et mettre en place des systèmes de garderie en milieu festif. C’est ce qu’ont fait les organisatrices du festival Very Bad Mother en 2020 et le collectif la Bulle (cf les recos). Alors, laissez les gamins danser jusqu’au bout de la nuit sur la piste de danse du mariage de votre cousine, arrêtez de pester contre ce bébé qui pleure et réjouissez-vous que ce ne soit pas le vôtre. Emmenez les gamins partout où ils veulent aller tant qu’ils ne courent aucun danger, même dans les lieux culturels et institutionnels où ils ne sont pas les bienvenus, faites-leur comprendre que le monde leur appartient, ils vous remercieront plus tard.

    Simone kiffe : les recommandations de notre invité.e

    En août 2020 a eu lieu à Concarneau le festival « Very Bad Mother », une initiative festive et militante d’un collectif de daronnes bretonnes. Le concept ? Valoriser de nouvelles formes de parentalités, hors du cadre imposé « un couple hétéro, un papa, une maman ». On y a entre autres débattu homoparentalité, travail domestique et reproductif non-rémunéré, éducation non-sexiste… et on y a surtout beaucoup fait la fête. Une garderie avait été organisée, les daronnes se sont relayées pour permettre aux festivalières de faire la fête.

    Depuis 2019, le collectif Rennais « La Bulle » propose un système de garderie autogérée qui permet aux mères de militer et manifester l’esprit libre, sans se soucier de la sécurité de leurs enfants. Cette initiative a pris de l’ampleur avec « La Bulle IDF », une section parisienne du collectif. On peut également citer la section syndicale Solidaires 31 qui propose une garderie les jours de manif.

    Dans ”La Mère, la Sainte et la Putain”
    (Au Diable Vauvert), l’écrivaine Wendy Delorme interroge à travers un récit intime son rapport à ces trois figures archétypales imposées aux femmes.

    ”Accouchement, les femmes méritent mieux” (Michalon) est un texte de Marie-Hélène Lahaye, pionnière de la lutte contre les violences obstétricales. Son livre m’a beaucoup marquée à sa sortie et m’a influencée dans la réalisation de mon documentaire Tu enfanteras dans la douleur (Arte). Elle a également été une source d’inspiration pour le collectif très actif Stop VOG qui lutte contre les violences gynécologiques. "

    #Feminisme #Parentalité #Maternité #DominationAdulte #Adultisme #Discrimination #Daronne #Daronnie #VeryBadMother

  17. :ninaZapatista: Peut-on être féministe et réclamer des espaces "No kids" ? :ninaZapatista:

    Je vous colle là un article d'Ovidie paru dans Femme Actuelle en 2024 pour vous éviter d'aller cliquer sur ce site appartenant a #Bolloré

    ”Salut, je m’appelle Ovidie, je suis autrice, réalisatrice et daronne depuis dix-neuf ans déjà. Un jour ma mère m’a dit « Les chiens c’est comme les enfants, on ne tolère que les siens. Et Vice versa ». Et je ne suis pas loin de ressentir la même chose. Je ne suis pas du genre à fondre devant un gazouillis de nourrisson, je n’ai pas cet élan. Pour autant, les enfants ne me dérangent pas. Je peux jouer ou discuter avec eux, on peut me les confier les yeux fermés… Mais je dois avouer qu’ils m’indiffèrent. La seule enfant que j’aime fondamentalement, c’est la mienne. Donc je comprends qu’on ne soit pas gaga devant un bébé en BabyBjörn. Et pourtant, les No Kids, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Enfin, pas toutes les No Kids, juste celles qui en ont détourné la dimension politique pour n’en conserver que l’aspect ultra-individualiste. Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler dans la Pause d’été de Simone.

    Depuis quelques temps, les espaces dits « Child Free » se multiplient. On parle de plus en plus de mariages, de croisières, d’hôtels et plus largement de vacances réservées aux adultes. Pardonnez-moi, mais à moins de songer à organiser une partouze, je ne vois pas bien l’intérêt. De plus en plus de gens réclament des transports et restaurants sans enfants. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’un prisme médiatique. Il n’empêche que cette petite musique est bel et bien là désormais, dans nos sphères de pensées. Elle était déjà présente dans les « pffffffff » et les regards noirs lorsqu’un bébé pleurait dans un train. Elle est aujourd’hui décomplexée, on ne veut pas céder sa part de confort, balek le vivre-ensemble. Derrière ces soupirs et agacements, il y a cette idée que les enfants n’ont pas leur place dans l’espace commun et que leur existence se limite au foyer, avec leur daronne. Je dis « leur daronne » car ne nous y trompons pas, on compte 2 millions de mères célibataires en France. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt à coup de « Mais ils ont bien des pères ces gamins ! ». Tout d’abord parce que non, pas forcément, un enfant n’a pas forcément de père. Soit parce qu’on l’a fait seule, soit parce qu’il a deux mères, soit parce que le père a trissé, soit parce qu’il est démissionnaire depuis qu’il a refait sa vie avec sa prof de zumba. Quant aux « pères solos », ils ne sont que 250 000. Donc refuser aux enfants une place dans l’espace publique, c’est la plupart du temps s’en prendre directement aux femmes. En imposant des espaces Child Free, ce ne sont pas les enfants que nous pénalisons mais bel et bien leurs mères. Ce sont elles qui se retrouvent en carafe, captives à domicile pendant que les autres font la bringue. À moins qu’elles ne se fassent des nœuds au cerveau pour trouver un mode de garde, ajoutant ainsi quelques tonnes de charge mentale.

    Et je suis en colère de voir que beaucoup de mes sœurs féministes tombent dans ce piège individualiste et le justifient par un discours militant. Vous avez zappé un peu vite que peu importe que l’on soit mère ou pas, on sera toujours jugées, notre choix sera toujours mauvais. Pile tu gagnes, face je perds. Et à la fin, ne cherchez pas, ce sont toutes les femmes qui trinquent. Alors si vous faites partie de celles qui réclament des espaces Child Free, assumez de vouloir privilégier votre confort en vous épargnant une proximité immédiate les gosses des autres. Mais par pitié, n’enrobez pas ça d’une intention politique.

    Durant longtemps, la maternité est restée dans un angle mort du féminisme, l’urgence ayant d‘abord été la lutte pour le droit à la contraception et à l’IVG, lutte qui reste d’actualité par ailleurs. Ce n’est finalement que très récemment, depuis les années 2010, que nous avons intégré la question maternelle dans nos combats : lutte contre les violences obstétricales, contre les violences intrafamiliales avec enjeux de garde, contre les pères toxiques perchés dans des grues, contre la pression des services sociaux, contre les pensions alimentaires non payées, pour la PMA pour toutes, les marches de mamans contre les violences policières… À peine commençons-nous à avancer sur ces enjeux que débarquent désormais des Marie-Chantal qui veulent organiser des mariages sans mouflets parce que le bruit les incommode. Aux Royaume-Uni, il y en a même qui veulent déduire de leurs impôts la part réservée à l’école publique. Wow, c’est quel niveau de dégueulasserie à ce stade ? Si vous êtes de celles qui réclament des espaces Child Free, alors nous n’avons pas la même vision du féminisme, car il n’y a pas de féminisme sans enfants. Quand je dis « sans enfants », cela ne signifie pas « sans faire d’enfants » mais plutôt « sans faire entrer les enfants dans l’équation ». Car eux aussi sont victimes de violences domestiques et systémiques. Ce qui est vraiment féministe ? C’est repenser la société de façon à faciliter les choses aux mères. Organiser des espaces où elles puissent souffler. C’est prendre le relai et mettre en place des systèmes de garderie en milieu festif. C’est ce qu’ont fait les organisatrices du festival Very Bad Mother en 2020 et le collectif la Bulle (cf les recos). Alors, laissez les gamins danser jusqu’au bout de la nuit sur la piste de danse du mariage de votre cousine, arrêtez de pester contre ce bébé qui pleure et réjouissez-vous que ce ne soit pas le vôtre. Emmenez les gamins partout où ils veulent aller tant qu’ils ne courent aucun danger, même dans les lieux culturels et institutionnels où ils ne sont pas les bienvenus, faites-leur comprendre que le monde leur appartient, ils vous remercieront plus tard.

    Simone kiffe : les recommandations de notre invité.e

    En août 2020 a eu lieu à Concarneau le festival « Very Bad Mother », une initiative festive et militante d’un collectif de daronnes bretonnes. Le concept ? Valoriser de nouvelles formes de parentalités, hors du cadre imposé « un couple hétéro, un papa, une maman ». On y a entre autres débattu homoparentalité, travail domestique et reproductif non-rémunéré, éducation non-sexiste… et on y a surtout beaucoup fait la fête. Une garderie avait été organisée, les daronnes se sont relayées pour permettre aux festivalières de faire la fête.

    Depuis 2019, le collectif Rennais « La Bulle » propose un système de garderie autogérée qui permet aux mères de militer et manifester l’esprit libre, sans se soucier de la sécurité de leurs enfants. Cette initiative a pris de l’ampleur avec « La Bulle IDF », une section parisienne du collectif. On peut également citer la section syndicale Solidaires 31 qui propose une garderie les jours de manif.

    Dans ”La Mère, la Sainte et la Putain”
    (Au Diable Vauvert), l’écrivaine Wendy Delorme interroge à travers un récit intime son rapport à ces trois figures archétypales imposées aux femmes.

    ”Accouchement, les femmes méritent mieux” (Michalon) est un texte de Marie-Hélène Lahaye, pionnière de la lutte contre les violences obstétricales. Son livre m’a beaucoup marquée à sa sortie et m’a influencée dans la réalisation de mon documentaire Tu enfanteras dans la douleur (Arte). Elle a également été une source d’inspiration pour le collectif très actif Stop VOG qui lutte contre les violences gynécologiques. "

    #Feminisme #Maternité #DominationAdulte #Adultisme #Discrimination #Daronne #Daronnie #VeryBadMother

  18. :ninaZapatista: Peut-on être féministe et réclamer des espaces "No kids" ? :ninaZapatista:

    Je vous colle là un article d'Ovidie paru dans femme actuelle en 2024 pour vous éviter d'aller cliquer sur ce site appartenant a #Bolloré

    ”Salut, je m’appelle Ovidie, je suis autrice, réalisatrice et daronne depuis dix-neuf ans déjà. Un jour ma mère m’a dit « Les chiens c’est comme les enfants, on ne tolère que les siens. Et Vice versa ». Et je ne suis pas loin de ressentir la même chose. Je ne suis pas du genre à fondre devant un gazouillis de nourrisson, je n’ai pas cet élan. Pour autant, les enfants ne me dérangent pas. Je peux jouer ou discuter avec eux, on peut me les confier les yeux fermés… Mais je dois avouer qu’ils m’indiffèrent. La seule enfant que j’aime fondamentalement, c’est la mienne. Donc je comprends qu’on ne soit pas gaga devant un bébé en BabyBjörn. Et pourtant, les No Kids, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Enfin, pas toutes les No Kids, juste celles qui en ont détourné la dimension politique pour n’en conserver que l’aspect ultra-individualiste. Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler dans la Pause d’été de Simone.

    Depuis quelques temps, les espaces dits « Child Free » se multiplient. On parle de plus en plus de mariages, de croisières, d’hôtels et plus largement de vacances réservées aux adultes. Pardonnez-moi, mais à moins de songer à organiser une partouze, je ne vois pas bien l’intérêt. De plus en plus de gens réclament des transports et restaurants sans enfants. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’un prisme médiatique. Il n’empêche que cette petite musique est bel et bien là désormais, dans nos sphères de pensées. Elle était déjà présente dans les « pffffffff » et les regards noirs lorsqu’un bébé pleurait dans un train. Elle est aujourd’hui décomplexée, on ne veut pas céder sa part de confort, balek le vivre-ensemble. Derrière ces soupirs et agacements, il y a cette idée que les enfants n’ont pas leur place dans l’espace commun et que leur existence se limite au foyer, avec leur daronne. Je dis « leur daronne » car ne nous y trompons pas, on compte 2 millions de mères célibataires en France. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt à coup de « Mais ils ont bien des pères ces gamins ! ». Tout d’abord parce que non, pas forcément, un enfant n’a pas forcément de père. Soit parce qu’on l’a fait seule, soit parce qu’il a deux mères, soit parce que le père a trissé, soit parce qu’il est démissionnaire depuis qu’il a refait sa vie avec sa prof de zumba. Quant aux « pères solos », ils ne sont que 250 000. Donc refuser aux enfants une place dans l’espace publique, c’est la plupart du temps s’en prendre directement aux femmes. En imposant des espaces Child Free, ce ne sont pas les enfants que nous pénalisons mais bel et bien leurs mères. Ce sont elles qui se retrouvent en carafe, captives à domicile pendant que les autres font la bringue. À moins qu’elles ne se fassent des nœuds au cerveau pour trouver un mode de garde, ajoutant ainsi quelques tonnes de charge mentale.

    Et je suis en colère de voir que beaucoup de mes sœurs féministes tombent dans ce piège individualiste et le justifient par un discours militant. Vous avez zappé un peu vite que peu importe que l’on soit mère ou pas, on sera toujours jugées, notre choix sera toujours mauvais. Pile tu gagnes, face je perds. Et à la fin, ne cherchez pas, ce sont toutes les femmes qui trinquent. Alors si vous faites partie de celles qui réclament des espaces Child Free, assumez de vouloir privilégier votre confort en vous épargnant une proximité immédiate les gosses des autres. Mais par pitié, n’enrobez pas ça d’une intention politique.

    Durant longtemps, la maternité est restée dans un angle mort du féminisme, l’urgence ayant d‘abord été la lutte pour le droit à la contraception et à l’IVG, lutte qui reste d’actualité par ailleurs. Ce n’est finalement que très récemment, depuis les années 2010, que nous avons intégré la question maternelle dans nos combats : lutte contre les violences obstétricales, contre les violences intrafamiliales avec enjeux de garde, contre les pères toxiques perchés dans des grues, contre la pression des services sociaux, contre les pensions alimentaires non payées, pour la PMA pour toutes, les marches de mamans contre les violences policières… À peine commençons-nous à avancer sur ces enjeux que débarquent désormais des Marie-Chantal qui veulent organiser des mariages sans mouflets parce que le bruit les incommode. Aux Royaume-Uni, il y en a même qui veulent déduire de leurs impôts la part réservée à l’école publique. Wow, c’est quel niveau de dégueulasserie à ce stade ? Si vous êtes de celles qui réclament des espaces Child Free, alors nous n’avons pas la même vision du féminisme, car il n’y a pas de féminisme sans enfants. Quand je dis « sans enfants », cela ne signifie pas « sans faire d’enfants » mais plutôt « sans faire entrer les enfants dans l’équation ». Car eux aussi sont victimes de violences domestiques et systémiques. Ce qui est vraiment féministe ? C’est repenser la société de façon à faciliter les choses aux mères. Organiser des espaces où elles puissent souffler. C’est prendre le relai et mettre en place des systèmes de garderie en milieu festif. C’est ce qu’ont fait les organisatrices du festival Very Bad Mother en 2020 et le collectif la Bulle (cf les recos). Alors, laissez les gamins danser jusqu’au bout de la nuit sur la piste de danse du mariage de votre cousine, arrêtez de pester contre ce bébé qui pleure et réjouissez-vous que ce ne soit pas le vôtre. Emmenez les gamins partout où ils veulent aller tant qu’ils ne courent aucun danger, même dans les lieux culturels et institutionnels où ils ne sont pas les bienvenus, faites-leur comprendre que le monde leur appartient, ils vous remercieront plus tard.

    Simone kiffe : les recommandations de notre invité.e

    En août 2020 a eu lieu à Concarneau le festival « Very Bad Mother », une initiative festive et militante d’un collectif de daronnes bretonnes. Le concept ? Valoriser de nouvelles formes de parentalités, hors du cadre imposé « un couple hétéro, un papa, une maman ». On y a entre autres débattu homoparentalité, travail domestique et reproductif non-rémunéré, éducation non-sexiste… et on y a surtout beaucoup fait la fête. Une garderie avait été organisée, les daronnes se sont relayées pour permettre aux festivalières de faire la fête.

    Depuis 2019, le collectif Rennais « La Bulle » propose un système de garderie autogérée qui permet aux mères de militer et manifester l’esprit libre, sans se soucier de la sécurité de leurs enfants. Cette initiative a pris de l’ampleur avec « La Bulle IDF », une section parisienne du collectif. On peut également citer la section syndicale Solidaires 31 qui propose une garderie les jours de manif.

    Dans ”La Mère, la Sainte et la Putain”
    (Au Diable Vauvert), l’écrivaine Wendy Delorme interroge à travers un récit intime son rapport à ces trois figures archétypales imposées aux femmes.

    ”Accouchement, les femmes méritent mieux” (Michalon) est un texte de Marie-Hélène Lahaye, pionnière de la lutte contre les violences obstétricales. Son livre m’a beaucoup marquée à sa sortie et m’a influencée dans la réalisation de mon documentaire Tu enfanteras dans la douleur (Arte). Elle a également été une source d’inspiration pour le collectif très actif Stop VOG qui lutte contre les violences gynécologiques. "

    #Feminisme #Maternité #DominationAdulte #Adultisme #Discrimination #Daronne #Daronnie # VeryBadMother

  19. :ninaZapatista: Peut-on être féministe et réclamer des espaces "No kids" ? :ninaZapatista:

    Je vous colle là un article d'Ovidie paru dans Femme Actuelle en 2024 pour vous éviter d'aller cliquer sur ce site appartenant a #Bolloré

    ”Salut, je m’appelle Ovidie, je suis autrice, réalisatrice et daronne depuis dix-neuf ans déjà. Un jour ma mère m’a dit « Les chiens c’est comme les enfants, on ne tolère que les siens. Et Vice versa ». Et je ne suis pas loin de ressentir la même chose. Je ne suis pas du genre à fondre devant un gazouillis de nourrisson, je n’ai pas cet élan. Pour autant, les enfants ne me dérangent pas. Je peux jouer ou discuter avec eux, on peut me les confier les yeux fermés… Mais je dois avouer qu’ils m’indiffèrent. La seule enfant que j’aime fondamentalement, c’est la mienne. Donc je comprends qu’on ne soit pas gaga devant un bébé en BabyBjörn. Et pourtant, les No Kids, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Enfin, pas toutes les No Kids, juste celles qui en ont détourné la dimension politique pour n’en conserver que l’aspect ultra-individualiste. Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler dans la Pause d’été de Simone.

    Depuis quelques temps, les espaces dits « Child Free » se multiplient. On parle de plus en plus de mariages, de croisières, d’hôtels et plus largement de vacances réservées aux adultes. Pardonnez-moi, mais à moins de songer à organiser une partouze, je ne vois pas bien l’intérêt. De plus en plus de gens réclament des transports et restaurants sans enfants. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’un prisme médiatique. Il n’empêche que cette petite musique est bel et bien là désormais, dans nos sphères de pensées. Elle était déjà présente dans les « pffffffff » et les regards noirs lorsqu’un bébé pleurait dans un train. Elle est aujourd’hui décomplexée, on ne veut pas céder sa part de confort, balek le vivre-ensemble. Derrière ces soupirs et agacements, il y a cette idée que les enfants n’ont pas leur place dans l’espace commun et que leur existence se limite au foyer, avec leur daronne. Je dis « leur daronne » car ne nous y trompons pas, on compte 2 millions de mères célibataires en France. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt à coup de « Mais ils ont bien des pères ces gamins ! ». Tout d’abord parce que non, pas forcément, un enfant n’a pas forcément de père. Soit parce qu’on l’a fait seule, soit parce qu’il a deux mères, soit parce que le père a trissé, soit parce qu’il est démissionnaire depuis qu’il a refait sa vie avec sa prof de zumba. Quant aux « pères solos », ils ne sont que 250 000. Donc refuser aux enfants une place dans l’espace publique, c’est la plupart du temps s’en prendre directement aux femmes. En imposant des espaces Child Free, ce ne sont pas les enfants que nous pénalisons mais bel et bien leurs mères. Ce sont elles qui se retrouvent en carafe, captives à domicile pendant que les autres font la bringue. À moins qu’elles ne se fassent des nœuds au cerveau pour trouver un mode de garde, ajoutant ainsi quelques tonnes de charge mentale.

    Et je suis en colère de voir que beaucoup de mes sœurs féministes tombent dans ce piège individualiste et le justifient par un discours militant. Vous avez zappé un peu vite que peu importe que l’on soit mère ou pas, on sera toujours jugées, notre choix sera toujours mauvais. Pile tu gagnes, face je perds. Et à la fin, ne cherchez pas, ce sont toutes les femmes qui trinquent. Alors si vous faites partie de celles qui réclament des espaces Child Free, assumez de vouloir privilégier votre confort en vous épargnant une proximité immédiate les gosses des autres. Mais par pitié, n’enrobez pas ça d’une intention politique.

    Durant longtemps, la maternité est restée dans un angle mort du féminisme, l’urgence ayant d‘abord été la lutte pour le droit à la contraception et à l’IVG, lutte qui reste d’actualité par ailleurs. Ce n’est finalement que très récemment, depuis les années 2010, que nous avons intégré la question maternelle dans nos combats : lutte contre les violences obstétricales, contre les violences intrafamiliales avec enjeux de garde, contre les pères toxiques perchés dans des grues, contre la pression des services sociaux, contre les pensions alimentaires non payées, pour la PMA pour toutes, les marches de mamans contre les violences policières… À peine commençons-nous à avancer sur ces enjeux que débarquent désormais des Marie-Chantal qui veulent organiser des mariages sans mouflets parce que le bruit les incommode. Aux Royaume-Uni, il y en a même qui veulent déduire de leurs impôts la part réservée à l’école publique. Wow, c’est quel niveau de dégueulasserie à ce stade ? Si vous êtes de celles qui réclament des espaces Child Free, alors nous n’avons pas la même vision du féminisme, car il n’y a pas de féminisme sans enfants. Quand je dis « sans enfants », cela ne signifie pas « sans faire d’enfants » mais plutôt « sans faire entrer les enfants dans l’équation ». Car eux aussi sont victimes de violences domestiques et systémiques. Ce qui est vraiment féministe ? C’est repenser la société de façon à faciliter les choses aux mères. Organiser des espaces où elles puissent souffler. C’est prendre le relai et mettre en place des systèmes de garderie en milieu festif. C’est ce qu’ont fait les organisatrices du festival Very Bad Mother en 2020 et le collectif la Bulle (cf les recos). Alors, laissez les gamins danser jusqu’au bout de la nuit sur la piste de danse du mariage de votre cousine, arrêtez de pester contre ce bébé qui pleure et réjouissez-vous que ce ne soit pas le vôtre. Emmenez les gamins partout où ils veulent aller tant qu’ils ne courent aucun danger, même dans les lieux culturels et institutionnels où ils ne sont pas les bienvenus, faites-leur comprendre que le monde leur appartient, ils vous remercieront plus tard.

    Simone kiffe : les recommandations de notre invité.e

    En août 2020 a eu lieu à Concarneau le festival « Very Bad Mother », une initiative festive et militante d’un collectif de daronnes bretonnes. Le concept ? Valoriser de nouvelles formes de parentalités, hors du cadre imposé « un couple hétéro, un papa, une maman ». On y a entre autres débattu homoparentalité, travail domestique et reproductif non-rémunéré, éducation non-sexiste… et on y a surtout beaucoup fait la fête. Une garderie avait été organisée, les daronnes se sont relayées pour permettre aux festivalières de faire la fête.

    Depuis 2019, le collectif Rennais « La Bulle » propose un système de garderie autogérée qui permet aux mères de militer et manifester l’esprit libre, sans se soucier de la sécurité de leurs enfants. Cette initiative a pris de l’ampleur avec « La Bulle IDF », une section parisienne du collectif. On peut également citer la section syndicale Solidaires 31 qui propose une garderie les jours de manif.

    Dans ”La Mère, la Sainte et la Putain”
    (Au Diable Vauvert), l’écrivaine Wendy Delorme interroge à travers un récit intime son rapport à ces trois figures archétypales imposées aux femmes.

    ”Accouchement, les femmes méritent mieux” (Michalon) est un texte de Marie-Hélène Lahaye, pionnière de la lutte contre les violences obstétricales. Son livre m’a beaucoup marquée à sa sortie et m’a influencée dans la réalisation de mon documentaire Tu enfanteras dans la douleur (Arte). Elle a également été une source d’inspiration pour le collectif très actif Stop VOG qui lutte contre les violences gynécologiques. "

    #Feminisme #Maternité #DominationAdulte #Adultisme #Discrimination #Daronne #Daronnie #VeryBadMother

  20. CW: Musk, Tesla, car crashes

    I’m going to say one of the biggest non-physical dangers in America are men who write detailed reports based on “facts,” in which they refuse to dig into whether these facts are legitimate or not. In this case, the logical fellow is relying on data from Tesla as definitive (which isn’t very logical); the article later explains how Tesla carves out a limited area for comparison. nytimes.com/2023/01/17/magazin #tesla #musk #drivingsafety #carsafety

  21. Plotting a road trip in 2025? 🚗✨ Our ultimate guide covers safety, smart packing, eco-friendly hacks, and pet travel tips. Make every mile safer, greener, and stress-free. Ready to roll? #RoadTrip #TravelSmart #CarSafety #TravelTips
    theurbanherald.com/road-trip-e

  22. @rbreich I think humanity needs to move on to a #PostEmployment phase. As more and more tasks become #automated we simply cannot sustain a society where a person's ability to enjoy a life beyond the most basic #subsistence level is contingent upon them having a #job. Which means we need to #educate ourselves to find a sense of self worth in following our own #interests and #passion rather than our #JobDescription

  23. Aspettando l'estinzione umana @aspettandolestinzioneumana.wordpress.com@aspettandolestinzioneumana.wordpress.com ·

    Tralasciando il rifacimento moderno (che non ho mai visto), nella serie originale MacGyver è laureato in fisica, single, vegetariano, ambientalista, solitario, pacifista, astemio e non fuma. Odia le armi, si mostra altruista con chi è in difficoltà e, sopra ogni altra cosa, è un genio quando si tratta di realizzare marchingegni con quello che ha a disposizione, che si tratti di un flacone di candeggina, un fiammifero, uno stuzzicadenti, un tubo in ferro, una graffetta o una lente d’ingrandimento.
    Acquistai il mio primo coltellino svizzero proprio dopo aver assistito con piacere a qualche puntata della serie televisiva, nel 1991. Aveva pochi accessori, ma il modello con più funzioni costava una cifra spropositata per la mia disponibilità economica (quasi tutta destinata per acquistare videogiochi piratati, riviste sul Genoa e fumetti e porno).
    A conti fatti non mi fu mai realmente utile, tranne in pochi casi.

    Non mi ritrovai mai a sventare un attentato terroristico o a libera una gentil donzella dalle grinfie di un sequestratore. Al massimo utilizzavo il cavatappi per stappare le bottiglie in vetro o la lente per provare a dare fuoco a qualche pezzo di carta.
    Che io ricordi la lama mi servì solo in un’unica occasione.
    Abitavo ancora a Genova, ero iscritto alle superiori e si stava avvicinando il periodo del reclutamento per la leva. Per motivi di studio potei rimandare l’arruolamento presentando specifica domanda presso un ufficio della capitaneria di porto.
    Essendo un’area militarizzata si poteva accedere solo dopo la presentazione di un documento di riconoscimento e il modulo di convocazione. Tra un’area e l’altra c’era una porta elettronica a suddividere le varie zone.
    Dopo aver svolto la noiosa incombenza burocratica scesi le scale per andarmene e mi accorsi che la porta non era stata sbloccata dal militare in servizio. Invece di tornare indietro mi armai di coltellino svizzero ed estrassi la lama. L’avvicinai allo scrocco della serratura e lo feci rientrare con una semplice pressione della lama. In due secondi netti violai un impenetrabile (?) sistema di sicurezza in un’area militare (tra l’altro sprovvista di metal detector).

    Qualche mese dopo, non potendo rimandare l’inevitabile, mi toccò partire alla volta di La Spezia per i tre giorni del C.A.R. (Centro Addestramento Reclute), una visita preliminare obbligatoria prima dell’arruolamento vero e proprio.
    Con mio sommo disappunto non solo mi macchiarono le dita per prendere le impronte digitali, ma requisirono pure il coltellino svizzero. Lo potei recuperare solo al termine dei tre giorni di visita, prima di tornare a casa. In quella cassaforte non era stato solo: ne avevo contati almeno un’altra decina. Tutti appassionati di MacGyver? Chi può dirlo.
    Durante un’uscita pomeridiana m’imbattei in un negozio che vendeva armi e notai, esposto in vetrina, un coltellino svizzero più grande della tasca dei miei jeans; costava 120000 lire e, per parecchio tempo, rimase tra i miei oggetti del desiderio. Ovviamente non raggiunsi mai quella cifra, anche perché continuavo a spendere soldi in videogiochi o li mettevo da parte per un nuovo computer.

    Quello che riuscii ad acquistare, invece, fu un miniregistratore a cassette; il periodo era sempre quello del coltellino svizzero: il 1991.
    Oltre a MacGyver mi appassionai anche a I segreti di Twin Peaks. L’agente dell’FBI Dale Cooper lo utilizzava per lasciare note vocali destinate alla segretaria Diane.
    Io lo utilizzavo per registrare parecchi aneddoti scolastici o domestici. Praticamente era il mio diario vocale, una sorta di antesignano del blog.
    Registravo sigle televisive, spezzoni di film, lezioni scolastiche e osservazioni personali. Utilizzavo anche la funzione di attivazione vocale per immortalare eventuali anomalie notturne (fantasmi, anche se non ci credevo) o spiare durante la ricreazione i compagni di classe (come eventuale arma di ricatto, che non mi è mai servita).
    Avevo iniziato una discreta collezione di minicassette (se non erro costavano 5000 lire l’una), tutte imboscate nel retro di un cassetto della mia scrivania. Una di esse conteneva, almeno a livello teorico, la prova di un mio “imbroglio” scolastico.

    Un giorno mi finsi malato per non andare a scuola e saltare il compito in classe di matematica. Fortuna volle che, proprio quella mattina, una mia zia venne in visita e, per non disturbarmi mentre ero a letto, mia madre chiacchierò in cucina con lei chiudendo la porta.
    Dopo pochi minuti giunse la tanto attesa telefonata che aspettavo: quella della prof di matematica che avrebbe avvisato i miei genitori del compito in classe saltato. Accorsi tempestivamente per abbassare il volume della segreteria telefonica e scambiai la minicassetta con una vuota delle mie (erano della stessa marca).
    Servendomi del miniregistratore (molto più pratico da utilizzare rispetto alla segreteria telefonica) cancellai la telefonata della prof. La sovrascrissi parecchie volte registrando il silenzio ambientale, perché temevo che la registrazione si potesse recuperare in qualche modo (teoricamente possibile anche all’epoca, ma decisamente impraticabile senza un’analisi forense).

    Nel primo triennio degli anni ’90 in genere indossavo jeans Levi’s, felpa O’Neill con scritta allucinogena in rilievo, orologio Tomahawk (un’imitazione del Winchester), scarpe Diadora e l’immancabile bomber. Bevevo Pepsi Cola e sgranocchiavo Raider (l’antenato del Twix) e Cipster; all’epoca non ero ancora vegano.
    Andavo in giro incravattato con almeno un paio di sciarpe del Genoa (raramente messe attorno al collo: le preferivo annodate a un braccio e a una gamba). Tra polsiere e braccialetti (sempre del Genoa) si poteva scrutare un po’ di pelle delle braccia. Avevo anche spille varie per il bomber e una fascia per la fronte (sempre tutto del Genoa).

    Ovviamente c’erano anche loro: il coltellino svizzero e il miniregistratore. Fuori casa penso di non aver utilizzato nient’altro più del pallone da calcio, a eccezione di questi due ammennicoli per le mie, ancora frequenti, scorribande tra le vie di Genova.
    Poi, dopo aver irrimediabilmente fritto il Commodore 64 a causa di una scommessa* proposta dal mio miglior amico dell’epoca, risparmiai i soldi per un nuovo computer: prima l’Amiga 500+ e, qualche anno dopo, l’Amiga 1200 e l’Amiga CD32.
    Terminarono così le mie avventure da novello Angus MacGyver e agente speciale Dale Cooper. Fu la prima vera alba della mia nerditudine.

    *dissi che avrei resistito più di un giorno senza dormire; superai abbondantemente i cinque giorni, ma la notte del terzo giorno il Commodore 64 mi abbandonò a causa di un suo utilizzo eccessivo.

    L’Umano

    https://aspettandolestinzioneumana.wordpress.com/2024/02/27/la-prima-alba/

    #amiga #coltellinoSvizzero #computer #iSegretiDiTwinPeaks #macgyver #miniregistratore #nerd #nerditudine #nerdvana #scuola