#daronnie — Public Fediverse posts
Live and recent posts from across the Fediverse tagged #daronnie, aggregated by home.social.
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Au détour de glande sur le téléphone, je suis tombée sur ce lien : https://cms-cnlj-adm.bnf.fr/sites/default/files/2026-biblio-abecedaire-heroines.pdf
Le CNLJ met à l’honneur les héroïnes de la littérature jeunesse, à travers un abécédaire des personnages féminins. Pour chaque lettre, nous vous proposons deux personnages à découvrir, l’une pour les plus petit·es et l’autre pour plus les grand·es. Des héroïnes d’ici et d’ailleurs,
d’album, de roman, de conte ou de bande dessinée…
Auriez-vous fait les mêmes choix ? Quelle est votre héroïne préférée ? -
La charge en fait,
au niveau du #mental,
n'est pas tant liée à la quantité d'infos
à traiter
qu'au coût psychoaffectif qu'il y aurait
à ce qu'elles soient mal traitéesD'où typiquement la charge
inouïe parfois
de la parentalité :
tout à penser pour un-e
- voire plusieurs !
autre-s être-s
dont le système en formation
ne mesure évidemment pas
la relativité
de ses propres besoins
et de ses #frustration s, douleurs etc.
(Ce qui est vrai aussi de la plupart des adultes
et donc aussi, des parents, hélas...)#psy #psycho #psychologie
#éducation #daronnie etc
mais aussi métiers de #service & autres genre #soin -
La charge en fait,
au niveau du #mental,
n'est pas tant liée à la quantité d'infos
à traiter
qu'au coût psychoaffectif qu'il y aurait
à ce qu'elles soient mal traitéesD'où typiquement la charge
inouïe parfois
de la parentalité :
tout à penser pour un-e
- voire plusieurs !
autre-s être-s
dont le système en formation
ne mesure évidemment pas
la relativité
de ses propres besoins
et de ses #frustration s, douleurs etc.
(Ce qui est vrai aussi de la plupart des adultes
et donc aussi, des parents, hélas...)#psy #psycho #psychologie
#éducation #daronnie etc
mais aussi métiers de #service & autres genre #soin -
La charge en fait,
au niveau du #mental,
n'est pas tant liée à la quantité d'infos
à traiter
qu'au coût psychoaffectif qu'il y aurait
à ce qu'elles soient mal traitéesD'où typiquement la charge
inouïe parfois
de la parentalité :
tout à penser pour un-e
- voire plusieurs !
autre-s être-s
dont le système en formation
ne mesure évidemment pas
la relativité
de ses propres besoins
et de ses #frustration s, douleurs etc.
(Ce qui est vrai aussi de la plupart des adultes
et donc aussi, des parents, hélas...)#psy #psycho #psychologie
#éducation #daronnie etc
mais aussi métiers de #service & autres genre #soin -
La charge en fait,
au niveau du #mental,
n'est pas tant liée à la quantité d'infos
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qu'au coût psychoaffectif qu'il y aurait
à ce qu'elles soient mal traitéesD'où typiquement la charge
inouïe parfois
de la parentalité :
tout à penser pour un-e
- voire plusieurs !
autre-s être-s
dont le système en formation
ne mesure évidemment pas
la relativité
de ses propres besoins
et de ses #frustration s, douleurs etc.
(Ce qui est vrai aussi de la plupart des adultes
et donc aussi, des parents, hélas...)#psy #psycho #psychologie
#éducation #daronnie etc
mais aussi métiers de #service & autres genre #soin -
La charge en fait,
au niveau du #mental,
n'est pas tant liée à la quantité d'infos
à traiter
qu'au coût psychoaffectif qu'il y aurait
à ce qu'elles soient mal traitéesD'où typiquement la charge
inouïe parfois
de la parentalité :
tout à penser pour un-e
- voire plusieurs !
autre-s être-s
dont le système en formation
ne mesure évidemment pas
la relativité
de ses propres besoins
et de ses #frustration s, douleurs etc.
(Ce qui est vrai aussi de la plupart des adultes
et donc aussi, des parents, hélas...)#psy #psycho #psychologie
#éducation #daronnie etc
mais aussi métiers de #service & autres genre #soin -
Pas rancunière, j'ai rajouté son prix Sorcières (pour "Un peu perdu", en 2012) à Chris Haughton sur #Wikidata après avoir manqué me faire assommer de bon matin par "Bravo, maman manchot !"
#prixlitteraires #daronnie #litteraturejeunesse -
C'est tellement ça quand ça se passe bien !
Focus essentiel, #daronnieSi qqun-e sait qui a produit ce mème chaudoudou je suis preneur pour lui envoyer tout l'amour que ça m'encourage à pas lâcher #merci !
#parentalité #enfants #enfance #culture #mémoire #psy #psycho etc.
Et ces derniers hashtag rappellent que ouais parfois le "temps passé" on l'oublierait bien - voire c'est ce qui a lieu sans qu'on s'en rende compte : si la marque des céréales ou la couleur du jouet prend la moitié du camembert c'est p'tet' bien qu'y a du #trauma /:
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Voir mon fils totalement désemparé et bloqué dans sa détresse, sans avoir pratiquement aucune prise pour le sortir de là, fait certainement partie des épreuves les plus pénibles à vitre dans le cadre de la parentalité. Ça me bousille complètement. Je suis arrivé en larmes à la maison. Avec la certitude d’être un parent tout pourri, incapable de pouvoir aider son fils.
Ma meuf a eu la bonne idée d’appeler le collège, en expliquant la situation. La personne qu’elle a eu au bout du fil a bien compris et nous a dit qu’elle essaierait de mettre la main sur notre fils en sortie d’oral pour qu’il nous appelle et que nous puissions avoir des nouvelles.
L’oral était programmé à 11h15, nous avons reçu son appel à 11h27. La première chose qu’il nous a dite, c’est que ça c’était très bien passé, qu’il n’avait pas bégayé ni rien du tout, et que le prof qui l’avait évalué lui avait dit que c’était très bien. Surtout, il nous a confirmé qu’il était bien redescendu et que ça allait très bien. Ouf. Vrai soulagement. Il a de la ressource, en vrai.
Mais j’te jure, c’est pas facile tous les jours.
#Daronnie #TSA #TDA -
Dimanche et lundi, Petit Bonhomme a lu le 1er tome de Mortelle Adèle.
Hier, il a lu d'une traite Tao et ses monstres, une autre BD reçue pour ses 7 ans.
Ce matin, j'ai acheté les 2 tomes suivants de Mortelle Adèle à sa demande, avec son argent reçu en cadeau. Il vient de finir le tome 2, il commence le 3.
🙀😻
J'ai pas l'habitude qu'il reste posé en silence aussi longtemps. 😲
Mais je suis ravie qu'il ait été mordu par le virus de la lecture. 😁
A ce rythme, il va falloir mettre à contribution d'autres membres de la famille : des bds à la place des sucreries svp ! 😜 -
Ça y est, Petit Bonhomme à fini son premier Mortelle Adèle. Hilare.
Il est conquis. -
Quatre-ans m'a demandé hier « Pourquoi on a le droit de manger les animaux ? ».
J'étais un peu embêté, je voulais répondre « Beh on n'a pas le droit, en fait. ».
La seule réponse, au fond, je crois, c'est si on assume une suprématie de l'être humain sur les animaux, et ça je suis idéologiquement contre.
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CW: Switch et enfants avec tsa+tdah
Elle sait très bien que c'est interdit, qu'elle sera punie, ms en bonne tdah, elle ne se projette pas dans le futur et ses conséquences.
Pour l'instant, elle regarde la télé le jeudi soir et 1 fois dans le weekend, soit 3h grand max par semaine.
Une amie impose que si l'un de ses enfants veut y jouer, il demande à l'autre s'il veut jouer avec lui, pour éviter le côté "isolement" des jeux. Je trouve ça intéressant.
Aux parents d'enfants accros, quelles règles avez-vous mis en place sur l'utilisation des consoles portables ?
Le repouet m'aide à y jouer aussi 😁
2/2
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Alerte enlèvement : mon salon a disparu depuis le 25 décembre matin, sous un fatras de #legos, jouets pour bébé et autres BD (en grande partie de seconde main, mais ça rime aussi avec moins de place).
#parentalité #daronnie -
On n'avait encore jamais testé les deux parents malades ensemble et le schtroumpf (maintenant au pluriel) en pleine forme. D'habitude on se relayait bien. Là... Vivement ce soir 20h !
#daronnie #virus #KO #parentalité -
Sans réfléchir, je me dis qu’en râpant, pas trop finement, les légumes (ou éminçant très finement pour l’oignon), avec de l’œuf pour faire liant, il y aurait sûrement moyen d’arriver à la galette facilement.
Sauf que je préférerais pouvoir faire sans œuf, la classe à Dallas.
Du coup, je ne sais pas du tout comment il faudrait procéder. Sûrement qu’il faudrait commencer par cuire les légumes, mais comment? Vapeur, revenus à l’huile, au four? Franchement, aucune idée. Mais je suis sûr que je suis sur quelque chose, là.
Si parmi les personnes qui se lisent, il y a des balèzes en cuisine en général, ou végé en particulier, franchement, je suis preneur de tous les conseils possibles.
Les partages, boosts et autres relais sont évidemment bienvenus.
#Cuisine #Daronnie #Végé -
Pour les carottes, sans être sûr à 100%, je me dis qu’elles permettent sûrement d’adoucir un peu les goûts puissants comme le thym, le panais ou l’oignon, donc j’aurais plutôt tendance à vouloir en mettre.
Le persil, je ne sais pas trop. Pareil pour le bouillon de légumes. J’ai tendance à penser qu’on peut faire sans.
Et alors sinon, truc hyper important, comme l’idée, selon moi, ce serait de pouvoir faire une galette, à coller dans un burger, je n’ai aucune idée de comment il faudrait procéder.
#Cuisine #Daronnie #Végé -
Et donc, au moment de manger, grosse surprise sur le goût. Ma meuf, qui est non-mangeuse de viande, a tout de suite dit qu’elle trouvait que ça avait un goût de viande. Comme je voulais qu’elle finisse son bol, je n’ai rien dit sur le moment, mais en vrai, je pensais exactement la même chose.
Du coup, même si en soi la soupe était plutôt bof, je me dis qu’il y a quand même un truc à faire. Simplement il faudrait que je réussisse à identifier ce qui a pu engendrer ce goût qui évoquait la viande. Là, comme ça, d’instinct, je suis à peu près sûr que dans les ingrédients indispensables il y a le panais, la pomme de terre, le topinambour et le thym. Je pense que l’oignon fait aussi partie du lot, mais que le poireau pas nécessairement (en vrai, c’est un peu la même famille, l’oignon et le poireau).
#Cuisine #Daronnie #Végé -
Voilà donc la recette de la soupe improvisée, que je ne referai pas:
- Deux poireaux,
- Deux panais,
- Deux navets,
- Deux belles carottes,
- 6 topinambours pas trop petits,
- Un oignon,
- Une grosse pomme de terre,
- Une bonne poignée de persil,
- Une bonne dose de thym,
- Un cube de bouillon de légumes.
Pour la préparation, j’ai commencé par débiter les légumes en morceaux, et les faire revenir dans un peu d’huile d’olive dans la cocotte.
À la base j’étais parti pour faire revenir tout ça pendant une vingtaine de minutes dans la cocotte, mais juste avant de passer à la suite, j’ai fait tomber et brisé un de nos brocs en verre. Le temps de nettoyer tout ça, une dizaine de minutes, les légumes ont commencé à attacher au fond de la cocotte.
J’ai ensuite ajouté de l’eau (à hauteur des légumes), le persil, le thym, un peu de sel et le bouillon de légumes. J'ai ensuite refermé la cocotte (un autocuiseur en fait) et ai laissé cuire une vingtaine de minutes après le début du pschhhhh. Une fois la cuisson terminée, j’ai mixé avant de servir.
EDIT: J’avais oublié les topinambours!
#Cuisine #Daronnie #Végé -
L'autre parent : "Toi [#minilionceau #13mois] t'es vraiment pas un Dasein ! Si je te retenais pas, tu te vautrerais par terre juste pour attraper un truc à machouiller"
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EDIT : merci beaucoup pour tous les boosts, j'ai eu plein de réponses, je vais trier tout ça !
Julie, 7 ans, doit faire un exposé dans l'année, et elle tient absolument à le faire sur Toutankhamon*, mais sur sa vie, pas sur son trésor. Sur Arte, ou Netflix & C°, on ne parle que du son trésor.
J'ai trouvé 2 épisodes de #NotaBene mais qui ne semblent pas porter totalement sur la vie de ce pharaon.
Je fais donc appel aux spécialistes ou aux parents de passionnés pour des recommandations de docu télévisés 😁
* tout ça grâce au podcast de Tina & Mouss sur sa Merlin, donc elle connaît la vie du jeune pharaon PAR CŒUR
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Suite de mes réflexions à propos de mon lave-linge.
À force de lire à droite et à gauche, j'en suis venue à comprendre que oui, la lessive utilisée dans la laverie du camping, cet été, était certainement une lessive professionnelle. J'ai continué à creuser l'affaire, et j'ai passé une grosse commande sur un site dédié aux pros, qui vend aussi aux particuliers.
Une grosse commande juste pour de la lessive et du détachant, mais évidemment, en gros volumes : un bidon de 20L et un seau de 5L 😬😬😬
On verra la semaine prochaine, j'espère que ça détachera mieux 🤞🏻
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Suite de mes réflexions à propos de mon lave-linge.
À force de lire à droite et à gauche, j'en suis venue à comprendre que oui, la lessive utilisée dans la laverie du camping, cet été, était certainement une lessive professionnelle. J'ai continué à creuser l'affaire, et j'ai passé une grosse commande sur un site dédié aux pros, qui vend aussi aux particuliers.
Une grosse commande juste pour de la lessive et du détachant, mais évidemment, en gros volumes : un bidon de 20L et un seau de 5L 😬😬😬
On verra la semaine prochaine, j'espère que ça détachera mieux 🤞🏻
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Suite de mes réflexions à propos de mon lave-linge.
À force de lire à droite et à gauche, j'en suis venue à comprendre que oui, la lessive utilisée dans la laverie du camping, cet été, était certainement une lessive professionnelle. J'ai continué à creuser l'affaire, et j'ai passé une grosse commande sur un site dédié aux pros, qui vend aussi aux particuliers.
Une grosse commande juste pour de la lessive et du détachant, mais évidemment, en gros volumes : un bidon de 20L et un seau de 5L 😬😬😬
On verra la semaine prochaine, j'espère que ça détachera mieux 🤞🏻
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Si vous connaissez le coin, que vous habitiez sur place ou l’ayez fréquenté comme nous en touristes, je suis preneur de trucs à faire avec des enfants de 7 à 13 ans autour de Publier (la ville que personne ne connaît entre Thonon et Évian).
Pour l’instant, en plus des baignades dans le lac, on prévoit:
- Un tour à Sciez où il y a un parc consacré aux rapaces, qu’on avait visité il y a quelques années et qui était plutôt chouette,
- Une balade à Yvoire, où il y a un bête de glacier artisanal.
Idéalement, si vous avez des conseils de balades à faire ou de (toutes petites) randos, ce serait l’idéal. Du pas cher, t’as compris le coup.
#FediConseils #Tourisme #LacLéman #ChablaisFrançais #Publier #Daronnie #Vacances #ActivitésVacances -
:anarchoheart2: Very Bad Mother :anarchoheart2:
#Féminisme #parentalité #Maternité #Daronnie
@melissaplavis https://piaille.fr/@melissaplavis/114626385409318382
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🙏 faites que je sois débarrassée de la-dematerialisation-de-la-demande-de-creche-qui-bug avant que ne m'attaque la-MGEN-qui-bug-parce-que-non-l-un-de-mes-fils-na-pas-mon-code-etablissement-securite-sociale 🙏
#numérisezmoi #dematerialisationmonamour #servicespublics #UX #parentalité #daronnie #dématerialisation #demarchesenligne
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@nicolasframont @frustrationmagazine
:ninaZapatista: Peut-on être féministe et réclamer des espaces "No kids" ? :ninaZapatista:
Je vous colle là l'article d'Ovidie paru dans Femme Actuelle en 2024 pour vous éviter d'aller cliquer sur ce site appartenant a #Bolloré
”Salut, je m’appelle Ovidie, je suis autrice, réalisatrice et daronne depuis dix-neuf ans déjà. Un jour ma mère m’a dit « Les chiens c’est comme les enfants, on ne tolère que les siens. Et Vice versa ». Et je ne suis pas loin de ressentir la même chose. Je ne suis pas du genre à fondre devant un gazouillis de nourrisson, je n’ai pas cet élan. Pour autant, les enfants ne me dérangent pas. Je peux jouer ou discuter avec eux, on peut me les confier les yeux fermés… Mais je dois avouer qu’ils m’indiffèrent. La seule enfant que j’aime fondamentalement, c’est la mienne. Donc je comprends qu’on ne soit pas gaga devant un bébé en BabyBjörn. Et pourtant, les No Kids, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Enfin, pas toutes les No Kids, juste celles qui en ont détourné la dimension politique pour n’en conserver que l’aspect ultra-individualiste. Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler dans la Pause d’été de Simone.
Depuis quelques temps, les espaces dits « Child Free » se multiplient. On parle de plus en plus de mariages, de croisières, d’hôtels et plus largement de vacances réservées aux adultes. Pardonnez-moi, mais à moins de songer à organiser une partouze, je ne vois pas bien l’intérêt. De plus en plus de gens réclament des transports et restaurants sans enfants. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’un prisme médiatique. Il n’empêche que cette petite musique est bel et bien là désormais, dans nos sphères de pensées. Elle était déjà présente dans les « pffffffff » et les regards noirs lorsqu’un bébé pleurait dans un train. Elle est aujourd’hui décomplexée, on ne veut pas céder sa part de confort, balek le vivre-ensemble. Derrière ces soupirs et agacements, il y a cette idée que les enfants n’ont pas leur place dans l’espace commun et que leur existence se limite au foyer, avec leur daronne. Je dis « leur daronne » car ne nous y trompons pas, on compte 2 millions de mères célibataires en France. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt à coup de « Mais ils ont bien des pères ces gamins ! ». Tout d’abord parce que non, pas forcément, un enfant n’a pas forcément de père. Soit parce qu’on l’a fait seule, soit parce qu’il a deux mères, soit parce que le père a trissé, soit parce qu’il est démissionnaire depuis qu’il a refait sa vie avec sa prof de zumba. Quant aux « pères solos », ils ne sont que 250 000. Donc refuser aux enfants une place dans l’espace publique, c’est la plupart du temps s’en prendre directement aux femmes. En imposant des espaces Child Free, ce ne sont pas les enfants que nous pénalisons mais bel et bien leurs mères. Ce sont elles qui se retrouvent en carafe, captives à domicile pendant que les autres font la bringue. À moins qu’elles ne se fassent des nœuds au cerveau pour trouver un mode de garde, ajoutant ainsi quelques tonnes de charge mentale.
Et je suis en colère de voir que beaucoup de mes sœurs féministes tombent dans ce piège individualiste et le justifient par un discours militant. Vous avez zappé un peu vite que peu importe que l’on soit mère ou pas, on sera toujours jugées, notre choix sera toujours mauvais. Pile tu gagnes, face je perds. Et à la fin, ne cherchez pas, ce sont toutes les femmes qui trinquent. Alors si vous faites partie de celles qui réclament des espaces Child Free, assumez de vouloir privilégier votre confort en vous épargnant une proximité immédiate les gosses des autres. Mais par pitié, n’enrobez pas ça d’une intention politique.
Durant longtemps, la maternité est restée dans un angle mort du féminisme, l’urgence ayant d‘abord été la lutte pour le droit à la contraception et à l’IVG, lutte qui reste d’actualité par ailleurs. Ce n’est finalement que très récemment, depuis les années 2010, que nous avons intégré la question maternelle dans nos combats : lutte contre les violences obstétricales, contre les violences intrafamiliales avec enjeux de garde, contre les pères toxiques perchés dans des grues, contre la pression des services sociaux, contre les pensions alimentaires non payées, pour la PMA pour toutes, les marches de mamans contre les violences policières… À peine commençons-nous à avancer sur ces enjeux que débarquent désormais des Marie-Chantal qui veulent organiser des mariages sans mouflets parce que le bruit les incommode. Aux Royaume-Uni, il y en a même qui veulent déduire de leurs impôts la part réservée à l’école publique. Wow, c’est quel niveau de dégueulasserie à ce stade ? Si vous êtes de celles qui réclament des espaces Child Free, alors nous n’avons pas la même vision du féminisme, car il n’y a pas de féminisme sans enfants. Quand je dis « sans enfants », cela ne signifie pas « sans faire d’enfants » mais plutôt « sans faire entrer les enfants dans l’équation ». Car eux aussi sont victimes de violences domestiques et systémiques. Ce qui est vraiment féministe ? C’est repenser la société de façon à faciliter les choses aux mères. Organiser des espaces où elles puissent souffler. C’est prendre le relai et mettre en place des systèmes de garderie en milieu festif. C’est ce qu’ont fait les organisatrices du festival Very Bad Mother en 2020 et le collectif la Bulle (cf les recos). Alors, laissez les gamins danser jusqu’au bout de la nuit sur la piste de danse du mariage de votre cousine, arrêtez de pester contre ce bébé qui pleure et réjouissez-vous que ce ne soit pas le vôtre. Emmenez les gamins partout où ils veulent aller tant qu’ils ne courent aucun danger, même dans les lieux culturels et institutionnels où ils ne sont pas les bienvenus, faites-leur comprendre que le monde leur appartient, ils vous remercieront plus tard.
Simone kiffe : les recommandations de notre invité.e
En août 2020 a eu lieu à Concarneau le festival « Very Bad Mother », une initiative festive et militante d’un collectif de daronnes bretonnes. Le concept ? Valoriser de nouvelles formes de parentalités, hors du cadre imposé « un couple hétéro, un papa, une maman ». On y a entre autres débattu homoparentalité, travail domestique et reproductif non-rémunéré, éducation non-sexiste… et on y a surtout beaucoup fait la fête. Une garderie avait été organisée, les daronnes se sont relayées pour permettre aux festivalières de faire la fête.
Depuis 2019, le collectif Rennais « La Bulle » propose un système de garderie autogérée qui permet aux mères de militer et manifester l’esprit libre, sans se soucier de la sécurité de leurs enfants. Cette initiative a pris de l’ampleur avec « La Bulle IDF », une section parisienne du collectif. On peut également citer la section syndicale Solidaires 31 qui propose une garderie les jours de manif.
Dans ”La Mère, la Sainte et la Putain”
(Au Diable Vauvert), l’écrivaine Wendy Delorme interroge à travers un récit intime son rapport à ces trois figures archétypales imposées aux femmes.”Accouchement, les femmes méritent mieux” (Michalon) est un texte de Marie-Hélène Lahaye, pionnière de la lutte contre les violences obstétricales. Son livre m’a beaucoup marquée à sa sortie et m’a influencée dans la réalisation de mon documentaire Tu enfanteras dans la douleur (Arte). Elle a également été une source d’inspiration pour le collectif très actif Stop VOG qui lutte contre les violences gynécologiques. "
#Feminisme #Parentalité #Maternité #DominationAdulte #Adultisme #Discrimination #Daronne #Daronnie #VeryBadMother
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@nicolasframont @frustrationmagazine
:ninaZapatista: Peut-on être féministe et réclamer des espaces "No kids" ? :ninaZapatista:
Je vous colle là l'article d'Ovidie paru dans Femme Actuelle en 2024 pour vous éviter d'aller cliquer sur ce site appartenant a #Bolloré
”Salut, je m’appelle Ovidie, je suis autrice, réalisatrice et daronne depuis dix-neuf ans déjà. Un jour ma mère m’a dit « Les chiens c’est comme les enfants, on ne tolère que les siens. Et Vice versa ». Et je ne suis pas loin de ressentir la même chose. Je ne suis pas du genre à fondre devant un gazouillis de nourrisson, je n’ai pas cet élan. Pour autant, les enfants ne me dérangent pas. Je peux jouer ou discuter avec eux, on peut me les confier les yeux fermés… Mais je dois avouer qu’ils m’indiffèrent. La seule enfant que j’aime fondamentalement, c’est la mienne. Donc je comprends qu’on ne soit pas gaga devant un bébé en BabyBjörn. Et pourtant, les No Kids, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Enfin, pas toutes les No Kids, juste celles qui en ont détourné la dimension politique pour n’en conserver que l’aspect ultra-individualiste. Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler dans la Pause d’été de Simone.
Depuis quelques temps, les espaces dits « Child Free » se multiplient. On parle de plus en plus de mariages, de croisières, d’hôtels et plus largement de vacances réservées aux adultes. Pardonnez-moi, mais à moins de songer à organiser une partouze, je ne vois pas bien l’intérêt. De plus en plus de gens réclament des transports et restaurants sans enfants. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’un prisme médiatique. Il n’empêche que cette petite musique est bel et bien là désormais, dans nos sphères de pensées. Elle était déjà présente dans les « pffffffff » et les regards noirs lorsqu’un bébé pleurait dans un train. Elle est aujourd’hui décomplexée, on ne veut pas céder sa part de confort, balek le vivre-ensemble. Derrière ces soupirs et agacements, il y a cette idée que les enfants n’ont pas leur place dans l’espace commun et que leur existence se limite au foyer, avec leur daronne. Je dis « leur daronne » car ne nous y trompons pas, on compte 2 millions de mères célibataires en France. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt à coup de « Mais ils ont bien des pères ces gamins ! ». Tout d’abord parce que non, pas forcément, un enfant n’a pas forcément de père. Soit parce qu’on l’a fait seule, soit parce qu’il a deux mères, soit parce que le père a trissé, soit parce qu’il est démissionnaire depuis qu’il a refait sa vie avec sa prof de zumba. Quant aux « pères solos », ils ne sont que 250 000. Donc refuser aux enfants une place dans l’espace publique, c’est la plupart du temps s’en prendre directement aux femmes. En imposant des espaces Child Free, ce ne sont pas les enfants que nous pénalisons mais bel et bien leurs mères. Ce sont elles qui se retrouvent en carafe, captives à domicile pendant que les autres font la bringue. À moins qu’elles ne se fassent des nœuds au cerveau pour trouver un mode de garde, ajoutant ainsi quelques tonnes de charge mentale.
Et je suis en colère de voir que beaucoup de mes sœurs féministes tombent dans ce piège individualiste et le justifient par un discours militant. Vous avez zappé un peu vite que peu importe que l’on soit mère ou pas, on sera toujours jugées, notre choix sera toujours mauvais. Pile tu gagnes, face je perds. Et à la fin, ne cherchez pas, ce sont toutes les femmes qui trinquent. Alors si vous faites partie de celles qui réclament des espaces Child Free, assumez de vouloir privilégier votre confort en vous épargnant une proximité immédiate les gosses des autres. Mais par pitié, n’enrobez pas ça d’une intention politique.
Durant longtemps, la maternité est restée dans un angle mort du féminisme, l’urgence ayant d‘abord été la lutte pour le droit à la contraception et à l’IVG, lutte qui reste d’actualité par ailleurs. Ce n’est finalement que très récemment, depuis les années 2010, que nous avons intégré la question maternelle dans nos combats : lutte contre les violences obstétricales, contre les violences intrafamiliales avec enjeux de garde, contre les pères toxiques perchés dans des grues, contre la pression des services sociaux, contre les pensions alimentaires non payées, pour la PMA pour toutes, les marches de mamans contre les violences policières… À peine commençons-nous à avancer sur ces enjeux que débarquent désormais des Marie-Chantal qui veulent organiser des mariages sans mouflets parce que le bruit les incommode. Aux Royaume-Uni, il y en a même qui veulent déduire de leurs impôts la part réservée à l’école publique. Wow, c’est quel niveau de dégueulasserie à ce stade ? Si vous êtes de celles qui réclament des espaces Child Free, alors nous n’avons pas la même vision du féminisme, car il n’y a pas de féminisme sans enfants. Quand je dis « sans enfants », cela ne signifie pas « sans faire d’enfants » mais plutôt « sans faire entrer les enfants dans l’équation ». Car eux aussi sont victimes de violences domestiques et systémiques. Ce qui est vraiment féministe ? C’est repenser la société de façon à faciliter les choses aux mères. Organiser des espaces où elles puissent souffler. C’est prendre le relai et mettre en place des systèmes de garderie en milieu festif. C’est ce qu’ont fait les organisatrices du festival Very Bad Mother en 2020 et le collectif la Bulle (cf les recos). Alors, laissez les gamins danser jusqu’au bout de la nuit sur la piste de danse du mariage de votre cousine, arrêtez de pester contre ce bébé qui pleure et réjouissez-vous que ce ne soit pas le vôtre. Emmenez les gamins partout où ils veulent aller tant qu’ils ne courent aucun danger, même dans les lieux culturels et institutionnels où ils ne sont pas les bienvenus, faites-leur comprendre que le monde leur appartient, ils vous remercieront plus tard.
Simone kiffe : les recommandations de notre invité.e
En août 2020 a eu lieu à Concarneau le festival « Very Bad Mother », une initiative festive et militante d’un collectif de daronnes bretonnes. Le concept ? Valoriser de nouvelles formes de parentalités, hors du cadre imposé « un couple hétéro, un papa, une maman ». On y a entre autres débattu homoparentalité, travail domestique et reproductif non-rémunéré, éducation non-sexiste… et on y a surtout beaucoup fait la fête. Une garderie avait été organisée, les daronnes se sont relayées pour permettre aux festivalières de faire la fête.
Depuis 2019, le collectif Rennais « La Bulle » propose un système de garderie autogérée qui permet aux mères de militer et manifester l’esprit libre, sans se soucier de la sécurité de leurs enfants. Cette initiative a pris de l’ampleur avec « La Bulle IDF », une section parisienne du collectif. On peut également citer la section syndicale Solidaires 31 qui propose une garderie les jours de manif.
Dans ”La Mère, la Sainte et la Putain”
(Au Diable Vauvert), l’écrivaine Wendy Delorme interroge à travers un récit intime son rapport à ces trois figures archétypales imposées aux femmes.”Accouchement, les femmes méritent mieux” (Michalon) est un texte de Marie-Hélène Lahaye, pionnière de la lutte contre les violences obstétricales. Son livre m’a beaucoup marquée à sa sortie et m’a influencée dans la réalisation de mon documentaire Tu enfanteras dans la douleur (Arte). Elle a également été une source d’inspiration pour le collectif très actif Stop VOG qui lutte contre les violences gynécologiques. "
#Feminisme #Maternité #DominationAdulte #Adultisme #Discrimination #Daronne #Daronnie #VeryBadMother
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@nicolasframont @frustrationmagazine
:ninaZapatista: Peut-on être féministe et réclamer des espaces "No kids" ? :ninaZapatista:
Je vous colle là l'article d'Ovidie paru dans Femme Actuelle en 2024 pour vous éviter d'aller cliquer sur ce site appartenant a #Bolloré
”Salut, je m’appelle Ovidie, je suis autrice, réalisatrice et daronne depuis dix-neuf ans déjà. Un jour ma mère m’a dit « Les chiens c’est comme les enfants, on ne tolère que les siens. Et Vice versa ». Et je ne suis pas loin de ressentir la même chose. Je ne suis pas du genre à fondre devant un gazouillis de nourrisson, je n’ai pas cet élan. Pour autant, les enfants ne me dérangent pas. Je peux jouer ou discuter avec eux, on peut me les confier les yeux fermés… Mais je dois avouer qu’ils m’indiffèrent. La seule enfant que j’aime fondamentalement, c’est la mienne. Donc je comprends qu’on ne soit pas gaga devant un bébé en BabyBjörn. Et pourtant, les No Kids, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Enfin, pas toutes les No Kids, juste celles qui en ont détourné la dimension politique pour n’en conserver que l’aspect ultra-individualiste. Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler dans la Pause d’été de Simone.
Depuis quelques temps, les espaces dits « Child Free » se multiplient. On parle de plus en plus de mariages, de croisières, d’hôtels et plus largement de vacances réservées aux adultes. Pardonnez-moi, mais à moins de songer à organiser une partouze, je ne vois pas bien l’intérêt. De plus en plus de gens réclament des transports et restaurants sans enfants. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’un prisme médiatique. Il n’empêche que cette petite musique est bel et bien là désormais, dans nos sphères de pensées. Elle était déjà présente dans les « pffffffff » et les regards noirs lorsqu’un bébé pleurait dans un train. Elle est aujourd’hui décomplexée, on ne veut pas céder sa part de confort, balek le vivre-ensemble. Derrière ces soupirs et agacements, il y a cette idée que les enfants n’ont pas leur place dans l’espace commun et que leur existence se limite au foyer, avec leur daronne. Je dis « leur daronne » car ne nous y trompons pas, on compte 2 millions de mères célibataires en France. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt à coup de « Mais ils ont bien des pères ces gamins ! ». Tout d’abord parce que non, pas forcément, un enfant n’a pas forcément de père. Soit parce qu’on l’a fait seule, soit parce qu’il a deux mères, soit parce que le père a trissé, soit parce qu’il est démissionnaire depuis qu’il a refait sa vie avec sa prof de zumba. Quant aux « pères solos », ils ne sont que 250 000. Donc refuser aux enfants une place dans l’espace publique, c’est la plupart du temps s’en prendre directement aux femmes. En imposant des espaces Child Free, ce ne sont pas les enfants que nous pénalisons mais bel et bien leurs mères. Ce sont elles qui se retrouvent en carafe, captives à domicile pendant que les autres font la bringue. À moins qu’elles ne se fassent des nœuds au cerveau pour trouver un mode de garde, ajoutant ainsi quelques tonnes de charge mentale.
Et je suis en colère de voir que beaucoup de mes sœurs féministes tombent dans ce piège individualiste et le justifient par un discours militant. Vous avez zappé un peu vite que peu importe que l’on soit mère ou pas, on sera toujours jugées, notre choix sera toujours mauvais. Pile tu gagnes, face je perds. Et à la fin, ne cherchez pas, ce sont toutes les femmes qui trinquent. Alors si vous faites partie de celles qui réclament des espaces Child Free, assumez de vouloir privilégier votre confort en vous épargnant une proximité immédiate les gosses des autres. Mais par pitié, n’enrobez pas ça d’une intention politique.
Durant longtemps, la maternité est restée dans un angle mort du féminisme, l’urgence ayant d‘abord été la lutte pour le droit à la contraception et à l’IVG, lutte qui reste d’actualité par ailleurs. Ce n’est finalement que très récemment, depuis les années 2010, que nous avons intégré la question maternelle dans nos combats : lutte contre les violences obstétricales, contre les violences intrafamiliales avec enjeux de garde, contre les pères toxiques perchés dans des grues, contre la pression des services sociaux, contre les pensions alimentaires non payées, pour la PMA pour toutes, les marches de mamans contre les violences policières… À peine commençons-nous à avancer sur ces enjeux que débarquent désormais des Marie-Chantal qui veulent organiser des mariages sans mouflets parce que le bruit les incommode. Aux Royaume-Uni, il y en a même qui veulent déduire de leurs impôts la part réservée à l’école publique. Wow, c’est quel niveau de dégueulasserie à ce stade ? Si vous êtes de celles qui réclament des espaces Child Free, alors nous n’avons pas la même vision du féminisme, car il n’y a pas de féminisme sans enfants. Quand je dis « sans enfants », cela ne signifie pas « sans faire d’enfants » mais plutôt « sans faire entrer les enfants dans l’équation ». Car eux aussi sont victimes de violences domestiques et systémiques. Ce qui est vraiment féministe ? C’est repenser la société de façon à faciliter les choses aux mères. Organiser des espaces où elles puissent souffler. C’est prendre le relai et mettre en place des systèmes de garderie en milieu festif. C’est ce qu’ont fait les organisatrices du festival Very Bad Mother en 2020 et le collectif la Bulle (cf les recos). Alors, laissez les gamins danser jusqu’au bout de la nuit sur la piste de danse du mariage de votre cousine, arrêtez de pester contre ce bébé qui pleure et réjouissez-vous que ce ne soit pas le vôtre. Emmenez les gamins partout où ils veulent aller tant qu’ils ne courent aucun danger, même dans les lieux culturels et institutionnels où ils ne sont pas les bienvenus, faites-leur comprendre que le monde leur appartient, ils vous remercieront plus tard.
Simone kiffe : les recommandations de notre invité.e
En août 2020 a eu lieu à Concarneau le festival « Very Bad Mother », une initiative festive et militante d’un collectif de daronnes bretonnes. Le concept ? Valoriser de nouvelles formes de parentalités, hors du cadre imposé « un couple hétéro, un papa, une maman ». On y a entre autres débattu homoparentalité, travail domestique et reproductif non-rémunéré, éducation non-sexiste… et on y a surtout beaucoup fait la fête. Une garderie avait été organisée, les daronnes se sont relayées pour permettre aux festivalières de faire la fête.
Depuis 2019, le collectif Rennais « La Bulle » propose un système de garderie autogérée qui permet aux mères de militer et manifester l’esprit libre, sans se soucier de la sécurité de leurs enfants. Cette initiative a pris de l’ampleur avec « La Bulle IDF », une section parisienne du collectif. On peut également citer la section syndicale Solidaires 31 qui propose une garderie les jours de manif.
Dans ”La Mère, la Sainte et la Putain”
(Au Diable Vauvert), l’écrivaine Wendy Delorme interroge à travers un récit intime son rapport à ces trois figures archétypales imposées aux femmes.”Accouchement, les femmes méritent mieux” (Michalon) est un texte de Marie-Hélène Lahaye, pionnière de la lutte contre les violences obstétricales. Son livre m’a beaucoup marquée à sa sortie et m’a influencée dans la réalisation de mon documentaire Tu enfanteras dans la douleur (Arte). Elle a également été une source d’inspiration pour le collectif très actif Stop VOG qui lutte contre les violences gynécologiques. "
#Feminisme #Maternité #DominationAdulte #Adultisme #Discrimination #Daronne #Daronnie #VeryBadMother
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@nicolasframont @frustrationmagazine
:ninaZapatista: Peut-on être féministe et réclamer des espaces "No kids" ? :ninaZapatista:
Je vous colle là l'article d'Ovidie paru dans Femme Actuelle en 2024 pour vous éviter d'aller cliquer sur ce site appartenant a #Bolloré
”Salut, je m’appelle Ovidie, je suis autrice, réalisatrice et daronne depuis dix-neuf ans déjà. Un jour ma mère m’a dit « Les chiens c’est comme les enfants, on ne tolère que les siens. Et Vice versa ». Et je ne suis pas loin de ressentir la même chose. Je ne suis pas du genre à fondre devant un gazouillis de nourrisson, je n’ai pas cet élan. Pour autant, les enfants ne me dérangent pas. Je peux jouer ou discuter avec eux, on peut me les confier les yeux fermés… Mais je dois avouer qu’ils m’indiffèrent. La seule enfant que j’aime fondamentalement, c’est la mienne. Donc je comprends qu’on ne soit pas gaga devant un bébé en BabyBjörn. Et pourtant, les No Kids, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Enfin, pas toutes les No Kids, juste celles qui en ont détourné la dimension politique pour n’en conserver que l’aspect ultra-individualiste. Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler dans la Pause d’été de Simone.
Depuis quelques temps, les espaces dits « Child Free » se multiplient. On parle de plus en plus de mariages, de croisières, d’hôtels et plus largement de vacances réservées aux adultes. Pardonnez-moi, mais à moins de songer à organiser une partouze, je ne vois pas bien l’intérêt. De plus en plus de gens réclament des transports et restaurants sans enfants. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’un prisme médiatique. Il n’empêche que cette petite musique est bel et bien là désormais, dans nos sphères de pensées. Elle était déjà présente dans les « pffffffff » et les regards noirs lorsqu’un bébé pleurait dans un train. Elle est aujourd’hui décomplexée, on ne veut pas céder sa part de confort, balek le vivre-ensemble. Derrière ces soupirs et agacements, il y a cette idée que les enfants n’ont pas leur place dans l’espace commun et que leur existence se limite au foyer, avec leur daronne. Je dis « leur daronne » car ne nous y trompons pas, on compte 2 millions de mères célibataires en France. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt à coup de « Mais ils ont bien des pères ces gamins ! ». Tout d’abord parce que non, pas forcément, un enfant n’a pas forcément de père. Soit parce qu’on l’a fait seule, soit parce qu’il a deux mères, soit parce que le père a trissé, soit parce qu’il est démissionnaire depuis qu’il a refait sa vie avec sa prof de zumba. Quant aux « pères solos », ils ne sont que 250 000. Donc refuser aux enfants une place dans l’espace publique, c’est la plupart du temps s’en prendre directement aux femmes. En imposant des espaces Child Free, ce ne sont pas les enfants que nous pénalisons mais bel et bien leurs mères. Ce sont elles qui se retrouvent en carafe, captives à domicile pendant que les autres font la bringue. À moins qu’elles ne se fassent des nœuds au cerveau pour trouver un mode de garde, ajoutant ainsi quelques tonnes de charge mentale.
Et je suis en colère de voir que beaucoup de mes sœurs féministes tombent dans ce piège individualiste et le justifient par un discours militant. Vous avez zappé un peu vite que peu importe que l’on soit mère ou pas, on sera toujours jugées, notre choix sera toujours mauvais. Pile tu gagnes, face je perds. Et à la fin, ne cherchez pas, ce sont toutes les femmes qui trinquent. Alors si vous faites partie de celles qui réclament des espaces Child Free, assumez de vouloir privilégier votre confort en vous épargnant une proximité immédiate les gosses des autres. Mais par pitié, n’enrobez pas ça d’une intention politique.
Durant longtemps, la maternité est restée dans un angle mort du féminisme, l’urgence ayant d‘abord été la lutte pour le droit à la contraception et à l’IVG, lutte qui reste d’actualité par ailleurs. Ce n’est finalement que très récemment, depuis les années 2010, que nous avons intégré la question maternelle dans nos combats : lutte contre les violences obstétricales, contre les violences intrafamiliales avec enjeux de garde, contre les pères toxiques perchés dans des grues, contre la pression des services sociaux, contre les pensions alimentaires non payées, pour la PMA pour toutes, les marches de mamans contre les violences policières… À peine commençons-nous à avancer sur ces enjeux que débarquent désormais des Marie-Chantal qui veulent organiser des mariages sans mouflets parce que le bruit les incommode. Aux Royaume-Uni, il y en a même qui veulent déduire de leurs impôts la part réservée à l’école publique. Wow, c’est quel niveau de dégueulasserie à ce stade ? Si vous êtes de celles qui réclament des espaces Child Free, alors nous n’avons pas la même vision du féminisme, car il n’y a pas de féminisme sans enfants. Quand je dis « sans enfants », cela ne signifie pas « sans faire d’enfants » mais plutôt « sans faire entrer les enfants dans l’équation ». Car eux aussi sont victimes de violences domestiques et systémiques. Ce qui est vraiment féministe ? C’est repenser la société de façon à faciliter les choses aux mères. Organiser des espaces où elles puissent souffler. C’est prendre le relai et mettre en place des systèmes de garderie en milieu festif. C’est ce qu’ont fait les organisatrices du festival Very Bad Mother en 2020 et le collectif la Bulle (cf les recos). Alors, laissez les gamins danser jusqu’au bout de la nuit sur la piste de danse du mariage de votre cousine, arrêtez de pester contre ce bébé qui pleure et réjouissez-vous que ce ne soit pas le vôtre. Emmenez les gamins partout où ils veulent aller tant qu’ils ne courent aucun danger, même dans les lieux culturels et institutionnels où ils ne sont pas les bienvenus, faites-leur comprendre que le monde leur appartient, ils vous remercieront plus tard.
Simone kiffe : les recommandations de notre invité.e
En août 2020 a eu lieu à Concarneau le festival « Very Bad Mother », une initiative festive et militante d’un collectif de daronnes bretonnes. Le concept ? Valoriser de nouvelles formes de parentalités, hors du cadre imposé « un couple hétéro, un papa, une maman ». On y a entre autres débattu homoparentalité, travail domestique et reproductif non-rémunéré, éducation non-sexiste… et on y a surtout beaucoup fait la fête. Une garderie avait été organisée, les daronnes se sont relayées pour permettre aux festivalières de faire la fête.
Depuis 2019, le collectif Rennais « La Bulle » propose un système de garderie autogérée qui permet aux mères de militer et manifester l’esprit libre, sans se soucier de la sécurité de leurs enfants. Cette initiative a pris de l’ampleur avec « La Bulle IDF », une section parisienne du collectif. On peut également citer la section syndicale Solidaires 31 qui propose une garderie les jours de manif.
Dans ”La Mère, la Sainte et la Putain”
(Au Diable Vauvert), l’écrivaine Wendy Delorme interroge à travers un récit intime son rapport à ces trois figures archétypales imposées aux femmes.”Accouchement, les femmes méritent mieux” (Michalon) est un texte de Marie-Hélène Lahaye, pionnière de la lutte contre les violences obstétricales. Son livre m’a beaucoup marquée à sa sortie et m’a influencée dans la réalisation de mon documentaire Tu enfanteras dans la douleur (Arte). Elle a également été une source d’inspiration pour le collectif très actif Stop VOG qui lutte contre les violences gynécologiques. "
#Feminisme #Maternité #DominationAdulte #Adultisme #Discrimination #Daronne #Daronnie #VeryBadMother
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:ninaZapatista: Peut-on être féministe et réclamer des espaces "No kids" ? :ninaZapatista:
Je vous colle là l'article d'Ovidie paru dans Femme Actuelle en 2024 pour vous éviter d'aller cliquer sur ce site appartenant a #Bolloré
”Salut, je m’appelle Ovidie, je suis autrice, réalisatrice et daronne depuis dix-neuf ans déjà. Un jour ma mère m’a dit « Les chiens c’est comme les enfants, on ne tolère que les siens. Et Vice versa ». Et je ne suis pas loin de ressentir la même chose. Je ne suis pas du genre à fondre devant un gazouillis de nourrisson, je n’ai pas cet élan. Pour autant, les enfants ne me dérangent pas. Je peux jouer ou discuter avec eux, on peut me les confier les yeux fermés… Mais je dois avouer qu’ils m’indiffèrent. La seule enfant que j’aime fondamentalement, c’est la mienne. Donc je comprends qu’on ne soit pas gaga devant un bébé en BabyBjörn. Et pourtant, les No Kids, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Enfin, pas toutes les No Kids, juste celles qui en ont détourné la dimension politique pour n’en conserver que l’aspect ultra-individualiste. Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler dans la Pause d’été de Simone.
Depuis quelques temps, les espaces dits « Child Free » se multiplient. On parle de plus en plus de mariages, de croisières, d’hôtels et plus largement de vacances réservées aux adultes. Pardonnez-moi, mais à moins de songer à organiser une partouze, je ne vois pas bien l’intérêt. De plus en plus de gens réclament des transports et restaurants sans enfants. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’un prisme médiatique. Il n’empêche que cette petite musique est bel et bien là désormais, dans nos sphères de pensées. Elle était déjà présente dans les « pffffffff » et les regards noirs lorsqu’un bébé pleurait dans un train. Elle est aujourd’hui décomplexée, on ne veut pas céder sa part de confort, balek le vivre-ensemble. Derrière ces soupirs et agacements, il y a cette idée que les enfants n’ont pas leur place dans l’espace commun et que leur existence se limite au foyer, avec leur daronne. Je dis « leur daronne » car ne nous y trompons pas, on compte 2 millions de mères célibataires en France. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt à coup de « Mais ils ont bien des pères ces gamins ! ». Tout d’abord parce que non, pas forcément, un enfant n’a pas forcément de père. Soit parce qu’on l’a fait seule, soit parce qu’il a deux mères, soit parce que le père a trissé, soit parce qu’il est démissionnaire depuis qu’il a refait sa vie avec sa prof de zumba. Quant aux « pères solos », ils ne sont que 250 000. Donc refuser aux enfants une place dans l’espace publique, c’est la plupart du temps s’en prendre directement aux femmes. En imposant des espaces Child Free, ce ne sont pas les enfants que nous pénalisons mais bel et bien leurs mères. Ce sont elles qui se retrouvent en carafe, captives à domicile pendant que les autres font la bringue. À moins qu’elles ne se fassent des nœuds au cerveau pour trouver un mode de garde, ajoutant ainsi quelques tonnes de charge mentale.
Et je suis en colère de voir que beaucoup de mes sœurs féministes tombent dans ce piège individualiste et le justifient par un discours militant. Vous avez zappé un peu vite que peu importe que l’on soit mère ou pas, on sera toujours jugées, notre choix sera toujours mauvais. Pile tu gagnes, face je perds. Et à la fin, ne cherchez pas, ce sont toutes les femmes qui trinquent. Alors si vous faites partie de celles qui réclament des espaces Child Free, assumez de vouloir privilégier votre confort en vous épargnant une proximité immédiate les gosses des autres. Mais par pitié, n’enrobez pas ça d’une intention politique.
Durant longtemps, la maternité est restée dans un angle mort du féminisme, l’urgence ayant d‘abord été la lutte pour le droit à la contraception et à l’IVG, lutte qui reste d’actualité par ailleurs. Ce n’est finalement que très récemment, depuis les années 2010, que nous avons intégré la question maternelle dans nos combats : lutte contre les violences obstétricales, contre les violences intrafamiliales avec enjeux de garde, contre les pères toxiques perchés dans des grues, contre la pression des services sociaux, contre les pensions alimentaires non payées, pour la PMA pour toutes, les marches de mamans contre les violences policières… À peine commençons-nous à avancer sur ces enjeux que débarquent désormais des Marie-Chantal qui veulent organiser des mariages sans mouflets parce que le bruit les incommode. Aux Royaume-Uni, il y en a même qui veulent déduire de leurs impôts la part réservée à l’école publique. Wow, c’est quel niveau de dégueulasserie à ce stade ? Si vous êtes de celles qui réclament des espaces Child Free, alors nous n’avons pas la même vision du féminisme, car il n’y a pas de féminisme sans enfants. Quand je dis « sans enfants », cela ne signifie pas « sans faire d’enfants » mais plutôt « sans faire entrer les enfants dans l’équation ». Car eux aussi sont victimes de violences domestiques et systémiques. Ce qui est vraiment féministe ? C’est repenser la société de façon à faciliter les choses aux mères. Organiser des espaces où elles puissent souffler. C’est prendre le relai et mettre en place des systèmes de garderie en milieu festif. C’est ce qu’ont fait les organisatrices du festival Very Bad Mother en 2020 et le collectif la Bulle (cf les recos). Alors, laissez les gamins danser jusqu’au bout de la nuit sur la piste de danse du mariage de votre cousine, arrêtez de pester contre ce bébé qui pleure et réjouissez-vous que ce ne soit pas le vôtre. Emmenez les gamins partout où ils veulent aller tant qu’ils ne courent aucun danger, même dans les lieux culturels et institutionnels où ils ne sont pas les bienvenus, faites-leur comprendre que le monde leur appartient, ils vous remercieront plus tard.
Simone kiffe : les recommandations de notre invité.e
En août 2020 a eu lieu à Concarneau le festival « Very Bad Mother », une initiative festive et militante d’un collectif de daronnes bretonnes. Le concept ? Valoriser de nouvelles formes de parentalités, hors du cadre imposé « un couple hétéro, un papa, une maman ». On y a entre autres débattu homoparentalité, travail domestique et reproductif non-rémunéré, éducation non-sexiste… et on y a surtout beaucoup fait la fête. Une garderie avait été organisée, les daronnes se sont relayées pour permettre aux festivalières de faire la fête.
Depuis 2019, le collectif Rennais « La Bulle » propose un système de garderie autogérée qui permet aux mères de militer et manifester l’esprit libre, sans se soucier de la sécurité de leurs enfants. Cette initiative a pris de l’ampleur avec « La Bulle IDF », une section parisienne du collectif. On peut également citer la section syndicale Solidaires 31 qui propose une garderie les jours de manif.
Dans ”La Mère, la Sainte et la Putain”
(Au Diable Vauvert), l’écrivaine Wendy Delorme interroge à travers un récit intime son rapport à ces trois figures archétypales imposées aux femmes.”Accouchement, les femmes méritent mieux” (Michalon) est un texte de Marie-Hélène Lahaye, pionnière de la lutte contre les violences obstétricales. Son livre m’a beaucoup marquée à sa sortie et m’a influencée dans la réalisation de mon documentaire Tu enfanteras dans la douleur (Arte). Elle a également été une source d’inspiration pour le collectif très actif Stop VOG qui lutte contre les violences gynécologiques. "
#Feminisme #Maternité #DominationAdulte #Adultisme #Discrimination #Daronne #Daronnie #VeryBadMother
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:ninaZapatista: Peut-on être féministe et réclamer des espaces "No kids" ? :ninaZapatista:
Je vous colle là un article d'Ovidie paru dans Femme Actuelle en 2024 pour vous éviter d'aller cliquer sur ce site appartenant a #Bolloré
”Salut, je m’appelle Ovidie, je suis autrice, réalisatrice et daronne depuis dix-neuf ans déjà. Un jour ma mère m’a dit « Les chiens c’est comme les enfants, on ne tolère que les siens. Et Vice versa ». Et je ne suis pas loin de ressentir la même chose. Je ne suis pas du genre à fondre devant un gazouillis de nourrisson, je n’ai pas cet élan. Pour autant, les enfants ne me dérangent pas. Je peux jouer ou discuter avec eux, on peut me les confier les yeux fermés… Mais je dois avouer qu’ils m’indiffèrent. La seule enfant que j’aime fondamentalement, c’est la mienne. Donc je comprends qu’on ne soit pas gaga devant un bébé en BabyBjörn. Et pourtant, les No Kids, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Enfin, pas toutes les No Kids, juste celles qui en ont détourné la dimension politique pour n’en conserver que l’aspect ultra-individualiste. Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler dans la Pause d’été de Simone.
Depuis quelques temps, les espaces dits « Child Free » se multiplient. On parle de plus en plus de mariages, de croisières, d’hôtels et plus largement de vacances réservées aux adultes. Pardonnez-moi, mais à moins de songer à organiser une partouze, je ne vois pas bien l’intérêt. De plus en plus de gens réclament des transports et restaurants sans enfants. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’un prisme médiatique. Il n’empêche que cette petite musique est bel et bien là désormais, dans nos sphères de pensées. Elle était déjà présente dans les « pffffffff » et les regards noirs lorsqu’un bébé pleurait dans un train. Elle est aujourd’hui décomplexée, on ne veut pas céder sa part de confort, balek le vivre-ensemble. Derrière ces soupirs et agacements, il y a cette idée que les enfants n’ont pas leur place dans l’espace commun et que leur existence se limite au foyer, avec leur daronne. Je dis « leur daronne » car ne nous y trompons pas, on compte 2 millions de mères célibataires en France. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt à coup de « Mais ils ont bien des pères ces gamins ! ». Tout d’abord parce que non, pas forcément, un enfant n’a pas forcément de père. Soit parce qu’on l’a fait seule, soit parce qu’il a deux mères, soit parce que le père a trissé, soit parce qu’il est démissionnaire depuis qu’il a refait sa vie avec sa prof de zumba. Quant aux « pères solos », ils ne sont que 250 000. Donc refuser aux enfants une place dans l’espace publique, c’est la plupart du temps s’en prendre directement aux femmes. En imposant des espaces Child Free, ce ne sont pas les enfants que nous pénalisons mais bel et bien leurs mères. Ce sont elles qui se retrouvent en carafe, captives à domicile pendant que les autres font la bringue. À moins qu’elles ne se fassent des nœuds au cerveau pour trouver un mode de garde, ajoutant ainsi quelques tonnes de charge mentale.
Et je suis en colère de voir que beaucoup de mes sœurs féministes tombent dans ce piège individualiste et le justifient par un discours militant. Vous avez zappé un peu vite que peu importe que l’on soit mère ou pas, on sera toujours jugées, notre choix sera toujours mauvais. Pile tu gagnes, face je perds. Et à la fin, ne cherchez pas, ce sont toutes les femmes qui trinquent. Alors si vous faites partie de celles qui réclament des espaces Child Free, assumez de vouloir privilégier votre confort en vous épargnant une proximité immédiate les gosses des autres. Mais par pitié, n’enrobez pas ça d’une intention politique.
Durant longtemps, la maternité est restée dans un angle mort du féminisme, l’urgence ayant d‘abord été la lutte pour le droit à la contraception et à l’IVG, lutte qui reste d’actualité par ailleurs. Ce n’est finalement que très récemment, depuis les années 2010, que nous avons intégré la question maternelle dans nos combats : lutte contre les violences obstétricales, contre les violences intrafamiliales avec enjeux de garde, contre les pères toxiques perchés dans des grues, contre la pression des services sociaux, contre les pensions alimentaires non payées, pour la PMA pour toutes, les marches de mamans contre les violences policières… À peine commençons-nous à avancer sur ces enjeux que débarquent désormais des Marie-Chantal qui veulent organiser des mariages sans mouflets parce que le bruit les incommode. Aux Royaume-Uni, il y en a même qui veulent déduire de leurs impôts la part réservée à l’école publique. Wow, c’est quel niveau de dégueulasserie à ce stade ? Si vous êtes de celles qui réclament des espaces Child Free, alors nous n’avons pas la même vision du féminisme, car il n’y a pas de féminisme sans enfants. Quand je dis « sans enfants », cela ne signifie pas « sans faire d’enfants » mais plutôt « sans faire entrer les enfants dans l’équation ». Car eux aussi sont victimes de violences domestiques et systémiques. Ce qui est vraiment féministe ? C’est repenser la société de façon à faciliter les choses aux mères. Organiser des espaces où elles puissent souffler. C’est prendre le relai et mettre en place des systèmes de garderie en milieu festif. C’est ce qu’ont fait les organisatrices du festival Very Bad Mother en 2020 et le collectif la Bulle (cf les recos). Alors, laissez les gamins danser jusqu’au bout de la nuit sur la piste de danse du mariage de votre cousine, arrêtez de pester contre ce bébé qui pleure et réjouissez-vous que ce ne soit pas le vôtre. Emmenez les gamins partout où ils veulent aller tant qu’ils ne courent aucun danger, même dans les lieux culturels et institutionnels où ils ne sont pas les bienvenus, faites-leur comprendre que le monde leur appartient, ils vous remercieront plus tard.
Simone kiffe : les recommandations de notre invité.e
En août 2020 a eu lieu à Concarneau le festival « Very Bad Mother », une initiative festive et militante d’un collectif de daronnes bretonnes. Le concept ? Valoriser de nouvelles formes de parentalités, hors du cadre imposé « un couple hétéro, un papa, une maman ». On y a entre autres débattu homoparentalité, travail domestique et reproductif non-rémunéré, éducation non-sexiste… et on y a surtout beaucoup fait la fête. Une garderie avait été organisée, les daronnes se sont relayées pour permettre aux festivalières de faire la fête.
Depuis 2019, le collectif Rennais « La Bulle » propose un système de garderie autogérée qui permet aux mères de militer et manifester l’esprit libre, sans se soucier de la sécurité de leurs enfants. Cette initiative a pris de l’ampleur avec « La Bulle IDF », une section parisienne du collectif. On peut également citer la section syndicale Solidaires 31 qui propose une garderie les jours de manif.
Dans ”La Mère, la Sainte et la Putain”
(Au Diable Vauvert), l’écrivaine Wendy Delorme interroge à travers un récit intime son rapport à ces trois figures archétypales imposées aux femmes.”Accouchement, les femmes méritent mieux” (Michalon) est un texte de Marie-Hélène Lahaye, pionnière de la lutte contre les violences obstétricales. Son livre m’a beaucoup marquée à sa sortie et m’a influencée dans la réalisation de mon documentaire Tu enfanteras dans la douleur (Arte). Elle a également été une source d’inspiration pour le collectif très actif Stop VOG qui lutte contre les violences gynécologiques. "
#Feminisme #Parentalité #Maternité #DominationAdulte #Adultisme #Discrimination #Daronne #Daronnie #VeryBadMother
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:ninaZapatista: Peut-on être féministe et réclamer des espaces "No kids" ? :ninaZapatista:
Je vous colle là un article d'Ovidie paru dans Femme Actuelle en 2024 pour vous éviter d'aller cliquer sur ce site appartenant a #Bolloré
”Salut, je m’appelle Ovidie, je suis autrice, réalisatrice et daronne depuis dix-neuf ans déjà. Un jour ma mère m’a dit « Les chiens c’est comme les enfants, on ne tolère que les siens. Et Vice versa ». Et je ne suis pas loin de ressentir la même chose. Je ne suis pas du genre à fondre devant un gazouillis de nourrisson, je n’ai pas cet élan. Pour autant, les enfants ne me dérangent pas. Je peux jouer ou discuter avec eux, on peut me les confier les yeux fermés… Mais je dois avouer qu’ils m’indiffèrent. La seule enfant que j’aime fondamentalement, c’est la mienne. Donc je comprends qu’on ne soit pas gaga devant un bébé en BabyBjörn. Et pourtant, les No Kids, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Enfin, pas toutes les No Kids, juste celles qui en ont détourné la dimension politique pour n’en conserver que l’aspect ultra-individualiste. Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler dans la Pause d’été de Simone.
Depuis quelques temps, les espaces dits « Child Free » se multiplient. On parle de plus en plus de mariages, de croisières, d’hôtels et plus largement de vacances réservées aux adultes. Pardonnez-moi, mais à moins de songer à organiser une partouze, je ne vois pas bien l’intérêt. De plus en plus de gens réclament des transports et restaurants sans enfants. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’un prisme médiatique. Il n’empêche que cette petite musique est bel et bien là désormais, dans nos sphères de pensées. Elle était déjà présente dans les « pffffffff » et les regards noirs lorsqu’un bébé pleurait dans un train. Elle est aujourd’hui décomplexée, on ne veut pas céder sa part de confort, balek le vivre-ensemble. Derrière ces soupirs et agacements, il y a cette idée que les enfants n’ont pas leur place dans l’espace commun et que leur existence se limite au foyer, avec leur daronne. Je dis « leur daronne » car ne nous y trompons pas, on compte 2 millions de mères célibataires en France. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt à coup de « Mais ils ont bien des pères ces gamins ! ». Tout d’abord parce que non, pas forcément, un enfant n’a pas forcément de père. Soit parce qu’on l’a fait seule, soit parce qu’il a deux mères, soit parce que le père a trissé, soit parce qu’il est démissionnaire depuis qu’il a refait sa vie avec sa prof de zumba. Quant aux « pères solos », ils ne sont que 250 000. Donc refuser aux enfants une place dans l’espace publique, c’est la plupart du temps s’en prendre directement aux femmes. En imposant des espaces Child Free, ce ne sont pas les enfants que nous pénalisons mais bel et bien leurs mères. Ce sont elles qui se retrouvent en carafe, captives à domicile pendant que les autres font la bringue. À moins qu’elles ne se fassent des nœuds au cerveau pour trouver un mode de garde, ajoutant ainsi quelques tonnes de charge mentale.
Et je suis en colère de voir que beaucoup de mes sœurs féministes tombent dans ce piège individualiste et le justifient par un discours militant. Vous avez zappé un peu vite que peu importe que l’on soit mère ou pas, on sera toujours jugées, notre choix sera toujours mauvais. Pile tu gagnes, face je perds. Et à la fin, ne cherchez pas, ce sont toutes les femmes qui trinquent. Alors si vous faites partie de celles qui réclament des espaces Child Free, assumez de vouloir privilégier votre confort en vous épargnant une proximité immédiate les gosses des autres. Mais par pitié, n’enrobez pas ça d’une intention politique.
Durant longtemps, la maternité est restée dans un angle mort du féminisme, l’urgence ayant d‘abord été la lutte pour le droit à la contraception et à l’IVG, lutte qui reste d’actualité par ailleurs. Ce n’est finalement que très récemment, depuis les années 2010, que nous avons intégré la question maternelle dans nos combats : lutte contre les violences obstétricales, contre les violences intrafamiliales avec enjeux de garde, contre les pères toxiques perchés dans des grues, contre la pression des services sociaux, contre les pensions alimentaires non payées, pour la PMA pour toutes, les marches de mamans contre les violences policières… À peine commençons-nous à avancer sur ces enjeux que débarquent désormais des Marie-Chantal qui veulent organiser des mariages sans mouflets parce que le bruit les incommode. Aux Royaume-Uni, il y en a même qui veulent déduire de leurs impôts la part réservée à l’école publique. Wow, c’est quel niveau de dégueulasserie à ce stade ? Si vous êtes de celles qui réclament des espaces Child Free, alors nous n’avons pas la même vision du féminisme, car il n’y a pas de féminisme sans enfants. Quand je dis « sans enfants », cela ne signifie pas « sans faire d’enfants » mais plutôt « sans faire entrer les enfants dans l’équation ». Car eux aussi sont victimes de violences domestiques et systémiques. Ce qui est vraiment féministe ? C’est repenser la société de façon à faciliter les choses aux mères. Organiser des espaces où elles puissent souffler. C’est prendre le relai et mettre en place des systèmes de garderie en milieu festif. C’est ce qu’ont fait les organisatrices du festival Very Bad Mother en 2020 et le collectif la Bulle (cf les recos). Alors, laissez les gamins danser jusqu’au bout de la nuit sur la piste de danse du mariage de votre cousine, arrêtez de pester contre ce bébé qui pleure et réjouissez-vous que ce ne soit pas le vôtre. Emmenez les gamins partout où ils veulent aller tant qu’ils ne courent aucun danger, même dans les lieux culturels et institutionnels où ils ne sont pas les bienvenus, faites-leur comprendre que le monde leur appartient, ils vous remercieront plus tard.
Simone kiffe : les recommandations de notre invité.e
En août 2020 a eu lieu à Concarneau le festival « Very Bad Mother », une initiative festive et militante d’un collectif de daronnes bretonnes. Le concept ? Valoriser de nouvelles formes de parentalités, hors du cadre imposé « un couple hétéro, un papa, une maman ». On y a entre autres débattu homoparentalité, travail domestique et reproductif non-rémunéré, éducation non-sexiste… et on y a surtout beaucoup fait la fête. Une garderie avait été organisée, les daronnes se sont relayées pour permettre aux festivalières de faire la fête.
Depuis 2019, le collectif Rennais « La Bulle » propose un système de garderie autogérée qui permet aux mères de militer et manifester l’esprit libre, sans se soucier de la sécurité de leurs enfants. Cette initiative a pris de l’ampleur avec « La Bulle IDF », une section parisienne du collectif. On peut également citer la section syndicale Solidaires 31 qui propose une garderie les jours de manif.
Dans ”La Mère, la Sainte et la Putain”
(Au Diable Vauvert), l’écrivaine Wendy Delorme interroge à travers un récit intime son rapport à ces trois figures archétypales imposées aux femmes.”Accouchement, les femmes méritent mieux” (Michalon) est un texte de Marie-Hélène Lahaye, pionnière de la lutte contre les violences obstétricales. Son livre m’a beaucoup marquée à sa sortie et m’a influencée dans la réalisation de mon documentaire Tu enfanteras dans la douleur (Arte). Elle a également été une source d’inspiration pour le collectif très actif Stop VOG qui lutte contre les violences gynécologiques. "
#Feminisme #Parentalité #Maternité #DominationAdulte #Adultisme #Discrimination #Daronne #Daronnie #VeryBadMother
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:ninaZapatista: Peut-on être féministe et réclamer des espaces "No kids" ? :ninaZapatista:
Je vous colle là un article d'Ovidie paru dans Femme Actuelle en 2024 pour vous éviter d'aller cliquer sur ce site appartenant a #Bolloré
”Salut, je m’appelle Ovidie, je suis autrice, réalisatrice et daronne depuis dix-neuf ans déjà. Un jour ma mère m’a dit « Les chiens c’est comme les enfants, on ne tolère que les siens. Et Vice versa ». Et je ne suis pas loin de ressentir la même chose. Je ne suis pas du genre à fondre devant un gazouillis de nourrisson, je n’ai pas cet élan. Pour autant, les enfants ne me dérangent pas. Je peux jouer ou discuter avec eux, on peut me les confier les yeux fermés… Mais je dois avouer qu’ils m’indiffèrent. La seule enfant que j’aime fondamentalement, c’est la mienne. Donc je comprends qu’on ne soit pas gaga devant un bébé en BabyBjörn. Et pourtant, les No Kids, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Enfin, pas toutes les No Kids, juste celles qui en ont détourné la dimension politique pour n’en conserver que l’aspect ultra-individualiste. Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler dans la Pause d’été de Simone.
Depuis quelques temps, les espaces dits « Child Free » se multiplient. On parle de plus en plus de mariages, de croisières, d’hôtels et plus largement de vacances réservées aux adultes. Pardonnez-moi, mais à moins de songer à organiser une partouze, je ne vois pas bien l’intérêt. De plus en plus de gens réclament des transports et restaurants sans enfants. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’un prisme médiatique. Il n’empêche que cette petite musique est bel et bien là désormais, dans nos sphères de pensées. Elle était déjà présente dans les « pffffffff » et les regards noirs lorsqu’un bébé pleurait dans un train. Elle est aujourd’hui décomplexée, on ne veut pas céder sa part de confort, balek le vivre-ensemble. Derrière ces soupirs et agacements, il y a cette idée que les enfants n’ont pas leur place dans l’espace commun et que leur existence se limite au foyer, avec leur daronne. Je dis « leur daronne » car ne nous y trompons pas, on compte 2 millions de mères célibataires en France. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt à coup de « Mais ils ont bien des pères ces gamins ! ». Tout d’abord parce que non, pas forcément, un enfant n’a pas forcément de père. Soit parce qu’on l’a fait seule, soit parce qu’il a deux mères, soit parce que le père a trissé, soit parce qu’il est démissionnaire depuis qu’il a refait sa vie avec sa prof de zumba. Quant aux « pères solos », ils ne sont que 250 000. Donc refuser aux enfants une place dans l’espace publique, c’est la plupart du temps s’en prendre directement aux femmes. En imposant des espaces Child Free, ce ne sont pas les enfants que nous pénalisons mais bel et bien leurs mères. Ce sont elles qui se retrouvent en carafe, captives à domicile pendant que les autres font la bringue. À moins qu’elles ne se fassent des nœuds au cerveau pour trouver un mode de garde, ajoutant ainsi quelques tonnes de charge mentale.
Et je suis en colère de voir que beaucoup de mes sœurs féministes tombent dans ce piège individualiste et le justifient par un discours militant. Vous avez zappé un peu vite que peu importe que l’on soit mère ou pas, on sera toujours jugées, notre choix sera toujours mauvais. Pile tu gagnes, face je perds. Et à la fin, ne cherchez pas, ce sont toutes les femmes qui trinquent. Alors si vous faites partie de celles qui réclament des espaces Child Free, assumez de vouloir privilégier votre confort en vous épargnant une proximité immédiate les gosses des autres. Mais par pitié, n’enrobez pas ça d’une intention politique.
Durant longtemps, la maternité est restée dans un angle mort du féminisme, l’urgence ayant d‘abord été la lutte pour le droit à la contraception et à l’IVG, lutte qui reste d’actualité par ailleurs. Ce n’est finalement que très récemment, depuis les années 2010, que nous avons intégré la question maternelle dans nos combats : lutte contre les violences obstétricales, contre les violences intrafamiliales avec enjeux de garde, contre les pères toxiques perchés dans des grues, contre la pression des services sociaux, contre les pensions alimentaires non payées, pour la PMA pour toutes, les marches de mamans contre les violences policières… À peine commençons-nous à avancer sur ces enjeux que débarquent désormais des Marie-Chantal qui veulent organiser des mariages sans mouflets parce que le bruit les incommode. Aux Royaume-Uni, il y en a même qui veulent déduire de leurs impôts la part réservée à l’école publique. Wow, c’est quel niveau de dégueulasserie à ce stade ? Si vous êtes de celles qui réclament des espaces Child Free, alors nous n’avons pas la même vision du féminisme, car il n’y a pas de féminisme sans enfants. Quand je dis « sans enfants », cela ne signifie pas « sans faire d’enfants » mais plutôt « sans faire entrer les enfants dans l’équation ». Car eux aussi sont victimes de violences domestiques et systémiques. Ce qui est vraiment féministe ? C’est repenser la société de façon à faciliter les choses aux mères. Organiser des espaces où elles puissent souffler. C’est prendre le relai et mettre en place des systèmes de garderie en milieu festif. C’est ce qu’ont fait les organisatrices du festival Very Bad Mother en 2020 et le collectif la Bulle (cf les recos). Alors, laissez les gamins danser jusqu’au bout de la nuit sur la piste de danse du mariage de votre cousine, arrêtez de pester contre ce bébé qui pleure et réjouissez-vous que ce ne soit pas le vôtre. Emmenez les gamins partout où ils veulent aller tant qu’ils ne courent aucun danger, même dans les lieux culturels et institutionnels où ils ne sont pas les bienvenus, faites-leur comprendre que le monde leur appartient, ils vous remercieront plus tard.
Simone kiffe : les recommandations de notre invité.e
En août 2020 a eu lieu à Concarneau le festival « Very Bad Mother », une initiative festive et militante d’un collectif de daronnes bretonnes. Le concept ? Valoriser de nouvelles formes de parentalités, hors du cadre imposé « un couple hétéro, un papa, une maman ». On y a entre autres débattu homoparentalité, travail domestique et reproductif non-rémunéré, éducation non-sexiste… et on y a surtout beaucoup fait la fête. Une garderie avait été organisée, les daronnes se sont relayées pour permettre aux festivalières de faire la fête.
Depuis 2019, le collectif Rennais « La Bulle » propose un système de garderie autogérée qui permet aux mères de militer et manifester l’esprit libre, sans se soucier de la sécurité de leurs enfants. Cette initiative a pris de l’ampleur avec « La Bulle IDF », une section parisienne du collectif. On peut également citer la section syndicale Solidaires 31 qui propose une garderie les jours de manif.
Dans ”La Mère, la Sainte et la Putain”
(Au Diable Vauvert), l’écrivaine Wendy Delorme interroge à travers un récit intime son rapport à ces trois figures archétypales imposées aux femmes.”Accouchement, les femmes méritent mieux” (Michalon) est un texte de Marie-Hélène Lahaye, pionnière de la lutte contre les violences obstétricales. Son livre m’a beaucoup marquée à sa sortie et m’a influencée dans la réalisation de mon documentaire Tu enfanteras dans la douleur (Arte). Elle a également été une source d’inspiration pour le collectif très actif Stop VOG qui lutte contre les violences gynécologiques. "
#Feminisme #Maternité #DominationAdulte #Adultisme #Discrimination #Daronne #Daronnie #VeryBadMother
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:ninaZapatista: Peut-on être féministe et réclamer des espaces "No kids" ? :ninaZapatista:
Je vous colle là un article d'Ovidie paru dans femme actuelle en 2024 pour vous éviter d'aller cliquer sur ce site appartenant a #Bolloré
”Salut, je m’appelle Ovidie, je suis autrice, réalisatrice et daronne depuis dix-neuf ans déjà. Un jour ma mère m’a dit « Les chiens c’est comme les enfants, on ne tolère que les siens. Et Vice versa ». Et je ne suis pas loin de ressentir la même chose. Je ne suis pas du genre à fondre devant un gazouillis de nourrisson, je n’ai pas cet élan. Pour autant, les enfants ne me dérangent pas. Je peux jouer ou discuter avec eux, on peut me les confier les yeux fermés… Mais je dois avouer qu’ils m’indiffèrent. La seule enfant que j’aime fondamentalement, c’est la mienne. Donc je comprends qu’on ne soit pas gaga devant un bébé en BabyBjörn. Et pourtant, les No Kids, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Enfin, pas toutes les No Kids, juste celles qui en ont détourné la dimension politique pour n’en conserver que l’aspect ultra-individualiste. Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler dans la Pause d’été de Simone.
Depuis quelques temps, les espaces dits « Child Free » se multiplient. On parle de plus en plus de mariages, de croisières, d’hôtels et plus largement de vacances réservées aux adultes. Pardonnez-moi, mais à moins de songer à organiser une partouze, je ne vois pas bien l’intérêt. De plus en plus de gens réclament des transports et restaurants sans enfants. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’un prisme médiatique. Il n’empêche que cette petite musique est bel et bien là désormais, dans nos sphères de pensées. Elle était déjà présente dans les « pffffffff » et les regards noirs lorsqu’un bébé pleurait dans un train. Elle est aujourd’hui décomplexée, on ne veut pas céder sa part de confort, balek le vivre-ensemble. Derrière ces soupirs et agacements, il y a cette idée que les enfants n’ont pas leur place dans l’espace commun et que leur existence se limite au foyer, avec leur daronne. Je dis « leur daronne » car ne nous y trompons pas, on compte 2 millions de mères célibataires en France. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt à coup de « Mais ils ont bien des pères ces gamins ! ». Tout d’abord parce que non, pas forcément, un enfant n’a pas forcément de père. Soit parce qu’on l’a fait seule, soit parce qu’il a deux mères, soit parce que le père a trissé, soit parce qu’il est démissionnaire depuis qu’il a refait sa vie avec sa prof de zumba. Quant aux « pères solos », ils ne sont que 250 000. Donc refuser aux enfants une place dans l’espace publique, c’est la plupart du temps s’en prendre directement aux femmes. En imposant des espaces Child Free, ce ne sont pas les enfants que nous pénalisons mais bel et bien leurs mères. Ce sont elles qui se retrouvent en carafe, captives à domicile pendant que les autres font la bringue. À moins qu’elles ne se fassent des nœuds au cerveau pour trouver un mode de garde, ajoutant ainsi quelques tonnes de charge mentale.
Et je suis en colère de voir que beaucoup de mes sœurs féministes tombent dans ce piège individualiste et le justifient par un discours militant. Vous avez zappé un peu vite que peu importe que l’on soit mère ou pas, on sera toujours jugées, notre choix sera toujours mauvais. Pile tu gagnes, face je perds. Et à la fin, ne cherchez pas, ce sont toutes les femmes qui trinquent. Alors si vous faites partie de celles qui réclament des espaces Child Free, assumez de vouloir privilégier votre confort en vous épargnant une proximité immédiate les gosses des autres. Mais par pitié, n’enrobez pas ça d’une intention politique.
Durant longtemps, la maternité est restée dans un angle mort du féminisme, l’urgence ayant d‘abord été la lutte pour le droit à la contraception et à l’IVG, lutte qui reste d’actualité par ailleurs. Ce n’est finalement que très récemment, depuis les années 2010, que nous avons intégré la question maternelle dans nos combats : lutte contre les violences obstétricales, contre les violences intrafamiliales avec enjeux de garde, contre les pères toxiques perchés dans des grues, contre la pression des services sociaux, contre les pensions alimentaires non payées, pour la PMA pour toutes, les marches de mamans contre les violences policières… À peine commençons-nous à avancer sur ces enjeux que débarquent désormais des Marie-Chantal qui veulent organiser des mariages sans mouflets parce que le bruit les incommode. Aux Royaume-Uni, il y en a même qui veulent déduire de leurs impôts la part réservée à l’école publique. Wow, c’est quel niveau de dégueulasserie à ce stade ? Si vous êtes de celles qui réclament des espaces Child Free, alors nous n’avons pas la même vision du féminisme, car il n’y a pas de féminisme sans enfants. Quand je dis « sans enfants », cela ne signifie pas « sans faire d’enfants » mais plutôt « sans faire entrer les enfants dans l’équation ». Car eux aussi sont victimes de violences domestiques et systémiques. Ce qui est vraiment féministe ? C’est repenser la société de façon à faciliter les choses aux mères. Organiser des espaces où elles puissent souffler. C’est prendre le relai et mettre en place des systèmes de garderie en milieu festif. C’est ce qu’ont fait les organisatrices du festival Very Bad Mother en 2020 et le collectif la Bulle (cf les recos). Alors, laissez les gamins danser jusqu’au bout de la nuit sur la piste de danse du mariage de votre cousine, arrêtez de pester contre ce bébé qui pleure et réjouissez-vous que ce ne soit pas le vôtre. Emmenez les gamins partout où ils veulent aller tant qu’ils ne courent aucun danger, même dans les lieux culturels et institutionnels où ils ne sont pas les bienvenus, faites-leur comprendre que le monde leur appartient, ils vous remercieront plus tard.
Simone kiffe : les recommandations de notre invité.e
En août 2020 a eu lieu à Concarneau le festival « Very Bad Mother », une initiative festive et militante d’un collectif de daronnes bretonnes. Le concept ? Valoriser de nouvelles formes de parentalités, hors du cadre imposé « un couple hétéro, un papa, une maman ». On y a entre autres débattu homoparentalité, travail domestique et reproductif non-rémunéré, éducation non-sexiste… et on y a surtout beaucoup fait la fête. Une garderie avait été organisée, les daronnes se sont relayées pour permettre aux festivalières de faire la fête.
Depuis 2019, le collectif Rennais « La Bulle » propose un système de garderie autogérée qui permet aux mères de militer et manifester l’esprit libre, sans se soucier de la sécurité de leurs enfants. Cette initiative a pris de l’ampleur avec « La Bulle IDF », une section parisienne du collectif. On peut également citer la section syndicale Solidaires 31 qui propose une garderie les jours de manif.
Dans ”La Mère, la Sainte et la Putain”
(Au Diable Vauvert), l’écrivaine Wendy Delorme interroge à travers un récit intime son rapport à ces trois figures archétypales imposées aux femmes.”Accouchement, les femmes méritent mieux” (Michalon) est un texte de Marie-Hélène Lahaye, pionnière de la lutte contre les violences obstétricales. Son livre m’a beaucoup marquée à sa sortie et m’a influencée dans la réalisation de mon documentaire Tu enfanteras dans la douleur (Arte). Elle a également été une source d’inspiration pour le collectif très actif Stop VOG qui lutte contre les violences gynécologiques. "
#Feminisme #Maternité #DominationAdulte #Adultisme #Discrimination #Daronne #Daronnie # VeryBadMother
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:ninaZapatista: Peut-on être féministe et réclamer des espaces "No kids" ? :ninaZapatista:
Je vous colle là un article d'Ovidie paru dans Femme Actuelle en 2024 pour vous éviter d'aller cliquer sur ce site appartenant a #Bolloré
”Salut, je m’appelle Ovidie, je suis autrice, réalisatrice et daronne depuis dix-neuf ans déjà. Un jour ma mère m’a dit « Les chiens c’est comme les enfants, on ne tolère que les siens. Et Vice versa ». Et je ne suis pas loin de ressentir la même chose. Je ne suis pas du genre à fondre devant un gazouillis de nourrisson, je n’ai pas cet élan. Pour autant, les enfants ne me dérangent pas. Je peux jouer ou discuter avec eux, on peut me les confier les yeux fermés… Mais je dois avouer qu’ils m’indiffèrent. La seule enfant que j’aime fondamentalement, c’est la mienne. Donc je comprends qu’on ne soit pas gaga devant un bébé en BabyBjörn. Et pourtant, les No Kids, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Enfin, pas toutes les No Kids, juste celles qui en ont détourné la dimension politique pour n’en conserver que l’aspect ultra-individualiste. Et c’est de ça dont j’ai envie de vous parler dans la Pause d’été de Simone.
Depuis quelques temps, les espaces dits « Child Free » se multiplient. On parle de plus en plus de mariages, de croisières, d’hôtels et plus largement de vacances réservées aux adultes. Pardonnez-moi, mais à moins de songer à organiser une partouze, je ne vois pas bien l’intérêt. De plus en plus de gens réclament des transports et restaurants sans enfants. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’un prisme médiatique. Il n’empêche que cette petite musique est bel et bien là désormais, dans nos sphères de pensées. Elle était déjà présente dans les « pffffffff » et les regards noirs lorsqu’un bébé pleurait dans un train. Elle est aujourd’hui décomplexée, on ne veut pas céder sa part de confort, balek le vivre-ensemble. Derrière ces soupirs et agacements, il y a cette idée que les enfants n’ont pas leur place dans l’espace commun et que leur existence se limite au foyer, avec leur daronne. Je dis « leur daronne » car ne nous y trompons pas, on compte 2 millions de mères célibataires en France. Ne vous cachez pas derrière votre petit doigt à coup de « Mais ils ont bien des pères ces gamins ! ». Tout d’abord parce que non, pas forcément, un enfant n’a pas forcément de père. Soit parce qu’on l’a fait seule, soit parce qu’il a deux mères, soit parce que le père a trissé, soit parce qu’il est démissionnaire depuis qu’il a refait sa vie avec sa prof de zumba. Quant aux « pères solos », ils ne sont que 250 000. Donc refuser aux enfants une place dans l’espace publique, c’est la plupart du temps s’en prendre directement aux femmes. En imposant des espaces Child Free, ce ne sont pas les enfants que nous pénalisons mais bel et bien leurs mères. Ce sont elles qui se retrouvent en carafe, captives à domicile pendant que les autres font la bringue. À moins qu’elles ne se fassent des nœuds au cerveau pour trouver un mode de garde, ajoutant ainsi quelques tonnes de charge mentale.
Et je suis en colère de voir que beaucoup de mes sœurs féministes tombent dans ce piège individualiste et le justifient par un discours militant. Vous avez zappé un peu vite que peu importe que l’on soit mère ou pas, on sera toujours jugées, notre choix sera toujours mauvais. Pile tu gagnes, face je perds. Et à la fin, ne cherchez pas, ce sont toutes les femmes qui trinquent. Alors si vous faites partie de celles qui réclament des espaces Child Free, assumez de vouloir privilégier votre confort en vous épargnant une proximité immédiate les gosses des autres. Mais par pitié, n’enrobez pas ça d’une intention politique.
Durant longtemps, la maternité est restée dans un angle mort du féminisme, l’urgence ayant d‘abord été la lutte pour le droit à la contraception et à l’IVG, lutte qui reste d’actualité par ailleurs. Ce n’est finalement que très récemment, depuis les années 2010, que nous avons intégré la question maternelle dans nos combats : lutte contre les violences obstétricales, contre les violences intrafamiliales avec enjeux de garde, contre les pères toxiques perchés dans des grues, contre la pression des services sociaux, contre les pensions alimentaires non payées, pour la PMA pour toutes, les marches de mamans contre les violences policières… À peine commençons-nous à avancer sur ces enjeux que débarquent désormais des Marie-Chantal qui veulent organiser des mariages sans mouflets parce que le bruit les incommode. Aux Royaume-Uni, il y en a même qui veulent déduire de leurs impôts la part réservée à l’école publique. Wow, c’est quel niveau de dégueulasserie à ce stade ? Si vous êtes de celles qui réclament des espaces Child Free, alors nous n’avons pas la même vision du féminisme, car il n’y a pas de féminisme sans enfants. Quand je dis « sans enfants », cela ne signifie pas « sans faire d’enfants » mais plutôt « sans faire entrer les enfants dans l’équation ». Car eux aussi sont victimes de violences domestiques et systémiques. Ce qui est vraiment féministe ? C’est repenser la société de façon à faciliter les choses aux mères. Organiser des espaces où elles puissent souffler. C’est prendre le relai et mettre en place des systèmes de garderie en milieu festif. C’est ce qu’ont fait les organisatrices du festival Very Bad Mother en 2020 et le collectif la Bulle (cf les recos). Alors, laissez les gamins danser jusqu’au bout de la nuit sur la piste de danse du mariage de votre cousine, arrêtez de pester contre ce bébé qui pleure et réjouissez-vous que ce ne soit pas le vôtre. Emmenez les gamins partout où ils veulent aller tant qu’ils ne courent aucun danger, même dans les lieux culturels et institutionnels où ils ne sont pas les bienvenus, faites-leur comprendre que le monde leur appartient, ils vous remercieront plus tard.
Simone kiffe : les recommandations de notre invité.e
En août 2020 a eu lieu à Concarneau le festival « Very Bad Mother », une initiative festive et militante d’un collectif de daronnes bretonnes. Le concept ? Valoriser de nouvelles formes de parentalités, hors du cadre imposé « un couple hétéro, un papa, une maman ». On y a entre autres débattu homoparentalité, travail domestique et reproductif non-rémunéré, éducation non-sexiste… et on y a surtout beaucoup fait la fête. Une garderie avait été organisée, les daronnes se sont relayées pour permettre aux festivalières de faire la fête.
Depuis 2019, le collectif Rennais « La Bulle » propose un système de garderie autogérée qui permet aux mères de militer et manifester l’esprit libre, sans se soucier de la sécurité de leurs enfants. Cette initiative a pris de l’ampleur avec « La Bulle IDF », une section parisienne du collectif. On peut également citer la section syndicale Solidaires 31 qui propose une garderie les jours de manif.
Dans ”La Mère, la Sainte et la Putain”
(Au Diable Vauvert), l’écrivaine Wendy Delorme interroge à travers un récit intime son rapport à ces trois figures archétypales imposées aux femmes.”Accouchement, les femmes méritent mieux” (Michalon) est un texte de Marie-Hélène Lahaye, pionnière de la lutte contre les violences obstétricales. Son livre m’a beaucoup marquée à sa sortie et m’a influencée dans la réalisation de mon documentaire Tu enfanteras dans la douleur (Arte). Elle a également été une source d’inspiration pour le collectif très actif Stop VOG qui lutte contre les violences gynécologiques. "
#Feminisme #Maternité #DominationAdulte #Adultisme #Discrimination #Daronne #Daronnie #VeryBadMother
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Au fait, vous savez dessiner une chèvre ?
Sinon il est toujours temps d'apprendre avec des patates et des saucisses, les crayons de Thierry, les petits doigts de Maya et la guitare de Benjamin.
#Dessin #Dessiner #Illustration #Chèvre #DessineUnechevre #CoursDeDessin #ApprendsADessiner #Enfants #Parents #Daronnie #MercrediDessin #Animaux #DessinAnimaux #AnimauxDeLaFerme #LaFerme #MercrediDesPetits @thierrylaval @benjaminGuitare
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Au fait, vous savez dessiner une chèvre ?
Sinon il est toujours temps d'apprendre avec des patates et des saucisses, les crayons de Thierry, les petits doigts de Maya et la guitare de Benjamin.
#Dessin #Dessiner #Illustration #Chèvre #DessineUnechevre #CoursDeDessin #ApprendsADessiner #Enfants #Parents #Daronnie #MercrediDessin #Animaux #DessinAnimaux #AnimauxDeLaFerme #LaFerme #MercrediDesPetits @thierrylaval @benjaminGuitare
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CW: Blabla petite enfance
Donc, en 6 ans, dans #Paris19 (jusqu'alors bien loti), on est passé de 82% de réponses positives en crèche municipale, et plein de choix d' #assistantesmaternelles juste à côté à...
Des berceaux fermés faute de personnel #puericulture, des ass'mat prises d'assaut et plus éloignées, la crèche asso voisine qui a carrément fermé sa section bébé.
#toutvabien #redressementdemographique #travaildesfemmes #PMI #petiteenfance #remuneration #creche #viedemeuf #parentalité #daronnie -
[#Daronnie] En offrant un bureau "de grand" pour #minilion et son entrée en CP, on n'avait pas pensé qu'on pouvait optimiser l'occupation ... pour le #teletravail ! Bien mieux que le canapé, la table à manger ou le lit 😋
#gestiondelespace #optimisationdelespace #vieenappart #Paris #mutualisation -
Demain jeudi 14 nov, de 8h à 16h, journée des éditeurs à l'Inspé de Strasbourg (141 avenue de Colmar), vous y retrouverez Baguette&Marmelade, le magazine en français et en allemand pour les enfants !
#teamEduc #profs #INSPE
#franzosisch #allemand #litteraturejeunesse #Jugendliteratur #grenzgaenger #frontaliers
#daronnie d' #Alsace et de #Strasbourg -
#viedeparents C'est la semaine francophone de la classe dehors 🥰😎
3 ans de maternelle et 3 ans de classe dehors dans #Paris19, initiée par une instit qui venait d'arriver et à embarquer au final toute l'école 😍
#Paris #ClasseDehors #Daronnie #ButtesChaumontRT @lemonde – « Nous, parents d’élèves, apportons notre soutien aux enseignants qui font classe dehors »
https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/05/21/nous-parents-d-eleves-apportons-notre-soutien-aux-enseignants-qui-font-classe-dehors_6234553_3232.html -
Petit Bonhomme, presque 5 ans, n'est pas propre la nuit. Mais les couches T6 sont devenues trop serrées et lui ont causé des démangeaisons dernièrement. Alors on a décidé de ne plus en mettre. Ça fait une semaine qu'il se réveille dans des draps trempés d'urine.
J'envisage un réveil au milieu de la nuit pour l'amener aux WC.
Il a régulièrement des réveils nocturnes, mais depuis une semaine 0. Je me dis que le réveiller si il s'est enfin mis à dormir correctement la nuit, c'est pas trop judicieux quand même.Des avis ?
#teamparent #parents #Daronnie -
L' enfant à l' âge de 3 ans : "je veux la musique de arcade fire".
Also
L' enfant à l' âge de 10 ans : fan de Amir, Kendji Girac...
Qu'est ce qu'on a fait pour mériter ça ? -
J’ai lancé Kiki la petite sorcière, ce qui devrait me laisser le temps de faire le sprint planning
#jonglage #daronnie #freelance