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701 results for “meme_source”

  1. Je dois faire un cours d'introduction a Git, et évidemment faut que je suggère une autorité central pour héberger le code. Je peux pas faire l'impasse.

    Github
    Gitlab
    Codeberg

    Je sais que y a eu des bailles raciste/transphobe avec github par le passé. Aussi, github pourrait bien entrainer des IA sur des repo privés aussi, et sont pro-IA++++.
    Gitlab vont dans la même direction, mais j'ai rien de fort qui me pousserait à dire aux gens "pas gitlab". D'autant que la forge disponible sur l'intranet de là où je travaille est basée sur gitlab (mais c'est pas ouvert sur l'exterieur donc pas pratique pour partager du code).

    Codeberg est top, de ce que j'en sais.

    Il me faudrait des billes, et surtout des sources parce que c'est vague dans ma tête (je connais pas les gens en face, pas envie de me retrouver dos au mur).

    Est-ce que vous auriez des infos sur ça ? L'argument IA ne va pas forcément faire mouche (la plupart s'en foutent).

    #github #gitlab #codeberg #IA

  2. La procureure d’Auch Clémence Meyer, mise en cause par Darmanin dans l'affaire Lyhanna, va quitter ses fonctions révèle Ici Occitanie. Le magistrate, qui a demandé une mutation, doit intégrer le parquet de Bordeaux à son initiative, selon une source judiciaire à l’AFP. "Si elle n'a pas quitté son poste d'elle-même, difficile de ne pas penser à des pressions", réagit un syndicaliste, qui déplore les "accusations fausses" à son égard

    #Politique #Lyhanna #Justice #Darmanin #Gouvernement #Off

  3. ▪️ Ça sert à quelque chose de demander des comptes à #FiertéMontréal concernant leurs commanditaires, mais les attentes des groupes militants sont irréalistes▪️

    Ça fait plusieurs semaines que les pressions se multiplient sur Fierté Montréal pour que l'organisation abandonne plusieurs de ses commanditaires (Ex: la Banque TD) en raison du génocide en cours en Palestine.

    Ce n'est pas la première fois que Fierté Montréal se fait varlopper. Au fil des années, il y a eu plusieurs perturbations du défilé: des queers anticapitalistes l'ont fait en 2007, un an après les Outgames de Montréal qui avaient chassé les personnes en situation d'itinérance du Carré Viger. C'est lors de cette parade que j'ai vu pour la première fois le mot #Gaiegeoisie sur une bannière, d'ailleurs.

    À l'époque, la plupart des critiques visaient le capitalisme rose de Fierté Montréal. Quelques années plus tard, c'est la question du racisme qui a été mise de l'avant, dans un contexte de l'éveil des mouvements #BLM.

    Le Village a été également sévèrement critiqué pour son approche répressive envers les personnes en situation d'itinérance.

    Ces confrontations n'ont pas été inutiles, puisqu'elles ont permis à des collectifs, événements parallèles et organisations de voir le jour. Elles ont permis de mobiliser.

    Elles ont peut-être même fait céder Fierté Montréal et quelques autres organisations gaiegeoises sur des points mineurs. Mais elles n'ont jamais amené les organisateurices de la parade à laisser tomber la Banque TD.

    Il faut l'admettre: Fierté Montréal a une vocation essentiellement économique. En 2022, le budget d'organisation de ses événements principaux tournait autour de 6 millions de dollars (source: ici.radio-canada.ca/nouvelle/1), et c'est l'année où le défilé a été annulé.

    Le gouvernement du Québec contribue à hauteur d'environ un million de dollars à ce budget cette année (Source: quebec.ca/nouvelles/actualites).

    Les autres paliers de gouvernement contribuent aussi mais les commanditaires paient toujours une partie très significative de la facture, qui monte chaque année.

    Certaines évaluations estimaient par ailleurs les retombées économiques des événements de la Fierté à 15 millions de dollars en 2019 (source:lapresse.ca/actualites/grand-m).

    Dans la mentalité dominante en ce moment, ces retombées économiques (on va se le dire, les festivals les gonflent sans doute systématiquement) constituent le meilleur et parfois le seul argument justifiant les grosses dépenses gouvernementales. Si Fierté Montréal rejette un commanditaire de l'envergure de TD, il est normal pour l'organisation de craindre de subir des pertes financières en cascade, même si cette crainte est peut-être exagérée.

    Je pense également que la direction de Fierté Montréal a fait preuve d'une incompétence suffisante ces dernières années pour qu'on ne s'attende pas à ce que son équipe de marketing soit assez génialement sneaky pour changer de partenaire principal au cours des prochaines années.

    Sous un gouvernement provincial très méfiant envers les groupes 2SLGBTQIA+, réactionnaire et pas mal ouvertement indifférent aux souffrances du peuple palestinien, Fierté Montréal doit pouvoir «justifier son existence» par le cash.

    Inversement, Montréal ne peut pas se passer d'un tel festival. Montréal est profondément accro (voire junkie) à son rayonnement culturel international pour des raisons assez évidentes: sans festivals, sans son ambiance, sa culture et son extrême modernité de façade, Montréal n'a rien à offrir aux touristes et aux bourges qui gentrifient nos quartiers, à part le Vieux-Port.

    Fierté Montréal est «too big to fail» pour la ville, et paradoxalement sur la corde raide provincialement. Selon moi, si Fierté Montréal flushe ses commanditaires, interdit les drapeaux israéliens dans son défilé et se politise de manière à déplaire au néolibéralisme, Montréal va simplement chercher d'autres organisateurices plus obéissant-e-s pour créer une Fierté parfaitement lisse et apolitique, qui rassurera les commanditaires.

    La pression existe ailleurs - même à Halifax, sans aucun doute - mais elle ne sera jamais aussi forte qu'à Montréal. Ça, il y a beaucoup de gens qui le comprennent pas.

    La solution la plus immédiate à ça, je ne la connais pas. Je pense que perturber la parade, c'est pas une mauvaise idée, ne serait-ce que pour montrer qu'on est là. S'attaquer plus directement à TD pour que ce soit cette entreprise qui mange l'essentiel de la claque au lieu de ses partenaires les plus dépendants, ça a du potentiel aussi.

    Mais on aura la Fierté - et la culture - qu'on veut lorsqu'on aura le contrôle sur nos vies.

    #Palestine #génocide

    màj: j'ai corrigé quelques fautes.

  4. ▪️ Ça sert à quelque chose de demander des comptes à #FiertéMontréal concernant leurs commanditaires, mais les attentes des groupes militants sont irréalistes▪️

    Ça fait plusieurs semaines que les pressions se multiplient sur Fierté Montréal pour que l'organisation abandonne plusieurs de ses commanditaires (Ex: la Banque TD) en raison du génocide en cours en Palestine.

    Ce n'est pas la première fois que Fierté Montréal se fait varlopper. Au fil des années, il y a eu plusieurs perturbations du défilé: des queers anticapitalistes l'ont fait en 2007, un an après les Outgames de Montréal qui avaient chassé les personnes en situation d'itinérance du Carré Viger. C'est lors de cette parade que j'ai vu pour la première fois le mot #Gaiegeoisie sur une bannière, d'ailleurs.

    À l'époque, la plupart des critiques visaient le capitalisme rose de Fierté Montréal. Quelques années plus tard, c'est la question du racisme qui a été mise de l'avant, dans un contexte de l'éveil des mouvements #BLM.

    Le Village a été également sévèrement critiqué pour son approche répressive envers les personnes en situation d'itinérance.

    Ces confrontations n'ont pas été inutiles, puisqu'elles ont permis à des collectifs, événements parallèles et organisations de voir le jour. Elles ont permis de mobiliser.

    Elles ont peut-être même fait céder Fierté Montréal et quelques autres organisations gaiegeoises sur des points mineurs. Mais elles n'ont jamais amené les organisateurices de la parade à laisser tomber la Banque TD.

    Il faut l'admettre: Fierté Montréal a une vocation essentiellement économique. En 2022, le budget d'organisation de ses événements principaux tournait autour de 6 millions de dollars (source: ici.radio-canada.ca/nouvelle/1), et c'est l'année où le défilé a été annulé.

    Le gouvernement du Québec contribue à hauteur d'environ un million de dollars à ce budget cette année (Source: quebec.ca/nouvelles/actualites).

    Les autres paliers de gouvernement contribuent aussi mais les commanditaires paient toujours une partie très significative de la facture, qui monte chaque année.

    Certaines évaluations estimaient par ailleurs les retombées économiques des événements de la Fierté à 15 millions de dollars en 2019 (source:lapresse.ca/actualites/grand-m).

    Dans la mentalité dominante en ce moment, ces retombées économiques (on va se le dire, les festivals les gonflent sans doute systématiquement) constituent le meilleur et parfois le seul argument justifiant les grosses dépenses gouvernementales. Si Fierté Montréal rejette un commanditaire de l'envergure de TD, il est normal pour l'organisation de craindre de subir des pertes financières en cascade, même si cette crainte est peut-être exagérée.

    Je pense également que la direction de Fierté Montréal a fait preuve d'une incompétence suffisante ces dernières années pour qu'on ne s'attende pas à ce que son équipe de marketing soit assez génialement sneaky pour changer de partenaire principal au cours des prochaines années.

    Sous un gouvernement provincial très méfiant envers les groupes 2SLGBTQIA+, réactionnaire et pas mal ouvertement indifférent aux souffrances du peuple palestinien, Fierté Montréal doit pouvoir «justifier son existence» par le cash.

    Inversement, Montréal ne peut pas se passer d'un tel festival. Montréal est profondément accro (voire junkie) à son rayonnement culturel international pour des raisons assez évidentes: sans festivals, sans son ambiance, sa culture et son extrême modernité de façade, Montréal n'a rien à offrir aux touristes et aux bourges qui gentrifient nos quartiers, à part le Vieux-Port.

    Fierté Montréal est «too big to fail» pour la ville, et paradoxalement sur la corde raide provincialement. Selon moi, si Fierté Montréal flushe ses commanditaires, interdit les drapeaux israéliens dans son défilé et se politise de manière à déplaire au néolibéralisme, Montréal va simplement chercher d'autres organisateurices plus obéissant-e-s pour créer une Fierté parfaitement lisse et apolitique, qui rassurera les commanditaires.

    La pression existe ailleurs - même à Halifax, sans aucun doute - mais elle ne sera jamais aussi forte qu'à Montréal. Ça, il y a beaucoup de gens qui le comprennent pas.

    La solution la plus immédiate à ça, je ne la connais pas. Je pense que perturber la parade, c'est pas une mauvaise idée, ne serait-ce que pour montrer qu'on est là. S'attaquer plus directement à TD pour que ce soit cette entreprise qui mange l'essentiel de la claque au lieu de ses partenaires les plus dépendants, ça a du potentiel aussi.

    Mais on aura la Fierté - et la culture - qu'on veut lorsqu'on aura le contrôle sur nos vies.

    #Palestine #génocide

    màj: j'ai corrigé quelques fautes.

  5. ▪️ Ça sert à quelque chose de demander des comptes à #FiertéMontréal concernant leurs commanditaires, mais les attentes des groupes militants sont irréalistes▪️

    Ça fait plusieurs semaines que les pressions se multiplient sur Fierté Montréal pour que l'organisation abandonne plusieurs de ses commanditaires (Ex: la Banque TD) en raison du génocide en cours en Palestine.

    Ce n'est pas la première fois que Fierté Montréal se fait varlopper. Au fil des années, il y a eu plusieurs perturbations du défilé: des queers anticapitalistes l'ont fait en 2007, un an après les Outgames de Montréal qui avaient chassé les personnes en situation d'itinérance du Carré Viger. C'est lors de cette parade que j'ai vu pour la première fois le mot #Gaiegeoisie sur une bannière, d'ailleurs.

    À l'époque, la plupart des critiques visaient le capitalisme rose de Fierté Montréal. Quelques années plus tard, c'est la question du racisme qui a été mise de l'avant, dans un contexte de l'éveil des mouvements #BLM.

    Le Village a été également sévèrement critiqué pour son approche répressive envers les personnes en situation d'itinérance.

    Ces confrontations n'ont pas été inutiles, puisqu'elles ont permis à des collectifs, événements parallèles et organisations de voir le jour. Elles ont permis de mobiliser.

    Elles ont peut-être même fait céder Fierté Montréal et quelques autres organisations gaiegeoises sur des points mineurs. Mais elles n'ont jamais amené les organisateurices de la parade à laisser tomber la Banque TD.

    Il faut l'admettre: Fierté Montréal a une vocation essentiellement économique. En 2022, le budget d'organisation de ses événements principaux tournait autour de 6 millions de dollars (source: ici.radio-canada.ca/nouvelle/1), et c'est l'année où le défilé a été annulé.

    Le gouvernement du Québec contribue à hauteur d'environ un million de dollars à ce budget cette année (Source: quebec.ca/nouvelles/actualites).

    Les autres paliers de gouvernement contribuent aussi mais les commanditaires paient toujours une partie très significative de la facture, qui monte chaque année.

    Certaines évaluations estimaient par ailleurs les retombées économiques des événements de la Fierté à 15 millions de dollars en 2019 (source:lapresse.ca/actualites/grand-m).

    Dans la mentalité dominante en ce moment, ces retombées économiques (on va se le dire, les festivals les gonflent sans doute systématiquement) constituent le meilleur et parfois le seul argument justifiant les grosses dépenses gouvernementales. Si Fierté Montréal rejette un commanditaire de l'envergure de TD, il est normal pour l'organisation de craindre de subir des pertes financières en cascade, même si cette crainte est peut-être exagérée.

    Je pense également que la direction de Fierté Montréal a fait preuve d'une incompétence suffisante ces dernières années pour qu'on ne s'attende pas à ce que son équipe de marketing soit assez génialement sneaky pour changer de partenaire principal au cours des prochaines années.

    Sous un gouvernement provincial très méfiant envers les groupes 2SLGBTQIA+, réactionnaire et pas mal ouvertement indifférent aux souffrances du peuple palestinien, Fierté Montréal doit pouvoir «justifier son existence» par le cash.

    Inversement, Montréal ne peut pas se passer d'un tel festival. Montréal est profondément accro (voire junkie) à son rayonnement culturel international pour des raisons assez évidentes: sans festivals, sans son ambiance, sa culture et son extrême modernité de façade, Montréal n'a rien à offrir aux touristes et aux bourges qui gentrifient nos quartiers, à part le Vieux-Port.

    Fierté Montréal est «too big to fail» pour la ville, et paradoxalement sur la corde raide provincialement. Selon moi, si Fierté Montréal flushe ses commanditaires, interdit les drapeaux israéliens dans son défilé et se politise de manière à déplaire au néolibéralisme, Montréal va simplement chercher d'autres organisateurices plus obéissant-e-s pour créer une Fierté parfaitement lisse et apolitique, qui rassurera les commanditaires.

    La pression existe ailleurs - même à Halifax, sans aucun doute - mais elle ne sera jamais aussi forte qu'à Montréal. Ça, il y a beaucoup de gens qui le comprennent pas.

    La solution la plus immédiate à ça, je ne la connais pas. Je pense que perturber la parade, c'est pas une mauvaise idée, ne serait-ce que pour montrer qu'on est là. S'attaquer plus directement à TD pour que ce soit cette entreprise qui mange l'essentiel de la claque au lieu de ses partenaires les plus dépendants, ça a du potentiel aussi.

    Mais on aura la Fierté - et la culture - qu'on veut lorsqu'on aura le contrôle sur nos vies.

    #Palestine #génocide

    màj: j'ai corrigé quelques fautes.

  6. ▪️ Ça sert à quelque chose de demander des comptes à #FiertéMontréal concernant leurs commanditaires, mais les attentes des groupes militants sont irréalistes▪️

    Ça fait plusieurs semaines que les pressions se multiplient sur Fierté Montréal pour que l'organisation abandonne plusieurs de ses commanditaires (Ex: la Banque TD) en raison du génocide en cours en Palestine.

    Ce n'est pas la première fois que Fierté Montréal se fait varlopper. Au fil des années, il y a eu plusieurs perturbations du défilé: des queers anticapitalistes l'ont fait en 2007, un an après les Outgames de Montréal qui avaient chassé les personnes en situation d'itinérance du Carré Viger. C'est lors de cette parade que j'ai vu pour la première fois le mot #Gaiegeoisie sur une bannière, d'ailleurs.

    À l'époque, la plupart des critiques visaient le capitalisme rose de Fierté Montréal. Quelques années plus tard, c'est la question du racisme qui a été mise de l'avant, dans un contexte de l'éveil des mouvements #BLM.

    Le Village a été également sévèrement critiqué pour son approche répressive envers les personnes en situation d'itinérance.

    Ces confrontations n'ont pas été inutiles, puisqu'elles ont permis à des collectifs, événements parallèles et organisations de voir le jour. Elles ont permis de mobiliser.

    Elles ont peut-être même fait céder Fierté Montréal et quelques autres organisations gaiegeoises sur des points mineurs. Mais elles n'ont jamais amené les organisateurices de la parade à laisser tomber la Banque TD.

    Il faut l'admettre: Fierté Montréal a une vocation essentiellement économique. En 2022, le budget d'organisation de ses événements principaux tournait autour de 6 millions de dollars (source: ici.radio-canada.ca/nouvelle/1), et c'est l'année où le défilé a été annulé.

    Le gouvernement du Québec contribue à hauteur d'environ un million de dollars à ce budget cette année (Source: quebec.ca/nouvelles/actualites).

    Les autres paliers de gouvernement contribuent aussi mais les commanditaires paient toujours une partie très significative de la facture, qui monte chaque année.

    Certaines évaluations estimaient par ailleurs les retombées économiques des événements de la Fierté à 15 millions de dollars en 2019 (source:lapresse.ca/actualites/grand-m).

    Dans la mentalité dominante en ce moment, ces retombées économiques (on va se le dire, les festivals les gonflent sans doute systématiquement) constituent le meilleur et parfois le seul argument justifiant les grosses dépenses gouvernementales. Si Fierté Montréal rejette un commanditaire de l'envergure de TD, il est normal pour l'organisation de craindre de subir des pertes financières en cascade, même si cette crainte est peut-être exagérée.

    Je pense également que la direction de Fierté Montréal a fait preuve d'une incompétence suffisante ces dernières années pour qu'on ne s'attende pas à ce que son équipe de marketing soit assez génialement sneaky pour changer de partenaire principal au cours des prochaines années.

    Sous un gouvernement provincial très méfiant envers les groupes 2SLGBTQIA+, réactionnaire et pas mal ouvertement indifférent aux souffrances du peuple palestinien, Fierté Montréal doit pouvoir «justifier son existence» par le cash.

    Inversement, Montréal ne peut pas se passer d'un tel festival. Montréal est profondément accro (voire junkie) à son rayonnement culturel international pour des raisons assez évidentes: sans festivals, sans son ambiance, sa culture et son extrême modernité de façade, Montréal n'a rien à offrir aux touristes et aux bourges qui gentrifient nos quartiers, à part le Vieux-Port.

    Fierté Montréal est «too big to fail» pour la ville, et paradoxalement sur la corde raide provincialement. Selon moi, si Fierté Montréal flushe ses commanditaires, interdit les drapeaux israéliens dans son défilé et se politise de manière à déplaire au néolibéralisme, Montréal va simplement chercher d'autres organisateurices plus obéissant-e-s pour créer une Fierté parfaitement lisse et apolitique, qui rassurera les commanditaires.

    La pression existe ailleurs - même à Halifax, sans aucun doute - mais elle ne sera jamais aussi forte qu'à Montréal. Ça, il y a beaucoup de gens qui le comprennent pas.

    La solution la plus immédiate à ça, je ne la connais pas. Je pense que perturber la parade, c'est pas une mauvaise idée, ne serait-ce que pour montrer qu'on est là. S'attaquer plus directement à TD pour que ce soit cette entreprise qui mange l'essentiel de la claque au lieu de ses partenaires les plus dépendants, ça a du potentiel aussi.

    Mais on aura la Fierté - et la culture - qu'on veut lorsqu'on aura le contrôle sur nos vies.

    #Palestine #génocide

    màj: j'ai corrigé quelques fautes.

  7. Une bien jolie balade hivernale à Bellefontaine, un compte rendu

    Introduction

    La Gaume, cette région méridionale de la Belgique, à l'extrême Sud-Ouest de la Province de Luxembourg est caractérisée par un relief formé de cuestas et un climat un peu plus doux qui lui vaut son surnom de Provence Belge.

    Sa proximité avec la France (elle est bordée par la Lorraine et la Champagne-Ardenne) lui confère un petit air de ressemblance avec sa voisine, d'ailleurs, en Gaume nous n'avons pas de maisons communales ni de bourgmestres mais bien des mairies et des maires! La pierre jaune de Lorraine est aussi bien présente dans les constructions.

    Cette région au pentes et au climat doux offre de nombreuses possibilités de loisirs et notamment de randonnée! Outre les traditionnels G.R., il existe des parcours en boucle à grande distance comme la Gaume Buissonnière et la Lorraine Gaumaise qui, elle, joue à saute-mouton avec la frontière toujours proche!

    Une nature encore assez bien préservée invite à la flânerie et a été mise en valeur par Jean-Claude Servais dans ses nombreuses bandes-dessinées.

    Terre de folklore et de tradition, la Gaume possède aussi une de rares abbayes trappistes reconnues et peut s'enorgueillir de sa bière d'Orval à moins que vous ne préfériez un vin de Torgny, le village le plus méridional de Belgique à deux pas de la frontière!

    Voilà, en quelques phrases dressé le portrait de cette magnifique région où j'ai le plaisir d'habiter et que j'aime à explorer à pied et peut-être vous donner envie, à vous aussi, de venir passer vos prochaines vacances chez nous!

    Cap sur Bellefontaine

    Vue panoramique du village de Bellefontaine près de l'église

    En ce beau dimanche d’hiver, la température est franchement froide avec -4 degrés au lever mais déjà, un ciel bleu azur et bientôt les pâles rayons du soleil viendront illuminer la nature et les paysages à défaut de les réchauffer, mais qu’à cela ne tienne.

    A 9 heures 04, le bus TEC de la ligne 33, le premier de la journée le dimanche, arrive au carrefour de l’avenue Bouvier pour y embarquer quelques voyageurs. L’arrêt est situé à 100 mètres de la gare de Virton-Saint-Mard et rend donc facile une combinaison train/bus pour accéder à cette balade. Il rejoint la gare de Marbehan sur la ligne Arlon – Namur, offrant ainsi un accès aisé sans voiture à Bellefontaine.

    Vingt petites minutes plus tard et après avoir traversé les villages d’Houdrigny, Meix-devant-Virton et Lahage, il nous dépose au centre de Bellefontaine. Jusqu’en 1984, il y avait une gare à Saint-Vincent-Bellefontaine sur la ligne 165 Libramont – Virton – Athus dite Athus-Meuse mais il n’est guère étonnant que cet arrêt a été supprimé en 1984, il se situait à trois bons kilomètres des deux villages desservis à savoir Saint-Vincent et Bellefontaine. Elle avait naturellement toute son utilité à l’époque de la construction de la ligne, la voiture n’existait pas alors. Le temps de me repérer et de sortir la carte nous voilà partis !

    La promenade

    Itinéraire de la promenade balisée

    Le point de départ de la promenade est situé au lavoir de la maison Jean-Charles Hugo. Nous longeons la route de Virton et passons au droit de l’église pour arriver à la Fontaine Centrale, un lavoir classé au patrimoine de Wallonie et joliment restauré. L’eau y coule toujours et manifestement, c’est au goût d’un couple de pigeons qui semble s’y être installé.

    La fontaine centrale, un lavoir classé au patrimoine wallon dans le village de Bellefontaine

    Par beau temps, de nombreux bancs disposés à côté invitent à la détente mais nous avons quand même une balade de 11 kilomètres à notre programme ! Nous continuons donc quelques dizaines de mètres jusqu’à la sortie du village et la croix Jean Dansart où nous allons bifurquer à droite et nous diriger vers vers l’air de détente de Bellefontaine. Le chemin, rural, passe à travers les champs de culture et les prairies.

    Assez rapidement, nous pénétrons dans la forêt et quittons le chemin principal pour emprunter un chemin étroit qui nous mène dans l’étroite vallée de la Chevratte, un ruisseau qui prend sa source à Bellefontaine et va se jeter dans le Ton à Dampicourt. Au détour du chemin, on découvre l’ancienne station de pompage datant des années 1930, elle servait à alimenter le château d’eau de Bellefontaine mais le système hydraulique de pompage nécessitait sept fois plus d’eau pour la force de propulsion que pour d’eau d’utilisation.

    Peu après nous revenons sur le chemin principal que nous avions quitté un peu avant jusqu’à un croisement où nous bifurquons à droite pour descendre vers le fond de la vallée assez encaissée de la Chevratte où passe la ligne ferroviaire de l’Athus-Meuse (Ligne 165 Libramont – Virton – Athus) et atteignons le Pont d’Avioth (en fait un passage sous les voies), ce chemin est le point de départ d’un ancien itinéraire de pèlerinage à travers les bois vers la basilique des Champs, ainsi qu’est surnommée la basilique du village d’Avioth dans le département voisin de la Meuse, une histoire que nous raconterons une autre fois.

    Sur le chemin du Pont d'Avioth

    Une fois passé sous le chemin de fer, il nous faut remonter sur les hauteurs, la pente est forte mais surmontable et nous arrivons à un croisement où nous trouverons un banc et les arbres jubilaires, arbres de diverses essences plantés en 1930 pour commémorer le centenaire de la Belgique.

    Nous poursuivons notre chemin en serpentant à travers le bois de Maidgibois et croisons sur notre route la baraque Payat, un ancien pavillon de chasse au lieu dit de La Vachère, malheureusement fortement dégradé et vandalisé… Il nous faut passer un petit gué pour poursuivre notre route. Nous passons à proximité de la croix Mouflan qui se dresse un peu en retrait du chemin depuis 1677 avant d’arriver à une aire de détente à proximité de la ligne de chemin de fer que nous avons à nouveau quasiment rejoint. L’endroit est malheureusement aussi à proximité d’une route, ce qui enlève un peu de quiétude…

    La croix Mouflan datant de 1677

    Après une pause bien méritée et une belle conversation avec un habitant du village de Saint-Vincent, nous poursuivons notre route en passant devant la stèle Richter où Le Lieutenant Richter et sept de ses hommes, originaires d’Alsace, cuirassiers français du 5e régiment qui tombèrent à cet endroit le 10 mai 1940, jour de la déclaration de guerre. Ce monument en grès rose alsacien a été offert par le Conseil Général d’Alsace.

    Avant de passer le pont et rejoindre le site de l’ancienne gare de Saint-Vincent-Bellefontaine où les trains ne s’arrêtent plus depuis le 3 juin 1984, nous empruntons pour quelques dizaines de mètres le G.R. qui longe la voie ferrée, c’est ici que se croisent les trains voyageurs de et vers Virton et vu que c’est bientôt l’heure, c’est l’occasion rêvée de faire deux photos. Après ce petit intermède, nous remontons vers le chemin et enjambons le pont de la Soye, pont construit lors de l’établissement de la ligne ferroviaire en 1879, détruit par les soldats français le 10 mai 1940, reconstruit par l’occupant et à nouveau détruit le 9 septembre 1944, il sera reconstruit à la libération et modifié en 1999 lors de l’électrification de l’Athus-Meuse.

    Automotrice Desiro 08 548 assurant le train L 5961 Libramont- Virton - Athus - Arlon au passage à Saint-Vincent-Bellefontaine

    Après avoir franchit le pont, nous prenons à gauche vers l’ancienne gare où nous découvrons un bâtiment, qui est l’ancien local du signaleur est tout ce qui reste de l’ancienne gare. Il est aujourd’hui transformé en habitation privée. L’endroit est connu des amateurs de trains car il y avait non loin de là un imposant chandelier lorsque la ligne était encore équipée d’une signalisation mécanique. Nous découvrons aussi sur la place devant la gare une antique plaque d’arrêt d’autobus qui n’est, par ailleurs, plus desservi !

    Une anecdote relatée dans la brochure accompagnant la promenade mentionne que le 6 octobre 1947, un lourd train de marchandises a connu une rupture d’attelage en gare. Le tronçon vers Meix-devant-Virton étant pentu (16/1000) sur les sept kilomètres qui sépare les deux gares, la moitié du train a dévalé la pente jusqu’à la gare de Meix et a percuté l’autorail (appelé aussi micheline par les cheminots et habitués) régulier à une vitesse estimée à 150 km/h. Il y eut 5 tués et 5 blessés graves. Le bâtiment de la gare de Meix a été littéralement pulvérisé !

    En quittant la gare, nous nous engageons sur la dernière partie de la promenade qui va nous ramener au centre de Bellefontaine. Nous le ferons en empruntant un chemin rural et rejoignons l’ancienne chaussée romaine qui reliait au premier siècle de notre ère Trèves à Reims en passant par le Grand-Duché de Luxembourg, Arlon, Bellefontaine, Florenville, Chameleux et Carignan. Trèves était l’une des capitales de l’empire Romain. Marcher sur une route vieille de deux mille ans, c’est aussi possible en Gaume !

    Chemin rural vers Bellefontaine

    Pour le dernier kilomètre, il nous faut marcher le long de la route nationale où heureusement, le trafic n’est pas trop important le dimanche…

    Un monument s’offre à nous le long de cette route : le calvaire de Madjibo, créé en 1956 pour remercier la Vierge de sa protection pendant la seconde guerre mondiale. Le monument a été offert par le Ministre Hubert Pirlot à qui appartenaient les bois de Maidgibois. La statue a été sculptée par Louis Thomas originaire de Sahier. Elle possède un cœur d’or, ce qui n’est pas sans rappeler Notre-Dame de Beauraing (une petite ville ardennaise entre Bertrix et Dinant) telle qu’elle serait apparue à des enfants dans les années 1930.

    Le calvaire de Madjibo à Bellefontaine

    Et voici, que nous arrivons à nouveau à Bellefontaine et découvrons une évocation de scène de débardage, une sculpture métallique, œuvre de Gatien Dardenne et inaugurée le 21 octobre 2007 par la commune de Tintigny. Les chevaux de trait étaient la force motrice de la région pour les travaux dans les bois ; ils sont connus pour leur force et leur robustesse rustiques.

    Scène de débardage avec des chevaux de trait, sculputre réalisée par Gatien Dardenne inaugurée en 2007

    Il ne nous reste plus assez de temps pour faire une visite de l’arboretum mais ce sera pour une prochaine balade dans la région à coup sûr !

    A 14 h 31, l’autobus de la ligne 33 qui relie la gare de Marbehan à Saint-Mard arrive et me voilà reparti vers chez moi la tête remplie de belles images des paysages, de la nature hivernale et de ce petit spirou, c’est comme cela qu’on appelle l’écureuil roux chez nous, que j’ai aperçu fortuitement dans un grand arbre le long du chemin!

    Pour aller plus loin



    #nature #randonnée #outdoors #patrimoine #faunesauvage #floresauvage

  8. Une bien jolie balade hivernale à Bellefontaine, un compte rendu

    Introduction

    La Gaume, cette région méridionale de la Belgique, à l'extrême Sud-Ouest de la Province de Luxembourg est caractérisée par un relief formé de cuestas et un climat un peu plus doux qui lui vaut son surnom de Provence Belge.

    Sa proximité avec la France (elle est bordée par la Lorraine et la Champagne-Ardenne) lui confère un petit air de ressemblance avec sa voisine, d'ailleurs, en Gaume nous n'avons pas de maisons communales ni de bourgmestres mais bien des mairies et des maires! La pierre jaune de Lorraine est aussi bien présente dans les constructions.

    Cette région au pentes et au climat doux offre de nombreuses possibilités de loisirs et notamment de randonnée! Outre les traditionnels G.R., il existe des parcours en boucle à grande distance comme la Gaume Buissonnière et la Lorraine Gaumaise qui, elle, joue à saute-mouton avec la frontière toujours proche!

    Une nature encore assez bien préservée invite à la flânerie et a été mise en valeur par Jean-Claude Servais dans ses nombreuses bandes-dessinées.

    Terre de folklore et de tradition, la Gaume possède aussi une de rares abbayes trappistes reconnues et peut s'enorgueillir de sa bière d'Orval à moins que vous ne préfériez un vin de Torgny, le village le plus méridional de Belgique à deux pas de la frontière!

    Voilà, en quelques phrases dressé le portrait de cette magnifique région où j'ai le plaisir d'habiter et que j'aime à explorer à pied et peut-être vous donner envie, à vous aussi, de venir passer vos prochaines vacances chez nous!

    Cap sur Bellefontaine

    Vue panoramique du village de Bellefontaine près de l'église

    En ce beau dimanche d’hiver, la température est franchement froide avec -4 degrés au lever mais déjà, un ciel bleu azur et bientôt les pâles rayons du soleil viendront illuminer la nature et les paysages à défaut de les réchauffer, mais qu’à cela ne tienne.

    A 9 heures 04, le bus TEC de la ligne 33, le premier de la journée le dimanche, arrive au carrefour de l’avenue Bouvier pour y embarquer quelques voyageurs. L’arrêt est situé à 100 mètres de la gare de Virton-Saint-Mard et rend donc facile une combinaison train/bus pour accéder à cette balade. Il rejoint la gare de Marbehan sur la ligne Arlon – Namur, offrant ainsi un accès aisé sans voiture à Bellefontaine.

    Vingt petites minutes plus tard et après avoir traversé les villages d’Houdrigny, Meix-devant-Virton et Lahage, il nous dépose au centre de Bellefontaine. Jusqu’en 1984, il y avait une gare à Saint-Vincent-Bellefontaine sur la ligne 165 Libramont – Virton – Athus dite Athus-Meuse mais il n’est guère étonnant que cet arrêt a été supprimé en 1984, il se situait à trois bons kilomètres des deux villages desservis à savoir Saint-Vincent et Bellefontaine. Elle avait naturellement toute son utilité à l’époque de la construction de la ligne, la voiture n’existait pas alors. Le temps de me repérer et de sortir la carte nous voilà partis !

    La promenade

    Itinéraire de la promenade balisée

    Le point de départ de la promenade est situé au lavoir de la maison Jean-Charles Hugo. Nous longeons la route de Virton et passons au droit de l’église pour arriver à la Fontaine Centrale, un lavoir classé au patrimoine de Wallonie et joliment restauré. L’eau y coule toujours et manifestement, c’est au goût d’un couple de pigeons qui semble s’y être installé.

    La fontaine centrale, un lavoir classé au patrimoine wallon dans le village de Bellefontaine

    Par beau temps, de nombreux bancs disposés à côté invitent à la détente mais nous avons quand même une balade de 11 kilomètres à notre programme ! Nous continuons donc quelques dizaines de mètres jusqu’à la sortie du village et la croix Jean Dansart où nous allons bifurquer à droite et nous diriger vers vers l’air de détente de Bellefontaine. Le chemin, rural, passe à travers les champs de culture et les prairies.

    Assez rapidement, nous pénétrons dans la forêt et quittons le chemin principal pour emprunter un chemin étroit qui nous mène dans l’étroite vallée de la Chevratte, un ruisseau qui prend sa source à Bellefontaine et va se jeter dans le Ton à Dampicourt. Au détour du chemin, on découvre l’ancienne station de pompage datant des années 1930, elle servait à alimenter le château d’eau de Bellefontaine mais le système hydraulique de pompage nécessitait sept fois plus d’eau pour la force de propulsion que pour d’eau d’utilisation.

    Peu après nous revenons sur le chemin principal que nous avions quitté un peu avant jusqu’à un croisement où nous bifurquons à droite pour descendre vers le fond de la vallée assez encaissée de la Chevratte où passe la ligne ferroviaire de l’Athus-Meuse (Ligne 165 Libramont – Virton – Athus) et atteignons le Pont d’Avioth (en fait un passage sous les voies), ce chemin est le point de départ d’un ancien itinéraire de pèlerinage à travers les bois vers la basilique des Champs, ainsi qu’est surnommée la basilique du village d’Avioth dans le département voisin de la Meuse, une histoire que nous raconterons une autre fois.

    Sur le chemin du Pont d'Avioth

    Une fois passé sous le chemin de fer, il nous faut remonter sur les hauteurs, la pente est forte mais surmontable et nous arrivons à un croisement où nous trouverons un banc et les arbres jubilaires, arbres de diverses essences plantés en 1930 pour commémorer le centenaire de la Belgique.

    Nous poursuivons notre chemin en serpentant à travers le bois de Maidgibois et croisons sur notre route la baraque Payat, un ancien pavillon de chasse au lieu dit de La Vachère, malheureusement fortement dégradé et vandalisé… Il nous faut passer un petit gué pour poursuivre notre route. Nous passons à proximité de la croix Mouflan qui se dresse un peu en retrait du chemin depuis 1677 avant d’arriver à une aire de détente à proximité de la ligne de chemin de fer que nous avons à nouveau quasiment rejoint. L’endroit est malheureusement aussi à proximité d’une route, ce qui enlève un peu de quiétude…

    La croix Mouflan datant de 1677

    Après une pause bien méritée et une belle conversation avec un habitant du village de Saint-Vincent, nous poursuivons notre route en passant devant la stèle Richter où Le Lieutenant Richter et sept de ses hommes, originaires d’Alsace, cuirassiers français du 5e régiment qui tombèrent à cet endroit le 10 mai 1940, jour de la déclaration de guerre. Ce monument en grès rose alsacien a été offert par le Conseil Général d’Alsace.

    Avant de passer le pont et rejoindre le site de l’ancienne gare de Saint-Vincent-Bellefontaine où les trains ne s’arrêtent plus depuis le 3 juin 1984, nous empruntons pour quelques dizaines de mètres le G.R. qui longe la voie ferrée, c’est ici que se croisent les trains voyageurs de et vers Virton et vu que c’est bientôt l’heure, c’est l’occasion rêvée de faire deux photos. Après ce petit intermède, nous remontons vers le chemin et enjambons le pont de la Soye, pont construit lors de l’établissement de la ligne ferroviaire en 1879, détruit par les soldats français le 10 mai 1940, reconstruit par l’occupant et à nouveau détruit le 9 septembre 1944, il sera reconstruit à la libération et modifié en 1999 lors de l’électrification de l’Athus-Meuse.

    Automotrice Desiro 08 548 assurant le train L 5961 Libramont- Virton - Athus - Arlon au passage à Saint-Vincent-Bellefontaine

    Après avoir franchit le pont, nous prenons à gauche vers l’ancienne gare où nous découvrons un bâtiment, qui est l’ancien local du signaleur est tout ce qui reste de l’ancienne gare. Il est aujourd’hui transformé en habitation privée. L’endroit est connu des amateurs de trains car il y avait non loin de là un imposant chandelier lorsque la ligne était encore équipée d’une signalisation mécanique. Nous découvrons aussi sur la place devant la gare une antique plaque d’arrêt d’autobus qui n’est, par ailleurs, plus desservi !

    Une anecdote relatée dans la brochure accompagnant la promenade mentionne que le 6 octobre 1947, un lourd train de marchandises a connu une rupture d’attelage en gare. Le tronçon vers Meix-devant-Virton étant pentu (16/1000) sur les sept kilomètres qui sépare les deux gares, la moitié du train a dévalé la pente jusqu’à la gare de Meix et a percuté l’autorail (appelé aussi micheline par les cheminots et habitués) régulier à une vitesse estimée à 150 km/h. Il y eut 5 tués et 5 blessés graves. Le bâtiment de la gare de Meix a été littéralement pulvérisé !

    En quittant la gare, nous nous engageons sur la dernière partie de la promenade qui va nous ramener au centre de Bellefontaine. Nous le ferons en empruntant un chemin rural et rejoignons l’ancienne chaussée romaine qui reliait au premier siècle de notre ère Trèves à Reims en passant par le Grand-Duché de Luxembourg, Arlon, Bellefontaine, Florenville, Chameleux et Carignan. Trèves était l’une des capitales de l’empire Romain. Marcher sur une route vieille de deux mille ans, c’est aussi possible en Gaume !

    Chemin rural vers Bellefontaine

    Pour le dernier kilomètre, il nous faut marcher le long de la route nationale où heureusement, le trafic n’est pas trop important le dimanche…

    Un monument s’offre à nous le long de cette route : le calvaire de Madjibo, créé en 1956 pour remercier la Vierge de sa protection pendant la seconde guerre mondiale. Le monument a été offert par le Ministre Hubert Pirlot à qui appartenaient les bois de Maidgibois. La statue a été sculptée par Louis Thomas originaire de Sahier. Elle possède un cœur d’or, ce qui n’est pas sans rappeler Notre-Dame de Beauraing (une petite ville ardennaise entre Bertrix et Dinant) telle qu’elle serait apparue à des enfants dans les années 1930.

    Le calvaire de Madjibo à Bellefontaine

    Et voici, que nous arrivons à nouveau à Bellefontaine et découvrons une évocation de scène de débardage, une sculpture métallique, œuvre de Gatien Dardenne et inaugurée le 21 octobre 2007 par la commune de Tintigny. Les chevaux de trait étaient la force motrice de la région pour les travaux dans les bois ; ils sont connus pour leur force et leur robustesse rustiques.

    Scène de débardage avec des chevaux de trait, sculputre réalisée par Gatien Dardenne inaugurée en 2007

    Il ne nous reste plus assez de temps pour faire une visite de l’arboretum mais ce sera pour une prochaine balade dans la région à coup sûr !

    A 14 h 31, l’autobus de la ligne 33 qui relie la gare de Marbehan à Saint-Mard arrive et me voilà reparti vers chez moi la tête remplie de belles images des paysages, de la nature hivernale et de ce petit spirou, c’est comme cela qu’on appelle l’écureuil roux chez nous, que j’ai aperçu fortuitement dans un grand arbre le long du chemin!

    Pour aller plus loin



    #nature #randonnée #outdoors #patrimoine #faunesauvage #floresauvage

  9. Une bien jolie balade hivernale à Bellefontaine, un compte rendu

    Introduction

    La Gaume, cette région méridionale de la Belgique, à l'extrême Sud-Ouest de la Province de Luxembourg est caractérisée par un relief formé de cuestas et un climat un peu plus doux qui lui vaut son surnom de Provence Belge.

    Sa proximité avec la France (elle est bordée par la Lorraine et la Champagne-Ardenne) lui confère un petit air de ressemblance avec sa voisine, d'ailleurs, en Gaume nous n'avons pas de maisons communales ni de bourgmestres mais bien des mairies et des maires! La pierre jaune de Lorraine est aussi bien présente dans les constructions.

    Cette région au pentes et au climat doux offre de nombreuses possibilités de loisirs et notamment de randonnée! Outre les traditionnels G.R., il existe des parcours en boucle à grande distance comme la Gaume Buissonnière et la Lorraine Gaumaise qui, elle, joue à saute-mouton avec la frontière toujours proche!

    Une nature encore assez bien préservée invite à la flânerie et a été mise en valeur par Jean-Claude Servais dans ses nombreuses bandes-dessinées.

    Terre de folklore et de tradition, la Gaume possède aussi une de rares abbayes trappistes reconnues et peut s'enorgueillir de sa bière d'Orval à moins que vous ne préfériez un vin de Torgny, le village le plus méridional de Belgique à deux pas de la frontière!

    Voilà, en quelques phrases dressé le portrait de cette magnifique région où j'ai le plaisir d'habiter et que j'aime à explorer à pied et peut-être vous donner envie, à vous aussi, de venir passer vos prochaines vacances chez nous!

    Cap sur Bellefontaine

    Vue panoramique du village de Bellefontaine près de l'église

    En ce beau dimanche d’hiver, la température est franchement froide avec -4 degrés au lever mais déjà, un ciel bleu azur et bientôt les pâles rayons du soleil viendront illuminer la nature et les paysages à défaut de les réchauffer, mais qu’à cela ne tienne.

    A 9 heures 04, le bus TEC de la ligne 33, le premier de la journée le dimanche, arrive au carrefour de l’avenue Bouvier pour y embarquer quelques voyageurs. L’arrêt est situé à 100 mètres de la gare de Virton-Saint-Mard et rend donc facile une combinaison train/bus pour accéder à cette balade. Il rejoint la gare de Marbehan sur la ligne Arlon – Namur, offrant ainsi un accès aisé sans voiture à Bellefontaine.

    Vingt petites minutes plus tard et après avoir traversé les villages d’Houdrigny, Meix-devant-Virton et Lahage, il nous dépose au centre de Bellefontaine. Jusqu’en 1984, il y avait une gare à Saint-Vincent-Bellefontaine sur la ligne 165 Libramont – Virton – Athus dite Athus-Meuse mais il n’est guère étonnant que cet arrêt a été supprimé en 1984, il se situait à trois bons kilomètres des deux villages desservis à savoir Saint-Vincent et Bellefontaine. Elle avait naturellement toute son utilité à l’époque de la construction de la ligne, la voiture n’existait pas alors. Le temps de me repérer et de sortir la carte nous voilà partis !

    La promenade

    Itinéraire de la promenade balisée

    Le point de départ de la promenade est situé au lavoir de la maison Jean-Charles Hugo. Nous longeons la route de Virton et passons au droit de l’église pour arriver à la Fontaine Centrale, un lavoir classé au patrimoine de Wallonie et joliment restauré. L’eau y coule toujours et manifestement, c’est au goût d’un couple de pigeons qui semble s’y être installé.

    La fontaine centrale, un lavoir classé au patrimoine wallon dans le village de Bellefontaine

    Par beau temps, de nombreux bancs disposés à côté invitent à la détente mais nous avons quand même une balade de 11 kilomètres à notre programme ! Nous continuons donc quelques dizaines de mètres jusqu’à la sortie du village et la croix Jean Dansart où nous allons bifurquer à droite et nous diriger vers vers l’air de détente de Bellefontaine. Le chemin, rural, passe à travers les champs de culture et les prairies.

    Assez rapidement, nous pénétrons dans la forêt et quittons le chemin principal pour emprunter un chemin étroit qui nous mène dans l’étroite vallée de la Chevratte, un ruisseau qui prend sa source à Bellefontaine et va se jeter dans le Ton à Dampicourt. Au détour du chemin, on découvre l’ancienne station de pompage datant des années 1930, elle servait à alimenter le château d’eau de Bellefontaine mais le système hydraulique de pompage nécessitait sept fois plus d’eau pour la force de propulsion que pour d’eau d’utilisation.

    Peu après nous revenons sur le chemin principal que nous avions quitté un peu avant jusqu’à un croisement où nous bifurquons à droite pour descendre vers le fond de la vallée assez encaissée de la Chevratte où passe la ligne ferroviaire de l’Athus-Meuse (Ligne 165 Libramont – Virton – Athus) et atteignons le Pont d’Avioth (en fait un passage sous les voies), ce chemin est le point de départ d’un ancien itinéraire de pèlerinage à travers les bois vers la basilique des Champs, ainsi qu’est surnommée la basilique du village d’Avioth dans le département voisin de la Meuse, une histoire que nous raconterons une autre fois.

    Sur le chemin du Pont d'Avioth

    Une fois passé sous le chemin de fer, il nous faut remonter sur les hauteurs, la pente est forte mais surmontable et nous arrivons à un croisement où nous trouverons un banc et les arbres jubilaires, arbres de diverses essences plantés en 1930 pour commémorer le centenaire de la Belgique.

    Nous poursuivons notre chemin en serpentant à travers le bois de Maidgibois et croisons sur notre route la baraque Payat, un ancien pavillon de chasse au lieu dit de La Vachère, malheureusement fortement dégradé et vandalisé… Il nous faut passer un petit gué pour poursuivre notre route. Nous passons à proximité de la croix Mouflan qui se dresse un peu en retrait du chemin depuis 1677 avant d’arriver à une aire de détente à proximité de la ligne de chemin de fer que nous avons à nouveau quasiment rejoint. L’endroit est malheureusement aussi à proximité d’une route, ce qui enlève un peu de quiétude…

    La croix Mouflan datant de 1677

    Après une pause bien méritée et une belle conversation avec un habitant du village de Saint-Vincent, nous poursuivons notre route en passant devant la stèle Richter où Le Lieutenant Richter et sept de ses hommes, originaires d’Alsace, cuirassiers français du 5e régiment qui tombèrent à cet endroit le 10 mai 1940, jour de la déclaration de guerre. Ce monument en grès rose alsacien a été offert par le Conseil Général d’Alsace.

    Avant de passer le pont et rejoindre le site de l’ancienne gare de Saint-Vincent-Bellefontaine où les trains ne s’arrêtent plus depuis le 3 juin 1984, nous empruntons pour quelques dizaines de mètres le G.R. qui longe la voie ferrée, c’est ici que se croisent les trains voyageurs de et vers Virton et vu que c’est bientôt l’heure, c’est l’occasion rêvée de faire deux photos. Après ce petit intermède, nous remontons vers le chemin et enjambons le pont de la Soye, pont construit lors de l’établissement de la ligne ferroviaire en 1879, détruit par les soldats français le 10 mai 1940, reconstruit par l’occupant et à nouveau détruit le 9 septembre 1944, il sera reconstruit à la libération et modifié en 1999 lors de l’électrification de l’Athus-Meuse.

    Automotrice Desiro 08 548 assurant le train L 5961 Libramont- Virton - Athus - Arlon au passage à Saint-Vincent-Bellefontaine

    Après avoir franchit le pont, nous prenons à gauche vers l’ancienne gare où nous découvrons un bâtiment, qui est l’ancien local du signaleur est tout ce qui reste de l’ancienne gare. Il est aujourd’hui transformé en habitation privée. L’endroit est connu des amateurs de trains car il y avait non loin de là un imposant chandelier lorsque la ligne était encore équipée d’une signalisation mécanique. Nous découvrons aussi sur la place devant la gare une antique plaque d’arrêt d’autobus qui n’est, par ailleurs, plus desservi !

    Une anecdote relatée dans la brochure accompagnant la promenade mentionne que le 6 octobre 1947, un lourd train de marchandises a connu une rupture d’attelage en gare. Le tronçon vers Meix-devant-Virton étant pentu (16/1000) sur les sept kilomètres qui sépare les deux gares, la moitié du train a dévalé la pente jusqu’à la gare de Meix et a percuté l’autorail (appelé aussi micheline par les cheminots et habitués) régulier à une vitesse estimée à 150 km/h. Il y eut 5 tués et 5 blessés graves. Le bâtiment de la gare de Meix a été littéralement pulvérisé !

    En quittant la gare, nous nous engageons sur la dernière partie de la promenade qui va nous ramener au centre de Bellefontaine. Nous le ferons en empruntant un chemin rural et rejoignons l’ancienne chaussée romaine qui reliait au premier siècle de notre ère Trèves à Reims en passant par le Grand-Duché de Luxembourg, Arlon, Bellefontaine, Florenville, Chameleux et Carignan. Trèves était l’une des capitales de l’empire Romain. Marcher sur une route vieille de deux mille ans, c’est aussi possible en Gaume !

    Chemin rural vers Bellefontaine

    Pour le dernier kilomètre, il nous faut marcher le long de la route nationale où heureusement, le trafic n’est pas trop important le dimanche…

    Un monument s’offre à nous le long de cette route : le calvaire de Madjibo, créé en 1956 pour remercier la Vierge de sa protection pendant la seconde guerre mondiale. Le monument a été offert par le Ministre Hubert Pirlot à qui appartenaient les bois de Maidgibois. La statue a été sculptée par Louis Thomas originaire de Sahier. Elle possède un cœur d’or, ce qui n’est pas sans rappeler Notre-Dame de Beauraing (une petite ville ardennaise entre Bertrix et Dinant) telle qu’elle serait apparue à des enfants dans les années 1930.

    Le calvaire de Madjibo à Bellefontaine

    Et voici, que nous arrivons à nouveau à Bellefontaine et découvrons une évocation de scène de débardage, une sculpture métallique, œuvre de Gatien Dardenne et inaugurée le 21 octobre 2007 par la commune de Tintigny. Les chevaux de trait étaient la force motrice de la région pour les travaux dans les bois ; ils sont connus pour leur force et leur robustesse rustiques.

    Scène de débardage avec des chevaux de trait, sculputre réalisée par Gatien Dardenne inaugurée en 2007

    Il ne nous reste plus assez de temps pour faire une visite de l’arboretum mais ce sera pour une prochaine balade dans la région à coup sûr !

    A 14 h 31, l’autobus de la ligne 33 qui relie la gare de Marbehan à Saint-Mard arrive et me voilà reparti vers chez moi la tête remplie de belles images des paysages, de la nature hivernale et de ce petit spirou, c’est comme cela qu’on appelle l’écureuil roux chez nous, que j’ai aperçu fortuitement dans un grand arbre le long du chemin!

    Pour aller plus loin



    #nature #randonnée #outdoors #patrimoine #faunesauvage #floresauvage

  10. I saw this on Mastodon and almost had a stroke.

    @davidgerard wrote:

    “Most of the AI coding claims are conveniently nondisprovable. What studies there are show it not helping coding at all, or making it worse

    But SO MANY LOUD ANECDOTES! Trust me my friend, I am the most efficient coder in the land now. No, you can’t see it. No, I didn’t measure. But if you don’t believe me, you are clearly a fool.

    These guys had one good experience with the bot, they got one-shotted, and now if you say “perhaps the bot is not all that” they act like you’re trying to take their cocaine away.”

    First, the term is falsifiable, and proving propositions about algorithms (i.e., code) is part of what I do for a living. Mathematically human-written code and AI-written code can be tested, which means you can falsify propositions about them. You would test them the same way.

    There is no intrinsic mathematical distinction between code written by a person and code produced by an AI system. In both cases, the result is a formal program made of logic and structure. In principle, the same testing techniques can be applied to each. If it were really nondisprovable, you could not test to see what is generated by a human and what is generated by AI. But you can test it. Studies have found that AI-generated code tends to exhibit a higher frequency of certain types of defects. So, reviewers and testers know what logic flaws and security weaknesses to look for. This would not be the case if it were nondisprovable.

    You can study this from datasets where the source of the code is known. You can use open-source pull requests identified as AI-assisted versus those written without such tools. You then evaluate both groups using the same industry-standard analysis tools: static analyzers, complexity metrics, security scanners, and defect classification systems. These tools flag bugs, vulnerabilities, performance issues, and maintainability concerns. They do so in a consistent way across samples.

    A widely cited analysis of 470 real pull requests reported that AI-generated contributions contained roughly 1.7 times as many issues on average as human-written ones. The difference included a higher number of critical and major defects. It also included more logic and security-related problems. Because these findings rely on standard measurement tools — counting defects, grading severity, and comparing issue rates — the results are grounded in observable data. Again, I am making a point here. It’s testable and therefore disproveable.

    This is a good paper that goes into it:

    In this paper, we present a large-scale comparison of code authored by human developers and three state-of-the-art LLMs, i.e., ChatGPT, DeepSeek-Coder, and Qwen-Coder, on multiple dimensions of software quality: code defects, security vulnerabilities, and structural complexity. Our evaluation spans over 500k code samples in two widely used languages, Python and Java, classifying defects via Orthogonal Defect Classification and security vulnerabilities using the Common Weakness Enumeration. We find that AI-generated code is generally simpler and more repetitive, yet more prone to unused constructs and hardcoded debugging, while human-written code exhibits greater structural complexity and a higher concentration of maintainability issues. Notably, AI-generated code also contains more high-risk security vulnerabilities. These findings highlight the distinct defect profiles of AI- and human-authored code and underscore the need for specialized quality assurance practices in AI-assisted programming.

    https://arxiv.org/abs/2508.21634

    The big problem in discussions about AI in programming is the either-or thinking, when it’s not about using it everywhere or banning it entirely. Tools like AI have specific strengths and weaknesses. Saying ‘never’ or ‘always’ oversimplifies the issue and turns the narrative into propaganda that creates moral panic or shills AI. It’s a bit like saying you shouldn’t use a hammer just because it’s not good for brushing your teeth.

    AI tends to produce code that’s simple, often a bit repetitive, and very verbose. It’s usually pretty easy to read and tweak. This helps with long-term maintenance. But AI doesn’t reason about code the way an experienced developer does. It makes mistakes that a human wouldn’t, potentially introducing security flaws. That doesn’t mean we shouldn’t use for where it works well, which is not everywhere.

    AI works well for certain tasks, especially when the scope is narrow and the risk is low. Examples include generating boilerplate code, internal utilities, or prototypes. In these cases, the tradeoff is manageable. However, it’s not suitable for critical code like kernels, operating systems, compilers, or cryptographic libraries. A small mistake memory safety or privilege separation can lead to major failures. Problems with synchronization, pointer management, or access control can cause major problems, too.

    Other areas where AI should not be used include memory allocation handling, scheduling, process isolation, or device drivers. A lot of that depends on implicit assumptions in the system’s architecture. Generative models don’t grasp these nuances. Instead of carefully considering the design, AI tends to replicate code patterns that seem statistically likely, doing so without understanding the purpose behind them.

    Yes, I’m aware that Microsoft is using AI to write code everywhere I said it should not be used. That is the problem. However, political pundits, lobbyists, and anti-tech talking heads are discussing something they have no understanding of and aren’t specifying what the problem actually is. This means they can’t possibly lead grassroots initiatives into actual laws that specify where AI should not be used, which is why we have this weird astroturfing bullshit.

    They’re taking advantage of the reaction to Microsoft using AI-generated code where it shouldn’t be used to argue that AI shouldn’t be used anywhere at all in any generative context. AI is useful for tasks like writing documentation, generating tests, suggesting code improvements, or brainstorming alternative approaches. These ideas should then be thoroughly vetted by human developers.

    Something I’ve started to notice about a lot of the content on social media platforms is that most of the posts people are liking, sharing, and memetically mutating—and then spreading virally—usually don’t include any citations, sources, or receipts. It’s often just some out-of-context screenshot with no reference link or actual sources.

    A lot of the anti-AI content is not genuine critique. It’s often misinformation, but people who hate AI don’t question it or ask for sources because it aligns with their biases. The propaganda on social media has gotten so bad that anything other than heavily curated and vetted feeds is pretty much useless, and it’s filled with all sorts of memetic contagions with nasty hooks that are optimized for you algorithmically. I am at the point where I will disregard anything that is not followed up with a source. Period. It is all optimized to persuade, coerce, or piss you off. I am only writing about this because this I’m actually able to contribute genuine information about the topic.

    That they said symbolic propositions written by AI agents (i.e., code) are non-disprovable because they were written by AI boggles my mind. It’s like saying that an article written in English by AI is not English because AI generated it. It might be a bad piece of text, but it’s syntactically, semantically, and grammatically English.

    Basically, any string of data can be represented in a base-2 system, where it can be interpreted as bits (0s and 1s). Those bits can be used as the basis for symbolic reasoning. In formal propositional logic, a proposition is a sequence of symbols constructed according to strict syntax rules (atomic variables plus logical connectives). Under a given semantics, it is assigned exactly one truth value (true or false) in a two-valued logic system.

    They are essentially saying that code written by AI is not binary, isn’t symbolically logical at all, and cannot be evaluated as true or false by implying it is nondisproveable. At the lowest level, compiled code consists of binary machine instructions that a processor executes. At higher levels, source code is written in symbolic syntax that humans and tools use to express logic and structure. You can also translate parts of code into formal logic expressions. For example, conditions and assertions in a program can be modeled as Boolean formulas. Tools like SAT/SMT solvers or symbolic execution engines check those formulas for satisfiability or correctness. It blows my mind how confidently people talk about things they do not understand.

    Furthermore that they don’t realize the projection is wild to me.

    @davidgerard wrote:

    “But SO MANY LOUD ANECDOTES! Trust me my friend, I am the most efficient coder in the land now. No, you can’t see it. No, I didn’t measure. But if you don’t believe me, you are clearly a fool.”

    They are presenting a story—i.e., saying that the studies are not disprovable—and accusing computer scientists of using anecdotal evidence without actually providing evidence to support this, while expecting people to take it prima facie. You’re doing what you are accusing others of doing.

    It comes down to this: they feel that people ought not to use AI, so they are tacitly committed to a future in which people do not use AI. For example, a major argument against AI is the damage it is doing to resources, which is driving up the prices of computer components, as well as the ecological harm it causes. They feel justified in lying and misinforming others if it achieves the outcome they want—people not using AI because it is bad for the environment. That is a very strong point, but most people don’t care about that, which is why they lie about things people would care about.

    It’s corrupt. And what’s really scary is that people don’t recognize when they are part of corruption or a corrupt conspiracy to misinform. Well, they recognize it when they see the other side doing it, that is. No one is more dangerous than people who feel righteous in what they are doing.

    It’s wild to me that the idea that if you cannot persuade someone, it is okay to bully, coerce, harass them, or spread misinformation to get what you want—because your side is right—has become so normalized on the Internet that people can’t see why it is problematic.

    That people think it is okay to hurt others to get them to agree is the most disturbing part of all of this. People have become so hateful. That is a large reason why I don’t interact with people on social media, really consume things from social media, or respond on social media and am writing a blog post about it instead of engaging with who prompted it.

  11. I saw this on Mastodon and almost had a stroke.

    @davidgerard wrote:

    “Most of the AI coding claims are conveniently nondisprovable. What studies there are show it not helping coding at all, or making it worse

    But SO MANY LOUD ANECDOTES! Trust me my friend, I am the most efficient coder in the land now. No, you can’t see it. No, I didn’t measure. But if you don’t believe me, you are clearly a fool.

    These guys had one good experience with the bot, they got one-shotted, and now if you say “perhaps the bot is not all that” they act like you’re trying to take their cocaine away.”

    First, the term is falsifiable, and proving propositions about algorithms (i.e., code) is part of what I do for a living. Mathematically human-written code and AI-written code can be tested, which means you can falsify propositions about them. You would test them the same way.

    There is no intrinsic mathematical distinction between code written by a person and code produced by an AI system. In both cases, the result is a formal program made of logic and structure. In principle, the same testing techniques can be applied to each. If it were really nondisprovable, you could not test to see what is generated by a human and what is generated by AI. But you can test it. Studies have found that AI-generated code tends to exhibit a higher frequency of certain types of defects. So, reviewers and testers know what logic flaws and security weaknesses to look for. This would not be the case if it were nondisprovable.

    You can study this from datasets where the source of the code is known. You can use open-source pull requests identified as AI-assisted versus those written without such tools. You then evaluate both groups using the same industry-standard analysis tools: static analyzers, complexity metrics, security scanners, and defect classification systems. These tools flag bugs, vulnerabilities, performance issues, and maintainability concerns. They do so in a consistent way across samples.

    A widely cited analysis of 470 real pull requests reported that AI-generated contributions contained roughly 1.7 times as many issues on average as human-written ones. The difference included a higher number of critical and major defects. It also included more logic and security-related problems. Because these findings rely on standard measurement tools — counting defects, grading severity, and comparing issue rates — the results are grounded in observable data. Again, I am making a point here. It’s testable and therefore disproveable.

    This is a good paper that goes into it:

    In this paper, we present a large-scale comparison of code authored by human developers and three state-of-the-art LLMs, i.e., ChatGPT, DeepSeek-Coder, and Qwen-Coder, on multiple dimensions of software quality: code defects, security vulnerabilities, and structural complexity. Our evaluation spans over 500k code samples in two widely used languages, Python and Java, classifying defects via Orthogonal Defect Classification and security vulnerabilities using the Common Weakness Enumeration. We find that AI-generated code is generally simpler and more repetitive, yet more prone to unused constructs and hardcoded debugging, while human-written code exhibits greater structural complexity and a higher concentration of maintainability issues. Notably, AI-generated code also contains more high-risk security vulnerabilities. These findings highlight the distinct defect profiles of AI- and human-authored code and underscore the need for specialized quality assurance practices in AI-assisted programming.

    https://arxiv.org/abs/2508.21634

    Something I’ve started to notice about a lot of the content on social media platforms is that most of the posts people are liking, sharing, and memetically mutating—and then spreading virally—usually don’t include any citations, sources, or receipts. It’s often just some out-of-context screenshot with no reference link or actual sources.

    A lot of the anti-AI content is not genuine critique. It’s often misinformation, but people who hate AI don’t question it or ask for sources because it aligns with their biases. The propaganda on social media has gotten so bad that anything other than heavily curated and vetted feeds is pretty much useless, and it’s filled with all sorts of memetic contagions with nasty hooks that are optimized for you algorithmically. I am at the point where I will disregard anything that is not followed up with a source. Period. It is all optimized to persuade, coerce, or piss you off. I am only writing about this because this I’m actually able to contribute genuine information about the topic.

    That they said symbolic propositions written by AI agents (i.e., code) are non-disprovable because they were written by AI boggles my mind. It’s like saying that an article written in English by AI is not English because AI generated it. It might be a bad piece of text, but it’s syntactically, semantically, and grammatically English.

    Basically, any string of data can be represented in a base-2 system, where it can be interpreted as bits (0s and 1s). Those bits can be used as the basis for symbolic reasoning. In formal propositional logic, a proposition is a sequence of symbols constructed according to strict syntax rules (atomic variables plus logical connectives). Under a given semantics, it is assigned exactly one truth value (true or false) in a two-valued logic system.

    They are essentially saying that code written by AI is not binary, isn’t symbolically logical at all, and cannot be evaluated as true or false by implying it is nondisproveable. At the lowest level, compiled code consists of binary machine instructions that a processor executes. At higher levels, source code is written in symbolic syntax that humans and tools use to express logic and structure. You can also translate parts of code into formal logic expressions. For example, conditions and assertions in a program can be modeled as Boolean formulas. Tools like SAT/SMT solvers or symbolic execution engines check those formulas for satisfiability or correctness. It blows my mind how confidently people talk about things they do not understand.

    Furthermore that they don’t realize the projection is wild to me.

    @davidgerard wrote:

    “But SO MANY LOUD ANECDOTES! Trust me my friend, I am the most efficient coder in the land now. No, you can’t see it. No, I didn’t measure. But if you don’t believe me, you are clearly a fool.”

    They are presenting a story—i.e., saying that the studies are not disprovable—and accusing computer scientists of using anecdotal evidence without actually providing evidence to support this, while expecting people to take it prima facie. You’re doing what you are accusing others of doing.


    It comes down to this: they feel that people ought not to use AI, so they are tacitly committed to a future in which people do not use AI. For example, a major argument against AI is the damage it is doing to resources, which is driving up the prices of computer components, as well as the ecological harm it causes. They feel justified in lying and misinforming others if it achieves the outcome they want—people not using AI because it is bad for the environment. That is a very strong point, but most people don’t care about that, which is why they lie about things people would care about.

    It’s corrupt. And what’s really scary is that people don’t recognize when they are part of corruption or a corrupt conspiracy to misinform. Well, they recognize it when they see the other side doing it, that is. No one is more dangerous than people who feel righteous in what they are doing.

  12. Roger Peyrefitte, Les amitiés particulières

    Un roman sur l’amour… entre deux garçons dans la prime adolescence des années 1920 et 1921. Georges de Sarre, fils de marquis, a 14 ans, le teint mat et les cheveux châtains ; Alexandre Motier 12 ans, est un ange blond comme l’Amour de Thespies, copie de Praxitèle. Tous deux sont beaux et l’aîné est excellent élève, de quoi émuler et élever le plus jeune. Dans ce huis-clos des collèges de Jésuites, la sensibilité s’exaspère et la sensualité suit, mais l’amour platonique sublime les relations. Ce qui suscite des jalousies parmi les adultes ayant fait vœux de chasteté, chargés d’éducation.

    Pas de sexe entre les deux garçons, malgré les prêtres obsédés par la chose après saint Paul, et qui pourchassent le moindre poème entre deux élèves, largement pour évacuer leurs propres désirs. Alexandre demande à Georges : « sais-tu les choses qu’il ne faut pas savoir ? » p.160 – ce qui en dit long sur le tabou et l’interdit, comme sur l’ingénuité du petit. D’ailleurs, le père de Trennes est un surveillant de dortoir très intrusif qui fait boire des liqueurs aux élèves, dans le négligé de nuit du pyjama largement ouvert sur la gorge, et ce dans sa propre chambre, après les avoir observés dormir à la lampe électrique. L’admiration de Georges et du père Lauzon est plus chaste, en témoigne ce portrait d’Alexandre à 12 ans : « La photographie montrait Alexandre dormant sur une chaise longue, plus gracieux encore qu’il ne dormait dans le train des vacances de Pâques. On détaillait la ligne de ses yeux, ses sourcils presque droits, l’ourlet de sa bouche, ses oreilles de nacre, et les boucles de ses cheveux qui formaient une danse immobile et joyeuse en l’honneur de sa beauté. Ses mains ouvraient leurs paumes rayonnantes, comme si elles attendaient d’autres mains, et ses jambes nues appelaient des caresses invisibles » p.434. L’amour n’exclut pas la sensualité, mais elle est maîtrisée, soumise au respect pour l’âme de la personne aimée, selon les trois étages de l’amour selon Platon, du désir pour le corps à l’affection de cœur et l’émerveillement pour l’âme. Un amour filial. « La mère avait posé une main sur le cou d’Alexandre, épanoui dont l’échancrure de la chemise, et elle jouait avec la chaînette que Georges avait baisée à leur premier rendez-vous » p.294. Sensualité de la chaîne de cou tendu par une médaille d’or, qui fait ressortir le laiteux du teint.

    D’où le contraste offert par le roman entre l’amour flétri, induit par la pudibonderie catholique qui traque « le Mal » partout parce qu’on refoule tout désir naturel – et l’amour grec lumineux, « de nature », induit par les œuvres antiques, écrits de Virgile et statues de Praxitèle, étudiés en classe. Les prêtres voudraient célébrer un amour éthéré, celui du Bien-Aimé, le Christ, exempt de tout désir charnel. D’où les célébrations et les lectures édifiantes où le masochisme des très jeunes martyrs qui arrachent leur tunique pour courir nus au devant du fer et du feu est exalté comme exemple. D’où aussi la conception totalisante, âme et corps, de l’éducation catholique, où l’on se couche très tôt pour se lever très tôt, et ainsi éviter les mauvaises tentations, où la journée est réglée par une suite d’activités prévues et surveillées. Même les « vacances » sont soumises au programme, avec des prières et des devoirs à faire. L’auteur se plaît à énumérer les messes, retraites, rogations processions, célébrations ; il fait la comptabilité des indulgences, ces bon-points pour le Ciel, des innombrables saints morts pour la Foi dans la torture du corps, que le clergé se complaît à rappeler chaque jour aux adolescents pour les « édifier ».

    Même si la casuistique jésuite peut parfois déconcerter : « Il était bien difficile d’apprécier la valeur d’un acte, autant que celle d’une intention. Les indulgences de Lucien étaient plus commodes : l‘intention était indiquée, on n’avait qu’à s’y conformer, et tout était dit. Mais, à Saint-Claude, quel moyen de s’y retrouver au milieu d’autant d’intérêts adverses ? Les maîtres eux-mêmes rendaient la tâche difficile, avec leur casuistique. Le supérieur n’avait-il pas joué de la direction d’intention, et le père Lauzon de la restriction mentale, ainsi que le père de Trennes jouait de l’équivoque ? De plus, le résultat des actes avait été parfois à l’opposé des intentions : lorsque Georges avait voulu séduire Lucien, il l’avait converti ; Alexandre séduit avait sauvé la pureté de Georges, et Maurice l’y avait aidé par son impureté. Tout était vrai et faux en même temps, tout était oui et non » p.363.

    Les collèges religieux vivent en communauté, et la doctrine veut que choisir le particulier est frustrer l’ensemble de l’amour et de l’amitié due à tous. Sauf que les relations sont avant tout personnelles, même Sparte, la communautaire exacerbée, le reconnaissait. A traquer de tels sentiments, en soupçonnant la perversion du sexe dans ce monde encore assez innocent (surtout entre-deux guerres, sans les réseaux sociaux ni Youporn !), on tordait les âmes, on les rendait coupables, façon d’acquérir sur les êtres un pouvoir moral exorbitant.

    La geste de Georges et d’Alexandre fait souffler un vent de liberté sur ce carcan, en se jouant des prêtres et des règles, dans l’ingénuité et la chasteté des relations. « Georges fut troublé à l’idée qu’Alexandre put être déjà tel que Lucien. Il s’était dit que son innocence n’était probablement que relative, mais il n’aurait pas voulu le savoir pervers. Il souhaitait que leur amitié restât à égale distance du bien et du mal. Mais quelle était la cause des élans que cet enfant avait pour lui ? » p.147. Ils sont touchants, ces prime adolescents, et Roger Peyrefitte reste tout de pudeur, racontant par le roman les passions qu’il a vécues dans le collège lazariste où il est entré à 9 ans. Alexandre le reconnaît à 15 ans, le collège a formé son caractère et mûri son âme. « Cette année d’internat religieux l’avait enrichi plus que ses nombreuses années d’externat au lycée. Ce n’était pas, comme le supérieur l’aurait dit, à cause de la communion quotidienne. C’était à cause de ce mélange perpétuel du sacré et du profane, qui donnait aux moindres choses un reflet particulier ; c’était à cause de cette lutte entre les élèves et les prêtres, digne de celle du chrétien dans le monde. La ‘vie spirituelle intense’ que l’on menait publiquement là-bas, alimentait une autre vie, d’autant plus intense qu’elle devait se cacher » p.404.

    Mais la tragédie est au bout. Le père Lauzon, « directeur de conscience » (quel titre vaniteux et tyrannique !) s’est rendu compte que les deux garçons entretenaient une relation de tendresse, via des regards échangés, de rares chastes baisers et quelques billets. Il en est jaloux, se voulant « protecteur » exclusif d’Alexandre. Alors il commande, il exige, il impose que l’aîné Georges renvoie les billets reçus du petit à son envoyeur, ce qui signifie la fin de toute relation. Mais Alexandre l’innocent ne comprend pas, il se croit rejeté brutalement par celui en qui il avait placé son amitié, exclusive et absolue comme on l’est à 12 ans. Il se tue.

    Jean Delannoy en a tiré un film avec le jeune (et déjà cabotin) Didier Haudepin. S’il suit l’histoire d’assez près, il n’a pas la force de l’écrit, qui laisse à l’imagination le soin de compatir dans le silence de la lecture.

    La diversité des illustrations en poche, J’ai lu dès 1958 (avec une couverture aguicheuse de G. Benvenuti qui veut reproduire l’amour de Praxitèle), puis le Livre de poche dès 1971, montre que ce livre a été un succès populaire parce qu’il parlait vrai dans un univers bourgeois catholique encore fort coincé – et qu’un Bayrou, par exemple, comme Tartuffe, n’a pas voulu voir. L’assouplissement des règles du culte par Vatican II, mais surtout la révolution des mœurs de mai 68, ont brisé les limites, et de nombreux prêtres se sont crus autorisés à assouvir leurs perversions sur des enfants dont ils avaient la charge. Bien loin de l’amour chrétien, et de la hauteur morale où se situent Georges et d’Alexandre. Quant aux amitiés exclusives, elles existent toujours, entre filles et entre garçons, elles permettent de grandir en se sentant moins seul. Mais l’amitié va rarement jusqu’aux expériences sexuelles car notre époque est plus permissive (plus « normale ») envers les relations avec l’autre sexe.

    Une chose cependant me gêne chez Georges : c’est une balance. Certes, il agit pour son intérêt et pas pour se faire bien voir, comme nombre d’internautes aujourd’hui. Mais quand même, quand on se pique de morale antique, c’est une faiblesse. Georges laisse expressément traîner un billet doux qu’André, l’ami de Lucien, son voisin de dortoir, avait écrit. Georges était jaloux de l’amitié des deux garçons et voulait Lucien pour lui tout seul. André est renvoyé du collège – ce qui n’empêche pas les deux amis de se rencontrer lors des vacances et d’entretenir une correspondance suivie. Signe d’une amitié mûrie entre égaux. La seconde fois, c’est pour le bien du dortoir qu’il va réveiller le père supérieur lors d’une nuit où le père de Trennes a entraîné Maurice, le propre frère d’Alexandre, en pyjama dans sa chambre. Trennes est renvoyé du collège. L’auteur balancera lui-même nombre d’homosexuels cachés, dont le pape Pie XII, et publiera sans autorisation sa correspondance sulfureuse avec Montherlant.

    Ce premier roman est le meilleur de l’auteur, qui écrit magnifiquement. Il ne sera hélas pas suivi d’autant de talent, Peyrefitte sacrifiant au plaisir de scandaliser ses contemporains. Dans l’amitié, il y a de l’amour, une aspiration à la pureté platonicienne. Georges et Alexandre s’en tiennent là, et c’est ce qui est beau dans cette histoire.

    Prix Renaudot 1944 (délivré en 1945)

    Prix Capri (1989) pour l’ensemble de son œuvre

    Prix de l’Académie Balzac (1991-92) pour l’ensemble de son œuvre

    Roger Peyrefitte, Les amitiés particulières, 1943, J’ai lu 1958, 448 pages, occasion ou Livre de poche 1973, occasion €40,00, e-book Kindle €5,99

    DVD Les amitiés particulières, Jean Delannoy, 1964, avec Didier Haudepin, Dominique Maurin, Francis Lacombrade, François Leccia, Louis Seigner, Lucien Nat, Michel Bouquet, EuropaCorp 2009, 1h38, €40,01

    (mon commentaire est libre, seuls les liens sont sponsorisés par amazon.fr)

    #12Ans #14Ans #adolescents #amitié #amour #balance #beauté #casuistique #catholique #chaîneDeCou #chasteté #christ #Cinéma #collège #communauté #cou #dortoir #film #former #gracieux #inncoent #internat #jalousie #jésuites #mal #morale #nature #nue #passions #perversion #platonique #pouvoirMoral #praxitèle #prêtres #pudeur #pudibonderie #réglé #roman #sensibilité #sensualité #sexe #surveillant #totalisante #tragédie
  13. Seductor Disléxico

    ¿Cómo liga un seductor disléxico?
    Se muerde el ojo y guiña el labio

    #Chiste #Humor #Meme

  14. Seductor Disléxico

    ¿Cómo liga un seductor disléxico?
    Se muerde el ojo y guiña el labio

  15. I thought the call of a Bubo virginianus was loud, until I watched videos on Bubo scandiacus. She's wonderfully loud! (And the call resembles that sound of the wind whistling as it travels through sheets of ice in a vast glacier)

    (The photo is a still frame from a Bilibili video I saw)

    #meme #owl #owls #superbowl