home.social

#poème — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #poème, aggregated by home.social.

fetched live
  1. «Nourrie par la beauté du monde,
    Mon cœur s’emplit d’une joie immense,
    À l’idée que l’avenir sera en fleurs,
    Que sur cette nouvelle page blanche,
    Tout peut à nouveau s’écrire. »

    🖋️©️ L.R.

    #poeme #fleuristonfil #occitanie #fleurs #inspiration #ecriture #naturephotography #nature #naturelovers

  2. Lecture/Poésie du soir : "Rendre soin", de Julie Lombe. L'autrice était invitée dans une chouette émission du Book Club il y a quelques semaines, "Qui pour rendre soin à celles et ceux qui prennent soin ?" : radiofrance.fr/franceculture/p Massothérapeute et poétesse, elle explore dans ce recueil les facettes du soin comme métier, mais aussi comme mère. Elle y capture son quotidien, met des mots sur les coûts, les doutes et la fierté qui le rythment, et pointe les rapports de genre et de race qui le traversent. Sa plume porte et marque tout au long du recueil.

    Un extrait de "Poète de salon":

    "Mes grandes paluches sont devenues petites mains.
    Je fais un métier qui semble prêter à sourire.
    Un métier dégradant. Un métier qui fait honte.
    Et puisque tout cela est honteux, alors on peut rapetisser, invisibiliser, exploiter, réifier, mépriser celleux qui exercent ces métiers.
    J'ai trouvé une petite esthéticienne. Ma femme de ménage. La nounou...

    Sur mon tablier comme sur la feuille, j'essuie les hontes.
    Pétrir. Écrire.
    Sans fard.
    Regarder le monde de tout près.
    Tel qu'il est vraiment, sans son maquillage.
    Un monde qui, chaque jour, se ride."

    (Un peu plus en photos ci-dessous)

    #MastoLivre #Poésie #Poétesse #Poème #OndesPubliques #ConseilPodcast

  3. Écoute de la soirée : j'ai navigué dans les émissions de la saison "nouveaux souffles" de "L'instant poésie".

    Il y a notamment Noah Truong, qui y revient sur son recueil 'Manuel pour changer de corps' : radiofrance.fr/franceculture/p

    Puis, l'émission qui suit est consacrée à un autre de ses poèmes, issu d'une anthologie ('Esprit de résistance. L'année poétique : 118 poètes d'aujourd'hui'). Il est intitulé "on peut le faire" : radiofrance.fr/franceculture/p

    Le poème, comme son interprétation, m'ont beaucoup touché. J'ai aimé l'écouter, mais voici sinon un extrait écrit :

    "il n'y a pas beaucoup d'espace mais on peut le faire. on peut essayer. on sait pas comment faire mais on tente. c'est comment ? ça se passe comment ? je suis pas sûre. d’abord on peut se regarder et se parler. la plupart du temps iels ne nous remarqueront pas, tu sais. on a qu'à faire comme si de rien. on ira s'asseoir à la table et on se tient tout de suite les mains. on peut essayer de se promener. que nos corps se touchent. on peut s'embrasser en public. c’est vrai que moi ça m'amuse. on s'embrasse et on les laisse là. bouche bée ou pas. de toute façon iels comprennent rien. à cette fille à moustache et ce pd avec des seins."

    #OndesPubliques #Poésie #Poème #ConseilPodcast #Podcast

  4. (Ré-)Écoute de la pause déjeuner pour un cours de demain : "Colonie pénitentiaire de Belle-Île-en-Mer, le "bagne des enfants"", avec Véronique Blanchard et Julien Hillion : radiofrance.fr/franceculture/p L'émission revient sur l'histoire de la justice des mineur·es depuis le XIXe siècle, et notamment sur les colonies pénitentiaires mises en place.

    On y entend notamment un extrait de l'interprétation par Marianne Oswald de la "Chasse à l'enfant" de Jacques Prévert. À chaque écoute, j'en ai des frissons : youtube.com/watch?v=bfDjDpjDSmg (Je vais commencer le cours par là, même si je repartirai ensuite de 1791.)

    Un extrait du poème :
    "Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

    C'est la meute des honnêtes gens
    Qui fait la chasse à l'enfant
    Pour chasser l'enfant pas besoin de permis
    Tous les braves gens s'y sont mis
    Qu'est-ce qui nage dans la nuit
    Quels sont ces éclairs ces bruits
    C'est un enfant qui s'enfuit
    On tire sur lui à coups de fusil

    Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !
    Tous ces messieurs sur le rivage
    Sont bredouilles et verts de rage
    Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

    Rejoindras-tu le continent rejoindras-tu le
    continent !
    Au-dessus de l'île on voit des oiseaux
    Tout autour de l'île il y a de l'eau."

    #ConseilPodcast #Podcast #HistoireDuDroit #Poésie #Poème

  5. Poésie du dimanche (un des livres ramenés de mon passage chez 'Les Parleuses' à Nice) : "Au pieu", de Selim-a Atallah Chettaoui. Un long livre-poème, saccadé, rempli des tensions et des contradictions du quotidien et de ses injonctions.

    "kilos de papiers pour prouver l'origine
    droit du sang
    droit du sol
    droit du livre

    laugh out loud

    sérieusement pourquoi
    pourquoi
    n'existe-t-il pas
    le droit des gens qui lisent ont lu lisent sans cesse
    continuent
    veulent juste continuer à lire
    sans faire chier personne

    juste abîmer leurs yeux myopes
    livre après livre
    ligne après ligne
    aligner les mots
    tendresse
    des mots
    caressent l'oreille
    tapent la poitrine
    animent la poitrine

    le corps mort ressuscite"

    (Un peu plus en photos ci-dessous, ainsi que la couverture du livre)

    #MastoLivre #Poésie #Poème #Lecture

  6. "Le malheur, ça coupe la parole. Ou bien ça fait dire n'importe quoi."

    "Une #vie de reproches, une vie de grimaces. [...] On ne dit jamais qu'on peut mourir d'en avoir eu trop souvent trop marre."

    "J'espère que l' #amour que l'on porte à un vivant ne se mesure pas à la qualité du #bois que l'on choisit."

    - #ValeriePerrin Changer l'eau des fleurs #citation

    "Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    les souvenirs et les regrets aussi."
    - #JacquesPrevert #poesie #poeme

    #livre

  7. À deux pas de la maison, le ciel qui a fait tout à l'heure son #poeme dans la vallée

  8. Si nos expressions s’adaptaient aux sillons
    Irradiés et radiés de nos terres arables
    Nous les dirions sans rire à cette façon :

    « Ne te fais pas de Tchernobyl mon compagnon,
    Nagasaki le tour, nul ne sait pour quel pion.
    Tout Fukushima le camp dans cette région. »

    Refrain et pont

    2/2

    #musique #paroles #chanson #chansonfrançaise #chansonengagée #chant #gallus #duogallus #fukushima #hiroshima #nagasaki #tchernobyl #guitare #poésie #alexandrins #poème #mastoart #mastoradio #art #énergie

  9. Hiroshima mon amour

    Je suis un homme enrichi à l’uranium,
    Et pourtant j’aimerais tant pouvoir en chantant
    Quelques récitatifs être radio-actif.

    J’entonne monotone l’air du grand atome
    Que l’on fissionne, cela impressionne,
    Au mépris du lourd prix payé par le passé.

    Refrain et pont : Il est temps, militant, de limiter leur temps.

    1/2

    #musique #paroles #chanson #hiroshima #nagasaki #fukushima #tchernobyl #nucléaire #chansonengagée #gallus #duogallus #poésie #alexandrins #poème #chant

  10. Un numéro de 'comme nous brûlons' où "des voix plurielles, désaccordées" parlent d'immigration, d'exil, de perte, de dépossession et des façons dont les identités se forgent. Parmi les textes très différents rassemblés, plusieurs poèmes. Dont celui-ci de Camille Chems Bakkali.

    "Chems"

    ma grand-mère comptait les lunes
    sur ses doigts
    la couleur orange du henna
    que je confondais avec de la saleté

    33 fois, elle disait
    Allahu Akbar
    sa langue déjà, un attentat
    un attentat de s'incliner

    à l'aube, elle se levait pour prier fajr
    elle s'inclinait, l'arbre
    lourd de sa fertilité, de ses fruits,
    mais j'avais huit ans et j'étais blanche
    et je ne voyais qu'une vieille femme
    soumise à son hijab et à ses fables

    mes ancêtres chorfa m'ont-ils vue me haïr ?

    [...]

    j'avais dix-neuf ans sur son lit de mort, Allah y ra7ma
    incapable de lui lire une sourate
    il est l'heure de prendre la route

    mon prénom est le signe de l'humiliation
    j'en ai le monde rongé
    il est l'heure de prendre la route

    [...]

    sur le bitume, je jette mon prénom
    et je reprends le sien, Chems
    je ne suis plus qu'un tas de nerfs en furie
    je suis sans langue, sans dieu, sans foi
    et je ne sais pas façonner une harcha de semoule
    je suis nue, libre et triste,
    mais votre existence, mes frères, perfore l'oubli imposé
    il faut continuer la route [...]

    (Poème complet dans les photos ci-dessous)

    #Poésie #Poétesse #Poème #Lecture #Revue

  11. Poésie du soir : ce week-end, il a neigé là où nous étions et j'ai replongé dans "La Forêt barbelée", de Gabrielle Filteau-Chiba.
    (Un poème ci-dessous et quelques autres en photos.)

    kintsugi

    j'aime le marin des faïences
    sur les porcelaines crème et blanches
    et les vaisselles les plus polies
    celles dont les fêlures se parent
    des couleurs de mes baies confites

    elles m'apprennent à faire la paix
    à sucrer mes amertumes
    à mettre en lumière
    ces blessures franches
    là où j'ai cédé

    à voir le sourire dans mes rides
    à composer avec les saisons
    à admirer les failles
    les manquements
    avec indulgence

    belle brisée
    recolle tes morceaux
    laque tes plaies
    orne-les des plus douces
    poussières d'or

    #Poésie #Poétesse #Poème #MastoLivre

  12. Guirlande de lune
    La rue silencieuse
    Tout cela rallume
    Les pensées gracieuses

    Sans idées communes
    Une âme merveilleuse.

    Texte et 🤳 @fabriceantier

    #poème #poèmecourt #poésie #lune

  13. #Poésie du soir, toujours extraite de "Ce pont, mon dos" :

    "It's the poverty", de Cherríe Moraga.

    Je manque d'imagination, dites-vous

    Non. C'est le langage qui me manque.
    Les mots pour clarifier
    ma résistance au littéral.
    Les mots sont pour moi une guerre.
    Ils menacent ma famille.

    Pour trouver le mot
    pour décrire la perte
    je risque de tout perdre.
    De créer un monstre
    la longueur et le corps du mot
    gonflant coloré et frissonnant
    planant au-dessus de ma mère, caractérisée.
    Sa voix au loin
    inintelligible analphabète.
    Tels sont les mots du monstre."

    Le poème est repris dans l'ouvrage par Gloria Anzaldúa, au sein d'un texte particulièrement puissant consacré à l'acte d'écrire et au langage, intitulé "Parler en langues. Lettre aux écrivaines du Tiers Monde" (trad. Noémie Bannerot-Polverini).

    #Poétesse #Poème #MastoLivre

  14. J'ai récupéré aujourd'hui l'ouvrage collectif "Ce pont, mon dos. Voix de femmes de couleur étasuniennes radicales", édité par Cherrie Moraga et Gloria Anzaldúa. C'est sa première publication en français en ce début d'année - 45 ans après sa première édition -avec une traduction de Noémie Bannerot-Polverini.
    Cela donne un épais livre de presque 500 pages, où l'on croise des textes d'analyse, des partages d'expérience, de la poésie... Je commence tout juste la lecture ce soir, mais je voulais partager un extrait de son puissant poème d'ouverture : "Poème du pont", par Kate Rushin.

    "J'en ai assez
    Ça m'rend malade de voir et de toucher
    Les deux côtés des choses
    Malade d'être le maudit pont pour tout le monde

    Personne
    Ne peut parler à personne
    Sans moi
    N'est-ce pas ?

    [...]

    Trouvez-vous une autre connexion au reste du monde
    Trouvez-vous quelque chose d'autre qui vous rende légitimes
    Trouvez un autre moyen d'être politisé·es et à la mode
    Je ne serai pas le pont vers votre féminité
    Votre masculinité
    Votre humanité

    Ça m'rend malade de vous rappeler de ne pas
    Vous renfermer trop à l'étroit pour trop longtemps

    Ça m'rend malade de négocier avec la pire version de vous-mêmes
    Pour le compte de la meilleure

    Ça m'rend malade
    De devoir vous rappeler
    De respirer
    Avant d'étouffer
    Dans votre idiotie

    Laissez tomber
    Étirez-vous ou noyez-vous
    Évoluez ou mourez

    Le pont que je dois être
    Est le pont vers mon pouvoir
    Je dois traduire
    Mes peurs
    Arbitrer
    Mes faiblesses

    Je dois être le pont vers nulle part
    Sinon mon vrai moi
    Et alors
    Je serai utile"

    #Poésie #Poème #Poétesse #MastoLivre #Lecture #feminisme

  15. elles viennent

    -

    je veux que vous entendiez
    le cri des fleurs (elles viennent)
    quand vous marchez sur mon cadavre

    jusqu’à la fin du temps
    écoutez
    j’ai donné le rouge de mes joues
    au printemps
    et nos mains coupées

    elles surgissent

    je vais déchirer tous les ciels bleus
    ils tomberont en hurlements
    et haillons d’averses
    mais ne croyez pas que le déluge

    lave les ombres

    les ombres lentement qui montent

    -

    sykorax.fr/

    #poeme #poesie #ecriture #texte #ecrire #art