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#votreviedautiste — Public Fediverse posts

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  1. Ne condamnez pas votre enfant à vivre dans la confusion.

    Si votre enfant obtient un diagnostic d’autisme, dites-le-lui! Faire autrement est un pacte faustien.

    Photo par Anna Kolosyuk sur Unsplash

    En fait, mon conseil va pour tout trouble mental. Ceci peut être l’autisme, la schizophrénie, le trouble d’anxiété généralisée, etc. Dans mon article, je ne parle que de l’autisme parce que c’est le trouble qui m’affecte le plus, et que je crois que mon anxiété et ma dépression en découlent.

    Une jeune personne a récemment annoncé que ses parents savaient qu’elle était autiste depuis très tôt. Cette personne a été diagnostiquée formellement. Par contre, les parents ont décidé de cacher ce fait. Leur raison était qu’ils ne voulaient pas que leur enfant utilise l’autisme comme « une béquille. »

    Soupir…

    D’emblée, cette raison peut vous paraitre sensée, surtout si vous êtes ignorants à propos de l’effet de l’autisme sur votre gamin. Néanmoins, le fait de priver votre enfant du bénéfice d’un diagnostic est un pacte faustien. Bien sûr que cet enfant ne pourra pas utiliser l’autisme comme une béquille. Il ressentira néanmoins ses effets, et ceci aura un effet néfaste sur sa santé mentale.

    Voyez-vous, nous ne décidons pas de la façon dont l’autisme nous affecte. Nous ne décidons pas d’être terrible au décodage du langage corporel, ou d’avoir des difficultés avec l’amitié, ou nos problèmes sensoriels, ou les troubles somatiques qui accompagnent l’autisme. Non seulement ne nous les choisissons pas, mais ils peuvent aussi changer au cours du temps. Ils ont certainement changé pour moi.

    D’après ce que j’en sais, mes parents n’ont pas obtenu un diagnostic d’autisme pour moi, et donc ils n’ont pas eu l’opportunité de cacher quoique ce soit. Je ne sais pas si quelqu’un leur a suggéré ce diagnostic. Il en reste que j’ai déjoué la détection jusqu’à l’âge de 50 ans. C’est à ce moment-là que je me suis auto-diagnostiqué. Donc, je peux prendre mon cas comme un exemple de quelqu’un qui a toujours été autiste, mais qui l’a réalisé seulement beaucoup plus tard dans la vie.

    Je ne crois pas même pour un moment que l’ignorance de mon autisme ait été bonne pour mon bien-être général. Je n’ai peut-être pas utilisé mon autisme comme une béquille, mais mon ignorance m’en a fait baver de tellement d’autres manières. Avant mon auto-diagnostic, ma vie fut un bordel complet.

    Examinons certains aspects de ce bordel.

    Je suis divorcé d’un mariage qui a duré 22 ans. La cause principale de mon divorce est que mon ex-épouse ne tolérait plus mes caractéristiques de mon autisme. En bref, elle me lançait des regards furieux. Mais moi, je n’étais pas capable de les percevoir. Alors, elle m’accusait d’avoir délibérément ignoré ses regards. Alors, moi, je l’accusais d’avoir inventé ces regards. On rince et on répète. Je l’ai prié de me dire de façon explicite son mécontentement, en vain.

    Nos disputes à répétition me confondaient. Nous ne savions pas que j’étais autiste. Nous supposions tous deux que notre manière de percevoir le monde était universelle. En plus, nous ne parlions pas de neuroatypie dans notre maison. Si nous avions su que j’étais autiste, nous aurions peut-être organisé notre vie différemment, mais nous ne le savions pas, et donc ce mariage est maintenant fini.

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    L’amitié est aussi confondante pour moi. Oui, j’ai eu des amis. Mais il est difficile de les garder. Je me suis retrouvé sans amis après mon divorce. Maintenant que je sais que je suis autiste, je donne priorité aux relations avec d’autres autistes et d’autres queers. Je me fais des amis en allant dans les événements en ville. Si j’avais su plus tôt que j’étais autiste, j’aurais pu faire ceci plus tôt, et je suis convaincu que je serais dans une meilleure situation en ce qui concerne les amitiés.

    Un autre problème pour moi a été que j’ai essayé de me conformer à la conception sociale de la vie de bureau. J’ai travaillé comme ingénieur logiciel dans un bureau. J’ai aussi enseigné à l’université. Tous deux constituèrent un fardeau considérable pour ma santé mentale. J’ai réussi à éviter le burnout seulement parce que mon mariage opérait comme un pare-choc. J’ai un jour quitté le bureau pour retourner à l’école avec l’accord de mon ex-épouse, et par la suite mon ex-épouse et moi avons choisi une vie qui n’encourageait pas ma carrière académique. J’étais satisfait de ceci, mais plus tard, nous avons divorcé.

    J’étais capable de tolérer la vie de bureau quand je devais le faire, mais c’était mal à l’aise, et ça aurait probablement conduit au burnout. C’était comme quand on essaye de pousser une douille carrée dans un trou rond. Peut-on le faire? Mais oui. Cependant, pour le faire, il faut écraser la douille dans le trou. D’une part, ça prend de l’effort pour l’écraser. De l’autre part, l’écrasement endommage la douille. Similairement, il y a des autistes qui peuvent s’écraser dans un bureau, mais ça prend de l’effort, et ça les laisse endommagés.

    Ces jours-ci, je n’ai aucune envie de retourner dans un bureau. Le travail qui met de l’argent sur la table présentement est le tutorat. Je peux établir mon horaire propre. Je peux prendre des siestes quand je le veux. Je n’ai pas à composer avec la politique de bureau. Je peux défendre les droits des autistes, écrire sur mon autisme, et j’ai deux livres en écriture.

    Quel bien cela a-t-il fait de réaliser si tard dans ma vie ce que j’aurais dû faire? Oui, j’ai essayé de pousser la douille carrée dans le trou rond, du mieux que j’ai pu, mais ça a été principalement une perte de temps. Si j’avais su dès le départ que j’étais autiste, mon cheminement de vie aurait certainement été différent, et je serais maintenant mieux placé pour faire le travail que je suis capable de faire. Faire du tutorat est bien, mais j’ai dû réapprendre les mathématiques que j’avais apprises il y a plus de 30 ans. Si j’avais su plus tôt, ça aurait été plus facile.

    Les autistes qui ne savent pas qu’ils sont autistes sont condamnés à essayer de se conformer à la société neurotypique. Ceci est un plan pour l’inconfort extrême, et, finalement, le burnout. S’ils savent qu’ils sont autistes, ils peuvent alors conformer la société à leurs besoins. Ceci est une bien meilleure proposition. Une proposition qui peut aider à échapper à un burnout.

    Si votre enfant a un diagnostic d’autisme, dites-le-lui. Vous lui éviterez une vie vécue dans la confusion.

    #autisme #autiste #AutisticWriters #burnout #confusion #SantéMentale #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/07/20/ne-condamnez-pas-votre-enfant-a-vivre-dans-la-confusion/

  2. À 50 ans, je réalise que je ne suis pas fait pour vivre seul.

    La plupart du temps, ces jours-ci, je vis seul. Ma santé mentale en souffre.

    Photo par Dan Gribbin sur Unsplash

    J’ai initialement écrit cet article en anglais en mars 2023. Je le traduis et republie ici avec des changements minimaux. Je vous donnerai les dernières nouvelles à la fin de l’article.

    C’est une réalisation qui m’est venue que récemment… pendant les dernières semaines, en fait. J’étais content de m’être séparé de mon ex-épouse, parce que ça signifiait obtenir un certain degré de liberté. Je ne savais pas que je m’orientais pour avoir des problèmes de santé mentale.

    Une de mes réalisations récentes est que je n’ai jamais vécu seul pendant des longues périodes de temps. Je n’y ai jamais pensé sauf récemment. Ma trajectoire en ce qui concerne mon domicile est ainsi:

    1. Dès la naissance, j’ai vécu avec mon père ou ma mère.
    2. À 19 ans, j’ai déménagé pour aller à l’université, mais j’avais des colocataires.
    3. À 24 ans, j’ai rencontré mon ex-épouse. Pendant notre première année ensemble, nous étions séparés, mais je vivais chez ma mère, alors je n’étais pas seul.
    4. À 25 ans, j’ai déménagé aux États-Unis. Mon ex-épouse et moi ne vivions pas ensemble au début, mais nous nous voyions régulièrement, Toutes les semaines, la plupart du temps.
    5. À 27 ans, j’ai emménagé avec mon ex-épouse.
    6. À 50 ans, je me suis séparé de mon ex-épouse, en novembre 2022.

    Quand je vivais avec mon ex-épouse, je devais aller étudier dans d’autres villes, et je chambrais là-bas. Par contre, je revenais habituellement à la maison toutes les semaines. Même quand j’étudiais à l’étranger, et que je ne pouvais pas retourner à la maison, j’avais un ou plusieurs colocataires. Donc, même si j’étais loin de mon ex-épouse, je n’étais pas seul.

    Tout ceci pour dire que je n’ai jamais vécu seul pendant une période substantielle avant de m’être séparé de mon épouse.

    Je suis présentement en période de friche avec les amis. La plupart de mes amis ont pris le côté de mon ex-épouse, et je les ai perdus avec le divorce. Donc, je ne peux pas juste aller prendre une bière avec un copain. En plus, je ne bois pas d’alcool, donc aller prendre une bière ne marche pas, peu importe les circonstances.

    Je suis aussi partiellement sourd. Ceci peut causer de la difficulté avec les événements publics. J’ai une prothèse auditive que je n’utilise pratiquement jamais. (Oui, je sais.) Mais même quand je l’utilise, si la place dans laquelle je me trouve cause juste un peu d’écho, ma prothèse à de la difficulté à compenser.

    J’ai ma petite amie. Je l’adore, et je sais qu’elle m’aime. Par contre, sa santé mentale la rend indisponible pour moi pour de longues périodes de temps. En plus, le fait que je ne bois pas, que je suis partiellement sourd, et notre distance d’âge la rend réticente à me présenter à ses amis.

    Soupir…

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    Cet état de fait est néfaste pour ma santé mentale. Je suis sûr que le divorce et le fait que j’ai eu un cancer, et que je suis présentement handicapé n’aide pas. Mais ce ne sons pas les seuls problèmes. Pour ce qui est du cancer, j’ai passé en rémission il y a deux ans, et je n’ai aucune raison de croire que c’est revenu.

    Donc je me crois en dépression légère parce que je vis seul. Les pires jours, il me faut plusieurs siestes, et je vais au lit assez tôt. Je ne me sens pas bien le reste du temps. Par contre, je crois que mon cas est plutôt circonstanciel. Je peux avoir du plaisir et être heureux. Seulement, ceci semble plus rare ces jours-ci.

    Je dois aussi dire que ma situation est beaucoup moins grave que quand j’étais sous l’influence de la famotidine l’été passé. À ce moment-là, je ne voulais même pas me déplacer du sofa. Aujourd’hui, je suis plutôt fonctionnel, mais pas super au niveau de l’énergie.

    https://www.votreviedautiste.com/2024/01/04/quand-la-famotidine-vous-pete-la-tete

    Je raconte que mon énergie n’est pas un problème quand j’ai un partenaire chez moi. C’est bien vrai. Quand un partenaire est ici, je n’ai pas besoin de sieste, et je peux aller me coucher tard sans me forcer à rester éveillé. Ces faits sont difficiles à expliquer sauf si je souffre de dépression quand je suis seul.

    Donc, quand je n’ai pas de partenaire ici, je suis en dépression, mais quand j’ai un partenaire ici, je me sens bien. Néanmoins, mon expérience suggère qu’un colocataire, ou bien un ami, seraient aussi efficaces pour traiter ma dépression.

    Je suis aussi devenu un caregiver Dom l’an passé. Un caregiver Dom qui ne peut donner du support face à face à ses partenaires est un Dom plutôt triste. Par contre, pour cette activité, j’aurais besoin de plus qu’un colocataire ou un ami. J’ai ma petite amie, mais, encore une fois, sa santé mentale la garde souvent au loin.

    J’ai récemment vu un infirmier psychiatrique. Il a décidé de me mettre sur la lamotrigine pour traiter mes sautes d’humeur, mon anxiété, et ma légère dépression. Je fais juste commencer à prendre ce médicament. Je suis content d’annoncer qu’il n’y a pas encore de tentacules qui sortent de ma tête, mais ça peut prendre un mois avant de prendre effet.

    Il m’a aussi donné une référence médicale pour un thérapeute queer qui traite l’anxiété sociale. Il avait l’air parfait sur papier. Mais quand je lui ai envoyé un courriel ce matin, j’ai obtenu réponse qu’il était indisponible pour un mois.

    Bordel! 🤬

    Trouver des soins de santé mentale peut être tellement difficile!

    J’ai considéré encore d’essayer de me trouver des colocataires, mais c’est très difficile. Je suis queer et polyamoureux. J’ai 50 ans. Je suis handicapé. Ceci constitue beaucoup de bagage dans les yeux des autres. Je ne veux pas en plus m’immiscer dans un domicile avec des colocataires et d’avoir à cacher mon identité réelle. Ils pourraient un jour découvrir qui je suis réellement et me tracasser avec ça.

    J’ai donc décidé de déménager plus près de ma petite amie, dans un appartement. Ceci n’amènera pas les colocataires, mais ça va me rapprocher d’elle et me donnera plus d’occasions de la voir. Je vais aussi me rapprocher de la grande ville et ceci améliorera mes chances de trouver des amis, et d’autres partenaires.

    « Pourquoi pas te trouver du travail? » vous demandez. You, j’aurais des camarades de travail.

    Par contre, mon anxiété sociale et mon handicap me font encore attendre pour rechercher un autre travail. Mon travail présentement est d’écrire. J’en ai parlé à mon infirmier psychiatrique et il est d’accord avec moi qu’il est trop tôt pour régler la question du travail. Il veut que je travaille sur mon anxiété sociale avant.

    Peut-être qu’avec le temps, je vais me débarrasser de ma dépression, et de mon anxiété sociale.

    Je l’espère bien.

    Ma mère n’a pas réussi à faire ceci, mais dans son cas, elle avait une dépression profonde et chronique et l’alcoolisme, et ceci n’était pas du tout contextuel.

    Mise à jour

    Je ne le savais pas quand j’ai écrit cet article, mais j’étais sur le point de traverser l’enfer. La petite amie que j’ai mentionnée ci-haut? Ouais. Elle a brisé avec moi peu de temps après la première publication de cet article. Par la suite, elle m’a révélé m’avoir poignardé dans le dos. J’ai pleuré toute une rivière à propos de cette brisure. Je ne suis plus en enfer, mais j’ai vécu une période affreusement difficile.

    J’ai toujours besoin de siestes. Par contre, je n’en ai pas besoin autant qu’auparavant, et ce dont j’ai maintenant besoin, j’attribue à mon autisme.

    Je ne savais pas que j’étais autiste quand j’ai écrit ceci. Je dirais que cet article est une bonne illustration du problème que les autistes qui ne sont pas diagnostiqués vivent. Nous avons des difficultés, mais nous ne savons pas pourquoi. Ceci ne fait que nous faire sentir étrangement brisé.

    Je ne suis plus en friche pour ce qui est des amis. Les bénéfices que j’ai mentionnés à propos du déménagement plus proche de la ville se sont matérialisés, sauf pour ce qui est d’être plus proche de mon ex. Je vais régulièrement dans des événements en ville. J’ai aussi un chat.

    Ma situation s’est définitivement améliorée. Je suis content de ceci. Par contre, je recherche toujours des partenaires stables. J’ai besoin de prendre soin de quelqu’un.

    #ActuallyAutisticFR #amitié #autisme #autiste #AutisticWriters #rencontres #SantéMentale #solitude #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/07/13/a-50-ans-je-realise-que-je-ne-suis-pas-fait-pour-vivre-seul/

  3. Les enfants transgenres ne devraient pas avoir à cacher leur identité à leurs parents.

    Je suis très désolé de vous rapporter que la plupart des parents échouent terriblement à ce propos.

    J’ai cherché une traduction du terme « binder », et il semble qu’on utilise binder en français aussi.

    Récemment, un enfant transgenre demandait comment acheter des binders sans que ses parents le sachent. Cette requête m’a attristé. Non, pas parce que l’enfant est transgenre. Je suis attristé parce que, comme c’est souvent le cas avec les enfants transgenres, les parents n’acceptent pas le fait que leur enfant soit transgenre.

    Avant de se lancer plus loin dans cette discussion, je suis pansexuel, oui, mais je ne suis pas transgenre. (C’est faux. Je ne me croyais pas transgenre quand j’avais écrit cet article, mais j’ai réalisé que suis non binaire et donc transgenre.) Ma relation avec les gens transgenres est celle d’un ami, et, parfois, d’un partenaire romantique. Désolé si je marche sur les orteils de quelqu’un dans la communauté transgenre avec mon article. Ceci n’est pas mon but. Je suis seulement très fâché face à ce que j’observe.

    Pour ceux qui ne le savent pas, un binder est une sorte de bandage que l’on utilise pour s’aplatir les seins.

    Qu’un enfant veuille cacher sa vraie identité à ses parents me confond. Comment est-ce que les gens qui sont supposés t’aimer inconditionnellement peuvent décider que la révélation que tu es transgenre est de trop. Ce n’est pas un résultat de ton habileté parentale si ton enfant est transgenre. Ce n’est pas un échec. Il n’y a rien que tu pourrais avoir fait pour éviter que ton enfant soit transgenre.

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    Il y a une chose que je peux comprendre un peu. Les bons parents veulent le mieux pour leurs enfants. La révélation que votre enfant est transgenre va, sans doute, générer de l’anxiété. Comment est-ce que le reste de la communauté va réagir? Acceptera-t-elle son existence? Quelles procédures médicales devra-t-il subir avant d’être bien dans sa peau? Je peux comprendre que les parents peuvent initialement trouver ça difficile de composer avec ceci, surtout s’ils ne savent pas grand-chose à propos des gens transgenre.

    Si vous aimez votre enfant inconditionnellement, par contre, vous surmontez cette anxiété initiale rapidement.

    Hélas, beaucoup de parents ne surmontent pas cette anxiété initiale rapidement, ou du tout. Je suis mécontent de rapporter que la plupart de mes amis et partenaires transgenres me disent d’avoir des parents merdiques. Ceci est presque universel. J’admets, par contre, que je souffre peut-être d’un biais d’observation. Après tout, quand quelqu’un a des bons parents, cette personne n’a pas besoin de se confier à des amis. Néanmoins, ce que j’observe est alarmant et décourageant.

    Ce que j’entends à répétition des gens transgenres est qu’être transgenre n’est pas un coup de tête, ou une phase. C’est ce qu’ils sont. Oui, il y a des gens qui regrettent avoir pris des hormones ou avoir eu une chirurgie. Il en reste que ces gens sont une minorité, qui ne représente pas le reste du groupe.

    Malheureusement, l’enfant qui avait à cacher son identité à ses parents devra, un de ces jours, révéler cette identité à ces parents. Si l’enfant ressent dans le présent une nécessité à cacher cette identité, vous pouvez compter sur le fait que les parents ne serons pas très chauds face à la nouvelle. De leur part, ces parents auront révélé que leur amour n’est pas inconditionnel. Ce manque de support endommage la santé mentale de l’enfant.

    Donc, les parents qui pensent que ne pas supporter leur enfant poussera cet enfant à ne pas être transgenre empirent les choses pour leur enfant.

    Ce manque de support est mortel.

    #AutisticWriters #lgbtqia #parents #queer #SantéMentale #transgenre #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/07/12/les-enfants-transgenres-ne-devraient-pas-avoir-a-cacher-leur-identite-a-leurs-parents/

  4. La colère, cet indésirable et inutile invité.

    Je ne sais pas si la colère est parfois utile, mais elle est définitivement inutile à ce moment-ci.

    Cet article est une traduction d’un article originellement publié en anglais en avril 2024.

    Je suis coincé. J’ai eu une rencontre d’un soir qui a été merveilleuse avec une fille il y a presque un mois. Notre rencontre fut fabuleuse. Néanmoins, elle ne m’a pas recontacté depuis notre rencontre. Ceci me rend très triste. Une de mes options serait de me mettre en colère. Devrais-je faire ceci? Non, je ne le crois pas. Je vais vous expliquer pourquoi.

    J’ai écrit à propos de cette fille ici. Cet article est dans ma publication anglaise et est à accès restreint. Abonnez-vous si vous voulez le lire.

    Je l’ai déjà dit, et je vais le redire. Toutes les relations intimes que j’ai eues après mon divorce ont été difficiles, mais elles ont aussi été des opportunités de croissance. J’en ai parlé dans cet article:

    https://www.votreviedautiste.com/2024/01/17/le-bon-cote-des-choses-et-le-cancer

    Comme j’ai dit ci-haut, j’ai eu une rencontre merveilleuse avec une fille, et puis… rien. Voici ce que je sais. Elle ne m’a pas bloqué. Je le saurais. Certaines applications vous empêchent de savoir, mais dans ce cas-ci, je peux savoir. Elle n’a pas été active sur les applications de rencontre. Encore une fois, je saurais si elle l’avait été. Elle n’a seulement pas répondu à mes messages.

    Cette fille est autiste. Elle a aussi d’autres troubles mentaux, autre que l’autisme. Elle a un passé troublé.

    Que s’est-il passé?

    À la fin de notre rencontre, il y a eu une crise dans sa famille. Notez que sa famille habite à plusieurs états de chez nous. Donc… que s’est-il passé?

    La crise est-elle devenue une tragédie?

    A-t-elle voyagé pour aller voir sa famille?

    A-t-elle commencé à avoir des idées de suicide?

    A-t-elle commencé à s’auto-mutiler?

    A-t-elle commencé l’abus de substances?

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    Si vous me croyez dramatique avec mes derniers points ci-haut, je dois vous dévoiler que ces comportements se sont déjà produit chez mes partenaires. Ma méthode quand quelqu’un me rapporte ces chose-là n’est pas d’humilier, mais d’écouter patiemment. Malheureusement, cette fille ne sait rien de mon attitude en cette matière. Elle aurait facilement pu supposer que, comme la plupart des gens du monde, je me mettrais en colère, et la gronderais si elle m’annonçait avoir des idées de suicide ou quelque chose de similaire.

    Notre relation ne faisait que commencer…

    Quel est l’impact de ceci sur moi? Je suis définitivement triste, mais je ne crois pas que je devrais laisser la colère s’emparer de moi. Je suis convaincu que dans ce cas, la colère serait inutile, et probablement néfaste. Qu’est-ce que ça donnerait si je me mettais en colère? Ça ne la ferait pas revenir à moi. Même si, par un miracle quelconque, ça la ferait revenir à moi, je ne veux pas de quelqu’un qui est avec moi juste par peur.

    Je vous mentirais si je disais que la colère n’est pas séductrice. Mais je ne succombe pas. Je vois clairement que ça ferait me sentir bien de succomber. « Après que je lui ai tout donné! Comment ose-t-elle? » Ça serait bien de me vautrer dans une attitude moralisatrice. La colère pourrait aussi faire du théâtre dans ma tête. Dans sa pièce, je serais le héros, elle serait la vilaine, et j’obtiendrais une douce revanche. Je me sentirais tellement bien!

    La colère peut essayer de me séduire, mais je ne peux succomber. Il n’y a littéralement rien à gagner de ceci. Ça ne ramènera pas ma fille, et ne la ramènera pas plus vite. En fait, il y a très peu que je puisse faire qui la pousserait à revenir. Je ne peux même pas lui envoyer des fleurs, mais même si je le pouvais, il n’y a aucune garantie que ces fleurs seraient bien reçues.

    Si elle me revient, nous devrons avoir une discussion cœur-à-cœur. Je suis patient. Je suis gentil. Par contre, je ne suis pas un saint. Il y a une limite à ce que je peux supporter.

    J’infère du cas que j’ai ici que la colère est, généralement, une émotion inutile. La colère est une réaction qui se manifeste face à l’impuissance. Quelque chose s’est produit qu’on n’est pas capable de rectifier facilement. Donc la colère vient, et veut la revanche.

    Est-ce que la colère peut parfois être utile? Ce n’est pas sûr. Peut-être existe-t-il une colère qui serve de signe? Par exemple, si quelqu’un ressent de la colère face à l’injustice sociale, cette colère peut être un signe que cette personne devrait être plus active pour contrer cette injustice.

    Il se peut qu’elle puisse être utile, mais seulement comme un signe. Note ce signe, et laisse-le partir. S’accrocher à notre colère n’est pas fructueux.

    #AutisticWriters #colère #crise #impuissance #rencontres #revanche #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/07/11/la-colere-cet-indesirable-et-inutile-invite/

  5. Suis-je un trou de cul?

    Je me pose cette question fréquemment, probablement à cause des expériences traumatiques dont j’ai souffert.

    Cet article est une traduction d’un article originellement publié en anglais en mars 2024.

    Je crois que mon inquiétude à savoir si je suis un trou de cul vient de ces innombrables occasions dans lesquelles j’ai été injustement étiqueté comme étant un trou de cul. Au cours du temps, j’ai internalisé les paroles des accusateurs, et je me demande maintenant si je suis bel et bien un trou de cul.

    Je vais vous raconter une petite histoire. Il y a à peu près deux semaines et demie, j’ai jeu une rencontre magnifique avec une fille soumise. Elle était tout ce que je recherche dans un partenaire. Elle était autistique, comme moi. Ses caractéristiques autistiques étaient différentes des miennes. Nous avons eu une fin de semaine merveilleuse. Quand je lui ai demandé comment elle se sentait, elle m’a dit se sentir comblée. C’est le mot qu’elle a utilisé.

    Vers la fin de notre rencontre, une crise s’est révélée dans sa famille. Cette famille n’habite pas proche de chez nous. Néanmoins, la situation était sérieuse. La dernière chose que j’ai apprise d’elle était qu’elle était arrivée saine et sauve à son domicile. Par la suite, elle est devenue silencieuse. Je n’ai rien reçu de plus depuis notre rencontre. Va-t-elle bien? La crise est-elle passée? A-t-elle dû traverser plusieurs états pour rendre visite à sa famille? Aucune idée.

    Quand quelque chose comme ceci se produit, mon esprit s’excite. Elle était comblée. Je lui ai tout donné. J’étais gentil. Mais… est-ce que… est-ce que je l’ai quand même froissée d’une manière quelconque. Est-ce que j’ai fait quelque chose que je n’ai pas remarqué. Suis-je un trou de cul?

    Si vous me trouvez dramatique avec ma crainte d’avoir fait quelque chose que je n’ai pas remarqué, je vous rappelle que je suis divorcé principalement parce que mon ex-épouse ne composait plus avec les caractéristiques de mon autisme. Quand elle était fâchée, elle me lançait un regard. Moi, je n’étais pas capable de lire ces regards. Elle m’accusait d’ignorer délibérément ses regards. De mon côté, je l’accusais d’avoir imaginé ses regards furieux. Et oui, je suis vraiment capable d’enquiquiner les gens sans le vouloir, même ceux qui sont neuroatypiques. Mon ex-épouse avait le TDAH.

    Je voudrais bien croire que j’agirais superbement dans toutes situations. Hélas, je sais que ce n’est pas le cas. Il m’est arrivé de ne pas agir superbement. Je ne me comportais pas en monstre, mais j’ai quand même été capable de blesser certaines personnes, même celles que j’adorais. J’ai parfois été un trou de cul.

    Je crois que comme réponse aux expériences traumatiques dont j’ai souffert, et le fait que je ne me comporte pas toujours superbement, mon cerveau s’engage à comparer mon comportement réel avec celui des trous de cul. Je n’y peux rien. C’est seulement ainsi que mon cerveau fonctionne.

    Je vais vous donner un exemple. Pendant la rencontre avec la fille que je mentionne ci-haut, nous sommes allés prendre un café. Nous nous sommes assis à une table, et avons bavardé un peu en buvant notre café. Elle sortit son téléphone, et commença à lire un manga. J’ai été dans le monde neurotypique assez longtemps pour savoir que si elle avait été avec un neurotypique, cet individu aurait interprété ceci comme étant signe de son désintérêt. Pour mon compte, je ne me suis pas fâché. J’ai juste continué à lui parler, and à avoir le plaisir de sa compagnie.

    Quelque chose de similaire s’est reproduit plus tard quand j’ai proposé de regarder un film. Elle m’avait dit qu’elle lisait. J’ai cru qu’elle voulait dire qu’elle ne voulait pas regarder de film. Bon, pas de problème. Un peu plus tard, j’ai suggéré de regarder une émission de télé, parce que j’avais pensé que peut-être le film que j’avais choisi ne lui plaisait pas. Elle m’a répondu qu’elle lisait toujours, mais que je pouvais mettre mon émission et qu’elle était capable de regarder cette émission et lire en même temps.

    Okay, je n’ai pas cette habileté de multitâche. Retournons à l’épisode du café. Est-ce que ça m’aurait donné quoique ce soit de me fâcher? Non. Par contre, ces deux épisodes auraient probablement causé de la colère dans une personne neurotypique. Oui, je compare mon comportement avec celui des gens neurotypiques. Encore une fois, je n’y peux rien. Je ne décide pas de faire ceci. Ça ne fait qu’arriver. Ce que je décide, c’est de ne pas m’engager dans ces comportements destructifs.

    Parfois, je me demande si je me révélerais être un trou de cul, même dans des situations qui ne se sont pas encore produites. Je suis pansexuel, mais je n’ai été intime qu’avec un seul homme transgenre. Nous avons eu deux bons jours ensemble, mais avant ceci, je me demandais si j’allais dire ou faire quelque chose qui le froisserait. Je n’avais jamais été dans cette situation. Donc, je me comparais encore avec des trous de cul. Serais-je un trou de cul quand nous serons intimes?

    Une fois, j’étais en train d’expliquer à un groupe de gens que quelqu’un m’avait ghosté après une nuit de sexe, mais que j’avais décidé de ne pas la poursuivre sur l’Internet. Ces gens ont commencé à grincher immédiatement. Pourquoi est-ce que j’avais décidé de ne pas la poursuivre, si je n’étais pas un genre de monstre qui poursuit les gens. Voici une explication. Premièrement, comme j’ai dit ci-haut, je me compare bien involontairement aux trous de culs. Ceci n’est pas une décision. Deuxièmement, je suis un ingénieur informatique. J’ai dans le passé fait des choses qui me permettraient de poursuivre quelqu’un si je le voulais. Faire ceci ne requiert aucun effort mental de ma part. Je ne poursuis pas les gens, mais ceci serais très facile si je voulais le faire.

    J’ai une expression pour ce que ces personnes m’ont fait: l’humiliation karmique. Les gens pensent au karma comme étant une force spéciale, mais le karma n’est en fait que le conditionnement que l’on subit quand nous grandissons. J’ai le karma de quelqu’un qui se compare aux trous de culs. J’ai aussi le karma d’un ingénieur informatique. Ceci est mon conditionnement. Je n’y peux rien. M’humilier à ce propos n’est pas utile.

    Je ne suis habituellement pas un trou de cul, mais je me demande tout le temps, et même dans des situations qui ne le requièrent pas: suis-je, au bout du compte, un trou de cul? Et ai-je fait quelque chose que je n’ai pas remarqué?

    #autisme #autiste #AutisticWriters #ExpériencesTraumatiques #HumiliationKarmique #karma #rencontres #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/07/09/suis-je-un-trou-de-cul/

  6. Le problème avec les réponses à mes questions

    Quand je me plains d’un produit, votre réponse que je devrais seulement cesser de l’utiliser me pue au nez.

    De temps en temps, je rencontre des problèmes avec ce produit-ci ou ce produit-là. Des fois, que je ne trouve pas de solution, j’envoie mon problème dans le fédivers, an espérant que quelqu’un répondra.

    Beaucoup de gens ne répondent pas. Ceci est très bien.

    Certains répondent avec leurs propres problèmes. Ceci est aussi bien.

    Certains répondent qu’ils ont juré de ne jamais se resservir de ce produit. Oui, ceci est aussi très bien. Je favorise votre décision de ne pas vous resservir de ce produit.

    Par contre, il y a des gens qui me disent que je ne devrais pas utiliser le produit que j’utilise. Ceci est leur réponse complète. Ils ne suggèrent pas autre chose. Ils ne font que chier sur le produit?

    Quelle est l’utilité de ceci?

    Vous n’avez pas réglé mon problème. En fait, vous l’avez compliqué. Vous me dites de ne pas utiliser mon produit. D’accord, mais quelle est l’alternative? Ah, bien, vous ne l’avez pas donné, cette alternative. Vous me laissez la tâche de trouver cette alternative. Votre réponse pue.

    De temps en temps, quelqu’un offre une alternative. Au moins, cette personne essaie d’être utile. C’est très bien de me lancer une alternative, si ceci est fait humblement. C’est-à-dire, si ceci est fait avec l’admission, que votre choix peut ne pas être adéquat pour moi. Ceci est bien.

    Ce qui n’est définitivement pas bien, ce sont ces cons qui insistent que je devrais utiliser leur produit favori sans penser que peut-être leur produit n’est pas bien pour moi. J’ai vécu sur cette planète assez longtemps pour savoir que quand quelqu’un me dit utilise simplement ceci, il est fort probably que je vais rencontre des problèmes, ou bien un cul-de-sac. Votre réponse pue.

    Vous voulez des exemples?

    « WordPress pue! Utilise simplement write.as. »

    Je l’ai essayé, write.as. Ça pue, et encore plus que WordPress. Je ne suis pas un fan de WordPress, mais il fonctionne.

    « Chrome pue! Utilise simplement Firefox. »

    J’ai fait cet échange. Firefox est mon fureteur principal maintenant. Par contre, j’avais oublié combien de sites ne fonctionne pas avec Firefox. Oui oui, je sais que ceci ne devrait pas faire problème en 2024, mais je me suis trompé. Il n’y a aucune application de téléconférence que je peux utiliser avec Firefox de manière fiable. (Jitsi pourrait fonctionner, mais je ne l’ai pas utilisé avec tant de monde, donc je ne sais pas vraiment.)

    Je dirais aussi que j’ai fort probablement dépensé du temps à penser aux problèmes que vous avez découverts dans les produits que j’utilise. J’ai aussi fort probablement dépensé du temps à penser aux alternatives et que je les ai trouvées problématiques. Je trouve ça très bien quand quelqu’un me lance au visage une alternative que j’ai déjà rejetée.

    Vous ne m’informez pas de quelque chose que je ne savais pas déjà. Si votre réponse est parmi celles que j’ai déclarées comme puantes ci-haut, votre réponse pue aussi. Même si je ne vous le dis pas. Votre réponse pue.

    #AutisticWriters #problèmes #réponses #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/07/05/le-probleme-avec-les-reponses-a-mes-questions/

  7. Une attaque de panique n’est peut-être pas ce que vous croyez.

    Je vais vous expliquer ce qu’est une attaque de panique.

    Ceci ne veut pas seulement dire faire l’expérience d’une grande peur ou être terrifié sans tenir compte des circonstances. J’ai fait l’expérience de deux séries d’attaque de panique durant ma vie. J’ai dû prendre du Xanax pour contrer ces attaques jusqu’au moment où le temps effectua sa magie et les attaque cessèrent.

    Une attaque de panique n’est pas un sentiment de panique en la présence d’un danger réel. Si quelque chose de dangereux se produit, et que vous ressentez une panique, ceci est une réponse normale au danger. Si vous pouvez éliminer le danger et que votre panique disparait, ceci est aussi un signe que ce que vous ressentez n’est pas une attaque de panique.

    « Je regardais ceci à la télé et j’ai ressenti une attaque de panique. Quand j’ai éteint la télé, je me suis calmé. »

    Ce que vous avec ressenti n’a pas été une attaque de panique, c’était seulement une réaction normale à quelque chose que votre cerveau a trouvé dangereux, là, dans le monde.

    Voyez-vous, une attaque de panique est un sentiment irrationnel de peur, quand il n’y a rien là qui peut évidemment vous faire du mal. Il n’y a rien que vous pouvez enlever de votre environnement pour éliminer cette panique. Une attaque de panique, c’est votre corps qui pense qu’il y a un danger, quand il n’y a pas de danger. Aucun réconfort ne fera disparaitre cette panique, parce qu’elle est irrationnelle.

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    Une attaque de panique est différente du premier scénario que je vous ai donné ci-haut, parce qu’il n’y a pas d’autre solution que de prendre des médicaments. Les exercices de respiration peuvent la modérer, mais ils ne l’élimineront pas. Comment sais-je ceci? J’ai fait l’expérience de deux séries d’attaques de panique. Je pouvais bien regarder autour de moi, et je voyais qu’il n’y avait pas de danger dans mon environnement, mais mon sentiment de panique ne disparaissait pas. Je pouvais raisonner qu’il n’y avait pas de danger, mais cette raison n’éliminait pas l’irrationalité de l’attaque de panique.

    « Mais j’ai été capable de faire partir mon attaque avec… »

    Si ce fut avec quoi que ce soit d’autre que de prendre un anxiolytique, ce que vous avez ressenti n’était qu’une panique simple, et non pas une attaque de panique. L’utilisation de termes erronés, et insister que votre simple panique a été une attaque de panique, est néfaste de la même manière avec laquelle insister que quelqu’un qui ressent une saute d’anxiété à l’occasion d’une rencontre romantique souffre d’anxiété sociale, ou que quelqu’un qui est simplement triste face à la mort d’un animal de compagnie ressent une dépression.

    Les gens rebondissent normalement de leur anxiété ou de leur tristesse. Un signe certain que ce dont vous devez traiter n’est pas l’anxiété sociale ou la dépression est que vous pouvez facilement régler le problème. Les gens qui font de l’anxiété sociale, par exemple, ruminerons avant et après l’événement. Les gens qui subissent la dépression ne seront pas tirés de cette dépression par une farce.

    L’utilisation de termes erronés est néfaste de la même manière que dire « nous sommes tous un peu autistes » est néfaste. Ceci n’est qu’une manière de minimiser le vrai problème, un problème qui ne peut être réglé en réorganisant votre monde.

    #AttaqueDePanique #AutisticWriters #danger #irrationel #panique #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/06/26/une-attaque-de-panique-nest-peut-etre-pas-ce-que-vous-croyez/

  8. Des flocons de neige dans la tempête.

    Nous ne sommes que des flocons de neige dans la tempête. Ainsi est notre vie.

    L’original anglais de cet article a été écrit en hiver.

    Pendant que j’écris ces lignes, il neige paisiblement en dehors de mon appartement. Je ne veux pas cependant parler du présent, mais du passé. Je veux parler d’une nuit, quand j’étais dans la jeune vingtaine. À ce moment-là, j’habitais encore à Montréal, en appartement, avec un colocataire. Je n’avais pas encore rencontré la femme qui deviendrait mon épouse, et plus tard mon ex-épouse. Je n’étais encore qu’un étudiant à la maitrise en génie informatique, et qu’un débutant très naïf dans la pratique du Zen.

    Je ne savais pas ce que ma vie future serait. Je ne savais pas que j’aurais une crise cardiaque. Je ne savais pas non plus que bientôt, je déménagerais aux États-Unis, parce que je serais tombé amoureux de la femme qui deviendrait mon épouse. Je ne savais pas que beaucoup plus tard, j’aurais un cancer, que je survivrais, et quelles révélations ceci apporterait. Quelles péripéties!

    Une nuit, la neige tombait en dehors de l’appartement dans lequel je vivais. J’ai regardé dehors. Il y avait un lampadaire pas très loin de ma fenêtre. Ce lampadaire illuminait la neige qui tombait. Comme je regardais les flocons de neige qui tombaient et dansaient dans le vent, j’ai réalisé que c’est de ceci que nos vies sont composées.

    Comme is est souvent le cas, je ne me crois pas être très original avec cette réalisation. Les anciens maitres, et ceux qui sont nés hier, disaient fréquemment que nous ne sommes que des feuilles d’arbre qui flottent dans la rivière. Ils soulignaient la même chose que moi. Par contre, peut-être parce que je suis du nord, l’analogie de la tempête de neige me semble plus apte que les autres analogies. Ultimement, ceci n’est qu’une préférence de ma part. Il n’y a pas de différence substantielle entre les analogies des maitres et mon analogie.

    Nous sommes les flocons de neige qui tombent et dansent au cours du vent. La plupart des choses qui arrivent dans nos vies ne sont pas sous notre contrôle. Nous sommes déplacés par les courants d’air qui nous entourent. Nous nous heurtons au hasard dans ce flocon-ci et ce flocon-là. Des fois, nous nous agglomérons. Des fois, cette agglomération est détruite. Toutes nos machinations, au bout du compte, ne donnent rien, rien du tout.

    « Quelles conneries! Le self-made man est réel, quand même! »

    Le self-made man n’est qu’une illusion. C’est la chance qui l’a fait s’agglomérer. Le self-made man n’est pas capable de commander le vent. Les circonstances ont fait ce qu’il est, et les circonstances vont le défaire.

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    Étant donné que nous machinations sont futiles, que reste-t-il? La gentillesse est seulement ce qui reste. Notez que je ne suis pas un saint, et que je trouve difficile d’offrir ma gentillesse à tout le monde. Cependant, je suis progressivement devenu plus gentil. La gentillesse est définitivement ce qui est l’élan de ma vie, en commençant avec mes partenaires romantiques. Je ne les force jamais. Je ne les utilise pas pour mon bénéfice propre. À un point tel que quand une ex-partenaire m’a dit qu’elle n’était pas chaude au polyamour, il n’y a pas eu de prière de ma part ou de dispute. Nous nous sommes simplement séparés.

    « Mais tu es un Dominant! Tu les utilises sûrement pour ton bénéfice! »

    Dans un certain sens, ceci est bien vrai. Par contre, quand ceci se produit, c’est pour notre bénéfice mutuel que j’utilise mes partenaires. Ce n’est pas une relation à sens unique, dans laquelle j’obtiens toutes richesses, et qu’ils n’obtiennent rien. Si vous venez à moi en voulant vous faire utiliser, et c’est comme ceci que mes partenaires m’approchent, alors je vous utiliserai.

    Certains maitres diront qu’il n’y a pas de séparation entre la pratique spirituelle et le reste de notre vie, en dehors de la pratique. Je crois bien que ceci soit vrai. La gentillesse que j’ai pu démontrer à mes partenaires a approfondi ma pratique spirituelle.

    « Tu sembles te contredire. Tu parles de devenir plus gentil, mais tu dis aussi que nous ne décidons pas nos vies. Comment ceci se peut-il? »

    Il est vrai que nous ne décidons pas nos vies. Par contre, il est définitivement possible de devenir plus gentil. Voyez-vous, nous ne pouvons pas devenir plus gentils seulement en faisant un vœu un jour. Nous ne commençons pas étant un connard, pour ensuite devenir quelqu’un de gentil. Ceci n’arrive pas. C’est ceci que je veux dire quand je dis que nous ne décidons pas nos vies. Par contre, nous pouvons modifier la trajectoire de nos vies, de façon légère et doucement. Nous pouvons viser une plus grande gentillesse. Ceci, nous pouvons le faire.

    Retournons à notre analogie. Si nous sommes des flocons de neige, au bout du compte, nous fonderons, et deviendrons de l’eau. Le flocon ne sera plus. Cette eau gèlera encore une fois, et il y aura un nouveau flocon. Je crois que cette analogie est plus apte à illustrer le cycle des naissances que l’analogie populaire. Désolé, mais l’idée « J’étais auparavant une vache, et maintenant humain, » c’est de la foutaise. Étant donné l’impermanence du soi, il n’y a pas de vache qui est maintenant humaine.

    « Mais les enseignements… »

    Oui, il y a des enseignements bouddhistes qui disent qu’une vache est devenue humaine. Par contre, il y a d’autres enseignements qui contredisent ceux-ci. La contradiction n’est pas importante, mais quand il nous faut comprendre le monde, nous devons choisir l’un contre l’autre. La foudre peut-être, poétiquement parlant, la colère des dieux, et électricité. Par contre, quand il faut me protéger, je considère la foudre comme étant électricité. Si la foudre me visite, je veux me trouver un abri, plutôt que de prier aux dieux de me laisser tout seul.

    Assez avec les mots! Comme je regarde la neige tomber ce matin, je me rappelle ce moment, quand j’habitais à Montréal, et que j’ai réalisé cette vérité simple.

    Nous ne sommes que des flocons de neige dans la tempête.

    #AutisticWriters #Bouddhisme #BouddhismeZen #FloconsDeNeige #gentillesse #TempêteDeNeige #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/06/21/des-flocons-de-neige-dans-la-tempete/

  9. Des flocons de neige dans la tempête.

    Nous ne sommes que des flocons de neige dans la tempête. Ainsi est notre vie.

    L’original anglais de cet article a été écrit en hiver.

    Pendant que j’écris ces lignes, il neige paisiblement en dehors de mon appartement. Je ne veux pas cependant parler du présent, mais du passé. Je veux parler d’une nuit, quand j’étais dans la jeune vingtaine. À ce moment-là, j’habitais encore à Montréal, en appartement, avec un colocataire. Je n’avais pas encore rencontré la femme qui deviendrait mon épouse, et plus tard mon ex-épouse. Je n’étais encore qu’un étudiant à la maitrise en génie informatique, et qu’un débutant très naïf dans la pratique du Zen.

    Je ne savais pas ce que ma vie future serait. Je ne savais pas que j’aurais une crise cardiaque. Je ne savais pas non plus que bientôt, je déménagerais aux États-Unis, parce que je serais tombé amoureux de la femme qui deviendrait mon épouse. Je ne savais pas que beaucoup plus tard, j’aurais un cancer, que je survivrais, et quelles révélations ceci apporterait. Quelles péripéties!

    Une nuit, la neige tombait en dehors de l’appartement dans lequel je vivais. J’ai regardé dehors. Il y avait un lampadaire pas très loin de ma fenêtre. Ce lampadaire illuminait la neige qui tombait. Comme je regardais les flocons de neige qui tombaient et dansaient dans le vent, j’ai réalisé que c’est de ceci que nos vies sont composées.

    Comme is est souvent le cas, je ne me crois pas être très original avec cette réalisation. Les anciens maitres, et ceux qui sont nés hier, disaient fréquemment que nous ne sommes que des feuilles d’arbre qui flottent dans la rivière. Ils soulignaient la même chose que moi. Par contre, peut-être parce que je suis du nord, l’analogie de la tempête de neige me semble plus apte que les autres analogies. Ultimement, ceci n’est qu’une préférence de ma part. Il n’y a pas de différence substantielle entre les analogies des maitres et mon analogie.

    Nous sommes les flocons de neige qui tombent et dansent au cours du vent. La plupart des choses qui arrivent dans nos vies ne sont pas sous notre contrôle. Nous sommes déplacés par les courants d’air qui nous entourent. Nous nous heurtons au hasard dans ce flocon-ci et ce flocon-là. Des fois, nous nous agglomérons. Des fois, cette agglomération est détruite. Toutes nos machinations, au bout du compte, ne donnent rien, rien du tout.

    « Quelles conneries! Le self-made man est réel, quand même! »

    Le self-made man n’est qu’une illusion. C’est la chance qui l’a fait s’agglomérer. Le self-made man n’est pas capable de commander le vent. Les circonstances ont fait ce qu’il est, et les circonstances vont le défaire.

    Votre vie d’autiste existe grâce à votre support. Utilisez l’un des liens ci-bas pour me supporter. Merci!

    Joins-toi à nous Magasin sur Bonfire

    Étant donné que nous machinations sont futiles, que reste-t-il? La gentillesse est seulement ce qui reste. Notez que je ne suis pas un saint, et que je trouve difficile d’offrir ma gentillesse à tout le monde. Cependant, je suis progressivement devenu plus gentil. La gentillesse est définitivement ce qui est l’élan de ma vie, en commençant avec mes partenaires romantiques. Je ne les force jamais. Je ne les utilise pas pour mon bénéfice propre. À un point tel que quand une ex-partenaire m’a dit qu’elle n’était pas chaude au polyamour, il n’y a pas eu de prière de ma part ou de dispute. Nous nous sommes simplement séparés.

    « Mais tu es un Dominant! Tu les utilises sûrement pour ton bénéfice! »

    Dans un certain sens, ceci est bien vrai. Par contre, quand ceci se produit, c’est pour notre bénéfice mutuel que j’utilise mes partenaires. Ce n’est pas une relation à sens unique, dans laquelle j’obtiens toutes richesses, et qu’ils n’obtiennent rien. Si vous venez à moi en voulant vous faire utiliser, et c’est comme ceci que mes partenaires m’approchent, alors je vous utiliserai.

    Certains maitres diront qu’il n’y a pas de séparation entre la pratique spirituelle et le reste de notre vie, en dehors de la pratique. Je crois bien que ceci soit vrai. La gentillesse que j’ai pu démontrer à mes partenaires a approfondi ma pratique spirituelle.

    « Tu sembles te contredire. Tu parles de devenir plus gentil, mais tu dis aussi que nous ne décidons pas nos vies. Comment ceci se peut-il? »

    Il est vrai que nous ne décidons pas nos vies. Par contre, il est définitivement possible de devenir plus gentil. Voyez-vous, nous ne pouvons pas devenir plus gentils seulement en faisant un vœu un jour. Nous ne commençons pas étant un connard, pour ensuite devenir quelqu’un de gentil. Ceci n’arrive pas. C’est ceci que je veux dire quand je dis que nous ne décidons pas nos vies. Par contre, nous pouvons modifier la trajectoire de nos vies, de façon légère et doucement. Nous pouvons viser une plus grande gentillesse. Ceci, nous pouvons le faire.

    Retournons à notre analogie. Si nous sommes des flocons de neige, au bout du compte, nous fonderons, et deviendrons de l’eau. Le flocon ne sera plus. Cette eau gèlera encore une fois, et il y aura un nouveau flocon. Je crois que cette analogie est plus apte à illustrer le cycle des naissances que l’analogie populaire. Désolé, mais l’idée « J’étais auparavant une vache, et maintenant humain, » c’est de la foutaise. Étant donné l’impermanence du soi, il n’y a pas de vache qui est maintenant humaine.

    « Mais les enseignements… »

    Oui, il y a des enseignements bouddhistes qui disent qu’une vache est devenue humaine. Par contre, il y a d’autres enseignements qui contredisent ceux-ci. La contradiction n’est pas importante, mais quand il nous faut comprendre le monde, nous devons choisir l’un contre l’autre. La foudre peut-être, poétiquement parlant, la colère des dieux, et électricité. Par contre, quand il faut me protéger, je considère la foudre comme étant électricité. Si la foudre me visite, je veux me trouver un abri, plutôt que de prier aux dieux de me laisser tout seul.

    Assez avec les mots! Comme je regarde la neige tomber ce matin, je me rappelle ce moment, quand j’habitais à Montréal, et que j’ai réalisé cette vérité simple.

    Nous ne sommes que des flocons de neige dans la tempête.

    #AutisticWriters #Bouddhisme #BouddhismeZen #FloconsDeNeige #gentillesse #TempêteDeNeige #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/06/21/des-flocons-de-neige-dans-la-tempete/

  10. Des flocons de neige dans la tempête.

    Nous ne sommes que des flocons de neige dans la tempête. Ainsi est notre vie.

    L’original anglais de cet article a été écrit en hiver.

    Pendant que j’écris ces lignes, il neige paisiblement en dehors de mon appartement. Je ne veux pas cependant parler du présent, mais du passé. Je veux parler d’une nuit, quand j’étais dans la jeune vingtaine. À ce moment-là, j’habitais encore à Montréal, en appartement, avec un colocataire. Je n’avais pas encore rencontré la femme qui deviendrait mon épouse, et plus tard mon ex-épouse. Je n’étais encore qu’un étudiant à la maitrise en génie informatique, et qu’un débutant très naïf dans la pratique du Zen.

    Je ne savais pas ce que ma vie future serait. Je ne savais pas que j’aurais une crise cardiaque. Je ne savais pas non plus que bientôt, je déménagerais aux États-Unis, parce que je serais tombé amoureux de la femme qui deviendrait mon épouse. Je ne savais pas que beaucoup plus tard, j’aurais un cancer, que je survivrais, et quelles révélations ceci apporterait. Quelles péripéties!

    Une nuit, la neige tombait en dehors de l’appartement dans lequel je vivais. J’ai regardé dehors. Il y avait un lampadaire pas très loin de ma fenêtre. Ce lampadaire illuminait la neige qui tombait. Comme je regardais les flocons de neige qui tombaient et dansaient dans le vent, j’ai réalisé que c’est de ceci que nos vies sont composées.

    Comme is est souvent le cas, je ne me crois pas être très original avec cette réalisation. Les anciens maitres, et ceux qui sont nés hier, disaient fréquemment que nous ne sommes que des feuilles d’arbre qui flottent dans la rivière. Ils soulignaient la même chose que moi. Par contre, peut-être parce que je suis du nord, l’analogie de la tempête de neige me semble plus apte que les autres analogies. Ultimement, ceci n’est qu’une préférence de ma part. Il n’y a pas de différence substantielle entre les analogies des maitres et mon analogie.

    Nous sommes les flocons de neige qui tombent et dansent au cours du vent. La plupart des choses qui arrivent dans nos vies ne sont pas sous notre contrôle. Nous sommes déplacés par les courants d’air qui nous entourent. Nous nous heurtons au hasard dans ce flocon-ci et ce flocon-là. Des fois, nous nous agglomérons. Des fois, cette agglomération est détruite. Toutes nos machinations, au bout du compte, ne donnent rien, rien du tout.

    « Quelles conneries! Le self-made man est réel, quand même! »

    Le self-made man n’est qu’une illusion. C’est la chance qui l’a fait s’agglomérer. Le self-made man n’est pas capable de commander le vent. Les circonstances ont fait ce qu’il est, et les circonstances vont le défaire.

    Votre vie d’autiste existe grâce à votre support. Utilisez l’un des liens ci-bas pour me supporter. Merci!

    Joins-toi à nous Magasin sur Bonfire

    Étant donné que nous machinations sont futiles, que reste-t-il? La gentillesse est seulement ce qui reste. Notez que je ne suis pas un saint, et que je trouve difficile d’offrir ma gentillesse à tout le monde. Cependant, je suis progressivement devenu plus gentil. La gentillesse est définitivement ce qui est l’élan de ma vie, en commençant avec mes partenaires romantiques. Je ne les force jamais. Je ne les utilise pas pour mon bénéfice propre. À un point tel que quand une ex-partenaire m’a dit qu’elle n’était pas chaude au polyamour, il n’y a pas eu de prière de ma part ou de dispute. Nous nous sommes simplement séparés.

    « Mais tu es un Dominant! Tu les utilises sûrement pour ton bénéfice! »

    Dans un certain sens, ceci est bien vrai. Par contre, quand ceci se produit, c’est pour notre bénéfice mutuel que j’utilise mes partenaires. Ce n’est pas une relation à sens unique, dans laquelle j’obtiens toutes richesses, et qu’ils n’obtiennent rien. Si vous venez à moi en voulant vous faire utiliser, et c’est comme ceci que mes partenaires m’approchent, alors je vous utiliserai.

    Certains maitres diront qu’il n’y a pas de séparation entre la pratique spirituelle et le reste de notre vie, en dehors de la pratique. Je crois bien que ceci soit vrai. La gentillesse que j’ai pu démontrer à mes partenaires a approfondi ma pratique spirituelle.

    « Tu sembles te contredire. Tu parles de devenir plus gentil, mais tu dis aussi que nous ne décidons pas nos vies. Comment ceci se peut-il? »

    Il est vrai que nous ne décidons pas nos vies. Par contre, il est définitivement possible de devenir plus gentil. Voyez-vous, nous ne pouvons pas devenir plus gentils seulement en faisant un vœu un jour. Nous ne commençons pas étant un connard, pour ensuite devenir quelqu’un de gentil. Ceci n’arrive pas. C’est ceci que je veux dire quand je dis que nous ne décidons pas nos vies. Par contre, nous pouvons modifier la trajectoire de nos vies, de façon légère et doucement. Nous pouvons viser une plus grande gentillesse. Ceci, nous pouvons le faire.

    Retournons à notre analogie. Si nous sommes des flocons de neige, au bout du compte, nous fonderons, et deviendrons de l’eau. Le flocon ne sera plus. Cette eau gèlera encore une fois, et il y aura un nouveau flocon. Je crois que cette analogie est plus apte à illustrer le cycle des naissances que l’analogie populaire. Désolé, mais l’idée « J’étais auparavant une vache, et maintenant humain, » c’est de la foutaise. Étant donné l’impermanence du soi, il n’y a pas de vache qui est maintenant humaine.

    « Mais les enseignements… »

    Oui, il y a des enseignements bouddhistes qui disent qu’une vache est devenue humaine. Par contre, il y a d’autres enseignements qui contredisent ceux-ci. La contradiction n’est pas importante, mais quand il nous faut comprendre le monde, nous devons choisir l’un contre l’autre. La foudre peut-être, poétiquement parlant, la colère des dieux, et électricité. Par contre, quand il faut me protéger, je considère la foudre comme étant électricité. Si la foudre me visite, je veux me trouver un abri, plutôt que de prier aux dieux de me laisser tout seul.

    Assez avec les mots! Comme je regarde la neige tomber ce matin, je me rappelle ce moment, quand j’habitais à Montréal, et que j’ai réalisé cette vérité simple.

    Nous ne sommes que des flocons de neige dans la tempête.

    #AutisticWriters #Bouddhisme #BouddhismeZen #FloconsDeNeige #gentillesse #TempêteDeNeige #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/06/21/des-flocons-de-neige-dans-la-tempete/

  11. Des flocons de neige dans la tempête.

    Nous ne sommes que des flocons de neige dans la tempête. Ainsi est notre vie.

    L’original anglais de cet article a été écrit en hiver.

    Pendant que j’écris ces lignes, il neige paisiblement en dehors de mon appartement. Je ne veux pas cependant parler du présent, mais du passé. Je veux parler d’une nuit, quand j’étais dans la jeune vingtaine. À ce moment-là, j’habitais encore à Montréal, en appartement, avec un colocataire. Je n’avais pas encore rencontré la femme qui deviendrait mon épouse, et plus tard mon ex-épouse. Je n’étais encore qu’un étudiant à la maitrise en génie informatique, et qu’un débutant très naïf dans la pratique du Zen.

    Je ne savais pas ce que ma vie future serait. Je ne savais pas que j’aurais une crise cardiaque. Je ne savais pas non plus que bientôt, je déménagerais aux États-Unis, parce que je serais tombé amoureux de la femme qui deviendrait mon épouse. Je ne savais pas que beaucoup plus tard, j’aurais un cancer, que je survivrais, et quelles révélations ceci apporterait. Quelles péripéties!

    Une nuit, la neige tombait en dehors de l’appartement dans lequel je vivais. J’ai regardé dehors. Il y avait un lampadaire pas très loin de ma fenêtre. Ce lampadaire illuminait la neige qui tombait. Comme je regardais les flocons de neige qui tombaient et dansaient dans le vent, j’ai réalisé que c’est de ceci que nos vies sont composées.

    Comme is est souvent le cas, je ne me crois pas être très original avec cette réalisation. Les anciens maitres, et ceux qui sont nés hier, disaient fréquemment que nous ne sommes que des feuilles d’arbre qui flottent dans la rivière. Ils soulignaient la même chose que moi. Par contre, peut-être parce que je suis du nord, l’analogie de la tempête de neige me semble plus apte que les autres analogies. Ultimement, ceci n’est qu’une préférence de ma part. Il n’y a pas de différence substantielle entre les analogies des maitres et mon analogie.

    Nous sommes les flocons de neige qui tombent et dansent au cours du vent. La plupart des choses qui arrivent dans nos vies ne sont pas sous notre contrôle. Nous sommes déplacés par les courants d’air qui nous entourent. Nous nous heurtons au hasard dans ce flocon-ci et ce flocon-là. Des fois, nous nous agglomérons. Des fois, cette agglomération est détruite. Toutes nos machinations, au bout du compte, ne donnent rien, rien du tout.

    « Quelles conneries! Le self-made man est réel, quand même! »

    Le self-made man n’est qu’une illusion. C’est la chance qui l’a fait s’agglomérer. Le self-made man n’est pas capable de commander le vent. Les circonstances ont fait ce qu’il est, et les circonstances vont le défaire.

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    Étant donné que nous machinations sont futiles, que reste-t-il? La gentillesse est seulement ce qui reste. Notez que je ne suis pas un saint, et que je trouve difficile d’offrir ma gentillesse à tout le monde. Cependant, je suis progressivement devenu plus gentil. La gentillesse est définitivement ce qui est l’élan de ma vie, en commençant avec mes partenaires romantiques. Je ne les force jamais. Je ne les utilise pas pour mon bénéfice propre. À un point tel que quand une ex-partenaire m’a dit qu’elle n’était pas chaude au polyamour, il n’y a pas eu de prière de ma part ou de dispute. Nous nous sommes simplement séparés.

    « Mais tu es un Dominant! Tu les utilises sûrement pour ton bénéfice! »

    Dans un certain sens, ceci est bien vrai. Par contre, quand ceci se produit, c’est pour notre bénéfice mutuel que j’utilise mes partenaires. Ce n’est pas une relation à sens unique, dans laquelle j’obtiens toutes richesses, et qu’ils n’obtiennent rien. Si vous venez à moi en voulant vous faire utiliser, et c’est comme ceci que mes partenaires m’approchent, alors je vous utiliserai.

    Certains maitres diront qu’il n’y a pas de séparation entre la pratique spirituelle et le reste de notre vie, en dehors de la pratique. Je crois bien que ceci soit vrai. La gentillesse que j’ai pu démontrer à mes partenaires a approfondi ma pratique spirituelle.

    « Tu sembles te contredire. Tu parles de devenir plus gentil, mais tu dis aussi que nous ne décidons pas nos vies. Comment ceci se peut-il? »

    Il est vrai que nous ne décidons pas nos vies. Par contre, il est définitivement possible de devenir plus gentil. Voyez-vous, nous ne pouvons pas devenir plus gentils seulement en faisant un vœu un jour. Nous ne commençons pas étant un connard, pour ensuite devenir quelqu’un de gentil. Ceci n’arrive pas. C’est ceci que je veux dire quand je dis que nous ne décidons pas nos vies. Par contre, nous pouvons modifier la trajectoire de nos vies, de façon légère et doucement. Nous pouvons viser une plus grande gentillesse. Ceci, nous pouvons le faire.

    Retournons à notre analogie. Si nous sommes des flocons de neige, au bout du compte, nous fonderons, et deviendrons de l’eau. Le flocon ne sera plus. Cette eau gèlera encore une fois, et il y aura un nouveau flocon. Je crois que cette analogie est plus apte à illustrer le cycle des naissances que l’analogie populaire. Désolé, mais l’idée « J’étais auparavant une vache, et maintenant humain, » c’est de la foutaise. Étant donné l’impermanence du soi, il n’y a pas de vache qui est maintenant humaine.

    « Mais les enseignements… »

    Oui, il y a des enseignements bouddhistes qui disent qu’une vache est devenue humaine. Par contre, il y a d’autres enseignements qui contredisent ceux-ci. La contradiction n’est pas importante, mais quand il nous faut comprendre le monde, nous devons choisir l’un contre l’autre. La foudre peut-être, poétiquement parlant, la colère des dieux, et électricité. Par contre, quand il faut me protéger, je considère la foudre comme étant électricité. Si la foudre me visite, je veux me trouver un abri, plutôt que de prier aux dieux de me laisser tout seul.

    Assez avec les mots! Comme je regarde la neige tomber ce matin, je me rappelle ce moment, quand j’habitais à Montréal, et que j’ai réalisé cette vérité simple.

    Nous ne sommes que des flocons de neige dans la tempête.

    #AutisticWriters #Bouddhisme #BouddhismeZen #FloconsDeNeige #gentillesse #TempêteDeNeige #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/06/21/des-flocons-de-neige-dans-la-tempete/

  12. Des flocons de neige dans la tempête.

    Nous ne sommes que des flocons de neige dans la tempête. Ainsi est notre vie.

    L’original anglais de cet article a été écrit en hiver.

    Pendant que j’écris ces lignes, il neige paisiblement en dehors de mon appartement. Je ne veux pas cependant parler du présent, mais du passé. Je veux parler d’une nuit, quand j’étais dans la jeune vingtaine. À ce moment-là, j’habitais encore à Montréal, en appartement, avec un colocataire. Je n’avais pas encore rencontré la femme qui deviendrait mon épouse, et plus tard mon ex-épouse. Je n’étais encore qu’un étudiant à la maitrise en génie informatique, et qu’un débutant très naïf dans la pratique du Zen.

    Je ne savais pas ce que ma vie future serait. Je ne savais pas que j’aurais une crise cardiaque. Je ne savais pas non plus que bientôt, je déménagerais aux États-Unis, parce que je serais tombé amoureux de la femme qui deviendrait mon épouse. Je ne savais pas que beaucoup plus tard, j’aurais un cancer, que je survivrais, et quelles révélations ceci apporterait. Quelles péripéties!

    Une nuit, la neige tombait en dehors de l’appartement dans lequel je vivais. J’ai regardé dehors. Il y avait un lampadaire pas très loin de ma fenêtre. Ce lampadaire illuminait la neige qui tombait. Comme je regardais les flocons de neige qui tombaient et dansaient dans le vent, j’ai réalisé que c’est de ceci que nos vies sont composées.

    Comme is est souvent le cas, je ne me crois pas être très original avec cette réalisation. Les anciens maitres, et ceux qui sont nés hier, disaient fréquemment que nous ne sommes que des feuilles d’arbre qui flottent dans la rivière. Ils soulignaient la même chose que moi. Par contre, peut-être parce que je suis du nord, l’analogie de la tempête de neige me semble plus apte que les autres analogies. Ultimement, ceci n’est qu’une préférence de ma part. Il n’y a pas de différence substantielle entre les analogies des maitres et mon analogie.

    Nous sommes les flocons de neige qui tombent et dansent au cours du vent. La plupart des choses qui arrivent dans nos vies ne sont pas sous notre contrôle. Nous sommes déplacés par les courants d’air qui nous entourent. Nous nous heurtons au hasard dans ce flocon-ci et ce flocon-là. Des fois, nous nous agglomérons. Des fois, cette agglomération est détruite. Toutes nos machinations, au bout du compte, ne donnent rien, rien du tout.

    « Quelles conneries! Le self-made man est réel, quand même! »

    Le self-made man n’est qu’une illusion. C’est la chance qui l’a fait s’agglomérer. Le self-made man n’est pas capable de commander le vent. Les circonstances ont fait ce qu’il est, et les circonstances vont le défaire.

    Votre vie d’autiste existe grâce à votre support. Utilisez l’un des liens ci-bas pour me supporter. Merci!

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    Étant donné que nous machinations sont futiles, que reste-t-il? La gentillesse est seulement ce qui reste. Notez que je ne suis pas un saint, et que je trouve difficile d’offrir ma gentillesse à tout le monde. Cependant, je suis progressivement devenu plus gentil. La gentillesse est définitivement ce qui est l’élan de ma vie, en commençant avec mes partenaires romantiques. Je ne les force jamais. Je ne les utilise pas pour mon bénéfice propre. À un point tel que quand une ex-partenaire m’a dit qu’elle n’était pas chaude au polyamour, il n’y a pas eu de prière de ma part ou de dispute. Nous nous sommes simplement séparés.

    « Mais tu es un Dominant! Tu les utilises sûrement pour ton bénéfice! »

    Dans un certain sens, ceci est bien vrai. Par contre, quand ceci se produit, c’est pour notre bénéfice mutuel que j’utilise mes partenaires. Ce n’est pas une relation à sens unique, dans laquelle j’obtiens toutes richesses, et qu’ils n’obtiennent rien. Si vous venez à moi en voulant vous faire utiliser, et c’est comme ceci que mes partenaires m’approchent, alors je vous utiliserai.

    Certains maitres diront qu’il n’y a pas de séparation entre la pratique spirituelle et le reste de notre vie, en dehors de la pratique. Je crois bien que ceci soit vrai. La gentillesse que j’ai pu démontrer à mes partenaires a approfondi ma pratique spirituelle.

    « Tu sembles te contredire. Tu parles de devenir plus gentil, mais tu dis aussi que nous ne décidons pas nos vies. Comment ceci se peut-il? »

    Il est vrai que nous ne décidons pas nos vies. Par contre, il est définitivement possible de devenir plus gentil. Voyez-vous, nous ne pouvons pas devenir plus gentils seulement en faisant un vœu un jour. Nous ne commençons pas étant un connard, pour ensuite devenir quelqu’un de gentil. Ceci n’arrive pas. C’est ceci que je veux dire quand je dis que nous ne décidons pas nos vies. Par contre, nous pouvons modifier la trajectoire de nos vies, de façon légère et doucement. Nous pouvons viser une plus grande gentillesse. Ceci, nous pouvons le faire.

    Retournons à notre analogie. Si nous sommes des flocons de neige, au bout du compte, nous fonderons, et deviendrons de l’eau. Le flocon ne sera plus. Cette eau gèlera encore une fois, et il y aura un nouveau flocon. Je crois que cette analogie est plus apte à illustrer le cycle des naissances que l’analogie populaire. Désolé, mais l’idée « J’étais auparavant une vache, et maintenant humain, » c’est de la foutaise. Étant donné l’impermanence du soi, il n’y a pas de vache qui est maintenant humaine.

    « Mais les enseignements… »

    Oui, il y a des enseignements bouddhistes qui disent qu’une vache est devenue humaine. Par contre, il y a d’autres enseignements qui contredisent ceux-ci. La contradiction n’est pas importante, mais quand il nous faut comprendre le monde, nous devons choisir l’un contre l’autre. La foudre peut-être, poétiquement parlant, la colère des dieux, et électricité. Par contre, quand il faut me protéger, je considère la foudre comme étant électricité. Si la foudre me visite, je veux me trouver un abri, plutôt que de prier aux dieux de me laisser tout seul.

    Assez avec les mots! Comme je regarde la neige tomber ce matin, je me rappelle ce moment, quand j’habitais à Montréal, et que j’ai réalisé cette vérité simple.

    Nous ne sommes que des flocons de neige dans la tempête.

    #AutisticWriters #Bouddhisme #BouddhismeZen #FloconsDeNeige #gentillesse #TempêteDeNeige #VotreVieDAutiste

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  13. La découverte de mon état aromantique

    J’aurais bien aimé savoir plut tôt. Ça m’aurait épargné de la souffrance.

    J’ai récemment découvert que je suis aromantique. Tout comme la découverte de mon autisme, ceci fut un soulagement considérable. Je ne suis pas brisé. Je suis seulement différent. Je vais expliquer.

    Je me décris maintenant de la manière suivante. Je suis aromantique. Cependant, je suis capable d’aimer, et d’être affectueux, en plus d’être sexuel, avec quelqu’un. Par contre, je suis confondu par les « gestes romantiques. » Voici une liste, incomplète, de ces gestes:

    • Donner de fleurs.
    • Donner des bijoux.
    • Les dons que la société demande de faire.
    • Les dons généraux. Par exemple, acheter des machines quand je fais l’épicerie.
    • Laisser des petits mots qui disent je t’aime ici et là.
    • Les cartes de souhaits.
    • Les propositions de mariage. Quand j’ai proposé à mon ex-épouse, je me suis simplement tourné la tête et j’ai dit « Marions-nous. »
    • Le mariage. Mon mariage avec mon ex-épouse n’a pas été une affaire extravagante.
    • Etc.

    Je suis capable de faire certaines des choses dans la liste ci-haut. J’ai laissé un message vocal à mon ex-épouse pour lui chanter I Just Called To Say I Love You par Stevie Wonder, mais ceci n’est arrivé qu’une fois. Je suis aussi capable de donner des cadeaux. Par contre, mes dons sont plus contextuels que ce que la société demande. Je vois un besoin et je le comble. Par exemple, j’ai donné libéralement des jouets sexuels à mes partenaires.

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    Je ne crois pas que ces gestes soient des signes d’amour. En fait, si je me dois être honnête, beaucoup de ces gestes me laissent froid. Même la proposition de mariage. Oui, l’amour est un prérequis pour cette proposition et pour le mariage. Par contre, ces gestes ne sont pas une preuve d’amour. Je me dois aussi préciser que j’ai inclus ces gestes dans ma liste comme une reconnaissance de ce qui s’est passé auparavant. Je ne recherche pas maintenant une nouvelle proposition ou un nouveau mariage.

    De plus, je dirais que les gestes ci-haut sont ce que Hollywood pense la romance doit être. Hollywood corrompt tout ce qu’il touche. Sauf quelques exceptions, la représentation autistique à Hollywood est terrible. Hollywood corrompt aussi la technologie. Je le sais, car je suis ingénieur informatique. Il corrompt aussi la loi. Je le sais parce que la loi est l’un de mes intérêts. Je peux vous dire qu’un procès par embuscade, ça n’existe pas, du moins aux États-Unis.

    C’est ainsi que les choses peuvent déraper. Si vous avez un partenaire qui est comme moi, et un autre qui voit ces gestes comme étant requis pour démontrer votre amour, vous commencer à avoir des problèmes. Ceci était bel et bien la situation entre mon ex-épouse et moi-même. Elle voulait que j’exécute ces gestes. Moi, par contre, j’avais de la difficulté à les exécuter. Notre évaluation commune était que j’étais en faute et que je devais changer mon comportement.

    Haha, aussi bien essayer d’extraire de l’eau d’une pierre.

    Ne vous trompez pas. Je crois qu’il est possible de changer. Néanmoins, il y a des changements qui sont impossibles. Je ne suis pas capable de voir un regard fâché. Point à la ligne. Il n’y a aucune formation qui me ferait voir un regard fâché. Si vous espérez qu’un jour, je pourrai réaliser que vous me lancez un regard fâché, vous serez déçu. C’est de la même manière que je suis aromantique. Si vous espérez qu’un jour, je deviendrai complètement romantique, vous serez déçu.

    C’est pourquoi la découverte que je suis aromantique, comme la découverte que je suis autiste, est un soulagement. Ceci est la découverte que je n’ai pas à réparer mon comportement, et qu’il n’y a rien à changer. Je suis fait d’une certaine manière. Je n’ai pas à me blâmer pour ne pas me plier à la notion du romantique que Hollywood nous vend. Non, je ne suis que merveilleusement excentrique.

    En conséquence, je mets maintenant une explication plus courte que ce que j’ai écrit plus haut dans mon profil de rencontre. Mon dernier petit ami l’a vu dans mon profil, et il l’a accepté. C’est bien.

    #aromantique #autisme #autiste #AutisticWriters #Hollywood #romance #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/06/06/la-decouverte-de-mon-etat-aromantique/

  14. Bordel! Arrêtez de me demander si j’aime votre machin!

    J’en ai assez de ces requêtes qui me demandent d’évaluer vos machins immédiatement.

    C’est encore arrivé il y a quelques minutes. Une fenêtre s’est jeté à ma figure pour me demander si j’aimais une extension de WordPress. J’en ai assez de cette merde. C’est comme si j’étais partenaire de quelqu’un qui est très accaparant et qui veut être constamment réassuré que je l’aime bien.

    Vous pouvez bien penser que votre petite requête n’est pas une grosse imposition. Voici la nouvelle: ceci est bel et bien une imposition. Vous me demandez de laisser tomber mes affaires immédiatement pour vous donner une réponse honnête, à savoir si j’aime votre machin. Quoi? Vous ne vous rendiez pas compte que j’allais donner une réponse honnête? Vous faites votre demande à un autiste. Si vous me demandez d’évaluer, je ne me mettrai quand même pas à couper les coins ronds ou à vous donner une impression inarticulée.

    De plus, votre requête n’est pas la seule requête que je reçois. Votre machin n’est pas le seul machin que j’utilise, vous savez. Quand tous les producteurs d’application, toutes les épiceries, tous les dispensaires, tous les cons qui existent me demande de leur donner validation, le vacarme est assourdissant.

    Afin de répondre correctement à toutes les requêtes que vous, maudits trous de cul, me faites, il me faudrait être employé comme un évaluateur de produits. Je peux évaluer votre produit, mais ça me prend du temps pour me faire une opinion à savoir s’il marche de la manière dont je le veux. Encore une fois, je ne produis pas des opinions inarticulées. Et, encore une fois, votre requête n’est pas la seule que je reçoive. Qu’est-ce qui vous fait croire que vous méritez mon temps plus que les millions d’autres trous de cul qui veulent une évaluation?

    Je vais être franc, ces requêtes immédiates me semble être de l’arnaque. J’imagine que l’une des raison pour laquelle nous sommes bombardés par ces requêtes si rapidement est que nous n’avons pas encore eu le temps de découvrir des problèmes. Parce que nous n’avons pas encore découvert des problèmes, nous produisons une évaluation spectaculairement positive. Que nenni! Je ne vais quand même pas faire ceci!

    Le risque que vous courrez quand vous me demandez de façon trop persistante ou trop tôt une évaluation est que je vais lui donner une évaluation médiocre, et que je commenterai avec quelque chose comme « demande une évaluation trop tôt. » Bien oui, demander trop tôt est une faille dans votre produit. En fait, votre produit ne devrait même pas me le demander. Je vais écrire une évaluation quand je serai prêt.

    La cerise sur cette crème glacée de merde est quand votre truc n’accepte pas « non » comme réponse. Certains de ceux-ci ne vous donnent même pas l’option de dire « non. » Vous ne pouvez que dire « plus tard. » D’autre considèrent que « non, » ça veut dire « plus tard. » Vous pensez avoir éliminé la requête pour toujours, mais elle revient.

    J’encourage tous ceux qui sont irrités par ces requêtes à soumettre une évaluation médiocre. Ne leur donnez pas cinq étoiles parce que vous n’avez pas encore découvert le talon d’Achille. Donnez-leur une étoile pour la requête d’évaluation.

    Peut-être alors apprendront-ils à ne pas emmerder leur clientèle.

    #ActuallyAutisticFR #arnaque #AutisticWriters #évaluations #requêtes #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/05/06/bordel-arretez-de-me-demander-si-jaime-votre-machin/

  15. Déclarer son autisme ne fera rien pour contrer l’inaptitude policière

    Je ne crois pas que déclarer notre autisme ne changera quoi que ce soit.

    Photo by Scott Rodgerson on Unsplash

    J’ai vu récemment une série d’articles qui parlaient de nouvelles règles selon lesquelles les gens qui ont des troubles du comportement, l’autisme en particulier, auront la possibilité de déclarer leur trouble afin que la police puisse les traiter correctement. Avant de procéder, je veux préciser que j’utilise leur terminologie. Je ne crois pas que l’autisme soit un trouble du comportement, par lui-même. Par contre, l’autisme peut se retrouver lié à certaines conditions que les gens considèrent être des troubles du comportement.

    De plus, je crois que dans certaines juridictions, la déclaration du handicap n’est pas seulement permise, mais elle est mandatée par la juridiction. Je ne peux pas traiter de tous les cas dans cet article. S’il y a déjà problème dans les endroits où c’est permis, mandater cette déclaration va seulement empirer la situation.

    Je ne crois pas que cette démarche règlera quoi que ce soit. Il est peut-être vrai que dans certaines rencontres avec la police, cette déclaration de trouble du comportement changera la résolution. Par contre, en général, ceci ne changera pas comment les rencontres avec la police se résoudra. Prenez note que je parle de la police aux États-Unis. Peut-être que mon analyse ne s’applique pas là où vous habitez.

    Le problème est qu’aux ÉU, la police est entrainée pour intensifier les affrontements. Je m’en fous de savoir combien de classes d’apaisement les policiers doivent prendre à l’académie. Au bout du compte, ces classes ne font aucune différence. Ce que nous voyons dans les nouvelles est que la police intensifie les affrontements, et attaque des gens qui sont eux-mêmes inoffensifs. Ceux qui doivent supporter la majorité de ces attaques sont les minorités. Que ce soit les minorités raciales, sexuelles, médicales, ou les minorités quelconques qui sont différentes de la norme.

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    Mon opinion est que plutôt que d’essayer de faire des exceptions pour les minorités, la police devrait prendre l’apaisement au sérieux, pour tout le monde, et arrêter de fanfaronner avec ça. Je ne crois pas que quelqu’un qui soit entrainé de façon fondamentale afin d’intensifier les confrontations trouvera manière, magiquement, pour faire de l’apaisement quand il fera face à des gens qui devraient être gérés d’une façon différente. Ceci ne se produira tout simplement pas.

    Il y a aussi le problème que certaines personnes, pour des raisons privées quelconques, ne veulent pas annoncer leur trouble du comportement ou leur autisme. D’autres peuvent faire face à la discrimination s’ils mettent un placard sur leur auto ou leur maison qui dit qu’ils sont autistes. Que se passera-t-il si la police cafouille dans une rencontre avec un autiste qui a décidé de ne pas le déclarer? Les policiers seront-ils excusés, comme ils sont maintenant excusés dü au qualified immunity?

    De plus, si on suppose que ce système donnerait un avantage aux gens handicapés durant leurs rencontres avec la police, je me demande si certains malandrins pourraient faire semblant d’avoir un trouble du comportement. « Désolé. Je ne voulais pas prendre ce bonbon sans payer. J’ai un TOC. » Ce n’est pas encore fait, mais c’est quand même possible.

    Et puis, que se passera-t-il pour les autistes autodiagnostiqués. La communauté autistique nous reconnait comme autistes. (Je dis « nous » parce que je suis autodiagnostiqué.) La police demandera-t-elle que quelqu’un qui se dit autiste ait un diagnostic formel? Est-ce que la police ne croira pas quelqu’un qui ne parait pas assez autiste et ignorera la nécessité de traiter cette personne différemment? Insisteront-ils que les seules personnes réellement autistes sont ceux qui ressemblent à Ran Man ou Sheldon Cooper?

    Malheureusement, le conseil que j’ai pour les gens qui ont un trouble du comportement est toujours de garder leurs distances des policiers. De plus, je ne vois pas d’avantage à pré-déclarer son handicap. Je ne crois pas qu’un placard aidera. Quand vous faites face à un policier, peut-être que vous voudriez déclarer une sensitivité sensorielle, et demander au policier d’éteindre sa sirène, mais attendez de faire face à un policier.

    Si vous avez besoin d’aide avec quelqu’un qui a un trouble du comportement, et qui est en crise, et que vous croyez que cette personne ait besoin d’aide maintenant, pensez aux options ci-bas:

    (Désolé. Cette liste est Américaine.)

    1. Offrez de les amener dans une institution de santé mentale. Vous pourriez être surpris par leur accord.
    2. Appelez la Mobile Crisis Team locale.
    3. Appelez le 911, mais demandez d’être mis en contact avec la Crisis Intervention Team. Assurez-vous que la police ne soit pas impliquée.

    Ceci varie dépendant de la juridiction. L’important est de ne pas appeler la police. C’est seulement quand ces méthodes ne marchent pas que vous devriez penser à appeler la police. Notez bien aussi que le mot clé ci-haut est crise. Ne faites rien de ceci, sauf si vous devez faire face à une crise. Un enfant qui fait un meltdown, n’est pas, généralement, en crise. C’est peut-être agaçant, mais pas plus.

    Le conseil ci-haut est ce dont je me rappelle d’un cours donné par la National Alliance on Mental Illness. Ces gens sont des experts pour la gestion des crises. J’ai pris le cours pour aider une ex qui était schizophrène.

    Au bout du compte, je crois que l’idée que nous devrions déclarer nos troubles du comportement est bien intentionnée, mais elle ignore la réalité à laquelle nous faisons face au quotidien, et ignore les problèmes mêmes qui sont intrinsèques la force policière des ÉU.

    Entrainons la police pour qu’elle traite les gens humainement, et ceci règlera aussi le cas des gens qui ont des troubles du comportement.

    #ActuallyAutisticFR #apaisement #autisme #autiste #AutisticWriters #handicap #InaptitudePolicière #police #TroubleDuComportement #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/05/04/declarer-son-autisme-ne-fera-rien-pour-contrer-linaptitude-policiere/

  16. Ma souffrance est pour tout le monde

    Même si ma vie avait auparavant été vécue pour moi-même, je la vis maintenant pour les autres.

    Quand j’ai commencé à pratiquer le Zen, mon but était d’atteindre l’illumination le plus vite possible. Je pratiquais principalement pour mon propre bénéfice. Je me suis assis en méditation, inconstamment, pendant 27 ans. J’ai aussi fait l’expérience de retraites de sept jours. J’ai répondu à des koans. Par contre, j’ai toujours à atteindre l’illumination. Je suis une cause perdue, n’est-ce pas?

    Pas si vite!

    Mon petit frère m’a déjà dit que les gens ne peuvent changer. Quand il me disait ça, il me parlait de quelqu’un qui l’avait blessé profondément. Je ne suis pas d’accord que les gens ne peuvent changer. Il est peut-être vrai que certaines personnes ne peuvent changer, mais je doute ceci. Il est définitivement vrai que nous pouvons rencontrer des gens qui ne peuvent changer de la façon dont on voudrait qu’ils changent. J’ai une ex qui est un exemple de ceci. Je voulais la changer. Elle ne le voulait pas.

    Par contre, les gens peuvent changer, et ils changent. Je pense que c’est comme une trajectoire. Si vous avez tendance à être un con à l’endroit des autres, vous deviendrez de plus en plus con. Je crois que Donald Trump est un exemple de ceci. Si vous avez tendance à être gentil à l’endroit des autres, vous deviendrez de plus en plus gentil. Cette trajectoire peut prendre beaucoup de temps à s’infléchir. C’est mon cas.

    Je n’ai jamais été complètement merdique à l’endroit des autres. J’étais gentil. Plusieurs fois dans ma vie, j’ai été un ami pour des gens bien moins fortunés que moi, et qui des fois étaient rejetés par la société. Ma trajectoire a toujours été vers la gentillesse. Cependant, la souffrance que la vie m’a apportée a accéléré cette trajectoire.

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    J’ai déjà mentionné ailleurs que certaines personnes déclareront qu’elles ont souffert et que par conséquent tout le monde devrait souffrir, juste comme elles.

    Dans mon temps, nous devions marcher dans la neige pour aller à l’école. Pas d’autobus confortable. Les enfants devraient être forcés à marcher à l’école. Ça va les rendre plus forts!

    Je m’insurge contre ces gens. Peu importe la souffrance que j’ai dû subir, je veux l’épargner aux autres, surtout les jeunes. Je ne veux pas les faire marcher dans la neige, ou les faire subir les attaques de panique que j’ai eue, ou la chimio que j’ai subie.

    J’utilise maintenant ma souffrance pour aider les autres. Je suis autiste, donc je ne fais pas de gestes grandioses. Néanmoins, j’aide où je le peux. J’aide ceux qui ont des maladies mortelles, notamment les gens qui ont une maladie cardiaque et le cancer. J’aide aussi les autistes avec mon écriture et mes remarques dans le fédivers. J’aide mes partenaires de vie.

    Ma pratique du Zen a été utile pour assurer que ma trajectoire ait été vers la gentillesse. Notez que, de même que je n’ai jamais été un con auparavant, je ne suis pas maintenant la gentillesse incarnée. Les gens peuvent m’agacer. Cependant, je ne me préoccupe plus de savoir si je vais devenir illuminé, ou pas. Ce désir d’aider les autres est assez. En fait, je suis déjà illuminé. Il ne me faut que m’en rendre compte.

    #aider #AiderLesAutres #AutisticWriters #BouddhismeZen #changement #gentillesse #LesGensPeuventIlsChanger #souffrance #VotreVieDAutiste #Zen

    https://www.votreviedautiste.com/2024/04/21/ma-souffrance-est-pour-tout-le-monde/

  17. Ma souffrance est pour tout le monde

    Même si ma vie avait auparavant été vécue pour moi-même, je la vis maintenant pour les autres.

    Quand j’ai commencé à pratiquer le Zen, mon but était d’atteindre l’illumination le plus vite possible. Je pratiquais principalement pour mon propre bénéfice. Je me suis assis en méditation, inconstamment, pendant 27 ans. J’ai aussi fait l’expérience de retraites de sept jours. J’ai répondu à des koans. Par contre, j’ai toujours à atteindre l’illumination. Je suis une cause perdue, n’est-ce pas?

    Pas si vite!

    Mon petit frère m’a déjà dit que les gens ne peuvent changer. Quand il me disait ça, il me parlait de quelqu’un qui l’avait blessé profondément. Je ne suis pas d’accord que les gens ne peuvent changer. Il est peut-être vrai que certaines personnes ne peuvent changer, mais je doute ceci. Il est définitivement vrai que nous pouvons rencontrer des gens qui ne peuvent changer de la façon dont on voudrait qu’ils changent. J’ai une ex qui est un exemple de ceci. Je voulais la changer. Elle ne le voulait pas.

    Par contre, les gens peuvent changer, et ils changent. Je pense que c’est comme une trajectoire. Si vous avez tendance à être un con à l’endroit des autres, vous deviendrez de plus en plus con. Je crois que Donald Trump est un exemple de ceci. Si vous avez tendance à être gentil à l’endroit des autres, vous deviendrez de plus en plus gentil. Cette trajectoire peut prendre beaucoup de temps à s’infléchir. C’est mon cas.

    Je n’ai jamais été complètement merdique à l’endroit des autres. J’étais gentil. Plusieurs fois dans ma vie, j’ai été un ami pour des gens bien moins fortunés que moi, et qui des fois étaient rejetés par la société. Ma trajectoire a toujours été vers la gentillesse. Cependant, la souffrance que la vie m’a apportée a accéléré cette trajectoire.

    Votre vie d’autiste existe grâce à votre support. Utilisez l’un des liens ci-bas pour me supporter. Merci!

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    J’ai déjà mentionné ailleurs que certaines personnes déclareront qu’elles ont souffert et que par conséquent tout le monde devrait souffrir, juste comme elles.

    Dans mon temps, nous devions marcher dans la neige pour aller à l’école. Pas d’autobus confortable. Les enfants devraient être forcés à marcher à l’école. Ça va les rendre plus forts!

    Je m’insurge contre ces gens. Peu importe la souffrance que j’ai dû subir, je veux l’épargner aux autres, surtout les jeunes. Je ne veux pas les faire marcher dans la neige, ou les faire subir les attaques de panique que j’ai eue, ou la chimio que j’ai subie.

    J’utilise maintenant ma souffrance pour aider les autres. Je suis autiste, donc je ne fais pas de gestes grandioses. Néanmoins, j’aide où je le peux. J’aide ceux qui ont des maladies mortelles, notamment les gens qui ont une maladie cardiaque et le cancer. J’aide aussi les autistes avec mon écriture et mes remarques dans le fédivers. J’aide mes partenaires de vie.

    Ma pratique du Zen a été utile pour assurer que ma trajectoire ait été vers la gentillesse. Notez que, de même que je n’ai jamais été un con auparavant, je ne suis pas maintenant la gentillesse incarnée. Les gens peuvent m’agacer. Cependant, je ne me préoccupe plus de savoir si je vais devenir illuminé, ou pas. Ce désir d’aider les autres est assez. En fait, je suis déjà illuminé. Il ne me faut que m’en rendre compte.

    #aider #AiderLesAutres #AutisticWriters #BouddhismeZen #changement #gentillesse #LesGensPeuventIlsChanger #souffrance #VotreVieDAutiste #Zen

    https://www.votreviedautiste.com/2024/04/21/ma-souffrance-est-pour-tout-le-monde/

  18. Ma souffrance est pour tout le monde

    Même si ma vie avait auparavant été vécue pour moi-même, je la vis maintenant pour les autres.

    Quand j’ai commencé à pratiquer le Zen, mon but était d’atteindre l’illumination le plus vite possible. Je pratiquais principalement pour mon propre bénéfice. Je me suis assis en méditation, inconstamment, pendant 27 ans. J’ai aussi fait l’expérience de retraites de sept jours. J’ai répondu à des koans. Par contre, j’ai toujours à atteindre l’illumination. Je suis une cause perdue, n’est-ce pas?

    Pas si vite!

    Mon petit frère m’a déjà dit que les gens ne peuvent changer. Quand il me disait ça, il me parlait de quelqu’un qui l’avait blessé profondément. Je ne suis pas d’accord que les gens ne peuvent changer. Il est peut-être vrai que certaines personnes ne peuvent changer, mais je doute ceci. Il est définitivement vrai que nous pouvons rencontrer des gens qui ne peuvent changer de la façon dont on voudrait qu’ils changent. J’ai une ex qui est un exemple de ceci. Je voulais la changer. Elle ne le voulait pas.

    Par contre, les gens peuvent changer, et ils changent. Je pense que c’est comme une trajectoire. Si vous avez tendance à être un con à l’endroit des autres, vous deviendrez de plus en plus con. Je crois que Donald Trump est un exemple de ceci. Si vous avez tendance à être gentil à l’endroit des autres, vous deviendrez de plus en plus gentil. Cette trajectoire peut prendre beaucoup de temps à s’infléchir. C’est mon cas.

    Je n’ai jamais été complètement merdique à l’endroit des autres. J’étais gentil. Plusieurs fois dans ma vie, j’ai été un ami pour des gens bien moins fortunés que moi, et qui des fois étaient rejetés par la société. Ma trajectoire a toujours été vers la gentillesse. Cependant, la souffrance que la vie m’a apportée a accéléré cette trajectoire.

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    Dans mon temps, nous devions marcher dans la neige pour aller à l’école. Pas d’autobus confortable. Les enfants devraient être forcés à marcher à l’école. Ça va les rendre plus forts!

    Je m’insurge contre ces gens. Peu importe la souffrance que j’ai dû subir, je veux l’épargner aux autres, surtout les jeunes. Je ne veux pas les faire marcher dans la neige, ou les faire subir les attaques de panique que j’ai eue, ou la chimio que j’ai subie.

    J’utilise maintenant ma souffrance pour aider les autres. Je suis autiste, donc je ne fais pas de gestes grandioses. Néanmoins, j’aide où je le peux. J’aide ceux qui ont des maladies mortelles, notamment les gens qui ont une maladie cardiaque et le cancer. J’aide aussi les autistes avec mon écriture et mes remarques dans le fédivers. J’aide mes partenaires de vie.

    Ma pratique du Zen a été utile pour assurer que ma trajectoire ait été vers la gentillesse. Notez que, de même que je n’ai jamais été un con auparavant, je ne suis pas maintenant la gentillesse incarnée. Les gens peuvent m’agacer. Cependant, je ne me préoccupe plus de savoir si je vais devenir illuminé, ou pas. Ce désir d’aider les autres est assez. En fait, je suis déjà illuminé. Il ne me faut que m’en rendre compte.

    #aider #AiderLesAutres #AutisticWriters #BouddhismeZen #changement #gentillesse #LesGensPeuventIlsChanger #souffrance #VotreVieDAutiste #Zen

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  19. Ma souffrance est pour tout le monde

    Même si ma vie avait auparavant été vécue pour moi-même, je la vis maintenant pour les autres.

    Quand j’ai commencé à pratiquer le Zen, mon but était d’atteindre l’illumination le plus vite possible. Je pratiquais principalement pour mon propre bénéfice. Je me suis assis en méditation, inconstamment, pendant 27 ans. J’ai aussi fait l’expérience de retraites de sept jours. J’ai répondu à des koans. Par contre, j’ai toujours à atteindre l’illumination. Je suis une cause perdue, n’est-ce pas?

    Pas si vite!

    Mon petit frère m’a déjà dit que les gens ne peuvent changer. Quand il me disait ça, il me parlait de quelqu’un qui l’avait blessé profondément. Je ne suis pas d’accord que les gens ne peuvent changer. Il est peut-être vrai que certaines personnes ne peuvent changer, mais je doute ceci. Il est définitivement vrai que nous pouvons rencontrer des gens qui ne peuvent changer de la façon dont on voudrait qu’ils changent. J’ai une ex qui est un exemple de ceci. Je voulais la changer. Elle ne le voulait pas.

    Par contre, les gens peuvent changer, et ils changent. Je pense que c’est comme une trajectoire. Si vous avez tendance à être un con à l’endroit des autres, vous deviendrez de plus en plus con. Je crois que Donald Trump est un exemple de ceci. Si vous avez tendance à être gentil à l’endroit des autres, vous deviendrez de plus en plus gentil. Cette trajectoire peut prendre beaucoup de temps à s’infléchir. C’est mon cas.

    Je n’ai jamais été complètement merdique à l’endroit des autres. J’étais gentil. Plusieurs fois dans ma vie, j’ai été un ami pour des gens bien moins fortunés que moi, et qui des fois étaient rejetés par la société. Ma trajectoire a toujours été vers la gentillesse. Cependant, la souffrance que la vie m’a apportée a accéléré cette trajectoire.

    Votre vie d’autiste existe grâce à votre support. Utilisez l’un des liens ci-bas pour me supporter. Merci!

    Joins-toi à nous Magasin sur Bonfire

    J’ai déjà mentionné ailleurs que certaines personnes déclareront qu’elles ont souffert et que par conséquent tout le monde devrait souffrir, juste comme elles.

    Dans mon temps, nous devions marcher dans la neige pour aller à l’école. Pas d’autobus confortable. Les enfants devraient être forcés à marcher à l’école. Ça va les rendre plus forts!

    Je m’insurge contre ces gens. Peu importe la souffrance que j’ai dû subir, je veux l’épargner aux autres, surtout les jeunes. Je ne veux pas les faire marcher dans la neige, ou les faire subir les attaques de panique que j’ai eue, ou la chimio que j’ai subie.

    J’utilise maintenant ma souffrance pour aider les autres. Je suis autiste, donc je ne fais pas de gestes grandioses. Néanmoins, j’aide où je le peux. J’aide ceux qui ont des maladies mortelles, notamment les gens qui ont une maladie cardiaque et le cancer. J’aide aussi les autistes avec mon écriture et mes remarques dans le fédivers. J’aide mes partenaires de vie.

    Ma pratique du Zen a été utile pour assurer que ma trajectoire ait été vers la gentillesse. Notez que, de même que je n’ai jamais été un con auparavant, je ne suis pas maintenant la gentillesse incarnée. Les gens peuvent m’agacer. Cependant, je ne me préoccupe plus de savoir si je vais devenir illuminé, ou pas. Ce désir d’aider les autres est assez. En fait, je suis déjà illuminé. Il ne me faut que m’en rendre compte.

    #aider #AiderLesAutres #AutisticWriters #BouddhismeZen #changement #gentillesse #LesGensPeuventIlsChanger #souffrance #VotreVieDAutiste #Zen

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  20. La paresse existe-t-elle?

    J’avais l’habitude de dire « oui », mais je dirais maintenant plus volontiers que, dans plusieurs cas, elle n’existe pas.

    Je ne suis pas encore prêt à déclarer que la paresse n’existe pas. Par contre, une argumentation peut être déployée pour affirmer que le mot est parfois utilisé dans des cas où il n’y a, en fait, pas de paresse. De plus, la paresse est un mot que je suis plus incliné à utiliser à l’encontre de moi-même, plutôt qu’à l’encontre des autres. Je vais expliquer pourquoi il en est ainsi dans cet article.

    Qu’est-ce que la paresse? Je ne rapporterai pas ici ce que les philosophes ont dit sur le sujet, mais je vais offrir ma propre conception. La paresse se produit quand quelqu’un donne un but, et que quelqu’un échoue à atteindre ce but. Les deux quelqu’un dans la phrase précédente peuvent être la même personne, ou différentes personnes. L’un des problèmes avec la paresse est que ce mot dénote un jugement de valeur. Nous pourrions seulement dire que quelqu’un a échoué à atteindre un but, et arrêter là. Par contre, c’est aller plus loin de suggérer que la personne qui a échoué à atteindre ce but est paresseuse. Cette personne n’a pas seulement échoué, elle a échoué parce qu’elle n’a pas fait ce qu’elle aurait dû faire, ou parce qu’elle a fait quelque chose qu’elle n’aurait pas dû faire. Faire ou ne pas faire est un choix délibéré. En conséquence, la paresse est délibérée.

    Prenons l’exemple de mon épisode de dépression que j’ai eu durant l’été 2022. J’étais tellement déprimé que même me lever le cul du divan pour aller à la toilette était une épreuve. Étais-je paresseux? Non. Mon échec à me lever du divan n’était pas délibéré. Mon médicament anti-reflux causait un déséquilibre chimique dans mon cerveau qui me rendait déprimé. C’est pourquoi je ne pouvais pas aller à la toilette sans faire un effort considérable. Je voulais y aller comme je l’avais fait toute ma vie, mais durant cette période ceci n’était pas possible. Quand j’ai arrêté de prendre le médicament, le déséquilibre est parti, et je suis retourné à mon humeur habituelle.

    Similairement, il y a des gens qui, malgré leur désir d’atteindre un but — travailler, aller à l’épicerie, sortir de la maison — ne peuvent pas atteindre ce but, non pas parce qu’ils ne veulent pas délibérément atteindre ce but, mais parce qu’ils ne le peuvent pas. Est-ce de la paresse? Je dirais que non. Pendant mon cancer, je ne pouvais pas faire la plupart de ces choses. Je n’étais pas paresseux. Je n’avais seulement pas l’énergie pour les faire, ou je devais protéger ma santé. Mon cancer s’est produit au plus haut de la pandémie, et j’étais à risque de contracter la COVID-19 des autres gens. La COVID-19 et le cancer ne vont pas bien ensemble.

    Les gens qui m’auraient appelé paresseux dans les exemples ci-haut auraient été des observateurs. Je n’aurais pas appliqué cette étiquette à moi-même. Ces observateurs n’auraient rien su de ce qui se passait dans mon corps et mon esprit. Peut-être même que certains d’entre eux ne m’auraient pas cru quand je déclarais souffrir d’une dépression, ou d’une fatigue. Ceci est souvent ce qui arrive avec l’étiquette paresseux. C’est une étiquette que quelqu’un applique à quelqu’un d’autre. Étant donné le jugement de valeur impliqué par ce terme, cet observateur juge quelqu’un d’autre, et attribue à une intention ce qui est dû aux circonstances. Souffrir un échec peut être une déclaration de fait, mais être paresseux est un péché.

    « Les pauvres sont pauvres parce qu’ils veulent être pauvres. »

    « Si cette personne voulait un emploi, elle en aurait un. »

    « Les sans-abris sont sans-abris parce qu’ils ne veulent pas respecter les règles du jeu. »

    Derrière chacune de ces affirmations est la notion que les gens dont nous parlons sont tous simplement paresseux. Ils sont paresseux parce qu’ils sabotent délibérément leur propre vie. Dans l’esprit des gens qui croient ceci, la cause du malheur de ces gens ne peut certainement pas être circonstanciel. Ces pauvres types sont à l’opposé de l’individu qui ne doit rien à personne (self-made). L’individu qui ne doit rien à personne ne dépend pas des circonstances pour son succès. D’une manière similaire, ces pauvres types sont ne doivent rien à personne, mais dans une direction opposée. Ce ne sont pas les circonstances qui les ont affligés, mais leurs propres intentions.

    Néanmoins, je ne suis pas prêt à dire que la paresse n’est jamais possible. J’hésite à l’utiliser pour étiqueter les autres, mais je peux l’appliquer à moi-même, dans certaines circonstances. Par exemple, pendant mon baccalauréat, j’ai passé mon temps à faire ce que je voulais plutôt que ce que mes instructeurs voulaient. Dans certain cas, ceci avait pour conséquence que mes notes étaient plus basses qu’elles auraient pu être. Si j’avais fait preuve de plus d’acharnement et avais passé mon temps à étudier plutôt que de m’amuser, j’aurais fait mieux. Ceci fut mon choix. J’ai été paresseux.

    Cet exemple pendant mon baccalauréat amène à l’esprit un autre aspect de ma paresse. Ma définition ci-haut n’est pas complète, parce qu’il est fort possible d’être paresseux, et néanmoins réussir à atteindre un but quelconque. Dans certain cours, je ne faisais pas mes devoirs, mais j’étais quand même capable d’obtenir des bonnes notes. Peut-être diriez-vous que les devoirs n’étaient pas nécessaires. Néanmoins, je ne savais pas ceci d’avance. J’ai joué à la roulette, et j’ai gagné, mais ce ne fut que la chance. Dans ce cas aussi, j’étais paresseux, parce que c’était moi choix de ne pas faire mes devoirs. Ici, par contre, je suis dans la situation privilégiée de savoir exactement comment mes processus mentaux se déroulaient.

    En plus, c’est probablement le cas que quand nous sommes très intimes avec quelqu’un d’autre, nous pouvons savoir quand cette personne est paresseuse. Prenons le cas d’un parent et d’un enfant. Le parent pourrait avoir une idée à savoir si l’enfant est affairé dans ses études, ou bien si l’enfant ne fait que batifoler. Je serais néanmoins réticent, si j’étais le parent, à étiqueter l’enfant comme paresseux, même si j’étais justifié. La même chose peut se produire entre des partenaires romantiques, mais je serais toujours réticent à utiliser cette étiquette. Je ne crois pas que cette étiquette soit utile si ce que vous voulez faire est de motiver la personne étiquetée ainsi à faire de son mieux.

    Je vois donc toujours une place pour cette étiquette, mais principalement comme une étiquette que l’on applique sur soi-même, dans des circonstances spécifiques. Je ne l’utiliserais pas pour quelqu’un d’autre. Dans un cas où je voudrais parler d’autres personnes, j’ai de la difficulté à trouver une situation dans laquelle cette étiquette serait meilleure pour exprimer ce qui s’est passé que l’utilisation de termes qui ne suggère pas un jugement de valeur.

    #AutisticWriters #buts #indépendance #jugement #JugementDeValeur #paresse #paresseux #SelfMade #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/03/27/la-paresse-existe-t-elle/

  21. La paresse existe-t-elle?

    J’avais l’habitude de dire « oui », mais je dirais maintenant plus volontiers que, dans plusieurs cas, elle n’existe pas.

    Je ne suis pas encore prêt à déclarer que la paresse n’existe pas. Par contre, une argumentation peut être déployée pour affirmer que le mot est parfois utilisé dans des cas où il n’y a, en fait, pas de paresse. De plus, la paresse est un mot que je suis plus incliné à utiliser à l’encontre de moi-même, plutôt qu’à l’encontre des autres. Je vais expliquer pourquoi il en est ainsi dans cet article.

    Qu’est-ce que la paresse? Je ne rapporterai pas ici ce que les philosophes ont dit sur le sujet, mais je vais offrir ma propre conception. La paresse se produit quand quelqu’un donne un but, et que quelqu’un échoue à atteindre ce but. Les deux quelqu’un dans la phrase précédente peuvent être la même personne, ou différentes personnes. L’un des problèmes avec la paresse est que ce mot dénote un jugement de valeur. Nous pourrions seulement dire que quelqu’un a échoué à atteindre un but, et arrêter là. Par contre, c’est aller plus loin de suggérer que la personne qui a échoué à atteindre ce but est paresseuse. Cette personne n’a pas seulement échoué, elle a échoué parce qu’elle n’a pas fait ce qu’elle aurait dû faire, ou parce qu’elle a fait quelque chose qu’elle n’aurait pas dû faire. Faire ou ne pas faire est un choix délibéré. En conséquence, la paresse est délibérée.

    Prenons l’exemple de mon épisode de dépression que j’ai eu durant l’été 2022. J’étais tellement déprimé que même me lever le cul du divan pour aller à la toilette était une épreuve. Étais-je paresseux? Non. Mon échec à me lever du divan n’était pas délibéré. Mon médicament anti-reflux causait un déséquilibre chimique dans mon cerveau qui me rendait déprimé. C’est pourquoi je ne pouvais pas aller à la toilette sans faire un effort considérable. Je voulais y aller comme je l’avais fait toute ma vie, mais durant cette période ceci n’était pas possible. Quand j’ai arrêté de prendre le médicament, le déséquilibre est parti, et je suis retourné à mon humeur habituelle.

    Similairement, il y a des gens qui, malgré leur désir d’atteindre un but — travailler, aller à l’épicerie, sortir de la maison — ne peuvent pas atteindre ce but, non pas parce qu’ils ne veulent pas délibérément atteindre ce but, mais parce qu’ils ne le peuvent pas. Est-ce de la paresse? Je dirais que non. Pendant mon cancer, je ne pouvais pas faire la plupart de ces choses. Je n’étais pas paresseux. Je n’avais seulement pas l’énergie pour les faire, ou je devais protéger ma santé. Mon cancer s’est produit au plus haut de la pandémie, et j’étais à risque de contracter la COVID-19 des autres gens. La COVID-19 et le cancer ne vont pas bien ensemble.

    Les gens qui m’auraient appelé paresseux dans les exemples ci-haut auraient été des observateurs. Je n’aurais pas appliqué cette étiquette à moi-même. Ces observateurs n’auraient rien su de ce qui se passait dans mon corps et mon esprit. Peut-être même que certains d’entre eux ne m’auraient pas cru quand je déclarais souffrir d’une dépression, ou d’une fatigue. Ceci est souvent ce qui arrive avec l’étiquette paresseux. C’est une étiquette que quelqu’un applique à quelqu’un d’autre. Étant donné le jugement de valeur impliqué par ce terme, cet observateur juge quelqu’un d’autre, et attribue à une intention ce qui est dû aux circonstances. Souffrir un échec peut être une déclaration de fait, mais être paresseux est un péché.

    « Les pauvres sont pauvres parce qu’ils veulent être pauvres. »

    « Si cette personne voulait un emploi, elle en aurait un. »

    « Les sans-abris sont sans-abris parce qu’ils ne veulent pas respecter les règles du jeu. »

    Derrière chacune de ces affirmations est la notion que les gens dont nous parlons sont tous simplement paresseux. Ils sont paresseux parce qu’ils sabotent délibérément leur propre vie. Dans l’esprit des gens qui croient ceci, la cause du malheur de ces gens ne peut certainement pas être circonstanciel. Ces pauvres types sont à l’opposé de l’individu qui ne doit rien à personne (self-made). L’individu qui ne doit rien à personne ne dépend pas des circonstances pour son succès. D’une manière similaire, ces pauvres types sont ne doivent rien à personne, mais dans une direction opposée. Ce ne sont pas les circonstances qui les ont affligés, mais leurs propres intentions.

    Néanmoins, je ne suis pas prêt à dire que la paresse n’est jamais possible. J’hésite à l’utiliser pour étiqueter les autres, mais je peux l’appliquer à moi-même, dans certaines circonstances. Par exemple, pendant mon baccalauréat, j’ai passé mon temps à faire ce que je voulais plutôt que ce que mes instructeurs voulaient. Dans certain cas, ceci avait pour conséquence que mes notes étaient plus basses qu’elles auraient pu être. Si j’avais fait preuve de plus d’acharnement et avais passé mon temps à étudier plutôt que de m’amuser, j’aurais fait mieux. Ceci fut mon choix. J’ai été paresseux.

    Cet exemple pendant mon baccalauréat amène à l’esprit un autre aspect de ma paresse. Ma définition ci-haut n’est pas complète, parce qu’il est fort possible d’être paresseux, et néanmoins réussir à atteindre un but quelconque. Dans certain cours, je ne faisais pas mes devoirs, mais j’étais quand même capable d’obtenir des bonnes notes. Peut-être diriez-vous que les devoirs n’étaient pas nécessaires. Néanmoins, je ne savais pas ceci d’avance. J’ai joué à la roulette, et j’ai gagné, mais ce ne fut que la chance. Dans ce cas aussi, j’étais paresseux, parce que c’était moi choix de ne pas faire mes devoirs. Ici, par contre, je suis dans la situation privilégiée de savoir exactement comment mes processus mentaux se déroulaient.

    En plus, c’est probablement le cas que quand nous sommes très intimes avec quelqu’un d’autre, nous pouvons savoir quand cette personne est paresseuse. Prenons le cas d’un parent et d’un enfant. Le parent pourrait avoir une idée à savoir si l’enfant est affairé dans ses études, ou bien si l’enfant ne fait que batifoler. Je serais néanmoins réticent, si j’étais le parent, à étiqueter l’enfant comme paresseux, même si j’étais justifié. La même chose peut se produire entre des partenaires romantiques, mais je serais toujours réticent à utiliser cette étiquette. Je ne crois pas que cette étiquette soit utile si ce que vous voulez faire est de motiver la personne étiquetée ainsi à faire de son mieux.

    Je vois donc toujours une place pour cette étiquette, mais principalement comme une étiquette que l’on applique sur soi-même, dans des circonstances spécifiques. Je ne l’utiliserais pas pour quelqu’un d’autre. Dans un cas où je voudrais parler d’autres personnes, j’ai de la difficulté à trouver une situation dans laquelle cette étiquette serait meilleure pour exprimer ce qui s’est passé que l’utilisation de termes qui ne suggère pas un jugement de valeur.

    #AutisticWriters #buts #indépendance #jugement #JugementDeValeur #paresse #paresseux #SelfMade #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/03/27/la-paresse-existe-t-elle/

  22. La paresse existe-t-elle?

    J’avais l’habitude de dire « oui », mais je dirais maintenant plus volontiers que, dans plusieurs cas, elle n’existe pas.

    Je ne suis pas encore prêt à déclarer que la paresse n’existe pas. Par contre, une argumentation peut être déployée pour affirmer que le mot est parfois utilisé dans des cas où il n’y a, en fait, pas de paresse. De plus, la paresse est un mot que je suis plus incliné à utiliser à l’encontre de moi-même, plutôt qu’à l’encontre des autres. Je vais expliquer pourquoi il en est ainsi dans cet article.

    Qu’est-ce que la paresse? Je ne rapporterai pas ici ce que les philosophes ont dit sur le sujet, mais je vais offrir ma propre conception. La paresse se produit quand quelqu’un donne un but, et que quelqu’un échoue à atteindre ce but. Les deux quelqu’un dans la phrase précédente peuvent être la même personne, ou différentes personnes. L’un des problèmes avec la paresse est que ce mot dénote un jugement de valeur. Nous pourrions seulement dire que quelqu’un a échoué à atteindre un but, et arrêter là. Par contre, c’est aller plus loin de suggérer que la personne qui a échoué à atteindre ce but est paresseuse. Cette personne n’a pas seulement échoué, elle a échoué parce qu’elle n’a pas fait ce qu’elle aurait dû faire, ou parce qu’elle a fait quelque chose qu’elle n’aurait pas dû faire. Faire ou ne pas faire est un choix délibéré. En conséquence, la paresse est délibérée.

    Prenons l’exemple de mon épisode de dépression que j’ai eu durant l’été 2022. J’étais tellement déprimé que même me lever le cul du divan pour aller à la toilette était une épreuve. Étais-je paresseux? Non. Mon échec à me lever du divan n’était pas délibéré. Mon médicament anti-reflux causait un déséquilibre chimique dans mon cerveau qui me rendait déprimé. C’est pourquoi je ne pouvais pas aller à la toilette sans faire un effort considérable. Je voulais y aller comme je l’avais fait toute ma vie, mais durant cette période ceci n’était pas possible. Quand j’ai arrêté de prendre le médicament, le déséquilibre est parti, et je suis retourné à mon humeur habituelle.

    Similairement, il y a des gens qui, malgré leur désir d’atteindre un but — travailler, aller à l’épicerie, sortir de la maison — ne peuvent pas atteindre ce but, non pas parce qu’ils ne veulent pas délibérément atteindre ce but, mais parce qu’ils ne le peuvent pas. Est-ce de la paresse? Je dirais que non. Pendant mon cancer, je ne pouvais pas faire la plupart de ces choses. Je n’étais pas paresseux. Je n’avais seulement pas l’énergie pour les faire, ou je devais protéger ma santé. Mon cancer s’est produit au plus haut de la pandémie, et j’étais à risque de contracter la COVID-19 des autres gens. La COVID-19 et le cancer ne vont pas bien ensemble.

    Les gens qui m’auraient appelé paresseux dans les exemples ci-haut auraient été des observateurs. Je n’aurais pas appliqué cette étiquette à moi-même. Ces observateurs n’auraient rien su de ce qui se passait dans mon corps et mon esprit. Peut-être même que certains d’entre eux ne m’auraient pas cru quand je déclarais souffrir d’une dépression, ou d’une fatigue. Ceci est souvent ce qui arrive avec l’étiquette paresseux. C’est une étiquette que quelqu’un applique à quelqu’un d’autre. Étant donné le jugement de valeur impliqué par ce terme, cet observateur juge quelqu’un d’autre, et attribue à une intention ce qui est dû aux circonstances. Souffrir un échec peut être une déclaration de fait, mais être paresseux est un péché.

    « Les pauvres sont pauvres parce qu’ils veulent être pauvres. »

    « Si cette personne voulait un emploi, elle en aurait un. »

    « Les sans-abris sont sans-abris parce qu’ils ne veulent pas respecter les règles du jeu. »

    Derrière chacune de ces affirmations est la notion que les gens dont nous parlons sont tous simplement paresseux. Ils sont paresseux parce qu’ils sabotent délibérément leur propre vie. Dans l’esprit des gens qui croient ceci, la cause du malheur de ces gens ne peut certainement pas être circonstanciel. Ces pauvres types sont à l’opposé de l’individu qui ne doit rien à personne (self-made). L’individu qui ne doit rien à personne ne dépend pas des circonstances pour son succès. D’une manière similaire, ces pauvres types sont ne doivent rien à personne, mais dans une direction opposée. Ce ne sont pas les circonstances qui les ont affligés, mais leurs propres intentions.

    Néanmoins, je ne suis pas prêt à dire que la paresse n’est jamais possible. J’hésite à l’utiliser pour étiqueter les autres, mais je peux l’appliquer à moi-même, dans certaines circonstances. Par exemple, pendant mon baccalauréat, j’ai passé mon temps à faire ce que je voulais plutôt que ce que mes instructeurs voulaient. Dans certain cas, ceci avait pour conséquence que mes notes étaient plus basses qu’elles auraient pu être. Si j’avais fait preuve de plus d’acharnement et avais passé mon temps à étudier plutôt que de m’amuser, j’aurais fait mieux. Ceci fut mon choix. J’ai été paresseux.

    Cet exemple pendant mon baccalauréat amène à l’esprit un autre aspect de ma paresse. Ma définition ci-haut n’est pas complète, parce qu’il est fort possible d’être paresseux, et néanmoins réussir à atteindre un but quelconque. Dans certain cours, je ne faisais pas mes devoirs, mais j’étais quand même capable d’obtenir des bonnes notes. Peut-être diriez-vous que les devoirs n’étaient pas nécessaires. Néanmoins, je ne savais pas ceci d’avance. J’ai joué à la roulette, et j’ai gagné, mais ce ne fut que la chance. Dans ce cas aussi, j’étais paresseux, parce que c’était moi choix de ne pas faire mes devoirs. Ici, par contre, je suis dans la situation privilégiée de savoir exactement comment mes processus mentaux se déroulaient.

    En plus, c’est probablement le cas que quand nous sommes très intimes avec quelqu’un d’autre, nous pouvons savoir quand cette personne est paresseuse. Prenons le cas d’un parent et d’un enfant. Le parent pourrait avoir une idée à savoir si l’enfant est affairé dans ses études, ou bien si l’enfant ne fait que batifoler. Je serais néanmoins réticent, si j’étais le parent, à étiqueter l’enfant comme paresseux, même si j’étais justifié. La même chose peut se produire entre des partenaires romantiques, mais je serais toujours réticent à utiliser cette étiquette. Je ne crois pas que cette étiquette soit utile si ce que vous voulez faire est de motiver la personne étiquetée ainsi à faire de son mieux.

    Je vois donc toujours une place pour cette étiquette, mais principalement comme une étiquette que l’on applique sur soi-même, dans des circonstances spécifiques. Je ne l’utiliserais pas pour quelqu’un d’autre. Dans un cas où je voudrais parler d’autres personnes, j’ai de la difficulté à trouver une situation dans laquelle cette étiquette serait meilleure pour exprimer ce qui s’est passé que l’utilisation de termes qui ne suggère pas un jugement de valeur.

    #AutisticWriters #buts #indépendance #jugement #JugementDeValeur #paresse #paresseux #SelfMade #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/03/27/la-paresse-existe-t-elle/

  23. La paresse existe-t-elle?

    J’avais l’habitude de dire « oui », mais je dirais maintenant plus volontiers que, dans plusieurs cas, elle n’existe pas.

    Je ne suis pas encore prêt à déclarer que la paresse n’existe pas. Par contre, une argumentation peut être déployée pour affirmer que le mot est parfois utilisé dans des cas où il n’y a, en fait, pas de paresse. De plus, la paresse est un mot que je suis plus incliné à utiliser à l’encontre de moi-même, plutôt qu’à l’encontre des autres. Je vais expliquer pourquoi il en est ainsi dans cet article.

    Qu’est-ce que la paresse? Je ne rapporterai pas ici ce que les philosophes ont dit sur le sujet, mais je vais offrir ma propre conception. La paresse se produit quand quelqu’un donne un but, et que quelqu’un échoue à atteindre ce but. Les deux quelqu’un dans la phrase précédente peuvent être la même personne, ou différentes personnes. L’un des problèmes avec la paresse est que ce mot dénote un jugement de valeur. Nous pourrions seulement dire que quelqu’un a échoué à atteindre un but, et arrêter là. Par contre, c’est aller plus loin de suggérer que la personne qui a échoué à atteindre ce but est paresseuse. Cette personne n’a pas seulement échoué, elle a échoué parce qu’elle n’a pas fait ce qu’elle aurait dû faire, ou parce qu’elle a fait quelque chose qu’elle n’aurait pas dû faire. Faire ou ne pas faire est un choix délibéré. En conséquence, la paresse est délibérée.

    Prenons l’exemple de mon épisode de dépression que j’ai eu durant l’été 2022. J’étais tellement déprimé que même me lever le cul du divan pour aller à la toilette était une épreuve. Étais-je paresseux? Non. Mon échec à me lever du divan n’était pas délibéré. Mon médicament anti-reflux causait un déséquilibre chimique dans mon cerveau qui me rendait déprimé. C’est pourquoi je ne pouvais pas aller à la toilette sans faire un effort considérable. Je voulais y aller comme je l’avais fait toute ma vie, mais durant cette période ceci n’était pas possible. Quand j’ai arrêté de prendre le médicament, le déséquilibre est parti, et je suis retourné à mon humeur habituelle.

    Similairement, il y a des gens qui, malgré leur désir d’atteindre un but — travailler, aller à l’épicerie, sortir de la maison — ne peuvent pas atteindre ce but, non pas parce qu’ils ne veulent pas délibérément atteindre ce but, mais parce qu’ils ne le peuvent pas. Est-ce de la paresse? Je dirais que non. Pendant mon cancer, je ne pouvais pas faire la plupart de ces choses. Je n’étais pas paresseux. Je n’avais seulement pas l’énergie pour les faire, ou je devais protéger ma santé. Mon cancer s’est produit au plus haut de la pandémie, et j’étais à risque de contracter la COVID-19 des autres gens. La COVID-19 et le cancer ne vont pas bien ensemble.

    Les gens qui m’auraient appelé paresseux dans les exemples ci-haut auraient été des observateurs. Je n’aurais pas appliqué cette étiquette à moi-même. Ces observateurs n’auraient rien su de ce qui se passait dans mon corps et mon esprit. Peut-être même que certains d’entre eux ne m’auraient pas cru quand je déclarais souffrir d’une dépression, ou d’une fatigue. Ceci est souvent ce qui arrive avec l’étiquette paresseux. C’est une étiquette que quelqu’un applique à quelqu’un d’autre. Étant donné le jugement de valeur impliqué par ce terme, cet observateur juge quelqu’un d’autre, et attribue à une intention ce qui est dû aux circonstances. Souffrir un échec peut être une déclaration de fait, mais être paresseux est un péché.

    « Les pauvres sont pauvres parce qu’ils veulent être pauvres. »

    « Si cette personne voulait un emploi, elle en aurait un. »

    « Les sans-abris sont sans-abris parce qu’ils ne veulent pas respecter les règles du jeu. »

    Derrière chacune de ces affirmations est la notion que les gens dont nous parlons sont tous simplement paresseux. Ils sont paresseux parce qu’ils sabotent délibérément leur propre vie. Dans l’esprit des gens qui croient ceci, la cause du malheur de ces gens ne peut certainement pas être circonstanciel. Ces pauvres types sont à l’opposé de l’individu qui ne doit rien à personne (self-made). L’individu qui ne doit rien à personne ne dépend pas des circonstances pour son succès. D’une manière similaire, ces pauvres types sont ne doivent rien à personne, mais dans une direction opposée. Ce ne sont pas les circonstances qui les ont affligés, mais leurs propres intentions.

    Néanmoins, je ne suis pas prêt à dire que la paresse n’est jamais possible. J’hésite à l’utiliser pour étiqueter les autres, mais je peux l’appliquer à moi-même, dans certaines circonstances. Par exemple, pendant mon baccalauréat, j’ai passé mon temps à faire ce que je voulais plutôt que ce que mes instructeurs voulaient. Dans certain cas, ceci avait pour conséquence que mes notes étaient plus basses qu’elles auraient pu être. Si j’avais fait preuve de plus d’acharnement et avais passé mon temps à étudier plutôt que de m’amuser, j’aurais fait mieux. Ceci fut mon choix. J’ai été paresseux.

    Cet exemple pendant mon baccalauréat amène à l’esprit un autre aspect de ma paresse. Ma définition ci-haut n’est pas complète, parce qu’il est fort possible d’être paresseux, et néanmoins réussir à atteindre un but quelconque. Dans certain cours, je ne faisais pas mes devoirs, mais j’étais quand même capable d’obtenir des bonnes notes. Peut-être diriez-vous que les devoirs n’étaient pas nécessaires. Néanmoins, je ne savais pas ceci d’avance. J’ai joué à la roulette, et j’ai gagné, mais ce ne fut que la chance. Dans ce cas aussi, j’étais paresseux, parce que c’était moi choix de ne pas faire mes devoirs. Ici, par contre, je suis dans la situation privilégiée de savoir exactement comment mes processus mentaux se déroulaient.

    En plus, c’est probablement le cas que quand nous sommes très intimes avec quelqu’un d’autre, nous pouvons savoir quand cette personne est paresseuse. Prenons le cas d’un parent et d’un enfant. Le parent pourrait avoir une idée à savoir si l’enfant est affairé dans ses études, ou bien si l’enfant ne fait que batifoler. Je serais néanmoins réticent, si j’étais le parent, à étiqueter l’enfant comme paresseux, même si j’étais justifié. La même chose peut se produire entre des partenaires romantiques, mais je serais toujours réticent à utiliser cette étiquette. Je ne crois pas que cette étiquette soit utile si ce que vous voulez faire est de motiver la personne étiquetée ainsi à faire de son mieux.

    Je vois donc toujours une place pour cette étiquette, mais principalement comme une étiquette que l’on applique sur soi-même, dans des circonstances spécifiques. Je ne l’utiliserais pas pour quelqu’un d’autre. Dans un cas où je voudrais parler d’autres personnes, j’ai de la difficulté à trouver une situation dans laquelle cette étiquette serait meilleure pour exprimer ce qui s’est passé que l’utilisation de termes qui ne suggère pas un jugement de valeur.

    #AutisticWriters #buts #indépendance #jugement #JugementDeValeur #paresse #paresseux #SelfMade #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/03/27/la-paresse-existe-t-elle/

  24. La famotidine m’a causé une dépression et de la fatigue

    D’autres réflexions sur mon expérience avec la famotidine.

    Préambule: j’ai écrit cet article, en anglais, durant le mois d’août 2022, à peu près six jours après mon article précédent. J’ai décidé de l’éditer minimalement avant de le publier ici. En particulier, je n’ai pas ajusté la chronologie. Je ne me savais pas autiste au moment où j’ai écrit ceci. Je crois maintenant que mon autisme m’a causé à avoir une expérience inusitée avec cette famotidine.

    La famotidine est disponible aux ÉU sous les noms: Pepcid, Zantac 360, Act, Dyspep HB, Fluxid, et Acid Controller.

    Je me sentais donc complètement fatigué et déprimé. Il n’y avait rien dans ma vie qui puisse expliquer ceci. J’ai commencé à rechercher le problème, et je suis tombé sur la famotidine comme une probable cause. J’ai déjà écrit à ce propos dans un autre article.

    Quand la famotidine vous pète la tête

    J’avais lu que parmi les effets secondaires de la famotidine qu’il y a des cas où elle peut causer la fatigue et la dépression. Je parle de dépression parce que quand je soufrais des effets de la famotidine, je ne voulais même pas me lever du sofa. Même mon écriture soufra de ces effets. Durant cette période, je n’ai pas produit autant d’articles qu’auparavant.

    Mes docteurs n’ont pas été utiles pour identifier ce qui m’affligeait. J’ai demandé de l’aide d’un docteur, mais l’infirmière m’a répondu que c’était probablement mon insomnie qui m’affligeait. Que non, mon problème n’avait rien à voir avec mon insomnie.

    Je prenais de la famotidine parce que j’avais un reflux, mais c’est un médicament qui peut être donné aux gens pour d’autres raisons. Par exemple, il fonctionne aussi comme un antiacide. Les gens peuvent aussi prendre du bicarbonate de soude contre l’acide, mais, d’après ce que j’en sais, la famotidine est le premier médicament en vente libre que les docteurs donnent aux patients quand ils se plaignent du reflux ou de l’acide.

    J’ai fait l’expérience de deux choses quand j’ai arrêté de prendre mon antiacide. Ma première nuit fut okay, mais les nuits subséquentes, j’ai commencé à faire l’expérience du reflux. Ceci cessa après quelques jours. Je crois maintenant que d’arrêter la famotidine rapidement après l’avoir pris pendant un bout de temps cause un effet de rebondissement. Quelqu’un qui arrête de la prendre connaîtra le reflux durant quelques nuits à cause de cet effet.

    J’ai trouvé quelques sites qui parlaient de ceci, mais aucun de mes docteurs ne m’a averti à propos du rebondissement. Je me rappelle même un docteur qui disait qu’il n’y avait pas besoin de réduire progressivement ma consommation.

    Une autre chose dont j’ai fait l’expérience est le lent retour à mon humeur normale. Ça m’a pris un peu de temps pour revenir à la normale. Au début, je me demandais si j’avais bien identifié la cause de ma dépression. Néanmoins, petit à petit, mon humeur s’améliora. Je n’avais plus le goût de me vautrer sur le sofa et de ne rien faire. Ma fatigue s’est aussi améliorée. Je me repose toujours durant le jour, mais ces périodes de repos sont plus rares et plus courtes.

    J’ai appris en lisant des articles médicaux sur la dépression et sur les médicaments qui traitent la dépression que des fois les gens souffrent d’effets psychologiques à cause d’une déficience d’une certaine substance dans le cerveau, ou à cause d’une surproduction d’une autre substance. Je présume que mon amélioration graduelle est due à certains de ces processus.

    Il est probable que quand j’ai arrêté de prendre de la famotidine une substance quelconque a dû être réapprovisionnée, ou peut-être a dû être détruite, avant que je ne retrouve mon humeur habituelle. Ceci est un fait que les gens devraient garder à l’esprit quand iels essayent quelque chose: les changements psychologiques peuvent prendre du temps à se manifester.

    En fait, ma descente dans la dépression a aussi pris du temps. Je prenais de la famotidine pendant plus d’un an sans effets secondaires négatifs. Ça a pris pas mal de temps avant que je ne ressente ces effets secondaires. Ceci supporte aussi ma théorie que la récupération est aussi un processus progressif plutôt qu’instantané.

    J’ai remarqué par le passé que si j’ai du reflux durant la nuit, incliner mon torse est utile. Je peux composer avec un reflux léger de cette façon. J’ai donc acheté sur Amazon un oreiller en coin pour voir si ça aiderait.

    Cet oreiller pourrait aussi aider avec mon insomnie. J’ai vu que certaines personnes font la promotion de l’oreiller en coin pour composer avec des cas d’apnée légère. C’est ce qui m’afflige. Donc ça pourrait améliorer ceci aussi.

    #AutisticWriters #dépression #famotidine #reflux #SantéMentale #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/03/25/la-famotidine-ma-cause-une-depression-et-de-la-fatigue/

  25. La famotidine m’a causé une dépression et de la fatigue

    D’autres réflexions sur mon expérience avec la famotidine.

    Préambule: j’ai écrit cet article, en anglais, durant le mois d’août 2022, à peu près six jours après mon article précédent. J’ai décidé de l’éditer minimalement avant de le publier ici. En particulier, je n’ai pas ajusté la chronologie. Je ne me savais pas autiste au moment où j’ai écrit ceci. Je crois maintenant que mon autisme m’a causé à avoir une expérience inusitée avec cette famotidine.

    La famotidine est disponible aux ÉU sous les noms: Pepcid, Zantac 360, Act, Dyspep HB, Fluxid, et Acid Controller.

    Je me sentais donc complètement fatigué et déprimé. Il n’y avait rien dans ma vie qui puisse expliquer ceci. J’ai commencé à rechercher le problème, et je suis tombé sur la famotidine comme une probable cause. J’ai déjà écrit à ce propos dans un autre article.

    Quand la famotidine vous pète la tête

    J’avais lu que parmi les effets secondaires de la famotidine qu’il y a des cas où elle peut causer la fatigue et la dépression. Je parle de dépression parce que quand je soufrais des effets de la famotidine, je ne voulais même pas me lever du sofa. Même mon écriture soufra de ces effets. Durant cette période, je n’ai pas produit autant d’articles qu’auparavant.

    Mes docteurs n’ont pas été utiles pour identifier ce qui m’affligeait. J’ai demandé de l’aide d’un docteur, mais l’infirmière m’a répondu que c’était probablement mon insomnie qui m’affligeait. Que non, mon problème n’avait rien à voir avec mon insomnie.

    Je prenais de la famotidine parce que j’avais un reflux, mais c’est un médicament qui peut être donné aux gens pour d’autres raisons. Par exemple, il fonctionne aussi comme un antiacide. Les gens peuvent aussi prendre du bicarbonate de soude contre l’acide, mais, d’après ce que j’en sais, la famotidine est le premier médicament en vente libre que les docteurs donnent aux patients quand ils se plaignent du reflux ou de l’acide.

    J’ai fait l’expérience de deux choses quand j’ai arrêté de prendre mon antiacide. Ma première nuit fut okay, mais les nuits subséquentes, j’ai commencé à faire l’expérience du reflux. Ceci cessa après quelques jours. Je crois maintenant que d’arrêter la famotidine rapidement après l’avoir pris pendant un bout de temps cause un effet de rebondissement. Quelqu’un qui arrête de la prendre connaîtra le reflux durant quelques nuits à cause de cet effet.

    J’ai trouvé quelques sites qui parlaient de ceci, mais aucun de mes docteurs ne m’a averti à propos du rebondissement. Je me rappelle même un docteur qui disait qu’il n’y avait pas besoin de réduire progressivement ma consommation.

    Une autre chose dont j’ai fait l’expérience est le lent retour à mon humeur normale. Ça m’a pris un peu de temps pour revenir à la normale. Au début, je me demandais si j’avais bien identifié la cause de ma dépression. Néanmoins, petit à petit, mon humeur s’améliora. Je n’avais plus le goût de me vautrer sur le sofa et de ne rien faire. Ma fatigue s’est aussi améliorée. Je me repose toujours durant le jour, mais ces périodes de repos sont plus rares et plus courtes.

    J’ai appris en lisant des articles médicaux sur la dépression et sur les médicaments qui traitent la dépression que des fois les gens souffrent d’effets psychologiques à cause d’une déficience d’une certaine substance dans le cerveau, ou à cause d’une surproduction d’une autre substance. Je présume que mon amélioration graduelle est due à certains de ces processus.

    Il est probable que quand j’ai arrêté de prendre de la famotidine une substance quelconque a dû être réapprovisionnée, ou peut-être a dû être détruite, avant que je ne retrouve mon humeur habituelle. Ceci est un fait que les gens devraient garder à l’esprit quand iels essayent quelque chose: les changements psychologiques peuvent prendre du temps à se manifester.

    En fait, ma descente dans la dépression a aussi pris du temps. Je prenais de la famotidine pendant plus d’un an sans effets secondaires négatifs. Ça a pris pas mal de temps avant que je ne ressente ces effets secondaires. Ceci supporte aussi ma théorie que la récupération est aussi un processus progressif plutôt qu’instantané.

    J’ai remarqué par le passé que si j’ai du reflux durant la nuit, incliner mon torse est utile. Je peux composer avec un reflux léger de cette façon. J’ai donc acheté sur Amazon un oreiller en coin pour voir si ça aiderait.

    Cet oreiller pourrait aussi aider avec mon insomnie. J’ai vu que certaines personnes font la promotion de l’oreiller en coin pour composer avec des cas d’apnée légère. C’est ce qui m’afflige. Donc ça pourrait améliorer ceci aussi.

    #AutisticWriters #dépression #famotidine #reflux #SantéMentale #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/03/25/la-famotidine-ma-cause-une-depression-et-de-la-fatigue/

  26. La famotidine m’a causé une dépression et de la fatigue

    D’autres réflexions sur mon expérience avec la famotidine.

    Préambule: j’ai écrit cet article, en anglais, durant le mois d’août 2022, à peu près six jours après mon article précédent. J’ai décidé de l’éditer minimalement avant de le publier ici. En particulier, je n’ai pas ajusté la chronologie. Je ne me savais pas autiste au moment où j’ai écrit ceci. Je crois maintenant que mon autisme m’a causé à avoir une expérience inusitée avec cette famotidine.

    La famotidine est disponible aux ÉU sous les noms: Pepcid, Zantac 360, Act, Dyspep HB, Fluxid, et Acid Controller.

    Je me sentais donc complètement fatigué et déprimé. Il n’y avait rien dans ma vie qui puisse expliquer ceci. J’ai commencé à rechercher le problème, et je suis tombé sur la famotidine comme une probable cause. J’ai déjà écrit à ce propos dans un autre article.

    Quand la famotidine vous pète la tête

    J’avais lu que parmi les effets secondaires de la famotidine qu’il y a des cas où elle peut causer la fatigue et la dépression. Je parle de dépression parce que quand je soufrais des effets de la famotidine, je ne voulais même pas me lever du sofa. Même mon écriture soufra de ces effets. Durant cette période, je n’ai pas produit autant d’articles qu’auparavant.

    Mes docteurs n’ont pas été utiles pour identifier ce qui m’affligeait. J’ai demandé de l’aide d’un docteur, mais l’infirmière m’a répondu que c’était probablement mon insomnie qui m’affligeait. Que non, mon problème n’avait rien à voir avec mon insomnie.

    Je prenais de la famotidine parce que j’avais un reflux, mais c’est un médicament qui peut être donné aux gens pour d’autres raisons. Par exemple, il fonctionne aussi comme un antiacide. Les gens peuvent aussi prendre du bicarbonate de soude contre l’acide, mais, d’après ce que j’en sais, la famotidine est le premier médicament en vente libre que les docteurs donnent aux patients quand ils se plaignent du reflux ou de l’acide.

    J’ai fait l’expérience de deux choses quand j’ai arrêté de prendre mon antiacide. Ma première nuit fut okay, mais les nuits subséquentes, j’ai commencé à faire l’expérience du reflux. Ceci cessa après quelques jours. Je crois maintenant que d’arrêter la famotidine rapidement après l’avoir pris pendant un bout de temps cause un effet de rebondissement. Quelqu’un qui arrête de la prendre connaîtra le reflux durant quelques nuits à cause de cet effet.

    J’ai trouvé quelques sites qui parlaient de ceci, mais aucun de mes docteurs ne m’a averti à propos du rebondissement. Je me rappelle même un docteur qui disait qu’il n’y avait pas besoin de réduire progressivement ma consommation.

    Une autre chose dont j’ai fait l’expérience est le lent retour à mon humeur normale. Ça m’a pris un peu de temps pour revenir à la normale. Au début, je me demandais si j’avais bien identifié la cause de ma dépression. Néanmoins, petit à petit, mon humeur s’améliora. Je n’avais plus le goût de me vautrer sur le sofa et de ne rien faire. Ma fatigue s’est aussi améliorée. Je me repose toujours durant le jour, mais ces périodes de repos sont plus rares et plus courtes.

    J’ai appris en lisant des articles médicaux sur la dépression et sur les médicaments qui traitent la dépression que des fois les gens souffrent d’effets psychologiques à cause d’une déficience d’une certaine substance dans le cerveau, ou à cause d’une surproduction d’une autre substance. Je présume que mon amélioration graduelle est due à certains de ces processus.

    Il est probable que quand j’ai arrêté de prendre de la famotidine une substance quelconque a dû être réapprovisionnée, ou peut-être a dû être détruite, avant que je ne retrouve mon humeur habituelle. Ceci est un fait que les gens devraient garder à l’esprit quand iels essayent quelque chose: les changements psychologiques peuvent prendre du temps à se manifester.

    En fait, ma descente dans la dépression a aussi pris du temps. Je prenais de la famotidine pendant plus d’un an sans effets secondaires négatifs. Ça a pris pas mal de temps avant que je ne ressente ces effets secondaires. Ceci supporte aussi ma théorie que la récupération est aussi un processus progressif plutôt qu’instantané.

    J’ai remarqué par le passé que si j’ai du reflux durant la nuit, incliner mon torse est utile. Je peux composer avec un reflux léger de cette façon. J’ai donc acheté sur Amazon un oreiller en coin pour voir si ça aiderait.

    Cet oreiller pourrait aussi aider avec mon insomnie. J’ai vu que certaines personnes font la promotion de l’oreiller en coin pour composer avec des cas d’apnée légère. C’est ce qui m’afflige. Donc ça pourrait améliorer ceci aussi.

    #AutisticWriters #dépression #famotidine #reflux #SantéMentale #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/03/25/la-famotidine-ma-cause-une-depression-et-de-la-fatigue/

  27. La famotidine m’a causé une dépression et de la fatigue

    D’autres réflexions sur mon expérience avec la famotidine.

    Préambule: j’ai écrit cet article, en anglais, durant le mois d’août 2022, à peu près six jours après mon article précédent. J’ai décidé de l’éditer minimalement avant de le publier ici. En particulier, je n’ai pas ajusté la chronologie. Je ne me savais pas autiste au moment où j’ai écrit ceci. Je crois maintenant que mon autisme m’a causé à avoir une expérience inusitée avec cette famotidine.

    La famotidine est disponible aux ÉU sous les noms: Pepcid, Zantac 360, Act, Dyspep HB, Fluxid, et Acid Controller.

    Je me sentais donc complètement fatigué et déprimé. Il n’y avait rien dans ma vie qui puisse expliquer ceci. J’ai commencé à rechercher le problème, et je suis tombé sur la famotidine comme une probable cause. J’ai déjà écrit à ce propos dans un autre article.

    Quand la famotidine vous pète la tête

    J’avais lu que parmi les effets secondaires de la famotidine qu’il y a des cas où elle peut causer la fatigue et la dépression. Je parle de dépression parce que quand je soufrais des effets de la famotidine, je ne voulais même pas me lever du sofa. Même mon écriture soufra de ces effets. Durant cette période, je n’ai pas produit autant d’articles qu’auparavant.

    Mes docteurs n’ont pas été utiles pour identifier ce qui m’affligeait. J’ai demandé de l’aide d’un docteur, mais l’infirmière m’a répondu que c’était probablement mon insomnie qui m’affligeait. Que non, mon problème n’avait rien à voir avec mon insomnie.

    Je prenais de la famotidine parce que j’avais un reflux, mais c’est un médicament qui peut être donné aux gens pour d’autres raisons. Par exemple, il fonctionne aussi comme un antiacide. Les gens peuvent aussi prendre du bicarbonate de soude contre l’acide, mais, d’après ce que j’en sais, la famotidine est le premier médicament en vente libre que les docteurs donnent aux patients quand ils se plaignent du reflux ou de l’acide.

    J’ai fait l’expérience de deux choses quand j’ai arrêté de prendre mon antiacide. Ma première nuit fut okay, mais les nuits subséquentes, j’ai commencé à faire l’expérience du reflux. Ceci cessa après quelques jours. Je crois maintenant que d’arrêter la famotidine rapidement après l’avoir pris pendant un bout de temps cause un effet de rebondissement. Quelqu’un qui arrête de la prendre connaîtra le reflux durant quelques nuits à cause de cet effet.

    J’ai trouvé quelques sites qui parlaient de ceci, mais aucun de mes docteurs ne m’a averti à propos du rebondissement. Je me rappelle même un docteur qui disait qu’il n’y avait pas besoin de réduire progressivement ma consommation.

    Une autre chose dont j’ai fait l’expérience est le lent retour à mon humeur normale. Ça m’a pris un peu de temps pour revenir à la normale. Au début, je me demandais si j’avais bien identifié la cause de ma dépression. Néanmoins, petit à petit, mon humeur s’améliora. Je n’avais plus le goût de me vautrer sur le sofa et de ne rien faire. Ma fatigue s’est aussi améliorée. Je me repose toujours durant le jour, mais ces périodes de repos sont plus rares et plus courtes.

    J’ai appris en lisant des articles médicaux sur la dépression et sur les médicaments qui traitent la dépression que des fois les gens souffrent d’effets psychologiques à cause d’une déficience d’une certaine substance dans le cerveau, ou à cause d’une surproduction d’une autre substance. Je présume que mon amélioration graduelle est due à certains de ces processus.

    Il est probable que quand j’ai arrêté de prendre de la famotidine une substance quelconque a dû être réapprovisionnée, ou peut-être a dû être détruite, avant que je ne retrouve mon humeur habituelle. Ceci est un fait que les gens devraient garder à l’esprit quand iels essayent quelque chose: les changements psychologiques peuvent prendre du temps à se manifester.

    En fait, ma descente dans la dépression a aussi pris du temps. Je prenais de la famotidine pendant plus d’un an sans effets secondaires négatifs. Ça a pris pas mal de temps avant que je ne ressente ces effets secondaires. Ceci supporte aussi ma théorie que la récupération est aussi un processus progressif plutôt qu’instantané.

    J’ai remarqué par le passé que si j’ai du reflux durant la nuit, incliner mon torse est utile. Je peux composer avec un reflux léger de cette façon. J’ai donc acheté sur Amazon un oreiller en coin pour voir si ça aiderait.

    Cet oreiller pourrait aussi aider avec mon insomnie. J’ai vu que certaines personnes font la promotion de l’oreiller en coin pour composer avec des cas d’apnée légère. C’est ce qui m’afflige. Donc ça pourrait améliorer ceci aussi.

    #AutisticWriters #dépression #famotidine #reflux #SantéMentale #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/03/25/la-famotidine-ma-cause-une-depression-et-de-la-fatigue/

  28. J'ai modifié mon blogue francophone pour que les gens puissent s'abonner directement.

    Il n'y a pas encore de contenu premium, mais ça va venir.

    La page des abonnements est ici:

    votreviedautiste.com/membershi

    #WordPress #stripe #VotreVieDAutiste #AutisticWriters #autisme #autiste #blogue

  29. Le bon côté des choses et le cancer

    Ça peut vous prendre du temps avant de voir le bon côté des choses.

    Le cancer peut-il avoir un bon côté? Oui, il le peut. Par contre, il est possible qu’aucun bon côté n’arrive. De plus, ce bon côté peut ne pas devenir évident pendant un bout de temps. Ça m’a pris à peu près un an et demi après mon traitement avant que le bon côté des choses se dévoile.

    Je dois me répéter. Si vous essayez d’aider an camarade qui subit un traitement, ne demandez pas à votre camarade de voir le bon côté des choses. Maintenant n’est pas le bon moment. S’iel aborde le sujet, okay, mais ne l’accablez pas avec ce sujet. Si quelqu’an aurait voulu me parler à propos du bon côté des choses pendant mon traitement, j’aurais très mal reçu cette personne. Même quand le traitement est fini, il peut être malvenu de parler du bon côté des choses. Lisez cet article si vous voulez plus de conseils à propos d’être an vrai·e camarade pour quelqu’an qui fait face au cancer:

    Comment être um bon·ne camarade pour quelqu’un qui a un diagnostic de cancer

    J’ai dit ci-haut que je n’ai pas vu le bon côté des choses rapidement. Par contre, ce bon côté est au bout du compte arrivé. Mon cancer m’a fait sortir d’un mariage qui était devenu insatisfaisant. Il n’a pas été la cause directe de notre divorce, mais il s’est avéré être un catalyseur. Nous étions déjà mécontents aussi tôt qu’en 2018. Mon cancer s’est manifesté en 2020. J’ai terminé mon traitement on 2021. C’est en 2022 que nous avons commencé à parler de divorce. Je ne le voulais pas, ce divorce. Mes caractéristiques en tant qu’autiste, et le fait que mon ex-épouse ne pouvait pas endurer ces caractéristiques, ont été la cause directe de mon divorce. Je crois que si nous avions su que j’étais autiste, et que nous avions parlé d’alternatives non-conventionnelles au divorce, nous aurions pu rester ensemble. Par contre, notre relation n’aurait certainement pas pu rester la même.

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    Notez que j’étais heureux dans mon mariage, mais peut-être un peu moins vers la fin quand mon ex-épouse et moi discutions le divorce. Cependant, je suis désolé d’avouer que certains aspects de ce mariage n’étaient pas favorables à mon épanouissement. Ni mon ex-épouse, ni moi-même n’avons fait ceci délibérément, mais mon mariage a retardé ma croissance, et m’a protégé de beaucoup de soucis mondains. J’ai cru tellement plus au cours des relations qui ont suivi mon divorce. Certaines personnes appellent ces relations des échecs, parce qu’elles n’ont pas duré. Je les appelle des succès, dû à ce que j’y ai appris.

    En concurrence avec le divorce, mon cancer m’a fait sortir de plusieurs placards. J’ai réaffirmé ma pansexualité. J’avais mentionné le polyamour en 2018, mais la thérapeute nous a ramené à la monogamie. Après mon cancer, j’ai réaffirmé mon désir de polyamour. J’ai aussi découvert le BDSM. Et chronologiquement le dernier, mais pas le dernier en termes d’importance, mon cancer m’a fait réaliser que je suis autiste. Tout ceci est arrivé en 2022, sauf la révélation que je suis autiste, qui est arrivée en 2023. Toutes ces sorties du placard sont autant de façons dont je vis ma vie plus authentiquement aujourd’hui.

    Je vis ma vie maintenant plus gentiment et affectueusement. Non, je n’étais pas le pire abruti avant mon cancer. J’avais peut-être toujours eu une trajectoire qui tend vers une plus grande gentillesse et affection. Néanmoins, la souffrance que le cancer a causée, le handicap temporaire subséquent, et la découverte que je suis autiste, ont infléchi la courbe vers le haut. Je suis définitivement plus présent qu’auparavant pour mes camarades dans le malheur.

    Je dirais aussi que mon développement spirituel s’est aussi accéléré après mon cancer. C’est un peu difficile d’exprimer avec des mots ce que je veux dire exactement. Il n’y a aucun doute que je sais maintenant que ces gens qui vont essayer d’aider an camarade qui compose avec le cancer seront mal à l’aise quand cet camarade exprime sa propre souffrance. Ces gens essaieront ainsi de traiter les symptômes de cette souffrance, et essaieront de contrer cette souffrance avec des diversions ou des contradictions pures et dures. « Trouve le bon côté des choses, » diront-iels. « Ça pourrait être pire, » déclareront-iels. En fait, la meilleure chose qu’iels puissent faire est de simplement écouter.

    J’ai commencé aussi à connaître les choses dans mes os. Un Maitre de Zen peut vous répéter mille fois que votre égo est une illusion, ou que vous êtes déjà illuminé. Vous pouvez croire ceci de façon discursive. Néanmoins, ce ne que quand vous savez ceci dans vos os que vous le savez vraiment. Le début de l’article suivant peut être utile pour comprendre les différences entre les différents types de savoir:

    Le soi: un phénomène vibratoire

    Je sais maintenant que je suis déjà illuminé, et qu’il me faut seulement le réaliser. Même quand vous savez quelque chose dans vos os, la pratique ne cesse jamais.

    Certaines personnes n’arrivent pas à trouver bon côté des choses face à leur cancer. Je ne peux pas vous dire pourquoi il y a des gens qui y arrivent, et d’autres qui n’y arrivent pas. Peut-être est-ce la chance? Il se peut que la trajectoire de leur vie ne se porte pas à ceci, pendant que la mienne se porte à ceci. Je ne sais pas. Je n’ai pas écrit cet article pour contredire les gens qui ne trouvent pas un bon côté des choses. Si quelqu’an me disait qu’il n’y avait pas de bon côté à son cancer, je lae croirais. Son expérience est différente de la mienne. Il n’en découle pas que son expérience est fausse, ou que la mienne est fausse. Elles peuvent toutes deux être vraies en même temps.

    Si vous devez faire face au cancer, j’espère que vous arriviez à trouver votre bon côté des choses. Ceci peut prendre des années après la fin de votre traitement avant qu’il ne se dévoile, mais j’espère tout de mème qu’il se dévoilera et que vous le reconnaitrez comme un bon côté.

    #affection #authenticité #autisme #AutisticWriters #cancer #divorce #gentillesse #LeBonCôtéDesChoses #mariage #spiritualité #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/01/17/le-bon-cote-des-choses-et-le-cancer/

  30. Le bon côté des choses et le cancer

    Ça peut vous prendre du temps avant de voir le bon côté des choses.

    Le cancer peut-il avoir un bon côté? Oui, il le peut. Par contre, il est possible qu’aucun bon côté n’arrive. De plus, ce bon côté peut ne pas devenir évident pendant un bout de temps. Ça m’a pris à peu près un an et demi après mon traitement avant que le bon côté des choses se dévoile.

    Je dois me répéter. Si vous essayez d’aider an camarade qui subit un traitement, ne demandez pas à votre camarade de voir le bon côté des choses. Maintenant n’est pas le bon moment. S’iel aborde le sujet, okay, mais ne l’accablez pas avec ce sujet. Si quelqu’an aurait voulu me parler à propos du bon côté des choses pendant mon traitement, j’aurais très mal reçu cette personne. Même quand le traitement est fini, il peut être malvenu de parler du bon côté des choses. Lisez cet article si vous voulez plus de conseils à propos d’être an vrai·e camarade pour quelqu’an qui fait face au cancer:

    Comment être um bon·ne camarade pour quelqu’un qui a un diagnostic de cancer

    J’ai dit ci-haut que je n’ai pas vu le bon côté des choses rapidement. Par contre, ce bon côté est au bout du compte arrivé. Mon cancer m’a fait sortir d’un mariage qui était devenu insatisfaisant. Il n’a pas été la cause directe de notre divorce, mais il s’est avéré être un catalyseur. Nous étions déjà mécontents aussi tôt qu’en 2018. Mon cancer s’est manifesté en 2020. J’ai terminé mon traitement on 2021. C’est en 2022 que nous avons commencé à parler de divorce. Je ne le voulais pas, ce divorce. Mes caractéristiques en tant qu’autiste, et le fait que mon ex-épouse ne pouvait pas endurer ces caractéristiques, ont été la cause directe de mon divorce. Je crois que si nous avions su que j’étais autiste, et que nous avions parlé d’alternatives non-conventionnelles au divorce, nous aurions pu rester ensemble. Par contre, notre relation n’aurait certainement pas pu rester la même.

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    Notez que j’étais heureux dans mon mariage, mais peut-être un peu moins vers la fin quand mon ex-épouse et moi discutions le divorce. Cependant, je suis désolé d’avouer que certains aspects de ce mariage n’étaient pas favorables à mon épanouissement. Ni mon ex-épouse, ni moi-même n’avons fait ceci délibérément, mais mon mariage a retardé ma croissance, et m’a protégé de beaucoup de soucis mondains. J’ai cru tellement plus au cours des relations qui ont suivi mon divorce. Certaines personnes appellent ces relations des échecs, parce qu’elles n’ont pas duré. Je les appelle des succès, dû à ce que j’y ai appris.

    En concurrence avec le divorce, mon cancer m’a fait sortir de plusieurs placards. J’ai réaffirmé ma pansexualité. J’avais mentionné le polyamour en 2018, mais la thérapeute nous a ramené à la monogamie. Après mon cancer, j’ai réaffirmé mon désir de polyamour. J’ai aussi découvert le BDSM. Et chronologiquement le dernier, mais pas le dernier en termes d’importance, mon cancer m’a fait réaliser que je suis autiste. Tout ceci est arrivé en 2022, sauf la révélation que je suis autiste, qui est arrivée en 2023. Toutes ces sorties du placard sont autant de façons dont je vis ma vie plus authentiquement aujourd’hui.

    Je vis ma vie maintenant plus gentiment et affectueusement. Non, je n’étais pas le pire abruti avant mon cancer. J’avais peut-être toujours eu une trajectoire qui tend vers une plus grande gentillesse et affection. Néanmoins, la souffrance que le cancer a causée, le handicap temporaire subséquent, et la découverte que je suis autiste, ont infléchi la courbe vers le haut. Je suis définitivement plus présent qu’auparavant pour mes camarades dans le malheur.

    Je dirais aussi que mon développement spirituel s’est aussi accéléré après mon cancer. C’est un peu difficile d’exprimer avec des mots ce que je veux dire exactement. Il n’y a aucun doute que je sais maintenant que ces gens qui vont essayer d’aider an camarade qui compose avec le cancer seront mal à l’aise quand cet camarade exprime sa propre souffrance. Ces gens essaieront ainsi de traiter les symptômes de cette souffrance, et essaieront de contrer cette souffrance avec des diversions ou des contradictions pures et dures. « Trouve le bon côté des choses, » diront-iels. « Ça pourrait être pire, » déclareront-iels. En fait, la meilleure chose qu’iels puissent faire est de simplement écouter.

    J’ai commencé aussi à connaître les choses dans mes os. Un Maitre de Zen peut vous répéter mille fois que votre égo est une illusion, ou que vous êtes déjà illuminé. Vous pouvez croire ceci de façon discursive. Néanmoins, ce ne que quand vous savez ceci dans vos os que vous le savez vraiment. Le début de l’article suivant peut être utile pour comprendre les différences entre les différents types de savoir:

    Le soi: un phénomène vibratoire

    Je sais maintenant que je suis déjà illuminé, et qu’il me faut seulement le réaliser. Même quand vous savez quelque chose dans vos os, la pratique ne cesse jamais.

    Certaines personnes n’arrivent pas à trouver bon côté des choses face à leur cancer. Je ne peux pas vous dire pourquoi il y a des gens qui y arrivent, et d’autres qui n’y arrivent pas. Peut-être est-ce la chance? Il se peut que la trajectoire de leur vie ne se porte pas à ceci, pendant que la mienne se porte à ceci. Je ne sais pas. Je n’ai pas écrit cet article pour contredire les gens qui ne trouvent pas un bon côté des choses. Si quelqu’an me disait qu’il n’y avait pas de bon côté à son cancer, je lae croirais. Son expérience est différente de la mienne. Il n’en découle pas que son expérience est fausse, ou que la mienne est fausse. Elles peuvent toutes deux être vraies en même temps.

    Si vous devez faire face au cancer, j’espère que vous arriviez à trouver votre bon côté des choses. Ceci peut prendre des années après la fin de votre traitement avant qu’il ne se dévoile, mais j’espère tout de mème qu’il se dévoilera et que vous le reconnaitrez comme un bon côté.

    #affection #authenticité #autisme #AutisticWriters #cancer #divorce #gentillesse #LeBonCôtéDesChoses #mariage #spiritualité #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/01/17/le-bon-cote-des-choses-et-le-cancer/

  31. Le bon côté des choses et le cancer

    Ça peut vous prendre du temps avant de voir le bon côté des choses.

    Le cancer peut-il avoir un bon côté? Oui, il le peut. Par contre, il est possible qu’aucun bon côté n’arrive. De plus, ce bon côté peut ne pas devenir évident pendant un bout de temps. Ça m’a pris à peu près un an et demi après mon traitement avant que le bon côté des choses se dévoile.

    Je dois me répéter. Si vous essayez d’aider an camarade qui subit un traitement, ne demandez pas à votre camarade de voir le bon côté des choses. Maintenant n’est pas le bon moment. S’iel aborde le sujet, okay, mais ne l’accablez pas avec ce sujet. Si quelqu’an aurait voulu me parler à propos du bon côté des choses pendant mon traitement, j’aurais très mal reçu cette personne. Même quand le traitement est fini, il peut être malvenu de parler du bon côté des choses. Lisez cet article si vous voulez plus de conseils à propos d’être an vrai·e camarade pour quelqu’an qui fait face au cancer:

    Comment être um bon·ne camarade pour quelqu’un qui a un diagnostic de cancer

    J’ai dit ci-haut que je n’ai pas vu le bon côté des choses rapidement. Par contre, ce bon côté est au bout du compte arrivé. Mon cancer m’a fait sortir d’un mariage qui était devenu insatisfaisant. Il n’a pas été la cause directe de notre divorce, mais il s’est avéré être un catalyseur. Nous étions déjà mécontents aussi tôt qu’en 2018. Mon cancer s’est manifesté en 2020. J’ai terminé mon traitement on 2021. C’est en 2022 que nous avons commencé à parler de divorce. Je ne le voulais pas, ce divorce. Mes caractéristiques en tant qu’autiste, et le fait que mon ex-épouse ne pouvait pas endurer ces caractéristiques, ont été la cause directe de mon divorce. Je crois que si nous avions su que j’étais autiste, et que nous avions parlé d’alternatives non-conventionnelles au divorce, nous aurions pu rester ensemble. Par contre, notre relation n’aurait certainement pas pu rester la même.

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    Notez que j’étais heureux dans mon mariage, mais peut-être un peu moins vers la fin quand mon ex-épouse et moi discutions le divorce. Cependant, je suis désolé d’avouer que certains aspects de ce mariage n’étaient pas favorables à mon épanouissement. Ni mon ex-épouse, ni moi-même n’avons fait ceci délibérément, mais mon mariage a retardé ma croissance, et m’a protégé de beaucoup de soucis mondains. J’ai cru tellement plus au cours des relations qui ont suivi mon divorce. Certaines personnes appellent ces relations des échecs, parce qu’elles n’ont pas duré. Je les appelle des succès, dû à ce que j’y ai appris.

    En concurrence avec le divorce, mon cancer m’a fait sortir de plusieurs placards. J’ai réaffirmé ma pansexualité. J’avais mentionné le polyamour en 2018, mais la thérapeute nous a ramené à la monogamie. Après mon cancer, j’ai réaffirmé mon désir de polyamour. J’ai aussi découvert le BDSM. Et chronologiquement le dernier, mais pas le dernier en termes d’importance, mon cancer m’a fait réaliser que je suis autiste. Tout ceci est arrivé en 2022, sauf la révélation que je suis autiste, qui est arrivée en 2023. Toutes ces sorties du placard sont autant de façons dont je vis ma vie plus authentiquement aujourd’hui.

    Je vis ma vie maintenant plus gentiment et affectueusement. Non, je n’étais pas le pire abruti avant mon cancer. J’avais peut-être toujours eu une trajectoire qui tend vers une plus grande gentillesse et affection. Néanmoins, la souffrance que le cancer a causée, le handicap temporaire subséquent, et la découverte que je suis autiste, ont infléchi la courbe vers le haut. Je suis définitivement plus présent qu’auparavant pour mes camarades dans le malheur.

    Je dirais aussi que mon développement spirituel s’est aussi accéléré après mon cancer. C’est un peu difficile d’exprimer avec des mots ce que je veux dire exactement. Il n’y a aucun doute que je sais maintenant que ces gens qui vont essayer d’aider an camarade qui compose avec le cancer seront mal à l’aise quand cet camarade exprime sa propre souffrance. Ces gens essaieront ainsi de traiter les symptômes de cette souffrance, et essaieront de contrer cette souffrance avec des diversions ou des contradictions pures et dures. « Trouve le bon côté des choses, » diront-iels. « Ça pourrait être pire, » déclareront-iels. En fait, la meilleure chose qu’iels puissent faire est de simplement écouter.

    J’ai commencé aussi à connaître les choses dans mes os. Un Maitre de Zen peut vous répéter mille fois que votre égo est une illusion, ou que vous êtes déjà illuminé. Vous pouvez croire ceci de façon discursive. Néanmoins, ce ne que quand vous savez ceci dans vos os que vous le savez vraiment. Le début de l’article suivant peut être utile pour comprendre les différences entre les différents types de savoir:

    Le soi: un phénomène vibratoire

    Je sais maintenant que je suis déjà illuminé, et qu’il me faut seulement le réaliser. Même quand vous savez quelque chose dans vos os, la pratique ne cesse jamais.

    Certaines personnes n’arrivent pas à trouver bon côté des choses face à leur cancer. Je ne peux pas vous dire pourquoi il y a des gens qui y arrivent, et d’autres qui n’y arrivent pas. Peut-être est-ce la chance? Il se peut que la trajectoire de leur vie ne se porte pas à ceci, pendant que la mienne se porte à ceci. Je ne sais pas. Je n’ai pas écrit cet article pour contredire les gens qui ne trouvent pas un bon côté des choses. Si quelqu’an me disait qu’il n’y avait pas de bon côté à son cancer, je lae croirais. Son expérience est différente de la mienne. Il n’en découle pas que son expérience est fausse, ou que la mienne est fausse. Elles peuvent toutes deux être vraies en même temps.

    Si vous devez faire face au cancer, j’espère que vous arriviez à trouver votre bon côté des choses. Ceci peut prendre des années après la fin de votre traitement avant qu’il ne se dévoile, mais j’espère tout de mème qu’il se dévoilera et que vous le reconnaitrez comme un bon côté.

    #affection #authenticité #autisme #AutisticWriters #cancer #divorce #gentillesse #LeBonCôtéDesChoses #mariage #spiritualité #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/01/17/le-bon-cote-des-choses-et-le-cancer/

  32. Le bon côté des choses et le cancer

    Ça peut vous prendre du temps avant de voir le bon côté des choses.

    Le cancer peut-il avoir un bon côté? Oui, il le peut. Par contre, il est possible qu’aucun bon côté n’arrive. De plus, ce bon côté peut ne pas devenir évident pendant un bout de temps. Ça m’a pris à peu près un an et demi après mon traitement avant que le bon côté des choses se dévoile.

    Je dois me répéter. Si vous essayez d’aider an camarade qui subit un traitement, ne demandez pas à votre camarade de voir le bon côté des choses. Maintenant n’est pas le bon moment. S’iel aborde le sujet, okay, mais ne l’accablez pas avec ce sujet. Si quelqu’an aurait voulu me parler à propos du bon côté des choses pendant mon traitement, j’aurais très mal reçu cette personne. Même quand le traitement est fini, il peut être malvenu de parler du bon côté des choses. Lisez cet article si vous voulez plus de conseils à propos d’être an vrai·e camarade pour quelqu’an qui fait face au cancer:

    Comment être um bon·ne camarade pour quelqu’un qui a un diagnostic de cancer

    J’ai dit ci-haut que je n’ai pas vu le bon côté des choses rapidement. Par contre, ce bon côté est au bout du compte arrivé. Mon cancer m’a fait sortir d’un mariage qui était devenu insatisfaisant. Il n’a pas été la cause directe de notre divorce, mais il s’est avéré être un catalyseur. Nous étions déjà mécontents aussi tôt qu’en 2018. Mon cancer s’est manifesté en 2020. J’ai terminé mon traitement on 2021. C’est en 2022 que nous avons commencé à parler de divorce. Je ne le voulais pas, ce divorce. Mes caractéristiques en tant qu’autiste, et le fait que mon ex-épouse ne pouvait pas endurer ces caractéristiques, ont été la cause directe de mon divorce. Je crois que si nous avions su que j’étais autiste, et que nous avions parlé d’alternatives non-conventionnelles au divorce, nous aurions pu rester ensemble. Par contre, notre relation n’aurait certainement pas pu rester la même.

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    Notez que j’étais heureux dans mon mariage, mais peut-être un peu moins vers la fin quand mon ex-épouse et moi discutions le divorce. Cependant, je suis désolé d’avouer que certains aspects de ce mariage n’étaient pas favorables à mon épanouissement. Ni mon ex-épouse, ni moi-même n’avons fait ceci délibérément, mais mon mariage a retardé ma croissance, et m’a protégé de beaucoup de soucis mondains. J’ai cru tellement plus au cours des relations qui ont suivi mon divorce. Certaines personnes appellent ces relations des échecs, parce qu’elles n’ont pas duré. Je les appelle des succès, dû à ce que j’y ai appris.

    En concurrence avec le divorce, mon cancer m’a fait sortir de plusieurs placards. J’ai réaffirmé ma pansexualité. J’avais mentionné le polyamour en 2018, mais la thérapeute nous a ramené à la monogamie. Après mon cancer, j’ai réaffirmé mon désir de polyamour. J’ai aussi découvert le BDSM. Et chronologiquement le dernier, mais pas le dernier en termes d’importance, mon cancer m’a fait réaliser que je suis autiste. Tout ceci est arrivé en 2022, sauf la révélation que je suis autiste, qui est arrivée en 2023. Toutes ces sorties du placard sont autant de façons dont je vis ma vie plus authentiquement aujourd’hui.

    Je vis ma vie maintenant plus gentiment et affectueusement. Non, je n’étais pas le pire abruti avant mon cancer. J’avais peut-être toujours eu une trajectoire qui tend vers une plus grande gentillesse et affection. Néanmoins, la souffrance que le cancer a causée, le handicap temporaire subséquent, et la découverte que je suis autiste, ont infléchi la courbe vers le haut. Je suis définitivement plus présent qu’auparavant pour mes camarades dans le malheur.

    Je dirais aussi que mon développement spirituel s’est aussi accéléré après mon cancer. C’est un peu difficile d’exprimer avec des mots ce que je veux dire exactement. Il n’y a aucun doute que je sais maintenant que ces gens qui vont essayer d’aider an camarade qui compose avec le cancer seront mal à l’aise quand cet camarade exprime sa propre souffrance. Ces gens essaieront ainsi de traiter les symptômes de cette souffrance, et essaieront de contrer cette souffrance avec des diversions ou des contradictions pures et dures. « Trouve le bon côté des choses, » diront-iels. « Ça pourrait être pire, » déclareront-iels. En fait, la meilleure chose qu’iels puissent faire est de simplement écouter.

    J’ai commencé aussi à connaître les choses dans mes os. Un Maitre de Zen peut vous répéter mille fois que votre égo est une illusion, ou que vous êtes déjà illuminé. Vous pouvez croire ceci de façon discursive. Néanmoins, ce ne que quand vous savez ceci dans vos os que vous le savez vraiment. Le début de l’article suivant peut être utile pour comprendre les différences entre les différents types de savoir:

    Le soi: un phénomène vibratoire

    Je sais maintenant que je suis déjà illuminé, et qu’il me faut seulement le réaliser. Même quand vous savez quelque chose dans vos os, la pratique ne cesse jamais.

    Certaines personnes n’arrivent pas à trouver bon côté des choses face à leur cancer. Je ne peux pas vous dire pourquoi il y a des gens qui y arrivent, et d’autres qui n’y arrivent pas. Peut-être est-ce la chance? Il se peut que la trajectoire de leur vie ne se porte pas à ceci, pendant que la mienne se porte à ceci. Je ne sais pas. Je n’ai pas écrit cet article pour contredire les gens qui ne trouvent pas un bon côté des choses. Si quelqu’an me disait qu’il n’y avait pas de bon côté à son cancer, je lae croirais. Son expérience est différente de la mienne. Il n’en découle pas que son expérience est fausse, ou que la mienne est fausse. Elles peuvent toutes deux être vraies en même temps.

    Si vous devez faire face au cancer, j’espère que vous arriviez à trouver votre bon côté des choses. Ceci peut prendre des années après la fin de votre traitement avant qu’il ne se dévoile, mais j’espère tout de mème qu’il se dévoilera et que vous le reconnaitrez comme un bon côté.

    #affection #authenticité #autisme #AutisticWriters #cancer #divorce #gentillesse #LeBonCôtéDesChoses #mariage #spiritualité #VotreVieDAutiste

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  33. Comment être um bon·ne camarade pour quelqu’un qui a un diagnostic de cancer

    Comment écouter sa souffrance sans jugement, ou un désir de rectifier quoi que ce soit.

    Pour Adeline,

    Voici ce qu’il vous faut faire. Vous devez seulement être là pour écouter sa souffrance, sans jugement, ou un désir de rectifier quoi que ce soit. Bonne journée.

    Mais pourquoi êtes-vous encore ici? J’ai fini. Je vous ai dit ci-dessus comment il faut faire. Ouste, mécréant!

    Toujours ici?

    Bon, bien, je crois qu’il va me falloir expliquer en long et en large.

    Lisez cet article. Lisez-le entièrement. Réfléchissez. Notre voyage ne sera pas tout plein de fleurs et de mignons lapins. Néanmoins, pour l’amour de votre camarade, faites attention à ce que j’ai à dire.

    Je veux commencer avec ceci. Votre camarade n’a pas décidé un jour d’attraper un cancer. Oui, cela est tout simplement arrivé. N’essayez pas de trouver une raison pour laquelle ceci est arrivé. Même si, par une chance quelconque, vous pouvez trouver une cause. Peut-être fumait-iel? Bannissez cette pensée de votre esprit. Personne ne commence à fumer en pensant que sa récompense serait le cancer. Il est plus important de réaliser que cette pensée ne vous aidera pas à être um bon·ne camarade. Par contre, si vous désirez être um mauvais·e camarade, alors ne vous dérangez pas pour « aider. » Votre aide ne sera pas la bienvenue.

    Un diagnostic de cancer est habituellement un événement qui génère de l’anxiété et peut-être de la dépression. Je dis habituellement parce qu’il y a toujours la possibilité d’une licorne, ou d’un drôle de type. Je fus l’un de ces drôles de type. Quand j’ai eu mon diagnostic de cancer, mon corps était en train de s’éteindre peu à peu. J’étais en train de mourir, mais je ne savais pas pourquoi. J’étais sur le point de quitter notre planète, mais je n’avais pas de plan d’attaque. J’étais sans espoir. Mon diagnostic m’a donné ce plan d’attaque dont j’avais désespérément besoin. Si je n’avais pas été diagnostiqué in extremis, je serais aujourd’hui mort. Je suis maintenant presque trois ans en rémission. Néanmoins, j’ai quand même subi l’anxiété et la dépression. Pour la plupart des gens, un diagnostic de cancer leur rappellera que leur vie va, un jour, finir.

    Si votre camarade n’a que récemment obtenu son diagnostic, il peut y avoir une variété de traitements qui peuvent lui être proposés. Certains cancers sont traitables avec des pilules. Certains cancers nécessitent une chirurgie. Certains cancers nécessitent la radiothérapie. Certains la chimio. Ou bien quelque chose d’autre. Certains nécessitent une combinaison de ces procédures. Les gens disent que certaines procédures sont plus faciles que d’autres. Ma chimio et ma greffe de cellules souches ne furent pas aisées. Il a fallu me tester pour s’assurer que je n’allais pas mourir durant ma greffe, tellement ce traitement est difficile. Peu importe la procédure, il y aura de l’anxiété, et peut-être de la dépression.

    Les traitements pour le cancer sont innombrables. Je souhaite tous les apprendre.

    Non, il n’est pas nécessaire de tout apprendre.

    Il me faut approcher le sujet de la mort. Ceci pourrait bien être le dernier bout de route de votre camarade sur cette planète. Ça fait penser, non? Une jeune fille dans la vingtaine est morte pendant que je l’aidais. Son traitement n’était pas simple, à cause des allergies qu’elle avait, et à cause du type de cancer qu’elle avait. J’ai aussi aidé la fille d’une femme de 68 ans. Cette femme avait exactement le même cancer que j’ai réussi repousser. Cependant, elle n’a pas survécu à sa chimio. Elle n’aurait jamais été capable de survivre à la violence d’une greffe de cellules souches. Néanmoins, la médecine avance tout le temps. Il y a 33 ans, je serais mort de mon cancer. Il n’y avait pas de traitement. Il y a 13 ans, le traitement était encore expérimental. La médecine avance définitivement.

    Votre camarade soufrera pendant son cheminement à travers le cancer. Une partie de cette souffrance sera mentale, comme l’anxiété et la dépression. Une partie de cette souffrance sera physique. Les effets secondaires de son traitement peut causer toutes sortes de problèmes. Dans mon cas, j’ai vomi et j’ai chié dans mes couches.

    « Des couches? »

    Bien oui! Je ne voulais pas chier dans mon lit et demander à l’infirmière de le changer en plein milieu de la nuit. Ce que je vous dis ici n’est même pas toute l’histoire, mais ça devrait être assez pour vous faire réaliser que le futur ne sera peut-être pas rose.

    Que faites-vous quand votre camarade exprime sa souffrance? C’est extrêmement simple: vous écoutez. Vous écoutez sans jugement, ou un désir de rectifier quoi que ce soit. Il n’y a pas de meilleur cadeau pour votre camarade que cette capacité d’écouter sans jugement, et sans désire de rectifier quoi que ce soit. Cette capacité d’écouter sans jugement est un cadeau de valeur immesurable. Voyez-vous, je crois que la plupart des problèmes que les gens rencontrent quand iels essaient d’être là pour um camarade est qu’iels veulent rectifier les choses. Quand vous faites ceci, vous arrêtez d’écouter sans jugement.

    Habituellement, ce désir de rectifier les choses est un rejet de la souffrance de votre camarade. Vous êtes inconfortable devant sa mauvaise humeur, ou ses larmes. Peut-être cette souffrance vous rappelle-t-elle que votre propre vie est limitée. Cette mauvaise humeur, ou ces larmes, ne sont que les symptômes de ce qui se passe avec votre camarade. Néanmoins, faisant face à ces symptômes, vous décidez de vous en occuper. Vous dites à votre camarade de relaxer, ou bien, vous parlez de ceci ou cela, tout en ignorant la souffrance très réelle qu’iel exprime. Vous ne pouvez plus être um vrai·e camarade. Que non! Vous vous révélez n’être là que pour soulager une certaine culpabilité. Vous vous révélez n’être nominalement qu’um camarade.

    Ou bien, vous suggérez qu’iel devrait trouver le bon côté des choses dans leur situation. Après tout, son traitement, ce sont seulement des pilules. Iel pourrait passer plus dur moment. S’il vous plaît, ne minimisez pas les difficultés qu’iel éprouve. Ne faites qu’écouter. Peut-il y avoir un bon côté des choses? Oui. Par contre, ce n’est pas à vous de dire à votre camarade quel est le bon côté des choses, ou s’il existe tout court. Le bon côté des choses peut ne pas se révéler longtemps après le traitement. Mon bon côté des choses s’est révélé un an et demi après mon traitement. M’enquiquiner pour que je voie le bon côté des choses plus tôt ne m’aurais pas rendu heureux.

    N’essayez pas de prédire le futur. Je pense que même exprimer de l’espoir est dangereux. « J’espère que tu vas bien » peut-être problématique si votre camarade ne va pas bien, et qu’iel anéanti votre espoir. Ne dites définitivement pas que tout va bien se passer. Vous ne savez pas quelles épreuves iel doit rencontre avant que tout soit résolu. Il se peut que tout ne soit pas complètement résolu après son épreuve. J’ai encore à composer avec le cerveau de chimio, et ça sera comme ça jusqu’à ma mort. Ceci est seulement un effet d’avoir reçu mon traitement. Si votre camarade rogne, laissez lae rogner.

    Si vous avez votre propre expérience du cancer et que vous avez survécu, vous pouvez partager votre expérience avec votre camarade. Dans la plupart des cas, votre expérience sera la bienvenue. Par contre, vous devriez toujours écouter votre camarade et comprendre ses besoins. Peut-être que maintenant n’est pas le bon temps de lui parler de votre expérience.

    Si vous voulez faire quelque chose de concret pour votre camarade, ne lui dites pas que vous feriez n’importe quoi pour ellui, pour obtenir une réponse que vous rejetez. En plus, soyez sûr de coordonner avec les autres qui veulent aider pour éviter de dupliquer les efforts inutilement. Si tout le monde amène un repas, et il y a plus de bouffe que ce que votre camarade peut utiliser, vous avez seulement créé un mal de tête pour ellui. Ce mal de tête peut être encore plus prononcé pour les autistes. J’aime optimiser ma bouffe pour éviter le gaspillage. Si on me met dans une situation dans laquelle de la bouffe sera gaspillée, je ne serai pas heureux.

    Peut-être que faire la lessive serait une meilleure offre, mais soyez sûr que votre camarade le veuille. Certaines personnes ne voudront peut-être pas que vous fouillez dans leurs sous-vêtements, par exemple. Le point ici aussi est d’écouter votre camarade. Y a-t-il un besoin qu’iel a exprimé. Je vous rappelle aussi que d’écouter sans jugement est un cadeau de valeur immesurable. Je dirais aussi que les gens capables d’écouter sans jugement sont incroyablement rares. Peut-être votre camarade n’a pas besoin de plus que ça.

    « Attendez un peu. N’avez-vous pas dit qu’on ne devrait pas avoir un désir de rectifier quoi que ce soit? »

    Oui, je l’ai dit. Je vais expliquer. Le problème est quand avant même d’avoir rencontré votre camarade, vous commencez à concocter des idées sur ce que vous ferez. Ceci n’est pas utile. Vous ne savez pas ce dont votre camarade aura besoin. Laissez lui prendre le devant et vous dire ce qu’iel veut explicitement ou implicitement. Il vous sera alors possible d’agir selon ce qu’iel vous a dit. C’est quand vous préméditez ce que vous allez faire pour votre camarade que vous tomber habituellement dans le pétrin.

    De plus, vous devriez vous rappeler de prendre soin de vous. Ne faites pas un burnout pour essayer d’aider um camarade. Sinon, votre humeur va probablement en pâtir, et vous ne serez plus capable d’écouter. Vous voudrez éliminer les symptômes de souffrance de votre camarade, et vous commencerez à lui lancer des slogans à propos du bon côté des choses, etc. Vous vous retrouverez à n’être nominalement un camarade. Si vous êtes fatigués, il est mieux de vous retirer de la situation pour un bout de temps plutôt que de vous imposer sur votre ami.

    Je conclus en disant qu’il y a toujours des exceptions. Vous pouvez vous retrouver avec quelqum qui veut que vous fassiez son repas, etc. Mais toujours la solution est d’écouter sa souffrance, sans jugement, ou un désir de rectifier les choses. Peut-être ferez-vous des erreurs. Excusez-vous, allez de l’avant, et laissez tomber ces erreurs. Si vous commencez à accentuer votre culpabilité, vous mettez l’accent sur vous-même. Ne faites pas ceci.

    J’espère que mon article a été utile, et que vous puissiez donner le cadeau d’une vraie amitié à votre camarade.

    Cet article pourrait aussi vous intéresser:

    Mes conseils pour quelqu’un qui doit faire face au cancer ou a un possible diagnostic

    #amitié #AutisticWriters #CamaradeNominal #cancer #chimio #DiagnosticDeCancer #écouter #mort #souffrance #TraitementDeCancer #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/01/15/comment-etre-um-bon%c2%b7ne-camarade-pour-quelquun-qui-a-un-diagnostic-de-cancer/

  34. Comment être um bon·ne camarade pour quelqu’un qui a un diagnostic de cancer

    Comment écouter sa souffrance sans jugement, ou un désir de rectifier quoi que ce soit.

    Pour Adeline,

    Voici ce qu’il vous faut faire. Vous devez seulement être là pour écouter sa souffrance, sans jugement, ou un désir de rectifier quoi que ce soit. Bonne journée.

    Mais pourquoi êtes-vous encore ici? J’ai fini. Je vous ai dit ci-dessus comment il faut faire. Ouste, mécréant!

    Toujours ici?

    Bon, bien, je crois qu’il va me falloir expliquer en long et en large.

    Lisez cet article. Lisez-le entièrement. Réfléchissez. Notre voyage ne sera pas tout plein de fleurs et de mignons lapins. Néanmoins, pour l’amour de votre camarade, faites attention à ce que j’ai à dire.

    Je veux commencer avec ceci. Votre camarade n’a pas décidé un jour d’attraper un cancer. Oui, cela est tout simplement arrivé. N’essayez pas de trouver une raison pour laquelle ceci est arrivé. Même si, par une chance quelconque, vous pouvez trouver une cause. Peut-être fumait-iel? Bannissez cette pensée de votre esprit. Personne ne commence à fumer en pensant que sa récompense serait le cancer. Il est plus important de réaliser que cette pensée ne vous aidera pas à être um bon·ne camarade. Par contre, si vous désirez être um mauvais·e camarade, alors ne vous dérangez pas pour « aider. » Votre aide ne sera pas la bienvenue.

    Un diagnostic de cancer est habituellement un événement qui génère de l’anxiété et peut-être de la dépression. Je dis habituellement parce qu’il y a toujours la possibilité d’une licorne, ou d’un drôle de type. Je fus l’un de ces drôles de type. Quand j’ai eu mon diagnostic de cancer, mon corps était en train de s’éteindre peu à peu. J’étais en train de mourir, mais je ne savais pas pourquoi. J’étais sur le point de quitter notre planète, mais je n’avais pas de plan d’attaque. J’étais sans espoir. Mon diagnostic m’a donné ce plan d’attaque dont j’avais désespérément besoin. Si je n’avais pas été diagnostiqué in extremis, je serais aujourd’hui mort. Je suis maintenant presque trois ans en rémission. Néanmoins, j’ai quand même subi l’anxiété et la dépression. Pour la plupart des gens, un diagnostic de cancer leur rappellera que leur vie va, un jour, finir.

    Si votre camarade n’a que récemment obtenu son diagnostic, il peut y avoir une variété de traitements qui peuvent lui être proposés. Certains cancers sont traitables avec des pilules. Certains cancers nécessitent une chirurgie. Certains cancers nécessitent la radiothérapie. Certains la chimio. Ou bien quelque chose d’autre. Certains nécessitent une combinaison de ces procédures. Les gens disent que certaines procédures sont plus faciles que d’autres. Ma chimio et ma greffe de cellules souches ne furent pas aisées. Il a fallu me tester pour s’assurer que je n’allais pas mourir durant ma greffe, tellement ce traitement est difficile. Peu importe la procédure, il y aura de l’anxiété, et peut-être de la dépression.

    Les traitements pour le cancer sont innombrables. Je souhaite tous les apprendre.

    Non, il n’est pas nécessaire de tout apprendre.

    Il me faut approcher le sujet de la mort. Ceci pourrait bien être le dernier bout de route de votre camarade sur cette planète. Ça fait penser, non? Une jeune fille dans la vingtaine est morte pendant que je l’aidais. Son traitement n’était pas simple, à cause des allergies qu’elle avait, et à cause du type de cancer qu’elle avait. J’ai aussi aidé la fille d’une femme de 68 ans. Cette femme avait exactement le même cancer que j’ai réussi repousser. Cependant, elle n’a pas survécu à sa chimio. Elle n’aurait jamais été capable de survivre à la violence d’une greffe de cellules souches. Néanmoins, la médecine avance tout le temps. Il y a 33 ans, je serais mort de mon cancer. Il n’y avait pas de traitement. Il y a 13 ans, le traitement était encore expérimental. La médecine avance définitivement.

    Votre camarade soufrera pendant son cheminement à travers le cancer. Une partie de cette souffrance sera mentale, comme l’anxiété et la dépression. Une partie de cette souffrance sera physique. Les effets secondaires de son traitement peut causer toutes sortes de problèmes. Dans mon cas, j’ai vomi et j’ai chié dans mes couches.

    « Des couches? »

    Bien oui! Je ne voulais pas chier dans mon lit et demander à l’infirmière de le changer en plein milieu de la nuit. Ce que je vous dis ici n’est même pas toute l’histoire, mais ça devrait être assez pour vous faire réaliser que le futur ne sera peut-être pas rose.

    Que faites-vous quand votre camarade exprime sa souffrance? C’est extrêmement simple: vous écoutez. Vous écoutez sans jugement, ou un désir de rectifier quoi que ce soit. Il n’y a pas de meilleur cadeau pour votre camarade que cette capacité d’écouter sans jugement, et sans désire de rectifier quoi que ce soit. Cette capacité d’écouter sans jugement est un cadeau de valeur immesurable. Voyez-vous, je crois que la plupart des problèmes que les gens rencontrent quand iels essaient d’être là pour um camarade est qu’iels veulent rectifier les choses. Quand vous faites ceci, vous arrêtez d’écouter sans jugement.

    Habituellement, ce désir de rectifier les choses est un rejet de la souffrance de votre camarade. Vous êtes inconfortable devant sa mauvaise humeur, ou ses larmes. Peut-être cette souffrance vous rappelle-t-elle que votre propre vie est limitée. Cette mauvaise humeur, ou ces larmes, ne sont que les symptômes de ce qui se passe avec votre camarade. Néanmoins, faisant face à ces symptômes, vous décidez de vous en occuper. Vous dites à votre camarade de relaxer, ou bien, vous parlez de ceci ou cela, tout en ignorant la souffrance très réelle qu’iel exprime. Vous ne pouvez plus être um vrai·e camarade. Que non! Vous vous révélez n’être là que pour soulager une certaine culpabilité. Vous vous révélez n’être nominalement qu’um camarade.

    Ou bien, vous suggérez qu’iel devrait trouver le bon côté des choses dans leur situation. Après tout, son traitement, ce sont seulement des pilules. Iel pourrait passer plus dur moment. S’il vous plaît, ne minimisez pas les difficultés qu’iel éprouve. Ne faites qu’écouter. Peut-il y avoir un bon côté des choses? Oui. Par contre, ce n’est pas à vous de dire à votre camarade quel est le bon côté des choses, ou s’il existe tout court. Le bon côté des choses peut ne pas se révéler longtemps après le traitement. Mon bon côté des choses s’est révélé un an et demi après mon traitement. M’enquiquiner pour que je voie le bon côté des choses plus tôt ne m’aurais pas rendu heureux.

    N’essayez pas de prédire le futur. Je pense que même exprimer de l’espoir est dangereux. « J’espère que tu vas bien » peut-être problématique si votre camarade ne va pas bien, et qu’iel anéanti votre espoir. Ne dites définitivement pas que tout va bien se passer. Vous ne savez pas quelles épreuves iel doit rencontre avant que tout soit résolu. Il se peut que tout ne soit pas complètement résolu après son épreuve. J’ai encore à composer avec le cerveau de chimio, et ça sera comme ça jusqu’à ma mort. Ceci est seulement un effet d’avoir reçu mon traitement. Si votre camarade rogne, laissez lae rogner.

    Si vous avez votre propre expérience du cancer et que vous avez survécu, vous pouvez partager votre expérience avec votre camarade. Dans la plupart des cas, votre expérience sera la bienvenue. Par contre, vous devriez toujours écouter votre camarade et comprendre ses besoins. Peut-être que maintenant n’est pas le bon temps de lui parler de votre expérience.

    Si vous voulez faire quelque chose de concret pour votre camarade, ne lui dites pas que vous feriez n’importe quoi pour ellui, pour obtenir une réponse que vous rejetez. En plus, soyez sûr de coordonner avec les autres qui veulent aider pour éviter de dupliquer les efforts inutilement. Si tout le monde amène un repas, et il y a plus de bouffe que ce que votre camarade peut utiliser, vous avez seulement créé un mal de tête pour ellui. Ce mal de tête peut être encore plus prononcé pour les autistes. J’aime optimiser ma bouffe pour éviter le gaspillage. Si on me met dans une situation dans laquelle de la bouffe sera gaspillée, je ne serai pas heureux.

    Peut-être que faire la lessive serait une meilleure offre, mais soyez sûr que votre camarade le veuille. Certaines personnes ne voudront peut-être pas que vous fouillez dans leurs sous-vêtements, par exemple. Le point ici aussi est d’écouter votre camarade. Y a-t-il un besoin qu’iel a exprimé. Je vous rappelle aussi que d’écouter sans jugement est un cadeau de valeur immesurable. Je dirais aussi que les gens capables d’écouter sans jugement sont incroyablement rares. Peut-être votre camarade n’a pas besoin de plus que ça.

    « Attendez un peu. N’avez-vous pas dit qu’on ne devrait pas avoir un désir de rectifier quoi que ce soit? »

    Oui, je l’ai dit. Je vais expliquer. Le problème est quand avant même d’avoir rencontré votre camarade, vous commencez à concocter des idées sur ce que vous ferez. Ceci n’est pas utile. Vous ne savez pas ce dont votre camarade aura besoin. Laissez lui prendre le devant et vous dire ce qu’iel veut explicitement ou implicitement. Il vous sera alors possible d’agir selon ce qu’iel vous a dit. C’est quand vous préméditez ce que vous allez faire pour votre camarade que vous tomber habituellement dans le pétrin.

    De plus, vous devriez vous rappeler de prendre soin de vous. Ne faites pas un burnout pour essayer d’aider um camarade. Sinon, votre humeur va probablement en pâtir, et vous ne serez plus capable d’écouter. Vous voudrez éliminer les symptômes de souffrance de votre camarade, et vous commencerez à lui lancer des slogans à propos du bon côté des choses, etc. Vous vous retrouverez à n’être nominalement un camarade. Si vous êtes fatigués, il est mieux de vous retirer de la situation pour un bout de temps plutôt que de vous imposer sur votre ami.

    Je conclus en disant qu’il y a toujours des exceptions. Vous pouvez vous retrouver avec quelqum qui veut que vous fassiez son repas, etc. Mais toujours la solution est d’écouter sa souffrance, sans jugement, ou un désir de rectifier les choses. Peut-être ferez-vous des erreurs. Excusez-vous, allez de l’avant, et laissez tomber ces erreurs. Si vous commencez à accentuer votre culpabilité, vous mettez l’accent sur vous-même. Ne faites pas ceci.

    J’espère que mon article a été utile, et que vous puissiez donner le cadeau d’une vraie amitié à votre camarade.

    Cet article pourrait aussi vous intéresser:

    Mes conseils pour quelqu’un qui doit faire face au cancer ou a un possible diagnostic

    #amitié #AutisticWriters #CamaradeNominal #cancer #chimio #DiagnosticDeCancer #écouter #mort #souffrance #TraitementDeCancer #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/01/15/comment-etre-um-bon%c2%b7ne-camarade-pour-quelquun-qui-a-un-diagnostic-de-cancer/

  35. Comment être um bon·ne camarade pour quelqu’un qui a un diagnostic de cancer

    Comment écouter sa souffrance sans jugement, ou un désir de rectifier quoi que ce soit.

    Pour Adeline,

    Voici ce qu’il vous faut faire. Vous devez seulement être là pour écouter sa souffrance, sans jugement, ou un désir de rectifier quoi que ce soit. Bonne journée.

    Mais pourquoi êtes-vous encore ici? J’ai fini. Je vous ai dit ci-dessus comment il faut faire. Ouste, mécréant!

    Toujours ici?

    Bon, bien, je crois qu’il va me falloir expliquer en long et en large.

    Lisez cet article. Lisez-le entièrement. Réfléchissez. Notre voyage ne sera pas tout plein de fleurs et de mignons lapins. Néanmoins, pour l’amour de votre camarade, faites attention à ce que j’ai à dire.

    Je veux commencer avec ceci. Votre camarade n’a pas décidé un jour d’attraper un cancer. Oui, cela est tout simplement arrivé. N’essayez pas de trouver une raison pour laquelle ceci est arrivé. Même si, par une chance quelconque, vous pouvez trouver une cause. Peut-être fumait-iel? Bannissez cette pensée de votre esprit. Personne ne commence à fumer en pensant que sa récompense serait le cancer. Il est plus important de réaliser que cette pensée ne vous aidera pas à être um bon·ne camarade. Par contre, si vous désirez être um mauvais·e camarade, alors ne vous dérangez pas pour « aider. » Votre aide ne sera pas la bienvenue.

    Un diagnostic de cancer est habituellement un événement qui génère de l’anxiété et peut-être de la dépression. Je dis habituellement parce qu’il y a toujours la possibilité d’une licorne, ou d’un drôle de type. Je fus l’un de ces drôles de type. Quand j’ai eu mon diagnostic de cancer, mon corps était en train de s’éteindre peu à peu. J’étais en train de mourir, mais je ne savais pas pourquoi. J’étais sur le point de quitter notre planète, mais je n’avais pas de plan d’attaque. J’étais sans espoir. Mon diagnostic m’a donné ce plan d’attaque dont j’avais désespérément besoin. Si je n’avais pas été diagnostiqué in extremis, je serais aujourd’hui mort. Je suis maintenant presque trois ans en rémission. Néanmoins, j’ai quand même subi l’anxiété et la dépression. Pour la plupart des gens, un diagnostic de cancer leur rappellera que leur vie va, un jour, finir.

    Si votre camarade n’a que récemment obtenu son diagnostic, il peut y avoir une variété de traitements qui peuvent lui être proposés. Certains cancers sont traitables avec des pilules. Certains cancers nécessitent une chirurgie. Certains cancers nécessitent la radiothérapie. Certains la chimio. Ou bien quelque chose d’autre. Certains nécessitent une combinaison de ces procédures. Les gens disent que certaines procédures sont plus faciles que d’autres. Ma chimio et ma greffe de cellules souches ne furent pas aisées. Il a fallu me tester pour s’assurer que je n’allais pas mourir durant ma greffe, tellement ce traitement est difficile. Peu importe la procédure, il y aura de l’anxiété, et peut-être de la dépression.

    Les traitements pour le cancer sont innombrables. Je souhaite tous les apprendre.

    Non, il n’est pas nécessaire de tout apprendre.

    Il me faut approcher le sujet de la mort. Ceci pourrait bien être le dernier bout de route de votre camarade sur cette planète. Ça fait penser, non? Une jeune fille dans la vingtaine est morte pendant que je l’aidais. Son traitement n’était pas simple, à cause des allergies qu’elle avait, et à cause du type de cancer qu’elle avait. J’ai aussi aidé la fille d’une femme de 68 ans. Cette femme avait exactement le même cancer que j’ai réussi repousser. Cependant, elle n’a pas survécu à sa chimio. Elle n’aurait jamais été capable de survivre à la violence d’une greffe de cellules souches. Néanmoins, la médecine avance tout le temps. Il y a 33 ans, je serais mort de mon cancer. Il n’y avait pas de traitement. Il y a 13 ans, le traitement était encore expérimental. La médecine avance définitivement.

    Votre camarade soufrera pendant son cheminement à travers le cancer. Une partie de cette souffrance sera mentale, comme l’anxiété et la dépression. Une partie de cette souffrance sera physique. Les effets secondaires de son traitement peut causer toutes sortes de problèmes. Dans mon cas, j’ai vomi et j’ai chié dans mes couches.

    « Des couches? »

    Bien oui! Je ne voulais pas chier dans mon lit et demander à l’infirmière de le changer en plein milieu de la nuit. Ce que je vous dis ici n’est même pas toute l’histoire, mais ça devrait être assez pour vous faire réaliser que le futur ne sera peut-être pas rose.

    Que faites-vous quand votre camarade exprime sa souffrance? C’est extrêmement simple: vous écoutez. Vous écoutez sans jugement, ou un désir de rectifier quoi que ce soit. Il n’y a pas de meilleur cadeau pour votre camarade que cette capacité d’écouter sans jugement, et sans désire de rectifier quoi que ce soit. Cette capacité d’écouter sans jugement est un cadeau de valeur immesurable. Voyez-vous, je crois que la plupart des problèmes que les gens rencontrent quand iels essaient d’être là pour um camarade est qu’iels veulent rectifier les choses. Quand vous faites ceci, vous arrêtez d’écouter sans jugement.

    Habituellement, ce désir de rectifier les choses est un rejet de la souffrance de votre camarade. Vous êtes inconfortable devant sa mauvaise humeur, ou ses larmes. Peut-être cette souffrance vous rappelle-t-elle que votre propre vie est limitée. Cette mauvaise humeur, ou ces larmes, ne sont que les symptômes de ce qui se passe avec votre camarade. Néanmoins, faisant face à ces symptômes, vous décidez de vous en occuper. Vous dites à votre camarade de relaxer, ou bien, vous parlez de ceci ou cela, tout en ignorant la souffrance très réelle qu’iel exprime. Vous ne pouvez plus être um vrai·e camarade. Que non! Vous vous révélez n’être là que pour soulager une certaine culpabilité. Vous vous révélez n’être nominalement qu’um camarade.

    Ou bien, vous suggérez qu’iel devrait trouver le bon côté des choses dans leur situation. Après tout, son traitement, ce sont seulement des pilules. Iel pourrait passer plus dur moment. S’il vous plaît, ne minimisez pas les difficultés qu’iel éprouve. Ne faites qu’écouter. Peut-il y avoir un bon côté des choses? Oui. Par contre, ce n’est pas à vous de dire à votre camarade quel est le bon côté des choses, ou s’il existe tout court. Le bon côté des choses peut ne pas se révéler longtemps après le traitement. Mon bon côté des choses s’est révélé un an et demi après mon traitement. M’enquiquiner pour que je voie le bon côté des choses plus tôt ne m’aurais pas rendu heureux.

    N’essayez pas de prédire le futur. Je pense que même exprimer de l’espoir est dangereux. « J’espère que tu vas bien » peut-être problématique si votre camarade ne va pas bien, et qu’iel anéanti votre espoir. Ne dites définitivement pas que tout va bien se passer. Vous ne savez pas quelles épreuves iel doit rencontre avant que tout soit résolu. Il se peut que tout ne soit pas complètement résolu après son épreuve. J’ai encore à composer avec le cerveau de chimio, et ça sera comme ça jusqu’à ma mort. Ceci est seulement un effet d’avoir reçu mon traitement. Si votre camarade rogne, laissez lae rogner.

    Si vous avez votre propre expérience du cancer et que vous avez survécu, vous pouvez partager votre expérience avec votre camarade. Dans la plupart des cas, votre expérience sera la bienvenue. Par contre, vous devriez toujours écouter votre camarade et comprendre ses besoins. Peut-être que maintenant n’est pas le bon temps de lui parler de votre expérience.

    Si vous voulez faire quelque chose de concret pour votre camarade, ne lui dites pas que vous feriez n’importe quoi pour ellui, pour obtenir une réponse que vous rejetez. En plus, soyez sûr de coordonner avec les autres qui veulent aider pour éviter de dupliquer les efforts inutilement. Si tout le monde amène un repas, et il y a plus de bouffe que ce que votre camarade peut utiliser, vous avez seulement créé un mal de tête pour ellui. Ce mal de tête peut être encore plus prononcé pour les autistes. J’aime optimiser ma bouffe pour éviter le gaspillage. Si on me met dans une situation dans laquelle de la bouffe sera gaspillée, je ne serai pas heureux.

    Peut-être que faire la lessive serait une meilleure offre, mais soyez sûr que votre camarade le veuille. Certaines personnes ne voudront peut-être pas que vous fouillez dans leurs sous-vêtements, par exemple. Le point ici aussi est d’écouter votre camarade. Y a-t-il un besoin qu’iel a exprimé. Je vous rappelle aussi que d’écouter sans jugement est un cadeau de valeur immesurable. Je dirais aussi que les gens capables d’écouter sans jugement sont incroyablement rares. Peut-être votre camarade n’a pas besoin de plus que ça.

    « Attendez un peu. N’avez-vous pas dit qu’on ne devrait pas avoir un désir de rectifier quoi que ce soit? »

    Oui, je l’ai dit. Je vais expliquer. Le problème est quand avant même d’avoir rencontré votre camarade, vous commencez à concocter des idées sur ce que vous ferez. Ceci n’est pas utile. Vous ne savez pas ce dont votre camarade aura besoin. Laissez lui prendre le devant et vous dire ce qu’iel veut explicitement ou implicitement. Il vous sera alors possible d’agir selon ce qu’iel vous a dit. C’est quand vous préméditez ce que vous allez faire pour votre camarade que vous tomber habituellement dans le pétrin.

    De plus, vous devriez vous rappeler de prendre soin de vous. Ne faites pas un burnout pour essayer d’aider um camarade. Sinon, votre humeur va probablement en pâtir, et vous ne serez plus capable d’écouter. Vous voudrez éliminer les symptômes de souffrance de votre camarade, et vous commencerez à lui lancer des slogans à propos du bon côté des choses, etc. Vous vous retrouverez à n’être nominalement un camarade. Si vous êtes fatigués, il est mieux de vous retirer de la situation pour un bout de temps plutôt que de vous imposer sur votre ami.

    Je conclus en disant qu’il y a toujours des exceptions. Vous pouvez vous retrouver avec quelqum qui veut que vous fassiez son repas, etc. Mais toujours la solution est d’écouter sa souffrance, sans jugement, ou un désir de rectifier les choses. Peut-être ferez-vous des erreurs. Excusez-vous, allez de l’avant, et laissez tomber ces erreurs. Si vous commencez à accentuer votre culpabilité, vous mettez l’accent sur vous-même. Ne faites pas ceci.

    J’espère que mon article a été utile, et que vous puissiez donner le cadeau d’une vraie amitié à votre camarade.

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    Mes conseils pour quelqu’un qui doit faire face au cancer ou a un possible diagnostic

    #amitié #AutisticWriters #CamaradeNominal #cancer #chimio #DiagnosticDeCancer #écouter #mort #souffrance #TraitementDeCancer #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/01/15/comment-etre-um-bon%c2%b7ne-camarade-pour-quelquun-qui-a-un-diagnostic-de-cancer/

  36. Comment être um bon·ne camarade pour quelqu’un qui a un diagnostic de cancer

    Comment écouter sa souffrance sans jugement, ou un désir de rectifier quoi que ce soit.

    Pour Adeline,

    Voici ce qu’il vous faut faire. Vous devez seulement être là pour écouter sa souffrance, sans jugement, ou un désir de rectifier quoi que ce soit. Bonne journée.

    Mais pourquoi êtes-vous encore ici? J’ai fini. Je vous ai dit ci-dessus comment il faut faire. Ouste, mécréant!

    Toujours ici?

    Bon, bien, je crois qu’il va me falloir expliquer en long et en large.

    Lisez cet article. Lisez-le entièrement. Réfléchissez. Notre voyage ne sera pas tout plein de fleurs et de mignons lapins. Néanmoins, pour l’amour de votre camarade, faites attention à ce que j’ai à dire.

    Je veux commencer avec ceci. Votre camarade n’a pas décidé un jour d’attraper un cancer. Oui, cela est tout simplement arrivé. N’essayez pas de trouver une raison pour laquelle ceci est arrivé. Même si, par une chance quelconque, vous pouvez trouver une cause. Peut-être fumait-iel? Bannissez cette pensée de votre esprit. Personne ne commence à fumer en pensant que sa récompense serait le cancer. Il est plus important de réaliser que cette pensée ne vous aidera pas à être um bon·ne camarade. Par contre, si vous désirez être um mauvais·e camarade, alors ne vous dérangez pas pour « aider. » Votre aide ne sera pas la bienvenue.

    Un diagnostic de cancer est habituellement un événement qui génère de l’anxiété et peut-être de la dépression. Je dis habituellement parce qu’il y a toujours la possibilité d’une licorne, ou d’un drôle de type. Je fus l’un de ces drôles de type. Quand j’ai eu mon diagnostic de cancer, mon corps était en train de s’éteindre peu à peu. J’étais en train de mourir, mais je ne savais pas pourquoi. J’étais sur le point de quitter notre planète, mais je n’avais pas de plan d’attaque. J’étais sans espoir. Mon diagnostic m’a donné ce plan d’attaque dont j’avais désespérément besoin. Si je n’avais pas été diagnostiqué in extremis, je serais aujourd’hui mort. Je suis maintenant presque trois ans en rémission. Néanmoins, j’ai quand même subi l’anxiété et la dépression. Pour la plupart des gens, un diagnostic de cancer leur rappellera que leur vie va, un jour, finir.

    Si votre camarade n’a que récemment obtenu son diagnostic, il peut y avoir une variété de traitements qui peuvent lui être proposés. Certains cancers sont traitables avec des pilules. Certains cancers nécessitent une chirurgie. Certains cancers nécessitent la radiothérapie. Certains la chimio. Ou bien quelque chose d’autre. Certains nécessitent une combinaison de ces procédures. Les gens disent que certaines procédures sont plus faciles que d’autres. Ma chimio et ma greffe de cellules souches ne furent pas aisées. Il a fallu me tester pour s’assurer que je n’allais pas mourir durant ma greffe, tellement ce traitement est difficile. Peu importe la procédure, il y aura de l’anxiété, et peut-être de la dépression.

    Les traitements pour le cancer sont innombrables. Je souhaite tous les apprendre.

    Non, il n’est pas nécessaire de tout apprendre.

    Il me faut approcher le sujet de la mort. Ceci pourrait bien être le dernier bout de route de votre camarade sur cette planète. Ça fait penser, non? Une jeune fille dans la vingtaine est morte pendant que je l’aidais. Son traitement n’était pas simple, à cause des allergies qu’elle avait, et à cause du type de cancer qu’elle avait. J’ai aussi aidé la fille d’une femme de 68 ans. Cette femme avait exactement le même cancer que j’ai réussi repousser. Cependant, elle n’a pas survécu à sa chimio. Elle n’aurait jamais été capable de survivre à la violence d’une greffe de cellules souches. Néanmoins, la médecine avance tout le temps. Il y a 33 ans, je serais mort de mon cancer. Il n’y avait pas de traitement. Il y a 13 ans, le traitement était encore expérimental. La médecine avance définitivement.

    Votre camarade soufrera pendant son cheminement à travers le cancer. Une partie de cette souffrance sera mentale, comme l’anxiété et la dépression. Une partie de cette souffrance sera physique. Les effets secondaires de son traitement peut causer toutes sortes de problèmes. Dans mon cas, j’ai vomi et j’ai chié dans mes couches.

    « Des couches? »

    Bien oui! Je ne voulais pas chier dans mon lit et demander à l’infirmière de le changer en plein milieu de la nuit. Ce que je vous dis ici n’est même pas toute l’histoire, mais ça devrait être assez pour vous faire réaliser que le futur ne sera peut-être pas rose.

    Que faites-vous quand votre camarade exprime sa souffrance? C’est extrêmement simple: vous écoutez. Vous écoutez sans jugement, ou un désir de rectifier quoi que ce soit. Il n’y a pas de meilleur cadeau pour votre camarade que cette capacité d’écouter sans jugement, et sans désire de rectifier quoi que ce soit. Cette capacité d’écouter sans jugement est un cadeau de valeur immesurable. Voyez-vous, je crois que la plupart des problèmes que les gens rencontrent quand iels essaient d’être là pour um camarade est qu’iels veulent rectifier les choses. Quand vous faites ceci, vous arrêtez d’écouter sans jugement.

    Habituellement, ce désir de rectifier les choses est un rejet de la souffrance de votre camarade. Vous êtes inconfortable devant sa mauvaise humeur, ou ses larmes. Peut-être cette souffrance vous rappelle-t-elle que votre propre vie est limitée. Cette mauvaise humeur, ou ces larmes, ne sont que les symptômes de ce qui se passe avec votre camarade. Néanmoins, faisant face à ces symptômes, vous décidez de vous en occuper. Vous dites à votre camarade de relaxer, ou bien, vous parlez de ceci ou cela, tout en ignorant la souffrance très réelle qu’iel exprime. Vous ne pouvez plus être um vrai·e camarade. Que non! Vous vous révélez n’être là que pour soulager une certaine culpabilité. Vous vous révélez n’être nominalement qu’um camarade.

    Ou bien, vous suggérez qu’iel devrait trouver le bon côté des choses dans leur situation. Après tout, son traitement, ce sont seulement des pilules. Iel pourrait passer plus dur moment. S’il vous plaît, ne minimisez pas les difficultés qu’iel éprouve. Ne faites qu’écouter. Peut-il y avoir un bon côté des choses? Oui. Par contre, ce n’est pas à vous de dire à votre camarade quel est le bon côté des choses, ou s’il existe tout court. Le bon côté des choses peut ne pas se révéler longtemps après le traitement. Mon bon côté des choses s’est révélé un an et demi après mon traitement. M’enquiquiner pour que je voie le bon côté des choses plus tôt ne m’aurais pas rendu heureux.

    N’essayez pas de prédire le futur. Je pense que même exprimer de l’espoir est dangereux. « J’espère que tu vas bien » peut-être problématique si votre camarade ne va pas bien, et qu’iel anéanti votre espoir. Ne dites définitivement pas que tout va bien se passer. Vous ne savez pas quelles épreuves iel doit rencontre avant que tout soit résolu. Il se peut que tout ne soit pas complètement résolu après son épreuve. J’ai encore à composer avec le cerveau de chimio, et ça sera comme ça jusqu’à ma mort. Ceci est seulement un effet d’avoir reçu mon traitement. Si votre camarade rogne, laissez lae rogner.

    Si vous avez votre propre expérience du cancer et que vous avez survécu, vous pouvez partager votre expérience avec votre camarade. Dans la plupart des cas, votre expérience sera la bienvenue. Par contre, vous devriez toujours écouter votre camarade et comprendre ses besoins. Peut-être que maintenant n’est pas le bon temps de lui parler de votre expérience.

    Si vous voulez faire quelque chose de concret pour votre camarade, ne lui dites pas que vous feriez n’importe quoi pour ellui, pour obtenir une réponse que vous rejetez. En plus, soyez sûr de coordonner avec les autres qui veulent aider pour éviter de dupliquer les efforts inutilement. Si tout le monde amène un repas, et il y a plus de bouffe que ce que votre camarade peut utiliser, vous avez seulement créé un mal de tête pour ellui. Ce mal de tête peut être encore plus prononcé pour les autistes. J’aime optimiser ma bouffe pour éviter le gaspillage. Si on me met dans une situation dans laquelle de la bouffe sera gaspillée, je ne serai pas heureux.

    Peut-être que faire la lessive serait une meilleure offre, mais soyez sûr que votre camarade le veuille. Certaines personnes ne voudront peut-être pas que vous fouillez dans leurs sous-vêtements, par exemple. Le point ici aussi est d’écouter votre camarade. Y a-t-il un besoin qu’iel a exprimé. Je vous rappelle aussi que d’écouter sans jugement est un cadeau de valeur immesurable. Je dirais aussi que les gens capables d’écouter sans jugement sont incroyablement rares. Peut-être votre camarade n’a pas besoin de plus que ça.

    « Attendez un peu. N’avez-vous pas dit qu’on ne devrait pas avoir un désir de rectifier quoi que ce soit? »

    Oui, je l’ai dit. Je vais expliquer. Le problème est quand avant même d’avoir rencontré votre camarade, vous commencez à concocter des idées sur ce que vous ferez. Ceci n’est pas utile. Vous ne savez pas ce dont votre camarade aura besoin. Laissez lui prendre le devant et vous dire ce qu’iel veut explicitement ou implicitement. Il vous sera alors possible d’agir selon ce qu’iel vous a dit. C’est quand vous préméditez ce que vous allez faire pour votre camarade que vous tomber habituellement dans le pétrin.

    De plus, vous devriez vous rappeler de prendre soin de vous. Ne faites pas un burnout pour essayer d’aider um camarade. Sinon, votre humeur va probablement en pâtir, et vous ne serez plus capable d’écouter. Vous voudrez éliminer les symptômes de souffrance de votre camarade, et vous commencerez à lui lancer des slogans à propos du bon côté des choses, etc. Vous vous retrouverez à n’être nominalement un camarade. Si vous êtes fatigués, il est mieux de vous retirer de la situation pour un bout de temps plutôt que de vous imposer sur votre ami.

    Je conclus en disant qu’il y a toujours des exceptions. Vous pouvez vous retrouver avec quelqum qui veut que vous fassiez son repas, etc. Mais toujours la solution est d’écouter sa souffrance, sans jugement, ou un désir de rectifier les choses. Peut-être ferez-vous des erreurs. Excusez-vous, allez de l’avant, et laissez tomber ces erreurs. Si vous commencez à accentuer votre culpabilité, vous mettez l’accent sur vous-même. Ne faites pas ceci.

    J’espère que mon article a été utile, et que vous puissiez donner le cadeau d’une vraie amitié à votre camarade.

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    Mes conseils pour quelqu’un qui doit faire face au cancer ou a un possible diagnostic

    #amitié #AutisticWriters #CamaradeNominal #cancer #chimio #DiagnosticDeCancer #écouter #mort #souffrance #TraitementDeCancer #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/01/15/comment-etre-um-bon%c2%b7ne-camarade-pour-quelquun-qui-a-un-diagnostic-de-cancer/

  37. Quand la famotidine vous pète la tête

    Je crois que mon médicament anti-reflux me pète la tête.

    Préambule: j’ai écrit cet article en anglais en août 2022, juste au moment où je gérais la dépression qui fut causée par ma famotidine. J’ai décidé de faire une édition minimale avant de republier. En particulier, je n’ai pas ajusté la chronologie. Je ne savais pas que j’étais autiste au moment des événements décrits ci-bas. Par contre, je crois maintenant que mon autisme est un facteur qui a contribué à mon expérience inusitée avec la famotidine.

    Récemment, j’étais supposé d’aller dans un événement social, mais ceci ne s’est pas produit parce que dès la mi-après-midi, je me sentais très fatigué et dépressif. Ceci est un phénomène qui se reproduit quotidiennement depuis à peu près le 15 juillet.

    Je me rappelle bien, en juin et au début de juillet, sortir au restaurant sans me préoccuper à savoir si je serais en forme pour y aller. J’ai dû annuler ma récente sortie parce que j’étais certain que je n’aurais pas été capable de subir cette soirée. La plupart du temps, je ne suis pas très grégaire. Si je me sens mal en plus, je n’arriverai pas à avoir du plaisir. J’ai commencé à prendre de la famotidine tous les jours parce que j’ai acquis un reflux à cause du dernier traitement que j’ai eu pour mon cancer à l’hôpital en 2021. Je l’ai prise pendant à peu près un an sans problème.

    Mon cas est un peu bizarre. Premièrement, je soufre d’insomnie, mais j’ai souffert de ceci depuis longtemps, et je ne crois pas que ce soit le facteur principal dans mon cas. Pourquoi est-ce que je ne crois pas que ce soit le facteur principal? Parce que mon sommeil s’est amélioré lentement avec le temps. Néanmoins, mes manques d’énergie ont commencé en juillet. Je ne vois pas comment une amélioration de mon sommeil pourrait causer fatigue et dépression.

    Deuxièmement, quand je me lève le matin, je me sens bien. C’est à partir de la fin de matinée et au début de l’après-midi que je commence à sentir un manque d’énergie. Après ceci, mon niveau d’énergie remonte. Je ne me sens pas tout à fait normal le soir, mais au milieu de la journée, vous ne me trouveriez pas en train de danser dans le salon. Le soir, par contre, j’ai assez d’énergie pour mettre de la musique et danser. Ce motif est étrange.

    En plus, ça prend des années pour se rétablir du traitement que j’ai reçu pour mon cancer à l’hôpital. La fatigue peut être un effet secondaire, mais normalement les gens vivent cette fatigue au début de leur rétablissement, et par la suite, elle disparait. Ce n’est pas normal que la fatigue apparaisse plus tard durant la récupération.

    Abonnement

    Magasin sur Bonfire

    La première chose à examiner est la possibilité que mon cancer soit revenu. Il pourrait causer la fatigue que je ressens. Par contre, il n’y a présentement aucun signe qu’il soit revenu. Il y a un chiffre dans mon analyse de sang qui est un peu bas, mais les docteurs ne croient pas que ceci demande une intervention. Donc, je ne crois pas qu’il soit revenu. J’ai aussi été examiné en juin pour voir s’il était revenu, et il ne l’était pas. Mon prochain examen est en septembre.

    Deuxièmement, j’ai été vacciné aux alentours du moment où j’ai commencé à ressentir des problèmes d’énergie. Au début, je croyais que la cause pourrait être les vaccins, mais j’ai recherché les effets secondaires, et j’ai éliminé cette hypothèse. (En passant, si vous êtes anti-vaccin et que vous voudriez commenter: allez vous faire foutre. Merci bien!) Malheureusement, il n’y a aucun moyen pour tester la possibilité que les vaccins soient coupables.

    J’ai réduit ça à quatre possibilités:

    1. C’est causé par la famotidine.
    2. Notre eau de puits est contaminée. Peu probable parce qu’on l’a testé l’an passé et elle a passé le test. Je ne crois pas cette hypothèse très probable.
    3. Les vaccins seraient la cause.
    4. Le THC serait la cause.

    D’emblée, je ne pensais pas au THC, mais la nuit dernière, je ne l’ai pas pris parce que je devais aller chercher mes épiceries ce matin. Des fois, si la dose est un peu trop forte, je me sens encore sous son influence le matin. Donc, les nuits dans lesquelles je dois aller quelque part tôt, j’évite le THC.

    En ce moment même, je me sens bien, mais il est encore 6:30, et habituellement, je me sens bien à cette heure. Ce n’est que plus tard que le manque d’énergie entre en jeu, et que je commence à me sentir mal. Je ne sais pas encore si j’ai réglé le problème. Ce que j’ai fait hier fut:

    1. Ne pas prendre ma famotidine.
    2. Utiliser de l’eau embouteillée.
    3. Ne pas prendre mon THC.

    Je suis heureux de vous annoncer que je n’ai pas ressenti un reflux durant la nuit. Par contre, mon souper a été très léger. Peut-être que si je mangeais quelque chose de plus substantiel, je ressentirais un reflux.

    Ma nuit de sommeil n’a pas été la meilleure, mais ceci est habituellement le cas quand je ne prends pas de THC. Ma nuit a quand même été meilleure que les nuits que j’avais plus tôt cette année quand je me réveillais et me levais à deux ou trois heures. Cette dernière nuit, je me suis réveillé plus tôt que cinq heures, mais je me suis levé à cinq heures, ce qui n’est en fait pas mauvais.

    Okay, il est maintenant plus tard dans la journée, je ne me suis pas senti remarquablement fatigué avant le lunch. Donc c’est une amélioration par rapport à hier, mais je ne suis pas encore sorti du bois.

    Pourquoi est-ce que la famotidine serait un suspect? Examinons ça. La Mayo Clinic a une page utile sur les effets secondaires. Entre autres choses, nous trouvons ceci dans cette liste, éditée ici pour enlever les choses qui ne sont pas pertinentes à notre discussion:

    Rare
    * anxiété
    * découragement
    * se sentir triste ou vide
    * perte d’intérêt ou de plaisir
    * trouble du sommeil

    Incidence inconnue
    * un sentiment général d’épuisement ou de faiblesse
    * épuisement inhabituel or faiblesse inhabituelle

    Rare
    * somnolence inhabituelle

    Ceci est plus ou moins ce que j’ai ressenti. Je me demande aussi comment la famotidine et le THC fonctionnent ensemble. Est-ce que la famotidine pourrait allonger l’effet du THC? Je me sens parfois un peu gelé le matin, et il me semble que l’effet est plus long qu’il ne le devrait.

    C’est présentement le deuxième jour sous le nouveau système. J’ai eu un peu de reflux la nuit dernière, mais seulement un peu. Mon sommeil ne fut pas impeccable, mais c’est normal quand je ne prends pas de THC. Je me suis réveillé à 1:30 et je me suis rendormi. Je me suis levé à cinq heures. Pas impeccable, mais quand même bien. Je ne sais pas encore comment la journée se déroulera. Je me sens bien en ce moment, mais je ne saurais pas comment ça ira pour moi avant la mi-journée.

    C’est maintenant le troisième jour sous le nouveau système. Je me sens plutôt normal aujourd’hui. J’ai recommencé à boire l’eau du puits. Je ne pense pas que l’eau aurait été coupable. Présentement, je crois que la famotidine ou le THC ou une combinaison des deux l’a fait. Je n’ai pas ressenti de reflux la nuit passée.

    C’est présentement le sixième jour depuis que j’ai commencé à utiliser mon nouveau système. Je suis maintenant pratiquement sûr que la famotidine ou le THC est la cause. J’ai redémarré mon THC la nuit passée et jusqu’à présent, ça va. J’ai aussi recherché si le THC pouvait causer de la dépression. Les deux sont en corrélation, mais le THC ne cause pas la dépression. Il semble que les gens en dépression sont attirés par le THC.

    Donc, je crois que j’ai raison: la famotidine est la cause. Mon reflux a aussi cessé. Je dirais aussi que si vous arrêtez la famotidine abruptement, vous pouvez avoir un rebond du reflux.

    Je peux vous dire présentement, plus qu’un an après avoir écrit cet article, que la famotidine était coupable. Après l’avoir cessée, j’ai eu un court rebond de reflux, mais ma dépression s’est évaporée.

    #AutisticWriters #depression #famotidine #reflux #SantéMentale #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/01/04/quand-la-famotidine-vous-pete-la-tete/

  38. Quand la famotidine vous pète la tête

    Je crois que mon médicament anti-reflux me pète la tête.

    Préambule: j’ai écrit cet article en anglais en août 2022, juste au moment où je gérais la dépression qui fut causée par ma famotidine. J’ai décidé de faire une édition minimale avant de republier. En particulier, je n’ai pas ajusté la chronologie. Je ne savais pas que j’étais autiste au moment des événements décrits ci-bas. Par contre, je crois maintenant que mon autisme est un facteur qui a contribué à mon expérience inusitée avec la famotidine.

    Récemment, j’étais supposé d’aller dans un événement social, mais ceci ne s’est pas produit parce que dès la mi-après-midi, je me sentais très fatigué et dépressif. Ceci est un phénomène qui se reproduit quotidiennement depuis à peu près le 15 juillet.

    Je me rappelle bien, en juin et au début de juillet, sortir au restaurant sans me préoccuper à savoir si je serais en forme pour y aller. J’ai dû annuler ma récente sortie parce que j’étais certain que je n’aurais pas été capable de subir cette soirée. La plupart du temps, je ne suis pas très grégaire. Si je me sens mal en plus, je n’arriverai pas à avoir du plaisir. J’ai commencé à prendre de la famotidine tous les jours parce que j’ai acquis un reflux à cause du dernier traitement que j’ai eu pour mon cancer à l’hôpital en 2021. Je l’ai prise pendant à peu près un an sans problème.

    Mon cas est un peu bizarre. Premièrement, je soufre d’insomnie, mais j’ai souffert de ceci depuis longtemps, et je ne crois pas que ce soit le facteur principal dans mon cas. Pourquoi est-ce que je ne crois pas que ce soit le facteur principal? Parce que mon sommeil s’est amélioré lentement avec le temps. Néanmoins, mes manques d’énergie ont commencé en juillet. Je ne vois pas comment une amélioration de mon sommeil pourrait causer fatigue et dépression.

    Deuxièmement, quand je me lève le matin, je me sens bien. C’est à partir de la fin de matinée et au début de l’après-midi que je commence à sentir un manque d’énergie. Après ceci, mon niveau d’énergie remonte. Je ne me sens pas tout à fait normal le soir, mais au milieu de la journée, vous ne me trouveriez pas en train de danser dans le salon. Le soir, par contre, j’ai assez d’énergie pour mettre de la musique et danser. Ce motif est étrange.

    En plus, ça prend des années pour se rétablir du traitement que j’ai reçu pour mon cancer à l’hôpital. La fatigue peut être un effet secondaire, mais normalement les gens vivent cette fatigue au début de leur rétablissement, et par la suite, elle disparait. Ce n’est pas normal que la fatigue apparaisse plus tard durant la récupération.

    Abonnement

    Magasin sur Bonfire

    La première chose à examiner est la possibilité que mon cancer soit revenu. Il pourrait causer la fatigue que je ressens. Par contre, il n’y a présentement aucun signe qu’il soit revenu. Il y a un chiffre dans mon analyse de sang qui est un peu bas, mais les docteurs ne croient pas que ceci demande une intervention. Donc, je ne crois pas qu’il soit revenu. J’ai aussi été examiné en juin pour voir s’il était revenu, et il ne l’était pas. Mon prochain examen est en septembre.

    Deuxièmement, j’ai été vacciné aux alentours du moment où j’ai commencé à ressentir des problèmes d’énergie. Au début, je croyais que la cause pourrait être les vaccins, mais j’ai recherché les effets secondaires, et j’ai éliminé cette hypothèse. (En passant, si vous êtes anti-vaccin et que vous voudriez commenter: allez vous faire foutre. Merci bien!) Malheureusement, il n’y a aucun moyen pour tester la possibilité que les vaccins soient coupables.

    J’ai réduit ça à quatre possibilités:

    1. C’est causé par la famotidine.
    2. Notre eau de puits est contaminée. Peu probable parce qu’on l’a testé l’an passé et elle a passé le test. Je ne crois pas cette hypothèse très probable.
    3. Les vaccins seraient la cause.
    4. Le THC serait la cause.

    D’emblée, je ne pensais pas au THC, mais la nuit dernière, je ne l’ai pas pris parce que je devais aller chercher mes épiceries ce matin. Des fois, si la dose est un peu trop forte, je me sens encore sous son influence le matin. Donc, les nuits dans lesquelles je dois aller quelque part tôt, j’évite le THC.

    En ce moment même, je me sens bien, mais il est encore 6:30, et habituellement, je me sens bien à cette heure. Ce n’est que plus tard que le manque d’énergie entre en jeu, et que je commence à me sentir mal. Je ne sais pas encore si j’ai réglé le problème. Ce que j’ai fait hier fut:

    1. Ne pas prendre ma famotidine.
    2. Utiliser de l’eau embouteillée.
    3. Ne pas prendre mon THC.

    Je suis heureux de vous annoncer que je n’ai pas ressenti un reflux durant la nuit. Par contre, mon souper a été très léger. Peut-être que si je mangeais quelque chose de plus substantiel, je ressentirais un reflux.

    Ma nuit de sommeil n’a pas été la meilleure, mais ceci est habituellement le cas quand je ne prends pas de THC. Ma nuit a quand même été meilleure que les nuits que j’avais plus tôt cette année quand je me réveillais et me levais à deux ou trois heures. Cette dernière nuit, je me suis réveillé plus tôt que cinq heures, mais je me suis levé à cinq heures, ce qui n’est en fait pas mauvais.

    Okay, il est maintenant plus tard dans la journée, je ne me suis pas senti remarquablement fatigué avant le lunch. Donc c’est une amélioration par rapport à hier, mais je ne suis pas encore sorti du bois.

    Pourquoi est-ce que la famotidine serait un suspect? Examinons ça. La Mayo Clinic a une page utile sur les effets secondaires. Entre autres choses, nous trouvons ceci dans cette liste, éditée ici pour enlever les choses qui ne sont pas pertinentes à notre discussion:

    Rare
    * anxiété
    * découragement
    * se sentir triste ou vide
    * perte d’intérêt ou de plaisir
    * trouble du sommeil

    Incidence inconnue
    * un sentiment général d’épuisement ou de faiblesse
    * épuisement inhabituel or faiblesse inhabituelle

    Rare
    * somnolence inhabituelle

    Ceci est plus ou moins ce que j’ai ressenti. Je me demande aussi comment la famotidine et le THC fonctionnent ensemble. Est-ce que la famotidine pourrait allonger l’effet du THC? Je me sens parfois un peu gelé le matin, et il me semble que l’effet est plus long qu’il ne le devrait.

    C’est présentement le deuxième jour sous le nouveau système. J’ai eu un peu de reflux la nuit dernière, mais seulement un peu. Mon sommeil ne fut pas impeccable, mais c’est normal quand je ne prends pas de THC. Je me suis réveillé à 1:30 et je me suis rendormi. Je me suis levé à cinq heures. Pas impeccable, mais quand même bien. Je ne sais pas encore comment la journée se déroulera. Je me sens bien en ce moment, mais je ne saurais pas comment ça ira pour moi avant la mi-journée.

    C’est maintenant le troisième jour sous le nouveau système. Je me sens plutôt normal aujourd’hui. J’ai recommencé à boire l’eau du puits. Je ne pense pas que l’eau aurait été coupable. Présentement, je crois que la famotidine ou le THC ou une combinaison des deux l’a fait. Je n’ai pas ressenti de reflux la nuit passée.

    C’est présentement le sixième jour depuis que j’ai commencé à utiliser mon nouveau système. Je suis maintenant pratiquement sûr que la famotidine ou le THC est la cause. J’ai redémarré mon THC la nuit passée et jusqu’à présent, ça va. J’ai aussi recherché si le THC pouvait causer de la dépression. Les deux sont en corrélation, mais le THC ne cause pas la dépression. Il semble que les gens en dépression sont attirés par le THC.

    Donc, je crois que j’ai raison: la famotidine est la cause. Mon reflux a aussi cessé. Je dirais aussi que si vous arrêtez la famotidine abruptement, vous pouvez avoir un rebond du reflux.

    Je peux vous dire présentement, plus qu’un an après avoir écrit cet article, que la famotidine était coupable. Après l’avoir cessée, j’ai eu un court rebond de reflux, mais ma dépression s’est évaporée.

    #AutisticWriters #depression #famotidine #reflux #SantéMentale #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/01/04/quand-la-famotidine-vous-pete-la-tete/

  39. Quand la famotidine vous pète la tête

    Je crois que mon médicament anti-reflux me pète la tête.

    Préambule: j’ai écrit cet article en anglais en août 2022, juste au moment où je gérais la dépression qui fut causée par ma famotidine. J’ai décidé de faire une édition minimale avant de republier. En particulier, je n’ai pas ajusté la chronologie. Je ne savais pas que j’étais autiste au moment des événements décrits ci-bas. Par contre, je crois maintenant que mon autisme est un facteur qui a contribué à mon expérience inusitée avec la famotidine.

    Récemment, j’étais supposé d’aller dans un événement social, mais ceci ne s’est pas produit parce que dès la mi-après-midi, je me sentais très fatigué et dépressif. Ceci est un phénomène qui se reproduit quotidiennement depuis à peu près le 15 juillet.

    Je me rappelle bien, en juin et au début de juillet, sortir au restaurant sans me préoccuper à savoir si je serais en forme pour y aller. J’ai dû annuler ma récente sortie parce que j’étais certain que je n’aurais pas été capable de subir cette soirée. La plupart du temps, je ne suis pas très grégaire. Si je me sens mal en plus, je n’arriverai pas à avoir du plaisir. J’ai commencé à prendre de la famotidine tous les jours parce que j’ai acquis un reflux à cause du dernier traitement que j’ai eu pour mon cancer à l’hôpital en 2021. Je l’ai prise pendant à peu près un an sans problème.

    Mon cas est un peu bizarre. Premièrement, je soufre d’insomnie, mais j’ai souffert de ceci depuis longtemps, et je ne crois pas que ce soit le facteur principal dans mon cas. Pourquoi est-ce que je ne crois pas que ce soit le facteur principal? Parce que mon sommeil s’est amélioré lentement avec le temps. Néanmoins, mes manques d’énergie ont commencé en juillet. Je ne vois pas comment une amélioration de mon sommeil pourrait causer fatigue et dépression.

    Deuxièmement, quand je me lève le matin, je me sens bien. C’est à partir de la fin de matinée et au début de l’après-midi que je commence à sentir un manque d’énergie. Après ceci, mon niveau d’énergie remonte. Je ne me sens pas tout à fait normal le soir, mais au milieu de la journée, vous ne me trouveriez pas en train de danser dans le salon. Le soir, par contre, j’ai assez d’énergie pour mettre de la musique et danser. Ce motif est étrange.

    En plus, ça prend des années pour se rétablir du traitement que j’ai reçu pour mon cancer à l’hôpital. La fatigue peut être un effet secondaire, mais normalement les gens vivent cette fatigue au début de leur rétablissement, et par la suite, elle disparait. Ce n’est pas normal que la fatigue apparaisse plus tard durant la récupération.

    Abonnement

    Magasin sur Bonfire

    La première chose à examiner est la possibilité que mon cancer soit revenu. Il pourrait causer la fatigue que je ressens. Par contre, il n’y a présentement aucun signe qu’il soit revenu. Il y a un chiffre dans mon analyse de sang qui est un peu bas, mais les docteurs ne croient pas que ceci demande une intervention. Donc, je ne crois pas qu’il soit revenu. J’ai aussi été examiné en juin pour voir s’il était revenu, et il ne l’était pas. Mon prochain examen est en septembre.

    Deuxièmement, j’ai été vacciné aux alentours du moment où j’ai commencé à ressentir des problèmes d’énergie. Au début, je croyais que la cause pourrait être les vaccins, mais j’ai recherché les effets secondaires, et j’ai éliminé cette hypothèse. (En passant, si vous êtes anti-vaccin et que vous voudriez commenter: allez vous faire foutre. Merci bien!) Malheureusement, il n’y a aucun moyen pour tester la possibilité que les vaccins soient coupables.

    J’ai réduit ça à quatre possibilités:

    1. C’est causé par la famotidine.
    2. Notre eau de puits est contaminée. Peu probable parce qu’on l’a testé l’an passé et elle a passé le test. Je ne crois pas cette hypothèse très probable.
    3. Les vaccins seraient la cause.
    4. Le THC serait la cause.

    D’emblée, je ne pensais pas au THC, mais la nuit dernière, je ne l’ai pas pris parce que je devais aller chercher mes épiceries ce matin. Des fois, si la dose est un peu trop forte, je me sens encore sous son influence le matin. Donc, les nuits dans lesquelles je dois aller quelque part tôt, j’évite le THC.

    En ce moment même, je me sens bien, mais il est encore 6:30, et habituellement, je me sens bien à cette heure. Ce n’est que plus tard que le manque d’énergie entre en jeu, et que je commence à me sentir mal. Je ne sais pas encore si j’ai réglé le problème. Ce que j’ai fait hier fut:

    1. Ne pas prendre ma famotidine.
    2. Utiliser de l’eau embouteillée.
    3. Ne pas prendre mon THC.

    Je suis heureux de vous annoncer que je n’ai pas ressenti un reflux durant la nuit. Par contre, mon souper a été très léger. Peut-être que si je mangeais quelque chose de plus substantiel, je ressentirais un reflux.

    Ma nuit de sommeil n’a pas été la meilleure, mais ceci est habituellement le cas quand je ne prends pas de THC. Ma nuit a quand même été meilleure que les nuits que j’avais plus tôt cette année quand je me réveillais et me levais à deux ou trois heures. Cette dernière nuit, je me suis réveillé plus tôt que cinq heures, mais je me suis levé à cinq heures, ce qui n’est en fait pas mauvais.

    Okay, il est maintenant plus tard dans la journée, je ne me suis pas senti remarquablement fatigué avant le lunch. Donc c’est une amélioration par rapport à hier, mais je ne suis pas encore sorti du bois.

    Pourquoi est-ce que la famotidine serait un suspect? Examinons ça. La Mayo Clinic a une page utile sur les effets secondaires. Entre autres choses, nous trouvons ceci dans cette liste, éditée ici pour enlever les choses qui ne sont pas pertinentes à notre discussion:

    Rare
    * anxiété
    * découragement
    * se sentir triste ou vide
    * perte d’intérêt ou de plaisir
    * trouble du sommeil

    Incidence inconnue
    * un sentiment général d’épuisement ou de faiblesse
    * épuisement inhabituel or faiblesse inhabituelle

    Rare
    * somnolence inhabituelle

    Ceci est plus ou moins ce que j’ai ressenti. Je me demande aussi comment la famotidine et le THC fonctionnent ensemble. Est-ce que la famotidine pourrait allonger l’effet du THC? Je me sens parfois un peu gelé le matin, et il me semble que l’effet est plus long qu’il ne le devrait.

    C’est présentement le deuxième jour sous le nouveau système. J’ai eu un peu de reflux la nuit dernière, mais seulement un peu. Mon sommeil ne fut pas impeccable, mais c’est normal quand je ne prends pas de THC. Je me suis réveillé à 1:30 et je me suis rendormi. Je me suis levé à cinq heures. Pas impeccable, mais quand même bien. Je ne sais pas encore comment la journée se déroulera. Je me sens bien en ce moment, mais je ne saurais pas comment ça ira pour moi avant la mi-journée.

    C’est maintenant le troisième jour sous le nouveau système. Je me sens plutôt normal aujourd’hui. J’ai recommencé à boire l’eau du puits. Je ne pense pas que l’eau aurait été coupable. Présentement, je crois que la famotidine ou le THC ou une combinaison des deux l’a fait. Je n’ai pas ressenti de reflux la nuit passée.

    C’est présentement le sixième jour depuis que j’ai commencé à utiliser mon nouveau système. Je suis maintenant pratiquement sûr que la famotidine ou le THC est la cause. J’ai redémarré mon THC la nuit passée et jusqu’à présent, ça va. J’ai aussi recherché si le THC pouvait causer de la dépression. Les deux sont en corrélation, mais le THC ne cause pas la dépression. Il semble que les gens en dépression sont attirés par le THC.

    Donc, je crois que j’ai raison: la famotidine est la cause. Mon reflux a aussi cessé. Je dirais aussi que si vous arrêtez la famotidine abruptement, vous pouvez avoir un rebond du reflux.

    Je peux vous dire présentement, plus qu’un an après avoir écrit cet article, que la famotidine était coupable. Après l’avoir cessée, j’ai eu un court rebond de reflux, mais ma dépression s’est évaporée.

    #AutisticWriters #depression #famotidine #reflux #SantéMentale #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/01/04/quand-la-famotidine-vous-pete-la-tete/

  40. Quand la famotidine vous pète la tête

    Je crois que mon médicament anti-reflux me pète la tête.

    Préambule: j’ai écrit cet article en anglais en août 2022, juste au moment où je gérais la dépression qui fut causée par ma famotidine. J’ai décidé de faire une édition minimale avant de republier. En particulier, je n’ai pas ajusté la chronologie. Je ne savais pas que j’étais autiste au moment des événements décrits ci-bas. Par contre, je crois maintenant que mon autisme est un facteur qui a contribué à mon expérience inusitée avec la famotidine.

    Récemment, j’étais supposé d’aller dans un événement social, mais ceci ne s’est pas produit parce que dès la mi-après-midi, je me sentais très fatigué et dépressif. Ceci est un phénomène qui se reproduit quotidiennement depuis à peu près le 15 juillet.

    Je me rappelle bien, en juin et au début de juillet, sortir au restaurant sans me préoccuper à savoir si je serais en forme pour y aller. J’ai dû annuler ma récente sortie parce que j’étais certain que je n’aurais pas été capable de subir cette soirée. La plupart du temps, je ne suis pas très grégaire. Si je me sens mal en plus, je n’arriverai pas à avoir du plaisir. J’ai commencé à prendre de la famotidine tous les jours parce que j’ai acquis un reflux à cause du dernier traitement que j’ai eu pour mon cancer à l’hôpital en 2021. Je l’ai prise pendant à peu près un an sans problème.

    Mon cas est un peu bizarre. Premièrement, je soufre d’insomnie, mais j’ai souffert de ceci depuis longtemps, et je ne crois pas que ce soit le facteur principal dans mon cas. Pourquoi est-ce que je ne crois pas que ce soit le facteur principal? Parce que mon sommeil s’est amélioré lentement avec le temps. Néanmoins, mes manques d’énergie ont commencé en juillet. Je ne vois pas comment une amélioration de mon sommeil pourrait causer fatigue et dépression.

    Deuxièmement, quand je me lève le matin, je me sens bien. C’est à partir de la fin de matinée et au début de l’après-midi que je commence à sentir un manque d’énergie. Après ceci, mon niveau d’énergie remonte. Je ne me sens pas tout à fait normal le soir, mais au milieu de la journée, vous ne me trouveriez pas en train de danser dans le salon. Le soir, par contre, j’ai assez d’énergie pour mettre de la musique et danser. Ce motif est étrange.

    En plus, ça prend des années pour se rétablir du traitement que j’ai reçu pour mon cancer à l’hôpital. La fatigue peut être un effet secondaire, mais normalement les gens vivent cette fatigue au début de leur rétablissement, et par la suite, elle disparait. Ce n’est pas normal que la fatigue apparaisse plus tard durant la récupération.

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    La première chose à examiner est la possibilité que mon cancer soit revenu. Il pourrait causer la fatigue que je ressens. Par contre, il n’y a présentement aucun signe qu’il soit revenu. Il y a un chiffre dans mon analyse de sang qui est un peu bas, mais les docteurs ne croient pas que ceci demande une intervention. Donc, je ne crois pas qu’il soit revenu. J’ai aussi été examiné en juin pour voir s’il était revenu, et il ne l’était pas. Mon prochain examen est en septembre.

    Deuxièmement, j’ai été vacciné aux alentours du moment où j’ai commencé à ressentir des problèmes d’énergie. Au début, je croyais que la cause pourrait être les vaccins, mais j’ai recherché les effets secondaires, et j’ai éliminé cette hypothèse. (En passant, si vous êtes anti-vaccin et que vous voudriez commenter: allez vous faire foutre. Merci bien!) Malheureusement, il n’y a aucun moyen pour tester la possibilité que les vaccins soient coupables.

    J’ai réduit ça à quatre possibilités:

    1. C’est causé par la famotidine.
    2. Notre eau de puits est contaminée. Peu probable parce qu’on l’a testé l’an passé et elle a passé le test. Je ne crois pas cette hypothèse très probable.
    3. Les vaccins seraient la cause.
    4. Le THC serait la cause.

    D’emblée, je ne pensais pas au THC, mais la nuit dernière, je ne l’ai pas pris parce que je devais aller chercher mes épiceries ce matin. Des fois, si la dose est un peu trop forte, je me sens encore sous son influence le matin. Donc, les nuits dans lesquelles je dois aller quelque part tôt, j’évite le THC.

    En ce moment même, je me sens bien, mais il est encore 6:30, et habituellement, je me sens bien à cette heure. Ce n’est que plus tard que le manque d’énergie entre en jeu, et que je commence à me sentir mal. Je ne sais pas encore si j’ai réglé le problème. Ce que j’ai fait hier fut:

    1. Ne pas prendre ma famotidine.
    2. Utiliser de l’eau embouteillée.
    3. Ne pas prendre mon THC.

    Je suis heureux de vous annoncer que je n’ai pas ressenti un reflux durant la nuit. Par contre, mon souper a été très léger. Peut-être que si je mangeais quelque chose de plus substantiel, je ressentirais un reflux.

    Ma nuit de sommeil n’a pas été la meilleure, mais ceci est habituellement le cas quand je ne prends pas de THC. Ma nuit a quand même été meilleure que les nuits que j’avais plus tôt cette année quand je me réveillais et me levais à deux ou trois heures. Cette dernière nuit, je me suis réveillé plus tôt que cinq heures, mais je me suis levé à cinq heures, ce qui n’est en fait pas mauvais.

    Okay, il est maintenant plus tard dans la journée, je ne me suis pas senti remarquablement fatigué avant le lunch. Donc c’est une amélioration par rapport à hier, mais je ne suis pas encore sorti du bois.

    Pourquoi est-ce que la famotidine serait un suspect? Examinons ça. La Mayo Clinic a une page utile sur les effets secondaires. Entre autres choses, nous trouvons ceci dans cette liste, éditée ici pour enlever les choses qui ne sont pas pertinentes à notre discussion:

    Rare
    * anxiété
    * découragement
    * se sentir triste ou vide
    * perte d’intérêt ou de plaisir
    * trouble du sommeil

    Incidence inconnue
    * un sentiment général d’épuisement ou de faiblesse
    * épuisement inhabituel or faiblesse inhabituelle

    Rare
    * somnolence inhabituelle

    Ceci est plus ou moins ce que j’ai ressenti. Je me demande aussi comment la famotidine et le THC fonctionnent ensemble. Est-ce que la famotidine pourrait allonger l’effet du THC? Je me sens parfois un peu gelé le matin, et il me semble que l’effet est plus long qu’il ne le devrait.

    C’est présentement le deuxième jour sous le nouveau système. J’ai eu un peu de reflux la nuit dernière, mais seulement un peu. Mon sommeil ne fut pas impeccable, mais c’est normal quand je ne prends pas de THC. Je me suis réveillé à 1:30 et je me suis rendormi. Je me suis levé à cinq heures. Pas impeccable, mais quand même bien. Je ne sais pas encore comment la journée se déroulera. Je me sens bien en ce moment, mais je ne saurais pas comment ça ira pour moi avant la mi-journée.

    C’est maintenant le troisième jour sous le nouveau système. Je me sens plutôt normal aujourd’hui. J’ai recommencé à boire l’eau du puits. Je ne pense pas que l’eau aurait été coupable. Présentement, je crois que la famotidine ou le THC ou une combinaison des deux l’a fait. Je n’ai pas ressenti de reflux la nuit passée.

    C’est présentement le sixième jour depuis que j’ai commencé à utiliser mon nouveau système. Je suis maintenant pratiquement sûr que la famotidine ou le THC est la cause. J’ai redémarré mon THC la nuit passée et jusqu’à présent, ça va. J’ai aussi recherché si le THC pouvait causer de la dépression. Les deux sont en corrélation, mais le THC ne cause pas la dépression. Il semble que les gens en dépression sont attirés par le THC.

    Donc, je crois que j’ai raison: la famotidine est la cause. Mon reflux a aussi cessé. Je dirais aussi que si vous arrêtez la famotidine abruptement, vous pouvez avoir un rebond du reflux.

    Je peux vous dire présentement, plus qu’un an après avoir écrit cet article, que la famotidine était coupable. Après l’avoir cessée, j’ai eu un court rebond de reflux, mais ma dépression s’est évaporée.

    #AutisticWriters #depression #famotidine #reflux #SantéMentale #VotreVieDAutiste

    https://www.votreviedautiste.com/2024/01/04/quand-la-famotidine-vous-pete-la-tete/