#autisme — Public Fediverse posts
Live and recent posts from across the Fediverse tagged #autisme, aggregated by home.social.
-
[EDIT : Plus besoin là je pense qu'elle aura de quoi faire 😅 ]
Hello!
Je sais qu'y a pas mal de neuro-A (TSA ou non) sur le fédivers, et quelques parents aussi.
Fais ta magie !
Une étudiante en DE CESF (ma future formation) cherche des personnes à contacter pour son mémoire sur
"Comment le quotidien avec un enfant autiste influence-t-il l’insertion sociale des parents ?"
Belle journée :)
-
Et hurtigt spørgsmål til autisterne, og ADHDerne, derude som jeg håber kan hjælpe mig lidt...
Nu har jeg jo fået en autisme diagnose, Aspergers, og læser jo derfor en hel del op på netop det.
Men jeg ser ret mange ligheder mellem autisme og ADHD og det er selvom det jo egentlig er to forskellige diagnoser hvor ADHD ofte er noget som følger med autisme.
Men ligesom der er mange der påpeger alle lighederne, så er der også mange der påpeger forskellene. Det bliver hurtigt lidt en rodet omgang synes jeg.
Har I nogle tips/tricks til nemmere at kunne navigere i det?
Jeg udelukker ikke at jeg nok også har en del ADHD træk, jeg synes bare det bliver noget mudret når jeg prøver at finde hoved og hale i det jeg er helt sikker på. Altså autismen.
-
Wat ik (niet) terugvind in de abstracts van onderzoeksartikels … autisme en onderzoek
Al jaren lees ik regelmatig academische artikels, onder andere over autisme. In dit artikel schrijf ik over hoe ik het abstract, de samenvatting die vaak voorafgaat aan het eigenlijke artikel ervaar. -
J'ai lu la BD La différence invisible de Julie Dachez et Mademoiselle Caroline au dessin il y a quelques jours. Après 3 recos en 2 semaines, je me suis dit "Wokayyyy, je vais la lire !".
Eh bien, ça parle notamment du syndrome d'Asperger (la BD commence à dater), de ses manifestations dans la vie de l'héroïne et du parcours diagnostique relou : même si le dessin me parle moins que le récit, j'ai trouvé cette lecture réconfortante.
-
Bon, dans les 4 livres que je lis en même temps (ou plus si j'en oublie, je les ouvre selon l'humeur, l'énergie, l'envie et l'intérêt du moment, autant vous dire que j'avance peu dans chacun), j'ai commencé "Unmasking Autism" de Devon Price et je trouve ça intéressant, éclairant et d'une certaine façon, apaisant.
-
#actuallyautistic #autistic person #autisme
Il semble que dire à la Police que justement "la police" c'est pas mon monde c'était pas adéquat... ils m'ont conduite à une consultation #psy ... Et il y a 2 sécuritas qui veille à ce que je reste à ma place et la police est partie. La mouise ... Si on me laisse partir je ne sais pas quel bus et où le prendre pour rentrer chez moi... La journée est top à part ça 👍
-
Edit : j'ai beaucoup de réponses, vous pouvez arrêter de repartager 🙏
🆘 Masto, j'ai besoin de ta magie. Je cherche des recommandations pour un jeune homme qui habite à #Strasbourg et qui pense être autiste. Il aimerait se faire diagnostiquer (il a déjà un diagnostic TDAH). Attention dans son parcours de soin il a subi de la manipulation, du gaslighting et de l'homophobie donc j'ai besoin de professionnels vraiment safe et lgbtfriendly.
Merci d'avance 💛
Le repouet fait avancer toutes les luttes :boost_request:
#autisme #ActuallyAutisticFR #TSA -
Autisme non‑parlant : et si le problème n’était pas l’intelligence, mais...
https://youtube.com/shorts/ZBUku02K3oE?si=Ftn429uA4WwTbNyk#vidéo #entretien #interview #autism #autisme #autismenonparlant #espoir #solutiondecommunication
-
🌟 Envie de t’engager pour une cause qui a du sens ?
Nous proposons des stages (courts ou longs) et des engagements étudiants au sein d’une association pour l’autisme en Île-de-France, selon tes disponibilités et tes envies.
💡 Une opportunité de t’impliquer concrètement, développer des compétences et donner du sens à ton parcours, au sein d’une association auto-représentée de personnes autistes.
⏳ Formats flexibles : quelques semaines, plusieurs mois ou sur l’année.
📩 Intéressé·e ? Contacte-nous !
https://asso.cle-autistes.fr/opportunites-stage-ou-engagement-etudiant/#EngagementÉtudiant #Stage #Autisme #ÎleDeFrance #actuallyAutisticFR
-
🎙️ Autisme of hoogbegaafd? (met Tessa Kieboom) https://youtube.com/watch?v=lt-LkofEzjY&is=0t2vPvTZXlR4pJ-r
#autisme -
Ma nouvel couverture lestée est bien et aérée !
-
Voici l'affiche de ma nouvelle création 👽 Sciences-Fictions / à partir de 8 ans 🚀🤖🪐
"A 42 ans, Alexandre a été diagnostiqué autiste. Aujourd’hui il monte sur scène pour se raconter. Dans un seul en scène de théâtre d’objet geek, il déploie des métaphores de science-fiction pour dire son enfance, son parcours, le choc du diagnostic et l’envie brûlante de remonter le temps pour parler à l’enfant qu’il était…"
-
🌈 Affichez votre fierté neurodivergente avec ce pin's en forme de symbole de l'infini aux couleurs de l'arc-en-ciel ☺️
👉 https://savousepate.com/fr/pin-s/545-pin-s-infini-arc-en-ciel-autistique.html(Disponible aussi sous forme de broche et de magnet)
#Autisme #BijouxFantaisie #Surcyclage #Upcycling #ArtisanatFR #FaitMain #SmallBusiness
-
À l’Université d’Angers, le programme Atypie-Friendly renforce l’accompagnement des étudiants concernés par des troubles du neurodéveloppement
-
Nous étions de concert hier... challengeant pour moi, arriver à coordonner mon cerveau et mes mains tout en restant avec les harpes et cuivres qui m'entourent, sacré défi !
Le public a été formidable. Après le morceau de harpes, il a signé le temps que je remette mes bouchons d'oreille. Il a pu applaudir à l'issue.#photo #concert #harpe #cuivres #autism #autisme #musique #defi #challenge #partage #merci #publicgénial #art #artmusicale
-
Par et pour des personnes #tdah #autisme #dys
Rencontre, échanges et entraide mutuelle dans un espace safe et convivial : briser la solitude, soutien administratif, partage de conseils et de bonnes adresses etc.Personnes diagnostiquées ou en questionnement
Petit goûter sur place !Samedi 11 avril à 14h à #Quimperle
Avec @alexsalem ♾️ -
Par et pour des personnes #tdah #autisme #dys
Rencontre, échanges et entraide mutuelle dans un espace safe et convivial : briser la solitude, soutien administratif, partage de conseils et de bonnes adresses etc.Personnes diagnostiquées ou en questionnement
Petit goûter sur place !Samedi 11 avril à 14h à #Quimperle
Avec @alexsalem ♾️ -
Par et pour des personnes #tdah #autisme #dys
Rencontre, échanges et entraide mutuelle dans un espace safe et convivial : briser la solitude, soutien administratif, partage de conseils et de bonnes adresses etc.Personnes diagnostiquées ou en questionnement
Petit goûter sur place !Samedi 11 avril à 14h à #Quimperle
Avec @alexsalem ♾️ -
Par et pour des personnes #tdah #autisme #dys
Rencontre, échanges et entraide mutuelle dans un espace safe et convivial : briser la solitude, soutien administratif, partage de conseils et de bonnes adresses etc.Personnes diagnostiquées ou en questionnement
Petit goûter sur place !Samedi 11 avril à 14h à #Quimperle
Avec @alexsalem ♾️ -
Gisteren, 2 april, was het Wereld Autisme Dag.
Vandaag kwam ik de volgende test tegen.
"Psycholoog Simon Baron-Cohen en zijn collega’s van Cambridge Autism Research Centre hebben de Autisme-Spectrum Quotient, of AQ-test gemaakt als een instrument om de mate van autistische eigenschappen bij volwassenen te testen."
Ook deze kwam ik tegen:
"De M-ASD is een zelfrapportagevragenlijst met 50 items, die kenmerken van autisme beoogt te meten, inclusief het meer subtielere autisme fenotype.
De vragenlijst is geschikt voor volwassenen, zonder een verstandelijke ontwikkelingsstoornis en/of leesvaardigheidsproblemen, met het vermoeden van autisme."https://www.fann-autisme.nl/informatie/producten/m-asd/
Die laatste werkte in ieder geval niet op mijn tablet.
Ik heb de tests gevonden na lezing van 2 artikelen:
''Autisme is geen stoornis aan het brein' en vier andere dingen die je niet wist over autisme'
https://www.ed.nl/gezond/autisme-is-geen-stoornis-aan-het-brein-en-vier-andere-dingen-die-je-niet-wist-over-autisme~ae41ce152/En:
'Bijna 2 procent van de mensen heeft autisme: wat is het wel en wat is het nu juist niet?'
https://www.ad.nl/collecties/bijna-2-procent-van-de-mensen-heeft-autisme-wat-is-het-wel-en-wat-is-het-nu-juist-niet~af505e5b1/#autisme #Neurodivergent #neurodiversiteit #neurodivergentie
-
Usbek & Rica - Comment l’IA sonne la revanche des neurodivergents https://usbeketrica.com/fr/article/comment-l-ia-sonne-la-revanche-des-neurodivergents TRIBUNE // Les intelligences artificielles vont devenir les meilleures amies professionnelles des personnes neuroatypiques. C’est en tout cas la conviction d’Antoine Kalawski, expert communication et marketing digital santé. Explications à l'occasion de la journée mondiale de la sensibilisation à l'autisme. #autisme #IA
-
Aujourd'hui c'est la #JournéeMondiale de l'#Autisme, comme chaque année et tous les jours pour moi avec #MiniMoi.
Des #Parents intéressés pour créer un "Café des parents" ☕dans le sud de la métropole #Lilloise ?
-
https://www.europesays.com/nl/?p=170827 toch kreeg Maaike deze diagnose #autisme #Boeken #Dutch #Gezin #Mens&Maatschappij #MenselijkGedrag #Nederland #Nederlanden #Nederlands #Netherlands #NL #Science #ScienceAndTechnology #ScienceAndTechnology #Technologie #Technology #Vrouw #Wetenschap #WetenschapEnTechnologie #WetenschapTechnologie
-
'𝗔𝘂𝘁𝗶𝘀𝗺𝗲? 𝗜𝗸? 𝗠𝗮𝗮𝗿 𝗶𝗸 𝗵𝗲𝗯 𝘄𝗲𝗿𝗸, 𝗲𝗲𝗻 𝗴𝗲𝘇𝗶𝗻, 𝘃𝗿𝗶𝗲𝗻𝗱𝗲𝗻': 𝘁𝗼𝗰𝗵 𝗸𝗿𝗲𝗲𝗴 𝗠𝗮𝗮𝗶𝗸𝗲 𝗱𝗲𝘇𝗲 𝗱𝗶𝗮𝗴𝗻𝗼𝘀𝗲
Haar hele leven had Maaike Helmer (47) wel door dat er 'iets' anders aan haar was, maar pas vijf jaar geleden viel het kwartje: ze bleek autisme te hebben. Wat verandert er als je eindelijk een woord hebt voor iets wat je altijd al aanvoelde, maar nooit kon...
-
👉 Tant que les personnes concernées seront considérées comme diminuées, déshumanisés et comme des objets de soin, les projets de recherche resteront inégaux et asymétriques, contrairement aux projets centrés sur les aidants, qui, eux, sont présentés comme égaux et réellement participatifs.
✨ Lorsqu’elles sont impliquées, les personnes autistes ne le sont pas à un niveau de pouvoir équivalent à celui des chercheurs et des représentants d’associations gestionnaires. Il semblerait même que leur implication doive être jugée « pertinente »… par les chercheurs eux-mêmes. #Autisme #TND #handicap #Autiste #rechercheparticipative
-
👉 Tant que les personnes concernées seront considérées comme diminuées, déshumanisés et comme des objets de soin, les projets de recherche resteront inégaux et asymétriques, contrairement aux projets centrés sur les aidants, qui, eux, sont présentés comme égaux et réellement participatifs.
✨ Lorsqu’elles sont impliquées, les personnes autistes ne le sont pas à un niveau de pouvoir équivalent à celui des chercheurs et des représentants d’associations gestionnaires. Il semblerait même que leur implication doive être jugée « pertinente »… par les chercheurs eux-mêmes. #Autisme #TND #handicap #Autiste #rechercheparticipative
-
👉 Tant que les personnes concernées seront considérées comme diminuées, déshumanisés et comme des objets de soin, les projets de recherche resteront inégaux et asymétriques, contrairement aux projets centrés sur les aidants, qui, eux, sont présentés comme égaux et réellement participatifs.
✨ Lorsqu’elles sont impliquées, les personnes autistes ne le sont pas à un niveau de pouvoir équivalent à celui des chercheurs et des représentants d’associations gestionnaires. Il semblerait même que leur implication doive être jugée « pertinente »… par les chercheurs eux-mêmes. #Autisme #TND #handicap #Autiste #rechercheparticipative
-
👉 Tant que les personnes concernées seront considérées comme diminuées, déshumanisés et comme des objets de soin, les projets de recherche resteront inégaux et asymétriques, contrairement aux projets centrés sur les aidants, qui, eux, sont présentés comme égaux et réellement participatifs.
✨ Lorsqu’elles sont impliquées, les personnes autistes ne le sont pas à un niveau de pouvoir équivalent à celui des chercheurs et des représentants d’associations gestionnaires. Il semblerait même que leur implication doive être jugée « pertinente »… par les chercheurs eux-mêmes. #Autisme #TND #handicap #Autiste #rechercheparticipative
-
Quand Anthropic a cherché à savoir comment Claude avait été utilisé lors de l’enlèvement de Maduro en janvier 2026, le CTO du Département de la Guerre a pris peur : « Et si le logiciel tombait en panne ? Et si un garde-fou se déclenchait ? Et si un refus survenait au moment d’une prochaine opération, laissant nos soldats en danger ? »
Un long entretien avec @oliviertesquet : https://legrandcontinent.eu/fr/2026/03/09/palantir-guerre-geopolitique/
#sécurité #Palantir #Lavande #autisme #guerre #armée #déshumanisation #écrabouiller #technoCritique #guerreIA #renseignement #militaire #Défense #IA #technoSolutionnisme #productivité #frappes #bombardement #armes #militaire #israel #israelGaza #guerreEnIran #guerresDIsrael #crimesDeGuerre #Unité8200
-
LES RENCONTRES DU PAPOTIN
Le 21 mars à 20h30 sur #france2Avec Franck Dubosc !
#LesRencontresdupapotin
#LepapotinJournalAtypique
#Astereotypie #PERCUJAM
#FranckDubosc #Julien
#Stanislas #Claire #Yohann
#Tristan #Rudy #Felix
#Arnaud #Alpesdhuez
#festival #films
#Lecture #Textes #Ecrits
#Ecriture #Musique #Music
#Musiciens #Journalistes
#interviews #Questions
#Medias #Autisme
#Atypiques #Oui
#Journal #tele
#Television
#Dubosc
#Franck
#30ansdecritslibresetatypiques🎶❕️📺❕️🖊
-
LES RENCONTRES DU PAPOTIN
Le 21 mars à 20h30 sur #france2Avec Franck Dubosc !
#LesRencontresdupapotin
#LepapotinJournalAtypique
#Astereotypie #PERCUJAM
#FranckDubosc #Julien
#Stanislas #Claire #Yohann
#Tristan #Rudy #Felix
#Arnaud #Alpesdhuez
#festival #films
#Lecture #Textes #Ecrits
#Ecriture #Musique #Music
#Musiciens #Journalistes
#interviews #Questions
#Medias #Autisme
#Atypiques #Oui
#Journal #tele
#Television
#Dubosc
#Franck
#30ansdecritslibresetatypiques🎶❕️📺❕️🖊
-
LES RENCONTRES DU PAPOTIN
Le 21 mars à 20h30 sur #france2Avec Franck Dubosc !
#LesRencontresdupapotin
#LepapotinJournalAtypique
#Astereotypie #PERCUJAM
#FranckDubosc #Julien
#Stanislas #Claire #Yohann
#Tristan #Rudy #Felix
#Arnaud #Alpesdhuez
#festival #films
#Lecture #Textes #Ecrits
#Ecriture #Musique #Music
#Musiciens #Journalistes
#interviews #Questions
#Medias #Autisme
#Atypiques #Oui
#Journal #tele
#Television
#Dubosc
#Franck
#30ansdecritslibresetatypiques🎶❕️📺❕️🖊
-
LES RENCONTRES DU PAPOTIN
Le 21 mars à 20h30 sur #france2Avec Franck Dubosc !
#LesRencontresdupapotin
#LepapotinJournalAtypique
#Astereotypie #PERCUJAM
#FranckDubosc #Julien
#Stanislas #Claire #Yohann
#Tristan #Rudy #Felix
#Arnaud #Alpesdhuez
#festival #films
#Lecture #Textes #Ecrits
#Ecriture #Musique #Music
#Musiciens #Journalistes
#interviews #Questions
#Medias #Autisme
#Atypiques #Oui
#Journal #tele
#Television
#Dubosc
#Franck
#30ansdecritslibresetatypiques🎶❕️📺❕️🖊
-
LES RENCONTRES DU PAPOTIN
Le 21 mars à 20h30 sur #france2Avec Franck Dubosc !
#LesRencontresdupapotin
#LepapotinJournalAtypique
#Astereotypie #PERCUJAM
#FranckDubosc #Julien
#Stanislas #Claire #Yohann
#Tristan #Rudy #Felix
#Arnaud #Alpesdhuez
#festival #films
#Lecture #Textes #Ecrits
#Ecriture #Musique #Music
#Musiciens #Journalistes
#interviews #Questions
#Medias #Autisme
#Atypiques #Oui
#Journal #tele
#Television
#Dubosc
#Franck
#30ansdecritslibresetatypiques🎶❕️📺❕️🖊
-
Encore des décisions en accord avec la volonté de destruction du lien social et de toute humanité dans nos institutions au profit de la rentabilité.
Que de contradictions dans la décision de l'HAS. Des critiques qui ni ne lisent, ne s'informent de l'actualité clinique d'orientation psychanalytique sur les autismes, en quoi consiste le travail au contact de ses personnes. La pratique est l'éthique !
Les sciences humaines ne sont pas des sciences dures, et la clinique d'orientation psychanalytique se référe à la subjectivité et la formation d'un savoir au cas par cas et l'anthropologie. Vous pigez ça ?https://vif-fragiles.org/autisme-a-la-recherche-dun-bouc-emissaire/
-
RE: https://social.vivaldi.net/@turi/116127441234051924
Une appli pour les autistes qui deviennent non-verbales en cas de shutdown
-
Bon... Ben #introduction
Je suis éditeur en presses universitaires mais je suis en arrêt depuis quelques temps. #Autisme, TAG et #dépression (au moins) ne font pas bons ménage avec le travail dans cette société violente.La ligne édito va être hasardeuse : j'alterne entre absence des écrans (parfois) et addiction à ces derniers (souvent), et j'ai des obsessions sur des sujets un peu random.
Parmi les constantes, il y aura la #technocritique, la lecture, le trashtalk de politiques ah et aussi j'espère que tu aimes le #thé. J'adore le thé.
Bisous (si c'est okay bien sûr)
-
Autisme et (péri)ménopause : des enjeux invisibilisés
L’autisme, étudié surtout chez les hommes et les enfants, a historiquement laissé dans l’ombre les parcours des femmes autistes, notamment les périodes biologiques spécifiques comme la maternité, le cycle menstruel et la ménopause. Ces périodes peuvent être bouleversantes pour les personnes concernées. La périménopause et la ménopause sont des moments où s’entremêlent des transformations corporelles et émotionnelles, et une modification de la perception sociale. Les spécificités des TND entraînent leur propre symptomatique, avec avec des impacts peu reconnus. On fait le point.
Cet article propose le téléchargement d’une fiche pratique, le téléchargement de l’outil Menstruomètre, et des liens complémentaires en fin d’article.
La ménopause
Définition
La ménopause c’est l’arrêt définitif des menstruations, lié à l’arrêt de la fonction ovarienne. Elle est diagnostiquée après 12 mois sans règles, en l’absence d’autre cause. Elle survient en moyenne vers 51 ans, avec une grande variabilité individuelle. C’est le résultat d’une diminution progressive puis d’un effondrement de la production des hormones sexuelles ovariennes, surtout les œstrogènes et la progestérone. C’est une étape physiologique normale de la vie.
Les symptômes de la ménopause sont variables en nature, en intensité et en durée : d’une personne à une autre, le vécu est différent, mais aussi l’impact sur le confort de vie.
Périménopause
La périménopause (ou transition ménopausique) c’est la période avant la ménopause proprement dite. Elle peut commencer plusieurs années avant l’arrêt des règles, parfois dès la fin de la trentaine. Elle se caractérise par une instabilité hormonale marquée, avec des fluctuations importantes et imprévisibles des taux d’œstrogènes et de progestérone. Cette phase se termine un an après les dernières règles. C’est souvent la période la plus symptomatique et la plus difficile à vivre.
Symptômes courants
- Bouffées de chaleur, sueurs nocturnes
- Irritabilité, fatigue accrue, voire épuisement
- Palpitations cardiaques
- Douleurs articulaires et/ou musculaires
- Maux de tête, migraines
- Troubles du sommeil
- Troubles de la mémoire
- Troubles de la concentration, brouillard mental
- Troubles digestifs, ballonnements
- Changements corporels (forme du corps, état de la peau, démangeaisons, pilosité du visage…)
- Prise de poids
- Chute de cheveux, ongles cassants
- Difficultés urinaires
Ces symptômes courants sont souvent accompagnés de changements génitaux, en particulier :
- Diminution de la libido
- Sécheresse vaginale
- Sensibilité des seins
- Gêne, douleur ou démangeaison pendant les rapports
- Evolution du cycle menstruel (durée, intensité, importance des saignements)
Lors de la périménopause, on retrouve régulièrement au premier plan :
- Des troubles du sommeil sévères
- Une hypersensibilité émotionnelle
- Une irritabilité accrue
- Une anxiété majorée et une baisse de la tolérance au stress
- Des symptômes dépressifs
Les effets de la périménopause et de la ménopause peuvent avoir un retentissement fonctionnel, psychologique et social important.
La périménopause souffre d’un manque de sensibilisation, reste largement sous-diagnostiquée, et est encore fréquemment confondue avec des troubles psychiatriques, ce qui induit un risque fort de prise en charge inadaptée.
Stéréotypes
La ménopause – et tout ce qui va avec – est entourée d’un ensemble d’idées reçues ancrées dans les représentations sociales, médicales et culturelles, qui contribuent à l’invisibilisation de ses effets et à la délégitimation de l’expérience vécue par les personnes concernées.
Souvent présentée comme un événement ponctuel, limité à l’arrêt des règles et à quelques bouffées de chaleur, cette réduction contribue à minimiser les symptômes, à retarder leur reconnaissance et à maintenir l’idée que ça fait partie de la vie (au même titre que souffrir pendant les règles) et qu’il n’y aurait rien à comprendre ou accompagner.
La ménopause est marquée par une forte charge âgiste et sexiste, associée à une perte de valeur sociale, à la fin de la désirabilité, à une perte de compétence ou à une supposée instabilité émotionnelle. Ces stéréotypes alimentent une disqualification de la parole des personnes concernées. Dans le champ médical, les symptômes cognitifs, émotionnels ou anxieux sont souvent minimisés ou réduits à de la fragilité psychologique, sans exploration de la dimension hormonale.
L’invisibilisation de cette période se manifeste par un manque de recherche scientifique, de formation médicale et de sensibilisation. Les études restent insuffisantes, en particulier à propos des effets neurologiques, psy et fonctionnels à moyen et long terme. Cette carence nourrit les prises en charge inadaptées.
La ménopause est généralement considérée comme un problème strictement individuel, relevant de la sphère privée, voire de l’intime honteux. Cette conception empêche toute prise en compte collective, organisationnelle ou politique des effets de la périménopause, dans le monde du travail comme de la santé. Elle s’inscrit dans une longue tradition de pathologisation du corps féminin, dans laquelle la souffrance est tolérée tant qu’elle ne perturbe pas l’ordre social ou productif.
La ménopause est la plupart du temps pensée à travers une norme implicite : celle d’un corps féminin, valide, hétéro, cis, socialement intégré. Cette norme invisibilise les vécus des personnes handies, précaires, racisées et marginalisées, pour lesquelles cette période peut amplifier des vulnérabilités existantes. L’absence de prise en compte de cette dimension intersectionnelle renforce les inégalités de santé et contribue à une marginalisation pluridimensionnelle : être femme, être vieillissante, et ne pas correspondre aux normes dominantes.
Autisme et ménopause
Pour de nombreuses personnes autistes, et plus particulièrement les personnes sexisées, le diagnostic arrive tardivement. Dans ce contexte, la périménopause peut apparaître avant que la personne n’ait les clés pour comprendre son fonctionnement particulier. Les personnes AFAB autistes vivent à l’intersection d’une pression sociale normative forte (être sociable, performante, conforme au modèle féminin attendu) et d’un profil neurodéveloppemental qui amplifie les difficultés sociales et sensorielles. Cette intersection peut rendre les changements hormonaux comme la ménopause plus difficiles à comprendre et supporter.
Des vécus exacerbés
Les variations hormonales influencent des zones du cerveau impliquées dans l’humeur, la régulation émotionnelle, l’attention et la cognition sociale. Pendant la périménopause, ces fluctuations hormonales sont intenses et durables : cela implique une variation des symptômes attribués à l’autisme (mais aussi à d’autres TND) et une amplification des surcharges sensorielles ou de la dysrégulation émotionnelle.
La (péri)ménopause dans l’autisme s’accompagne très souvent de fluctuations émotionnelles intenses, de fatigue extrême, de troubles du sommeil exacerbés, de difficultés d’attention accrues.
La cooccurrence fréquente d’autisme et de TDAH complique encore l’expérience de la périménopause. Les difficultés d’attention, la charge cognitive, les fluctuations de dopamine, peuvent amplifier les symptômes ménopausiques, et rendre difficile la différenciation entre ce qui est lié aux hormones et ce qui est lié au fonctionnement autistique.
Chez de nombreuses personnes concernées, l’avancée en âge s’accompagne d’une intensification des manifestations de l’autisme, vécue comme à la fois incontrôlable et difficilement compréhensible. Cette amplification correspond à une modification de l’équilibre entre les capacités d’adaptation et les contraintes physiologiques, psychiques et sociales qui s’accumulent avec le temps. Ces phénomènes sont régulièrement rapportés dans le contexte de la (péri)ménopause.
À l’âge adulte, surtout à partir de la quarantaine, plusieurs facteurs convergent pour fragiliser les stratégies de compensation mises en place. A la charge mentale liée au travail, à la parentalité, aux responsabilités sociales, s’ajoutent des changements corporels et hormonaux qui perturbent la régulation émotionnelle, le sommeil, l’énergie et la tolérance sensorielle. Pour les personnes dont le fonctionnement repose sur des équilibres coûteux en énergie, ces variations entraînent une perte de capacité de masking.
Dans ce contexte, l’arrivée, même non identifiée, de la périménopause, peut aussi être à l’origine d’une découverte tardive de son autisme, au même titre que d’autres périodes à fortes variations hormonales.
Attention : les créations présentes sur ce site sont soumises au droit d’auteur. L’utilisation pour votre usage personnel est autorisé, mais aucune modification sans autorisation préalable de l’auteure n’est permise. Pour toute autre utilisation que personnelle, me contacter. Merci, en règle générale, de respecter le travail d’autrui.
TéléchargerUne invisibilité systémique
L’intersection entre autisme, âge et genre constitue un angle mort des politiques publiques, de la recherche scientifique et des pratiques de soin. Être une femme autiste vieillissante expose à une superposition de mécanismes de disqualification sociale, médicale et institutionnelle, qui se renforcent mutuellement. Cette configuration produit des formes spécifiques de vulnérabilité invisibilisée.
L’errance diagnostique entraîne une absence de compréhension du fonctionnement pendant une partie de la vie, avec des conséquences cumulatives sur la santé, l’estime de soi et la trajectoire socio-professionnelle. Le coût psychique du camouflage social s’accumule sur plusieurs décennies avant d’atteindre des seuils de rupture.
Le vieillissement féminin est constamment dévalorisé : la valeur sociale des femmes est largement corrélée à la productivité, y compris démographique, à la conformité relationnelle et à la disponibilité physique et émotionnelle.
L’autisme est profondément stigmatisé et mal compris. Chez l’adulte, il continue d’être perçu à travers des stéréotypes infantiles ou masculins. Cette méconnaissance favorise une invalidation systématique des besoins.
À l’intersection de ces dimensions, les femmes autistes vieillissantes sont privées de cadre de compréhension cohérent. Les difficultés sont fragmentées, ou renvoyées à des causes psychologiques individuelles, sans analyse globale. Cette fragmentation empêche les accompagnements adaptés, et favorise une psychiatrisation des vécus. Elle alimente une violence dans laquelle la personne doit s’adapter encore, sans que l’environnement ne soit interrogé.
Cette intersection d’oppressions se traduit par une invisibilisation statistique et politique. Les femmes autistes âgées sont peu représentées dans les études, rarement ciblées par les dispositifs d’accompagnement et quasi absentes des discours publics sur l’autisme ou le vieillissement.
Une problématique handicapante (ou handicapée ?)
Le manque de formation et de sensibilisation au corps, aux cycles menstruels et à la sexualité des femmes handicapées constitue une défaillance des politiques de santé, d’éducation et d’accompagnement. Cette carence vient d’une logique durable d’infantilisation, de contrôle et de désexualisation du handicap.
Les personnes repérées comme handies ont souvent un accès limité à l’éducation à la santé sexuelle et reproductive. Les informations relatives aux règles, aux variations hormonales, à la douleur, au consentement ou au plaisir sont absentes ou transmises de manière partielle, normative et infantilisante. Cette transmission déficiente empêche la construction d’un rapport sécurisé au corps. Elle installe une méconnaissance durable des signaux physiologiques, des variations normales et des situations nécessitant une prise en charge médicale.
Cette lacune est renforcée par des représentations sociales qui considèrent les femmes handies comme asexuées, éternellement mineures ou inaptes à comprendre leur propre corps. Ces représentations influencent les pratiques des milieux éducatifs, médico-sociaux ou de santé. Ces questions sont souvent minimisées ou traitées sous un angle gestionnaire, centré sur la prévention des risques plutôt que sur l’autonomie, le plaisir et le consentement.
La (péri)ménopause est elle aussi révélatrice de ces inégalités. L’absence de préparation et de repères favorise l’anxiété, la confusion et l’auto-disqualification, lorsque les symptômes sont interprétés comme une dégradation personnelle, une instabilité psychique ou une perte de capacités, plutôt que comme une étape identifiable de la vie.
Quelques outils
Une check list, pour soi, ou pour préparer une consultation
Voici une fiche pratique qui permet de cocher les symptômes qui interrogent concernant une possible périmenopause. On peut l’utiliser pour soi-même, ou la présenter en consultation auprès d’un·e médecin généraliste, d’un·e sage femme ou d’un·e gynécologue.
Attention : les créations présentes sur ce site sont soumises au droit d’auteur. L’utilisation pour votre usage personnel est autorisé, mais aucune modification sans autorisation préalable de l’auteure n’est permise. Pour toute autre utilisation que personnelle, me contacter. Merci, en règle générale, de respecter le travail d’autrui.
TéléchargerLe menstruomètre, pour communiquer sur son état et ses besoins
Le menstruomètre est un outil facilitant la communication avec les proches au quotidien, durant les périodes menstruelles. Son utilisation est détaillée dans un article spécifique. Il propose un complément spécifique aux personnes autistes et TDAH.
Attention : les créations présentes sur ce site sont soumises au droit d’auteur. L’utilisation pour votre usage personnel est autorisé, mais aucune modification sans autorisation préalable de l’auteure n’est permise. Pour toute autre utilisation que personnelle, me contacter. Merci, en règle générale, de respecter le travail d’autrui.
En savoir plus TéléchargerLe site Parlons Règles intègre un chatbot qui peut répondre aux questions courantes.
Ces vécus complexes, illustrées dans le cadre de l’autisme et de la (péri)ménopause, ne relèvent pas d’une fragilité individuelle, mais d’un système qui exige une adaptation constante aux normes dominantes, tout en invisibilisant celleux qui y parviennent au prix d’un épuisement profond.
Nous sommes, une fois de plus, au croisement du validisme et du patriarcat.
La difficulté à comprendre et anticiper le vécu difficile de la (péri)ménopause dans nos sociétés est le symptôme collectif d’un système de savoirs, de soins et de représentations qui échoue à penser la diversité humaine, à reconnaître l’impact du temps, du corps et des rapports de pouvoir, et à offrir des ressources accessibles à toustes.
Sources
- A la croisée du genre et de l’autisme
- Autisme et Ménopause aide Canada
- Les femmes autistes plus susceptibles de souffrir de la ménopause AFFA
- National Autistic Society: menopause
- Pourquoi tant de femmes neurodivergentes découvrent leur autisme ou leur TDAH au moment de la périménopause
Aller plus loin
- Pour les femmes de couleur, la ménopause est différente
- Tout est politique – La ménopause en marge
- Queer menopause (vidéo en anglais)
- Expériences de la ménopause chez les personnes non binaires et trans
- La ménopause et moi – quand on est non-binaire
https://www.instagram.com/p/DA5JKogMrVk/?img_index=1
Petite Loutre
Indique ton mail
Abonne toi
Rejoignez les 1 884 autres abonnésSoutenir mon travail
L’argent récolté sert à payer les frais engendrés par la tenue de ce blog, merci ! <3
Aller sur Ko-FiEspace d’échange
Tu es autiste, ou en questionnement sur un éventuel autisme te concernant ? Tu veux rejoindre un espace en ligne pour discuter ?
Clique iciDerniers Articles
Ministère des trucs importants #2 – La santé mentale
Autisme et fêtes : Des outils pour expliquer aux proches comment s’adapter
-
Autisme et (péri)ménopause : des enjeux invisibilisés
L’autisme, étudié surtout chez les hommes et les enfants, a historiquement laissé dans l’ombre les parcours des femmes autistes, notamment les périodes biologiques spécifiques comme la maternité, le cycle menstruel et la ménopause. Ces périodes peuvent être bouleversantes pour les personnes concernées. La périménopause et la ménopause sont des moments où s’entremêlent des transformations corporelles et émotionnelles, et une modification de la perception sociale. Les spécificités des TND entraînent leur propre symptomatique, avec avec des impacts peu reconnus. On fait le point.
Cet article propose le téléchargement d’une fiche pratique, le téléchargement de l’outil Menstruomètre, et des liens complémentaires en fin d’article.
La ménopause
Définition
La ménopause c’est l’arrêt définitif des menstruations, lié à l’arrêt de la fonction ovarienne. Elle est diagnostiquée après 12 mois sans règles, en l’absence d’autre cause. Elle survient en moyenne vers 51 ans, avec une grande variabilité individuelle. C’est le résultat d’une diminution progressive puis d’un effondrement de la production des hormones sexuelles ovariennes, surtout les œstrogènes et la progestérone. C’est une étape physiologique normale de la vie.
Les symptômes de la ménopause sont variables en nature, en intensité et en durée : d’une personne à une autre, le vécu est différent, mais aussi l’impact sur le confort de vie.
Périménopause
La périménopause (ou transition ménopausique) c’est la période avant la ménopause proprement dite. Elle peut commencer plusieurs années avant l’arrêt des règles, parfois dès la fin de la trentaine. Elle se caractérise par une instabilité hormonale marquée, avec des fluctuations importantes et imprévisibles des taux d’œstrogènes et de progestérone. Cette phase se termine un an après les dernières règles. C’est souvent la période la plus symptomatique et la plus difficile à vivre.
Symptômes courants
- Bouffées de chaleur, sueurs nocturnes
- Irritabilité, fatigue accrue, voire épuisement
- Palpitations cardiaques
- Douleurs articulaires et/ou musculaires
- Maux de tête, migraines
- Troubles du sommeil
- Troubles de la mémoire
- Troubles de la concentration, brouillard mental
- Troubles digestifs, ballonnements
- Changements corporels (forme du corps, état de la peau, démangeaisons, pilosité du visage…)
- Prise de poids
- Chute de cheveux, ongles cassants
- Difficultés urinaires
Ces symptômes courants sont souvent accompagnés de changements génitaux, en particulier :
- Diminution de la libido
- Sécheresse vaginale
- Sensibilité des seins
- Gêne, douleur ou démangeaison pendant les rapports
- Evolution du cycle menstruel (durée, intensité, importance des saignements)
Lors de la périménopause, on retrouve régulièrement au premier plan :
- Des troubles du sommeil sévères
- Une hypersensibilité émotionnelle
- Une irritabilité accrue
- Une anxiété majorée et une baisse de la tolérance au stress
- Des symptômes dépressifs
Les effets de la périménopause et de la ménopause peuvent avoir un retentissement fonctionnel, psychologique et social important.
La périménopause souffre d’un manque de sensibilisation, reste largement sous-diagnostiquée, et est encore fréquemment confondue avec des troubles psychiatriques, ce qui induit un risque fort de prise en charge inadaptée.
Stéréotypes
La ménopause – et tout ce qui va avec – est entourée d’un ensemble d’idées reçues ancrées dans les représentations sociales, médicales et culturelles, qui contribuent à l’invisibilisation de ses effets et à la délégitimation de l’expérience vécue par les personnes concernées.
Souvent présentée comme un événement ponctuel, limité à l’arrêt des règles et à quelques bouffées de chaleur, cette réduction contribue à minimiser les symptômes, à retarder leur reconnaissance et à maintenir l’idée que ça fait partie de la vie (au même titre que souffrir pendant les règles) et qu’il n’y aurait rien à comprendre ou accompagner.
La ménopause est marquée par une forte charge âgiste et sexiste, associée à une perte de valeur sociale, à la fin de la désirabilité, à une perte de compétence ou à une supposée instabilité émotionnelle. Ces stéréotypes alimentent une disqualification de la parole des personnes concernées. Dans le champ médical, les symptômes cognitifs, émotionnels ou anxieux sont souvent minimisés ou réduits à de la fragilité psychologique, sans exploration de la dimension hormonale.
L’invisibilisation de cette période se manifeste par un manque de recherche scientifique, de formation médicale et de sensibilisation. Les études restent insuffisantes, en particulier à propos des effets neurologiques, psy et fonctionnels à moyen et long terme. Cette carence nourrit les prises en charge inadaptées.
La ménopause est généralement considérée comme un problème strictement individuel, relevant de la sphère privée, voire de l’intime honteux. Cette conception empêche toute prise en compte collective, organisationnelle ou politique des effets de la périménopause, dans le monde du travail comme de la santé. Elle s’inscrit dans une longue tradition de pathologisation du corps féminin, dans laquelle la souffrance est tolérée tant qu’elle ne perturbe pas l’ordre social ou productif.
La ménopause est la plupart du temps pensée à travers une norme implicite : celle d’un corps féminin, valide, hétéro, cis, socialement intégré. Cette norme invisibilise les vécus des personnes handies, précaires, racisées et marginalisées, pour lesquelles cette période peut amplifier des vulnérabilités existantes. L’absence de prise en compte de cette dimension intersectionnelle renforce les inégalités de santé et contribue à une marginalisation pluridimensionnelle : être femme, être vieillissante, et ne pas correspondre aux normes dominantes.
Autisme et ménopause
Pour de nombreuses personnes autistes, et plus particulièrement les personnes sexisées, le diagnostic arrive tardivement. Dans ce contexte, la périménopause peut apparaître avant que la personne n’ait les clés pour comprendre son fonctionnement particulier. Les personnes AFAB autistes vivent à l’intersection d’une pression sociale normative forte (être sociable, performante, conforme au modèle féminin attendu) et d’un profil neurodéveloppemental qui amplifie les difficultés sociales et sensorielles. Cette intersection peut rendre les changements hormonaux comme la ménopause plus difficiles à comprendre et supporter.
Des vécus exacerbés
Les variations hormonales influencent des zones du cerveau impliquées dans l’humeur, la régulation émotionnelle, l’attention et la cognition sociale. Pendant la périménopause, ces fluctuations hormonales sont intenses et durables : cela implique une variation des symptômes attribués à l’autisme (mais aussi à d’autres TND) et une amplification des surcharges sensorielles ou de la dysrégulation émotionnelle.
La (péri)ménopause dans l’autisme s’accompagne très souvent de fluctuations émotionnelles intenses, de fatigue extrême, de troubles du sommeil exacerbés, de difficultés d’attention accrues.
La cooccurrence fréquente d’autisme et de TDAH complique encore l’expérience de la périménopause. Les difficultés d’attention, la charge cognitive, les fluctuations de dopamine, peuvent amplifier les symptômes ménopausiques, et rendre difficile la différenciation entre ce qui est lié aux hormones et ce qui est lié au fonctionnement autistique.
Chez de nombreuses personnes concernées, l’avancée en âge s’accompagne d’une intensification des manifestations de l’autisme, vécue comme à la fois incontrôlable et difficilement compréhensible. Cette amplification correspond à une modification de l’équilibre entre les capacités d’adaptation et les contraintes physiologiques, psychiques et sociales qui s’accumulent avec le temps. Ces phénomènes sont régulièrement rapportés dans le contexte de la (péri)ménopause.
À l’âge adulte, surtout à partir de la quarantaine, plusieurs facteurs convergent pour fragiliser les stratégies de compensation mises en place. A la charge mentale liée au travail, à la parentalité, aux responsabilités sociales, s’ajoutent des changements corporels et hormonaux qui perturbent la régulation émotionnelle, le sommeil, l’énergie et la tolérance sensorielle. Pour les personnes dont le fonctionnement repose sur des équilibres coûteux en énergie, ces variations entraînent une perte de capacité de masking.
Dans ce contexte, l’arrivée, même non identifiée, de la périménopause, peut aussi être à l’origine d’une découverte tardive de son autisme, au même titre que d’autres périodes à fortes variations hormonales.
Attention : les créations présentes sur ce site sont soumises au droit d’auteur. L’utilisation pour votre usage personnel est autorisé, mais aucune modification sans autorisation préalable de l’auteure n’est permise. Pour toute autre utilisation que personnelle, me contacter. Merci, en règle générale, de respecter le travail d’autrui.
TéléchargerUne invisibilité systémique
L’intersection entre autisme, âge et genre constitue un angle mort des politiques publiques, de la recherche scientifique et des pratiques de soin. Être une femme autiste vieillissante expose à une superposition de mécanismes de disqualification sociale, médicale et institutionnelle, qui se renforcent mutuellement. Cette configuration produit des formes spécifiques de vulnérabilité invisibilisée.
L’errance diagnostique entraîne une absence de compréhension du fonctionnement pendant une partie de la vie, avec des conséquences cumulatives sur la santé, l’estime de soi et la trajectoire socio-professionnelle. Le coût psychique du camouflage social s’accumule sur plusieurs décennies avant d’atteindre des seuils de rupture.
Le vieillissement féminin est constamment dévalorisé : la valeur sociale des femmes est largement corrélée à la productivité, y compris démographique, à la conformité relationnelle et à la disponibilité physique et émotionnelle.
L’autisme est profondément stigmatisé et mal compris. Chez l’adulte, il continue d’être perçu à travers des stéréotypes infantiles ou masculins. Cette méconnaissance favorise une invalidation systématique des besoins.
À l’intersection de ces dimensions, les femmes autistes vieillissantes sont privées de cadre de compréhension cohérent. Les difficultés sont fragmentées, ou renvoyées à des causes psychologiques individuelles, sans analyse globale. Cette fragmentation empêche les accompagnements adaptés, et favorise une psychiatrisation des vécus. Elle alimente une violence dans laquelle la personne doit s’adapter encore, sans que l’environnement ne soit interrogé.
Cette intersection d’oppressions se traduit par une invisibilisation statistique et politique. Les femmes autistes âgées sont peu représentées dans les études, rarement ciblées par les dispositifs d’accompagnement et quasi absentes des discours publics sur l’autisme ou le vieillissement.
Une problématique handicapante (ou handicapée ?)
Le manque de formation et de sensibilisation au corps, aux cycles menstruels et à la sexualité des femmes handicapées constitue une défaillance des politiques de santé, d’éducation et d’accompagnement. Cette carence vient d’une logique durable d’infantilisation, de contrôle et de désexualisation du handicap.
Les personnes repérées comme handies ont souvent un accès limité à l’éducation à la santé sexuelle et reproductive. Les informations relatives aux règles, aux variations hormonales, à la douleur, au consentement ou au plaisir sont absentes ou transmises de manière partielle, normative et infantilisante. Cette transmission déficiente empêche la construction d’un rapport sécurisé au corps. Elle installe une méconnaissance durable des signaux physiologiques, des variations normales et des situations nécessitant une prise en charge médicale.
Cette lacune est renforcée par des représentations sociales qui considèrent les femmes handies comme asexuées, éternellement mineures ou inaptes à comprendre leur propre corps. Ces représentations influencent les pratiques des milieux éducatifs, médico-sociaux ou de santé. Ces questions sont souvent minimisées ou traitées sous un angle gestionnaire, centré sur la prévention des risques plutôt que sur l’autonomie, le plaisir et le consentement.
La (péri)ménopause est elle aussi révélatrice de ces inégalités. L’absence de préparation et de repères favorise l’anxiété, la confusion et l’auto-disqualification, lorsque les symptômes sont interprétés comme une dégradation personnelle, une instabilité psychique ou une perte de capacités, plutôt que comme une étape identifiable de la vie.
Quelques outils
Une check list, pour soi, ou pour préparer une consultation
Voici une fiche pratique qui permet de cocher les symptômes qui interrogent concernant une possible périmenopause. On peut l’utiliser pour soi-même, ou la présenter en consultation auprès d’un·e médecin généraliste, d’un·e sage femme ou d’un·e gynécologue.
Attention : les créations présentes sur ce site sont soumises au droit d’auteur. L’utilisation pour votre usage personnel est autorisé, mais aucune modification sans autorisation préalable de l’auteure n’est permise. Pour toute autre utilisation que personnelle, me contacter. Merci, en règle générale, de respecter le travail d’autrui.
TéléchargerLe menstruomètre, pour communiquer sur son état et ses besoins
Le menstruomètre est un outil facilitant la communication avec les proches au quotidien, durant les périodes menstruelles. Son utilisation est détaillée dans un article spécifique. Il propose un complément spécifique aux personnes autistes et TDAH.
Attention : les créations présentes sur ce site sont soumises au droit d’auteur. L’utilisation pour votre usage personnel est autorisé, mais aucune modification sans autorisation préalable de l’auteure n’est permise. Pour toute autre utilisation que personnelle, me contacter. Merci, en règle générale, de respecter le travail d’autrui.
En savoir plus TéléchargerLe site Parlons Règles intègre un chatbot qui peut répondre aux questions courantes.
Ces vécus complexes, illustrées dans le cadre de l’autisme et de la (péri)ménopause, ne relèvent pas d’une fragilité individuelle, mais d’un système qui exige une adaptation constante aux normes dominantes, tout en invisibilisant celleux qui y parviennent au prix d’un épuisement profond.
Nous sommes, une fois de plus, au croisement du validisme et du patriarcat.
La difficulté à comprendre et anticiper le vécu difficile de la (péri)ménopause dans nos sociétés est le symptôme collectif d’un système de savoirs, de soins et de représentations qui échoue à penser la diversité humaine, à reconnaître l’impact du temps, du corps et des rapports de pouvoir, et à offrir des ressources accessibles à toustes.
Sources
- A la croisée du genre et de l’autisme
- Autisme et Ménopause aide Canada
- Les femmes autistes plus susceptibles de souffrir de la ménopause AFFA
- National Autistic Society: menopause
- Pourquoi tant de femmes neurodivergentes découvrent leur autisme ou leur TDAH au moment de la périménopause
Aller plus loin
- Pour les femmes de couleur, la ménopause est différente
- Tout est politique – La ménopause en marge
- Queer menopause (vidéo en anglais)
- Expériences de la ménopause chez les personnes non binaires et trans
- La ménopause et moi – quand on est non-binaire
https://www.instagram.com/p/DA5JKogMrVk/?img_index=1
Petite Loutre
Indique ton mail
Abonne toi
Rejoignez les 1 883 autres abonnésSoutenir mon travail
L’argent récolté sert à payer les frais engendrés par la tenue de ce blog, merci ! <3
Aller sur Ko-FiEspace d’échange
Tu es autiste, ou en questionnement sur un éventuel autisme te concernant ? Tu veux rejoindre un espace en ligne pour discuter ?
Clique iciDerniers Articles
Ministère des trucs importants #2 – La santé mentale
Autisme et fêtes : Des outils pour expliquer aux proches comment s’adapter
-
Autisme et (péri)ménopause : des enjeux invisibilisés
L’autisme, étudié surtout chez les hommes et les enfants, a historiquement laissé dans l’ombre les parcours des femmes autistes, notamment les périodes biologiques spécifiques comme la maternité, le cycle menstruel et la ménopause. Ces périodes peuvent être bouleversantes pour les personnes concernées. La périménopause et la ménopause sont des moments où s’entremêlent des transformations corporelles et émotionnelles, et une modification de la perception sociale. Les spécificités des TND entraînent leur propre symptomatique, avec avec des impacts peu reconnus. On fait le point.
Cet article propose le téléchargement d’une fiche pratique, le téléchargement de l’outil Menstruomètre, et des liens complémentaires en fin d’article.
La ménopause
Définition
La ménopause c’est l’arrêt définitif des menstruations, lié à l’arrêt de la fonction ovarienne. Elle est diagnostiquée après 12 mois sans règles, en l’absence d’autre cause. Elle survient en moyenne vers 51 ans, avec une grande variabilité individuelle. C’est le résultat d’une diminution progressive puis d’un effondrement de la production des hormones sexuelles ovariennes, surtout les œstrogènes et la progestérone. C’est une étape physiologique normale de la vie.
Les symptômes de la ménopause sont variables en nature, en intensité et en durée : d’une personne à une autre, le vécu est différent, mais aussi l’impact sur le confort de vie.
Périménopause
La périménopause (ou transition ménopausique) c’est la période avant la ménopause proprement dite. Elle peut commencer plusieurs années avant l’arrêt des règles, parfois dès la fin de la trentaine. Elle se caractérise par une instabilité hormonale marquée, avec des fluctuations importantes et imprévisibles des taux d’œstrogènes et de progestérone. Cette phase se termine un an après les dernières règles. C’est souvent la période la plus symptomatique et la plus difficile à vivre.
Symptômes courants
- Bouffées de chaleur, sueurs nocturnes
- Irritabilité, fatigue accrue, voire épuisement
- Palpitations cardiaques
- Douleurs articulaires et/ou musculaires
- Maux de tête, migraines
- Troubles du sommeil
- Troubles de la mémoire
- Troubles de la concentration, brouillard mental
- Troubles digestifs, ballonnements
- Changements corporels (forme du corps, état de la peau, démangeaisons, pilosité du visage…)
- Prise de poids
- Chute de cheveux, ongles cassants
- Difficultés urinaires
Ces symptômes courants sont souvent accompagnés de changements génitaux, en particulier :
- Diminution de la libido
- Sécheresse vaginale
- Sensibilité des seins
- Gêne, douleur ou démangeaison pendant les rapports
- Evolution du cycle menstruel (durée, intensité, importance des saignements)
Lors de la périménopause, on retrouve régulièrement au premier plan :
- Des troubles du sommeil sévères
- Une hypersensibilité émotionnelle
- Une irritabilité accrue
- Une anxiété majorée et une baisse de la tolérance au stress
- Des symptômes dépressifs
Les effets de la périménopause et de la ménopause peuvent avoir un retentissement fonctionnel, psychologique et social important.
La périménopause souffre d’un manque de sensibilisation, reste largement sous-diagnostiquée, et est encore fréquemment confondue avec des troubles psychiatriques, ce qui induit un risque fort de prise en charge inadaptée.
Stéréotypes
La ménopause – et tout ce qui va avec – est entourée d’un ensemble d’idées reçues ancrées dans les représentations sociales, médicales et culturelles, qui contribuent à l’invisibilisation de ses effets et à la délégitimation de l’expérience vécue par les personnes concernées.
Souvent présentée comme un événement ponctuel, limité à l’arrêt des règles et à quelques bouffées de chaleur, cette réduction contribue à minimiser les symptômes, à retarder leur reconnaissance et à maintenir l’idée que ça fait partie de la vie (au même titre que souffrir pendant les règles) et qu’il n’y aurait rien à comprendre ou accompagner.
La ménopause est marquée par une forte charge âgiste et sexiste, associée à une perte de valeur sociale, à la fin de la désirabilité, à une perte de compétence ou à une supposée instabilité émotionnelle. Ces stéréotypes alimentent une disqualification de la parole des personnes concernées. Dans le champ médical, les symptômes cognitifs, émotionnels ou anxieux sont souvent minimisés ou réduits à de la fragilité psychologique, sans exploration de la dimension hormonale.
L’invisibilisation de cette période se manifeste par un manque de recherche scientifique, de formation médicale et de sensibilisation. Les études restent insuffisantes, en particulier à propos des effets neurologiques, psy et fonctionnels à moyen et long terme. Cette carence nourrit les prises en charge inadaptées.
La ménopause est généralement considérée comme un problème strictement individuel, relevant de la sphère privée, voire de l’intime honteux. Cette conception empêche toute prise en compte collective, organisationnelle ou politique des effets de la périménopause, dans le monde du travail comme de la santé. Elle s’inscrit dans une longue tradition de pathologisation du corps féminin, dans laquelle la souffrance est tolérée tant qu’elle ne perturbe pas l’ordre social ou productif.
La ménopause est la plupart du temps pensée à travers une norme implicite : celle d’un corps féminin, valide, hétéro, cis, socialement intégré. Cette norme invisibilise les vécus des personnes handies, précaires, racisées et marginalisées, pour lesquelles cette période peut amplifier des vulnérabilités existantes. L’absence de prise en compte de cette dimension intersectionnelle renforce les inégalités de santé et contribue à une marginalisation pluridimensionnelle : être femme, être vieillissante, et ne pas correspondre aux normes dominantes.
Autisme et ménopause
Pour de nombreuses personnes autistes, et plus particulièrement les personnes sexisées, le diagnostic arrive tardivement. Dans ce contexte, la périménopause peut apparaître avant que la personne n’ait les clés pour comprendre son fonctionnement particulier. Les personnes AFAB autistes vivent à l’intersection d’une pression sociale normative forte (être sociable, performante, conforme au modèle féminin attendu) et d’un profil neurodéveloppemental qui amplifie les difficultés sociales et sensorielles. Cette intersection peut rendre les changements hormonaux comme la ménopause plus difficiles à comprendre et supporter.
Des vécus exacerbés
Les variations hormonales influencent des zones du cerveau impliquées dans l’humeur, la régulation émotionnelle, l’attention et la cognition sociale. Pendant la périménopause, ces fluctuations hormonales sont intenses et durables : cela implique une variation des symptômes attribués à l’autisme (mais aussi à d’autres TND) et une amplification des surcharges sensorielles ou de la dysrégulation émotionnelle.
La (péri)ménopause dans l’autisme s’accompagne très souvent de fluctuations émotionnelles intenses, de fatigue extrême, de troubles du sommeil exacerbés, de difficultés d’attention accrues.
La cooccurrence fréquente d’autisme et de TDAH complique encore l’expérience de la périménopause. Les difficultés d’attention, la charge cognitive, les fluctuations de dopamine, peuvent amplifier les symptômes ménopausiques, et rendre difficile la différenciation entre ce qui est lié aux hormones et ce qui est lié au fonctionnement autistique.
Chez de nombreuses personnes concernées, l’avancée en âge s’accompagne d’une intensification des manifestations de l’autisme, vécue comme à la fois incontrôlable et difficilement compréhensible. Cette amplification correspond à une modification de l’équilibre entre les capacités d’adaptation et les contraintes physiologiques, psychiques et sociales qui s’accumulent avec le temps. Ces phénomènes sont régulièrement rapportés dans le contexte de la (péri)ménopause.
À l’âge adulte, surtout à partir de la quarantaine, plusieurs facteurs convergent pour fragiliser les stratégies de compensation mises en place. A la charge mentale liée au travail, à la parentalité, aux responsabilités sociales, s’ajoutent des changements corporels et hormonaux qui perturbent la régulation émotionnelle, le sommeil, l’énergie et la tolérance sensorielle. Pour les personnes dont le fonctionnement repose sur des équilibres coûteux en énergie, ces variations entraînent une perte de capacité de masking.
Dans ce contexte, l’arrivée, même non identifiée, de la périménopause, peut aussi être à l’origine d’une découverte tardive de son autisme, au même titre que d’autres périodes à fortes variations hormonales.
Attention : les créations présentes sur ce site sont soumises au droit d’auteur. L’utilisation pour votre usage personnel est autorisé, mais aucune modification sans autorisation préalable de l’auteure n’est permise. Pour toute autre utilisation que personnelle, me contacter. Merci, en règle générale, de respecter le travail d’autrui.
TéléchargerUne invisibilité systémique
L’intersection entre autisme, âge et genre constitue un angle mort des politiques publiques, de la recherche scientifique et des pratiques de soin. Être une femme autiste vieillissante expose à une superposition de mécanismes de disqualification sociale, médicale et institutionnelle, qui se renforcent mutuellement. Cette configuration produit des formes spécifiques de vulnérabilité invisibilisée.
L’errance diagnostique entraîne une absence de compréhension du fonctionnement pendant une partie de la vie, avec des conséquences cumulatives sur la santé, l’estime de soi et la trajectoire socio-professionnelle. Le coût psychique du camouflage social s’accumule sur plusieurs décennies avant d’atteindre des seuils de rupture.
Le vieillissement féminin est constamment dévalorisé : la valeur sociale des femmes est largement corrélée à la productivité, y compris démographique, à la conformité relationnelle et à la disponibilité physique et émotionnelle.
L’autisme est profondément stigmatisé et mal compris. Chez l’adulte, il continue d’être perçu à travers des stéréotypes infantiles ou masculins. Cette méconnaissance favorise une invalidation systématique des besoins.
À l’intersection de ces dimensions, les femmes autistes vieillissantes sont privées de cadre de compréhension cohérent. Les difficultés sont fragmentées, ou renvoyées à des causes psychologiques individuelles, sans analyse globale. Cette fragmentation empêche les accompagnements adaptés, et favorise une psychiatrisation des vécus. Elle alimente une violence dans laquelle la personne doit s’adapter encore, sans que l’environnement ne soit interrogé.
Cette intersection d’oppressions se traduit par une invisibilisation statistique et politique. Les femmes autistes âgées sont peu représentées dans les études, rarement ciblées par les dispositifs d’accompagnement et quasi absentes des discours publics sur l’autisme ou le vieillissement.
Une problématique handicapante (ou handicapée ?)
Le manque de formation et de sensibilisation au corps, aux cycles menstruels et à la sexualité des femmes handicapées constitue une défaillance des politiques de santé, d’éducation et d’accompagnement. Cette carence vient d’une logique durable d’infantilisation, de contrôle et de désexualisation du handicap.
Les personnes repérées comme handies ont souvent un accès limité à l’éducation à la santé sexuelle et reproductive. Les informations relatives aux règles, aux variations hormonales, à la douleur, au consentement ou au plaisir sont absentes ou transmises de manière partielle, normative et infantilisante. Cette transmission déficiente empêche la construction d’un rapport sécurisé au corps. Elle installe une méconnaissance durable des signaux physiologiques, des variations normales et des situations nécessitant une prise en charge médicale.
Cette lacune est renforcée par des représentations sociales qui considèrent les femmes handies comme asexuées, éternellement mineures ou inaptes à comprendre leur propre corps. Ces représentations influencent les pratiques des milieux éducatifs, médico-sociaux ou de santé. Ces questions sont souvent minimisées ou traitées sous un angle gestionnaire, centré sur la prévention des risques plutôt que sur l’autonomie, le plaisir et le consentement.
La (péri)ménopause est elle aussi révélatrice de ces inégalités. L’absence de préparation et de repères favorise l’anxiété, la confusion et l’auto-disqualification, lorsque les symptômes sont interprétés comme une dégradation personnelle, une instabilité psychique ou une perte de capacités, plutôt que comme une étape identifiable de la vie.
Quelques outils
Une check list, pour soi, ou pour préparer une consultation
Voici une fiche pratique qui permet de cocher les symptômes qui interrogent concernant une possible périmenopause. On peut l’utiliser pour soi-même, ou la présenter en consultation auprès d’un·e médecin généraliste, d’un·e sage femme ou d’un·e gynécologue.
Attention : les créations présentes sur ce site sont soumises au droit d’auteur. L’utilisation pour votre usage personnel est autorisé, mais aucune modification sans autorisation préalable de l’auteure n’est permise. Pour toute autre utilisation que personnelle, me contacter. Merci, en règle générale, de respecter le travail d’autrui.
TéléchargerLe menstruomètre, pour communiquer sur son état et ses besoins
Le menstruomètre est un outil facilitant la communication avec les proches au quotidien, durant les périodes menstruelles. Son utilisation est détaillée dans un article spécifique. Il propose un complément spécifique aux personnes autistes et TDAH.
Attention : les créations présentes sur ce site sont soumises au droit d’auteur. L’utilisation pour votre usage personnel est autorisé, mais aucune modification sans autorisation préalable de l’auteure n’est permise. Pour toute autre utilisation que personnelle, me contacter. Merci, en règle générale, de respecter le travail d’autrui.
En savoir plus TéléchargerLe site Parlons Règles intègre un chatbot qui peut répondre aux questions courantes.
Ces vécus complexes, illustrées dans le cadre de l’autisme et de la (péri)ménopause, ne relèvent pas d’une fragilité individuelle, mais d’un système qui exige une adaptation constante aux normes dominantes, tout en invisibilisant celleux qui y parviennent au prix d’un épuisement profond.
Nous sommes, une fois de plus, au croisement du validisme et du patriarcat.
La difficulté à comprendre et anticiper le vécu difficile de la (péri)ménopause dans nos sociétés est le symptôme collectif d’un système de savoirs, de soins et de représentations qui échoue à penser la diversité humaine, à reconnaître l’impact du temps, du corps et des rapports de pouvoir, et à offrir des ressources accessibles à toustes.
Sources
- A la croisée du genre et de l’autisme
- Autisme et Ménopause aide Canada
- Les femmes autistes plus susceptibles de souffrir de la ménopause AFFA
- National Autistic Society: menopause
- Pourquoi tant de femmes neurodivergentes découvrent leur autisme ou leur TDAH au moment de la périménopause
Aller plus loin
- Pour les femmes de couleur, la ménopause est différente
- Tout est politique – La ménopause en marge
- Queer menopause (vidéo en anglais)
- Expériences de la ménopause chez les personnes non binaires et trans
- La ménopause et moi – quand on est non-binaire
https://www.instagram.com/p/DA5JKogMrVk/?img_index=1
Petite Loutre
Indique ton mail
Abonne toi
Rejoignez les 1 883 autres abonnésSoutenir mon travail
L’argent récolté sert à payer les frais engendrés par la tenue de ce blog, merci ! <3
Aller sur Ko-FiEspace d’échange
Tu es autiste, ou en questionnement sur un éventuel autisme te concernant ? Tu veux rejoindre un espace en ligne pour discuter ?
Clique iciDerniers Articles
Ministère des trucs importants #2 – La santé mentale
Autisme et fêtes : Des outils pour expliquer aux proches comment s’adapter
-
Autisme et (péri)ménopause : des enjeux invisibilisés
L’autisme, étudié surtout chez les hommes et les enfants, a historiquement laissé dans l’ombre les parcours des femmes autistes, notamment les périodes biologiques spécifiques comme la maternité, le cycle menstruel et la ménopause. Ces périodes peuvent être bouleversantes pour les personnes concernées. La périménopause et la ménopause sont des moments où s’entremêlent des transformations corporelles et émotionnelles, et une modification de la perception sociale. Les spécificités des TND entraînent leur propre symptomatique, avec avec des impacts peu reconnus. On fait le point.
Cet article propose le téléchargement d’une fiche pratique, le téléchargement de l’outil Menstruomètre, et des liens complémentaires en fin d’article.
La ménopause
Définition
La ménopause c’est l’arrêt définitif des menstruations, lié à l’arrêt de la fonction ovarienne. Elle est diagnostiquée après 12 mois sans règles, en l’absence d’autre cause. Elle survient en moyenne vers 51 ans, avec une grande variabilité individuelle. C’est le résultat d’une diminution progressive puis d’un effondrement de la production des hormones sexuelles ovariennes, surtout les œstrogènes et la progestérone. C’est une étape physiologique normale de la vie.
Les symptômes de la ménopause sont variables en nature, en intensité et en durée : d’une personne à une autre, le vécu est différent, mais aussi l’impact sur le confort de vie.
Périménopause
La périménopause (ou transition ménopausique) c’est la période avant la ménopause proprement dite. Elle peut commencer plusieurs années avant l’arrêt des règles, parfois dès la fin de la trentaine. Elle se caractérise par une instabilité hormonale marquée, avec des fluctuations importantes et imprévisibles des taux d’œstrogènes et de progestérone. Cette phase se termine un an après les dernières règles. C’est souvent la période la plus symptomatique et la plus difficile à vivre.
Symptômes courants
- Bouffées de chaleur, sueurs nocturnes
- Irritabilité, fatigue accrue, voire épuisement
- Palpitations cardiaques
- Douleurs articulaires et/ou musculaires
- Maux de tête, migraines
- Troubles du sommeil
- Troubles de la mémoire
- Troubles de la concentration, brouillard mental
- Troubles digestifs, ballonnements
- Changements corporels (forme du corps, état de la peau, démangeaisons, pilosité du visage…)
- Prise de poids
- Chute de cheveux, ongles cassants
- Difficultés urinaires
Ces symptômes courants sont souvent accompagnés de changements génitaux, en particulier :
- Diminution de la libido
- Sécheresse vaginale
- Sensibilité des seins
- Gêne, douleur ou démangeaison pendant les rapports
- Evolution du cycle menstruel (durée, intensité, importance des saignements)
Lors de la périménopause, on retrouve régulièrement au premier plan :
- Des troubles du sommeil sévères
- Une hypersensibilité émotionnelle
- Une irritabilité accrue
- Une anxiété majorée et une baisse de la tolérance au stress
- Des symptômes dépressifs
Les effets de la périménopause et de la ménopause peuvent avoir un retentissement fonctionnel, psychologique et social important.
La périménopause souffre d’un manque de sensibilisation, reste largement sous-diagnostiquée, et est encore fréquemment confondue avec des troubles psychiatriques, ce qui induit un risque fort de prise en charge inadaptée.
Stéréotypes
La ménopause – et tout ce qui va avec – est entourée d’un ensemble d’idées reçues ancrées dans les représentations sociales, médicales et culturelles, qui contribuent à l’invisibilisation de ses effets et à la délégitimation de l’expérience vécue par les personnes concernées.
Souvent présentée comme un événement ponctuel, limité à l’arrêt des règles et à quelques bouffées de chaleur, cette réduction contribue à minimiser les symptômes, à retarder leur reconnaissance et à maintenir l’idée que ça fait partie de la vie (au même titre que souffrir pendant les règles) et qu’il n’y aurait rien à comprendre ou accompagner.
La ménopause est marquée par une forte charge âgiste et sexiste, associée à une perte de valeur sociale, à la fin de la désirabilité, à une perte de compétence ou à une supposée instabilité émotionnelle. Ces stéréotypes alimentent une disqualification de la parole des personnes concernées. Dans le champ médical, les symptômes cognitifs, émotionnels ou anxieux sont souvent minimisés ou réduits à de la fragilité psychologique, sans exploration de la dimension hormonale.
L’invisibilisation de cette période se manifeste par un manque de recherche scientifique, de formation médicale et de sensibilisation. Les études restent insuffisantes, en particulier à propos des effets neurologiques, psy et fonctionnels à moyen et long terme. Cette carence nourrit les prises en charge inadaptées.
La ménopause est généralement considérée comme un problème strictement individuel, relevant de la sphère privée, voire de l’intime honteux. Cette conception empêche toute prise en compte collective, organisationnelle ou politique des effets de la périménopause, dans le monde du travail comme de la santé. Elle s’inscrit dans une longue tradition de pathologisation du corps féminin, dans laquelle la souffrance est tolérée tant qu’elle ne perturbe pas l’ordre social ou productif.
La ménopause est la plupart du temps pensée à travers une norme implicite : celle d’un corps féminin, valide, hétéro, cis, socialement intégré. Cette norme invisibilise les vécus des personnes handies, précaires, racisées et marginalisées, pour lesquelles cette période peut amplifier des vulnérabilités existantes. L’absence de prise en compte de cette dimension intersectionnelle renforce les inégalités de santé et contribue à une marginalisation pluridimensionnelle : être femme, être vieillissante, et ne pas correspondre aux normes dominantes.
Autisme et ménopause
Pour de nombreuses personnes autistes, et plus particulièrement les personnes sexisées, le diagnostic arrive tardivement. Dans ce contexte, la périménopause peut apparaître avant que la personne n’ait les clés pour comprendre son fonctionnement particulier. Les personnes AFAB autistes vivent à l’intersection d’une pression sociale normative forte (être sociable, performante, conforme au modèle féminin attendu) et d’un profil neurodéveloppemental qui amplifie les difficultés sociales et sensorielles. Cette intersection peut rendre les changements hormonaux comme la ménopause plus difficiles à comprendre et supporter.
Des vécus exacerbés
Les variations hormonales influencent des zones du cerveau impliquées dans l’humeur, la régulation émotionnelle, l’attention et la cognition sociale. Pendant la périménopause, ces fluctuations hormonales sont intenses et durables : cela implique une variation des symptômes attribués à l’autisme (mais aussi à d’autres TND) et une amplification des surcharges sensorielles ou de la dysrégulation émotionnelle.
La (péri)ménopause dans l’autisme s’accompagne très souvent de fluctuations émotionnelles intenses, de fatigue extrême, de troubles du sommeil exacerbés, de difficultés d’attention accrues.
La cooccurrence fréquente d’autisme et de TDAH complique encore l’expérience de la périménopause. Les difficultés d’attention, la charge cognitive, les fluctuations de dopamine, peuvent amplifier les symptômes ménopausiques, et rendre difficile la différenciation entre ce qui est lié aux hormones et ce qui est lié au fonctionnement autistique.
Chez de nombreuses personnes concernées, l’avancée en âge s’accompagne d’une intensification des manifestations de l’autisme, vécue comme à la fois incontrôlable et difficilement compréhensible. Cette amplification correspond à une modification de l’équilibre entre les capacités d’adaptation et les contraintes physiologiques, psychiques et sociales qui s’accumulent avec le temps. Ces phénomènes sont régulièrement rapportés dans le contexte de la (péri)ménopause.
À l’âge adulte, surtout à partir de la quarantaine, plusieurs facteurs convergent pour fragiliser les stratégies de compensation mises en place. A la charge mentale liée au travail, à la parentalité, aux responsabilités sociales, s’ajoutent des changements corporels et hormonaux qui perturbent la régulation émotionnelle, le sommeil, l’énergie et la tolérance sensorielle. Pour les personnes dont le fonctionnement repose sur des équilibres coûteux en énergie, ces variations entraînent une perte de capacité de masking.
Dans ce contexte, l’arrivée, même non identifiée, de la périménopause, peut aussi être à l’origine d’une découverte tardive de son autisme, au même titre que d’autres périodes à fortes variations hormonales.
Attention : les créations présentes sur ce site sont soumises au droit d’auteur. L’utilisation pour votre usage personnel est autorisé, mais aucune modification sans autorisation préalable de l’auteure n’est permise. Pour toute autre utilisation que personnelle, me contacter. Merci, en règle générale, de respecter le travail d’autrui.
TéléchargerUne invisibilité systémique
L’intersection entre autisme, âge et genre constitue un angle mort des politiques publiques, de la recherche scientifique et des pratiques de soin. Être une femme autiste vieillissante expose à une superposition de mécanismes de disqualification sociale, médicale et institutionnelle, qui se renforcent mutuellement. Cette configuration produit des formes spécifiques de vulnérabilité invisibilisée.
L’errance diagnostique entraîne une absence de compréhension du fonctionnement pendant une partie de la vie, avec des conséquences cumulatives sur la santé, l’estime de soi et la trajectoire socio-professionnelle. Le coût psychique du camouflage social s’accumule sur plusieurs décennies avant d’atteindre des seuils de rupture.
Le vieillissement féminin est constamment dévalorisé : la valeur sociale des femmes est largement corrélée à la productivité, y compris démographique, à la conformité relationnelle et à la disponibilité physique et émotionnelle.
L’autisme est profondément stigmatisé et mal compris. Chez l’adulte, il continue d’être perçu à travers des stéréotypes infantiles ou masculins. Cette méconnaissance favorise une invalidation systématique des besoins.
À l’intersection de ces dimensions, les femmes autistes vieillissantes sont privées de cadre de compréhension cohérent. Les difficultés sont fragmentées, ou renvoyées à des causes psychologiques individuelles, sans analyse globale. Cette fragmentation empêche les accompagnements adaptés, et favorise une psychiatrisation des vécus. Elle alimente une violence dans laquelle la personne doit s’adapter encore, sans que l’environnement ne soit interrogé.
Cette intersection d’oppressions se traduit par une invisibilisation statistique et politique. Les femmes autistes âgées sont peu représentées dans les études, rarement ciblées par les dispositifs d’accompagnement et quasi absentes des discours publics sur l’autisme ou le vieillissement.
Une problématique handicapante (ou handicapée ?)
Le manque de formation et de sensibilisation au corps, aux cycles menstruels et à la sexualité des femmes handicapées constitue une défaillance des politiques de santé, d’éducation et d’accompagnement. Cette carence vient d’une logique durable d’infantilisation, de contrôle et de désexualisation du handicap.
Les personnes repérées comme handies ont souvent un accès limité à l’éducation à la santé sexuelle et reproductive. Les informations relatives aux règles, aux variations hormonales, à la douleur, au consentement ou au plaisir sont absentes ou transmises de manière partielle, normative et infantilisante. Cette transmission déficiente empêche la construction d’un rapport sécurisé au corps. Elle installe une méconnaissance durable des signaux physiologiques, des variations normales et des situations nécessitant une prise en charge médicale.
Cette lacune est renforcée par des représentations sociales qui considèrent les femmes handies comme asexuées, éternellement mineures ou inaptes à comprendre leur propre corps. Ces représentations influencent les pratiques des milieux éducatifs, médico-sociaux ou de santé. Ces questions sont souvent minimisées ou traitées sous un angle gestionnaire, centré sur la prévention des risques plutôt que sur l’autonomie, le plaisir et le consentement.
La (péri)ménopause est elle aussi révélatrice de ces inégalités. L’absence de préparation et de repères favorise l’anxiété, la confusion et l’auto-disqualification, lorsque les symptômes sont interprétés comme une dégradation personnelle, une instabilité psychique ou une perte de capacités, plutôt que comme une étape identifiable de la vie.
Quelques outils
Une check list, pour soi, ou pour préparer une consultation
Voici une fiche pratique qui permet de cocher les symptômes qui interrogent concernant une possible périmenopause. On peut l’utiliser pour soi-même, ou la présenter en consultation auprès d’un·e médecin généraliste, d’un·e sage femme ou d’un·e gynécologue.
Attention : les créations présentes sur ce site sont soumises au droit d’auteur. L’utilisation pour votre usage personnel est autorisé, mais aucune modification sans autorisation préalable de l’auteure n’est permise. Pour toute autre utilisation que personnelle, me contacter. Merci, en règle générale, de respecter le travail d’autrui.
TéléchargerLe menstruomètre, pour communiquer sur son état et ses besoins
Le menstruomètre est un outil facilitant la communication avec les proches au quotidien, durant les périodes menstruelles. Son utilisation est détaillée dans un article spécifique. Il propose un complément spécifique aux personnes autistes et TDAH.
Attention : les créations présentes sur ce site sont soumises au droit d’auteur. L’utilisation pour votre usage personnel est autorisé, mais aucune modification sans autorisation préalable de l’auteure n’est permise. Pour toute autre utilisation que personnelle, me contacter. Merci, en règle générale, de respecter le travail d’autrui.
En savoir plus TéléchargerLe site Parlons Règles intègre un chatbot qui peut répondre aux questions courantes.
Ces vécus complexes, illustrées dans le cadre de l’autisme et de la (péri)ménopause, ne relèvent pas d’une fragilité individuelle, mais d’un système qui exige une adaptation constante aux normes dominantes, tout en invisibilisant celleux qui y parviennent au prix d’un épuisement profond.
Nous sommes, une fois de plus, au croisement du validisme et du patriarcat.
La difficulté à comprendre et anticiper le vécu difficile de la (péri)ménopause dans nos sociétés est le symptôme collectif d’un système de savoirs, de soins et de représentations qui échoue à penser la diversité humaine, à reconnaître l’impact du temps, du corps et des rapports de pouvoir, et à offrir des ressources accessibles à toustes.
Sources
- A la croisée du genre et de l’autisme
- Autisme et Ménopause aide Canada
- Les femmes autistes plus susceptibles de souffrir de la ménopause AFFA
- National Autistic Society: menopause
- Pourquoi tant de femmes neurodivergentes découvrent leur autisme ou leur TDAH au moment de la périménopause
Aller plus loin
- Pour les femmes de couleur, la ménopause est différente
- Tout est politique – La ménopause en marge
- Queer menopause (vidéo en anglais)
- Expériences de la ménopause chez les personnes non binaires et trans
- La ménopause et moi – quand on est non-binaire
https://www.instagram.com/p/DA5JKogMrVk/?img_index=1
Petite Loutre
Indique ton mail
Abonne toi
Rejoignez les 1 884 autres abonnésSoutenir mon travail
L’argent récolté sert à payer les frais engendrés par la tenue de ce blog, merci ! <3
Aller sur Ko-FiEspace d’échange
Tu es autiste, ou en questionnement sur un éventuel autisme te concernant ? Tu veux rejoindre un espace en ligne pour discuter ?
Clique iciDerniers Articles
Ministère des trucs importants #2 – La santé mentale
Autisme et fêtes : Des outils pour expliquer aux proches comment s’adapter
-
Autisme et (péri)ménopause : des enjeux invisibilisés
L’autisme, étudié surtout chez les hommes et les enfants, a historiquement laissé dans l’ombre les parcours des femmes autistes, notamment les périodes biologiques spécifiques comme la maternité, le cycle menstruel et la ménopause. Ces périodes peuvent être bouleversantes pour les personnes concernées. La périménopause et la ménopause sont des moments où s’entremêlent des transformations corporelles et émotionnelles, et une modification de la perception sociale. Les spécificités des TND entraînent leur propre symptomatique, avec avec des impacts peu reconnus. On fait le point.
Cet article propose le téléchargement d’une fiche pratique, le téléchargement de l’outil Menstruomètre, et des liens complémentaires en fin d’article.
La ménopause
Définition
La ménopause c’est l’arrêt définitif des menstruations, lié à l’arrêt de la fonction ovarienne. Elle est diagnostiquée après 12 mois sans règles, en l’absence d’autre cause. Elle survient en moyenne vers 51 ans, avec une grande variabilité individuelle. C’est le résultat d’une diminution progressive puis d’un effondrement de la production des hormones sexuelles ovariennes, surtout les œstrogènes et la progestérone. C’est une étape physiologique normale de la vie.
Les symptômes de la ménopause sont variables en nature, en intensité et en durée : d’une personne à une autre, le vécu est différent, mais aussi l’impact sur le confort de vie.
Périménopause
La périménopause (ou transition ménopausique) c’est la période avant la ménopause proprement dite. Elle peut commencer plusieurs années avant l’arrêt des règles, parfois dès la fin de la trentaine. Elle se caractérise par une instabilité hormonale marquée, avec des fluctuations importantes et imprévisibles des taux d’œstrogènes et de progestérone. Cette phase se termine un an après les dernières règles. C’est souvent la période la plus symptomatique et la plus difficile à vivre.
Symptômes courants
- Bouffées de chaleur, sueurs nocturnes
- Irritabilité, fatigue accrue, voire épuisement
- Palpitations cardiaques
- Douleurs articulaires et/ou musculaires
- Maux de tête, migraines
- Troubles du sommeil
- Troubles de la mémoire
- Troubles de la concentration, brouillard mental
- Troubles digestifs, ballonnements
- Changements corporels (forme du corps, état de la peau, démangeaisons, pilosité du visage…)
- Prise de poids
- Chute de cheveux, ongles cassants
- Difficultés urinaires
Ces symptômes courants sont souvent accompagnés de changements génitaux, en particulier :
- Diminution de la libido
- Sécheresse vaginale
- Sensibilité des seins
- Gêne, douleur ou démangeaison pendant les rapports
- Evolution du cycle menstruel (durée, intensité, importance des saignements)
Lors de la périménopause, on retrouve régulièrement au premier plan :
- Des troubles du sommeil sévères
- Une hypersensibilité émotionnelle
- Une irritabilité accrue
- Une anxiété majorée et une baisse de la tolérance au stress
- Des symptômes dépressifs
Les effets de la périménopause et de la ménopause peuvent avoir un retentissement fonctionnel, psychologique et social important.
La périménopause souffre d’un manque de sensibilisation, reste largement sous-diagnostiquée, et est encore fréquemment confondue avec des troubles psychiatriques, ce qui induit un risque fort de prise en charge inadaptée.
Stéréotypes
La ménopause – et tout ce qui va avec – est entourée d’un ensemble d’idées reçues ancrées dans les représentations sociales, médicales et culturelles, qui contribuent à l’invisibilisation de ses effets et à la délégitimation de l’expérience vécue par les personnes concernées.
Souvent présentée comme un événement ponctuel, limité à l’arrêt des règles et à quelques bouffées de chaleur, cette réduction contribue à minimiser les symptômes, à retarder leur reconnaissance et à maintenir l’idée que ça fait partie de la vie (au même titre que souffrir pendant les règles) et qu’il n’y aurait rien à comprendre ou accompagner.
La ménopause est marquée par une forte charge âgiste et sexiste, associée à une perte de valeur sociale, à la fin de la désirabilité, à une perte de compétence ou à une supposée instabilité émotionnelle. Ces stéréotypes alimentent une disqualification de la parole des personnes concernées. Dans le champ médical, les symptômes cognitifs, émotionnels ou anxieux sont souvent minimisés ou réduits à de la fragilité psychologique, sans exploration de la dimension hormonale.
L’invisibilisation de cette période se manifeste par un manque de recherche scientifique, de formation médicale et de sensibilisation. Les études restent insuffisantes, en particulier à propos des effets neurologiques, psy et fonctionnels à moyen et long terme. Cette carence nourrit les prises en charge inadaptées.
La ménopause est généralement considérée comme un problème strictement individuel, relevant de la sphère privée, voire de l’intime honteux. Cette conception empêche toute prise en compte collective, organisationnelle ou politique des effets de la périménopause, dans le monde du travail comme de la santé. Elle s’inscrit dans une longue tradition de pathologisation du corps féminin, dans laquelle la souffrance est tolérée tant qu’elle ne perturbe pas l’ordre social ou productif.
La ménopause est la plupart du temps pensée à travers une norme implicite : celle d’un corps féminin, valide, hétéro, cis, socialement intégré. Cette norme invisibilise les vécus des personnes handies, précaires, racisées et marginalisées, pour lesquelles cette période peut amplifier des vulnérabilités existantes. L’absence de prise en compte de cette dimension intersectionnelle renforce les inégalités de santé et contribue à une marginalisation pluridimensionnelle : être femme, être vieillissante, et ne pas correspondre aux normes dominantes.
Autisme et ménopause
Pour de nombreuses personnes autistes, et plus particulièrement les personnes sexisées, le diagnostic arrive tardivement. Dans ce contexte, la périménopause peut apparaître avant que la personne n’ait les clés pour comprendre son fonctionnement particulier. Les personnes AFAB autistes vivent à l’intersection d’une pression sociale normative forte (être sociable, performante, conforme au modèle féminin attendu) et d’un profil neurodéveloppemental qui amplifie les difficultés sociales et sensorielles. Cette intersection peut rendre les changements hormonaux comme la ménopause plus difficiles à comprendre et supporter.
Des vécus exacerbés
Les variations hormonales influencent des zones du cerveau impliquées dans l’humeur, la régulation émotionnelle, l’attention et la cognition sociale. Pendant la périménopause, ces fluctuations hormonales sont intenses et durables : cela implique une variation des symptômes attribués à l’autisme (mais aussi à d’autres TND) et une amplification des surcharges sensorielles ou de la dysrégulation émotionnelle.
La (péri)ménopause dans l’autisme s’accompagne très souvent de fluctuations émotionnelles intenses, de fatigue extrême, de troubles du sommeil exacerbés, de difficultés d’attention accrues.
La cooccurrence fréquente d’autisme et de TDAH complique encore l’expérience de la périménopause. Les difficultés d’attention, la charge cognitive, les fluctuations de dopamine, peuvent amplifier les symptômes ménopausiques, et rendre difficile la différenciation entre ce qui est lié aux hormones et ce qui est lié au fonctionnement autistique.
Chez de nombreuses personnes concernées, l’avancée en âge s’accompagne d’une intensification des manifestations de l’autisme, vécue comme à la fois incontrôlable et difficilement compréhensible. Cette amplification correspond à une modification de l’équilibre entre les capacités d’adaptation et les contraintes physiologiques, psychiques et sociales qui s’accumulent avec le temps. Ces phénomènes sont régulièrement rapportés dans le contexte de la (péri)ménopause.
À l’âge adulte, surtout à partir de la quarantaine, plusieurs facteurs convergent pour fragiliser les stratégies de compensation mises en place. A la charge mentale liée au travail, à la parentalité, aux responsabilités sociales, s’ajoutent des changements corporels et hormonaux qui perturbent la régulation émotionnelle, le sommeil, l’énergie et la tolérance sensorielle. Pour les personnes dont le fonctionnement repose sur des équilibres coûteux en énergie, ces variations entraînent une perte de capacité de masking.
Dans ce contexte, l’arrivée, même non identifiée, de la périménopause, peut aussi être à l’origine d’une découverte tardive de son autisme, au même titre que d’autres périodes à fortes variations hormonales.
Attention : les créations présentes sur ce site sont soumises au droit d’auteur. L’utilisation pour votre usage personnel est autorisé, mais aucune modification sans autorisation préalable de l’auteure n’est permise. Pour toute autre utilisation que personnelle, me contacter. Merci, en règle générale, de respecter le travail d’autrui.
TéléchargerUne invisibilité systémique
L’intersection entre autisme, âge et genre constitue un angle mort des politiques publiques, de la recherche scientifique et des pratiques de soin. Être une femme autiste vieillissante expose à une superposition de mécanismes de disqualification sociale, médicale et institutionnelle, qui se renforcent mutuellement. Cette configuration produit des formes spécifiques de vulnérabilité invisibilisée.
L’errance diagnostique entraîne une absence de compréhension du fonctionnement pendant une partie de la vie, avec des conséquences cumulatives sur la santé, l’estime de soi et la trajectoire socio-professionnelle. Le coût psychique du camouflage social s’accumule sur plusieurs décennies avant d’atteindre des seuils de rupture.
Le vieillissement féminin est constamment dévalorisé : la valeur sociale des femmes est largement corrélée à la productivité, y compris démographique, à la conformité relationnelle et à la disponibilité physique et émotionnelle.
L’autisme est profondément stigmatisé et mal compris. Chez l’adulte, il continue d’être perçu à travers des stéréotypes infantiles ou masculins. Cette méconnaissance favorise une invalidation systématique des besoins.
À l’intersection de ces dimensions, les femmes autistes vieillissantes sont privées de cadre de compréhension cohérent. Les difficultés sont fragmentées, ou renvoyées à des causes psychologiques individuelles, sans analyse globale. Cette fragmentation empêche les accompagnements adaptés, et favorise une psychiatrisation des vécus. Elle alimente une violence dans laquelle la personne doit s’adapter encore, sans que l’environnement ne soit interrogé.
Cette intersection d’oppressions se traduit par une invisibilisation statistique et politique. Les femmes autistes âgées sont peu représentées dans les études, rarement ciblées par les dispositifs d’accompagnement et quasi absentes des discours publics sur l’autisme ou le vieillissement.
Une problématique handicapante (ou handicapée ?)
Le manque de formation et de sensibilisation au corps, aux cycles menstruels et à la sexualité des femmes handicapées constitue une défaillance des politiques de santé, d’éducation et d’accompagnement. Cette carence vient d’une logique durable d’infantilisation, de contrôle et de désexualisation du handicap.
Les personnes repérées comme handies ont souvent un accès limité à l’éducation à la santé sexuelle et reproductive. Les informations relatives aux règles, aux variations hormonales, à la douleur, au consentement ou au plaisir sont absentes ou transmises de manière partielle, normative et infantilisante. Cette transmission déficiente empêche la construction d’un rapport sécurisé au corps. Elle installe une méconnaissance durable des signaux physiologiques, des variations normales et des situations nécessitant une prise en charge médicale.
Cette lacune est renforcée par des représentations sociales qui considèrent les femmes handies comme asexuées, éternellement mineures ou inaptes à comprendre leur propre corps. Ces représentations influencent les pratiques des milieux éducatifs, médico-sociaux ou de santé. Ces questions sont souvent minimisées ou traitées sous un angle gestionnaire, centré sur la prévention des risques plutôt que sur l’autonomie, le plaisir et le consentement.
La (péri)ménopause est elle aussi révélatrice de ces inégalités. L’absence de préparation et de repères favorise l’anxiété, la confusion et l’auto-disqualification, lorsque les symptômes sont interprétés comme une dégradation personnelle, une instabilité psychique ou une perte de capacités, plutôt que comme une étape identifiable de la vie.
Quelques outils
Une check list, pour soi, ou pour préparer une consultation
Voici une fiche pratique qui permet de cocher les symptômes qui interrogent concernant une possible périmenopause. On peut l’utiliser pour soi-même, ou la présenter en consultation auprès d’un·e médecin généraliste, d’un·e sage femme ou d’un·e gynécologue.
Attention : les créations présentes sur ce site sont soumises au droit d’auteur. L’utilisation pour votre usage personnel est autorisé, mais aucune modification sans autorisation préalable de l’auteure n’est permise. Pour toute autre utilisation que personnelle, me contacter. Merci, en règle générale, de respecter le travail d’autrui.
TéléchargerLe menstruomètre, pour communiquer sur son état et ses besoins
Le menstruomètre est un outil facilitant la communication avec les proches au quotidien, durant les périodes menstruelles. Son utilisation est détaillée dans un article spécifique. Il propose un complément spécifique aux personnes autistes et TDAH.
Attention : les créations présentes sur ce site sont soumises au droit d’auteur. L’utilisation pour votre usage personnel est autorisé, mais aucune modification sans autorisation préalable de l’auteure n’est permise. Pour toute autre utilisation que personnelle, me contacter. Merci, en règle générale, de respecter le travail d’autrui.
En savoir plus TéléchargerLe site Parlons Règles intègre un chatbot qui peut répondre aux questions courantes.
Ces vécus complexes, illustrées dans le cadre de l’autisme et de la (péri)ménopause, ne relèvent pas d’une fragilité individuelle, mais d’un système qui exige une adaptation constante aux normes dominantes, tout en invisibilisant celleux qui y parviennent au prix d’un épuisement profond.
Nous sommes, une fois de plus, au croisement du validisme et du patriarcat.
La difficulté à comprendre et anticiper le vécu difficile de la (péri)ménopause dans nos sociétés est le symptôme collectif d’un système de savoirs, de soins et de représentations qui échoue à penser la diversité humaine, à reconnaître l’impact du temps, du corps et des rapports de pouvoir, et à offrir des ressources accessibles à toustes.
Sources
- A la croisée du genre et de l’autisme
- Autisme et Ménopause aide Canada
- Les femmes autistes plus susceptibles de souffrir de la ménopause AFFA
- National Autistic Society: menopause
- Pourquoi tant de femmes neurodivergentes découvrent leur autisme ou leur TDAH au moment de la périménopause
Aller plus loin
- Pour les femmes de couleur, la ménopause est différente
- Tout est politique – La ménopause en marge
- Queer menopause (vidéo en anglais)
- Expériences de la ménopause chez les personnes non binaires et trans
- La ménopause et moi – quand on est non-binaire
https://www.instagram.com/p/DA5JKogMrVk/?img_index=1
Petite Loutre
Indique ton mail
Abonne toi
Rejoignez les 1 883 autres abonnésSoutenir mon travail
L’argent récolté sert à payer les frais engendrés par la tenue de ce blog, merci ! <3
Aller sur Ko-FiEspace d’échange
Tu es autiste, ou en questionnement sur un éventuel autisme te concernant ? Tu veux rejoindre un espace en ligne pour discuter ?
Clique iciDerniers Articles
Ministère des trucs importants #2 – La santé mentale
Autisme et fêtes : Des outils pour expliquer aux proches comment s’adapter
-
🔴Communiqué de presse : Colloque TND : où sont les personnes concernées ?
Ce mardi 27 janvier, un colloque gouvernemental sur les troubles du neurodéveloppement prétend parler du quotidien des personnes concernées… sans leur donner la parole.
- Sur 5 tables rondes, une seule inclut deux personne concernées comme témoins.
- La majorité des intervenants : médecins, psychologues, gestionnaires d’institutions ségrégatives.
- La parole des personnes concernées est reléguée à des témoignages vidéo. Inacceptable.#autisme #autiste #tnd
➡ https://asso.cle-autistes.fr/colloque-tnd-2026-cle-autistes-denonce-linvisibilisation-des-personnes-concernees/ -
🔴Communiqué de presse : Colloque TND : où sont les personnes concernées ?
Ce mardi 27 janvier, un colloque gouvernemental sur les troubles du neurodéveloppement prétend parler du quotidien des personnes concernées… sans leur donner la parole.
- Sur 5 tables rondes, une seule inclut deux personne concernées comme témoins.
- La majorité des intervenants : médecins, psychologues, gestionnaires d’institutions ségrégatives.
- La parole des personnes concernées est reléguée à des témoignages vidéo. Inacceptable.#autisme #autiste #tnd
➡ https://asso.cle-autistes.fr/colloque-tnd-2026-cle-autistes-denonce-linvisibilisation-des-personnes-concernees/ -
🔴Communiqué de presse : Colloque TND : où sont les personnes concernées ?
Ce mardi 27 janvier, un colloque gouvernemental sur les troubles du neurodéveloppement prétend parler du quotidien des personnes concernées… sans leur donner la parole.
- Sur 5 tables rondes, une seule inclut deux personne concernées comme témoins.
- La majorité des intervenants : médecins, psychologues, gestionnaires d’institutions ségrégatives.
- La parole des personnes concernées est reléguée à des témoignages vidéo. Inacceptable.#autisme #autiste #tnd
➡ https://asso.cle-autistes.fr/colloque-tnd-2026-cle-autistes-denonce-linvisibilisation-des-personnes-concernees/ -
🔴Communiqué de presse : Colloque TND : où sont les personnes concernées ?
Ce mardi 27 janvier, un colloque gouvernemental sur les troubles du neurodéveloppement prétend parler du quotidien des personnes concernées… sans leur donner la parole.
- Sur 5 tables rondes, une seule inclut deux personne concernées comme témoins.
- La majorité des intervenants : médecins, psychologues, gestionnaires d’institutions ségrégatives.
- La parole des personnes concernées est reléguée à des témoignages vidéo. Inacceptable.#autisme #autiste #tnd
➡ https://asso.cle-autistes.fr/colloque-tnd-2026-cle-autistes-denonce-linvisibilisation-des-personnes-concernees/ -
https://nebula.tv/videos/foreignman-racism-in-gaming/ #gaming #game #terminallyonline #racism #racisme #rassigheid #foreignman #rassisme #Caribbean #woke #Caribisch #Gatekeepers #Genderfication #autism #adhd #autisme #Battlefront #Creed #racist #gamergate #boycot #black #inclusion #whitesupremacy #sexism #feminism #lhbti #womensrights #righttovote https://www.youtube.com/watch?v=p0g3DEvvCfc
-
RE: https://eldritch.cafe/@cassolotl/115886445692896252
J'ai envie de découvrir du monde, du coup je me lance :
Je suis intéressée par les #tatouage #tattoo
Le #bodmod
La #politiquefr
L'#anarchie
Le #polyamour
Le #queer
L'#autisme #actuallyautisticfr
Le #tdah
Les #catsOfMastodon
Les mèmes LGBT #queerhumor
En français ou en anglais
Repouets bienvenus pour m'aider à trouver des gens cools !