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#sacre — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #sacre, aggregated by home.social.

  1. De voie en voie

    Nous passons une grande partie de notre vie à franchir des obstacles, parfois imposés par les circonstances de la vie, souvent par nos pensées créant ces obstacles invisibles.

    Le chemin de vie que nous parcourons est ainsi parsemé d’ombres, de doutes et de choix improvisé. Cela fait en sorte que nous devons souvent faire un parcours dont nous ne savons pas où il nous mènera. Et la fameuse question, où se trouve la voie de passage.

    Et pourtant, une énergie nous pousse à continuer d’avancer. La lumière apparaît lorsque nous avons quitté les zones d’ombre et la nuit de nos peurs. Elle éclaire souvent juste assez pour révéler la voie qui se trace devant nous, malgré les nombreuses bifurcations.  

    Un jour, nous prenons conscience que les obstacles ne sont pas contre nous, ce ne sont que des invitations à trouver la voie de la moindre résistance, la voie de passage. Chaque pas exprime alors un acte assumé, une expression de confiance en soi. Chaque bifurcation, une transformation harmonieuse.

    Peut-être que le véritable sens de la vie se dévoile en prenant conscience que nous ne sommes que des passants, parfois des passeurs, cherchant non pas à atteindre une destination ultime, mais à découvrir que nous sommes, ainsi que les obstacles que nous franchissons, la voie de la vie. Là où certains cherchent un commencement ou une fin, d’autres y voient que l’expression d’une métamorphose sacrée.

    Le passant qui compose avec les ombres et les éclaircies a développé le regard qui reconnait la vie telle qu’elle est.

    Une chanson de Céline Dion – Destin

    Les paroles sur https://www.lacoccinelle.net/1107502-celine-dion-destin.html

    https://www.youtube.com/watch?v=yxui9Oef93Y&list=RD1KtPpmmM0Bs&index=2

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #acceptation #amour #attention #éclaircie #énergie #être #bifurcation #choixImprovisé #conscience #doute #entrainementDeLEsprit #harmonie #interdépendance #métamorphoseSacrée #nuitDeNosPeurs #obstacle #ombre #passage #passant #passeur #regard #sacré #sensDeLaVie #transformation #Vivre #voieDePassage
  2. In France’s historic heat wave, Paris’ dreamy rooftops become a heat-trapping nightmare

    A woman holds a fan as the roofs of Paris are seen background, Tuesday, June 23, 2026. (AP…
    #France #FR #Europe #EU #Paris #AmelieKenney #FrancescaPilia #MaiderOlivier #Montmartre #Sacré-CoeurBasilica
    europesays.com/france/41660/

  3. Rites funéraires

    Il est fascinant de constater que les grandes traditions spirituelles et religieuses du monde ont développé des rites funéraires riches et variés, chacun visant à accompagner l’âme dans son passage vers l’au-delà.

    Par exemple, les traditions hindouiste, bouddhiste, romaine et grecque privilégient la crémation. Le feu purifie et libère l’âme du corps physique. Des prières permettent de guider l’âme.

    Dans les traditions islamiques, chrétiennes et juives, ce qui est privilégié est l’inhumation. Le corps est préparé, puis il retourne à la terre pour redevenir poussière.

    On a retrouvé chez les Vikings et en Polynésie le recours à l’immersion aquatique. Chez les Vikings, les grands guerriers étaient parfois brûlés sur un bateau en mer, confiant l’âme à Odin. En Polynésie, le retour à l’océan, source de vie, permet à l’âme de rejoindre les ancêtres.

    Fait intéressant, chez les Parsis et les Tibétains, c’est la pratique de l’exposition céleste, où le corps est déposé dans un lieu pour être consommé par les vautours. Le feu et la terre étant sacrés, ils ne doivent pas être souillés par la mort. Le corps devient un don ultime.

    Proche de cette tradition, l’inhumation naturelle pratiquée par certaines traditions amérindiennes se traduisait par le rituel de placer le corps dans les arbres ou à l’exemple des Igorots, sur des plateformes élevées, le rapprochant du ciel et des esprits.

    Ainsi, les différentes pratiques ont en commun de vouloir assurer une transition et un passage harmonieux.

    Le lavage rituel du corps permet la purification avant le voyage. Les prières, les mantras, la lecture de texte permettent de guider, et de protéger l’âme. Les chants et instruments de musique, quant à eux, permettent d’établir une vibration pour faciliter le passage. La veillée funèbre, quant à elle, permet de ne pas laisser l’âme seule, tandis que les offrandes sous forme de nourritures, de fleurs, d’objets, permettent de pourvoir aux besoins dans l’au-delà. Enfin, la période de deuil permet à l’âme de se détacher.

    Il est intéressant de souligner que dans presque toutes les traditions, l’essentiel n’est pas tant le mode de disposition que l’intention, la prière et l’amour qui entourent le défunt. Le corps est un véhicule temporaire et les rites servent à honorer ce passage et à assurer à l’âme un voyage serein vers ce qui vient après.

    Une chanson de Fred Pellerin – La mort

    Les paroles sur https://www.boiteachansons.net/partitions/fred-pellerin/la-mort

    https://www.youtube.com/watch?v=2GYGOZc_M78&list=RD2GYGOZc_M78&start_radio=1

    Par Daniel Jean dans Voies (x) de passage

    COPYRIGHT – DROIT DE REPRODUCTION – La reproduction de cet article sur un blogue ou un site est autorisé à condition de respecter :   * L’intégralité du texte — Vous ne devez pas modifier, transformer ou adapter ce texte. * Le droit d’auteur — Vous devez citer le nom de la source (avec un hyperlien vers l’article original de préférence). * La finalité sans but lucratif — Vous n’avez pas le droit d’utiliser cette création à des fins commerciales. Si j’ai utilisé vos textes/photos et que vous souhaitez que je les retire, merci de me contacter en commentaire, ce sera fait rapidement.

    #auDelà #âme #être #conscience #crémation #feu #immersionAuqatique #inhumation #inhumationNaturelle #interdépendance #lavageRituel #Lecture #mantras #mort #passage #passeVersLAuDelà #prière #purification #rite #sacré #tradition #traditionFunéraire #traditionSpirituelle #Vivre #voieDePassage
  4. Aphorismes : perspectives d’un monde

    Le sacré est un élément de la structure de la conscience et non un stade dans l’évolution de cette conscience.

    Mircea Eliade

    À l’échelle du cosmos, seul le fantastique a des chances d’être vrai.

    Teilhard de Chardin

    Nous devons apprendre à naviguer en prenant leçon des étoiles et non pas des lumières de chaque bateau qui passent près de nous.

    Omar Nelson Bradley

    La vérité se trouve dans l’union des idées, non dans leur division.

    Nabil Alami

    La beauté, c’est l’harmonie du hasard et du bien.

    Simone Weil

    Si tu connais le but de ta vie, fais tout pour le réaliser. Inutile d’inviter d’autres personnes à vous accompagner sur ce point. Personne d’autre ne peut le faire à ta place : c’est toi qui dois créer ta propre vie.

    Kodo Sawaki, maître zen

    Si notre Mahomet et votre Christ, dit l’agha en s’essuyant la moustache, avaient bu du raki et trinqué ensemble, comme nous faisons, ils seraient devenus amis intimes; ils n’auraient pas cherché à s’arracher mutuellement les yeux… Mais ils ne buvaient pas, et ils ont plongé le monde dans le sang.

    Nikos Kazantzakis

    Dans le processus d’apprentissage du chaman, la finalité de l’initiation consiste à permettre de rendre visible et tangible le monde invisible et subjectif des esprits. La posture du chaman est donc celle d’un passeur, entre deux territoires, entre deux mondes, qui, pour lui, sont devenus familiers.

    André Marro

    Je ne crois pas grand chose. Je ne crois même en vérité qu’une seule chose. Mais cette certitude a coulé partout, a tout imbibé. Pas un fil de l’existence n’est resté sec. Elle tient en deux mots : la vie est sacrée.

    Christiane Singer

    Une pièce musicale de Tony Banks – Reveille

    https://www.youtube.com/watch?v=E-CMAmmGoYY&list=RDE-CMAmmGoYY&start_radio=1

    #VoieDePassage #acceptation #accompagner #agha #AndréMarro #attention #étoile #évolution #être #bateau #certitude #chaman #Christ #ChristianeSinger #conscience #cosmos #esprit #existence #fantastique #initiation #invisible #KodoSawaki #laVieEstSacrée #Mahomet #MirceaEliade #NabilAlami #naviguer #NikosKazantzakis #OmarNelsonBradley #passeur #posture #raki #sacré #SimoneWeil #TeilhardDeChardin #unionDesIdées #vérité #visible #Vivre #vrai #Zen
  5. Science et religion sont-elles incompatibles?

    Les récits de la création du monde dans les livres sacrés diffèrent grandement de la théorie scientifique du Big Bang. Même divergence entre la création de l’être humain par Dieu et la théorie de l’évolution de Darwin… Avec la science et la religion, deux visions du monde s’opposent; sont-elles incompatibles pour autant?

    En collaboration avec le Centre interdisciplinaire de recherche sur les religions et les spiritualités (CIRRES) de l’Université de Montréal

    Science et religion sont-elles incompatibles?

    https://www.youtube.com/watch?v=1TRPzfb-eI4

    #attention #êtreHumain #BigBang #CentreInterdisciplinaireDeRechercheSurLesReligionsEtLesSpiritualité #CIRRES #cité #complémentarité #conscience #créationDuMonde #Darwin #deuxVisionsDuMonde #Dieu #divergence #incompatibilité #interdépendance #mythologie #religion #sacré #science #théorieScientifique #UniversitéDeMontréal
  6. Science et religion sont-elles incompatibles?

    Les récits de la création du monde dans les livres sacrés diffèrent grandement de la théorie scientifique du Big Bang. Même divergence entre la création de l’être humain par Dieu et la théorie de l’évolution de Darwin… Avec la science et la religion, deux visions du monde s’opposent; sont-elles incompatibles pour autant?

    En collaboration avec le Centre interdisciplinaire de recherche sur les religions et les spiritualités (CIRRES) de l’Université de Montréal

    Science et religion sont-elles incompatibles?

    https://www.youtube.com/watch?v=1TRPzfb-eI4

    #attention #êtreHumain #BigBang #CentreInterdisciplinaireDeRechercheSurLesReligionsEtLesSpiritualité #CIRRES #cité #complémentarité #conscience #créationDuMonde #Darwin #deuxVisionsDuMonde #Dieu #divergence #incompatibilité #interdépendance #mythologie #religion #sacré #science #théorieScientifique #UniversitéDeMontréal
  7. Offlandish Excursion • MAYURASHKA • Red River Cruise • Mirage @ Mirage - 18 Apr feat. MAYURASHKA, Manikk, Sacre + more

    #SESH #MAYURASHKA #Manikk #Sacre

    sesh.sx/e/1971006

  8. SpaceBeats Soundsystem X Otto Bar @ Otto bar. - 25 Mar feat. RaveRey, Sacre

    #SESH #RaveRey #Sacre

    sesh.sx/e/1963109

  9. #Txoriak
    Eibar-Markina inguruan egindako #SACRE jarraipen-programaren emaitzen laburpena, 2015-2025.

    70 espezie udan, horietako 50 arrunt (edo ohiko) samarrak. Horien artean ugarienak, espero bezala, sorbeltzak, zozoak, txantxangorriak, txepetxak, txolarreak, kaskabeltzak, txontak, belabeltzak...

    Okil beltza, azken etorri zaigun bizilaguna.

    Laburpena blogean.

    eibar.org/blogak/sarasua/eibar

  10. #Txoriak
    Eibar-Markina inguruan egindako #SACRE jarraipen-programaren emaitzen laburpena, 2015-2025.

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  11. #Txoriak
    Eibar-Markina inguruan egindako #SACRE jarraipen-programaren emaitzen laburpena, 2015-2025.

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  12. #Txoriak
    Eibar-Markina inguruan egindako #SACRE jarraipen-programaren emaitzen laburpena, 2015-2025.

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  13. L'État allemand a lié sa propre renaissance dans le "royaume des nations civilisées" au travers d'une relation de protection particulière de la figure du Juif, où les Israélien·nes (toujours juif/ves) sont une incarnation primordiale de la vie juive.

    "Tant que la figure du Juif restera un vecteur d'articulation et d'expérimentation de l'identité allemande, l'accomplissement de la différence collective et de l'action politique juives sera relégué exclusivement relégué à l'État d'Israël. La figure du Palestinien, ainsi que la sujétion politique des Palestinien·nes et leurs revendications d'égalité, seront à leur tour considérées soit comme un désagrément à éviter, soit comme une menace à criminaliser, plutôt que comme un prisme décisif pour reconnaître les multiples niveaux de violence morale légitimée en Allemagne. "

    Hannah Tzuberi et Nahed Samour en 2022 (en): contendingmodernities.nd.edu/t

    #tabou #fétichisme #sacré #Allemagne #culpabilité #philoSémitisme #confusion #antisémitisme #racisme #colonialité #prosionisme #imaginaires #rédemption #expiation #Réconciliation #nationalisme #patriotisme #unitaire #unitarisme #völkisch #volkisme #racialisation #communautarisme #valeurs #croyances

  14. Heute erlebte ich im Haus der Berliner Festspiele
    #SashaWaltz & Guests
    mit einem dreiteiligen Abend/Nachmittag

    l'Aprés-midi d'un faune
    #Debussy

    Scéne d'amour
    #Berlioz
    Eines der schönsten Pas de deux, die ich je gesehen habe... Hatte Tränen in den Augen...

    #Sacre
    #Stravinski
    Sehr dynamisch.

    Tolle Aufführung und #StandingOvations👏👏👏

  15. TLJPL: Une autre série de posts de chialage contre la gauche québécoise/canadienne.

    Ça fait un an maintenant que j'ai réussi à quitter des sphères d'emploi plus conservatrices - les équipes sur le plancher étaient géniales, c'est vraiment plusse une question de mission/direction - et je me rends compte, à mon grand désarroi, que je ne suis pas beaucoup plus confortable dans les milieux d'emploi progressistes.

    Je vais noter rapidement quelques problèmes majeurs dans un pouet postérieur. Ici, je vais me limiter à trois points concernant la forme.

    1. Compartimentation du discours

    Si je n'ai jamais aimé les reconnaissances territoriales et la présence de prières autochtones dans les événements militants et académiques - je les tolère, sans plus - ce n'est pas parce que je suis hostile aux manières de faire autochtones.

    C'est parce que ces manifestations ne visent pas à autre chose qu'à rendre légitime la séance de discussion qui suit, ce qui a pour effet de compartimenter les rôles et la discussion.

    Autrement dit, les invité-e-s autochtones seront souvent limité-e-s dans l'espace à une pratique rituelle sacrée, et les «intellos» (racisé-e-s ou pas) seront ensuite en quelque sorte «libéré-e-s».

    J'ai déjà suggéré d'intégrer des aîné-e-s autochtones à un panel au lieu de les limiter à ce rôle rituel - ça a provoqué des sourires forcés mais aucune réponse.

    Il y a vingt ans déjà, le milieu anticolonial savait pourtant très bien qu'il fallait éviter de «folkloriser» les cultures, autrement dit de les réduire à une pratique traditionnelle ou pseudo-traditionnelle. On avait parfaitement conscience qu'il fallait aussi mettre de l'avant la contemporanéité des cultures. «Folkloriser» une culture, c'était la tuer.

    C'était perçu comme une forme assez violente de racisme, utilisée férocement par les empires coloniaux et des États pour essentialiser des peuples entiers et mieux les contrôler en imposant un cadre à leur expression culturelle. C'est aussi une méthode de cooptation coloniale: assurer une représentation de groupes ou d'individus colonisés sans leur donner de pouvoir réel.

    Ce genre de mécanismes n'a pas été aussi marquant que les lois visant à interdire le folklore (lisez sur la Danse du soleil et la Loi sur les Indiens en 1895). Assez toutefois pour être dénoncé dans des oeuvres faites par des Blancs/ches (comme Le temps des bouffons en 1985 - et je sais à quel point ça a mal vieilli).

    Les organismes progressistes «décoloniaux» se précipitent dans ce piège, souvent parce qu'ils ont l'impression que c'est la «bonne chose à faire». Ce faisant, leur discours contribue à folkloriser les cultures autochtones en les sur-spiritualisant - les rituels autochtones n'étaient pourtant pas plus lourds que ceux du monde chrétien européen de l'époque coloniale (avec ses messes interminables en latin et ses innombrables prières à heure fixe).

    Les organismes progressistes «décoloniaux» contribuent parfois à faire des Premières Nations des peuples-officiants, tellement la demande de rituels autochtones grandit en ce moment, et je m'inquiète pour le rôle qu'on pourrait imposer à terme, dans nos organisations, à nos membres autochtones.

    Je pense que si la tendance se maintient, on va éventuellement arriver à un point de rupture. Les Autochtones vont simplement refuser de mener des prières cérémonielles dans des événements d'organisations à majorité allochtone et exiger qu'on leur accorde d'autres rôles.

    2. Le «code»

    Il y a une douzaine d'années, une bonne partie de la gauche québécoise (et sans doute plus largement occidentale, mais j'ai pas lu de littérature là-dessus, juste assisté à des discussions informelles) a fait son examen de conscience vis-à-vis de la pression qu'on met sur les épaules de gens qui ne respectent pas un certain «code».

    On respectait ce «code» en adoptant un certain vocabulaire (à l'époque c'était par exemple «diversité des tactiques», «clients-prostituteurs», «se réapproprier son cri», etc.) connoté et en participant au rituel.

    Par extension, ne pas respecter ce code vous mettait en assez mauvaise posture lorsque vous assistiez à des événements, peu importe les idées que vous défendiez.

    À l'époque, on a vertement critiqué cette tendance pour des raisons évidentes: c'est un obstacle à l'accessibilité. Notamment aux personnes:
    - qui ont moins d'éducation;
    - qui apprennent à nous connaître;
    - qui viennent d'ailleurs;
    - qui parlent un anglais/français de base seulement;
    - qui trouvent ça crissement dull, comme moi[1].

    Il semble depuis qu'on ait câlicé cette critique-là aux vidanges et qu'on soit largement revenu-e-s à un code encore plus strict qu'autrefois, avec des formules communes ampoulées, redondantes et un ton plus souvent qu'autrement grandiloquent.

    On favorise non pas le transfert d'informations mais l'imprécation[2]. Ce qui m'amène à parler du dernier point:

    3. Le partage de connaissances

    Je pense que d'avoir, au sein de son équipe, quelqu'un qui valorise la recherche, c'est très précieux. C'est pourtant souvent pas le cas dans les équipes d'organismes progressistes, qui vont écrire des «statements» et favoriser l'imitation sans vérifier les infos.

    Je vais pas m'étendre sur cette critique, juste mentionner une «anecdote», que j'appelle le Tio'tià:ke gate (je suis lea seul-le à l'appeler de même).

    Il y a quelques années, lorsque la tendance des reconnaissances de territoire a commencé à s'affirmer, c'est avec une certaine perplexité que j'ai entendu un premier «Tio'tià:ke, territoire ancestral des Kanien'kehá:ka».

    Pas que ce soit faux, au contraire. Je parlerai de cette histoire-là - très peu connue et encore moins reconnue - plus tard, lorsque je serai certain-e que je pourrai en parler sans me faire fucking canceller, et que j'en aurai jasé avec Éric PT.

    Ce qui m'a gossé-e en fait, c'est l'absence des Anishinaabeg, qu'on a totalement effacé-e-s de l'histoire. Ça a pris au moins cinq ans avant qu'iels soient finalement intégré-e-s (avec les Wendats et une mention du style «lieu de rencontre de nombreuses nations»).

    Lorsque les nationaleux/ses ont entendu «territoire ancestral des Kanien'kehá:ka pour la première fois, iels ont aussi sauté au plafond, parce que ça contrevenait à leur mythe national selon lequel les Anishinaabeg leur ont «donné» ce territoire alors quasiment vidé de ses populations iroquoïennes/hochelagaïennes (?).

    C'est drôle à dire, mais les nationaleux/ses avaient un point: les Anishinaabeg occupaient effectivement une partie du territoire, de manière fluide. Iels étaient présent-e-s à Laval aussi.

    Au lieu de s'excuser et de corriger leur erreur, les esties de gauchistes «décoloniaux/ales» ont juste ordonné aux voix discordantes de s'la fermer. Incluant des voix anishinaabeg[3].

    Il y a même eu des réactions épidermiques face aux reconnaissances territoriales plus vagues qui mentionnaient des «territoires autochtones volés». Fallait impérativement nommer les Kanien'kehá:ka et personne d'autre.

    Sfaque on a effacé l'histoire anishinaabeg pendant un bon gros 5 ans, avant de rétropédaler discrètement pis de donner aux Anishinaabeg une belle médaille d'argent de Deuxième Nation.

    Pendant ces 5 années-là, absolument personne n'a été en mesure de convenablement diffuser largement des résultats de recherches qui faisaient la lumière sur l'histoire de Tio'tià:ke (du moins au cours de la période 1534-1608). Personne n'a fait un nécessaire travail d'éducation - ou celleux qui l'ont fait n'ont pas été écouté-e-s.

    Ce qui fait que dans mon univers militant - mis à part les gens qui ont étudié en histoire, mais même là, c'est faible - personne sait pourquoi, câlice, on est passé-e-s de «territoire kanien'kehá:ka non-cédé» à «lieu de rencontre de nombreuses nations, dont les [...] et nous reconnaissons que les kanien'kehá:ka sont les gardien-ne-s de ces terres et de ces eaux [version courte]».

    Personne ne connaît l'histoire de la Mission de la Montagne[4], ni celle de Sault-au-Récollet. Personne ne cherche à la connaître. On se limite à imiter la reconnaissance territoriale en vogue, «parce que c'est la bonne chose à faire», sans manifester la moindre curiosité.

    Toute l'énergie - une énergie considérable - est mise dans la forme, le symbole, le rituel.

    Il y a une indifférence totale vis-à-vis le partage des connaissances, qui sont nécessaires à nous faire progresser. Il est fort probable d'ailleurs que dans quelques années, on se morde les doigts d'avoir effacé l'histoire des Hochelagas/Iroquoïen-ne-s du Saint-Laurent dans nos reconnaissances territoriales.

    Ça c'est une «anecdote», mais vous comprenez le concept. Une bonne partie des organisations progressistes favorisent ce genre de rigidité ignorante. Plusieurs vont se justifier en disant qu'elles se fient sur la «méthodologie autochtone». C'est absolument faux. Elles se fient sur l'organisme d'à côté et/ou un discours de début de manif d'une estie de minute max.

    Conclusion

    Gang.

    Peinturons donc pas les Autochtones dans un tabarnaque de petit coin. Les Autochtones sont pas toustes pareil-le-s. Yen a qui veulent être astronautes, d'autres poètes/poétesses. Iels ont des talents divers. Les Autochtones ne se réduisent pas à leur spiritualité. Les Autochtones ne doivent pas juste servir à apporter leur sanction à nos niaiseries.

    Favorisons donc le contenu et les connaissances, même si c'est un peu au dépens de la forme. C'est pas grave si des fois, ça sort un peu tout croche: vaut mieux que ça sorte.

    #Colonialisme #Sacré #Rituel #gauche
    ________
    [1]C'est pour ça que je crissais quasiment toutes les brochures d'extrême-gauche au recyclage sans les finir.
    [2]Autrement dit, c'est comme si on jetait des sortilèges.
    [3] Je tiens cette info d'une intervenante en itinérance.
    [4]Un texte lacunaire sur le sujet, mais quand même pertinent: ville.montreal.qc.ca/memoiresd

  16. TLJPL: Une autre série de posts de chialage contre la gauche québécoise/canadienne.

    Ça fait un an maintenant que j'ai réussi à quitter des sphères d'emploi plus conservatrices - les équipes sur le plancher étaient géniales, c'est vraiment plusse une question de mission/direction - et je me rends compte, à mon grand désarroi, que je ne suis pas beaucoup plus confortable dans les milieux d'emploi progressistes.

    Je vais noter rapidement quelques problèmes majeurs dans un pouet postérieur. Ici, je vais me limiter à trois points concernant la forme.

    1. Compartimentation du discours

    Si je n'ai jamais aimé les reconnaissances territoriales et la présence de prières autochtones dans les événements militants et académiques - je les tolère, sans plus - ce n'est pas parce que je suis hostile aux manières de faire autochtones.

    C'est parce que ces manifestations ne visent pas à autre chose qu'à rendre légitime la séance de discussion qui suit, ce qui a pour effet de compartimenter les rôles et la discussion.

    Autrement dit, les invité-e-s autochtones seront souvent limité-e-s dans l'espace à une pratique rituelle sacrée, et les «intellos» (racisé-e-s ou pas) seront ensuite en quelque sorte «libéré-e-s».

    J'ai déjà suggéré d'intégrer des aîné-e-s autochtones à un panel au lieu de les limiter à ce rôle rituel - ça a provoqué des sourires forcés mais aucune réponse.

    Il y a vingt ans déjà, le milieu anticolonial savait pourtant très bien qu'il fallait éviter de «folkloriser» les cultures, autrement dit de les réduire à une pratique traditionnelle ou pseudo-traditionnelle. On avait parfaitement conscience qu'il fallait aussi mettre de l'avant la contemporanéité des cultures. «Folkloriser» une culture, c'était la tuer.

    C'était perçu comme une forme assez violente de racisme, utilisée férocement par les empires coloniaux et des États pour essentialiser des peuples entiers et mieux les contrôler en imposant un cadre à leur expression culturelle. C'est aussi une méthode de cooptation coloniale: assurer une représentation de groupes ou d'individus colonisés sans leur donner de pouvoir réel.

    Ce genre de mécanismes n'a pas été aussi marquant que les lois visant à interdire le folklore (lisez sur la Danse du soleil et la Loi sur les Indiens en 1895). Assez toutefois pour être dénoncé dans des oeuvres faites par des Blancs/ches (comme Le temps des bouffons en 1985 - et je sais à quel point ça a mal vieilli).

    Les organismes progressistes «décoloniaux» se précipitent dans ce piège, souvent parce qu'ils ont l'impression que c'est la «bonne chose à faire». Ce faisant, leur discours contribue à folkloriser les cultures autochtones en les sur-spiritualisant - les rituels autochtones n'étaient pourtant pas plus lourds que ceux du monde chrétien européen de l'époque coloniale (avec ses messes interminables en latin et ses innombrables prières à heure fixe).

    Les organismes progressistes «décoloniaux» contribuent parfois à faire des Premières Nations des peuples-officiants, tellement la demande de rituels autochtones grandit en ce moment, et je m'inquiète pour le rôle qu'on pourrait imposer à terme, dans nos organisations, à nos membres autochtones.

    Je pense que si la tendance se maintient, on va éventuellement arriver à un point de rupture. Les Autochtones vont simplement refuser de mener des prières cérémonielles dans des événements d'organisations à majorité allochtone et exiger qu'on leur accorde d'autres rôles.

    2. Le «code»

    Il y a une douzaine d'années, une bonne partie de la gauche québécoise (et sans doute plus largement occidentale, mais j'ai pas lu de littérature là-dessus, juste assisté à des discussions informelles) a fait son examen de conscience vis-à-vis de la pression qu'on met sur les épaules de gens qui ne respectent pas un certain «code».

    On respectait ce «code» en adoptant un certain vocabulaire (à l'époque c'était par exemple «diversité des tactiques», «clients-prostituteurs», «se réapproprier son cri», etc.) connoté et en participant au rituel.

    Par extension, ne pas respecter ce code vous mettait en assez mauvaise posture lorsque vous assistiez à des événements, peu importe les idées que vous défendiez.

    À l'époque, on a vertement critiqué cette tendance pour des raisons évidentes: c'est un obstacle à l'accessibilité. Notamment aux personnes:
    - qui ont moins d'éducation;
    - qui apprennent à nous connaître;
    - qui viennent d'ailleurs;
    - qui parlent un anglais/français de base seulement;
    - qui trouvent ça crissement dull, comme moi[1].

    Il semble depuis qu'on ait câlicé cette critique-là aux vidanges et qu'on soit largement revenu-e-s à un code encore plus strict qu'autrefois, avec des formules communes ampoulées, redondantes et un ton plus souvent qu'autrement grandiloquent.

    On favorise non pas le transfert d'informations mais l'imprécation[2]. Ce qui m'amène à parler du dernier point:

    3. Le partage de connaissances

    Je pense que d'avoir, au sein de son équipe, quelqu'un qui valorise la recherche, c'est très précieux. C'est pourtant souvent pas le cas dans les équipes d'organismes progressistes, qui vont écrire des «statements» et favoriser l'imitation sans vérifier les infos.

    Je vais pas m'étendre sur cette critique, juste mentionner une «anecdote», que j'appelle le Tio'tià:ke gate (je suis lea seul-le à l'appeler de même).

    Il y a quelques années, lorsque la tendance des reconnaissances de territoire a commencé à s'affirmer, c'est avec une certaine perplexité que j'ai entendu un premier «Tio'tià:ke, territoire ancestral des Kanien'kehá:ka».

    Pas que ce soit faux, au contraire. Je parlerai de cette histoire-là - très peu connue et encore moins reconnue - plus tard, lorsque je serai certain-e que je pourrai en parler sans me faire fucking canceller, et que j'en aurai jasé avec Éric PT.

    Ce qui m'a gossé-e en fait, c'est l'absence des Anishinaabeg, qu'on a totalement effacé-e-s de l'histoire. Ça a pris au moins cinq ans avant qu'iels soient finalement intégré-e-s (avec les Wendats et une mention du style «lieu de rencontre de nombreuses nations»).

    Lorsque les nationaleux/ses ont entendu «territoire ancestral des Kanien'kehá:ka pour la première fois, iels ont aussi sauté au plafond, parce que ça contrevenait à leur mythe national selon lequel les Anishinaabeg leur ont «donné» ce territoire alors quasiment vidé de ses populations iroquoïennes/hochelagaïennes (?).

    C'est drôle à dire, mais les nationaleux/ses avaient un point: les Anishinaabeg occupaient effectivement une partie du territoire, de manière fluide. Iels étaient présent-e-s à Laval aussi.

    Au lieu de s'excuser et de corriger leur erreur, les esties de gauchistes «décoloniaux/ales» ont juste ordonné aux voix discordantes de s'la fermer. Incluant des voix anishinaabeg[3].

    Il y a même eu des réactions épidermiques face aux reconnaissances territoriales plus vagues qui mentionnaient des «territoires autochtones volés». Fallait impérativement nommer les Kanien'kehá:ka et personne d'autre.

    Sfaque on a effacé l'histoire anishinaabeg pendant un bon gros 5 ans, avant de rétropédaler discrètement pis de donner aux Anishinaabeg une belle médaille d'argent de Deuxième Nation.

    Pendant ces 5 années-là, absolument personne n'a été en mesure de convenablement diffuser largement des résultats de recherches qui faisaient la lumière sur l'histoire de Tio'tià:ke (du moins au cours de la période 1534-1608). Personne n'a fait un nécessaire travail d'éducation - ou celleux qui l'ont fait n'ont pas été écouté-e-s.

    Ce qui fait que dans mon univers militant - mis à part les gens qui ont étudié en histoire, mais même là, c'est faible - personne sait pourquoi, câlice, on est passé-e-s de «territoire kanien'kehá:ka non-cédé» à «lieu de rencontre de nombreuses nations, dont les [...] et nous reconnaissons que les kanien'kehá:ka sont les gardien-ne-s de ces terres et de ces eaux [version courte]».

    Personne ne connaît l'histoire de la Mission de la Montagne[4], ni celle de Sault-au-Récollet. Personne ne cherche à la connaître. On se limite à imiter la reconnaissance territoriale en vogue, «parce que c'est la bonne chose à faire», sans manifester la moindre curiosité.

    Toute l'énergie - une énergie considérable - est mise dans la forme, le symbole, le rituel.

    Il y a une indifférence totale vis-à-vis le partage des connaissances, qui sont nécessaires à nous faire progresser. Il est fort probable d'ailleurs que dans quelques années, on se morde les doigts d'avoir effacé l'histoire des Hochelagas/Iroquoïen-ne-s du Saint-Laurent dans nos reconnaissances territoriales.

    Ça c'est une «anecdote», mais vous comprenez le concept. Une bonne partie des organisations progressistes favorisent ce genre de rigidité ignorante. Plusieurs vont se justifier en disant qu'elles se fient sur la «méthodologie autochtone». C'est absolument faux. Elles se fient sur l'organisme d'à côté et/ou un discours de début de manif d'une estie de minute max.

    Conclusion

    Gang.

    Peinturons donc pas les Autochtones dans un tabarnaque de petit coin. Les Autochtones sont pas toustes pareil-le-s. Yen a qui veulent être astronautes, d'autres poètes/poétesses. Iels ont des talents divers. Les Autochtones ne se réduisent pas à leur spiritualité. Les Autochtones ne doivent pas juste servir à apporter leur sanction à nos niaiseries.

    Favorisons donc le contenu et les connaissances, même si c'est un peu au dépens de la forme. C'est pas grave si des fois, ça sort un peu tout croche: vaut mieux que ça sorte.

    #Colonialisme #Sacré #Rituel #gauche
    ________
    [1]C'est pour ça que je crissais quasiment toutes les brochures d'extrême-gauche au recyclage sans les finir.
    [2]Autrement dit, c'est comme si on jetait des sortilèges.
    [3] Je tiens cette info d'une intervenante en itinérance.
    [4]Un texte lacunaire sur le sujet, mais quand même pertinent: ville.montreal.qc.ca/memoiresd

  17. Exposition « Guido Nincheri, du profane au sacré », au Château Dufresne jusqu’au 30 juin 2024 : une sélection de quelque 40 œuvres originales, documents d’archives, artefacts et une vidéo
    chateaudufresne.com/oeuvres/du
    #musée #Dufresne #culture #art #sacré #profane #exposition #Montréal #Québec #Canada #Nincheri #archives #histoire