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#plumes — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #plumes, aggregated by home.social.

  1. Spada percossa (1722) by Filippo Buonanni, from Gabinetto Armonico pieno d’istromenti sonori.

    Source: Library of the University of Seville / Flickr: The Commons

    pdimagearchive.org/images/4fa1

    #musicians #staffs #music #armor #plumes #capes #wunderkammer #helmets #art #publicdomain

  2. Zum Abend: Singen für Tiere
    Diesmal u.a. Graupapagei, Löwe, Nashorn, Okai, Riesenschildkröte und andere

    #Plumes

    youtube.com/watch?v=8HvKQZL-A1c

  3. La révolution silencieuse

    Dimanche 05 avril 2026

    Les semaines ont passé depuis le 8 Nivôse 234 et mon appartement s’est transformé en un lieu autrement plus accueillant qu’il ne le fut depuis mon installation. Que de dépenses effectuées ces dernières années en acquisitions pour en être réduit à donner et donner encore moult objets et pièces de mobilier. Qu’importe, l’argent lorsqu’il ne manque pas et un don est toujours l’assurance d’un bonheur partagé entre celui qui offre et celui qui reçoit.
    Les travaux de rénovation se préparent, l’impatience se développe et le printemps sera à son zénith lorsque la pièce principale aura son cachet final.
    T’accueillerais-je alors après avoir trébuché devant toi avant les premiers jours de l’été, sinon lors de l’une de ces si chaudes journées ? Diable que je veux l’ignorer, car l’attente n’en est que plus belle. Elle me tourmente parfois, mais il faut l’accepter ainsi pour savoir aimer plus que de raison, sinon à quoi bon les cœurs brûlants, destinés à vivre dans l’isolement et à s’éteindre dans l’hiver d’une vie sans soleil. Il faut croire en son destin, le provoquer parfois, le bousculer, le réveiller, le hâter jamais. Courir au-devant de lui est l’erreur de ceux qui se précipitent vers l’au-delà, se hâter pour lui adjoindre la volonté de son accomplissement est toujours admirable. Ainsi, je me hâte, mais je le laisse à son temps. Nous avons chacun une partie d’un même chemin à parcourir afin d’arriver à la même finalité si tant est que la volonté fût inébranlable.

    Un rythme nouveau d’une vie toujours plus belle était nécessaire et c’est avec plaisir que je l’accueille naturellement en ce qu’elle s’est imposée d’évidence. Un boudoir du plus bel accueil dans ma chambre est devenu en quelques jours, un enchantement de l’esprit. Ce qu’il me manquait d’évidence s’est imposée là encore. Cela ne relèvera bientôt plus de la transformation, mais d’une agréable révolution.
    L’unique difficulté réside, toujours, dans l’aboutissement de la quête de Minerve, d’Anima qu’il serait aisé de ne point, de ne plus espérer au regard d’une société toujours plus heureuse de son goût pour l’inculture, également prompte à la facilité d’abandonner tout souhait de l’élévation de l’esprit, sinon à la tenue d’une exigence intellectuelle.
    Si la simplicité est toujours agréable, l’absence de rigueur est toujours condamnable.
    Suis-je mauvais juge de la conduite humaine du plus grand nombre ? Certainement. Pourrais-je à mon tour également être jeté dans cette multitude par d’autres ? Également, car on trouve toujours plus exigeant que soi.

    Et si ma solution résidait, non pas dans une quête contenant une recherche perpétuelle en mille directions opposées, mais dans une forme de renoncement à son accomplissement dans une vie particulière. Pourrais-je ainsi utiliser le reste de mes jours de cette vie pour prendre le temps de la préparation de la suivante et envisager ici-bas une forme d’immobilité dans un monde en mouvement perpétuel. Être présent à moi-même uniquement et laisser défiler autour de moi le reste de la création. Modifier le cours du reste de ma vie de manière absolue afin de me préparer pour la prochaine.
    Point de préparatif jamais n’est trop précoce, dit-on. Qu’à cela ne tienne, je m’emploie à affermir une décision qui, depuis quelques semaines, s’impose à moi lors de songes éveillés. Ce n’est que vétille, mais je m’accorde le doute nécessaire afin de mieux l’éteindre.

    Une lettre aussi courte fût-elle n’en contient parfois pas moins d’informations essentielles pour qui sait comprendre chaque intention.
    Aujourd’hui, c’est à une croisée des chemins que je m’accorde une halte nécessaire afin de me préparer à me hâter pour la continuité.
    Minerve est une exigence à maintenir invariable afin d’orienter cette vie, pour n’avoir pas, dans une autre, à tout recommencer. Si toutefois d’aventure elle n’était jamais destinée à franchir le seuil de cette vie, mais à m’apprendre à la tenir ouverte, alors j’aurais acquis un bien plus précieux que toutes mes possessions terrestres.
    Toute exigence véritable appelle son prix qui est lui-même cette exigence véritable et ce que je dois encore acquérir est ce à quoi je devrai consentir à renoncer sans retour, car on ne se prépare pas à une autre vie en accumulant, mais en retranchant.
    Minerve ne tolère ni compromis, complaisance, les élans tièdes et pas davantage les résolutions hésitantes. Seulement une constance que rien ne vient troubler et une rigueur qui ne reçoit d’autre récompense qu’elle-même. Ainsi, je dois uniquement m’affermir dans ma volonté de ne plus prendre part au monde tel que je l’ai conçu jusqu’à ce jour. À l’instant précis où se terminera cette année, déposer derrière moi une certaine manière d’y prendre part en ce qu’il est perdu afin de ne conserver que l’objectif suivant dont aucune certitude de réalisation dans cette vie ne m’est offerte.
    Diable, quelle impatience !

    Nouvelle lettre de ma tante Jeanne

    04 octobre 1976
    Observation autistique de l’humanité VS observation des animaux exotiques au zoo

    Mon petit d’homme,
    Te voilà déjà arrivé au premier jour de ta cinquième année de vie.
    Comme tu le découvres au travers de nos conversations et des missives que je t’adresse régulièrement, je fais partie de ces personnes qui entretiennent leur folie cérébrale et qui la développent perpétuellement. Ce que tu ne perçois peut-être pas toujours, c’est qu’elle s’exerce également parfois sur pellicule, sur du papier avec un crayon ou sur les murs de la ville ou de n’importe quelle façon juste pour rassurer toutes celles et ceux qui ont choisi la normalité quotidienne, qu’être raisonnable, c’est quand même bien rassurant même si c’est très chiant à vivre. Ainsi, je compte sur toi pour ne jamais suivre cette voie qui ne mène nulle part même si des milliards de personnes composant la populace bêtes à sucer des cailloux aiment à vivre en admirant la vie des autres et en oubliant plus simplement de vivre la leur en raison qu’elle n’a aucun intérêt pour quiconque et pas davantage pour eux-mêmes et s’il est un art dont j’ai remarqué que tu le développes avec passion, c’est celui de l’observation de tes contemporains, toutefois, veille à ne pas les admirer, mais à toujours t’en amuser comme lorsque nous allons au zoo pour observer les animaux exotiques, et à faire preuve de discrétion afin de ne pas te faire remarquer de ceux dont tu aimes tant étudier les mœurs et les coutumes.
    Tante Jeanne

    Une lettre ne devant plus se refermer sans le passage de mes livres lus au cours de la semaine.

    Le Nouveau Voyage d’Hector
    François Lelord
    Édition Odile Jacob
    Dépôt légal : août 2006.
    Page 234
    Le deuxième niveau ! J’ai trouvé, se dit-il.
    — Tu parles en dormant, maintenant ? dit Clara.
    Plus tard, Hector s’aperçut qu’il avait oublié la fin de son rêve. Il n’arrivait plus à se souvenir de l’idée qui l’avait fait crier : « J’ai trouvé ! »
    Mais si vous avez bien lu ce livre, vous avez déjà deviner.
    Lu et déposé dans une boite à livres le 24 mars 2026

    Le chevalier de Sainte-Hermine
    Alexandre Dumas
    Édition France Loisirs
    Dépôt légal : mars 2006
    Page 1052
    Et en disant ces mots, comme si un monde de souvenirs douloureux fut retombé sur son cœur, René parlait d’une voix étouffée et avec des larmes dans les yeux.
    La princesse profondément émue s’écarta pour laisser passer le jeune officier qui passa par l’ouverture que lui fit toute cette brillante société inclinée devant lui.
    Lu et déposé dans une boite à livres le 04 avril 2026

    Une lettre ne devant plus se refermer sans une citation personnelle qui vaut parfois mille mots.

    L’instinct grégaire du genre humain, c’est l’antinomie de l’évolution de l’adaptation d’une espèce à son environnement, car l’environnement du genre humain se compose du regard des autres.

    Évaluez ceci :

    #ancien #art #atmosphère #élégance #bois #boudoir #bougies #calme #carnets #chaleur #contemplation #détails #fenêtres #harmonie #introspection #livres #lumière #mobilier #objets #ordre #plumes #printemps #sculpture #textures #velours
  4. La révolution silencieuse

    Dimanche 05 avril 2026

    Les semaines ont passé depuis le 8 Nivôse 234 et mon appartement s’est transformé en un lieu autrement plus accueillant qu’il ne le fut depuis mon installation. Que de dépenses effectuées ces dernières années en acquisitions pour en être réduit à donner et donner encore moult objets et pièces de mobilier. Qu’importe, l’argent lorsqu’il ne manque pas et un don est toujours l’assurance d’un bonheur partagé entre celui qui offre et celui qui reçoit.
    Les travaux de rénovation se préparent, l’impatience se développe et le printemps sera à son zénith lorsque la pièce principale aura son cachet final.
    T’accueillerais-je alors après avoir trébuché devant toi avant les premiers jours de l’été, sinon lors de l’une de ces si chaudes journées ? Diable que je veux l’ignorer, car l’attente n’en est que plus belle. Elle me tourmente parfois, mais il faut l’accepter ainsi pour savoir aimer plus que de raison, sinon à quoi bon les cœurs brûlants, destinés à vivre dans l’isolement et à s’éteindre dans l’hiver d’une vie sans soleil. Il faut croire en son destin, le provoquer parfois, le bousculer, le réveiller, le hâter jamais. Courir au-devant de lui est l’erreur de ceux qui se précipitent vers l’au-delà, se hâter pour lui adjoindre la volonté de son accomplissement est toujours admirable. Ainsi, je me hâte, mais je le laisse à son temps. Nous avons chacun une partie d’un même chemin à parcourir afin d’arriver à la même finalité si tant est que la volonté fût inébranlable.

    Un rythme nouveau d’une vie toujours plus belle était nécessaire et c’est avec plaisir que je l’accueille naturellement en ce qu’elle s’est imposée d’évidence. Un boudoir du plus bel accueil dans ma chambre est devenu en quelques jours, un enchantement de l’esprit. Ce qu’il me manquait d’évidence s’est imposée là encore. Cela ne relèvera bientôt plus de la transformation, mais d’une agréable révolution.
    L’unique difficulté réside, toujours, dans l’aboutissement de la quête de Minerve, d’Anima qu’il serait aisé de ne point, de ne plus espérer au regard d’une société toujours plus heureuse de son goût pour l’inculture, également prompte à la facilité d’abandonner tout souhait de l’élévation de l’esprit, sinon à la tenue d’une exigence intellectuelle.
    Si la simplicité est toujours agréable, l’absence de rigueur est toujours condamnable.
    Suis-je mauvais juge de la conduite humaine du plus grand nombre ? Certainement. Pourrais-je à mon tour également être jeté dans cette multitude par d’autres ? Également, car on trouve toujours plus exigeant que soi.

    Et si ma solution résidait, non pas dans une quête contenant une recherche perpétuelle en mille directions opposées, mais dans une forme de renoncement à son accomplissement dans une vie particulière. Pourrais-je ainsi utiliser le reste de mes jours de cette vie pour prendre le temps de la préparation de la suivante et envisager ici-bas une forme d’immobilité dans un monde en mouvement perpétuel. Être présent à moi-même uniquement et laisser défiler autour de moi le reste de la création. Modifier le cours du reste de ma vie de manière absolue afin de me préparer pour la prochaine.
    Point de préparatif jamais n’est trop précoce, dit-on. Qu’à cela ne tienne, je m’emploie à affermir une décision qui, depuis quelques semaines, s’impose à moi lors de songes éveillés. Ce n’est que vétille, mais je m’accorde le doute nécessaire afin de mieux l’éteindre.

    Une lettre aussi courte fût-elle n’en contient parfois pas moins d’informations essentielles pour qui sait comprendre chaque intention.
    Aujourd’hui, c’est à une croisée des chemins que je m’accorde une halte nécessaire afin de me préparer à me hâter pour la continuité.
    Minerve est une exigence à maintenir invariable afin d’orienter cette vie, pour n’avoir pas, dans une autre, à tout recommencer. Si toutefois d’aventure elle n’était jamais destinée à franchir le seuil de cette vie, mais à m’apprendre à la tenir ouverte, alors j’aurais acquis un bien plus précieux que toutes mes possessions terrestres.
    Toute exigence véritable appelle son prix qui est lui-même cette exigence véritable et ce que je dois encore acquérir est ce à quoi je devrai consentir à renoncer sans retour, car on ne se prépare pas à une autre vie en accumulant, mais en retranchant.
    Minerve ne tolère ni compromis, complaisance, les élans tièdes et pas davantage les résolutions hésitantes. Seulement une constance que rien ne vient troubler et une rigueur qui ne reçoit d’autre récompense qu’elle-même. Ainsi, je dois uniquement m’affermir dans ma volonté de ne plus prendre part au monde tel que je l’ai conçu jusqu’à ce jour. À l’instant précis où se terminera cette année, déposer derrière moi une certaine manière d’y prendre part en ce qu’il est perdu afin de ne conserver que l’objectif suivant dont aucune certitude de réalisation dans cette vie ne m’est offerte.
    Diable, quelle impatience !

    Nouvelle lettre de ma tante Jeanne

    04 octobre 1976
    Observation autistique de l’humanité VS observation des animaux exotiques au zoo

    Mon petit d’homme,
    Te voilà déjà arrivé au premier jour de ta cinquième année de vie.
    Comme tu le découvres au travers de nos conversations et des missives que je t’adresse régulièrement, je fais partie de ces personnes qui entretiennent leur folie cérébrale et qui la développent perpétuellement. Ce que tu ne perçois peut-être pas toujours, c’est qu’elle s’exerce également parfois sur pellicule, sur du papier avec un crayon ou sur les murs de la ville ou de n’importe quelle façon juste pour rassurer toutes celles et ceux qui ont choisi la normalité quotidienne, qu’être raisonnable, c’est quand même bien rassurant même si c’est très chiant à vivre. Ainsi, je compte sur toi pour ne jamais suivre cette voie qui ne mène nulle part même si des milliards de personnes composant la populace bêtes à sucer des cailloux aiment à vivre en admirant la vie des autres et en oubliant plus simplement de vivre la leur en raison qu’elle n’a aucun intérêt pour quiconque et pas davantage pour eux-mêmes et s’il est un art dont j’ai remarqué que tu le développes avec passion, c’est celui de l’observation de tes contemporains, toutefois, veille à ne pas les admirer, mais à toujours t’en amuser comme lorsque nous allons au zoo pour observer les animaux exotiques, et à faire preuve de discrétion afin de ne pas te faire remarquer de ceux dont tu aimes tant étudier les mœurs et les coutumes.
    Tante Jeanne

    Une lettre ne devant plus se refermer sans le passage de mes livres lus au cours de la semaine.

    Le Nouveau Voyage d’Hector
    François Lelord
    Édition Odile Jacob
    Dépôt légal : août 2006.
    Page 234
    Le deuxième niveau ! J’ai trouvé, se dit-il.
    — Tu parles en dormant, maintenant ? dit Clara.
    Plus tard, Hector s’aperçut qu’il avait oublié la fin de son rêve. Il n’arrivait plus à se souvenir de l’idée qui l’avait fait crier : « J’ai trouvé ! »
    Mais si vous avez bien lu ce livre, vous avez déjà deviner.
    Lu et déposé dans une boite à livres le 24 mars 2026

    Le chevalier de Sainte-Hermine
    Alexandre Dumas
    Édition France Loisirs
    Dépôt légal : mars 2006
    Page 1052
    Et en disant ces mots, comme si un monde de souvenirs douloureux fut retombé sur son cœur, René parlait d’une voix étouffée et avec des larmes dans les yeux.
    La princesse profondément émue s’écarta pour laisser passer le jeune officier qui passa par l’ouverture que lui fit toute cette brillante société inclinée devant lui.
    Lu et déposé dans une boite à livres le 04 avril 2026

    Une lettre ne devant plus se refermer sans une citation personnelle qui vaut parfois mille mots.

    L’instinct grégaire du genre humain, c’est l’antinomie de l’évolution de l’adaptation d’une espèce à son environnement, car l’environnement du genre humain se compose du regard des autres.

    Évaluez ceci :

    #ancien #art #atmosphère #élégance #bois #boudoir #bougies #calme #carnets #chaleur #contemplation #détails #fenêtres #harmonie #introspection #livres #lumière #mobilier #objets #ordre #plumes #printemps #sculpture #textures #velours
  5. La révolution silencieuse

    Dimanche 05 avril 2026

    Les semaines ont passé depuis le 8 Nivôse 234 et mon appartement s’est transformé en un lieu autrement plus accueillant qu’il ne le fut depuis mon installation. Que de dépenses effectuées ces dernières années en acquisitions pour en être réduit à donner et donner encore moult objets et pièces de mobilier. Qu’importe, l’argent lorsqu’il ne manque pas et un don est toujours l’assurance d’un bonheur partagé entre celui qui offre et celui qui reçoit.
    Les travaux de rénovation se préparent, l’impatience se développe et le printemps sera à son zénith lorsque la pièce principale aura son cachet final.
    T’accueillerais-je alors après avoir trébuché devant toi avant les premiers jours de l’été, sinon lors de l’une de ces si chaudes journées ? Diable que je veux l’ignorer, car l’attente n’en est que plus belle. Elle me tourmente parfois, mais il faut l’accepter ainsi pour savoir aimer plus que de raison, sinon à quoi bon les cœurs brûlants, destinés à vivre dans l’isolement et à s’éteindre dans l’hiver d’une vie sans soleil. Il faut croire en son destin, le provoquer parfois, le bousculer, le réveiller, le hâter jamais. Courir au-devant de lui est l’erreur de ceux qui se précipitent vers l’au-delà, se hâter pour lui adjoindre la volonté de son accomplissement est toujours admirable. Ainsi, je me hâte, mais je le laisse à son temps. Nous avons chacun une partie d’un même chemin à parcourir afin d’arriver à la même finalité si tant est que la volonté fût inébranlable.

    Un rythme nouveau d’une vie toujours plus belle était nécessaire et c’est avec plaisir que je l’accueille naturellement en ce qu’elle s’est imposée d’évidence. Un boudoir du plus bel accueil dans ma chambre est devenu en quelques jours, un enchantement de l’esprit. Ce qu’il me manquait d’évidence s’est imposée là encore. Cela ne relèvera bientôt plus de la transformation, mais d’une agréable révolution.
    L’unique difficulté réside, toujours, dans l’aboutissement de la quête de Minerve, d’Anima qu’il serait aisé de ne point, de ne plus espérer au regard d’une société toujours plus heureuse de son goût pour l’inculture, également prompte à la facilité d’abandonner tout souhait de l’élévation de l’esprit, sinon à la tenue d’une exigence intellectuelle.
    Si la simplicité est toujours agréable, l’absence de rigueur est toujours condamnable.
    Suis-je mauvais juge de la conduite humaine du plus grand nombre ? Certainement. Pourrais-je à mon tour également être jeté dans cette multitude par d’autres ? Également, car on trouve toujours plus exigeant que soi.

    Et si ma solution résidait, non pas dans une quête contenant une recherche perpétuelle en mille directions opposées, mais dans une forme de renoncement à son accomplissement dans une vie particulière. Pourrais-je ainsi utiliser le reste de mes jours de cette vie pour prendre le temps de la préparation de la suivante et envisager ici-bas une forme d’immobilité dans un monde en mouvement perpétuel. Être présent à moi-même uniquement et laisser défiler autour de moi le reste de la création. Modifier le cours du reste de ma vie de manière absolue afin de me préparer pour la prochaine.
    Point de préparatif jamais n’est trop précoce, dit-on. Qu’à cela ne tienne, je m’emploie à affermir une décision qui, depuis quelques semaines, s’impose à moi lors de songes éveillés. Ce n’est que vétille, mais je m’accorde le doute nécessaire afin de mieux l’éteindre.

    Une lettre aussi courte fût-elle n’en contient parfois pas moins d’informations essentielles pour qui sait comprendre chaque intention.
    Aujourd’hui, c’est à une croisée des chemins que je m’accorde une halte nécessaire afin de me préparer à me hâter pour la continuité.
    Minerve est une exigence à maintenir invariable afin d’orienter cette vie, pour n’avoir pas, dans une autre, à tout recommencer. Si toutefois d’aventure elle n’était jamais destinée à franchir le seuil de cette vie, mais à m’apprendre à la tenir ouverte, alors j’aurais acquis un bien plus précieux que toutes mes possessions terrestres.
    Toute exigence véritable appelle son prix qui est lui-même cette exigence véritable et ce que je dois encore acquérir est ce à quoi je devrai consentir à renoncer sans retour, car on ne se prépare pas à une autre vie en accumulant, mais en retranchant.
    Minerve ne tolère ni compromis, complaisance, les élans tièdes et pas davantage les résolutions hésitantes. Seulement une constance que rien ne vient troubler et une rigueur qui ne reçoit d’autre récompense qu’elle-même. Ainsi, je dois uniquement m’affermir dans ma volonté de ne plus prendre part au monde tel que je l’ai conçu jusqu’à ce jour. À l’instant précis où se terminera cette année, déposer derrière moi une certaine manière d’y prendre part en ce qu’il est perdu afin de ne conserver que l’objectif suivant dont aucune certitude de réalisation dans cette vie ne m’est offerte.
    Diable, quelle impatience !

    Nouvelle lettre de ma tante Jeanne

    04 octobre 1976
    Observation autistique de l’humanité VS observation des animaux exotiques au zoo

    Mon petit d’homme,
    Te voilà déjà arrivé au premier jour de ta cinquième année de vie.
    Comme tu le découvres au travers de nos conversations et des missives que je t’adresse régulièrement, je fais partie de ces personnes qui entretiennent leur folie cérébrale et qui la développent perpétuellement. Ce que tu ne perçois peut-être pas toujours, c’est qu’elle s’exerce également parfois sur pellicule, sur du papier avec un crayon ou sur les murs de la ville ou de n’importe quelle façon juste pour rassurer toutes celles et ceux qui ont choisi la normalité quotidienne, qu’être raisonnable, c’est quand même bien rassurant même si c’est très chiant à vivre. Ainsi, je compte sur toi pour ne jamais suivre cette voie qui ne mène nulle part même si des milliards de personnes composant la populace bêtes à sucer des cailloux aiment à vivre en admirant la vie des autres et en oubliant plus simplement de vivre la leur en raison qu’elle n’a aucun intérêt pour quiconque et pas davantage pour eux-mêmes et s’il est un art dont j’ai remarqué que tu le développes avec passion, c’est celui de l’observation de tes contemporains, toutefois, veille à ne pas les admirer, mais à toujours t’en amuser comme lorsque nous allons au zoo pour observer les animaux exotiques, et à faire preuve de discrétion afin de ne pas te faire remarquer de ceux dont tu aimes tant étudier les mœurs et les coutumes.
    Tante Jeanne

    Une lettre ne devant plus se refermer sans le passage de mes livres lus au cours de la semaine.

    Le Nouveau Voyage d’Hector
    François Lelord
    Édition Odile Jacob
    Dépôt légal : août 2006.
    Page 234
    Le deuxième niveau ! J’ai trouvé, se dit-il.
    — Tu parles en dormant, maintenant ? dit Clara.
    Plus tard, Hector s’aperçut qu’il avait oublié la fin de son rêve. Il n’arrivait plus à se souvenir de l’idée qui l’avait fait crier : « J’ai trouvé ! »
    Mais si vous avez bien lu ce livre, vous avez déjà deviner.
    Lu et déposé dans une boite à livres le 24 mars 2026

    Le chevalier de Sainte-Hermine
    Alexandre Dumas
    Édition France Loisirs
    Dépôt légal : mars 2006
    Page 1052
    Et en disant ces mots, comme si un monde de souvenirs douloureux fut retombé sur son cœur, René parlait d’une voix étouffée et avec des larmes dans les yeux.
    La princesse profondément émue s’écarta pour laisser passer le jeune officier qui passa par l’ouverture que lui fit toute cette brillante société inclinée devant lui.
    Lu et déposé dans une boite à livres le 04 avril 2026

    Une lettre ne devant plus se refermer sans une citation personnelle qui vaut parfois mille mots.

    L’instinct grégaire du genre humain, c’est l’antinomie de l’évolution de l’adaptation d’une espèce à son environnement, car l’environnement du genre humain se compose du regard des autres.

    Évaluez ceci :

    #ancien #art #atmosphère #élégance #bois #boudoir #bougies #calme #carnets #chaleur #contemplation #détails #fenêtres #harmonie #introspection #livres #lumière #mobilier #objets #ordre #plumes #printemps #sculpture #textures #velours
  6. La révolution silencieuse

    Dimanche 05 avril 2026

    Les semaines ont passé depuis le 8 Nivôse 234 et mon appartement s’est transformé en un lieu autrement plus accueillant qu’il ne le fut depuis mon installation. Que de dépenses effectuées ces dernières années en acquisitions pour en être réduit à donner et donner encore moult objets et pièces de mobilier. Qu’importe, l’argent lorsqu’il ne manque pas et un don est toujours l’assurance d’un bonheur partagé entre celui qui offre et celui qui reçoit.
    Les travaux de rénovation se préparent, l’impatience se développe et le printemps sera à son zénith lorsque la pièce principale aura son cachet final.
    T’accueillerais-je alors après avoir trébuché devant toi avant les premiers jours de l’été, sinon lors de l’une de ces si chaudes journées ? Diable que je veux l’ignorer, car l’attente n’en est que plus belle. Elle me tourmente parfois, mais il faut l’accepter ainsi pour savoir aimer plus que de raison, sinon à quoi bon les cœurs brûlants, destinés à vivre dans l’isolement et à s’éteindre dans l’hiver d’une vie sans soleil. Il faut croire en son destin, le provoquer parfois, le bousculer, le réveiller, le hâter jamais. Courir au-devant de lui est l’erreur de ceux qui se précipitent vers l’au-delà, se hâter pour lui adjoindre la volonté de son accomplissement est toujours admirable. Ainsi, je me hâte, mais je le laisse à son temps. Nous avons chacun une partie d’un même chemin à parcourir afin d’arriver à la même finalité si tant est que la volonté fût inébranlable.

    Un rythme nouveau d’une vie toujours plus belle était nécessaire et c’est avec plaisir que je l’accueille naturellement en ce qu’elle s’est imposée d’évidence. Un boudoir du plus bel accueil dans ma chambre est devenu en quelques jours, un enchantement de l’esprit. Ce qu’il me manquait d’évidence s’est imposée là encore. Cela ne relèvera bientôt plus de la transformation, mais d’une agréable révolution.
    L’unique difficulté réside, toujours, dans l’aboutissement de la quête de Minerve, d’Anima qu’il serait aisé de ne point, de ne plus espérer au regard d’une société toujours plus heureuse de son goût pour l’inculture, également prompte à la facilité d’abandonner tout souhait de l’élévation de l’esprit, sinon à la tenue d’une exigence intellectuelle.
    Si la simplicité est toujours agréable, l’absence de rigueur est toujours condamnable.
    Suis-je mauvais juge de la conduite humaine du plus grand nombre ? Certainement. Pourrais-je à mon tour également être jeté dans cette multitude par d’autres ? Également, car on trouve toujours plus exigeant que soi.

    Et si ma solution résidait, non pas dans une quête contenant une recherche perpétuelle en mille directions opposées, mais dans une forme de renoncement à son accomplissement dans une vie particulière. Pourrais-je ainsi utiliser le reste de mes jours de cette vie pour prendre le temps de la préparation de la suivante et envisager ici-bas une forme d’immobilité dans un monde en mouvement perpétuel. Être présent à moi-même uniquement et laisser défiler autour de moi le reste de la création. Modifier le cours du reste de ma vie de manière absolue afin de me préparer pour la prochaine.
    Point de préparatif jamais n’est trop précoce, dit-on. Qu’à cela ne tienne, je m’emploie à affermir une décision qui, depuis quelques semaines, s’impose à moi lors de songes éveillés. Ce n’est que vétille, mais je m’accorde le doute nécessaire afin de mieux l’éteindre.

    Une lettre aussi courte fût-elle n’en contient parfois pas moins d’informations essentielles pour qui sait comprendre chaque intention.
    Aujourd’hui, c’est à une croisée des chemins que je m’accorde une halte nécessaire afin de me préparer à me hâter pour la continuité.
    Minerve est une exigence à maintenir invariable afin d’orienter cette vie, pour n’avoir pas, dans une autre, à tout recommencer. Si toutefois d’aventure elle n’était jamais destinée à franchir le seuil de cette vie, mais à m’apprendre à la tenir ouverte, alors j’aurais acquis un bien plus précieux que toutes mes possessions terrestres.
    Toute exigence véritable appelle son prix qui est lui-même cette exigence véritable et ce que je dois encore acquérir est ce à quoi je devrai consentir à renoncer sans retour, car on ne se prépare pas à une autre vie en accumulant, mais en retranchant.
    Minerve ne tolère ni compromis, complaisance, les élans tièdes et pas davantage les résolutions hésitantes. Seulement une constance que rien ne vient troubler et une rigueur qui ne reçoit d’autre récompense qu’elle-même. Ainsi, je dois uniquement m’affermir dans ma volonté de ne plus prendre part au monde tel que je l’ai conçu jusqu’à ce jour. À l’instant précis où se terminera cette année, déposer derrière moi une certaine manière d’y prendre part en ce qu’il est perdu afin de ne conserver que l’objectif suivant dont aucune certitude de réalisation dans cette vie ne m’est offerte.
    Diable, quelle impatience !

    Nouvelle lettre de ma tante Jeanne

    04 octobre 1976
    Observation autistique de l’humanité VS observation des animaux exotiques au zoo

    Mon petit d’homme,
    Te voilà déjà arrivé au premier jour de ta cinquième année de vie.
    Comme tu le découvres au travers de nos conversations et des missives que je t’adresse régulièrement, je fais partie de ces personnes qui entretiennent leur folie cérébrale et qui la développent perpétuellement. Ce que tu ne perçois peut-être pas toujours, c’est qu’elle s’exerce également parfois sur pellicule, sur du papier avec un crayon ou sur les murs de la ville ou de n’importe quelle façon juste pour rassurer toutes celles et ceux qui ont choisi la normalité quotidienne, qu’être raisonnable, c’est quand même bien rassurant même si c’est très chiant à vivre. Ainsi, je compte sur toi pour ne jamais suivre cette voie qui ne mène nulle part même si des milliards de personnes composant la populace bêtes à sucer des cailloux aiment à vivre en admirant la vie des autres et en oubliant plus simplement de vivre la leur en raison qu’elle n’a aucun intérêt pour quiconque et pas davantage pour eux-mêmes et s’il est un art dont j’ai remarqué que tu le développes avec passion, c’est celui de l’observation de tes contemporains, toutefois, veille à ne pas les admirer, mais à toujours t’en amuser comme lorsque nous allons au zoo pour observer les animaux exotiques, et à faire preuve de discrétion afin de ne pas te faire remarquer de ceux dont tu aimes tant étudier les mœurs et les coutumes.
    Tante Jeanne

    Une lettre ne devant plus se refermer sans le passage de mes livres lus au cours de la semaine.

    Le Nouveau Voyage d’Hector
    François Lelord
    Édition Odile Jacob
    Dépôt légal : août 2006.
    Page 234
    Le deuxième niveau ! J’ai trouvé, se dit-il.
    — Tu parles en dormant, maintenant ? dit Clara.
    Plus tard, Hector s’aperçut qu’il avait oublié la fin de son rêve. Il n’arrivait plus à se souvenir de l’idée qui l’avait fait crier : « J’ai trouvé ! »
    Mais si vous avez bien lu ce livre, vous avez déjà deviner.
    Lu et déposé dans une boite à livres le 24 mars 2026

    Le chevalier de Sainte-Hermine
    Alexandre Dumas
    Édition France Loisirs
    Dépôt légal : mars 2006
    Page 1052
    Et en disant ces mots, comme si un monde de souvenirs douloureux fut retombé sur son cœur, René parlait d’une voix étouffée et avec des larmes dans les yeux.
    La princesse profondément émue s’écarta pour laisser passer le jeune officier qui passa par l’ouverture que lui fit toute cette brillante société inclinée devant lui.
    Lu et déposé dans une boite à livres le 04 avril 2026

    Une lettre ne devant plus se refermer sans une citation personnelle qui vaut parfois mille mots.

    L’instinct grégaire du genre humain, c’est l’antinomie de l’évolution de l’adaptation d’une espèce à son environnement, car l’environnement du genre humain se compose du regard des autres.

    Évaluez ceci :

    #ancien #art #atmosphère #élégance #bois #boudoir #bougies #calme #carnets #chaleur #contemplation #détails #fenêtres #harmonie #introspection #livres #lumière #mobilier #objets #ordre #plumes #printemps #sculpture #textures #velours
  7. La révolution silencieuse

    Dimanche 05 avril 2026

    Les semaines ont passé depuis le 8 Nivôse 234 et mon appartement s’est transformé en un lieu autrement plus accueillant qu’il ne le fut depuis mon installation. Que de dépenses effectuées ces dernières années en acquisitions pour en être réduit à donner et donner encore moult objets et pièces de mobilier. Qu’importe, l’argent lorsqu’il ne manque pas et un don est toujours l’assurance d’un bonheur partagé entre celui qui offre et celui qui reçoit.
    Les travaux de rénovation se préparent, l’impatience se développe et le printemps sera à son zénith lorsque la pièce principale aura son cachet final.
    T’accueillerais-je alors après avoir trébuché devant toi avant les premiers jours de l’été, sinon lors de l’une de ces si chaudes journées ? Diable que je veux l’ignorer, car l’attente n’en est que plus belle. Elle me tourmente parfois, mais il faut l’accepter ainsi pour savoir aimer plus que de raison, sinon à quoi bon les cœurs brûlants, destinés à vivre dans l’isolement et à s’éteindre dans l’hiver d’une vie sans soleil. Il faut croire en son destin, le provoquer parfois, le bousculer, le réveiller, le hâter jamais. Courir au-devant de lui est l’erreur de ceux qui se précipitent vers l’au-delà, se hâter pour lui adjoindre la volonté de son accomplissement est toujours admirable. Ainsi, je me hâte, mais je le laisse à son temps. Nous avons chacun une partie d’un même chemin à parcourir afin d’arriver à la même finalité si tant est que la volonté fût inébranlable.

    Un rythme nouveau d’une vie toujours plus belle était nécessaire et c’est avec plaisir que je l’accueille naturellement en ce qu’elle s’est imposée d’évidence. Un boudoir du plus bel accueil dans ma chambre est devenu en quelques jours, un enchantement de l’esprit. Ce qu’il me manquait d’évidence s’est imposée là encore. Cela ne relèvera bientôt plus de la transformation, mais d’une agréable révolution.
    L’unique difficulté réside, toujours, dans l’aboutissement de la quête de Minerve, d’Anima qu’il serait aisé de ne point, de ne plus espérer au regard d’une société toujours plus heureuse de son goût pour l’inculture, également prompte à la facilité d’abandonner tout souhait de l’élévation de l’esprit, sinon à la tenue d’une exigence intellectuelle.
    Si la simplicité est toujours agréable, l’absence de rigueur est toujours condamnable.
    Suis-je mauvais juge de la conduite humaine du plus grand nombre ? Certainement. Pourrais-je à mon tour également être jeté dans cette multitude par d’autres ? Également, car on trouve toujours plus exigeant que soi.

    Et si ma solution résidait, non pas dans une quête contenant une recherche perpétuelle en mille directions opposées, mais dans une forme de renoncement à son accomplissement dans une vie particulière. Pourrais-je ainsi utiliser le reste de mes jours de cette vie pour prendre le temps de la préparation de la suivante et envisager ici-bas une forme d’immobilité dans un monde en mouvement perpétuel. Être présent à moi-même uniquement et laisser défiler autour de moi le reste de la création. Modifier le cours du reste de ma vie de manière absolue afin de me préparer pour la prochaine.
    Point de préparatif jamais n’est trop précoce, dit-on. Qu’à cela ne tienne, je m’emploie à affermir une décision qui, depuis quelques semaines, s’impose à moi lors de songes éveillés. Ce n’est que vétille, mais je m’accorde le doute nécessaire afin de mieux l’éteindre.

    Une lettre aussi courte fût-elle n’en contient parfois pas moins d’informations essentielles pour qui sait comprendre chaque intention.
    Aujourd’hui, c’est à une croisée des chemins que je m’accorde une halte nécessaire afin de me préparer à me hâter pour la continuité.
    Minerve est une exigence à maintenir invariable afin d’orienter cette vie, pour n’avoir pas, dans une autre, à tout recommencer. Si toutefois d’aventure elle n’était jamais destinée à franchir le seuil de cette vie, mais à m’apprendre à la tenir ouverte, alors j’aurais acquis un bien plus précieux que toutes mes possessions terrestres.
    Toute exigence véritable appelle son prix qui est lui-même cette exigence véritable et ce que je dois encore acquérir est ce à quoi je devrai consentir à renoncer sans retour, car on ne se prépare pas à une autre vie en accumulant, mais en retranchant.
    Minerve ne tolère ni compromis, complaisance, les élans tièdes et pas davantage les résolutions hésitantes. Seulement une constance que rien ne vient troubler et une rigueur qui ne reçoit d’autre récompense qu’elle-même. Ainsi, je dois uniquement m’affermir dans ma volonté de ne plus prendre part au monde tel que je l’ai conçu jusqu’à ce jour. À l’instant précis où se terminera cette année, déposer derrière moi une certaine manière d’y prendre part en ce qu’il est perdu afin de ne conserver que l’objectif suivant dont aucune certitude de réalisation dans cette vie ne m’est offerte.
    Diable, quelle impatience !

    Nouvelle lettre de ma tante Jeanne

    04 octobre 1976
    Observation autistique de l’humanité VS observation des animaux exotiques au zoo

    Mon petit d’homme,
    Te voilà déjà arrivé au premier jour de ta cinquième année de vie.
    Comme tu le découvres au travers de nos conversations et des missives que je t’adresse régulièrement, je fais partie de ces personnes qui entretiennent leur folie cérébrale et qui la développent perpétuellement. Ce que tu ne perçois peut-être pas toujours, c’est qu’elle s’exerce également parfois sur pellicule, sur du papier avec un crayon ou sur les murs de la ville ou de n’importe quelle façon juste pour rassurer toutes celles et ceux qui ont choisi la normalité quotidienne, qu’être raisonnable, c’est quand même bien rassurant même si c’est très chiant à vivre. Ainsi, je compte sur toi pour ne jamais suivre cette voie qui ne mène nulle part même si des milliards de personnes composant la populace bêtes à sucer des cailloux aiment à vivre en admirant la vie des autres et en oubliant plus simplement de vivre la leur en raison qu’elle n’a aucun intérêt pour quiconque et pas davantage pour eux-mêmes et s’il est un art dont j’ai remarqué que tu le développes avec passion, c’est celui de l’observation de tes contemporains, toutefois, veille à ne pas les admirer, mais à toujours t’en amuser comme lorsque nous allons au zoo pour observer les animaux exotiques, et à faire preuve de discrétion afin de ne pas te faire remarquer de ceux dont tu aimes tant étudier les mœurs et les coutumes.
    Tante Jeanne

    Une lettre ne devant plus se refermer sans le passage de mes livres lus au cours de la semaine.

    Le Nouveau Voyage d’Hector
    François Lelord
    Édition Odile Jacob
    Dépôt légal : août 2006.
    Page 234
    Le deuxième niveau ! J’ai trouvé, se dit-il.
    — Tu parles en dormant, maintenant ? dit Clara.
    Plus tard, Hector s’aperçut qu’il avait oublié la fin de son rêve. Il n’arrivait plus à se souvenir de l’idée qui l’avait fait crier : « J’ai trouvé ! »
    Mais si vous avez bien lu ce livre, vous avez déjà deviner.
    Lu et déposé dans une boite à livres le 24 mars 2026

    Le chevalier de Sainte-Hermine
    Alexandre Dumas
    Édition France Loisirs
    Dépôt légal : mars 2006
    Page 1052
    Et en disant ces mots, comme si un monde de souvenirs douloureux fut retombé sur son cœur, René parlait d’une voix étouffée et avec des larmes dans les yeux.
    La princesse profondément émue s’écarta pour laisser passer le jeune officier qui passa par l’ouverture que lui fit toute cette brillante société inclinée devant lui.
    Lu et déposé dans une boite à livres le 04 avril 2026

    Une lettre ne devant plus se refermer sans une citation personnelle qui vaut parfois mille mots.

    L’instinct grégaire du genre humain, c’est l’antinomie de l’évolution de l’adaptation d’une espèce à son environnement, car l’environnement du genre humain se compose du regard des autres.

    Évaluez ceci :

    #ancien #art #atmosphère #élégance #bois #boudoir #bougies #calme #carnets #chaleur #contemplation #détails #fenêtres #harmonie #introspection #livres #lumière #mobilier #objets #ordre #plumes #printemps #sculpture #textures #velours
  8. Dispersing Pollutants via Smokestack

    In our industrialized society, pollutants are, to an extent, unavoidable. Even with technologies to drastically reduce the amount of pollutants leaving a factory or plant, some will still get released. It’s up to engineers to make sure that those released spread out enough that their overall concentration does not pose a risk to public health. In this Practical Engineering video, Grady explains some of the physics and engineering considerations that go into this task.

    As he demonstrates, taller smokestacks speed up the buoyant exhaust plume (to an extent), which exposes the plume to higher winds, greater turbulence, and, thus, quicker dispersal. But atmospheric conditions and even nearby buildings all affect how a plume spreads. (Image and video credit: Practical Engineering)

    #airPollution #buoyancy #civilEngineering #fluidDynamics #infrastructure #physics #plumes #pollution #science #thermodynamics

  9. Cooling Tower Demolition

    As part of the demolition of a decommissioned coal-fired power plant in Nottinghamshire, workers simultaneously demolished eight cooling towers. The video is here. As the towers collapse, smoke and dust gets blown both out of the base and up each tower. The flow details are fascinating. The plumes have rings in them, perhaps related to how the blast’s waves reflect in the tower or how the structure itself fails. Vortex rings curl up as the rising plumes mix with the surrounding air. If you’re anything like me, you’ll have to replay it several times! (Image credit: BBC; submitted by jshoer)

    #explosion #fluidDynamics #instability #physics #plumes #science #turbulence #vortexRing

  10. During these meetings, Culberson
    —universally referred to as "Mr. Chairman" during these visits
    —would make suggestions and push the scientists to be bold in their design and instrument choices.

    He would always ask how much funding they needed
    and then deliver that during the next budget cycle.

    All of this was happening, more or less, because Culberson felt Clipper was important for the nation.

    Eventually, NASA leadership bowed to the inevitable
    and made a formal commitment to the Clipper mission.

    No longer did Culberson have to include language in budget requests such as
    "NASA shall fund" the Clipper,
    as the agency was on board.

    By the time Culberson lost re-election in 2018
    —a midterm election when Democrats gained seats in response to the unpopular first term of former President Donald Trump
    —Clipper was far enough along to be secure.

    A lot of people bear responsibility for creating Clipper concepts and keeping the idea alive at the Jet Propulsion Laboratory and at NASA's headquarters in Washington D.C., Brown said.

    These include scientists and leaders such as Charles Elachi, Karla Clark, Bob Pappalardo, Louise Proctor, and Curt Niebur.

    But Culberson stands alone for getting the mission done.

    “Without John Culberson, none of this would have ever happened," Brown said.

    "If you want to boil it down to dollars and cents, he’s the man who paid for this thing and got it far enough down the road that it was going to fly."

    ⭐️What Clipper will do

    Clipper's launch on a fully expendable Falcon Heavy rocket, unfortunately,
    only marks the end of the beginning for the mission.

    It will take 5.5 years for the spacecraft to reach the Jupiter system.

    During that time, the spacecraft will traverse a mind-bending 1.8 billion miles
    (2.9 billion kilometers).

    Once it arrives at Jupiter, the spacecraft will make 80 orbits of Jupiter,
    including 49 flybys of Europa.

    On some of these passes, the spacecraft will come to within 15 miles (25 km) of the moon's surface,
    providing us an incredible view of the #ice and any #plumes.

    Plumes, of course, would be incredibly exciting
    because they would offer direct evidence of what the subsurface ocean is like.

    There is some piecemeal evidence from Galileo,
    as well as observations by the Hubble Space Telescope,
    that such plumes may be breaking through ice through fissures.

    But we just don't know for sure.

    Clipper is the largest spacecraft humans have ever launched into deep space.

    It never got that nuclear power source,
    so it has massive solar arrays that are 45 feet (14 meters) long and 15 feet (4.5 meters) tall.

    You could comfortably play a game of pick-up basketball on a court that size.

    The spacecraft carries a sophisticated suite of instruments,
    including a powerful ice-penetrating radar that will study the interface between the icy crust and ocean
    and possibly identify pond or lake-like features there.

    Although this is not a life-detection mission,
    scientists could get really lucky and find the signatures of life in a plume
    or on the surface.

    In all likelihood, however, they will simply characterize the world and its ocean,
    with the intent of coming back in the (distant) future with a lander
    to make in-situ measurements and possibly detect life.

    Most exciting of all, however, is that Clipper truly is flying into the unknown.

    This is a mission of pure discovery to one of the most exciting worlds near Earth.

    Whenever we explore a new place in space, nature always surprises us.

    "We have always uncovered things that we could not imagine," Bonnie Buratti, the deputy project scientist for Clipper, said during a recent briefing.

    Indeed.

    Europa has many secrets, and we're finally coming for them.

    #EuropaClipper
    -- Eric Berger