home.social

#leeham — Public Fediverse posts

Live and recent posts from across the Fediverse tagged #leeham, aggregated by home.social.

  1. Les chroniques de Lee Ham @litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com@litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com ·

    Le flambeau perse – Jordi HUBERT – 2025 – L’harmattan

    Quatrième de couverture

    Étudiant français d’origine iranienne, Pejman se laisse convaincre par son professeur d’entreprendre un voyage d’études en Iran afin de vérifier la réalisation d’une prophétie prévoyant le retour au pouvoir des vieilles familles perses. Mais le jeune homme est loin d’imaginer que ce périple dépassera toutes ses attentes et changera son destin à jamais. Sous la poussière des pierres plurimillénaires, dans les entrailles des mosquées ou des cryptes oubliées, il découvre des secrets profondément enfouis au cœur des lieux les plus emblématiques de l’Iran. Entouré de chercheurs, d’explorateurs et de mécènes aux intentions divergentes, il comprend peu à peu que ses investigations l’exposent à des dangers insoupçonnés. Des forces en puissance, anciennes et obscures, cherchent à empêcher la réalisation de cette prophétie. À qui se fier dans cette quête qui attise les convoitises et dont les conséquences sont considérables pour l’avenir du peuple iranien ?

    Mon Avis

    La Perse. L’Iran. Faire des recherches dans la patrie de ses parents est un réel bonheur pour Pejman. Il ne connait pas la terre de ses ancêtres. Ce qui rend sa mission énigmatique et nostalgique. Quelle est-elle? Vérifier une prophétie. Ce qui semble irréel. Il ne connait pas grand monde dans ce pays. Le problème est qu’il n’est pas le seul à s’intéresser à cette prophétie. Est-ce une affaire d’Etat ou une découverte historique? Pejman sait-il quels dangers il court? Trouvera t-il de l’aide dans un Iran en transition? Un pays qui vient de perdre son roi et qui est sous l’autorité d’un chef religieux. Chaque avancée le met encore plus en danger. C’est le début d’un course contre la montre où les sueurs froides sont nombreuses.

    Il est parfois dangereux de réveiller le passé. Un passé que Pejman interroge avec anxiété. Doit-il parler de ses recherches à tout le monde ou doit-il les faire en secret? Qui pourrait s’intéresser à une prophétie? Lui s’y intéresse en tant qu’étudiant. Son professeur l’aurait-il envoyé, volontairement, dans un endroit dangereux? L’auteur fait durer le suspens. Il nous laisse imaginer le prix que devrait, peut-être, payer Pejman pour cette mission. Au fur et à mesure de ses recherches, de ses rencontres, l’atmosphère change. Dans cet Iran post Shah, tout est dangereux et les étrangers sont surveillés. Est-ce la routine? L’auteur nous montre un peuple qui a peur. Un peuple qui semble connaître le prix à payer pour tout et n’importe quoi. Pejman, de son côté, commence à se demander s’il a bien fait d’accepter cette mission.

    La Perse a une très riche histoire. Point de rencontre commercial, plusieurs langues y étaient usitées dont l’araméen. Ce qui épaissit le mystère. L’auteur fait de belles transitions entre la Perse d’antan et l’Iran d’aujourd’hui. Entre les richesses culturelles et artistiques des deux périodes historiques. Tout cela, avec un style subtil commun à de nombreux écrivains iraniens ou perses. Le choix des mots, la discrétion, cette sensation d’être observé, rendent cette mission plus intrigante. Est-ce une affaire d’espionnage? Pejman, débarquant de sa France natale, tente d’intégrer tout cela à ses recherches. Les paysages sont époustouflants. Mais, Pejman n’est pas là pour les admirer. Il doit accomplir une mission dantesque.

     

    9782336552712   L’Harmattan Coll. Iran en transition   206 p.   18€

    #éditionslharmattan #Espionnage #Instalire #Instalivres #Iran #Leeham #Leschroniquesdeleeham #Littérature #Perse #Romans #Suspens #Thriller
  2. Les chroniques de Lee Ham @litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com@litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com ·

    Comment se débarrasser (encore et toujours) d’un spectre sans gêne? – Clémence CHANEL – 2024 – Ed. Kelach

    Quatrième de couverture

    C’est le plus beau jour de la vie de Victio. Enfin, il n’a plus de belle-mère ! Celle-ci se consume sur son bûcher funéraire. Il va pouvoir vivre sans être sans cesse jugé, épié, critiqué, humilié, conspué… Il n’avait simplement pas prévu qu’elle reviendrait le hanter sous forme de spectre… Son calvaire recommence… Heureusement, Eusèbe, son corbeau familier, a plus d’une solution pour se débarrasser de l’indésirable. Aux grands maux, les grands remèdes !

    Mon Avis

    Oh mazette, il y a des jours où l’on peut regretter d’avoir vu le jour. D’avoir reçu une bonne éducation qui fait faire la différence entre le bien et le mal. Imaginez une belle-mère entre la fée Carabosse et un suppôt de Satan. Non, disons qu’elle incarne les deux. Elle est si infecte que même nous, lecteurs, n’avons qu’une envie: la précipiter du haut d’une tour. Un jour béni pour tout le comté, elle passe l’arme à gauche. Tout le monde respire, surtout son gendre, Victio. Enfin débarrassé!! Pour tout le monde, la vie sera aussi belle que le jardin d’Eden. C’est si bon de ne plus entendre les récriminations de la fée Carabosse. Malheureusement, un matin, Victio est réveillé par Folcoche en personne. Enfin, en transparence. Ô jour maudit! Que fait-elle là? Qui l’a fait revenir? Qui a osé avoir cette mauvaise idée? L’enfer s’ouvre sous les pieds de tout le comté.

    Et oui, la belle-doche (c’est le nom que Victio lui a donné) est de retour. Et elle tient à le faire savoir. De plus, elle est pire qu’avant sa mort. En tant que lecteur, une seule envie se fait jour: aider sa famille à la renvoyer de l’autre côté du Rubicon. La lecture est hilarante. Le lecteur, comme les personnages, est prêt à tout pour l’envoyer ad patres. Mais, comment faire mourir un fantôme qui ignore son état de fantôme? J’avoue que j’ai trouvé la famille, autour de Dame Bellis, très forte. Des saints!! Je vous l’assure. Je ne pense pas que tout le monde aurait supporté la méchanceté gratuite de ce fantôme diabolique. Y a-t-il un moyen définitif de renvoyer Dame Bellis au royaume Maccab, le gardien des morts?

    Que d’humour, de sentiments forts, qui naviguent entre l’amour, la haine, la stupéfaction, face au fantôme de Dame Bellis qui terrorise tous les êtres vivant dans ses murs. L’auteure a pris un grand plaisir à faire revenir Dame Bellis hanter son palais et les êtres qui y vivent. Le lecteur, quant à lui, s’amuse des tours que les gens peuvent jouer à ce fantôme pétri de haine et de méchanceté. De quoi se poser la question concernant son cœur: Dame Bellis en possède t-elle un? Durant toute la lecture, cette sorcière s’occupe de tout. Surtout de ce qui ne la regarde pas. Elle y prend plaisir. C’est raconté avec beaucoup d’humour et de compassion pour l’entourage. Voilà un fantôme que personne n’aimerait avoir dans son environnement. Béni soit celui qui trouvera le moyen définitif de l’éradiquer du monde des vivants. Vade retro Dame Bellis! !

     

    9782494837027   Kelach Coll. Bois des héros   196 p.   19,90€

    #éditionskelach #Fantasy #Fantômes #Humour #Instalire #Instalivres #Leeham #Leschroniquesdeleeham #Littérature #Récit #Romans

  3. Les chroniques de Lee Ham @litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com@litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com ·

    Eddy grandit – Linda VANDEN BEMDEN – 2025 – Ed. Quadrature

    Quatrième de Couverture

    L’oiseau est tombé du nid et dans de bonnes mains. Grâce à elles, il survivra, grandira, s’affranchira. L’enfant aussi est tombé du nid. La famille est désemparée. Dans le village, les recherches s’organisent. Deux envolées croisées avec, au milieu, l’adulte qui fait ce qu’il peut. Et puis Henry…

    Mon Avis

    La vie nous réserve, parfois, de belles aventures. De celles qui réchauffent le cœur et changent la vie, pour une durée indéterminée. Un jour, devant sa porte, une dame trouve un oisillon qui ne ressemble à rien. Il n’a pas de plumes. Il n’a pas, non plus, l’air vivant. Pourtant, il se laisse faire. Sa protectrice le nomme Eddy. Dans le village, un enfant, ayant le même prénom, disparaît à son tour. Les recherches débutent. Deux homonymes: l’un lutte pour sa vie, l’autre a disparu, et tout le monde prie pour le retrouver vivant et sauf. Des mains, pleines de chaleur humaine et d’amour, prennent soin de cet oisillon tombé de nulle part. Un oisillon gagne un foyer tandis que dans le village, un enfant perd le sien. 

    La narratrice raconte, en parallèle, l’histoire de deux Eddy qui sont très aimés. L’amour fait des miracles. Il donne foi à la vie. Il insuffle à notre oisillon la force de se battre pour survivre, grandir, et, pourquoi pas, devenir autonome et quitter le nid. L’amour pousse de nombreuses personnes à rechercher un jeune disparu. Le trouveront-ils? Les mots sont posés avec douceur, amour et empathie. Dans cette histoire, Henri est celui qui garde la tête sur les épaules. Il tempère, ramène son épouse, qui prend soin de l’oisillon, dans la réalité. C’est si bien écrit que la vie des deux Eddy se mêlent, s’embrassent, au point que le lecteur finit par en faire un seul et même être. 

    Deux Eddy: un oiseau et un enfant, dont l’histoire débute le même jour. Un récit très poétique, avec des chapitres courts. L’écriture est si belle que le lecteur suit les deux histoires naturellement. Le récit reste agréable, réaliste. Les deux Eddy intriguent. C’est un écrit sur l’amour, la résilience, la confiance en soi. L’auteure raconte deux vies si différentes. Mais, en y réfléchissant, n’y a-t-il pas quelque chose qui les lie? Quoi? Pourtant, leurs histoires ne se ressemblent pas. L’un est perdu, l’autre est trouvé. L’un fait naître l’angoisse dans le cœur des gens, l’autre a reçu l’amour un peu possessif d’une mère. Il s’est laissé pouponner. Quel sera le destin des deux Eddy? C’est un roman sublime. 

     

    9782931080528    Ed. Quadrature    77 p.    12€

     

    #Amour #éditionsquadrature #Bookinsta #Books #Booksgram #Disparitions #Leeham #Leschroniquesdeleeham #Read #Romans #Suspens

  4. Les chroniques de Lee Ham @litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com@litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com ·

    Onirik – Philipp LARSEN – 2024 – Ed. Unayok

    Quatrième de couverture

    ONIRIK, c’est un livre de divagation, d’écriture buissonnière, de fantasmes, de rêves, de digressions, une récréation de photos et de mots, un patchwork de songes, une sorte d’anamorphose décalée, sans mode d’emploi. À vous de vous perdre maintenant dans le labyrinthe des mots et des photos, d’y trouver du plaisir et de l’émotion !

    Mon Avis

    Je m’attendais à un voyage dans un pays. Je pensais voir des grands espaces magnifiques. Je l’ai fait, ce voyage. Dans les pensées, le cœur et l’âme d’une personne: l’auteur. Je découvre son regard, rêveur, posé sur les êtres, le monde et la nature qui l’entourent. C’est le regard d’un homme posé, accompli, qui se régale de ce que la nature, la vie, lui offrent. Il a un regard critique, plein d’humour et de tendresse, sur son hobby: l’écriture. Selon lui, « Un auteur est un mensonge permanent, un mythomane autorisé, un semeur de contradictions, un brouilleur de piste« . C’est tellement vrai. Écrire, raconter des histoires et, parfois, en être récompensé. Tel est le destin d’un auteur. 

    C’est une poésie très humaniste que nous découvrons. Celle qui est écrite pour rassembler les humains, les peuples, les civilisations. « Nous sommes multiculturalistes, tous enfants de Lucy et d’homo habilis. Nos peaux ont la couleur de l’espoir et la douceur veloutée des soirs d’été« . Voici un bel hymne à la tolérance, à l’amour et au respect de l’autre, dans une belle prose poétique. Les photographies qui accompagnent cette prose sont magnifiques. Elles sont, pour la plupart, en couleur, capturant ainsi cette beauté, chantée, déclamée dans les poèmes. Cette prose poétique est rythmée et, telle une musique, nous emporte dans une poésie aérienne. Nous visitons des contrées terrestres, intellectuelles, en déclamant cette poésie. 

    J’imagine l’auteur assis dans un parc ou au bord de l’eau, les yeux fermés, laissant la poésie des lieux l’envahir. Sur une page blanche, il chante ses émotions, ses bouleversements, dans son quotidien, dans ses voyages à travers le monde, dans ses rencontres, dans les instants brefs. L’auteur reste en extase, face à tant de beauté. Il reste humble. Il garde son âme d’enfant. Il a fait de belles photos, fruits de ses pérégrinations à travers le monde. J’ai admiré celle de cette petite église polonaise, toute en bois, modestement belle et triomphante du temps passé. L’histoire est belle. La musicalité des mots aussi. Le lecteur, enchanté, entre dans un monde de sons, de rimes, de rythmes. Il se laisse emporter dans un monde où tout est chanté par un troubadour. 

     

    9791096730247    Unayok Ed.    93 P.    21 €  

    #Aventures #Carnet #Humanité #Leeham #Leschroniquesdeleeham #Littérature #Poésie #Récit #Unayokéditions #Voyage #Voyagelittéraire

  5. Les chroniques de Lee Ham @litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com@litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com ·

    L’ère de la Sirène – Jeu de rôles – François VANHILLE – 2023 -Auto édition

    Quatrième de couverture

    Plongez dans l’univers captivant du jeu de rôle « Le Masque et l’Épée » avec ces onze scénarios passionnants, couvrant la première moitié du 17ème siècle. Agrémentés d’aides de jeu pratiques telles que des plans de Paris, des coûts d’équipement, et des détails sur les clubs et salons, ces scénarios offrent une immersion totale. Avec un système complet pour le combat naval, plusieurs récits sont liés au monde des pirates et du Nouveau Monde, vous offrant une variété de situations et de personnages hauts en couleurs pour construire votre propre campagne. Chaque scénario est enrichi de conseils de mise en scène et d’idées pour développer vos propres aventures. Amis rôlistes, débutants ou expérimentés, ne manquez pas cette opportunité d’accéder à des intrigues captivantes, des repères historiques, et des conseils pratiques, le tout illustré de cartes, de plans, et de portraits de personnages vivants. De nouvelles sociétés secrètes aux conspirateurs retors et déments vous attendent, adaptant cet univers à tout jeu de rôle de cape et d’épée sans nécessiter d’aménagements conséquents. C’est du prêt-à-jouer

    Mon Avis

    N’est-il pas noble de voler au secours d’une veuve? Quelle est son histoire? C’est le deuxième jeu de rôle que je découvre. C’est enrichissant. J’ai joué de nombreux rôles et mené divers combats. J’ai outrepassé la loi avec une sorte de plaisir malsain. J’ai espionné aussi, entre autres. Il faut dire que l’on se prend rapidement au jeu. Un jeune homme se meurt d’amour. Il écrit une histoire. Est-ce la sienne? Pourquoi? Une intrigue très secrète qui nous fait connaître de nombreux personnages en se basant sur l’histoire de la France, pendant des siècles. Dans les environs du 17e siècle, plus précisément. L’histoire de famille de certains personnages est très intéressante. 

    Comme dans le précédent jeu de rôle, tout est bien renseigné. Le lecteur prend plaisir à incarner différents personnages. Ce qui lui permet de vivre de nombreuses aventures qui lui font traverser Paris et le reste de la France. J’ai eu, à de nombreux moments, envie de vivre les histoires en vrai. Le lecteur a l’impression de lire un conte entre l’histoire sans fin, les quatre mousquetaires, et Lucrèce Borgia. C’est avec bonheur que l’on endosse son personnage. Ce jeu de cape et d’épée vous donne envie de bretter avec tout ce qui vous tombe entre les mains. 

    Onze scénarii. Onze Jeux qui vous plongent dans une époque révolue mais,  ô combien riche de l’histoire de France. Les jeux sont variés et vous avez le choix des personnages, des époques, des rôles, bien sûr. Il est très simple, selon vos choix, vous devez effectuer une mission, un scénario. Le joueur est guidé. La richesse du jeu est dans la variété des scénarii. Un conseil? Laissez-vous prendre au jeu. Changez d’identité. Devenez qui vous voulez. Soyez méchants, intriguez pour le plaisir. Croisez le fer avec des inconnus et des personnalités. Tout cela, dans l’atmosphère d’un siècle où les intrigues avaient lieu dans toute la haute société. Cela ne fait pas de mal. Au contraire.

     

    9798867138592   Autoédition   171p. 

     

    #Autoédition #Combats #Fantastique #Instalire #Instalivres #Jeuderôle #Leeham #Leschroniquesdeleeham #Littérature #Romans #Suspens

  6. Les chroniques de Lee Ham @litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com@litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com ·

    Si tu m’obéis – Adda VERNET – 2024 – Ed. Ex Aequo

    Quatrième de Couverture

    Que feriez-vous si un psychopathe vous laissait le choix entre tuer l’être qui vous est le plus cher ou tuer quelqu’un d’autre… mais avec votre complicité ? C’est ce qui arrive à Bianca, une libraire de Guérande. Quand elle se volatilise avec toutes ses affaires, la police conclut à un départ volontaire et n’enquête même pas. Comme dans de nombreux faits divers réels, les policiers maltraitent même les proches, fous d’inquiétude, les jugeant trop insistants. Alors pleine de rage, Agnès, l’amie de Bianca, va mener sa propre enquête. Passionnée d’histoires criminelles, elle soulève une armée de bénévoles, tous plus attachants les uns que les autres. Mais sans compétences réelles en investigation, ne risque-t-elle pas plutôt de provoquer l’issue fatale ?

    Mon Avis

    Dans le monde entier, les adultes qui disparaissent se comptent à la pelle. En France, tout adulte a le droit de disparaître volontairement. Ce qui, parfois, peut être pénalisant pour certaines disparitions. Bianca est une jeune femme, une jeune mère. Son fils a un mois. Elle a quitté le père qui ignore l’existence de cet enfant. Elle a pour ami Agnès, propriétaire du restaurant près de sa librairie. Un jour, Bianca disparaît avec son bébé. Où est-elle? A-t-elle eu un accident? Est-elle partie en voyage sans prévenir personne? A-t-elle été enlevée avec son enfant? Des questions qui turlupinent Agnès et Isadora, la mère de Bianca. Mais pas la police, malheureusement, qui estime qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Les deux femmes vivent un cauchemar.

    Le lecteur assiste à d’autres meurtres. Une tuerie qui commence à intriguer les policiers. Enfin! La plume de l’auteur rend le lecteur addict. Ce dernier s’interroge sur les faits qui ébranlent une famille désemparée et des inconnus compatissants. Le vocabulaire reflète la violence qui accompagne les citadins. L’atmosphère en est imprégnée. Les policiers vont-ils, enfin, prendre au sérieux la disparition de Bianca et de son fils? La vie d’un bébé ne vaut-elle pas une enquête? Effaré, le lecteur assiste aux crimes. Il se questionne. Quel est le lien entre la disparition de Bianca  et cette série de meurtres?

    Isadora, la mère de Bianca et Agnès, l’amie de cette dernière sont les seules à enquêter sur le départ de Bianca. Très maladroites au début, elles prennent de l’assurance et commencent à agir comme des professionnels. Auront elles un bon résultat? Le tueur pourrait-il être dans les parages? Est-ce lui qui a enlevé Bianca? L’auteur nous emmène, avec lui, dans les méandres du cerveau malade du tueur. Et cela fait peur. Très peur. Quelle est l’histoire de cet homme? L’inquiétude, s’invite dans la lecture, puis le doute, et, enfin, c’est le coup de poing dans le ventre. Celui qui bloque la respiration et permet au cerveau d’assimiler des horreurs. De la police ou de la famille, qui découvrira le tueur? Le connaissent ils? Trouveront-ils Bianca et son fils?

     

    9791038809284   Ed. Ex Aequo Coll. Rouge   244 p.   20€

    #Amour #éditionsexaequo #Disparitions #Instalire #Instalivres #Leeham #Leschroniquesdeleeham #Littérature #Policier #Romans #Suspens #Suspenspsychologique #Thriller

  7. Les chroniques de Lee Ham @litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com@litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com ·

    Les enquêtes improbables de Mulford Sploodge – Sylvain GILLET – 2024 – Ed. Ramsay

    Quatrième de couverture

    Mulford Sploodge ? C’est sa secrétaire qui en parle le mieux, extrait : « C’est le pire des ringards. Il dit avoir quarante ans, alors qu’il en a cinquante et qu’il en fait soixante. Il a un œil qui tombe et il perd ses cheveux. Il pense avoir du succès auprès des femmes alors qu’elles lui jettent des pierres. C’est un menteur, un escroc, un prétentieux, un dépravé, un inculte. Il me parle régulièrement des Misérables d’Émile Zola et croit que Séoul est en Afrique. Rendez-vous compte : il télécharge des défilés militaires pour les regarder le week-end ! En plus, c’est le gars le plus corrompu que j’aie jamais vu. Mais à part ça… il est sympa. »

    Mon Avis

    Imaginez l’inspecteur gadget (sans les gadgets), l’inspecteur Colombo (en plus froissé) et Hercule Poirot (sans la classe), mais avec la morgue. Voici Mulford Sploodge, autoproclamé beau, intelligent et plein d’humour. Ne lui dites surtout pas que c’est une illusion. Il ne vous croira pas. Il se jette dans les enquêtes, au propre comme au figuré, avec une paresse royale. Parfois, pas besoin de lui annoncer les raisons de l’enquête, il a déjà trouve la solution. Génial, n’est-ce pas ? Les enquêtes se suivent, et sont plus déjantées les unes que les autres. Mulford. les élimine, souvent, au propre comme au figuré. Normal, il est inculte, ne brille pas par son intelligence, mais par sa misogynie.

    Tout démarre sur des chapeaux de roues, avec des discours décalés. Et oui, les personnages oublient, parfois, de s’écouter. En revanche, ils sont unanimes sur leur pauvre auteur. Ils n’en pensent aucun bien. Mais, ne le répétez pas à l’auteur, car vous pourrez en faire un serial killer de personnages. Oui, c’est dangereux. Je confirme. Les fous rires ne sont pas loin. Des enquêtes se déroulent sur terre, dans l’espace, dans toutes les galaxies avec des dates « mulfordesques ». La plume est aussi décalée et pleine d’humour que le détective. Tout est improbable dans ce roman. Dans le bon sens du terme. Surtout leur auteur préféré.

    Tout est dans le titre. l’humour, des personnages bizarres, des dialogues abracadabresques. Voulez-vous savoir où va le soleil quand il se couche? Mulford vous le dira après avoir regardé un skieur dans le Sahara. qui danse sur un air des Beatles. Comprenne qui pourra… L’humour est décalé, ainsi que les dialogues. Tout au long du roman, les titres des chapitres sont des jeux de mots qui vous rendront hilares. Un conseil: Ne lisez pas ce roman dans les transports. Vous risquez de finir en psychiatrie. Mulford est pétri des pires défauts. À part lui, tous les autres sont nuls, même son auteur. Vous imaginez? Un auteur qui peut l’éliminer d’un coup de crayon? Heureusement que ce dernier n’est pas rancunier. Pour notre plus grand plaisir.

     

    9782812205200    Ed. Ramsay    288 p.    19€

     

     

    #éditionsramsay #Humour #Instalire #Instalivres #Leeham #Leschroniquesdeleeham #Littérature #Polar #Policier #Romans #Suspens #Thriller

  8. Les chroniques de Lee Ham @litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com@litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com ·

    Liann et le sablier des fées – Suzanne MAX& Alain BENOIST – 2024 – Ed. Ex Aequo

    Quatrième de couverture

    Bien à l’abri du regard des humains, les faunes du royaume de Silvère mènent depuis très longtemps une existence paisible. Hélas, il aura suffi de la convoitise d’une fée pour que le désordre et le danger viennent menacer leur peuple. En l’absence du roi, son grand-père, c’est Liann qui devra tout tenter pour lever la malédiction qui s’est abattue sur leur territoire. Mais le temps presse : pourra-t-il sauver le royaume avant que ne se soit écoulé le dernier grain de sable du sablier des Fées ?

    Mon Avis

    Silvère, le roi des faunes, s’est absenté de son Royaume, pour un bon moment. Pas de panique. Liann, son fils, va assurer l’intérim. Son père lui fait confiance. Les faunes aussi. Mais, car il y a toujours un « mais ». Eh bien, oui. Le fameux grain de sable est de retour. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour Liann et son peuple. Le Royaume, invisible des humains, subit des intempéries. Les faunes sont désemparés. Que se passe-t-il? Que faire? Est-ce que ce sont des phénomènes naturels ou dus à la magie? Que peut faire Liann, en absence du roi? La révolution gronde. Tout le monde a peur. Liann et ses amis s’interrogent. C’est peut-être le fait d’une méchante fée. Comment le savoir?

    Liann est un faune qui aime les humains. Ces derniers le lui rendent bien. Les lecteurs découvrent une histoire trépidante. Pleine de suspens. Un récit qui tient le lecteur en haleine jusqu’au bout. Jusqu’à la dernière ligne. Le roman est illustré de très beaux dessins qui donnent vie aux aventures de Liann. Les illustrations ont des couleurs chaudes qui attirent l’attention du lecteur. La magie des faunes, des fées, rend l’histoire plus merveilleuse. Plus fantastique. Le jeune lecteur enquêtera avec les amis de Liann, pour comprendre ce qui se passe au Royaume des faunes.

    Dans ces moments troubles, Liann a besoin d’aide. Son Royaume est en danger. Les faunes sont perdus et veulent une solution rapide. Mais pour cela, il faut savoir ce qui se passe et qui veut faire du mal à leur Royaume, eux qui sont si paisibles. Les croquis aident le jeune lecteur à voir la réalité de ce qui se passe chez Liann. La lecture est vivifiante. Le lecteur découvre des mondes, des énigmes, des mystères, de la magie. Ce qui rend les aventures de Liann, fantastiques, fabuleuses. Cependant, il ne faudra pas oublier que le temps est compté. Le Royaume est en danger. Liann doit prouver à son père que ce dernier a eu raison de lui faire confiance. Y arrivera t-il? Le jeune lecteur va adorer ses aventures.

     

    9791038809406      Ed. Ex Aequo Coll. Jeunesse      75 p.      12€

    #Amitié #éditionsexaequo #Fantastique #Faunes #Fées #Illustré #Instalire #Instalivres #Jeunesse #Leeham #Leschroniquesdeleeham #Littérature #Romans #Royaume #Suspens

  9. Les chroniques de Lee Ham @litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com@litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com ·

    Le Corrupteur, soif de vengeance – Sylvain JOHNSON – 2024 – Ed. Good Mood Dealer

    Quatrième de couverture

    Les victimes du Corrupteur sont empoisonnées les unes après les autres. Elles reçoivent un défi sordide qui doit être accompli en 24 heures. Les victorieux remportent l’antidote, les autres subissent une mort atroce. Félix Fontaine vit dans la rue depuis la mort tragique de sa femme, survenue lors d’une émeute dans un concert. Désormais, l’unique but de son existence consiste à retrouver le responsable de ce drame. Armé d’une liste mystérieuse, il parcourt la province en auto-stop et s’arrête à Québec, ville qu’il déteste plus que tout au monde. C’est à cet instant qu’il reçoit une enveloppe du Corrupteur. Malgré l’urgence de la situation, son défi lui est donné petit à petit… Sera-t-il prêt à sacrifier son intégrité pour assouvir sa soif de vengeance ?

    Mon Avis 

    Certains événements de la vie sont si violents que l’humain a tendance à perdre la tête. À perdre la notion du temps. À perdre son humanité. Félix a perdu l’amour de sa vie, accidentellement. Sa vie s’est arrêtée à ce moment. Puis, il est tombé sous l’emprise d’un tueur fou. Que va-t-il faire? Comment pourra t-il retrouver celui qui a détruit sa vie? Félix se trouve embarqué dans une course contre la montre. Une course contre le temps. Une course contre quelqu’un qu’il ne connaît pas, et, qui, pour une raison obscure, lui en veut. Est-ce le corrupteur? Que lui veut-il? Pourquoi lui? Que sait ce dernier de l’accident de sa femme? Felix a l’impression que les choses lui échappent et qu’il change. Est-ce vrai?

    Ce qui est agréable pour tout les fans de roman policier, Ce qu’il y a deux intrigues, deux enquêtes concernant le héros. Il les mène de front, tambour battant. Le lecteur ne sait plus quelles émotions éprouver envers Félix. Est-il ce qu’il paraît? Joue t-il un ou plusieurs rôles? Peut-on être aussi malchanceux? Le compte à rebours est lancé par le corrupteur. Il faut faire vite. Très vite. Le rythme est soutenu, entre courses, coups de feu et tueurs sans foi ni loi. Le lecteur découvre Québec en mode « bad trip ». Il cavale à travers la ville pour accompagner Félix dans ses faits et gestes. Le suspens est tenu jusqu’à la dernière page.

    Le lecteur est pris en otage dès les premiers mots. Il ne lâchera plus le roman, même après le mot fin, car la sidération persiste. Félix navigue entre vengeance et compte à rebours. Peut-il choisir? En a-t-il le droit? Ce dernier mot n’existe pas dans le vocabulaire du corrupteur. Agir. toujours agir. Seulement agir. Peu importe l’état physique ou mental. Alors, Félix pleure l’amour de sa vie. Il doit trouver un moment pour la venger. Pourquoi ne pas le faire tout en respectant le compte à rebours? La réponse commence dès la première ligne et continue jusqu’à la dernière. Un grand bonheur pour le lecteur. Les armes, les larmes, le sang, la mort seront ses compagnons. Il n’a qu’une question: qui est le corrupteur?

     

    9782385780654    Good Mood Dealer Ed.     282 p.   17€

    #Goodmooddealeréditions #Instalire #Instalivres #Leeham #Leschroniquesdeleeham #Littérature #Policier #Romans #Suspens #Suspenspsychologique #Thriller

  10. Les chroniques de Lee Ham @litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com@litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com ·

    Hibiscus et le trésor du Père Fouettard – Bruno BOURDET – 2024 – Ed. Ex Aequo

    Quatrième de couverture

    Sur sa petite île des Caraïbes, Hibiscus se pose une grave question : le Père Noël n’est-il qu’une légende comme l’affirme son ami Hugo Curieuse, maligne et intrépide, elle est bien décidée à en avoir le cœur net ! Le soir de Noël, postée au sommet du phare dont son oncle Balaou est le gardien, la fillette scrute le ciel pour apercevoir le traîneau et surprendre le vieil homme à barbe blanche dans sa tournée. Mais elle est loin d’imaginer la fabuleuse aventure qu’elle est sur le point de vivre.

    Mon Avis

    Le Père Noël existe t-il? Voici une question cruciale. Fondamentale. Existentielle. Philosophique. Hugo, l’ami de Hibiscus, notre petit caribéenne, a fait une annonce fracassante qui affole tous les enfants du village. C’est une nouvelle enquête pour Hibiscus. Mais, motus et bouche cousue. Croix de bois, croix de fer… Mais vous savez, ce grain de sable qui grippe la machine? Eh bien, il est de retour. Et ce n’est pas une bonne nouvelle pour tous les enfants du monde. Le Père Fouettard, le grand ennemi du Père Noël, s’est invité à la distribution des cadeaux. Plutôt, il veut l’empêcher. Que faire? Que va faire Hibiscus?

    Une fois de plus, Hibiscus nous fait vivre de folles aventures. Dire qu’elle voulait enquêter sur une question existentielle… Maintenant, la voilà dans une mauvaise passe. Sur qui peut-elle compter? Va t-elle trouver une solution, comme elle l’a toujours fait? Des croquis en couleur rendent ce conte de Noël vivant. Ils illustrent bien la situation dans laquelle se trouve notre petite îlienne. Tout y est: suspens, personnages fantastiques, batailles. L’auteur fait voyager le jeune lecteur dont l’imagination devient plus que fertile. Ce dernier accompagne notre jeune héroïne dans ses questionnements et ses recherches de réponse.

    Encore une énigme que doit résoudre Hibiscus, pour le plus grand plaisir du jeune lecteur. Juste une petite phrase lancée par Hugo, son  ami, et notre petite ilote se frotte le nez, tire sur ses cheveux. Ce qui veut dire qu’elle réfléchit. En général, Hibiscus trouve toujours une solution. Mais là… Chou blanc. Pas l’esquisse d’une moindre idée. Pire, le Père Fouettard s’invite dans cette histoire. Tout le monde a une peur bleue de cet ennemi du Père Noël. Hibiscus n’est pas en reste. Maintenant, elle a deux énigmes à résoudre. Il lui faut l’aide de ses amis. Un peu de magie, peut-être? Comment va-t-elle s’en sortir? Le jeune lecteur trouvera peut-être une réponse à une question vitale. Ce qui est sûr, c’est qu’il s’amusera et appréciera cette belle histoire.

     

    9791038809147   Ed. Ex Aequo Coll. Saute-Mouton   38 p.   8€

    #éditionsexaequo #Conte #Fantastique #Illustré #Instalire #Instalivres #Jeunesse #Leeham #Leschroniquesdeleeham #Littérature #Noel #Romans #Suspens

  11. Les chroniques de Lee Ham @litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com@litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com ·

    Latombe victime professionnelle – Guillaume SUZANNE – 2024 – Ed. Kelach

    Quatrième de couverture

    Quand on fait un métier atypique, il ne faut pas s’attendre à une vie normale. Vincent Latombe, lui, n’a pas choisi. D’abord enquesteur, il est devenu, par la force des choses, victime professionnelle. Depuis, il s’expose volontairement aux dangers qui rôdent, aux forces maléfiques, en prenant la place des innocents ciblés. Toutes sortes de gens font appel à lui, pas toujours recommandables. Pas seulement des gentils. Pas seulement des humains. Tiraillé entre deux mondes, entre la noirceur et la bonté, Vincent pourrait bien se perdre, et tout perdre au passage. À moins de mettre la main sur le Livre de la Vie.

    Mon Avis

    Vraiment? Une victime professionnelle? Qui est assez masochiste pour faire un tel métier, si ce dernier existe vraiment? Il se trouve que Vincent Latombe en est une. Vous parlez d’un métier!! Vincent l’a choisi pour bien gagner sa vie. Une superbe, violente, aventure que découvre le lecteur. Vincent est un homme simple, comme tout un chacun. Mais sa vie n’est pas un long fleuve tranquille. Loin de là. Qui est-il? Quelle est son histoire? Pourquoi a-t-il choisi ce métier bizarre? Comment l’a t-il choisi? Est-ce un choix de sa part ou une assignation? Ses aventures vont vous marquer dans le bon sens du terme. Sans oublier notre victime professionnelle.

    Dès les premières lignes, vous mettez les pieds dans le plat. Soyez les bienvenus dans cette histoire déjantée. J’ai déjà lu l’auteur. J’aime son humour décalé, fin, parfois grinçant ou pince-sans-rire. C’est le cas de ce roman. Même si les situations sont souvent graves, l’humour exsude de chaque histoire. L’écriture reste légère, forte, marquante, saupoudrée d’un humour incroyable. Chaque chapitre a un titre qui tourne autour de notre héros. Ils prêtent souvent à sourire. L’auteur fait évoluer son héros dans des mondes parallèles. Celui des humains et celui des êtres de l’enfer. Un monde fantastique. Et de fantaisie.

    Avec un titre qui prête à sourire ou qui laisse pantois ou dans l’expectative, ce roman nous entraîne bien loin des sentiers battus. Le héros est aussi atypique. Avec Vincent, ainsi que d’autres personnages, nous vivons dans des aventures hors de temps. Un monde où le fantastique, la fantaisie flirtent avec le réel. Il faut dire qu’être victime professionnelle, n’est pas une sinécure. Affronter la noirceur de l’âme humaine ou des êtres des ténèbres, s’ils en ont une, peut se révéler dangereux, violent, sans pitié. C’est un roman où l’humour fin, subtil, le dispute au sérieux du récit. Vincent Latombe a-t-il choisi ce métier bizarre? Comment procède t-il? Le lecteur le suivra dans ses aventures. Dans ses turpitudes. L’enfer n’est rien à côté de ce qu’il vit. Mais n’est-ce pas son métier?

     

    9782494837010   Ed. Kelach Coll. Forêt des Malices  154 p.   17,50€

    #éditionskelach #Fantastique #Humour #Instalire #Instalivres #Leeham #Leschroniquesdeleeham #Littérature #Romans #Suspens #Thriller

  12. Les chroniques de Lee Ham @litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com@litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com ·

    Sainte Garce – Laurent MAILLARD – 2023 – Ed. Et le bruit de ses talons

    Quatrième de couverture

    Fugue ? Enlèvement ? Elsa Bonchamps, une étudiante parisienne, disparaît sans laisser d’adresse. Désemparée, son amie Pauline décide pour mener l’enquête, de s’en remettre à Aurélie Van-Root, ex-tueuse, alias Marlène Gauchet. Après Paris, les recherches d’Aurélie l’amènent rapidement à retrouver la trace d’Elsa à Trehonët, petite bourgade du Morbihan. Tout comme Elsa, Aurélie parvient facilement à se faire engager comme surveillante au pensionnat Sainte Kerlen, célèbre institution régionale pour l’accueil de jeunes filles en difficultés. Mais très vite, le doute s’installe. Elsa demeure introuvable. Toutes traces de sa présence semblent avoir été volontairement effacées. Punitions corporelles, mitard, le pensionnat est dirigé d’une main de fer par Amaury Leguerec, secondé par la redoutée Hélène Leguerec et le Père Chalmont qui prétend entendre les morts parler. Mais Les élèves sont surtout terrorisées par Sainte Kerlen. Une recluse morte depuis cent-cinquante ans et dont la rumeur prétend que certaines nuits, on peut l’entendre gratter de ses ongles le ciment des briques de sa cellule. Sans compter qu’une étrange malédiction pèse sur la localité où les habitants craignent la présence des « enfants verts ».

    Mon Avis

    Attention à l’eau qui dort dit le proverbe. Cela peut aussi s’appliquer aux villages ennuyeux. Des villages où, de l’extérieur, rien ne se passe. Marlène Gaucher, alias Aurélie Van-Root, nous emmène dans un coin perdu du Morbihan. En effet, une jeune femme a disparu en se rendant à son nouvel emploi. Son amie demande à Marlène de la retrouver. Comment chercher une aiguille dans une botte de foin? Avec sa délicatesse habituelle, Marlène se lance sur les traces de cette disparue. Est-elle vraiment dans le Morbihan? Que lui est-il arrivé? Marlène se fait embaucher dans un pensionnat pour une enquête qui n’a rien de routinier.

    Nous retrouvons Aurélie Van Root/Marlène Gaucher reconvertie en surveillante dans un pensionnat, à Trehonët, dans le Morbihan. Dès les premières pages, le ton est donné. L’enquête s’avère plus difficile que prévu. Aurélie ne recule devant rien. Le suspense et les questions arrivent dès les premières pages. Avec un vocabulaire tonique, simple. l’auteur nous emporte dans des pérégrinations de notre tueuse professionnelle. Oups, de notre pion. Comment évoluer dans un pensionnat de jeune fille, quand on a un revolver en permanence sur soi? Aurélie pourra t-elle bénéficier de complicités? Aura t-elle les coudées franches? Comment se déroulera son enquête?

    Aurélie/Marlène a une mission à accomplir dans un coin perdu du Morbihan. Une mission qu’elle prend très à cœur. Que peut-il bien se passer dans un pensionnat de jeunes filles qui puisse l’inquiéter ? Malgré son passé, Aurélie laisse, parfois, sa générosité la guider. L’auteur nous invite à suivre son aventure mouvementée dans ce lieu où le XVIIe siècle et ses forfaitures n’ont pas disparu. Le lecteur dévore une histoire où le suspens va crescendo. Où les personnages sont plus ou moins douteux. Aurélie arrivera t-elle au bout de sa mission? Le lecteur se délecte à chaque page, à chaque chapitre. Comme d’habitude, Aurélie laisse parler son grand cœur. Comment se terminera cette enquête énigmatique? Hum. Connaissant Aurélie…

     

    9782379120572   Ed. Et le bruit de ses talons   146 p.   17€

    #Disparitions #Etlebruitdesestalons #Instalire #Instalivres #Leeham #Leschroniquesdeleeham #Littérature #Read #Romans #Suspens #Thriller

  13. Les chroniques de Lee Ham @litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com@litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com ·

    Elles – Jean-Bernard PHILIPPOT – 2024 – Ed. L’harmattan

    Quatrième de couverture

    Elles. Trois femmes. Toutes ont quelque chose à cacher. À se cacher. Elles se croisent, s’observent, se découvrent, se sourient… Elles s’observent encore puis parlent… enfin. Parlent encore… C’est une première, d’habitude elles se taisent. Jean-Bernard Philippot propose, avec Elles, un texte qui aborde les violences faites aux femmes. Une employée, une musicienne, une réfugiée afghane, dans un huis clos. Trois voix. Trois destins. Trois accordéons. Un monde… Elles est le fruit de nombreuses rencontres de l’auteur, comme Isabelle Rome, anciennement ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, mais aussi d’associations de victimes ou de responsables médicaux.

    Mon Avis

    Être femme dans le monde, est souvent synonyme de souffrance, de tortures. Trois femmes se rencontrent. Trois vies et trois destins différents. Elles ont un point commun: l’humiliation, la souffrance, la violence. Trois femmes en souffrance profonde. Qu’ont-elles subi? Le subsistent-elles encore? Doivent-elles partager leur calvaire? Quand on lit une pièce de théâtre, l’imagination est très sollicitée. Il faut imaginer les personnages, leur gestuel. C’est beau. Ces trois femmes se rencontrent pour la première fois. Elles viennent d’horizons différents. Pourtant, elles se reconnaissent en tant que victimes. Elles se voient en tant que femmes manipulées. La faute? Au sexe dit fort. 

    La conversation entre les trois femmes est très subtile. Très fine. Très succincte. Le lecteur entre discrètement dans leur vie. Il avance avec prudence. Timidement. De peur qu’elles ne se taisent à jamais. Ces confidences se méritent. Les trois femmes parlent, avec pudeur, de ce qu’elles subissent ou ont subi. Elles caressent doucement les violences. Elles tournent autour sans vraiment utiliser les mots. Ont-elles peur de se blesser à nouveau? Tremblent-elles à l’idée que ces violences se matérialisent? L’auteur raconte cette douce violence. Ce dur amour. Ce tendre martyre. Peu importe le lieu, le corps de la femme, sa psyché, son âme, sont broyés, sacrifiés à l’hôtel du Mâle prédateur ou de l’Autre, prédatrice.

    C’est une pièce de théâtre d’une grande force. Trois femmes se racontent. Se découvrent. Pourtant, elles ne se connaissent pas. Un grand nombre de violences subies par les femmes y est mentionné: viol, harcèlement, coups, mariage forcé, violences intrafamiliales… Avec pudeur, elles font, du lecteur, un témoin muet et révolté de ce qu’elles ont subi. Pourquoi en parlent-elles? Qu’est-ce qui les amenées dans le même lieu? Arriveront-elles à se libérer de cette violence? Comment? Le monde est sans pitié envers elles. Elles semblent résignées à leur sort. Elles acceptent passivement leur vie. Mais l’une d’elles a lutté pour se libérer de cette violence. Sort-on vraiment indemne de cette tentative de destruction de la féminité? La fin de cette pièce de théâtre est émouvante et devrait faire réfléchir toutes les victimes de violences.

     

    9782336457086   Ed. L’harmattan Coll. En scène   64 p.   10€

    #Amour #éditionslharmattan #Femmes #Instalire #Instalivres #Leeham #Leschroniquesdeleeham #Littérature #Romans #Suspens #Théâtre #Violences #Violencesconjugales

  14. Les chroniques de Lee Ham @litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com@litteratutemltipleunerichesse.wordpress.com ·

    Les femmes et les enfants d’abord – Line ALEXANDRE – 2024 – Ed. Quadrature

    Quatrième de Couverture

    « Je sais bien que tu as envie de me lâcher, mais si tu pars un jour, je te préviens, je me pends. À chaque fois, son cœur saute dans sa poitrine, elle ne s’habitue pas. Elle reste ou elle se dégage en disant Je reviens avec toute la douceur qui lui reste pour lui, sa douceur s’épuise même pour les enfants et cela elle le redoute plus que tout. » Les femmes et les enfants d’abord : le cri d’un capitaine de navire qui fait naufrage. Mais les femmes sont ici de modestes guerrières de tous les jours qui affrontent la solitude, la maladie, la folie, subissent désamour ou injures. Elles s’efforcent d’être assez fortes pour se sauver, et surtout sauver les enfants, ces victimes innocentes, quand le monde menace de couler. La tendresse est alors un si précieux renfort.

    Mon Avis

    « Les femmes et les enfants d’abord« . Cette phrase suppose un grand danger dans la marine. C’est ce que dit le capitaine d’un navire qui coule. Et du danger, il en existe dans ce recueil de nouvelles. Il existe sous toutes les formes. Auprès des personnes âgées, des femmes, des enfants. Ces violences ne sont pas toujours visibles. Elles sont physiques, psychologiques. Les situations évoquées ne nous sont pas étrangères. Au contraire. À un moment de notre vie, nous avons entendu, vu ou soupçonné quelque chose. Quelle a été notre réaction? Avons-nous aidé? Nous sommes nous tus? Pourquoi ? Ces femmes ont dû affronter des moments difficiles. Ce sont des survivantes.

    Ce recueil de nouvelles nous parle des héroïnes du quotidien. De femmes qui tentent de reprendre leur vie en main. Des femmes qui doivent lutter pour rester en vie. Face à la violence, la maladie, leur instinct de survie est stimulé. L’auteure nous met face à ces femmes qui ont des choix à faire pour se protéger. Pour protéger leur famille. Les nouvelles sont courtes et intenses. Chaque chapitre est titré. Un titre percutant, court, qui invite à prendre connaissance de l’histoire. Qui titille la curiosité du lecteur. Par ailleurs, l’auteure brosse le tableau des sentiments. Ceux des femmes. Des « pourquoi?« . Des « comment?« . Des « Et si…« . Des actes manqués. Des questions qui ne sont pas, toujours, de rhétorique.

    La place de la femme, dans ce recueil, est très forte. Ainsi que celui de ses actes et de ses sentiments. Qui dit femmes, dit souvent enfants. Ils sont inclus dans ce paysage où l’homme fait partie de l’environnement. Ce dernier brille, parfois, par sa présence éteinte ou sa lumineuse absence. Quand il s’intègre à cet environnement, ce n’est pas pour du positif. Il tente de s’attribuer une place, une imposante et dangereuse présence. Tandis que l’enfant subit. Il subit les adultes et leurs idées plus ou moins lumineuses. Leur présence peu sereine. Les femmes et les enfants de ce recueil subissent les violences de la vie. Ils ne doivent compter que sur eux pour la changer. Ils sont fatalement fragiles. Ils prennent parfois de timides décisions. Ils rêvent toujours du meilleur qu’ils tentent de toucher timidement du bout des doigts.

     

    9782931080405   Ed. Quadrature   128 p.   18€

    #éditionsquadrature #Instalire #Instalivres #Leeham #Leschroniquesdeleeham #Littérature #Nouvelles #Recueil #Romans #Sentiments #Violences