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#droitisation — Public Fediverse posts

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  1. « Réuni-es autour de la table, la députée Ruba Ghazal (Québec solidaire, circonscription de Mercier), l’historien et éditeur David Murray (Écosociété) et l’économiste-sociologue Éric Pineault, professeur à l’UQAM, livrent une réflexion aussi lucide qu’inquiète, nourrie de l’essai collectif «#AvantDEnArriverLà», un ouvrage sur le péril fasciste réunissant 19 auteur-es de la #gaucheQuébécoise. »

    youtube.com/watch?v=uvJ7hjdwEzw
    #droitisation #extrêmedroitisation #politique #polQC #livres @bookstodon

  2. « S’il revisite les travaux sur la révolution conservatrice allemande des années 1920, #JeanFrançoisBayart s’emploie surtout à constituer la notion en un idéal-type dont la valeur heuristique n’est pas limitée à l’Europe de l’entre-deux-guerres. »

    Révolutions conservatrices

    diagrammes.fr/fr/folders/revol
    #droitisation #extrêmeDroitisation #droiteIdentitaire #histoireModerne #histoireContemporaine #théoriePolitique

  3. Sociologie de la victoire du RN au premier tour à Perpignan

    Propos recueillis par Maïté Torres, « Perpignan : réélection de Louis Aliot, à qui profite l’abstention ? Infographies et décryptage du politiste Nicolas Lebourg« , Made in Perpignan, 18 mars 2026. La version ci-dessous est enrichie de données.

    À Perpignan, moins d’un électeur sur deux s’est prononcé, est-ce cela qui a permis la réélection du maire sortant dès le premier tour ?

    L’abstention a dépassé les 52%. Il est révélateur que même le bureau de vote du centre-ville qui comptait le plus de colistiers des diverses listes (14 !) a 57% d’abstention et un vote Aliot à 30%. Les records sont atteints du côté de Saint-Jacques, où LFI avait investi en colistier une figure de la communauté gitane ex-soutien de LR, de LREM puis du RN : l’abstention y fait 80% et Aliot 38%.

    Quand on analyse les résultats croisés avec la participation il apparaît clairement que c’est la liste de Bruno Nougayrède (droite et centre) qui agrandit son score avec la participation. Si on calcule l’indice de corrélation (c’est-à-dire l’équivalence entre deux données, de +1 l’équivalence parfaite entre les deux à moins 1 où elles suivent des dynamiques opposées) le vote Nougayrède croisé à la participation est le plus haut avec presque 0.7.

    A rebours, le plus bas est celui de la liste LFI menée par Mickael Idrac, avec un taux de presque moins 0.4. Autrement dit, plus les électeurs votent dans un bureau, plus ils votent Nougayrède, moins ils votent Idrac. Le marché électoral de Perpignan demeure avant tout un marché des droites.

    En somme, comme en 2020, quelle que soit la configuration, l’analyse statistique est claire : l’élection de Louis Aliot ne dépend pas de l’abstention et est le résultat structurel de la demande.

    Louis Aliot est à la fois maire sortant et vice-président du Rassemblement national. Laquelle de ces deux positions lui a été la plus favorable ? 

    Il y a des résultats tranchés : au Mas Llaro Louis Aliot fait au premier tour de 2026 61% soit son score au second tour de 2020. Les électeurs qui l’avaient choisi en deuxième choix il y a six ans lui sont devenus fidèles. Il domine amplement dans tous les bureaux, avec un léger déficit dans la corrélation avec la participation à moins 0.1.

    Si son résultat baisse dans les bureaux les plus cosmopolites, l’indicateur social avec lequel il matche le plus est l’accès à la propriété : l’indice de corrélation est de 0.45. Dans les bureaux où il y a plus de propriétaires et où le revenu médian disponible est plus élevé il connait des envolées. On est très loin de la sociologie nationale du FN d’il y a dix ans qui en faisait le parti des employés à faibles salaires du secteur privé. On voit se consolider l’alliance avec les classes moyennes et supérieures marquée à Perpignan dès 2020, et visible nationalement aux élections de 2024 qui ont permis les très bons résultats aux européennes et législatives.

    Par ailleurs, les corrélations avec les votes de gauche sont fortes : moins 0.7 avec la liste Idrac et moins presque 0.8 avec la liste Langevine (Place Publique-PS). On a donc eu une démarcation puissante : quand on est très opposé aux gauches à Perpignan, l’offre Aliot est naturelle.

    Comment expliquer qu’aucune offre politique ne se démarque face à un candidat qui ne fait pas campagne ?

    L’enracinement d’un maire ne dépend pas que de lui. Il y a d’abord l’effet de la prime au sortant. En 2014 et 2020, il n’y a que 16% des mairies en Occitanie qui changent de couleur politique. Ensuite, les adjoints, les politiques municipales, irriguent le territoire. Le quartier gare a ainsi beaucoup été travaillé par l’adjoint Xavier Baudry : la liste RN y crève le plafond en passant de 32% au premier tour de 2020 à 53%. Enfin, il y a la stratégie de fusion des droites suivie par Louis Aliot : par exemple le catholicisme identitaire que n’a cessé d’afficher sa mairie durant son premier mandat a contribué à assécher le secteur catholique conservateur qui localement pesait dans la sociologie LR.

    Cela renvoie aussi à un trait spécifique : le vote pour Louis Aliot a été plus fort chez les seniors que dans la jeunesse (on a des indices à plus 0.4 pour les plus de 60 ans et moins 0.3 pour les moins de 25 ans). Mais sur le plan électoral ce n’est pas une mauvaise nouvelle pour lui car le département connaît un fort vieillissement. En 2040, si les tendances démographiques récentes se poursuivent, la population âgée de 65 ans ou plus sera presque deux fois plus nombreuse que celle de moins de 20 ans. Et les plus de 70 ans sont le seul groupe social a voté à plus de 50% quel que soit le tour et le scrutin. Donc si cette pyramide des âges donne une base chez les jeunes aux opposants à Louis Aliot, elle joue structurellement en sa faveur.

    Quel poids pour la gauche à Perpignan ? La droite traditionnelle a-t-elle encore un espace politique ?

    Pour la droite l’indice de corrélation démontre qu’il y a eu une certaine appétence et donc un avenir. A gauche, c’est plus compliqué. Rappelons qu’il y avait les listes Alvenard (Lutte Ouvrière), Blanc (Perpignan Autrement avec le PCF, Debout etc), Idrac (LFI et écoloogistes), et Langevine (Place publique-PS). Le vote pour Mathias Blanc progresse avec la participation, de façon faible sur l’ensemble de la ville, mais en concurrençant toujours plus LFI dans les bureaux où la participation est forte (par exemple dans le 701 la participation est de 63%, Blanc est à 8% et Idrac à  6%). Très clairement le vote PA a servi de zone intermédiaire entre les votes Langevine et Idrac : des Perpignanais qui voulaient voter plus à gauche que « Plus forts pour Perpignan », mais se refusaient à soutenir la liste Idrac. Sociologiquement, les deux listes se sont neutralisées mutuellement, permettant à la liste PP-PS d’être largement devant. Mais l’absence d’union n’est pas la cause de la défaite : quand bien même on cumulerait les quatre listes, de Place Publique à Lutte Ouvrière, la gauche ne représente qu’un tiers des voix. En outre les électorats sont très différenciés : à LFI les secteurs populaires cosmopolites, à PP l’électorat plus diplômé et les bureaux de vote comptant plus de cadres. Quand l’un est haut, l’autre est bas : ce sont deux sociologies et deux peuples de gauche aujourd’hui. Pour reconstituer un bloc uni de gauche qui dépasserait le quart des voix il y a donc une adaptation de l’offre qui doit se faire.

    Propos recueillis par Nicolas Massol, « Nicolas Lebourg : à Perpignan, «le RN a absorbé l’électorat de droite»« , Libération, 17 mars 2026.

    Les opposants de Louis Aliot mettaient en avant son immobilisme, le peu de réalisations concrètes ou de grands projets, et même une dégradation des chiffres de la sécurité. Comment expliquer pourtant son succès dès le premier tour ?

    Primo, la prime au sortant : en 2014 et en 2020, seules 16 % des mairies d’Occitanie changeaient de bord. A Perpignan, c’est encore plus fort : Paul Alduy est maire de 1959 à 1993, Jean-Paul Alduy, son fils, de 1993 à 2009. Deuzio, le marché électoral de Perpignan est en fait largement un marché des droites. Avec son catholicisme identitaire, sa nostalgie de l’Algérie française, ses discours sur l’entreprise, Louis Aliot a siphonné tous les segments. Tertio, il a une plus-value personnelle, engrangeant localement de meilleurs résultats que Marine Le Pen elle-même.

    Quelles sont les clés du vote Aliot ?

    En 2020, il avait su gagner la ville par une fusion des droites. Loin du «ni droite ni gauche» de son parti, sa campagne visait à fédérer les électorats fillonistes et lepénistes, en s’ouvrant même aux macronistes. Ça avait marché et il a approfondi cette fusion et ce résultat. Dans un quartier riche qui choisissait Macron contre Le Pen à la présidentielle, il obtient 61 % dès le 15 mars, soit son score au second tour de 2020. Mais sa victoire repose surtout sur les quartiers intermédiaires. En 2020, Aliot donnait une majorité politique à une majorité culturelle : cette majorité politique est désormais une majorité sociale. Le RN n’est plus la périphérie mais la norme.

    Presque tous les maires RN ont été réélus dès le premier tour dimanche soir. Y a-t-il une «recette» RN selon vous ?

    Les questions qui produisent ce vote demeurent au fil du temps, donc réassurent ce vote. D’Hénin-Beaumont à Perpignan, on trouve un chômage fort, un parc immobilier dégradé, un déclassement fort : les Perpignanais gagnent moins que la moyenne des Français à partir de 25 ans. Quand un Français gagne 100 euros, un Perpignanais en gagne 70. Les déclassements individuel et collectif entrent en symbiose pour produire du vote RN. Il n’est pas impossible que des électeurs retrouvent une forme d’estime de soi et de sortie du déclassement en assumant le vote RN contre ce qu’ils estiment être des élites nationales hostiles à leur égard.

    La droite existe-t-elle encore à Perpignan ?

    Sa contre-performance de 2020 pouvait s’expliquer par l’usure du pouvoir et le fait qu’elle soit divisée en plusieurs listes. En 2026, il n’y avait plus qu’une seule liste des partis de droite et du centre. Ce qui, en 2020, représentait encore un tiers des voix, en fait aujourd’hui 13,7 %. Pourtant, même l’un des plus fidèles lieutenants d’Aliot me disait dimanche soir qu’il reconnaissait que le candidat de droite [Bruno Nougayrède, ndlr] avait fait une bonne campagne. Mais le RN a absorbé l’électorat de droite.

    Comment expliquer que malgré une mairie d’extrême droite, les quartiers populaires avec beaucoup de Français d’origine immigrée n’aient pas voté à gauche ?

    LFI n’atteint pas les 10 %, ce qui lui aurait permis de se qualifier en cas de second tour. Dans un bureau du nord de la ville, comptant 70 % de prénoms d’origine arabo-musulmane sur sa liste électorale, Aliot fait 38 % et LFI 11,5 %. Un autre bureau du nord est révélateur : le revenu médian disponible des citoyens y est de 14 120 euros, contre une moyenne nationale de 23 080 euros, et trois des quatre listes de gauche présentaient des colistiers y vivant. Résultat : Aliot y fait trois fois le score du second arrivé après lui.

    Quelles leçons en tirer pour la gauche ? La division en quatre listes a-t-elle assuré la réélection d’Aliot dès le premier tour ?

    A Perpignan, l’absence d’union n’est pas la cause de la défaite : quand bien même on cumulerait les quatre listes, de Place publique à Lutte Ouvrière, la gauche ne représenterait qu’un tiers des voix. En outre, les électorats sont très différenciés : à LFI, les secteurs populaires cosmopolites, à Place publique, l’électorat plus diplômé et les bureaux de vote comptant plus de cadres. Quand l’un est haut, l’autre est bas : ce sont deux sociologies et deux peuples de gauche. Enfin, sur les alliances à géométrie variable des Ecologistes, on note qu’en 2020, ils étaient avec Langevine (PP-PS en 2026) et que leur alliance avec LFI, cette année, leur coûte cher.

    LFI en particulier fait une très grosse contre-performance alors qu’elle avait pourtant beaucoup misé sur la ville ?

    Les leaders locaux de LFI affirmaient avoir un potentiel de 29 %, en se basant sur le score de la présidentielle. La contre-performance est d’autant plus forte que ce parti perce dans les villes comparables, que de nombreux députés sont venus et même Jean-Luc Mélenchon. Mais au vu des résultats, il y a eu une erreur de casting et une stratégie inadaptée au marché électoral local. Louis Aliot avait dit en s’installant à Perpignan il y a vingt ans que, si le FN ne gagnait pas la ville, c’est que la radicalité n’y payait pas : lui, il s’est adapté, et a gagné.

    #Droitisation #Elections
  4. « De manière de plus en plus décomplexée, les élus condamnent les contre-pouvoirs au nom de la démocratie. Se jugeant les seuls représentants légitimes du peuple, les politiciens considèrent que nul ne devrait pouvoir contester leurs décisions. »

    alexandredumashistorien4.wordp
    #polQC #droitisation #charteQuébécoise #démagogie

  5. « [D]epuis que #LFI a pris position contre le génocide à #Gaza, un vent de folie semble avoir saisi la classe politique et médiatique française. Une sorte d’union sacrée disparate s’est formée dans un seul but: abattre cette force de progrès par tous les moyens. »

    lecourrier.ch/2026/03/11/de-ja
    #polFr #droitisation #LFIbashing #MélenchonBashing #politiqueFrançaise

  6. « Du copier-coller, en fait, sur le discours de l’extrême droite européenne, notamment française, et son concept de «préférence nationale», pourtant jugé inconstitutionnel et non conforme au droit applicable. »

    noovo.info/chroniques/article/
    #polQC #polCan #réfugiés #demandeursDAsile #servicesDeGarde #Drainville #PSPP #droitisation

  7. Une Cartographie socio-politique des colistiers 2026 : le cas de Perpignan

    Par Marion Jacquet-Vaillant et Nicolas Lebourg

    La personnalisation des scrutins et des pouvoirs tend à réduire l’élection municipale à des duels entre premiers des listes, candidats au poste de maire. Néanmoins le scrutin de liste n’a pas qu’un intérêt démocratique : il permet d’échantillonner un territoire, afin que les représentants politiques correspondent quelque peu au camaïeu de leur ville. Si les campagnes sont donc personnalisées, les membres des listes en sont les relais au sein de leurs quartiers, de leurs lieux de travail.

    Dans le prolongement de la parution de Perpignan, déclassement et droitisation, nous avons cartographié les membres des six listes qui se présentent aux suffrages des Perpignanais. Les cercles figurant sur la carte ne correspondent bien sûr pas aux adresses réelles de qui que ce soit, et sont juste placés sur le bureau de vote. En cliquant sur l’image vous ouvrirez un nouvel onglet qui vous permettra de sélectionner une ou plusieurs listes et de zoomer sur des bureaux de vote spécifiques.

    Certains d’entre eux sont particulièrement disputés : huit disposent de dix et plus colistiers présents – le maximum étant atteint au bureau 901 du centre-ville avec 14 candidats. Le fait que le centre concentre une grande part des colistiers est rationnel : lieu de vie qui concentre les activités, il n’est pas anormal d’y trouver des personnes désireuses de s’impliquer dans la vie publique. Une liste peut veiller à avoir un équilibre de secteurs, mais des colistiers vont être choisis selon leurs compétences, leurs réseaux, des liens militants, sans que leur résidence importe.

    Cartographier par bureaux de vote ne doit pas faire omettre le caractère très inégalitaire du territoire, avec un coefficient de Gini qui peut atteindre 0.66 dans le centre ancien de Perpignan quand il est de 0.24 à l’échelle nationale. Conséquemment, nous avons recalculé le revenu disponible médian fourni par l’INSEE à l’échelle des IRIS pour le situer à celle des bureaux de vote et choisi de l’utiliser comme variable contextuelle en fond de carte, permettant ainsi d’avoir une idée assez claire du niveau socio-économique des bureaux et de la diversité des expériences de la ville qu’ont les candidats. Pour comparaison, la médiane du revenu disponible à l’échelle nationale est de 23 080€ annuels.

    La liste Continuons ensemble avec Louis Aliot est la seule à porter le nom de son leader. Au Vernet, le Nord de la ville, les bureaux 601 et 612, ayant offert d’excellents niveaux de vote tant à Louis Aliot qu’à Marine Le Pen, n’ont pas de colistier – ceux du Nord-Est, moins RN, non plus. L’effort est concentré le long de l’avenue qui coupe la zone, et qui électoralement fonctionne de longue date comme une nette séparation entre pro et anti FN/RN. La liste est la seule à couvrir l’Ouest, avec le marché international Saint Charles. Elle absorbe ainsi l’ensemble des bureaux ayant connu un survote pour Éric Zemmour en 2022, mais aussi des parties ayant moins opté pour Louis Aliot en 2020. La carte est décorrélée de celle de la progression du vote Marine Le Pen entre les présidentielles de 2017 et 2022, soulignant le caractère local des enjeux. La liste a amplement puisé chez les anciens colistiers de Jean-Marc Pujol (maire LR de 2009 à 2020), élus et réélus par le front républicain, illustrant tout à la fois l’approfondissement de la stratégie de fusion des droites de Louis Aliot et le système de rentes du territoire tels qu’analysés dans le récent ouvrage.

    La liste Lutte Ouvrière menée par Pascale Alvenard est la seule à porter le nom d’un parti afin de mieux être identifiée – et l’une des deux, avec celle du RN, à ne pas faire figurer le nom de la ville dans son intitulé. En toute logique, elle évite les quartiers les plus aisés du Sud et de l’Est. Mais elle est particulièrement concentrée sur le secteur de Saint-Jacques (6 candidats relèvent d’un seul de ses bureaux) et si elle ne couvre pas l’ensemble du Vernet elle y est très solidement implantée – dont 2 candidats au bureau 616 dont le revenu médian disponible est de 15 377€ seulement. Elle est aussi la seule liste à être présente dans le secteur du Champ de mars, concentrant de nombreuses difficultés sociales. Cette géographie est bien celle d’une liste de premier tour provenant de quartiers populaires et cherchant à s’adresser aux populations les plus défavorisées, là où les autres listes, visant le second tour, doivent avoir une approche interclassiste et une plus grande extension spatiale. La liste divers gauche Perpignan Autrement menée par le socialiste Mathias Blanc n’a pas de colistiers sur le Sud pavillonnaire et l’Est bourgeois. Sa zone de force entoure la rivière Têt avec en particulier un axe du quartier de la gare à celui des Platanes, en une fusion des quartiers ayant donné bon accueil à la fois aux listes EELV-PS et de la gauche radicale en 2020 et correspondant d’une part à des zones vivantes de la cité, d’autre part au processus de création de cette liste ayant voulu rassembler les divers partis de gauche. Elle est aussi présente dans le Nord. On observe d’ailleurs qu’elle fait partie des trois listes (avec Lutte Ouvrière et Plus forts pour Perpignan) ayant un colistier au bureau 607 dont le revenu médian disponible annuel est à 14 120€.

    La Liste Perpignan Changez d’air (LFI-Les Écologistes) menée par Mickael Idrac ne recouvre pas la carte des 28 bureaux de vote ayant placé Jean-Luc Mélenchon en tête lors de la présidentielle de 2022, le local n’ayant pas la capacité d’entraînement du tribun national. L’implantation suit un axe Nord-Sud cohérent, mais des bureaux du Nord ayant voté contre Louis Aliot en 2020 n’ont pas d’implantation. Les bureaux de l’hypercentre ont le plus grand nombre de colistiers. Si EELV était dans une liste avec le PS en 2020 (menée par Agnès Langevine, tête de liste suivante de 2020) et qu’aujourd’hui les Écologistes sont avec LFI, se note que la carte du score d’EELV aux élections européennes de 2019 renvoie plus à l’implantation des colistiers de Plus forts pour Perpignan que de Perpignan Changez d’air. La Liste Plus forts pour Perpignan est menée par Agnès Langevine (Place publique-PS). On retrouve assez bien la territorialisation de son vote d’il y a six ans dans celle de ses colistiers, mais avec une forte différence au Nord. Les quartiers du Vernet avaient fait un moins bon accueil à son offre que ceux du Sud. La candidate a noué alliance avec la divers centre droit élue de ce secteur Anabelle Brunet, et cette ouverture au Nord se retrouve avec par exemple 5 candidats dans le bureau de l’ancien lycée Al Sol.

    La liste Soyons fiers de Perpignan menée par Bruno Nougayrede rassemble tous les partis de droite et du centre alors que ceux-ci s’étaient présentés en ordre dispersé en 2020. En 2014, les colistiers de la liste LR étaient resserrés autour de l’hôtel de ville, situation qui avait, en vain, été corrigée en 2020. L’erreur n’est plus de mise, mais le Nord moins bien pourvu. L’Est bourgeois est naturellement présent, avec le bureau le plus proche de la mer qui affiche un revenu médian disponible de 26 680€ et ne comporte que des candidats de droite et d’extrême droite. Le centre ancien est très investi par la liste, avec entre autres exemples le quartier du Couvent des Minimes en périphérie du quartier dit gitan de Saint-Jacques. Par rapport à la droite, la carte est nettement différenciée de celle du vote pour François Fillon en 2017, soulignant le renouvellement, et se rapproche beaucoup plus de celle du vote pour Emmanuel Macron, ou plutôt contre Marine Le Pen, au second tour de 2022.

    Cliquez sur la carte

    #Droitisation #Elections #République #SanitaireEtSocial
  8. « «Anti-France» : utilisé par l’#extrêmeDroite antisémite depuis le XIXe siècle et l’Affaire Dreyfus, le terme a été employé sans vergogne par la ministre #AuroreBergé contre la France Insoumise en février 2026, en point d’orgue d’une séquence d’inquiétante banalisation du #néofascisme en #France. L’historien Alain Ruscio nous rappelle ici que l’expression a aussi très souvent et très tôt servi à stigmatiser l’#anticolonialisme. »

    histoirecoloniale.net/anti-fra
    #polFr #histFr #droitisation #Macronie

  9. La Dynamique du national-syncrétisme 

    Première parution : Marion Jacquet-Vaillant et Nicolas Lebourg, « L’extrême droite radicale, jusqu’ici structurée autour de chapelles distinctes, converge dans un national-syncrétisme », Le Monde, 25 février 2026, p. 27.

    Au-delà de la légitime émotion, la manifestation du 21 février en hommage à Quentin Deranque est la concrétisation d’un mouvement de fond entamé depuis plusieurs années : la possibilité de voir converger les mouvements d’extrême droite radicale. Après des décennies de rivalité, comment expliquer cet aggiornamento ?

    Historiquement, la scène radicale française s’est structurée autour de chapelles distinctes. Les groupes ne soutenaient pas les modèles d’organisation politique similaires. Ils n’étaient pas alignés sur leurs options géopolitiques, comme le conflit israélo-palestinien l’a longuement illustré. Ils se distinguaient quant à leurs orientations stratégiques : le rapport à la violence et à son usage dans le champ politique faisait débat, tout comme la tentation de la participation aux élections. Chacun avait ainsi ses cercles, ses codes, ses rendez-vous, son Panthéon d’intellectuels organiques, son corpus idéologique… Chacun cherchait à attirer vers lui un stock relativement stable de militants, afin de devenir le véritable représentant de la radicalité extrême droitière. Des décennies durant la radicalité fut ce rhizome de groupuscules interconnectés mais en compétition. Même sous Vichy, il n’y avait pas de parti unique mais des dizaines de groupes en concurrence. Seul Ordre nouveau parvint en 1971 à rassembler 2147 adhérents quand les services de police estimaient la mouvance à 2500 personnes. Cette situation lui permit l’année suivante de fonder le Front national. Le processus unitaire a donc ses effets. Or, il se vit aujourd’hui à bas bruit.

    Depuis plusieurs années, la convergence est devenue possible. En 2023, on découvrait sur la chaîne Télégram FRDeter des militants venus d’horizons divers prêts à faire taire leurs désaccords. La même année, à Saint Brevin, les manifestations accompagnées de violence contre l’installation d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile réunissaient des militants venus de toute la France et de toute la mouvance. La descente nocturne de militants à Romans-sur-Isère après la mort du jeune Thomas à Crépol faisait la même démonstration. La manifestation en hommage à Sébastien Deyzieux, organisée chaque année depuis 1994 par le Comité du 9 mai (C9M) a pris depuis deux ans une ampleur singulière, rassemblant plus de militants que jamais.

    Trois éléments ont permis ce phénomène : la numérisation, les dissolutions, l’ethnicisation.

    Les radicaux s’expriment sur Telegram. Leurs communautés échangent peu, par exemple entre les fans d’Alain Soral et les Identitaires. Mais il existe une zone de chaînes où chacun converge afin d’échanger autour des mémoires, du trolling, et où le nationalisme devient un style de vie. La chaine du C9M fait l’interface entre néofascistes et Identitaires. Une culture commune s’établit, dans des carrefours.

    Elle est renforcée par l’effet des dissolutions. La loi existe depuis 1936 mais 29% des dissolutions ont été prononcées entre 2017 et aujourd’hui. La moitié de ces dissolutions concerne l’extrême droite. Cette intensité a profondément déstabilisé l’écosystème militant, notamment en faisant disparaître les mouvements nationaux structurés au profit d’une myriade de petits groupes communaux. Si les barrières idéologiques avaient du sens entre mouvements rivaux, elles deviennent caduques quand ce qui détermine le groupe est simplement le fait d’être là « hic et nunc ».

    Elles en ont d’autant moins quand l’essentiel de la mouvance a largement adopté le corpus idéologique des identitaires, leur « ethnodifferentialisme », et s’accorde à considérer que le « grand remplacement » est le problème essentiel et la « remigration » la solution unique. Ces mots d’ordre ont permis de faire l’union. Toutes les dissolutions se sont appuyées sur le mobile juridique de l’incitation à la haine, désignant le continuum entre radicalité idéologique et radicalisation violente.

    En somme, la dynamique centrale est désormais celle d’un national-syncrétisme. Plus fédérateur, il permet l’extension du domaine de la radicalité. L’implantation des groupuscules renvoyait depuis près d’un siècle à une géographie assez précise, avec en premiers secteurs notables l’axe formé par le couloir rhodanien jusqu’à la Provence-Alpes Côte d’Azur et la région parisienne. Des décennies durant, leur violence se concentrait à l’Est de la ligne Le Havre-Perpignan. Depuis 2015, l’activisme s’est étendu à l’ensemble du territoire et diffusé dans la ruralité. Le parcours de Quentin Deranque illustre bien le national-syncrétisme, lui qui serait passé chez les royalistes et les nationalistes révolutionnaires, a participé à la manifestation du C9M tout en assistant aux conférences d’Academia Christiana, et qui se joignait donc aux identitaires de Némésis. Ayant grandi dans le village de Saint-Cyr-sur-le-Rhône, il a été tué à Lyon, épicentre de la radicalité.

    Enfin, cette radicalisation s’articule à une polarisation du débat démocratique, où les tragédies sont revisitées dans des narrations collectives antagonistes. Polarisation mainstream et radicalités ne sont pas opposées par principe. Le service d’ordre de la manifestation du 21 était présidé par le chef d’un groupe néonazi dissout en 2022, par ailleurs salarié de Vincent Bolloré. Avec trois collaborateurs parlementaires poursuivis pour homicide et recel de malfaiteurs, les Insoumis sont eux à la croisée des chemins. Ni à droite ni à gauche, le mainstream et la radicalité ne partagent une doctrine unique. De chaque côté, ils mettent toutefois en commun des affects, des émotions politiques, des ressentiments mais aussi des récits capables de mobiliser largement. Les autres camps politiques sont fracturés, laissant se poursuivre la montée du RN.  Cette polarisation transforme notre espace public en agrégations émotionnelles des appartenances, enfermant les uns et les autres dans une logique de camp, rendant impossible toute nuance ou dialogue. Tant de dynamiques difficilement compatibles avec la démocratie libérale.

    #Droitisation #République #Violence
  10. Perpignan, déclassement et droitisation

    Parution de Nicolas Lebourg, David Giband et Dominique Sistach, Perpignan, déclassement et droitisation, Perpignan, Trabucaire, 2026.

    Présentation de l’éditeur :

    Perpignan est une ville intensément belle, caniculaire, pauvre, inégalitaire, colorée, cosmopolite, enclavée, violente, musicale… La faiblesse du tissu économique et l’enkystement dans une économie et une société de la rente s’y déroulent sur fond de tensions sociales récurrentes, avec une hausse continue du chômage et des indicateurs de pauvreté. Les difficultés sociales de la ville que nous pouvons voir s’inscrivent dans un temps long qui situe la trajectoire de Perpignan dans un déclassement ancien et complexe.

    En produisant une socio-histoire de la ville remontant aux années 1950, les auteurs démontrent que le moment de rencontre sur le marché électoral qu’est l’élection municipale de 2020 est l’effet d’un processus de droitisation. La victoire du Rassemblement National en 2020 face au maire sortant (Les Républicains) n’est ni une effraction démocratique ni un accident civique, elle éclaire aussi bien les enjeux sociaux locaux que politiques nationaux.

    Publier un ouvrage sur la plus grande municipalité RN c’est ouvrir la boîte de Pandore d’un territoire connu pour ses chapelles, ses clientèles, ses fragments, et relève de la gageure. Il s’agit de nourrir la réflexion locale sur le développement et de participer de la réflexion globale sur la conquête politique par le national-populisme. Perpignan n’est ni un modèle, ni une exception : c’est un révélateur.

    Table des matières

    Du déclassement au populisme : les faits et les mots (Nicolas Lebourg et David Giband)

    • Catégoriser le déclassement
    • Rationnaliser les passions politiques

    Les droites à Perpignan : une histoire atypique (Nicolas Lebourg)

    • Algérie française et naissance de l’alduysme
    • Fondation du Front national et redéfinition de l’alduysme
    • Réinventer l’alduysme, recomposer le lepénisme

    Louis Aliot et le marché des droites (Nicolas Lebourg)

    • Droitisation des uns, normalisation des autres
    • Une fusion des droites
    • Agir local, penser global

    Perpignan 3.0 : la bataille des municipales vue du web (Marion Jacquet-Vaillant et Nicolas Lebourg)

    • 2014 : Perpignan, ville-témoin d’une campagne nationale du FN
    • 2020 : Perpignan, ville-trophée pour le RN

    Du déclassement urbain au ressentiment citoyen (David Giband et Nicolas Lebourg)

    • La ville déclassée
    • Le déclassement, vecteur de l’hégémonie du populisme

    Perpignan, ville indigne (David Giband)

    • Une ville traversée par la question du (mal) logement
    • Une « ville-repoussoir » par ses écoles

    De la délinquance ordinaire aux marginalités criminelles (Dominique Sistach et Nicolas Lebourg)

    • Entre dénis et récits : la sécurité, un enjeu central ?
    • L’importance sociale des stupéfiants

    La carte de la ville et le territoire de la délinquance (Dominique Sistach et Nicolas Lebourg)

    • Quand la marge est la norme
    • La ville low-cost
    • Grammaire de la sécurité

    Des racines et des chaînes (Nicolas Lebourg et Sylvain Manternach)

    • Identités gigognes et imaginaires communautaires
    • Des votes communautaires ?

    Archipel et polarisations (Nicolas Lebourg, David Giband et Sylvain Manternach)

    • « Nous » et « les Autres »
    • Structure ethnique et effets politiques
    • Les marges et le mainstream

    Une transformation silencieuse. Le traitement de la Culture à Perpignan (Emmanuel Négrier et Cyril Della-Via)

    • Héritage et succession
    • La rupture dans la continuité
    • Populiste, mais sans le peuple

    Ce qui demeure, ce qui advient (Nicolas Lebourg, Dominique Sistach et David Giband)

    Sources

    À propos des auteurs

    Table des figures

    Table des matières

    Table des figures

    1. Les quatre temps du déclassement perpignanais
    2. Évolution démographique comparée Toulouse–Montpellier–Perpignan (1954-2022)
    3. Un vote pour Louis Aliot non fonction de l’abstention (premier tour, 2020)
    4. Rapport de forces au second tour des municipales de Perpignan (2020)
    5. Rapport de forces au second tour de l’élection présidentielle à Perpignan (2022)
    6. Le premier tour des municipales perpignanaises par blocs (1993-2020)
    7. Comparaison des votes FN/RN Perpignan–France (1984-2024)
    8. Spatialisation des colistiers de Jean-Marc Pujol (2014)
    9. Spatialisation des colistiers de Jean-Marc Pujol (2020)
    10. Évolution de la participation entre les deux tours des municipales de Perpignan (2020)
    11. Résultats aux premier et second tours des municipales (2020)
    12. Scores de la liste social-écologiste menée par Agnès Langevine au premier tour des municipales de Perpignan (2020)
    13. Scores de la liste de gauche radicale menée par Caroline Forgues au premier tour des municipales de Perpignan (2020)
    14. Scores de François Fillon au premier tour de l’élection présidentielle à Perpignan (2017)
    15. Scores de Louis Aliot au premier tour des municipales de Perpignan (2020)
    16. Évolution du vote en faveur de Marine Le Pen entre 2017 et 2022
    17. Scores d’Éric Zemmour à Perpignan (2022)
    18. Les comptes Twitter ayant participé à la discussion sur la campagne de 2014
    19. Mentions des candidats dans L’Indépendant (01/01/2019 – 31/12/2019)
    20. Les comptes Twitter ayant participé à la discussion sur la campagne de 2020
    21. Visibilité de certains candidats aux élections municipales de Perpignan
    22. Les candidats perpignanais face aux sondages (janvier et mars 2020) et aux urnes (T1)
    23. Le corridor méditerranéen de la pauvreté
    24. Quelques données concernant des villes de taille comparable à Perpignan
    25. Résultats aux premier et second tours des municipales (2020)
    26. La dépendance aux prestations sociales des allocataires de la CAF (2019)
    27. Diversité culturelle et restauration rapide par bureaux de vote (Perpignan, 2014-2019)
    28. Une géographie sociale de la restauration rapide à Perpignan
    29. Quelques indicateurs sociaux (en %)
    30. Part des cadres et professions intellectuelles supérieures (INSEE, 2019)
    31. Répartition de l’emploi salarié à Perpignan
    32. Taux de pauvreté et part des bénéficiaires (INSEE, 2022)
    33. Scores de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2022 et indicateurs territoriaux
    34. Les inégalités entre quartiers aisés et quartiers pauvres
    35. Perpignan : une ville fragmentée, inégalitaire et sous tension (carte de Sylvie Gittus, Mathilde Costil et Éric Dedier avec la participation de David Giband, Le Monde, 20 février 2020)
    36. Les IPS des écoles élémentaires, comparaison Perpignan/France (2024)
    37. Les IPS des écoles élémentaires, villes d’Occitanie Est (2024)
    38. Les IPS des écoles élémentaires publiques et privées (2024)
    39. Les IPS des collèges, principales villes d’Occitanie Est (2024)
    40. Les IPS des écoles élémentaires publiques, plaine du Roussillon (2023)
    41. Les IPS des collèges, plaine du Roussillon (2024)
    42. Part des 16-25 ans ni scolarisés ni en emploi (2024)
    43. Coups et blessures enregistrés à Perpignan (2012-2024)
    44. Capture d’écran d’un compte TikTok du Bas-Vernet (2025)
    45. Mise en cause pour détention de stupéfiants pour 1 000 habitants (SSMSI, 2022)
    46. Infractions de discrimination constatées (2022-2024)
    47. Enquête « Vécu et ressenti en matière de sécurité » (VRS, SSMSI, 2022)
    48. Proportion d’électeurs nés dans l’Union européenne (2020)
    49. Proportion d’électeurs nés dans le département des Pyrénées-Orientales (2020)
    50. Participation et vote Aliot au premier tour des municipales de 2020 selon le taux d’allochtones par bureaux de vote
    51. Participation et vote Aliot au second tour des municipales de 2020 selon le taux d’allochtones par bureaux de vote
    52. Scores comparés de la droite et du FN en 2009 et 2014 par bureaux de vote
    53. Proportion d’électeurs nés dans des pays du Maghreb après leur indépendance par bureaux de vote (2020)
    54. Proportion d’électeurs nés en Algérie après l’indépendance par bureaux de vote (2020)
    55. Proportion d’électeurs portant un prénom arabo-musulman par bureaux de vote (2014)
    56. Résultats des élections municipales de 2014 selon le pourcentage de prénoms arabo-musulmans dans la liste électorale
    57. Score de Marine Le Pen par bureaux de vote (2017)
    58. Score de Jean-Luc Mélenchon par bureaux de vote (2017)
    59. Scores de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2017 selon le taux de prénoms arabo-musulmans par bureaux de vote
    60. Vote au second tour des municipales par type de quartier (2020)
    61. Le marché des droites au bureau de vote du Mas Llaro (2014-2024)
    62. Évolution du vote pour Louis Aliot selon le pourcentage de prénoms arabo-musulmans (2014 et 2020)
    63. Évolution du vote pour Jean-Marc Pujol selon le pourcentage de prénoms arabo-musulmans (2014 et 2020)
    64. Évolution de la participation entre les deux tours selon le pourcentage de prénoms arabo-musulmans (2014 et 2020)
    65. Taux de prénoms arabo-musulmans et vote Aliot selon le prix moyen du mètre carré
    66. Vote Aliot selon le type d’habitat au second tour des municipales (2020)
    67. Scores de Louis Aliot aux municipales de 2014 et nombre d’adhérents FN selon le prix du foncier
    68. Résultat du FN/RN au premier tour des législatives à Perpignan selon le taux de prénoms d’origine arabo-musulmane (2017-2024)
    69. Proportion d’électeurs portant un prénom arabo-musulman par bureaux de vote (2022)
    70. Évolution du budget culturel (dépenses réalisées) à Perpignan en K€ (2015, 2019-2024)
    71. Évolution de l’effort culturel et de l’euro culturel par habitant (2015, 2019-2024)
    #Droitisation #Elections #SanitaireEtSocial
  11. 《 Chaque fois que le #PartiQuebecois a cherché à avancer son projet de souveraineté, il l’a fait en s’appuyant sur une coalition sociale progressiste. Or, sous la direction de Paul St-Pierre Plamondon, cette stratégie semble mise en veilleuse. Le parti peut-il encore prétendre rassembler sans miser d’abord sur la solidarité sociale ? 》

    theconversation.com/promesse-d
    #polQc #PQ #PSPP #droitisation

  12. « Une #droitisation décomplexée se tisse lentement mais sûrement dans notre étoffe sociale : occultation de la souveraineté territoriale des Premiers Peuples, durcissement du discours sur l’immigration, nationalisme exclusif réclamant pour lui-même ce qu’il refuse à d’autres. »

    lapresse.ca/dialogue/opinions/
    #polQC #histQC #PremièresNations #Autochtones #Indigenous

  13. « Le président du Conseil représentatif des juifs de France (CRIF) l’accuse sur Radio J d’être «un danger», tandis que des ministres et des élus du Rassemblement national réclament la déchéance de sa nationalité. Le tout à la veille des élections municipales de mars 2026 où son parti, #LaFranceInsoumise, est particulièrement dans le viseur de la sphère médiatique. Pourquoi tant de haine ? »

    orientxxi.info/France-Rima-Has
    #RimaHassan #polFr #racisme #Palestine #Gaza #droitisation #LFI #LFIbashing

  14. La « Remigration » : itinéraire d’une formule radicale, des marges au cœur du débat public

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    #Droitisation #République

  15. 2025 : le Bruit des bots

    Par Nicolas Lebourg

    Ce blog a été hélas très peu actif lors du second semestre 2025. Ce n’est pas tragique en soi, son principe même étant d’être de la « slow information » : on ne peut être critique envers la polarisation, l’agitation, et se soumettre à ses codes. Néanmoins, nous allons essayer de reprendre un rythme de croisière pour 2026 (et je viens de mettre un coup de frais à la home qui n’était pa malvenu)…

    Parmi les élément de la deuxième moitié de 2025 non signalés, il faut quand même renvoyer aux émissions « Extrêmorama« . Ce petit espace de discussion avec des chercheurs et de journaliste travaillant sur les extrêmes droites créé à l’initiative de David Dusfresne a, ces derniers mois, proposé des échanges qui, rétrospectivement, font sens ensemble :

    https://www.youtube.com/watch?v=PsFwSb08JqA&list=PL4Moa23T0v8EPLWl8pjH1xhOncB8twNYc&index=4&pp=iAQB

    https://www.youtube.com/watch?v=5KgQNVYi_Wo&list=PL4Moa23T0v8EPLWl8pjH1xhOncB8twNYc&index=3&pp=iAQB

    https://www.youtube.com/watch?v=HvHaieQI6gg&list=PL4Moa23T0v8EPLWl8pjH1xhOncB8twNYc&index=2&t=5s&pp=iAQB

    https://youtu.be/5rR6VakxeLY?list=PL4Moa23T0v8EPLWl8pjH1xhOncB8twNYc

    Assez nettement, on voit s’imposer une inquiétude quant à une conjonction internationale entre une offre illibérale rénovée par la Tech et l’appui des milieux d’argent, et une demande unitariste hiérarchique. Comme le souligne Marion Jacquet-Vaillant dans la dernière émission la division URL/IRL tient dorénavant du leurre – voire de la caverne des ombres.

    #Droitisation #République

  16. Constitution et #laïcité à l'ère du #nationalismeIdentitaire

    Invité.e.s:
    ⦁ Laurence Guénette, coordonnatrice et porte-parole de la #LigueDesDroitsEtLibertés.
    ⦁ Louis-Philippe Lampron, constitutionnaliste et professeur à l'Université Laval.

    animation : Haroun Bouazzi

    youtube.com/watch?v=t89VdKIiSL0
    #polQC #PL1 #PL9 #CAQ #CharteQuébécoise #droitsEtLibertés #droitisation

  17. « Malgré les désastres écologiques qui s'accumulent, nous assistons au démantèlement des politiques environnementales comme un greenbacklash planétaire. Pourquoi et comment y faire face ? »

    invités
    #CyrilDion, réalisateur du #documentaire Demain, auteur de #LaLutteEnchantée
    #LaureTeulières et #JeanMichelHupé, auteurs de #GreenBacklash, qui veut la peau de l’#écologie ?

    rfi.fr/fr/podcasts/c-est-pas-d
    #écoactivisme #droitisation #film #livres #luttesÉcologiques #environnement @bookstodon

  18. « "C'est comme ça qu'on vit au Québec"

    Je reconnais à cette formulation le mérite d'être honnête. La xénophobie est franchement assumée. Au Québec, on ne porte pas de voile. Vous portez un voile? Vous n'êtes pas Québécoise. Cette vision étriquée de la laïcité est littéralement la seule loi au Québec qu'on associe à ce point à notre identité. »

    facebook.com/Alexandre.Dumas.H
    #polQC #PL9 #CAQ #paniquesMorales #démagogie #droitisation #nationaleux #tokébekicitte #communautésRacisées

  19. Comment définir l’extrême droite ?

    Première version : Nicolas Lebourg, « Définir l’extrême droite », Après-demain, vol. 73, n°2, 2025, pp. 8-11.

    Le terme « extrême droite » se rencontre en France dès la Restauration, durant les années 1820. L’argument selon lequel son emploi devrait être réservé aux régimes fasciste ou nazi apparus un siècle plus tard est donc particulièrement irrationnel. Il ne doit cependant pas nous surprendre, les enjeux autour de l’« extrême droite » en faisant un objet de constantes polémiques, nourries par l’idée que ce syntagme ne serait pas « définissable ». Cette idée revient à acter une difficulté à circonscrire historiquement un phénomène et n’est pas sans arrière-pensée quant au présent.  Ainsi les représentants de mouvements politiques actuels dont le corpus idéologique tend à les classer à l’extrême droite peuvent avoir un intérêt électoral à rejeter cette dénomination[1]. Toutefois, revenir aux sciences humaines et sociales permet de dégager les limites de l’objet « extrême droite », ainsi que la structure de sa dynamique.

    Convergences national-populistes

    C’est sous le règne de Charles X (1824-1830) qu’est publié le premier document que nous connaissons comportant une définition de l’extrême droite. Ce libelle présente « l’électeur d’extrême droite » comme étant :

    • hostile aux choses en état comme aux élites en place,
    • sceptique,
    • adepte de la table rase pour rétablir l’ordre,
    • méprisant les hommes politiques mais louant l’action et la force, et
    • craignant une révolution à venir[2].

    Cette première approche est aussi anthropologique que politique : la question centrale est celle de la colère quant au cours social du temps.

    C’est en 1887-1889, avec le général Boulanger, que l’extrême droite se constitue pour la première fois en force politique électorale. Georges Boulanger est alors à la tête d’un mouvement populaire nourri par le désir de revanche contre l’Allemagne, suite à la défaite de 1870 qui amputa la France de ses territoires orientaux. Depuis les travaux du politiste Pierre-André Taguieff, dans les années 1980, on qualifie ce mouvement de « national-populiste », en considérant que ses traits spécifiques recouvrent également le Front national (FN), fondé en 1972[3].

    Il y a là :

    1° une offre, un leader censé sauver la nation au nom de l’ordre et de la justice sociale, en la codirigeant avec le peuple, à coups de référendums, par-delà les élites « parasitaires », et

    2° une demande, que l’historien du boulangisme Bertrand Joly ramène à ces termes : « les mécontents de tous bords jettent ce candidat hors système à la face du régime comme un reproche et non comme un espoir ».

    Tout en soulignant le risque de schématisation qu’il y a à vouloir tout faire tenir ensemble (le boulangisme et les lepénismes), les historiens Betrand Joly et Grégoire Kaufmann mettent cependant en évidence qu’une dynamique s’est effectivement instaurée, marquée par une volonté d’agréger les classes sociales au sein d’un exclusivisme nationaliste et populiste[4].

    Néanmoins, on objectera aisément que le recours au « populisme » ne clarifie pas forcément l’approche, tant ce terme est lui aussi polysémique et polémique[5]. En France, en effet, on parla d’abord des « populistes » à la fin du XIXe siècle, pour désigner les militants russes narodniki (« ceux du peuple »), une mouvance socialiste agraire interclassiste[6]. Cette acception du mot « populisme » s’impose avec la parution, en 1912, d’un ouvrage du romancier Grégoire Alexisnsky : La Russie moderne. Député de la deuxième Douma, une assemblée instaurée puis dissoute par le tsar Nicolas II en 1907, Alexisnsky s’est réfugié en France en 1917, où il est un auteur respecté, critiquant la Russie soviétique avec pondération. Politiquement, il participe à l’Union panrusse des paysans, et est le premier président de l’Union nationale révolutionnaire, organisation qui cherche à unifier la mouvance russe antibolchevique, en remettant la question de la forme républicaine ou monarchique de l’État à l’après-URSS, et en affirmant la nécessité que les paysans conservent les terres qu’ils ont acquises[7]. En somme, le populisme comme mot et comme dynamique se pense bien a minima comme un dépassement empirique du clivage droite-gauche et du système partisan, avec un volontarisme social n’éliminant pas l’interclassisme. Pourtant, « populisme » et « extrême droite » ne se réduisent pas l’un à l’autre : on peut être populiste sans être d’extrême droite ou même de droite.

    Ce qui, depuis deux siècles et à travers le monde, permet de rassembler des mouvements politiques divers sous l’étiquette « extrême droite » est 1) avant tout leur façon commune de se concevoir comme une élite de rechange dont l’ambition est 2) de régénérer la société sous une forme organiciste[8], 3) en articulant cela à une révision des relations internationales.

    À partir de ce corpus, il est possible développer de nombreux aspects connexes.

    Par exemple, l’utopie organiciste implique le rejet de tout universalisme au bénéfice de l’autophilie (la valorisation du « nous ») et de l’altérophobie (le rejet de l’« autre »[9]).

    • Les extrêmes droites absolutisent ainsi les différences (entre nations, « races », individus, cultures).
    • Elles tendent à assimiler les inégalités aux différences, ce qui crée parmi leurs sympathisants un climat anxiogène car perturbateur de leur volonté d’organiser de manière homogène la communauté.
    • Elles cultivent l’utopie d’une « société fermée » propre à assurer la « renaissance » communautaire.

    En outre :

    • Les extrêmes droites récusent le système politique en vigueur, dans ses institutions et dans ses valeurs (le libéralisme politique et l’humanisme égalitaire).
    • La société leur paraît décadente et l’État, selon elles, aggrave ce fait : elles se croient en conséquence investies d’une mission perçue comme salvatrice.
    • Leur fonctionnement interne ne repose pas sur des règles démocratiques, mais sur la production d’« élites véritables ».
    • Leur imaginaire renvoie l’histoire et la société à de grandes figures archétypales (l’âge d’or, le sauveur, la décadence, le complot, etc.) et exalte des valeurs irrationnelles non matérialistes (la jeunesse, le culte des morts, etc.).
    • Enfin, elles rejettent l’ordre géopolitique tel qu’il est.

    L’extrême droite apparaît ainsi comme un champ où évoluent et interagissent des groupements aux projets très variés, mais toujours globalement conformes à cette vision du monde.

    Après la Première Guerre mondiale, un sous-champ est apparu en son sein : l’extrême droite radicale. Celle-ci ne se contente pas de vouloir changer les institutions : elle considère qu’il faut une révolution anthropologique, un « homme nouveau » défait de tous les traits du libéralisme. Les représentants les plus emblématiques de cette radicalité sont les fascistes italiens et les nationaux-socialistes allemands, mais d’autres courants ont existé (les nationaux-bolchéviques allemands, le néofascisme de l’Italien Julius Evola, les solidaristes ou les néoeurasistes russes, etc.), souvent remis à l’honneur par les radicaux après l’effondrement de l’Axe.

    En somme, le champ extrême droitier accorde une importance fondamentale à l’articulation entre l’interne et l’externe. Ainsi le fascisme historique est-il le régime d’un parti-milice qui souhaite créer un homme nouveau en mettant en œuvre un État totalitaire à l’intérieur et une guerre impérialiste à l’extérieur, ces deux aspects étant indissociables dans leurs motivations et buts utopiques. Ces divers éléments correspondent aux items de la définition de l’extrême droite. Dès lors, le positionnement dans le champ politique d’un mouvement qui les réunit ne fait aucun doute. À ce sujet, les polémiques autour du mot « socialisme » à l’intérieur du syntagme « national-socialisme » ne sont que de la rhétorique. Arthur Moeller van den Bruck, intellectuel majeur du nationalisme allemand et auteur du Troisième Reich (1923), l’écrivait clairement : le socialisme n’est que « le fait qu’une Nation tout entière se sent vivre ensemble » : c’est encore de la vision organiciste de la société dont il est question[10], et en aucun cas des analyses et doctrines économiques, sociales et philosophiques de la gauche.

    Crises internationales et crises internes

    Les progrès et novations des extrêmes droites s’avèrent structurellement liés aux crises des relations internationales. Le terme « géopolitique » apparaît d’ailleurs dans le même contexte que les termes désignant les différents types d’altérophobie (« antisémitisme » en 1879, « racisme » en 1892, « xénophobie » en 1901, « islamophobie » en 1910). Il est installé dans le débat en 1899 par le Suédois Johan Rudolf Kjellén, qui estimait que, face à la Russie et son aire asiatique, l’Allemagne devait contrôler un espace allant de Dunkerque à Bagdad – Kjellén était l’élève de Friedrich Ratzel, l’inventeur du concept d’« espace vital ».

    L’ensemble des courants dont nous avons traité sont liés à ce contexte. Ainsi :

    • Le national-populisme est né de la défaite française de 1870.
    • L’extrême droite radicale est née de la Première Guerre mondiale.
    • La globalisation du second conflit mondial, avec l’ouverture du front de l’Est en 1942, a produit un néofascisme européiste qui a évolué en nationalisme blanc, dont la forme la plus radicalisée est l’accélérationnisme (courant terroriste millénariste néonazi né en 2015, qui s’est particulièrement fait connaître par l’attentat de Christchurch[11]).
    • Le 11 septembre a provoqué l’émergence d’un « néopopulisme » qui prétend défendre les libertés contre le « totalitarisme musulman », et d’un parti pris occidentaliste qui a souvent mué en russophilie, Moscou étant perçu comme un dernier recours contre la société multiethnique et multiculturelle.
    • La guerre en Ukraine depuis 2014, la crise des réfugiés de 2015, les prétentions néo-impérialites actuelles de la Chine, des États-Unis et de la Russie, correspondent certes à la phase de l’accélerationnisme dans le domaine de la radicalité violente mais à celle de l’extension de l’illibéralisme dans le secteur du marché politique.

    On le voit, chaque situation critique de redistribution du système de relations internationales engendre une évolution des offres d’extrême droite, et, pour elles, de nouveaux horizons. Cette interaction internationale entre en résonnance avec les situations intérieures. En effet, les transformations et crises internes aux sociétés sont tout autant créatrices d’évolutions dans l’offre politique des extrêmes droites et d’opportunité d’accession au pouvoir – ainsi, le sujet de l’immigration est systématiquement exploité par les extrêmes droites européennes depuis le dernier quart du XXe siècle.

    Notes

    [1] Le sujet appelle à la modestie quant aux effets de l’intervention sociale du chercheur : la définition que nous proposons à la suite est celle, certes affinée, que nous répétons depuis la soutenance de notre thèse de doctorat il y a tout juste vingt ans.

    [2]Dialogue entre trois électeurs, ou la clef des trois opinions, Paris, s.d., 16 p.

    [3] À l’initiative du groupuscule néofasciste Ordre Nouveau, pour servir de « vitrine » et de plateforme électorales à diverses familles de l’extrême droite.

    [4] Bertrand Joly, Aux origines du populisme. Histoire du boulangisme (1889-1891), Paris, CNRS Éditions, 2022 ; Grégoire Kauffmann, Le Nouveau FN. Les vieux habits du populisme, Paris, Seuil, 2016 ; Pierre-André Taguieff, « La rhétorique du national-populisme. Les règles élémentaires de la propagande xénophobe », Mots, n°9 octobre 1984, pp. 113-139.

    [5] Humberto Cucchetti, Alexandre Dézé et Emmanuelle Reungoat, Au nom du peuple ? Idées reçues sur le populisme, Paris, Cavalier bleu, 2021.

    [6] Fondé sur l’idée d’une solidarité entre les classes plutôt que d’une lutte entre les classes.

    [7] Préfecture de police, « Union panrusse des paysans », 2 février 1925, 2 p., AN/19940500/305 ; id., « L’Union Révolutionnaire », 20 août 1926, 7 p., AN/19940500/306 ; Serge Rolet, « L’Union soviétique vue de Paris par Grégoire Alexisnsky », Modernités russes, n° 13, 2012, pp. 115-128 ; Juan Francisco Fuentes, « Populism, The timeline of a concept », Contributions to the History of Concepts, vol. 15, n°1, 2020 pp. 47-68.

    [8] L’approche organiciste conçoit la société comme une forme biologique, donc mortelle, où chaque personne doit participer de l’unité du tout.

    [9] Opérant une péjoration par permutation entre l’ethnique et le culturel.

    [10] Louis Dupeux, Aspects du fondamentalisme national en Allemagne, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2001.

    [11] Attentat commis dans deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch, le 15 mars 2019, par le terroriste Brenton Tarrant, ayant causé 51 morts et presque autant de blessés.

    #droitisation

  20. « Lévesque n'a jamais tenu un discours s'approchant de celui du "grand remplacement". Il n'a jamais reproché aux immigrants d'arriver au #Québec avec des codes sociaux, des référents culturels ou des habitudes religieuses différentes. » - Alexandre Dumas

    « Si j'étais Guy A. Lepage »

    facebook.com/Alexandre.Dumas.H
    #MBC #TLMEP #polQC #médiasQC #droitisation

  21. « Dans un beau livre rythmé par un florilège de leurs œuvres, l’Américaine #AnnTelnaes et le Genevois #PatrickChappatte conversent sur ce qu’est le #dessin de presse en 2025, et sur la nécessité de résister face à la #censure et l’autocratie à l’œuvre aux Etats-Unis. Bonnes feuilles »

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  22. Mémorial du camp de Rivesaltes : quand le Rassemblement national réécrit l’histoire

    (Source inconnue)

    Première parution : Nicolas Lebourg, « Mémorial du camp de Rivesaltes : quand le Rassemblement national réécrit l’histoire », Libération, 4 octobre 2025.

    Ce 25 septembre, Laurent Jacobelli, télégénique député du Rassemblement national, a posté une vidéo filmée devant le Mémorial du camp de Rivesaltes (MCR), et prenant violement à partie ce dernier. Peut-être encore troublé par sa condamnation judiciaire quelques jours avant, il invente une politique du MCR qui en ferait un « temple du wokisme ». La mémoire du camp aurait été détournée au détriment des quelques 22 000 harkis et membres de leurs familles passés par ce site. « Pour diffuser une pensée de gauche et pro-migrants, dit-il. On ne parle plus des harkis. Quelle honte ! ». La charge n’est pas solitaire puisque, le même jour, Michèle Martinez, député RN des Pyrénées-Orientales (département où se situe Rivesaltes), attaquait également le MCR lorsqu’elle proposait la création d’une fondation nationale pour la mémoire des Harkis. Les deux élus accusent le Mémorial d’invisibiliser les harkis, ce que le premier qualifie de « scandale ».

    Bien sûr, on pourrait objecter que s’ils étaient rentrés dans le bâtiment, ils auraient constaté que l’exposition permanente traite très largement de ce sujet. Si nos députés étaient allés le lendemain au MCR ils auraient assisté… à la journée d’hommage aux harkis qui s’y tient tous les ans. Si nos députés daignent parfois se rendre à l’Assemblée nationale et aux Invalides, ils y auront vu en 2024 une exposition sur les harkis… créée par le MCR, d’abord installée au MCR. S’ils ont préféré arpenter la Côte d’Or, ils auront pu visiter l’exposition sur les harkis qui s’y tenait, réalisée avec le soutien du MCR. S’ils lisent des livres sur les harkis, ils connaissent leur spécialiste : Abderahmen Moumen. Il est le responsable scientifique de la partie sur les harkis de la nouvelle exposition permanente du MCR, à venir dès 2026. S’ils sont attentifs à l’institution, ils auront noté que le président de son conseil scientifique, l’historien de l’antisémitisme et de Vichy Laurent Joly, rappelait dans sa réponse à M. Jacobelli être le petit-fils d’un Kabyle ayant choisi la France.

    D’ailleurs, si nos députés s’intéressent à l’histoire, il semble qu’ils aient quelques trous de mémoire. M. Jacobelli dit que le MCR a été créé en hommage aux « harkis et pour tous ceux qui sont passés par le camp ». Il ne les nomme pas. Mme Martinez affirme qu’au MCR « le passé harki est parfois invisibilisé par d’autres mémoires ». Elle ne les nomme pas. Aidons-les. Ouvert en 1941, le camp a interné des milliers de républicains espagnols qui avaient fui les exécutions franquistes, des milliers de juifs étrangers, ensuite transférés vers Drancy puis Auschwitz. Était-ce des mots si difficiles à utiliser : « juifs », « républicains » ? Sont-ce des mémoires honteuses avec lesquelles voisiner ? Tout ne fut pas si sombre. Il y eut aussi des collaborateurs internés à la Libération. Et puis, le site fut même utilisé pour un centre de rétention des clandestins jusqu’en 2007.

    Selon M. le député, le MCR fait des expositions « pour les LGBT, pour tout, pour rien ». Qu’est-ce que ce « rien » ? L’exposition temporaire de 2024 dédiée à l’internement des « nomades », Rivesaltes ayant été le camp de Vichy qui en concentra le plus ? Quant aux LGBT, le MCR est partenaire du festival LGBT+66 : manifestement, oui, il faut continuer à dire leur sort dans l’Europe de 1939-1945. Si M. Jacobelli se rend jusqu’à sa circonscription, en Moselle, il pourra y songer à comment des homosexuels mosellans vivant dans des territoires rattachés au Troisième Reich y furent arrêtés, « pour tout, pour rien ».

    Il ne s’agit même plus d’opposer une vision de l’histoire à une autre. Le trumpisme a lâché la bride : on peut inventer entièrement le réel pour mieux le dénoncer. Le travail historique est l’exact opposé de ce palimpseste où le vrai n’est même plus un moment du faux. Résultat, les adaptes du retour autoritaire l’ont en horreur. En Allemagne, c’est le Mémorial du Buchenwald qui est dans le viseur de l’AFD. Que nous raconte l’histoire du camp de Rivesaltes ?  La gestion coercitive des flux humains dans une société qui se désintéresse des populations ostracisées. Cela vaut pour les harkis comme pour les autres groupes qui y ont été relégués. C’est le signifié de l’histoire qu’on voudrait effacer. Quitte à recourir aux tentatives classiques de clientélisation de minorités blessées. Quitte à diffamer les équipes du MCR qui, elles, travaillent dans un département champion de France du chômage et de tous les défis sociaux, pour tenter de reconstruire du lien et du sens. C’est bien pour l’histoire, pour les harkis, pour ces équipes, que l’historien des extrêmes droites et unique historien de toutes les périodes du camp de Rivesaltes que je suis tient à rappeller que ce n’est pas la mémoire qui divise, mais le ressentiment. Le MCR a ouvert en 2015. Comme le dit sa directrice Céline Sala-Pons, cela fait « dix ans à faire taire les silences ». Car le silence, c’est terminé.

    #Antisémitisme #Droitisation #Mémoire

  23. " In 2025, politically incorrect #comedy is not the kind of speech that’s being suppressed; no comedian is in danger of going to jail—or even taken off Netflix—for racist or homophobic material. Suggesting that Charlie Kirk’s killer voted for Trump? That’s another story."

    thebaffler.com/latest/whos-lau
    #USpol #USmedia #TonyHinchcliffe #KillTony #arts #humorists #standupComedy #punchingDown #wokebashing #chasseAuxWokes #droitisation

  24. « Et si la #SiliconValley façonnait le futur autoritaire ?
    Entre milliardaires libertariens et influence politique, découvrez comment la technologie pourrait réinventer le #fascisme et transformer nos démocraties.
    Arnaud Miranda, politologue, et Olivier Tesquet, journaliste, analysent les liens entre #tech et #autoritarisme. »

    youtube.com/watch?v=hLrSicoFGq
    #BigTech #droiteTech #droiteDeLaSiliconValley #lobbys #USpol #technofascisme #droitisation #extrêmedroitisation #fascisation

  25. Nom: #Quintin
    Prénom : Bernard
    Âge : 54 ans

    Direction #politique : #droite tendance #droiteextreme

    Fonction : ministre de la sécurité et de l’intérieur

    Travail précédent : il aurait été enseignant durant « quelques années ». Cependant, à tout juste 20 ans, il est déjà diplomate.
    Je présume, donc, qu’il doit avoir fini ses études à 8 ans … 🤔.

    Qui la paye : les #citoyen•nes #belges

    #Droitisation #queer #police

  26. "From Elon #Musk’s hostile takeover of core government functions, to the #Trump family's vision for remaking #Gaza into another Dubai, we are witnessing the extension of corporate power across the globe at an unprecedented pace."

    An emergency town hall via #HaymarketBooks w/ Naomi Klein, Chenjerai Kumanyika, Astra Taylor, and Keeanga-Yamahtta Taylor

    youtu.be/iyLiNN_NMO4
    #USpol #USpolitics #MAGA #oligarchy #droitisation #USleft #AmericanLeft #leftActivism #politicalActivism #antifascism

  27. #LaBaladoDeFredSavard S07-EP12

    « Dans cet épisode, Antoine Casgrain, ex-conseiller politique à Québec Solidaire et maintenant chroniqueur à la balado nous offre une analyse sociologique fort intéressante sur le traitement médiatique et politique des "affaires" #Bouazzi et #Bedford. »

    share.transistor.fm/s/39ecb5b3
    #HarounBouazzi #SoutienÀHarounBouazzi #droitisation #DroitardsPleurnichards #tarfuffes #nationaleux #ChasseAuxWokes #wokebashing #CommunautésRacisées #polQC #médiasQC #AssNat

  28. « Ils ont une vision idéalisée et très nostalgique de l’Occident des Lumières. Ils vont dire que le nazisme et le colonialisme, par exemple, sont des accidents de parcours, que c’est réglé, et que nos valeurs sont toujours plus fortes que les dérives de certains politiciens. »

    Que défendent les #antiwokes ?

    entretien avec #LearryGagné, auteur de #LAntiwokismeEnDébats

    lapresse.ca/arts/chroniques/20

    #livres #ChasseAuxWokes #wokebashing #droitisation #DroiteQuébécoise #polQC #éduQC @bookstodon

  29. « Nous assistons depuis la dernière décennie à la montée en puissance de discours issus du nationalisme conservateur, de la droite populiste et de l’#ExtrêmeDroite, que ce soit sur les médias sociaux ou traditionnels.
    [..]
    Pendant que ces discours entrent dans la zone de l’acceptabilité, on assiste à une stigmatisation des voix opposées. »

    ledevoir.com/opinion/idees/823
    #SoutienÀHarounBouazzi #DroitardsPleurnichards #polQC #droitisation #extrêmedroitisation #tartuffes #hypocrites #nationaleux