#gauchequebecoise — Public Fediverse posts
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« Réuni-es autour de la table, la députée Ruba Ghazal (Québec solidaire, circonscription de Mercier), l’historien et éditeur David Murray (Écosociété) et l’économiste-sociologue Éric Pineault, professeur à l’UQAM, livrent une réflexion aussi lucide qu’inquiète, nourrie de l’essai collectif «#AvantDEnArriverLà», un ouvrage sur le péril fasciste réunissant 19 auteur-es de la #gaucheQuébécoise. »
https://www.youtube.com/watch?v=uvJ7hjdwEzw
#droitisation #extrêmedroitisation #politique #polQC #livres @bookstodon -
#Chroniques de la #GaucheQuébécoise (suite)
Il y a quelques années, Manal Drissi, dans sa chronique à Radio-Canada, affirmait avec véhémence que l'homophobie c'est moins pire que le racisme, parce qu'on peut faire semblant de pas être gay mais qu'on peut pas changer sa couleur de peau.
Je n'ai pas retrouvé le segment, mais je me rappelle qu'il n'y a eu aucune conséquence.
Pas plus de conséquence - sauf un léger embarras - lorsqu'elle a accusé un homme gay d'un certain âge d'être un pédo, parce qu'il ramassait le fils de son conjoint à l'école. Même qu'elle est allée voir la police et l'a dénoncé sur un groupe fb de parents.
«Ce quartier n’est pas facile.»
«je préfère mille fois avoir eu tort en ayant fait ça qu’avoir eu raison et n’avoir rien fait.»
(Source: https://www.lapresse.ca/actualites/2020-10-16/erreur-sur-la-personne.php)
Pas de conséquence. Mais c'est pourtant clairement pire que d'avoir critiqué Léa Clermont-Dion dans une story Instagram, comme l'a fait Elizabeth Lemay.
Mais c'est ça, le centre gauche, c'est pas une méritocratie.
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#Chroniques de la #GaucheQuébécoise (suite)
Il y a quelques années, Manal Drissi, dans sa chronique à Radio-Canada, affirmait avec véhémence que l'homophobie c'est moins pire que le racisme, parce qu'on peut faire semblant de pas être gay mais qu'on peut pas changer sa couleur de peau.
Je n'ai pas retrouvé le segment, mais je me rappelle qu'il n'y a eu aucune conséquence.
Pas plus de conséquence - sauf un léger embarras - lorsqu'elle a accusé un homme gay d'un certain âge d'être un pédo, parce qu'il ramassait le fils de son conjoint à l'école. Même qu'elle est allée voir la police et l'a dénoncé sur un groupe fb de parents.
«Ce quartier n’est pas facile.»
«je préfère mille fois avoir eu tort en ayant fait ça qu’avoir eu raison et n’avoir rien fait.»
(Source: https://www.lapresse.ca/actualites/2020-10-16/erreur-sur-la-personne.php)
Pas de conséquence. Mais c'est pourtant clairement pire que d'avoir critiqué Léa Clermont-Dion dans une story Instagram, comme l'a fait Elizabeth Lemay.
Mais c'est ça, le centre gauche, c'est pas une méritocratie.
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#ChroniquesDeLaGauche #Gauche #GaucheQuébécoise
Il y a une critique qui est souvent faite à Montréal lorsqu'il y a, à l'initiative des citoyen-ne-s faisant partie de la catégorie des plus mal pris-es, de l'embellissement et du verdissement.
Un endroit dégueulasse qui est embelli pour permettre aux pauvres d'avoir accès à autre chose qu'un îlot de chaleur poussiéreux, ça devient attirant.
Même si c'est les pauvres et militant-e-s du coin qui ont tout organisé, c'est pas elleux qui en profitent, mais leurs propriétaires qui lèvent le loyer et les petit-e-s intellos branché-e-s ou boss de petites start-up qui s'installent là dans les mois suivants.
Un des facteurs d'embourgeoisement, c'est le travail acharné des gens du coin pour rendre leurs propres vies moins misérables. D'une certaine manière, les proprios leur volent leur travail et leur demandent de payer en plus.
C'est pour ça que j'ai toujours dit qu'il fallait mettre autant d'efforts à «embellir» qu'à rendre les quartiers populaires hostiles aux riches[1].
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Je viens de parler à une ex-collègue et j'avais jamais vu ça de même, mais c'est la même chose sur le lieu de travail.
Elle et moi on a fait partie de la même équipe de «bras cassés» pendant un peu plus d'un an, dans un milieu de travail très difficile. C'était loin, mal payé, avec une direction abusive dont tout le monde avait peur (même notre CA). Avec le temps, on a fait des gros efforts pour amener divers projets, trouver du financement, développer des partenariats avec d'autres petits organismes qui avaient du potentiel. Puis on s'est finalement organisé-e-s pour renverser la direction.
Le problème: dans les mois suivants, nos jobs étaient devenues «trop bonnes pour nous»: il y avait des projets et du cash.
J'étais entretemps parti-e pour cause de harcèlement et dès le départ de notre ancien-ne d.g., j'ai essayé de réintégrer mon poste - en vain, même s'il était disponible. Plutôt que me réembaucher, la nouvelle direction est allée jusqu'à me faire travailler gratuitement sur un projet de subvention en me promettant que je pourrais réintégrer l'équipe si jamais on arrivait à obtenir le financement.
J'ai finalement été remplacé-e par quelqu'un qui n'était pas spécialisé dans le domaine de mon poste, mais qui était l'ami-e de la nouvelle direction.
Ma collègue se faisait ignorer par le nouveau personnel et sa condition psychologique s'est dégradée encore plus que sous la direction précédente. Elle a fini par partir elle aussi.
La nouvelle direction fait partie de ce qu'on pourrait appeler la «gauche branchée montréalaise» et fait aussi partie du milieu de l'édition - mais ça devrait étonner personne.
Cet organisme faisait partie du secteur culturel, mais dans le communautaire c'est encore pire. J'en ai déjà parlé, mais je vais répéter.
Dans le communautaire, t'as des intervenant-e-s qui travaillent d'arrache-pied pour faire survivre leur organisme et qui dealent avec une clientèle absolument misérable. Après quelques années à rusher, iels finissent par réussir à trouver assez de subv pour se payer un salaire décent, dans les 30$/h, avec des conditions acceptables: 6-8 semaines de vacances payées, un horaire de 32h/semaine, etc.
Là, iels se disent: ok, ça va ben nos affaires, on va peut-être pouvoir fleurir à travers toute cette merde.
Mais c'est sans compter les universitaires qui débarquent alors sans aucune expérience en intervention pour tout péter. Faites-vous pas d'illusion sur elleux. Iels vont vous raconter une histoire triste mais ça paraît juste dans leur manière de parler et de s'habiller qu'iels sont allé-e-s au pire du pire au Collège Jean-Eudes. La plupart d'entre elleux ont jamais été exposé-e-s à ne serait-ce qu'une estie de seringue qui traîne par terre.
Iels auraient jamais mis les pieds dans cette org avant, mais là le salaire suffit à les convaincre.
Ne sachant rien faire d'autre, iels vont toujours commencer par prétendre qu'il est urgent de réécrire toutes les politiques de l'org. Iels persécutent ensuite les intervenant-e-s de terrain qui ont parfois commencé comme pairs-aidant-e-s et qui sont souvent légèrement poqué-e-s par la vie.
Une partie des intervenant-e-s quitte. Une autre partie se fait mettre à la porte pour des niaiseries à caractère politique - je niaise pas, je connais des gens à qui c'est arrivé.
L'org devient à terme exangue et sa mission finit par changer et s'orienter vers la formation et la recherche.
Les OSBL, ça se gentrifie aussi. Les gens qui ont rendu la job tolérable, on les pousse vers la sortie et on vole leur travail déjà accompli en amont.
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[1]Dans ce contexte, on serait ben folles et fous de pas appuyer des projets de centres d'injection supervisés. C'est le genre de truc qui sert la population locale, réduit l'extrême misère, fait pleurer les proprios et fuir les bourges. Ça a que des avantages. Il y a d'autres gestes qu'on peut poser mais j'en parlerai pas. -
Chroniques de la #GaucheQuébécoise (suite)
Un an et demie après mon retour au premier cycle universitaire, voici qui confirme mon hypothèse du départ (fondée sur mon bacc effectué entre 2005 et 2008):
les militant-e-s les plus radicalement de gauche, en classe, posent essentiellement des questions de compréhension et se plaignent comparativement peu.
Lorsqu'un-e prof dit quelque chose de particulièrement grave (assez pour que d'autres profs s'en mêlent - oui, j'ai vu ça), les militant-e-s les plus radicaux/ales vont généralement en parler à d'autres durant la pause, tchéquer si tout le monde va bien, et discuter de différentes options, parmi lesquelles peut figurer ou pas une plainte au département. J'appuie sur le «tchéquer si tout le monde va bien». Y partent pas en peur en déchirant leur chemise.
Les étudiant-e-s qui vont shamer le/la prof publiquement et de manière psychologiquement abusive en utilisant un langage «woke» sont généralement, dans mon expérience récente, des étudiant-e-s de centre, centre-gauche.
Pas de gauche radicale.
Ce sont des éléments perturbateurs, qui rendent les profs visiblement hypervigilant-e-s. J'ai entendu dire que l'une des «wokes» qui perturbe constamment un des cours que je suis a même fait pleurer une prof il y a deux ans.
Je dis que ça confirme mon hypothèse du départ parce que pendant mon bacc, il y a 20 ans, c'était la même affaire. Le petit con qui pensait en savoir plus que toustes les profs appartenait à ce qu'on pourrait qualifier d'équivalent de l'aile droite de Québec Solidaire.
La fille fatigante qui a fait la danse du bacon dans le cours d'histoire d'Égypte et Mésopotamie parce que le prof a dit que la Bible, c'était pas vrai, était bien évidemment une conservatrice chrétienne - mais chrétienne orthodoxe, donc elle avait un «angle» pour se victimiser correctement.
Les victimes des perturbations, de la quérulence et du harcèlement sont et étaient quasiment systématiquement les profs les plus jeunes et les plus à gauche (surtout des chargé-e-s de cours). C'est fort probablement parce que les petit-e-s esties osent pas confronter des figures d'autorité plus «vénérables», par lâcheté ou parce qu'iels ont appris dès leur plus jeune âge qu'il faut lécher les bottes des puissant-e-s pour maintenir leurs privilèges.
Les éléments perturbateurs qui n'utilisent pas un langage «woke» sont purement et simplement des réactionnaires. Antiavortement, antiféministes, transphobes, etc. Jusqu'à maintenant, j'observe que leur modus operandi est similaire à celui des «wokes». Tirer la couverture de leur côté, déchirer sa chemise, interrompre le cours de manière incessante mais épargner les vieux profs de droite, même ceux qui sont fatigués.
Je dis pas que le phénomène est plus ou moins grave que par le passé - juste que j'observe, personnellement, le même phénomène.
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Chroniques de la #GaucheQuébécoise (suite)
J'ai lu l'article en lien ci-dessous à cause d'un commentaire de @LearryG sur Bluesky.
Je dis pas que ce qu'Azdouz raconte dans ce texte est de la pure fabulation. Mais il semble y avoir une épaisse couche de brume entre ce qu'elle dit et ses preuves.
Les gens qui regardent ça de loin: vous devriez savoir qu'il y a une critique constante de la «cancel culture» au sein même de la gauche que Azdouz qualifie de «néoprogressiste». Les critiques de gauche de la «cancel culture» utilisent l'expression «cancel culture» pour la dénoncer - ce que je ne fais pas tellement souvent.
(Si vous trouvez que je suis sévère envers la gauche, vous n'avez rien vu.)
Le premier zine largement diffusé que j'ai lu sur le sujet date d'avant l'utilisation de l'expression «cancel culture» par le centre et la droite, et m'a été donné par un-e ami-e activiste au Salon du livre anarchiste de Montréal vlà tellement d'années que je me rappelle même plus c'était quand. (C'était plusieurs années avant la pandémie.) Je vais essayer de retrouver ce zine anonyme imprimé tant en France qu'au Québec - mais je l'ai peut-être donné à quelqu'un d'autre.
À l'époque, on parlait de «call-out culture», mais c'était la même affaire.
Le centre et la droite nous accusaient encore d'organiser des «cabales», des «chasses aux sorcières»[1] et sortaient des expressions comme «la gauche a le monopole de la vertu»[2] mais n'avaient pas identifié de paradigme aussi clairement qu'aujourd'hui.
Depuis cette époque, je n'ai pas observé de changement majeur dans le discours - et marginalement dans les comportements de part et d'autre. Il y a eu des moments de durcissement (2013, par exemple, avec une vague de dénonciations post-Printemps Érable) et d'adoucissement (suivant cette même vague de dénonciations, il y a eu création de comités de médiation).
La gang d'Azdouz a aucune idée de quoi elle parle, parce qu'elle n'a pas assisté à ça, ni entendu ses proches chialer, ni lu ces textes ou écouté ces balados issus de l'intérieur du mouvement. Son approche est «étique» (elle part de l'extérieur) en plus de n'inclure aucune forme de vérification - au point où Azdouz invente ses citations à 100%, telle une Facal du pauvre.
C'est évident que dans ce contexte, et même si la gauche mérite d'importantes critiques, tout ce qui va ressortir de l'exercice, c'est des impressions inexactes et floues.
#CancelCulture #ChroniquesDeLaGauche #Québec #Canada #VasteProgramme #Centre #Droite
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[1] Notez l'opposition intéressante ici: les deux expressions font référence à une forme d'occultisme, mais on est soit victimes de cet occultisme (cabale), soit victimes d'une accusation d'en faire partie (chasse aux sorcières). La première fois que j'ai personnellement entendu l'expression «cabale», c'était un prof d'université qui l'avait utilisée sur un forum pour se plaindre d'une alliance départementale qui le visait directement. C'était vers 2006.
[2] Facal était fan de cette expression. Un exemple: https://www.journaldemontreal.com/2006/02/08/le-piege-a-ours -
#Chroniques de la #GaucheQuébécoise mais aussi de la #DroiteQuébécoise et du #CentreQuébécois (suite)
Je vais retourner à mes critiques contre la gauche (surtout québécoise et canadienne) plus tard et faire une parenthèse sur le comportement typique des gens de centre et de droite lorsqu'iels sont pogné-e-s à collaborer à des comités pluralistes.
Les gens qui sont toxiques à gauche vont souvent weaponizer leur identité et leurs traumas pour t'abuser. Toi, tu marches sur des oeufs mais elleux ont le droit de te crier dessus, de pleurer, de te faire des demandes irréalistes, de qualifier ta moindre erreur de «irreparable harm», ou encore de demander de «l'accountability» tout en sachant qu'aucune reconnaissance ni réparation de tes torts ne conviendront à leur définition «d'accountability».
Je veux pas faire des catégories trop distinctes, parce que les comportements abusifs se ressemblent souvent. Mais voici la tendance que j'ai observée depuis à peu près 20 ans.
Au centre et à droite, l'abus est parfois légèrement différent qu'à gauche. Ça va souvent être un pur putsch antidémocratique et du bullyisme grossier. Tu sais très bien que tu as rien fait de mal avec elleux, parce qu'on te reproche pas d'avoir fait quelque chose en particulier, mais *d'être* quelque chose.
Ça s'accompagne aussi d'un repli identitaire tout aussi féroce que l'identitarisme «de gauche». Souvent en mode passif-agressif. Au départ, iels peuvent accepter qu'un projet vise un groupe plus marginalisé... puis les commentaires vont venir. «À quel moment va-t-on pouvoir enfin s'intéresser à *nous*?» «Il faut bien travailler sur tel groupe si on veut avoir du financement hein?» Iels vont parfois essayer d'installer une grogne sourde dans le reste du comité/instance avant de frapper, ou juste se mettre à intimider tout le monde - ça marche aussi bien.
Iels vont parallèlement être «ben sympathiques» et «chummé-chummé». Parler du fait qu'on forme une grande famille pis toute, camoufler le climat de terreur qui croît doucement comme une ombre. Quand tu vas réussir à faire une demande de changement structurel, iels vont le prendre personnel, te dire «ben voyons donc, tu me connais» ou «on est une belle gang, on a pas besoin de ça».
Iels vont se permettre de parler dans le dos des autres membres, et raconter les pires affaires. Des affaires qui ont pas d'allure. Une ancienne boss qui était sur pas mal de CA a accusé une de ses employées d'écrire ses notes en coréen pour pas qu'elle comprenne. En coréen!
(Après vérification, l'employée ne connaissait que 2 ou 3 mots en coréen.)
C'est pas pour ventiler ça: c'est pour chercher des allié-e-s ou juste du monde prêt à consentir à une campagne de harcèlement.
Iels vont vite prétendre que tout le monde travaille mal, ou que tout le monde est paresseux sauf ellui. «C'est tout le temps moi qui fait toute icitte!» «[Telle personne] est même pas capables d'attacher ses bottines!» «C'est plate à dire, mais il va falloir sévir. Ça prend de la discipline!»
Ces leaders-là démontrent par ailleurs rarement la maîtrise d'une quelconque compétence. Au travail, iels vont arriver tard, partir tôt. Ou se taper de longues journées de travail «en réunion».
Leurs réunions, c'est jaser de leur voyage à Mykonos pendant 3-4 heures. Quasiment rien de valable ressort de là, mais iels vont te vendre ça comme une réussite totale et une négociation héroïque.
Bientôt, le bullyisme est rendu la norme et iels peuvent faire n'importe quoi en toute impunité, parce que tout le monde est terrorisé. Je me suis fait menacer de poursuite en diffamation parce qu'une personne (de centre, celle-là) pensait que peut-être on la critiquait pendant qu'elle était pas là. Elle avait aucune preuve - juste un ressenti.
Je viens d'apprendre qu'une autre personne (de centre, centre-droite) a envoyé une mise en demeure à l'un de ses anciens co-directeurs de CA, pour un désaccord insignifiant sur un ptit règlement. C'était la goutte qui a fait déborder le vase: ça faisait longtemps qu'il se faisait harceler, et il est immédiatement tombé en burn-out.
La bully de centre-droite, elle, se fait lancer des fleurs quotidiennement pour son excellent travail et les sacrifices qu'elle fait pour le bien du groupe.
J'ai déjà été avec elle sur un CA. Il a fallu que je la dissuade - avec une grande diplomatie - de faire adopter des clauses illégales (qui visaient à abuser des membres les plus vulnérables.)
Devinez quoi: mon «on peut pas adopter cette clause, ça contreviendrait à telle loi» n'a pas été suffisant. Il a fallu que je fasse un long discours et que je gruge les voix des autres membres une par une pour finalement convaincre la majorité de voter contre.
Parallèlement, avec une autre alliée, elle a voulu infliger des mesures disciplinaires quasi-staliniennes pour des violations tout à fait insignifiantes d'un règlement que personne savait qu'il existait.
Je niaise pas, ces gens-là vivent dans un monde parallèle d'entitlement total et d'incohérence.
Pour elleux, un comité c'est leur propriété privée. Iels ont deux mantras:
1. Greed is good
2. There is no such thing as society (comme disait Tatcher)Iels forment des trous noirs comme celui qui est au centre de notre galaxie. Tout gravite autour d'elleux. Tout sera un jour avalé par elleux et iels plongeront alors le monde dans l'obscurité éternelle.
#droite #boss #LesUnionsQuossaDonne #CA #Fondations #OSBL #ExtrêmeCentre
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#Chroniques de la #GaucheQuébécoise mais aussi de la #DroiteQuébécoise et du #CentreQuébécois (suite)
Je vais retourner à mes critiques contre la gauche (surtout québécoise et canadienne) plus tard et faire une parenthèse sur le comportement typique des gens de centre et de droite lorsqu'iels sont pogné-e-s à collaborer à des comités pluralistes.
Les gens qui sont toxiques à gauche vont souvent weaponizer leur identité et leurs traumas pour t'abuser. Toi, tu marches sur des oeufs mais elleux ont le droit de te crier dessus, de pleurer, de te faire des demandes irréalistes, de qualifier ta moindre erreur de «irreparable harm», ou encore de demander de «l'accountability» tout en sachant qu'aucune reconnaissance ni réparation de tes torts ne conviendront à leur définition «d'accountability».
Je veux pas faire des catégories trop distinctes, parce que les comportements abusifs se ressemblent souvent. Mais voici la tendance que j'ai observée depuis à peu près 20 ans.
Au centre et à droite, l'abus est parfois légèrement différent qu'à gauche. Ça va souvent être un pur putsch antidémocratique et du bullyisme grossier. Tu sais très bien que tu as rien fait de mal avec elleux, parce qu'on te reproche pas d'avoir fait quelque chose en particulier, mais *d'être* quelque chose.
Ça s'accompagne aussi d'un repli identitaire tout aussi féroce que l'identitarisme «de gauche». Souvent en mode passif-agressif. Au départ, iels peuvent accepter qu'un projet vise un groupe plus marginalisé... puis les commentaires vont venir. «À quel moment va-t-on pouvoir enfin s'intéresser à *nous*?» «Il faut bien travailler sur tel groupe si on veut avoir du financement hein?» Iels vont parfois essayer d'installer une grogne sourde dans le reste du comité/instance avant de frapper, ou juste se mettre à intimider tout le monde - ça marche aussi bien.
Iels vont parallèlement être «ben sympathiques» et «chummé-chummé». Parler du fait qu'on forme une grande famille pis toute, camoufler le climat de terreur qui croît doucement comme une ombre. Quand tu vas réussir à faire une demande de changement structurel, iels vont le prendre personnel, te dire «ben voyons donc, tu me connais» ou «on est une belle gang, on a pas besoin de ça».
Iels vont se permettre de parler dans le dos des autres membres, et raconter les pires affaires. Des affaires qui ont pas d'allure. Une ancienne boss qui était sur pas mal de CA a accusé une de ses employées d'écrire ses notes en coréen pour pas qu'elle comprenne. En coréen!
(Après vérification, l'employée ne connaissait que 2 ou 3 mots en coréen.)
C'est pas pour ventiler ça: c'est pour chercher des allié-e-s ou juste du monde prêt à consentir à une campagne de harcèlement.
Iels vont vite prétendre que tout le monde travaille mal, ou que tout le monde est paresseux sauf elleux. «C'est tout le temps moi qui fait toute icitte!» «[Telle personne] est même pas capables d'attacher ses bottines!» «C'est plate à dire, mais il va falloir sévir. Ça prend de la discipline!»
Ces leaders-là démontrent par ailleurs rarement la maîtrise d'une quelconque compétence. Au travail, iels vont arriver tard, partir tôt. Ou se taper de longues journées de travail «en réunion».
Leurs réunions, c'est jaser de leur voyage à Mykonos pendant 3-4 heures. Quasiment rien de valable ressort de là, mais iels vont te vendre ça comme une réussite totale et une négociation héroïque.
Bientôt, le bullyisme est rendu la norme et iels peuvent faire n'importe quoi en toute impunité, parce que tout le monde est terrorisé. Je me suis fait menacer de poursuite en diffamation parce qu'une personne (de centre, celle-là) pensait que peut-être on la critiquait pendant qu'elle était pas là. Elle avait aucune preuve - juste un ressenti.
Je viens d'apprendre qu'une autre personne (de centre, centre-droite) a envoyé une mise en demeure à l'un de ses anciens co-directeurs de CA, pour un désaccord insignifiant sur un ptit règlement. C'était la goutte qui a fait déborder le vase: ça faisait longtemps qu'il se faisait harceler, et il est immédiatement tombé en burn-out.
La bully de centre-droite, elle, se fait lancer des fleurs quotidiennement pour son excellent travail et les sacrifices qu'elle fait pour le bien du groupe.
J'ai déjà été avec elle sur un CA. Il a fallu que je la dissuade - avec une grande diplomatie - de faire adopter des clauses illégales (qui visaient à abuser des membres les plus vulnérables.)
Devinez quoi: mon «on peut pas adopter cette clause, ça contreviendrait à telle loi» n'a pas été suffisant. Il a fallu que je fasse un long discours et que je gruge les voix des autres membres une par une pour finalement convaincre la majorité de voter contre.
Parallèlement, avec une autre alliée, elle a voulu infliger des mesures disciplinaires quasi-staliniennes pour des violations tout à fait insignifiantes d'un règlement que personne savait qu'il existait.
Je niaise pas, ces gens-là vivent dans un monde parallèle d'entitlement total et d'incohérence.
Pour elleux, un comité c'est leur propriété privée. Iels ont deux mantras:
1. Greed is good
2. There is no such thing as society (comme disait Tatcher)Iels forment des trous noirs comme celui qui est au centre de notre galaxie. Tout gravite autour d'elleux. Tout sera un jour avalé par elleux et iels plongeront alors le monde dans l'obscurité éternelle.
#droite #boss #LesUnionsQuossaDonne #CA #Fondations #OSBL #ExtrêmeCentre
Màj: j'ai corrigé quelques fautes.
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#Chroniques de la #GaucheQuébécoise mais aussi de la #DroiteQuébécoise et du #CentreQuébécois (suite)
Je vais retourner à mes critiques contre la gauche (surtout québécoise et canadienne) plus tard et faire une parenthèse sur le comportement typique des gens de centre et de droite lorsqu'iels sont pogné-e-s à collaborer à des comités pluralistes.
Les gens qui sont toxiques à gauche vont souvent weaponizer leur identité et leurs traumas pour t'abuser. Toi, tu marches sur des oeufs mais elleux ont le droit de te crier dessus, de pleurer, de te faire des demandes irréalistes, de qualifier ta moindre erreur de «irreparable harm», ou encore de demander de «l'accountability» tout en sachant qu'aucune reconnaissance ni réparation de tes torts ne conviendront à leur définition «d'accountability».
Je veux pas faire des catégories trop distinctes, parce que les comportements abusifs se ressemblent souvent. Mais voici la tendance que j'ai observée depuis à peu près 20 ans.
Au centre et à droite, l'abus est parfois légèrement différent qu'à gauche. Ça va souvent être un pur putsch antidémocratique et du bullyisme grossier. Tu sais très bien que tu as rien fait de mal avec elleux, parce qu'on te reproche pas d'avoir fait quelque chose en particulier, mais *d'être* quelque chose.
Ça s'accompagne aussi d'un repli identitaire tout aussi féroce que l'identitarisme «de gauche». Souvent en mode passif-agressif. Au départ, iels peuvent accepter qu'un projet vise un groupe plus marginalisé... puis les commentaires vont venir. «À quel moment va-t-on pouvoir enfin s'intéresser à *nous*?» «Il faut bien travailler sur tel groupe si on veut avoir du financement hein?» Iels vont parfois essayer d'installer une grogne sourde dans le reste du comité/instance avant de frapper, ou juste se mettre à intimider tout le monde - ça marche aussi bien.
Iels vont parallèlement être «ben sympathiques» et «chummé-chummé». Parler du fait qu'on forme une grande famille pis toute, camoufler le climat de terreur qui croît doucement comme une ombre. Quand tu vas réussir à faire une demande de changement structurel, iels vont le prendre personnel, te dire «ben voyons donc, tu me connais» ou «on est une belle gang, on a pas besoin de ça».
Iels vont se permettre de parler dans le dos des autres membres, et raconter les pires affaires. Des affaires qui ont pas d'allure. Une ancienne boss qui était sur pas mal de CA a accusé une de ses employées d'écrire ses notes en coréen pour pas qu'elle comprenne. En coréen!
(Après vérification, l'employée ne connaissait que 2 ou 3 mots en coréen.)
C'est pas pour ventiler ça: c'est pour chercher des allié-e-s ou juste du monde prêt à consentir à une campagne de harcèlement.
Iels vont vite prétendre que tout le monde travaille mal, ou que tout le monde est paresseux sauf elleux. «C'est tout le temps moi qui fait toute icitte!» «[Telle personne] est même pas capables d'attacher ses bottines!» «C'est plate à dire, mais il va falloir sévir. Ça prend de la discipline!»
Ces leaders-là démontrent par ailleurs rarement la maîtrise d'une quelconque compétence. Au travail, iels vont arriver tard, partir tôt. Ou se taper de longues journées de travail «en réunion».
Leurs réunions, c'est jaser de leur voyage à Mykonos pendant 3-4 heures. Quasiment rien de valable ressort de là, mais iels vont te vendre ça comme une réussite totale et une négociation héroïque.
Bientôt, le bullyisme est rendu la norme et iels peuvent faire n'importe quoi en toute impunité, parce que tout le monde est terrorisé. Je me suis fait menacer de poursuite en diffamation parce qu'une personne (de centre, celle-là) pensait que peut-être on la critiquait pendant qu'elle était pas là. Elle avait aucune preuve - juste un ressenti.
Je viens d'apprendre qu'une autre personne (de centre, centre-droite) a envoyé une mise en demeure à l'un de ses anciens co-directeurs de CA, pour un désaccord insignifiant sur un ptit règlement. C'était la goutte qui a fait déborder le vase: ça faisait longtemps qu'il se faisait harceler, et il est immédiatement tombé en burn-out.
La bully de centre-droite, elle, se fait lancer des fleurs quotidiennement pour son excellent travail et les sacrifices qu'elle fait pour le bien du groupe.
J'ai déjà été avec elle sur un CA. Il a fallu que je la dissuade - avec une grande diplomatie - de faire adopter des clauses illégales (qui visaient à abuser des membres les plus vulnérables.)
Devinez quoi: mon «on peut pas adopter cette clause, ça contreviendrait à telle loi» n'a pas été suffisant. Il a fallu que je fasse un long discours et que je gruge les voix des autres membres une par une pour finalement convaincre la majorité de voter contre.
Parallèlement, avec une autre alliée, elle a voulu infliger des mesures disciplinaires quasi-staliniennes pour des violations tout à fait insignifiantes d'un règlement que personne savait qu'il existait.
Je niaise pas, ces gens-là vivent dans un monde parallèle d'entitlement total et d'incohérence.
Pour elleux, un comité c'est leur propriété privée. Iels ont deux mantras:
1. Greed is good
2. There is no such thing as society (comme disait Tatcher)Iels forment des trous noirs comme celui qui est au centre de notre galaxie. Tout gravite autour d'elleux. Tout sera un jour avalé par elleux et iels plongeront alors le monde dans l'obscurité éternelle.
#droite #boss #LesUnionsQuossaDonne #CA #Fondations #OSBL #ExtrêmeCentre
Màj: j'ai corrigé quelques fautes.
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#Chroniques de la #GaucheQuébécoise mais aussi de la #DroiteQuébécoise et du #CentreQuébécois (suite)
Je vais retourner à mes critiques contre la gauche (surtout québécoise et canadienne) plus tard et faire une parenthèse sur le comportement typique des gens de centre et de droite lorsqu'iels sont pogné-e-s à collaborer à des comités pluralistes.
Les gens qui sont toxiques à gauche vont souvent weaponizer leur identité et leurs traumas pour t'abuser. Toi, tu marches sur des oeufs mais elleux ont le droit de te crier dessus, de pleurer, de te faire des demandes irréalistes, de qualifier ta moindre erreur de «irreparable harm», ou encore de demander de «l'accountability» tout en sachant qu'aucune reconnaissance ni réparation de tes torts ne conviendront à leur définition «d'accountability».
Je veux pas faire des catégories trop distinctes, parce que les comportements abusifs se ressemblent souvent. Mais voici la tendance que j'ai observée depuis à peu près 20 ans.
Au centre et à droite, l'abus est parfois légèrement différent qu'à gauche. Ça va souvent être un pur putsch antidémocratique et du bullyisme grossier. Tu sais très bien que tu as rien fait de mal avec elleux, parce qu'on te reproche pas d'avoir fait quelque chose en particulier, mais *d'être* quelque chose.
Ça s'accompagne aussi d'un repli identitaire tout aussi féroce que l'identitarisme «de gauche». Souvent en mode passif-agressif. Au départ, iels peuvent accepter qu'un projet vise un groupe plus marginalisé... puis les commentaires vont venir. «À quel moment va-t-on pouvoir enfin s'intéresser à *nous*?» «Il faut bien travailler sur tel groupe si on veut avoir du financement hein?» Iels vont parfois essayer d'installer une grogne sourde dans le reste du comité/instance avant de frapper, ou juste se mettre à intimider tout le monde - ça marche aussi bien.
Iels vont parallèlement être «ben sympathiques» et «chummé-chummé». Parler du fait qu'on forme une grande famille pis toute, camoufler le climat de terreur qui croît doucement comme une ombre. Quand tu vas réussir à faire une demande de changement structurel, iels vont le prendre personnel, te dire «ben voyons donc, tu me connais» ou «on est une belle gang, on a pas besoin de ça».
Iels vont se permettre de parler dans le dos des autres membres, et raconter les pires affaires. Des affaires qui ont pas d'allure. Une ancienne boss qui était sur pas mal de CA a accusé une de ses employées d'écrire ses notes en coréen pour pas qu'elle comprenne. En coréen!
(Après vérification, l'employée ne connaissait que 2 ou 3 mots en coréen.)
C'est pas pour ventiler ça: c'est pour chercher des allié-e-s ou juste du monde prêt à consentir à une campagne de harcèlement.
Iels vont vite prétendre que tout le monde travaille mal, ou que tout le monde est paresseux sauf elleux. «C'est tout le temps moi qui fait toute icitte!» «[Telle personne] est même pas capables d'attacher ses bottines!» «C'est plate à dire, mais il va falloir sévir. Ça prend de la discipline!»
Ces leaders-là démontrent par ailleurs rarement la maîtrise d'une quelconque compétence. Au travail, iels vont arriver tard, partir tôt. Ou se taper de longues journées de travail «en réunion».
Leurs réunions, c'est jaser de leur voyage à Mykonos pendant 3-4 heures. Quasiment rien de valable ressort de là, mais iels vont te vendre ça comme une réussite totale et une négociation héroïque.
Bientôt, le bullyisme est rendu la norme et iels peuvent faire n'importe quoi en toute impunité, parce que tout le monde est terrorisé. Je me suis fait menacer de poursuite en diffamation parce qu'une personne (de centre, celle-là) pensait que peut-être on la critiquait pendant qu'elle était pas là. Elle avait aucune preuve - juste un ressenti.
Je viens d'apprendre qu'une autre personne (de centre, centre-droite) a envoyé une mise en demeure à l'un de ses anciens co-directeurs de CA, pour un désaccord insignifiant sur un ptit règlement. C'était la goutte qui a fait déborder le vase: ça faisait longtemps qu'il se faisait harceler, et il est immédiatement tombé en burn-out.
La bully de centre-droite, elle, se fait lancer des fleurs quotidiennement pour son excellent travail et les sacrifices qu'elle fait pour le bien du groupe.
J'ai déjà été avec elle sur un CA. Il a fallu que je la dissuade - avec une grande diplomatie - de faire adopter des clauses illégales (qui visaient à abuser des membres les plus vulnérables.)
Devinez quoi: mon «on peut pas adopter cette clause, ça contreviendrait à telle loi» n'a pas été suffisant. Il a fallu que je fasse un long discours et que je gruge les voix des autres membres une par une pour finalement convaincre la majorité de voter contre.
Parallèlement, avec une autre alliée, elle a voulu infliger des mesures disciplinaires quasi-staliniennes pour des violations tout à fait insignifiantes d'un règlement que personne savait qu'il existait.
Je niaise pas, ces gens-là vivent dans un monde parallèle d'entitlement total et d'incohérence.
Pour elleux, un comité c'est leur propriété privée. Iels ont deux mantras:
1. Greed is good
2. There is no such thing as society (comme disait Tatcher)Iels forment des trous noirs comme celui qui est au centre de notre galaxie. Tout gravite autour d'elleux. Tout sera un jour avalé par elleux et iels plongeront alors le monde dans l'obscurité éternelle.
#droite #boss #LesUnionsQuossaDonne #CA #Fondations #OSBL #ExtrêmeCentre
Màj: j'ai corrigé quelques fautes.
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#Chroniques de la #GaucheQuébécoise mais aussi de la #DroiteQuébécoise et du #CentreQuébécois (suite)
Je vais retourner à mes critiques contre la gauche (surtout québécoise et canadienne) plus tard et faire une parenthèse sur le comportement typique des gens de centre et de droite lorsqu'iels sont pogné-e-s à collaborer à des comités pluralistes.
Les gens qui sont toxiques à gauche vont souvent weaponizer leur identité et leurs traumas pour t'abuser. Toi, tu marches sur des oeufs mais elleux ont le droit de te crier dessus, de pleurer, de te faire des demandes irréalistes, de qualifier ta moindre erreur de «irreparable harm», ou encore de demander de «l'accountability» tout en sachant qu'aucune reconnaissance ni réparation de tes torts ne conviendront à leur définition «d'accountability».
Je veux pas faire des catégories trop distinctes, parce que les comportements abusifs se ressemblent souvent. Mais voici la tendance que j'ai observée depuis à peu près 20 ans.
Au centre et à droite, l'abus est parfois légèrement différent qu'à gauche. Ça va souvent être un pur putsch antidémocratique et du bullyisme grossier. Tu sais très bien que tu as rien fait de mal avec elleux, parce qu'on te reproche pas d'avoir fait quelque chose en particulier, mais *d'être* quelque chose.
Ça s'accompagne aussi d'un repli identitaire tout aussi féroce que l'identitarisme «de gauche». Souvent en mode passif-agressif. Au départ, iels peuvent accepter qu'un projet vise un groupe plus marginalisé... puis les commentaires vont venir. «À quel moment va-t-on pouvoir enfin s'intéresser à *nous*?» «Il faut bien travailler sur tel groupe si on veut avoir du financement hein?» Iels vont parfois essayer d'installer une grogne sourde dans le reste du comité/instance avant de frapper, ou juste se mettre à intimider tout le monde - ça marche aussi bien.
Iels vont parallèlement être «ben sympathiques» et «chummé-chummé». Parler du fait qu'on forme une grande famille pis toute, camoufler le climat de terreur qui croît doucement comme une ombre. Quand tu vas réussir à faire une demande de changement structurel, iels vont le prendre personnel, te dire «ben voyons donc, tu me connais» ou «on est une belle gang, on a pas besoin de ça».
Iels vont se permettre de parler dans le dos des autres membres, et raconter les pires affaires. Des affaires qui ont pas d'allure. Une ancienne boss qui était sur pas mal de CA a accusé une de ses employées d'écrire ses notes en coréen pour pas qu'elle comprenne. En coréen!
(Après vérification, l'employée ne connaissait que 2 ou 3 mots en coréen.)
C'est pas pour ventiler ça: c'est pour chercher des allié-e-s ou juste du monde prêt à consentir à une campagne de harcèlement.
Iels vont vite prétendre que tout le monde travaille mal, ou que tout le monde est paresseux sauf ellui. «C'est tout le temps moi qui fait toute icitte!» «[Telle personne] est même pas capables d'attacher ses bottines!» «C'est plate à dire, mais il va falloir sévir. Ça prend de la discipline!»
Ces leaders-là démontrent par ailleurs rarement la maîtrise d'une quelconque compétence. Au travail, iels vont arriver tard, partir tôt. Ou se taper de longues journées de travail «en réunion».
Leurs réunions, c'est jaser de leur voyage à Mykonos pendant 3-4 heures. Quasiment rien de valable ressort de là, mais iels vont te vendre ça comme une réussite totale et une négociation héroïque.
Bientôt, le bullyisme est rendu la norme et iels peuvent faire n'importe quoi en toute impunité, parce que tout le monde est terrorisé. Je me suis fait menacer de poursuite en diffamation parce qu'une personne (de centre, celle-là) pensait que peut-être on la critiquait pendant qu'elle était pas là. Elle avait aucune preuve - juste un ressenti.
Je viens d'apprendre qu'une autre personne (de centre, centre-droite) a envoyé une mise en demeure à l'un de ses anciens co-directeurs de CA, pour un désaccord insignifiant sur un ptit règlement. C'était la goutte qui a fait déborder le vase: ça faisait longtemps qu'il se faisait harceler, et il est immédiatement tombé en burn-out.
La bully de centre-droite, elle, se fait lancer des fleurs quotidiennement pour son excellent travail et les sacrifices qu'elle fait pour le bien du groupe.
J'ai déjà été avec elle sur un CA. Il a fallu que je la dissuade - avec une grande diplomatie - de faire adopter des clauses illégales (qui visaient à abuser des membres les plus vulnérables.)
Devinez quoi: mon «on peut pas adopter cette clause, ça contreviendrait à telle loi» n'a pas été suffisant. Il a fallu que je fasse un long discours et que je gruge les voix des autres membres une par une pour finalement convaincre la majorité de voter contre.
Parallèlement, avec une autre alliée, elle a voulu infliger des mesures disciplinaires quasi-staliniennes pour des violations tout à fait insignifiantes d'un règlement que personne savait qu'il existait.
Je niaise pas, ces gens-là vivent dans un monde parallèle d'entitlement total et d'incohérence.
Pour elleux, un comité c'est leur propriété privée. Iels ont deux mantras:
1. Greed is good
2. There is no such thing as society (comme disait Tatcher)Iels forment des trous noirs comme celui qui est au centre de notre galaxie. Tout gravite autour d'elleux. Tout sera un jour avalé par elleux et iels plongeront alors le monde dans l'obscurité éternelle.
#droite #boss #LesUnionsQuossaDonne #CA #Fondations #OSBL #ExtrêmeCentre
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Chroniques de la #Gauchequébécoise et de la #gauchecanadienne
(Histoire vraie dont j'ai changé très peu de détails pour pas que la personne se reconnaisse et dise que je suis lèche-cul.)
Quelque part en Ontario, ya un-e intervenant-e qui a une job qu'iel aime pas tant.
Mais iel refuse de laisser couler les gens dont iel s'occupe.
Dont une femme qui a été accusée au criminel parce qu'elle s'est défendue contre les agressions de son mari violent.
La femme en question a une vie fuckée, on donnera pas de détails. Mais ça fait entre autres qu'elle a de la misère à se défendre de manière convaincante.
Notre intervenant-e a décidé de consacrer une de ses rares réserves d'énergie pour aller défendre la victime en témoignant à son procès, comme unique témoin de la défense, aux côtés de l'avocat le moins cher de l'Ontario.
Cette personne-là, qui a jamais réussi à décrocher un diplôme universitaire - iel a fait 1000 programmes sans en terminer un seul - est pas à prendre à la légère. C'est le genre de personne qui parle comme un livre que tu rêverais d'avoir écrit.
Sfaque iel a convaincu tout le monde. Évidemment.
Avec une drôle de modestie qui me fait encore sauter au plafond quand j'y pense, iel m'a raconté par la suite avoir été accosté-e par un-e employé-e éberlué-e (la greffe? la sécu?), qui lui a demandé qui iel était exactement.
«Her social worker» qu'iel a répondu simplement.
Pis iel a disparu dans les couloirs sombres du tribunal.
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Chroniques de la #Gauchequébécoise et de la #gauchecanadienne
(Histoire vraie dont j'ai changé très peu de détails pour pas que la personne se reconnaisse et dise que je suis lèche-cul.)
Quelque part en Ontario, ya un-e intervenant-e qui a une job qu'iel aime pas tant.
Mais iel refuse de laisser couler les gens dont iel s'occupe.
Dont une femme qui a été accusée au criminel parce qu'elle s'est défendue contre les agressions de son mari violent.
La femme en question a une vie fuckée, on donnera pas de détails. Mais ça fait entre autres qu'elle a de la misère à se défendre de manière convaincante.
Notre intervenant-e a décidé de consacrer une de ses rares réserves d'énergie pour aller défendre la victime en témoignant à son procès, comme unique témoin de la défense, aux côtés de l'avocat le moins cher de l'Ontario.
Cette personne-là, qui a jamais réussi à décrocher un diplôme universitaire - iel a fait 1000 programmes sans en terminer un seul - est pas à prendre à la légère. C'est le genre de personne qui parle comme un livre que tu rêverais d'avoir écrit.
Sfaque iel a convaincu tout le monde. Évidemment.
Avec une drôle de modestie qui me fait encore sauter au plafond quand j'y pense, iel m'a raconté par la suite avoir été accosté-e par un-e employé-e éberlué-e (la greffe? la sécu?), qui lui a demandé qui iel était exactement.
«Her social worker» qu'iel a répondu simplement.
Pis iel a disparu dans les couloirs sombres du tribunal.
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Chroniques de la #Gauchequébécoise et de la #gauchecanadienne
(Histoire vraie dont j'ai changé très peu de détails pour pas que la personne se reconnaisse et dise que je suis lèche-cul.)
Quelque part en Ontario, ya un-e intervenant-e qui a une job qu'iel aime pas tant.
Mais iel refuse de laisser couler les gens dont iel s'occupe.
Dont une femme qui a été accusée au criminel parce qu'elle s'est défendue contre les agressions de son mari violent.
La femme en question a une vie fuckée, on donnera pas de détails. Mais ça fait entre autres qu'elle a de la misère à se défendre de manière convaincante.
Notre intervenant-e a décidé de consacrer une de ses rares réserves d'énergie pour aller défendre la victime en témoignant à son procès, comme unique témoin de la défense, aux côtés de l'avocat le moins cher de l'Ontario.
Cette personne-là, qui a jamais réussi à décrocher un diplôme universitaire - iel a fait 1000 programmes sans en terminer un seul - est pas à prendre à la légère. C'est le genre de personne qui parle comme un livre que tu rêverais d'avoir écrit.
Sfaque iel a convaincu tout le monde. Évidemment.
Avec une drôle de modestie qui me fait encore sauter au plafond quand j'y pense, iel m'a raconté par la suite avoir été accosté-e par un-e employé-e éberlué-e (la greffe? la sécu?), qui lui a demandé qui iel était exactement.
«Her social worker» qu'iel a répondu simplement.
Pis iel a disparu dans les couloirs sombres du tribunal.
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Chroniques de la #Gauchequébécoise et de la #gauchecanadienne
(Histoire vraie dont j'ai changé très peu de détails pour pas que la personne se reconnaisse et dise que je suis lèche-cul.)
Quelque part en Ontario, ya un-e intervenant-e qui a une job qu'iel aime pas tant.
Mais iel refuse de laisser couler les gens dont iel s'occupe.
Dont une femme qui a été accusée au criminel parce qu'elle s'est défendue contre les agressions de son mari violent.
La femme en question a une vie fuckée, on donnera pas de détails. Mais ça fait entre autres qu'elle a de la misère à se défendre de manière convaincante.
Notre intervenant-e a décidé de consacrer une de ses rares réserves d'énergie pour aller défendre la victime en témoignant à son procès, comme unique témoin de la défense, aux côtés de l'avocat le moins cher de l'Ontario.
Cette personne-là, qui a jamais réussi à décrocher un diplôme universitaire - iel a fait 1000 programmes sans en terminer un seul - est pas à prendre à la légère. C'est le genre de personne qui parle comme un livre que tu rêverais d'avoir écrit.
Sfaque iel a convaincu tout le monde. Évidemment.
Avec une drôle de modestie qui me fait encore sauter au plafond quand j'y pense, iel m'a raconté par la suite avoir été accosté-e par un-e employé-e éberlué-e (la greffe? la sécu?), qui lui a demandé qui iel était exactement.
«Her social worker» qu'iel a répondu simplement.
Pis iel a disparu dans les couloirs sombres du tribunal.
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Chroniques de la #Gauchequébécoise et de la #gauchecanadienne
(Histoire vraie dont j'ai changé très peu de détails pour pas que la personne se reconnaisse et dise que je suis lèche-cul.)
Quelque part en Ontario, ya un-e intervenant-e qui a une job qu'iel aime pas tant.
Mais iel refuse de laisser couler les gens dont iel s'occupe.
Dont une femme qui a été accusée au criminel parce qu'elle s'est défendue contre les agressions de son mari violent.
La femme en question a une vie fuckée, on donnera pas de détails. Mais ça fait entre autres qu'elle a de la misère à se défendre de manière convaincante.
Notre intervenant-e a décidé de consacrer une de ses rares réserves d'énergie pour aller défendre la victime en témoignant à son procès, comme unique témoin de la défense, aux côtés de l'avocat le moins cher de l'Ontario.
Cette personne-là, qui a jamais réussi à décrocher un diplôme universitaire - iel a fait 1000 programmes sans en terminer un seul - est pas à prendre à la légère. C'est le genre de personne qui parle comme un livre que tu rêverais d'avoir écrit.
Sfaque iel a convaincu tout le monde. Évidemment.
Avec une drôle de modestie qui me fait encore sauter au plafond quand j'y pense, iel m'a raconté par la suite avoir été accosté-e par un-e employé-e éberlué-e (la greffe? la sécu?), qui lui a demandé qui iel était exactement.
«Her social worker» qu'iel a répondu simplement.
Pis iel a disparu dans les couloirs sombres du tribunal.
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Chroniques de la #GaucheQuébécoise (suite).
Un petit commentaire général pendant que mon eau est à bouillir. Là je m'adresse en priorité aux modéré-e-s, mais aussi aux radicaux/ales.
Il y a un bon 10 ans, je fréquentais des militantes féministes assez intenses et... on va dire «originales».
L'une d'elle avait déjà soutenu très sérieusement et avec une longue argumentation qu'une rupture c'était de la violence conjugale quand ça venait de l'homme. Je lui ai demandé quelle était la solution pour les hommes qui étaient malheureux dans leur couple hétéro et elle m'a répondu: «rester, sinon c'est des hommes violents». Je lui ai demandé «qu'en est-il d'un homme qui découvre qu'il est gay» et elle m'a répondu: «il est socialement hétéro s'il est en couple avec une femme, alors ça ne fait aucune différence».
Une autre avait entendu un homme confier qu'il vivait de la violence conjugale. À ça, elle avait répondu: «Trust no man».
Une autre (très hétéro) essayait de devenir lesbienne, et elle avait décidé de «transitionner» vers le lesbianisme en sortant avec une personne transféminine, avec l'objectif avoué de pouvoir, à terme, sortir uniquement avec des femmes cis. Imaginez-vous être dans la peau de la personne trans instrumentalisée par cette femme-là.
Devinez quel genre de prise leurs idées avait sur le féminisme montréalais de l'époque (leur courant radfem était alors en perte de vitesse, affaibli par le Terfisme et le Swerfisme).
✨Absolument aucune.✨
C'était des idées de marde et tout le monde le reconnaissait. C'était pas des idées extrêmes: c'était juste à côté de la plaque et incohérent.
J'ai repris contact avec l'une d'elles il y a quelques années - j'avais pas trop envie de parler à sa gang après mon coming-out non binaire, parce que je les suspectais d'êtres agressivement transphobes.
Elle avait changé, et elle était pas transphobe. J'irai pas plus loin, c'est pas à moi de raconter cette histoire.
Aux «modéré-e-s» qui aiment aucun «extrême»: lorsque vous lisez des textes qui vous paraissent ridicules, il faut que vous vous demandiez si ces textes représentent vraiment le mouvement. Il faut que vous fassiez la différence entre extrême et incohérent. Si vous avez l'impression qu'on dénonce pas assez ces discours, c'est peut-être parce qu'on:
1. ignore qu'ils existent;
2. essaie de pas donner de visibilité aux auteurices, qui pourraient jouer aux victimes par la suite de critiques;Ceci dit ça nous déresponsabilise pas complètement donc on accueille les critiques.
Nb: Voici une autre analogie: si vous croisez un-e militant-e contre la peine de mort qui vous dit qu'il faut exécuter les militant-e-s pro-peine de mort, c'est pas de l'extrémisme anti-peine de mort, ça a juste pas rapport.
Aux radicaux/ales: vous êtes pas obligé-e-s de souscrire aux idées débiles parce qu'elles paraissent a priori plus audacieuses, ambitieuses. Vous avez pas à souscrire à n'importe quel discours parce que ça vient de tel-le intellectuel-le à la mode ou que ça emprunte un langage qui fait autorité.
À gauche, il y a une légion de personnes naïves, incluant des éditeurs, qui vont diffuser ou publier des niaiseries sans trop identifier le dogwhistling. Allez en parler aux Éditions du... ah non fuck je les nommerai pas, je peux pas leur faire ça.
Moi aussi, ça m'est arrivé de diffuser n'importe quoi sans voére ce qu'il y avait derrière tel texte.
Et si un discours cache son homophobie et sa transphobie derrière un autre discours antioppression - que ce soit le féminisme ou la décolonialité - vous avez pas besoin d'y souscrire. C'est également vrai pour les discours inverses, qui vont donner dans l'homonationalisme ou le pinkwashing.
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Chroniques de la #GaucheCanadienne et de la #GaucheQuébécoise (suite)
C'est devenu un grand classique:
1. Je constate qu'une de mes nouvelles amies aime faire du perlage, s'impliquer dans la Maison de l'Amitié autochtone de manière un peu inhabituelle et dit des choses comme «j'ai grandi proche de telle communauté».
J'apprends que son père est autochtone et que si elle est non-inscrite, c'est juste qu'elle «aime pas la paperasse».
2. Une personne qui hurle sur tous les toits qu'elle «marche avec ses ancêtres» depuis des décennies, qui impose des séances de smudging et de grounding à tout le monde, qui chiale à la moindre occasion en instrumentalisant son identité pour nous faire sentir comme dla marde ou pour faire adopter son point de vue, en plus de faire taire d'autres Autochtones.
Vous avez deviné: #fauxtochtone.
(Je suis pas en train de dire que revendiquer son identité autochtone c'est suspect.)
-
Chroniques de la #GaucheCanadienne et de la #GaucheQuébécoise (suite)
C'est devenu un grand classique:
1. Je constate qu'une de mes nouvelles amies aime faire du perlage, s'impliquer dans la Maison de l'Amitié autochtone de manière un peu inhabituelle et dit des choses comme «j'ai grandi proche de telle communauté».
J'apprends que son père est autochtone et que si elle est non-inscrite, c'est juste qu'elle «aime pas la paperasse».
2. Une personne qui hurle sur tous les toits qu'elle «marche avec ses ancêtres» depuis des décennies, qui impose des séances de smudging et de grounding à tout le monde, qui chiale à la moindre occasion en instrumentalisant son identité pour nous faire sentir comme dla marde ou pour faire adopter son point de vue, en plus de faire taire d'autres Autochtones.
Vous avez deviné: #fauxtochtone.
(Je suis pas en train de dire que revendiquer son identité autochtone c'est suspect.)
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Chroniques de la #GaucheCanadienne et de la #GaucheQuébécoise (suite)
C'est devenu un grand classique:
1. Je constate qu'une de mes nouvelles amies aime faire du perlage, s'impliquer dans la Maison de l'Amitié autochtone de manière un peu inhabituelle et dit des choses comme «j'ai grandi proche de telle communauté».
J'apprends que son père est autochtone et que si elle est non-inscrite, c'est juste qu'elle «aime pas la paperasse».
2. Une personne qui hurle sur tous les toits qu'elle «marche avec ses ancêtres» depuis des décennies, qui impose des séances de smudging et de grounding à tout le monde, qui chiale à la moindre occasion en instrumentalisant son identité pour nous faire sentir comme dla marde ou pour faire adopter son point de vue, en plus de faire taire d'autres Autochtones.
Vous avez deviné: #fauxtochtone.
(Je suis pas en train de dire que revendiquer son identité autochtone c'est suspect.)
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Chroniques de la #GaucheQuébécoise (suite)
Année après année, je découvre des gens qui sont extraordinaires, et je me dis: messemble que c'est pour ce monde-là que j'ai envie de me battre.
C'est souvent du monde qui tirent un peu le yâb' par la queue, qui travaillent dans la cuisine d'un traiteur pour nourrir leur enfant, ou qui font le ménage dans les hôtels pour payer leurs études, oubedon juste leur loyer.
Quand je les vois, iels ont les traits tirés. Iels sont un peu grognon-ne-s des fois, mais s'excusent immédiatement de leur air bête avec une voix que je trouve douce au point que ça a l'air quasiment surréel.
J'essaie de prendre soin de ce monde-là et de les défendre. Je me dis qu'iels ont pas de temps à pard' avec la défense des droits.
Mais plus souvent qu'autrement, je me rends compte que ces gens-là se battent pour moi pis ma gang depuis avant que je les remarque. Même maintenant, j'ai de la misère à leur donner autant qu'iels me donnent.
Je devrais juste leur faire des grosses batches de potage et de muffins, leur ôter une coupe de tâches de devant leur chemin, pis me la farmer.
-
Chroniques de la #GaucheCanadienne, surtout anglophone mais pas que (suite - et espérons que ce soit mon dernier commentaire de la journée)
About this trend:
"This [colonised] society has different concepts of gender and sexual orientation, and we should not copy-paste our own western words on their communities."I have news for you: among western countries and cultures, gender and sexual orientations are also difficult to copy-paste. This has been ignored in the mainstream queer movements because most influencers who create discourse around it only speak English, or are extremely English-oriented.
So.
There is no accurate translation in Québécois French for "queer". That's why we use the word "queer".
There are other examples. "Femme" is already a French word. So, to distinguish "femme" and "femme", we sometimes pronounce the "femme" that does not strictly mean "woman" "fémi".
It touches other topics than gender. Advocacy has no accurate translation in French. Neither does Valedictorian. In rare occasions, for the latter, you will hear "major de promotion", and "défense des droits" for the former. But I have never heard of a "major de promotion" in Québec. "Premier/ère de classe", by the way, is derogatory.
It does not mean that French has too few words. For example, we make a clear difference between a "river" and a "fleuve" and a "dromadaire" is never a "camel".
"Queer" simply does not have the same cultural relevance in French as a concept. As a reminder, in its origin, "queer" meant something like "weirdo" does today. And guess what: there is no accurate and widely used equivalent of "weirdo" in Québécois French that I am aware of*. The notion of weirdness is fuzzier in French, where it is violently clear in English, though Francophone cultures also practice exclusion based on weirdness (obviously).
When I was a teen, I was "efféminé, une fille manquée, une tapette, une fifi", not a "queer". "Fifis" are not weird, undefined or strange. They have a specific gender role, they enter in a specific category, they are included in our cultural framework, and were often negatively perceived - but not always or in every way.
(There are, I think, accurate equivalents in English for "fifi".)
Your concept of queerness is difficult to explain to my parents, who are westerners. The concept of Two-Spirit was way easier for them to grasp, even though a lot of people say "Two-Spirit" is quite a mysterious umbrella-term, hard to understand for non-Indigenous people.
The existence of different words with different connotations for a sort of similar concept does not mean full inclusion or acceptance. It can reveal a slightly different cultural reality, but it does not necessarily constitute a glimpse in a whimsical parallel and mysterious universe in which we are all spiritual beings made of pure energy.
Knowing that some words exist is not sufficient to understand a community. You actually need to listen to people, try and understand what they exactly mean by the words they use, learn about their culture. You need to put effort in it.
If you can see a difference between genderflux and genderfluid, your brain has the capacity to understand the difference between Ikwekaazo and Ininikaazo (way easier).
Refraining from drawing parallels (though nuanced) means that you have given up.
When you have put enough effort, then, you can evaluate if yes or no, and if yes, to which degree you are imposing a colonial reality over a colonised people.
This comes naturally in a multilingual world, in which most of us live.
#GaucheCanadienne #GaucheQuébécoise #CanadianLeft #AmericanLeft #Languages #Left
______
*Most of the words we would use to avoid directly using "weirdo" are adjectives, not substantives (étrange, bizarre), or will be rarely used (un-e hurluberlu, un-e excentrique) -
Chroniques de la #GaucheCanadienne, surtout anglophone mais pas que (suite - et espérons que ce soit mon dernier commentaire de la journée)
About this trend:
"This [colonised] society has different concepts of gender and sexual orientation, and we should not copy-paste our own western words on their communities."I have news for you: among western countries and cultures, gender and sexual orientations are also difficult to copy-paste. This has been ignored in the mainstream queer movements because most influencers who create discourse around it only speak English, or are extremely English-oriented.
So.
There is no accurate translation in Québécois French for "queer". That's why we use the word "queer".
There are other examples. "Femme" is already a French word. So, to distinguish "femme" and "femme", we sometimes pronounce the "femme" that does not strictly mean "woman" "fémi".
It touches other topics than gender. Advocacy has no accurate translation in French. Neither does Valedictorian. In rare occasions, for the latter, you will hear "major de promotion", and "défense des droits" for the former. But I have never heard of a "major de promotion" in Québec. "Premier/ère de classe", by the way, is derogatory.
It does not mean that French has too few words. For example, we make a clear difference between a "river" and a "fleuve" and a "dromadaire" is never a "camel".
"Queer" simply does not have the same cultural relevance in French as a concept. As a reminder, in its origin, "queer" meant something like "weirdo" does today. And guess what: there is no accurate and widely used equivalent of "weirdo" in Québécois French that I am aware of*. The notion of weirdness is fuzzier in French, where it is violently clear in English, though Francophone cultures also practice exclusion based on weirdness (obviously).
When I was a teen, I was "efféminé, une fille manquée, une tapette, une fifi", not a "queer". "Fifis" are not weird, undefined or strange. They have a specific gender role, they enter in a specific category, they are included in our cultural framework, and were often negatively perceived - but not always or in every way.
(There are, I think, accurate equivalents in English for "fifi".)
Your concept of queerness is difficult to explain to my parents, who are westerners. The concept of Two-Spirit was way easier for them to grasp, even though a lot of people say "Two-Spirit" is quite a mysterious umbrella-term, hard to understand for non-Indigenous people.
The existence of different words with different connotations for a sort of similar concept does not mean full inclusion or acceptance. It can reveal a slightly different cultural reality, but it does not necessarily constitute a glimpse in a whimsical parallel and mysterious universe in which we are all spiritual beings made of pure energy.
Knowing that some words exist is not sufficient to understand a community. You actually need to listen to people, try and understand what they exactly mean by the words they use, learn about their culture. You need to put effort in it.
If you can see a difference between genderflux and genderfluid, your brain has the capacity to understand the difference between Ikwekaazo and Ininikaazo (way easier).
Refraining from drawing parallels (though nuanced) means that you have given up.
When you have put enough effort, then, you can evaluate if yes or no, and if yes, to which degree you are imposing a colonial reality over a colonised people.
This comes naturally in a multilingual world, in which most of us live.
#GaucheCanadienne #GaucheQuébécoise #CanadianLeft #AmericanLeft #Languages #Left
______
*Most of the words we would use to avoid directly using "weirdo" are adjectives, not substantives (étrange, bizarre), or will be rarely used (un-e hurluberlu, un-e excentrique) -
Chroniques de la #GaucheCanadienne, surtout anglophone mais pas que (suite - et espérons que ce soit mon dernier commentaire de la journée)
About this trend:
"This [colonised] society has different concepts of gender and sexual orientation, and we should not copy-paste our own western words on their communities."I have news for you: among western countries and cultures, gender and sexual orientations are also difficult to copy-paste. This has been ignored in the mainstream queer movements because most influencers who create discourse around it only speak English, or are extremely English-oriented.
So.
There is no accurate translation in Québécois French for "queer". That's why we use the word "queer".
There are other examples. "Femme" is already a French word. So, to distinguish "femme" and "femme", we sometimes pronounce the "femme" that does not strictly mean "woman" "fémi".
It touches other topics than gender. Advocacy has no accurate translation in French. Neither does Valedictorian. In rare occasions, for the latter, you will hear "major de promotion", and "défense des droits" for the former. But I have never heard of a "major de promotion" in Québec. "Premier/ère de classe", by the way, is derogatory.
It does not mean that French has too few words. For example, we make a clear difference between a "river" and a "fleuve" and a "dromadaire" is never a "camel".
"Queer" simply does not have the same cultural relevance in French as a concept. As a reminder, in its origin, "queer" meant something like "weirdo" does today. And guess what: there is no accurate and widely used equivalent of "weirdo" in Québécois French that I am aware of*. The notion of weirdness is fuzzier in French, where it is violently clear in English, though Francophone cultures also practice exclusion based on weirdness (obviously).
When I was a teen, I was "efféminé, une fille manquée, une tapette, une fifi", not a "queer". "Fifis" are not weird, undefined or strange. They have a specific gender role, they enter in a specific category, they are included in our cultural framework, and were often negatively perceived - but not always or in every way.
(There are, I think, accurate equivalents in English for "fifi".)
Your concept of queerness is difficult to explain to my parents, who are westerners. The concept of Two-Spirit was way easier for them to grasp, even though a lot of people say "Two-Spirit" is quite a mysterious umbrella-term, hard to understand for non-Indigenous people.
The existence of different words with different connotations for a sort of similar concept does not mean full inclusion or acceptance. It can reveal a slightly different cultural reality, but it does not necessarily constitute a glimpse in a whimsical parallel and mysterious universe in which we are all spiritual beings made of pure energy.
Knowing that some words exist is not sufficient to understand a community. You actually need to listen to people, try and understand what they exactly mean by the words they use, learn about their culture. You need to put effort in it.
If you can see a difference between genderflux and genderfluid, your brain has the capacity to understand the difference between Ikwekaazo and Ininikaazo (way easier).
Refraining from drawing parallels (though nuanced) means that you have given up.
When you have put enough effort, then, you can evaluate if yes or no, and if yes, to which degree you are imposing a colonial reality over a colonised people.
This comes naturally in a multilingual world, in which most of us live.
#GaucheCanadienne #GaucheQuébécoise #CanadianLeft #AmericanLeft #Languages #Left
______
*Most of the words we would use to avoid directly using "weirdo" are adjectives, not substantives (étrange, bizarre), or will be rarely used (un-e hurluberlu, un-e excentrique) -
Chroniques de la #GaucheCanadienne, surtout anglophone mais pas que (suite - et espérons que ce soit mon dernier commentaire de la journée)
About this trend:
"This [colonised] society has different concepts of gender and sexual orientation, and we should not copy-paste our own western words on their communities."I have news for you: among western countries and cultures, gender and sexual orientations are also difficult to copy-paste. This has been ignored in the mainstream queer movements because most influencers who create discourse around it only speak English, or are extremely English-oriented.
So.
There is no accurate translation in Québécois French for "queer". That's why we use the word "queer".
There are other examples. "Femme" is already a French word. So, to distinguish "femme" and "femme", we sometimes pronounce the "femme" that does not strictly mean "woman" "fémi".
It touches other topics than gender. Advocacy has no accurate translation in French. Neither does Valedictorian. In rare occasions, for the latter, you will hear "major de promotion", and "défense des droits" for the former. But I have never heard of a "major de promotion" in Québec. "Premier/ère de classe", by the way, is derogatory.
It does not mean that French has too few words. For example, we make a clear difference between a "river" and a "fleuve" and a "dromadaire" is never a "camel".
"Queer" simply does not have the same cultural relevance in French as a concept. As a reminder, in its origin, "queer" meant something like "weirdo" does today. And guess what: there is no accurate and widely used equivalent of "weirdo" in Québécois French that I am aware of*. The notion of weirdness is fuzzier in French, where it is violently clear in English, though Francophone cultures also practice exclusion based on weirdness (obviously).
When I was a teen, I was "efféminé, une fille manquée, une tapette, une fifi", not a "queer". "Fifis" are not weird, undefined or strange. They have a specific gender role, they enter in a specific category, they are included in our cultural framework, and were often negatively perceived - but not always or in every way.
(There are, I think, accurate equivalents in English for "fifi".)
Your concept of queerness is difficult to explain to my parents, who are westerners. The concept of Two-Spirit was way easier for them to grasp, even though a lot of people say "Two-Spirit" is quite a mysterious umbrella-term, hard to understand for non-Indigenous people.
The existence of different words with different connotations for a sort of similar concept does not mean full inclusion or acceptance. It can reveal a slightly different cultural reality, but it does not necessarily constitute a glimpse in a whimsical parallel and mysterious universe in which we are all spiritual beings made of pure energy.
Knowing that some words exist is not sufficient to understand a community. You actually need to listen to people, try and understand what they exactly mean by the words they use, learn about their culture. You need to put effort in it.
If you can see a difference between genderflux and genderfluid, your brain has the capacity to understand the difference between Ikwekaazo and Ininikaazo (way easier).
Refraining from drawing parallels (though nuanced) means that you have given up.
When you have put enough effort, then, you can evaluate if yes or no, and if yes, to which degree you are imposing a colonial reality over a colonised people.
This comes naturally in a multilingual world, in which most of us live.
#GaucheCanadienne #GaucheQuébécoise #CanadianLeft #AmericanLeft #Languages #Left
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*Most of the words we would use to avoid directly using "weirdo" are adjectives, not substantives (étrange, bizarre), or will be rarely used (un-e hurluberlu, un-e excentrique) -
Chroniques de la #GaucheCanadienne, surtout anglophone mais pas que (suite - et espérons que ce soit mon dernier commentaire de la journée)
About this trend:
"This [colonised] society has different concepts of gender and sexual orientation, and we should not copy-paste our own western words on their communities."I have news for you: among western countries and cultures, gender and sexual orientations are also difficult to copy-paste. This has been ignored in the mainstream queer movements because most influencers who create discourse around it only speak English, or are extremely English-oriented.
So.
There is no accurate translation in Québécois French for "queer". That's why we use the word "queer".
There are other examples. "Femme" is already a French word. So, to distinguish "femme" and "femme", we sometimes pronounce the "femme" that does not strictly mean "woman" "fémi".
It touches other topics than gender. Advocacy has no accurate translation in French. Neither does Valedictorian. In rare occasions, for the latter, you will hear "major de promotion", and "défense des droits" for the former. But I have never heard of a "major de promotion" in Québec. "Premier/ère de classe", by the way, is derogatory.
It does not mean that French has too few words. For example, we make a clear difference between a "river" and a "fleuve" and a "dromadaire" is never a "camel".
"Queer" simply does not have the same cultural relevance in French as a concept. As a reminder, in its origin, "queer" meant something like "weirdo" does today. And guess what: there is no accurate and widely used equivalent of "weirdo" in Québécois French that I am aware of*. The notion of weirdness is fuzzier in French, where it is violently clear in English, though Francophone cultures also practice exclusion based on weirdness (obviously).
When I was a teen, I was "efféminé, une fille manquée, une tapette, une fifi", not a "queer". "Fifis" are not weird, undefined or strange. They have a specific gender role, they enter in a specific category, they are included in our cultural framework, and were often negatively perceived - but not always or in every way.
(There are, I think, accurate equivalents in English for "fifi".)
Your concept of queerness is difficult to explain to my parents, who are westerners. The concept of Two-Spirit was way easier for them to grasp, even though a lot of people say "Two-Spirit" is quite a mysterious umbrella-term, hard to understand for non-Indigenous people.
The existence of different words with different connotations for a sort of similar concept does not mean full inclusion or acceptance. It can reveal a slightly different cultural reality, but it does not necessarily constitute a glimpse in a whimsical parallel and mysterious universe in which we are all spiritual beings made of pure energy.
Knowing that some words exist is not sufficient to understand a community. You actually need to listen to people, try and understand what they exactly mean by the words they use, learn about their culture. You need to put effort in it.
If you can see a difference between genderflux and genderfluid, your brain has the capacity to understand the difference between Ikwekaazo and Ininikaazo (way easier).
Refraining from drawing parallels (though nuanced) means that you have given up.
When you have put enough effort, then, you can evaluate if yes or no, and if yes, to which degree you are imposing a colonial reality over a colonised people.
This comes naturally in a multilingual world, in which most of us live.
#GaucheCanadienne #GaucheQuébécoise #CanadianLeft #AmericanLeft #Languages #Left
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*Most of the words we would use to avoid directly using "weirdo" are adjectives, not substantives (étrange, bizarre), or will be rarely used (un-e hurluberlu, un-e excentrique) -
Chroniques de la #GaucheQuébécoise (suite)
Lorsque Amazon a quitté le Québec pour de bon juste parce qu'un seul entrepôt s'était syndiqué, il y a eu un mouvement de boycott.
Les travailleurs/euses d'Amazon faisaient partie du monde les plus mal pris-es du Québec, en tant qu'employé-e-s de grandes corporations. Les représailles antisyndicales étaient donc d'autant plus dégueulasses.
Mais quand le boycott a kicked in, qui c'est que je vois pas qui commence à apporter des «nuances».
Des influenceurs/euses queer, trans, neurospicy, féministes, etc. qui sortaient des «ah non mais faut pas charrier quand même, on peut avoir de bonnes raisons de commander [régulièrement] sur Amazon, parmi lesquelles [insérer une petite misère quotidienne ou un First World problem en instrumentalisant le langage antioppression, tout en faisant comme si c'était pas possible d'utiliser d'autres plateformes]».
J'aimerais dire que c'est une erreur de parcours, mais ce même genre d'influenceurs/euses, quand je suis en présentiel avec elleux, me suggèrent constamment de prendre un Uber pour FAIRE LIVRER DES PAPERASSES ou DE LA BIÈRE* et comprennent pas trop pourquoi ça me met en tabarnaque.
Ça les gosse toujours que telle galerie d'art, café ou colloque soit pas un espace assez inclusif. Dans ma tête, c'est évident que les entrepôts d'Amazon et les Uber sont des environnements fortement racisés et peuplés de gens qui sont dans' marde. Mais ça, iels en parlent pas trop.
Laissez pas ces gens-là vous rendre complaisant-e-s. Ces gens-là essaient juste de se faire croire, de vous faire croire qu'iels sont de bonnes personnes.
On peut pas continuer de s'excuser d'arrêter une action collective dès que ça présente le moindre inconvénient.
Mais mettons, là, que l'action collective devient vraiment toffe pour un groupe donné. Organisez-vous pour trouver des palliatifs au lieu de plier devant les éléments les plus mous de nos mouvements.
(Et je suis pas en train de dire que les boycotts c'est l'affaire la plus géniale du monde.)
________
*En plus, je bois pas. -
Chroniques de la #GaucheQuébécoise (suite)
Comme je suis de retour aux études, j'ai des contacts quotidiens avec beaucoup plus de jeunes début et mi-vingtaine qu'avant.
Mon échantillon est pas particulièrement représentatif mais pour l'instant je ne vois pas d'amélioration politique générationnelle notable entre les 20-25 ans et les 30-35 ans. Dans un des cours que je suis, une femme (de gauche) dans la quarantaine a dû reprendre une jeune vingtenaire (de gauche) qui avait sorti une remarque empreinte d'un mépris de classe qui m'a quasiment fait bondir de ma chaise tellement c'était cave.
J'ai assisté à des discussions sur l'avortement et les droits 2SLGBTQ: beaucoup de jeunes y étaient opposé-e-s fermement ou de manière assez sneaky merci.
Quand j'entends des niaiseries, mon premier réflexe est de regarder autour de moi. Et là je vois heureusement d'autres vingtenaires rouler des yeux. Mais ce qui me marque le plus, c'est quand je croise le regard des gens plus âgés, début trentaine à cinquantaine: c'est plus du tout de l'exaspération, iels sont complètement effaré-e-s.
Les vingtenaires ont l'air habitué-e-s d'entendre ces affaires-là.
Une partie des positions «décoloniales» les plus populaires sont par ailleurs de fait centristes ou confusionnistes*. Mais ça reste digestible pour beaucoup de gens, qui n'y voient que du feu - et aussi parce que la décolonisation/décolonialité est généralement un horizon brumeux, vidé de projet politique concret.
Rien de ça n'est nouveau, seule la saveur change: au début des années 2010, une grande partie des féministes de Mtl étaient des TERFs & SWERFs. Plusieurs indépendantistes de gauche des années 2000 marchaient main dans la main avec des fachos. Des activistes LGBT ont voulu installer une culture de surveillance policière dans le Village v'là une couple d'années.
Les vingtenaires ont l'air ni meilleur-e-s, ni pires que nous, on l'était.
___________
*Et donc difficilement différenciables, en substance, de postures fascistes. -
Chroniques de la #GaucheQuébécoise (suite).
Au cas où vous l'auriez pas remarqué, je suis profondément déconnecté-e de la gauche «mainstream» québécoise.
J'ai déjà critiqué ce genre de gauche-là à plusieurs reprises, avec une hargne que je regrette un peu. Mais je sais pas si j'ai déjà parlé de l'origine de cette déconnexion.
Je vais donc raconter une petite histoire qui va servir d'exemple - mais c'est juste une parmi tant d'autres qui ont nourri ma réflexion.
Vers 2004, je suis devenu-e membre du PQ. J'ai déjà écrit sur mon expérience; j'y reviendrai pas trop. Mais pour résumer très brièvement, ça s'est pas full bien passé. Mon parcours est pas glorieux, j'ai fait et dit plein de niaiseries dont je suis pas fier/ère. Mais j'étais déjà un-e activiste de gauche à l'époque.
Je suis officiellement parti-e pas longtemps après m'être fait huer une dernière fois en assemblée, à l'hiver 2006. J'aurai au cumulatif pas toffé longtemps ni occupé de rôle stratégique.
Dans ma tête, c'était impossible d'être une personne intègre et de supporter cette ambiance. Et je sais qu'au PLQ, c'était mille fois pire, parce que le PQ, lui au moins, avait une sorte de tolérance pour la chicane et le lavage de linge sale en famille.
Après, je suis devenu-e anarchiste et j'ai commencé à manger des claques d'un tout autre ordre de grandeur. 2006 à 2012 a été une période de répression policière et disciplinaire extrême et constante. Un de mes amis s'est fait expulser de l'UdeM pour des raisons politiques - il a servi de bouc-émissaire suite à une grève ratée - et est tombé dans la pauvreté et la marginalité.
Plusieurs de mes ami-e-s se sont ramassé-e-s en prison. Un d'entre eux a pogné une peine de plusieurs mois pour une broutille. Quand il en est ressorti, il m'a dit que ça l'avait crissement fucké.
Sauf exception, on a toustes payé très cher notre militantisme. Dans cette gang-là, je connais juste une personne qui a en ce moment une carrière publique/académique - et c'est pas (encore) une très grosse carrière.
La majorité du reste de la gang essaie tant bien que mal de garder la tête au-dessus de l'eau. Notamment (mais pas que) parce qu'iels continuent de dépenser leur temps précieux à bénévoler et organiser, plutôt qu'à mousser leur carrière.
Yen a qui sont en exil au Lac-Saint-Jean, dans le Bas-du-Fleuve ou en Autriche.
Iels ont des petites jobs et font rarement parler d'elleux. C'est les plus criminalisé-e-s de la gang.
Les autres sont mort-e-s.
(Moi ça va pas si pire par contre, alors je vais pas en parler.)
***
Pendant la même période, pour une bonne partie des gens qui font aujourd'hui partie de la gauche institutionnelle ou «mainstream», c'était un peu différent.
Émilie Nicolas a à peu près mon âge. En août 2011, elle militait toujours activement pour le Parti Libéral de Jean Charest.
En août 2011, j'étais déjà fortement marqué-e par huit années de luttes contre l'austérité, contre les projets de développement polluants très impopulaires (ex: la centrale du Suroît) et la répression policière.
Émilie Nicolas, elle, représentait la commission jeunesse du PLQ dans des campagnes nationales, aux côtés de l'exécutif.
En août 2011, Charest avait déjà annoncé la hausse des frais de scolarité qui devait mener vers la grève étudiante la plus brutalement réprimée et la plus longue de l'histoire du Québec. En août 2011, on était déjà en train de s'organiser pour répondre à cette hausse.
Pas Émilie Nicolas, qui faisait une tournée de promo pour Charest et son Parti Libéral.
Je dis pas ça pour la dénigrer ou parce que je lui en veux. J'aime beaucoup ce qu'elle écrit. Pis c'est juste un exemple. On pourrait reparler de GND une autre fois, pis de toustes les autres dont la famille était bourge, qui sont resté-e-s bourges, et dont l'arène politique c'est principalement les lancements de revues intellos, les 5 à 7 pis les vins fromages.
Mais encore après autant d'années, je m'interroge sur les parcours respectifs de mes ami-e-s en les comparant à ceux des gens de la gauche institutionnelle qui écrivent au Devoir, à Urbania, qui sont profs d'univ ou qui sont devenus, à un moment ou un autre, député-e-s, porte-paroles de QS.
Une bonne gang, dans la gauche institutionnelle, se sont approprié les luttes sociales menées par d'autre monde, et se sont délicatement déposé-e-s au moment opportun comme une fleur sur les ruines de nos vies.
D'autres ont carrément nui aux mouvements sociaux pendant des années avant de finalement «catcher» pis retourner leur veste subitement, avant de ré-émerger plus tard en tant qu'égéries d'une gauche plus que respectable, qui passe à Radio-Canada.
Encore là: c'est pas que je les haïs, c'est pas parce que je les envie. Et je sais que plusieurs en ont bavé - d'une manière différente.
C'est juste que je suis... déconnecté-e de cette gauche-là. C'est pas du monde avec qui on co-organisait des trucs, pas du monde avec qui on parlait, ni de qui on parlait. Pas du monde avec qui je partage une histoire et des expériences communes. Lorsqu'iels sont arrivé-e-s dans l'espace public, iels sortaient de crissement nulle part, dans ma tête - jusqu'à ce que je comprenne que plusieurs d'entre elleux sortaient du camp ennemi.
C'est correct que des gens trahissent le camp des pas fin-e-s et deviennent des personnes à peu près décentes. La question que je me pose, c'est pourquoi et comment. Pourquoi ça leur a pris autant de temps avant de décrocher?
Comment ça se fait que c'est aussi facile pour elleux de monter les échelons, alors que ma gang - parmi laquelle se trouvent des écrivain-e-s et poètes/poétesses inconnu-e-s qui ont écrit des textes sublimes et des intellos brillant-e-s - tirent encore le diable par la queue?
Quel réseau les a mené-e-s là? Celui qu'iels se sont constitué dans leur collège privé d'élite? Celui, un peu usé, du Parti Libéral du Québec?
Et surtout: pour le bénéfice de qui.
***
Pour conclure, lorsque j'ai appris, il y a quelques années, qu'Émilie Nicolas avait déjà milité au PLQ, ça m'a un peu perturbé-e. Je lui ai demandé si, au moment du #PrintempsÉrable, elle militait encore aux côtés de Jean Charest.
Elle a dit non.
Je lui ai demandé si ça lui tentait de raconter ce qui s'est passé dans sa tête au moment où elle a décroché. Elle a dit qu'elle le ferait, un jour.
-
Chroniques de la #GaucheQuébécoise (suite).
Au cas où vous l'auriez pas remarqué, je suis profondément déconnecté-e de la gauche «mainstream» québécoise.
J'ai déjà critiqué ce genre de gauche-là à plusieurs reprises, avec une hargne que je regrette un peu. Mais je sais pas si j'ai déjà parlé de l'origine de cette déconnexion.
Je vais donc raconter une petite histoire qui va servir d'exemple - mais c'est juste une parmi tant d'autres qui ont nourri ma réflexion.
Vers 2004, je suis devenu-e membre du PQ. J'ai déjà écrit sur mon expérience; j'y reviendrai pas trop. Mais pour résumer très brièvement, ça s'est pas full bien passé. Mon parcours est pas glorieux, j'ai fait et dit plein de niaiseries dont je suis pas fier/ère. Mais j'étais déjà un-e activiste de gauche à l'époque.
Je suis officiellement parti-e pas longtemps après m'être fait huer une dernière fois en assemblée, à l'hiver 2006. J'aurai au cumulatif pas toffé longtemps ni occupé de rôle stratégique.
Dans ma tête, c'était impossible d'être une personne intègre et de supporter cette ambiance. Et je sais qu'au PLQ, c'était mille fois pire, parce que le PQ, lui au moins, avait une sorte de tolérance pour la chicane et le lavage de linge sale en famille.
Après, je suis devenu-e anarchiste et j'ai commencé à manger des claques d'un tout autre ordre de grandeur. 2006 à 2012 a été une période de répression policière et disciplinaire extrême et constante. Un de mes amis s'est fait expulser de l'UdeM pour des raisons politiques - il a servi de bouc-émissaire suite à une grève ratée - et est tombé dans la pauvreté et la marginalité.
Plusieurs de mes ami-e-s se sont ramassé-e-s en prison. Un d'entre eux a pogné une peine de plusieurs mois pour une broutille. Quand il en est ressorti, il m'a dit que ça l'avait crissement fucké.
Sauf exception, on a toustes payé très cher notre militantisme. Dans cette gang-là, je connais juste une personne qui a en ce moment une carrière publique/académique - et c'est pas (encore) une très grosse carrière.
La majorité du reste de la gang essaie tant bien que mal de garder la tête au-dessus de l'eau. Notamment (mais pas que) parce qu'iels continuent de dépenser leur temps précieux à bénévoler et organiser, plutôt qu'à mousser leur carrière.
Yen a qui sont en exil au Lac-Saint-Jean, dans le Bas-du-Fleuve ou en Autriche.
Iels ont des petites jobs et font rarement parler d'elleux. C'est les plus criminalisé-e-s de la gang.
Les autres sont mort-e-s.
(Moi ça va pas si pire par contre, alors je vais pas en parler.)
***
Pendant la même période, pour une bonne partie des gens qui font aujourd'hui partie de la gauche institutionnelle ou «mainstream», c'était un peu différent.
Émilie Nicolas a à peu près mon âge. En août 2011, elle militait toujours activement pour le Parti Libéral de Jean Charest.
En août 2011, j'étais déjà fortement marqué-e par huit années de luttes contre l'austérité, contre les projets de développement polluants très impopulaires (ex: la centrale du Suroît) et la répression policière.
Émilie Nicolas, elle, représentait la commission jeunesse du PLQ dans des campagnes nationales, aux côtés de l'exécutif.
En août 2011, Charest avait déjà annoncé la hausse des frais de scolarité qui devait mener vers la grève étudiante la plus brutalement réprimée et la plus longue de l'histoire du Québec. En août 2011, on était déjà en train de s'organiser pour répondre à cette hausse.
Pas Émilie Nicolas, qui faisait une tournée de promo pour Charest et son Parti Libéral.
Je dis pas ça pour la dénigrer ou parce que je lui en veux. J'aime beaucoup ce qu'elle écrit. Pis c'est juste un exemple. On pourrait reparler de GND une autre fois, pis de toustes les autres dont la famille était bourge, qui sont resté-e-s bourges, et dont l'arène politique c'est principalement les lancements de revues intellos, les 5 à 7 pis les vins fromages.
Mais encore après autant d'années, je m'interroge sur les parcours respectifs de mes ami-e-s en les comparant à ceux des gens de la gauche institutionnelle qui écrivent au Devoir, à Urbania, qui sont profs d'univ ou qui sont devenus, à un moment ou un autre, député-e-s, porte-paroles de QS.
Une bonne gang, dans la gauche institutionnelle, se sont approprié les luttes sociales menées par d'autre monde, et se sont délicatement déposé-e-s au moment opportun comme une fleur sur les ruines de nos vies.
D'autres ont carrément nui aux mouvements sociaux pendant des années avant de finalement «catcher» pis retourner leur veste subitement, avant de ré-émerger plus tard en tant qu'égéries d'une gauche plus que respectable, qui passe à Radio-Canada.
Encore là: c'est pas que je les haïs, c'est pas parce que je les envie. Et je sais que plusieurs en ont bavé - d'une manière différente.
C'est juste que je suis... déconnecté-e de cette gauche-là. C'est pas du monde avec qui on co-organisait des trucs, pas du monde avec qui on parlait, ni de qui on parlait. Pas du monde avec qui je partage une histoire et des expériences communes. Lorsqu'iels sont arrivé-e-s dans l'espace public, iels sortaient de crissement nulle part, dans ma tête - jusqu'à ce que je comprenne que plusieurs d'entre elleux sortaient du camp ennemi.
C'est correct que des gens trahissent le camp des pas fin-e-s et deviennent des personnes à peu près décentes. La question que je me pose, c'est pourquoi et comment. Pourquoi ça leur a pris autant de temps avant de décrocher?
Comment ça se fait que c'est aussi facile pour elleux de monter les échelons, alors que ma gang - parmi laquelle se trouvent des écrivain-e-s et poètes/poétesses inconnu-e-s qui ont écrit des textes sublimes et des intellos brillant-e-s - tirent encore le diable par la queue?
Quel réseau les a mené-e-s là? Celui qu'iels se sont constitué dans leur collège privé d'élite? Celui, un peu usé, du Parti Libéral du Québec?
Et surtout: pour le bénéfice de qui.
***
Pour conclure, lorsque j'ai appris, il y a quelques années, qu'Émilie Nicolas avait déjà milité au PLQ, ça m'a un peu perturbé-e. Je lui ai demandé si, au moment du #PrintempsÉrable, elle militait encore aux côtés de Jean Charest.
Elle a dit non.
Je lui ai demandé si ça lui tentait de raconter ce qui s'est passé dans sa tête au moment où elle a décroché. Elle a dit qu'elle le ferait, un jour.
-
Chroniques de la #GaucheQuébécoise (suite).
Au cas où vous l'auriez pas remarqué, je suis profondément déconnecté-e de la gauche «mainstream» québécoise.
J'ai déjà critiqué ce genre de gauche-là à plusieurs reprises, avec une hargne que je regrette un peu. Mais je sais pas si j'ai déjà parlé de l'origine de cette déconnexion.
Je vais donc raconter une petite histoire qui va servir d'exemple - mais c'est juste une parmi tant d'autres qui ont nourri ma réflexion.
Vers 2004, je suis devenu-e membre du PQ. J'ai déjà écrit sur mon expérience; j'y reviendrai pas trop. Mais pour résumer très brièvement, ça s'est pas full bien passé. Mon parcours est pas glorieux, j'ai fait et dit plein de niaiseries dont je suis pas fier/ère. Mais j'étais déjà un-e activiste de gauche à l'époque.
Je suis officiellement parti-e pas longtemps après m'être fait huer une dernière fois en assemblée, à l'hiver 2006. J'aurai au cumulatif pas toffé longtemps ni occupé de rôle stratégique.
Dans ma tête, c'était impossible d'être une personne intègre et de supporter cette ambiance. Et je sais qu'au PLQ, c'était mille fois pire, parce que le PQ, lui au moins, avait une sorte de tolérance pour la chicane et le lavage de linge sale en famille.
Après, je suis devenu-e anarchiste et j'ai commencé à manger des claques d'un tout autre ordre de grandeur. 2006 à 2012 a été une période de répression policière et disciplinaire extrême et constante. Un de mes amis s'est fait expulser de l'UdeM pour des raisons politiques - il a servi de bouc-émissaire suite à une grève ratée - et est tombé dans la pauvreté et la marginalité.
Plusieurs de mes ami-e-s se sont ramassé-e-s en prison. Un d'entre eux a pogné une peine de plusieurs mois pour une broutille. Quand il en est ressorti, il m'a dit que ça l'avait crissement fucké.
Sauf exception, on a toustes payé très cher notre militantisme. Dans cette gang-là, je connais juste une personne qui a en ce moment une carrière publique/académique - et c'est pas (encore) une très grosse carrière.
La majorité du reste de la gang essaie tant bien que mal de garder la tête au-dessus de l'eau. Notamment (mais pas que) parce qu'iels continuent de dépenser leur temps précieux à bénévoler et organiser, plutôt qu'à mousser leur carrière.
Yen a qui sont en exil au Lac-Saint-Jean, dans le Bas-du-Fleuve ou en Autriche.
Iels ont des petites jobs et font rarement parler d'elleux. C'est les plus criminalisé-e-s de la gang.
Les autres sont mort-e-s.
(Moi ça va pas si pire par contre, alors je vais pas en parler.)
***
Pendant la même période, pour une bonne partie des gens qui font aujourd'hui partie de la gauche institutionnelle ou «mainstream», c'était un peu différent.
Émilie Nicolas a à peu près mon âge. En août 2011, elle militait toujours activement pour le Parti Libéral de Jean Charest.
En août 2011, j'étais déjà fortement marqué-e par huit années de luttes contre l'austérité, contre les projets de développement polluants très impopulaires (ex: la centrale du Suroît) et la répression policière.
Émilie Nicolas, elle, représentait la commission jeunesse du PLQ dans des campagnes nationales, aux côtés de l'exécutif.
En août 2011, Charest avait déjà annoncé la hausse des frais de scolarité qui devait mener vers la grève étudiante la plus brutalement réprimée et la plus longue de l'histoire du Québec. En août 2011, on était déjà en train de s'organiser pour répondre à cette hausse.
Pas Émilie Nicolas, qui faisait une tournée de promo pour Charest et son Parti Libéral.
Je dis pas ça pour la dénigrer ou parce que je lui en veux. J'aime beaucoup ce qu'elle écrit. Pis c'est juste un exemple. On pourrait reparler de GND une autre fois, pis de toustes les autres dont la famille était bourge, qui sont resté-e-s bourges, et dont l'arène politique c'est principalement les lancements de revues intellos, les 5 à 7 pis les vins fromages.
Mais encore après autant d'années, je m'interroge sur les parcours respectifs de mes ami-e-s en les comparant à ceux des gens de la gauche institutionnelle qui écrivent au Devoir, à Urbania, qui sont profs d'univ ou qui sont devenus, à un moment ou un autre, député-e-s, porte-paroles de QS.
Une bonne gang, dans la gauche institutionnelle, se sont approprié les luttes sociales menées par d'autre monde, et se sont délicatement déposé-e-s au moment opportun comme une fleur sur les ruines de nos vies.
D'autres ont carrément nui aux mouvements sociaux pendant des années avant de finalement «catcher» pis retourner leur veste subitement, avant de ré-émerger plus tard en tant qu'égéries d'une gauche plus que respectable, qui passe à Radio-Canada.
Encore là: c'est pas que je les haïs, c'est pas parce que je les envie. Et je sais que plusieurs en ont bavé - d'une manière différente.
C'est juste que je suis... déconnecté-e de cette gauche-là. C'est pas du monde avec qui on co-organisait des trucs, pas du monde avec qui on parlait, ni de qui on parlait. Pas du monde avec qui je partage une histoire et des expériences communes. Lorsqu'iels sont arrivé-e-s dans l'espace public, iels sortaient de crissement nulle part, dans ma tête - jusqu'à ce que je comprenne que plusieurs d'entre elleux sortaient du camp ennemi.
C'est correct que des gens trahissent le camp des pas fin-e-s et deviennent des personnes à peu près décentes. La question que je me pose, c'est pourquoi et comment. Pourquoi ça leur a pris autant de temps avant de décrocher?
Comment ça se fait que c'est aussi facile pour elleux de monter les échelons, alors que ma gang - parmi laquelle se trouvent des écrivain-e-s et poètes/poétesses inconnu-e-s qui ont écrit des textes sublimes et des intellos brillant-e-s - tirent encore le diable par la queue?
Quel réseau les a mené-e-s là? Celui qu'iels se sont constitué dans leur collège privé d'élite? Celui, un peu usé, du Parti Libéral du Québec?
Et surtout: pour le bénéfice de qui.
***
Pour conclure, lorsque j'ai appris, il y a quelques années, qu'Émilie Nicolas avait déjà milité au PLQ, ça m'a un peu perturbé-e. Je lui ai demandé si, au moment du #PrintempsÉrable, elle militait encore aux côtés de Jean Charest.
Elle a dit non.
Je lui ai demandé si ça lui tentait de raconter ce qui s'est passé dans sa tête au moment où elle a décroché. Elle a dit qu'elle le ferait, un jour.
-
Chroniques de la #GaucheQuébécoise (suite).
Au cas où vous l'auriez pas remarqué, je suis profondément déconnecté-e de la gauche «mainstream» québécoise.
J'ai déjà critiqué ce genre de gauche-là à plusieurs reprises, avec une hargne que je regrette un peu. Mais je sais pas si j'ai déjà parlé de l'origine de cette déconnexion.
Je vais donc raconter une petite histoire qui va servir d'exemple - mais c'est juste une parmi tant d'autres qui ont nourri ma réflexion.
Vers 2004, je suis devenu-e membre du PQ. J'ai déjà écrit sur mon expérience; j'y reviendrai pas trop. Mais pour résumer très brièvement, ça s'est pas full bien passé. Mon parcours est pas glorieux, j'ai fait et dit plein de niaiseries dont je suis pas fier/ère. Mais j'étais déjà un-e activiste de gauche à l'époque.
Je suis officiellement parti-e pas longtemps après m'être fait huer une dernière fois en assemblée, à l'hiver 2006. J'aurai au cumulatif pas toffé longtemps ni occupé de rôle stratégique.
Dans ma tête, c'était impossible d'être une personne intègre et de supporter cette ambiance. Et je sais qu'au PLQ, c'était mille fois pire, parce que le PQ, lui au moins, avait une sorte de tolérance pour la chicane et le lavage de linge sale en famille.
Après, je suis devenu-e anarchiste et j'ai commencé à manger des claques d'un tout autre ordre de grandeur. 2006 à 2012 a été une période de répression policière et disciplinaire extrême et constante. Un de mes amis s'est fait expulser de l'UdeM pour des raisons politiques - il a servi de bouc-émissaire suite à une grève ratée - et est tombé dans la pauvreté et la marginalité.
Plusieurs de mes ami-e-s se sont ramassé-e-s en prison. Un d'entre eux a pogné une peine de plusieurs mois pour une broutille. Quand il en est ressorti, il m'a dit que ça l'avait crissement fucké.
Sauf exception, on a toustes payé très cher notre militantisme. Dans cette gang-là, je connais juste une personne qui a en ce moment une carrière publique/académique - et c'est pas (encore) une très grosse carrière.
La majorité du reste de la gang essaie tant bien que mal de garder la tête au-dessus de l'eau. Notamment (mais pas que) parce qu'iels continuent de dépenser leur temps précieux à bénévoler et organiser, plutôt qu'à mousser leur carrière.
Yen a qui sont en exil au Lac-Saint-Jean, dans le Bas-du-Fleuve ou en Autriche.
Iels ont des petites jobs et font rarement parler d'elleux. C'est les plus criminalisé-e-s de la gang.
Les autres sont mort-e-s.
(Moi ça va pas si pire par contre, alors je vais pas en parler.)
***
Pendant la même période, pour une bonne partie des gens qui font aujourd'hui partie de la gauche institutionnelle ou «mainstream», c'était un peu différent.
Émilie Nicolas a à peu près mon âge. En août 2011, elle militait toujours activement pour le Parti Libéral de Jean Charest.
En août 2011, j'étais déjà fortement marqué-e par huit années de luttes contre l'austérité, contre les projets de développement polluants très impopulaires (ex: la centrale du Suroît) et la répression policière.
Émilie Nicolas, elle, représentait la commission jeunesse du PLQ dans des campagnes nationales, aux côtés de l'exécutif.
En août 2011, Charest avait déjà annoncé la hausse des frais de scolarité qui devait mener vers la grève étudiante la plus brutalement réprimée et la plus longue de l'histoire du Québec. En août 2011, on était déjà en train de s'organiser pour répondre à cette hausse.
Pas Émilie Nicolas, qui faisait une tournée de promo pour Charest et son Parti Libéral.
Je dis pas ça pour la dénigrer ou parce que je lui en veux. J'aime beaucoup ce qu'elle écrit. Pis c'est juste un exemple. On pourrait reparler de GND une autre fois, pis de toustes les autres dont la famille était bourge, qui sont resté-e-s bourges, et dont l'arène politique c'est principalement les lancements de revues intellos, les 5 à 7 pis les vins fromages.
Mais encore après autant d'années, je m'interroge sur les parcours respectifs de mes ami-e-s en les comparant à ceux des gens de la gauche institutionnelle qui écrivent au Devoir, à Urbania, qui sont profs d'univ ou qui sont devenus, à un moment ou un autre, député-e-s, porte-paroles de QS.
Une bonne gang, dans la gauche institutionnelle, se sont approprié les luttes sociales menées par d'autre monde, et se sont délicatement déposé-e-s au moment opportun comme une fleur sur les ruines de nos vies.
D'autres ont carrément nui aux mouvements sociaux pendant des années avant de finalement «catcher» pis retourner leur veste subitement, avant de ré-émerger plus tard en tant qu'égéries d'une gauche plus que respectable, qui passe à Radio-Canada.
Encore là: c'est pas que je les haïs, c'est pas parce que je les envie. Et je sais que plusieurs en ont bavé - d'une manière différente.
C'est juste que je suis... déconnecté-e de cette gauche-là. C'est pas du monde avec qui on co-organisait des trucs, pas du monde avec qui on parlait, ni de qui on parlait. Pas du monde avec qui je partage une histoire et des expériences communes. Lorsqu'iels sont arrivé-e-s dans l'espace public, iels sortaient de crissement nulle part, dans ma tête - jusqu'à ce que je comprenne que plusieurs d'entre elleux sortaient du camp ennemi.
C'est correct que des gens trahissent le camp des pas fin-e-s et deviennent des personnes à peu près décentes. La question que je me pose, c'est pourquoi et comment. Pourquoi ça leur a pris autant de temps avant de décrocher?
Comment ça se fait que c'est aussi facile pour elleux de monter les échelons, alors que ma gang - parmi laquelle se trouvent des écrivain-e-s et poètes/poétesses inconnu-e-s qui ont écrit des textes sublimes et des intellos brillant-e-s - tirent encore le diable par la queue?
Quel réseau les a mené-e-s là? Celui qu'iels se sont constitué dans leur collège privé d'élite? Celui, un peu usé, du Parti Libéral du Québec?
Et surtout: pour le bénéfice de qui.
***
Pour conclure, lorsque j'ai appris, il y a quelques années, qu'Émilie Nicolas avait déjà milité au PLQ, ça m'a un peu perturbé-e. Je lui ai demandé si, au moment du #PrintempsÉrable, elle militait encore aux côtés de Jean Charest.
Elle a dit non.
Je lui ai demandé si ça lui tentait de raconter ce qui s'est passé dans sa tête au moment où elle a décroché. Elle a dit qu'elle le ferait, un jour.
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Chroniques de la #GaucheQuébécoise (suite).
Au cas où vous l'auriez pas remarqué, je suis profondément déconnecté-e de la gauche «mainstream» québécoise.
J'ai déjà critiqué ce genre de gauche-là à plusieurs reprises, avec une hargne que je regrette un peu. Mais je sais pas si j'ai déjà parlé de l'origine de cette déconnexion.
Je vais donc raconter une petite histoire qui va servir d'exemple - mais c'est juste une parmi tant d'autres qui ont nourri ma réflexion.
Vers 2004, je suis devenu-e membre du PQ. J'ai déjà écrit sur mon expérience; j'y reviendrai pas trop. Mais pour résumer très brièvement, ça s'est pas full bien passé. Mon parcours est pas glorieux, j'ai fait et dit plein de niaiseries dont je suis pas fier/ère. Mais j'étais déjà un-e activiste de gauche à l'époque.
Je suis officiellement parti-e pas longtemps après m'être fait huer une dernière fois en assemblée, à l'hiver 2006. J'aurai au cumulatif pas toffé longtemps ni occupé de rôle stratégique.
Dans ma tête, c'était impossible d'être une personne intègre et de supporter cette ambiance. Et je sais qu'au PLQ, c'était mille fois pire, parce que le PQ, lui au moins, avait une sorte de tolérance pour la chicane et le lavage de linge sale en famille.
Après, je suis devenu-e anarchiste et j'ai commencé à manger des claques d'un tout autre ordre de grandeur. 2006 à 2012 a été une période de répression policière et disciplinaire extrême et constante. Un de mes amis s'est fait expulser de l'UdeM pour des raisons politiques - il a servi de bouc-émissaire suite à une grève ratée - et est tombé dans la pauvreté et la marginalité.
Plusieurs de mes ami-e-s se sont ramassé-e-s en prison. Un d'entre eux a pogné une peine de plusieurs mois pour une broutille. Quand il en est ressorti, il m'a dit que ça l'avait crissement fucké.
Sauf exception, on a toustes payé très cher notre militantisme. Dans cette gang-là, je connais juste une personne qui a en ce moment une carrière publique/académique - et c'est pas (encore) une très grosse carrière.
La majorité du reste de la gang essaie tant bien que mal de garder la tête au-dessus de l'eau. Notamment (mais pas que) parce qu'iels continuent de dépenser leur temps précieux à bénévoler et organiser, plutôt qu'à mousser leur carrière.
Yen a qui sont en exil au Lac-Saint-Jean, dans le Bas-du-Fleuve ou en Autriche.
Iels ont des petites jobs et font rarement parler d'elleux. C'est les plus criminalisé-e-s de la gang.
Les autres sont mort-e-s.
(Moi ça va pas si pire par contre, alors je vais pas en parler.)
***
Pendant la même période, pour une bonne partie des gens qui font aujourd'hui partie de la gauche institutionnelle ou «mainstream», c'était un peu différent.
Émilie Nicolas a à peu près mon âge. En août 2011, elle militait toujours activement pour le Parti Libéral de Jean Charest.
En août 2011, j'étais déjà fortement marqué-e par huit années de luttes contre l'austérité, contre les projets de développement polluants très impopulaires (ex: la centrale du Suroît) et la répression policière.
Émilie Nicolas, elle, représentait la commission jeunesse du PLQ dans des campagnes nationales, aux côtés de l'exécutif.
En août 2011, Charest avait déjà annoncé la hausse des frais de scolarité qui devait mener vers la grève étudiante la plus brutalement réprimée et la plus longue de l'histoire du Québec. En août 2011, on était déjà en train de s'organiser pour répondre à cette hausse.
Pas Émilie Nicolas, qui faisait une tournée de promo pour Charest et son Parti Libéral.
Je dis pas ça pour la dénigrer ou parce que je lui en veux. J'aime beaucoup ce qu'elle écrit. Pis c'est juste un exemple. On pourrait reparler de GND une autre fois, pis de toustes les autres dont la famille était bourge, qui sont resté-e-s bourges, et dont l'arène politique c'est principalement les lancements de revues intellos, les 5 à 7 pis les vins fromages.
Mais encore après autant d'années, je m'interroge sur les parcours respectifs de mes ami-e-s en les comparant à ceux des gens de la gauche institutionnelle qui écrivent au Devoir, à Urbania, qui sont profs d'univ ou qui sont devenus, à un moment ou un autre, député-e-s, porte-paroles de QS.
Une bonne gang, dans la gauche institutionnelle, se sont approprié les luttes sociales menées par d'autre monde, et se sont délicatement déposé-e-s au moment opportun comme une fleur sur les ruines de nos vies.
D'autres ont carrément nui aux mouvements sociaux pendant des années avant de finalement «catcher» pis retourner leur veste subitement, avant de ré-émerger plus tard en tant qu'égéries d'une gauche plus que respectable, qui passe à Radio-Canada.
Encore là: c'est pas que je les haïs, c'est pas parce que je les envie. Et je sais que plusieurs en ont bavé - d'une manière différente.
C'est juste que je suis... déconnecté-e de cette gauche-là. C'est pas du monde avec qui on co-organisait des trucs, pas du monde avec qui on parlait, ni de qui on parlait. Pas du monde avec qui je partage une histoire et des expériences communes. Lorsqu'iels sont arrivé-e-s dans l'espace public, iels sortaient de crissement nulle part, dans ma tête - jusqu'à ce que je comprenne que plusieurs d'entre elleux sortaient du camp ennemi.
C'est correct que des gens trahissent le camp des pas fin-e-s et deviennent des personnes à peu près décentes. La question que je me pose, c'est pourquoi et comment. Pourquoi ça leur a pris autant de temps avant de décrocher?
Comment ça se fait que c'est aussi facile pour elleux de monter les échelons, alors que ma gang - parmi laquelle se trouvent des écrivain-e-s et poètes/poétesses inconnu-e-s qui ont écrit des textes sublimes et des intellos brillant-e-s - tirent encore le diable par la queue?
Quel réseau les a mené-e-s là? Celui qu'iels se sont constitué dans leur collège privé d'élite? Celui, un peu usé, du Parti Libéral du Québec?
Et surtout: pour le bénéfice de qui.
***
Pour conclure, lorsque j'ai appris, il y a quelques années, qu'Émilie Nicolas avait déjà milité au PLQ, ça m'a un peu perturbé-e. Je lui ai demandé si, au moment du #PrintempsÉrable, elle militait encore aux côtés de Jean Charest.
Elle a dit non.
Je lui ai demandé si ça lui tentait de raconter ce qui s'est passé dans sa tête au moment où elle a décroché. Elle a dit qu'elle le ferait, un jour.
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Réunion publique - #JeanLucMélenchon et #RubaGhazal : “Battre les droites”
Mercredi 16 avril à 18h30en direct : https://www.facebook.com/watch/live/?ref=watch_permalink&v=1749371625936845
#LFI #LaFranceInsoumise #Mélenchon #JLM #QS #QuébecSolidaire #gaucheQC #gaucheFr #gaucheQuébécoise #gaucheFrançaise #polFr #polQC #gauche -
Réunion publique - #JeanLucMélenchon et #RubaGhazal : “Battre les droites”
Mercredi 16 avril à 18h30en direct : https://www.facebook.com/watch/live/?ref=watch_permalink&v=1749371625936845
#LFI #LaFranceInsoumise #Mélenchon #JLM #QS #QuébecSolidaire #gaucheQC #gaucheFr #gaucheQuébécoise #gaucheFrançaise #polFr #polQC #gauche -
Réunion publique - #JeanLucMélenchon et #RubaGhazal : “Battre les droites”
Mercredi 16 avril à 18h30en direct : https://www.facebook.com/watch/live/?ref=watch_permalink&v=1749371625936845
#LFI #LaFranceInsoumise #Mélenchon #JLM #QS #QuébecSolidaire #gaucheQC #gaucheFr #gaucheQuébécoise #gaucheFrançaise #polFr #polQC #gauche -
Réunion publique - #JeanLucMélenchon et #RubaGhazal : “Battre les droites”
Mercredi 16 avril à 18h30en direct : https://www.facebook.com/watch/live/?ref=watch_permalink&v=1749371625936845
#LFI #LaFranceInsoumise #Mélenchon #JLM #QS #QuébecSolidaire #gaucheQC #gaucheFr #gaucheQuébécoise #gaucheFrançaise #polFr #polQC #gauche -
Quand je dis qu'il faut changer la manière de parler au monde pour sauver la gauche québécoise (voir plus bas dans mes posts, vlà un certain temps j'ai promis d'en reparler), je pense à plusieurs affaires.
L'une d'elle c'est d'arrêter d'essayer d'avoir l'air de fucking bourges, et d'arrêter de se compromettre avec les riches qui sont pseudo-progressistes.
On devrait pas quêter de l'attention et de l'approbation de la part de ce monde-là. On devrait pas faire amix-amix avec Sarah-Jeanne Labrosse et sa gang d'artistes cool. Même en admettant qu'elle ait juste flippé ses propres apparts, ça reste une flippeuse.
Et c'est une flippeuse depuis qu'elle a 18 ans. Elle a certainement pas acheté son premier appart avec un salaire de caissière du Tim Horton's. (Source: https://veroniquecloutier.com/culture/on-parle-de-reno-sarah-jeanne-labrosse)
Dans sa future résidence réservée aux artistes, je pense pas que vous allez trouver des danseurs/euses de break-dance qui autrement performent dans une ruelle sale sur des boîtes en carton défaites. Le monde artistique dont elle et Pierre Lapointe parlent à Icitte, c'est un miroir poli qui leur renvoie leur propre reflet.
Réveillez-vous crisse. L'extrême-droite réussit à nous faire passer pour l'élite parce que c'est de ça qu'on a d'l'air en essayant de ressembler, de s'allier à toustes ces fraîches-pètes.
L'antiracisme et le féminisme de l'élite culturelle québécoise, c'est de la poudre aux yeux, parce qu'elle verra toujours la vaste majorité des femmes, des personnes racisées et minorités de genre comme leurs serviteurs. L'antiracisme, le sexisme, la transphobie c'est grave en soi.
Mais c'est en grande partie grave parce que ça garde le monde dans la pauvreté et les situations d'abus, pas juste parce que ça empêche une actrice qui fait 200 000$ par film de faire 400 000$ par film. Si on garde pas le focus là-dessus, sur le fait que les gens crèvent dans la misère, on va continuer de perdre.
C'est pas juste dans l'intelligentsia que c'est pouiche. J'ai ENCORE vu un compte de RS anticonspi très suivi traiter un dude random de «B.S.». L'insulte plus raffinée de «édenté-e» est encore fréquemment lancée à tout vent. À quel moment vous allez comprendre que le mépris de classe, c'est un mépris contre un groupe au sein duquel les personnes minorisées que vous prétendez défendre sont sur-représentées?
Vous leur crissez une claque d'une main en les flattant de l'autre.
Plusieurs organisations parlent encore d'accès aux soins de santé, de CLSC, d'écoles publiques, de syndicalisme, de logement, de déserts alimentaires, de profilage racial, d'aide aux migrant-e-s. Faites un effort et propulsez leurs messages. Laissez faire la petite-bourgeoisie vaguement progressiste.
Si vous croyez fort fort à la représentation, améliorez donc la représentation des gens qui s'occupent du monde au lieu de vénérer les gens dont la job consiste à incarner un branding.