Une amie était dans les cortèges parisiens aujourd'hui.
Et elle me disait en final : "... pour obtenir quoi ?" .
Car devant les obstacles que l'exécutif dresse pour affaiblir les mobilisations, la peur créée par les brutalités policières, l'absence de dialogue véritable de la part du pouvoir et les multiples tours de passe-passe qu'il invente pour l'éviter à tout prix, jouant la montre en misant sur un essoufflement des manifestants... il y avait chez cette amie une certaine désillusion.
Vues de l'autre bord de l'Atlantique, ces mobilisations massives (1 600 000 personnes dans les rues - chiffres des syndicats / 575 000 selon les autorités), festives et joyeuses malgré tout, créatives... donnent le sentiment d'un réveil politique que les lycéens ont d'ores et déjà réussi à diffuser à 6 mois des élections, comme pour rappeler que tout n'est pas joué d'avance et que nombre de Français, de toutes générations, de tous milieux, sur l'ensemble des territoires, aspirent à un changement réel, à des alternatives, pour une véritable justice sociale.
Rien n'est fait car les rouleaux compresseurs médiatiques, financiers, économiques, politiques au service de l'extrême droite et des plus grandes fortunes sont énormes; tandis que les forces sociales-démocrates sont loin d'être à la hauteur des enjeux. Mais il est certain que rien ne se fera s'il n'y a pas de mise en mouvement personnel et collectif, si le sentiment d'isolement et de résignation gagne chacun.e là où iel se trouve...
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