home.social

Search

1000 results for “vigue”

  1. Reconnaissance faciale en temps réel, interprétation des émotions, catégorisation des pensées religieuses, sexuelles et politiques… La France a activement milité pour que ces pratiques soient permises par « l’AI Act », le règlement européen sur l’intelligence artificielle, révèlent Disclose et Investigate Europe, documents confidentiels à l’appui.

    Imaginez que vous participiez à une manifestation pour le climat, que vous portiez un badge ou que vous brandissiez une pancarte. Une caméra « intelligente » détecte ces signes, enregistre votre visage et transmet les images à la police pour les comparer au fichier des personnes recherchées pour crimes environnementaux. Vous n’y figurez pas, mais les données restent stockées. Imaginez un naufragé qui vient de débarquer sur l’île de Lampedusa. Arrêté, il est interrogé à l’aide d’une caméra capable de détecter des émotions. Le système enregistre des signes de nervosité, de peur, d’indécision : il en conclut que l’exilé ment sur son âge ou ses origines. Sa demande d’asile est rejetée.

    Ces scènes qui semblent sorties d’un film de science-fiction pourraient devenir réalité dans les prochaines semaines. Le 2 février, les articles les plus controversés — dits « risques inacceptables » — du règlement européen sur l’intelligence artificielle (IA) entreront en vigueur avec, dans leur sillage, une myriade de portes ouvertes pour contrôler l’espace public. Le texte était pourtant censé encadrer l’usage de l’intelligence artificielle contre les menaces pour les droits fondamentaux et les libertés publiques en Europe. Mais après deux ans de négociations secrètes entre les États européens, ce cadre n’a pas survécu aux coups de boutoir de la France, qui a obtenu des exemptions majeures en imposant le thème de « la sécurité nationale ».

    C’est ce que démontre l’analyse d’une centaine de documents confidentiels européens sur l’AI Act, obtenus par Disclose et Investigate Europ. Des comptes-rendus de négociations qui dévoilent comment Paris est parvenu à ouvrir une brèche pour autoriser la surveillance de masse dans l’espace public.

    La « ligne rouge » de la sécurité nationale

    Le lobbying de la France commence fin 2022. À l’époque, les débats sur ce projet porté par la Commission européenne depuis avril 2021 sont tendus. Au cœur des discussions entre les 27 pays de l’UE : la classification des risques liés à l’utilisation de l’IA. Très vite, Paris s’oppose à ce que la future loi européenne interdise certaines technologies particulièrement intrusives. En l’occurrence, celles qui présentent des risques dits « inacceptables » pour les libertés publiques.

    Le 18 novembre 2022, au cours d’une réunion organisée à huis clos avec ses homologues européens, le représentant français prévient : « L’exclusion des questions de sécurité et de défense [du cadre du règlement]… doit être maintenue à tout prix ». Par cette requête, la France veut garder la possibilité de recourir à la reconnaissance faciale en temps réel dans l’espace public, en cas de risque pour la sécurité du pays. Cela vaut aussi pour le maintien de l’ordre. Ce que confirme une source en première ligne des négociations : « La France considère que l’ordre public fait partie de la sécurité nationale, c’est pourquoi elle a réclamé que tous les aspects du maintien de l’ordre soient exclus du règlement. Elle est le seul pays à avoir demandé cette exclusion totale ». Des manifestant·es accusé·es de troubler l’ordre public pourraient ainsi devenir les cibles légales de la reconnaissance faciale. Sollicités à plusieurs reprises, le gouvernement français et ses représentant·es à Bruxelles n’ont pas répondu aux questions de Disclose et Investigate Europe.

    D’abord isolé, Paris ne ménage pas ses efforts pour persuader ses homologues européens du bien-fondé de sa demande. En septembre 2022, l’ambassadeur adjoint français s’entretient avec l’un des rapporteurs du texte au Parlement européen. Objectif : le convaincre de la nécessité d’autoriser la reconnaissance faciale pour le maintien de l’ordre. « Le diplomate français était nerveux, il y avait de la tension dans la pièce, témoigne notre source. Le ton est monté… Le représentant français campait sur ses positions, au prétexte que la France organisait les Jeux olympiques quelques mois plus tard .» En France, avant les JO, l’utilisation de la vidéosurveillance algorithmique par la police n’était autorisée que dans de très rares cas. L’événement sportif a donné l’occasion au gouvernement de faire adopter une loi validant son expérimentation jusqu’en mars 2025. Sans toutefois parvenir à convaincre les parlementaires d’y inclure la reconnaissance faciale.

    Matignon à la manœuvre

    L’activisme de Paris en faveur de technologies ultra-intrusives est étayé par un courrier envoyé, fin novembre 2023, au secrétariat du Conseil de l’UE. Ce document que Disclose et Investigate Europe se sont procuré est signé du Secrétariat général aux affaires européennes (SGAE), un service placé sous l’autorité de Matignon et chargé de la coordination interministérielle pour les politiques européennes. Le service rappelle d’abord la « ligne rouge » de la France « sur l’exclusion de la sécurité nationale ». Il insiste ensuite pour pouvoir utiliser l’IAdans l’espace public « en cas d’urgence justifiée ».

    Les efforts de la France ont été récompensés. Comme l’indique l’article 2.3 de l’AI Act. Celui-ci dispose en effet que « le présent règlement (…) ne porte pas atteinte aux compétences des États membres en matière de sécurité nationale. » Selon Aljosa Ajanovic, membre de l’EDRI, une organisation de défense des droits des citoyen·nes européen·nes, ce principe « permet d’introduire des systèmes de surveillance biométrique de masse qui risquent d’affecter lourdement nos libertés de mouvement, de réunion, d’expression ainsi que notre vie privée ».

    Quant à l’article 46, alinéa 2 du règlement européen, il précise que « dans une situation d’urgence dûment justifiée pour des raisons exceptionnelles de sécurité publique (…) les autorités répressives » peuvent utiliser « un service d’IA à haut risque spécifique », sans autorisation.

    Appartenance religieuse et politique

    Si un État estime que sa sécurité est en jeu, il pourra aller jusqu’à rechercher une personne sur la base de la « race, opinions politiques, affiliation à une organisation syndicale, convictions religieuses ou philosophiques, vie sexuelle ou leur orientation sexuelle », grâce à la science algorithmique. Une attaque en règle contre les libertés publiques et les droits civiques qui semble également défendue par les autorités françaises, comme l’indique un passage du courrier du Secrétariat général aux affaires européennes. Celui-ci souligne que la France estime « très important de préserver la possibilité de rechercher une personne sur la base de critères objectifs exprimant une croyance religieuse ou une opinion politique ». Une surveillance qui serait rendue possible grâce, notamment, est-il précisé, à la détection du « port d’un insigne ou d’un accessoire, lorsque cette personne est impliquée dans l’extrémisme violent ou présente un risque terroriste ». Un badge d’un mouvement écologiste classé « extrémiste et violent » pourrait donc motiver l’allumage de caméras dopées à l’IA.

    « Il est glaçant de voir l’UE laisser ses polices recourir à ces systèmes pour tenter de détecter l’orientation sexuelle, s’indigne Félix Tréguer, auteur de Technopolice, la surveillance policière à l’ère de l’IA et porte-parole de la Quadrature du Net, une association française de défense des libertés numériques. « C’est aussi ça l’intelligence artificielle, poursuit-il, le retour des théories naturalisantes, des pseudosciences et des catégories arbitraires, désormais inscrites dans de puissants systèmes automatisés pour mettre en œuvre la violence d’État ».

    « La plupart du temps, les gens ne sauront pas qu’ils ont été surveillés »


    Sarah Chander, cofondatrice de l’ONG Equinox

    Au cours des discussions sur l’AI Act, la France a mis en avant deux autres « lignes rouges ». Paris a en effet demandé à ce que les prisons et les zones de contrôles aux frontières soient « exclues de la définition de l’espace public », comme le dévoile le compte-rendu d’une réunion de novembre 2023. Là encore, aux côtés d’autres pays comme la Grèce, elle a obtenu gain de cause.

    Dans quelques semaines, les États membres pourront donc déployer des systèmes de reconnaissance émotionnelle à leurs portes. Des logiciels, qui, une fois reliés à une caméra, pourront être utilisés lors d’interrogatoires de personnes exilées. L’objectif étant, par exemple, de chercher à évaluer avec plus ou moins de fiabilité, leur degré de nervosité ou d’anxiété pour savoir si elles mentent sur leur pays d’origine, leur âge ou la raison de leur départ. « Ce qui est insidieux dans l’utilisation de l’IA par la police et le contrôle des migrations, c’est que la plupart du temps, les gens ne sauront pas qu’ils ont été surveillés par ces systèmes », déplore Sarah Chander, cofondatrice d’Equinox, une ONG qui lutte contre les discriminations raciales en Europe.

    Derrière l’activisme de la France, on trouve enfin la volonté de laisser les coudées franches aux industriels européens de l’intelligence artificielle. C’est du moins ce que sous-entend le représentant de Paris dans une réunion organisée le 15 novembre 2023. Celui-ci « met urgemment en garde contre les impacts négatifs [que pourrait avoir le règlement] sur la capacité d’innovation de l’UE ». Il insiste, évoquant le risque que « les entreprises délocalisent leurs activités dans des régions où les droits fondamentaux ne jouent pas de rôle ». Un argument repris par Emmanuel Macron un mois plus tard. Selon le chef de l’État, en régulant « beaucoup plus vite et beaucoup plus fort que nos grands compétiteurs, on régulera des choses qu’on ne produira plus ou qu’on n’inventera pas ». À Bruxelles, beaucoup interprètent ces prises de position comme un soutien à peine voilé à un fleuron de la « start-up nation » : Mistral AI. La société française compte parmi ses actionnaires Cédric O, un proche du président de la République et ancien secrétaire d’État au numérique. C’est lui aussi qui est chargé des relations publiques de l’entreprise, dont l’un des fondateurs confiait il y a tout juste un an : « Dans sa forme finale, l’AI Act est tout à fait gérable pour nous ».

    source : #^https://disclose.ngo/fr/article/intelligence-artificielle-la-france-ouvre-la-voie-a-la-surveillance-de-masse-en-europe

    #ia #intelligenceartificielle #technopolice #videosurveillance #videosurveillancealgorithmique #reconnaissancefaciale #surveillancealgorithmique #surveillancegeneralisee #flicagenumerique
  2. @RichardMonvoisin en effet, impressionné que tu connaisses aussi bien la petite histoire de l'Orphelin ! d'autant plus que je soupçonne qu'il ait disparu des manuels scolaires depuis les années 1980.

    Mais la mémoire vit encore, lors des commémorations du 11 novembre dernier l'Orphelin était « inauguré » par un politicien national ( #JeanLucMélenchon ).

    En outre à la suite de tags et jets de peinture, dénonçant notamment le meurtre policier de Nahel Merzouk et le génocide palestinien, l'Orphelin a été rénové et mis sous surveillance électronique, aux frais de l'État (27 300 €), un changement de position salué comme historique par rapport à ce monument, même si il est ironique que cela soit à l'occasion de l'effacement de tags dénonçant des violences policières et coloniales…

    Malheureusement, ce ne sont pas que des représentant·tes de l'État de l'époque qui se sont dressés contre les monuments « pacifiques », mais aussi certains « anciens combattants » ; dans son livre « Mémoire Figée Mémoire Vivante - Les monuments aux morts » l'historien #JacquesBouillon (1931-2019, professeur à Henri IV et à l'IEP), note p. 29 :

    Tous les monuments aux morts portent une inscription en hommage aux disparus. La plus fréquente reprend la formule officielle qui saluait la mort d'un soldat : « La commune de X. à ses enfants (ou à ses fils) morts pour la France. » Devant la prolifération d'autres inscriptions, des associations d'anciens combattants exigeait régulièrement dans leurs bulletins qu'elle fût la seule autorisée ; elle est censée en quelque sorte assurer l'unité morale et civique des citoyens en plaçant la France au-dessus de toute autre considération.

    Et p.19 :

    Quelques conflits plus graves portent sur le projet de tel édifice, dans sa structure ou, plus encore, sur le choix des emblèmes susceptibles d'y figurer. Ainsi à Équeurdevrille (Manche), au sujet d'un groupe constitué d'une femme du peuple portant une fillette dans ses bras et posant la main sur l'épaule d'un garçonnet, avec l'inscription « Que maudite soit la guerre » : ce choix avait été voulu et imposé dès 1922 par le maire #HippolyteMars, socialiste et syndicaliste pacifiste, qui souhaitait pour sa commune « une œuvre qui, non seulement ait un caractère artistique, mais aussi soit une protestation contre la guerre » ; de vives polémiques s'ensuivirent dans la presse locale jusqu'au début des années 30.

    Á Gentioux (Creuse), une inscription identique fut imposée par le maire socialiste #JulesCoustaud, ancien combattant lui-même, en dépit de l'opposition du préfet et à la fureur des autorités militaires du camp de la Courtine [note de moi : celui où fut réprimé un soviet mutin de soldats russes en 1917], qui, dit-on, donnèrent à leurs troupes l'ordre de rompre le pas cadencé et de détourner la tête lorsqu'elles passaient devant le monument.

    Á Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), en 1926, la représentation d'un adolescent brisant une épée suscita la colère d'anciens combattants de droite, d'autant que certains prétendaient aussi voir, sur la statue d'un soldat, le visage d'un mutin fusillé ; le monument fut l'objet de vandalisme, mais le maire et le préfet ne cédèrent pas.

    Dans les villages aux alentours de l'Orphelin il y a quelques autres monuments moins connus, mais également rebelles.

    #JacquesBouillon fut également l'auteur de deux manuels d'histoire en vigueur au début des années 1980, dont le second présente d'ailleurs une photo de l'Orphelin de Gentioux. De part l'honnêteté de leur cours magistral (par ex. sur le rôle écrasant de l'URSS dans la défaite militaire de l' #AllemagneNazie) et leur fidélité à la méthode historique (chaque page de droite est consacrée à des archives d'époque) ces manuels sont encore à ce jour régulièrement recommandés par l'historienne de référence des communistes, #AnnieLacroixRiz.

    Un des deux manuels est disponible en ligne : https://annas-archive.org/md5/c06ac65f2d049b47f0b30cb2b1639f0c

  3. Crise agricole : réaction de Greenpeace aux annonces du Premier ministre

    Extrait du communiqué :

    « Avec une annulation de la hausse des taxes sur le gazole non routier (GNR), le gouvernement tente de répondre à la crise agricole actuelle en appliquant un pansement sur une jambe de bois », déclare Sandy Olivar Calvo, chargée de campagne agriculture à Greenpeace France. « Si l’annonce de la hausse de cette taxe a généré tant de colère, c’est parce que la majorité des agriculteurs et agricultrices se trouve dans des situations financières extrêmement difficiles. C’est là le cœur du problème : il faut agir sur les revenus, de manière structurelle et à long terme » (…).

    Près de 20 % des agriculteurs vivent sous le seuil de pauvreté : ils ne parviendront pas à enclencher la transition écologique nécessaire tant qu’ils ne pourront pas vivre dignement de leur travail. Pour ce faire, des mesures concrètes et de long terme s’imposent. D’abord, l’arrêt définitif des négociations de l’accord de libre-échange UE-Mercosur (…) mais aussi un moratoire sur tous les autres accords commerciaux en négociation et un réexamen de tous les accords en vigueur. Il est urgent d’en finir avec la concurrence déloyale qui détruit les systèmes agricoles et notre environnement.

    Texte intégral : https://www.greenpeace.fr/espace-presse/crise-agricole-reaction-de-greenpeace-aux-annonces-du-premier-ministre/

    #RevoltePaysanne #AgriculturePaysanne #TransitionEcologique

  4. **A win for the ocean: High Seas Treaty signed at United Nations**

    The High Seas Treaty, also known as the agreement on **Biodiversity Beyond National Jurisdiction** or 'BBNJ', was signed in New York on 20 September, in the margins of the United Nations High Level Week.

    https://oceans-and-fisheries.ec.europa.eu/news/win-ocean-high-seas-treaty-signed-united-nations-2023-09-20_en

    In addition to the EU as organisation, **many countries signed the treaty**.

    The agreement provides for the common governance of **about half of the Earth’s surface** and **95% of the ocean’s volume**, the largest habitat on our blue planet, to:

    - promote equity and fairness
    - tackle environmental degradation
    - fight climate change, and
    - prevent biodiversity loss in the high seas


    The adoption of this agreement is a **historic achievement,** marking the successful end of **more than a decade of multilateral work. It complements **the United Nations Convention on the Law of the Sea (UNCLOS), which provides the legal framework under which all human activities in the ocean take place.

    https://www.greenpeace.org/belgium/fr/communique-de-presse/61115/lhistorique-traite-de-lonu-sur-la-haute-mer-peut-enfin-entrer-en-vigueur/

    https://www.un.org/en/global-issues/oceans-and-the-law-of-the-sea

    #savetheoceans #natureishome

  5. @RichardMonvoisin en effet, impressionné que tu connaisses aussi bien la petite histoire de l'Orphelin ! d'autant plus que je soupçonne qu'il ait disparu des manuels scolaires depuis les années 1980.

    Mais la mémoire vit encore, lors des commémorations du 11 novembre dernier l'Orphelin était « inauguré » par un politicien national ( #JeanLucMélenchon ).

    En outre à la suite de tags et jets de peinture, dénonçant notamment le meurtre policier de Nahel Merzouk et le génocide palestinien, l'Orphelin a été rénové et mis sous surveillance électronique, aux frais de l'État (27 300 €), un changement de position salué comme historique par rapport à ce monument, même si il est ironique que cela soit à l'occasion de l'effacement de tags dénonçant des violences policières et coloniales…

    Malheureusement, ce ne sont pas que des représentant·tes de l'État de l'époque qui se sont dressés contre les monuments « pacifiques », mais aussi certains « anciens combattants » ; dans son livre « Mémoire Figée Mémoire Vivante - Les monuments aux morts » l'historien #JacquesBouillon (1931-2019, professeur à Henri IV et à l'IEP), note p. 29 :

    Tous les monuments aux morts portent une inscription en hommage aux disparus. La plus fréquente reprend la formule officielle qui saluait la mort d'un soldat : « La commune de X. à ses enfants (ou à ses fils) morts pour la France. » Devant la prolifération d'autres inscriptions, des associations d'anciens combattants exigeait régulièrement dans leurs bulletins qu'elle fût la seule autorisée ; elle est censée en quelque sorte assurer l'unité morale et civique des citoyens en plaçant la France au-dessus de toute autre considération.

    Et p.19 :

    Quelques conflits plus graves portent sur le projet de tel édifice, dans sa structure ou, plus encore, sur le choix des emblèmes susceptibles d'y figurer. Ainsi à Équeurdevrille (Manche), au sujet d'un groupe constitué d'une femme du peuple portant une fillette dans ses bras et posant la main sur l'épaule d'un garçonnet, avec l'inscription « Que maudite soit la guerre » : ce choix avait été voulu et imposé dès 1922 par le maire #HippolyteMars, socialiste et syndicaliste pacifiste, qui souhaitait pour sa commune « une œuvre qui, non seulement ait un caractère artistique, mais aussi soit une protestation contre la guerre » ; de vives polémiques s'ensuivirent dans la presse locale jusqu'au début des années 30.

    Á Gentioux (Creuse), une inscription identique fut imposée par le maire socialiste #JulesCoustaud, ancien combattant lui-même, en dépit de l'opposition du préfet et à la fureur des autorités militaires du camp de la Courtine [note de moi : celui où fut réprimé un soviet mutin de soldats russes en 1917], qui, dit-on, donnèrent à leurs troupes l'ordre de rompre le pas cadencé et de détourner la tête lorsqu'elles passaient devant le monument.

    Á Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), en 1926, la représentation d'un adolescent brisant une épée suscita la colère d'anciens combattants de droite, d'autant que certains prétendaient aussi voir, sur la statue d'un soldat, le visage d'un mutin fusillé ; le monument fut l'objet de vandalisme, mais le maire et le préfet ne cédèrent pas.

    Dans les villages aux alentours de l'Orphelin il y a quelques autres monuments moins connus, mais également rebelles.

    #JacquesBouillon fut également l'auteur de deux manuels d'histoire en vigueur au début des années 1980, dont le second présente d'ailleurs une photo de l'Orphelin de Gentioux. De part l'honnêteté de leur cours magistral (par ex. sur le rôle écrasant de l'URSS dans la défaite militaire de l' #AllemagneNazie) et leur fidélité à la méthode historique (chaque page de droite est consacrée à des archives d'époque) ces manuels sont encore à ce jour régulièrement recommandés par l'historienne de référence des communistes, #AnnieLacroixRiz.

    Un des deux manuels est disponible en ligne : https://annas-archive.org/md5/c06ac65f2d049b47f0b30cb2b1639f0c

  6. @RichardMonvoisin en effet, impressionné que tu connaisses aussi bien la petite histoire de l'Orphelin ! d'autant plus que je soupçonne qu'il ait disparu des manuels scolaires depuis les années 1980.

    Mais la mémoire vit encore, lors des commémorations du 11 novembre dernier l'Orphelin était « inauguré » par un politicien national ( #JeanLucMélenchon ).

    En outre à la suite de tags et jets de peinture, dénonçant notamment le meurtre policier de Nahel Merzouk et le génocide palestinien, l'Orphelin a été rénové et mis sous surveillance électronique, aux frais de l'État (27 300 €), un changement de position salué comme historique par rapport à ce monument, même si il est ironique que cela soit à l'occasion de l'effacement de tags dénonçant des violences policières et coloniales…

    Malheureusement, ce ne sont pas que des représentant·tes de l'État de l'époque qui se sont dressés contre les monuments « pacifiques », mais aussi certains « anciens combattants » ; dans son livre « Mémoire Figée Mémoire Vivante - Les monuments aux morts » l'historien #JacquesBouillon (1931-2019, professeur à Henri IV et à l'IEP), note p. 29 :

    Tous les monuments aux morts portent une inscription en hommage aux disparus. La plus fréquente reprend la formule officielle qui saluait la mort d'un soldat : « La commune de X. à ses enfants (ou à ses fils) morts pour la France. » Devant la prolifération d'autres inscriptions, des associations d'anciens combattants exigeait régulièrement dans leurs bulletins qu'elle fût la seule autorisée ; elle est censée en quelque sorte assurer l'unité morale et civique des citoyens en plaçant la France au-dessus de toute autre considération.

    Et p.19 :

    Quelques conflits plus graves portent sur le projet de tel édifice, dans sa structure ou, plus encore, sur le choix des emblèmes susceptibles d'y figurer. Ainsi à Équeurdevrille (Manche), au sujet d'un groupe constitué d'une femme du peuple portant une fillette dans ses bras et posant la main sur l'épaule d'un garçonnet, avec l'inscription « Que maudite soit la guerre » : ce choix avait été voulu et imposé dès 1922 par le maire #HippolyteMars, socialiste et syndicaliste pacifiste, qui souhaitait pour sa commune « une œuvre qui, non seulement ait un caractère artistique, mais aussi soit une protestation contre la guerre » ; de vives polémiques s'ensuivirent dans la presse locale jusqu'au début des années 30.

    Á Gentioux (Creuse), une inscription identique fut imposée par le maire socialiste #JulesCoustaud, ancien combattant lui-même, en dépit de l'opposition du préfet et à la fureur des autorités militaires du camp de la Courtine [note de moi : celui où fut réprimé un soviet mutin de soldats russes en 1917], qui, dit-on, donnèrent à leurs troupes l'ordre de rompre le pas cadencé et de détourner la tête lorsqu'elles passaient devant le monument.

    Á Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), en 1926, la représentation d'un adolescent brisant une épée suscita la colère d'anciens combattants de droite, d'autant que certains prétendaient aussi voir, sur la statue d'un soldat, le visage d'un mutin fusillé ; le monument fut l'objet de vandalisme, mais le maire et le préfet ne cédèrent pas.

    Dans les villages aux alentours de l'Orphelin il y a quelques autres monuments moins connus, mais également rebelles.

    #JacquesBouillon fut également l'auteur de deux manuels d'histoire en vigueur au début des années 1980, dont le second présente d'ailleurs une photo de l'Orphelin de Gentioux. De part l'honnêteté de leur cours magistral (par ex. sur le rôle écrasant de l'URSS dans la défaite militaire de l' #AllemagneNazie) et leur fidélité à la méthode historique (chaque page de droite est consacrée à des archives d'époque) ces manuels sont encore à ce jour régulièrement recommandés par l'historienne de référence des communistes, #AnnieLacroixRiz.

    Un des deux manuels est disponible en ligne : https://annas-archive.org/md5/c06ac65f2d049b47f0b30cb2b1639f0c

  7. @RichardMonvoisin en effet, impressionné que tu connaisses aussi bien la petite histoire de l'Orphelin ! d'autant plus que je soupçonne qu'il ait disparu des manuels scolaires depuis les années 1980.

    Mais la mémoire vit encore, lors des commémorations du 11 novembre dernier l'Orphelin était « inauguré » par un politicien national ( #JeanLucMélenchon ).

    En outre à la suite de tags et jets de peinture, dénonçant notamment le meurtre policier de Nahel Merzouk et le génocide palestinien, l'Orphelin a été rénové et mis sous surveillance électronique, aux frais de l'État (27 300 €), un changement de position salué comme historique par rapport à ce monument, même si il est ironique que cela soit à l'occasion de l'effacement de tags dénonçant des violences policières et coloniales…

    Malheureusement, ce ne sont pas que des représentant·tes de l'État de l'époque qui se sont dressés contre les monuments « pacifiques », mais aussi certains « anciens combattants » ; dans son livre « Mémoire Figée Mémoire Vivante - Les monuments aux morts » l'historien #JacquesBouillon (1931-2019, professeur à Henri IV et à l'IEP), note p. 29 :

    Tous les monuments aux morts portent une inscription en hommage aux disparus. La plus fréquente reprend la formule officielle qui saluait la mort d'un soldat : « La commune de X. à ses enfants (ou à ses fils) morts pour la France. » Devant la prolifération d'autres inscriptions, des associations d'anciens combattants exigeait régulièrement dans leurs bulletins qu'elle fût la seule autorisée ; elle est censée en quelque sorte assurer l'unité morale et civique des citoyens en plaçant la France au-dessus de toute autre considération.

    Et p.19 :

    Quelques conflits plus graves portent sur le projet de tel édifice, dans sa structure ou, plus encore, sur le choix des emblèmes susceptibles d'y figurer. Ainsi à Équeurdevrille (Manche), au sujet d'un groupe constitué d'une femme du peuple portant une fillette dans ses bras et posant la main sur l'épaule d'un garçonnet, avec l'inscription « Que maudite soit la guerre » : ce choix avait été voulu et imposé dès 1922 par le maire #HippolyteMars, socialiste et syndicaliste pacifiste, qui souhaitait pour sa commune « une œuvre qui, non seulement ait un caractère artistique, mais aussi soit une protestation contre la guerre » ; de vives polémiques s'ensuivirent dans la presse locale jusqu'au début des années 30.

    Á Gentioux (Creuse), une inscription identique fut imposée par le maire socialiste #JulesCoustaud, ancien combattant lui-même, en dépit de l'opposition du préfet et à la fureur des autorités militaires du camp de la Courtine [note de moi : celui où fut réprimé un soviet mutin de soldats russes en 1917], qui, dit-on, donnèrent à leurs troupes l'ordre de rompre le pas cadencé et de détourner la tête lorsqu'elles passaient devant le monument.

    Á Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), en 1926, la représentation d'un adolescent brisant une épée suscita la colère d'anciens combattants de droite, d'autant que certains prétendaient aussi voir, sur la statue d'un soldat, le visage d'un mutin fusillé ; le monument fut l'objet de vandalisme, mais le maire et le préfet ne cédèrent pas.

    Dans les villages aux alentours de l'Orphelin il y a quelques autres monuments moins connus, mais également rebelles.

    #JacquesBouillon fut également l'auteur de deux manuels d'histoire en vigueur au début des années 1980, dont le second présente d'ailleurs une photo de l'Orphelin de Gentioux. De part l'honnêteté de leur cours magistral (par ex. sur le rôle écrasant de l'URSS dans la défaite militaire de l' #AllemagneNazie) et leur fidélité à la méthode historique (chaque page de droite est consacrée à des archives d'époque) ces manuels sont encore à ce jour régulièrement recommandés par l'historienne de référence des communistes, #AnnieLacroixRiz.

    Un des deux manuels est disponible en ligne : https://annas-archive.org/md5/c06ac65f2d049b47f0b30cb2b1639f0c

  8. @RichardMonvoisin en effet, impressionné que tu connaisses aussi bien la petite histoire de l'Orphelin ! d'autant plus que je soupçonne qu'il ait disparu des manuels scolaires depuis les années 1980.

    Mais la mémoire vit encore, lors des commémorations du 11 novembre dernier l'Orphelin était « inauguré » par un politicien national ( #JeanLucMélenchon ).

    En outre à la suite de tags et jets de peinture, dénonçant notamment le meurtre policier de Nahel Merzouk et le génocide palestinien, l'Orphelin a été rénové et mis sous surveillance électronique, aux frais de l'État (27 300 €), un changement de position salué comme historique par rapport à ce monument, même si il est ironique que cela soit à l'occasion de l'effacement de tags dénonçant des violences policières et coloniales…

    Malheureusement, ce ne sont pas que des représentant·tes de l'État de l'époque qui se sont dressés contre les monuments « pacifiques », mais aussi certains « anciens combattants » ; dans son livre « Mémoire Figée Mémoire Vivante - Les monuments aux morts » l'historien #JacquesBouillon (1931-2019, professeur à Henri IV et à l'IEP), note p. 29 :

    Tous les monuments aux morts portent une inscription en hommage aux disparus. La plus fréquente reprend la formule officielle qui saluait la mort d'un soldat : « La commune de X. à ses enfants (ou à ses fils) morts pour la France. » Devant la prolifération d'autres inscriptions, des associations d'anciens combattants exigeait régulièrement dans leurs bulletins qu'elle fût la seule autorisée ; elle est censée en quelque sorte assurer l'unité morale et civique des citoyens en plaçant la France au-dessus de toute autre considération.

    Et p.19 :

    Quelques conflits plus graves portent sur le projet de tel édifice, dans sa structure ou, plus encore, sur le choix des emblèmes susceptibles d'y figurer. Ainsi à Équeurdevrille (Manche), au sujet d'un groupe constitué d'une femme du peuple portant une fillette dans ses bras et posant la main sur l'épaule d'un garçonnet, avec l'inscription « Que maudite soit la guerre » : ce choix avait été voulu et imposé dès 1922 par le maire #HippolyteMars, socialiste et syndicaliste pacifiste, qui souhaitait pour sa commune « une œuvre qui, non seulement ait un caractère artistique, mais aussi soit une protestation contre la guerre » ; de vives polémiques s'ensuivirent dans la presse locale jusqu'au début des années 30.

    Á Gentioux (Creuse), une inscription identique fut imposée par le maire socialiste #JulesCoustaud, ancien combattant lui-même, en dépit de l'opposition du préfet et à la fureur des autorités militaires du camp de la Courtine [note de moi : celui où fut réprimé un soviet mutin de soldats russes en 1917], qui, dit-on, donnèrent à leurs troupes l'ordre de rompre le pas cadencé et de détourner la tête lorsqu'elles passaient devant le monument.

    Á Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), en 1926, la représentation d'un adolescent brisant une épée suscita la colère d'anciens combattants de droite, d'autant que certains prétendaient aussi voir, sur la statue d'un soldat, le visage d'un mutin fusillé ; le monument fut l'objet de vandalisme, mais le maire et le préfet ne cédèrent pas.

    Dans les villages aux alentours de l'Orphelin il y a quelques autres monuments moins connus, mais également rebelles.

    #JacquesBouillon fut également l'auteur de deux manuels d'histoire en vigueur au début des années 1980, dont le second présente d'ailleurs une photo de l'Orphelin de Gentioux. De part l'honnêteté de leur cours magistral (par ex. sur le rôle écrasant de l'URSS dans la défaite militaire de l' #AllemagneNazie) et leur fidélité à la méthode historique (chaque page de droite est consacrée à des archives d'époque) ces manuels sont encore à ce jour régulièrement recommandés par l'historienne de référence des communistes, #AnnieLacroixRiz.

    Un des deux manuels est disponible en ligne : https://annas-archive.org/md5/c06ac65f2d049b47f0b30cb2b1639f0c

  9. #Présentation #RAAR #Luttes #Antisémitisme #Antisemitism #Racisme #Racism
    #ContreAntisémitisme #ContreTousLesRacismes

    Ci-dessous le texte annonçant la création du #RAAR le 21 janvier #2021.

    ----------------<-----------------------
    Pour un Réseau d'Actions contre l'Antisémitisme et tous les Racismes (#RAAR)

    Nous avons décidé de créer un réseau de lutte contre l'antisémitisme et tous les racismes malgré les difficultés auxquelles nous faisons face dans le contexte sanitaire et social actuel.

    Nous choisissons la date de lancement du 21 janvier 2021 en mémoire de l'enlèvement de Ilan Halimi, séquestré, torturé et tué parce que juif, il y a quinze ans (2006).

    L'ignominie du crime avait défrayé la chronique, ainsi que l'antisémitisme manifeste l'ayant motivé.

    Cette date représente la résurgence des meurtres antisémites en France et fait de Ilan Halimi la première victime reconnue comme assassinée par antisémitisme dans la période récente.

    Le Réseau d'Actions contre l'Antisémitisme et tous les Racismes (#RAAR) regroupe des organisations, collectifs et individus partie prenante du mouvement social.

    Juives, juifs ou non, militant.es syndicales.aux, associatives.fs, ou politiques encarté.e.s ou non, étudiant.es, universitaires, salarié.es, sans-emploi, retraité.es, féministes, écologistes, toutes et tous résolument anti-racistes.

    Provenant de diverses régions, nous nous sommes réunis la première fois en septembre 2019, dressant un constat commun : la difficulté d'identifier et de nommer l'antisémitisme actuel y compris lorsque ce déni émane de notre propre camp politique.

    Notre objectif : donner des clefs pour la renaissance d'un mouvement progressiste uni qui affiche ses valeurs et lutte contre la haine et toutes les discriminations.

    Ce réseau nous paraît plus que jamais nécessaire face aux thèses complotistes et antisémites auxquelles la pandémie a donné une vigueur nouvelle, afin d'apporter une lecture claire des mécanismes et propagandes haineux et contribuer à une prise de conscience.

    Cette démarche pédagogique servira notamment à combattre le terrorisme djihadiste et les courants islamistes pour qui l'antisémitisme est central,

    autant que les attaques racistes de ceux qui n'ont de cesse de s'acharner sur les musulman-es, les rendant en plus responsables du "nouvel antisémitisme", comme si l'antisémitisme historique cher à la "vieille France" avait disparu.

    ---------->-------------------

    Le #RAAR travaille avec:

    - les #JJR (Juives et Juifs Révolutionnaires, @jjr)

    - #ORAAJ (Organisation Revolutionnaire Antiraciste Antipatriarcale Juive)

    - le collectif Golem #CollectifGolem @collectifgolem

    - le Groupe de Travail sur l'antisémitisme #EELVLutteContreAntisémitisme (@Greguti)

    la LDH (@LDH_Fr) etc...

    Premier article du blog raar.info: raar.info/2021/02/front-commun
    en hommage à #IlanHalimi

    #SébastienSelam
    #IlanHalimi
    #JonathanSandler #AriéSandler #GabrielSandler #MyriamMonsonego
    #YohanCohen #PhilippeBraham #FrançoisMichelSaada #YoavHattab
    #SarahHalimi
    #MireilleKnoll
    #BenjaminHaddad

  10. #Présentation #RAAR #Luttes #Antisémitisme #Antisemitism #Racisme #Racism
    #ContreAntisémitisme #ContreTousLesRacismes

    Ci-dessous le texte annonçant la création du #RAAR le 21 janvier #2021.

    ----------------<-----------------------
    Pour un Réseau d'Actions contre l'Antisémitisme et tous les Racismes (#RAAR)

    Nous avons décidé de créer un réseau de lutte contre l'antisémitisme et tous les racismes malgré les difficultés auxquelles nous faisons face dans le contexte sanitaire et social actuel.

    Nous choisissons la date de lancement du 21 janvier 2021 en mémoire de l'enlèvement de Ilan Halimi, séquestré, torturé et tué parce que juif, il y a quinze ans (2006).

    L'ignominie du crime avait défrayé la chronique, ainsi que l'antisémitisme manifeste l'ayant motivé.

    Cette date représente la résurgence des meurtres antisémites en France et fait de Ilan Halimi la première victime reconnue comme assassinée par antisémitisme dans la période récente.

    Le Réseau d'Actions contre l'Antisémitisme et tous les Racismes (#RAAR) regroupe des organisations, collectifs et individus partie prenante du mouvement social.

    Juives, juifs ou non, militant.es syndicales.aux, associatives.fs, ou politiques encarté.e.s ou non, étudiant.es, universitaires, salarié.es, sans-emploi, retraité.es, féministes, écologistes, toutes et tous résolument anti-racistes.

    Provenant de diverses régions, nous nous sommes réunis la première fois en septembre 2019, dressant un constat commun : la difficulté d'identifier et de nommer l'antisémitisme actuel y compris lorsque ce déni émane de notre propre camp politique.

    Notre objectif : donner des clefs pour la renaissance d'un mouvement progressiste uni qui affiche ses valeurs et lutte contre la haine et toutes les discriminations.

    Ce réseau nous paraît plus que jamais nécessaire face aux thèses complotistes et antisémites auxquelles la pandémie a donné une vigueur nouvelle, afin d'apporter une lecture claire des mécanismes et propagandes haineux et contribuer à une prise de conscience.

    Cette démarche pédagogique servira notamment à combattre le terrorisme djihadiste et les courants islamistes pour qui l'antisémitisme est central,

    autant que les attaques racistes de ceux qui n'ont de cesse de s'acharner sur les musulman-es, les rendant en plus responsables du "nouvel antisémitisme", comme si l'antisémitisme historique cher à la "vieille France" avait disparu.

    ---------->-------------------

    Le #RAAR travaille avec:

    - les #JJR (Juives et Juifs Révolutionnaires, @jjr)

    - #ORAAJ (Organisation Revolutionnaire Antiraciste Antipatriarcale Juive)

    - le collectif Golem #CollectifGolem @collectifgolem

    - le Groupe de Travail sur l'antisémitisme #EELVLutteContreAntisémitisme (@Greguti)

    la LDH (@LDH_Fr) etc...

    Premier article du blog raar.info: raar.info/2021/02/front-commun
    en hommage à #IlanHalimi

    #SébastienSelam
    #IlanHalimi
    #JonathanSandler #AriéSandler #GabrielSandler #MyriamMonsonego
    #YohanCohen #PhilippeBraham #FrançoisMichelSaada #YoavHattab
    #SarahHalimi
    #MireilleKnoll
    #BenjaminHaddad

  11. #Présentation #RAAR #Luttes #Antisémitisme #Antisemitism #Racisme #Racism
    #ContreAntisémitisme #ContreTousLesRacismes

    Ci-dessous le texte annonçant la création du #RAAR le 21 janvier #2021.

    ----------------<-----------------------
    Pour un Réseau d'Actions contre l'Antisémitisme et tous les Racismes (#RAAR)

    Nous avons décidé de créer un réseau de lutte contre l'antisémitisme et tous les racismes malgré les difficultés auxquelles nous faisons face dans le contexte sanitaire et social actuel.

    Nous choisissons la date de lancement du 21 janvier 2021 en mémoire de l'enlèvement de Ilan Halimi, séquestré, torturé et tué parce que juif, il y a quinze ans (2006).

    L'ignominie du crime avait défrayé la chronique, ainsi que l'antisémitisme manifeste l'ayant motivé.

    Cette date représente la résurgence des meurtres antisémites en France et fait de Ilan Halimi la première victime reconnue comme assassinée par antisémitisme dans la période récente.

    Le Réseau d'Actions contre l'Antisémitisme et tous les Racismes (#RAAR) regroupe des organisations, collectifs et individus partie prenante du mouvement social.

    Juives, juifs ou non, militant.es syndicales.aux, associatives.fs, ou politiques encarté.e.s ou non, étudiant.es, universitaires, salarié.es, sans-emploi, retraité.es, féministes, écologistes, toutes et tous résolument anti-racistes.

    Provenant de diverses régions, nous nous sommes réunis la première fois en septembre 2019, dressant un constat commun : la difficulté d'identifier et de nommer l'antisémitisme actuel y compris lorsque ce déni émane de notre propre camp politique.

    Notre objectif : donner des clefs pour la renaissance d'un mouvement progressiste uni qui affiche ses valeurs et lutte contre la haine et toutes les discriminations.

    Ce réseau nous paraît plus que jamais nécessaire face aux thèses complotistes et antisémites auxquelles la pandémie a donné une vigueur nouvelle, afin d'apporter une lecture claire des mécanismes et propagandes haineux et contribuer à une prise de conscience.

    Cette démarche pédagogique servira notamment à combattre le terrorisme djihadiste et les courants islamistes pour qui l'antisémitisme est central,

    autant que les attaques racistes de ceux qui n'ont de cesse de s'acharner sur les musulman-es, les rendant en plus responsables du "nouvel antisémitisme", comme si l'antisémitisme historique cher à la "vieille France" avait disparu.

    ---------->-------------------

    Le #RAAR travaille avec:

    - les #JJR (Juives et Juifs Révolutionnaires, @jjr)

    - #ORAAJ (Organisation Revolutionnaire Antiraciste Antipatriarcale Juive)

    - le collectif Golem #CollectifGolem @collectifgolem

    - le Groupe de Travail sur l'antisémitisme #EELVLutteContreAntisémitisme (@Greguti)

    la LDH (@LDH_Fr) etc...

    Premier article du blog raar.info: raar.info/2021/02/front-commun
    en hommage à #IlanHalimi

    #SébastienSelam
    #IlanHalimi
    #JonathanSandler #AriéSandler #GabrielSandler #MyriamMonsonego
    #YohanCohen #PhilippeBraham #FrançoisMichelSaada #YoavHattab
    #SarahHalimi
    #MireilleKnoll
    #BenjaminHaddad

  12. #Présentation #RAAR #Luttes #Antisémitisme #Antisemitism #Racisme #Racism
    #ContreAntisémitisme #ContreTousLesRacismes

    Ci-dessous le texte annonçant la création du #RAAR le 21 janvier #2021.

    ----------------<-----------------------
    Pour un Réseau d'Actions contre l'Antisémitisme et tous les Racismes (#RAAR)

    Nous avons décidé de créer un réseau de lutte contre l'antisémitisme et tous les racismes malgré les difficultés auxquelles nous faisons face
    dans le contexte sanitaire et social actuel.

    Nous choisissons la date de lancement du 21 janvier 2021 en mémoire de l'enlèvement de Ilan Halimi, séquestré, torturé et tué parce que juif, il y a quinze ans (2006).

    L'ignominie du crime avait défrayé la chronique, ainsi que l'antisémitisme
    manifeste l'ayant motivé.

    Cette date représente la résurgence des meurtres
    antisémites en France et fait de Ilan Halimi la première victime reconnue
    comme assassinée par antisémitisme dans la période récente.

    Le Réseau d'Actions contre l'Antisémitisme et tous les Racismes (#RAAR)
    regroupe des organisations, collectifs et individus partie prenante du
    mouvement social.

    Juives, juifs ou non, militant.es syndicales.aux, associatives.fs, ou politiques encarté.e.s ou non, étudiant.es, universitaires, salarié.es, sans-emploi, retraité.es, féministes, écologistes, toutes et tous résolument anti-racistes.

    Provenant de diverses régions, nous nous sommes réunis la première fois en septembre 2019, dressant un constat commun : la difficulté d'identifier et de nommer l'antisémitisme actuel y compris lorsque ce déni émane de
    notre propre camp politique.

    Notre objectif : donner des clefs pour la renaissance d'un mouvement progressiste uni qui affiche ses valeurs et lutte contre la haine et toutes les discriminations.

    Ce réseau nous paraît plus que jamais nécessaire face aux thèses complotistes et antisémites auxquelles la pandémie a donné une vigueur nouvelle, afin d'apporter une lecture claire des mécanismes et propagandes haineux et
    contribuer à une prise de conscience.

    Cette démarche pédagogique servira notamment à combattre le terrorisme djihadiste et les courants islamistes pour qui l'antisémitisme est central,

    autant que les attaques racistes de ceux qui n'ont de cesse de s'acharner sur les musulman-es, les rendant en plus responsables du "nouvel antisémitisme",
    comme si l'antisémitisme historique cher à la "vieille France" avait disparu.

    ---------->-------------------

    Le #RAAR travaille avec:

    - les #JJR (Juives et Juifs Révolutionnaires, @jjr)

    - #ORAAJ (Organisation Revolutionnaire Antiraciste Antipatriarcale Juive)

    - le collectif Golem #CollectifGolem @collectifgolem

    - le Groupe de Travail sur l'antisémitisme #EELVLutteContreAntisémitisme (@Greguti)

    la LDH (@LDH_Fr) etc...

    Premier article du blog raar.info: raar.info/2021/02/front-commun
    en hommage à #IlanHalimi

    #SébastienSelam
    #IlanHalimi
    #JonathanSandler #AriéSandler #GabrielSandler #MyriamMonsonego
    #YohanCohen #PhilippeBraham #FrançoisMichelSaada #YoavHattab
    #SarahHalimi
    #MireilleKnoll
    #BenjaminHaddad

  13. gilles geirnaert wrote the following Beitrag Fri, 08 May 2026 13:48:10 +0200

    **Bombardements américains sur l'Iran – reprise de la guerre***


    Sous couvert de « non-reprise de la guerre », Washington relance les bombardements contre l’Iran. Ripostes, escalade, cessez-le-feu rompu : la spirale guerrière est enclenchée. Une fuite en avant stratégique qui menace de faire tomber l’économie mondiale dans les abysses.

    Par Georges Renard-Kuzmanovic

    Le porte-parole des Gardiens de la Révolution déclare que les Etats-Unis ont violé le cessez-le-feu qui tenait depuis 30 jours suite à leurs attaques contre l'Iran, d'abord en s'attaquant à deux pétroliers iraniens et ensuite en bombardant plusieurs villes en Iran. Les Etats-Unis affirment qu'ils n'ont fait que riposter (massivement) à une attaque iranienne qui aurait touché trois destroyers américains (attaque confirmée par le USCENTCOM par biais de missiles, drones et vedettes rapides mais... sans que les destroyers n'aient subi de dégât ni de blessés).

    De facto, les États-Unis, avec l’appui des Émirats arabes unis et de partenaires régionaux, viennent de lancer une nouvelle campagne de frappes massive contre l’Iran, visant plusieurs localités : Téhéran, Bandar Abbas, l’île de Qeshm, Minab (où furent tuées les 168 écolières iraniennes) ou encore Sirik. Officiellement, selon des responsables Républicains à Washington, il ne s’agirait pas d’une reprise de la guerre (sic!). Dans les faits, tout indique le contraire. Les frappes ont touché des zones sensibles, parfois civiles selon Téhéran, tandis que l’Iran a immédiatement riposté en ciblant des navires américains à proximité du détroit d’Ormuz et en lançant des missiles et drones vers les Émirats. Des explosions sont signalées à Abou Dhabi et Dubaï. Le cessez-le-feu de trente jours, déjà précaire, a cessé d’exister dans la nuit du 7 au 8 mai 1945 – étonnante manière de célébrer la fin de la deuxième guerre mondiale.

    Cette séquence n’a rien d’un accident. Elle s’inscrit dans une dynamique désormais bien rodée dans l'administration Trump : frapper en pleine négociation, tout en maintenant l'illusion d’une désescalade. Cette dissonance n’est pas seulement rhétorique, elle est stratégique, en tout cas elle est perçue ainsi à Washington, car elle permettrait de conserver une marge diplomatique tout en modifiant le rapport de force sur le terrain. Rien n'est moins sûr. Mais à force de jouer sur les mots, la réalité finit par s’imposer ; il y a bien une reprise du conflit, même si personne ne souhaite officiellement l’assumer.

    Une guerre qui ne dit pas son nom

    Ce qui frappe dans cette nouvelle phase, c’est, à nouveau, l’écart entre le discours et les faits. Washington affirme répondre à des attaques iraniennes contre ses navires. Téhéran soutient que ces frappes sont une riposte à des bombardements américains sur ses infrastructures et ses zones civiles, et d'abord une attaque directe contre deux de ses pétroliers. Chacun revendique la légitimité de l’action défensive, mais les deux contribuent à une escalade qui devient de plus en plus difficile à contenir, d'autant que lors des fragiles négociations, les positions et demandes iraniennes et américaines sont très largement antinomiques.

    Dans ce contexte, la notion même de « reprise de la guerre » devient secondaire. Ce qui importe, c’est la réalité opérationnelle, des frappes directes, des ripostes, des dégâts confirmés, et une extension progressive du théâtre des opérations. En l'état de nos connaissances, dans la nuit du 7 au 8 mai, nous ne savons pas pas l'envergure de l'attaque américaine. Compte tenu de la préparation militaire américaine durant ces trente derniers jours de cessez-le-feu, en particulier avec la concentration de forces spéciales, ce ne serait pas une surprise que d'apprendre qu'une opération au sol a été lancée au sol, par exemple sur l'île de Qeshm qui est un des verrou du détroit d'Ormuz. L’activation de défenses aériennes dans le ciel des Émirats et les frappes iraniennes contre des groupes kurdes à ses frontières témoignent d’une régionalisation du conflit qui dépasse largement le cadre initial.

    L’impasse stratégique américaine

    Au cœur de cette séquence se trouve une contradiction majeure du côté américain. Les États-Unis prétendent contenir l’escalade tout en renforçant leur présence militaire dans la région. Durant les trente jours de cessez-le-feu, loin d’un apaisement, Washington a accru ses capacités navales et aériennes dans le Golfe. Cette montée en puissance n’était pas neutre, elle préparait le terrain à une reprise des hostilités. Les Etats-Unis et Trump ne peuvent pas concéder une défaite, ni affaiblir le pétrodollar, ni perdre le contrôle géostratégique du Golfe persique et, en même temps, les Etats-Unis ne peuvent pas se permettre un enlisement de type Irak ou Afghanistan et encore moins l'effondrement de l'économie mondiale que cela entraînerait.

    Cette ambiguïté traduit très exactement l'impasse stratégique dans laquelle s'enfoncent les États-Unis. L’administration américaine, sous l’impulsion de Donald Trump, oscille entre démonstration de force et absence de cap politique clair – mêmes les buts de guerre semblent chaotiques, hier encore, le 6 mai, Marco Rubio déclarait que l'objectif de la guerre est... de rendre le détroit d'Ormuz libre et ouvert à la circulation maritime sans entraves, c'est-à-dire sa condition avant l'attaque illégale et unilatérale des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran. Ni renversement du régime iranien, ni stabilisation durable de la région, ni contrôle du nucléaire iranien, ni sécurisation complète du détroit d’Ormuz ne semblent réellement atteignables à court terme. La stratégie se réduit alors à une succession d’actions tactiques, destinées à préserver la crédibilité immédiate, mais sans vision stratégique, ni réelle option de sortie de guerre la tête haute.

    Cette instabilité est perçue jusque chez certains alliés traditionnels des Etats-Unis. Le cas saoudien est révélateur : irritée par l'attitude des Etats-Unis, le manque de communication, l'entraînement dans une guerre non souhaitée, les risques majeurs pour son économie, l’Arabie saoudite a restreint l’accès à certaines de ses bases. Ce geste, rapidement corrigé, rappelle que les partenaires régionaux ne sont pas alignés de manière automatique et qu’ils entendent peser sur les décisions américaines.

    Pression ou fuite en avant ?

    Mais qu'en est-il réellement ? S’agit-il d’une stratégie de pression maîtrisée et donc de teste ou d’une fuite en avant avec escalade et extension du conflit ? Les frappes en pleine négociation pourraient être interprétées comme un levier pour contraindre Téhéran, mais cela serait alors un vœux pieux considérant que les négociations ont été utilisées à deux reprises par la Maison Blanche pour lancer une guerre contre l'Iran et deux tentatives de changement de régime. Leurs répétitions et leur intensité suggèrent plutôt une dynamique d’escalade difficile à contrôler. Les jours qui suivent nous le diront.

    Chaque acteur est enfermé dans une logique de maintient de crédibilité. L’Iran ne peut se permettre de ne pas répondre sans apparaître vulnérable. Les États-Unis ne peuvent laisser des attaques contre leurs forces sans réaction sans affaiblir leur posture. Cette mécanique produit une spirale où la désescalade devient politiquement coûteuse, voire impossible à court terme, et où la moindre erreur peut être l'étincelle qui embrase toute la région.

    A l'heure où nous écrivons, Donald Trump déclare que ces attaques américaines seraient « une petite tape sur la main et que le cessez-le-feu est toujours en vigueur ». C'est une gestion chaotique de la guerre.

    Dans ce cadre, affirmer qu’il ne s’agit pas d’une guerre permet de retarder certaines conséquences politiques et juridiques, en particulier aux Etats-Unis, où après 60 jours, Donald Trump est censé recevoir l'aval formel du Congrès des Etats-Unis. Mais cette fiction s’effrite à mesure que les événements s’enchaînent. À partir d’un certain seuil, la réalité opérationnelle prend le dessus sur la communication.

    Une onde de choc économique mondiale

    Le baril de dollar Brent, le « pétrole papier » est passé dans la soirée de 97$ à plus de 103$... Les conséquences de cette reprise des frappes dépassent largement le cadre militaire. Le Golfe persique est un point névralgique de l’économie mondiale, en particulier pour les flux énergétiques. Toute perturbation durable dans la zone du détroit d’Ormuz entraîne mécaniquement une hausse des prix du pétrole et du gaz, une augmentation des coûts logistiques et une instabilité accrue des marchés.

    Or cette nouvelle escalade intervient dans un contexte déjà dégradé. La guerre en Iran a enclenché une crise systémique combinant tensions énergétiques, perturbations industrielles et hausse des coûts agricoles. Les engrais, les carburants et les produits dérivés du pétrole voient leurs prix augmenter, affectant directement la production et les chaînes d’approvisionnement mondiales.

    L’imprévisibilité américaine constitue ici un facteur aggravant. Les marchés doivent intégrer des décisions politiques fluctuantes, des annonces contradictoires et des escalades ponctuelles. Cette volatilité rend toute projection économique incertaine et fragilise davantage un système déjà sous tension.

    Une crise appelée à durer

    Ce nouvel affrontement n'est pas un épisode ponctuel, mais le révélateur d'une crise durable ; le détroit d'Ormuz ne sera pas libre à la circulation avant longtemps. Même en cas d’accalmie, les destructions d’infrastructures, les désorganisations logistiques et les recompositions géopolitiques auront des effets prolongés. Le retour à la normale, s’il intervient, prendra des années. Voir ici le dernier article de Jacques Sapir sur les conséquences économiques de la guerre pour la France, en l'état du conflit.

    Dans ce contexte, la reprise des bombardements apparaît comme une mauvaise nouvelle majeure. Elle confirme que les principaux acteurs sont incapables de sortir de l’impasse stratégique dans laquelle ils se sont enfermés, et elle rappelle une réalité fondamentale, à savoir qu'une guerre peut être niée politiquement, mais ses effets, eux, sont toujours bien réels pour les peuples.

    #^https://www.fpop.media/bombardements-americains-sur-liran-reprise-de-la-guerre/

    #iran #IranUSAwar #USA #WWIII
  14. A selection of material about Ukraine 2022 in French.

    [Ukraine] Comment en est-on arrivé là ? Résumé des raisons du conflit. (NON CENSURÉ)
    #^https://youtu.be/CS3t1dfPfFM
    #lang_fr #Raison #conflit #Ukraine #Russie #histoire


    Témoignages des Ukrainiens libéré dans le Donbass. Aout 2022 Part 24
    #^https://odysee.com/@GrenobleDebout:2/Part-24:2?r=AAWwPdJRVoB88PZYL2PwYCaM3AKRfqv7

    Témoignages des Ukrainiens libéré dans le Donbass. Aout 2022 Part 23 :
    #^https://odysee.com/@sarah.markus:f/Temoignages_ukrainiens_liberes_dans_Donbass_Aout_2022_Partie_23:0

    Témoignages des Ukrainiens libéré dans le Donbass. Aout 2022 Part 22
    #^https://youtu.be/lnzKtpi2Q64

    Témoignages des Ukrainiens libéré dans le Donbass. Aout 2022 Part 21
    #^https://youtu.be/tO18e1UkmQE

    Témoignages des Ukrainiens libéré dans le Donbass. Juillet 2022 / Part 20
    #^https://youtu.be/PmybCTwa3_g

    Témoignages des Ukrainiens libéré dans le Donbass. Juillet 2022 / Part 19
    #^https://youtu.be/sLtfa1kV19k

    Témoignages des Ukrainiens libéré dans le Donbass. Juillet 2022 / Part 18
    #^https://youtu.be/xhvi-emDTjc

    Témoignages des Ukrainiens libéré dans le Donbass. Juin 2022 / Part 16
    #^https://www.youtube.com/watch?v=cLRB-YDKbBw

    Témoignages des Ukrainiens libéré dans le Donbass. Avril et Juin 2022 / Part 14
    #^https://youtu.be/JOIngtu2KDg

    Témoignages des Ukrainiens libéré dans le Donbass. Avril et Juin 2022 / Part 14
    #^https://youtu.be/JOIngtu2KDg

    #Ukraine #guerre #Donbass #témoignage #libéré


    Des jeunes Ukrainiens ayant transmis des coordonnées pour une frappe meurtière sont confronté à la réalité. Juillet 2022
    #^https://odysee.com/@GrenobleDebout:2/Brilevka----323:5?r=AAWwPdJRVoB88PZYL2PwYCaM3AKRfqv7
    #Ukraine #guerre #jeunes #transmis #coordonnées #cible #frappe #meurtière #smartphone


    La centrale nucléaire de Zaporojié, " il ne faut pas avoir fait des études supérieures ni avoir des connaissances techniques pour voir d’où arrivent les missiles." 08.22
    #^https://odysee.com/@GrenobleDebout:2/4544:3?r=AAWwPdJRVoB88PZYL2PwYCaM3AKRfqv7
    #central #nucléaire #Zaporojié #missile #Ukraine #guerre


    Donbass Insider, L’Ukraine pendant l’URSS, après les deux Maïdans, et futur de la RPD Le 21.07.2022
    #^https://odysee.com/@GrenobleDebout:2/Donbass-Insider%2C-L'Ukraine-pendant-l'URSS%2C-après-les-deux-Maïdans%2C-et-futur-de-la-RPD-Le-21.07.2022:3?r=AAWwPdJRVoB88PZYL2PwYCaM3AKRfqv7
    #Donbass #Insider #Ukraine #URSS #Maïdans #RPD #Histoire


    Adrien Bocquet, témoigne sur RT des crimes de guerres Ukrainiens. Le 29.07.22
    #^https://youtu.be/LzEkc28KvPo
    #Adrien #Bocquet #témoignage #RT #crime #guerre #Ukraine


    Des soldats Ukrainien prisonnier ou non, témoignent. Juin 2022
    #^https://www.youtube.com/watch?v=-KXf0uOyN_Q&t=30s
    #Ukraine #guerre #Donbass #témoignage #libéré #soldat #prisonnier


    Graham Phillips, sanctionné par Londres pour avoir dénoncer les crimes nazi en Ukraine. 01.08.22
    #^https://youtu.be/8degAaybMs8
    #Graham #Phillips #sanction #Londres #dénoncer #crime #nazi #Ukraine


    Alina Lipp, appel les Européens à stopper les livraisons d’arme au nazi. 09.07.22
    #^https://www.youtube.com/watch?v=od2ugI4de94
    #Alina #Lipp #appel #Europe #Stopper #livraison #arme #nazi


    Témoignages des Ukrainiens libéré dans Marioupol. Juillet 2022 / Part 5/5
    #^https://youtu.be/vDJlcQlRbyo

    Témoignages des Ukrainiens libéré dans Marioupol. Mai 2022 / Part 3
    #^https://youtu.be/1olGUdG8L2Y

    Témoignages des Ukrainiens libéré dans Marioupol. Mai 2022 / Part 2
    #^https://youtu.be/zy2LrR3AKzk

    Témoignages des Ukrainiens libéré dans Marioupol. Avril 2022 / Part 1
    #^https://www.youtube.com/watch?v=iikLm5mV7wo

    #Ukraine #guerre #Donbass #Marioupol #Témoignage #libéré


    PR at War. Zelensky poses for Vogue as Ukraine loses towns to Russia
    #^https://www.youtube.com/watch?v=eM72TWJHSsU
    Don’t forget to read the comments.
    #ukraine #zelensky #war #public-relations #vogue #clown #media #propaganda


    L’Ukraine de Zelensky
    https://odysee.com/@GrenobleDebout:2/L'Ukraine-de-Zelensky:b?r=AAWwPdJRVoB88PZYL2PwYCaM3AKRfqv7
    #Ukraine #Zelensky


    Donbass, 8 ans de terreur !!
    #^https://odysee.com/@GrenobleDebout:2/IMG_5496:a?r=AAWwPdJRVoB88PZYL2PwYCaM3AKRfqv7
    #Donbass #Ukraine #guerre


    Alina Lipp, sa maman obligé de fuir l’Allemagne suite à la clôture de ces comptes bancaires ainsi que des menaces. Aout 2022
    #^https://odysee.com/@GrenobleDebout:2/AlinaLipp:f
    #Alina #Lipp #maman #obligé #fuir #Allemagne #clôture #compte #bancaire #menace


    Germany Labels Journalist 'Criminal' And Seizes Her Bank Accounts For Reporting From Ukraine
    #^https://kanekoa.substack.com/p/germany-labels-journalist-criminal
    They closed her YouTube channel, blocked her PayPal account, and sentenced her to three years in prison without trial for interviewing Ukrainian citizens in the Donbas.


    Donbass Insider, Larissa décrit les pressions,la corruption du SBU et sa fuite de Kharkov. Part 3/3
    #^https://youtu.be/4NHorhR18HA
    L’interview étant très longue, nous l’avons coupée en trois parties.
    1/3 - #^https://odysee.com/@donbassinsider:b/larissa1-fr-20072022:9?r=AAWwPdJRVoB88PZYL2PwYCaM3AKRfqv7
    2/3 - #^https://odysee.com/@donbassinsider:b/larissa2-fr-20072022:4?r=AAWwPdJRVoB88PZYL2PwYCaM3AKRfqv7
    #Donbass #Insider #Larissa #témoignage #pression #corruption #SBU #Kharkov #justice #ukrainienne #fuite #Donetsk.


    Donbass Insider, Larissa nous décrit la vie à Kharkov avant et après le Maïdan. 08.22 Part 1/3
    #^https://youtu.be/q_T46PJQg3k
    #Donbass #Insider #Larissa #vie #Kharkov #avant #après #Maïdan


    Des soldats Ukrainien prisonnier ou non, témoignent. Juillet 2022 Part 2
    #^https://youtu.be/jZQJk1uGOTo
    #soldat #Ukraine #témoignage #prisonnier


    Des enfants Ukrainien endoctriné par l’idéologie nazi de Bandera !
    #^https://youtu.be/zeT2Loknhxg
    #Ukraine #guerre #endoctrinement #enfant #idéologie #nazi #Bandera


    L’Ukraine est un cheval de Troie américain. Pourquoi en avons-nous besoin dans l’UE ?

    “Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a multiplié les critiques et exigences à l’égard des Européens, utilisant parfois des mots forts pour témoigner de son mécontentement et obtenir satisfaction. Le président ukrainien est même allé jusqu’à attribuer à certains anciens leaders européens une part de responsabilité dans l’invasion menée par la Russie. Il n’a cependant pas exprimé de telles critiques à l’égard des États-Unis. Ce tropisme américain dont fait preuve le dirigeant ukrainien est une des raisons pour lesquelles il appartient aux Européens de ne pas confondre vitesse et précipitation quant à une potentielle intégration de l’Ukraine dans l’Union européenne. L’émotion provoquée par la guerre ne doit pas occulter les règles mises en place par l’Union Européenne, ni empêcher les responsables politiques européens de mener leur propre politique.”


    L’analyse de Pascal Boniface.
    #^https://www.youtube.com/watch?v=Ug5DxWEcvqI

    Je vous rappelle que les dirigeants de l’Allemagne et de la France étaient les garants de l’application des accords de Minsk, que l’Ukraine ignore depuis sept ans. Je tiens également à rappeler que les représentants de l’Allemagne et de la France étaient les garants de la signature de l’accord de paix entre le président ukrainien Ianoukovitch et les manifestants en février 2014.

    #ukraine #zelensky #UE


    Les accusations de viol contre les troupes russes en Ukraine étaient fausses
    #^https://lesakerfrancophone.fr/les-accusations-de-viol-contre-les-troupes-russes-en-ukraine-etaient-fausses
    #^https://diasp.org/posts/21246408


    La secrète et longue histoire de la montée des nazis en Ukraine
    " la future première dame d’Ukraine…eut des relations très serrées avec d’anciens nazis, notamment le lieutenant-colonel allemand Théodore Oberlander (1905-1998), ancien officier du bataillon Nachtigall, nazi avéré…Dans la même fibre, les collaborateurs de l’Allemagne nazie furent réhabilités (Bandera, Choukhevytch, 2007-2010), puis bientôt désignés comme « héros de l’Ukraine ». Elle s’impliqua elle-même dans le révisionnisme historique en supportant le mythe ukrainien de l’Holodomor…[son mari] N’ayant pas commencé la moindre réforme dans son pays, sauf sur le plan idéologique, abandonnant son peuple dans un pays sclérosé, malade et divisé…il devait subir une dantesque défaite électorale…La réponse américaine ne devait pas tarder en 2013-2014 : « la Révolution de la dignité, l’Euromaïdan »…"

    #^https://histoireetsociete.com/2022/05/20/la-nazification-de-lukraine-et-plus-generalement-linstallation-de-sympathisants-vient-de-loin/
    #^https://diasp.org/posts/21193311
    #Ukraine #USA #Russie #Ioutchenko #Maidan #corruption #nazis #Ukronazis #Impérialisme #actu #guerrenucléaire


    Reuter censure les civils ukrainiens.
    Vous avez peut être vu cette femme , mais Reuter à coupé la fin de l’interview.

    Ce que vous n’avez pas entendu sur nos médias.

        Journaliste : Maintenant, où préfèreriez-vous aller, en Ukraine ou en Russie ?

        Natalia Usmanova : En Russie, pas en Ukraine. En fait je ne sais même pas si je peux le dire. Franchement, on a peur. On ne sait pas ce qu’on peut dire ou pas.

        Journaliste : Vous pouvez dire tout ce que vous voulez.

        Natalia Usmanova : Franchement,** je ne veux pas aller en Ukraine**. Je ne veux pas aller en Ukraine. Notre famille a décidé à l’unanimité qu’on ne veut pas aller en Ukraine. Mais si on décide de revenir, alors ce sera seulement à Marioupol, c’est-à-dire en République populaire de Donetsk, pas en Ukraine. En tant que citoyenne de l’Ukraine, je dois dire que ce pays en tant qu’Etat est mort à mes yeux.** L’Etat et les politiciens et touts ceux qui nous ont infligé tout cela**. Ils n’ont pas résolu ce conflit de manière pacifique dès le début. Et j’ai une question :** pourquoi les gens ont-ils été retenus de force dans la ville ?** Dès que les tirs ont commencé,** le maire a été le premier à quitter la ville**. Il a évacué la ville alors que les citoyens étaient coincés. L’armée ukrainienne a tout simplement interdit aux civils de partir, même les enfants, les personnes âgées et les malades. Je veux demander pourquoi, dans quel but ils ont fait ça ?

    #^https://youtu.be/xEPi5da7vB4

    #conflit #ukraine #russie #guerre
    #^https://diasp.org/posts/21148690


    A l’ #ONU, la #Russie démontre les crimes de #guerre #ukrainiens et les falsifications des #médias occidentaux
    #^https://lecridespeuples.fr/2022/05/08/a-lonu-la-russie-demontre-les-crimes-de-guerre-ukrainiens-et-les-falsifications-des-medias-occidentaux/
    #Ukraine #UE #États-Unis
    #^https://diasp.org/posts/21148525

    “Depuis l’entrée en vigueur de la loi sur la vente des terres agricoles il y a exactement un an, trois grandes corporations transnationales états-uniennes ont acquis pratiquement un tiers des terres cultivables ukrainiennes. Selon la « Australian national review » les états-uniens posséderaient désormais 17 millions des 62 millions d’hectares de l’Ukraine (superficie totale du pays) ; 28% de l’Ukraine serait donc américaine !”

    Se faire du blé en Ukraine - … #^https://www.librairie-tropiques.fr/2022/08/se-faire-du-ble-en-ukraine.html
    #ukraine #blé #agriculture #usa
    #^https://diasp.org/posts/21607207
  15. L’infolettre du 27 octobre 2025 : parcours du Tour de France 2026, les licences WorldTour, Mondiaux sur piste…

    Un Tour de France crescendo et un Tour de France Femmes historique

    C’est toujours un événement particulier en fin de saison : la présentation des parcours du Tour de France revêt une certaine importance pour les amatrices et amateurs de cyclisme, déjà en manque de compétition en cette fin de mois d’octobre et prêts à dessiner les scénarios idéaux du prochain rendez-vous estival à la seule lecture des premiers profils dévoilés. La divination n’est pas encore un sport olympique, mais les pronostics vont bon train quand Marion Rousse et Christian Prudhomme annoncent en grande pompe les prochaines étapes de la course au maillot jaune.

    Ainsi, donc, un seul scénario était en question dès jeudi au Palais des Congrès de Paris : le tracé de la 113e édition masculine du Tour, entre Barcelone et Paris, pourra-t-il permettre de bousculer l’hégémonie de Tadej Pogacar ? Sans se poser la question de savoir si le Slovène ira bien à la chasse d’un cinquième succès final. Mais les spéculations n’ont pas cessé depuis la révélation des 21 étapes de la prochaine édition. Comme si aucun autre concurrent ne pouvait se satisfaire de ces routes.

    L’organisation du Tour a une nouvelle fois misé sur un tracé de plus en plus difficile, avec une troisième semaine particulièrement rude. Cela débute à Barcelone par un contre-la-montre par équipes particulier : comme sur les dernières éditions de Paris-Nice, le temps sera pris sur le premier coureur de chaque formation franchissant la ligne d’arrivée au sommet de Montjuic. L’arrivée dans les Pyrénées sera plus douce qu’attendue avec une étape vers Les Angles, et une arrivée inédite jusqu’au cirque de Gavarnie (18,7 km à 3,7% de moyenne), après un passage sur le Tourmalet.

    ▶️ ✍ Avez-vous un commentaire à nous faire sur cet édito ou l’infolettre ? Envoyez-nous un e-mail à [email protected]

    Si les sprinteurs devraient avoir entre cinq et sept occasions de briller, le peloton s’aventurera par ailleurs sur toutes les chaînes montagneuses de l’Hexagone : le Massif central sera à l’honneur avec une arrivée désormais classique au Lioran, après le col du Perthus notamment. Place ensuite aux Vosges avec un premier passage sur le Ballon d’Alsace sur la 13e étape, avant une arrivée difficile au Markstein en passat par le Grand Ballon, le Ballon d’Alsace – encore – et le nouveau col du Haag, dans la forêt vosgienne.Le Jura suivra avec une montée rugueuse vers le Plateau de Solaison (11,3 km à 9,1% de moyenne) en clôture de la deuxième semaine de course.

    Cela annoncera le seul contre-la-montre individuel de l’épreuve, entre Évian et Thonon-les-Bains, soit 26 kilomètres encore une fois bien vallonnés. Les Alpes concluront cette troisième semaine folle, avec Orcières-Merlette le jeudi, une première arrivée sur l’Alpe d’Huez via ses 21 virages les plus célèbres le vendredi et une deuxième passage par un autre versant de l’Alpe d’Huez le samedi, au bout d’une étape dantesque de 5.600 mètres de dénivelé avec la Croix de Fer, le Télégraphe, le Galibier et le col de Sarenne en apéritifs.

    Les puncheurs pourront au moins profiter de l’étape finale tracée autour de Paris, avec une nouvelle triple boucle autour de Montmartre et la désormais célèbre rue Lepic. Les sprinteurs attendront, eux, une nouvelle occasion de briller sur les Champs-Élysées… un jour. L’objectif affiché est en tout cas de retarder au mieux l’échéance du maillot jaune, mais si un certain Slovène se présente effectivement au départ, nul doute qu’il profitera déjà des Pyrénées ou du Massif central pour faire parler sa puissance.

    Le parcours de la 113e édition masculine du Tour de France :

    Samedi 4 juillet 2026 – 1re étape : Barcelone 🇪🇸 > Barcelone 🇪🇸 (19 km, contre-la-montre par équipes ⏱️)

    Dimanche 5 juillet 2026 – 2e étape : Tarragone 🇪🇸 > Barcelone 🇪🇸 (182 km)

    Lundi 6 juillet 2026 – 3e étape : Granollers 🇪🇸 > Les Angles (196 km)

    Mardi 7 juillet 2026 – 4e étape : Carcassonne > Foix (182 km)

    Mercredi 8 juillet 2026 – 5e étape : Lannemezan > Pau (158 km)

    Jeudi 9 juillet 2026 – 6e étape : Pau > Gavarnie-Gèdre (186 km)

    Vendredi 10 juillet 2026 – 7e étape : Hagetmau > Bordeaux (175 km)

    Samedi 11 juillet 2026 – 8e étape : Périgueux > Bergerac (182 km)

    Dimanche 12 juillet 2026 – 9e étape : Malemort > Ussel (185 km)

    Lundi 13 juillet 2026 – Journée de repos dans le Cantal

    Mardi 14 juillet 2026 – 10e étape : Aurillac > Le Lioran (167 km)

    Mercredi 15 juillet 2026 – 11e étape : Vichy > Nevers (161 km)

    Jeudi 16 juillet 2026 – 12e étape : Circuit Nevers Magny-Cours > Chalon-sur-Saône (181 km)

    Vendredi 17 juillet 2026 – 13e étape : Dole > Belfort (205 km)

    Samedi 18 juillet 2026 – 14e étape : Mulhouse > Le Markstein (155 km)

    Dimanche 19 juillet 2026 – 15e étape : Champagnole > Plateau de Solaison (184 km)

    Lundi 20 juillet 2026 – Journée de repos en Haute-Savoie

    Mardi 21 juillet 2026 – 16e étape : Évian-les-Bains > Thonon-les-Bains (26 km – CLM individuel ⏱️)

    Mercredi 22 juillet 2026 – 17e étape : Chambery > Voiron (175 km)

    Jeudi 23 juillet 2026 – 18e étape : Voiron > Orcières-Merlette (185 km)

    Vendredi 24 juillet 2026 – 19e étape : Gap > Alpe d’Huez (128 km)

    Samedi 25 juillet 2026 – 20e étape : Le Bourg d’Oisans > Alpe d’Huez (171 km)

    Dimanche 26 juillet 2026 – 21e et dernière étape : Thoiry > Paris/Champs-Élysées (130 km)

    ▶️ ✍ Avez-vous un commentaire à nous faire sur cet édito ou l’infolettre ? Envoyez-nous un e-mail à [email protected]

    Le Tour de France Femmes compte pour sa part écrire sa propre histoire avec un déplacement cinq jours après l’arrivée de l’épreuve masculine, confirmant l’ambition de faire de la Grande Boucle féminine une épreuve à part entière. Aussi par rapport au reste du calendrier féminin. Car cette cinquième édition visera encore plus haut avec 1.175 kilomètres de distance et près de 18.800 mètres de dénivelé positif, des records pour des Grands Tours contemporains.

    Cela passera par un contre-la-montre individuel de 21 kilomètre dans les vignobles bourguignons, annonçant enfin un retour possible des rouleuses dans la course au maillot jaune. Le final sera également particulièrement usant avec deux étapes explosives dans le Beaujolais puis la vallée du Rhône, en vue d’une première arrivée sur le Mont Ventoux, nouveau mythe enfin escaladé par le peloton du Tour de France Femmes. L’avant-dernière étape sera plus typé pour les baroudeuses avant une dernière journée terrible, avec quatre fois le col d’Èze au programme, dont la dernière fois à 15 kilomètres de l’arrivée finale à Nice.

    Le tracé s’annonce plus équilibré que celui proposé cette saison, avec bien plus de possibilités de bousculer le classement général, au-delà du juge de paix attendu que sera le Mont Ventoux lors de l’antépénultième étape.

    Le parcours de la 5e édition féminine du Tour de France :

    Samedi 1er août 2026 – 1re étape : Lausanne 🇨🇭 > Lausanne 🇨🇭 (137 km)

    Dimanche 2 août 2026 – 2e étape : Aigle 🇨🇭 > Genève 🇨🇭 (149 km)

    Lundi 3 août 2026 – 3e étape : Genève 🇨🇭 > Poligny (157 km)

    Mardi 4 août 2026 – 4e étape : Gevrey-Chambertin > Dijon (21 km, CLM individuel ⏱️)

    Mercredi 5 août 2026 – 5e étape : Mâcon > Belleville-en-Beaujolais (140 km)

    Jeudi 6 août 2026 – 6e étape : Montbrison > Tournon-sur-Rhône (153 km)

    Vendredi 7 août 2026 – 7e étape : La Voulte-sur-Rhône > Mont Ventoux (144 km)

    Samedi 8 août 2026 – 8e étape : Sisteron > Nice (175 km)

    Dimanche 9 août 2026 – 9e et dernière étape : Nice > Nice (99 km)

    WorldTour : Jayco AlUla et Liv AlUla Jayco, surprenants absents des candidats provisoires à une licence

    Alors que la saison 2025 s’est doucement achevée, la prochaine est déjà bien en route avec l’annonce par l’Union Cycliste Internationale (UCI) de la liste des candidats aux statuts de WorldTeams et de ProTeams, les deux premières divisions cyclistes, pour 2026. Quelques surprises ont marqué cette première liste provisoire, alors qu’une décision définitive de l’UCI sur ces licences n’est pas attendue avant le 10 décembre prochain.

    Ainsi, 19 équipes ont fait une demande pour faire partie du WorldTour masculin de 2026 à 2028. On retrouve notamment dans cette liste Cofidis qui n’a pas obtenu les points nécessaires pour conserver une licence, ainsi que Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team (le nom du fournisseur de cycles s’est ajouté à Q36.5) qui n’a pas non plus rempli de critère sportif suffisant cette saison. D’autre part, comme attendu, Lotto a bien déposé une demande pour la fusion Lotto/Intermarché-Wanty prévue en 2026. Par contre, Jayco AlUla ne fait pas partie de cette liste, sans grande explication. Mais comme expliqué, la décision définitive autour des licences n’est prévue qu’en décembre et tout dossier peut encore être déposé d’ici là.

    Côté féminin, 16 équipes ont fait une demande, parmi lesquelles Cofidis, qui n’a cependant pas réuni le critère sportif pour bénéficier d’une place parmi le WorldTour la saison prochaine. Comme chez les hommes, Liv AlUla Jayco est la grande absente de la liste.

    Du côté des ProTeams, c’est la soupe à la grimace : on passera de sept à six équipes féminines de deuxième division la saison prochaine (avec l’arrivée notamment de Ma Petite Entreprise, en France, et de Lotto Ladies), alors que seuls 16 candidats tenteront d’accéder au statut ProTeam chez les hommes (dont la nouvelle équipe américaine de George Hincapie, Modern Adventure Pro Cycling, et la structure italienne MBH Bank CSB Ballan), là où on retrouvait 27 structures sous cette licence en 2018… Une confirmation de l’évolution d’un cyclisme à deux vitesses, qui ne laisse plus aucune place aux petits budgets sans vision d’avenir.

    La liste des candidats au WorldTour :

    HOMMES

    • Alpecin-Deceuninck 🇧🇪
    • Bahrain Victorious 🇧🇭
    • Cofidis 🇫🇷
    • Cycling Academy 🇮🇱
    • Decathlon CMA CGM Team 🇫🇷
    • EF Education-EasyPost 🇺🇸
    • Groupama-FDJ United 🇫🇷
    • INEOS Grenadiers 🇬🇧
    • Lidl-Trek 🇺🇸
    • Lotto Cycling Team 🇧🇪
    • Movistar Team 🇪🇸
    • Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team 🇬🇧
    • Red Bull-Bora-Hansgrohe 🇩🇪
    • Soudal Quick-Step 🇧🇪
    • Team Picnic-PostNL 🇳🇱
    • Team Visma | Lease a Bike 🇳🇱
    • UAE Team Emirates XRG 🇦🇪
    • Uno-X Mobility 🇳🇴
    • XDS Astana Team 🇰🇿

    FEMMES

    • AG Insurance-Soudal Team 🇧🇪
    • Canyon//SRAM zondacrypto 🇩🇪
    • Cofidis Women Team 🇫🇷
    • EF Education-Oatly 🇺🇸
    • FDJ United-Suez 🇫🇷
    • Fenix-Deceuninck 🇧🇪
    • Human Powered Health 🇺🇸
    • Lidl-Trek 🇺🇸
    • Movistar Team 🇪🇸
    • Team Picnic-PostNL 🇳🇱
    • Team SD Worx-Protime 🇳🇱
    • Team Visma | Lease a Bike 🇳🇱
    • UAE Team ADQ 🇦🇪
    • Uno-X Mobility 🇳🇴

    La liste des candidats au statut ProTeam :

    HOMMES

    • Bardiani CSF 🇮🇹
    • Burgos-Burpellet BH 🇪🇸
    • Caja Rural-Seguros RGA 🇪🇸
    • Equipo Kern Pharma 🇪🇸
    • Euskaltel-Euskadi 🇪🇸
    • MBH Bank CSB Ballan 🇮🇹
    • Modern Adventure Pro Cycling 🇺🇸
    • Team Flanders-Baloise 🇧🇪
    • Team Novo Nordisk 🇺🇸
    • Team Polti VisitMalta 🇮🇹
    • Toscana Factory 🇮🇹
    • TotalEnergies 🇫🇷
    • Tudor Pro Cycling Team 🇨🇭
    • Unibet Tietema Rockets 🇫🇷

    FEMMES

    • Laboral Kutxa-Fundación Euskadi 🇪🇸
    • Lotto Ladies 🇧🇪
    • Ma Petite Entreprise 🇫🇷
    • St Michel-Preference Home-Auber 93 🇫🇷
    • Volkerwessels Cycling Team 🇳🇱
    • Winspace Orange Seal 🇫🇷

    Mondiaux sur piste : la Belgique en verve, même sans Kopecky

    La sélection belge de cyclisme sur piste a brillé cette semaine sur le vélodrome de Santiago du Chili, à l’occasion des championnats du monde de la discipline. Les attentes étaient effectivement grandes par rapport à la nouvelle génération présente en Amérique du Sud, alors que la star du groupe, Lotte Kopecky, avait annoncé son forfait à la suite d’une saison difficile et d’une blessure à une vertèbre, début septembre. Malgré cette absence, les jeunes pousses ont parfaitement profité de l’occasion pour se mettre en avant.

    La Belgique repart ainsi du Chili avec un titre mondial, comme l’an dernier. Lindsay De Vylder (30 ans) n’a pu prolonger sur l’omnium, conclu en troisième position, mais il a obtenu un premier maillot arc-en-ciel sur la course à l’américaine, au côté de Fabio Van den Bossche (25 ans), au bout d’une heure parfaitement maîtrisée. La jeune Hélène Hesters (20 ans), déjà sacrée championne d’Europe chez les juniors et les espoirs, a obtenu une médaille de bronze sur la course à l’élimination, confirmant sa progression constante sur ses épreuves d’endurance stratégique.

    La collecte de médailles aurait encore pu être plus fructueuse : Shari Bossuyt (25 ans), de retour de suspension l’été dernier, a dû se contenter de… trois quatrièmes places. Classée deuxième de l’omnium avant la quatrième et dernière épreuve, l’ex-championne d’Europe de la discipline, a subi la loi de la favorite néerlandaise Lorena Wiebes et n’a pu enchaîner les sprints pour glaner une médaille. Le lendemain, Bossuyt, accompagnée de Katrijn De Clercq (23 ans), est encore passée tout près du podium lors d’une course à l’américaine minée par les chutes. Malgré un finish costaud pour gagner le sprint final, les deux concurrentes belges ont terminé à cinq points du bronze. Enfin, lors de la poursuite par équipes, Bossuyt, De Clercq, Hesters et Luca Vierstraete (19 ans) ont également terminé quatrièmes, battues par la Grande-Bretagne, soit la meilleure performance de la sélection féminine belge aux Mondiaux.

    Autre satisfaction belge, Lowie Nulens (19 ans) a battu un nouveau record de Belgique sur la vitesse individuelle avec un temps de 9.836 secondes en qualifications. Il a ensuite été battu en seizièmes de finale. Jules Hesters espérait, pour sa part, faire aussi bien que sa sœur avec le bronze sur le scratch, mais il a été déclassé en raison d’une touche sur le concurrent portugais Iuri Leitão. Ce que le Gantois a dénoncé, estimant que c’est son adversaire qui a touché sa chaussure durant le sprint final.

    Par contre, l’équipe masculine de poursuite a connu une sacrée contre-performance avec une élimination en qualifications pour Lindsay De Vylder, Fabio Van den Bossche, accompagnés de Jasper De Buyst (31 ans) et Noah Vandenbranden (23 ans), à plus de huit secondes du record de Belgique. L’équipe devait faire face, il est vrai, à l’absence de Tuur Dens (25 ans), victime d’une lourde chute à l’entraînement.

    Ces Mondiaux ont été marqués par la domination néerlandaise, avec Harrie Lavreysen qui s’est offert les quatre titres mondiaux des disciplines de vitesse (keirin, kilomètre, vitesse individuelle et par équipes), mais aussi Hetty van de Wouw qui en a glané trois (kilomètre, vitesse individuelle et par équipes) et Lorena Wiebes qui a dominé deux disciplines (scratch et omnium). On notera également la belle course d’adieu de l’Italien Elia Viviani qui, avant sa retraite professionnelle à l’âge de 36 ans, s’est offert un troisième et dernier titre mondial sur la course à l’élimination.

    Les nouvelles des derniers jours

    ✍ Transferts

    • Le Français Benoît Cosnefroy a fait le choix, à 30 ans, de quitter Decathlon Ag2r La Mondiale, structure qu’il a connu depuis sa formation chez les espoirs en 2015, pour signer un contrat de deux saisons avec UAE Team Emirates XRG. Le puncheur sera attendu sur les classiques et courses par étapes d’une semaine au sein de la formation émiratie. Cosnefroy a notamment remporté la Bretagne Classic à Plouay en 2021, le Grand Prix de Québec en 2022 et la Flèche Brabançonne en 2024.

     

    Voir cette publication sur Instagram

     

    Une publication partagée par Équipe Cycliste Groupama-FDJ (@equipegroupamafdj)

    • Le Belge Laurens Huys (Arkéa-B&B Hôtels) a pour sa part retrouvé un contrat la saison prochaine au sein de l’équipe continentale française Nice Métropole Côte d’Azur. L’homme de 27 ans n’a pour l’heure pas réussi à confirmer ses résultats prometteurs de ses jeunes années, comme une 7e place sur le Tour de Norvège 2022, une 5e place de l’Alpes Isère Tour 2021 ou une 6e place sur le Tour de Hongrie cette même année.

     

    Voir cette publication sur Instagram

     

    Une publication partagée par St Michel – PREFERENCE HOME – Auber93 (@auber93cyclisme)

    • La ProTeam Unibet Tietema Rockets, qui s’appellera Unibet Rose Rockets la saison prochaine (lire plus bas), a enchaîné les annonces en cette fin de saison. L’équipe franco-néerlandaise a signé l’Allemand Jannis Peter (Team Vorarlberg, 24 ans) qui avait surpris le public avec un succès de prestige sur le Tour de République tchèque en août dernier. L’ancien champion d’Allemagne espoir a notamment terminé cette année 4e de ce Czech Tour, 9e du Tour d’Autriche et 10e du Tour de Grèce. La formation de Bas Tietema a également signé un vétéran : le Néerlandais Wout Poels (XDS Astana Team, 38 ans). L’ancien vainqueur de Liège-Bastogne-Liège et d’une étape du Tour de France et de la Vuelta, encore lauréat du Tour de Turquie cette saison, s’offrira ainsi un baroud d’honneur autour de ses pairs.

    • Bientôt dans le WorldTour, Uno-X Mobility a confirmé le retour du Danois Anthon Charmig dans son effectif en 2026. Le grimpeur de 27 ans retrouve le maillot jaune et rouge après un hiatus de deux ans sans grand succès chez XDS Astana Team. Il s’est relancé en septembre dernier avec une 7e place sur le Grand Prix de Québec, après une cinquième place sur le Tour de Langkawi et une sixième position sur le Tour de Kyushu en 2024.
    • XDS Astana Team a pour sa part annoncé l’arrivée d’un grand espoir dans son effectif : l’Autrichien Marco Schrettl. Le coureur de 22 ans a marqué les esprits avec sa médaille de bronze sur la course en ligne des espoirs lors des derniers Mondiaux sur route à Kigali. Celui qui a signé pour trois saisons a également remporté en 2025 le Grand Prix des Nations, le difficile Trophée de San Vendemiano et le titre autrichien de la course en ligne chez les espoirs.
    • Surprenante signature de la part de l’équipe allemande Canyon//SRAM zondacrypto : l’équipe a engagé pour une saison l’Allemande Sophie Alisch dans sa structure de développement. La coureuse de 23 ans se concentre sur le vélo depuis… le mois de juin dernier, après une première carrière dans la boxe. Celle qui a terminé invaincue dans les rangs professionnels a intégré le Top 10 mondial parmi plusieurs fédérations, mais a décidé de s’essayer à une autre discipline au fil des années. “Je voulais me pousser dans une autre voie, mettre mon corps, mon esprit et mes limites au défi et voir de quoi je suis capable en dehors du ring”, a-t-elle confié par communiqué, espérant ainsi franchir un nouveau palier dès cette saison.

     

    Voir cette publication sur Instagram

     

    Une publication partagée par CANYON//SRAM zondacrypto & Generation (@wmncycling)

    ➡️ Prolongations

    • Au bout de l’une de ses meilleures saisons, le champion de Belgique sur route Tim Wellens a décidé de poursuivre pour deux ans supplémentaires son aventure avec UAE Team Emirates XRG. Le Norvégien Vegard Stake Laengen a pour sa part confirmé sa présence pour une année de plus avec l’équipe émiratie.
    • Movistar a également enchaîné les prolongations en cette fin octobre. Côté masculin, le Vénézuélien Orluis Aular (28 ans) et l’Équatorien Jefferson Cepeda (29 ans) ont signé jusqu’à fin 2028, alors que le Portugais Nelson Oliveira (36 ans) et l’Espagnol Jorge Arcas (33 ans) se sont engagés jusqu’à fin 2027. Enfin, le Colombien Nairo Quintana (35 ans) et l’Espagnol Albert Torres (35 ans) seront présents au moins une saison de plus.

    • Côté féminin, la Française Aude Biannic (34 ans), qui a fait son retour dans le peloton cette année après la naissance de son fils en novembre 2024, a paraphé un nouveau contrat de deux saisons. L’Espagnole Sara Martín (26 ans) a, elle, pris un engagement pour trois saisons, alors que la Brésilienne Ana Vitória Magalhães (25 ans) sera présente jusqu’à fin 2029 sous le maillot espagnol.
    • Déjà présente depuis quatre ans sous les couleurs de Canyon//SRAM zondacrypto, l’Italienne Soraya Paladin a signé un contrat jusqu’en 2027 avec la WorldTeam allemande. La cycliste de 32 ans a terminé cette saison deuxième de la classique de Navarre, cinquième du Trophée Palma et sixième du championnat d’Italie sur route.

    🏥 Sur la touche

    • Blessée au genou avant la reprise de la saison de cyclo-cross, la Néerlandaise Ceylin del Carmen Alvarado (Fenix-Deceuninck) poursuit sa revalidation au chaud. Elle a toutefois bien repris l’entraînement il y a une dizaine de jours, a expliqué Christoiph Roodhooft au micro de Sporza. “Cela évolue dans le bon sens”, a-t-il confirmé, sans toutefois donner de date de retour de la coureuse de 27 ans.

    ❌ Sur le départ

     

    Voir cette publication sur Instagram

     

    Une publication partagée par Elie Gesbert (@eliegesbert)

    📅 Programme

    • Le Tour d’Espagne masculin débutera à nouveau de l’étranger en 2026. Après le Piémont italien, place au Rocher monégasque. Monaco, qui a déjà accueilli le Grand Départ du Tour d’Italie en 1966 et du Tour de France en 2009, devient ainsi la première nation à accueillir la première étape de chaque Grand Tour. La course s’ouvrira le samedi 22 août par un contre-la-montre individuel intégralement tracé dans la principauté sur 9,6 kilomètres vallonnés. La course repartira le lendemain depuis le Palais princier de Monaco pour une étape en ligne vers la France.

    • Quand est-ce que Mathieu van der Poel reviendra dans les labourés ? Le co-manager d’Alpecin-Deceuninck Christoph Roodhooft a indiqué au micro de Sporza que le champion du monde est bien en train de se préparer pour l’hiver, avec l’objectif de décrocher un huitième titre mondial record à Hulst, le 1er février 2026. “Son programme sera révélé lors de la présentation des Mondiaux”, normalement en novembre, a-t-il expliqué.

    🤑 Économie

    • C’est officiel : Bas Tietema va disparaître du nom de l’équipe qu’il a créée en 2023. L’ex-cycliste devenu manager d’une ProTeam qui ne cesse de grandir depuis trois saisons a laissé place à un nouveau partenariat avec la marque allemande de cycles Rose (pour les quatre prochaines saisons). La formation s’appellera donc en 2026 Unibet Rose Rockets et a déjà dévoilé le nouveau maillot qu’elle arborera dans le peloton, à l’occasion du dernier Tour de Hollande.
    Photo : Instagram Unibet Rose Rockets

    💉 Dopage

    • L’Union Cycliste Internationale (UCI) a publié la semaine dernière un communiqué de presse concernant l’utilisation des cétones par les cyclistes professionnels. Il s’agit pour rappel de ces composés chimiques naturellement produits par le corps humain, mais aujourd’hui régulièrement consommées comme outils de récupération après les courses. Selon l’UCI, de récentes études scientifiques tendent à montrer un consensus selon lequel “ces compléments n’ont aucun effet sur la qualité de la récupération”. Dès lors, la fédération internationale estime qu’il n’y a “aucune raison” d’utiliser les cétones et “ne recommande pas l’inclusion de tels compléments dans les programmes nutritionnels des coureurs”. Sans toutefois annoncer une interdiction. Bref, un énième rappel concernant les cétones, mais qui ne change rien à la réglementation en vigueur.

    📌 Autres

    • L’information a été révélée par le média Escape Collective, alors qu’elle était passée en catimini lors de la dernière révision de la constitution de l’Union Cycliste Internationale (UCI), à l’occasion du dernier congrès de l’UCI à Kigali, le 25 septembre dernier : David Lappartient est désormais éligible à un quatrième mandat de quatre ans en tant que président de l’UCI, alors que cette limite était jusqu’ici fixée à trois mandats de quatre ans (sauf approbation d’une majorité des trois quarts lors d’un congrès de l’UCI pour un éventuel quatrième mandat). Cette fois, aucune condition n’est fixée concernant un quatrième mandat. Et comme le révèle Escape Collective, cette modification n’avait pas été présentée comme tel lors du congrès de l’UCI, évoquant simplement une “amélioration de la transparence des futurs processus électoraux” et des “changements autour de l’âge et des limites de mandature” pour l’UCI et les confédérations continentales. Une transparence particulière, donc…
    • Les nommés pour le Vélo d’Or, le traditionnel prix organisé par L’Équipe et Vélo Magazine et récompensant les meilleurs cyclistes de la saison, ont été dévoilés. Côté masculin, il sera difficile de contester le titre à Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG), favori face à Mathieu van der Poel (Alpecin-Deceuninck), Isaac del Toro (UAE Team Emirates XRG), Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step), Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike), Mads Pedersen (Lidl-Trek), Tim Merlier (Soudal Quick-Step), Ben Healy (EF Education-Easy Post), Simon Yates (Team Visma | Lease a Bike) et João Almeida (UAE Team Emirates XRG).
    • Pour le prix féminin, la bataille sera intéressante entre Pauline Ferrand-Prévot (Team Visma | Lease a Bike), Demi Vollering (FDJ-Suez) et Lorena Wiebes (Team SD Worx-Protime). Elles seront en concurrence avec Kim Le Court-Pienaar (AG Insurance-Soudal), Elisa Longo Borghini (UAE Team ADQ), Kasia Niewiadoma (Canyon//SRAM zondacrypto), Marlen Reusser (Movistar Team), Marianne Vos (Team Visma | Lease a Bike), Puck Pieterse (Fenix-Deceuninck) et Mischa Bredewold (Team SD Worx-Protime).

    À lire, voir, écouter…

    • L’émission Affaires Sensibles de France Inter est revenue sur la rivalité entre Fausto Coppi et Gino Bartali dans le cyclisme des années 40 et 50. Un récit toujours ciselé, qui permet de se rappeler à quel point leur histoire commune était presque romancée dès leurs premiers coups de pédale. Les archives, rares, sont bien remises en valeur dans ce documentaire audio, magnifié par l’interview avec le journaliste français Pierre Carrey, qui rappelle les doutes autour de l’histoire de Gino Bartali sauvant la vie de personnes juives durant la Seconde Guerre mondiale. C’est à écouter en podcast sur le site de France Inter, en cliquant sur ce lien, et sur les plateformes d’écoute. Merci à Laurent pour la recommandation par e-mail !
    • Retour sur les parcours du Tour de France et du Tour de France Femmes 2026 à l’occasion du dernier épisode de la saison du podcast de la RTBF “On connaît nos classiques”. L’équipe cycliste du média public belge francophone se projette, mais comme le rappelle l’expérimenté Gérard Bulens : “Profitons de la course et tirons le bilan ensuite”. L’épisode reste cependant très intéressant sur les dynamiques des organisations cyclistes récentes. Je pointe enfin une idée de Jérôme Helguers que je soutiens pleinement : oui à la butte de Montmartre sur la dernière étape du Tour masculin, mais seulement une année sur deux, pour laisser aux sprinters une chance de briller à Paris. L’épisode est à écouter en podcast sur RTBF Auvio, en cliquant sur ce lien, et sur les plateformes d’écoute.
    • La descente de Cofidis hors du Top 18 synonyme de WorldTour était inéluctable au vu des résultats sportifs d’un groupe qui n’a jamais réussi à enchaîner les succès tant sur les courses de moindre envergure qu’au plus haut niveau. Cela se confirme à la lecture d’une enquête de L’Équipe sur le management toxique de Cédric Vasseur, remplacé en septembre dernier à la tête de l’équipe nordiste par Raphaël Jeune. Obsession des points UCI, problèmes de calendrier, mauvaise gestion des espoirs, harcèlement de la part de Cédric Vasseur, staff bousculé et remplacé… Autant de problèmes qui ont mené à la descente de Cofidis parmi les ProTeams. Même si certains au sein de l’équipe parle d’un mal pour un bien pour relancer la machine, sans la pression du WorldTour. L’article (en abonnement payant) est à lire en cliquant sur ce lien.

    Pour profiter des retransmissions télévisées des courses cyclistes depuis l’étranger, n’hésitez pas à utiliser NordVPN, un programme vous permettant de rejoindre des réseaux privés virtuels protégés dans le monde entier. Pour accéder à ces retransmissions télévisées depuis le monde entier, un VPN peut vous aider, tout en vous protégeant. NordVPN vous propose un abonnement de deux ans avec une réduction allant jusqu’à 73%. Chaque nouvel abonné recevra par ailleurs trois mois d’abonnement offerts. Des offres combinées avec NordPass et du stockage cloud sont par ailleurs disponibles ! Tout abonnement à NordVPN est un soutien supplémentaire à CyclismeRevue.

    Le coin promo

    • Comme chaque année, nous vous proposons un calendrier à télécharger et à installer sur votre téléphone ou votre ordinateur, pour ne rien manquer des différentes courses professionnelles sur route de l’année, que ce soit chez les femmes ou les hommes. Tous les détails pratiques sont sur ce lien.
    • Découvrez le programme TV complet des courses cyclistes (route, piste, cyclo-cross, VTT…) diffusées ces prochaines semaines en Belgique et en France sur notre page spéciale, mise à jour quotidiennement : c’est à voir sur ce lien.

    Les résultats des derniers jours

    Route

    • Tour du Guatemala 🇬🇹 (2.2)
      • 1re étape (24/10) : Bolivar Espinosa 🇵🇦 (Panama)
      • 2e étape (25/10) : Sebastian Calderon 🇨🇷 (7C-Economy Hyundai)
      • 3e étape (26/10) : Nicolas Paredes 🇨🇴 (Hino-One-La Red)
    • Championnats du Mexique sur route à Valle de Guadalupe 🇲🇽 (CN)
      • Contre-la-montre individuel – Élites femmes ⏱️ (23/10) : Sara Roel 🇲🇽 (-)
      • Contre-la-montre individuel – Élites hommes ⏱️ (23/10) : Isaac del Toro 🇲🇽 (UAE Team Emirates XRG)
      • Course en ligne – Élites femmes (24/10) : Andrea Ramirez 🇲🇽 (Pato Bike BMC Team)
      • Course en ligne – Élites hommes (25/10) : Isaac del Toro 🇲🇽 (UAE Team Emirates XRG)
    • Championnats d’Israël sur route à Mas’ade 🇮🇱 (CN)
      • Contre-la-montre individuel – Élites femmes ⏱️ (25/10) : Rotem Gafinovitz 🇮🇱 (-)
      • Contre-la-montre individuel – Élites hommes ⏱️ (25/10) : Nadav Raisberg 🇮🇱 (Israel-Premier Tech)

    Piste

    • Championnats du monde de cyclisme sur piste à Santiago du Chili 🇨🇱 (CM)
      • Course à l’américaine (Madison) – Élites femmes : Grande-Bretagne 🇬🇧 (Madelaine Leech et Katie Archibald)
      • Course à l’américaine (Madison) – Élites hommes : Belgique 🇧🇪 (Lindsay De Vylder et Fabio Van den Bossche)
      • Course à l’élimination – Élites femmes : Lara Gillespie 🇮🇪 (Irlande)
      • Course à l’élimination – Élites hommes : Elia Viviani 🇮🇹 (Italie)
      • Course aux points – Élites femmes : Yareli Acevedo Mendoza 🇲🇽 (Mexique)
      • Course aux points – Élites hommes : Joshua Tarling 🇬🇧 (Grande-Bretagne)
      • Keirin – Élites femmes : Mina Sato 🇯🇵 (Japon)
      • Keirin – Élites hommes : Harrie Lavreysen 🇳🇱 (Pays-Bas)
      • Kilomètre – Élites femmes : Hetty van de Wouw 🇳🇱 (Pays-Bas)
      • Kilomètre – Élites hommes : Harrie Lavreysen 🇳🇱 (Pays-Bas)
      • Omnium – Élites femmes : Lorena Wiebes 🇳🇱 (Pays-Bas)
      • Omnium – Élites hommes : Albert Torres 🇪🇸 (Espagne)
      • Poursuite individuelle – Élites femmes : Anna Morris 🇬🇧 (Grande-Bretagne)
      • Poursuite individuelle – Élites hommes : Josh Charlton 🇬🇧 (Grande-Bretagne)
      • Poursuite par équipes – Élites femmes : Italie 🇮🇹 (Vittoria Guazzini, Martina Fidanza, Martina Alzini et Federica Venturelli)
      • Poursuite par équipes – Élites hommes : Danemark 🇩🇰 (Tobias Hansen, Niklas Larsen, Frederik Madsen et Rasmus Pedersen)
      • Scratch – Élites femmes : Lorena Wiebes 🇳🇱 (Pays-Bas)
      • Scratch – Élites hommes : Moritz Augenstein 🇩🇪 (Allemagne)
      • Vitesse individuelle – Élites femmes : Hetty van de Wouw 🇳🇱 (Pays-Bas)
      • Vitesse individuelle – Élites hommes : Harrie Lavreysen 🇳🇱 (Pays-Bas)
      • Vitesse par équipes – Élites femmes : Pays-Bas 🇳🇱 (Kimberly Kalee, Hetty van de Wouw et Steffie van der Peet)
      • Vitesse par équipes – Élites hommes : Pays-Bas 🇳🇱 (Jeffrey Hoogland, Harrie Lavreysen et Roy van den Berg)

    Cyclo-cross

    • Kiremko Nacht van Woerden 🇳🇱 (C2)
      • Élites femmes (21/10) : Fem van Empel 🇳🇱 (Team Visma | Lease a Bike)
      • Élites hommes (21/10) : Felipe Orts 🇪🇸 (Ridley Racing Team)
    • Really Rad Festival of Cyclocross – Day 1 🇺🇸 (C1)
      • Élites femmes (25/10) : Maghalie Rochette 🇨🇦 (Seeker Adventure)
      • Élites hommes (25/10) : Andrew Strohmeyer 🇺🇸 (CXD Trek Bikes)
    • Exact Cross – Heerderstrand 🇳🇱 (C2)
      • Élites femmes (25/10) : Fem van Empel 🇳🇱 (Team Visma | Lease a Bike)
      • Élites hommes (25/10) : Joris Nieuwenhuis 🇳🇱 (Ridley Racing Team)

    • Coupe de France de cyclo-cross #1 – Albi 🇫🇷 (C2)
      • Élites femmes (25/10) : Célia Gery 🇫🇷 (AS Bike Racing-France Literie)
      • Élites hommes (25/10) : Aubin Sparfel 🇫🇷 (Decathlon Ag2r La Mondiale Development Team)
    • HSF System Cup #3 – Hlinsko 🇨🇿 (C2)
      • Élites femmes (25/10) : Kristyna Zemanová 🇨🇿 (Vif Cycling Team)
      • Élites hommes (25/10) : Vaclav Jezek 🇨🇿 (Brilon Racing Team MB)
    • Due Giorni Lombarda CX di Salvirola I 🇮🇹 (C2)
      • Élites femmes (25/10) : Carlotta Borello 🇮🇹 (Team Cingolani Specialized)
      • Élites hommes (25/10) : Filippo Fontana 🇮🇹 (-)
    • GP KH7 – Dark Cross Les Franqueses 🇪🇸 (C2)
      • Élites femmes (25/10) : Laia Bosch Ballus 🇪🇸 (Massi Baix Ter Women’s Team)
      • Élites hommes (25/10) : Javier Zaera Gisbert 🇪🇸 (Equipo Huesca La Magia Renault Auto Cuatro)
    • Major Taylor Cross Cup – Day 1 🇺🇸 (C2)
      • Élites femmes (25/10) : Lizzy Gunsalus 🇺🇸 (-)
      • Élites hommes (25/10) : Brody McDonald 🇺🇸 (Golden State Blazers)
    • Superprestige #1 – Vlaamse Druivencross à Overijse 🇧🇪 (C1)
      • Élites femmes (26/10) : Sara Casasola 🇮🇹 (Crelan-Corendon)
      • Élites hommes (26/10) : Michael Vanthourenhout 🇧🇪 (Pauwels Sauzen-Altez Industriebouw)

    • Coupe de France de cyclo-cross #2 – Albi 🇫🇷 (C2)
      • Élites femmes (26/10) : Célia Gery 🇫🇷 (AS Bike Racing-France Literie)
      • Élites hommes (26/10) : Alexis David 🇫🇷 (Amicale Cycliste Bisontine)
    • Swiss Cyclocross Cup #3 – Radquer Mettmentstetten 🇨🇭 (C2)
      • Élites femmes (26/10) : Line Burquier 🇫🇷 (Trinity Racing)
      • Élites hommes (26/10) : Théo Thomas 🇫🇷 (Sebmotobikes CX Team)
    • Really Rad Festival of Cyclocross – Day 2 🇺🇸 (C2)
      • Élites femmes (26/10) : Rafaelle Carrier 🇨🇦 (Arkéa-B&B Hôtels)
      • Élites hommes (26/10) : Andrew Strohmeyer 🇺🇸 (CXD Trek Bikes)
    • Major Taylor Cross Cup – Day 2 🇺🇸 (C2)
      • Élites femmes (26/10) : Lizzy Gunsalus 🇺🇸 (-)
      • Élites hommes (26/10) : Tofik Beshir 🇪🇹 (CXD Trek Bikes)
    • Due Giorni Lombarda CX di Salvirolla II 🇮🇹 (C2)
      • Élites femmes (26/10) : Carlotta Borello 🇮🇹 (Team Cingolani Specialized)
      • Élites hommes (26/10) : Mattia Agostinacchio 🇮🇹 (EF Education-Easy Post-Oatly)
    • Grand Prix de la Commune de Contern 🇱🇺 (C2)
      • Élites femmes (26/10) : Larissa Hartog 🇳🇱 (ZZPR.nl-Orange Babies Cycling Team)
      • Élites hommes (26/10) : Wout Janssen 🇧🇪 (Cyclis-Van der Plas CX Team)
    • Ciclocross Cidade Villa Real 🇵🇹 (C2)
      • Élites femmes (26/10) : Sara Cueta Vega 🇪🇸 (Unicaja-Gijon)
      • Élites hommes (26/10) : Mario Junquera San Millan 🇪🇸 (Unicaja-Gijon)
    • Grand Prix Podbrezova 🇸🇰 (C2)
      • Élites femmes (26/10) : Eliska Drbohlavova 🇨🇿 (-)
      • Élites hommes (26/10) : Krystof Bazant 🇨🇿 (-)

    L’agenda des prochains jours

    Mardi 28 octobre

    • Tour du Guatemala 🇬🇹 (2.2) – 5e étape

    Mercredi 29 octobre

    • Tour du Guatemala 🇬🇹 (2.2) – 6e étape

    Jeudi 30 octobre

    • Tour du Guatemala 🇬🇹 (2.2) – 7e étape

    Vendredi 31 octobre

    • Tour du Guatemala 🇬🇹 (2.2) – 8e étape

    Samedi 1er novembre

    • Tour du Guatemala 🇬🇹 (2.2) – 9e étape

    CYCLO-CROSS

    • Trophée X2O Badkamers #1 – Kopenbergcross à Audenarde 🇧🇪 (C1)
      • Infos et partants
      • 📺 Direct dès 13h35 sur VRT 1, Sporza.be et VRT Max, et dès 13h40 sur Eurosport 2 et HBO Max

    Dimanche 2 novembre

    • Tour du Guatemala 🇬🇹 (2.2) – 10e et dernière étape

    CYCLO-CROSS

    • Trophée X2O Badkamers #2 – Rapencross à Lokeren 🇧🇪 (C2)
      • Infos et partants
      • 📺 Direct dès 13h35 sur VRT 1, Sporza.be et VRT Max, et dès 13h40 sur Eurosport 2 et HBO Max

    Lundi 3 novembre

    • Aucune course UCI prévue ce jour

    Merci pour votre lecture !

    Vous retrouverez votre prochaine infolettre le lundi 3 novembre dans votre boîte aux lettres numérique !

    N’hésitez pas à partager cette infolettre avec vos proches et à nous suivre sur CyclismeRevue.be ainsi que nos réseaux sociaux pour ne rien manquer de l’actualité cycliste.

    ➡️ Pour recevoir gratuitement notre infolettre tous les lundis, inscrivez-vous sur ce lien.

    #1 #2 #3 #4 #ASO #ChampionnatsDuMonde #Chili #CyclismeSurPiste #CyclismeSurRoute #Licences #Mondiaux #Parcours #ProTeams #SantiagoDuChili #TourDeFrance #TourDeFrance2026 #TourDeFranceFemmes #TourDeFranceFemmes2026 #UCI #WorldTeams #WorldTour

  16. gilles geirnaert wrote the following Beitrag Sat, 21 Mar 2026 11:53:14 +0100

    Pourquoi l’Iran est en train de gagner la guerre.


    Alastair CROOKE

    L’Iran mène une guerre asymétrique presque parfaite : il absorbe les frappes, désactive les bases, détruit les radars et garde le contrôle d’Ormuz sans perdre sa capacité de lancement de missiles.

    Le modèle de guerre basé sur des frappes aériennes de confrontation entre les États-Unis et Israël est mis à l’épreuve par une guerre asymétrique stratégique très différente, planifiée pour la première fois par l’Iran il y a plus de vingt ans.

    Il est important de comprendre cela lorsqu’on tente d’évaluer le véritable équilibre de la guerre. C’est comme comparer des pommes et des oranges ; ils sont essentiellement différents par nature.

    Les États-Unis et Israël lancent d’énormes quantités de munitions à longue portée contre l’Iran et, à l’exception des armes nucléaires, ils ont déjà déployé pratiquement toute leur panoplie d’armement. Mais dans quel but et avec quel effet ? Nous l’ignorons.

    En revanche, nous savons que l’Iran dispose d’un plan de guerre asymétrique. Et il ne fait que commencer, progressant graduellement vers sa pleine mise en œuvre. L’intégralité de l’arsenal de missiles iraniens n’a pas encore été dévoilée, ni ses missiles les plus récents, ni ses drones submersibles, ni ses vedettes rapides équipées de missiles antinavires qui n’ont pas encore été déployés.

    Par conséquent, nous ignorons tout le potentiel de l’Iran, et nous ne pouvons prédire l’impact que pourrait avoir son déploiement complet. Le Hezbollah est déjà pleinement opérationnel, et les Yéménites (apparemment) attendent l’autorisation pour fermer le détroit de Bab el-Mandeb, parallèlement au blocus du détroit d’Ormuz.

    L’origine de ce paradigme asymétrique iranien est née de la destruction totale du commandement militaire centralisé de l’Irak par les États-Unis en 2003, résultant d’une attaque aérienne massive de trois semaines.

    Le problème qui s’est posé aux Iraniens après la guerre d’Irak était de savoir comment l’Iran pourrait construire une structure militaire dissuasive alors qu’il ne possédait – et ne pouvait posséder – une capacité aérienne comparable à celle d’un adversaire de ce niveau. Et ce, d’autant plus que les États-Unis pouvaient observer l’ampleur de l’infrastructure militaire iranienne depuis leurs caméras satellitaires à haute résolution.

    La première solution fut simplement de maintenir la plus petite partie possible de la structure militaire iranienne exposée, afin que le reste ne puisse être observé depuis l’espace. Ses composantes devaient être enterrées, et enterrées à grande profondeur (hors de portée de la plupart des bombes).

    La seconde réponse fut que les missiles enterrés en profondeur pourraient, en fait, devenir la « force aérienne » de l’Iran ; c’est-à-dire qu’ils pourraient remplacer une force aérienne conventionnelle. C’est pourquoi l’Iran construit et stocke des missiles depuis plus de vingt ans.

    Grâce à sa recherche intensive en technologie des missiles, l’Iran fabrique, selon les rapports, entre dix et douze modèles de missiles de croisière et balistiques. Certains sont hypersoniques ; d’autres peuvent lancer diverses sous-munitions explosives orientables (pour éviter les intercepteurs de défense).

    Les missiles de grande taille sont lancés depuis de profonds silos souterrains dispersés dans tout l’Iran (un pays de la taille de l’Europe occidentale, avec d’abondantes chaînes de montagnes et des forêts). Les missiles terre-mer sont également déployés stratégiquement le long de la côte iranienne.

    La troisième réponse consista à trouver une solution à l’opération réussie de décapitation massive du commandement militaire de Saddam Hussein en 2003, par la tactique occidentale de choc et d’effroi.

    En 2007, la doctrine en mosaïque fut introduite.

    L’idée sous-jacente à cette doctrine était de diviser l’infrastructure militaire de l’Iran en commandements provinciaux autonomes, chacun avec ses propres réserves de munitions, silos de missiles et, le cas échéant, ses propres forces navales et milices.

    Les commandants reçurent des plans de bataille prédéfinis, ainsi que l’autorité d’entreprendre des actions militaires de leur propre initiative en cas d’attaque de décapitation contre la capitale. Les plans de bataille et les protocoles s’activeraient automatiquement après la décapitation d’un Guide suprême.

    L’article 110 de la Constitution iranienne de 1979 confère l’autorité de commandement sur les forces armées exclusivement au Guide suprême. Nul, ni aucune institution, ne peut annuler ou révoquer ses directives. Si le nouveau Guide était ensuite assassiné, les instructions préalablement déléguées entreraient en vigueur et seraient irréversibles par toute autre autorité.

    En résumé, la machinerie militaire iranienne, en cas d’attaque ciblée, fonctionne comme une machine de représailles automatisée et décentralisée qui ne peut être facilement arrêtée ni contrôlée.

    La commentatrice militaire Patricia Marins observe :
    • « L’Iran mène une guerre asymétrique presque parfaite, absorbant les frappes, désactivant stratégiquement les bases environnantes, détruisant les radars et gardant le contrôle du détroit d’Ormuz sans perdre sa capacité de lancement de missiles. »
    • « Les États-Unis et Israël se trouvent dans une situation extrêmement difficile parce qu’ils ne connaissent qu’un seul type de guerre : le bombardement aérien aveugle de cibles majoritairement civiles, après avoir échoué dans leur tentative de détruire les villes souterraines avec des missiles. »
    • « Ils font désormais face à un Iran stratégiquement bien positionné qui combat selon ses propres termes et délais. Qu’a fait l’Iran ? Il s’est concentré sur la résistance aux bombardements et a conservé presque tout son arsenal dans de grandes bases souterraines que les États-Unis et Israël ont déjà tenté – sans succès – de pénétrer avec d’énormes quantités de munitions. »
    Une autre leçon importante que l’Iran a tirée de la guerre d’Irak de 2003 fut que la « manière de faire la guerre » des États-Unis et d’Israël se concentre exclusivement sur des bombardements aériens massifs de courte durée pour décapiter les structures de commandement et de direction et briser la volonté de combat de la population. La vulnérabilité d’une structure de commandement centralisée fut contrecarrée par la structure « Mosaïque », qui décentralisa et désactiva le commandement de manière généralisée et à travers de multiples commandements, de sorte qu’il ne puisse s’effondrer en cas d’attaque surprise.

    L’antidote dans l’analyse iranienne était de « prolonger la guerre » : la décision stratégique de l’actuelle direction iranienne d’opter pour une guerre prolongée découle directement de cette idée – que les armées occidentales sont conçues pour la tactique du « frappe et fuit » –, ainsi que de sa conviction que le peuple iranien a une plus grande capacité à supporter la douleur de la guerre que la population israélienne ou occidentale.

    La logique qui justifie de prolonger une guerre au-delà de ce qui convient à Trump se résume, fondamentalement, à des questions logistiques.

    La pression logistique iranienne

    Israël et les États-Unis se sont initialement préparés et équipés pour une guerre courte. Dans le cas des États-Unis, très courte : du samedi matin où Khomeyni fut assassiné jusqu’au lundi, où les marchés américains devaient ouvrir.

    L’Iran a répondu en quelques heures après l’assassinat de l’imam Khamenei avec le plan Mosaïque, en attaquant des bases américaines dans le golfe Persique. Selon les rapports, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique a utilisé des missiles balistiques et des drones anciens datant de la production de 2012-2013. Le but d’utiliser des missiles et des drones obsolètes de manière aussi intensive était, sans aucun doute, de réduire l’arsenal de missiles intercepteurs des bases américaines dans le Golfe.

    Parallèlement, un processus similaire de réduction de l’arsenal d’intercepteurs israéliens a été mené. L’épuisement des stocks d’intercepteurs dans les pays du Golfe et en Israël est devenu évident. Cela a constitué la première phase de la pression logistique.

    La deuxième couche est la pression économique et énergétique provoquée par la fermeture du détroit d’Ormuz à tous les « adversaires », mais pas aux « amis ». L’objectif de la fermeture d’Ormuz est de déclencher une crise financière et d’approvisionnement en Occident afin de « réduire » les perspectives économiques que la guerre pourrait lui offrir. L’affaiblissement des marchés équivaut à affaiblir la détermination de Trump.

    La troisième pression se concentre sur le soutien public à la guerre aux États-Unis. Le refus iranien d’accepter un cessez-le-feu ou des négociations, choisissant plutôt une guerre prolongée, frustre les attentes du public, défie le consensus et génère anxiété et incertitude. Et déjà, les rangées de cercueils drapés du drapeau commencent à arriver.

    Quels sont les objectifs stratégiques probables de l’Iran ?

    Quels pourraient alors être les objectifs finaux de l’Iran ? Premièrement, éliminer la menace constante d’attaque militaire ; forcer la levée du siège constant imposé au peuple iranien par les sanctions ; la restitution de ses avoirs gelés et la levée de l’occupation israélienne de Gaza et des territoires palestiniens.

    Il est possible que l’Iran croie également qu’il pourra modifier l’équilibre géopolitique dans la région du golfe Persique, en arrachant aux États-Unis le contrôle des points stratégiques navals et des corridors maritimes de la zone, et en les ouvrant au passage des navires des BRICS, sans sanctions, saisies ni blocus de la part de Washington. Il s’agirait, pour ainsi dire, d’une « liberté de navigation » inversée, dans le sens originel de l’expression.

    Il est évident que les dirigeants iraniens comprennent parfaitement que le succès du déploiement de leur plan de guerre asymétrique pourrait bouleverser l’équilibre géostratégique non seulement de l’Asie occidentale, mais du monde entier.

    Qu’en est-il du plan de Trump ? Le biographe du président Trump, Michael Wolff, a déclaré il y a quelques jours :

    « Lui [Trump] n’a aucun plan. Il ne sait pas ce qui se passe. En réalité, il est incapable de formuler un plan. Il crée une situation de suspense et cela devient, dans son esprit, un motif de fierté : personne ne sait ce que je vais faire ensuite. Alors tout le monde me craint, ce qui me donne un avantage maximal. Ne pas avoir de plan devient le plan. »

    Wolff suggère que la métaphore est celle de Trump en tant qu’artiste :

    « Il est sur scène, il improvise et il est très fier de cette capacité, qui est considérable. »

    Wolff décrit Trump en ces termes :

    « Nous allons arrêter la guerre. Nous allons commencer la guerre. Nous allons les bombarder ; nous allons négocier ; nous allons obtenir une reddition sans condition. Rien ne se fait sans qu’il [Trump] en décide. Et cela change à chaque instant, mais dans certains cas, cela lui donne un avantage. »

    En réalité, la seule chose qui importe à Trump est d’être perçu comme un gagnant. Hier, il a déclaré que les États-Unis avaient « gagné » la guerre : « Nous avons gagné. Nous avons gagné le pari. Dès la première heure. » Mais dans quelques semaines, la vulnérabilité de son inconstance pourrait devenir plus évidente à mesure que les marchés du pétrole, des actions et des obligations s’effondreront. Trump appelle à droite et à gauche, cherchant quelqu’un qui puisse lui offrir une « issue » victorieuse à la guerre qu’il a lui-même initiée.

    Mais les Iraniens ont leur mot à dire sur la fin de la guerre. Et ils disent que ce n’est que le début...

    Alastair Crooke ancien diplomate britannique. https://www.lahaine.org/mundo.php/porque-iran-esta-ganando-la-guerra

    https://www.legrandsoir.info/pourquoi-l-iran-est-en-train-de-gagner-la-guerre.html

    #iran #IranUSAwar #USA #WWIII
  17. Part_of You wrote the following Beitrag Wed, 11 Mar 2026 09:44:53 +0100

    Ce nouvel article de Pepe #Escobar, contextualise des événements marquants de ces derniers jours (nomination d'Ali #Khamenei et ses liens avec le #CGRI, dommages militaires stratégiques subis par les #USA, utilisation de missiles iraniens plus destructeurs, tentatives de cessez-le-feu, appel de #Trump à #Poutine, etc.) : "Le nouveau guide suprême iranien, #Mojtaba #Khamenei, 57 ans, élu par l'Assemblée des experts, n'a pas encore prononcé un seul mot en public.

    Le CGRI parle pour lui. Dès le début, Mojtaba était le candidat préféré pour succéder à l'ayatollah Khamenei, l'homme qui avait méticuleusement planifié comment mettre l'Empire à genoux.

    Le CGRI montre maintenant à toute la planète, en particulier aux pays du Sud, ce qui se cachait derrière la "modération" conseillée par Khamenei depuis des années.

    En quelques jours, le CGRI a aveuglé les radars américains sur tout le spectre de l'Asie occidentale; armé le détroit d'Ormuz, provoquant la chute de l'économie mondiale; et remis à Washington ce qui, à toutes fins utiles, équivaut à de l'intimidation pour le faire capituler.

    Ce ne sont là que quelques-unes des conditions saillantes d'un éventuel cessez-le-feu, en supposant que Téhéran en vienne à compter sur les États-Unis pour le respecter:

    Levée de toutes les sanctions contre l'Iran et libération de tous les avoirs iraniens gelés. Reconnaissance du droit de l'Iran d'enrichir de l'uranium sur son propre territoire. Indemnisation intégrale des dommages causés par la guerre imposée. Extradition des cinquièmes colonnes iraniennes à l'étranger et fin des campagnes médiatiques orchestrées contre Téhéran. Ne pas mener d'attaques contre le #Hezbollah au #Liban ou contre #Ansarallah au #Yémen. Le démantèlement de toutes les bases militaires américaines en Asie occidentale. Comprenez bien. Ici, nous avons l' #Iran qui demande à l'armée autoproclamée et exagérément la plus puissante de l'histoire du monde de, en substance, se rendre.

    Ajoutez maintenant à cela le commandant de la Force aérospatiale du CGRI, Majid #Mousavi, annonçant que "après avoir neutralisé les couches de défense aérienne américaines dans la région, l'Iran passe à une nouvelle doctrine de missiles. Désormais, les missiles dotés d'ogives de moins de 1 tonne ne seront plus utilisés. Les vagues d'attaques de missiles deviendront plus fréquentes et plus répandues."

    Cela se traduit déjà, dans la pratique, par le lancement par le CGRI de missiles balistiques à moyenne portée à combustible solide Kheibar Shekan, comme cela s'est produit plus tôt cette semaine à #Tel-Aviv et sur la Cinquième flotte américaine. États-Unis. à #Bahreïn.

    Le code de cette première opération, de manière significative, était "Labbayk ya Khamenei". Cela signifie "À votre service, ô Khamenei." Considérez cela comme la première opération iranienne explicitement dédiée au nouveau guide suprême.

    Le Kheibar Shekan, d'une autonomie de 1450 km, est mobile par route; il est prêt à être lancé à partir d'un camion en moins de 30 minutes; il vole avec un guidage assisté par satellite avec un véhicule de rentrée maniable qui exécute une évasion terminale en zigzag à des vitesses qui, selon le CGRI, atteignent jusqu'à Mach 10.

    Et oui: à partir de maintenant, il transporte des ogives de 1 tonne. Cela double le rayon d'explosion et la puissance destructrice de chaque missile, autant qu'il double, triple ou quadruple l'intercepteur infernal américano-israélien.

    Un intercepteur #Patriot PAC-3 coûte 4 millions de dollars. Un intercepteur #THAAD coûte 12,7 millions de dollars. Un Arrow-3 coûte 3,5 millions de dollars. Tous ont été méthodiquement et systématiquement détruits par le CGRI.

    En pratique, désormais, le syndicat #Epstein doit utiliser plus d'intercepteurs - ce qu'il n'a pas — pour que chaque missile entrant atteigne peut-être la même probabilité de succès.

    (2/2)Et puis il y a les missiles Khorramshahr-4: à carburant liquide, d'une portée de 2000 à 3000 kilomètres, transportant des ogives encore plus lourdes, de 1500 à 1800 kilogrammes, avec des véhicules de rentrée maniables alimentés par des propulseurs.

    Nous parlons des ogives conventionnelles les plus lourdes de l'arsenal iranien, lancées avec le Kheibar Shekan amélioré.

    Tout cela au nom de "Labbayk ya Khamenei". La symbologie dit tout.

    Humiliation, pas négociation.

    Ce sont les derniers faits indéniables sur le champ de bataille.

    En supposant que quelqu'un à Washington avec un QI supérieur à la température ambiante ait pris la peine de l'expliquer à la Maison Blanche, il n'est pas étonnant que Trump se vante maintenant que la guerre est "presque terminée."

    Au fait, cela s'est produit après (c'est moi qui souligne) son appel téléphonique d'une heure au président Poutine, à la demande de la Maison Blanche.

    Le communiqué de Moscou, délivré par l'imperturbable conseiller présidentiel Yuri Ouchakov, contient cette perle de jade:

    "Le président russe a exprimé un certain nombre d'idées visant à parvenir à une résolution #politique et diplomatique rapide du conflit iranien, notamment en tenant compte des contacts qu'il a eus avec les dirigeants des États du Golfe, avec le président iranien et avec les dirigeants de plusieurs autres pays."


    C'est un langage diplomatique pour dire que Poutine a dit aux Américains de dures réalités et a proposé de trouver cette issue insaisissable.

    En supposant que Téhéran veuille collaborer.

    Selon la propagande incessante de Washington, les flagorneurs proverbiaux de Beltway exhortent Trump à "formuler un plan de retrait américain de la guerre", annonçant que "l'armée a largement atteint ses objectifs" (même si ce n'est pas le cas).

    Le fait est que la Maison Blanche a déjà demandé à la #Turquie, au #Qatar et à #Oman de transmettre à Téhéran les propositions américaines de cessez-le-feu.

    La réponse iranienne est résumée ici:

    "Les négociations avec les États-Unis ne sont plus à l'ordre du jour", Abbas Araghchi, Ministre des Affaires étrangères

    Mohammad Ghalibaf, président du Parlement : "Nous ne cherchons pas du tout un cessez-le-feu. Nous pensons qu'il est nécessaire de frapper l'agresseur à la bouche pour qu'il apprenne la leçon et ne pense plus jamais à attaquer notre cher Iran".

    Ce qui nous amène une fois de plus à nous demander pourquoi Trump, qui ne cesse de se vanter que "nous gagnons", appellerait le président Poutine alors que la guerre se poursuit, et quelques heures seulement après que Poutine ait fermement proclamé son "soutien indéfectible" à l'Iran et au nouveau Rahbar ("leader"), Mojtaba Khamenei ?

    La réponse, inévitablement, est que Trump cherche une issue. La majorité absolue de la planète, ainsi que de nombreux acteurs des territoires vassaux, accusent déjà les États-Unis de l'effondrement de l'économie mondiale.

    C'est parce que toute la continuité du gouvernement, mise en place par l'ayatollah assassiné Khamenei, est extrêmement confiante dans sa capacité à faire tomber le syndicat Epstein et à le mettre à genoux, trempé de sang.

    L'ayatollah Khamenei a réalisé ce qui pourrait entrer dans l'histoire comme la plus grande surprise de la géopolitique du XXIème siècle. Tout le mérite lui revient, pour sa clarté de vision, sa résilience, son altruisme et la planification méticuleuse et époustouflante de la stratégie de défense mosaïque, désormais en vigueur.

    Ce que l'Iran, sous la direction de Mojtaba Khamenei (et c'est un consensus national), veut maintenant, c'est une victoire sans équivoque. L'Empire du Chaos, du Pillage et des Attaques Permanentes, avec sa devise "Si ça ne me plaît pas, je le tue", doit être complètement humilié.

    Laye Medvedev - 10/03/26

    #Israel #us-israel #us-israel-terrorism

    #iran #IranUSAwar #USA #WWIII
  18. Comment définir l’extrême droite ?

    Première version : Nicolas Lebourg, « Définir l’extrême droite », Après-demain, vol. 73, n°2, 2025, pp. 8-11.

    Le terme « extrême droite » se rencontre en France dès la Restauration, durant les années 1820. L’argument selon lequel son emploi devrait être réservé aux régimes fasciste ou nazi apparus un siècle plus tard est donc particulièrement irrationnel. Il ne doit cependant pas nous surprendre, les enjeux autour de l’« extrême droite » en faisant un objet de constantes polémiques, nourries par l’idée que ce syntagme ne serait pas « définissable ». Cette idée revient à acter une difficulté à circonscrire historiquement un phénomène et n’est pas sans arrière-pensée quant au présent.  Ainsi les représentants de mouvements politiques actuels dont le corpus idéologique tend à les classer à l’extrême droite peuvent avoir un intérêt électoral à rejeter cette dénomination[1]. Toutefois, revenir aux sciences humaines et sociales permet de dégager les limites de l’objet « extrême droite », ainsi que la structure de sa dynamique.

    Convergences national-populistes

    C’est sous le règne de Charles X (1824-1830) qu’est publié le premier document que nous connaissons comportant une définition de l’extrême droite. Ce libelle présente « l’électeur d’extrême droite » comme étant :

    • hostile aux choses en état comme aux élites en place,
    • sceptique,
    • adepte de la table rase pour rétablir l’ordre,
    • méprisant les hommes politiques mais louant l’action et la force, et
    • craignant une révolution à venir[2].

    Cette première approche est aussi anthropologique que politique : la question centrale est celle de la colère quant au cours social du temps.

    C’est en 1887-1889, avec le général Boulanger, que l’extrême droite se constitue pour la première fois en force politique électorale. Georges Boulanger est alors à la tête d’un mouvement populaire nourri par le désir de revanche contre l’Allemagne, suite à la défaite de 1870 qui amputa la France de ses territoires orientaux. Depuis les travaux du politiste Pierre-André Taguieff, dans les années 1980, on qualifie ce mouvement de « national-populiste », en considérant que ses traits spécifiques recouvrent également le Front national (FN), fondé en 1972[3].

    Il y a là :

    1° une offre, un leader censé sauver la nation au nom de l’ordre et de la justice sociale, en la codirigeant avec le peuple, à coups de référendums, par-delà les élites « parasitaires », et

    2° une demande, que l’historien du boulangisme Bertrand Joly ramène à ces termes : « les mécontents de tous bords jettent ce candidat hors système à la face du régime comme un reproche et non comme un espoir ».

    Tout en soulignant le risque de schématisation qu’il y a à vouloir tout faire tenir ensemble (le boulangisme et les lepénismes), les historiens Betrand Joly et Grégoire Kaufmann mettent cependant en évidence qu’une dynamique s’est effectivement instaurée, marquée par une volonté d’agréger les classes sociales au sein d’un exclusivisme nationaliste et populiste[4].

    Néanmoins, on objectera aisément que le recours au « populisme » ne clarifie pas forcément l’approche, tant ce terme est lui aussi polysémique et polémique[5]. En France, en effet, on parla d’abord des « populistes » à la fin du XIXe siècle, pour désigner les militants russes narodniki (« ceux du peuple »), une mouvance socialiste agraire interclassiste[6]. Cette acception du mot « populisme » s’impose avec la parution, en 1912, d’un ouvrage du romancier Grégoire Alexisnsky : La Russie moderne. Député de la deuxième Douma, une assemblée instaurée puis dissoute par le tsar Nicolas II en 1907, Alexisnsky s’est réfugié en France en 1917, où il est un auteur respecté, critiquant la Russie soviétique avec pondération. Politiquement, il participe à l’Union panrusse des paysans, et est le premier président de l’Union nationale révolutionnaire, organisation qui cherche à unifier la mouvance russe antibolchevique, en remettant la question de la forme républicaine ou monarchique de l’État à l’après-URSS, et en affirmant la nécessité que les paysans conservent les terres qu’ils ont acquises[7]. En somme, le populisme comme mot et comme dynamique se pense bien a minima comme un dépassement empirique du clivage droite-gauche et du système partisan, avec un volontarisme social n’éliminant pas l’interclassisme. Pourtant, « populisme » et « extrême droite » ne se réduisent pas l’un à l’autre : on peut être populiste sans être d’extrême droite ou même de droite.

    Ce qui, depuis deux siècles et à travers le monde, permet de rassembler des mouvements politiques divers sous l’étiquette « extrême droite » est 1) avant tout leur façon commune de se concevoir comme une élite de rechange dont l’ambition est 2) de régénérer la société sous une forme organiciste[8], 3) en articulant cela à une révision des relations internationales.

    À partir de ce corpus, il est possible développer de nombreux aspects connexes.

    Par exemple, l’utopie organiciste implique le rejet de tout universalisme au bénéfice de l’autophilie (la valorisation du « nous ») et de l’altérophobie (le rejet de l’« autre »[9]).

    • Les extrêmes droites absolutisent ainsi les différences (entre nations, « races », individus, cultures).
    • Elles tendent à assimiler les inégalités aux différences, ce qui crée parmi leurs sympathisants un climat anxiogène car perturbateur de leur volonté d’organiser de manière homogène la communauté.
    • Elles cultivent l’utopie d’une « société fermée » propre à assurer la « renaissance » communautaire.

    En outre :

    • Les extrêmes droites récusent le système politique en vigueur, dans ses institutions et dans ses valeurs (le libéralisme politique et l’humanisme égalitaire).
    • La société leur paraît décadente et l’État, selon elles, aggrave ce fait : elles se croient en conséquence investies d’une mission perçue comme salvatrice.
    • Leur fonctionnement interne ne repose pas sur des règles démocratiques, mais sur la production d’« élites véritables ».
    • Leur imaginaire renvoie l’histoire et la société à de grandes figures archétypales (l’âge d’or, le sauveur, la décadence, le complot, etc.) et exalte des valeurs irrationnelles non matérialistes (la jeunesse, le culte des morts, etc.).
    • Enfin, elles rejettent l’ordre géopolitique tel qu’il est.

    L’extrême droite apparaît ainsi comme un champ où évoluent et interagissent des groupements aux projets très variés, mais toujours globalement conformes à cette vision du monde.

    Après la Première Guerre mondiale, un sous-champ est apparu en son sein : l’extrême droite radicale. Celle-ci ne se contente pas de vouloir changer les institutions : elle considère qu’il faut une révolution anthropologique, un « homme nouveau » défait de tous les traits du libéralisme. Les représentants les plus emblématiques de cette radicalité sont les fascistes italiens et les nationaux-socialistes allemands, mais d’autres courants ont existé (les nationaux-bolchéviques allemands, le néofascisme de l’Italien Julius Evola, les solidaristes ou les néoeurasistes russes, etc.), souvent remis à l’honneur par les radicaux après l’effondrement de l’Axe.

    En somme, le champ extrême droitier accorde une importance fondamentale à l’articulation entre l’interne et l’externe. Ainsi le fascisme historique est-il le régime d’un parti-milice qui souhaite créer un homme nouveau en mettant en œuvre un État totalitaire à l’intérieur et une guerre impérialiste à l’extérieur, ces deux aspects étant indissociables dans leurs motivations et buts utopiques. Ces divers éléments correspondent aux items de la définition de l’extrême droite. Dès lors, le positionnement dans le champ politique d’un mouvement qui les réunit ne fait aucun doute. À ce sujet, les polémiques autour du mot « socialisme » à l’intérieur du syntagme « national-socialisme » ne sont que de la rhétorique. Arthur Moeller van den Bruck, intellectuel majeur du nationalisme allemand et auteur du Troisième Reich (1923), l’écrivait clairement : le socialisme n’est que « le fait qu’une Nation tout entière se sent vivre ensemble » : c’est encore de la vision organiciste de la société dont il est question[10], et en aucun cas des analyses et doctrines économiques, sociales et philosophiques de la gauche.

    Crises internationales et crises internes

    Les progrès et novations des extrêmes droites s’avèrent structurellement liés aux crises des relations internationales. Le terme « géopolitique » apparaît d’ailleurs dans le même contexte que les termes désignant les différents types d’altérophobie (« antisémitisme » en 1879, « racisme » en 1892, « xénophobie » en 1901, « islamophobie » en 1910). Il est installé dans le débat en 1899 par le Suédois Johan Rudolf Kjellén, qui estimait que, face à la Russie et son aire asiatique, l’Allemagne devait contrôler un espace allant de Dunkerque à Bagdad – Kjellén était l’élève de Friedrich Ratzel, l’inventeur du concept d’« espace vital ».

    L’ensemble des courants dont nous avons traité sont liés à ce contexte. Ainsi :

    • Le national-populisme est né de la défaite française de 1870.
    • L’extrême droite radicale est née de la Première Guerre mondiale.
    • La globalisation du second conflit mondial, avec l’ouverture du front de l’Est en 1942, a produit un néofascisme européiste qui a évolué en nationalisme blanc, dont la forme la plus radicalisée est l’accélérationnisme (courant terroriste millénariste néonazi né en 2015, qui s’est particulièrement fait connaître par l’attentat de Christchurch[11]).
    • Le 11 septembre a provoqué l’émergence d’un « néopopulisme » qui prétend défendre les libertés contre le « totalitarisme musulman », et d’un parti pris occidentaliste qui a souvent mué en russophilie, Moscou étant perçu comme un dernier recours contre la société multiethnique et multiculturelle.
    • La guerre en Ukraine depuis 2014, la crise des réfugiés de 2015, les prétentions néo-impérialites actuelles de la Chine, des États-Unis et de la Russie, correspondent certes à la phase de l’accélerationnisme dans le domaine de la radicalité violente mais à celle de l’extension de l’illibéralisme dans le secteur du marché politique.

    On le voit, chaque situation critique de redistribution du système de relations internationales engendre une évolution des offres d’extrême droite, et, pour elles, de nouveaux horizons. Cette interaction internationale entre en résonnance avec les situations intérieures. En effet, les transformations et crises internes aux sociétés sont tout autant créatrices d’évolutions dans l’offre politique des extrêmes droites et d’opportunité d’accession au pouvoir – ainsi, le sujet de l’immigration est systématiquement exploité par les extrêmes droites européennes depuis le dernier quart du XXe siècle.

    Notes

    [1] Le sujet appelle à la modestie quant aux effets de l’intervention sociale du chercheur : la définition que nous proposons à la suite est celle, certes affinée, que nous répétons depuis la soutenance de notre thèse de doctorat il y a tout juste vingt ans.

    [2]Dialogue entre trois électeurs, ou la clef des trois opinions, Paris, s.d., 16 p.

    [3] À l’initiative du groupuscule néofasciste Ordre Nouveau, pour servir de « vitrine » et de plateforme électorales à diverses familles de l’extrême droite.

    [4] Bertrand Joly, Aux origines du populisme. Histoire du boulangisme (1889-1891), Paris, CNRS Éditions, 2022 ; Grégoire Kauffmann, Le Nouveau FN. Les vieux habits du populisme, Paris, Seuil, 2016 ; Pierre-André Taguieff, « La rhétorique du national-populisme. Les règles élémentaires de la propagande xénophobe », Mots, n°9 octobre 1984, pp. 113-139.

    [5] Humberto Cucchetti, Alexandre Dézé et Emmanuelle Reungoat, Au nom du peuple ? Idées reçues sur le populisme, Paris, Cavalier bleu, 2021.

    [6] Fondé sur l’idée d’une solidarité entre les classes plutôt que d’une lutte entre les classes.

    [7] Préfecture de police, « Union panrusse des paysans », 2 février 1925, 2 p., AN/19940500/305 ; id., « L’Union Révolutionnaire », 20 août 1926, 7 p., AN/19940500/306 ; Serge Rolet, « L’Union soviétique vue de Paris par Grégoire Alexisnsky », Modernités russes, n° 13, 2012, pp. 115-128 ; Juan Francisco Fuentes, « Populism, The timeline of a concept », Contributions to the History of Concepts, vol. 15, n°1, 2020 pp. 47-68.

    [8] L’approche organiciste conçoit la société comme une forme biologique, donc mortelle, où chaque personne doit participer de l’unité du tout.

    [9] Opérant une péjoration par permutation entre l’ethnique et le culturel.

    [10] Louis Dupeux, Aspects du fondamentalisme national en Allemagne, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2001.

    [11] Attentat commis dans deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch, le 15 mars 2019, par le terroriste Brenton Tarrant, ayant causé 51 morts et presque autant de blessés.

    #droitisation

  19. L’infolettre du 27 octobre 2025 : parcours du Tour de France 2026, les licences WorldTour, Mondiaux sur piste…

    Un Tour de France crescendo et un Tour de France Femmes historique

    C’est toujours un événement particulier en fin de saison : la présentation des parcours du Tour de France revêt une certaine importance pour les amatrices et amateurs de cyclisme, déjà en manque de compétition en cette fin de mois d’octobre et prêts à dessiner les scénarios idéaux du prochain rendez-vous estival à la seule lecture des premiers profils dévoilés. La divination n’est pas encore un sport olympique, mais les pronostics vont bon train quand Marion Rousse et Christian Prudhomme annoncent en grande pompe les prochaines étapes de la course au maillot jaune.

    Ainsi, donc, un seul scénario était en question dès jeudi au Palais des Congrès de Paris : le tracé de la 113e édition masculine du Tour, entre Barcelone et Paris, pourra-t-il permettre de bousculer l’hégémonie de Tadej Pogacar ? Sans se poser la question de savoir si le Slovène ira bien à la chasse d’un cinquième succès final. Mais les spéculations n’ont pas cessé depuis la révélation des 21 étapes de la prochaine édition. Comme si aucun autre concurrent ne pouvait se satisfaire de ces routes.

    L’organisation du Tour a une nouvelle fois misé sur un tracé de plus en plus difficile, avec une troisième semaine particulièrement rude. Cela débute à Barcelone par un contre-la-montre par équipes particulier : comme sur les dernières éditions de Paris-Nice, le temps sera pris sur le premier coureur de chaque formation franchissant la ligne d’arrivée au sommet de Montjuic. L’arrivée dans les Pyrénées sera plus douce qu’attendue avec une étape vers Les Angles, et une arrivée inédite jusqu’au cirque de Gavarnie (18,7 km à 3,7% de moyenne), après un passage sur le Tourmalet.

    ▶️ ✍ Avez-vous un commentaire à nous faire sur cet édito ou l’infolettre ? Envoyez-nous un e-mail à [email protected]

    Si les sprinteurs devraient avoir entre cinq et sept occasions de briller, le peloton s’aventurera par ailleurs sur toutes les chaînes montagneuses de l’Hexagone : le Massif central sera à l’honneur avec une arrivée désormais classique au Lioran, après le col du Perthus notamment. Place ensuite aux Vosges avec un premier passage sur le Ballon d’Alsace sur la 13e étape, avant une arrivée difficile au Markstein en passat par le Grand Ballon, le Ballon d’Alsace – encore – et le nouveau col du Haag, dans la forêt vosgienne.Le Jura suivra avec une montée rugueuse vers le Plateau de Solaison (11,3 km à 9,1% de moyenne) en clôture de la deuxième semaine de course.

    Cela annoncera le seul contre-la-montre individuel de l’épreuve, entre Évian et Thonon-les-Bains, soit 26 kilomètres encore une fois bien vallonnés. Les Alpes concluront cette troisième semaine folle, avec Orcières-Merlette le jeudi, une première arrivée sur l’Alpe d’Huez via ses 21 virages les plus célèbres le vendredi et une deuxième passage par un autre versant de l’Alpe d’Huez le samedi, au bout d’une étape dantesque de 5.600 mètres de dénivelé avec la Croix de Fer, le Télégraphe, le Galibier et le col de Sarenne en apéritifs.

    Les puncheurs pourront au moins profiter de l’étape finale tracée autour de Paris, avec une nouvelle triple boucle autour de Montmartre et la désormais célèbre rue Lepic. Les sprinteurs attendront, eux, une nouvelle occasion de briller sur les Champs-Élysées… un jour. L’objectif affiché est en tout cas de retarder au mieux l’échéance du maillot jaune, mais si un certain Slovène se présente effectivement au départ, nul doute qu’il profitera déjà des Pyrénées ou du Massif central pour faire parler sa puissance.

    Le parcours de la 113e édition masculine du Tour de France :

    Samedi 4 juillet 2026 – 1re étape : Barcelone 🇪🇸 > Barcelone 🇪🇸 (19 km, contre-la-montre par équipes ⏱️)

    Dimanche 5 juillet 2026 – 2e étape : Tarragone 🇪🇸 > Barcelone 🇪🇸 (182 km)

    Lundi 6 juillet 2026 – 3e étape : Granollers 🇪🇸 > Les Angles (196 km)

    Mardi 7 juillet 2026 – 4e étape : Carcassonne > Foix (182 km)

    Mercredi 8 juillet 2026 – 5e étape : Lannemezan > Pau (158 km)

    Jeudi 9 juillet 2026 – 6e étape : Pau > Gavarnie-Gèdre (186 km)

    Vendredi 10 juillet 2026 – 7e étape : Hagetmau > Bordeaux (175 km)

    Samedi 11 juillet 2026 – 8e étape : Périgueux > Bergerac (182 km)

    Dimanche 12 juillet 2026 – 9e étape : Malemort > Ussel (185 km)

    Lundi 13 juillet 2026 – Journée de repos dans le Cantal

    Mardi 14 juillet 2026 – 10e étape : Aurillac > Le Lioran (167 km)

    Mercredi 15 juillet 2026 – 11e étape : Vichy > Nevers (161 km)

    Jeudi 16 juillet 2026 – 12e étape : Circuit Nevers Magny-Cours > Chalon-sur-Saône (181 km)

    Vendredi 17 juillet 2026 – 13e étape : Dole > Belfort (205 km)

    Samedi 18 juillet 2026 – 14e étape : Mulhouse > Le Markstein (155 km)

    Dimanche 19 juillet 2026 – 15e étape : Champagnole > Plateau de Solaison (184 km)

    Lundi 20 juillet 2026 – Journée de repos en Haute-Savoie

    Mardi 21 juillet 2026 – 16e étape : Évian-les-Bains > Thonon-les-Bains (26 km – CLM individuel ⏱️)

    Mercredi 22 juillet 2026 – 17e étape : Chambery > Voiron (175 km)

    Jeudi 23 juillet 2026 – 18e étape : Voiron > Orcières-Merlette (185 km)

    Vendredi 24 juillet 2026 – 19e étape : Gap > Alpe d’Huez (128 km)

    Samedi 25 juillet 2026 – 20e étape : Le Bourg d’Oisans > Alpe d’Huez (171 km)

    Dimanche 26 juillet 2026 – 21e et dernière étape : Thoiry > Paris/Champs-Élysées (130 km)

    ▶️ ✍ Avez-vous un commentaire à nous faire sur cet édito ou l’infolettre ? Envoyez-nous un e-mail à [email protected]

    Le Tour de France Femmes compte pour sa part écrire sa propre histoire avec un déplacement cinq jours après l’arrivée de l’épreuve masculine, confirmant l’ambition de faire de la Grande Boucle féminine une épreuve à part entière. Aussi par rapport au reste du calendrier féminin. Car cette cinquième édition visera encore plus haut avec 1.175 kilomètres de distance et près de 18.800 mètres de dénivelé positif, des records pour des Grands Tours contemporains.

    Cela passera par un contre-la-montre individuel de 21 kilomètre dans les vignobles bourguignons, annonçant enfin un retour possible des rouleuses dans la course au maillot jaune. Le final sera également particulièrement usant avec deux étapes explosives dans le Beaujolais puis la vallée du Rhône, en vue d’une première arrivée sur le Mont Ventoux, nouveau mythe enfin escaladé par le peloton du Tour de France Femmes. L’avant-dernière étape sera plus typé pour les baroudeuses avant une dernière journée terrible, avec quatre fois le col d’Èze au programme, dont la dernière fois à 15 kilomètres de l’arrivée finale à Nice.

    Le tracé s’annonce plus équilibré que celui proposé cette saison, avec bien plus de possibilités de bousculer le classement général, au-delà du juge de paix attendu que sera le Mont Ventoux lors de l’antépénultième étape.

    Le parcours de la 5e édition féminine du Tour de France :

    Samedi 1er août 2026 – 1re étape : Lausanne 🇨🇭 > Lausanne 🇨🇭 (137 km)

    Dimanche 2 août 2026 – 2e étape : Aigle 🇨🇭 > Genève 🇨🇭 (149 km)

    Lundi 3 août 2026 – 3e étape : Genève 🇨🇭 > Poligny (157 km)

    Mardi 4 août 2026 – 4e étape : Gevrey-Chambertin > Dijon (21 km, CLM individuel ⏱️)

    Mercredi 5 août 2026 – 5e étape : Mâcon > Belleville-en-Beaujolais (140 km)

    Jeudi 6 août 2026 – 6e étape : Montbrison > Tournon-sur-Rhône (153 km)

    Vendredi 7 août 2026 – 7e étape : La Voulte-sur-Rhône > Mont Ventoux (144 km)

    Samedi 8 août 2026 – 8e étape : Sisteron > Nice (175 km)

    Dimanche 9 août 2026 – 9e et dernière étape : Nice > Nice (99 km)

    WorldTour : Jayco AlUla et Liv AlUla Jayco, surprenants absents des candidats provisoires à une licence

    Alors que la saison 2025 s’est doucement achevée, la prochaine est déjà bien en route avec l’annonce par l’Union Cycliste Internationale (UCI) de la liste des candidats aux statuts de WorldTeams et de ProTeams, les deux premières divisions cyclistes, pour 2026. Quelques surprises ont marqué cette première liste provisoire, alors qu’une décision définitive de l’UCI sur ces licences n’est pas attendue avant le 10 décembre prochain.

    Ainsi, 19 équipes ont fait une demande pour faire partie du WorldTour masculin de 2026 à 2028. On retrouve notamment dans cette liste Cofidis qui n’a pas obtenu les points nécessaires pour conserver une licence, ainsi que Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team (le nom du fournisseur de cycles s’est ajouté à Q36.5) qui n’a pas non plus rempli de critère sportif suffisant cette saison. D’autre part, comme attendu, Lotto a bien déposé une demande pour la fusion Lotto/Intermarché-Wanty prévue en 2026. Par contre, Jayco AlUla ne fait pas partie de cette liste, sans grande explication. Mais comme expliqué, la décision définitive autour des licences n’est prévue qu’en décembre et tout dossier peut encore être déposé d’ici là.

    Côté féminin, 16 équipes ont fait une demande, parmi lesquelles Cofidis, qui n’a cependant pas réuni le critère sportif pour bénéficier d’une place parmi le WorldTour la saison prochaine. Comme chez les hommes, Liv AlUla Jayco est la grande absente de la liste.

    Du côté des ProTeams, c’est la soupe à la grimace : on passera de sept à six équipes féminines de deuxième division la saison prochaine (avec l’arrivée notamment de Ma Petite Entreprise, en France, et de Lotto Ladies), alors que seuls 16 candidats tenteront d’accéder au statut ProTeam chez les hommes (dont la nouvelle équipe américaine de George Hincapie, Modern Adventure Pro Cycling, et la structure italienne MBH Bank CSB Ballan), là où on retrouvait 27 structures sous cette licence en 2018… Une confirmation de l’évolution d’un cyclisme à deux vitesses, qui ne laisse plus aucune place aux petits budgets sans vision d’avenir.

    La liste des candidats au WorldTour :

    HOMMES

    • Alpecin-Deceuninck 🇧🇪
    • Bahrain Victorious 🇧🇭
    • Cofidis 🇫🇷
    • Cycling Academy 🇮🇱
    • Decathlon CMA CGM Team 🇫🇷
    • EF Education-EasyPost 🇺🇸
    • Groupama-FDJ United 🇫🇷
    • INEOS Grenadiers 🇬🇧
    • Lidl-Trek 🇺🇸
    • Lotto Cycling Team 🇧🇪
    • Movistar Team 🇪🇸
    • Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team 🇬🇧
    • Red Bull-Bora-Hansgrohe 🇩🇪
    • Soudal Quick-Step 🇧🇪
    • Team Picnic-PostNL 🇳🇱
    • Team Visma | Lease a Bike 🇳🇱
    • UAE Team Emirates XRG 🇦🇪
    • Uno-X Mobility 🇳🇴
    • XDS Astana Team 🇰🇿

    FEMMES

    • AG Insurance-Soudal Team 🇧🇪
    • Canyon//SRAM zondacrypto 🇩🇪
    • Cofidis Women Team 🇫🇷
    • EF Education-Oatly 🇺🇸
    • FDJ United-Suez 🇫🇷
    • Fenix-Deceuninck 🇧🇪
    • Human Powered Health 🇺🇸
    • Lidl-Trek 🇺🇸
    • Movistar Team 🇪🇸
    • Team Picnic-PostNL 🇳🇱
    • Team SD Worx-Protime 🇳🇱
    • Team Visma | Lease a Bike 🇳🇱
    • UAE Team ADQ 🇦🇪
    • Uno-X Mobility 🇳🇴

    La liste des candidats au statut ProTeam :

    HOMMES

    • Bardiani CSF 🇮🇹
    • Burgos-Burpellet BH 🇪🇸
    • Caja Rural-Seguros RGA 🇪🇸
    • Equipo Kern Pharma 🇪🇸
    • Euskaltel-Euskadi 🇪🇸
    • MBH Bank CSB Ballan 🇮🇹
    • Modern Adventure Pro Cycling 🇺🇸
    • Team Flanders-Baloise 🇧🇪
    • Team Novo Nordisk 🇺🇸
    • Team Polti VisitMalta 🇮🇹
    • Toscana Factory 🇮🇹
    • TotalEnergies 🇫🇷
    • Tudor Pro Cycling Team 🇨🇭
    • Unibet Tietema Rockets 🇫🇷

    FEMMES

    • Laboral Kutxa-Fundación Euskadi 🇪🇸
    • Lotto Ladies 🇧🇪
    • Ma Petite Entreprise 🇫🇷
    • St Michel-Preference Home-Auber 93 🇫🇷
    • Volkerwessels Cycling Team 🇳🇱
    • Winspace Orange Seal 🇫🇷

    Mondiaux sur piste : la Belgique en verve, même sans Kopecky

    La sélection belge de cyclisme sur piste a brillé cette semaine sur le vélodrome de Santiago du Chili, à l’occasion des championnats du monde de la discipline. Les attentes étaient effectivement grandes par rapport à la nouvelle génération présente en Amérique du Sud, alors que la star du groupe, Lotte Kopecky, avait annoncé son forfait à la suite d’une saison difficile et d’une blessure à une vertèbre, début septembre. Malgré cette absence, les jeunes pousses ont parfaitement profité de l’occasion pour se mettre en avant.

    La Belgique repart ainsi du Chili avec un titre mondial, comme l’an dernier. Lindsay De Vylder (30 ans) n’a pu prolonger sur l’omnium, conclu en troisième position, mais il a obtenu un premier maillot arc-en-ciel sur la course à l’américaine, au côté de Fabio Van den Bossche (25 ans), au bout d’une heure parfaitement maîtrisée. La jeune Hélène Hesters (20 ans), déjà sacrée championne d’Europe chez les juniors et les espoirs, a obtenu une médaille de bronze sur la course à l’élimination, confirmant sa progression constante sur ses épreuves d’endurance stratégique.

    La collecte de médailles aurait encore pu être plus fructueuse : Shari Bossuyt (25 ans), de retour de suspension l’été dernier, a dû se contenter de… trois quatrièmes places. Classée deuxième de l’omnium avant la quatrième et dernière épreuve, l’ex-championne d’Europe de la discipline, a subi la loi de la favorite néerlandaise Lorena Wiebes et n’a pu enchaîner les sprints pour glaner une médaille. Le lendemain, Bossuyt, accompagnée de Katrijn De Clercq (23 ans), est encore passée tout près du podium lors d’une course à l’américaine minée par les chutes. Malgré un finish costaud pour gagner le sprint final, les deux concurrentes belges ont terminé à cinq points du bronze. Enfin, lors de la poursuite par équipes, Bossuyt, De Clercq, Hesters et Luca Vierstraete (19 ans) ont également terminé quatrièmes, battues par la Grande-Bretagne, soit la meilleure performance de la sélection féminine belge aux Mondiaux.

    Autre satisfaction belge, Lowie Nulens (19 ans) a battu un nouveau record de Belgique sur la vitesse individuelle avec un temps de 9.836 secondes en qualifications. Il a ensuite été battu en seizièmes de finale. Jules Hesters espérait, pour sa part, faire aussi bien que sa sœur avec le bronze sur le scratch, mais il a été déclassé en raison d’une touche sur le concurrent portugais Iuri Leitão. Ce que le Gantois a dénoncé, estimant que c’est son adversaire qui a touché sa chaussure durant le sprint final.

    Par contre, l’équipe masculine de poursuite a connu une sacrée contre-performance avec une élimination en qualifications pour Lindsay De Vylder, Fabio Van den Bossche, accompagnés de Jasper De Buyst (31 ans) et Noah Vandenbranden (23 ans), à plus de huit secondes du record de Belgique. L’équipe devait faire face, il est vrai, à l’absence de Tuur Dens (25 ans), victime d’une lourde chute à l’entraînement.

    Ces Mondiaux ont été marqués par la domination néerlandaise, avec Harrie Lavreysen qui s’est offert les quatre titres mondiaux des disciplines de vitesse (keirin, kilomètre, vitesse individuelle et par équipes), mais aussi Hetty van de Wouw qui en a glané trois (kilomètre, vitesse individuelle et par équipes) et Lorena Wiebes qui a dominé deux disciplines (scratch et omnium). On notera également la belle course d’adieu de l’Italien Elia Viviani qui, avant sa retraite professionnelle à l’âge de 36 ans, s’est offert un troisième et dernier titre mondial sur la course à l’élimination.

    Les nouvelles des derniers jours

    ✍ Transferts

    • Le Français Benoît Cosnefroy a fait le choix, à 30 ans, de quitter Decathlon Ag2r La Mondiale, structure qu’il a connu depuis sa formation chez les espoirs en 2015, pour signer un contrat de deux saisons avec UAE Team Emirates XRG. Le puncheur sera attendu sur les classiques et courses par étapes d’une semaine au sein de la formation émiratie. Cosnefroy a notamment remporté la Bretagne Classic à Plouay en 2021, le Grand Prix de Québec en 2022 et la Flèche Brabançonne en 2024.

     

    Voir cette publication sur Instagram

     

    Une publication partagée par Équipe Cycliste Groupama-FDJ (@equipegroupamafdj)

    • Le Belge Laurens Huys (Arkéa-B&B Hôtels) a pour sa part retrouvé un contrat la saison prochaine au sein de l’équipe continentale française Nice Métropole Côte d’Azur. L’homme de 27 ans n’a pour l’heure pas réussi à confirmer ses résultats prometteurs de ses jeunes années, comme une 7e place sur le Tour de Norvège 2022, une 5e place de l’Alpes Isère Tour 2021 ou une 6e place sur le Tour de Hongrie cette même année.

     

    Voir cette publication sur Instagram

     

    Une publication partagée par St Michel – PREFERENCE HOME – Auber93 (@auber93cyclisme)

    • La ProTeam Unibet Tietema Rockets, qui s’appellera Unibet Rose Rockets la saison prochaine (lire plus bas), a enchaîné les annonces en cette fin de saison. L’équipe franco-néerlandaise a signé l’Allemand Jannis Peter (Team Vorarlberg, 24 ans) qui avait surpris le public avec un succès de prestige sur le Tour de République tchèque en août dernier. L’ancien champion d’Allemagne espoir a notamment terminé cette année 4e de ce Czech Tour, 9e du Tour d’Autriche et 10e du Tour de Grèce. La formation de Bas Tietema a également signé un vétéran : le Néerlandais Wout Poels (XDS Astana Team, 38 ans). L’ancien vainqueur de Liège-Bastogne-Liège et d’une étape du Tour de France et de la Vuelta, encore lauréat du Tour de Turquie cette saison, s’offrira ainsi un baroud d’honneur autour de ses pairs.

    • Bientôt dans le WorldTour, Uno-X Mobility a confirmé le retour du Danois Anthon Charmig dans son effectif en 2026. Le grimpeur de 27 ans retrouve le maillot jaune et rouge après un hiatus de deux ans sans grand succès chez XDS Astana Team. Il s’est relancé en septembre dernier avec une 7e place sur le Grand Prix de Québec, après une cinquième place sur le Tour de Langkawi et une sixième position sur le Tour de Kyushu en 2024.
    • XDS Astana Team a pour sa part annoncé l’arrivée d’un grand espoir dans son effectif : l’Autrichien Marco Schrettl. Le coureur de 22 ans a marqué les esprits avec sa médaille de bronze sur la course en ligne des espoirs lors des derniers Mondiaux sur route à Kigali. Celui qui a signé pour trois saisons a également remporté en 2025 le Grand Prix des Nations, le difficile Trophée de San Vendemiano et le titre autrichien de la course en ligne chez les espoirs.
    • Surprenante signature de la part de l’équipe allemande Canyon//SRAM zondacrypto : l’équipe a engagé pour une saison l’Allemande Sophie Alisch dans sa structure de développement. La coureuse de 23 ans se concentre sur le vélo depuis… le mois de juin dernier, après une première carrière dans la boxe. Celle qui a terminé invaincue dans les rangs professionnels a intégré le Top 10 mondial parmi plusieurs fédérations, mais a décidé de s’essayer à une autre discipline au fil des années. “Je voulais me pousser dans une autre voie, mettre mon corps, mon esprit et mes limites au défi et voir de quoi je suis capable en dehors du ring”, a-t-elle confié par communiqué, espérant ainsi franchir un nouveau palier dès cette saison.

     

    Voir cette publication sur Instagram

     

    Une publication partagée par CANYON//SRAM zondacrypto & Generation (@wmncycling)

    ➡️ Prolongations

    • Au bout de l’une de ses meilleures saisons, le champion de Belgique sur route Tim Wellens a décidé de poursuivre pour deux ans supplémentaires son aventure avec UAE Team Emirates XRG. Le Norvégien Vegard Stake Laengen a pour sa part confirmé sa présence pour une année de plus avec l’équipe émiratie.
    • Movistar a également enchaîné les prolongations en cette fin octobre. Côté masculin, le Vénézuélien Orluis Aular (28 ans) et l’Équatorien Jefferson Cepeda (29 ans) ont signé jusqu’à fin 2028, alors que le Portugais Nelson Oliveira (36 ans) et l’Espagnol Jorge Arcas (33 ans) se sont engagés jusqu’à fin 2027. Enfin, le Colombien Nairo Quintana (35 ans) et l’Espagnol Albert Torres (35 ans) seront présents au moins une saison de plus.

    • Côté féminin, la Française Aude Biannic (34 ans), qui a fait son retour dans le peloton cette année après la naissance de son fils en novembre 2024, a paraphé un nouveau contrat de deux saisons. L’Espagnole Sara Martín (26 ans) a, elle, pris un engagement pour trois saisons, alors que la Brésilienne Ana Vitória Magalhães (25 ans) sera présente jusqu’à fin 2029 sous le maillot espagnol.
    • Déjà présente depuis quatre ans sous les couleurs de Canyon//SRAM zondacrypto, l’Italienne Soraya Paladin a signé un contrat jusqu’en 2027 avec la WorldTeam allemande. La cycliste de 32 ans a terminé cette saison deuxième de la classique de Navarre, cinquième du Trophée Palma et sixième du championnat d’Italie sur route.

    🏥 Sur la touche

    • Blessée au genou avant la reprise de la saison de cyclo-cross, la Néerlandaise Ceylin del Carmen Alvarado (Fenix-Deceuninck) poursuit sa revalidation au chaud. Elle a toutefois bien repris l’entraînement il y a une dizaine de jours, a expliqué Christoiph Roodhooft au micro de Sporza. “Cela évolue dans le bon sens”, a-t-il confirmé, sans toutefois donner de date de retour de la coureuse de 27 ans.

    ❌ Sur le départ

     

    Voir cette publication sur Instagram

     

    Une publication partagée par Elie Gesbert (@eliegesbert)

    📅 Programme

    • Le Tour d’Espagne masculin débutera à nouveau de l’étranger en 2026. Après le Piémont italien, place au Rocher monégasque. Monaco, qui a déjà accueilli le Grand Départ du Tour d’Italie en 1966 et du Tour de France en 2009, devient ainsi la première nation à accueillir la première étape de chaque Grand Tour. La course s’ouvrira le samedi 22 août par un contre-la-montre individuel intégralement tracé dans la principauté sur 9,6 kilomètres vallonnés. La course repartira le lendemain depuis le Palais princier de Monaco pour une étape en ligne vers la France.

    • Quand est-ce que Mathieu van der Poel reviendra dans les labourés ? Le co-manager d’Alpecin-Deceuninck Christoph Roodhooft a indiqué au micro de Sporza que le champion du monde est bien en train de se préparer pour l’hiver, avec l’objectif de décrocher un huitième titre mondial record à Hulst, le 1er février 2026. “Son programme sera révélé lors de la présentation des Mondiaux”, normalement en novembre, a-t-il expliqué.

    🤑 Économie

    • C’est officiel : Bas Tietema va disparaître du nom de l’équipe qu’il a créée en 2023. L’ex-cycliste devenu manager d’une ProTeam qui ne cesse de grandir depuis trois saisons a laissé place à un nouveau partenariat avec la marque allemande de cycles Rose (pour les quatre prochaines saisons). La formation s’appellera donc en 2026 Unibet Rose Rockets et a déjà dévoilé le nouveau maillot qu’elle arborera dans le peloton, à l’occasion du dernier Tour de Hollande.
    Photo : Instagram Unibet Rose Rockets

    💉 Dopage

    • L’Union Cycliste Internationale (UCI) a publié la semaine dernière un communiqué de presse concernant l’utilisation des cétones par les cyclistes professionnels. Il s’agit pour rappel de ces composés chimiques naturellement produits par le corps humain, mais aujourd’hui régulièrement consommées comme outils de récupération après les courses. Selon l’UCI, de récentes études scientifiques tendent à montrer un consensus selon lequel “ces compléments n’ont aucun effet sur la qualité de la récupération”. Dès lors, la fédération internationale estime qu’il n’y a “aucune raison” d’utiliser les cétones et “ne recommande pas l’inclusion de tels compléments dans les programmes nutritionnels des coureurs”. Sans toutefois annoncer une interdiction. Bref, un énième rappel concernant les cétones, mais qui ne change rien à la réglementation en vigueur.

    📌 Autres

    • L’information a été révélée par le média Escape Collective, alors qu’elle était passée en catimini lors de la dernière révision de la constitution de l’Union Cycliste Internationale (UCI), à l’occasion du dernier congrès de l’UCI à Kigali, le 25 septembre dernier : David Lappartient est désormais éligible à un quatrième mandat de quatre ans en tant que président de l’UCI, alors que cette limite était jusqu’ici fixée à trois mandats de quatre ans (sauf approbation d’une majorité des trois quarts lors d’un congrès de l’UCI pour un éventuel quatrième mandat). Cette fois, aucune condition n’est fixée concernant un quatrième mandat. Et comme le révèle Escape Collective, cette modification n’avait pas été présentée comme tel lors du congrès de l’UCI, évoquant simplement une “amélioration de la transparence des futurs processus électoraux” et des “changements autour de l’âge et des limites de mandature” pour l’UCI et les confédérations continentales. Une transparence particulière, donc…
    • Les nommés pour le Vélo d’Or, le traditionnel prix organisé par L’Équipe et Vélo Magazine et récompensant les meilleurs cyclistes de la saison, ont été dévoilés. Côté masculin, il sera difficile de contester le titre à Tadej Pogacar (UAE Team Emirates XRG), favori face à Mathieu van der Poel (Alpecin-Deceuninck), Isaac del Toro (UAE Team Emirates XRG), Remco Evenepoel (Soudal Quick-Step), Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike), Mads Pedersen (Lidl-Trek), Tim Merlier (Soudal Quick-Step), Ben Healy (EF Education-Easy Post), Simon Yates (Team Visma | Lease a Bike) et João Almeida (UAE Team Emirates XRG).
    • Pour le prix féminin, la bataille sera intéressante entre Pauline Ferrand-Prévot (Team Visma | Lease a Bike), Demi Vollering (FDJ-Suez) et Lorena Wiebes (Team SD Worx-Protime). Elles seront en concurrence avec Kim Le Court-Pienaar (AG Insurance-Soudal), Elisa Longo Borghini (UAE Team ADQ), Kasia Niewiadoma (Canyon//SRAM zondacrypto), Marlen Reusser (Movistar Team), Marianne Vos (Team Visma | Lease a Bike), Puck Pieterse (Fenix-Deceuninck) et Mischa Bredewold (Team SD Worx-Protime).

    À lire, voir, écouter…

    • L’émission Affaires Sensibles de France Inter est revenue sur la rivalité entre Fausto Coppi et Gino Bartali dans le cyclisme des années 40 et 50. Un récit toujours ciselé, qui permet de se rappeler à quel point leur histoire commune était presque romancée dès leurs premiers coups de pédale. Les archives, rares, sont bien remises en valeur dans ce documentaire audio, magnifié par l’interview avec le journaliste français Pierre Carrey, qui rappelle les doutes autour de l’histoire de Gino Bartali sauvant la vie de personnes juives durant la Seconde Guerre mondiale. C’est à écouter en podcast sur le site de France Inter, en cliquant sur ce lien, et sur les plateformes d’écoute. Merci à Laurent pour la recommandation par e-mail !
    • Retour sur les parcours du Tour de France et du Tour de France Femmes 2026 à l’occasion du dernier épisode de la saison du podcast de la RTBF “On connaît nos classiques”. L’équipe cycliste du média public belge francophone se projette, mais comme le rappelle l’expérimenté Gérard Bulens : “Profitons de la course et tirons le bilan ensuite”. L’épisode reste cependant très intéressant sur les dynamiques des organisations cyclistes récentes. Je pointe enfin une idée de Jérôme Helguers que je soutiens pleinement : oui à la butte de Montmartre sur la dernière étape du Tour masculin, mais seulement une année sur deux, pour laisser aux sprinters une chance de briller à Paris. L’épisode est à écouter en podcast sur RTBF Auvio, en cliquant sur ce lien, et sur les plateformes d’écoute.
    • La descente de Cofidis hors du Top 18 synonyme de WorldTour était inéluctable au vu des résultats sportifs d’un groupe qui n’a jamais réussi à enchaîner les succès tant sur les courses de moindre envergure qu’au plus haut niveau. Cela se confirme à la lecture d’une enquête de L’Équipe sur le management toxique de Cédric Vasseur, remplacé en septembre dernier à la tête de l’équipe nordiste par Raphaël Jeune. Obsession des points UCI, problèmes de calendrier, mauvaise gestion des espoirs, harcèlement de la part de Cédric Vasseur, staff bousculé et remplacé… Autant de problèmes qui ont mené à la descente de Cofidis parmi les ProTeams. Même si certains au sein de l’équipe parle d’un mal pour un bien pour relancer la machine, sans la pression du WorldTour. L’article (en abonnement payant) est à lire en cliquant sur ce lien.

    Pour profiter des retransmissions télévisées des courses cyclistes depuis l’étranger, n’hésitez pas à utiliser NordVPN, un programme vous permettant de rejoindre des réseaux privés virtuels protégés dans le monde entier. Pour accéder à ces retransmissions télévisées depuis le monde entier, un VPN peut vous aider, tout en vous protégeant. NordVPN vous propose un abonnement de deux ans avec une réduction allant jusqu’à 73%. Chaque nouvel abonné recevra par ailleurs trois mois d’abonnement offerts. Des offres combinées avec NordPass et du stockage cloud sont par ailleurs disponibles ! Tout abonnement à NordVPN est un soutien supplémentaire à CyclismeRevue.

    Le coin promo

    • Comme chaque année, nous vous proposons un calendrier à télécharger et à installer sur votre téléphone ou votre ordinateur, pour ne rien manquer des différentes courses professionnelles sur route de l’année, que ce soit chez les femmes ou les hommes. Tous les détails pratiques sont sur ce lien.
    • Découvrez le programme TV complet des courses cyclistes (route, piste, cyclo-cross, VTT…) diffusées ces prochaines semaines en Belgique et en France sur notre page spéciale, mise à jour quotidiennement : c’est à voir sur ce lien.

    Les résultats des derniers jours

    Route

    • Tour du Guatemala 🇬🇹 (2.2)
      • 1re étape (24/10) : Bolivar Espinosa 🇵🇦 (Panama)
      • 2e étape (25/10) : Sebastian Calderon 🇨🇷 (7C-Economy Hyundai)
      • 3e étape (26/10) : Nicolas Paredes 🇨🇴 (Hino-One-La Red)
    • Championnats du Mexique sur route à Valle de Guadalupe 🇲🇽 (CN)
      • Contre-la-montre individuel – Élites femmes ⏱️ (23/10) : Sara Roel 🇲🇽 (-)
      • Contre-la-montre individuel – Élites hommes ⏱️ (23/10) : Isaac del Toro 🇲🇽 (UAE Team Emirates XRG)
      • Course en ligne – Élites femmes (24/10) : Andrea Ramirez 🇲🇽 (Pato Bike BMC Team)
      • Course en ligne – Élites hommes (25/10) : Isaac del Toro 🇲🇽 (UAE Team Emirates XRG)
    • Championnats d’Israël sur route à Mas’ade 🇮🇱 (CN)
      • Contre-la-montre individuel – Élites femmes ⏱️ (25/10) : Rotem Gafinovitz 🇮🇱 (-)
      • Contre-la-montre individuel – Élites hommes ⏱️ (25/10) : Nadav Raisberg 🇮🇱 (Israel-Premier Tech)

    Piste

    • Championnats du monde de cyclisme sur piste à Santiago du Chili 🇨🇱 (CM)
      • Course à l’américaine (Madison) – Élites femmes : Grande-Bretagne 🇬🇧 (Madelaine Leech et Katie Archibald)
      • Course à l’américaine (Madison) – Élites hommes : Belgique 🇧🇪 (Lindsay De Vylder et Fabio Van den Bossche)
      • Course à l’élimination – Élites femmes : Lara Gillespie 🇮🇪 (Irlande)
      • Course à l’élimination – Élites hommes : Elia Viviani 🇮🇹 (Italie)
      • Course aux points – Élites femmes : Yareli Acevedo Mendoza 🇲🇽 (Mexique)
      • Course aux points – Élites hommes : Joshua Tarling 🇬🇧 (Grande-Bretagne)
      • Keirin – Élites femmes : Mina Sato 🇯🇵 (Japon)
      • Keirin – Élites hommes : Harrie Lavreysen 🇳🇱 (Pays-Bas)
      • Kilomètre – Élites femmes : Hetty van de Wouw 🇳🇱 (Pays-Bas)
      • Kilomètre – Élites hommes : Harrie Lavreysen 🇳🇱 (Pays-Bas)
      • Omnium – Élites femmes : Lorena Wiebes 🇳🇱 (Pays-Bas)
      • Omnium – Élites hommes : Albert Torres 🇪🇸 (Espagne)
      • Poursuite individuelle – Élites femmes : Anna Morris 🇬🇧 (Grande-Bretagne)
      • Poursuite individuelle – Élites hommes : Josh Charlton 🇬🇧 (Grande-Bretagne)
      • Poursuite par équipes – Élites femmes : Italie 🇮🇹 (Vittoria Guazzini, Martina Fidanza, Martina Alzini et Federica Venturelli)
      • Poursuite par équipes – Élites hommes : Danemark 🇩🇰 (Tobias Hansen, Niklas Larsen, Frederik Madsen et Rasmus Pedersen)
      • Scratch – Élites femmes : Lorena Wiebes 🇳🇱 (Pays-Bas)
      • Scratch – Élites hommes : Moritz Augenstein 🇩🇪 (Allemagne)
      • Vitesse individuelle – Élites femmes : Hetty van de Wouw 🇳🇱 (Pays-Bas)
      • Vitesse individuelle – Élites hommes : Harrie Lavreysen 🇳🇱 (Pays-Bas)
      • Vitesse par équipes – Élites femmes : Pays-Bas 🇳🇱 (Kimberly Kalee, Hetty van de Wouw et Steffie van der Peet)
      • Vitesse par équipes – Élites hommes : Pays-Bas 🇳🇱 (Jeffrey Hoogland, Harrie Lavreysen et Roy van den Berg)

    Cyclo-cross

    • Kiremko Nacht van Woerden 🇳🇱 (C2)
      • Élites femmes (21/10) : Fem van Empel 🇳🇱 (Team Visma | Lease a Bike)
      • Élites hommes (21/10) : Felipe Orts 🇪🇸 (Ridley Racing Team)
    • Really Rad Festival of Cyclocross – Day 1 🇺🇸 (C1)
      • Élites femmes (25/10) : Maghalie Rochette 🇨🇦 (Seeker Adventure)
      • Élites hommes (25/10) : Andrew Strohmeyer 🇺🇸 (CXD Trek Bikes)
    • Exact Cross – Heerderstrand 🇳🇱 (C2)
      • Élites femmes (25/10) : Fem van Empel 🇳🇱 (Team Visma | Lease a Bike)
      • Élites hommes (25/10) : Joris Nieuwenhuis 🇳🇱 (Ridley Racing Team)

    • Coupe de France de cyclo-cross #1 – Albi 🇫🇷 (C2)
      • Élites femmes (25/10) : Célia Gery 🇫🇷 (AS Bike Racing-France Literie)
      • Élites hommes (25/10) : Aubin Sparfel 🇫🇷 (Decathlon Ag2r La Mondiale Development Team)
    • HSF System Cup #3 – Hlinsko 🇨🇿 (C2)
      • Élites femmes (25/10) : Kristyna Zemanová 🇨🇿 (Vif Cycling Team)
      • Élites hommes (25/10) : Vaclav Jezek 🇨🇿 (Brilon Racing Team MB)
    • Due Giorni Lombarda CX di Salvirola I 🇮🇹 (C2)
      • Élites femmes (25/10) : Carlotta Borello 🇮🇹 (Team Cingolani Specialized)
      • Élites hommes (25/10) : Filippo Fontana 🇮🇹 (-)
    • GP KH7 – Dark Cross Les Franqueses 🇪🇸 (C2)
      • Élites femmes (25/10) : Laia Bosch Ballus 🇪🇸 (Massi Baix Ter Women’s Team)
      • Élites hommes (25/10) : Javier Zaera Gisbert 🇪🇸 (Equipo Huesca La Magia Renault Auto Cuatro)
    • Major Taylor Cross Cup – Day 1 🇺🇸 (C2)
      • Élites femmes (25/10) : Lizzy Gunsalus 🇺🇸 (-)
      • Élites hommes (25/10) : Brody McDonald 🇺🇸 (Golden State Blazers)
    • Superprestige #1 – Vlaamse Druivencross à Overijse 🇧🇪 (C1)
      • Élites femmes (26/10) : Sara Casasola 🇮🇹 (Crelan-Corendon)
      • Élites hommes (26/10) : Michael Vanthourenhout 🇧🇪 (Pauwels Sauzen-Altez Industriebouw)

    • Coupe de France de cyclo-cross #2 – Albi 🇫🇷 (C2)
      • Élites femmes (26/10) : Célia Gery 🇫🇷 (AS Bike Racing-France Literie)
      • Élites hommes (26/10) : Alexis David 🇫🇷 (Amicale Cycliste Bisontine)
    • Swiss Cyclocross Cup #3 – Radquer Mettmentstetten 🇨🇭 (C2)
      • Élites femmes (26/10) : Line Burquier 🇫🇷 (Trinity Racing)
      • Élites hommes (26/10) : Théo Thomas 🇫🇷 (Sebmotobikes CX Team)
    • Really Rad Festival of Cyclocross – Day 2 🇺🇸 (C2)
      • Élites femmes (26/10) : Rafaelle Carrier 🇨🇦 (Arkéa-B&B Hôtels)
      • Élites hommes (26/10) : Andrew Strohmeyer 🇺🇸 (CXD Trek Bikes)
    • Major Taylor Cross Cup – Day 2 🇺🇸 (C2)
      • Élites femmes (26/10) : Lizzy Gunsalus 🇺🇸 (-)
      • Élites hommes (26/10) : Tofik Beshir 🇪🇹 (CXD Trek Bikes)
    • Due Giorni Lombarda CX di Salvirolla II 🇮🇹 (C2)
      • Élites femmes (26/10) : Carlotta Borello 🇮🇹 (Team Cingolani Specialized)
      • Élites hommes (26/10) : Mattia Agostinacchio 🇮🇹 (EF Education-Easy Post-Oatly)
    • Grand Prix de la Commune de Contern 🇱🇺 (C2)
      • Élites femmes (26/10) : Larissa Hartog 🇳🇱 (ZZPR.nl-Orange Babies Cycling Team)
      • Élites hommes (26/10) : Wout Janssen 🇧🇪 (Cyclis-Van der Plas CX Team)
    • Ciclocross Cidade Villa Real 🇵🇹 (C2)
      • Élites femmes (26/10) : Sara Cueta Vega 🇪🇸 (Unicaja-Gijon)
      • Élites hommes (26/10) : Mario Junquera San Millan 🇪🇸 (Unicaja-Gijon)
    • Grand Prix Podbrezova 🇸🇰 (C2)
      • Élites femmes (26/10) : Eliska Drbohlavova 🇨🇿 (-)
      • Élites hommes (26/10) : Krystof Bazant 🇨🇿 (-)

    L’agenda des prochains jours

    Mardi 28 octobre

    • Tour du Guatemala 🇬🇹 (2.2) – 5e étape

    Mercredi 29 octobre

    • Tour du Guatemala 🇬🇹 (2.2) – 6e étape

    Jeudi 30 octobre

    • Tour du Guatemala 🇬🇹 (2.2) – 7e étape

    Vendredi 31 octobre

    • Tour du Guatemala 🇬🇹 (2.2) – 8e étape

    Samedi 1er novembre

    • Tour du Guatemala 🇬🇹 (2.2) – 9e étape

    CYCLO-CROSS

    • Trophée X2O Badkamers #1 – Kopenbergcross à Audenarde 🇧🇪 (C1)
      • Infos et partants
      • 📺 Direct dès 13h35 sur VRT 1, Sporza.be et VRT Max, et dès 13h40 sur Eurosport 2 et HBO Max

    Dimanche 2 novembre

    • Tour du Guatemala 🇬🇹 (2.2) – 10e et dernière étape

    CYCLO-CROSS

    • Trophée X2O Badkamers #2 – Rapencross à Lokeren 🇧🇪 (C2)
      • Infos et partants
      • 📺 Direct dès 13h35 sur VRT 1, Sporza.be et VRT Max, et dès 13h40 sur Eurosport 2 et HBO Max

    Lundi 3 novembre

    • Aucune course UCI prévue ce jour

    Merci pour votre lecture !

    Vous retrouverez votre prochaine infolettre le lundi 3 novembre dans votre boîte aux lettres numérique !

    N’hésitez pas à partager cette infolettre avec vos proches et à nous suivre sur CyclismeRevue.be ainsi que nos réseaux sociaux pour ne rien manquer de l’actualité cycliste.

    ➡️ Pour recevoir gratuitement notre infolettre tous les lundis, inscrivez-vous sur ce lien.

    #1 #2 #3 #4 #ASO #ChampionnatsDuMonde #Chili #CyclismeSurPiste #CyclismeSurRoute #Licences #Mondiaux #Parcours #ProTeams #SantiagoDuChili #TourDeFrance #TourDeFrance2026 #TourDeFranceFemmes #TourDeFranceFemmes2026 #UCI #WorldTeams #WorldTour

  20. gilles geirnaert wrote the following Beitrag Sat, 07 Mar 2026 11:28:15 +0100

    Francesca Albanese: Réponse à mes détracteurs. Anatomie d’une diffamation


    Par Francesca Albanese

    Par Francesca Albanese

    Le ministre des affaires étrangères français, M. Jean-Noël Barrot, persiste, signe et s’enferre : la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation dans les territoires palestiniens occupés doit démissionner… pour des propos qu’elle n’a pas tenus. Mme Francesca Albanese répond dans nos colonnes à la vaste campagne de dénigrement dont elle est victime.

    Depuis plus de deux ans, mon mandat fait l’objet de polémiques soigneusement orchestrées, et d’une virulence croissante. Le 8 février, une députée française a attaqué ma personne sur la base de déclarations tronquées me faisant dire qu’Israël « est l’ennemi commun de l’humanité », alors que mon discours visait les pays qui ont armé Israël, ainsi que les médias et les algorithmes des réseaux sociaux qui ont amplifié le discours génocidaire . Sans prendre soin de vérifier la teneur exacte de mes dires ni examiner les faits, le ministre des affaires étrangères français Jean-Noël Barrot s’est aussitôt fait l’écho de ces attaques à l’échelle internationale, condamnant comme « outranciers et coupables » des propos que je n’ai jamais tenus et annonçant que la France saisirait le Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour appeler à ma démission. Ses homologues italien, allemand et tchèque lui ont emboîté le pas, sans davantage procéder aux vérifications élémentaires qu’exige leur charge. Le 19 février, le premier ministre français Sébastien Lecornu a publiquement repris la même demande.

    Si la critique est inhérente à toute fonction publique, plus encore quand elle touche aux droits humains, cette affaire révèle un aspect troublant : l’acharnement avec lequel certains États préfèrent s’en prendre à la messagère plutôt que d’essayer de réfuter le message.

    Le caractère inédit et corrosif de cette attaque contre une experte indépendante désignée par les Nations unies ne tient pas seulement à la violence des accusations et à la fabrication délibérée de mensonges. Mais aussi et surtout au fait que le sommet de l’État dirige et assume la manœuvre. Il ne s’agit plus dès lors d’une controverse, mais du symptôme de la faillite d’un système, fait de promesses solennelles et de traités internationaux que l’on invoque en temps de paix, mais que l’on enterre dès que leur application dérange.

    Nommée par le Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies (ONU), je suis rapporteuse spéciale depuis le 1er mai 2022, et jusqu’en 2028. Huitième titulaire de ce mandat — et première femme à ce poste —, j’ai assumé cet engagement bénévole après une carrière consacrée à la défense des droits humains, principalement auprès des Nations unies — notamment au Haut-Commissariat aux droits de l’homme et à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa) à Jérusalem —, et à la recherche universitaire sur la Palestine.

    L’attention portée à Israël ne relève ni d’un choix personnel ni d’un parti pris : elle découle de la résolution 1993/2A du Conseil des droits de l’homme, adoptée le 19 février 1993 en réponse à près de trente ans d’occupation de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. M’accuser de « manquer de neutralité » revient à déformer sciemment ce mandat. Aucun des quatorze autres rapporteurs des Nations unies investis d’un mandat-pays ne fait l’objet de telles attaques ; nul n’accuse les titulaires chargés de l’Afghanistan, de la Russie ou de l’Iran d’« obsession » dans l’exercice de leur mission. Mais, dès lors qu’Israël est concerné, l’accomplissement ordinaire d’un mandat devient aux yeux de certains, au sein même des gouvernements, une faute à justifier plutôt qu’un devoir à remplir.

    Mon travail consiste à établir et qualifier juridiquement des faits dans les territoires occupés, où règne un dualisme juridique institutionnalisé : le droit civil s’applique aux colons israéliens et le droit militaire aux Palestiniens, y compris aux enfants. En effet, Israël est le seul pays au monde où des enfants sont systématiquement poursuivis devant des tribunaux militaires. Décrire ce système comme un apartheid exercé contre les Palestiniens sous forme de dictature militaire relève non pas de la provocation mais de la qualification juridique. Mes premiers rapports remis à l’ONU en 2022-2023 ont documenté l’entrave systématique au droit à l’autodétermination du peuple palestinien, la privation arbitraire et systématique de liberté, et l’impact structurel de l’occupation sur l’enfance.

    Un panoptique à ciel ouvert

    Droit de vivre libre en tant que peuple, de décider de sa voix politique, de gérer ses ressources, de tracer son propre avenir, l’autodétermination conditionne l’exercice de tous les autres droits. Sa négation se trouve au cœur de tout projet colonial de peuplement. Depuis des décennies, la fragmentation territoriale, l’expansion des colonies, les restrictions aux déplacements, au travail, à l’éducation et à l’accès à la justice, la confiscation des terres, la démolition de dizaines de milliers de maisons, l’enfermement de Gaza, et les près de 6 000 morts, dont environ 1 200 enfants, causés par les attaques israéliennes entre 2008 et 2022 ont rendu improbable toute perspective de vie libre et indépendante.

    Dans l’ensemble du territoire palestinien occupé, Israël a instauré un régime carcéral — à l’intensité et aux méthodes variables — qui contraint toutes les dimensions de la vie quotidienne. Constamment surveillés, entravés dans leurs déplacements par des points de contrôle, des murs et un maillage bureaucratique oppressant, perpétuellement exposés aux arrestations et à la détention arbitraire, la torture et d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, les Palestiniens vivent dans ce qui s’apparente à un panoptique à ciel ouvert.

    Achevé juste avant et présenté juste après les attaques du 7 octobre 2023, mon rapport sur l’enfance est à la fois le plus accablant et le moins commenté. Il évoque le processus de « désenfantisation » (« unchilding »), un terme emprunté à l’universitaire israélo-palestinienne Nadera Shalhoub-Kevorkian, pour décrire le quotidien d’enfants privés de protection et d’innocence, grandissant dans la violence omniprésente : tués, mutilés, orphelins, témoins de la mort ou de l’humiliation perpétuelle de leurs proches et de la destruction de leur foyer. Ignorer leur désespoir, c’est renoncer à une part de notre humanité et violer l’obligation la plus sacrée au monde et du droit international : protéger l’enfance.

    Mon rapport de mars 2024 s’inscrit dans cette même approche ; il porte lui aussi sur les victimes d’un système structuré. Intitulé « Anatomie d’un génocide », il documente les cinq premiers mois d’attaques israéliennes sur Gaza après les massacres commis par le Hamas le 7 octobre 2023 : meurtres, atteintes physiques et mentales graves, soumission à des conditions de vie visant la destruction du groupe, sur fond de rhétorique déshumanisante émanant de responsables étatiques. Pendant cette période, Israël a maquillé son action d’un « camouflage humanitaire », libellé dans un langage apaisant — « conflit », « dommages collatéraux », « safe zones », « ordres d’évacuation » — pour justifier l’effacement progressif de Gaza et de son identité, la suppression de la capacité des Palestiniens à exister comme communauté, à habiter leur terre, à transmettre leur mémoire. Dans le rapport suivant, « L’effacement colonial par le génocide », j’ai montré comment ce génocide s’étend en Cisjordanie et à Jérusalem-Est par le biais d’un nettoyage ethnique, l’ensemble formant l’aboutissement logique d’une entreprise de colonisation de peuplement : effacer pour remplacer, détruire pour s’approprier.

    Je ne suis pas la seule à avoir abouti à de telles conclusions. Dès janvier 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a estimé qu’il existait un risque plausible de violation de la convention sur le génocide et ordonné des mesures conservatoires. En juillet 2024, cette juridiction a également conclu à l’illégalité de la présence d’Israël dans le territoire palestinien occupé et demandé qu’elle cesse immédiatement et sans condition. La Cour a enfin constaté l’existence d’une discrimination systémique, de violations de l’interdiction de la ségrégation raciale et de l’apartheid, ainsi que de politiques d’annexion. On ne compte plus les institutions et organisations qui concluent qu’Israël commet un génocide contre le peuple palestinien dans le peu de territoire qui reste de la Palestine. L’historien israélien Raz Segal a sonné l’alarme en octobre 2023. En 2024, des historiens israéliens spécialistes de la Shoah, comme Amos Goldberg et Omer Bartov, estimaient eux aussi que leur pays commettait un génocide. Quelques mois plus tard, Amnesty International en arrivait à la même conclusion, et, en juillet 2025, l’organisation israélienne B’Tselem publiait un rapport en ce sens sous un titre accablant, plus saisissant encore lorsqu’on l’imagine en hébreu : « Notre génocide ». Enfin, et parmi beaucoup d’autres, en septembre 2025, la commission d’enquête internationale indépendante mandatée par l’ONU affirmait également qu’un génocide était en cours à Gaza. Malgré une documentation minutieuse des crimes commis, ces rapports n’ont reçu qu’une attention limitée ou nulle de la part des médias et des gouvernements occidentaux. À défaut d’une décision judiciaire formelle, la commission d’enquête constitue ce qui se rapproche le plus d’une conclusion quasi juridictionnelle fondée sur l’établissement des faits et l’analyse du droit. En tout état de cause, l’obligation de prévenir le génocide naît dès qu’un risque sérieux est identifié. En janvier 2024, lorsque la CIJ a reconnu un risque plausible à Gaza, les États devaient agir — en commençant par suspendre les transferts d’armes.

    Mon analyse de la complicité de certaines entreprises, publiée en juillet 2025, a suscité les réactions les plus virulentes. J’y décris l’« économie de génocide » : un réseau d’acteurs privés qui, par leurs investissements, leurs technologies, leurs services et leurs chaînes d’approvisionnement soutiennent matériellement la réalité décrite dans les rapports précédents. Une telle implication engage leur responsabilité. Mettre fin au génocide implique aussi de démanteler les structures économiques qui le rendent possible — et profitable. Ce rapport a conduit les États-Unis à m’imposer des sanctions draconiennes dès août 2025 — une pratique déjà appliquée à des juges de la Cour pénale internationale (CPI) et à plusieurs organisations palestiniennes. Je suis coupée financièrement du monde. Quiconque entretient des liens avec moi, y compris les membres de ma famille (je suis mère d’une fille ayant la citoyenneté américaine), est menacé d’amendes de 1 million de dollars et de vingt ans de prison. Ma capacité à exercer mon mandat et, tout simplement, à conduire ma vie s’en trouve gravement entravée.

    Bien que ces attaques soient appuyées par mon propre pays, l’Italie, et en l’absence de soutien concret de la part d’autres États, j’ai poursuivi ma mission. Mon rapport le plus récent qualifie le génocide à Gaza de « crime collectif », car rendu possible et financé par le soutien politique et militaire indéfectible de plusieurs États, parmi lesquels figurent ceux qui aujourd’hui m’attaquent avec le plus de vigueur.

    Les États-Unis restent de loin le premier fournisseur d’armes à Israël, tandis que plusieurs États membres de l’Union européenne continuent d’alimenter ces transferts ; l’Union demeure d’ailleurs le premier partenaire commercial de Tel-Aviv. À quelques exceptions près, comme l’Espagne ou la Slovénie, les États du Vieux Continent ont choisi l’inaction ou la complicité. La France, par exemple, a autorisé plusieurs fois le survol de son espace aérien par M. Benyamin Netanyahou malgré le mandat d’arrêt émis par la CPI à son encontre. Paris a poursuivi le commerce d’équipements militaires, facilité des transits via ses ports et aéroports, et maintenu des échanges commerciaux intenses avec Israël. De grandes banques françaises financent des entreprises liées à l’industrie militaire israélienne et aux colonies, tandis que plusieurs milliers de Franco-Israéliens servent dans l’armée israélienne.

    Criminaliser la solidarité

    Parallèlement, la répression des mobilisations s’intensifie : manifestations interdites, conférences académiques censurées, militants et journalistes accusés d’« apologie du terrorisme », interventions policières violentes. L’Allemagne, l’Italie, la France et le Royaume-Uni occupent les avant-postes dans ce domaine, sous couvert de lutte légitime contre l’antisémitisme. Des projets de loi proposent d’amalgamer le combat indispensable contre la judéophobie et toutes les formes de racisme avec la prohibition de toute critique d’Israël en tant qu’État. Présentée comme une évidence, cette confusion qui assimile nos frères et sœurs juifs à la politique israélienne participe d’une offensive politique : instrumentaliser le combat contre l’antisémitisme pour criminaliser l’expression de solidarité avec le peuple palestinien et justifier des campagnes de diffamation. Parce qu’ils critiquent la politique de Tel-Aviv, des ressortissants israéliens et des personnes juives subissent dans le monde entier les mêmes campagnes de dénigrement. Leurs voix sont étouffées, et leur loyauté est mise en cause.

    L’antisémitisme, horrible et odieux, est la haine des Juifs : il n’a rien à voir avec le travail de celles et ceux qui défendent les droits humains, lequel porte sur l’analyse des actes d’un État. L’ensemble du système du droit international repose sur le principe de la responsabilité de l’État. Ce sont les États qui assument et portent des obligations juridiques, et ce sont eux qui doivent répondre, en premier lieu, de leurs violations. Israël ne fait pas exception : les critiques envers l’État d’Israël ne visent pas ce que l’État d’Israël est ni la religion qu’il professe, mais ce qu’il fait, en particulier au regard du droit international, qu’il viole, de manière grave, répétée et dans une impunité persistante.

    La question soulevée n’est pas d’ordre idéologique mais juridique : la France respecte-t-elle ses obligations internationales en menant de telles actions ? Mon mandat de rapporteuse spéciale m’a appris une chose essentielle : lorsque le pouvoir est mis en cause, il ne débat pas, il frappe. Salir pour disqualifier, intimider pour réduire au silence ; la violence trahit la fébrilité plutôt que la force.

    Mon travail s’inscrit dans la continuité de celui de mes prédécesseurs : MM. John Dugard, Richard Falk et Michael Lynk. Eux aussi furent accusés d’antisémitisme ou de complaisance envers le terrorisme. Contre eux aussi fut déployé le procédé consistant à substituer la polémique aux faits documentés, l’attaque ad hominem à l’analyse juridique. La mécanique est désormais rodée. Des groupes pro-israéliens — avec, comme chef de file, depuis Genève, l’organisation UN Watch — produisent, depuis des années, des rapports diffamatoires contre quiconque, surtout au sein des Nations unies, documente les infractions au droit international commises par Tel-Aviv. Au prétexte de contrebalancer un « traitement disproportionné d’Israël », ces acteurs isolent et fragmentent des propos pour en altérer le sens, puis amplifient et répètent leur désinformation jusqu’à lui donner l’apparence de la vérité.

    À y regarder de près, les « rapports » de ces groupes sonnent creux. Au sein des Nations unies, leur caractère mensonger et diffamatoire est connu de longue date. Les accusations selon lesquelles j’aurais justifié les atrocités du 7 octobre 2023, nié des violences sexuelles ou minimisé la souffrance des otages procèdent de cette fabrique, alors même que j’ai condamné sans ambiguïté et sans relâche les attaques contre les civils israéliens le 7 octobre et les crimes du Hamas en général.

    Je les ai condamnés sans hésitation comme des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, dont les auteurs doivent être poursuivis en justice dans le cadre de procédures internationales. J’ai condamné les violences sexuelles commises contre des victimes israéliennes, telles que documentées par la commission d’enquête des Nations unies, et, conformément au droit international, je considère le viol utilisé dans un contexte d’hostilité comme une arme de guerre pouvant constituer un crime de guerre et, selon les circonstances, un crime contre l’humanité. La justice internationale ne fonctionne ni par indignation sélective ni par instrumentalisation politique. Elle repose sur la qualification juridique des faits, l’établissement des responsabilités individuelles et le respect du due process (procédure régulière), pour tous et toutes, sans exception.

    Si ma condamnation des massacres et d’autres crimes contre les civils israéliens a été sans équivoque, j’ai contesté l’affirmation largement répandue, surtout en France pour quelque raison qui m’échappe, selon laquelle ils auraient été principalement motivés par l’antisémitisme: comme l’ont rappelé d’éminents spécialistes de la Shoah et de l’antisémitisme, cette lecture est à la fois erronée et dangereuse, car elle occulte les causes structurelles de la violence et en fausse l’analyse. Si l’antisémitisme a pu jouer un rôle à titre individuel pour certains assaillants, ces massacres, comme le déclara le secrétaire général des Nations unies, M. António Guterres, se sont produits dans le contexte de cinquante-six années d’occupation étouffante. Aucun crime ne justifie un autre crime. Mais ignorer le contexte, c’est entretenir une lecture déformée qui risque d’alimenter le cycle de violence au lieu de le résoudre, mettant en danger autant les Palestiniens que les Israéliens.

    Il faut nommer ce que cette campagne révèle : l’énergie déployée pour me calomnier contraste avec le silence face aux crimes en cours à Gaza et l’inaction vis-à-vis de ceux qui font l’objet de mandats d’arrêt internationaux devant la CPI. Sous prétexte de « responsabiliser l’ONU », il s’agit en réalité de redéfinir la défense des droits humains comme une prise de position partisane.

    L’ironie est cinglante. En septembre 2025, la France a reconnu l’État de Palestine, un geste salué comme un signal fort, un tournant symbolique. Mais reconnaître un État dont on soutient activement l’occupant, sans exercer de pression pour que celui-ci respecte le droit international et procède au retrait inconditionnel des territoires occupés qu’exige la CIJ, relève davantage de la posture diplomatique que de l’engagement juridique et politique. La reconnaissance d’un État sans territoire, sans souveraineté, sans cessation de l’occupation, n’est qu’un propos creux, surtout lorsque l’on s’emploie parallèlement à intimider les experts mandatés pour documenter précisément les violations qui rendent impossible la création concrète de cet État. On ne peut pas reconnaître la Palestine le lundi et chercher à museler ses défenseurs le reste de la semaine.

    Les dirigeants qui se prêtent à ce jeu ne ciblent pas seulement ma personne. Ils sacrifient l’ordre juridique international lui-même, et accélèrent le démantèlement du droit international humanitaire et des institutions qui en sont garantes, au moment précis où leur survie est en jeu.

    On peut fuir la vérité, plus difficilement la cacher. Ce n’est qu’une question de temps : la justice frappera à la porte des auteurs de crimes à Gaza et de leurs complices. La destruction de Gaza a réveillé des consciences que l’on croyait anesthésiées et a rendu visible ce que beaucoup refusaient de voir : non seulement la brutalité de l’occupation, mais la complicité active de nos démocraties occidentales dans sa perpétuation. Car Israël n’est pas une anomalie dans l’ordre mondial ; il en est, à bien des égards, le miroir, dans lequel on découvre des logiques d’exception, des hiérarchies coloniales entre vies dignes de deuil et vies sacrifiables, une rhétorique de la sécurité qui garantit l’impunité. La plupart des gouvernements occidentaux ne se confrontent pas à Israël, parce qu’en le faisant ils se remettraient en cause eux-mêmes.

    Patrie des droits humains ?

    C’est pourquoi il est à la fois instructif et attristant que la France, patrie déclarée des droits humains, se retrouve en première ligne, non pour défendre un principe, mais pour protéger un statu quo ; non pour promouvoir le droit international, mais pour neutraliser ses gardiens.

    Pourtant, quelque chose a changé. Un mouvement est né — sur les campus, les réseaux sociaux, dans les rues, dans les prétoires —, qui réclame une justice sociale réelle, le respect effectif des droits humains, un multilatéralisme décolonial et l’universalité sans exception de ses principes. Une universalité qui n’admet pas l’apartheid, fût-il pratiqué par un État allié des capitales occidentales. Ce mouvement ne se laissera pas réduire au silence par des campagnes de diffamation. Il ne sera pas découragé par ses sanctions, ses répressions. Il grandit et se renforce à mesure que les mensonges et les distorsions qui cherchent à le disqualifier se révèlent.

    Par Francesca Albanese

    https://arretsurinfo.ch/francesca-albanese-reponse-a-mes-detracteurs-anatomie-dune-diffamation/

    #Israel #GrandeBourgeoisie #Finance #Sionisme #GBFS #FrancescaAlbanese #Albanese # Jean-NoëlBarrot #dénigrement #antisemitisme #ONU
  21. gilles geirnaert wrote the following Beitrag Sat, 07 Mar 2026 11:28:15 +0100

    Francesca Albanese: Réponse à mes détracteurs. Anatomie d’une diffamation


    Par Francesca Albanese

    Par Francesca Albanese

    Le ministre des affaires étrangères français, M. Jean-Noël Barrot, persiste, signe et s’enferre : la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation dans les territoires palestiniens occupés doit démissionner… pour des propos qu’elle n’a pas tenus. Mme Francesca Albanese répond dans nos colonnes à la vaste campagne de dénigrement dont elle est victime.

    Depuis plus de deux ans, mon mandat fait l’objet de polémiques soigneusement orchestrées, et d’une virulence croissante. Le 8 février, une députée française a attaqué ma personne sur la base de déclarations tronquées me faisant dire qu’Israël « est l’ennemi commun de l’humanité », alors que mon discours visait les pays qui ont armé Israël, ainsi que les médias et les algorithmes des réseaux sociaux qui ont amplifié le discours génocidaire . Sans prendre soin de vérifier la teneur exacte de mes dires ni examiner les faits, le ministre des affaires étrangères français Jean-Noël Barrot s’est aussitôt fait l’écho de ces attaques à l’échelle internationale, condamnant comme « outranciers et coupables » des propos que je n’ai jamais tenus et annonçant que la France saisirait le Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour appeler à ma démission. Ses homologues italien, allemand et tchèque lui ont emboîté le pas, sans davantage procéder aux vérifications élémentaires qu’exige leur charge. Le 19 février, le premier ministre français Sébastien Lecornu a publiquement repris la même demande.

    Si la critique est inhérente à toute fonction publique, plus encore quand elle touche aux droits humains, cette affaire révèle un aspect troublant : l’acharnement avec lequel certains États préfèrent s’en prendre à la messagère plutôt que d’essayer de réfuter le message.

    Le caractère inédit et corrosif de cette attaque contre une experte indépendante désignée par les Nations unies ne tient pas seulement à la violence des accusations et à la fabrication délibérée de mensonges. Mais aussi et surtout au fait que le sommet de l’État dirige et assume la manœuvre. Il ne s’agit plus dès lors d’une controverse, mais du symptôme de la faillite d’un système, fait de promesses solennelles et de traités internationaux que l’on invoque en temps de paix, mais que l’on enterre dès que leur application dérange.

    Nommée par le Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies (ONU), je suis rapporteuse spéciale depuis le 1er mai 2022, et jusqu’en 2028. Huitième titulaire de ce mandat — et première femme à ce poste —, j’ai assumé cet engagement bénévole après une carrière consacrée à la défense des droits humains, principalement auprès des Nations unies — notamment au Haut-Commissariat aux droits de l’homme et à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa) à Jérusalem —, et à la recherche universitaire sur la Palestine.

    L’attention portée à Israël ne relève ni d’un choix personnel ni d’un parti pris : elle découle de la résolution 1993/2A du Conseil des droits de l’homme, adoptée le 19 février 1993 en réponse à près de trente ans d’occupation de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. M’accuser de « manquer de neutralité » revient à déformer sciemment ce mandat. Aucun des quatorze autres rapporteurs des Nations unies investis d’un mandat-pays ne fait l’objet de telles attaques ; nul n’accuse les titulaires chargés de l’Afghanistan, de la Russie ou de l’Iran d’« obsession » dans l’exercice de leur mission. Mais, dès lors qu’Israël est concerné, l’accomplissement ordinaire d’un mandat devient aux yeux de certains, au sein même des gouvernements, une faute à justifier plutôt qu’un devoir à remplir.

    Mon travail consiste à établir et qualifier juridiquement des faits dans les territoires occupés, où règne un dualisme juridique institutionnalisé : le droit civil s’applique aux colons israéliens et le droit militaire aux Palestiniens, y compris aux enfants. En effet, Israël est le seul pays au monde où des enfants sont systématiquement poursuivis devant des tribunaux militaires. Décrire ce système comme un apartheid exercé contre les Palestiniens sous forme de dictature militaire relève non pas de la provocation mais de la qualification juridique. Mes premiers rapports remis à l’ONU en 2022-2023 ont documenté l’entrave systématique au droit à l’autodétermination du peuple palestinien, la privation arbitraire et systématique de liberté, et l’impact structurel de l’occupation sur l’enfance.

    Un panoptique à ciel ouvert

    Droit de vivre libre en tant que peuple, de décider de sa voix politique, de gérer ses ressources, de tracer son propre avenir, l’autodétermination conditionne l’exercice de tous les autres droits. Sa négation se trouve au cœur de tout projet colonial de peuplement. Depuis des décennies, la fragmentation territoriale, l’expansion des colonies, les restrictions aux déplacements, au travail, à l’éducation et à l’accès à la justice, la confiscation des terres, la démolition de dizaines de milliers de maisons, l’enfermement de Gaza, et les près de 6 000 morts, dont environ 1 200 enfants, causés par les attaques israéliennes entre 2008 et 2022 ont rendu improbable toute perspective de vie libre et indépendante.

    Dans l’ensemble du territoire palestinien occupé, Israël a instauré un régime carcéral — à l’intensité et aux méthodes variables — qui contraint toutes les dimensions de la vie quotidienne. Constamment surveillés, entravés dans leurs déplacements par des points de contrôle, des murs et un maillage bureaucratique oppressant, perpétuellement exposés aux arrestations et à la détention arbitraire, la torture et d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, les Palestiniens vivent dans ce qui s’apparente à un panoptique à ciel ouvert.

    Achevé juste avant et présenté juste après les attaques du 7 octobre 2023, mon rapport sur l’enfance est à la fois le plus accablant et le moins commenté. Il évoque le processus de « désenfantisation » (« unchilding »), un terme emprunté à l’universitaire israélo-palestinienne Nadera Shalhoub-Kevorkian, pour décrire le quotidien d’enfants privés de protection et d’innocence, grandissant dans la violence omniprésente : tués, mutilés, orphelins, témoins de la mort ou de l’humiliation perpétuelle de leurs proches et de la destruction de leur foyer. Ignorer leur désespoir, c’est renoncer à une part de notre humanité et violer l’obligation la plus sacrée au monde et du droit international : protéger l’enfance.

    Mon rapport de mars 2024 s’inscrit dans cette même approche ; il porte lui aussi sur les victimes d’un système structuré. Intitulé « Anatomie d’un génocide », il documente les cinq premiers mois d’attaques israéliennes sur Gaza après les massacres commis par le Hamas le 7 octobre 2023 : meurtres, atteintes physiques et mentales graves, soumission à des conditions de vie visant la destruction du groupe, sur fond de rhétorique déshumanisante émanant de responsables étatiques. Pendant cette période, Israël a maquillé son action d’un « camouflage humanitaire », libellé dans un langage apaisant — « conflit », « dommages collatéraux », « safe zones », « ordres d’évacuation » — pour justifier l’effacement progressif de Gaza et de son identité, la suppression de la capacité des Palestiniens à exister comme communauté, à habiter leur terre, à transmettre leur mémoire. Dans le rapport suivant, « L’effacement colonial par le génocide », j’ai montré comment ce génocide s’étend en Cisjordanie et à Jérusalem-Est par le biais d’un nettoyage ethnique, l’ensemble formant l’aboutissement logique d’une entreprise de colonisation de peuplement : effacer pour remplacer, détruire pour s’approprier.

    Je ne suis pas la seule à avoir abouti à de telles conclusions. Dès janvier 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a estimé qu’il existait un risque plausible de violation de la convention sur le génocide et ordonné des mesures conservatoires. En juillet 2024, cette juridiction a également conclu à l’illégalité de la présence d’Israël dans le territoire palestinien occupé et demandé qu’elle cesse immédiatement et sans condition. La Cour a enfin constaté l’existence d’une discrimination systémique, de violations de l’interdiction de la ségrégation raciale et de l’apartheid, ainsi que de politiques d’annexion. On ne compte plus les institutions et organisations qui concluent qu’Israël commet un génocide contre le peuple palestinien dans le peu de territoire qui reste de la Palestine. L’historien israélien Raz Segal a sonné l’alarme en octobre 2023. En 2024, des historiens israéliens spécialistes de la Shoah, comme Amos Goldberg et Omer Bartov, estimaient eux aussi que leur pays commettait un génocide. Quelques mois plus tard, Amnesty International en arrivait à la même conclusion, et, en juillet 2025, l’organisation israélienne B’Tselem publiait un rapport en ce sens sous un titre accablant, plus saisissant encore lorsqu’on l’imagine en hébreu : « Notre génocide ». Enfin, et parmi beaucoup d’autres, en septembre 2025, la commission d’enquête internationale indépendante mandatée par l’ONU affirmait également qu’un génocide était en cours à Gaza. Malgré une documentation minutieuse des crimes commis, ces rapports n’ont reçu qu’une attention limitée ou nulle de la part des médias et des gouvernements occidentaux. À défaut d’une décision judiciaire formelle, la commission d’enquête constitue ce qui se rapproche le plus d’une conclusion quasi juridictionnelle fondée sur l’établissement des faits et l’analyse du droit. En tout état de cause, l’obligation de prévenir le génocide naît dès qu’un risque sérieux est identifié. En janvier 2024, lorsque la CIJ a reconnu un risque plausible à Gaza, les États devaient agir — en commençant par suspendre les transferts d’armes.

    Mon analyse de la complicité de certaines entreprises, publiée en juillet 2025, a suscité les réactions les plus virulentes. J’y décris l’« économie de génocide » : un réseau d’acteurs privés qui, par leurs investissements, leurs technologies, leurs services et leurs chaînes d’approvisionnement soutiennent matériellement la réalité décrite dans les rapports précédents. Une telle implication engage leur responsabilité. Mettre fin au génocide implique aussi de démanteler les structures économiques qui le rendent possible — et profitable. Ce rapport a conduit les États-Unis à m’imposer des sanctions draconiennes dès août 2025 — une pratique déjà appliquée à des juges de la Cour pénale internationale (CPI) et à plusieurs organisations palestiniennes. Je suis coupée financièrement du monde. Quiconque entretient des liens avec moi, y compris les membres de ma famille (je suis mère d’une fille ayant la citoyenneté américaine), est menacé d’amendes de 1 million de dollars et de vingt ans de prison. Ma capacité à exercer mon mandat et, tout simplement, à conduire ma vie s’en trouve gravement entravée.

    Bien que ces attaques soient appuyées par mon propre pays, l’Italie, et en l’absence de soutien concret de la part d’autres États, j’ai poursuivi ma mission. Mon rapport le plus récent qualifie le génocide à Gaza de « crime collectif », car rendu possible et financé par le soutien politique et militaire indéfectible de plusieurs États, parmi lesquels figurent ceux qui aujourd’hui m’attaquent avec le plus de vigueur.

    Les États-Unis restent de loin le premier fournisseur d’armes à Israël, tandis que plusieurs États membres de l’Union européenne continuent d’alimenter ces transferts ; l’Union demeure d’ailleurs le premier partenaire commercial de Tel-Aviv. À quelques exceptions près, comme l’Espagne ou la Slovénie, les États du Vieux Continent ont choisi l’inaction ou la complicité. La France, par exemple, a autorisé plusieurs fois le survol de son espace aérien par M. Benyamin Netanyahou malgré le mandat d’arrêt émis par la CPI à son encontre. Paris a poursuivi le commerce d’équipements militaires, facilité des transits via ses ports et aéroports, et maintenu des échanges commerciaux intenses avec Israël. De grandes banques françaises financent des entreprises liées à l’industrie militaire israélienne et aux colonies, tandis que plusieurs milliers de Franco-Israéliens servent dans l’armée israélienne.

    Criminaliser la solidarité

    Parallèlement, la répression des mobilisations s’intensifie : manifestations interdites, conférences académiques censurées, militants et journalistes accusés d’« apologie du terrorisme », interventions policières violentes. L’Allemagne, l’Italie, la France et le Royaume-Uni occupent les avant-postes dans ce domaine, sous couvert de lutte légitime contre l’antisémitisme. Des projets de loi proposent d’amalgamer le combat indispensable contre la judéophobie et toutes les formes de racisme avec la prohibition de toute critique d’Israël en tant qu’État. Présentée comme une évidence, cette confusion qui assimile nos frères et sœurs juifs à la politique israélienne participe d’une offensive politique : instrumentaliser le combat contre l’antisémitisme pour criminaliser l’expression de solidarité avec le peuple palestinien et justifier des campagnes de diffamation. Parce qu’ils critiquent la politique de Tel-Aviv, des ressortissants israéliens et des personnes juives subissent dans le monde entier les mêmes campagnes de dénigrement. Leurs voix sont étouffées, et leur loyauté est mise en cause.

    L’antisémitisme, horrible et odieux, est la haine des Juifs : il n’a rien à voir avec le travail de celles et ceux qui défendent les droits humains, lequel porte sur l’analyse des actes d’un État. L’ensemble du système du droit international repose sur le principe de la responsabilité de l’État. Ce sont les États qui assument et portent des obligations juridiques, et ce sont eux qui doivent répondre, en premier lieu, de leurs violations. Israël ne fait pas exception : les critiques envers l’État d’Israël ne visent pas ce que l’État d’Israël est ni la religion qu’il professe, mais ce qu’il fait, en particulier au regard du droit international, qu’il viole, de manière grave, répétée et dans une impunité persistante.

    La question soulevée n’est pas d’ordre idéologique mais juridique : la France respecte-t-elle ses obligations internationales en menant de telles actions ? Mon mandat de rapporteuse spéciale m’a appris une chose essentielle : lorsque le pouvoir est mis en cause, il ne débat pas, il frappe. Salir pour disqualifier, intimider pour réduire au silence ; la violence trahit la fébrilité plutôt que la force.

    Mon travail s’inscrit dans la continuité de celui de mes prédécesseurs : MM. John Dugard, Richard Falk et Michael Lynk. Eux aussi furent accusés d’antisémitisme ou de complaisance envers le terrorisme. Contre eux aussi fut déployé le procédé consistant à substituer la polémique aux faits documentés, l’attaque ad hominem à l’analyse juridique. La mécanique est désormais rodée. Des groupes pro-israéliens — avec, comme chef de file, depuis Genève, l’organisation UN Watch — produisent, depuis des années, des rapports diffamatoires contre quiconque, surtout au sein des Nations unies, documente les infractions au droit international commises par Tel-Aviv. Au prétexte de contrebalancer un « traitement disproportionné d’Israël », ces acteurs isolent et fragmentent des propos pour en altérer le sens, puis amplifient et répètent leur désinformation jusqu’à lui donner l’apparence de la vérité.

    À y regarder de près, les « rapports » de ces groupes sonnent creux. Au sein des Nations unies, leur caractère mensonger et diffamatoire est connu de longue date. Les accusations selon lesquelles j’aurais justifié les atrocités du 7 octobre 2023, nié des violences sexuelles ou minimisé la souffrance des otages procèdent de cette fabrique, alors même que j’ai condamné sans ambiguïté et sans relâche les attaques contre les civils israéliens le 7 octobre et les crimes du Hamas en général.

    Je les ai condamnés sans hésitation comme des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, dont les auteurs doivent être poursuivis en justice dans le cadre de procédures internationales. J’ai condamné les violences sexuelles commises contre des victimes israéliennes, telles que documentées par la commission d’enquête des Nations unies, et, conformément au droit international, je considère le viol utilisé dans un contexte d’hostilité comme une arme de guerre pouvant constituer un crime de guerre et, selon les circonstances, un crime contre l’humanité. La justice internationale ne fonctionne ni par indignation sélective ni par instrumentalisation politique. Elle repose sur la qualification juridique des faits, l’établissement des responsabilités individuelles et le respect du due process (procédure régulière), pour tous et toutes, sans exception.

    Si ma condamnation des massacres et d’autres crimes contre les civils israéliens a été sans équivoque, j’ai contesté l’affirmation largement répandue, surtout en France pour quelque raison qui m’échappe, selon laquelle ils auraient été principalement motivés par l’antisémitisme: comme l’ont rappelé d’éminents spécialistes de la Shoah et de l’antisémitisme, cette lecture est à la fois erronée et dangereuse, car elle occulte les causes structurelles de la violence et en fausse l’analyse. Si l’antisémitisme a pu jouer un rôle à titre individuel pour certains assaillants, ces massacres, comme le déclara le secrétaire général des Nations unies, M. António Guterres, se sont produits dans le contexte de cinquante-six années d’occupation étouffante. Aucun crime ne justifie un autre crime. Mais ignorer le contexte, c’est entretenir une lecture déformée qui risque d’alimenter le cycle de violence au lieu de le résoudre, mettant en danger autant les Palestiniens que les Israéliens.

    Il faut nommer ce que cette campagne révèle : l’énergie déployée pour me calomnier contraste avec le silence face aux crimes en cours à Gaza et l’inaction vis-à-vis de ceux qui font l’objet de mandats d’arrêt internationaux devant la CPI. Sous prétexte de « responsabiliser l’ONU », il s’agit en réalité de redéfinir la défense des droits humains comme une prise de position partisane.

    L’ironie est cinglante. En septembre 2025, la France a reconnu l’État de Palestine, un geste salué comme un signal fort, un tournant symbolique. Mais reconnaître un État dont on soutient activement l’occupant, sans exercer de pression pour que celui-ci respecte le droit international et procède au retrait inconditionnel des territoires occupés qu’exige la CIJ, relève davantage de la posture diplomatique que de l’engagement juridique et politique. La reconnaissance d’un État sans territoire, sans souveraineté, sans cessation de l’occupation, n’est qu’un propos creux, surtout lorsque l’on s’emploie parallèlement à intimider les experts mandatés pour documenter précisément les violations qui rendent impossible la création concrète de cet État. On ne peut pas reconnaître la Palestine le lundi et chercher à museler ses défenseurs le reste de la semaine.

    Les dirigeants qui se prêtent à ce jeu ne ciblent pas seulement ma personne. Ils sacrifient l’ordre juridique international lui-même, et accélèrent le démantèlement du droit international humanitaire et des institutions qui en sont garantes, au moment précis où leur survie est en jeu.

    On peut fuir la vérité, plus difficilement la cacher. Ce n’est qu’une question de temps : la justice frappera à la porte des auteurs de crimes à Gaza et de leurs complices. La destruction de Gaza a réveillé des consciences que l’on croyait anesthésiées et a rendu visible ce que beaucoup refusaient de voir : non seulement la brutalité de l’occupation, mais la complicité active de nos démocraties occidentales dans sa perpétuation. Car Israël n’est pas une anomalie dans l’ordre mondial ; il en est, à bien des égards, le miroir, dans lequel on découvre des logiques d’exception, des hiérarchies coloniales entre vies dignes de deuil et vies sacrifiables, une rhétorique de la sécurité qui garantit l’impunité. La plupart des gouvernements occidentaux ne se confrontent pas à Israël, parce qu’en le faisant ils se remettraient en cause eux-mêmes.

    Patrie des droits humains ?

    C’est pourquoi il est à la fois instructif et attristant que la France, patrie déclarée des droits humains, se retrouve en première ligne, non pour défendre un principe, mais pour protéger un statu quo ; non pour promouvoir le droit international, mais pour neutraliser ses gardiens.

    Pourtant, quelque chose a changé. Un mouvement est né — sur les campus, les réseaux sociaux, dans les rues, dans les prétoires —, qui réclame une justice sociale réelle, le respect effectif des droits humains, un multilatéralisme décolonial et l’universalité sans exception de ses principes. Une universalité qui n’admet pas l’apartheid, fût-il pratiqué par un État allié des capitales occidentales. Ce mouvement ne se laissera pas réduire au silence par des campagnes de diffamation. Il ne sera pas découragé par ses sanctions, ses répressions. Il grandit et se renforce à mesure que les mensonges et les distorsions qui cherchent à le disqualifier se révèlent.

    Par Francesca Albanese

    https://arretsurinfo.ch/francesca-albanese-reponse-a-mes-detracteurs-anatomie-dune-diffamation/

    #Israel #GrandeBourgeoisie #Finance #Sionisme #GBFS #FrancescaAlbanese #Albanese # Jean-NoëlBarrot #dénigrement #antisemitisme #ONU
  22. gilles geirnaert wrote the following Beitrag Sat, 07 Mar 2026 11:28:15 +0100

    Francesca Albanese: Réponse à mes détracteurs. Anatomie d’une diffamation


    Par Francesca Albanese

    Par Francesca Albanese

    Le ministre des affaires étrangères français, M. Jean-Noël Barrot, persiste, signe et s’enferre : la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation dans les territoires palestiniens occupés doit démissionner… pour des propos qu’elle n’a pas tenus. Mme Francesca Albanese répond dans nos colonnes à la vaste campagne de dénigrement dont elle est victime.

    Depuis plus de deux ans, mon mandat fait l’objet de polémiques soigneusement orchestrées, et d’une virulence croissante. Le 8 février, une députée française a attaqué ma personne sur la base de déclarations tronquées me faisant dire qu’Israël « est l’ennemi commun de l’humanité », alors que mon discours visait les pays qui ont armé Israël, ainsi que les médias et les algorithmes des réseaux sociaux qui ont amplifié le discours génocidaire . Sans prendre soin de vérifier la teneur exacte de mes dires ni examiner les faits, le ministre des affaires étrangères français Jean-Noël Barrot s’est aussitôt fait l’écho de ces attaques à l’échelle internationale, condamnant comme « outranciers et coupables » des propos que je n’ai jamais tenus et annonçant que la France saisirait le Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour appeler à ma démission. Ses homologues italien, allemand et tchèque lui ont emboîté le pas, sans davantage procéder aux vérifications élémentaires qu’exige leur charge. Le 19 février, le premier ministre français Sébastien Lecornu a publiquement repris la même demande.

    Si la critique est inhérente à toute fonction publique, plus encore quand elle touche aux droits humains, cette affaire révèle un aspect troublant : l’acharnement avec lequel certains États préfèrent s’en prendre à la messagère plutôt que d’essayer de réfuter le message.

    Le caractère inédit et corrosif de cette attaque contre une experte indépendante désignée par les Nations unies ne tient pas seulement à la violence des accusations et à la fabrication délibérée de mensonges. Mais aussi et surtout au fait que le sommet de l’État dirige et assume la manœuvre. Il ne s’agit plus dès lors d’une controverse, mais du symptôme de la faillite d’un système, fait de promesses solennelles et de traités internationaux que l’on invoque en temps de paix, mais que l’on enterre dès que leur application dérange.

    Nommée par le Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies (ONU), je suis rapporteuse spéciale depuis le 1er mai 2022, et jusqu’en 2028. Huitième titulaire de ce mandat — et première femme à ce poste —, j’ai assumé cet engagement bénévole après une carrière consacrée à la défense des droits humains, principalement auprès des Nations unies — notamment au Haut-Commissariat aux droits de l’homme et à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa) à Jérusalem —, et à la recherche universitaire sur la Palestine.

    L’attention portée à Israël ne relève ni d’un choix personnel ni d’un parti pris : elle découle de la résolution 1993/2A du Conseil des droits de l’homme, adoptée le 19 février 1993 en réponse à près de trente ans d’occupation de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. M’accuser de « manquer de neutralité » revient à déformer sciemment ce mandat. Aucun des quatorze autres rapporteurs des Nations unies investis d’un mandat-pays ne fait l’objet de telles attaques ; nul n’accuse les titulaires chargés de l’Afghanistan, de la Russie ou de l’Iran d’« obsession » dans l’exercice de leur mission. Mais, dès lors qu’Israël est concerné, l’accomplissement ordinaire d’un mandat devient aux yeux de certains, au sein même des gouvernements, une faute à justifier plutôt qu’un devoir à remplir.

    Mon travail consiste à établir et qualifier juridiquement des faits dans les territoires occupés, où règne un dualisme juridique institutionnalisé : le droit civil s’applique aux colons israéliens et le droit militaire aux Palestiniens, y compris aux enfants. En effet, Israël est le seul pays au monde où des enfants sont systématiquement poursuivis devant des tribunaux militaires. Décrire ce système comme un apartheid exercé contre les Palestiniens sous forme de dictature militaire relève non pas de la provocation mais de la qualification juridique. Mes premiers rapports remis à l’ONU en 2022-2023 ont documenté l’entrave systématique au droit à l’autodétermination du peuple palestinien, la privation arbitraire et systématique de liberté, et l’impact structurel de l’occupation sur l’enfance.

    Un panoptique à ciel ouvert

    Droit de vivre libre en tant que peuple, de décider de sa voix politique, de gérer ses ressources, de tracer son propre avenir, l’autodétermination conditionne l’exercice de tous les autres droits. Sa négation se trouve au cœur de tout projet colonial de peuplement. Depuis des décennies, la fragmentation territoriale, l’expansion des colonies, les restrictions aux déplacements, au travail, à l’éducation et à l’accès à la justice, la confiscation des terres, la démolition de dizaines de milliers de maisons, l’enfermement de Gaza, et les près de 6 000 morts, dont environ 1 200 enfants, causés par les attaques israéliennes entre 2008 et 2022 ont rendu improbable toute perspective de vie libre et indépendante.

    Dans l’ensemble du territoire palestinien occupé, Israël a instauré un régime carcéral — à l’intensité et aux méthodes variables — qui contraint toutes les dimensions de la vie quotidienne. Constamment surveillés, entravés dans leurs déplacements par des points de contrôle, des murs et un maillage bureaucratique oppressant, perpétuellement exposés aux arrestations et à la détention arbitraire, la torture et d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, les Palestiniens vivent dans ce qui s’apparente à un panoptique à ciel ouvert.

    Achevé juste avant et présenté juste après les attaques du 7 octobre 2023, mon rapport sur l’enfance est à la fois le plus accablant et le moins commenté. Il évoque le processus de « désenfantisation » (« unchilding »), un terme emprunté à l’universitaire israélo-palestinienne Nadera Shalhoub-Kevorkian, pour décrire le quotidien d’enfants privés de protection et d’innocence, grandissant dans la violence omniprésente : tués, mutilés, orphelins, témoins de la mort ou de l’humiliation perpétuelle de leurs proches et de la destruction de leur foyer. Ignorer leur désespoir, c’est renoncer à une part de notre humanité et violer l’obligation la plus sacrée au monde et du droit international : protéger l’enfance.

    Mon rapport de mars 2024 s’inscrit dans cette même approche ; il porte lui aussi sur les victimes d’un système structuré. Intitulé « Anatomie d’un génocide », il documente les cinq premiers mois d’attaques israéliennes sur Gaza après les massacres commis par le Hamas le 7 octobre 2023 : meurtres, atteintes physiques et mentales graves, soumission à des conditions de vie visant la destruction du groupe, sur fond de rhétorique déshumanisante émanant de responsables étatiques. Pendant cette période, Israël a maquillé son action d’un « camouflage humanitaire », libellé dans un langage apaisant — « conflit », « dommages collatéraux », « safe zones », « ordres d’évacuation » — pour justifier l’effacement progressif de Gaza et de son identité, la suppression de la capacité des Palestiniens à exister comme communauté, à habiter leur terre, à transmettre leur mémoire. Dans le rapport suivant, « L’effacement colonial par le génocide », j’ai montré comment ce génocide s’étend en Cisjordanie et à Jérusalem-Est par le biais d’un nettoyage ethnique, l’ensemble formant l’aboutissement logique d’une entreprise de colonisation de peuplement : effacer pour remplacer, détruire pour s’approprier.

    Je ne suis pas la seule à avoir abouti à de telles conclusions. Dès janvier 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a estimé qu’il existait un risque plausible de violation de la convention sur le génocide et ordonné des mesures conservatoires. En juillet 2024, cette juridiction a également conclu à l’illégalité de la présence d’Israël dans le territoire palestinien occupé et demandé qu’elle cesse immédiatement et sans condition. La Cour a enfin constaté l’existence d’une discrimination systémique, de violations de l’interdiction de la ségrégation raciale et de l’apartheid, ainsi que de politiques d’annexion. On ne compte plus les institutions et organisations qui concluent qu’Israël commet un génocide contre le peuple palestinien dans le peu de territoire qui reste de la Palestine. L’historien israélien Raz Segal a sonné l’alarme en octobre 2023. En 2024, des historiens israéliens spécialistes de la Shoah, comme Amos Goldberg et Omer Bartov, estimaient eux aussi que leur pays commettait un génocide. Quelques mois plus tard, Amnesty International en arrivait à la même conclusion, et, en juillet 2025, l’organisation israélienne B’Tselem publiait un rapport en ce sens sous un titre accablant, plus saisissant encore lorsqu’on l’imagine en hébreu : « Notre génocide ». Enfin, et parmi beaucoup d’autres, en septembre 2025, la commission d’enquête internationale indépendante mandatée par l’ONU affirmait également qu’un génocide était en cours à Gaza. Malgré une documentation minutieuse des crimes commis, ces rapports n’ont reçu qu’une attention limitée ou nulle de la part des médias et des gouvernements occidentaux. À défaut d’une décision judiciaire formelle, la commission d’enquête constitue ce qui se rapproche le plus d’une conclusion quasi juridictionnelle fondée sur l’établissement des faits et l’analyse du droit. En tout état de cause, l’obligation de prévenir le génocide naît dès qu’un risque sérieux est identifié. En janvier 2024, lorsque la CIJ a reconnu un risque plausible à Gaza, les États devaient agir — en commençant par suspendre les transferts d’armes.

    Mon analyse de la complicité de certaines entreprises, publiée en juillet 2025, a suscité les réactions les plus virulentes. J’y décris l’« économie de génocide » : un réseau d’acteurs privés qui, par leurs investissements, leurs technologies, leurs services et leurs chaînes d’approvisionnement soutiennent matériellement la réalité décrite dans les rapports précédents. Une telle implication engage leur responsabilité. Mettre fin au génocide implique aussi de démanteler les structures économiques qui le rendent possible — et profitable. Ce rapport a conduit les États-Unis à m’imposer des sanctions draconiennes dès août 2025 — une pratique déjà appliquée à des juges de la Cour pénale internationale (CPI) et à plusieurs organisations palestiniennes. Je suis coupée financièrement du monde. Quiconque entretient des liens avec moi, y compris les membres de ma famille (je suis mère d’une fille ayant la citoyenneté américaine), est menacé d’amendes de 1 million de dollars et de vingt ans de prison. Ma capacité à exercer mon mandat et, tout simplement, à conduire ma vie s’en trouve gravement entravée.

    Bien que ces attaques soient appuyées par mon propre pays, l’Italie, et en l’absence de soutien concret de la part d’autres États, j’ai poursuivi ma mission. Mon rapport le plus récent qualifie le génocide à Gaza de « crime collectif », car rendu possible et financé par le soutien politique et militaire indéfectible de plusieurs États, parmi lesquels figurent ceux qui aujourd’hui m’attaquent avec le plus de vigueur.

    Les États-Unis restent de loin le premier fournisseur d’armes à Israël, tandis que plusieurs États membres de l’Union européenne continuent d’alimenter ces transferts ; l’Union demeure d’ailleurs le premier partenaire commercial de Tel-Aviv. À quelques exceptions près, comme l’Espagne ou la Slovénie, les États du Vieux Continent ont choisi l’inaction ou la complicité. La France, par exemple, a autorisé plusieurs fois le survol de son espace aérien par M. Benyamin Netanyahou malgré le mandat d’arrêt émis par la CPI à son encontre. Paris a poursuivi le commerce d’équipements militaires, facilité des transits via ses ports et aéroports, et maintenu des échanges commerciaux intenses avec Israël. De grandes banques françaises financent des entreprises liées à l’industrie militaire israélienne et aux colonies, tandis que plusieurs milliers de Franco-Israéliens servent dans l’armée israélienne.

    Criminaliser la solidarité

    Parallèlement, la répression des mobilisations s’intensifie : manifestations interdites, conférences académiques censurées, militants et journalistes accusés d’« apologie du terrorisme », interventions policières violentes. L’Allemagne, l’Italie, la France et le Royaume-Uni occupent les avant-postes dans ce domaine, sous couvert de lutte légitime contre l’antisémitisme. Des projets de loi proposent d’amalgamer le combat indispensable contre la judéophobie et toutes les formes de racisme avec la prohibition de toute critique d’Israël en tant qu’État. Présentée comme une évidence, cette confusion qui assimile nos frères et sœurs juifs à la politique israélienne participe d’une offensive politique : instrumentaliser le combat contre l’antisémitisme pour criminaliser l’expression de solidarité avec le peuple palestinien et justifier des campagnes de diffamation. Parce qu’ils critiquent la politique de Tel-Aviv, des ressortissants israéliens et des personnes juives subissent dans le monde entier les mêmes campagnes de dénigrement. Leurs voix sont étouffées, et leur loyauté est mise en cause.

    L’antisémitisme, horrible et odieux, est la haine des Juifs : il n’a rien à voir avec le travail de celles et ceux qui défendent les droits humains, lequel porte sur l’analyse des actes d’un État. L’ensemble du système du droit international repose sur le principe de la responsabilité de l’État. Ce sont les États qui assument et portent des obligations juridiques, et ce sont eux qui doivent répondre, en premier lieu, de leurs violations. Israël ne fait pas exception : les critiques envers l’État d’Israël ne visent pas ce que l’État d’Israël est ni la religion qu’il professe, mais ce qu’il fait, en particulier au regard du droit international, qu’il viole, de manière grave, répétée et dans une impunité persistante.

    La question soulevée n’est pas d’ordre idéologique mais juridique : la France respecte-t-elle ses obligations internationales en menant de telles actions ? Mon mandat de rapporteuse spéciale m’a appris une chose essentielle : lorsque le pouvoir est mis en cause, il ne débat pas, il frappe. Salir pour disqualifier, intimider pour réduire au silence ; la violence trahit la fébrilité plutôt que la force.

    Mon travail s’inscrit dans la continuité de celui de mes prédécesseurs : MM. John Dugard, Richard Falk et Michael Lynk. Eux aussi furent accusés d’antisémitisme ou de complaisance envers le terrorisme. Contre eux aussi fut déployé le procédé consistant à substituer la polémique aux faits documentés, l’attaque ad hominem à l’analyse juridique. La mécanique est désormais rodée. Des groupes pro-israéliens — avec, comme chef de file, depuis Genève, l’organisation UN Watch — produisent, depuis des années, des rapports diffamatoires contre quiconque, surtout au sein des Nations unies, documente les infractions au droit international commises par Tel-Aviv. Au prétexte de contrebalancer un « traitement disproportionné d’Israël », ces acteurs isolent et fragmentent des propos pour en altérer le sens, puis amplifient et répètent leur désinformation jusqu’à lui donner l’apparence de la vérité.

    À y regarder de près, les « rapports » de ces groupes sonnent creux. Au sein des Nations unies, leur caractère mensonger et diffamatoire est connu de longue date. Les accusations selon lesquelles j’aurais justifié les atrocités du 7 octobre 2023, nié des violences sexuelles ou minimisé la souffrance des otages procèdent de cette fabrique, alors même que j’ai condamné sans ambiguïté et sans relâche les attaques contre les civils israéliens le 7 octobre et les crimes du Hamas en général.

    Je les ai condamnés sans hésitation comme des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, dont les auteurs doivent être poursuivis en justice dans le cadre de procédures internationales. J’ai condamné les violences sexuelles commises contre des victimes israéliennes, telles que documentées par la commission d’enquête des Nations unies, et, conformément au droit international, je considère le viol utilisé dans un contexte d’hostilité comme une arme de guerre pouvant constituer un crime de guerre et, selon les circonstances, un crime contre l’humanité. La justice internationale ne fonctionne ni par indignation sélective ni par instrumentalisation politique. Elle repose sur la qualification juridique des faits, l’établissement des responsabilités individuelles et le respect du due process (procédure régulière), pour tous et toutes, sans exception.

    Si ma condamnation des massacres et d’autres crimes contre les civils israéliens a été sans équivoque, j’ai contesté l’affirmation largement répandue, surtout en France pour quelque raison qui m’échappe, selon laquelle ils auraient été principalement motivés par l’antisémitisme: comme l’ont rappelé d’éminents spécialistes de la Shoah et de l’antisémitisme, cette lecture est à la fois erronée et dangereuse, car elle occulte les causes structurelles de la violence et en fausse l’analyse. Si l’antisémitisme a pu jouer un rôle à titre individuel pour certains assaillants, ces massacres, comme le déclara le secrétaire général des Nations unies, M. António Guterres, se sont produits dans le contexte de cinquante-six années d’occupation étouffante. Aucun crime ne justifie un autre crime. Mais ignorer le contexte, c’est entretenir une lecture déformée qui risque d’alimenter le cycle de violence au lieu de le résoudre, mettant en danger autant les Palestiniens que les Israéliens.

    Il faut nommer ce que cette campagne révèle : l’énergie déployée pour me calomnier contraste avec le silence face aux crimes en cours à Gaza et l’inaction vis-à-vis de ceux qui font l’objet de mandats d’arrêt internationaux devant la CPI. Sous prétexte de « responsabiliser l’ONU », il s’agit en réalité de redéfinir la défense des droits humains comme une prise de position partisane.

    L’ironie est cinglante. En septembre 2025, la France a reconnu l’État de Palestine, un geste salué comme un signal fort, un tournant symbolique. Mais reconnaître un État dont on soutient activement l’occupant, sans exercer de pression pour que celui-ci respecte le droit international et procède au retrait inconditionnel des territoires occupés qu’exige la CIJ, relève davantage de la posture diplomatique que de l’engagement juridique et politique. La reconnaissance d’un État sans territoire, sans souveraineté, sans cessation de l’occupation, n’est qu’un propos creux, surtout lorsque l’on s’emploie parallèlement à intimider les experts mandatés pour documenter précisément les violations qui rendent impossible la création concrète de cet État. On ne peut pas reconnaître la Palestine le lundi et chercher à museler ses défenseurs le reste de la semaine.

    Les dirigeants qui se prêtent à ce jeu ne ciblent pas seulement ma personne. Ils sacrifient l’ordre juridique international lui-même, et accélèrent le démantèlement du droit international humanitaire et des institutions qui en sont garantes, au moment précis où leur survie est en jeu.

    On peut fuir la vérité, plus difficilement la cacher. Ce n’est qu’une question de temps : la justice frappera à la porte des auteurs de crimes à Gaza et de leurs complices. La destruction de Gaza a réveillé des consciences que l’on croyait anesthésiées et a rendu visible ce que beaucoup refusaient de voir : non seulement la brutalité de l’occupation, mais la complicité active de nos démocraties occidentales dans sa perpétuation. Car Israël n’est pas une anomalie dans l’ordre mondial ; il en est, à bien des égards, le miroir, dans lequel on découvre des logiques d’exception, des hiérarchies coloniales entre vies dignes de deuil et vies sacrifiables, une rhétorique de la sécurité qui garantit l’impunité. La plupart des gouvernements occidentaux ne se confrontent pas à Israël, parce qu’en le faisant ils se remettraient en cause eux-mêmes.

    Patrie des droits humains ?

    C’est pourquoi il est à la fois instructif et attristant que la France, patrie déclarée des droits humains, se retrouve en première ligne, non pour défendre un principe, mais pour protéger un statu quo ; non pour promouvoir le droit international, mais pour neutraliser ses gardiens.

    Pourtant, quelque chose a changé. Un mouvement est né — sur les campus, les réseaux sociaux, dans les rues, dans les prétoires —, qui réclame une justice sociale réelle, le respect effectif des droits humains, un multilatéralisme décolonial et l’universalité sans exception de ses principes. Une universalité qui n’admet pas l’apartheid, fût-il pratiqué par un État allié des capitales occidentales. Ce mouvement ne se laissera pas réduire au silence par des campagnes de diffamation. Il ne sera pas découragé par ses sanctions, ses répressions. Il grandit et se renforce à mesure que les mensonges et les distorsions qui cherchent à le disqualifier se révèlent.

    Par Francesca Albanese

    https://arretsurinfo.ch/francesca-albanese-reponse-a-mes-detracteurs-anatomie-dune-diffamation/

    #Israel #GrandeBourgeoisie #Finance #Sionisme #GBFS #FrancescaAlbanese #Albanese # Jean-NoëlBarrot #dénigrement #antisemitisme #ONU
  23. gilles geirnaert wrote the following Beitrag Sat, 07 Mar 2026 11:28:15 +0100

    Francesca Albanese: Réponse à mes détracteurs. Anatomie d’une diffamation


    Par Francesca Albanese

    Par Francesca Albanese

    Le ministre des affaires étrangères français, M. Jean-Noël Barrot, persiste, signe et s’enferre : la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation dans les territoires palestiniens occupés doit démissionner… pour des propos qu’elle n’a pas tenus. Mme Francesca Albanese répond dans nos colonnes à la vaste campagne de dénigrement dont elle est victime.

    Depuis plus de deux ans, mon mandat fait l’objet de polémiques soigneusement orchestrées, et d’une virulence croissante. Le 8 février, une députée française a attaqué ma personne sur la base de déclarations tronquées me faisant dire qu’Israël « est l’ennemi commun de l’humanité », alors que mon discours visait les pays qui ont armé Israël, ainsi que les médias et les algorithmes des réseaux sociaux qui ont amplifié le discours génocidaire . Sans prendre soin de vérifier la teneur exacte de mes dires ni examiner les faits, le ministre des affaires étrangères français Jean-Noël Barrot s’est aussitôt fait l’écho de ces attaques à l’échelle internationale, condamnant comme « outranciers et coupables » des propos que je n’ai jamais tenus et annonçant que la France saisirait le Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour appeler à ma démission. Ses homologues italien, allemand et tchèque lui ont emboîté le pas, sans davantage procéder aux vérifications élémentaires qu’exige leur charge. Le 19 février, le premier ministre français Sébastien Lecornu a publiquement repris la même demande.

    Si la critique est inhérente à toute fonction publique, plus encore quand elle touche aux droits humains, cette affaire révèle un aspect troublant : l’acharnement avec lequel certains États préfèrent s’en prendre à la messagère plutôt que d’essayer de réfuter le message.

    Le caractère inédit et corrosif de cette attaque contre une experte indépendante désignée par les Nations unies ne tient pas seulement à la violence des accusations et à la fabrication délibérée de mensonges. Mais aussi et surtout au fait que le sommet de l’État dirige et assume la manœuvre. Il ne s’agit plus dès lors d’une controverse, mais du symptôme de la faillite d’un système, fait de promesses solennelles et de traités internationaux que l’on invoque en temps de paix, mais que l’on enterre dès que leur application dérange.

    Nommée par le Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies (ONU), je suis rapporteuse spéciale depuis le 1er mai 2022, et jusqu’en 2028. Huitième titulaire de ce mandat — et première femme à ce poste —, j’ai assumé cet engagement bénévole après une carrière consacrée à la défense des droits humains, principalement auprès des Nations unies — notamment au Haut-Commissariat aux droits de l’homme et à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa) à Jérusalem —, et à la recherche universitaire sur la Palestine.

    L’attention portée à Israël ne relève ni d’un choix personnel ni d’un parti pris : elle découle de la résolution 1993/2A du Conseil des droits de l’homme, adoptée le 19 février 1993 en réponse à près de trente ans d’occupation de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. M’accuser de « manquer de neutralité » revient à déformer sciemment ce mandat. Aucun des quatorze autres rapporteurs des Nations unies investis d’un mandat-pays ne fait l’objet de telles attaques ; nul n’accuse les titulaires chargés de l’Afghanistan, de la Russie ou de l’Iran d’« obsession » dans l’exercice de leur mission. Mais, dès lors qu’Israël est concerné, l’accomplissement ordinaire d’un mandat devient aux yeux de certains, au sein même des gouvernements, une faute à justifier plutôt qu’un devoir à remplir.

    Mon travail consiste à établir et qualifier juridiquement des faits dans les territoires occupés, où règne un dualisme juridique institutionnalisé : le droit civil s’applique aux colons israéliens et le droit militaire aux Palestiniens, y compris aux enfants. En effet, Israël est le seul pays au monde où des enfants sont systématiquement poursuivis devant des tribunaux militaires. Décrire ce système comme un apartheid exercé contre les Palestiniens sous forme de dictature militaire relève non pas de la provocation mais de la qualification juridique. Mes premiers rapports remis à l’ONU en 2022-2023 ont documenté l’entrave systématique au droit à l’autodétermination du peuple palestinien, la privation arbitraire et systématique de liberté, et l’impact structurel de l’occupation sur l’enfance.

    Un panoptique à ciel ouvert

    Droit de vivre libre en tant que peuple, de décider de sa voix politique, de gérer ses ressources, de tracer son propre avenir, l’autodétermination conditionne l’exercice de tous les autres droits. Sa négation se trouve au cœur de tout projet colonial de peuplement. Depuis des décennies, la fragmentation territoriale, l’expansion des colonies, les restrictions aux déplacements, au travail, à l’éducation et à l’accès à la justice, la confiscation des terres, la démolition de dizaines de milliers de maisons, l’enfermement de Gaza, et les près de 6 000 morts, dont environ 1 200 enfants, causés par les attaques israéliennes entre 2008 et 2022 ont rendu improbable toute perspective de vie libre et indépendante.

    Dans l’ensemble du territoire palestinien occupé, Israël a instauré un régime carcéral — à l’intensité et aux méthodes variables — qui contraint toutes les dimensions de la vie quotidienne. Constamment surveillés, entravés dans leurs déplacements par des points de contrôle, des murs et un maillage bureaucratique oppressant, perpétuellement exposés aux arrestations et à la détention arbitraire, la torture et d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, les Palestiniens vivent dans ce qui s’apparente à un panoptique à ciel ouvert.

    Achevé juste avant et présenté juste après les attaques du 7 octobre 2023, mon rapport sur l’enfance est à la fois le plus accablant et le moins commenté. Il évoque le processus de « désenfantisation » (« unchilding »), un terme emprunté à l’universitaire israélo-palestinienne Nadera Shalhoub-Kevorkian, pour décrire le quotidien d’enfants privés de protection et d’innocence, grandissant dans la violence omniprésente : tués, mutilés, orphelins, témoins de la mort ou de l’humiliation perpétuelle de leurs proches et de la destruction de leur foyer. Ignorer leur désespoir, c’est renoncer à une part de notre humanité et violer l’obligation la plus sacrée au monde et du droit international : protéger l’enfance.

    Mon rapport de mars 2024 s’inscrit dans cette même approche ; il porte lui aussi sur les victimes d’un système structuré. Intitulé « Anatomie d’un génocide », il documente les cinq premiers mois d’attaques israéliennes sur Gaza après les massacres commis par le Hamas le 7 octobre 2023 : meurtres, atteintes physiques et mentales graves, soumission à des conditions de vie visant la destruction du groupe, sur fond de rhétorique déshumanisante émanant de responsables étatiques. Pendant cette période, Israël a maquillé son action d’un « camouflage humanitaire », libellé dans un langage apaisant — « conflit », « dommages collatéraux », « safe zones », « ordres d’évacuation » — pour justifier l’effacement progressif de Gaza et de son identité, la suppression de la capacité des Palestiniens à exister comme communauté, à habiter leur terre, à transmettre leur mémoire. Dans le rapport suivant, « L’effacement colonial par le génocide », j’ai montré comment ce génocide s’étend en Cisjordanie et à Jérusalem-Est par le biais d’un nettoyage ethnique, l’ensemble formant l’aboutissement logique d’une entreprise de colonisation de peuplement : effacer pour remplacer, détruire pour s’approprier.

    Je ne suis pas la seule à avoir abouti à de telles conclusions. Dès janvier 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a estimé qu’il existait un risque plausible de violation de la convention sur le génocide et ordonné des mesures conservatoires. En juillet 2024, cette juridiction a également conclu à l’illégalité de la présence d’Israël dans le territoire palestinien occupé et demandé qu’elle cesse immédiatement et sans condition. La Cour a enfin constaté l’existence d’une discrimination systémique, de violations de l’interdiction de la ségrégation raciale et de l’apartheid, ainsi que de politiques d’annexion. On ne compte plus les institutions et organisations qui concluent qu’Israël commet un génocide contre le peuple palestinien dans le peu de territoire qui reste de la Palestine. L’historien israélien Raz Segal a sonné l’alarme en octobre 2023. En 2024, des historiens israéliens spécialistes de la Shoah, comme Amos Goldberg et Omer Bartov, estimaient eux aussi que leur pays commettait un génocide. Quelques mois plus tard, Amnesty International en arrivait à la même conclusion, et, en juillet 2025, l’organisation israélienne B’Tselem publiait un rapport en ce sens sous un titre accablant, plus saisissant encore lorsqu’on l’imagine en hébreu : « Notre génocide ». Enfin, et parmi beaucoup d’autres, en septembre 2025, la commission d’enquête internationale indépendante mandatée par l’ONU affirmait également qu’un génocide était en cours à Gaza. Malgré une documentation minutieuse des crimes commis, ces rapports n’ont reçu qu’une attention limitée ou nulle de la part des médias et des gouvernements occidentaux. À défaut d’une décision judiciaire formelle, la commission d’enquête constitue ce qui se rapproche le plus d’une conclusion quasi juridictionnelle fondée sur l’établissement des faits et l’analyse du droit. En tout état de cause, l’obligation de prévenir le génocide naît dès qu’un risque sérieux est identifié. En janvier 2024, lorsque la CIJ a reconnu un risque plausible à Gaza, les États devaient agir — en commençant par suspendre les transferts d’armes.

    Mon analyse de la complicité de certaines entreprises, publiée en juillet 2025, a suscité les réactions les plus virulentes. J’y décris l’« économie de génocide » : un réseau d’acteurs privés qui, par leurs investissements, leurs technologies, leurs services et leurs chaînes d’approvisionnement soutiennent matériellement la réalité décrite dans les rapports précédents. Une telle implication engage leur responsabilité. Mettre fin au génocide implique aussi de démanteler les structures économiques qui le rendent possible — et profitable. Ce rapport a conduit les États-Unis à m’imposer des sanctions draconiennes dès août 2025 — une pratique déjà appliquée à des juges de la Cour pénale internationale (CPI) et à plusieurs organisations palestiniennes. Je suis coupée financièrement du monde. Quiconque entretient des liens avec moi, y compris les membres de ma famille (je suis mère d’une fille ayant la citoyenneté américaine), est menacé d’amendes de 1 million de dollars et de vingt ans de prison. Ma capacité à exercer mon mandat et, tout simplement, à conduire ma vie s’en trouve gravement entravée.

    Bien que ces attaques soient appuyées par mon propre pays, l’Italie, et en l’absence de soutien concret de la part d’autres États, j’ai poursuivi ma mission. Mon rapport le plus récent qualifie le génocide à Gaza de « crime collectif », car rendu possible et financé par le soutien politique et militaire indéfectible de plusieurs États, parmi lesquels figurent ceux qui aujourd’hui m’attaquent avec le plus de vigueur.

    Les États-Unis restent de loin le premier fournisseur d’armes à Israël, tandis que plusieurs États membres de l’Union européenne continuent d’alimenter ces transferts ; l’Union demeure d’ailleurs le premier partenaire commercial de Tel-Aviv. À quelques exceptions près, comme l’Espagne ou la Slovénie, les États du Vieux Continent ont choisi l’inaction ou la complicité. La France, par exemple, a autorisé plusieurs fois le survol de son espace aérien par M. Benyamin Netanyahou malgré le mandat d’arrêt émis par la CPI à son encontre. Paris a poursuivi le commerce d’équipements militaires, facilité des transits via ses ports et aéroports, et maintenu des échanges commerciaux intenses avec Israël. De grandes banques françaises financent des entreprises liées à l’industrie militaire israélienne et aux colonies, tandis que plusieurs milliers de Franco-Israéliens servent dans l’armée israélienne.

    Criminaliser la solidarité

    Parallèlement, la répression des mobilisations s’intensifie : manifestations interdites, conférences académiques censurées, militants et journalistes accusés d’« apologie du terrorisme », interventions policières violentes. L’Allemagne, l’Italie, la France et le Royaume-Uni occupent les avant-postes dans ce domaine, sous couvert de lutte légitime contre l’antisémitisme. Des projets de loi proposent d’amalgamer le combat indispensable contre la judéophobie et toutes les formes de racisme avec la prohibition de toute critique d’Israël en tant qu’État. Présentée comme une évidence, cette confusion qui assimile nos frères et sœurs juifs à la politique israélienne participe d’une offensive politique : instrumentaliser le combat contre l’antisémitisme pour criminaliser l’expression de solidarité avec le peuple palestinien et justifier des campagnes de diffamation. Parce qu’ils critiquent la politique de Tel-Aviv, des ressortissants israéliens et des personnes juives subissent dans le monde entier les mêmes campagnes de dénigrement. Leurs voix sont étouffées, et leur loyauté est mise en cause.

    L’antisémitisme, horrible et odieux, est la haine des Juifs : il n’a rien à voir avec le travail de celles et ceux qui défendent les droits humains, lequel porte sur l’analyse des actes d’un État. L’ensemble du système du droit international repose sur le principe de la responsabilité de l’État. Ce sont les États qui assument et portent des obligations juridiques, et ce sont eux qui doivent répondre, en premier lieu, de leurs violations. Israël ne fait pas exception : les critiques envers l’État d’Israël ne visent pas ce que l’État d’Israël est ni la religion qu’il professe, mais ce qu’il fait, en particulier au regard du droit international, qu’il viole, de manière grave, répétée et dans une impunité persistante.

    La question soulevée n’est pas d’ordre idéologique mais juridique : la France respecte-t-elle ses obligations internationales en menant de telles actions ? Mon mandat de rapporteuse spéciale m’a appris une chose essentielle : lorsque le pouvoir est mis en cause, il ne débat pas, il frappe. Salir pour disqualifier, intimider pour réduire au silence ; la violence trahit la fébrilité plutôt que la force.

    Mon travail s’inscrit dans la continuité de celui de mes prédécesseurs : MM. John Dugard, Richard Falk et Michael Lynk. Eux aussi furent accusés d’antisémitisme ou de complaisance envers le terrorisme. Contre eux aussi fut déployé le procédé consistant à substituer la polémique aux faits documentés, l’attaque ad hominem à l’analyse juridique. La mécanique est désormais rodée. Des groupes pro-israéliens — avec, comme chef de file, depuis Genève, l’organisation UN Watch — produisent, depuis des années, des rapports diffamatoires contre quiconque, surtout au sein des Nations unies, documente les infractions au droit international commises par Tel-Aviv. Au prétexte de contrebalancer un « traitement disproportionné d’Israël », ces acteurs isolent et fragmentent des propos pour en altérer le sens, puis amplifient et répètent leur désinformation jusqu’à lui donner l’apparence de la vérité.

    À y regarder de près, les « rapports » de ces groupes sonnent creux. Au sein des Nations unies, leur caractère mensonger et diffamatoire est connu de longue date. Les accusations selon lesquelles j’aurais justifié les atrocités du 7 octobre 2023, nié des violences sexuelles ou minimisé la souffrance des otages procèdent de cette fabrique, alors même que j’ai condamné sans ambiguïté et sans relâche les attaques contre les civils israéliens le 7 octobre et les crimes du Hamas en général.

    Je les ai condamnés sans hésitation comme des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, dont les auteurs doivent être poursuivis en justice dans le cadre de procédures internationales. J’ai condamné les violences sexuelles commises contre des victimes israéliennes, telles que documentées par la commission d’enquête des Nations unies, et, conformément au droit international, je considère le viol utilisé dans un contexte d’hostilité comme une arme de guerre pouvant constituer un crime de guerre et, selon les circonstances, un crime contre l’humanité. La justice internationale ne fonctionne ni par indignation sélective ni par instrumentalisation politique. Elle repose sur la qualification juridique des faits, l’établissement des responsabilités individuelles et le respect du due process (procédure régulière), pour tous et toutes, sans exception.

    Si ma condamnation des massacres et d’autres crimes contre les civils israéliens a été sans équivoque, j’ai contesté l’affirmation largement répandue, surtout en France pour quelque raison qui m’échappe, selon laquelle ils auraient été principalement motivés par l’antisémitisme: comme l’ont rappelé d’éminents spécialistes de la Shoah et de l’antisémitisme, cette lecture est à la fois erronée et dangereuse, car elle occulte les causes structurelles de la violence et en fausse l’analyse. Si l’antisémitisme a pu jouer un rôle à titre individuel pour certains assaillants, ces massacres, comme le déclara le secrétaire général des Nations unies, M. António Guterres, se sont produits dans le contexte de cinquante-six années d’occupation étouffante. Aucun crime ne justifie un autre crime. Mais ignorer le contexte, c’est entretenir une lecture déformée qui risque d’alimenter le cycle de violence au lieu de le résoudre, mettant en danger autant les Palestiniens que les Israéliens.

    Il faut nommer ce que cette campagne révèle : l’énergie déployée pour me calomnier contraste avec le silence face aux crimes en cours à Gaza et l’inaction vis-à-vis de ceux qui font l’objet de mandats d’arrêt internationaux devant la CPI. Sous prétexte de « responsabiliser l’ONU », il s’agit en réalité de redéfinir la défense des droits humains comme une prise de position partisane.

    L’ironie est cinglante. En septembre 2025, la France a reconnu l’État de Palestine, un geste salué comme un signal fort, un tournant symbolique. Mais reconnaître un État dont on soutient activement l’occupant, sans exercer de pression pour que celui-ci respecte le droit international et procède au retrait inconditionnel des territoires occupés qu’exige la CIJ, relève davantage de la posture diplomatique que de l’engagement juridique et politique. La reconnaissance d’un État sans territoire, sans souveraineté, sans cessation de l’occupation, n’est qu’un propos creux, surtout lorsque l’on s’emploie parallèlement à intimider les experts mandatés pour documenter précisément les violations qui rendent impossible la création concrète de cet État. On ne peut pas reconnaître la Palestine le lundi et chercher à museler ses défenseurs le reste de la semaine.

    Les dirigeants qui se prêtent à ce jeu ne ciblent pas seulement ma personne. Ils sacrifient l’ordre juridique international lui-même, et accélèrent le démantèlement du droit international humanitaire et des institutions qui en sont garantes, au moment précis où leur survie est en jeu.

    On peut fuir la vérité, plus difficilement la cacher. Ce n’est qu’une question de temps : la justice frappera à la porte des auteurs de crimes à Gaza et de leurs complices. La destruction de Gaza a réveillé des consciences que l’on croyait anesthésiées et a rendu visible ce que beaucoup refusaient de voir : non seulement la brutalité de l’occupation, mais la complicité active de nos démocraties occidentales dans sa perpétuation. Car Israël n’est pas une anomalie dans l’ordre mondial ; il en est, à bien des égards, le miroir, dans lequel on découvre des logiques d’exception, des hiérarchies coloniales entre vies dignes de deuil et vies sacrifiables, une rhétorique de la sécurité qui garantit l’impunité. La plupart des gouvernements occidentaux ne se confrontent pas à Israël, parce qu’en le faisant ils se remettraient en cause eux-mêmes.

    Patrie des droits humains ?

    C’est pourquoi il est à la fois instructif et attristant que la France, patrie déclarée des droits humains, se retrouve en première ligne, non pour défendre un principe, mais pour protéger un statu quo ; non pour promouvoir le droit international, mais pour neutraliser ses gardiens.

    Pourtant, quelque chose a changé. Un mouvement est né — sur les campus, les réseaux sociaux, dans les rues, dans les prétoires —, qui réclame une justice sociale réelle, le respect effectif des droits humains, un multilatéralisme décolonial et l’universalité sans exception de ses principes. Une universalité qui n’admet pas l’apartheid, fût-il pratiqué par un État allié des capitales occidentales. Ce mouvement ne se laissera pas réduire au silence par des campagnes de diffamation. Il ne sera pas découragé par ses sanctions, ses répressions. Il grandit et se renforce à mesure que les mensonges et les distorsions qui cherchent à le disqualifier se révèlent.

    Par Francesca Albanese

    https://arretsurinfo.ch/francesca-albanese-reponse-a-mes-detracteurs-anatomie-dune-diffamation/

    #Israel #GrandeBourgeoisie #Finance #Sionisme #GBFS #FrancescaAlbanese #Albanese # Jean-NoëlBarrot #dénigrement #antisemitisme #ONU