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CW: NSFW, GenAI
“Dr Jekyll”
But is the experiment replicable?
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L’infolettre du 17 novembre 2025 : le plafonnement des budgets rejeté par les équipes ?
Le plafonnement des budgets rejeté ? Les débats ne doivent pas s’arrêter là
Serait-ce la fin de saison qui multiplie les débats autour des grandes questions qui animent le cyclisme sur route ? Ou bien une inquiétude grandissante, confirmée par le risque pour près de 70 coureurs de ne pas obtenir de contrat la saison prochaine et alors que deux équipes ont scellé leur disparition ? Les discussions ne manquent pas autour de la meilleure manière de revitaliser une discipline qui semble faire face à de graves disparités économiques et qui peine à renouveler son modèle. Cela fait des années que le sujet des budgets des structures professionnelles est sur la table, tout comme celui des salaires des meilleurs cyclistes. Cela fait des années que de nombreux observateurs et acteurs du peloton alertent sur le risque d’une cannibalisation des rentrées financières par quelques organisateurs et quelques équipes mieux fortunés. La domination d’UAE Team Emirates XRG et de son leader Tadej Pogacar a confirmé cette tendance, tout comme la nécessité pour deux des meilleures équipes belges du circuit, Lotto et Intermarché-Wanty, de fusionner pour pouvoir se battre face aux grandes écuries. Et pourtant, au fil des saisons, rien ne semble changer.
En mars 2024, l’Union Cycliste Internationale (UCI) avait pourtant communiqué la mise en place d’une réflexion autour d’un système de plafonnement du budget (Budget cap), sans toutefois préciser ses contours. Tout juste était-il indiqué que l’objectif du groupe de travail était de plancher sur une application de ces nouvelles règles d’ici à 2026. Moins de deux ans plus tard, le projet n’a toujours pas émergé, et il a fallu attendre une interview du président de l’UCI dans le quotidien Ouest-France pour qu’il refasse surface. Pour mieux être enterré enfoui derrière. “On a imaginé mettre en place un ‘Budget cap’ de l’ensemble des équipes et, paradoxalement, les équipes ne l’ont pas accepté. J’ai été étonné que ce soit plutôt les petites équipes qui le refusent”, a-t-il révélé, sans en dire plus sur les dirigeants qui auraient mis un frein à la proposition. Lappartient dit pourtant défendre l’idée : “Quand vous reprenez l’histoire du vélo, regardez La Vie Claire. Ils font 1, 2, 4, 7, 12 du Tour de France 1986. Et le budget de l’équipe, à l’époque, était, en proportion des autres, sans doute encore plus élevé qu’UAE. Je ne dis pas que c’était bien. Mais il y a toujours eu des équipes qui ont eu plus de moyens que d’autres. Le but est quand même de réguler un petit peu les choses. Et moi, je reste persuadé que le ‘Budget cap’ est un des éléments pour y arriver.”
Le président de l’UCI David Lappartient lors de la présentation du Grand Départ du Tour de France 2021 en Bretagne – Photo : ASO/Clara Langlois LablatinièreSelon une source venue du WorldTour interrogée par le média spécialisé Escape Collective, les équipes n’étaient pas contre cette proposition, mais souhaitaient plutôt une réforme économique plus large autour d’une implémentation d’un système de plafonnement des salaires. Il est en tout cas difficile de savoir ce qui était vraiment mis sur la table et quelle a été la réaction des équipes avec la seule voix de Lappartient, qui représente avant tout les intérêts de l’UCI.
Le président de la fédération a également évoqué la répartition des droits télés et de revenus des organisateurs à destination des équipes, une idée vieille comme la bicyclette qui revient chaque année sur la table. Il a aussi mis en avant un “désavantage” pour les équipes installées en France en raison de la fiscalité du pays. Mais David Lappartient pointe alors simplement un problème politique, alors que ce sujet de la taxation des équipes pourrait aussi faire l’objet d’une réflexion. Dans un podcast de RMC Sport qui a plus fait parler pour l’idée habituelle d’une billetterie sur certains événements cyclistes sur route (un projet qui semble également dater de Mathusalem), le patron de Groupama-FDJ Marc Madiot a justement proposé, pour garantir une certaine équité de taxation, de baser l’ensemble des équipes en Suisse “pour avoir le même coût social”. Ce serait déjà une première pierre vers une plus grande égalité entre des structures qui bénéficient parfois des largesses d’un pays pour éviter une charge salariale trop importante.
La tendance est malheureusement à une baisse des structures professionnelles, avec seulement 16 ProTeams (la division 2 du cyclisme) contre 23 dix ans plus tôt. Les budgets s’envolent et il devient difficile de suivre la tendance, au risque d’envisager des fusions, à l’image de Lotto et Intermarché-Wanty. La disparition d’Arkéa-B&B Hôtels et les récentes difficultés financières du Team Jayco-AlUla doivent également rappeler à l’UCI que les équipes restent encore et toujours très fragiles et qu’il est donc nécessaire de rassembler tous les acteurs autour de la table pour trouver une solution viable à l’avenir du cyclisme sur route. Pointer le seul refus des équipes est simple, mais il ne permet pas de faire avancer les discussions. Si le “Budget cap” n’a pas pris, il faut chercher d’autres solutions, débattre, se montrer innovant. Car l’avenir de la discipline en dépend.
Grégory Ienco
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Les nouvelles des derniers jours
✍ Transferts
- C’est officiel : le Britannique Christopher Froome est sans contrat. Le cycliste de 40 ans ne fait plus partie de l’effectif pour la saison 2026 d’Israel-Premier Tech (qui doit encore dévoiler son nouveau nom), selon une publication de l’équipe israélienne présentée cette semaine sur les réseaux sociaux. Froome, toujours en convalescence après une lourde chute à l’entraînement en août dernier qui lui a notamment causé une fracture d’une vertèbre et un pneumothorax, n’a toujours pas indiqué officiellement de quoi sera fait son avenir, même si celui-ci s’annonce certainement du côté d’une retraite paisible, loin des tumultes de ces dernières années.
- Le Team Picnic-PostNL a poursuivi son recrutement néerlandais avec la signature jusqu’en 2027 de deux nouveaux représentants bataves : Frits Biesterbos (23 ans), champion des Pays-Bas et vice-champion du monde de gravel cette saison outre des places d’honneur sur le Sibiu Tour et des courses slovènes de catégorie .2, et Timo de Jong (26 ans), venu de Volkerwessels et qui a impressionné en fin de saison avec un succès d’étape sur le Tour de Hollande, au sommet du VAM-Berg, auquel on peut ajouter une victoire d’étape sur l’Olympia’s Tour et un trophée sur le Ronde van Midden Brabant.
- Le Britannique Finlay Pickering (Bahrain Victorious) s’est engagé pour les deux prochaines saisons avec le Team Jayco-AlUla. Le grimpeur de 22 ans, 13e du Tour de Suisse et lauréat du classement de la montagne sur le Tour des Alpes cette saison, fera ainsi parler son esprit offensif sous le maillot de l’équipe australienne jusqu’à fin 2027.
- Non conservé au sein de l’effectif issu de la fusion entre Lotto et Intermarché-Wanty, le grimpeur argentin de 34 ans Eduardo Sepulveda s’exporte en Chine et roulera la saison prochaine sous le maillot de l’équipe continentale Li Ning Star, qui a déjà accueilli en 2024 le sprinter danois Alexander Salby et l’attaquant suisse Simon Pellaud. La meilleure performance de l’Argentin cette saison reste une 18e place finale sur le Tour de Suisse. Il attend un premier succès depuis le Tour de Castille-et-León en 2023.
- Belle prise pour la ProTeam Burgos Burpellet BH avec l’arrivée de l’ancien champion d’Espagne Jesús Herrada, en fin de contrat chez Cofidis. Le vétéran de 35 ans a signé pour une saison avec la formation espagnole. Vainqueur de trois étapes sur le Tour d’Espagne (dont la dernière en 2023), Herrada a aussi fait parler son explosivité sur le Tour du Doubs, la Classic Grand Besançon Doubs, la classique du Mont Ventoux, une étape du Critérium du Dauphiné et le Tour du Luxembourg (deux étapes et le général), parmi d’autres. Burgos Burpellet BH a également annoncé l’arrivée parmi les professionnels de l’Espagnol Martín Rey (Equipo Cortizo, 22 ans). Ce dernier a signé pour deux saisons. Il compte deux succès chez les espoirs cette année, dont le Tour de Castille-et-León.
- La ProTeam Unibet Rose Rockets a enchaîné les annonces cette semaine. Deux stagiaires de la fin de saison, le Français Colin Savioz (21 ans, Charvieu-Chavagneux IC) et le Norvégien Eivind Broholt Fougner (22 ans, Team Coop-Repsol), ont signé pour deux années avec l’équipe franco-néerlandaise. L’un a terminé 8e du difficile Alpes Isère Tour en 2025, le second a fini 10e du Tour de Rhodes et 12e de l’Arctic Race of Norway. Par ailleurs, le Norvégien Karsten Feldmann (22 ans, Team Coop-Repsol) a aussi été engagé jusqu’à fin 2027. Champion de Norvège du critérium, il est surtout connu pour sa pointe de vitesse.
- La ProTeam féminine Laboral Kutxa-Fundación Euskadi a également dévoilé une partie de son effectif cette semaine. La recrue la plus en vue sera certainement la Néerlandaise Marjolein van ‘t Geloof (Arkéa-B&B Hôtels), qui a signé pour deux ans. La cycliste de 29 ans a terminé cette saison quatrième de Nokere Koerse et de Gand-Wevelgem, confirmant ses qualités sur les courses d’un jour et au sprint. La Norvégienne Tiril Jørgensen (Team Coop-Repsol) a aussi signé pour deux saisons. La puncheuse de 25 ans a accroché une 10e place sur le Tour de Catalogne, une 9e place sur le Tour de Norvège et une 4e place sur le Tour du Portugal. L’Italienne Sara Fiorin (Ceratizit) viendra enfin sous le maillot rose et mauve jusqu’à fin 2027. La sprinteuse de 22 ans a gagné une étape du Tour de Salvador et terminé 4e de la Ronde de Mouscron au printemps dernier.
- L’équipe continentale italienne MBH Bank Colpack Ballan CSB, qui envisage un passage en ProTeam sous licence hongroise en 2026, a accéléré son recrutement pour la prochaine saison. Le groupe a notamment signé Nicolò Buratti (24 ans), venu de Bahrain Victorious et huitième du dernier championnat d’Italie sur route, Samuele Zoccarato (27 ans), en provenance du Team Polti VisitMalta et récent vainqueur du Tour de la Mirabelle, le Polonais Marcin Budzinski (27 ans), qui a enchaîné les succès sous le maillot d’ATT Investments, dont le GP de Rhodes, une étape du Tour de Rhodes, le GP Brda-Collio, la Silesian Beskid Race ou encore une étape du Tour de Haute-Autriche, ou encore Márton Dina (29 ans), le champion de Hongrie sur route venu d’Euskaltel-Euskadi, et son compatriote Barnabas Peak, ex-champion de Hongrie du contre-la-montre qui a notamment roulé chez Jayco et Intermarché-Wanty.
- L’équipe de développement de Soudal Quick-Step a confirmé la venue d’un cycliste mexicain, Said Cisneros, dans ses rangs. Le coureur de 18 ans, venu de la formation mexicaine de développement A.R. Monex, est récemment devenu champion du Mexique chez les juniors et s’est imposé à deux reprises en Italie cette saison, chez les moins de 19 ans.
➡️ Prolongations
- La grimpeuse néo-zélandaise Ella Wyllie a décidé de rester deux saisons supplémentaires au sein de l’équipe australienne Liv AlUla Jayco. La cycliste de 23 ans a notamment terminé cette saison 12e du Tour de France, 8e du Tour de Romandie et 8e du Tour de l’Ardèche.
- Les vétérans espagnols ne s’arrêteront-ils donc jamais ? Alors qu’on l’avait annoncé à la retraite cet hiver, Francisco Mancebo a finalement décidé de s’offrir une année supplémentaire dans le peloton, après avoir signé avec l’équipe continentale chinoise Pingtan International Tourism Island Cycling Team. Le coureur de 49 ans (50 le 9 mars 2026) célébrera ainsi sa 29e (!) saison professionnelle avec déjà 38 succès en poche. Óscar Sevilla l’a copié en prolongeant en 2026 avec la structure colombienne Medellín-EPM qui l’accueille depuis 2017. Aussi âgé de 49 ans (50 le 29 septembre 2026), Sevilla sera également dans sa 29e saison.
❌ Sur le départ
- Non reconduit chez Cofidis, le Français Hugo Toumire (24 ans) a indiqué sur Instagram qu’il pend son vélo au clou, après seulement quatre saisons parmi les professionnels. Celui qui avait terminé cinquième du Tour de l’Avenir en 2021 a révélé qu’il se lancera dans le trail à l’avenir. Absent du peloton depuis juin dernier, Toumire n’a pas connu de victoire ou de place sur le podium dans sa jeune carrière.
Voir cette publication sur Instagram📅 Programme
- L’édition masculine du Tour Down Under 2026 sera encore plus difficile que ces dernières années au vu du tracé proposé du 20 au 25 janvier prochain. Après un prologue dans les rues d’Adelaïde, les sprinteurs ne devraient se plaire que sur la première et éventuellement la troisième étapes, alors que les puncheurs devront se faire la guerre sur l’arrivée de la deuxième étape vers Uraidla, après la montée de Corkscrew Road (2,5 km à 9,7% de moyenne), mais aussi sur la quatrième étape arrivant, comme traditionnellement à Willunga Hill (3 km à 7,4%). Mais la mythique côte australienne sera cette fois gravie à trois reprises, au grand bonheur du public sur place. L’arrivée sera tracée autour de Stirling pour un circuit en montagnes russes, sans une once de plat, à répéter à huit reprises. Le successeur de Jhonatan Narváez aura du pain sur la planche ! Les étapes sont à découvrir sur ce lien en cliquant ici.
- Le Tour des Alpes ne présentera la saison prochaine qu’une seule arrivée en altitude. L’épreuve italo-autrichienne qui se déroulera du 20 au 24 avril 2026 ne manquera toutefois pas de cols. La deuxième étape passera par Piller Hohe (9,2 km à 6% de moyenne), le Passo Resia (15,8 km à 3,4%) et le final à Val Martello (près de 7 km à environ 7,5%). Place le lendemain à une journée à plus de 3.600 mètres de dénivelé avec le Passo Castrin (22,2 km à 5,7%) et Andola (14,4 km à 5,4%). La quatrième étape proposera 3.900 mètres de dénivelé avec le Passo Bordala (14,8 km à 6,9%) et le Passo Redebus (12,9 km à 6,8%). Enfin, la dernière étape se clôturera par Montoppio (12,7 km à 7%) et un sprint bonus sur la montée de Cologna di Sopra. Les étapes sont à découvrir en cliquant sur ce lien.
- Selon La Dernière Heure, la fédération rwandaise de cyclisme et l’Union Cycliste Internationale (UCI) souhaiteraient prolonger leur collaboration affichée lors des derniers championnats du monde sur route et installer une nouvelle course WorldTour dans le pays des mille collines. Il ne serait pas question de promouvoir le Tour du Rwanda ou de le remplacer, mais bien de créer une nouvelle course, d’un jour ou par étapes, a expliqué Samson Ndayishimiye, président de la fédération rwandaise de cyclisme. L’idée serait de faire atterrir le projet en 2027, même si les détails restent pour l’heure encore flous.
🤑 Économie
- L’information révélée par la liste des candidats aux licences WorldTeams et ProTeams en 2026 a été confirmée : dès la saison prochaine, l’équipe Q36.5 Pro Cycling Team laissera tomber les vélos Scott au profit des Pinarello. La marque italienne, déjà présente dans le WorldTour via INEOS Grenadiers, sera par ailleurs co-partenaire de la structure qui se nommera Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team.
Voir cette publication sur InstagramUne publication partagée par PINARELLO (@pinarello_official)
- Le Team Amani a fait une demande de licence continentale pour la saison prochaine, permettant ainsi à la structure éthiopienne de devenir la première équipe féminine africaine au niveau professionnel, a rapporté cette semaine l’infolettre Global Peloton de Dan Challis. Le projet, créé en 2020 et soutenu par plusieurs grandes marques comme Factor et Rapha, souhaite accélérer la participation de cyclistes africains aux grandes compétitions internationales. Cela passe par ce lancement au niveau continental, alors que l’équipe a déjà dominé cette année le Pupkewitz Megabuild Windhoek Women Tour, en Namibie, avec deux succès d’étape et les trois premières places au général (dont la vainqueure, la Rwandaise Xaverine Nirere). L’effectif sera révélé dans les prochaines semaines, mais ce passage en contintal pourra permettre une participation à des courses en Europe et dans le monde entier, avec l’objectif à long de terme de participer à un Grand Tour.
- Le Team Novo Nordisk, la première équipe professionnelle créée autour de personnes atteintes de diabète de type-1, restera au moins cinq ans de plus dans les pelotons. L’entreprise pharmaceutique danoise Novo Nordisk a prolongé son contrat avec la structure cycliste masculine jusqu’à fin 2031. L’équipe a par ailleurs confirmé son effectif 2026 composé de vingt coureurs, dont le Belge Quinten De Graeve (25 ans).
📌 Autres
- Le Luxembourgeois Fränk Schleck fait son retour dans le peloton. Le quadragénaire, qui s’est retiré fin 2016, après notamment une suspension pour un an après un contrôle positif à un diurétique lors du Tour du France 2012, deviendra directeur sportif pour l’équipe féminine de Lidl-Trek. Il gèrera la structure au côté d’Ina-Yoko Teutenberg et de son staff.
- Toujours chez Lidl-Trek, l’Autrichien Bernhard Eisel sera également directeur sportif dès 2026, mais cette fois du groupe masculin. L’ancien poisson-pilote opèrera ainsi un transfert depuis Red Bull-Bora-Hansgrohe, où Eisel officiait depuis 2022.
- Dans l’autre sens, Red Bull-Bora-Hansgrohe accueillera un nouvel allié de poids pour sa direction sportive en la personne d’Allan Peiper. L’ancien directeur sportif de BMC et d’UAE Team Emirates a accepté une tâche de “conseiller stratégique” pour le département sportif de la WorldTeam allemande. Il s’agira d’un retour dans le peloton pro depuis 2023 pour Peiper, qui a dû faire face à un cancer à l’âge de 63 ans.
À lire, voir, écouter…
- Dans une longue interview accordée à Het Laatste Nieuws dans le cadre du Vélo de Cristal, récompensant le meilleur cycliste belge de la saison, Remco Evenepoel s’est mis à table avec Johan Museeuw pour évoquer le bilan de son année, ses objectifs pour 2026, son changement d’équipe… Il est notamment revenu sur la génération actuelle et l’importante différence avec le cyclisme d’il y a seulement 10 ans. “Gianni Moscon m’a dit qu’il y a huit ans, il avait terminé troisième de Lombardie avec 200 watts de moyenne. Moi, j’en avais besoin de 290 pour être deuxième. C’est dire…”, explique-t-il. “Les néopros n’ont plus 10 % de marge de progression, parce qu’ils se sont déjà trop entraînés, ont trop couru et trop fait régime chez les juniors et les U23. À terme, cela mènera à une baisse du niveau général. Et à des carrières plus courtes”, analyse-t-il. L’entretien traduit en français est à lire (article payant) sur le site de Sudinfo.
- Les Six Jours de Gand restent un événement annuel attendu par les fans de cyclisme sur piste en Belgique. Avant les débuts de l’épreuve ce mardi, l’équipe de Pickx Sports a présenté cette prochaine édition et fait le point sur l’état du cyclisme sur piste en Belgique, et en Wallonie-Bruxelles, avec l’ancien recordman de Belgique du kilomètre Justin Van Hoecke. C’est à écouter en podcast sur toutes les plateformes d’écoute en cherchant “En roue libre” et disponible également sur YouTube.
- Invitée à l’événement Rouleur Live à Londres, la vainqueure du Tour de France Femmes et de Paris-Roubaix Femmes Pauline Ferrand-Prévot a évoqué ses nouveaux objectifs. La Française de 33 ans confirme son souhait de s’essayer au Tour des Flandres et Liège-Bastogne-Liège dès la saison prochaine. Elle compte également avoir un deuxième pic de forme sur le Tour de France pour conserver son titre. Mais “ce n’est pas parce que j’ai gagné cette année que je dois gagner l’an prochain”, a-t-elle confié. L’ensemble de la conférence est à lire (en anglais) sur le site de Cyclingnews.
- Le champion de Grande-Bretagne de cyclo-cross Cameron Mason publie sur sa chaîne YouTube une série de vidéos dans lesquelles il revient sur ses précédentes courses hivernales. Cela donne des analyses intéressantes sur le plan tactique et technique. Ses vidéos sont en anglais, mais YouTube propose un outil de sous-titrage automatique en français. Sa dernière, sur le Koppenbergcross qu’il a terminé en deuxième position malgré un départ difficile, est encore plus intéressante ! C’est à voir sur la chaîne YouTube de Cameron Mason.
- Comme il l’a confié dans la vidéo de présentation de l’équipe Unibet Rose Rockets, le Français Victor Lafay n’aurait pas pu signer pour une équipe du WorldTour, a-t-il répété au site Eurosport. « Ce que je ne voulais pas, c’était rester dans un cadre d’équipe classique World Tour où tout doit être contrôlé, tout doit être parfait et où il n’y a pas trop de place à l’exotisme, à l’improvisation”, a-t-il précisé. C’est donc dans une équipe à la philosophie différente qu’il a décidé de se lancer en 2026, même s’il y avait une touche avec TotalEnergies. « Mais ce que je veux, c’est découvrir de nouvelles courses et d’en profiter pour voyager, voir de nouveaux pays. C’est quand même un luxe qu’on a de pouvoir faire ça”, a-t-il ajouté. L’entretien complet est à lire sur le site d’Eurosport.
- On parle souvent de la capacité des cyclistes à se dépasser physiquement, mais le matériel est évidemment très important. Surtout en VTT, discipline où la mécanique peut subir les affres d’une piste bosselée. Suspensions, roues, pneus et même dérailleur : tout doit être pensé au risque de perdre de précieuses secondes sur ses adversaires. Le magazine Riding Zone, diffusé par France Télévisions, a fait le test avec le vidéaste Pierre Soriot : peut-on gagner une compétition de descente VTT avec le vélo le moins cher du marché, qui coûte une centaine d’euros ? Attention, secousses garanties ! C’est à voir sur la chaîne YouTube de Riding Zone et de France TV Slash.
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Les résultats des derniers jours
Piste
- Championnats de Belgique de cyclisme sur piste à Gand 🇧🇪 (CN)
- Course à l’américaine hommes : Jasper De Buyst et Jules Hesters 🇧🇪
- Omnium femmes : Lotte Kopecky 🇧🇪
- Omnium hommes : Jules Hesters 🇧🇪
- Scratch femmes : Katrijn De Clercq 🇧🇪
- Scratch hommes : Jules Hesters 🇧🇪
Cyclo-cross
- Superprestige #3 – Jaarmarktcross à Niel 🇧🇪 (C1)
- Élites femmes (11/11) : Lucinda Brand 🇳🇱 (Baloise Glowi Lions)
- Élites hommes (11/11) : Laurens Sweeck 🇧🇪 (Crelan-Corendon)
- Superprestige #4 – Merksplas 🇧🇪 (C1)
- Élites femmes (15/11) : Lucinda Brand 🇳🇱 (Baloise Glowi Lions)
- Élites hommes (15/11) : Joris Nieuwenhuis 🇳🇱 (Ridley Racing Team)
- Boulder Cup – Day 1 🇺🇸 (C1)
- Élites femmes (15/11) : Caroline Mani 🇫🇷 (Velo Mafia LLC)
- Élites hommes (15/11) : Eric Brunner 🇺🇸 (Competitive Edge Racing)
- Lunca Timisului CX 🇷🇴 (C1)
- Élites femmes (15/11) : Lara Defour 🇧🇪 (Cycling Team Jade-LDL)
- Élites hommes (15/11) : Zsombor Takács 🇭🇺 (MBH Bank Ballan CSB Colpack)
- Coupe de France de cyclo-cross #3 – Quelneuc 🇫🇷 (C2)
- Élites femmes (15/11) : Amandine Muller 🇫🇷 (AS Bike Racing-France Literie)
- Élites hommes (15/11) : Aubin Sparfel 🇫🇷 (Decathlon Ag2r La Mondiale Development Team)
- Owocowy Przelaj-Laskowice Pomorskie 🇵🇱 (C2)
- Élites femmes (15/11) : Zuzanna Krzystala 🇵🇱 (Pho3nix Cycling Team)
- Élites hommes (15/11) : Jakub Riman 🇨🇿 (ATT Investments)
- Championnats du Canada de cyclo-cross à Lévis 🇨🇦 (CN)
- Élites femmes (15/11) : Maghalie Rochette 🇨🇦 (-)
- Élites hommes (15/11) : Tyler Clark 🇨🇦 (Caledon Hills Cycling Armada)
- Trophée X2O Badkamers #3 – Flandriencross à Hamme 🇧🇪 (C1)
- Élites femmes (16/11) : Lucinda Brand 🇳🇱 (Baloise Glowi Lions)
- Élites hommes (16/11) : Thibau Nys 🇧🇪 (Baloise Glowi Lions)
- Cyclo-cross de Lévis 🇨🇦 (C1)
- Élites femmes (16/11) : Rafaelle Carrier 🇨🇦 (Arkéa-B&B Hôtels)
- Élites hommes (16/11) : Tyler Clark 🇨🇦 (Caledon Hills Cycling Armada)
- Coupe de France de cyclo-cross #4 – Quelneuc 🇫🇷 (C2)
- Élites femmes (16/11) : Amandine Fouquenet 🇫🇷 (Arkéa-B&B Hôtels)
- Élites hommes (16/11) : Aubin Sparfel 🇫🇷 (Decathlon Ag2r La Mondiale Development Team)
- Swiss Cyclocross Cup #4 – Eagle Cross à Aigle 🇨🇭 (C2)
- Élites femmes (16/11) : Rebecca Gariboldi 🇮🇹 (Alé Colnago Team)
- Élites hommes (16/11) : Théo Thomas 🇫🇷 (Sebmotobikes CX Team)
- Copa de España #5 – Alcobendas Ciudad Europea del Ponte 🇪🇸 (C2)
- Élites femmes (16/11) : Lucia Gonzalez Blanco 🇪🇸 (Nesta-MMR CX Team)
- Élites hommes (16/11) : Gonzalo Inguanzo Macho 🇪🇸 (G.D. Supermercados Froiz)
- National Trophy Series #4 – West Bromwich 🇬🇧 (C2)
- Élites femmes (16/11) : Ffion Drake 🇬🇧 (-)
- Élites hommes (16/11) : Thomas Mein 🇬🇧 (Hope Factory Racing)
- Boulder Cup – Day 2 🇺🇸 (C2)
- Élites femmes (16/11) : Makena Kellerman 🇺🇸 (Steve Tilford Foundation Racing)
- Élites hommes (16/11) : Eric Brunner 🇺🇸 (Competitive Edge Racing)
- Dalej Na Pólnoc Się Nie Da Wladyslawowo-Cetniewo 🇵🇱 (C2)
- Élites femmes (16/11) : Zuzanna Krzystala 🇵🇱 (Pho3nix Cycling Team)
- Élites hommes (16/11) : Ksawier Garnek 🇵🇱 (-)
L’agenda des prochains jours
Mardi 18 novembre
PISTE
- Six Jours de Gand 🇧🇪 – 1re journée
- 📺 Direct dès 20h00 sur Pickx+ Sports 1
Mercredi 19 novembre
PISTE
- Six Jours de Gand 🇧🇪 – 2e journée
- 📺 Direct dès 20h00 sur Pickx+ Sports 1
Jeudi 20 novembre
- Championnats d’Afrique sur route 🇰🇪 (CC) – Contre-la-montre juniors femmes
- Kwale > Kwale (14 km)
- Liste des partantes
- Championnats d’Afrique sur route 🇰🇪 (CC) – Contre-la-montre juniors hommes
- Kwale > Kwale (28 km)
- Liste des partants
- Championnats d’Afrique sur route 🇰🇪 (CC) – Contre-la-montre espoirs et élites femmes
- Kwale > Kwale (28 km)
- Liste des partantes
- Championnats d’Afrique sur route 🇰🇪 (CC) – Contre-la-montre espoirs et élites hommes
- Kwale > Kwale (28 km)
- Liste des partants
PISTE
- Six Jours de Gand 🇧🇪 – 3e journée
- 📺 Direct dès 20h00 sur Pickx+ Sports 1
Vendredi 21 novembre
- Championnats d’Afrique sur route 🇰🇪 (CC) – Contre-la-montre relais mixte
- Kwale > Kwale (28 km)
- Liste des partants
- Championnats d’Afrique sur route 🇰🇪 (CC) – Course en ligne juniors femmes
- Kwale > Kwale (107,6 km)
- Liste des partantes
PISTE
- Six Jours de Gand 🇧🇪 – 4e journée
- 📺 Direct dès 20h00 sur Pickx+ Sports 1
Samedi 22 novembre
- Championnats d’Afrique sur route 🇰🇪 (CC) – Course en ligne espoirs et élites femmes
- Kwale > Kwale (107,6 km)
- Liste des partantes
CYCLO-CROSS
- Cyclo-cross Gernelle 🇫🇷 (C2)
- Ciclocross de Gurb Memorial Lluis Vila i Codina 🇪🇸 (C2)
- North Carolina Grand Prix – Day 1 🇺🇸 (C2)
PISTE
- Six Jours de Gand 🇧🇪 – 5e journée
- 📺 Direct dès 20h00 sur Pickx+ Sports 1
Dimanche 23 novembre
- Championnats d’Afrique sur route 🇰🇪 (CC) – Course en ligne juniors hommes
- Kwale > Kwale (107,6 km)
- Liste des partants
- Championnats d’Afrique sur route 🇰🇪 (CC) – Course en ligne espoirs et élites hommes
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Malgré la panne d’atelier, … WORK, WORK, WORK (ou DO, DO, DO, selon les gens).
Comme pendant le confinement, travailler avec son entourage proche, ses objets proche. Imprimer, choisir, composer, dans le désordre…
#paper #ink #Ucello #millimeter #drawing #estampe #Japan #DanFlavin #grid #shapes -
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På sporet af det levende
Søkøer. Vitus Bering. Et naturhistorisk museum i Finland. Hvad mere kan man ønske sig af en bog? Udover måske en sammenhæng mellem de tre.
Det leverer “På sporet af det levende” af Iida Turpeinen. Sammenhængen er desværre trist og kan beskrives med ét enkelt ord: udryddelse.
Der indledes med en kort, stemningsfuld tur på museum, men derefter tager Turpeinen os tilbage til 1741: Alle opdagelsesrejser begynder med en kop te, får vi at vide. Det er Vitus Bering, der serverer den, og den bliver skæbnesvanger for ham, for det bliver hans sidste rejse – og han serverer den for Georg Wilhelm Steller, hvis liv også kommer til at være bundet til turen. For det er her, han kommer til at møde et hidtil ukendt dyr, som får hans navn: Stellers søko.
Hverken søkoen eller de to mænd kommer til at overleve hele romanen igennem, kan jeg afsløre – for mødet med mennesker bliver også begyndelsen til enden for søkoen. Blot 27 år senere er de uddøde. Men Turpeinen følger deres historie helt frem til nutiden. Først i 1700-tallet, derefter 1800-tallet, hvor en finsk guvernør jagter skelettet af dyret, og så i 1900-tallet, hvor en konservator forsøger at samle det.
Igennem tiden får vi især et indblik i, hvor vores forståelse af verden har udviklet sig. Det handler om virkeligheden og naturvidenskaben, og der er ingen fantastiske elementer her, men til gengæld er det fantastisk skrevet. Der er anelser af Benjamin Labatut – ikke helt den samme sprogjongleren, men snarere en forståelse af det fremmedartede i fortiden; at disse mennesker ikke er os, og de oplevede verden helt anderledes, end vi gør. Der rammer Turpeinen noget, som mange sf- eller fantasy-romaner kunne lære noget af, for til tider føles personernes logik næsten magisk – som den ville gøre i en verden, hvor magi var virkelig. Det trækker en rød tråd og en udvikling gennem romanen, hvor der jo ikke er et fortløbende plot, og det er så smukt drejet.
Turpeinen har et blik for menneskene og deres tid og den måde, de påvirker hinanden. Den tegner hun gennem udryddelsen af arter og vores forståelse af, at det overhovedet kan lade sig gøre, for i starten af “På sporet af det levende” er det ganske utænkeligt. Det kan man spoile og afsløre, at det ikke er mod slutningen. Turen dertil er bedragerisk let, for Turpeinen skriver og maler sine billeder med fjerfine strøg, og det går kun langsomt op for én, hvor trist det hele egentlig er. Det er en af de bøger, man stryger igennem – for så at sidde sært ør efter læsningen og indse, at den ikke vil give slip. Meget anbefalelsesværdig. Ikke overraskende er den blevet oversat til en lang række sprog.
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Tanto come luogo di fuga quanto come luogo di rifugio, la famiglia si configurava dunque come un luogo di inclusione repressiva
Lo scontro politico tra modernizzatori e conservatori fu culturalmente accompagnato da fenomeni sociali che trovarono difficile ascolto e precaria attenzione. L’Italia del secondo dopoguerra era riuscita a trasformarsi nella sua veste istituzionale, politica ed economica ma i primi vent’anni di storia repubblicana sembravano rimandare l’altro aspetto del rinnovamento, quello socio-culturale. Abbiamo già richiamato l’attenzione sull’importanza di considerare il concetto di modernizzazione come un concetto totale, che includa cioè non solo gli aspetti più visibili di un cambiamento ma anche quelli più profondi, i quali, toccando le strutture antropologiche di una società, si dimostrano capaci di creare un consenso più genuino di quanto possa fare l’approvazione di un algido codice giuridico.
Ora, gli spazi entro i quali l’assenza o il ritardo di questa seconda trasformazione meglio si possono osservare sono quelli della famiglia, in cui per certi versi colpevole, per altri innocente appare il retaggio culturale di alcune tradizioni, gli istituti scolastici, in cui manca una progettualità riformatrice, e infine la fabbrica, luogo dove emerge più potente l’esclusione della classe lavoratrice dal processo di modernizzazione.
Vediamo dunque come, ciascuno a suo modo, questi spazi siano attraversati da una forma di inclusione repressiva.
Famiglia. Le testimonianze che sono state raccolte in un prezioso studio del 1988 di Luisa Passerini, “Autoritratto di un gruppo”, e che segnano una specie di autobiografia collettiva di quella generazione che fece il Sessantotto, mostrano da diverse angolazioni quanto problematico fosse il rapporto che questa ebbe con la famiglia. Nell’Italia delle passioni politiche, del boom economico e dell’immigrazione venivano a coagularsi in questo vissuto privato stimoli e circostanze che producevano incomprensioni, distanze, scontri e rifiuti non ricomponibili.
Poteva ad esempio accadere che, pur aderendo alla stessa fede politica di famiglia, alcuni vivessero con incomprensione ciò che, privatamente ostentato con orgoglio, veniva pubblicamente nascosto o stentava a trovare un riconoscimento identitario. Era questo il caso di Franco Russo: “Io sono di famiglia proletaria, mio padre era falegname e mia madre ha fatto la portiera, insomma i quattro quarti di nobiltà proletaria. Mio padre è socialista da sempre e mi portava ai comizi, però bisognava nascondere l’«Avanti!». Mio padre non è stato aiutato dal suo partito a fare della condizione di proletario un punto di identità sociale, è stato un continuo mascheramento di questa identità. C’è sempre stata una zona d’ombra in cui si è vissuti in casa” <95.
In altri casi, come in quello di Maria Teresa Fenoglio, la distanza con la famiglia era strettamente legata a quella incomunicabilità che risentiva del peso della tradizione sia in modo diretto, cioè come oggettiva difficoltà a confrontarsi con il cambiamento di costume in atto, sia in modo indiretto, cioè come incapacità soggettiva, anche in presenza di un’apertura mentale, di accettare fino in fondo la rottura di alcuni tabù culturali: “Mia madre era in tutto e per tutto meridionale, portava la cultura mediterranea della suggestione magica, del malocchio. Mi era impossibile identificarmi con un materno così minaccioso, legato alla grande potenza della madre benefica e malefica. Un altro elemento materno era il piacere dell’esibizione, che mia mamma aveva moltissimo, le unghie rosse laccate, la gonna stretta, il trucco. Quando nell’adolescenza tentavo di imitarla, il risultato era un grande senso di depressione, perché mi giudicavo. Non potevo piacermi in quella maniera, perché dal punto di vista delle scelte ideali ero con mio padre – socialdemocratico, poi socialista, uno dei pochi comandanti delle Garibaldi non comunisti: idee democratiche, convinzione di essere superiore agli altri, per noi non contano i beni materiali. La rottura con mio padre è poi avvenuta con la mia scelta di libertà sessuale” <96.
Ma a segnare lo scontro era la distanza tra l’orgoglio di appartenere ad una storia proletaria e l’imitazione di modelli sociali che invece garantivano la promozione sociale, sporcando così quella dignità dovuta alla fierezza della propria differenza. È questo il ricordo di Marino Sinibaldi: “Io sono nato in un quartiere a forte tradizione anarchica e socialista, mio nonno era fornaciaio, e nella piazza c’è sempre stato attaccato «Umanità nuova», oltre all’«Unità». Ma io andai al liceo Mamiani, e c’è dietro una storia patetica familiare. Mia nonna lavava i panni di gente ricca che abitava nel quartiere Prati e mia madre mi raccontò, che ero già grande, che quando era piccola accompagnava mia nonna a prendere e a portare i panni e passava davanti al Mamiani e vedeva questi ragazzi bellissimi con le automobili. E lei si è battuta moltissimo perché andassi al Mamiani, mentre per la territorialità mi sarebbe spettato un altro liceo. Quando me l’ha rivelato, ho radicalizzato il mio odio per questa scuola, naturalmente” <97.
A volte il dramma dell’abbandono e il peso di un’educazione tradizionale erano così forti da trasformare l’estraneità nei confronti dei propri genitori in un rifiuto totale della famiglia. Così Roberto Dionigi: “Gli estremi: miniborghesia, due insegnanti, uno di ginnastica, uno di lettere. Vivono di lavoro, senza niente alle spalle, mio nonno paterno era oste, quell’altro era un maresciallo dei carabinieri in Sicilia. Tante bastonate, grande pedagogia fascista. Non ho niente in casa, nessun bagaglio di memoria, dalla famiglia non mi viene nulla” <98.
Quello che queste voci sembrano dire è che a mancare fu quel valore di testimonianza – di fragilità, di esempio, di difficoltà a scegliere la giusta educazione in un momento in cui il paese stava cambiando – proprio delle figure parentali che avrebbe costruttivamente accompagnato i figli nella complessità di crescere in un momento come quello che l’Italia stava vivendo. L’assenza di questo valore spinse spesso a scegliere tra le stesse figure parentali, scelta che, data l’impossibilità di confrontarsi criticamente con il peso di una tradizione o di un’appartenenza, lasciò insoddisfatti e soli, rendendo la famiglia stessa come luogo di non identità.
Non stupisce allora come il sentimento che molto spesso prevalse in questa generazione fu l’identificazione in un rifiuto radicale: la scelta di essere orfani. Lo ricorda, ad esempio, Fiorella Farinelli con un senso estremo di liberazione: «La più bella scritta sui muri della mia facoltà, me la ricordo in maniera nettissima, di tutte quelle che c’erano: “Voglio essere orfano”. L’ho condivisa, l’ho fotografata, mi sono portata il manifesto a casa, era quella che a me piaceva di più: “Voglio essere orfano”» <99. E tanto sentita appariva la verità di quella frase che essa finì per allargarsi anche alle altre istituzioni della società: «Non siamo figli, né padri di nessuno, siamo uomini che non vogliono credere in niente e a nessuno: senza dio, senza famiglia, senza patria, senza religione, senza legge, senza governo, senza Stato, senza polizia […]. Ecco, siamo dei bastardi» <100 – avrebbe scritto un gruppo di Provos milanesi in un foglio volante alla metà degli anni Sessanta.
Ora, il rifiuto radicale dell’appartenenza alla famiglia era la soluzione estrema a cui molti giunsero data appunto l’impossibilità di un confronto interno con quegli aspetti, materiali e culturali, a cui la modernità richiamava.
D’altra parte, però, si poteva assistere alla reazione contraria: posti davanti alla modernità metropolitana, la famiglia appariva non come luogo da cui fuggire ma come luogo in cui rifugiarsi dalla perdizione e dalla corruzione indotte da quella stessa modernità. Questo aspetto toccava prevalentemente il mondo degli immigrati: molto spesso le difficoltà oggettive in cui si trovarono a muoversi le famiglie meridionali – alloggio, ricerca di un posto di lavoro e un generale senso di straniamento indotto dalla città e dai suoi atteggiamenti razzisti – rendevano questo l’unico spazio sicuro, sia in termini economici – in famiglie numerose il lavoro di uno dei membri poteva provvedere a compensare i bisogni primari degli altri nelle fasi di assestamento o di crisi -, sia in termini socio-culturali – tanto profonda era la differenza tra città e campagna da preferire la riproposizione di valori tradizionali davanti ad un mondo che incuteva timore <101.
Tanto come luogo di fuga quanto come luogo di rifugio, la famiglia si configurava dunque come un luogo di inclusione repressiva: o perché, culturalmente non aperta, poteva difficilmente costituirsi come spazio di dialogo e di confronto gravata dal peso innocente di tradizione ed appartenenza, o perché, culturalmente chiusa, sostituiva alla lontananza e all’incertezza dei nuovi diritti la sicurezza e l’intimità della tradizione. In tutto questo, la responsabilità politica stava nell’incapacità di intuire quale riflesso determinante avrebbe avuto gestire in modo diverso il processo di trasformazione sociale, rendendo meno difficoltosa nei suoi ostacoli immediati la trasformazione antropologica: gli scarsi investimenti, sia materiali che culturali, nel settore della formazione avrebbero appunto dimostrato questa incuria.
[NOTE]
95 Passerini, Autoritratto di un gruppo, cit., p. 44.
96 Ivi, p. 53.
97 Ivi, p. 45.
98 Ivi, p. 47.
99 Ivi, p. 46.
100 Citato in A. De Bernardi – M. Flores, Il Sessantotto, Il Mulino, Bologna 1998, p. 167.
101 Uno dei capolavori cinematografici del neorealismo italiano girato da Luchino Visconti nel 1960, Rocco e i suoi fratelli, ha colto molto bene questa dinamica di scontro della famiglia immigrata con la metropoli. L’incontro con la modernità viene qui proposto, inter alia, secondo la prospettiva della giustizia democratica: davanti al diniego e alla disapprovazione della famiglia, la scelta di Ciro di denunciare alla polizia l’omicidio compiuto dal fratello Simone rompe in questo senso quella solidarietà meridionale tradizionalmente legata allo ius sanguinis per aprirsi alla fiducia nelle istituzioni moderne.
Andrea Bertini, Una sola moltitudine. Rivoluzione e modernizzazione alle origini del Sessantotto, Tesi di Laurea, Università degli Studi di Pisa, Anno Accademico 2013-2014#1968 #AndreaBertini #appartenenza #boom #concetto #famiglia #fuga #immigrazione #inclusione #incomunicabilità #Italia #LuisaPasserini #meridionale #modernizzazione #promozione #radicale #repressiva #rifiuto #rifugio #sociale #tradizione
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Video #10: Busan to Seoul: The Shilla & Insadong
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El PSIB proposa formar un comissió que redacti uns estatuts de les festes de la Beata https://www.dbalears.cat/balears/part-forana/2023/09/20/384855/psib-proposa-formar-comissio-redacti-uns-estatuts-les-festes-beata.html #SantaMargalida #PartForana #LaBeata #Balears #PSIB -
« Il est étrange que #FélixRose ait choisi le titre «#LaBatailleDeSaintLéonard» pour un #film aussi lyrique mettant aux prises non pas un, mais deux héros ayant chacun foré le destin de leurs communautés. »
L'art de Félix Rose
https://www.pressegauche.org/L-art-de-Felix-Rose
#CriseDeSaintLéonard #histQC #cinéma #CinémaEngagé #CinémaQuébécois #documentaire -
« Au théâtre du Diamant, en plein cœur de la ville de Québec et de son festival de #cinéma, se donnait le samedi 14 septembre, l’avant-première du #documentaire de #FélixRose, #LaBatailleDeSaintLéonard. »
https://www.pressegauche.org/Il-faut-aller-voir-La-bataille-de-Saint-Leonard-de-Felix-Rose
#CriseDeSaintLéonard #HistQc #CinémaQuébécois -
The Maniac
Dette er ikke en bog, du skal læse, hvis du nogensinde har været bange for, at der skulle gemme sig en matematiker i dit skab. Ikke at Benjamín Labatuts “The Maniac” er en horrorroman, men den har et budskab, og det er, at matematikere er sindssyge. Og hvis de ikke er det, så er det, fordi de er på vej til at blive det. Den er ikke helt sikker på, hvilken af de to der er værst.
Labatuts tidligere værk kom på dansk under titlen “Når vi ikke længere forstår verden” og var en række mere eller mindre fiktionaliserede biografiske tekster og forskellige videnskabsfolk (og den var fabelagtig) – “The Maniac” fortsætter lidt i samme spor, men her er det John von Neumann, der er i fokus. Det starter godt nok med en rimeligt gængs introduktion, hvor det er Paul Ehrenfest – og hans mord/selvmord af sin søn og sig selv – der gengives: “Paul or The Discovery of the Irrational” hedder kapitlet meget sigende. Dernæst skifter historien til John (or The Mad Dreams of Reason) og fortælles i en lang række kapitler, der skifter mellem stemmer – nogle er semipoetiske af en usynlig fortæller, mens andre tilhører folk, der kom i kontakt med videnskabsmanden på et eller andet punkt i deres liv. Familie, venner, skolekammerater, Richard Feynman og så videre.
Som titlen afslører, er det en historie om John von Neumann, men også (blandt andet) om MANIAC I.
Labatut kan et eller andet med at skrue virkeligheden sammen på overraskende måder. Ligesom i hans tidligere bog er det svært at se, hvor sammenføjningerne er – uanset hvor vilde de hændelser er, som han beskriver. Og “The Maniac” er vild – vild og voldsom og veritabelt berusende. Labatut kan noget med sine skift mellem stemmer (lidt i familie med Max Porter, faktisk), men også noget med at beskrive det menneskelige sind, så det fremstår så komplekst og absurd som det er – hvilket ikke er så lidt, når han har valgt at beskæftige sig med folk så monomane som dem, der bebor de yderste grænser af videnskaben.
Og der er ingen tvivl om, at von Neumann og mange af de mennesker, han omgiver sig med, er ekstreme spejdere udi kundskabens fjerneste, ukortlagte områder. I en sådan grad, at de ofte glemmer den noget mere konkrete verden bag dem, som andre mennesker lever i.
“The Maniac” er en af de bøger, der får én til at føle, man selv har begivet sig langt væk fra verden og ud i et dystert grænseområde, hvor reglerne er selvmodsigende, men med usigelig vigtighed. Det er en bog, der suger én ind og spytter én ud efter endt læsning, så man sidder lidt fortabt og ser sig omkring, fordi verden omkring én virker lidt mindre virkelig nu. Det er en rablende perfekt bog.
BONUS – nu opdager jeg lige, at den udkommer på dansk den 15. februar. Må den sælge mere end en vis Frederiks “Kongeord”.
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What would it take?
A little more than a decade ago I rediscovered my need for play. A few years ago I started working on my writing as a direct application of filtering and improving my thinking. All of that was built upon a lot of reading—a reimmersion of myself into reading as it were.
*sigh*There’s still, a bit more reading to do.Before he became unresponsive and refused to speak even to his family or friends, [John] von Neumann was asked what it would take for a computer, or some other mechanical entity, to begin to think and behave like a human being.
He took a very long time before answering, in a voice that was no louder than a whisper.
He said that it would have to grow, not be built.
He said that it would have to understand language, to read, to write, to speak.
And he said that it would have to play, like a child.
~ Benjamín Labatut from, A Brief History of the Mind in the Machine
slip:4utela1.
Grow, read, write, speak, play… There’s an immense variety of human beings resulting from that. There’d be an immense variety of those other beings too. Good!
ɕ
#7ForSunday #ArtificialIntelligence #BenjamínLabatut #JohnVonNeumann #OnWriting #Play
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Loputkin labratulokset tulivat aamun verikokeista ja kauhukseni huomasin minulla olevan ferritiinin arvo 12. Onko täällä muita joilla on vastaavaa ja miten olette nostaneet järkevästi ferritiiniarvoja ylöspäin?
Nyt ehkä ymmärrän mistä mun ajoittainen ylitsepääsemätön väsymys johtuu. Ensin aattelin, että olen vain tulsosa vanhaksi tai jotain. :meow_nervous2:
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#Politique #Présidentielle #LAEC #JLM2022 #Insoumis #LFI #MelenchonMontpellier #Video
Le dimanche 13 février avait lieu le #meeting de la France Insoumise à #Montpellier avec Jean-Luc Mélenchon :
Étaient aussi présent Geneviève Legay, Farida Chikh, Didier Maïsto, Alma Dufour, Lazare Razkallah, Bérenger Cernon, Valérie Labatut, Claire Lejeune et Aurélie Trouvé.
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On cherche des intervenants autour des #semenceslibres pour un débat à Marseille le 20 Novembre, suite à la projection du film @labatailleduLibre . Des idées? On héberge la personne si besoin :)
On cherche également des intervenants autour de logiciels libres. N'hésitez pas :)
Boosts appréciés ♥️
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"Of course, this user never requested that my on-device experiences be "enriched" by phoning home to Cupertino. This choice was made by Apple, silently, without my consent.
From my own perspective, computing privacy is simple: if something happens entirely on my computer, then it's private, whereas if my computer sends data to the manufacturer of the computer, then it's not private, or at least not entirely private. Thus, the only way to guarantee computing privacy is to not send data off the device.
I don't understand most of the technical details of Apple's blog post. I have no way to personally evaluate the soundness of Apple's implementation of Enhanced Visual Search. One thing I do know, however, is that Apple computers are constantly full of privacy and security vulnerabilities, as proved by Apple's own security release notes. You don't even have to hypothesize lies, conspiracies, or malicious intentions on the part of Apple to be suspicious of their privacy claims. A software bug would be sufficient to make users vulnerable, and Apple can't guarantee that their software includes no bugs. (To the contrary, Apple's QA nowadays is atrocious.)
It ought to be up to the individual user to decide their own tolerance for the risk of privacy violations. In this specific case, I have no tolerance for risk, because I simply have no interest in the Enhanced Visual Search feature, even if it happened to work flawlessly. There's no benefit to outweigh the risk. By enabling the "feature" without asking, Apple disrespects users and their preferences. I never wanted my iPhone to phone home to Apple.
Remember this advertisement? "What happens on your iPhone, stays on your iPhone.""
https://lapcatsoftware.com/articles/2024/12/3.html
#Apple #ApplePhotos #Privacy #DataProtection #Encryption #iOS #iPhone
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A traditional Canadian wedding involves the the couple reciting their vows (the words "I do" replaced with "OK, eh"). Instead of wedding rings, the couple exchanges flannel shirts.
The centerpiece of the reception is typically an elaborate fountain constructed from solo cups overflowing with Labatt's Blue.
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Départ d'une peinture pour le Frac Artothèque Nouvelle cette semaine…
Plaisir de faire des caisses d'emballage…
#RichardArtschwager #Artschwager ;-)
#FracArtotheque #Frac #Artotheque Limoges #Painting #abstraction is alive ;-) #MarianneDerrien 🍀