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#independancenumerique — Public Fediverse posts

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  1. 🇨🇦⚜️ Se « déaméricaniser » numériquement… sans virer fou!

    Dans ma publication précédente, je parlais d’un aspect du boycottage des produits américains auquel on pense beaucoup moins: notre vie numérique.

    Parce que soyons réalistes…

    On peut regarder la provenance de nos tomates, acheter du ketchup canadien et passer nos vacances au Québec… mais ensuite ouvrir Windows, faire une recherche sur Google, sauvegarder nos fichiers chez Microsoft, discuter sur Facebook, regarder Netflix et stocker nos photos dans le nuage d’une multinationale américaine.

    Et je ne dis surtout pas ça pour culpabiliser qui que ce soit.

    Moi le premier, j’utilise encore des services américains.

    Le but n’est pas de tout supprimer demain matin.

    Le but, c’est de commencer quelque part.

    Alors voici quelques pistes.

    🐧 1. Essayer les logiciels libres

    Un logiciel libre n’appartient pas nécessairement à une entreprise québécoise ou canadienne.

    Mais il offre quelque chose d’extrêmement précieux: la possibilité de ne pas dépendre entièrement d’une entreprise.

    J’ai personnellement remplacé Windows par Linux Mint.

    Ça ne rend pas mon ordinateur « québécois ».

    Mais mon système ne dépend plus de Microsoft et je peux beaucoup mieux choisir les logiciels et services auxquels je confie mes données.

    🌐 2. Découvrir le Web décentralisé

    Facebook, Instagram, Threads, X, YouTube…

    Une énorme partie de nos communications passe par quelques entreprises.

    Il existe pourtant une autre façon de construire Internet.

    C’est notamment ce qui m’a amené vers Mastodon et le Fédiverse, puis à créer ma propre petite communauté… Libre Social.

    Personne ne possède le Fédiverse.

    Des milliers de serveurs indépendants peuvent communiquer entre eux.

    Un peu comme le courriel… on n’a pas besoin d’être chez le même fournisseur pour se parler.

    Et ça, je trouve ça formidable.

    🔎 3. Changer quelques petites habitudes

    Pas besoin de tout remplacer.

    On peut simplement commencer à tester des alternatives:

    • essayer un autre moteur de recherche;
    • utiliser davantage de logiciels libres;
    • choisir un service québécois, canadien ou européen lorsqu’une bonne alternative existe;
    • utiliser des outils décentralisés;
    • conserver certaines données directement sur nos appareils;
    • regarder où nos données sont hébergées avant de choisir un service.

    Même remplacer un seul service est déjà une expérience intéressante.

    ☁️ 4. Se poser une question qu’on ne se posait presque jamais avant

    Où sont mes données?

    Nos photos.
    Nos documents.
    Nos courriels.
    Nos conversations.
    Nos sauvegardes.

    On parle beaucoup d’« acheter local » pour les objets physiques.

    Pourquoi ne commencerions-nous pas aussi à nous demander où nous entreposons notre vie numérique?

    🏠 5. Et pour les plus geeks… héberger soi-même!

    C’est évidemment un niveau plus avancé.

    Mais une partie des services que nous confions aux grandes plateformes peut aussi être hébergée chez soi ou auprès d’un hébergeur que l’on choisit.

    C’est justement un univers que j’explore de plus en plus.

    Pas nécessairement pour devenir complètement autonome, ce serait pratiquement impossible, mais pour comprendre jusqu’où je peux reprendre le contrôle de mes propres outils et de mes propres données.

    🤖 6. Même l’intelligence artificielle

    C’est probablement l’un des prochains grands enjeux.

    Nous sommes en train de confier une quantité phénoménale d’informations et de connaissances à quelques entreprises qui développent les grandes plateformes d’IA.

    Mais il existe également des modèles ouverts que l’on peut faire fonctionner localement sur son propre ordinateur.

    Pas besoin d’envoyer chaque document ou chaque question quelque part dans un immense centre de données à l’étranger.

    Et ça aussi, j’ai bien l’intention de l’explorer un jour.

    ⚠️ Et surtout… il ne faut pas chercher la perfection.

    Je ne crois pas à une indépendance numérique totale.

    Nos appareils contiennent des composantes fabriquées partout dans le monde. Internet lui-même est mondial. Les logiciels libres sont développés par des gens de dizaines de pays.

    Et c’est très bien ainsi.

    L’indépendance numérique ne veut pas dire s’isoler du monde.

    Elle signifie plutôt avoir le choix.

    Pouvoir changer de fournisseur.

    Pouvoir héberger ailleurs.

    Pouvoir utiliser un logiciel sans demander la permission à une multinationale.

    Pouvoir conserver ses données chez soi.

    Pouvoir communiquer sur un réseau que personne ne possède.

    Bref…

    🥫 Acheter notre ketchup ici, c’est bien.

    💻 Mais reprendre tranquillement possession de notre vie numérique, ce n’est pas fou non plus.

    Un logiciel.
    Un service.
    Une habitude à la fois.

    🌐🔓 Un Internet plus libre, plus décentralisé et moins dépendant des géants technologiques est possible.

    Vos réflexions sont les bienvenues.
    N'hésitez pas à commenter et à partager cette publication si vous pensez qu'elle peut alimenter la discussion.

    Simon✨

    #gauchequebec
    #guerrecommerciale
    #boycottusa #independancenumerique

  2. Suite à la lecture de cet article ( tvanouvelles.ca/2026/08/24/la- ) j’ai envi de vous parler d’indépendance numérique? 🇨🇦⚜️

    Avec la guerre tarifaire qui reprend de plus belle, on reparle beaucoup du boycottage des produits américains.

    On regarde davantage la provenance de nos fruits et légumes. On privilégie les produits québécois et canadiens. Plusieurs évitent les voyages aux États-Unis.

    Mais il y a un domaine dont on parle beaucoup moins: le numérique.

    Parce que notre dépendance envers les États-Unis ne se trouve pas seulement dans notre panier d’épicerie.

    Elle est aussi dans nos ordinateurs, nos téléphones, nos courriels, nos fichiers, nos réseaux sociaux, nos moteurs de recherche, nos services infonuagiques et une bonne partie de notre vie numérique.

    Et là-dessus, je crois qu’on devrait aussi commencer à réfléchir sérieusement à notre autonomie.

    Je ne prétends surtout pas avoir complètement quitté les services américains. J’en utilise encore plusieurs et, soyons réalistes, il est pratiquement impossible de tout remplacer du jour au lendemain.

    Mais depuis quelques années, j’essaie tranquillement de reprendre un peu de contrôle sur ma vie numérique.

    Par exemple:

    🐧 J’utilise maintenant Linux Mint, un système d’exploitation libre, plutôt que Windows.

    :LS: J’ai créé Libre Social, ma propre petite communauté sur Mastodon et le Fédiverse, plutôt que de dépendre uniquement des grandes plateformes sociales centralisées américaines.

    🔓 Je privilégie de plus en plus les logiciels libres et les standards ouverts, qui permettent justement de ne pas être prisonnier d’une seule entreprise.

    ☁️ J’essaie de réfléchir davantage à où sont hébergées mes données et qui les contrôle, plutôt que de choisir automatiquement Google, Microsoft, Amazon ou une autre multinationale.

    🔎 Je m’intéresse aussi aux alternatives décentralisées et libres pour la recherche, le partage de fichiers, la communication et éventuellement même l’intelligence artificielle.

    Ce n’est pas parfait.

    Ce n’est pas toujours aussi simple.

    Et ce n’est pas nécessairement une question de remplacer tout ce qui est américain simplement parce que c’est américain.

    Pour moi, l’objectif est surtout de réduire notre dépendance.

    Parce qu’acheter local, ce n’est pas seulement choisir des fraises du Québec plutôt que des fraises de Californie.

    c’est aussi vouloir dire soutenir nos infrastructures numériques, héberger davantage nos données ici, utiliser des logiciels libres, encourager les entreprises technologiques d’ici et choisir des systèmes décentralisés que personne ne peut contrôler à lui seul.

    🌐 La souveraineté peut aussi être numérique.

    Et peut-être que la guerre commerciale actuelle devrait nous servir d’électrochoc pour nous poser une question beaucoup plus grande:

    À quel point voulons-nous dépendre d’un autre pays pour les infrastructures qui font maintenant fonctionner une bonne partie de nos vies?

    Personnellement, je sais que je ne peux pas tout changer demain matin.

    Mais chaque fois que je peux remplacer une dépendance par une solution plus libre, plus locale, plus décentralisée ou simplement plus indépendante… je trouve que c’est déjà un petit pas dans la bonne direction. ✊⚜️

    Vos réflexions sont les bienvenues.
    N'hésitez pas à commenter et à partager cette publication si vous pensez qu'elle peut alimenter la discussion.

    Simon✨

    #gauchequebec
    #guerrecommerciale
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