#heureux — Public Fediverse posts
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Il y avait quantité de livres (Paul Valéry)
Il y avait quantité de livres dans les armoires de la maison TI et NÔ ; mais ceux-ci ne faisaient cas que des leurs propres, à l’exception d’un petit recueil qui se nommait : Le Trésor des œuvres et traités de Sagesse, dont les titres seuls nous ont été conservés. Il ne reste plus à présent qu’une page de ce recueil, où l’on lit : — Traité des Choses qui se voient les yeux fermés, et de celles sous nos yeux qui nous sont comme invisibles. — Traités […]https://arbrealettres.wordpress.com/2026/08/17/il-y-avait-quantite-de-livres-paul-valery/
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Le but de la sagesse
Le but de la sagesse, sans nier le caractère imprévisible et fragile du bonheur, est d’essayer de le rendre plus profond et le plus permanent possible, au-delà des aléas de la vie, des événements extérieurs, des émotions agréables ou désagréables du quotidien. C’est aimer ce qui est.
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Rien dans ce monde n’est stable, durable, figé à jamais. Et il en va de même pour nos désirs. Ainsi, nous souffrons de ne pas posséder ce que nous désirons, puis nous souffrons de la peur de perdre ce que nous possédons et nous souffrirons encore de la perte de ce que nous avons.
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Une de mes maximes préférées, que j’ai fait imprimer et encadrer, c’est une phrase de Montaigne, dans les Essais, inspirée de Sénèque : » Il n’y a point de vent favorable pour qui ne sait en quel port se rendre. »
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Le philosophe désire la sagesse, mais il ne veut pas s’illusionner, c’est pourquoi il utilise son intelligence afin de discerner ce qui est vrai, ou juste, de ce qui ne l’est pas. Le philosophe n’est donc ni un intellectuel, ni un professeur, ni un spécialiste, mais un aventurier de l’esprit qui cherche à mener une vie bonne et heureuse avec lucidité. Comme le résume André Comte-Sponville: « La sagesse, c’est le maximum de bonheur dans le maximum de lucidité. »
La philosophie telle que la concevait les Anciens n’a pas pour objectif de former des spécialistes, mais de former des hommes.*
Que ce soit notre conjoint, notre ami ou notre enfant, ayons toujours à l’esprit que l’autre ne nous appartient pas. L’aimer en vérité c’est vouloir son bonheur – et c’est nécessaire dans une relation de couple ou amicale -autant qu’il veut le nôtre. Nous sommes heureux du bonheur de nos proches même si leurs choix sont différents des nôtres.
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Bref, Philosopher c’est apprendre à vivre.
Frédéric Lenoir (1962) est philosophe, sociologue, historien des religions, conférencier et écrivain.
Frédéric Lenoir dans La sagesse expliquée à ceux qui la cherchent
Une pièce musicale de BACH – « ERBARME DICH, MEIN GOTT » – MAGDALENA KOZENÁ – SAINT MATTHEW PASSION
https://www.youtube.com/watch?v=DQUYZHKnn58
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Joie suprême
Si la tranquillité de l’eau permet de refléter les choses, que ne peut celle de l’esprit ? Le vide, la tranquillité, le détachement, l’insipidité, le silence, le non-agir sont le niveau de l’équilibre de l’univers, la perfection de la voie et de la vertu. Ce vide confère à l’âme une tranquillité qui fait que toute action accomplie est efficace. Qui garde sa tranquillité n’agit pas : il laisse ce soin à ceux qui reçoivent mission d’agir. Heureux celui qui n’agit pas ! il ne connaît ni chagrin ni misère et il vit longtemps.
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Au commencement il y avait le néant, le néant n’avait pas de nom. De là se reproduisit l’un ; il y eut l’un sans avoir de forme matérielle. Les êtres en naquirent : c’est ce qu’on appelle sa vertu. Dans ce qui n’avait pas de forme, il y eut une distribution d’où s’ensuivit un mouvement perpétuel qui a pour nom Destin. Au cours de ses transformations sont nés les êtres. A son achèvement, l’être créé possède un corps organisé. Ce corps préserve l’âme. L’âme et le corps sont soumis à leurs lois propres. C’est ce qu’on appelle la nature innée. Qui perfectionne sa nature fait retour à sa vertu originelle. Qui atteint à sa vertu primitive s’identifie avec l’origine de l’univers et par elle avec le vide. Le vide est grandeur. Il est pareil à l’oiseau qui chante spontanément et s’identifie avec l’univers. C’est lorsqu’il s’identifie parfaitement avec l’univers qu’il apparaît ignorant et obscur. Il atteint à la vertu profonde et s’abîme dans l’harmonie universelle.
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Le maître dit : « Le Tao recouvre et soutient tous les êtres. » Infinie est sa grandeur ! Le sage doit faire table rase de son esprit pour le comprendre ; pratiquer le non-agir, voilà le ciel ; exprimer le sans-parole, voilà la vertu. Aimer les hommes et être bon envers les êtres, voilà la bonté. Considérer comme identiques les différences, voilà la grandeur. Ne se montrer ni hautain ni excentrique, voilà la largeur d’esprit. Embrasser la variété des différences, voilà la richesse. S’attacher à la vertu, voilà la règle. C’est par la vertu que s’affirme la personnalité de l’homme. Qui se conforme en toutes choses au Tao est armé contre les coups du sort. Qui ne se laisse décourager par la vicissitude des évènements extérieurs garde l’intégrité de son caractère. Le sage qui comprend ces dix préceptes possède la grandeur d’âme, tous les êtres affluent en lui. Un tel homme enfouit l’or dans les montagnes et les perles dans les eaux profondes. Il dédaigne les biens de ce monde et se tient à distance des nobles et des riches. Il ne jouit pas de sa longueur ne s’afflige point d’une mort prématurée ; il ne tire pas gloire de ses succès et n’est pas humilié par la pauvreté. Dût-il posséder la richesse du monde entier, qu’il ne la considère pas comme son lot personnel. Dû-t-il régner sur le monde entier, qu’il n’en tire pas une gloire personnelle. Qui se glorifie s’exhibe. Tous les êtres ne font qu’un. La vie et la mort sont identifiées.
Tchouang-tseu dans Joie suprême et autres textes
Une pièce musicale Jade Emperor
https://www.youtube.com/watch?v=JOTNg58wxs8&list=RDJOTNg58wxs8&start_radio=1
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