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  1. Les "femmes immigrées […] connaissent un risque plus élevé de mort maternelle ou de morbidité maternelle sévère. Or, d’une part, la proportion d’enfants ayant une mère née hors de l’UE a progressé de 7,4 points, passant de 16,11 % en 2010 à 23,51 % en 2024 : au total, cette progression quantitative aurait, selon l’INSEE, « affecté à la hausse le taux de mortalité infantile de 0,1 point sur 1 000 » ; et, d’autre part, le taux de mortalité infantile a augmenté chez les femmes nées à l’étranger (+0,8 point), de 4,5 ‰ à 5,3 ‰, celui des mères nées en France étant resté stable à 3,3 ‰, la hausse du taux de mortalité infantile des mères nées à l’étranger étant donc responsable de 100% de la hausse totale de près de 0,2 point (0,17 point) enregistrée entre 2010-2014 et 2015-2022. Ainsi, le taux moyen de mortalité infantile atteignait 4,6 ‰ pour les mères nées au Maghreb et 7,5 ‰ pour celles nées dans un autre pays d’Afrique, soit 2,2 fois plus que le taux enregistré chez les femmes nées en France. En effet, ces mères sont davantage touchées par la précarité et connaissent plus souvent des problèmes de santé ; leur suivi médical pendant la grossesse est moins régulier. De plus, elles sont confrontées à des barrières en termes d’accès primaire aux soins et ne bénéficient ni d’une prévention satisfaisante ni de soins optimaux."

    Extrait de la Synthèse du rapport sur l'"Organisation de la périnatalité dans les territoires" : igas.gouv.fr/sites/igas/files/

    #éthique #hôpital #maternité #exilées #migrantes #bébés #mortalitéInfantile #naissance #naissances #natalité #santéPublique #périnatalité #polFr #politiqueFrançaise #famille #racismeStructurel #racismeSystémique #colonialité

  2. Les "femmes immigrées […] connaissent un risque plus élevé de mort maternelle ou de morbidité maternelle sévère. Or, d’une part, la proportion d’enfants ayant une mère née hors de l’UE a progressé de 7,4 points, passant de 16,11 % en 2010 à 23,51 % en 2024 : au total, cette progression quantitative aurait, selon l’INSEE, « affecté à la hausse le taux de mortalité infantile de 0,1 point sur 1 000 » ; et, d’autre part, le taux de mortalité infantile a augmenté chez les femmes nées à l’étranger (+0,8 point), de 4,5 ‰ à 5,3 ‰, celui des mères nées en France étant resté stable à 3,3 ‰, la hausse du taux de mortalité infantile des mères nées à l’étranger étant donc responsable de 100% de la hausse totale de près de 0,2 point (0,17 point) enregistrée entre 2010-2014 et 2015-2022. Ainsi, le taux moyen de mortalité infantile atteignait 4,6 ‰ pour les mères nées au Maghreb et 7,5 ‰ pour celles nées dans un autre pays d’Afrique, soit 2,2 fois plus que le taux enregistré chez les femmes nées en France. En effet, ces mères sont davantage touchées par la précarité et connaissent plus souvent des problèmes de santé ; leur suivi médical pendant la grossesse est moins régulier. De plus, elles sont confrontées à des barrières en termes d’accès primaire aux soins et ne bénéficient ni d’une prévention satisfaisante ni de soins optimaux."

    Extrait de la Synthèse du rapport sur l'"Organisation de la périnatalité dans les territoires" : igas.gouv.fr/sites/igas/files/

    #éthique #hôpital #maternité #exilées #migrantes #bébés #mortalitéInfantile #naissance #naissances #natalité #santéPublique #périnatalité #polFr #politiqueFrançaise #famille #racismeStructurel #racismeSystémique #colonialité

  3. Les "femmes immigrées […] connaissent un risque plus élevé de mort maternelle ou de morbidité maternelle sévère. Or, d’une part, la proportion d’enfants ayant une mère née hors de l’UE a progressé de 7,4 points, passant de 16,11 % en 2010 à 23,51 % en 2024 : au total, cette progression quantitative aurait, selon l’INSEE, « affecté à la hausse le taux de mortalité infantile de 0,1 point sur 1 000 » ; et, d’autre part, le taux de mortalité infantile a augmenté chez les femmes nées à l’étranger (+0,8 point), de 4,5 ‰ à 5,3 ‰, celui des mères nées en France étant resté stable à 3,3 ‰, la hausse du taux de mortalité infantile des mères nées à l’étranger étant donc responsable de 100% de la hausse totale de près de 0,2 point (0,17 point) enregistrée entre 2010-2014 et 2015-2022. Ainsi, le taux moyen de mortalité infantile atteignait 4,6 ‰ pour les mères nées au Maghreb et 7,5 ‰ pour celles nées dans un autre pays d’Afrique, soit 2,2 fois plus que le taux enregistré chez les femmes nées en France. En effet, ces mères sont davantage touchées par la précarité et connaissent plus souvent des problèmes de santé ; leur suivi médical pendant la grossesse est moins régulier. De plus, elles sont confrontées à des barrières en termes d’accès primaire aux soins et ne bénéficient ni d’une prévention satisfaisante ni de soins optimaux."

    Extrait de la Synthèse du rapport sur l'"Organisation de la périnatalité dans les territoires" : igas.gouv.fr/sites/igas/files/

    #éthique #hôpital #maternité #exilées #migrantes #bébés #mortalitéInfantile #naissance #naissances #natalité #santéPublique #périnatalité #polFr #politiqueFrançaise #famille #racismeStructurel #racismeSystémique #colonialité

  4. Mardi, Utopia 56 a publié un rapport sur la situation et l'abandon des mineur·es isolé·es à Paris et en Île-de-France, entre 2020 et 2025. En s'appuyant sur six années de travail de terrain, nous y dressons un état des lieux de la situation de ces jeunes, de leur arrivée sur le territoire jusqu'à leur prise en charge, qui intervient souvent plusieurs mois plus tard. Des mois durant lesquels iels sont totalement abandonné·es par les institutions.


    Depuis plusieurs années, nos équipes sont présentes quotidiennement devant le dispositif d'évaluation de minorité parisien, où la Ville de Paris, par le biais d'un opérateur, France terre d'asile, détermine si les jeunes sont mineur·es ou non. Entre 2021 et 2025, nous y avons rencontré 13 853 mineur·es, parmi lesquel·les se trouvaient 337 jeunes filles.


    Suite à ces évaluations, la plupart des mineur·es que nous avons rencontré·es ont fait état d'entretiens très courts, à charge, et souvent sans interprètes. Même lorsqu'iels présentent des documents d'état civil et/ou d'identité, certain·es se sont vu·es refuser une prise en charge. Souvent, ce sont des éléments subjectifs comme l'apparence physique qui sont déterminants dans la décision. Le manque de détails, ou à l'inverse des récits de vie "trop précis", sont invoqués pour contester leur minorité, sans tenir compte des traumatismes qu'iels ont pu vivre, ou de la pression de l'entretien. Pourtant, chaque refus a une conséquence très concrète : la rue.

    Entre 2020 et 2025, nos équipes ont également documenté l'évolution des campements parisiens et la répression policière croissante envers les mineur·es isolé·es. À la rue, ils et elles sont particulièrement exposés à de multiples problèmes de santé non pris en charge. Le froid et l'errance aggravent leur état de santé général, et l'accès aux soins reste très difficile pour eux du fait de leur statut administratif. Avec les associations médicales, nous avons noté de nombreux troubles anxieux, des symptômes post-traumatiques ou des pensées suicidaires, pour lesquels iels ne sont pas suivi·es.

    Pourtant, à Paris, plus de la moitié des jeunes qui saisissent la justice seront finalement reconnu·es mineur·es. En 2025, nous avons accompagné 1481 jeunes pendant leur recours : plus de 40% ont déjà été reconnu·es comme mineur·es, et d'autres sont toujours en procédures.

    Alors que les institutions faillissent, ce sont les associations qui assurent l'essentiel de l'accompagnement de ces jeunes, pour leur apporter un minimum de protection et de soutien. À l'approche des élections municipales de 2026 et par son statut particulier de ville-département, il est impératif que les candidat.es à Mairie de Paris mettent la protection de ces mineur.es au sommet de leurs priorités. Le.a futur.e maire de Paris devra garantir les droits de ces mineur·es isolé·es comme ceux de n'importe quel mineur·e parisien·ne.

    Nos recommandations sont simples :

    * Garantir un accueil digne, inconditionnel et humain des mineur·es non accompagné·es dès leur arrivée


    * Mettre fin aux logiques de suspicion et de tri lors des évaluations de minorité


    * Assurer l'hébergement de tous·tes les mineur·es jusqu'à une décision définitive de l'autorité judiciaire


    * Renforcer la protection des jeunes filles et des mineur·es victimes de traite ou d'exploitation


    * Permettre un accès effectif aux soins et à un suivi médico-social adapté

    Si ce rapport se penche sur la situation à Paris, partout en France, les droits des mineur·es non accompagné·es sont bafoués. Pour rappel, le 19 janvier 2026, La France a été condamnée pour la troisième fois en quelques années par le Comité des droits de l'enfant des Nations Unies concernant ses pratiques en matière de prise en charge et de détermination de l'âge des mineur·es non accompagné·es.

    Jusqu'à ce qu'elle soit respectée, nous continuerons de défendre la présomption de minorité pour ces jeunes.

    Rapport Utopia56 (pdf) : #^https://2k2yu.r.a.d.sendibm1.com/mk/cl/f/sh/WCPzyXJTZ7Xsy2icq3OBMhyiB1iqmr9l/AakVUJIPps33

    #mineuresisolees #exilees #presomptiondeminorite #utopia56
  5. Mardi, Utopia 56 a publié un rapport sur la situation et l'abandon des mineur·es isolé·es à Paris et en Île-de-France, entre 2020 et 2025. En s'appuyant sur six années de travail de terrain, nous y dressons un état des lieux de la situation de ces jeunes, de leur arrivée sur le territoire jusqu'à leur prise en charge, qui intervient souvent plusieurs mois plus tard. Des mois durant lesquels iels sont totalement abandonné·es par les institutions.


    Depuis plusieurs années, nos équipes sont présentes quotidiennement devant le dispositif d'évaluation de minorité parisien, où la Ville de Paris, par le biais d'un opérateur, France terre d'asile, détermine si les jeunes sont mineur·es ou non. Entre 2021 et 2025, nous y avons rencontré 13 853 mineur·es, parmi lesquel·les se trouvaient 337 jeunes filles.


    Suite à ces évaluations, la plupart des mineur·es que nous avons rencontré·es ont fait état d'entretiens très courts, à charge, et souvent sans interprètes. Même lorsqu'iels présentent des documents d'état civil et/ou d'identité, certain·es se sont vu·es refuser une prise en charge. Souvent, ce sont des éléments subjectifs comme l'apparence physique qui sont déterminants dans la décision. Le manque de détails, ou à l'inverse des récits de vie "trop précis", sont invoqués pour contester leur minorité, sans tenir compte des traumatismes qu'iels ont pu vivre, ou de la pression de l'entretien. Pourtant, chaque refus a une conséquence très concrète : la rue.

    Entre 2020 et 2025, nos équipes ont également documenté l'évolution des campements parisiens et la répression policière croissante envers les mineur·es isolé·es. À la rue, ils et elles sont particulièrement exposés à de multiples problèmes de santé non pris en charge. Le froid et l'errance aggravent leur état de santé général, et l'accès aux soins reste très difficile pour eux du fait de leur statut administratif. Avec les associations médicales, nous avons noté de nombreux troubles anxieux, des symptômes post-traumatiques ou des pensées suicidaires, pour lesquels iels ne sont pas suivi·es.

    Pourtant, à Paris, plus de la moitié des jeunes qui saisissent la justice seront finalement reconnu·es mineur·es. En 2025, nous avons accompagné 1481 jeunes pendant leur recours : plus de 40% ont déjà été reconnu·es comme mineur·es, et d'autres sont toujours en procédures.

    Alors que les institutions faillissent, ce sont les associations qui assurent l'essentiel de l'accompagnement de ces jeunes, pour leur apporter un minimum de protection et de soutien. À l'approche des élections municipales de 2026 et par son statut particulier de ville-département, il est impératif que les candidat.es à Mairie de Paris mettent la protection de ces mineur.es au sommet de leurs priorités. Le.a futur.e maire de Paris devra garantir les droits de ces mineur·es isolé·es comme ceux de n'importe quel mineur·e parisien·ne.

    Nos recommandations sont simples :

    * Garantir un accueil digne, inconditionnel et humain des mineur·es non accompagné·es dès leur arrivée


    * Mettre fin aux logiques de suspicion et de tri lors des évaluations de minorité


    * Assurer l'hébergement de tous·tes les mineur·es jusqu'à une décision définitive de l'autorité judiciaire


    * Renforcer la protection des jeunes filles et des mineur·es victimes de traite ou d'exploitation


    * Permettre un accès effectif aux soins et à un suivi médico-social adapté

    Si ce rapport se penche sur la situation à Paris, partout en France, les droits des mineur·es non accompagné·es sont bafoués. Pour rappel, le 19 janvier 2026, La France a été condamnée pour la troisième fois en quelques années par le Comité des droits de l'enfant des Nations Unies concernant ses pratiques en matière de prise en charge et de détermination de l'âge des mineur·es non accompagné·es.

    Jusqu'à ce qu'elle soit respectée, nous continuerons de défendre la présomption de minorité pour ces jeunes.

    Rapport Utopia56 (pdf) : #^https://2k2yu.r.a.d.sendibm1.com/mk/cl/f/sh/WCPzyXJTZ7Xsy2icq3OBMhyiB1iqmr9l/AakVUJIPps33

    #mineuresisolees #exilees #presomptiondeminorite #utopia56
  6. Mardi, Utopia 56 a publié un rapport sur la situation et l'abandon des mineur·es isolé·es à Paris et en Île-de-France, entre 2020 et 2025. En s'appuyant sur six années de travail de terrain, nous y dressons un état des lieux de la situation de ces jeunes, de leur arrivée sur le territoire jusqu'à leur prise en charge, qui intervient souvent plusieurs mois plus tard. Des mois durant lesquels iels sont totalement abandonné·es par les institutions.


    Depuis plusieurs années, nos équipes sont présentes quotidiennement devant le dispositif d'évaluation de minorité parisien, où la Ville de Paris, par le biais d'un opérateur, France terre d'asile, détermine si les jeunes sont mineur·es ou non. Entre 2021 et 2025, nous y avons rencontré 13 853 mineur·es, parmi lesquel·les se trouvaient 337 jeunes filles.


    Suite à ces évaluations, la plupart des mineur·es que nous avons rencontré·es ont fait état d'entretiens très courts, à charge, et souvent sans interprètes. Même lorsqu'iels présentent des documents d'état civil et/ou d'identité, certain·es se sont vu·es refuser une prise en charge. Souvent, ce sont des éléments subjectifs comme l'apparence physique qui sont déterminants dans la décision. Le manque de détails, ou à l'inverse des récits de vie "trop précis", sont invoqués pour contester leur minorité, sans tenir compte des traumatismes qu'iels ont pu vivre, ou de la pression de l'entretien. Pourtant, chaque refus a une conséquence très concrète : la rue.

    Entre 2020 et 2025, nos équipes ont également documenté l'évolution des campements parisiens et la répression policière croissante envers les mineur·es isolé·es. À la rue, ils et elles sont particulièrement exposés à de multiples problèmes de santé non pris en charge. Le froid et l'errance aggravent leur état de santé général, et l'accès aux soins reste très difficile pour eux du fait de leur statut administratif. Avec les associations médicales, nous avons noté de nombreux troubles anxieux, des symptômes post-traumatiques ou des pensées suicidaires, pour lesquels iels ne sont pas suivi·es.

    Pourtant, à Paris, plus de la moitié des jeunes qui saisissent la justice seront finalement reconnu·es mineur·es. En 2025, nous avons accompagné 1481 jeunes pendant leur recours : plus de 40% ont déjà été reconnu·es comme mineur·es, et d'autres sont toujours en procédures.

    Alors que les institutions faillissent, ce sont les associations qui assurent l'essentiel de l'accompagnement de ces jeunes, pour leur apporter un minimum de protection et de soutien. À l'approche des élections municipales de 2026 et par son statut particulier de ville-département, il est impératif que les candidat.es à Mairie de Paris mettent la protection de ces mineur.es au sommet de leurs priorités. Le.a futur.e maire de Paris devra garantir les droits de ces mineur·es isolé·es comme ceux de n'importe quel mineur·e parisien·ne.

    Nos recommandations sont simples :

    * Garantir un accueil digne, inconditionnel et humain des mineur·es non accompagné·es dès leur arrivée


    * Mettre fin aux logiques de suspicion et de tri lors des évaluations de minorité


    * Assurer l'hébergement de tous·tes les mineur·es jusqu'à une décision définitive de l'autorité judiciaire


    * Renforcer la protection des jeunes filles et des mineur·es victimes de traite ou d'exploitation


    * Permettre un accès effectif aux soins et à un suivi médico-social adapté

    Si ce rapport se penche sur la situation à Paris, partout en France, les droits des mineur·es non accompagné·es sont bafoués. Pour rappel, le 19 janvier 2026, La France a été condamnée pour la troisième fois en quelques années par le Comité des droits de l'enfant des Nations Unies concernant ses pratiques en matière de prise en charge et de détermination de l'âge des mineur·es non accompagné·es.

    Jusqu'à ce qu'elle soit respectée, nous continuerons de défendre la présomption de minorité pour ces jeunes.

    Rapport Utopia56 (pdf) : #^https://2k2yu.r.a.d.sendibm1.com/mk/cl/f/sh/WCPzyXJTZ7Xsy2icq3OBMhyiB1iqmr9l/AakVUJIPps33

    #mineuresisolees #exilees #presomptiondeminorite #utopia56
  7. Mardi, Utopia 56 a publié un rapport sur la situation et l'abandon des mineur·es isolé·es à Paris et en Île-de-France, entre 2020 et 2025. En s'appuyant sur six années de travail de terrain, nous y dressons un état des lieux de la situation de ces jeunes, de leur arrivée sur le territoire jusqu'à leur prise en charge, qui intervient souvent plusieurs mois plus tard. Des mois durant lesquels iels sont totalement abandonné·es par les institutions.


    Depuis plusieurs années, nos équipes sont présentes quotidiennement devant le dispositif d'évaluation de minorité parisien, où la Ville de Paris, par le biais d'un opérateur, France terre d'asile, détermine si les jeunes sont mineur·es ou non. Entre 2021 et 2025, nous y avons rencontré 13 853 mineur·es, parmi lesquel·les se trouvaient 337 jeunes filles.


    Suite à ces évaluations, la plupart des mineur·es que nous avons rencontré·es ont fait état d'entretiens très courts, à charge, et souvent sans interprètes. Même lorsqu'iels présentent des documents d'état civil et/ou d'identité, certain·es se sont vu·es refuser une prise en charge. Souvent, ce sont des éléments subjectifs comme l'apparence physique qui sont déterminants dans la décision. Le manque de détails, ou à l'inverse des récits de vie "trop précis", sont invoqués pour contester leur minorité, sans tenir compte des traumatismes qu'iels ont pu vivre, ou de la pression de l'entretien. Pourtant, chaque refus a une conséquence très concrète : la rue.

    Entre 2020 et 2025, nos équipes ont également documenté l'évolution des campements parisiens et la répression policière croissante envers les mineur·es isolé·es. À la rue, ils et elles sont particulièrement exposés à de multiples problèmes de santé non pris en charge. Le froid et l'errance aggravent leur état de santé général, et l'accès aux soins reste très difficile pour eux du fait de leur statut administratif. Avec les associations médicales, nous avons noté de nombreux troubles anxieux, des symptômes post-traumatiques ou des pensées suicidaires, pour lesquels iels ne sont pas suivi·es.

    Pourtant, à Paris, plus de la moitié des jeunes qui saisissent la justice seront finalement reconnu·es mineur·es. En 2025, nous avons accompagné 1481 jeunes pendant leur recours : plus de 40% ont déjà été reconnu·es comme mineur·es, et d'autres sont toujours en procédures.

    Alors que les institutions faillissent, ce sont les associations qui assurent l'essentiel de l'accompagnement de ces jeunes, pour leur apporter un minimum de protection et de soutien. À l'approche des élections municipales de 2026 et par son statut particulier de ville-département, il est impératif que les candidat.es à Mairie de Paris mettent la protection de ces mineur.es au sommet de leurs priorités. Le.a futur.e maire de Paris devra garantir les droits de ces mineur·es isolé·es comme ceux de n'importe quel mineur·e parisien·ne.

    Nos recommandations sont simples :

    * Garantir un accueil digne, inconditionnel et humain des mineur·es non accompagné·es dès leur arrivée


    * Mettre fin aux logiques de suspicion et de tri lors des évaluations de minorité


    * Assurer l'hébergement de tous·tes les mineur·es jusqu'à une décision définitive de l'autorité judiciaire


    * Renforcer la protection des jeunes filles et des mineur·es victimes de traite ou d'exploitation


    * Permettre un accès effectif aux soins et à un suivi médico-social adapté

    Si ce rapport se penche sur la situation à Paris, partout en France, les droits des mineur·es non accompagné·es sont bafoués. Pour rappel, le 19 janvier 2026, La France a été condamnée pour la troisième fois en quelques années par le Comité des droits de l'enfant des Nations Unies concernant ses pratiques en matière de prise en charge et de détermination de l'âge des mineur·es non accompagné·es.

    Jusqu'à ce qu'elle soit respectée, nous continuerons de défendre la présomption de minorité pour ces jeunes.

    Rapport Utopia56 (pdf) : #^https://2k2yu.r.a.d.sendibm1.com/mk/cl/f/sh/WCPzyXJTZ7Xsy2icq3OBMhyiB1iqmr9l/AakVUJIPps33

    #mineuresisolees #exilees #presomptiondeminorite #utopia56
  8. Hébergement des personnes exilées en Ille-et-Vilaine : « Il faut des réponses

    À l’approche de la trêve hivernale, une opération de mise à l’abri a été menée par l’État au…
    #Rennes #FR #France #Actu #News #Europe #EU #actu #Actualités #bretagne #europe #exilées #faut #Hébergement #Ille-et-Vilaine #personnes #redon #reponses #Républiquefrançaise #structurelles
    europesays.com/fr/505531/

  9. [#CaféCAC ☕ 14/10 - Militer en milieu hostile]

    Visio demain mardi 14 oct à 9h pour réfléchir ensemble à "comment être un.e militant.e associative/associatif dans un contexte hostile ?" ; notamment avec l'exemple de #Calais où les #associations de soutien aux personnes #exilées vivent depuis des années sous une #repression intense.
    #LibertesAssociatives

    Pour débattre du sujet :
    @L'Auberge des Migrants
    @Secours Catholique de Calais
    @Plateforme de soutien aux migrant.e.s

    👉 s'inscrire ici : framaforms.org/caccafe-oct-a-d

  10. [#CaféCAC ☕ 14/10 - Militer en milieu hostile]

    Visio demain mardi 14 oct à 9h pour réfléchir ensemble à "comment être un.e militant.e associative/associatif dans un contexte hostile ?" ; notamment avec l'exemple de #Calais où les #associations de soutien aux personnes #exilées vivent depuis des années sous une #repression intense.
    #LibertesAssociatives

    Pour débattre du sujet :
    @L'Auberge des Migrants
    @Secours Catholique de Calais
    @Plateforme de soutien aux migrant.e.s

    👉 s'inscrire ici : framaforms.org/caccafe-oct-a-d

  11. [#CaféCAC ☕ 14/10 - Militer en milieu hostile]

    Visio demain mardi 14 oct à 9h pour réfléchir ensemble à "comment être un.e militant.e associative/associatif dans un contexte hostile ?" ; notamment avec l'exemple de #Calais où les #associations de soutien aux personnes #exilées vivent depuis des années sous une #repression intense.
    #LibertesAssociatives

    Pour débattre du sujet :
    @L'Auberge des Migrants
    @Secours Catholique de Calais
    @Plateforme de soutien aux migrant.e.s

    👉 s'inscrire ici : framaforms.org/caccafe-oct-a-d

  12. Plusieurs navires humanitaires se sont mobilisés ce weekend en mer Méditerranée pour secourir des centaines de migrants en détresse. L’Ocean Viking, l’Aurora et Humanity 1 ont enchaîné les opérations. Au total, 376 personnes dont des femmes et des enfants ont été sortis des eaux.



    Les navires des ONG n’ont pas chômé samedi 17 mai et dimanche 18 mai. En l'espace de deux jours, l'Ocean Viking, l'Aurora et Humanity 1 ont enchaîné les opérations de sauvetage en mer Méditerranée.

    Dimanche, l'équipage de l'ONG allemande SOS Humanity est venue en aide à "plus de 100 personnes" en détresse. Ils naviguaient sur deux bateaux "inaptes à la navigation". Aucun des passagers ne portaient de gilets de sauvetage, précise l'ONG sur X. "Les survivants sont désormais à bord de notre navire de sauvetage et reçoivent les premiers soins médicaux".

    La veille, l'Ocean Viking de l'ONG SOS Méditerranée a procédé à trois opération de secours. La première, repérée grâce à une alerte d'Alarm Phone, a permis de sauver 65 personnes, dans la zone de sauvetage tunisienne (SAR zone). Ils se trouvaient à bord d'une embarcation en bois "surchargée", précise l'ONG sur X.

    Peu de temps après, l'Ocean Viking s'est dirigé vers une autre embarcation en détresse. Le navire humanitaire a rejoint l'Aurora, le bateau de l'ONG Sea-Watch, qui était déjà présent sur les lieux. Les 77 personnes secourues "dont deux enfants" ont toutes été "mises en sécurité" sur l'Ocean Viking.

    Plus tard, une nouvelle opération a été déclenchée dans la zone de sauvetage maltaise (SAR zone). Cent trente-et-une personnes se trouvaient sur une embarcation en bois "dont un bébé et quatre enfants". "Beaucoup souffraient d'épuisement et de mal de mer et ont dû recevoir des soins médicaux à bord", peut-on encore lire sur X.

    Au total, l'Ocean Viking compte donc 273 rescapés à bord. Les autorités italiennes lui ont assigné le port d'Ancône pour débarquer les migrants, soit un port situé à 1 500 km de la zone de sauvetage - qui nécessite "4 jours de navigation".
    316 morts en 2025 en Méditerranée centrale

    Ces dernières semaines, les traversées de la Méditerranée ont été nombreuses à la faveur d'une météo clémente. "Avec l'amélioration des conditions météorologiques, nous avons constaté une augmentation des traversées dangereuses en Méditerranée centrale ces derniers jours", avait tweeté Frontex, fin avril.

    Mais les drames sont fréquents sur une route aussi dangereuse. Les canots en bois, en fibre de verre ou en métal sont impropres à la navigation en haute mer, et peuvent dériver à cause de nombreuses avaries. La semaine dernière, le 11 mai, les membres de l’ONG ResQship ont récupéré les corps de deux enfants de 3 ans et 4 ans, lors d'une opération de secours en Méditerranée. "Ils étaient morts la veille, probablement de soif", a raconté Rania l’ambulancière du Nadir, dans un communiqué de l'organisation.

    Depuis le début de l'année 2025, 316 personnes sont déjà mortes en Méditerranée centrale. Un chiffre qui pourrait être beaucoup plus élevé : de nombreuses embarcations disparaissent en mer sans laisser de traces, sans être répertoriées. On les appelle les "naufrages invisibles".

    source et vidéos (X/twitter) : #^https://www.infomigrants.net/fr/post/64635/mediterranee--plus-de-350-migrants-secourus-en-deux-jours

    #exilees #mediterranee #sauvetagerefugies #nobordersnonations #frontieresplaiesdumonde
  13. Plusieurs navires humanitaires se sont mobilisés ce weekend en mer Méditerranée pour secourir des centaines de migrants en détresse. L’Ocean Viking, l’Aurora et Humanity 1 ont enchaîné les opérations. Au total, 376 personnes dont des femmes et des enfants ont été sortis des eaux.



    Les navires des ONG n’ont pas chômé samedi 17 mai et dimanche 18 mai. En l'espace de deux jours, l'Ocean Viking, l'Aurora et Humanity 1 ont enchaîné les opérations de sauvetage en mer Méditerranée.

    Dimanche, l'équipage de l'ONG allemande SOS Humanity est venue en aide à "plus de 100 personnes" en détresse. Ils naviguaient sur deux bateaux "inaptes à la navigation". Aucun des passagers ne portaient de gilets de sauvetage, précise l'ONG sur X. "Les survivants sont désormais à bord de notre navire de sauvetage et reçoivent les premiers soins médicaux".

    La veille, l'Ocean Viking de l'ONG SOS Méditerranée a procédé à trois opération de secours. La première, repérée grâce à une alerte d'Alarm Phone, a permis de sauver 65 personnes, dans la zone de sauvetage tunisienne (SAR zone). Ils se trouvaient à bord d'une embarcation en bois "surchargée", précise l'ONG sur X.

    Peu de temps après, l'Ocean Viking s'est dirigé vers une autre embarcation en détresse. Le navire humanitaire a rejoint l'Aurora, le bateau de l'ONG Sea-Watch, qui était déjà présent sur les lieux. Les 77 personnes secourues "dont deux enfants" ont toutes été "mises en sécurité" sur l'Ocean Viking.

    Plus tard, une nouvelle opération a été déclenchée dans la zone de sauvetage maltaise (SAR zone). Cent trente-et-une personnes se trouvaient sur une embarcation en bois "dont un bébé et quatre enfants". "Beaucoup souffraient d'épuisement et de mal de mer et ont dû recevoir des soins médicaux à bord", peut-on encore lire sur X.

    Au total, l'Ocean Viking compte donc 273 rescapés à bord. Les autorités italiennes lui ont assigné le port d'Ancône pour débarquer les migrants, soit un port situé à 1 500 km de la zone de sauvetage - qui nécessite "4 jours de navigation".
    316 morts en 2025 en Méditerranée centrale

    Ces dernières semaines, les traversées de la Méditerranée ont été nombreuses à la faveur d'une météo clémente. "Avec l'amélioration des conditions météorologiques, nous avons constaté une augmentation des traversées dangereuses en Méditerranée centrale ces derniers jours", avait tweeté Frontex, fin avril.

    Mais les drames sont fréquents sur une route aussi dangereuse. Les canots en bois, en fibre de verre ou en métal sont impropres à la navigation en haute mer, et peuvent dériver à cause de nombreuses avaries. La semaine dernière, le 11 mai, les membres de l’ONG ResQship ont récupéré les corps de deux enfants de 3 ans et 4 ans, lors d'une opération de secours en Méditerranée. "Ils étaient morts la veille, probablement de soif", a raconté Rania l’ambulancière du Nadir, dans un communiqué de l'organisation.

    Depuis le début de l'année 2025, 316 personnes sont déjà mortes en Méditerranée centrale. Un chiffre qui pourrait être beaucoup plus élevé : de nombreuses embarcations disparaissent en mer sans laisser de traces, sans être répertoriées. On les appelle les "naufrages invisibles".

    source et vidéos (X/twitter) : #^https://www.infomigrants.net/fr/post/64635/mediterranee--plus-de-350-migrants-secourus-en-deux-jours

    #exilees #mediterranee #sauvetagerefugies #nobordersnonations #frontieresplaiesdumonde
  14. Infomigrants
    "J’ai réalisé que ma vie n’était pas finie" : À Saint-Denis, l’association Ikambere ramène à la vie des femmes exilées atteintes du VIH
    mcinformactions.net/j-ai-reali
    #migrantes #immigration #exilees #femmes #sante #VIH

  15. Infomigrants
    "J’ai réalisé que ma vie n’était pas finie" : À Saint-Denis, l’association Ikambere ramène à la vie des femmes exilées atteintes du VIH
    mcinformactions.net/j-ai-reali
    #migrantes #immigration #exilees #femmes #sante #VIH

  16. Infomigrants
    "J’ai réalisé que ma vie n’était pas finie" : À Saint-Denis, l’association Ikambere ramène à la vie des femmes exilées atteintes du VIH
    mcinformactions.net/j-ai-reali
    #migrantes #immigration #exilees #femmes #sante #VIH

  17. Infomigrants
    "J’ai réalisé que ma vie n’était pas finie" : À Saint-Denis, l’association Ikambere ramène à la vie des femmes exilées atteintes du VIH
    mcinformactions.net/j-ai-reali
    #migrantes #immigration #exilees #femmes #sante #VIH

  18. Des femmes et leurs enfants dorment depuis des semaines dans la rue au nord de Paris, faute de logement et d’hébergement d’urgence. Regroupées dans un collectif, elles ont récemment occupé l’université Paris-8, avant d’en être expulsées.

    Dande et son jeune fils, en France depuis six mois

    « Depuis combien de jours on a pas de maison, on dort dans la rue ? Les deux enfants, moi et mon mari. On ne mange pas, on ne se lave pas. On a nos bagages seulement, et de l’eau. » Ce matin du mercredi 7 mai, Dande nous parle devant sa tente, dans un campement de fortune au bord du bassin de la Maltournée, à Saint-Denis, au nord de Paris. Depuis une semaine, elle y dort avec son bébé, son fils de dix ans et un groupe d’une trentaine de femmes et d’enfants, regroupées dans le collectif Combat pour l’hébergement 93.

    Comme les autres familles du campement, Dande essaie d’appeler le numéro d’urgence du 115 chaque jour pour trouver un hébergement. Mais cela fait plusieurs semaines que la famille n’a plus aucune solution. « On a eu une semaine d’hôtel et des jours par-ci par-là. On est en France depuis six mois et on a passé plus de temps dehors que dans une maison , raconte la mère de famille. En plus, je suis malade. On vient de m’opérer au ventre et ça me fait mal. Je suis très fatiguée. »


    #^https://inv.nadeko.net/watch?v=JQexv40rqbk

    Au campement du bassin de la Maltournée, les situations comme celle de Dande sont courantes. Et les places dans les hébergements d’urgence du 115 de plus en plus rares. « Ça fait depuis février que je suis à la rue. On nous dit d’appeler le 115. Le 115 de Paris nous dit “appelle le 115 du 93”. Ils nous balancent, ils ne peuvent pas trouver de solution pour nous, dit Nadine, elle aussi membre du collectif. On est dehors avec des grossesses, avec des bébés. En ce moment, je suis enceinte. C’est pas facile dans ces conditions-là. La nuit, tu trembles même sous les draps. ⁣ »

    Quelques tentes plus loin, une femme, sans-abris depuis plusieurs mois, confie avoir récemment fait une fausse couche : « C’était le 25 mars. Ils ont fait toutes les analyses [à l’hôpital], ils savent pas ce qui a provoqué ça. C’est le stress, c’est parce que je suis dehors », dit-elle. « C’est à cause du froid. Les enfants sont malades, les bébés et les femmes sont malades », ajoute une autre femme du collectif debout près d’elle.

    Des nourrissons sous les tentes


    Les enfants qui dorment sous les tentes sont parfois des nourrissons. Le plus jeune a trois mois. Mais selon plusieurs mères de famille, l’âge des enfants n’est plus un critère de priorité auprès du 115. En plus, les rares solutions proposées par la plateforme d’accueil sont souvent temporaires, peu adaptées aux besoins des enfants et ne correspondent à leur lieu de scolarisation.

    La fille de Sali, deux ans, dans le campement au bord du bassin de la Maltournée à Saint-Denis.

    « Maintenant, mon bébé n’est plus un enfant. Elle a connu pleins de maisons différentes », déplore Sali. La jeune femme est enceinte de six mois et vit dans le campement avec sa fille de deux ans. Depuis qu’elle est arrivée en France il y a trois ans, elle n’a jamais connu de logement stable et n’a eu que rarement accès aux hôtels du 115.

    Il y a quelques jours, le 115 lui propose un hébergement pour une semaine : « C’était à Provins, à une heure trente de Paris, puis ils m’ont transférée à Mantes-la-Jolie », retrace-t-elle. « Avant, on dormait en tente, puis dans un hôtel, puis on nous transfère encore ailleurs alors que ma fille commence à s’habituer. Elle a peur. Si le 115 me donne pas un endroit stable, je ne sais pas comment je vais faire. »

    L’errance des familles sans-abri


    (...)
    source et suite : #^https://basta.media/saint-denis-expulsions-repetees-femmes-enceintes-enfants-sans-abri-logement

    #exilees #femmesenceintes #enfantssansabri #famillesalarue #115
  19. Des femmes et leurs enfants dorment depuis des semaines dans la rue au nord de Paris, faute de logement et d’hébergement d’urgence. Regroupées dans un collectif, elles ont récemment occupé l’université Paris-8, avant d’en être expulsées.

    Dande et son jeune fils, en France depuis six mois

    « Depuis combien de jours on a pas de maison, on dort dans la rue ? Les deux enfants, moi et mon mari. On ne mange pas, on ne se lave pas. On a nos bagages seulement, et de l’eau. » Ce matin du mercredi 7 mai, Dande nous parle devant sa tente, dans un campement de fortune au bord du bassin de la Maltournée, à Saint-Denis, au nord de Paris. Depuis une semaine, elle y dort avec son bébé, son fils de dix ans et un groupe d’une trentaine de femmes et d’enfants, regroupées dans le collectif Combat pour l’hébergement 93.

    Comme les autres familles du campement, Dande essaie d’appeler le numéro d’urgence du 115 chaque jour pour trouver un hébergement. Mais cela fait plusieurs semaines que la famille n’a plus aucune solution. « On a eu une semaine d’hôtel et des jours par-ci par-là. On est en France depuis six mois et on a passé plus de temps dehors que dans une maison , raconte la mère de famille. En plus, je suis malade. On vient de m’opérer au ventre et ça me fait mal. Je suis très fatiguée. »


    #^https://inv.nadeko.net/watch?v=JQexv40rqbk

    Au campement du bassin de la Maltournée, les situations comme celle de Dande sont courantes. Et les places dans les hébergements d’urgence du 115 de plus en plus rares. « Ça fait depuis février que je suis à la rue. On nous dit d’appeler le 115. Le 115 de Paris nous dit “appelle le 115 du 93”. Ils nous balancent, ils ne peuvent pas trouver de solution pour nous, dit Nadine, elle aussi membre du collectif. On est dehors avec des grossesses, avec des bébés. En ce moment, je suis enceinte. C’est pas facile dans ces conditions-là. La nuit, tu trembles même sous les draps. ⁣ »

    Quelques tentes plus loin, une femme, sans-abris depuis plusieurs mois, confie avoir récemment fait une fausse couche : « C’était le 25 mars. Ils ont fait toutes les analyses [à l’hôpital], ils savent pas ce qui a provoqué ça. C’est le stress, c’est parce que je suis dehors », dit-elle. « C’est à cause du froid. Les enfants sont malades, les bébés et les femmes sont malades », ajoute une autre femme du collectif debout près d’elle.

    Des nourrissons sous les tentes


    Les enfants qui dorment sous les tentes sont parfois des nourrissons. Le plus jeune a trois mois. Mais selon plusieurs mères de famille, l’âge des enfants n’est plus un critère de priorité auprès du 115. En plus, les rares solutions proposées par la plateforme d’accueil sont souvent temporaires, peu adaptées aux besoins des enfants et ne correspondent à leur lieu de scolarisation.

    La fille de Sali, deux ans, dans le campement au bord du bassin de la Maltournée à Saint-Denis.

    « Maintenant, mon bébé n’est plus un enfant. Elle a connu pleins de maisons différentes », déplore Sali. La jeune femme est enceinte de six mois et vit dans le campement avec sa fille de deux ans. Depuis qu’elle est arrivée en France il y a trois ans, elle n’a jamais connu de logement stable et n’a eu que rarement accès aux hôtels du 115.

    Il y a quelques jours, le 115 lui propose un hébergement pour une semaine : « C’était à Provins, à une heure trente de Paris, puis ils m’ont transférée à Mantes-la-Jolie », retrace-t-elle. « Avant, on dormait en tente, puis dans un hôtel, puis on nous transfère encore ailleurs alors que ma fille commence à s’habituer. Elle a peur. Si le 115 me donne pas un endroit stable, je ne sais pas comment je vais faire. »

    L’errance des familles sans-abri


    (...)
    source et suite : #^https://basta.media/saint-denis-expulsions-repetees-femmes-enceintes-enfants-sans-abri-logement

    #exilees #femmesenceintes #enfantssansabri #famillesalarue #115