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I recently learned about #brevet / #BRM #biking / #cycling event. I thought that I'd attent. They insist of giving them your name, and they publish the list, which I already don't like for #privacy reasons, but they don't really insist on giving *your* name, so, fine, here's something...
Well, the document you need to bring signed to take part requires name, address, date of birth, email, and agreeing of processing that and image for promotional and marketing purposes, by...
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#autopromotion un 400 de plus en un temps inférieur à la barrière des 27h du brevet (ici 20h43). Je suis fier de moi.
#BRM #audax -
BRM 300 du VCMB
Le chemin vers le #ParisBrestParis est long et nécessite de nombreux entraînements. Aujourd’hui fut une épreuve essentielle : mon premier 300. Ce n’est pas anodin. J’ai déjà dix-sept « 200 » derrière moi – J’ai vérifié sur #StatsHunters – mais ma distance maximale jusqu’au BRM 200 de Paname était de 220km en presque 15h pour le #dodecaudax de février. Or je conçois pour l’instant le #pbp comme quatre fois 300 environ. C’est donc une distance importante que je dois valider.
À la vue du roulage avec #batty sur le #brm200 je suis tout de même assez ambitieux et je me dis que le réussir en moins de 15h est faisable. C’est donc mon objectif principal. Trois fois 5 heures. Quête secondaire : moins de 14h ?
Je l’avoue, je suis inquiet. Cette distance m’est inconnue, j’ai un peu peur d’avoir froid, d’avoir mal, d’exploser en route. J’ai pris un ravitaillement varié (barres, fruits secs, gel, pâte de fruits) pour limiter les coups de pompe. Mais j’ai eu du mal la dernière fois dans les côtes et il y a plus de 2000m de D+ prévus. Bref, je ne suis pas serein.
Le départ est fixé à 5h du matin. Oh là là, je ne suis pas du tout du matin moi… C’est à seulement 25km de chez moi mais je décide tout de même partir la veille et de dormir sur place dans la voiture. De cette façon, fin de soirée au calme, pas de stress de réveil ou d’oubli de dernière minute, j’ai tout le temps de m’organiser. Et j’y vais très confort en embarquant mon oreiller et ma couette !
Couché vers 23h, ce sera une nuit bien au chaud de… 5h. Oui, bon, c’est cours mais cela fait partie aussi de l’entraînement, non ? Réveil, montage de Batty, petit déjeuner sur le bord du coffre.
D’autres concurrents arrivent en voiture également et chacun s’équipe et se dirige vers le local du club. Beaucoup moins de monde que sur le #brm de l’ACP, nous serons tout de même environ 100 au départ.
5h (je ne m’y fait pas). Je mise sur une belle météo et j’ai un cuissard court en bas, un t-shirt et mon coupe vent léger en haut. Des manches également que je sens déjà glisser mais ça devrait aller. Et un tour de cou. Certains sont très couverts, je me demande si je le suis assez.
Et c’est parti pour les premiers tours de roue avec un petit groupe. Chacun prend ses repères et les premiers kilomètres urbains sont assez vite parcourus. Jusqu’au vingtième kilomètre je tiens bien la vitesse et on roule sur des moyenne autour de 25-30km/h. C’est trop rapide pour moi, mon objectif est 20km/h mais j’aime ce petit effet de groupe. Et puis, hop, la petite bosse arrive et les vrais cyclistes s’échappent pendant que je me plante un peu dedans. Je cale à 13km/h dans la côte qui fait à peine 2km. Bon, c’est pas grave, ça me calme.
Je me retrouve seul mais c’est aussi bien, je ne vais pas être tenté de forcer. Au contraire, je prends le temps de savourer ce soleil qui se lève doucement, les couleurs qui explosent, la brume qui se dissipe lentement. Oui, je ne suis pas du matin, mais à chaque fois je me dis que j’aime vraiment beaucoup ce moment de la journée.
À hauteur de Rolleboise (km60) je me fais rattraper par un autre groupe. Je suis un peu mieux réveillé, un peu plus en forme. Je décide de me caler avec eux et la moyenne augment sensiblement vers les 30km/h et je décide de rester avec eux jusqu’au premier CP. Cela roule plus fort que moi mais je m’en sens capable. Je suis aussi là pour me tester.
On traverse Giverny, déserte (mais il faudrait que je revienne visiter un jour) et nous voici arrivés à Vernon au CP1 km85. Contrairement au BRM de Paname, il n’y a pas de contrôleur et il faut soit faire une photo soit réclamer un coup de tampon dans un commerce. C’est donc l’agression cycliste de la boulangerie à 8h15 qui vide son stock de flans.
Personnellement ce sera un éclair au chocolat. J’ai failli le gober avant d’avoir le temps de faire une photo ! On voit bien les frimeurs qui ont déjà le gilet du #pbp. En vrai, j’ai hâte de pouvoir faire pareil…
Je n’ai pas le temps de finir que le groupe est reparti. Ils ont un rendez-vous quelque part ? Ils sont pressés ? Aller, je repars aussi et je suis tout surpris de voir que l’on est sous le château de Gaillard ! J’aime bien passer un peu sans m’y attendre à des endroits où je suis déjà venu.
Km100, 4h15 de roulage. Je suis plutôt très content de cette vitesse et fatigue normale. C’est tout à fait plaisant. Juste après, petit côte et je me retrouve tout seul direction nord est face au vent. Aïe. Pendant près de 40km j’ai le vent dans le nez et la moyenne sans ressent. La route n’a pas d’abris et est assez monotone.
Ce n’est pas vraiment mon passage préféré, d’autant que la circulation du samedi matin commence à arriver. Mais je prends tout de même le temps de savourer quelques endroits sympathiques.
Km144 CP2. Nouvelle attaque de boulangerie à Vascœuil.
Il est environ 11h20 et je n’en suis pas encore à la moitié. C’est long 300km !!! Toutefois je suis sur les bases d’un 13h de roulage soit 14h au total atteignable. Cela me motive beaucoup. Un petit sandwich devant un beau château et je repars. Pas plus de 15 minutes de pause pour ne pas se refroidir.
Point forme : ça va mais une inquiétude sur une douleur qui revient au tendon d’Achille. Globalement au même moment que lors du 200… Je n’ai jamais eu ça avec Libellule et ça m’inquiète. En revanche, contrairement à Libellule, Batty ne me fait pas mal aux poignets. De ce point de vue la position est meilleure. Dans le doute j’ai pris un anti-inflammatoire. En toute transparence, je n’aime pas faire ça, mais je ne voulais pas trop souffrir. Au total j’ai aussi pris plus tard du paracétamol et 2h avant l’arrivée j’ai racheté un anti-inflammatoire en pharmacie. J’en reparlerai dans le bilan.
Point météo : la trace bifurque et je vais me retrouver le vent majoritairement dans le dos et le pari sur le beau temps se confirme. Je supprime les manches, range la chasuble, retire le tour de cou et je mets de la crème solaire.
Ça fait plaisir lorsque l’on voit les éoliennes comme ça, le vent nous pousse !
Après une petite difficulté au km150, la trace descend vers la Seine et se promène sur la plaine jusqu’à Elbeuf. La route est simple et je peux rouler avec moins de fatigue grâce à ce vent favorable. Surtout dans la côte Jacques Anquetil que l’on prend en descente. Ça fait un badge mais ça ne compte pas vraiment.
Après la traversée de la Seine, deux belles bosses et le km200 est atteint au sommet d’une pente oscillant entre 10% et 14%. Je tire la langue en arrivant en haut mais je suis là en 9h15 soit le même temps qu’il y a 15 jours. Je suis donc très content de ce chrono et je ne faiblis pas encore 😊
Il est environ 14h30, il reste 100km. C’est laaaarge pour finir dans les temps du BRM (avant 1h du matin) donc je suis très en confiance. Maintenant je veux atteindre ma quête secondaire et rester sous les 14h au 300km. Mon tendon m’inquiète et un début de douleur au périnée également mais je sers les dents, ça va le faire.
Elle n’est pas trop mignonne cette mairie ? C’est celle de Feuguerolles . La caricature avec la cabine transformée en boîte à livres et la monument aux morts. Moi j’adore !
À partir de là (environ), la trace rejoint la voie verte direction Évreux. La piste est magnifique et ce coup-ci c’est moi qui rattrape un petit groupe de 5 cyclistes. On s’échange quelques mots et je suis bien lancé alors je prends la tête avec un autre gars (qui part pour un 700km ! Après il va vers Reims ! Et moi on me traite de fou ?). Toujours est-il que ça roule bien à +30km/h pendant quelques kilomètres tout en bavardant (et sans le vent dans le dos !) Plutôt bien après 230km je trouve.
CP3 à Évreux, reste 83km. J’ai presque l’impression que ça va être facile. Un petit clin d’œil dans la boulangerie (non je n’en ai pas pris).
Pause sandwich à nouveau, devant la cathédrale. Grand beau temps. Repos du tendon. Je vois certains cyclistes passer. Ce qui compte c’est la vitesse moyenne pas la vitesse de pointe 😊
Nouvel arrêt peu de temps après car je n’ai plus d’eau et je me colle à 2 cyclistes que je rattrape. Et ça commence à bavarder sur le PBP. L’un en est à la préparation de son quatrième si j’ai bien compris. Ils ont bien plus d’expérience que moi et c’est une conversation intéressante.
On va se suivre ainsi presque jusqu’à l’arrivée. J’ai la sensation que je les tire un peu. C’est que je regarde ma montre et, hop, juste après Neauphle-le-Vieux j’atteins les 300km et cela fait 13h52 que je suis parti.
Joie !! Moins de 14h ! Je suis très très content !
Aller, plus que 13km, cela va être une promenade. Juste un vélotaf en fait. Je tire mes compagnons dans la côte de Jouars-Pontchartrain, j’ai la grande forme (et mal au c** aussi) mais je suis super content. La nuit commence à tomber. Je fouille mes poches en roulant pour ressortir ma chasuble et là, gros choc à l’avant en étant sur la piste cyclable et instantanément roue avant à plat.
Noooon ! Je suis à moins de 4km de l’arrivée 😭😭😭😭 Mais vais-je réussir une sortie sans crever un jour !! Aller hop, je mets Batty sur le dos et c’est parti pour le remplacement de la CAA. La première que je sors ne convient pas (valve trop épaisse à la base, elle ne rentre pas), heureusement j’en ai deux. 20 minutes après je repars mais tout le monde m’est passé devant – tout en prenant systématiquement des nouvelles, merci !
Et enfin voici l’arrivée de mon premier 300km. Temps total 14h50 pour 13h17 de roulage. Je suis chaudement accueilli, de quoi manger et boire, merci à toute l’équipe pour cette organisation.
Et je récupère ma médaille. Fier comme un paon !
Quel bilan ?
Tout d’abord c’est juste incroyable pour moi d’avoir réussit ce chrono. Ça fait un bien fou de se sentir capable de cela, de réussir à faire cette distance. Globalement cela me met très en confiance pour la suite. J’attends le 400 de mai avec impatience. Et le VCMB organise un 600 fin juin direction le Mont St Michel, cela me tente beaucoup de le faire avec eux, cette trace était très belle.
Autres point positif : bon ravitaillement. Cela fait un peu beaucoup à prendre sur 4 jours, mais la variété et les goûts me convenaient. J’ai de quoi prendre plus de stock d’eau donc je ne suis pas inquiet. Il faudra par contre que je teste les électrolytes ou équivalent pour améliorer l’hydratation surtout l’été (des conseils à ce sujet ?)
Quelques réserves toutefois : mal au c** et tendon d’Achille. Je n’aime pas du tout prendre des anti-douleurs. Si la douleur est présente, c’est un signe qu’il ne faut pas ignorer. Et en plus j’ai l’impression de tricher en me dopant, c’est moche.
En solution, je pense que je vais baisser très légèrement la selle pour commencer et je vais voir si je peux encore l’avancer un peu pour être moins assis sur le bec et mieux profiter du creux. En vrai, il faudrait probablement que je raccourcisse la potence mais tout est intégré, ça me casse un peu les pieds. À voir. Et je vais me mettre à la recherche d’un nouveau cuissard. Celui-ci a fait toutes mes sorties longues depuis presque 2 ans, il commence à fatiguer.
J’ai 6 semaines avant le 400. Je vais essayer de caser un autre 300. Pas un BRM mais une sortie. On a vaguement parlé d’un Dijon-Paris, ça pourrait être sympa. Je verrai. Je pense qu’il faut que je travaille cette distance comme étant la base de mes journées pour bien assimiler la fatigue engendrée.
J’ai dit que j’ai hâte du 400 ? Oh là là…
Le Strava pour les curieuses et les curieux.
(Article d’origine avec beaucoup de photos : BRM 300 du VCMB)
#Brm #batty #brm200 #ParisBrestParis #pbp #StatsHunters -
Km200 au sommet d'une côte entre 10 et 14% 😰 9h15 comme comme au #brm 200
Aller encore 113km (oui ça dépasse 300)
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Second BRM en 2 semaine 😅
Celui de Paname organisé par l'Audax Club Parisien
La trace nous a amené dans le Vexin, c'est moins plat que la Sologne 🙈
Initialement, on devait avoir une belle météo : ça a été brouillard jusqu'à 15h 🙃
Ensuite le soleil est arrivé et c'était beaucoup plus agréable.
Cela fait partie du jeu 😁Nous avons passé une super journée, l'organisation était au top.
Le ravito de l'arrivée, royale, avec plein de choses à manger et une petite bière 😍
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Réveil à 5h c'est beaucoup trop tôt... (Et dans 15 jours ce sera départ à 5h 😱)
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Une vidéo de la trace Gravel du BRM en Sologne de dimanche dernier : https://www.youtube.com/watch?v=vUjYTM6-pvY
C'était bien la route finalement 😅
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Premier BRM (Brevets de Randonneurs Mondiaux) terminé en 10h50 🔥
Qui est aussi mon premier 200 km : ça s'est fait 🥳C'était Sur les pas de Raboliot en Sologne, au moins y a très peu de D+ 😁
Et la météo était superbe 😍 : quel bonheur.
Cela change des 170 km du BFR de février à 3 °C et vent de dingue 🙈On enchaine dimanche prochain sur le BRM de Paname, et y a beauuucoup plus de D+ 🙃
Mais non je ne deviens pas addict au vélo et la longue distance, pas du tout 😁🙈
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J'ai calé mes 3 premiers #BRM de l'année :
- 200 Audax 08/03
- 300 VCMB 21/03
- 400 SCAB 09/05Qui vient aussi ?
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Hello les cyclistes parisiens d'ici.
J'organise, avec l'Audax Club Parisien deux sorties de découvertes du cyclisme en club :
https://www.audax-club-parisien.com/2026/01/22/vous-les-attendiez-elles-sont-dans-le-calendrier/22/02 (https://www.audax-club-parisien.com/events/sortie-initiation-1-2026/) : un parcours de 100 km dans le nord Parisien, qui nous emmènera au château de Chantilly
01/03 (https://www.audax-club-parisien.com/events/sortie-initiation-2-2026/) : un parcours de 150 km dans le VexinPour des raisons d'assurance, l'inscription (gratuite) est obligatoire.
La trace : https://connect.garmin.com/modern/course/428654539
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📄(english translation) Investigation report on the accident to the #BRM Aero #Bristell #B23 registered OE-AMK on 09/05/2024 at Chambery - Challes-les-Eaux / Winch cable strike in initial climb, loss of control, collision with ground, fire. https://bea.aero/en/investigation-reports/notified-events/detail/accident-to-the-airplane-bristell-b23-registered-oe-amk-on-09-05-2024-at-challes-les-eaux/
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📄Rapport sur l’accident de l'#avion #BRM Aero #Bristell #B23 immatriculé OE-AMK le 09/05/2024 à Chambéry - Challes-les-Eaux / Heurt d’un câble de treuillage en montée initiale, perte de contrôle, collision avec le sol, incendie. https://bea.aero/les-enquetes/evenements-notifies/detail/accident-survenu-a-lavion-brm-aero-bristell-b23-immatricule-oe-amk-le-09-05-2024-a-challes-les-eaux-73/
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Maintenance flight after the first 25 hours.
Oil change, all filters, all fuel hoses flushed,... holy moley! -
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Comme j'aime les rallyes et autres #BRM organisés par les clubs sympas, j'ai participé à une session cuisine de l'ACP :
- 144 barres aux céréales
- L'incroyable Brownie à la crème de Marrons
- le cake (en fait 5) cake mozzarella, tomate, basilicP.S. les recettes sont là : https://www.audax-club-parisien.com/notre-club/recettes/#barrecereale
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Dodécaudax #pasouf mai (et BRM)
Dans le compte rendu du 200 du mois dernier, j’ai promis une surprise. Hé bien la voici : le 200 de mai a été fait pendant le BRM 200 Gravel des Pommes de Terre Salées. Les personnes les plus assidues se souviendront de ma tentative de l’année dernière qui s’était soldée par la rupture du cadre de #libellule et donc mon abandon au 150ᵉ kilomètre.
Mais je ne vais pas rester sur un échec ? Et puis y’a un #dodecaudax à ne pas rater non plus !
Arrivé en soirée, on se pose calmement. L’ambiance est bonne et l’accueil chaleureux. La nuit sur place (honnêtement, toujours avec une organisation bancale), j’ai bien dormi dans les vestiaires. Le réveil pour un départ à 6h est bien trop tôt mais #libellule éclaire délicatement la pièce pour nous.
C’est pourtant avec une certaine angoisse que je m’aligne sur la ligne de départ : vais-je finir ? Quels problèmes vais-je avoir ? Est-ce que je serai dans les délais (13h30 max) ? Vais-je dépasser les 150 km (ma limite de l’année dernière) ? Faut-il vraiment grimper la butte des Châtaigniers dès le départ ??
Ah, quand même, c’est sympa ce lever de soleil sur la Seine.
CP1, kilomètre 10. La petite troupe grimpe doucement la colline. L’année dernière j’étais parti seul en avance. Cette année, je me suis dit que j’essaierai de rouler à plusieurs. Bon, je ne voulais pas grimper, mais c’est tellement beau Paris et encore plus de là-haut, j’adore.
Descente de la butte et je prends le rythme des autres, pendant… 2 km ?! Et là, patatras. Plus de changement de vitesse arrière. Je passe, je reviens, je teste, rien à faire, ça monte, ça ne descend pas.
(insérer ici une liste d’exclamation plus ou moins vulgaires mais surtout plus – vous avez l’idée – exprimant à la fois le désarroi, la colère et l’incompréhension)
Le désarroi car, comme rappelé en début d’article, j’ai cassé le vélo l’année dernière, alors décidément cette épreuve ne me réussi pas. La colère car je ne sais pas ce que j’ai fait pour mériter ça. Et de l’incompréhension sur ce vélo que j’utilise tous les jours, que j’ai révisé dans la semaine. Vraiment je ne comprends pas.
Je teste, je touche, je démonte. Le câble n’est pas cassé (j’avais un secours !), je vire le cache cocotte, je tire sur le câble et, d’un coup, un truc se décoince. J’ai une vague idée d’où, petite lubrification du mécanisme à prévoir. Je remonte, réglage approximatif du dérailleur, je repars.
J’aime bien la photo devant les troncs d’arbre, mais 20 minutes perdues dès le départ, autant dire que j’ai perdu totalement le groupe qui est loin devant.
La tête dans le guidon, je repars. Enfin dans le guidon mais pas trop, je sais que je n’ai pas de frein, mais ça ce n’est pas une surprise, je n’arrive pas à trouver une solution 🙂 Et puis je connais un peu le parcours alors j’attends certains passages avec impatience.
À propos du parcours, petit aveu. Il y avait le choix entre la version de l’année dernière, sur laquelle j’ai vraiment galéré car dans la boue, et une version un peu plus facile. Je dois admettre que j’ai préféré assurer avec la plus facile.
C’est un peu après Auvers-sur-Oise que je retrouve la sortie d’un bois que j’avais beaucoup aimé.
Kilomètre 74, j’arrive au CP2, il est 10h30 et j’ai réussi à rattraper une partie de l’équipe (même si j’imagine que certains sont sur le parcours B plus difficile). Petite photo devant la boulangerie. Je suis un peu en retard sur mon planning de 18km/h mais la réparation n’a pas aidé. J’ai une petite soif en mangeant mon sandwich et. Ah, tient, j’ai perdu un bidon sur le côté. MAIS HEU ! C’est quoi cette sortie encore ??
Pas grave, j’ai mon petit mouton fétiche qui me soutient le moral.
Pas le temps de niaiser, direction le joli village de Gerberoy via des chemins gravels comme promis et à travers des jolis champs et photo du CP3 au kilomètre 104.
12h30, 6h30 de route. Je suis à la moitié du temps et à la moitié du trajet. Ok, c’est toujours faisable. Faut pas trainer et je ne profite pas trop du village.
Grosse descente gravier cailloux et en bas rivière. Ah, non, je ne passe pas à gué ! Sur le côté un grosse pierre fait office de pont. En face, un troupeau de vaches me regardent. Impatientes que je glisse du caillou avec mes chaussures pas du tout adaptées. Mais non 😁 Déçues les vaches ?
Je sors de là, petite côte qui pique et en haut une branche me fouette le mollet. Une fois. Deux fois. Trois fois. Keskispasse ? Ah, une petite branche sur le pneu. Ah, non, une petite branche avec UNE SALETÉ D’ÉPINE DANS LE PNEU !!! On voit bien le petit trou dans le pneu tout neuf qui a percé la CAA toute neuve. Mais j’ai pas de bol moi 😭
15/20 minutes plus tard, je repars, je fonce vers le café du vélo jaune, 124km, CP4. 14h20. Pause pipi à la superbe halte vélo (qui est sur la route Paris-Londres) et, ben, je repars, hein, y’a un délai limite.
La route est belle, c’est agréable. La route ? Oui, enfin le chemin, là, sous l’arbre. Dans l’herbe. Bref, la route quoi.
Et au sommet d’une côte supplémentaire, enfin, j’arrive au kilomètre 150. J’ai conjuré le sort ! Et devant moi l’inconnu. En vrai, pas si engageant cet inconnu 🙂
Il est 16h, il me reste 50 km et 3h30. 3h si je veux prévoir un autre soucis. Il faut donc rouler à plus de 15km/h forcément sinon ça ne passera pas.
Car, oui, pardon, j’ai oublié de vous parler d’un « détail » : un #pdvdfsm de folie ! Alors je ne suis pas celui qui en a le plus souffert (les copains et copines du 200km et du 400km route l’ont eu de face si longtemps !) mais ça n’aide pas quand même.
Alors je fonce tête baissée et ne me focalise que sur le CP suivant dans 30 km.
Alternance de chemins chaotiques, routes défoncées ou bitumes parfaits. C’est vraiment très très varié.
CP5, Base de lancement des V1, 180km. Ce site est surprenant ! Mais je ne prends pas le temps. 17h50. Il reste 22 km, ça va le faire.
CP6, dernier CP, à Briga, une ancienne ville gallo-romaine. Immense mais en vrai pas grand chose à voir.
Kilomètre 190, 18h30. J’ai 1h pour faire 12 km et essentiellement de la descente. Ça va le faire mais je ne chôme pas tout en appréciant enfin l’arrivée sur les hauteurs du Tréport et Mers-les-Bains en ayant vue sur la mer (là-bas tout au fond sous le ciel tout gris).
Final. 201,94 km. 2211m de D+. 11h13 de pédalage, 13h10 de trajet (donc 40 minutes de bobo et 1h20 de pause). Bref je suis content et j’ai un #BRM validé et une belle médaille jaune.
L’accueil est dans le vent et le froid, mais des boissons, des sandwichs et des gâteaux. Tout le monde parle, se félicite ou console les héros et héroïnes qui ont fait la distance et n’ont pas abandonné mais arrive un poil trop tard et pour lesquels c’est vraiment dur pour le moral.
Une pizza chacun et au lit sans trop trainer. S’assoir soulage, se relever est douloureux. Dormir se fera d’une traite et sans rêve.
Le lendemain plus de vent ni de pluie, le contraste entre les deux photos parle de lui-même.
Nous trainons un peu en ville, bien polluée par « Le Grand Embouteillage » un défilé de voitures anciennes (mais ce nom ! c’est pas possible) et direction la gare. L’hypothèse d’un autre embouteillage de vélos dans le train nous inquiète une peu.
Et ça n’a pas raté. Mais grâce à une bonne organisation et à une équipe SNCF très compréhensible, nous voici avec 14 vélos bien rangés (près d’une quarantaine en tout dans le train) en route vers Paris via Beauvais. Un vrai beau #MonVeloDansLeTrain !
Et voilà. 5/12 pour le Dodecaudax et mon premier BRM validé. Un gros week-end. Des choses à corriger, d’autres à mieux comprendre. Toujours des progrès à faire mais forcément plein d’expérience acquise.
Le Strava pour les curieuses et les curieux.
(Article d’origine : Dodécaudax #pasouf mai (et BRM) avec plein de photos en plus)
Fediverse
#Brm #dodecaudax #libellule #MonVeloDansLeTrain #pasouf #pdvdfsm
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Dodécaudax #pasouf Janvier
(attention roman)
L’idée idiote
Des envies de défis cette année… Je n’ai pas le niveau, ce n’est pas très raisonnable, je n’ai pas forcément le temps pour ça. Et pourtant… Et si… Et si je me tentais un #Dodécaudax ? Évidemment à la mode #pasouf !
Mais quel est donc cet objet étrange ? Le Dodécaudax est l’idée de réaliser une sortie d’au moins 200 km par mois pendant 12 mois. J’ai déjà fait des 200, 7 pour être précis, et en particulier 3 pendant la #RATN qui a été la raison d’être de la création de ce blog, et un bien dur pour relier des frontières. Clairement c’est peu et on ne peut pas dire que ce soit ma spécialité.
Et donc quoi de mieux que de commencer en ce mois de janvier ? Après tout, il faut bien commencer.
La préparation
Lundi je me décide (je suis graaaave organisé, je sais, des preuves plus bas). Je viens de regarder mon agenda, j’ai une journée de récupération du boulot à caser, ce sera mercredi à la place de ma journée de télétravail. Un collègue me fait judicieusement remarquer que la météo ne sera pas terrible, alors bon, ce sera mardi (organisé je vous dis).
Quelques réflexions en cette veille de sortie.
Quelle trace prendre ? Autant lier l’utile à l’agréable – si je peux dire – je vais en profiter pour agrandir si possible mon max square sur #statshunters. Cette stratégie a deux défauts majeurs. On ne peut pas trop rouler en gardant le nez en l’air car il ne faut pas rater de carré, et puis ça fait passer plus ou moins forcément par des chemins #gravel ou des zones pas folichonnes. Notez bien que j’adore ça, mais dans la boue que je vais nécessairement trouver sur mon chemin, est-ce une bonne idée pour un 200 ?
Autre réflexion, quel équipement sur le vélo ? J’ai dû récemment changer un câble et une gaine de frein, donc démonter les prolongateurs. Il est tard, je ne les remets pas. Et j’emporte quoi, comment ? Flemme de tout changer, je garde les sacoches, je ne les replace pas par la sacoche de selle et pas de food pouch. Aller, ça ira bien comme ça avec un vélo de 25 kg, non ?
Et comment je m’habille ? Ah, oui, ça c’est important. Demain il fera entre -2°C et +9°C. Pas extrême mais je vais passer au moins 13h dehors (spoiler alerte : non, plus) donc prudence. D’expérience, je transpire et l’humidité est l’ennemi de la chaleur alors surtout ne pas trop se couvrir. Mon t-shirt manches longues en mérinos premier prix de D4 et le coupe vent pour le corps, ça suffira. En haut, bonnet en laine et tour de coup pour bien masquer la nuque, les oreilles, la bouche et le nez. Aux mains, gants de soie en sous-gant et des gants épais. Cuissard, pantalon. Chaussette vaguement étanche en bambou et grosses chaussures (Shimano MW7). En vrai, à part les sous-gants et les chaussettes, je suis comme ça tous les jours en ce moment. Je prends un rechange de chaussettes (classiques en laine si jamais j’ai les pieds trempés ou pour compléter), un autre tour de coup, un t-shirt technique Uniqlo (que je sais trop chaud en temps normal) et une doudoune si vraiment. Et pantalon de pluie. Et gilet jaune.
Et quelques outils. Et de l’eau. Et la batterie du téléphone. Et puis des lampes de secours. Et puis des chambres à air, hein. Et puis des trucs qui trainent par là.
Bon aller ça suffit, au lit !
La réalisation (ça va être long)
8h je m’extirpe du lit. 0,5°C. Du brouillard. Cette journée commence bien 😁 On ne peut pas dire que l’accueil du monde soit très favorable en ce matin trop tôt (pour moi c’est tôt).
Un petit dèj basique, je m’habille. 8h30, je pars.
Les 35 premiers kilomètres seront en direction de Jouars-Pontchartrain. Le chemin suit un parcours plusieurs fois pratiqué à vélo ou en courant (pour le tout début). Presque plat, pas de surprise. Je ne peux pas dire que je profite du paysage car le brouillard est très présent, mais je suis content de constater qu’après les deux premiers kilomètres, je n’ai pas froid. J’aime bien cette ambiance feutrée.
La circulation matinale me permet quelques sautes bouchons, j’avoue, c’est toujours un plaisir, y compris dans la traversée de Jouy qui est toujours aussi délicate car totalement dépourvue d’infrastructure routière et souvent chargée en automobilistes pressés. Je dois l’avouer, ce matin, la patience était de mise et ces derniers ont bien intégré que me doubler pour se retrouver bloqué au feu est vain. Cela fait du bien.
Virage vers les Loges en Josas et grimpette sur le plateau. Décidément pas froid, je sens que je vais apprécier les montées. D’ailleurs, tient, ça va grimper sur le parcours ? Pas la moindre idée ! Je me suis focalisé sur les tuiles, pas sur le D+ (organisation sans faille, la totale).
Le brouillard ne se lève pas et l’hiver nous offre quelques sculptures de plantes givrées en complément d’avion bien connu de certain·e·s et tout aussi givré.
Elle n’est pas belle ma Libellule devant ce champs invisible ?
Je perds pas mal de temps à faire ces quelques photos, les gants sont pas super compatibles tactile – disons que ça marchotte mais j’ai des gros doigts – alors hop, roulons. La journée va être longue, on accélère (pas vraiment) vers la première tuile à valider. Traversée de Guyancourt sur des autoroutes à vélo bien large et en bonne état, arrivée à Trappes sans encombre mais que cette piste totalement défoncée en bord de N10 est fatigante, c’est contrastée.
Globalement, d’ailleurs, parle-t-on des infras cyclables ? C’est varié, de totalement inexistantes à très bien réalisées. Je pense que « c’est mieux qu’avant » mais il y a beaucoup à faire quand même. En particulier en matière de continuité cyclable. Il y a quand même beaucoup, beaucoup, de discontinuité, et quand la continuité existe il faut trop souvent être devin pour savoir que, ah, tient, c’est sur l’autre trottoir ou, ah, non, rien pendant 370 mètres mais et après c’est top, ou encore, plus rien, là, tout d’un coup et hop jette-toi sur la nationale… Sur le critère un enfant de « 8 ans est autonome », globalement c’est au mieux du 5/20. Au mieux.
Reprenons.
Évidemment cette première tuile est en bas d’une descente, mais remonter tient chaud, c’est bien. Surtout que je quitte la direction ouest pour me diriger plein nord et l’inconnu (l’aventure ? 😉). Des nouvelles tuiles, des nouvelles routes. Ça avance tranquillement. On monte (pas que sur la carte) Neuphle-le-Château, petit détour tuile, puis Thiverval et petit chemin mignon entre les arbres.
Contournement du camp militaire de Frileuse, le bien nommé aujourd’hui, et me voici au bout d’un champs à Crespière pour chopper une tuile.
11h20, 50 km. La météo ne se dégrade pas mais ne s’arrange pas encore. Jolie vue n’est-ce pas ? C’était bien bien glissant. J’ai un peu froid aux pieds, c’est tout. C’est gérable. Le reste pas de soucis. Ça me rassure beaucoup. Faut pas mollir et je repars à travers bois. Si j’ai trouvé le champs glissant, la route forestière est défoncée. Il y a bien un panneau qui interdit les véhicules motorisés « sauf riverain », ça fait beaucoup de riverains je trouve. C’est à ça que servent les SUV ?
Kilomètre 70, Les Mureaux, un des rares ponts pour traverser la Seine, et on attaque la rive droite. Et attaquer, c’est le bon terme, ça grimpe et ça va grimper pendant 7 km vers Évecquemont puis Menucourt.
Il est 13h30, 2h pour faire 20 km, il est temps de faire une pause. Je trouve un lieu de restauration rapide / pizza / etc… qui fait aussi des pâtes, parfait, c’est exactement ce dont j’ai besoin.
J’ai enlevé mon coupe-vent, il est trempé de sueur, mon t-shirt également. Je pose le coupe-vent à l’envers en espérant qu’il sèche un peu et je me recouvre de ma doudoune. Le restaurant n’est pas assez chauffé malgré le four à pizza, je me refroidis petit à petit. D’après l’appli météo il faut 2°C dehors et tout le monde a gardé sa veste à l’intérieur. Mauvais plan. Je mange lentement pour ne pas me blinder le bide mais je me mets doucement à trembler au fur et à mesure que la digestion commence. Pas bon. Je fini et je change de crèmerie pour le dessert du cycliste acheté dans la boutique voisine.
Il fait beaucoup plus chaud ici et, avec l’accord de la vendeuse, je mange mon flan debout dans la boulangerie histoire de me sentir un peu mieux.
14h. Je me change, range la doudoune – je sais que j’aurai trop chaud si je la garde – remets le coupe-vent humide et c’est reparti. Les premiers mètres sont horribles. Les mains se glacent instantanément car les gants étaient humides également, je frissonne beaucoup et j’essaye surtout de me détendre. Les mains sont douloureuses du froid, je m’inquiète beaucoup.
À peine 5 km plus tard, je suis réchauffé et je n’ai plus mal aux mains. Grand soulagement. Seuls les pieds restent légèrement sensibles. Je passe devant la gare RER de Cergy-le-Haut. Ne pas penser qu’il suffirait de grimper dans le train. Ne SURTOUT PAS y penser 😂
Juste après, c’est l’Axe Majeur à Cergy-Pontoise. J’étais déjà passé mais en bas, c’est joli d’en haut aussi malgré le ciel tout gris.
15h10, 100km. 6h40 depuis le départ, quasi #pasouf.
De 90 à 120 km, je traverse une zone que j’ai dû quadriller pour passer par toutes les tuiles. Dans ces cas là, pas de miracle, c’est au choix des champs, de la zone commerciale, de la grosse route, de la zone industrielle.… Bref, pas le choix. Alors je vais être honnête, ce ne sont pas les paysages que je photographie le plus mais parfois cela a une certaine esthétique que j’apprécie vraiment.
Le ciel s’est un peu dégagé, le soleil est même visible par moment. Je suis revenu à des températures corporelles tout à fait supportables, presque agréable finalement (sans exagérer, vraiment). Même si Komoot m’a fait passé par un truc totalement inutilisable (ne JAMAIS suivre les petits trais verts sur Komoot), j’ai bavardé un peu avec un gars qui squatte dans un champ et qui m’a confirmé que, en gros, ça pourrait passer en vélo.
Et puis après ce joli gymnase, c’est varié !
Je traverse à nouveau un secteur dont j’ai déjà exploré les tuiles, cela me permet d’être plus détendu sur la trace et en plus les routes sont agréables. C’est même assez mignon cette banlieue, Taverny, Saint-Leu-la-Forêt, Margency, et puis là, paf, sans prévenir, au 130ème kilomètre, à Montmorency, une côte à 13% (approximatif), 30% ressentis (au moins). Nan, clairement, j’ai poussé, pas possible de franchir ça 🤣
Il est 17h. Komoot m’a encore fait passé par un endroit misérable, un chemin oublié de presque tous, sauf de ceux qui s’en servent de décharge et qui débouche derrière un chantier de construction en terre fraichement retournée, dans lequel je peux rentrer car les palissades sont éclatées, et dont je fini par sortir par une barrière ouverte.
Je vais passer 5 bonnes minutes avec un bout de bois à désembourber les cales pour pouvoir clipser à nouveau, et j’ai éparpillé de la boue partout avec mes roues. Ok j’ai validé la tuile, à la suivante !
J’enchaine à la pire heure – la sortie du boulot, de l’école, etc… – la traversé de Sarcelles, Garge-lès-Gonesse et Arnouville. Ce n’est pas hyper joyeux, ça klaxonne pas mal, les gens sont fatigués de leur journée. Et il n’y a aucune infra cyclable. J’essaye de rouler sans trop gêner mais je n’ai pas le choix. Je me mets un peu la pression – ou je ressens un peu de pression ? – toujours est-il que j’arrive sur ce rond-point et…
La nuit est là, l’humidité est bien tombée, le froid revient, la route est glissante, mes pneus sont toujours gras de mon passage dans le chantier, ça descend légèrement. Je ne vous fais pas un dessin. Patatra dans le rond-point, j’ai fini les 4 fers en l’air. Pas de danger, les automobilistes s’arrêtent, ne descendent pas de leur véhicule mais les femmes dans les voitures 1 et 3 s’enquièrent de mon état. Je vais bien, même pas mal, rien de cassé ni moi ni le vélo.
Passons.
Je ne suis qu’au kilomètre 140 et j’ai deux tuiles délicates, l’une dans un parking de magasin, il est fermé mais je fais quelques tours dedans, c’est ok, et l’autre au bout d’un chemin vaguement visible sur streetview, qui n’est pas sur les cartes, le long de l’autoroute A1. J’ai bien noté qu’il y avait une voie de bus en site privé et je n’ai pas du tout l’intention de rouler de dessus, mais en parallèle, j’ai l’impression qu’il y a un truc. De fait c’est une voie d’accès au chantier de la ligne 17 vers la future gare de Gonesse, au milieu de strictement rien.
150 km, 18h40, les principales difficultés envisagées pour les tuiles sont levées. Mais il me reste quand même 60km et ça fait 10h que je suis à vélo. C’est pas de tout repos la chasse aux tuiles sur un 200 en hiver 😅
Je repars direction Tremblay-en-France avec un micro détour par un lieu célèbre pour les deux roues, certes motorisés. J’ai eu le plaisir de venir y tourner à plusieurs reprises mais c’est la première fois que j’y passe à vélo.
Sur l’interminable piste cyclable qui longe les pistes de Roissy, je sens quand même la lassitude. Je commence à avoir de sérieuses douleurs aux main, en particulier à gauche, et le moindre mouvent me donne une décharge électrique fort désagréable. Mais pourquoi n’ai-je pas remis les prolongateurs ? Quel idiot…
Je commence aussi à avoir faim, la barre de céréale avalée quelques kilomètres plus tôt n’est pas suffisante et les pâtes de ce midi sont loin. La traversée de Mitry-Mory me fait passer devant une pizzéria. Un petit tour pour vérifier les alternatives, et ce sera la pause diner.
Je ne m’attarde pas. Quand je remonte sur le vélo, j’ai les mêmes sensation que ce midi, en particulier les mains qui picotent très fort avec le froid mais fort de l’expérience précédente, je ne suis pas inquiet et ça passe en 10/15 minutes.
Il est tant de valider ma dernière tuile et de rejoindre les bords du canal de l’Ourcq à Villepinte au niveau de la gare de RER du Vert-Galant (le-dit RER me ramenant chez moi directement, j’ai dit NE PAS Y PENSER)…
S’enchaine alors le monotone retour vers Paris sur la piste le long du canal, blindée de racines et de ralentisseurs inutiles, inévitables et totalement inconfortable après 190 km à vélo et un popotin peu enclin à se faire malmener. La Villette, quel enfer aussi, mais c’est joli après.
Et arrive enfin ce 200ème kilomètre, atteint au pied de la rue Saint-Jacques que j’ai grimpée tout doucement.
Je l’ai fait, je suis vraiment content.
Je suis à deux pas du bureau, il me reste donc exactement un #velotaf pour rentrer, autant dire que c’est confortable de ne pas se poser de question sur un parcours totalement maitrisé (et pas du tout celui proposé par Komoot). 23h passé de quelques minutes je rentre enfin chez moi.
La conclusion
Rhaaa ce fut difficile et pas de tout repos ! J’ai eu du mal à me lever ce matin et ce soir le corps est endolori (et là il est 3h du mat c’est complètement stupide). La chute n’a pas eu de conséquence, en revanche j’ai eu un gros problème de frottements à l’aine et au pubis, je suis bien brulé, il faut que je trouve une solution (et merci la crème cicatrisante). Et quelle idée de ne pas avoir remis les prolongateurs ! Purée je les ai toute l’année et là, quand ce sera bien utile, pouf, ils sont chez moi (or-ga-nisé, je l’ai dit, et pas très malin, voire franchement idiot, voilà.). Il faut aussi que je résolve un problème de faux contact sur ma batterie externe. J’ai galéré à maintenir la charge du téléphone qui, par cette température, refusait de charger au-delà de 80% et qui perdait 50% en 5 minutes non branché… Je suis assez content de ma résistance au froid, bien meilleure que le téléphone, finalement pas vraiment gênant à part après les deux pauses casse-croute (et que je suis content de ne pas avoir fait cette sortie aujourd’hui avec la pluie qui est tombée toute la fin de journée !).
Suis-je motivé pour février ? Est-ce que cela valait le coup d’y passer presque 15h ? On verra le temps venu, la forme, la météo, etc… Mais il va bien falloir, maintenant que c’est lancé, non ?
En tout cas je suis très content de cette longue journée. Au final, un max square qui passe à 30×30, une plus grande distance qui gagne 1 km à 214 km, et un premier mois de Dodécaudax atteint. Je crois que je vais classer ce billet dans la catégorie #ultra (surtout qu’il est ultra long !)
Retrouvez la trace sur Strava. Y’a même des PR !
Moralité ?
Mélanger un 200 en hiver et les tuiles, ce n’était pas le plus reposant, et ce même sans aucune crevaison ! Finalement, cette sortie, #UnPeuOuf ?
Dans le doute, une seule morale : #LeVeloRendHeureux 😉
(aller, au lit)
#brm #dodecaudax #gravel #LeVeloRendHeureux #pasouf #RATN #RATNGX #StatsHunters #ultra #unPeuOuf #Velotaf
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Hey les rouleurs :
#BRM#BRM200 sur les traces de Raboliot le 2 mars
https://www.cjf-cyclo-marche-fleury.fr/index.php/brevets-preparation-pbp#BRM400 Signal d'Écouves les 3 et 4 mai 2025
https://www.cjf-cyclo-marche-fleury.fr/index.php/brevets-preparation-pbp/1781-parcours-brm-400-2025-signal-d-ecouves-cote-413-400-km-06-et-07-mai-202 -
#velo #brm300 #BRM bon, voilà, inscrit au rallye des pommes de terre salées : https://vcneuilly92.fr/les-pommes-de-terre-salees-2024
Il reste de la place encore, c'est le 25 mai. Et y a une version 200 et 400 aussi. -
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CW: Cobertura BRM 200 km e Desafio 100 km de Belo Horizonte